Rongeurs

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  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1260
Souffrances
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Devenir
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 1260

Une mortalité de l'ordre de 20 % est attendue pendant la chirurgie qui resserre l'artère en sortie du cœur, puis de 5 % pendant le développement de l'insuffisance cardiaque qui s'ensuit. 1 260 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour que leur cœur et leur sang soient analysés. L'opération dure une trentaine de minutes, l'artère est exposée puis rétrécie, et l'évolution de la maladie est suivie chaque semaine par échographie sous anesthésie, dans un second établissement rejoint à pied. L'effectif de 1 260 souris est rapporté à la littérature du domaine et à l'expérience de l'équipe, sans que le calcul soit détaillé.

Objectifs

Cette demande d'autorisation concerne deux laboratoires (EU1 et EU2). L'insuffisance cardiaque est une pathologie évolutive au cours de laquelle le cœur perd progressivement sa capacité à pomper correctement le sang, avec un essoufflement qui apparaît chez les sujets atteints d'abord à l'effort puis au repos. Cette maladie s’installe progressivement le plus souvent suite à la survenue d'un infarctus du myocarde, ou bien en raison de l'hypertension artérielle ou d'un rétrécissement aortique. Elle est due à un changement de morphologie du cœur qui doit s'adapter à de nouvelles contraintes, et qui finit par s'épuiser. Notre étude porte sur l'étude du rôle des plaquettes sanguines dans l'évoluton de cette maladie. Pour ce faire, nous allons utiliser un modèle d'insuffisance cardiaque qui est bien décrit chez la souris, et qui permet d'induire la maladie en quelques semaines. Nous appliquerons dans une 1ère partie ce modèle à des souris modifiées génétiquement chez lesquelles différents déterminants de surface des plaquettes ont été modifiés. En comparant ces souris à des souris non modifiées génétiquement, nous pourrons déterminer si un ou plusieurs de ces déterminants est important dans l'évolution de la maladie du cœur. Dans une 2ème partie, en fonction des données obtenues dans la 1ère, nous testerons différents traitements pharmacologiques susceptibles de freiner le développement de la maladie chez les souris. L'objectif de ce projet est de trouver de nouvelles approches thérapeutiques qui permettrait de traiter l'insuffisance cardiaque.

Bénéfices attendus

Il n'existe actuellement pas de traitement curatif contre l'insuffisance cardiaque. Nous souhaitons par ce projet mieux comprendre l'évolution de cette maladie afin de trouver une nouvelle cible thérapeutique qui permettrait de la combattre. Si un ou plusieurs des déterminants de surface plaquettaire s'avère(nt) être une (des) cible(s) potentielle(s) (Partie 1), nous testerons alors des traitements pharmacologiques dont nous disposons et qui sont capables de les bloquer (Partie 2). Nos résultats pourraient par conséquent s'avérer être bénéfiques à la santé humaine.

Procédures

Tous les gestes techniques sont réalisés sur des animaux analgésiés et anesthésiés à l'aide d'une anesthésie gazeuse. La veille de l'intervention chirurgicale, un prélèvement sanguin (1 min) est prévu ainsi qu'une session d'épilation de la zone opérée. Un prélèvement sanguin final est prévu également au moment de l'euthanasie des animaux. La chirurgie dure environ 30 minutes. Elle consiste en l'exposition de l'artère en sortie du cœur et en son rétrécissement (20 min). L'animal est ensuite recousu (10 min). L'évolution de la pathologie cardiaque est suivie chaque semaine par imagerie en échographie sur les animaux anesthésiés (5 min). Les interventions ont lieu au sein du premier laboratoire (EU1), à l'exception du suivi échographique qui est quant à lui effectué dans les locaux du deuxième (EU2).

Impact sur les animaux

Une certaine mortalité est attendue lors de la chirurgie induisant l'insuffisance cardiaque, estimée de l'ordre de 20%, puis au cours du développement de la maladie (5%). Les autres effets indésirables prévus sur les animaux sont : - une douleur post- opératoire à J0 et pendant 24h - une perte de poids post-opératoire (modérée) - un stress occasionné par les séances d'imagerie

Devenir

Les animaux arrivant à la fin de la procédure sont euthaniasiés afin de pouvoir analyser leur cœur. Nous étudions également leur sang pour analyser des marqueurs de la maladie cardiaque qui peuvent s'y trouver en circulation.

Remplacement

La maladie que nous étudions est complexe et fait intervenir un grand nombre de paramètres différents (inflammation, modification de la paroi cardiaque, dialogue avec d'autres organes comme les poumons et les reins). Il n'est aujourd'hui pas possible de mimer ces phénomènes autrement qu'en utilisant des animaux vivants dont la physiologie est proche de celle de l'être humain.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire à notre étude a été déterminé grâce aux données disponibles dans la littérature du domaine et à notre expérience des modèles animaux. Des tests statistiques permettant de connaître le nombre de souris minimal nécessaire ont aussi été réalisés.

Raffinement

Une grille de score a été mise en place, nous permettant d'agir en cas de souffrance des animaux. Les animaux qui dépassent les points limites que nous avons définis sont euthanasiés. La douleur post-opératoire ou potentiellement occasionnée par les prélèvements sanguins est évaluée et traitée préventivement par l'administration d'un anti- douleur. De la nourriture humide est placée au sol dans leur cage afin de faciliter la prise de nourriture et l'hydratation après la chirurgie. Chaque jour, les animaux sont pesés et leur apparence générale est contrôlée. Du coton est placé dans leur cage pour leur permettre de faire des nids. Le transport des souris entre les deux établissements dure 5 minutes à pied et se fait dans leur cage qui est placée dans un sac de transport.

Choix des espèces

La souris est un mammifère dont le système cardiovasculaire a un fonctionnement et une organisation très proches de ceux de l'être humain. Ce système est mature lorsque la souris est adulte (à environ 8-10 semaines), raison pour laquelle nous utiliserons des animaux de cet âge, la maladie touchant des êtres humains d'âge adulte. Le patrimoine génétique de la souris est par ailleurs connu depuis de nombreuses années et nous avons à notre disposition des souris modifiées génétiquement qui ne produisent pas un certain nombre de molécules d'intérêt, ce qui permet d'étudier leur rôle (partie 1 du projet), comparativement aux souris qui la produisent normalement. D'autre part, des souris qui ne sont pas modifiées génétiquement seront utilisées dans le cadre du test de nouvelles approches thérapeutiques (partie 2 du projet).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 800
Rats : 400
Souffrances
▲ 900
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▲ 300
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Devenir
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 1200

Pour vendre aux entreprises pharmaceutiques la mesure de l'effet de leurs composés sur l'activité électrique des neurones, 800 souris et 400 rats vont être utilisés. 900 d'entre eux sont anesthésiés et tués avant tout réveil, les 300 autres subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et tous sont mis à mort pour que leur cerveau soit collecté. Ceux qui entrent dans la seconde catégorie reçoivent une injection intrapéritonéale par jour pendant dix jours, et ceux dont l'étude exige des animaux anxieux ou stressés sont immobilisés de force trente minutes. Les composés restent désignés comme "divers composés" et les entreprises qui les commandent ne sont pas nommées.

Objectifs

Dans le cadre de la mise sur le marché d’un composé pharmaceutique, il est obligatoire de réaliser des études précliniques réglementaires sur l’animal avant son administration chez l’Homme. Il est en effet nécessaire de connaitre les organes cibles et les doses toxiques d’un candidat médicament de manière à réduire au maximum les risques liés aux premières expositions humaines lors des phases cliniques. Les neurosciences représentent un important domaine de recherche pour les entreprises pharmaceutiques. Elles regroupent l’étude de nombreuses pathologies affectant des centaines de millions d’individus dans le monde, chiffre qui ne cesse d’augmenter du fait du vieillissement de la population. Nous proposons nos services aux entreprises pharmaceutiques développant des composés thérapeutiques pour les pathologies touchant le système nerveux central. Nous intervenons lors de la phase préclinique, notamment pour déterminer l’effet des composés candidats (toxicité, efficacité, dosage etc.). Pour cela nous allons étudier l’activité électrique des neurones. Le but du projet est de déterminer l’effet, de composés pharmacologiques sur des tissus nerveux.

Bénéfices attendus

- Validation de candidat médicament impliqués dans le traitement de troubles du système nerveux central chez l’humain. -Réduire au maximum les risques liés aux premières expositions humaines lors des phases cliniques. -Détermination des mécanismes d’action des composés sur des neurones.

Procédures

Dans certaines expériences, les animaux pourront recevoir une injection intrapéritonéale quotidienne pendant 10 jours, avant de réaliser l'étude. Dans le cas où l’étude réalisée nécessitent des modèles d’animaux anxieux/stressés, les animaux seront exposés à un stress via une contention de 30 minutes

Impact sur les animaux

Pour les expériences nécessitant une injection in vivo, la piqure d'aiguille pour l’injection intrapéritonéale (50 microlitre) entraîne une douleur légère de courte durée, répétée quotidiennement pendant 10 jours. Pour les expériences de stress, les animaux subiront une contention unique de 30 minutes induisant un stress physique léger.

Devenir

L’intégralité des animaux sont mis à mort afin de collecter le cerveau.

Remplacement

Afin de limiter le recours à l’expérimentation animal, l'étude de l'activité électrique des neurones de rongeurs pourra être couplée à une étude sur des cultures de cellules humaines. Cependant si cette méthode permet de réduire le nombre d’animaux utilisés, elle ne peut pas se substituer totalement aux expérimentations menées sur l’animal lors de la validation du candidat médicament. En effet, ces méthodes alternatives conservent un caractère réducteur et ne permettent pas d’appréhender l’effet d’un composé sur un réseau de neurones contenant tous les types cellulaires et circuits pertinents pour les études.

Réduction

Les études réalisées nécessitent l’utilisation d’un nombre minimal d’animaux pour être pertinentes d’un point de vue statistique et donc scientifiquement acceptable. Du fait de la variabilité entre les animaux, un minimum de 3 animaux par ensemble de données sera nécessaire, provenant de portées différentes. Afin de limiter le nombre d’animaux nécessaires, les portées seront utilisées pour plusieurs projets, chacun nécessitant des animaux de différentes portées, et 6 à 10 cellules au total seront analysées pour chaque condition afin d’obtenir des résultats suffisamment robustes statistiquement.

Raffinement

Les mesures classiques de bien-être des animaux seront appliquées au cours de leur vie dans l’animalerie par un personnel qualifié et sous la surveillance des vétérinaires. Les animaux sont en cages collectives et bénéficient d’un enrichissement adapté (matériel de nidification, barre à ronger,....), dans un environnement dont l'ambiance est régulée et suivis quotidiennement. Lors de la contention visant à induire un stress chez l’animal, le personnel qualifié et expérimenté prendra soin de ne pas appliquer de pression excessive et de ne pas blesser l’animal. Pour les injections, les animaux seront suivis quotidiennement avec un certaines nombres de critères à surveiller (comportement, poids...). Dans le cas où les points limites seraient atteints, les animaux seront sortis de la procédure.

Choix des espèces

La souris (Mus musculus) est actuellement l’organisme-modèle le plus utilisé en recherche biomédicale. Les différents systèmes de son organisme présentent une organisation et une régulation proches de celles de l’homme. Le séquençage complet du génome de la souris, a démontré la proximité phylogénétique des souris et des hommes : 90 % des gènes humains ont un équivalent chez la souris, permettant d’élaborer des approches génétiques et fonctionnelles valides. Le développement des outils de transgenèse ont permis de créer de nombreux mutants de type knock-in ou knock-out et ainsi de nombreux modèles de maladies neurodégénératives ont pu être développé (Alzheimer, Parkinson…). Enfin, les souris peuvent présenter certains troubles neurologiques identiques à l’Homme comme par exemple des troubles liés à l’anxiété, ce qui en fait un bon modèle pour les études précliniques dans le domaine des neurosciences. Le rat (Rattus norvegicus) est également couramment utilisé en recherche biomédicale. Il présente l’avantage, par rapport à la souris, d’être plus proche physiologiquement de l’homme, ce qui confère aux résultats obtenus une meilleure performance translationnelle. Sa neuroanatomie est proche de celle de l’homme en termes de fonction des territoires cérébraux et de connectivité ce qui fait du rat un modèle de choix pour tester l’efficacité ou la toxicité de molécules avant de passer aux essais pré-cliniques chez l’homme. Selon les besoins des projets et des pathologies étudiées, les animaux pourront être utilisés du stade néonatal à adulte (jusqu’à 18 mois).

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 180
Souffrances
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▲ 180
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Devenir
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 180

Enfermés seuls deux heures par jour pendant une semaine, le temps d'avaler un repas à base de viande, 180 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Sous anesthésie, deux prélèvements de sang sont faits dans la veine porte et dans l'artère abdominale, avec les contenus digestifs, avant la mise à mort. Le projet cherche à identifier les peptides libérés par la digestion des protéines à deux âges, et le porteur revendique par là une contribution au remplacement, les données devant servir à valider un modèle de digestion in vitro. Le rat est retenu pour son espérance de vie de vingt-quatre mois, deux groupes étant comparés à six et à dix-huit mois.

Objectifs

La digestibilité, mais surtout la vitesse de digestion, sont des déterminants importants dans l’optimisation de l’apport protéique chez les populations cibles telles que les seniors ou les malades chroniques. En plus de son rôle de fournir des acides aminés à l’organisme, la digestion des protéines alimentaires conduit également à la libération de peptides. Ces peptides sont l’objet de nombreuses études en raison de leur importance dans le déterminisme de l’effet santé des aliments. En effet, le peptidome, défini comme l’ensemble des peptides issus de la digestion des protéines, varie quantitativement et qualitativement tout au long du tractus digestif. Ce peptidome contient des peptides potentiellement bioactifs à propriétés antioxydantes, antihypertensives, ou encore anti-diabétiques. La question de l’altération des fonctions digestives au cours du vieillissement est clairement posée concernant la digestibilité des protéines alimentaires, mais son impact sur le peptidome biologiquement actif reste non exploré, ainsi que son rôle dans l’altération de certaines fonctions du tractus digestif ou organes périphériques. Une des raisons de ce peu d’information sur l’impact du vieillissement du tractus digestif sur la composition du peptidome est qu’il faut faire face à un verrou méthodologique qui est l’identification par spectrométrie de masse des peptides issus de la digestion, dans un milieu complexe, appelée peptidomique ou digestomique. Par ailleurs, des questions se posent également concernant les modèles pertinents pour étudier la digestion des protéines alimentaires et la libération des peptides, i.e. in vivo sur digestats à différents niveaux du tractus digestif ou in vitro sur digesteur artificiel.

Bénéfices attendus

A court terme, les prélèvements de contenus digestifs d’aliments marqués permettront de travailler sur la mise au point d’une méthode d’identification des peptides issus de la digestion, sans ambigüité avec les peptides endogènes. Ce point est un verrou méthodologique très important limitant grandement les études sur la digestion des aliments protéinés. A moyen terme, ce projet permettra d’obtenir des données physiologiques objectives sur le vieillissement de la fonction digestive ; il s’agit là d’un véritable verrou de connaissance pour lequel il y a très peu d’éléments de bibliographie. Lever ce verrou permettra d’approfondir les recherches sur les difficultés d’adaptation au cours du vieillissement des organismes à leur environnement ; des défauts d’adaptation pouvant potentiellement conduire à des dysfonctionnements métaboliques et fonctionnels des organes. Le long du tractus digestif, une altération et/ou diminution de l’efficacité de la digestion des aliments affecte la dégradation des aliments en nutriments, leur biodisponibilité et leur devenir métabolique. En conséquence, une moindre biodisponibilité en nutriments est un des éléments potentiellement explicatifs du développement de la malnutrition des séniors et augmenterait le risque de développement de pathologies associées au vieillissement. Il est en effet aujourd’hui admis que le besoin en acides aminés d’origine alimentaire est augmenté lors du vieillissement, et que l’apport en protéines alimentaires doit être supérieur à celui d’individus adultes plus jeunes. Les raisons sont multiples, et notamment d’origine métabolique, mais une altération de la digestion des protéines et de sa vitesse a été évoquée pour expliquer cela. In fine, la combinaison des résultats obtenus avec ceux obtenus in vitro en utilisant le protocole standardisé de digestion in vitro permettra à plus long terme de valider cette approche pour l’étude de la digestion chez l’âgé, et permettrait à l’avenir de s’affranchir de modèles in vivo sur animaux. Par ce biais, ce projet participe à apporter des éléments à un des piliers des 3R, le Remplacement.

Procédures

Les animaux seront hébergés en cages individuelles, 2h par jour pendant une semaine, le temps de manger un repas à base de viande. En fin d'expérimentation, après un repas ils subiront sous anesthésie et analgésie 2 prélèvements de sang (en veine porte et en artère abdominale) et de contenus digestifs. Après les prélèvements qui dureront moins de 10 minutes, les animaux seront euthanasiés.

Impact sur les animaux

Les procédures nécessitent de contrôler la consommation alimentaire des animaux et requiert donc une mise en cage individuelle des animaux pour le temps du repas. Celle-ci sera faite 10-12 jours avant le protocole expérimental afin d’acclimater les animaux.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de procéder à des prélèvements de tissus et organes pour des analyses.

Remplacement

Le seul modèle de digestion in vitro repose seulement sur des recommandations sur des paramètres physiologiques (pH, concentration en enzymes, durée de vidange des compartiments digestifs) moyennés selon les informations issues de la bibliographie. Comme le mentionnent les auteurs eux-mêmes, des études sont nécessaires pour valider ce modèle in vitro chez le sénior et s’assurer que les adaptations du protocole de digestion in vitro sont bien représentatives de la physiologie digestive au cours du vieillissement. Il y a donc un réel besoin de données objectives quant à la physiologie digestive au cours du vieillissement afin de pouvoir valider le modèle in vitro et ainsi proposer une alternative fiable aux modèles animaux. Néanmoins, si nos résultats de tests de comparaison entre les données in vivo et in vitro sont concluants, nous pourrons utiliser, lors d’étude ultérieures, les modèles in vitro pour étudier la génération de peptides lors de la digestion chez les adultes jeunes et âgés, au moins lors des étapes de screening lors d’étude ultérieures.

Réduction

La mise en œuvre de la première procédure pour étudier la faisabilité de plusieurs conditions a été conçue pour réduire au maximum les effectifs de la seconde procédure, et notamment limiter les conditions Témoin (i.e repas sans protéines), si les résultats de marquage des protéines permettent de distinguer les peptides alimentaires des peptides endogènes, et donc permettent de s’affranchir du groupe ‘Témoin’.

Raffinement

A leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés à 2 par cage pour une période de deux semaines correspondant à la période d’habituation et d’acclimatation à l’animalerie. Les animaux seront hébergés dans des conditions standard d’animalerie conventionnelle, dans des cages de taille conforme à la réglementation (1800 cm3) et transparentes afin que les animaux puissent se voir et positionnées proches les unes des autres afin que les animaux puissent s’entendre et se sentir. Les animaux bénéficieront d'enrichissement de leur environnement : ils auront dans leurs cages des objets en inox : balles et tunnels en alternance pour continuer à susciter de l'intérêt Les animaux seront pesés 2 fois par semaine et observés quotidiennement, y compris le week-end et les jours fériés, par des animaliers expérimentés.

Choix des espèces

L’étude porte sur les modifications de la fonction digestive au cours du vieillissement. Pour cela, deux populations de rats seront comparées, âgées de 6 et de 18 mois.Les animaux seront des rats Wistar âgés de 6 mois (jeunes) et 18 mois (âgés). Le rat est un animal de référence dans les études sur le vieillissement de par son espérance de vie de 24 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 832
Souffrances
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▲ 832
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Devenir
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 832

Nourries pendant quatre à huit semaines avec un régime qui déclenche chez elles une myotonie et une faiblesse musculaire, 832 souris reçoivent ensuite jusqu'à vingt injections intrapéritonéales en quatre semaines, sur animal vigile. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance léger et toutes les souris sont tuées à l'issue. Le porteur écrit que la myotonie et la baisse générale d'activité provoquées par ce régime "ne sont pas dommageables pour ces souris". Il présente la mise à mort comme "strictement nécessaire" pour prélever trois muscles de la patte, le diaphragme et le cœur de chaque animal.

Objectifs

La Dystrophie Myotonique de type 1 (DM1) est une maladie génétique causée par l’élongation anormale d’une séquence répétée (CTG). Cette maladie touche tout l’organisme mais est particulièrement caractérisée par une myotonie (défaut de relaxation musculaire), une faiblesse musculaire progressive, des troubles cardiaques et cognitifs. Au niveau cellulaire, les ARN messagers mutés vont s’accumuler dans le noyau des cellules sous forme d’agrégats (appelés foci) et induire des dérégulations moléculaires à l’origine des symptômes chez les patients. Ainsi, une protéine a été identifiée comme l’acteur moléculaire majeur dans cette maladie en conduisant à des dérégulations dont certaines ont été associées à des symptômes cliniques, provoquant notamment le défaut de relaxation musculaire suite à une contraction volontaire. Actuellement il n’existe pas de traitement pour cette maladie. Une approche pharmacologique par le repositionnement de médicaments déjà approuvés par les agences réglementaires et / ou déjà utilisés chez l’homme est envisageable. Ainsi, les résultats d'un criblage utilisant des médicaments utilisés dans d’autres maladies a permis d'identifier des petites molécules capables de réduire la formation de foci ou d’augmenter le niveau de protéines d'intérêt dans les cellules de patients et, finalement, de corriger les défauts moléculaires de la maladie.

Bénéfices attendus

La dystrophie myotonique de type 1 (DM1) est la maladie musculaire la plus fréquente chez l’adulte (1 personne sur 8000 en moyenne au niveau mondial). Cette pathologie est très invalidante et ne touche pas identiquement chaque patient. Chez les patients, le degré d’atteinte est corrélé à des tailles différentes de mutations. Actuellement Il n’y a encore aucun médicament pour cette maladie. L’attente des patients pour un traitement ciblé est donc très forte. L’objectif principal de ce projet est l’identification et l’évaluation de composés thérapeutiques par repositionnement de molécules déjà utilisées et validées dans d’autres maladies qui permettraient une amélioration des symptômes spécifiques à la DM1 dans les modèles murins, pour ensuite passer à des essais chez l’homme. Le repositionnent de ces molécules pourraient bénéficier rapidement à l'ensemble des patients atteints de la DM1.

Procédures

Certains animaux seront soumis à un régime alimentaire spécial pendant 4 à 8 semaines (animal vigil, prise alimentaire spontanée). Tous les animaux subiront une injection par voie intra-péritonéal à raison de 5 fois par semaines pendant 4 semaines (animal vigil, 20 injections maximum). L'injection ne depassera pas 30 secondes.

Impact sur les animaux

Le régime alimentaire spécial donné aux souris génétiquement modifiées induira un phénotype tel que la myotonie (défaut momentané de relaxation musculaire après une contraction) et de la faiblesse musculaire provoquant une baisse générale d'activité. Ces phénotypes ne sont pas dommageables pour ces souris. Les injections en intrapéritonéales étalées sur 4 semaines pourraient induire une légère douleur au point d’injection et un stress léger lors des manipulations, tout comme la contention nécessaire à l’injection ou les manipulations lors des mesures du poids effectuées deux fois par semaines à partir du début des injections Les différents traitements sont connus, mais pourraient avoir des effets indésirables dans de rare cas tels que des diarrhées ou une perte de poids.

Devenir

Tous les animaux qui entreront dans ce projet seront euthanasiés à la fin de la procédure à laquelle ils seront associés. En effet, dans le cadre de l'évaluation d'approches thérapeutiques comme celles décrites dans ce projet, nous devons vérifier la correction des symptômes moléculaires au niveau des tissus cibles. Dans le cas du modèle murin de Dystrophie Myotonique de type 1 (DM1) que nous allons utiliser, nous devons vérifier l'efficacité de notre traitement au niveau des muscles squelettiques (nous analysons généralement 3 muscles par souris : tibial antérieur, gastrocnémien et quadriceps, mais aussi le diaphragme et le coeur) ce qui rend strictement nécessaire l’euthanasie en fin de procédure afin de prélever les organes. Ces marqueurs moléculaires sont très spécifiques à la maladie et corrèlent très bien avec l'état de sévérité et donc également avec l'efficacité du traitement.

Remplacement

Dans un objectif de REMPLACEMENT, une sélection in vitro des composés thérapeutiques dans des modèles cellulaires de la maladie (Dystrophie Myotonique de Type 1 ou DM1) sera effectuée avant toute utilisation dans un organisme vivant. Cependant les modèles in vitro de cellules musculaires restent imparfaits puisqu’ils ne reproduisent pas le contexte tissulaire adulte de la fibre musculaire qui est une cellule hautement spécialisée et différenciée. L’évaluation in vivo de l’efficacité des différents composés thérapeutique nécessite d’avoir recours à des modèles de souris transgéniques qui expriment la mutation humaine DM1 et reproduisent la pathologie au niveau moléculaire et surtout physiologique. Ainsi, seuls les composés montrant une forte efficacité sans effet délétère seront injectés en intra-péritonéale dans deux modèles de souris de la DM1 présentant des tailles de répétitions différentes.

Réduction

Pour ce projet, un maximum de 832 animaux sera utilisé, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront réalisés pour permettre l'interprétation fiable des résultats. Afin de REDUIRE et d’optimiser le nombre d’animaux, le protocole d’étude a été développé pour utiliser tous les animaux issus des croisements (sans distinction de sexe). Les souris n’ayant pas le génotype d’intérêt seront utilisées comme contrôles négatifs dans les différentes expériences. De plus, le protocole est établi de manière à ce que chaque animal testé permette d’obtenir le plus de résultats possibles en physiologie, biologie moléculaire, histologie et ce, sur plusieurs tissus.

Raffinement

Enfin, dans le but RAFFINER le protocole et, en conformité avec la réglementation, toutes les précautions seront prises afin de réduire à son maximum le stress et la souffrance animale. L’entretien des souris ainsi que les différents protocoles expérimentaux seront assurés par du personnel qualifié et le bien-être des animaux est amélioré par la mise en place d’un enrichissement de milieu. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température, d’hygrométrie et d'éclairage sont conformes à la réglementation et sont contrôlées quotidiennement. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères (6 par cage maximum) et l'hébergement individuel est évité au maximum. La myotonie étant induite pour un stimuli extérieur, et dans le but de réduire la souffrance et le stress des animaux, une habituation aux gestes de contention et d’injection sera faite avant le début des injections. Une attention particulière sera apportée sur la manipulation douce des cages et des animaux lors des contentions et injections successives. Enfin, un suivi du bien-être des animaux et des points limites seront réalisés quotidiennement. En cas d’effet indésirables observés tel que des diarrhées, l’apport d’aliment et de gelée d'hydratation dans la cage sera effectué.

Choix des espèces

Différents modèles ont été décrit pour l’étude de la Dystrophie Myotonique. Seuls les modèles murins montrent des symptômes robustes similaires aux patients. L’utilisation de ces modèles permettra de valider le repositionnement de molécules thérapeutique dans tous les tissus affectés par la mutation. Les modèles utilisés dans ce projet ne sont pas à phénotype dommageable, la myotonie étant induise par l'alimentation uniquement. Pour ce projet, les animaux sont utilisés au stade adulte (à partir de 6 semaines) afin que les tissus soient bien développés et que la croissance soit terminée.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 600
Souffrances
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▲ 600
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Devenir
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 600

Dépourvues de système immunitaire pour que les greffons humains ne soient pas rejetés, 600 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un carré de peau de 20 mm de côté leur est retiré sur toute l'épaisseur au milieu du dos, un substitut cutané est suturé dans la plaie, et les pansements sont changés deux fois par semaine sous anesthésie générale. Le porteur attribue un stress à l'isolement en cage individuelle pendant trois à quatre semaines, isolement qu'il impose pour éviter que les souris ne s'arrachent entre elles les greffons. Elles sont tuées par groupes de six, quinze, trente, soixante, quatre-vingt-dix et cent vingt jours après la greffe, pour prélever la peau autour de la zone greffée.

Objectifs

L’objectif de notre projet est d’évaluer la fonctionnalité de différents substituts cutanés afin de sélectionner les formulations qui permettront de favoriser la régénération du tissu cutané, la revascularisation et la repigmentation au cours du temps après réalisation d’une greffe cutanée. Ce projet est la suite de projets précédemment autorisés au cours desquels nous avons évalué les premiers substituts cutanés sur 3 modèles de plaie cutanée différents. Les substituts cutanés sont obtenus à l’aide de la première machine automatisée au monde à produire des greffes de tissu cutané personnalisées pour les adultes et les enfants présentant des lésions cutanées graves, telles que des brûlures profondes. Ce processus innovant implique la croissance d’une nouvelle peau en utilisant les propres tissus de l’organisme comme modèle. Ces substituts cutanés, produits à partir de prélèvements de peau de différents donneurs (enfant, adulte, homme, femme, peau claire, peau sombre), et sélectionnés sur la base de résultats d’analyses préalables, seront greffés sur des souris immunodéficientes afin d’éviter le rejet des greffes, après induction d’une plaie cutanée sur toute l’épaisseur de la peau. Les nouveaux substituts cutanés seront préparés à partir de cellules de peau jeunes, moyennement âgées et très âgées, avec une seule ou plusieurs couches de cellules, et comprenant ou non des cellules pigmentées. Des prélèvements seront effectués à différents temps après réalisation des greffes de substituts cutanés afin d’étudier la fonctionnalité des différents substituts cutanés greffés, les interactions se mettant progressivement en place entre les substituts cutanés et l’environnement de l’hôte, le développement d’un réseau vasculaire, la régénération du tissu cutané à partir du greffon lors de la cicatrisation, et la repigmentation du tissu cutané régénéré. Un ensemble d’analyses seront effectués sur les prélèvements cutanés collectés et permettront de caractériser au cours du temps la fonctionnalité des substituts cutanés, d’appréhender les interactions se mettant progressivement en place au cours du temps entre les substituts cutanés et l’hôte, et de suivre l’évolution des substituts cutanés au cours du temps. Les résultats obtenus permettront de déterminer les paramètres optimaux pour obtenir le substitut cutané idéal en fonction de chaque donneur.

Bénéfices attendus

Les substituts cutanés sont des biomatériaux capables de remplacer une partie de la peau et constituent une alternative précieuse pour la gestion des plaies lorsque les thérapies standards sont un échec. Cependant, sélectionner le bon substitut n’est pas une décision thérapeutique aisée. Aujourd'hui, si les auto-transplantations (donneur et receveur sont la même personne) sont les greffes de première intention pour la couverture des plaies, elles se heurtent à l’écueil d’une disponibilité limité de peau, en particulier dans la prise en charge des grandes brûlures et les procédures restent invasives et douloureuses. Des greffes de tissu "étranger" peuvent pourvoir au remplacement temporaire de la peau, avant de laisser la place à une auto-transplantation. Subsiste évidemment les risques de rejet, douleurs et infection, et la formation de cicatrices. La technologie utilisée pour produire les substituts cutanés que nous allons évaluer va permettre de révolutionner les traitements actuellement disponibles pour les lésions cutanées les plus sévères et plus particulièrement les grandes brûlures. Il s’agit d’un processus innovant impliquant la croissance d’une nouvelle peau en utilisant les propres tissus de l’organisme comme modèle, évitant ainsi toute forme de rejet de cette auto-transplantation, et permettant de produire une surface de nouvelle peau très importante. Il est donc important de tester ces nouveaux substituts cutanés sur des modèles de plaies simples et chroniques représentatifs chez l’animal qui pourront être utilisés par la suite chez l’Homme et ainsi permettre d’améliorer la cicatrisation de grandes brûlures et de larges plaies cutanées.

Procédures

Les souris seront soumises à une procédure chirurgicale pour l’induction de la plaie cutanée et la réalisation d’une greffe de substitut cutané. Sous anesthésie générale, un prélèvement de peau carré de 20 mm de côté sur toute l’épaisseur de la peau sera effectué au milieu du dos et en arrière des omoplates sur l’ensemble des souris. Un substitut cutané sera placé dans le lit de la plaie cutanée et suturé en plusieurs points indépendants. Un traitement analgésique des souris sera administré avant la chirurgie puis après la fin de celle-ci. La chirurgie sera réalisée en 25 minutes environ et ne sera effectuée qu’une seule fois. Les greffes de substitut cutané seront protégées par des compresse et pansement changés 2 fois par semaine, sous anesthésie générale pendant 10 minutes environ, permettant d’effectuer des observations et de scorer différents paramètres au niveau des greffes cutanés. Un suivi quotidien de l’ensemble des souris sera réalisé pendant toute la durée des expérimentations, week-ends et jours fériés inclus. Un maintien des souris greffées en cage individuelle sera nécessaire pendant 3 à 4 semaines maximum après réalisation des greffes cutanées pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles les compresse et pansement et surtout le greffon cutané. Après régénération tissulaire et cicatrisation complètes, 3 à 4 semaines maximum après réalisation des greffes cutanées, les souris seront replacées à 2 par cage jusqu’à la fin des expérimentations.

Impact sur les animaux

L’induction d’une plaie cutanée pour la réalisation de la greffe cutanée va engendrer une douleur modérée transitoire pendant quelques heures. L’hébergement en cage individuelle des souris greffées, nécessaire tout au long du processus cicatriciel et de régénération tissulaire, soit pendant 3 à 4 semaines maximum, pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles le greffon cutané, et l’ensemble compresse, pansement et bandes de sparadrap, peut conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes.

Devenir

Procédure expérimentale 1 (seule procédure expérimentale) : les 600 souris seront euthanasiées à différents temps après réalisation de la greffe cutanée, 15, 30, 60, 90 et 120 jours après, avec 6 souris, 3 souris mâles et 3 souris femelles, par temps de prélèvement. Un prélèvement cutané sera réalisé au large de la région greffée pour réaliser un ensemble d’analyses permettant de caractériser sur des temps précoces et prolongés la fonctionnalité et l’évolution de substituts cutanés greffés, processus dépendants de mécanismes complexes (influence du microenvironnement cutané, processus inflammatoire et immunitaire, mise en place de la vascularisation…).

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant de caractériser sur un temps prolongé la fonctionnalité et l’évolution de substituts cutanés greffés, processus dépendants de mécanismes complexes (influence du microenvironnement cutané, processus inflammatoire et immunitaire, mise en place de la vascularisation …). L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.

Réduction

Nous ne grefferons que des substituts cutanés sélectionnés sur la base de résultats d’analyses préalables. Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet mais permettant d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ainsi, 6 souris par temps de prélèvements, 3 souris mâles et 3 souris femelles, seront suffisants. Ce nombre a été déterminé sur la base des résultats des études précédentes obtenus sur différents modèles de greffe cutanée et suivant les mêmes conditions expérimentales. La réalisation de l’ensemble des analyses envisagées sur un même prélèvement cutané permettra également de limiter le nombre d’échantillons et donc d’animaux nécessaires.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de la réalisation de la greffe cutanée (traitement pour supprimer la douleur avant la chirurgie, maintien de la température corporelle) puis après réalisation de celle-ci (traitement pour supprimer la douleur après la chirurgie et observations régulières). Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré deux fois par semaine à chaque renouvellement de pansement, et si une perte de poids trop importante par rapport au poids maximal est observée ou si des signes d’infection de la plaie greffée ou des modifications du comportement des animaux sont observés, ceux-ci seront euthanasiés dans des conditions éthiques. Les animaux seront placés dans des conditions permettant d’observer leur comportement pendant leur phase d’activité et ainsi respecter leur horloge biologique (chronobiologie). Des bâtonnets de coton seront placés dans chaque cage comme dispositif d’enrichissement pour assurer leur bien-être, et seront remplacés lors de chaque change de litière.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet en raison de sa taille et de sa facilité de manipulation permettant d’induire une plaie représentative des plaies à traiter chez l’Homme, et la souche de souris utilisée est dépourvue de système immunitaire, permettant d’éviter les risques de rejet suite à une greffe de peau d’un organisme étranger. Son utilisation est largement décrite dans la littérature scientifique pour les études sur les greffes cutanées et pour le développement de substituts cutanés. Les animaux seront des souris âgées de 6-7 semaines à l’arrivée au laboratoire et de 7-8 semaines pour le démarrage des expérimentations. Cela correspond à l’âge de souris décrit dans la littérature scientifique pour la réalisation d’études sur des greffes cutanées (généralement 6 à 8 semaines).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 960
Souffrances
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▲ 960
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Devenir
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 960

960 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune recevant une greffe de cellules tumorales puis jusqu'à seize injections de traitement en deux mois. Elles sont anesthésiées pour être placées dans le dispositif qui irradie la tumeur, et toutes sont tuées pour que tumeurs et tissus soient analysés. L'objectif immédiat est de trouver la dose d'un antiviral, le brincidofovir, qui ralentit la tumeur sans l'éliminer, une dose pleinement efficace empêchant de mesurer l'effet de l'association avec la radiothérapie. Le porteur annonce un "changement radical" dans l'administration des radiosensibilisants. La baisse d'appétit, la réduction d'activité et les modifications du comportement social, elles, sont attendues dès la croissance des tumeurs.

Objectifs

Nous prévoyons d'étudier un agent antiviral, pour lequel des études précliniques ont montré qu'il possède des propriétés anti-tumorales et radio-sensibilisantes. L'immunothérapie est devenue un pilier du traitement du cancer, mais son utilisation en association avec la radiothérapie reste limitée. Le projet actuel vise à explorer la synergie potentielle entre ce médicament anti-viral et l'immuno-radiothérapie. Cela pourrait ouvrir la voie à de nouvelles combinaisons thérapeutiques et conduire à un changement radical dans l’administration concomitante de radio-sensibilisants, qui sont restés depuis des décennies bloqués sur des agents relativement anciens et parfois toxiques tels que les dérivés du platine, générant un gain thérapeutique relativement faible (gains de survie souvent de l’ordre de 5 à 10 % par rapport à la radiothérapie seule). Les objectifs de ce projet consistent à : 1-determiner dans un premier temps la dose de médicament permettant d’obtenir un ralentissement de la croissance tumorale sans toutefois induire une élimination totale de la tumeur. Il est à noter qu’il n’y a aucun intérêt à combiner une dose élevée et très efficace de médicament (permettant une élimination totale de la tumeur) avec la radiothérapie, car ceci empêcherait de voir l’effet de la combinaison. De plus, utiliser une très forte dose de médicament pourrait induire des effets secondaires, 2-ensuite, combiner le médicament avec la radiothérapie et l’immunothérapie afin d’évaluer l’effet anti-tumoral de la combinaison, 3-Enfin, comprendre les mécanismes biologiques impliqués en collectant les tumeurs pour réaliser des analyses de cytométrie de flux.

Bénéfices attendus

A travers ce projet, nous visons à minimiser les limitations des thérapies utlisées seules, à améliorer les résultats thérapeutiques et à augmenter la réponse globale des tumeurs en modulant les réactions immunitaires dans le microenvironnement tumoral. Cette stratégie de traitement à multiples facettes non seulement promet d'améliorer les résultats thérapeutiques actuels mais pourrait également nous conduire à développer de nouvelles stratégies de traitement antitumoral plus efficaces. Avec une conception expérimentale et une analyse des données approfondies, ce projet espère fournir une base solide et de nouvelles perspectives pour optimiser les traitements cliniques futurs tout en réduisant les effets secondaires des thérapies en question.

Procédures

Les animaux seront soumis à des injections de cellules tumorales (n=1, 25 secondes) et à des injections de traitements (au maximum 16 injections sur deux mois, durée 25 secondes), sous anesthésie locale. Les animaux vont recevoir une anesthésie générale afin de les placer dans les dispositifs qui permettent la réalisation des irradiations localisées au niveau des tumeurs (n=1, durée 12 minutes en tout).

Impact sur les animaux

Les animaux peuvent subir un stress léger en raison de leur manipulation par l'expérimentateur, lors des procédures expérimentales (telles que les injections, etc.). Les animaux peuvent également ressentir douleur et inconfort légers à modérés lors des injections sous-cutanées pour l'implantation des tumeurs, les traitements de radiothérapie ou les traitements pharmacologiques. En raison de la croissance des tumeurs ou des effets secondaires des traitements, les animaux peuvent présenter des changements de comportement modérés, tels qu'une diminution de l'appétit, une réduction de l'activité ou des modifications du comportement social.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés pour études sur les tumeurs et tissus post-mortem.

Remplacement

Ce projet a pour but d’évaluer l'effet thérapeutique d'un agent antiviral, le brincidofovir, combinés à la radiothérapie et à des immuno-modulateurs sur la réponse tumorale. Ceci exige donc un système immunitaire dynamique complet (composé de toutes les cellules immunitaires) en interaction direct avec le stroma tumoral. L’étude du recrutement et de la réponse des cellules immunitaires dans la tumeur ainsi que leur interaction complexe nécessite le recours à un modèle animal vivant entier et ne peut pas être réalisé in vitro ni in silico.

Réduction

Afin de pouvoir observer des différences qui soient statistiquement interprétables entre les différents groupes de traitements, nous avons besoin d’utiliser des tests statistiques solides et adéquats. Ces tests exigent l’utilisation d’un nombre minimum d’animaux par groupe. Afin de réduire au minimum le nombre d’animaux à utiliser nous permettant d’atteindre les objectifs du projet, nous avons réalisé une analyse statistique a priori, afin de calculer le nombre d’animaux nécessaires pour détecter des différences significatives pour chaque procédure expérimentale. De plus, notre expertise dans le domaine de la radiobiologie ainsi que les données de la littérature nous permettent de réduire les conditions expérimentales et donc réduire le nombre d’animaux. Le critère de jugement principal pour le calcul de puissance est la taille tumorale . Ce critère est aussi utilisé pour la randomisation des animaux. La randomisation est réalisée de façon à avoir la même moyenne taille tumorale dans chaque groupe de traitement. Ce plan d'étude et cette méthodologie stricts vont nous permettre d'avoir des résultats fiables et valides sur le nombre minimum d'animaux nécessaires.

Raffinement

Toutes les manipulations expérimentales seront menées en veillant à adhérer aux normes les plus élevées pour minimiser la douleur et le stress chez les animaux. Une anesthésie adéquate sera utilisée pendant les expériences. Les conditions d'hébergement des animaux seront optimisées, en fournissant l'environnement et la nourriture nécessaire. Leur environnement sera enrichi avec du coton ou des maisons en carton afin de diminuer leur angoisse. Le comportement et l'état de santé des animaux seront surveillés quotidiennement, pour identifier et traiter toute anomalie. Les souris seront élevées en groupe pour minimiser le stress de l'isolement. Une pesée sera effectuée régulièrement. Les points limite précoces définis seront strictement appliqués.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale de référence pour les études de radiobiologie et des réponses immunitaires pendant le développement tumoral. La physiologie et la génétique de la souris sont de mieux en mieux connues et de nombreuses études ont déjà validé des découvertes faites chez la souris en les appliquant pendant des essais cliniques, ce qui facilite le transfert des résultats obtenus chez la souris en clinique. Les souris seront utilisées à un âge de 8 ou 9 semaines, âge auquel les souris sont suffisamment matures.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 128
Souffrances
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▲ 128
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Devenir
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 128

Pour comparer la durée de la gestation entre deux lignées génétiquement modifiées, 128 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Les femelles gestantes passent deux échographies sous anesthésie gazeuse, restent isolées quatorze jours sous surveillance vidéo, puis reçoivent une injection intrapéritonéale d'anesthésique avant une ponction sanguine sous la mâchoire et l'ouverture de l'abdomen pour prélever les embryons et le liquide amniotique, juste avant leur mise à mort. Le porteur range parmi les effets attendus le stress lié à la manipulation et à l'isolement, ainsi qu'une douleur légère due aux anesthésies. Il affirme qu'aucun modèle alternatif ne permet d'étudier la durée de la gestation et ses déterminants génétiques.

Objectifs

Les anomalies de la durée de la gestation compliquent plus d’un quart des grossesses dans l’espèce humaine. La prématurité est la première cause d'évènements indésirables et de mortalité périnatales dans les premières années de vie, et de handicaps dans la petite enfance. Le dépassement du terme est associé à une incidence accrue de morts-nés et de fragilité fœtale, ainsi qu’à un taux accru d’accouchements par césarienne qui sont associés à un risque plus élevé de complications médicales chez la mère. Chez la souris, les lignées de laboratoires présentent des différences de durée de gestation qui sont génétiquement fixées. Nous utiliserons deux lignées de souris génétiquement modifiées pour étudier les différences de durée de gestation entre plusieurs lignées de souris. Ces études permettront de mieux comprendre le rôle de certains gènes dans la durée de la gestation, dans la prématurité et le dépassement de terme.

Bénéfices attendus

L’étude d’un contrôle génétique de la durée de la gestation chez la souris nous permettra de mieux connaitre les mécanismes de l'accouchement. Une meilleure connaissance de ces mécanismes pourrait permettre d’identifier des déterminants du déclenchement du travail dans l’espèce humaine, de mieux comprendre la physiologie de l’accouchement à terme et la physiologie de l’accouchement prématuré. , et éventuellement d'ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour ces pathologies de la grossesse humaine.

Procédures

Echographie sous anesthésie générale gazeuse, d'une durée de 5 mn (2 échographies pendant la gestation/ animal) Anesthésie générale par injection intrapéritonéale d'anesthésique (15 sec/souris), puis prélèvement sanguin par ponction sous-mandibulaire (

Impact sur les animaux

Stress du à la manipulation et à l’isolement. Douleur légère et stress dus à l'anesthésie gazeuse lors des échographies et aux injections intrapéritonéales d'anesthésiques.

Devenir

Mise à mort des animaux pour prélèvement d'organes et de sang

Remplacement

Il n’existe pas de modèle alternatif pour étudier la durée de la gestation et ses déterminants génétiques.

Réduction

L'utilisation de lignées modifiées génétiquement permet de beaucoup réduire le nombre d'animaux utilisés, par rapport à une approche par croisements entre lignées. De plus, tous les animaux des lignées seront utilisables. L'échographie permet de détecter précocément la gestation et de réduire le nombre d'animaux à utiliser. Les données de la littérature permettent de réduire le nombre d’animaux pour la comparaison des durées de gestation. Des tests statistiques seront réalisés pour analyser les données. L'étude sera réalisée en deux phases afin de valider dans un premier temps notre hypothèse sur le rôle d’une séquence d’ADN sur la durée de la gestation. La 2ème phase, qui nous permettra d’explorer en profondeur les mécanismes impliqués dans la mise-bas, ne sera nécessaire que si l'hypothèse est validée dans la première phase de l'étude.

Raffinement

Les animaux disposeront d'enrichissement. Les durées d'isolement des animaux seront réduites au maximum. L'échographie et les procédures sous anesthésie générale permettront de limiter la souffrance et le stress des animaux. La vidéo infrarouge en continu permettra également un suivi sans perturber les animaux. Des points limites ont été définis entrainant une mise à mort anticipée si nécessaire.

Choix des espèces

La souris est déjà utilisée comme modèle de la gestation humaine dans plusieurs articles, notamment au moment de la parturition et pour les questions relative à l'immunologie de la gestation . Les modèles murins sont très activement utilisés par la communauté scientifique internationale pour l'étude de la prématurité ainsi qu'attesté par de nombreuses revues récentes dans la littérature. Les souris âgées de 8 semaines seront utilisées pour les croisements : souris jeunes, sexuellement matures, n'ayant encore jamais développé de gestation.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
    • Système urogénital
Souris : 750
Souffrances
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Devenir
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 750

Tuées après génotypage quand leur génotype ne convient pas, ou tuées quand les couples reproducteurs vieillissent et cessent de donner des portées, 750 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit une biopsie de la queue, trois millimètres prélevés sous cinq minutes d'anesthésie, pour lire son génotype. Le projet n'a pas d'autre objet que l'entretien de cette lignée, qui servira ensuite à supprimer un gène dans les neurones contrôlant la reproduction. Le porteur justifie le recours à la souris par sa taille, ses coûts d'entretien réduits et ses "fortes performances reproductives".

Objectifs

La SELENOT est une protéine impliquée dans la neuroprotection et dans des régulations hormonales. Ce projet permettra de répondre à la question du rôle de la SELENOT dansla reproduction. L’invalidation de la SELENOT dans les neurones impliqués dans la reproduction chez le modèle animal permettra l’étude de son rôle dans le contrôle de la reproduction ce qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le traitement de certains dysfonctionnements de la procréation.

Bénéfices attendus

Des dysfonctionnements de la fonction de reproduction et son contrôle au niveau du cerveau provoquent des altérations de l'apparition de la puberté et de la fertilité. Beaucoup de ces manifestations n'ont pas encore trouvé d'explication et l'origine des déficits observés reste inconnue. Les neurones contrôlent la reproduction via la libération des hormones sexuelles. Bien que la reproduction ait été très étudiée car il s'agit d'un processus biologique essentiel pour l'existence des espèces, les pathologies associées sont encore mal connues. Nous avons observé que les souris déficientes en SELENOT au niveau cérébral présentent un dysfonctionnement des organes sexuels et une fertilité très altérée chez la souris, indiquant que cette protéine peut jouer un rôle clé dans la fonction de reproduction. Cette étude pourrait révéler des voies pathologiques associées aux déficits de reproduction qui ont été insoupconnés jusqu'alors et ainsi proposer de nouvelles pistes thérapeutiques pour certaines de ces pathologies.

Procédures

Les animaux subiront une biopsie caudale (prélèvement d'un bout de queue de 3 mm destiné au génotypage des animaux) sous anesthésie : un seul prélèvement, 5 minutes d'anesthésie.

Impact sur les animaux

Une biopsie caudale est nécessaire pour génotyper les animaux; cette biopsie peut entrainer des douleurs chez l’animal. Ces douleurs seront évaluées et réduites/atténuées par l’utilisation d’analgésiques.

Devenir

L'ensemble des animaux générés dans ce projet sera destiné à la reproduction et à l'entretien d'une lignée de souris. Les animaux de génotype adéquat seront placés en accouplement tant que les couples donneront naissance à des portées à un rythme régulier et dans des conditions assurant le bien-être des animaux. Les couples âgés ou ne produisant plus de portées seront mis à mort. Les animaux de génotype inadéquat donc inutilisables, seront mis à mort après le génotypage. La stratégie de croisement a été réfléchie afin de réduire le nombre d'animaux ne pouvant être utilisés en expérimentation.

Remplacement

Seule l’utilisation d’un modèle mammifère intégré, donc in vivo chez l’animal entier, peut nous permettre de comprendre de façon globale, le rôle neuroendocrine de la SELENOT dans la régulation de l’axe gonadotrope et d’établir des comparaisons pertinentes avec des données qui pourraient être obtenues chez l’homme. Toutefois, au cours de ce projet, les effets de la SELENOT seront également étudiés dans des cultures de neurones pour remplacer d'autres expériences sur des animaux.

Réduction

La stratégie de reproduction choisie dans le cadre de ce projet vise à réduire le nombre d'animaux générés en choisissant de travailler sur les animaux homozygotes pour la construction (SELENOTfl/fl), plutôt qu'hétérozygotes. Le nombre d'animaux de génotype non adéquat, générés dans la descendance des croisements est ainsi divisé par deux.

Raffinement

Les conditions d’élevage et de manipulation des animaux seront affinées pour réduire au maximum la douleur, la souffrance et l’angoisse éventuelle des animaux. Pendant toute la durée du séjour, les animaux seront suivis quotidiennement pour déceler tout signe de souffrance. Parmi ces signes, seront notamment relevés : perte de poids importante (20% du poids initial), posture « dos voûté », prostration, plaies, poil terne, vocalisations anormales, agressivité. Si l’un de ces signes ou combinaison de signes apparaît, le suivi de l’animal sera renforcé. Si l’état de l’animal s’aggrave dans les heures qui suivent ou ne s’améliore pas dans les 24h, il sera considéré qu’un niveau de souffrance élevé est atteint et une mise à mort sera réalisée. L’ensemble des actes pouvant entrainer une douleur sera réalisé sous anesthésie et la douleur au réveil sera traitée par des analgésiques.

Choix des espèces

La souris présente de nombreux avantages pour l’élevage en animalerie : taille et coûts d’entretien réduits, fortes performances reproductives. De plus, la souris est un modèle animal largement utilisé pour les études de physiologie permettant une comparaison aisée de nos données avec celles d’autres équipes. La reproduction des animaux est faite à partir de 8 semaines de vie. Nous utiliserons des souris adultes pour les expérimentations pour étudier la physiologie adulte.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 200
Souffrances
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▲ 200
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Devenir
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 200

Soumises à une chirurgie d'une heure au maximum pour déclencher la formation d'un caillot dans une artère, 200 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent jusqu'à six injections sous la peau et une injection derrière l'œil sous anesthésie, le porteur indiquant que des saignements oculaires peuvent apparaître après l'administration des antiplaquettaires et que le caillot peut migrer et provoquer un accident vasculaire cérébral chez la souris. L'objet du projet est de suivre l'évolution d'un caillot occlusif sur un jour puis sur une semaine et de tester des molécules ciblant les plaquettes. Les retombées annoncées pour les patients sont renvoyées au long terme, quand la carotide et le cerveau de chaque souris sont prélevés après sa mise à mort.

Objectifs

L’hémostase est le processus biologique assurant l’arrêt des saignements. Elle implique notamment les plaquettes sanguines, qui, suite à une lésion du vaisseau, vont former un agrégat, appelé clou plaquettaire, qui limite le saignement. Un processus similaire intervient lors de la thrombose artérielle qui survient dans une artère malade présentant une plaque d’athérosclérose. Suite à la rupture de cette plaque, les plaquettes forment un agrégat pouvant entrainer des pathologies graves comme un accident vasculaire cérébral (AVC). Dans certains cas, l’agrégat peut boucher le vaisseau ce qui stoppe totalement la circulation sanguine. Le but de ce projet est de mieux comprendre l’évolution d’un agrégat occlusif au cours du temps, sa sensibilité à des traitements contre les plaquettes ainsi que sa potentielle évolution vers un AVC.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus de ce projet sont de mieux comprendre l’évolution d’une thrombose occlusive ainsi que d’étudier l’impact du ciblage de différents récepteurs plaquettaires sur celle-ci. A long terme, cela nous permettra d’améliorer la prise en charge des patients présentant une thrombose artérielle occlusive et de réduire les séquelles à long terme de cette pathologie, comme l’AVC ischémique.

Procédures

Le modèle nécessite une procédure chirurgicale pour induire la thrombose, celle-ci sera de maximum 60 min. Les animaux seront soumis à des injections sous-cutanées (maximum 6) et rétro-orbitales (maximum 1) (animal anesthésié).

Impact sur les animaux

Une des complications attendues est un impact de l’anesthésie sur le rythme respiratoire (irrégulier ou apnée). Des saignements pourraient apparaitre au site d’incision ou site chirurgical. Des signes de douleur peuvent également apparaitre après l’intervention chirurgicale, notamment au niveau du site chirurgical. On pourrait observer des saignements au niveau de l’œil suite à l’administration des traitements antiplaquettaires. De plus, le thrombus pourrait emboliser et entraîner un accident vasculaire cérébral (AVC) chez la souris.

Devenir

Les souris sont mises à mort à la fin de la procédure afin de récupérer la carotide et le cerveau pour réaliser des analyses histologiques.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’étudier l’évolution d’une thrombose occlusive au cours du temps ainsi que le rôle de différents récepteurs plaquettaires. La pathologie étudiée, la thrombose artérielle, étant un processus particulièrement complexe faisant intervenir plusieurs types cellulaires (plaquettes, globules rouges, globules blancs) ainsi que les conditions hémodynamiques (vaisseau, pression artérielle, flux sanguin), les modèles in vitro ne sont pas assez sophistiqués pour reproduire toute la complexité de ce processus. De plus, nous ne disposons pas à l’heure actuelle de modèle de thrombose occlusive in vitro. Nous souhaitons également évaluer l’évolution du thrombus sur de longue période (1j et 1 semaine), ce qui est impossible in vitro du fait que le sang doit être utilisé dans les 4h suivant son prélèvement.

Réduction

Le projet se fera par étapes, comme indiqué dans le déroulé du projet. Le nombre d’animaux utilisés lors de cette étude est réduit au minimum, ce nombre étant fixé à 10 souris/groupe pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Les effectifs sont calculés par des tests statistiques adaptés, le critère recherché est la comparaison de moyennes.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 2 semaines entre l’arrivée des souris à l’animalerie et leur utilisation sera respectée. Aucun geste n’est réalisé sur animal vigile, nous n’avons donc pas prévu d’habituation. Le stress et la douleur de tous les animaux utilisés dans ce projet seront diminués au minimum: • Par l’hébergement dans des cages en fonction des groupes expérimentaux 3 jours avant l’expérimentation. Ces cages seront munies de particules de bois et enrichies avec des carrés de cellulose, bâtonnets de coton, frisure de papier, ce qui leur permet d’organiser leur environnement selon leurs besoins. Les animaux sont entre 2 et 5 par cage afin d’éviter le stress causé par l’isolement. • Par une habituation au gel nutritif 3 jours avant l’opération • Par une anesthésie de l’animal avant et pendant la durée de l’opération • Par l’installation de l’animal sur une plaque chauffée à 38°C afin de lutter contre l’hypothermie pendant la chirurgie ainsi que son réveil en boite thermostatée à 37°C • Par l’injection d’analgésique et d’anesthésique local avant chaque procédure en sous-cutanée et également appliqué sur l’œil après injection intraveineuse. • Par application de gel ophtalmique sur les yeux lors de l’anesthésie afin de les protéger, et par injection d’1 mL de sérum physiologique à la fin de la procédure chirurgicale pour assurer l’hydratation de l’animal en plusieurs points d’injection (au moins 2). Pendant toutes les expérimentations, les animaux sont surveillés par du personnel entrainé pour vérifier l’absence de signe de douleur grâce à des points limites spécifiques établis pour chaque procédure. Ces points limites permettront de soustraire l’animal aux procédures expérimentales et ainsi limiter sa souffrance et son inconfort.

Choix des espèces

La souris est un animal pour lequel les modèles d’études in vivo sont largement maitrisés et caractérisés, notamment les modèles de thrombose artérielle. De plus, les techniques de mutation ont permis de générer des souris exprimant certains récepteurs plaquettaires humains, permettant ainsi de tester de nouveaux traitements de la thrombose artérielle. Les souris seront utilisées au stade adulte entre 2 et 6 mois. Cet âge correspond à la période utilisant des souris pubères et ne présentant pas encore de vieillissement. Une exception sera faite pour un type de souris car leur carotide est plus grosse à âge égal, elles seront utilisé à 1 mois afin de générer une thrombose suffisante.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1154
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 344
▲ 810
Devenir
 -
 -
 -
 1154

Soumises à une fracture, à un défaut creusé dans l'os cortical ou à une greffe, sous anesthésie et pendant trente à quarante-cinq minutes, 1 154 souris vont être utilisées, 810 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 344 un niveau modéré. Toutes sont tuées pour analyse des tissus osseux. S'y ajoutent des injections de tamoxifène ou un gavage, et des séances d'imagerie par rayons X de vingt minutes sous anesthésie. Le porteur déclare 810 souris en souffrance sévère et écrit dans le même document qu'elles boitent les premiers jours puis marchent, grimpent, boivent et se nourrissent normalement.

Objectifs

Ce projet de recherche vise à comprendre les mécanismes de la régénération osseuse pour développer de nouvelles thérapies cellulaires et pharmacologiques contre les maladies du système musculosquelettique, comme les défauts de consolidation après fracture. Actuellement, la chirurgie et les greffes osseuses sont les principaux traitements, mais la thérapie cellulaire pourrait offrir des solutions innovantes. En utilisant des modèles de souris transgéniques, nous explorons le rôle des cellules et des gènes impliqués dans la réparation osseuse. Ces modèles nous permettent également de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques et d’évaluer leur potentiel pour des applications humaines. Les procédures sont réalisées sous anesthésie, avec toutes les mesures pour assurer le bien-être animal. La réparation osseuse a lieu dans un environnement tissulaire complexe impliquant les os, les vaisseaux, les nerfs, les cellules inflammatoires et le muscle adjacent à l’os. Expérimentalement, il est impossible de reproduire la complexité de cet environnement dans un système cellulaire in vitro ou par modélisation mathématique. C’est pourquoi nous utilisons des modèles animaux nécessaires à la compréhension des mécanismes de la régénération osseuse. Dans ce projet nous nous concentrons sur le role des vaisseaux sainguins et des nerfs lors de fracture ou dans le cadre de maladies génétiques telles que les atteintes osseuses liées à la neurofibromatose de type 1. Il s’agit d’un projet multi-établissement concernant deux animaleries sur un même site, chaque animalerie étant couverte par une autorisation.

Bénéfices attendus

Les fractures sont les blessures les plus fréquentes du système musculosquelettique. Bien que la réparation osseuse soit un processus très efficace, environ 20% des fractures présentent un retard ou absence de réparation. Le traitement de ces défauts de réparation est complexe, nécessitant généralement une prise en charge chirurgicale. Ce projet va permettre de mieux comprendre les mécanismes de la régénération osseuse en condition physiologique et pathologique. D’un point de vue fondamental, il permettra une meilleure compréhension du rôle des différents acteurs cellulaires et de différentes voies de signalisation. Il s’agit également d’un projet permettant l’étude de nouveaux traitements sur les défauts de régénération osseuse. Les potentielles applications cliniques sont concrètes et ouvrivont la voie à l’utilisation de ces traitements chez les patients.

Procédures

fin de répondre aux questions du projet, nous utilisons des modèles murins transgéniques, permettant le suivi et la déplétion des cellules d’intêret ou l’inactivation de gènes. L’administration du Tamoxifène ou de molécules est réalisée par injection intraperitonéale ou gavage. L’administration du gel d’endoxifène est faite sous anesthésie générale avec une analgésie péri- et post-opératoire (durée de la procédure entre 30 et 45 min). Une greffe , un défaut cortical ou une blessure osseuse sont induits sous anesthésie générale avec une analgésie péri- et post-opératoire (durée de la procédure entre 30 et 45 min).Des scans en imagerie par rayons X à haute résolution (microCT) sont réalisés sous anesthésie à l’isoflurane (3 à 4% en induction ; durée de scan est 20 minutes/souris).

Impact sur les animaux

Le processus de régénération osseuse est spontané. Le cal est formé en une semaine stabilisant la fracture et les animaux sont guéris après 3 semaines lorsque le cal est entièrement ossifié. Ils boitent les premiers jours mais ont une activité normale dans la cage (marchent, grimpent, boivent, se nourrissent etc...) et présentent une apparence physique externe normale.

Devenir

Les animaux sont sacrifiés à la fin de l’ensemble des procédures afin de permettre l’analyse tissulaire et cellulaire des tissus osseux.

Remplacement

Le processus de régénération osseuse est complexe et implique de multiples types cellulaires, dont l’activité coordonnée et les interactions sont indispensables. Ces évènements ont lieu dans un environnement tissulaire complexe impliquant des interactions entre l’os, les vaisseaux, le système immunitaire, le système nerveux et les muscles. Expérimentalement, il n'est pas possible de reproduire la complexité de cet environnement dans un système cellulaire in vitro, et il est nécessaire de recourir à l’utilisation de modèles murins. Toutefois, nous combinons les études in vivo avec des analyses cellulaires in vitro lorsque que nous cherchons à identifier des déficiences au niveau d’un type cellulaire particulier.

Réduction

Dans notre expérience et grâce à des analyses statistiques, nous avons déterminé les étapes de la régénération à analyser et une taille d'échantillon de 10 animaux par groupe pour fournir des résultats statistiques valables. Avec une taille d'échantillon de 10 dans chaque groupe de comparaison, la probabilité de détecter une différence est supérieure à 80 %. Nous utilisons differents tests statistiques et logiciels adaptés pour les analyses.

Raffinement

Le processus de régénération osseuse est spontané et est complet en moins de 3 semaines. Les animaux sont suivis de façon régulière. Ils boitent les premiers jours mais ont une activité normale dans la cage (marchent, grimpent, boivent, se nourrissent etc...) et présentent une apparence physique externe normale. Nos expérimentations sont accompagnées d’une analgésie en péri- et post-opératoire. Des points limites ont été définis et permettent un suivi efficace des animaux et la mise en place de réponses adaptées le cas échéant grâce à une grille de scoring. Pour le bien-être animal, des enrichissements (coton, maisonnette, papier) sont placés dans les cages.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour étudier les mécanismes de la réparation osseuse, car les étapes de réparation ressemblent aux étapes observées chez l’homme. La souris permet d’analyser les bases génétiques de la réparation osseuse normale ou pathologique grâce aux nombreux outils cellulaires et moléculaires à notre disposition. La réparation osseuse est un processus physiologique très efficace en particulier chez la souris permettant de contrôler et traiter la douleur et ne conduisant pas à des dommages durables. Les procédures sont réalisées sur des animaux adultes entre 2 et 16 mois selon les procédures, mais aussi sur des stades embryonnaires afin de comprendre l’origine embryonnaire des cellules participant à la régénération osseuse.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 330
Souffrances
▲ -
▲ 330
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 330

Toutes tuées pour prélèvement d'organes, 330 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Cent cinquante subissent un prélèvement de sang unique sous anesthésie gazeuse, et 180 reçoivent en plus deux injections d'un immunogène dans l'abdomen, avec une inflammation locale de 24 à 48 heures. La recherche porte sur la façon dont les lymphocytes B remanient leur ADN pour produire des anticorps, et sur ce qui fait dériver ces remaniements vers des cancers. Le porteur indique qu'une partie de son objet, la réponse à une stimulation antigénique, se reproduit in vitro à partir d'un seul animal, et réserve l'usage des souris à l'hypermutation somatique, qu'aucune culture cellulaire ne reproduit à ce jour.

Objectifs

Ce projet de recherche, très fondamental a pour objectif d’étudier les lymphocytes B, cellules majeures de notre système immunitaire qui interviennent dans la défense de notre organisme. Pour mettre en place une défense adaptée à la nature des agents pathogènes, les lymphocytes B vont remodeler leur matériel génétique (ADN) contenu dans leur noyau. Ce remodelage fait intervenir des recombinaisons entre régions d’ADN, qui se doivent d’être très ordonnées et contrôlées. L’objectif de ces recombinaisons de l’ADN est de permettre aux lymphocytes B de produire des anticorps capables de neutraliser les agents pathogènes. Dans certaines situations encore mal connues, ces remaniements sont désordonnés et aboutissent à l’apparition d’anomalies dans l’ADN qui peuvent induire des cancers. L’objectif de mon projet est de (i) comprendre comment l’ADN s’organise dans l’espace tridimensionnel du noyau des lymphocytes B, (ii) de déterminer quels sont les régulateurs des remaniements de l’ADN des lymphocytes B et (iii) de déterminer comment des défauts de ces régulateurs affectent le déroulement normal des recombinaisons et favorisent l’apparition de remaniements désordonnés. Nous nous intéressons notamment au rôle d’un régulateur majeur, nommé 3’RR pour région régulatrice (3’RR) localisée dans la région d’ADN contenant les informations nécessaires à la production des anticorps (ou gène des anticorps), dans la balance évènements de recombinaisons normaux vs anormaux. Pour ce faire, j’utiliserai des modèles de souris « normales » et des modèles de souris dans lesquels cette région 3’RR est partiellement ou entièrement enlevée. Les animaux utilisés pour ce projet ne développent aucune maladie.

Bénéfices attendus

Une description approfondie de la régulation des recombinaisons de l’ADN des lymphocytes B est nécessaire pour une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans la formation des cancers. Je souhaite à travers ce projet, montrer l’importance de (i) l’organisation tridimensionnelle de l’ADN dans le noyau du lymphocyte B et (ii) de la région régulatrice 3’RR dans la régulation des recombinaisons de l’ADN. L’organisation non aléatoire de l’ADN permet une fonction normale de la région 3’RR et favorise les réarrangements normaux de l’ADN en empêchant la survenue de réarrangements génétiques anormaux pouvant conduire à l’apparition de cancers.

Procédures

Sur les animaux non immunisés subiront un unique prélèvement de sang sous anesthésie gazeuse (150 animaux sont concernés). Les animaux immunisés subiront un unique prélèvement de sang et 2 injections de solution immunogène sous anesthésie gazeuse (180 animaux sont concernés). Les animaux subiront un léger stress d'une courte durée avant les anesthésies pour les injections et prélèvements.

Impact sur les animaux

Les modifications génétiques n'entrainent pas de phénotypes dommageables. Certains animaux recevront une immunisation (SRBC) par voie intra péritonéale ce qui pourrait entrainer uniquement une légère inflammation au point d'injection d'une durée de 24h à 48h.

Devenir

Tous les animauxdu projet seront sacrifiés pour analyse, soit 330 animaux. Soit suite à la procédure d'immunisation, soit suite aux expériences nécessitant le prélèvement d'organes pour des études in vitro.

Remplacement

Mon projet contient une partie qui porte sur l’hypermutation somatique. Ce mécanisme très complexe sera analysées in vivo car à ce jour aucune technique de culture cellulaire permet de reproduire l’hypermutation somatique in vitro. A l'inverse la réponse a un stimulation antigénique peut être reproduit un in vitro, plusieurs stimuli peuvent etre testé à partir d'un seul animal.

Réduction

Dans la mesure du possible, différents organes du système immunitaires seront prélevées sur le même animal afin de réduire au maximum le nombre d'animal utilisé pour ce projet. Le nombre de souris utilisé sera réduit au maximum dans la mesure d'un résultat statistique selon les études réalisées précedemment.

Raffinement

Les conditions d'hébergement et d'élevage répondent aux normes actuellement en vigueur afin de respecter au mieux le bien être animal : conditions de température et de d'hygrométrie, enrichissement dans les cages et nombre d'animaux par cage. Le personnel est formé à l'expérimentation (manipulation, injection) ainsi qu'à la chirurgie sur le petit animal et maintien ses compétences au cours du temps. Ainsi, toutes les précautions sont prises pour induire un minimum de douleur chez l'animal. La surveillance des animaux en expérimentation est renforcée afin de s'assurer du bien être animal. Les animaux sont suivis quotidiennement et des points limites ont été établis afin d'euthanaiser tout animal présentant des signes de souffrance.

Choix des espèces

Il existe une très forte homologie de structure et de fonction entre les gènes des immunoglobulines humain et murin faisant de la souris un modèle expérimental incontournable pour la transposition des mécanismes étudiés à l'homme Pour obtenir des résultats statistiquement significatifs, nous utilisons des souris âgées de 2 mois avec un poids entre 18-22 grammes. Cet âge est important car c’est le moment ou les plaques de Peyer ont leurs tailles maximales. Des souris de 6 mois seront également utilsée bien que le nombre de plaques de peyers soit plus restreint.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Souris : 2434
Souffrances
▲ -
▲ 160
▲ 420
▲ 1854
Devenir
 -
 -
 -
 2434

2 434 souris vont être utilisées, toutes tuées, 1 854 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, 420 un niveau modéré et 160 un niveau léger. Une péritonite est provoquée par une chirurgie abdominale de dix minutes, puis une pneumonie par instillation de bactéries dans la trachée, la première infection servant à fragiliser l'organisme avant la seconde. Le porteur annonce des douleurs sévères après l'opération, des difficultés à boire et à manger, une déshydratation, une hypothermie et une mortalité précoce, la mise à mort intervenant à l'atteinte des points limites ou de façon programmée. Il décrit par ailleurs des modèles d'épithélium respiratoire reconstitué in vitro, à partir de cellules murines ou de pièces opératoires humaines, qui viennent "compléter" les expériences sur animaux vivants et non s'y substituer.

Objectifs

Les infections bactériennes sévères représentent un problème croissant de santé publique et représentent une cause majeure de décès. Grâce aux progrès de la réanimation, la plupart des patients pris en charge pour des infections graves survivent à la phase initiale mais présentent ensuite une susceptibilité particulière aux infections nosocomiales (acquises à l'hôpital), et notamment des infections pulmonaires liées à des bactéries souvent multi-résistantes aux antibiotiques. L'objectif de ce projet est d'étudier les défenses contre les infections pulmonaires chez des animaux fragilisés par une première infection, sur la base de modèles de deux stimulations infectieuses successives, d'abord extra-pulmonaire (péritonite) puis pulmonaire.

Bénéfices attendus

Les infections nosocomiales représentent un enjeu majeur de santé publique, notamment chez les patients fragilisés pris en charge en réanimation. Ces travaux expérimentaux visant à reproduire cette situation clinique particulière ont pour but d'investiguer les défenses pulmonaires des patients fragilisés, et identifier ainsi de nouvelles approches thérapeutiques potentiellement applicables à l’homme.

Procédures

Injections intra-péritonéales de traitement ou de solution contrôle : 1 fois, durée 10 s par injection Intervention chirurgicale : 1 fois, durée 10 minutes, sous anesthésie générale médicamenteuse Instillation pulmonaire: 1 fois, durée 15 s, après anesthésie générale gazeuse de 5 min. Génotypage: 1 fois, biopsie à la queue

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues chez les animaux sont liées aux différentes procédures: - injections intra-péritonéales: stress, douleur modérée liée à la ponction abdominale - actes chirurgicaux: stress, inconfort lié à l'induction et au réveil de l'anesthésie générale, douleurs sévères post-opératoires, difficultés à boire et à manger, déshydratation, perte de poids au cours des 5 premiers jours, hypothermie liée à l’infection, mortalité précoce- inoculation intratrachéale: stress, inconfort lié à l'induction et au réveil de l'anesthésie générale, dyspnée, perte de poids au cours des 5 premiers jours, hypothermie liée à l’infection - choc endotoxinique: stress, difficultés à boire et à manger, déshydratation, perte de poids au cours des 5 premiers jours, hypothermie liée à l’infection, mortalité précoce - biopsie à la queue pour génotypage : stress, douleur légère.

Devenir

Mise à mort après atteinte de points limites ou de manière programmée pour prélèvements d'organes et de tissus, ou à la fin de la période de suivi pour l'expérimentation

Remplacement

L’objectif global de ce projet de recherche est d’appréhender les conséquences et les mécanismes régulateurs des dysfonctions immunitaires induites par un sepsis sur les fonctions de défense pulmonaire. Le sepsis étant défini par une infection généralisée responsable de défaillances multi-organes, l’utilisation d’animaux vivants est nécessaire afin i) d’investiguer les conséquences de l’immunodépression induite par le sepsis sur une pneumonie bactérienne secondaire (aigüe ou chronique), ii) d’identifier les effecteurs immunitaires et les mécanismes régulateurs impliqués dans ces phénomènes. Cependant, certaines expériences de modulation fonctionnelle peuvent être effectuées à l’aide de lignées cellulaires ou de cellules primaires manipulées ex vivo qui viennent compléter des résultats obtenus par l’expérimentation in vivo. Nous développons ainsi des modèles d’interactions entre cellules immunitaires hématopoïétiques et épithélium respiratoire reconstitué in vitro à partir de lignées cellulaires épithéliales immortalisées ou tumorales, à partir de cellules épithéliales primaires murines obtenues de trachées de souris, ou de cellules épithéliales primaires humaines obtenues de pièces opératoires pulmonaires.

Réduction

Les efforts de réduction impliquent la calibration de la sévérité des modèles en fonction des objectifs poursuivis. Dans la mesure du possible, les prélèvements d’organes et les investigations sont regroupées de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Les interventions chirurgicales et l'inoculation intra-trachéale ont été calibrées finement pour réduire la variabilité expérimentale. Nous utilisons une technique d’inoculation intra-trachéale pour induire une pneumonie, très fiable pour contrôler la dose de bactéries effectivement instillées en intra-pulmonaire, et de fait réduit la variabilité du modèle. Des tests statistiques adaptés ont été utilisés pour calculer au mieux le nombre d'animaux nécessaires, sur la base de l’expérience acquise par l’équipe et des données de la littérature scientifique et en prenant en compte la variabilité inhérente à ce type de modèle.

Raffinement

L'induction d'une péritonite, ainsi que la chirurgie contrôle seront réalisées sous anesthésie générale suivie d'une analgésie et d'une réhydratation systématiques biquotidienne pendant 72h. Les procédures classées « sévères » avec excès de nociception (chirurgie) justifieront une anesthésie générale puis une analgésie, de même que pour les animaux contrôles soumis à une simple laparotomie. La technique d’instillation intra-trachéale pour induire une pneumonie est peu invasive sans nécessité de trachéotomie, et sera réalisée sous une brève anesthésie générale par inhalation d'isoflurane. Au décours de ces procédures, les animaux seront maintenus en milieu enrichi (coton de nidification, maisons en carton). Au décours de ces procédures, les animaux seront soumis à une surveillance rapprochée avec établissement de points-limites simples et reproductibles justifiant la mise à mort anticipée de l'animal. Les points limites sot stricts et spécifiques au projet.

Choix des espèces

Les souris sont les animaux les plus utilisés en immunologie, car dotées d'un système immunitaire de mammifères proche du système immunitaire humain. Les modèles murins de péritonite polymicrobienne, de choc endotoxinique et de pneumonie bactérienne miment des infections communes observées chez l'Homme. Nous utiliserons des souris âgées de 8-16 semaines (souris adultes avec système immunitaire mature), afin d’obtenir un poids relativement homogène (17-23g), qui assurera une meilleure reproductibilité de nos résultats.