Rongeurs
Etude du rôle d’une nouvelle protéine du système immunitaire dans l’infection à Salmonella
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Inoculées dans l'abdomen avec une souche de salmonelle qui provoque chez elles une infection généralisée mortelle, 156 souris vont toutes être tuées, 60 d'entre elles dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 96 un niveau modéré. Le porteur décrit l'état fébrile, les poils hérissés, le dos recourbé, les écoulements oculaires et la mobilité réduite qui suivent l'infection, et écarte tout traitement de la douleur au motif qu'il modifierait la cinétique de la létalité. L'enjeu est de vérifier si une protéine repérée en culture cellulaire joue le même rôle dans un "organisme vivant intégré et autonome", étape qu'il juge "nécessaire" avant d'envisager des applications contre les bactéries résistantes. Le résumé annonce trois interventions et n'en décrit que deux, l'inoculation et une prise de sang à la joue.
Objectifs
La réponse immune anti-bactérienne dépend de l’activation de récepteurs spécialisés par des molécules bactériennes, résultant en la production de cytokines pro-inflammatoires. Nous avons récemment identifié une protéine, qui participe à une cascade de signalisation de la réponse immunitaire. Nos données in vitro en culture cellulaire indiquent que cette protéine est centrale pour cette cascade de signalisation, notamment lors de l’infection par la bactérie Salmonella. Dans ce projet, nous avons pour objectif d’interroger le rôle de cette protéine dans l’activation de la réponse immune anti-bactérienne durant une infection à Salmonella in vivo. Ce projet répond à la fois à une question scientifique (améliorer notre compréhension de la voie de signalisation de l’immunité innée) mais aussi médicale (la protéine d’intérêt peut-elle être ciblée pour « booster » la réponse anti-bactérienne ? Question d’autant plus importante au vu de l’augmentation du nombre de souches antibiorésistantes.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre de comprendre le rôle d’une protéine dans une voie de signalisation de réponse aux infections bactériennes, en utilisant Salmonella comme modèle. Cela va tout d’abord faire progresser la connaissance scientifique en décrivant une voie majeure d’activation de l’immunité chez l’humain. Nos données in vitro avec des cultures cellulaires indiquent que la protéine étudiée participe à cette voie, mais il est nécessaire de questionner ce fait dans un organisme vivant intégré et autonome, ici chez la souris. Il s’agit d’un bénéfice à court terme, obtenu à la complétion du projet. À plus long terme, ce projet ouvre des perspectives cliniques et vétérinaires. En effet, cette voie d’activation de l’immunité est majeure dans le contrôle de l’infection bactérienne, mais aussi dans les pathologies de sur-activation de l’immunité (choc septique). Si ce projet apporte la preuve que la protéine étudiée participe à la la réponse immunitaire in vivo, nous pouvons imaginer des approches thérapeutiques d'activation de cette protéine (dans le cas d’infections bactériennes résistantes aux antibiotiques) ou d’inhibition de celle-ci (dans le cas du choc septique).
Procédures
3 interventions prévues : inoculation d’une bactérie pathogène par voie intra-péritonéale (1 seule fois, moins de 3 min) et prélèvement de sang à la veine submandibulaire (1 seule fois, 5 min).
Impact sur les animaux
Salmonella Typhimurium cause une infection systémique létale chez la lignée de souris utilisée, reproduisant les fièvres typhoïdes et paratyphoïdes chez l’homme. Les symptomes suivants apparaissent au cours de l’infection : état fébrile, poils hérissés, dos recourbé, écoulements oculaires, mobilité réduite. La contention peut générer également du stress. L’inoculation par voie intra-péritonéale et la prise de sang dans la veine submandibulaire peuvent engendrer une légère douleur au niveau du site d’injection de l’inoculum et de la prise de sang respectivement.
Devenir
Les animaux de la procédure létalité sont euthanasiés à l’atteinte du point limite. Les animaux qui servent à évaluer le niveau de colonisation des organes et aux prélèvements de sang sont euthanasiés pour faire les prélèvements.
Remplacement
Avant de proposer ce projet, nous avons implementé des approches de remplacement basée sur de la culture cellulaire : 1) Génération d’une lignée de macrophages murins n’exprimant pas la protéine d’intérêt. Il a été observé une perte de la production de cytokines pertinentes et une augmentation de l’infection à Salmonella dans ces cellules comparées aux cellules contrôles. 2) Modèle de sur-expression de la protéine d’intérêt, la production de cytokines pertinentes est augmentée de manière dose-dépendante dans cette lignée. Ces résultats documentent le rôle central de la protéine d’intérêt dans l’activation cytokinique bactério-induite in vitro. Il s’agit maintenant de tester l’importance de la protéine d’intérêt lors d’une réponse immunitaire à l’infection bactérienne in vivo pour démontrer définitivement son rôle essentiel dans un modèle complexe. Il n’existe pas à ce jour de modèle expérimental autre qu’animal récapitulant de manière convaincante une réponse immune.
Réduction
Différents scénari ont été testés avec une ou 2 études pilotes avant l’expérimentation finale. C’est le scénario avec une étude pilote qui utilise le moins d’animaux. L’étude pilote prévue permet de choisir la dose la plus adaptée à notre question scientifique. Elle permet également de déterminer le pic d’infection afin de déterminer les time-points d’autopsies les plus pertinents de l’expérimentation finale. Le nombre d’animaux par lot a été choisi sur la base de la littérature qui montre que 15 souris par lot permettent de voir une différence significative entre les 2 modèles murins que l’on souhaite tester suite à l’infection par Salmonella et sur le calcul de la puissance du test stastistique utilisé lors de la comparaison des résultats obtnenus sur les deux modèles.
Raffinement
Dès l'arrivée des animaux à l’animalerie, une semaine d’acclimatation est prévue pour permettre l'adaptation des animaux à leur nouvel environnement. Les animaux seront surveillés 2 fois par jour. Les animaux sont hébergés selon les conditions de l’établissement utilisateur agréé, en tenant compte de l’état physiologique des animaux avec contrôle (relevé télémétrique de la température, signes cliniques tels que le poids, l’aspect du faciès et le comportement général) et enregistrement de la température ambiante. Du papier sopalin est utilisé dans les cages de souris comme raffinement au cours de l’expérimentation. Des igloos, tunnels ont été testés il y a plusieurs années mais ils rendent le suivi des symptomes plus compliqués. Il est alors nécessaire de faire sortir les souris pour les observer. Ce « dérangement » des souris malades nous a paru être plus embêtant que le bien-être que peuvent apporter ces structures en début d’expérimentation lorsque les souris vont bien. Nous avons donc choisi de nous en tenir au papier sopalin comme raffinement. L’utilisation de méthode pour réduire la douleur liée à l’infection par Salmonella n’est pas possible car elle modifierait la cinétique d’apparition des symptômes et la cinétique de létalité et ne reproduirait donc plus la maladie.
Choix des espèces
La lignée de souris inoculées avecSalmonella est un modèle d’infection systémique létale naturel qui reproduit les infections systémiques létales observées chez l’homme et causées par S. Typhi, S. Paratyphi A/B/C ou S. Sendai. Ces souris sont naturellement sensibles à l’infection par Salmonella. Ce modèle est donc particulièrement pertinent pour notre étude. Les souris utilisées sont adultes. Elles ont entre 6 et 8 semaines d’âge, et ce, conformément au modèle publié dans la littérature.
Etude du phénotype rétinien sur un modèle murin de dégénérescence rétinienne
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
- Système nerveux
120 souris transgéniques vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour les prélèvements, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent deux examens d'imagerie de l'œil sous anesthésie gazeuse, un électrorétinogramme de quarante-cinq minutes sous anesthésie générale, et pour une partie d'entre elles une exposition à une lumière forte pendant trois heures, éveillées. L'objectif est de mesurer ce que devient la rétine quand une protéine protectrice manque, dans une lignée dont le porteur précise qu'elle ne développe pas de maladie grave. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune culture cellulaire ne reproduit un trajet optique complet et conclut qu'il n'y a "pas d'alternative" in vitro.
Objectifs
Les Rétinopathies Pigmentaires (RP) touchent environ une personne sur 4 000 dans les pays occidentaux, et se caractérisent par une perte progressive des cellules de la rétine, les photorécepteurs à bâtonnets puis à cônes, entraînant une perte progressive de la vision allant jusqu'à la cécité. Les études menées antérieurement par l’équipe sur les RP ont mis en évidence un gène qui code pour des facteurs ayant une fonction protectrice sur les cellules touchées. Une des deux protéines est sécrétée par un type de photorécepteurs, les batônnets et a une activité protectrice sur le 2ème type de photorécepteurs, les cônes. Le second produit du gène, joue un rôle protecteur contre l'oxydation. Pour ce faire, nous avons étudié les conséquences de l’absence d'un des produits du gène à l'aide d'un modèle de souris transgénique sur la fonctionnalité des photorécepteurs lié au stress oxydatif en comparaison avec des animaux contrôles.
Bénéfices attendus
Les rétinites pigmentaires (RP), sont les formes les plus communes des dégénérescences rétiniennes congénitales. Elles touchent environ une personne sur 4 000 dans les pays occidentaux, et se caractérisent par une perte progressive des cellules de la rétine, entraînant une perte progressive de la vision allant jusqu'à la cécité. La perte de la vue représente un handicap majeur pour les personnes qui en sont atteintes. Afin que ces personnes puissent rester complètement autonomes, il apparaît essentiel de comprendre le rôle des différentes molécules dans le maintien de la vision afin de pouvoir trouver des cibles thérapeutiques efficaces permettant de ralentir l’évolution d’une perte visuelle ou de la restaurer. La perte de la vue représente un handicap majeur pour les personnes qui en sont atteintes. Afin que ces personnes puissent rester complètement autonomes, il apparaît essentiel de comprendre le rôle des différentes molécules dans le maintien de la vision afin de pouvoir trouver des cibles thérapeutiques efficaces permettant de ralentir l’évolution d’une perte visuelle ou de la restaurer.
Procédures
- L’imagerie oculaire: examens réalisés sous anesthésie gazeuse sur des animaux agés entre 2 et 6 mois. Durée : 20 minutes par animal et par passage. Examen réalisé 2 fois par animal, espacé de 2 semaines. - Electrorétinogramme: examen réalisé sous anesthésie générale sur des animaux agés entre 2 et 6 mois. Durée 45 minutes. Examen réalisé une seule fois par animal. - Surexposition lumineuse pendant 3 heures sur animal vigile avec une seule mesure tout au long de l'expérience. Les animaux testés pour la surexposition lumineuse, auront avant le test, une injection sous-cutanée de sérum physiologique puis une pesée avant et après le test de surexposition lumineuse pour évaluer l'effet de cette surexposition sur une déshydratation éventuelle.
Impact sur les animaux
L'anesthésie générale peut entrainer chez la souris une hypothermie avec un possible arrêt cardio-respiratoire. La contention légère de l'animal pour les injections intra-péritonéales et les examens phénotypiques de l'œil peuvent entrainer un léger stress des animaux. Les injections intra-péritonéales et sous-cutanées peuvent être considérées comme une nuisance de douleur légère et de courte durée dû à l'introduction de l'aiguille Le changement d’environnement des animaux (mise en chambre noire la veille de l’électrorétinogramme) peut aussi générer un léger stress chez ces derniers. L'exposition des animaux à une lumière forte peut entrainer une déshydratation se traduisant par un poil hérissé dû au positionnement de la cage, placée en dessous des néons et séparés par une plaque en plexiglass.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure expérimentale pour les analyses post-mortem. L’euthanasie est requise afin de procéder aux différents prélèvements nécessaires en vue des analyses à mettre en œuvre pour répondre à la question scientifique
Remplacement
L’étude de la fonctionnalité de la rétine ne peut être réalisée sur des modèles de cellules en culture. Il y a nécessité d'avoir la rétine et ses tissus environnant (Choroïde, Sclère) ainsi qu’un trajet optique complet (cornée, lentille, cristallin, iris, humeur aqueuse). Dans ce projet, le modèle animal développé s'inscrit dans certaines caractéristiques de pathologies. Il n’y a donc pas d’alternative par des modèles in vitro.
Réduction
Afin de générer le moins d’animaux possible, nous avons réduit au maximum le nombre d’animaux nécessaires. Nous allons utiliser les animaux mâles et femelles indistinctement en fonction des naissances. Un nombre minimum d'animaux sera inclus dans chaque groupe mais toutefois suffisant pour assurer la robustesse de l’expérience et appliquer des tests statistiques entre les différentes conditions. Les analyses statistiques seront réalisées avec un logiciel adapté. Le nombre d’animaux indiqué dans chaque groupe a été estimé sur la base d’expériences similaires effectuées dans notre équipe, en tenant compte des contraintes statistiques (nombre d’échantillon par groupe) et des contraintes techniques (rentabilité technique). Ce projet impliquera au maximum 120 souris.
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce concernée. Les animaux provenant de l’extérieur observeront une période d’acclimatation de 5 jours minimum avant les expérimentations. Les animaux seront hébergés dans des cages ventilées en stabulation standard avec enrichissement. Des points limites ont été définis et les animaux sont examinés quotidiennement par le personnel qualifié de l’animalerie et/ou les expérimentateurs. Toute observation anormale ou point limite atteint sera noté dans le logiciel de gestion des animaux et nous suivrons l’échelle décisionnelle définie par notre structure chargée du bien-être de l'animal. L’application de cette échelle adaptée à nos expérimentations pourra nous amener à décaler dans le temps les actes prévus dans la séquence expérimentale. L'euthanasie de l'animal serait un dernier recours. Les animaux bénéficieront si besoin d'une anesthésie générale fixe ou gazeuse ainsi qu'une anesthésie locale adaptée. Un système d’étiquettes et de pastilles assurera le suivi du bien-être des animaux. Les informations concernant les animaux seront mutualisées avec un logiciel adapté. Des points limites précoces et prédictifs ont été mis en place pour s'assurer de réduire la souffrance et la détresse des animaux au maximum. Le raffinement réside aussi dans le fait de concevoir les expériences en limitant au maximum l'utilisation de groupes contrôles surnuméraires. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive et des soins adaptés.
Choix des espèces
Nous utilisons un modèle de souris transgénique permettant d'étudier le rôle de notre protéine d'intérêt. Cette souris ne présente pas de phénotype dommageable car elle n'entraine pas le développement d'une maladie grave. Nous avons sélectionné cette espèce car la rétine de la souris est semblable en plusieurs points à celle de l’Homme (organisation des couches neuronales, les membranes, la vascularisation, les circuits). Nous voulons commencer les études juste avant l’apparition de modification de la structure de la rétine (du fait du modèle animal). Les animaux auront environ deux mois à leur entrée dans les procédures expérimentales.
Maintien d’élevage de souris génétiquement modifiées avec phénotype dommageable Wnt1 Cre; CSF1 flox; CX3CR1 GFP+
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Nées avec une croissance dentaire anormale, des dents trop longues et incontrôlées pour certaines, rabougries pour d'autres, 2700 souris génétiquement modifiées sont élevées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. À dix jours, chacune se voit couper un morceau de queue pour vérifier son génotype. Le porteur indique que la douleur y serait alors faible, voire nulle, l'ossification de la queue n'ayant pas commencé, et prévoit de la nourriture en gelée et des bâtonnets à ronger pour compenser les difficultés à s'alimenter. Cet élevage ne répond par lui-même à aucune question scientifique, il alimente de futures demandes d'autorisation sur les macrophages, et les animaux conservés à l'issue rejoignent d'autres projets.
Objectifs
Nous élevons une lignée de souris génétiquement modifiées qui présente un phénotype spécifique, impliquant des altérations physiologiques et comportementales. Ces souris, en raison de modifications précises de leur génome, affichent une croissance anormale des dents. Cette anomalie dentaire peut entraîner des difficultés à s'alimenter, ce qui, à son tour, peut causer un retard de croissance et une diminution de leur poids corporel. Pour atténuer ces effets néfastes, nous mettons en place une prise en charge adaptée, incluant une alimentation spécifique qui compense les limitations dues à la croissance dentaire. Ces souris sont produites dans le but de répondre à des objectifs scientifiques variés. En raison de leur modification génétique, elles sont un modèle précieux pour étudier les rôles spécifiques de certaines cellules immunitaires, comme les macrophages, qui jouent un rôle crucial dans divers tissus du corps. La suppression de certaines populations cellulaires permet d'examiner en profondeur les conséquences de leur absence, ce qui est pertinent pour la recherche sur le développement et la régulation immunitaire. De plus, ces souris modifiées sont utilisées pour modéliser diverses pathologies comme le cancer ou l’étude des rôles homéostasiques des macrophages. Permettant ainsi dans l’avenir des applications biomédicales.
Bénéfices attendus
Au cours de la dernière décennie, la recherche sur les macrophages a émergé comme un domaine clé en immunologie. Ceci est dû à notre compréhension croissante du rôle vital de ces cellules dans l'homéostasie des tissus et leurs divers rôles significatifs dans différentes maladies tels que le cancer, les infections ou encore maladies auto-immunes. Le premier Conseil Scientifique Présidentiel réuni en avril 2024 a spécifiquement souligné les macrophages comme un "axe majeur et émergent" pour les années à venir. Ce modèle de souris va permettre d'étudier le rôle de plusieurs populations de macrophages dans divers tissus très localisés. Les différentes caractéristiques observées après génération des souris confirment d'ailleurs la nécessité de comprendre leurs fonctions et l'utilité de ce modèle pour y répondre.
Procédures
2700 souris se verront prélever un morceau de queue 10 jours après leur naissance.
Impact sur les animaux
Après la première génération de souris, nous avons observé que certaines étaient plus petites que leurs congénères du même groupe. Nous avons également constaté une croissance anormale des dents : certaines souris présentaient des dents nettement plus petites et plus fines, tandis que d'autres avaient des dents beaucoup plus longues avec une croissance non contrôlée. Ces deux problèmes pourraient être liés, la croissance anormale des dents pouvant entraîner des difficultés à s'alimenter, ce qui diminuerait la prise de poids. Un prélèvement de la queue sera réalisé sur les animaux 10 jours après leur naissance. À cet âge, la perception de la douleur dans la queue par la souris est encore considérée comme faible, voire nulle, car le système nerveux de cette partie est encore immature et l’ossification de la queue inexistante.
Devenir
Les animaux qui sont conservés après la fin de cette étude seront utilisés dans le cadre d’autres projets de recherche. Cette utilisation continue permet de maximiser les données obtenues à partir des animaux tout en respectant les principes d'éthique de réduction du nombre d'animaux utilisés.
Remplacement
Ce projet décrit l’élevage de souris génétiquement modifiées en condition de maintien pour une lignée à phénotype dommageable. Ces souris seront utilisées pour de futures demande d’autorisation de projet interrogeant la fonction des macrophages ciblés. Les données de la littérature ont montré que chaque type de macrophage exprime un profil d’expression de gènes unique lui permettant de réaliser des fonctions propres à ce sous-type. Ce profil est induit par un ensemble de signaux fournis par son microenvironnement direct. L'utilisation d'un modèle in vitro ne permettrait pas de reproduire la complexité des interactions entre le macrophage et son microenvironnement puisque nous ne connaissons pas l’ensemble des signaux.
Réduction
Nous maintiendrons un élevage à minima sur la base de 5 accouplements avec 1 mâle et 3 femelles par accouplement car cette lignée semble avoir des portées de petites tailles. Ces derniers seront renouvelés toutes les 26 semaines. Les géniteurs pour le renouvellement des accouplements seront sélectionnés parmi les descendants des accouplements précédents.
Raffinement
- de la nourriture en gelée sera ajoutée à chaque cage pour surmonter toutes les difficultés d'alimentation des souris. - Des bâtonnets de bois seront également ajoutés pour permettre le limage naturel des dents, qui seront contrôlées de manière hebdomadaire et coupées lorsque cela sera nécessaire. - Le statut de notre animalerie permet de minimiser les variabilités dues aux infections. Les animaux seront surveillés pendant cette période d’accouplement et d’élevage et des mesures adéquates prises en cas de comportement agressif allant de l’enrichissement de la cage en dômes, de mesures d’isolement temporaire en cas de comportement agressif, en l’’administration de crème par voie cutanée sur de possibles blessures pourront être mises en place si nécessaire.
Choix des espèces
L´espèce murine a permis de développer de nombreux modèles génétiquement modifiés, et leur utilisation dans ce projet est nécessaire pour de futures recherches. Les animaux seront utilisés à différents stades de développement en fonction des projets dans lesquels ils seront impliqués. Par exemple, si nous nous intéressons au développement dentaire qui est altéré dans ce modèle, nous analyserons des souris durant les premières semaines après la naissance. Pour les projets étudiant le rôle des macrophages de la tête et du cou dans diverses pathologies (cancer, infection), des animaux adultes seront utilisés. Les géniteurs pour le renouvellement des accouplements seront sélectionnés parmi les individus âgés de 6 à 10 semaines au moment du début de l'accouplement.
Modèles murins pour étudier le role des kinases Pim1 et Pim2 au cours de la réponse immunitaire humorale
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Injections intrapéritonéales, injections sous-cutanées, gavages à la canule métallique sans anesthésie et prélèvements sanguins submandibulaires répétés : 800 souris subissent ces actes sur animal vigile, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur reconnaît que le gavage peut provoquer une détresse respiratoire et un reflux, tout en affirmant que ses protocoles n'induisent "pas de phénotype" et pas d'autre stress que celui, "bref et modéré", de l'injection intrapéritonéale. L'enjeu déclaré est de comprendre comment deux kinases régulent la transformation des lymphocytes B en plasmocytes, étape que le porteur présente comme indispensable à la compréhension des lymphomes. Ni le nombre de prélèvements sanguins, décrits comme "itératifs à différents temps", ni le nombre d'immunisations, "soit unique ou répétée selon les expérimentations", ne sont précisés.
Objectifs
Les lymphomes sont des cancers des cellules du sang qui se développent à partir des lymphocytes B, cellules sanguines du système immunitaire, qui sont anormalement bloquées dans leurs processus physiologiques de développement. Les lymphocytes B ont physiologiquement la capacité à devenir des plasmocytes, cellules essentielles de l'immunité dont le rôle est de protéger l’organisme contre les infections par des agents extérieurs. L'incidence de ces cancers est en constante augmentation et restent incurables en dépit de nouvelles thérapeutiques. Identifier les étapes critiques et les acteurs qui régulent physiologiquement la transformation des lymphocytes B en plasmocyte est essentielle car leur altérations ou perturbations est à l'origine du développement de ces maladies. Dans des études menées hors de l’organisme (in vitro), il a été montré le rôle de essentiel de certains facteurs dans ce processus. Cependant, ces modèles in vitro ne permettent pas de déterminer quand et comment ces facteurs agissent au sein des organes de l'immunité où se déroule la différenciation des lymphocytes B. A l’heure actuelle il n’existe pas d’étude menée chez l’animal démontrant le rôle de ces facteurs dans la différenciation des lymphocytes B en plasmocytes. Notre objectif est d’étudier leurs rôles dans différents modèles in vivo. Tout d’abord, nous évaluerons l’effet de l’inhibition (à l'aide d'une moélcules chimique) de ces facteurs sur la réponse immunitaire dans des souris sauvages (exemptes de modification génétique). Aussi, nous utiliserons un modèle de souris modifié génétiquement dans lequel l’invalidation génique de ces facteurs sera induite spécifiquement dans les lymphocytes B activés. Pour activer les lymphocytes B, nous immuniserons les souris selon différents protocoles. Cela consiste à introduire dans l’organisme un agent (petites molécules) dépourvues de pathogénicité (incapable de rendre malade) mais capable d’induire une réponse immunitaire en induisant la différenciation des lymphocytes B en plasmocytes. Cela nous permettra d’évaluer le rôle des facteurs clés dans la différenciation des lymphocytes B. Ce projet fera avancer les connaissances fondamentales sur la différenciation plasmocytaire normale, étape indispensable à la compréhension des mécanismes des lymphomes.
Bénéfices attendus
Nos travaux devraient permettre une meilleure compréhension du rôle de certains facteurs dans la biologie du lymphocyte B normal au cours de la réponse immunitaire, étape indispensable à la compréhension des mécanismes à l'origine des lymphomes.
Procédures
Les immunisations seront appliquées sur l'ensemble des animaux (aucune anesthésie requise). L' immunisation se fera par injection intra-péritonéale et sera soit unique ou répétée selon les expérimentations ; les injections se feront sur des animaux vigiles, et sont de très courte durée, de l'ordre de quelques secondes. L'injection d'une molécule spécifique pour l'étude de la prolifération sera réalisée dans certaines sexpérimentations. L'injection de cette molécule se fera sur des animaux vigiles en sous-cutanée ; elle est de très courte durée, de l'ordre de quelques secondes. Aussi, des prélèvements sanguins itératifs à différents temps après immunisation seront réalisés selon les procédures expérimentales décrites. Le prélèvement sanguin sera réalisé en submandibulaire et ne nécessite aucune anesthésie. Le prélèvement n'excèdera pas 1 minute. Enfin, des protocoles de gavage seront réalisés. Le gavage sera réalisé sans anesthésie à l'aide d'une canule métallique et l'introduction de la canule dans la bouche de l'animal sera de l'ordre que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Nos modèles de souris transgéniques ne devraient pas être à l'origine de phénotype dommageable. Dans notre modèle, l'invalidation génique des facteurs d'intérêt sera présente dans une population spécifique et minime de lymphocytes B activés et une population restreintes de plasmocytes, n'ayant donc pas de risque d'altérer la réponse immunitaire physiologique globale des animaux. Notre protocole d'induction de l'invalidation génique utilisé est un protocole standard largement décrit dans la littérature et n’induit pas de phenotype (nuisances ou effets indésirables) chez l’animal autre que les effets propres au geste du gavage (détresse respiratoire, reflux). Une molécule chimique (inhibiteur chimique de nos facteurs d'intérêt) sera utilisée à des doses décrites dans la littérature, sans risque d'induction de phénotypes (nuisances ou effets indésirables) chez les animaux. Notre protocole pour ce traitement chimique n'entrainera pas d’autres stress que ceux propres au geste du gavage (détresse respiratoire, reflux). Nos protocoles d'immunisations utilisés sont des protocoles standards largement décrits dans la littérature et n’induisent pas de phenotype (nuisances ou effets indésirables) chez l’animal, aussi bien à court terme (plusieurs jours) qu'à long terme (plusieurs mois). Ces procédures d'immunisation ne nécessitent ni anesthésie générale ni antalgie et n’entraineront pas d’autres stress que celui, bref et modéré lié à l'injection intrapéritonéale, sans forte douleur pour les souris.
Devenir
A l'issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés afin de prélever les organes et fluides d'intérêts (sang et organes de l'immunité). L'exploration de ces organes est indispensable afin d'apporter des conclusions fiables sur lsur développement de la réponse immunitaire.
Remplacement
Dans des études menées hors de l’organisme (in vitro), il a été montré le rôle de essentiel de certains facteurs clés, des protéines à activité kinase, dans le processus de la différenciation des lymphocytes B. A l’heure actuelle il n’existe pas d’étude menée chez l’animal démontrant le rôle de ces facteurs dans la différenciation des lymphocytes B en plasmocytes. Cependant ces modèles in vitro ne miment que partiellement la réponse immunitaire et ne peuvent pas se substituer efficacement aux analyses menées dans un organisme vivant car elles ne prennent pas en compte la complexité des organes où se produit la réponse immunitaire. L'utilisation d'un modèle animal, et le cas échant de la souris, est donc indispensable pour confirmer nos observations.
Réduction
Dans l’intérêt de réduire le nombre d’animaux utilisé, les expérimentations ont été mises en place de manière à utiliser le moins possible de souris, en extrayant le plus d’informations, notamment en utilisant plusieurs organes et fluides d'intérêt (sang et organes de l'immnité) pour réaliser les différentes analyses sur un même animal. Enfin les protocoles d'immunisations seront réalisés successivement afin de définir les meilleures conditions expérimentales pour notre étude et uniquement si les résultats obtenus justifient de réaliser un autre type d'immunisation. Pour nos explorations sur les modèles d'invalidation, les expérimentations seront faites parallèlement sur tous les modèles (différents gènes invalidés) afin d'utiliser le même groupe contrôle et donc de miniser l'utilisation d'animaux contrôle. Pour chaque étude, nous réaliserons des groupes de 8 animaux par génotype ou traitement, ce qui nous permettra d'obtenir des statistiques fiables et publiables.
Raffinement
Les animaux sont élevés dans des conditions adaptées à savoir des locaux confinés, des portoirs ventilés, de l'eau et de la nourriture ad libitum, ainsi qu'un maximum de 5 animaux/cage. Aucun animal ne sera maintenu seul dans sa cage. Également, afin de raffiner les conditions de vie des souris, des soins adaptés sont mis en place afin de permettre une bonne récupération des animaux et un suivi optimal est instauré afin de soulager voire supprimer l'inconfort, mais aussi la détresse ou l'angoisse qu'ils pourraient éprouver. Le raffinement est aussi obtenu par la mise au point de procédures rigoureuses et la formation du personnel.
Choix des espèces
Nous souhaitons évaluer in vivo le rôle des certaines facteurs clés u cours de la différenciation des lymphocytes B suite à une immunisation. La souris est un modèle de choix pour l'étude in vivo des réponses immunitaires. Différents modèles murins seront utilisés. La maturité du système immunitaire chez la souris est optimale à l’âge adulte (environ 2 mois), ainsi nos études seront effectuées uniquement sur des animaux adultes à partir de 8 semaines d'âge.
Etude du rôle des NETs dans la progression tumorale du cancer de la peau
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Une substance cancérigène est appliquée sur la peau du dos de 6 336 souris, deux fois, aux semaines 0 et 8, puis les tumeurs se développent jusqu'à la semaine 30. Toutes sont tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec des problèmes de déplacement et des signes de douleur parmi les effets attendus. Le porteur annonce avoir conçu ce projet "en respectant la règle des 3R", tout en écrivant qu'aucun anti-inflammatoire ne sera donné, puisqu'il veut caractériser le rôle de l'inflammation, et qu'aucun morphinique ne sera utilisé, puisque les morphiniques diminuent la prise tumorale. Le suivi se fait trois fois par semaine, un score supérieur à 6 entraînant la mise à mort, et les tumeurs sont disséquées après la mort des animaux.
Objectifs
Objectif : Ce projet a pour objectif d’évaluer l’impact des voies de signalisation responsables du recrutement des neutrophiles (qui sont des cellules imminutaires) dans la progression tumorale des cancers de la peau in vivo.
Bénéfices attendus
Nous nous attendons a ce que les resultats obtenus avec ce projet nous permette d'etablir de nouvelle strategie dans le but de contrecarrer l'initiation et la progression des cancers de la peau
Procédures
Dans ce modèle, les 6 336 souris sont traitées avec une substance cancérigène (appliquée pour modéliser un cancer de la peau) à la semaine 0 (S0) et à la semaine 8 (S8) sur la peau du dos, et sont analysées jusqu'à la semaine 30 (qui marque la fin de l’expérience). Chaque intervention durera environ 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les signes cliniques attendus chez les animaux développant des tumeurs incluent des problèmes de déplacement et des signes de douleur. Le bien-être animal sera évalué de manière objective à l'aide de fiches d’évaluation adaptées à cette procédure, qui prennent en compte les éventuelles nuisances et dommages causés, tels que la perte de poids et la douleur. Le suivi des animaux sera effectué trois fois par semaine jusqu'à leur sacrifice, au maximum 30 semaines après l'initiation de la carcinogenèse par une substance cancérigène (S0) ou lorsqu’un point limite sera atteint. Ce projet a été conçu en respectant la règle des 3R. Notre étude nécessite l’utilisation d’animaux, mais elle pourrait conduire à la mise au point de nouveaux médicaments permettant d’améliorer les traitements pour les patients atteints de cancer de la peau. De plus, aucun anti-inflammatoire ne sera donné puisque nous souhaitons caractériser le rôle de l’inflammation dans la résistance et aucun morphinique ne sera utilisé puisqu’ils diminuent la prise tumorale.
Devenir
Les souris seront mises à mort les unes après les autres dans une pièce séparée. Nos expériences nécessitent la mise à mort des animaux car, en fin d'expérience, les tumeurs seront disséquées pour analyser les effets des différents traitements.
Remplacement
Remplacer: L’utilisation de cultures organotypiques en 3D in vitro nous permet de diminuer considérablement l’utilisation de modèles animaux pour mener à bien ce projet de recherche. Celles-ci permettent d’aborder la complexité des interactions entre plusieurs types cellulaires dans un gel de Matrice Extra Cellulaire. Cependant, il est encore impossible de récapituler toute la complexité d’un organe au point de vue cellulaire et matriciel en utilisant ces modèles. Afin de récapituler toute la complexité des interactions multicellulaires et matricielles observées au cours de la progression tumorale, la souris est un excellent modèle car il présente de grandes similitudes génétiques et physiologiques avec l’espèce humaine. De plus, la validation des cibles moléculaires identifiées et étudiées in vitro dans le cadre de l’élaboration de thérapies anticancéreuses ne peut se faire qu’à l’aide d’un modèle animal pertinent, comme nous le proposons.
Réduction
Réduire : Le nombre d’animaux a été déterminé pour détecter toute différence significative sur le volume tumoral avec un minimum de souris. Ce nombre a été calculé grâce à une analyse statistique prévisionnelle. Il se justifie par la fréquence des lésions tumorales observées 30 semaines après dans ce modèle murin de cancer de la peau. Les résultats obtenus en laboratoire in vitro et in vivo (sous un précédent CIEPAL) permettent de réduire le nombre d’animaux. En effet, nos précédents résultats, ainsi que le fait que ce modèle soit largement utilisé et décrit par la communauté scientifique, nous permettent de connaître la cinétique de développement de la maladie. Ainsi, ces résultats ont permis de générer une analyse statistique prévisionnelle, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés.
Raffinement
Raffiner : En complément des conditions de base d’hébergement conformes à la réglementation européenne (calme, hébergement en A1, 4 souris par cage, rythme nycthéméral de 12h, eau et nourriture à volonté, cages enrichies avec des abris et des carrés de coton), nous mettons en place des mesures spécifiques pour atténuer les contraintes liées à l’expérimentation. Les animaux seront manipulés exclusivement par du personnel formé et expérimenté pour minimiser le stress. La réhydratation, si necessaire, sera assurée après les manipulations par l'apport d'aliments gélifiés enrichis. De plus, les animaux seront placés dans un environnement calme avant et après chaque intervention. La période d’acclimatation sera de 5 jours pour garantir leur bien-être avant l’expérimentation. Un suivi régulier sera effectué via une grille de score et un score supérieur à 6 entraînera une mise a mort.
Choix des espèces
Nous souhaitons étudier le rôle des neutrophiles dans le développement des cancers de la peau. Le modèle murin est un excellent modèle pour élucider ces mécanismes, car il présente de grandes similitudes génétiques et physiologiques avec l’espèce humaine. De plus, le modèle proposé, basé sur l'utilisation d'une substance cancérigène pour induire le cancer de la peau, a été bien caractérisé et est largement utilisé pour sa reproductibilité dans la communauté scientifique pour ce type d’étude. Nos résultats préliminaires montrent déjà un nombre anormalement élevé de neutrophiles dans les cancers de la peau chez ces souris. L’application d'une substance cancérigène induisant la carcinogenèse sera réalisée sur des souris âgées de 7 à 9 semaines, âge auquel les follicules pileux sont en phase de repos. Les prélèvements des tumeurs sur les souris se feront 30 semaines après le début de l'expérience, correspondant à la formation de cancers de la peau. Les souris seront mise a mort avant les prélèvements.
Génotypage invasif des lignées transgéniques murines
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
- Système immunitaire
- Système nerveux
- Système urogénital
Les souris dont le génotype ne présente pas d'intérêt sont tuées pour cette seule raison, les autres partant vers des projets de recherche ou vers l'élevage, où elles seront tuées en fin de période reproductive. 90 000 souris sont concernées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacune subit une biopsie de la queue entre le septième et le dixième jour de vie, sans anesthésie ni analgésie, le porteur écrivant que celles-ci "induiraient des nuisances supplémentaires" et que la partie distale de la queue n'est pas encore ossifiée à cet âge. Ce chiffre de 90 000 n'est rattaché à aucun calcul, seulement à l'adaptation des croisements aux besoins de plusieurs dizaines d'équipes, dont certaines utilisent ces lignées pour des formations réglementaires à l'expérimentation animale.
Objectifs
Notre centre assure l'hébergement, le soin et l'élevage de lignées murines impliquées dans de nombreuses thématiques de recherche (comme par exemple la biologie du développement, la reproduction, la physiopathologie des maladies du système nerveux, l’étude du vieillissement) ou dans des formations pour des étudiants de Licence ou Master et des formations réglementaires pour l’expérimentation animale. Le présent projet vise à identifier les génotypes des animaux dans divers modèles de souris. Plusieurs dizaines d’équipes utilisent des modèles murins mutants et transgéniques pour étudier leur comportement et/ou les mécanismes cellulaires et moléculaires sous-jacents à la régulation des processus physiologiques ou physiopathologiques dans les systèmes cardiovasculaire, nerveux, immunitaire, reproducteur, endocrinien/métabolisme, et pendant le développement.
Bénéfices attendus
Le maintien des lignées par croisement nécessitant un génotypage est nécessaire pour éviter une dérive génétique par croisement consanguin, et pour la production de contrôles dans la même portée. Cela contribue à diminuer la variabilité du fond génétique et donc des résultats, permettant la réduction du nombre d’animaux. L’étude des différents modèles murins mutants et transgéniques permettra de faire des avancées significatives dans la connaissance des processus physiologiques ou physiopathologiques dans les systèmes cardiovasculaire, nerveux, immunitaire, reproducteur, endocrinien/métabolisme, de la biologie du développement et du comportement animal. Ces connaissances pourront permettre le développement de traitements contre différentes pathologies des domaines concernés.
Procédures
Prélèvement d'une biopsie caudale par animal (contention et biopsie moins d'1 minute, prélèvement en lui même moins d'1s). Si un animal doit être re-prélevé lors de sa vie, il le sera par encoche à l’oreille et génotypage sur le fragment de tissu prélevé (contention et biopsie moins d'1 minute, prélèvement en lui même moins d'1s).
Impact sur les animaux
La biopsie de l’extrémité de la queue, pour le génotypage des animaux, pourra générer une légère et brève douleur. Des petits saignements peuvent être constatés lors du prélèvement de la biopsie caudale, cela ne dure que quelques secondes. Toutes les contentions, manipulations représentent un stress léger pour les animaux.
Devenir
Les animaux disposant d’un génotype d’intérêt seront utilisés dans les projets de recherche préalablement autorisés par le ministère dans le cadre d’une utilisation continue. Les autres animaux seront soit utilisés dans les élevages puis euthanasiés en fin de période reproductive, soit euthanasiés pour génotype sans intérêt, par une méthode réglementaire adaptée à l’âge des animaux concernés.
Remplacement
Nos projets s’intéressent à la physiologie de l’organisme qui implique l’interaction entre différents organes et l’environnement. Même si nous nous efforçons au maximum de travailler in vitro, nos projets s’intéressent à des systèmes complexes impliquant l’interaction entre différents organes et l’environnement et nécessitent une étude à l’échelle de l’organisme. La nature expérimentale de notre recherche nécessite l’utilisation de modèles animaux plutôt que des sujets humains. Les résultats obtenus au laboratoire sont toutefois complémentaires à ceux obtenus chez l’homme. L’anatomie, la physiologie et les comportements murins sont suffisamment complexes pour modéliser de nombreux aspects de la biologie humaine. Nous étudions la souris afin de tirer profit des techniques de transgénèse conditionnelle pour l’étude de la fonction des gènes.
Réduction
Le nombre total d’animaux du projet sera de 90 000. Pour le maintien de lignées et la production des animaux pour l’expérimentation, lors de réunions avec les concepteurs des différentes équipes, nous adaptons les croisements (choix des génotypes et nombre de portée) pour effectuer un élevage raisonné. Le choix des génotypes des reproducteurs est effectué pour obtenir le maximum d’animaux ayant un génotype d’intérêt dans la descendance et donc pour générer le moins d’animaux possible. Les croisements sont arrêtés dès le bon nombre d’animaux avec le génotype d’intérêt obtenus.
Raffinement
Les animaux sont observés quotidiennement. En cas de bagarre un enrichissement supplémentaire pourra être ajouté (type maisonnette en carton). Des points limites ont été définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale. Les protocoles utilisés ont été optimisés pour exposer les animaux au minimum de souffrance possible. Les animaux ne sont séparés que le temps strictement nécessaire pour la procédure. De même que pour tous les animaux de l'élevage, biopsiés ou non, si une infection ou signe d'inconfort est observé, un incident est rapporté concernant l'animal. Un traitement adapté est alors décidé. La biopsie caudale est prélevée lors du marquage par tatouage, entre P7 et P10, et n'induit donc pas de stress supplémentaire par rapport au marquage. Cette méthode n'induit pas de signes majeurs d'inconfort, du fait que la partie distale n'est pas encore ossifiée. Le geste est très rapide et les souriceaux rapidement remis avec leur mère et observés pour vérifier qu’elle les reprend bien en charge. L'absence de saignement et la bonne cicatrisation sont vérifiés. La méthode de prélèvement est éprouvée, précise, rapide et standardisée. Elle a été élaborée pour limiter les effets indésirables (stress, douleurs) et ne nécessite pas ni anesthésie ni analgésie, qui induiraient des nuisances supplémentaires.
Choix des espèces
La souris est un modèle idéal pour l'utilisation de lignées transgéniques permettant l'étude ciblée de systèmes biologiques complexes. Notre centre assure l’hébergement, le soin et l’élevage de lignées murines impliquées dans de nombreuses thématiques de recherche (comme par exemple la biologie du développement, la reproduction, la physiopathologie des maladies du système nerveux, l’étude du vieillissement) ou dans des formations pour des étudiants de Licence ou Master et des formations réglementaires pour l’expérimentation animale. Les animaux sont manipulés avant le sevrage (entre le 7ème et le 10ème jour après la naissance), pour minimiser le stress de contention : ainsi sexage, tatouage et biopsie sont réalisés en même temps.
Détermination préliminaire de la toxicité et de la toxicocinétique de candidats médicaments chez la souris
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
2 880 souris vont être utilisées, chacune pouvant recevoir jusqu'à trois administrations par jour pendant trois semaines et subir six prélèvements sanguins en vingt-quatre heures. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré, 2 700 souris sont tuées et 180 réutilisées ailleurs, ces dernières étant celles sur lesquelles un geste invasif a été pratiqué sans qu'un candidat médicament leur soit administré. Gavage à la sonde, injections intraveineuses après passage en enceinte thermorégulée, injections intrapéritonéales, intramusculaires, intranasales et sous-cutanées, instillations oculaires, recueil d'urine de quatre heures, examen ophtalmologique, prélèvement en veine jugulaire sous anesthésie juste avant la mise à mort : le porteur ajoute que la molécule testée peut par elle-même provoquer des effets cliniques. Il s'agit de trouver la dose maximale tolérée avant les études d'efficacité, et le porteur présente ce projet comme une réduction des contraintes futures, puisque les études suivantes utiliseront davantage de souris.
Objectifs
L’objectif principal de la recherche et développement (R&D) est de développer de nouveaux candidats médicaments chimiques ou biologiques qui seront évaluées durant des essais cliniques en vue de satisfaire les besoins médicaux. des études préliminaires in vivo de sécurité non clinique sont mises en place sur des espèces rongeurs afin de déterminer un profil de sécurité robuste des nouvelles molécules avant administration chez l’Homme,. le développement d’un médicament nécessite d’évaluer à la fois : - la sécurité : par des études de toxicologie sur la souris (procédures encadrées par la présente DAP). - l’efficacité : à l’aide d’études de pharmacologie sur la souris (modèle mimant la pathologie) (procédures encadrées par d’autres DAP). Ces études in vivo de sécurité non clinique interviennent précocement dans le processus de développement pharmaceutique (en amont des études vivo d’efficacité) et ne sont réalisées que sur des molécules sélectionnées après des étapes de caractérisation/sélection in vitro (modèles cellulaires de toxicité) et in silico (ex. analyse informatique de la génotoxicité). A ce stade ni la dose efficace ni la première dose toxique in vivo ne sont connues. La réalisation de ces études chez la souris permet de déterminer un intervalle de doses tolérées par l'animal ainsi que la dose maximale à ne pas dépasser. Ces données sont essentielles pour que les études de pharmacologie, utilisant un effectif plus important de souris, puissent être réalisées dans des conditions optimales. Dans ce projet, des études de sécurité non clinique chez la souris seront réalisées afin de prédire la toxicité chez l’animal dans les études d’efficacité qui nécessiteraient d’utiliser de fortes doses et/ou des doses potentiellement toxiques (souvent le cas en oncologie). Elles permettent d’évaluer sur une courte durée et avec moins d’animaux si la dose et le schéma d’administration seront bien tolérés dans les études d’efficacité. L’utilisation de doses croissantes dans ces études peut permettre d’identifier la Dose Maximale Tolérée (DMT) pour un produit (ou un nouveau véhicule) et de l’utiliser en toute sécurité dans les études ultérieures. Ces études utilisent des souris ayant le même fond génétique (modèle non pathologique avec phénotype dommageable non exprimé) que les études d’efficacité afin qu’elles soient les plus prédictives possibles.
Bénéfices attendus
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la recherche et développement de nouvelles entités à visée thérapeutique. Le bénéfice apporté par ce projet est l’optimisation du développement de candidats médicaments en évaluant très précocement leur toxicité éventuelle, en déterminant un profil de sécurité complet aux doses envisagées en efficacité et en ajustant au mieux les doses et le schéma expérimental. Cette approche permet ainsi de réduire les contraintes auxquelles les animaux seraient soumis dans les études d’efficacité par la suite et qui, elles, utiliseront un nombre plus important d’animaux.
Procédures
- A l’administration (unique à réitérée 1 à 3 fois par jour pendant 1 jour à 3 semaines) de composés par voie orale ou parentérale - A l’administration sous-cutanée d’analgésique avant l’euthanasie - A des prélèvements de sang grâce à la technique du microsampling (faible volume de sang prélevé à la veine marginale de la patte ou veine mandibulaire) : 6 prélèvements maximum sur 24 heures, 2 fois maximum dans l’étude - A des recueils urinaires d’une durée maximale de 4h heures sur sable hydrophobe (1 fois par étude au maximum) - A un prélèvement unique de sang en veine jugulaire réalisé sous anesthésie et analgésie avant l’euthanasie - A des examens paracliniques (ophtalmologie, nécessitant une contention légère au maximum 2 fois par étude
Impact sur les animaux
Dans le cadre de ce projet et pour une durée de procédure pouvant aller de 1 jour à 3 semaines, des nuisances ou douleurs peuvent survenir à savoir : - Conséquences directes des actes expérimentaux : •Administration orale de la molécule : la contention d’une durée de moins de 15sec et le passage de la sonde de gavage dans l’œsophage (moins de 10sec) peuvent générer du stress chez l’animal (maximum 3 fois par jour). (Degré de sévérité léger) •Administration intraveineuse : le passage dans une enceinte thermorégulée (nécessaire pour dilater les veines et réaliser le geste dans de bonnes conditions) d’une durée maximale de 5min, la contention dans une boite adaptée à l’espèce utilisée (2min maximum) peuvent générer du stress et l’injection de la douleur (maximum 2 fois par jour) (Degré de sévérité modéré). •Administrations intrapéritonéales, intramusculaires, intranasales ou sous-cutanées : la contention d’une durée maximale de 15s peut générer du stress et l’injection (moins de 10 sec) de la douleur (maximum 3 fois par jour). Degré de sévérité léger pour une ip unique ou modéré si l’administration ip est réitérée. Pour les autres types d’administrations degré léger. •Instillation oculaire (topique externe) : la contention d’une durée de moins de 15sec peut générer du stress et la molécule administrée de la douleur pour l’animal. (maximum 1 fois par jour) (Degré de sévérité léger) •Prélèvements de sang à la veine marginale de la patte, veine mandibulaire ou à la veine caudale : la contention d’une durée maximale de 2min ainsi que le prélèvement (moins de 30s) peuvent générer du stress et de la douleur (maximum 6 points de prélèvement sur 24h) (Degré de sévérité modéré) •Recueil urinaire (sable hydrophobe) : le changement d’environnement et l’isolement de courte durée (4 heures maximum) peuvent générer une nuisance et un stress pour l’animal (Degré de sévérité léger). - Conséquence indirecte des actes expérimentaux : La molécule administrée peut en elle-même induire des effets cliniques et provoquer une nuisance pour l’animal.
Devenir
L’ensemble des animaux ayant reçu l’administration d’un candidat médicament dans ce projet sera euthanasié à l’issue de chaque procédure pour la collecte de sang/ liquide céphalo-rachidien pour analyse et d’organes pour lecture anatomopathologique. . Tous les animaux pour lesquels au moins un premier geste invasif a été réalisé dans le cadre de la procédure (entrant dans la définition de la procédure expérimentale réglementaire ex : micro-sampling) et qui n’ont pas reçu de candidat traitement /véhicule pourront être réutilisés dans un autre projet
Remplacement
Ce projet couvre les études de sécurité très précoces réalisées sur les candidats médicaments de notre recherche, études pour lesquelles il n’existe pas d’alternative, validée scientifiquement, éthiquement et réglementairement, à l’utilisation d’animaux. De méthodes alternatives in vitro et in silico sont utilisées au préalable dans la caractérisation et la sélection des molécules à tester dans ces études ce qui permet de réduire fortement le nombre de molécules testées in vivo. Cependant, la mise en place précoce d’un profil de sécurité d’un candidat médicament nécessite l’utilisation d’organismes complexes après ces premières étapes de sélection par des méthodes alternatives. Les études incluses dans ce projet ont un design optimisé afin de n’utiliser que le strict minimum d’animaux et de générer des données essentielles pour les études ultérieures.
Réduction
Les molécules les plus prometteuses sont sélectionnées à l’aide de tests vitro et ou silico avant la mise en place des études incluses dans ce projet. Le nombre d’animaux est adapté à la variabilité des paramètres étudiés et prend en compte l’homogénéité des souches, la disponibilité de données historiques pour les paramètres étudiés et de leur variabilité. Pour ces études, le nombre habituel d’animaux est déterminé pour être le compromis le plus efficace afin d’atteindre les objectifs des différentes procédures tout en utilisant le nombre d’animaux le plus restreint. Il permet d’intégrer de la mixité male/femelle dans les groupes sans avoir à doubler le nombre d’animaux. Exceptionnellement ce nombre peut être ponctuellement augmenté dans le cas où la variabilité d’un paramètre serait élevée (ex : haute variabilité individuelle dans la distribution du produit). Ces études permettent de confirmer les premières données in vitro, avant de réaliser les études vivo nécessaires à la poursuite du développement de la molécule. Elles participent à la réduction du nombre total d’animaux utilisés par projet thérapeutique car les résultats obtenus sécurisent les études de pharmacologie utilisant un nombre d’animaux plus important en prédisant la toxicité éventuelle aux doses testées. Selon la procédure, un ensemble d’examens cliniques et paracliniques peuvent être réalisés par animal (observations cliniques, poids et température corporelle, examen ophtalmologique, prélèvement de sang pour pharmacocinétique ou biologie clinique, collecte d’urine, prélèvements d’organes…) réduisant aussi le nombre d’animaux nécessaire. Dans le cas d'un véhicule bien connu, les données historiques internes vont permettre de réduire le nombre d'animaux dans l'étude en supprimant le groupe témoin véhicule). En cas de protocole particulier (ex : nouveau schéma d’administration ou besoin de suivre plus précisément un paramètre/biomarqueur particulier), le service de biostatistiques pourra aider à définir le design expérimental adapté. Enfin, l’utilisation de la technique du microsampling pour prélèvement de sang (prélèvement d’un faible volume à la veine marginale de la patte ou veine mandibulaire) peu invasive, rapide, permet de permet de réduire le nombre d’animaux en réalisant une cinétique complète sur un même individu (sans animaux dédiés à la pharmacocinétique dans l’étude), tout en respectant les limites de volémie physiologiques et le bien-être animal.
Raffinement
Ces études permettent de mieux cibler les doses et le schéma d’administration pour les études suivantes, diminuant ainsi le risque pour les animaux. Des observations cliniques approfondies sont réalisées chaque jour. Les administrations pourront être réalisées de manière décalée : si un premier animal traité présentait des signes cliniques précoces (30 minutes après traitement par ex.), les autres animaux du groupe pourraient ne pas être traités ou leur dose administrée pourrait être diminuée. Dans tous les cas, si apparition de signes cliniques, une décision rapide est prise entre le vétérinaire, le responsable scientifique, la SBEA et les équipes en charge des animaux. Cette décision peut mener à une prescription de soins, un arrêt de traitement, une diminution de dose ou une euthanasie, tout en tenant compte de l’objectif de l’étude (si besoin utilisation du score d’une grille de points limites spécifique à la souris). L’ensemble des animaux est hébergé et manipulé dans un secteur à confinement spécifique avec des procédures d’accès, des conditions d’hébergement strictes empêchant ainsi l’expression du phénotype dommageable lorsque les animaux utilisés sont immunodéprimés. Les animaux sont manipulés par un personnel technique formé au bien-être animal afin de limiter le stress et peuvent être entrainés si l’étude nécessite un geste technique particulier (ex : contention pour administration intraveineuse. Tous les animaux sont stabulés en groupes, sauf cas exceptionnel (signes cliniques nécessitant l’isolement, recueil urinaire), avec de l’enrichissement adapté à la souris (matériel de nidification). Pour les prélèvements de sang, la technique du microsampling est mise en place dès que possible. Cette technique, rapide, peu invasive et peu stressante, permet de limiter l’impact d’une cinétique et de respecter les limites de volémie physiologiques. Elle permet d’éviter le placement de l’animal dans une enceinte thermorégulée pour la dilatation des vaisseaux. La durée du recueil urinaire sera limitée à son minimum (max 4h) et réalisé en cage conventionnelle en remplaçant la litière par du sable hydrophobe. Cela permet d’éviter l’usage de cage à métabolisme (environnement plus stressant). Dès qu’un acte expérimental nécessite une incision (ex: prélèvement de sang en veine jugulaire), une analgésie adaptée est mise en place en plus de l’anesthésie gazeuse.
Choix des espèces
L‘unique procédure de ce projet sera réalisée sur l’espèce souris car elle intervient en amont des études d’efficacité réalisées sur ce modèle. De plus cette espèce présente une forte homologie génétique et physiologique avec l’homme et ainsi une forte valeur translationnelle. La sélection se fait aussi sur des critères réglementaires, éthiques, scientifiques afin d’obtenir la meilleure prédiction possible de la réponse chez l’Homme. S’ajoutent à cela les données historiques (internes et issues de la littérature, par souche, âge, sexe) et nécessaires à l’évaluation et l’interprétation des effets ainsi que les données des études pharmacologiques réalisées en amont chez le rongeur. Pour se placer dans les mêmes conditions que les études d’efficacité puis les études requises ultérieurement, les souris utilisées seront des jeunes adultes et adultes, correspondant à l’âge des animaux utilisés communément dans les protocoles de recherche de candidat médicament et dans les études ultérieures à ce projet.
Génotypage de souris génétiquement modifiées.
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
Les 25 000 souris de ce projet naissent dans l'animalerie de la plateforme et sont génotypées pour être triées, celles qui portent la mutation attendue étant destinées à d'autres protocoles. Elles subissent, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, une biopsie caudale de moins de cinq millimètres pratiquée sur animal vigile en cinq secondes. Le porteur décrit une légère perte de sang, une contention brève, du stress et une légère douleur, et ne dit rien du sort des souris dont le génotype ne présente pas d'intérêt. Il affirme travailler sur des pathologies "qui ne peuvent être mimées par des cellules en culture" et conclut que l'utilisation de souris transgéniques "reste obligatoire" pour de nombreux projets de recherche.
Objectifs
Les diverses unités utilisatrices de notre plateforme s’intéressent à des thématiques diverses aussi bien dans le domaine de la biologie du développement, du métabolisme, de la trisomie 21, de tumorigénèse, le développement de vaccins… Parmi les maladies sur lesquelles nous travaillons, des modèles murins précliniques présentent des mutations gain ou perte de fonction, modèles inductibles Cre-Lox. L’objectif de ce projet est d’identifier et de génotyper des animaux génétiquement modifiés reproduits au sein de notre animalerie. Cette étape est essentielle pour identifier les animaux qui seront ensuite utilisés à des fins expérimentales dans les projets déposés au MESRI.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre la mise à disposition d’animaux d'un génotype d'intérêt pour le projet. Des lignées de souris transgéniques sont nécessaires pour la compréhension de certains mécanismes du vivant.
Procédures
Un prélèvement caudal (biopsie de la queue) de moins de 5mm pour génotypage (5s) sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
L’incision de l’extrémité de la queue (moins de 5mm) peut conduire à une légère perte de sang. Une contention de courte durée est nécessaire, pouvant entrainer un stress et une légère douleur.
Devenir
Les animaux comportant la mutation ou transgène d’intérêt seront utilisés en continu dans d’autres procédures expérimentales validées et autorisées par le comité d’éthique et le MESRI.
Remplacement
Nous travaillons sur des pathologies qui ne peuvent être mimées par des cellules en culture (développement d’une obésité, d’une trisomie 21...). Il n’est donc pas encore possible de se passer totalement des modèles animaux. A ce jour, l'utilisation de souris transgéniques reste obligatoire pour de nombreux projets de recherche fondamentale et translationnelle.
Réduction
Nous adapterons l'élevage au besoin des projets de recherche des équipes. Nous connaissons bien l'ensemble de ces lignées de souris transgéniques (nombre et taille des portées), ce qui permet de gérer les élevages de façon raisonnée. En effet, le nombre de couples en reproduction est monitoré au plus près afin de l’adapter en temps réel aux besoins expérimentaux. A cette fin, les animaux sont génotypés avant le sevrage pour anticiper les besoins avant la naissance de la génération suivante et afin de grouper les animaux d’intérêts pour les autres procédures expérimentales.
Raffinement
Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes procédures. Tout d'abord, les souris sont hébergées en groupe dans l’animalerie avec un statut sanitaire contrôlé. Les installations (ventilation, température et lumière) ainsi que les cages (nourriture, eau, enrichissement) sont vérifiées quotidiennement afin de réduire la détresse des animaux. De plus, un suivi quotidien des animaux est réalisé par les animaliers afin de vérifier leur bien-être. Les animaux sont euthanasiés par des procédures appropriées si leur état se dégrade soudainement. Les souris présentant une perte poids de plus de 10% ou une dégradation de leur état général sont monitorées tous les jours par le personnel de l’animalerie.
Choix des espèces
Le modèle murin a été choisi pour réaliser les expériences de ce projet. La souris mus musculus étant de mieux en mieux connue du point de vue génétique est un très bon modèle d’étude pour nos travaux. De plus, des modèles transgéniques pour nos molécules d’intérêt existant, l’utilisation du modèle murin est légitimée. Enfin, nous avons une bonne connaissance des signes de souffrance chez la souris et possibilité de les prendre en charge facilement. Les animaux seront marqués avant le sevrage entre 10 et 15 jours afin d’être génotypés avant le sevrage (soit à minimum 21 jours). Cela permet de rapidement déterminer le génotype des animaux afin de les regrouper et d’adapter le nombre de couples en reproduction au plus proche des besoins expérimentaux au moment du sevrage.
Etude des canaux potassiques dans l’activité neuronale du réseau locomoteur spinal chez les souris
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
- Système nerveux
Des souriceaux nouveau-nés sont retirés à leur mère pendant quatre heures au maximum, le temps qu'une injection virale soit faite dans leur colonne vertébrale, puis rendus à une femelle qui peut se montrer agressive à leur retour. 540 souris sont utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 444 d'entre elles, léger pour 64, et menées sous anesthésie sans réveil pour 32. À partir du cinquième jour suivant l'injection, chaque animal passe trois sessions de tests comportementaux de trois à quarante minutes, et celles issues de la lignée génétiquement modifiée subissent une biopsie de l'extrémité de la queue. Le porteur indique qu'une mauvaise manipulation de l'injection rachidienne peut, rarement, léser la moelle épinière et paralyser les pattes arrière dès le réveil, 508 souris étant tuées pour prélèvement de tissus et 32 gardées vivantes pour l'élevage ou des prélèvements hors saisine.
Objectifs
L'équipe étudie le système nerveux moteur situé dans la moelle épinière. Ce réseau de neurones, pour qu'il fonctionne correctement, doit être régulé finement. L'équilibre de la balance portée par les fibres nerveuses qui inhibent ou qui excitent le réseau de neurone innervant les muscles des pattes postérieures, est renforcé par les propriétés endogènes de ces neurones. C'est ce jeu d'influence qui dans sa finalité, conduira ou non à une contraction musculaire. L'un des projets de l'équipe est d'étudier, dans les conditions normales, les mécanismes moléculaires qui conduisent à cette réponse musculaire. Une protéine est principalement ciblée. Elle existe sous différentes formes et s'exprime à la surface des neurones. Ces différentes versions seraient susceptibles de jouer un rôle dans l'activité électrique de la cellule nerveuse. Des approches génétiques, biologiques, seront employées pour caractériser la contribution individuelle ou collective de ces protéines sur le modèle murin, des études comportementales analyseront leur effet global sur la posture et la locomotion de l'animal.
Bénéfices attendus
La complémentarité des procédures employées dans ce projet offrira une meilleure compréhension des mécanismes responsables de l'activité des cellules nerveuses dans un réseau sain. En ciblant spécifiquement une protéine d'intérêt par l'outil génétique sur le modèle de la souris, ces études approfondies fourniront des données solides sur le rôle de cette protéine dans les conditions normales. Enfin, ce projet pourra bénéficier à l'ensemble de la communauté scientifique.
Procédures
Les animaux nouveau-nés sont séparés de leur mère au moment de l'injection du virus pendant 4h maximum car c'est toute la portée qui est concernée, l'injection proprement dit se fait en moins d'une minute mais la préparation en post injection et pré-injection nécessite 20 min par animal. Plus tard dès le 5eme jour post injection, les animaux injectés vont suivre des sessions d'expérimentations non invasives à une fréquence de 3 sessions par animal sur l'ensemble de l'étude, couvrant les 3 premières semaines postnatales. Ces tests comportementaux durent entre 3 et 40 min maximum en fonction des tests, les enregistrements vidéo durent 3 min maximum par animal. Chez les souris génétiquement modifiées, pour distinguer précocément celles qui le sont de celles qui ne le sont pas, il est nécessaire de faire un test génétique à partir d'un fragment (
Impact sur les animaux
Les animaux nouveau-nés sont séparés de leur mère au moment de l'injection virale, puis plus tard lors des tests comportementaux et des enregistrements vidéos. Les manipulations et les changements de lieux des animaux pour ces tests peuvent également engendrer du stress. Bien que l'injection dans la colonne vertébrale soit généralement sûre, dans de très rares cas , une mauvaise manipulation peut entraîner une lésion de la moelle épinière, pouvant causer une paralysie partielle ou totale des membres postérieurs, visible dès le réveil. Les animaux injectés peuvent perdre du poids. La mère peut être stressée du fait de l'enlèvement de la totalité de ses petits et peut avoir des signes d'agressivité au retour des souriceaux qui auront subi une injection virale à la naissance. Le phénotype éventuel attendu serait un déficit moteur qui pourrait potentiellement se manifester par un affaissement de l'arrière train, des tremblements des pattes postérieures. La biopsie de l'extrémité de la queue des souriceaux provenant de la lignée de souris génétiquement modifiée, peut induire du stress chez l'animal et un léger saignement.
Devenir
les animaux sont mis à mort pour prélèvement tissulaire. Les 32 animaux gardés en vie seront potentiellement utilisés pour l'élevage ou pour des prélèvements tissulaires pour des procédures hors saisine.
Remplacement
Les données préliminaires de ce projet ont été obtenues à partir de lignées cellulaires et de modélisation, ce qui nous a permis de réduire le nombre d'animaux nécessaires. Néanmoins, l'expérimentation sur l'animal demeure essentielle, car nous étudions la complexité du réseau de neurones innervant les muscles des pattes postérieures dans les conditions normales d'une activité de locomotion où de nombreux paramètres rentrent en jeu.
Réduction
Ce projet nécessitera un total de 540 animaux. Il s'agit d'une poursuite des recherches précédemment menées par notre équipe. Cela nous a permis de réduire le nombre d'animaux utilisés. Le nombre de rongeurs par groupe expérimental sera limité à son strict minimum, en tenant compte des contraintes de chaque technique, et les analyses statistiques seront adaptées. Les études comportementales seront menées longitudinalement, ainsi chaque animal sera son propre contrôle, ce qui diminuera le nombre d'animaux utilisés. A la fin de cette étude longitudinale, les tissus des animaux âgés de 21 jours seront prélevés, évitant ainsi de rajouter un lot d'animaux supplémentaire pour les études protéiques prévues à la 3eme semaine postnatale.
Raffinement
Une fois injectés, les animaux sont maintenus en fratrie et ramenés à la mère. Pour minimiser les épisodes d'agressivité de la mère envers les nouveau-nés injectés, nous évaluons soigneusement le comportement de la mère en choisissant des femelles plus calmes et sans comportements stéréotypés ou anxieux. De plus, nous pourrons utiliser des récompenses pour la mère la semaine précédant la mise bas et la première semaine après la naissance. Nous prenons un soin particulier à enrichir leur cage (rondin de bois,matériel de nidification, tunnel...). Que ce soit pour l'injection virale, les tests comportementaux, les animaux resteront en contact avec de la litière provenant de leur cage d'origine pour qu'ils soient en présence d'odeurs familières. A partir du stade juvénile, du gel nourrissant ou des récompenses peuvent leur être fourni dès qu'ils sortent de la zone de stabulation. Tout au long de l’étude, la douleur et/ou la détresse de l’animal seront évaluées 2 à 3 fois par semaine par l’expérimentateur, en observant des points limites pour les jeunes animaux.
Choix des espèces
Cette étude est dans la continuité de nos projets scientifiques précédents. Nous avons une grande expertise de ce modèle, nous avons accumulé de nombreuses données sur lesquelles nous pouvons nous baser. L'injection virale est également un outil que nous maîtrisons sur ce modèle. Les animaux seront utilisés principalement au cours des 3 premières semaines post-natales. La tranche d'âge de la première et deuxième semaines post-natales restent compatibles avec les techniques d'enregistrements de l'activité neuronale sur tissu prélevé tandis que la deuxième et troisième semaines post-natales sont des périodes clés pour l'acquisition de la marche et donc pour nos études comportementales chez l'animal. Nous postulons que le niveau d'expression des protéines d'intérêt est déjà détectable à la naissance, ce qui permet une étude protéique couvrant les 3 premières semaines de vie de l'animal.
Mise en place d’un protocole de cultures cellulaires primaires d’ostéoblastes et d’ostéoclastes à partir de prélèvements d’os et de moelle osseuse chez la souris C57Bl/6j irradiée ou non avec des rayons X.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Brûler la patte arrière de souris pour en tirer des cultures de cellules osseuses : 144 souris sont utilisées à cette fin, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 48 d'entre elles et modéré pour 96. Chacune est épilée sous anesthésie, puis sa patte arrière est irradiée aux rayons X de basse énergie pendant vingt minutes au maximum, avant un suivi quotidien du pic lésionnel entre le septième et le trentième jour. Le porteur décrit sur la zone irradiée un œdème, une desquamation, un érythème, parfois une nécrose, une rétractation des tissus à la cicatrisation et une mobilité réduite de la patte. Tous les prélèvements sont faits après la mort, et le porteur qualifie le passage par un modèle "in vivo" d'"indispensable" pour mettre au point ces cultures cellulaires.
Objectifs
Bien que l’utilisation des rayonnements ionisants dans le domaine médical, industriel ou militaire soit majoritairement maitrisée, des surexpositions accidentelles peuvent se produire. Ces expositions peuvent entrainer un syndrome cutané radio-induit se traduisant par l’apparition d’érythème, de desquamation ou de nécrose tissulaire, musculaire voire osseuse dans les cas les plus sévères. Afin d’avancer dans la connaissance scientifique des expositions accidentelles induites par des rayons X de basses énergies et de contribuer à l’amélioration de la prédiction du risque de complications, nous avons développé un modèle de brûlures radiologiques induites par des rayons X de basses énergies chez la souris (irradiation localisée de la patte). Afin de mieux comprendre les processus biologiques mis en place suite à une exposition avec ces rayons X de basses énergies pour lesquels le dépôt de dose est très hétérogène (Dtissu ≠ Dmoelle ≠ Dos), nous souhaitons mettre en place deux modèles de cultures cellulaires primaires, ostéoblastes et ostéoclastes, à partir de prélèvements faits chez la souris afin d’étudier l’impact de l’irradiation et du temps sur le devenir et les capacités de ces cellules. En effet, les ostéoblastes, d’origine mésenchymateuse, jouent un rôle clé dans la formation et la minéralisation de l’os tandis que les ostéoclastes, d’origine hématopoïétique, jouent un rôle clé dans la résorption osseuse.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre de mettre en place deux modèles de cultures cellulaires primaires à partir de prélèvements médullaires fait chez des souris irradiées localement avec des rayons X de basses énergies. Au-delà de la mise en place de ce protocole pour notre projet de recherche, à plus long terme, nous souhaitons grâce à ces modèles de cultures cellulaires primaires mieux comprendre les processus biologiques impliqués dans l’homéostasie osseuse suite à une irradiation.
Procédures
Epilation des pattes sous anesthésie (environ 10 minutes) Irradiation patte arrière sous anesthésie (maximum 20 minutes) Scoring des lésions (contention, environ 1 minute) Tous les prélèvements seront réalisés post-mortem.
Impact sur les animaux
Dans le cadre de ce projet les animaux vont développer des brûlures radiologiques au niveau de la patte arrière. Ce modèle expérimental de gravité modérée nécessite une vigilance particulière en particulier au pic de la lésion. Sur la base de notre précédent projet, des résultats obtenus et le recul sur ce modèle une évaluation de la brulure radiologique basée sur du scoring lésionnel sera effectuée entre 7 jours et 30 jours après l’exposition (pic lésionnel) par des personnes formées à l’évaluation de ce type de lésions. L’irradiation localisée de la patte peut entrainer les signes suivants au niveau de la zone irradiée : œdème, desquamation, érythème, voire nécrose dans certains cas. Il s’en suit une cicatrisation qui peut conduire à une rétractation des tissus. Cette irradiation peut entrainer une mobilité moindre de la patte irradiée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures expérimentales afin de pouvoir collecter les tissus pour les cultures primaires et les analyses éventuelles.
Remplacement
Dans le but de mettre en place des cultures cellulaires primaires et d’étudier l’impact de l’irradiation sur ces cellules irradiées in vivo, l’utilisation d’un modèle « in vivo » demeure indispensable au bon déroulement des projets scientifiques mais le nombre de souris utilisé sera réduit autant que possible. Les utilisations d’animaux dans le cadre de ce projet seront tracées (date, projet concerné, informations sur les animaux, devenir des animaux, type d’irradiation). Tout événement non attendu sera également tracé, répertorié et des actions seront mises en place si nécessaire.
Réduction
Ce projet prévoit d’utiliser au maximum 16 souris par groupe de dose et par temps. Comme nous allons procéder en étape Go / no Go l’intégralité des souris ne seront peut-être pas utilisées. L’objectif est d’avancer pas à pas afin d’utiliser le moins de souris possible pour la mise en place de ces cultures cellulaires primaires.
Raffinement
Les conditions de soins et d’hébergement des animaux seront adaptées aux procédures réalisées afin de limiter le plus possible le stress et la souffrance de l’animal. Les souris seront hébergées en groupe et dans un environnement enrichi. Lors des irradiations, des anesthésiques seront utilisés et une surveillance des animaux sera mise en place après les irradiations. Le bien-être animal sera également évalué en réalisant des pesées, des photos des lésions et un scoring lésionnel, basé sur l’observation des modifications des tissus, ainsi que la mise en place de points limites adaptés. Ce modèle expérimental de gravité modérée où des brûlures radiologiques vont être développées au niveau du membre inférieur nécessite une vigilance particulière. Sur la base de notre expérience, de notre précédent projet, des résultats obtenus et le recul sur ce modèle, un suivi journalier sera effectué entre 7 jours et 30 jours après l’exposition correspondant au pic de la lésion. Des croquettes pourront également être déposées au fond de la cage avec de l’eau gélifiée afin de faciliter l’alimentation des animaux si des souris perdaient beaucoup de poids durant le pic lésionnel.
Choix des espèces
La souris est un modèle bien caractérisé et qui est le plus utilisé pour les études physiologiques. De plus, le modèle de lésions musculo-cutanée radio-induites a été précédemment caractérisé pour des irradiations avec des rayons X de basse énergie au sein de notre. Le mise en place de ces cultures cellulaires primaires fait suite à ces deux projets afin de mieux comprendre l’impact de l’irradiation sur les ostéoblastes jouant un rôle clé dans la formation osseuse et la minéralisation et les ostéoclastes impliqués dans la résorption osseuse. Pour les besoins de ce projet, des animaux adultes seront utilisés (8-10 semaines). Ce stade a été choisi afin d’éviter une hétérogénéité liée à l’âge. De plus, en vieillissant, les souris C57BL/6J ont tendance à développer des comportements agressifs.
Etude longitudinale par IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) in vivo de l’effet d’une supplémentation en phosphate sur l’ostéodystrophie dans un modèle de souris d’insuffisance rénale par néphrectomie.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Système musculosquelettique
Ablation des deux tiers d'un rein, puis ablation complète du second une semaine plus tard : 173 souris subissent cette double néphrectomie, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles passent ensuite dans un imageur à résonance magnétique à 22, 26, 28 et 32 semaines, avec un prélèvement sanguin après chaque séance, pour suivre la dégradation osseuse qui accompagne l'insuffisance rénale et tester l'effet d'un régime enrichi en phosphate. Le porteur écrit ne pas prévoir d'analgésique pour l'imagerie, celle-ci n'étant pas douloureuse, et juge négligeable le risque d'infection des incisions chirurgicales. Il indique dans le même temps que le taux de survenue des effets secondaires de ce modèle, hypertension et modifications de la production d'urine comprises, n'est pas mentionné dans les publications.
Objectifs
Nous proposons donc de réaliser une étude prospective longitudinale dans un modèle murin afin d’étudier les corrélations entre plusieurs techniques d’évaluation osseuse - de la biologie à l’imagerie IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) et SRM (Spectrsocopie par Résonance Magnétique) hautes résolutions- in vivo. L’objectif principal sera de rechercher la meilleure combinaison de marqueurs, biologiques, imagerie, corrélés entre eux et comparée au gold standard (l’histologie) afin de caractériser le TMO MRC (trouble du métabolisme minéral et osseux de la maladie rénale chronique) en suivant son évolution au cours de la dégradation de la fonction rénale chez la souris, pour se rapprocher des stades 3 à 5 définis chez l’Homme. Le deuxième objectif est d’évaluer l’impact du régime phosphaté sur les marqueurs du remodelage osseux. En effet il a été montré depuis longtemps que le phosphate joue un rôle important dans la minéralisation osseuse. A long terme l’objectif clinique est une meilleure prise en charge thérapeutique des insuffisants rénaux afin de contrôler au mieux la dystrophie osseuse qui est une complication importante de leur maladie.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont une meilleure prise en charge thérapeutique des insuffisants rénaux afin de contrôler au mieux la dystrophie osseuse qui est une complication importante de leur maladie.
Procédures
Les souris seront soumises deux chirurgies (néphrectomie 5/6eme) : Ablation des 2/3 d'un rein et ablation complète du second rein 1 semaine plus tard. Les souris passeront dans le spectromètre imageur IRM/SRM avant chirurgie (à 22 semaines) et toutes les 4 semaines après (à 26, 28 et 32 semaines). Des prélèvements de sang seront réalisés après chaque IRM/SRM
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus sont liés à la chirurgie néphrectomie de l’insuffisance rénale et feront l'objet de points limites. La fonction rénale de la souris sera réduite. Comme toute chirurgie, il peut y avoir un risque d’infection au niveau des incisions. Même si ce risque est négligeable vu que la chirurgie sera réalisée dans une salle dédiée à l’expérimentation animale avec des mesures d’asepsie. Dans ce modèle il peut être observé parfois une hypertension ainsi que des modifications de la production d’urine et du métabolisme des protéines. Dans les publications le taux de survenue des effets secondaires n’est pas mentionné. L’injection ntraveineuse (IV) des agents de contraste ne provoque pas de douleur supérieure à celle d'une piqure d'aiguille . Pas d’effets indésirables liés à l’IRM qui est une technique d’imagerie totalement non invasive et atraumatique. De plus les souris sont sous anesthésie gazeuse (isoflurane à 1.5%) pendant toute la durée des acquisitions IRM. Leur rythme respiratoire est surveillé tout au long de l'imagerie par un ballonet placé sous la cage thoracique. De plus la souris est placée sur un petit tapis chauffant pour maintenir sa température corporelle à 37,4°C.
Devenir
Toutes les souris seront mises à mort à la fin des acquisitons IRM/SRM à chaque stade pour l'étude par stade et au dernier stade (36 semaines) pour l'étude longitudinale. La mise à mort est faite pour des études post mortem.
Remplacement
L’ostéodystrophie osseuse ne peut être étudiée autrement que sur un système vivant car elle est une des conséquences de l’insuffisance rénale. Cette pathologie osseuse ne peut être induite sur cellules. Dans la bibliographie il existe plusieurs modèles d’insuffisance rénale ou transgénique mais aucun mais ils n’entraînent pas forcément une ostéodystrophie qui se maintient au cours du temps (pas de remodelage osseux).
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles. L’IRM pour le suivi du développement de l’ostéodystrophie ainsi que la SRM permettent aussi de réduire le nombre d’animaux puisque l’intérêt de ces techniques réside dans le fait qu’une même souris peut être observée plusieurs fois dans le temps. Ce projet nécessitera 173 souris.
Raffinement
PPendant toute la durée de l’expérimentation, les souris sont hébergées en portoir ventilé. Elles sont manipulées par du personnel formé et entraîné. Les animaux sont observés quotidiennement afin de déceler toute souffrance. Pendant les actes d’imagerie les souris sont sous anesthésie à l’isoflurane. Pas d’analgésique puisque l’IRM n’est pas douloureuse. L’hypothermie est évitée puisque les souris sont placées sur un tapis chauffant (circulation d’eau chaude). Pour la chirurgie, une analgésie préopératoire sera réalisée par injection sous cutanée La souris sera alors anesthésiée à l'isoflurane. En post opératoire, afin d’éviter les douleurs post-opératoires, des injections sous cutanées d'antalgique seront réalisées. Pour la nuit une gelée àd'analgésique sera réalisée.
Choix des espèces
Le modèle d’insuffisance rénale peut être réalisé sur souris ou sur rat. Nous avons choisi la souris pour deux raisons : 1) nous nous sommes appuyés le modèle souris déjà publié et validé (Shobeiri N., Am J Nephrol 31(6), 471-481, 2010) 2) et 2) Notre spectromètre imageur IRM 7T possède tout le matériel optimisé pour réaliser les études chez la souris.
Effets de la radiothérapie FLASH sur la réponse vasculaire tumorale EU1/2
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
90 souris immunodéprimées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe sous-cutanée de cellules tumorales prostatiques humaines, passent un scanner puis une séance de radiothérapie FLASH sous anesthésie gazeuse, et sont suivies deux semaines pendant que la tumeur grossit, ce qui peut selon le porteur atteindre leur mobilité et les fatiguer. Les bénéfices annoncés restent en amont de la clinique : établir si les vaisseaux tumoraux répondent à cette radiothérapie ultra-rapide comme à la radiothérapie conventionnelle, et apporter des connaissances utiles à la communauté scientifique. Sur le remplacement, le porteur affirme que "tout ce qui a pu être étudié sans expérimentation animale a été fait" et que l'oxygénation d'un tissu ne s'étudie que dans un organisme perfusé.
Objectifs
La radiothérapie est un traitement contre le cancer utilisé chez plus de la moitié des patients. Une méthode récente ultra-rapide, dite "FLASH", a montré une toxicité inférieure sur les tissus sains tout en maintenant la même efficacité anti-tumorale dans difféerents modèles animaux. Le niveau d'oxygénation tissulaire semble être un paramètre qui influe sur le ratio bénéfice/risque de cette radiothérapie. De nombreuses études attestent du rôle de l'O2 dans les tissus sains mais aucune ne s'est intéressée aux tissus tumoraux dans ce contexte. Pourtant, le niveau d'O2 tumoral est un facteur qui est bien connu pour jouer sur l'efficacité anti-tumorale de la radiothérapie. Le projet a donc pour but d'étudier la réponse des vaisseaux sanguins tumoraux à la radiothérapie FLASH, et la conséquence en terme d'oxygénation du tissu tumoral. Cette connaissance est essentielle pour appréhender la réponse clinique globale et envisager les étapes ultérieures d'application de la méthode FLASH chez l'homme. Pour des raisons techniques, le projet se déroulera dans deux établissements.
Bénéfices attendus
La réoxygénation du tissu tumoral entre plusieurs séances de radiothérapie constitue l'un des piliers théoriques des procotoles cliniques actuels de radiothérapie. Il est en effet très important d'augmenter l'oxygénation de la tumeur, habituellement défectueuse, car la quantité d'oxygène dicte une grande partie des effets physico-chimiques de la radiothérapie et donc son efficacité. Il est donc crucial d'établir si les vaisseaux sanguins tumoraux répondent à la radiothérapie FLASH de la même manière qu'à la radiothérapie conventionnelle. Les données sur la réponse des vaisseaux ainsi que l'oxygénation tumorale permettront d'établir la pertinence des protocoles cliniques fractionnés actuels, ou dans le cas inverse de proposer de nouveaux protocoles de traitement. Les données permettront d'évaluer la performance globale de la radiothérapie FLASH sur la tumeur. Elles pourront permettre également d'envisager des combinaisons thérapeutiques avec des chimiothérapies anti-angiogéniques ou immuno-modulatrices. Enfin, elles apporteront des connaissances fondamentales sur les cellules du microenvironnement vasculaire, utiles à la communauté scientifique de la radiothérapie FLASH.
Procédures
Les animaux seront soumis à 4 procédures: 1- injection (seringue insuline) sous-cutanée de cellules tumorales sous anesthésie gazeuse (2 min) 2- imagerie scanner CT-scan sous anesthésie gazeuse (15 min max) 3- radiothérapie sous anesthésie gazeuse (15 min) 4- suivi tumoral pendant 2 semaines puis injections ip et rétroorbitale (2 min) sous anesthésie gazeuse avant sacrifice endormi. Les actes 1-2-4 se déroulent dans l'Etablisssement 1. L'acte 3 dans l'établissement 2.
Impact sur les animaux
Lors des phases de transport et d'acclimatation, de préhension, contention ou anesthésie, il est attendu d'observer des périodes de stress léger chez les animaux. La greffe tumorale sous-cutanée produira une douleur légère et passagère (quelques minutes). La radiothérapie est imperceptible et ne peut en soi causer de souffrance. Seuls les actes associés (manipulations) sont décelables. La croissance tumorale, en particulier lors des deux dernières semaines, peut engendrer une détresse telle que: atteinte de la mobilité, fatigue. Ces signes sont cependant facilement détectables en amont et interviennent peu dans ce modèle. De plus, le modèle n'est pas métastatique et n'engendre pas d'autre risque.
Devenir
Les animaux suivent tous les même parcours: greffe tumorale, imagerie, radiothérapie, suivi. Tous les animaux seront euthanasiés en fin d'expérimentation, le but étant de prélever les tissus tumoraux pour analyse.
Remplacement
Les premières phases du projet scientifique global se sont déroulées sur des cellules, notamment endothéliales, constituants des vaisseaux sanguins. Tout ce qui a pu être étudié sans expérimentation animale a été fait. Néanmoins l'oxygénation tissulaire ne peut être étudié que dans un tissu perfusé et régulé physiologiquement.
Réduction
La stratégie en trois expériences indépendantes successives permettra de n'utiliser que la quantité d'animaux nécessaire à l'atteinte de la significativité statistique en fonction de la taille d'effet réellement observé: dès la significativité atteinte, les lots d'animaux suivants seront annulés.
Raffinement
Pour le bien-être des animaux, la socialisation et l'environnement seront optimisés: groupes de 5 invariables, maintient des cages et litières penant les transports, cycle jour-nuit adapté, eau-alimentation à volonté et sans changement de régime entre les établissements, frisottis en quantité pour nidification. Les dômes seront exclus car ils ont tendance à créer des comportements de domination chez la souris nude mâle. Une habituation à la manipulation et en creux de main sera réalisée progressivement. Pour éviter le stress, l'injection tumorale sous-cutanée, l'imagerie et l'irradiation seront réalisées sous anesthésie générale. Une stabulation sur tapis chauffant permettra à l'animal un réveil plus rapide et une meilleure stabilité physiologique pendant les procédures. Enfin, les animaux seront observés périodiquement selon un barème décisionnel qui évaluera le stress et la douleur, avec des critères d'arrêt d'expérimentation.
Choix des espèces
La souris est le modèle le plus décrit en tumorigenèse. Les phénotypes des lignées et leurs particularités génétiques sont répertoriés ("mouse phenome database"). Le génome de la souris (différentes souches), entièrement séquencé, et sa physiologie sont similaires à l'homme: 23 000 gènes codants contre 30 000 chez l'homme, avec une bonne conservation des gènes et des fonctions. La souris tolère l'homozygotie, ce qui permet de travailler sur des lignées et d'obtenir des résultats scientifiques très reproductibles. Le modèle immunodéprimé utilisé ici permet la greffe de cellules tumorales humaines. Plus précisément pour ce projet, la souris représente le plus petit animal répertorié sur lequel la radiothérapie FLASH fonctionne et permettant la greffe tumorale avec un suivi suffisamment long (2 semaines post-radiothérapie). L'efficacité du faisceau de particules particulier que nous utilisons a été montrée chez la souris préalablement, ce qui rend ce modèle fiable. Le cancer de prostate est un cancer de l'adulte et les animaux utilisés seront donc adultes (>8 semaines).