Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent.
Ce que décrit ce projet, résumé par l'OXA

750 poulets de chair vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Élevés dans des conditions d’élevage intensif reproduites pour l’étude, ils reçoivent une phéromone de synthèse censée réduire leur stress, puis sont tués par lots à intervalles réguliers pour prélever duvet, plumes et organes. Le porteur indique que la souche Ross 308, sélectionnée pour atteindre le poids d’abattage en quarante-deux jours, ne peut être gardée vivante car ses pattes ne soutiennent plus son poids. Il présente ce produit commercial comme un moyen d’améliorer le bien-être des animaux non-humains, dont les conditions de détention restent la source première du stress étudié.

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

NTS-FR-475970v1
Types de recherche
· Bien-être animal · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Elevage avicole, Stress, Mother Hen Uropygial Secretion Analogue (MHUSA), Nouvelle technlogie des traitements, Bien-être animal
Poules : 750

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’élevage avicole et notamment du poulet de chair peut comprendre des pratiques susceptibles de causer un stress et d’altérer le bien-être animal. Le stress réduit la qualité de vie des poulets et entraîne une diminution de la croissance, une baisse de l’immunité, une diminution de la fonction gastro-intestinale. Un stress prolongé contribue à l’augmentation des maladies, mortalité, une diminution de la qualité des productions. L’optimisation de l’élevage avicole est donc souhaitable d’un point de vue éthique et sociétal. Un traitement capable d’apaiser les animaux, les aider à s’adapter à l’environnement et à soutenir leur défense immunitaire est de grand intérêt. La copie de la phéromone maternelle de la poule dite MHUSA protège les individus contre les effets négatifs du stress. La sécrétion naturelle est produite par la poule pour apaiser et protéger les poussins dans l’environnement. Le produit est commercialisé sous forme de bloc diffuseur. Une étude précédente a testé le MHUSA en formulation spray appliqué sur les animaux en montrant des effets bénéfiques du produit sur l’adaptation des poussins au nouvel environnement et leur défenses immunitaires. Une application sur les animaux permet aux individus d’être eux-mêmes les diffuseurs de la phéromone, qui étant diffusée en permanence et à hauteur des poulets, améliorerait sa captation et donc ses effets. Le laboratoire en charge de la fabrication des produits développe une formulation qui puisse durer longtemps sur les animaux afin de limiter les renouvellements par l’éleveur. Pour cela, le MHUSA est dilué dans une solution contenant une substance retard. Deux types de substances retard sont possibles et seront testées. L’objectif est de tester ces deux nouvelles formulations sur des poussins de chair maintenus dans des conditions d’élevage similaires au milieu agricole. Ces nouvelles formulations seront comparées à la formulation précédente (sans la substance retard) et une solution témoin (eau). Nous proposons une étude composée de deux expériences réalisées l’une après l’autre : un test de rémanence pour les deux nouvelles formulations ; un essai d’efficacité pour étudier les effets des 3 traitements sur le stress et le développement de la flore intestinal vu sa possible altération en cas de stress. L’essai d’efficacité vise à identifier la formulation qui, en prolongeant la diffusion de MHUSA, améliorerait aussi les paramètres sélectionnés.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les pratiques d’élevage du poulet de chair sont souvent source de stress et peur; cela peut compromettre le bien-être animal ainsi que la qualité de la production. Du fait des conditions de détention basée sur le confinement en bâtiment et sur un grand nombre d’animaux pour une surface limitée, les oiseaux ont du mal à s’adapter à leur environnement; aussi, leurs besoins naturels sont peu respectés, avec des conséquences négatives sur l’état de santé et la croissance. En parallèle, les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux questions de bien-être animal et demandeurs d’un produit de meilleure qualité sous un point de vue aussi éthique. L’utilisation d’un produit capable de réduire les effets négatifs du stress en élevage est de grand intérêt, donc, pour les animaux, pour les producteurs et pour les consommateurs. Pour ces propriétés, le produit à base de phéromone maternelle de la poule, ou MHUSA, est un outil visant à réduire le stress en élevage et améliorer le bien-être animal et la production des animaux. Cette expérience a pour objectif d’étudier les effets d’une nouvelle formulation vaporisée sur une bande de poussins de chair. Nous attendons que les animaux traités aient un meilleur développement et fonctionnement des organes députés à la défence immunitaire, un meilleur développement de la flore intestinale et ainsi un meilleur état général de santé, qui donnera finalement de meilleures performances en termes de production. On s’intéresse aussi à l’étude du comportement. L’utilise de MHUSA en élevage a été associé, par retours des éleveurs, à des animaux plus calmes et moins peureux lors du passage du personnel à travers le bâtiment. Il est attendu que MHUSA soit associé à une réduction de l’agressivité et de la peur. Le développement d’une nouvelle technologie étant sensée améliorer la formulation et prolonger la persistance du produit, on s’attend aussi à ce que l’une des deux formulations contenant la substance retard soit associée à de meilleurs résultats.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Pour l’application du traitement qui se réalisera lors du test de rémanence ainsi que durant l’essai, l’opérateur utilisera un flacon vaporisateur. La durée d’application du traitement sera d’environ 5 minutes/groupe. Lors du test de rémanence il y aura 3 applications aux jours J0 – J15 – J21. Concernant l’essai, la première application du traitement sera réalisée chez le couvoir avant le transport. Chaque groupe des poussins sera ensuite traité de nouveau durant l’expérience selon une fréquence qui sera connue après le test de rémanence. Pour le test de rémanence, 5 animaux/groupe seront retirés de leur enclos aux jours J0 (2 points) – J5 – J10 – J15 – J18 – J21 – J26 – J31 – J33 – J36 – J39 – J42 ; les animaux seront mis à mort pour récupérer les duvets ou plumes pour les analyses. Pour l’essai, 10 animaux/groupe seront retirés de leur enclos aux jours J0 – J2 – J6 – J12 – J18 – J24 – J30 – J42 ; les animaux seront anesthésiés pour la réalisation d’une prise de sang, pesés, et mis à mort pour le prélèvement d’organes devant être analysés. Aussi, des observations comportementales seront réalisées à travers l’enregistrement de vidéos réalisés à J1 – J14 – J27 – J40. Chaque vidéo durera environ 30 minutes; durant la vidéo, une personne marchera dans l’enclos pendant 30 secondes pour évaluer la peur des animaux à l’homme (test d’évitement).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les conditions de détention tendant à simuler celles de l’élevage commercial peuvent être une source de nuisance, en particulier le nombre élevé d’animaux confinés dans des enclos. Le traitement lui-même n’est pas sensé créer d’effet indésirable sur les poussins, bien que cela soit surveillé tout au long de l’étude. La rentrée du personnel dans l’enclos pour l’enlèvement des animaux et leur transfert en salle de test pourrait engendrer une peur chez les animaux prélevés et restants. L’anesthésie pourraient être source de peur et représenter une nuisance. Concernant les observations comportementales, l’entrée de l’opérateur pour poser les cameras ou pour réaliser le test d’évitement pourrait engendrer de la peur et du stress chez les animaux.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Pour le test de rémanence, 5 individus/groupe sont mis à mort à 13 moments pour la récupération et l’analyse des duvets et plumes. Pour l’essai d’efficacité, 10 animaux/groupe seront mis à mort à 8 moments pour réaliser les prélèvements d’organes à étudier. Le surplus de poulets restants à la fin des expériences sera mis à mort par le vétérinaire en charge des animaux. Les animaux ne pourront pas être gardés en vie, ni réutilisés dans d’autres projets car la souche Ross 308 n’est pas compatible avec une vie plus longue. En fait, ces poulets ont été sélectionnés pour atteindre le poids d’abattage en un laps de temps très court, les filets deviennent très gros et les pattes ne pourraient plus soutenir leur poids. Les animaux n’arriveraient plus à se tenir debout et à rejoindre leur mangeoire.

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Il s’agit d’une étude qui nécessite l’implication d’êtres vivants, dans ce cas des poulets, pour étudier les effets du traitement appliqué sur les paramètres de stress et de bien-être, y compris le comportement. Il n’est pas envisageable donc de remplacer les animaux.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le nombre d’animaux impliqué dans le projet a été déterminé par une approche statistique et il a été réduit en veillant toutefois à travailler sur un nombre suffisant pour obtenir une différence significative entre les différents groupes pour les comparaisons. Pour le test de rémanence, 5 individus/groupe mis à mort à chaque point de prélèvement sont considérés suffisant pour juger chimiquement de la présence d’une substance, cela aussi sur la base s’une variabilité interindividuelle considérée très faible. 13 moments de prélèvements seront nécessaires pour réaliser la courbe de rémanence. Pour l’essai d’efficacité, 10 individus/groupe/temps est jugé suffisant pour montrer une différence significative pour chaque paramètre à l’étude. Un surplus d’animaux est prévu pour les deux procédures pour maintenir une densité d’animaux souhaitée et balancer une éventuelle mortalité. Compte tenu que la haute densité d’animaux est parmi les facteurs stressants pour les poulets de chair, il est important de la respecter pour pouvoir observer les effets du traitement sur le stress.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’hébergement suivra les recommandations législatives concernant les poulets destinés à la production de viande. La densité animale ne dépassera pas les 33kg/m². Le calcul tiendra compte du poids final des poulets et la réduction des effectifs. Les enclos seront aménagés pour répondre aux besoins de l’espèce. Une litière fournira un lieu de couchage confortable, une protection des pattes et permettra aux comportements naturels (gratter, picorer le sol) de s’exprimer. Des éléments d’enrichissement seront utilisés, par exemple : ballots de paille, des blocs à piquer, balles de fourrage. La nourriture et l’eau seront en libre accès. Les paramètres d’ambiance tels que la température, luminosité, ventilation et humidité seront adaptés et monitorés. Le bien-être des animaux sera surveillé quotidiennement : à chaque fois que l’opérateur rentrera dans l’enclos il devra observer des animaux qui mangent, qui boivent, qui se reposent, qui jouent, qui vocalisent ; les animaux ne devraient jamais être amassés. Le vétérinaire réfèrent sera contacté en cas de problème. L’application du traitement sera réalisée dans le calme. Les mises à mort et les prélèvements seront réalisés par le même vétérinaire et par le même personnel expérimenté. Une attention toute particulière est portée à la diminution des contraintes exercées aux animaux, les procédures seront en fait réalisées entièrement sous anesthésie pour une partie, et après la mise à mort pour une autre partie.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le projet vise à étudier l’effet de différentes formulations de la phéromone maternelle de la poule. Cette étude sera réalisée sur des poulets de chair de la souche ROSS 308. Ce poulet est la variété la plus répandue de poulet de chair et caractérisée par une croissance très rapide. Il est en effet sélectionné pour atteindre son poids d’abattage en 42 jours. Les conditions d’élevage utilisées pour atteindre cet objectif exposent les animaux à divers facteurs de stress qui peuvent impacter négativement leur bien-être ainsi que la qualité de la production. Pour cela, l’étude sur les effets de la phéromone est de grand intérêt dans l’optique de fournir aux éleveurs un outil pour limiter les effets négatifs du stress chez les animaux, améliorer leur bien-être ainsi que la production. Les animaux impliqués dans le test de rémanence et dans l’essai seront des poussins Ross 308 de l’âge de 1 jour. Le but scientifique est en effet d’étudier les effets du traitement sur une bande de poussins Ross durant un cycle entier d’élevage, c’est-à-dire 42 jours.