Rongeurs

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Souris : 37300
Souffrances
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Atteintes d'un syndrome lymphoprolifératif qui les tue vers dix-sept semaines sans signe clinique annonciateur, les souris homozygotes de cet élevage sont tuées au plus tard à quinze semaines pour anticiper les points limites. 37 300 souris vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures déclarées à un niveau de souffrance léger, avec pour seul geste une biopsie sur animal vigile destinée au génotypage. Une partie est expédiée vivante vers le laboratoire demandeur en "utilisation continue", le reste est tué pour la gestion de l'élevage ou le prélèvement de gamètes. L'élevage alimente des essais de composés contre les maladies liées aux immunoglobulines G4, et le porteur écrit que le nombre d'animaux est calculé au minimum tout en précisant qu'"aucune approche statistique n'a été réalisée".

Objectifs

Les maladies immunitaires sont parfois difficiles à diagnostiquer du fait des signes cliniques variés qui leurs sont associés. Cela rend également leur traitement difficile et le taux de rechutes est important. L’objectif de ce projet est d’améliorer la prise en charge et le traitement des maladies associées aux immunoglobulines G4 (protéines du sang produite par le système immunitaire). Ces maladies sont des troubles fibro-inflammatoires chroniques graves à médiation immune qui se traduisent souvent par des niveaux élevés de protéines dans le sang (immunoglobulines G4), dans les urines et par le développement de masses semblables à des tumeurs touchant plusieurs organes chez l’Homme. Des souris reproduisant ces maladies grâce à des modifications génétiques spécifiques seront utilisées afin d’étudier l’apparition et le développement de ces maladies mais également de tester de nouveaux traitements. Nous mettrons en place un élevage de ces souris afin de générer les animaux nécessaires aux expérimentations.

Bénéfices attendus

L’identification des mutations spontanées et l’amélioration des outils permettant les manipulations génétiques ont permis de créer et/ou d’identifier des modèles animaux de diverses maladies humaines provoquées par l'expression qualitativement ou quantitativement anormale d'un gène, modèles dont l'intérêt pour la compréhension de la pathologie humaine comme pour la mise au point d'éventuelles thérapeutiques est évident. Ces modèles de souris, au plus proche de la maladie humaine, sont très pertinents pour le développement de traitements pharmacologiques ciblant les maladies chroniques graves associées aux IgG4. La prévalence exacte de ces maladies n’est pas connue en partie à cause de leur diagnostic difficile à établir et à dissocier des maladies chroniques connues. Actuellement, les traitements reposent sur l’utilisation d’agents anti-inflammatoires et 40% des patients sont en rechute. Ainsi, la découverte de nouveaux agents thérapeutiques est nécessaire afin d’augmenter les chances de rémission des patients. Ce projet permettra d’évaluer à la fois l’effet des composés thérapeutiques sur l’initiation et le développement des IgG4-RD.

Procédures

Une biopsie sera réalisée sur animal vigile afin de déterminer le génotype de l’ensemble des animaux de ce projet. Les souris homozygotes pour les modifications génétiques présentent un phénotype dommageable qui commence 3 semaines après la naissance.

Impact sur les animaux

Les animaux développent un syndrome lymphoprolifératif 3 semaines après la naissance conduisant à leur mort après 17 semaines. Aucun signe clinique laissant présager de l’issue fatal de ce syndrome lymphoprolifératif n’est décrit chez ces animaux. Par ailleurs, une douleur légère ainsi qu’un léger stress peuvent être induits lors du prélèvement de biopsies en vue du génotypage.

Devenir

Les animaux sont soit expédiés pour une utilisation continue vers le laboratoire demandeur, soit mis à mort pour la gestion de l'élevage (avant l'atteinte des points limites du phénotype dommageable, prélèvement de gamètes).

Remplacement

Les projets expérimentaux comportent classiquement une phase d'étude initiale in vitro qui permet une sélection initiale des propriétés pharmacologiques et qui permet de valider certaines hypothèses et d’obtenir de données préliminaires et complémentaires. Les modèles murins proposés ne peuvent pas être remplacés par des méthodes alternatives car une deuxième étape d'étude nécessite de consolider les résultats in vitro et valider ses hypothèses sur un modèle in vivo. Le projet actuel ne peut pas être envisagé sans étape in vivo donc sans modèle animal ; en effet, avant de pouvoir envisager une étude clinique sur les patients, il est nécessaire de démontrer que les molécules sélectionnées ont les effets pharmacologiques escomptés et qu'elles ne présentent pas d'effets toxiques majeurs.

Réduction

Les protocoles sont réalisés en fonction des besoins expérimentaux liés à l'utilisation de ces animaux après expédition. Le nombre d’animaux est calculé de manière à utiliser le minimum d’animaux par groupe permettant l’obtention de résultats homogènes. Par ailleurs, notre savoir-faire, nos données historiques et les techniques de reproduction assistées (fécondation in vitro, stimulations hormonales…) permettent d’utiliser le minimum d’animaux avec une optimisation de rendement pour des résultats robustes et reproductibles. Aucune approche statistique n’a été réalisée.

Raffinement

Un hébergement standard est réalisé (litière, enrichissement et congénères) associé à une surveillance quotidienne. Toutes les observations feront l'objet d'une documentation adaptée. Dans la mesure du possible, la lignée sera maintenue via des croisements générant des individus n’exprimant pas le phénotype dommageable lymphoprolifératif. Lorsqu’il sera nécessaire de générer des individus avec le phénotype dommageable, notamment pour développer la lignée ou pour la production des lots d’intérêt, si cela est possible, nous privilégierons les fécondations in vitro (embryons portés par des femelles pseudogestantes non mutées) car les femelles altérées génétiquement avec le phénotype dommageable ont des difficultés à mener à terme leur gestation. Les animaux avec phénotype dommageable développent un syndrome lymphoprolifératif 3 semaines après la naissance conduisant à leur mort après 17 semaines. Aucun signe clinique laissant présager de l’issue fatale de ce syndrome lymphoprolifératif n’est décrit chez ces animaux. Afin d’anticiper l’atteinte des points limites, ces animaux seront donc euthanasiés, au plus tard, lorsqu’ils auront 15 semaines. Une observation quotidienne sera réalisée pour identifier tout animal qui présenterait des signes cliniques.

Choix des espèces

Le choix de l’espèce est conditionné par les besoins scientifiques des projets. Les souris sont des modèles animaux simples à élever, à reproduire et à entretenir en grand nombre ainsi qu’à manipuler et modifier génétiquement comparativement à d’autres espèces. Elles constituent un modèle de choix pour les études précliniques en raison de leur petite taille, de leur courte gestation, de leur durée de vie et de la disponibilité en réactifs expérimentaux. Le génome des souris est bien caractérisé et très comparable au génome humain. Enfin, la proximité clinique entre les modèles de rongeurs génétiquement modifiés et les maladies humaines fait de ceux-ci des modèles de choix relativement robustes pour extrapoler les résultats et en tirer des résultats pertinents pour la pathologie humaine. L’âge des animaux est conditionné par les objectifs scientifiques du projet. Les animaux seront hébergés dans nos locaux dès leur naissance et jusqu’à leur envoi ou leur mise à mort. Pour l’élevage, les accouplements seront réalisés à maturité sexuelle. Au moment de l’expédition, l’âge varie en fonction des besoins. Les animaux pourront être envoyés à nos partenaires dès le sevrage ou avec leur mère si les animaux ne sont pas encore sevrés. Des femelles gestantes pourraient également être expédiées avant le dernier tiers de la gestation. Les animaux homozygotes avec le phénotype dommageable seront expédiés ou euthanasiés au plus tard à l’âge de 15 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1015
Souffrances
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Les souris de cet élevage portent une dystrophie musculaire, une faiblesse et une dégénérescence progressives des muscles qui peuvent apparaître à partir de vingt mois. 1 015 vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures classées à un niveau de souffrance léger, sans autre intervention que le développement spontané de la maladie. Le porteur reconnaît qu'une atteinte musculaire peut réduire leur mobilité et provoquer une douleur qu'il qualifie de modérée, alors que le projet est déclaré en souffrance légère. La plupart de ces souris seront transférées vers d'autres projets d'expérimentation, en "utilisation continue", les anciens reproducteurs étant tués quand leur fertilité baisse.

Objectifs

Des souris à phénotype dommageable sont nécessaires pour réaliser des projets de recherche : ces souris sont dystrophiques. Les dystrophies musculaires sont un groupe de maladies génétiques qui provoquent une faiblesse progressive et une perte de masse musculaire. Les recherches ciblent le muscle squelettique et en particulier la régénération musculaire. La lignée de souris dystrophique est essentielle pour pouvoir étudier la régénération musculaire dans sa globalité en condition pathologique et pour pouvoir mettre au point des stratégies thérapeutiques. L’objectif est donc la génération de lots de souris dystrophiques indispensables pour mener à bien les projets de recherche.

Bénéfices attendus

Les souris générées dans ce projet permettront de réaliser des projets d’étude centrés sur la régénération musculaire dans les dystrophies musculaires chez l’homme, des maladies qui touchent le muscle et permettront ainsi de proposer des nouvelles stratégies thérapeutiques. La régénération musculaire est un processus qui est altéré notamment dans la dystrophie musculaire de Duchenne (la dystrophie la plus fréquente des maladies neuromusculaires chez l’enfant qui affecte l’ensemble des muscles du corps et qui touche un garçon sur 3500 nés) et dans la dystrophie musculaire des ceintures (un groupe de maladies neuromusculaires qui touchent les muscles situés dans la région scapulaire et pelvienne).

Procédures

Les animaux peuvent développer un phénotype dommageable avec dystrophie musculaire, c'est à dire, une faiblesse et une dégénérescence progressive des muscles (à partir de 20 mois de vie). Il n'y aura pas d’autre intervention que le développement spontané du phénotype.

Impact sur les animaux

Si un phénotype se déclare, les animaux pourront avoir une atteinte musculaire légère pouvant induire une mobilité réduite et une douleur modérée.

Devenir

La grande majorité des animaux sera transférée pour expérimentation et affectée à d’autres demandes d’expérimentation animale (utilisation continue). Plusieurs projets sont déjà en cours, d’autres sont en cours d’écriture pour soumission au comité d’éthique et d’autres encore le seront dans l’avenir. Lorsqu'ils ne seront plus en mesure de contribuer efficacement à la reproduction en raison de leur âge avancé ou d'une fertilité réduite, les anciens reproducteurs seront euthanasiés.

Remplacement

Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires et moléculaires participant à la régénération musculaire et à la mise en place des pathologies musculaires. Un modèle animal est donc nécessaire pour étudier tous ces aspects.

Réduction

Les protocoles expérimentaux des projets seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que les expériences soient interprétables et pour éviter de les répéter. Afin de réduire le nombre d'animaux générés dans cet élevage, nous contrôlons le nombre de couples afin de ne pas générer d'excédent de stock en fonction des projets en cours autorisés. 1015 animaux maximum seront utilisés dans ce projet d'élevage sur une durée de 5 ans.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress. Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, bâtonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Les animaux sont maintenus sous un statut sanitaire (exempte de pathogènes et d'opportunistes), tout le matériel est stérilisé par autoclavage (enrichissement, cages) et l'eau est osmosée. Les conditions de température et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Si un phénotype est observé, de la nourriture hydratée sera disposée au fond de la cage pour améliorer la prise alimentaire. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés.

Choix des espèces

Le modèle le plus commun utilisé dans les études précliniques dans le domaine musculaire est la souris. Des animaux dystrophiques sont indispensables pour étudier le muscle in vivo dans un système pathologique. En élevage, les animaux seront en reproduction entre 2 et 12 mois de vie, pour favoriser la reproduction. Pour les projets, les animaux seront utilisés entre 2 et 18 mois de vie pour étudier la dystrophie musculaire.

Fécondation in vitro chez la souris

(NTS-FR-439141v1 – 04/09/2024)
  • Enseignement supérieur
Souris : 270
Souffrances
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 270

Une souris femelle par étudiant, deux mâles par groupe de seize : ce travail pratique d'enseignement supérieur consiste à tuer les animaux pour récupérer leurs gamètes et réaliser une fécondation in vitro observée au microscope. 270 souris vont être utilisées sur la durée du projet, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles, âgées de quatre semaines et non pubères, reçoivent deux injections hormonales à 48 heures d'intervalle pour déclencher une ovulation abondante. Le porteur écrit que ces injections se font sans protocole d'analgésie parce qu'il accroîtrait le stress de la contention, et justifie l'effectif par le faible taux de réussite des étudiants, quatre à six embryons obtenus sur soixante à quatre-vingts ovocytes.

Objectifs

Le but de ce TP est de réaliser et observer les étapes de fécondation in vitro chez la souris et d’évaluer l’impact du fond génétique sur le nombre d’ovocytes collectés et la qualité de la fécondation. Le TP comprendra une étape pratique (mise à mort des animaux, collecte des gamètes et fécondation in vitro) et une étape d’observation sous microscope. Pour l’étape pratique : 1 souris femelle par étudiant sera utilisée et 2 mâles seront utilisés pour l’ensemble du groupe de TP (soit 16 étudiants). Seul le prélèvement des gamètes mâles et femelles nécessite la manipulation d’animaux. C’est pourquoi les étapes du TP qui suivent la collecte des gamètes ne seront pas mentionnées. Ainsi, dans ce projet, seules seront mentionnés les procédures : i- d’hyperstimulation ovariennes (sur souris femelles) et, ii- de mise à mort des souris mâles et femelles pour la collecte des gamètes mâles et femelles. Aucune manipulation autre que les injections d’hormones et mise à mort ne sera réalisée sur les souris.

Bénéfices attendus

La fécondation in vitro chez la souris est une pratique courante de laboratoire. Pour cette raison, les étudiants doivent mettre en pratique cette technique pour être confronté aux problèmes et limites de celle-ci. De plus, les étapes qui caractérisent la fécondation et les premiers stades de développement embryonnaires sont très proches de ce qui est observé chez l’Homme. A ce titre, il apparaît important d’un point de vue pédagogique que l’étudiant puisse être confronté pratiquement à ce mécanisme cellulaire.

Procédures

Pour induire l'ovulation et permettre la collecte en nombre suffisant d'ovocytes, les souris femelles reçevront deux injections d'hormones à 48 heures d'intervalle. L'injection se fera par voie intra péritonéales et durera 10 secondes (préhension plus injection)

Impact sur les animaux

Aucune nuisance connue de l’injection des hormones, hormis le stress et la douleur Induite par la contention et l’injection. Toutefois, si des signes de douleurs précoces sont observés (prostration ou vocalises, absence de recherche de contact avec ces congénères…) et qui pourrait être lié à une injection ectopique, l’animal sera immédiatement euthanasié.

Devenir

La découverte des appareils reproducteurs mâles et femelles chez la souris ainsi que la collecte des gamètes mâles et femelles nécessite la mort de l'animal.

Remplacement

Il n’existe pas de méthodes alternatives ne nécessitant pas l’animal pour réaliser une fécondation in vitro chez les Mammifères. Le choix du modèle murin s’impose pour deux raisons: c’est le modèle le plus proche et accessible pour reproduire une fécondation in vitro proche de l’Humain en terme biologique et, d’autre part, il permet de confronter des étudiants se spécialisant en Reproduction Mammalienne de pouvoir réaliser des prélèvements des gamètes mâles et femelles in vivo.

Réduction

Pour un groupe de TP (16 étudiants), nous envisageons 16 femelles et 2 mâles. Trois groupes de TP sont prévus, correspondant à 48 femelles et 6 mâles au total par an soit 270 animaux au total sur l’ensemble du projet. - Le nombre de souris femelles est justifié par le nombre d’ovocytes collectés/femelles qui doit être suffisant pour obtenir des embryons aux premiers stades de clivage embryonnaire (ie stade 2 cellules). Sur 60-80 ovocytes collectés à partir de 8 femelles seuls 4 ou 6 atteindront le stade 2 cellules (faible taux de réussite lié au manque d’expérimentation des étudiants). Cette faible réponse devra être observée et expliquée par l’étudiant et des tests statistiques devront être réalisés pour évaluer les différences entre fonds génétiques. - Le nombre de souris mâles est justifié pour des raisons pratiques afin de collecter les spermatozoïdes de meilleure qualité en fonction du timing de collecte des ovocytes. Nous avons choisi un fond génétique de souris non consanguine pour augmenter le nombre de spermatozoïdes prélevés (10 millions de spermatozoïdes par souris en moyenne en condition TP, 200 000 spermatozoïdes sont utilisés par étudiant).

Raffinement

Les injections à 48 heures d’intervalle d’HCG et de PMSG peuvent conduire à un stress lié à la préhension et la contention de l’animal plus qu’à la douleur induite par l’injection. Pour ces raisons, les injections intra-péritonéales doivent être réalisées par une personne expérimentée, limitant le temps de préhension sans protocole d'analgésie/antalgie pré et post injection pouvant accroitre le stress de l'animal. Afin de limiter le stress, les animaux sont stabulés en présence d'enrichissements dans la cage (tunnel et coton). D’autre part l’animal sera surveillé par l'expérimentateur pour identifier les point-limites quotidiennement pendant 5 minutes pendant la toute durée de l'experimentation (3 jours). Cette surveillance ce fera spécifiquement dans les 5 minutes après injections les jours d'injections (Jour 0 et jour 2). Les point-limites seront identifiés par observation de l'animal et si un de ces point est caractérisé, l’animal sera euthanasié par dislocation cervicale.

Choix des espèces

Les souris sont utilisées car la technique de fécondation in vitro chez la souris est bien décrite et proche de l’Homme Souris femelles de 4 semaines. Cet âge est choisi car ce sont des souris prébubères (non reproductives) dont le stock d'ovocytes est maximal et où les follicules sont sensibles aux gonadotropines. Souris mâles de 10 semaines. Cet âge est choisi pour récupérer un nombre et une qualité maximale de spermatozoïdes.

  • Formation professionnelle
Souris : 1550
Rats : 1470
Souffrances
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Devenir
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Issus pour partie d'animaux de réforme de l'établissement, 1 550 souris et 1 470 rats vont être utilisés dans des travaux pratiques de formation réglementaire, tous tués à l'issue, 2 100 opérés sous anesthésie sans réveil et 920 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal peut être contenu cinq fois dix minutes, recevoir cinq injections et subir deux prélèvements, puis une anesthésie de trente minutes à trois heures et une craniotomie, une laparotomie ou une cathétérisation. Ces séances servent à délivrer l'attestation de compétence exigée par la directive 2010/63/UE, avec un animal pour la démonstration de l'intervenant et un animal par binôme ou trinôme de stagiaires. Le porteur indique recourir à des rats inertes de type Koken, à un tapis de peau artificielle et à une vidéo pour certaines démonstrations, avant que les stagiaires ne passent aux animaux vivants.

Objectifs

Cette série de travaux pratiques a vocation d’enseigner les bonnes pratiques en expérimentation animale sur modèle rongeur (contention, préhension, prélèvement, analgésie, soins …) dans le but de minimiser les contraintes exercées aux animaux. Cet enseignement est dispensé pour des formations spécifiques destinées aux personnes concevant et réalisant des procédures expérimentales sur modèle rongeur mais également aux personnels appliquant des procédures chirurgicales. Il prend place dans la règlementation (Directive 2010/63/UE Article 23 relatif à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques) qui définit l’adéquation des compétences du personnel par rapport à la fonction exercée et délivre une attestation valable pour le suivi des compétences.

Bénéfices attendus

Le but de ces formations est d'acquérir une qualification rendue obligatoire par la règlementation européenne dans l'exercice de ses fonctions. Ces formations permettent aux stagiaires d’acquérir, au travers de sessions de TP sur modèles inertes et modèles animaux, les bonnes pratiques en chirurgie expérimentales chez le rongeur de laboratoire (notamment : maintien d’une asepsie, mise en place et monitoring d’une anesthésie générale, gestion de la douleur et des soins pré, per et post opératoire...), et ce, dans diverses approches chirurgicales (laparotomie, craniotomie...) Toutes ces formations sont agréées par le ministère de l’agriculture et de la souveraineté alimentaire.

Procédures

Contention des animaux (rat et souris) : 5 fois par animal, pendant 10 minutes. Injection/administration : 5 fois par animal, environ 5 minutes Prélèvement : 2 fois par animal pour les souris, environ 10 minutes. Anesthésies (30 minutes à 3 heures). Interventions chirurgicales (craniotomie, laparotomie, cathétérisation) (30 minutes à 3 heures).

Impact sur les animaux

Le nombre d’étudiants peut entraîner un stress pour les animaux vigiles. De la même manière l’apprentissage de la contention et de la manipulation des animaux vigiles peut générer un stress pour les animaux tout comme les prélèvements et injections intrapéritonéales et intraveineuses. Les animaux subiront une anesthésie et des interventions chirurgicales (craniotomie, laparotomie) et lors des procédures chirurgicales vasculaires, nous ne pouvons exclure un risque hémorragique.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à l'issue des procédures. Les animaux utilisés dans les procédures seront euthanasiés avant le réveil afin d’éviter toute douleur post-opératoire. Ils ne seront pas ré-utilisés pour éviter un effet cumulatif.

Remplacement

Cette série de travaux pratiques répond aux exigences des programmes de formations règlementaires (Concepteur/Opérateur et Chirurgie). Pour faciliter l'approche de certaines techniques de contention et voies d'administration, les modèles d'animaux inertes (rats Koken) seront utilisés. Les étudiants ne seront confrontés qu’ensuite aux animaux vivants. Avant le TP de télémétrie, une vidéo est présentée aux étudiants pour rappeler les bonnes pratiques et les étapes critiques, en insistant sur l’asepsie, la qualité de l’anesthésie, et la gestion de la douleur. Une approche similaire est en cours de mise en place pour les autres TP de chirurgie. Pour les techniques de suture, nous utilisons un tapis de peau artificielle.

Réduction

Le nombre de rongeurs utilisés est calculé à ce que nous estimons être le strict nécessaire pour un bon apprentissage : 1 animal pour l’intervenant à chaque TP pour la démonstration de l’intervention ainsi qu’1 animal par binôme/trinôme de stagiaires pour l’apprentissage. Nous privilégions systématiquement l’utilisation d’animaux de réforme issus de notre établissement utilisateur. Le recours à l'utilisation d'un support vidéo pour la partie démonstration de certains TP de chirurgie, en lieu et place d'un animal, sera un moyen de réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Afin de minimiser l’angoisse de certains animaux due au contexte d’une activité de formation (nombreuses personnes présentes), ceux-ci sont familiarisés à la manipulation par un technicien avant le déroulement de la procédure. Ils sont isolés dans une pièce annexe et sont amenés dans la salle d'expérimentation au fur et à mesure des besoins. Afin de réduire la douleur lors des actes chirurgicaux, des injections de solution d'anesthésique local sont réalisées systématiquement sur les trajets des incisions 5 minutes avant ouverture de la peau. Les rats et les souris seront anesthésiés en veillant bien à ce que le niveau d’anesthésie obtenu corresponde bien à une anesthésie chirurgicale, et que tous les réflexes (retrait membres, retrait queue..) soient effectivement abolis. Une analgésie sera mise en place 30 minutes avant chaque induction d’anesthésie. Le maintien de la température sera garanti par l’utilisation de couvertures chauffantes thermostatées. Pour les souris, la manipulation et la contention se fait en évitant la prise par la queue, et en privilégiant la prise par la paume de la main ou l’utilisation de tunnels de contention. Pour les rats utilisés dans le TP "contentions et administrations", pour limiter le stress associé à des manipulations multiples, une sédation légère sera réalisée.

Choix des espèces

Les animaux utilisés sont des rongeurs (rats et souris) et répondent à la catégorie d’animaux des formations règlementaires agréées. Les animaux utilisés dans le cadre de ces TP sont des animaux adultes car ce sont majoritairement des animaux adultes qui sont impliqués dans les procédures expérimentales que réaliseront les stagiaires dans leurs laboratoires.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 80
Souffrances
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Devenir
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80 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent une injection unique de vecteurs viraux dans la veine de la queue à l'âge de six semaines, puis sont tuées quatre semaines plus tard pour analyse du cerveau. L'enjeu se limite à repérer lequel des vecteurs franchit la barrière hémato-encéphalique, l'évaluation d'un effet thérapeutique sur le syndrome de Rett étant renvoyée à une autre demande d'autorisation. Le porteur indique que la sélection préalable se fait sur des neurones issus de cellules de patients et sur des organoïdes cérébraux, puis affirme que le modèle souris "reste indispensable et nécessaire" pour juger à l'échelle de "l'organisme entier".

Objectifs

Le syndrome de Rett est une maladie d'origine génétique définie par un trouble grave et global du développement du système nerveux central. La pathologie touche essentiellement les filles, les garçons étant très rares et mourant généralement au stade néonatal d'une encéphalopathie néonatale sévère Ce syndrome entraine un polyhandicap avec déficience intellectuelle sévère et infirmité motrice, ainsi que des troubles respiratoires et cardiovasculaires. Il se manifeste par une régression rapide des acquis après 6 à 24 mois de développement normal. Aujourd’hui, une prise en charge globale des symptômes permet à ces patients de vivre plusieurs dizaines d’années, mais il n'existe malheureusement pas de traitement curatif à ce jour. La thérapie génique est une approche prometteuse, visant à corriger le gène muté responsable de la pathologie. Dans ce but, on utilise souvent des vecteurs viraux comme des transporteurs pour délivrer le matériel génétique visant à corriger la pathologie. Ces vecteurs présentent une innocuité et une expression à long terme des gènes thérapeutiques dans le cerveau de rongeurs, de primates, mais aussi chez l'homme. Une injection directe dans le cerveau ne permet cependant qu'une correction localisée des cellules portant la mutation au site d'injection. Par ailleurs, les injections dans des sites multiples dans le cas des troubles neurodégénératifs peuvent potentiellement augmenter la survenue d’effets indésirables. L'objectif est ainsi de développer des vecteurs viraux pouvant être injectés par voie intraveineuse périphérique et qui soient capables de passer la barrière hémato-encéphalique. Dans le cadre de ce programme, différents types de vecteurs viraux vont être générés, évalués in vitro sur des cellules et des organoides cérébraux, puis in vivo dans un modèle de souris, afin de valider leur capacité à passer la barrière hémato-encéphalique de manière efficace, de vérifier le tropisme cérébral et l'absence de distribution dans d'autres organes. Après identification du vecteur viral présentant les caractéristiques optimales répondant à ces critères, celui-ci sera évalué dans un modèle de souris du syndrome de Rett, portant des mutations dans le gène muté responsable de la pathologie, afin de valider l'effet thérapeutique (cette étude fera l'objet d'une demande d'autorisation séparée).

Bénéfices attendus

L'identification de vecteurs viraux permettant de passer de manière efficace la barrière hémato-encéphalique ouvrira la voie à de nombreuses applications de thérapie génique dans le cadre des pathologies du système nerveux central, dont ici en exemple le syndrome de Rett pour lequel aucune thérapie n'existe à ce jour.

Procédures

Injection des vecteurs viraux par voie intraveineuse caudale (durée 2-3 minutes), en une administration unique, à l'age de 6 semaines.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sur les animaux sont liés à l'injection des vecteurs viraux par voie intraveineuse, tel que des saignements au site d'injection.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés 4 semaines après l'administration des vecteurs pour procéder aux analyses postmortem (histologiques et de biologie moléculaire)

Remplacement

L'objectif de cette étude est d'identifier le vecteur viral qui permet de passer la barrière hémato-encéphalique avec efficacité, dans la perspective de traitement par thérapie génique de pathologies du système nerveux central. La librairie de vecteurs viraux sera d'abord évaluée in vitro en culture de cellules neuronales, dans des neurones dérivés de cellules souches pluripotentes (iPSC) de patients et dans des organoides cérébraux. Seuls les variants qui permettent d'obtenir les résultats in vitro les plus prometteurs seront évalués in vivo dans le modèle souris, modèle animal qui reste indispensable et nécessaire pour évaluer l'efficacité de transduction des vecteurs viraux à l'échelle de l'organisme entier, notamment dans le cadre de l'étude du passage de la barrière hémato-encéphalique

Réduction

Dans le cadre de cette étude, nous utiliserons 5 souris par vecteur viral et par dose. L'efficacité de transduction dans le cerveau, et donc de passage de la barrière hémato-encéphalique, sera évaluée par quantification du génome viral, et par analyse de la fluorescence sur 10 coupes sagittales de cerveau. Ce nombre de souris et de coupes sera suffisant pour définir le vecteur viral présentant le meilleur tropisme pour le cerveau, et ce de manière qualitative / semi-quantitative, par dénombrement des cellules transduites fluorescentes. Concernant l’analyse de la fluorescence, il s’agira d’une analyse qualitative. A partir du moment où on voit un signal fluorescent dans le cerveau, cela signifiera qu’on a franchi la barrière hémato- encéphalique. On pourra affiner en faisant un score semi-quantitatif (rare cellules, quelques cellules, beaucoup de cellules).

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans les meilleures conditions possibles dans un environnement contrôlé permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance de l'animal. Après les injections des vecteurs viraux par voie intraveineuse, les animaux seront observés pour s'assurer de leur bien-être et de l'absence de saignement au niveau du site d'injection. En cas de signe de souffrance, le personnel qualifié et le vétérinaire pourront décider de l'arrêt de l'expérimentation et de l'euthanasie de l'animal.

Choix des espèces

Le modèle souris est nécessaire pour évaluer la capacité des vecteurs viraux à passer la barrière hémato-encéphalique, dans la perspective de traitement par thérapie génique de pathologies du système nerveux central. De plus, il existe des modèles de souris du syndrome de Rett, portant des mutations dans le gène muté responsable de la pathologie, ces modèles étant utilisés dans un 2è temps pour évaluer l'efficacité thérapeutique du vecteur viral optimal. L'injection par voie intraveineuse sera réalisée sur des animaux de 6 semaines, où le passage de la barrière hématoencéphalique serait le plus efficace d'après la littérature. Il s'agit aussi de l'age qui sera indiqué dans l'évaluation de l'effet thérapeutique des vecteurs viraux dans les modèles de souris du syndrome de Rett (stade symptomatique similaire au stade retenu en vue d'applications en clinique humaine, chez des sujets jeunes présentant des symptomes du syndrome de Rett).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 448
Souffrances
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Devenir
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 448

Au premier jour de leur vie, des souriceaux reçoivent une injection de virus dans le cerveau sous anesthésie générale, avant un prélèvement de queue à quatre semaines. 448 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. À quatre mois, elles passent quatre tests comportementaux, dont la reconnaissance d'objet et l'interaction sociale, censés mesurer mémoire et anxiété, puis sont tuées à cinq mois pour prélever sang et cerveau. Le porteur admet que la manipulation des nouveau-nés peut conduire la mère à rejeter un ou deux petits, avec absence de tétée ou cannibalisme, atteintes qu'il classe pourtant dans un niveau de souffrance modéré.

Objectifs

La maladie d’Alzheimer MA est une maladie neurodégénérative, au cours de laquelle les cellules du cerveau dégénèrent. Elle affecte environ 1 million de personnes en France et il n’existe aucun traitement efficace à ce jour. Notre activité de recherche est dédiée à l'étude des mécanismes cellulaires impliqués dans la MA. L’objectif est de comprendre le fonctionnement de cette maladie, afin de trouver des moyens d’action dans le système nerveux qui permettront de ralentir le développement de la MA.

Bénéfices attendus

L’objectif final est d'améliorer la qualité de vie des personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer. Les bénéfices à plus court terme, concernent d'une part la compréhension des mécanismes de fonctionnement de la MA et d'autre part de trouver des moyens d’action sur le système pour réduire le développement et l’agressivité de la MA.

Procédures

Les nouveaux-nés subiront au premier jour post-natal une injection de virus dans le cerveau sous anestésie générale et à 4 semaines un prélèvement de bout de queue (

Impact sur les animaux

Les nouveaux-nés subiront au premier jour post-natal une injection de virus dans le cerveau. Compte tenu de la manipulation des bébés, il est possible que la mère rejette un ou deux petits, se traduisant par l'absence de tétée et /ou du cannibalisme. Un prélèvement de bout de queue est réalisé pour le génotypage à l'âge de 4 semaines. A l'âge de 4 mois tous les animaux subiront 4 tests comportementaux tels que la reconnaissance d'objet et l'interaction sociale, destinés à explorer leurs capacités de mémorisation et leur niveau d'anxiété. A la fin de la procédure, tous les animaux seront mis à mort sous anesthésie profonde et analgésie.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure. Le sang et le cerveau sont prélevés pour effectuer des explorations biochimiques et histologiques.

Remplacement

Bien que des progrès considérables aient été faits dans la modélisation des pathologies à l’aide de systèmes cellulaires et moléculaires innovants, ces modèles n’offrent que des informations "physiopathologiques" très partielles. Il est encore à ce jour indispensable d’utiliser des animaux pour mieux appréhender la complexité des interactions cellulaires et moléculaires et développer de nouvelles thérapies adéquates pour traiter des maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer. En ce sens, nous développons aussi des approches expérimentales in vitro dont les résultats doivent dans tous les cas être confortés in vivo. L’efficacité de futurs traitements originaux doit se traduire par une amélioration biologique/histologique et comportementale dans des modèles murins, notamment le modèle souris de la maladie d'Alzheimer. Ces souris représentent un modèle de choix pour l’étude de la maladie car elles développent rapidement une MA expérimentale (dès 2 mois), laquelle est très similaire à celle observée chez l’homme, comparée à la MA développée par d’autres modèles des souris (9-12 mois).

Réduction

Le nombre de lots expérimentaux et d'animaux au total est décrit en détail au paragraphe 4.2. - souris sauvages (mâles+ femelles) n= 7 groupes x32 souris = 224 -souris modèle de MA (mâles+ femelles) n= 7groupes x32 souris = 224 Soit 448 animaux Ce nombre d'animaux a été réduit au minimum pour pouvoir être validé d’un point de vue statistique notamment pour les études comportementales, d'autant que nous travaillons sur des souris issues de plusieurs reproductions.

Raffinement

Tous les petits de la même fratrie seront injectés. Le génotypage permettra 4 semaines plus tard de les identifier. Les nouveau-nés opérés sont réchauffés sur une couverture chauffante de type bouillotte, et remis à leur mère. Les mères et leur nouveau-nés opérés seront hébergés dans des armoires ventilées, sous environnement contrôlé, dans des cages avec un environnement enrichi (nids végétaux à base de fibres courtes de coton). Une observation quotidienne des animaux sera effectuée pour s’assurer de leur bien-être. Afin d'éviter un maximum la manipulation des petits et le possible rejet par leur mère nous éviterons de les peser, mais nous observerons tous les jours leur comportement, s'ils sont vigoureux, s’ils tètent, ainsi que leur taille en comparant tous les petits de la même fratrie.

Choix des espèces

Les souris constituent des modèles de choix pour notre travail car elles sont couramment utilisées comme modèles de la MA, ainsi que, comme modèle pré-clinique pour tester les effets in vivo de molécules thérapeutiques potentielles. Pour nos études, nous utiliserons des souris sauvages et des souris génétiquement modifiées modèle de la maladie d’Alzheimer. 1) Stade premier jour post-natal, dans lequel les injections de virus seront faites, permettant ainsi l’expression des variants de protéines d’intérêt dès les premiers jours de vie post-natale dans les neurones. 2) Stade juvénile 1 mois et adulte 2 mois, afin de tester des stades intermédiaires 3) Stade adulte à l’âge de 4 mois. Cet âge représente une phase précoce de la maladie dans laquelle nous observons des marques évidentes de la pathologie, aussi bien au niveau comportemental que biochimique et histopathologique. Le comportement des animaux sera testé à partir de 4 mois, et ce pendant environ 15 jours. 4) Stade adulte à l'âge de 5 mois. A ce stade les animaux seront mis à mort. Tous les animaux reçoivent une injection de virus à la naissance mais certains d'entre eux seront mis à mort à 1 et 2 mois sans participer aux tests comportementaux.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
Gerbilles de Mongolie : 150
Souffrances
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Devenir
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 150

150 gerbilles de Mongolie vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une seule injection leur est faite, dans l'abdomen, avec du matériel infectieux d'Echinococcus multilocularis qui provoque la formation de kystes péritonéaux chroniques. Ces kystes servent de matière première à des antigènes vendus aux laboratoires d'analyses médicales pour le diagnostic sérologique de l'échinococcose, et le porteur décrit une évolution "sans altération de l'état général" tout en listant une mobilité réduite et une douleur parmi les atteintes possibles. Il écrit que "la volumétrie d'animaux utilisée pour la production d'Ag sera fonction du volume de commercialisation des tests".

Objectifs

Le diagnostic de maladies infectieuses repose sur différents critères : signes cliniques, radiologiques, facteurs de risque associés… et sur les résultats de tests biologiques. L’utilité des tests biologiques est d’autant plus grande que certaines infections présentent peu ou pas de signes cliniques caractéristiques. Un large panel de tests biologiques existe de la culture de prélèvements à la recherche d’anticorps spécifiques dans le sang des patients. Cette recherche d’anticorps spécifiques est dans de nombreuses maladies infectieuses le seul moyen de diagnostiquer et secondairement de traiter certaines maladies. C’est dans ce but qu’une collaboration entre un laboratoire Hospitalo-Universitaire et une entreprise française a été mise en place avec l’objectif de développer des tests diagnostiques de maladies pour l’homme et/ou les animaux. Nous avons mis au point des tests fiables, spécifiques et sensibles de recherche d’anticorps de pathogènes parasitaires d’origine alimentaire comme Echinococcus granulosus et Echinococcus multilocularis, responsables de maladies graves et parfois mortelles chez l’Homme avec 1 million de personnes concernées. L’utilisation d’antigènes de ces parasites est la clé de voute de la mise au point de tests sérologiques. En l’absence d’alternative de bonne qualité, l’obtention de tels antigènes passe par l’expérimentation animale. Suite à l’injection d’agents infectieux de E. multilocularis, l’animal va développer un ou plusieurs kystes péritonéaux d’évolution chronique sans altération de l’état général. Ces kystes permettront de produire des antigènes de grande qualité pour développer des tests sérologiques permettant de réaliser le diagnostic de patients infectés. L’objectif de ce projet est donc de permettre la production d’Ag de E. multilocularis pour pouvoir continuer de rendre accessible aux professionnels de santé les tests de diagnostic correspondants et ainsi améliorer la prise en charge et le bien-être des patients.

Bénéfices attendus

La production d’Ag d’échinococcose est un élément essentiel à la fabrication de nos tests de diagnostic médicaux. Ces tests, parce qu’ils sont reconnus comme des réactifs de référence, sensibles et spécifiques, sont utilisés par les laboratoires des CHU et des plateformes d’analyses médicales de France et du monde entier. Ils sont destinés aux professionnels de santé dans le cadre de diagnostic de dépistage et de confirmation de la sérologie parasitaire. Les bénéfices attendus du projet sont donc directs et immédiats : permettre de maintenir la production de tests de diagnostic de la toxoplasmose et ainsi améliorer la prise en charge et le bien-être des patients.

Procédures

Un seul geste technique sera réalisé sur animal vivant : il s’agit de l’inoculation inaugurale par voie intrapéritonéale. Cela nécessite la contention de l’animal de quelques secondes par un personnel qualifié afin d’éviter au maximum le stress et la douleur des animaux.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, les nuisances possibles sur les animaux sont les suivantes : stress physique, mobilité réduite, douleur dus à une complication infectieuse. Le projet a été conçu de manière à minimiser les dommages causés aux animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’unique procédure expérimentale afin de réaliser des prélèvements post-mortem.

Remplacement

Pour pouvoir ainsi répondre à l’exigence qualitative et quantitative de la demande, l’utilisation d’animaux est essentielle pour la réalisation du présent projet et la gerbille reste le modèle le plus adapté. L’obtention d’un profil antigénique complet ne peut pas se faire par clonage et génie génétique. De même, la possibilité de mettre en culture in vitro E. multilocularis n’a pas permis de produire un antigène complet et de quantité suffisante (diagnostic couplé et différentiel des 2 types d’échinococcoses impossible). Ainsi, pour ces raisons majeures de volume de production, de défaut de reproductibilité et de qualité médiocre de l’antigène obtenu, la culture in vitro d’échinococcoses ne permet pas une production d’antigène compatible avec le développement et la production des tests de diagnostic présentant des performances au niveau des tests actuellement commercialisés, soumis au marquage CE, à la conformité avec la norme ISO 13485 et à l’attestation CE de conformité délivrée par un organisme notifié et devant répondre aux exigences du règlement européen IVDR 2017/746. En conséquence, ces expérimentations ne peuvent être conduites qu’in vivo.

Réduction

La volumétrie d’animaux utilisée pour la production d’Ag sera fonction du volume de commercialisation des tests. Malgré une croissance de la demande des produits, la réévaluation du nombre d’animaux nécessaires à la production d’Ag par rapport au précédent projet permet de significativement le diminuer. Ceci s’explique par l’expérience acquise sur ce modèle et par les analyses réalisées par le laboratoire pour augmenter la qualité des échantillons récoltés.

Raffinement

Des mesures seront mises en œuvre afin d’optimiser le bien-être des animaux. Les gerbilles seront hébergées par groupes d’individus compatibles, dans des conditions contrôlées et avec la mise en place d’un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification, bâtonnets à ronger). Aucun des animaux ou groupe d’animaux ne sera traité différemment de ses congénères. Une fiche de suivi sera rédigée pour chaque cage avec un suivi de signes comportementaux, physiques et physiologiques. Chacun de ces critères étant évalué fréquemment, la détermination de point(s) limite(s) bien définis, suffisamment précoces et prédictifs, permettra immédiatement de déterminer un animal en souffrance. Nous attacherons une grande importance à l’apparence physique externe et aux changements comportementaux des animaux. Dès lors que l’animal montre des signes de positivité à l’infection, il est mis en armoire ventilé afin de ne pas stresser ses congénères. En cas de gêne dans ses déplacements, l’accès à l’alimentation lui est facilité (dépôt d’une coupelle au sol). Les soins et les procédures expérimentales seront réalisées par du personnel qualifié et permanent. En effet, les gerbilles ont le temps de se familiariser avec les manipulateurs spécialement affectés à leur suivi.

Choix des espèces

La gerbille est l’espèce qui présente un cycle naturel de l’infection parasitaire sans développement d’autres signes cliniques avant l’atteinte d’une taille de kyste significative. En conséquence, la production d’antigène d’E. multilocularis est réalisée in vivo sur ces animaux. Les gerbilles utilisées seront de jeunes adultes, mâles ou femelles.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 355
Souffrances
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 355

Les souris de ce projet sont immunodéprimées et porteuses de ce que le porteur nomme un "phénotype dommageable", qu'il déclare ne pas s'exprimer grâce à leur hébergement. 355 d'entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules cancéreuses dans la quatrième glande mammaire, puis jusqu'à trois injections intrapéritonéales et une injection intraveineuse par semaine pendant trois semaines, avec des contentions répétées sur trois mois au maximum. La tumeur peut gêner leurs déplacements et les métastases pulmonaires provoquer des difficultés respiratoires, avant la mise à mort qui permet de prélever la tumeur, la glande mammaire voisine et les poumons.

Objectifs

Le cancer du sein reste la première cause de mortalité chez la femme malgré l’efficacité des traitements conventionnels. Il existe deux freins majeurs à la guérison de ce cancer : son évolution vers un stade métastatique et sa résistance aux traitements. Notre laboratoire s’intéresse à un processus particulier qui est impliqué dans ces 2 mécanismes. Notre projet vise à l’identification de nouveaux médicaments capables d’empêcher la formation métastatique et la résistance aux thérapies conventionnelles. Pour cela, nous avons testé plus 70 000 molécules in vitro et nous en avons validé 3 capables de bloquer les processus de métastases et de résistance au traitement. Il est maintenant essentiel de tester pré-cliniquement l’efficacité de ces 3 molécules sur un organisme complexe.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra potentiellement de mettre en évidence l’effet thérapeutique de nos molécules sur le cancer du sein, contre sa progression métastatique et sa résistance aux thérapies conventionnelles, et pourra ouvrir de nouvelles perspectives de traitement pour les patients atteints de cette maladie.

Procédures

Tout d’abord l’ensemble de ces expérimentations est effectué sur des animaux immunodéprimés au phénotype dommageable. Les animaux subiront régulièrement des contentions (contention de 2 à 3 minutes et maximum 3 contentions par semaine sur une durée maximale de 3 mois) qui leur génèreront du stress. Ils subiront également une injection intra-mammaire ainsi que des injections régulières en intrapéritonéale (3 injections intrapéritonéales par semaine sur une durée maximale de 3 semaines) et en intraveineuse (1 injection intraveineuse par semaine sur une durée maximale de 3 semaines).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont l’apparition de tumeur au niveau de la quatrième glande mammaire qui pourra potentiellement les gêner dans leur déplacement et générer de la douleur ainsi que le développement de métastases pulmonaires qui pourra potentiellement provoquer des difficultés respiratoires. Les traitements par les molécules identifiées et de chimiothérapie risquent d'affecter l’état général de la souris (perte de poids, douleurs abdominales, perte de poils).

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin de pouvoir prélever la tumeur, la glande mammaire adjacente à la tumeur et les poumons. Ces tissus seront analysés pour évaluer la progression tumorale et ainsi déterminer l’efficacité des traitements testés.

Remplacement

Des études préliminaires in vitro ont été réalisées et ont permis de démontrer l’effet des molécules que nous souhaitons tester in vivo sur l’inhibition du processus permettant aux cellules cancéreuses de migrer et de devenir résistantes au chimiothérapies conventionnelles sur 12 modèles cellulaires différents. Si l’ensemble de ces expérimentations nous conforte sur l’effet des molécules identifiées et leurs conséquences délétères sur les propriétés de migration, d’invasion et de chimiorésistance des cellules cancéreuses, il nous reste à démonter leur effet dans un organisme physiologiquement complexe afin d’envisager par la suite leur potentielle inclusion dans un essai clinique.

Réduction

Le nombre maximal de souris utilisées pour la réalisation de ce projet est de 355. Ce nombre a été réduit au minimum et suffisant afin d’obtenir des données statistiquement valides. De plus, le projet comprend 2 GO/NO GO (décision de continuer ou non) à la fin de deux procédures ce qui peut réduire notablement le nombre global d’animaux utilisés.

Raffinement

Des points limites précis ont été définis pour identifier le plus précocément possible toute souffrance de l’animal. Nous évaluerons l’état de bien-être ou de souffrance de l’animal au moins 3X par semaine. Une analgésie sera utilisée si une souris présente des signes de souffrance et la souris sera observée alors deux fois par jour. De la nourriture sera ajoutée au sol si une souris présente des difficultés à s’alimenter. La manipulation des animaux par des personnes compétentes en minimisant le stress engendré en expérimentation animale permet de limiter au maximum toute douleur ou souffrance des souris. Les souris utilisées pour ce projet sont des souris immunodéprimées au phénotype dommageable qui ne s’exprime pas du fait de leur hébergement dans un environnement adapté. Des éléments de raffinement seront ajoutés afin de veiller à leur bien-être (coton).

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus pertinente pour les études de carcinogénèse mammaire et de formation métastatique car c'est un modèle proche de la pathologie humaine qui reproduit les caractéristiques histologiques. De plus, l'évaluation d'effet thérapeutique sur des xénogreffes de lignées s'inscrit dans la démarche classique de tests précliniques. Nous utiliserons les souris immunodéprimées afin de rester en accord avec les données décrites dans la littérature. Enfin, nous disposons d'outils, d'expériences et de compétences solides pour réaliser cette étude dans les meilleures conditions chez la souris. Des souris adultes de 6 semaines seront utilisées, âge standard utilisé pour l’étude du développement tumoral par xénogreffe, ce qui nous permettra de comparer nos résultats à la littérature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 3357
Souffrances
▲ -
▲ 1066
▲ 1805
▲ 486
Devenir
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 3357

Une biopsie de l'oreille pour le génotypage, des injections sous la peau, dans une veine ou dans l'abdomen, l'implantation d'une chambre optique sur le dos ou le ventre pour filmer les tumeurs pendant trois à quatre semaines, et pour d'autres seize semaines d'eau de boisson contenant des substances toxiques destinées à provoquer des tumeurs de l'œsophage. 3 357 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 1 066 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 1 805 un niveau modéré et 486 un niveau sévère. Le porteur écrit que toutes les procédures se font sous anesthésie "afin d'éviter la douleur", tout en classant en souffrance sévère l'apparition de tumeurs primaires susceptibles de s'ulcérer et de tumeurs métastatiques. Les souris sont tuées pour la collecte de tissus, celles dont le laboratoire n'a pas besoin l'étant également.

Objectifs

Ce projet vise à comprendre le rôle des cellules endothéliales dysfonctionnelles dans des maladies telles que la fibrose tissulaire, l'athérosclérose et le cancer. En particulier, il se concentre sur la transition endothélio-mésenchymateuse (TEndM), un processus où les cellules endothéliales adoptent des caractéristiques mésenchymateuses, ce qui peut contribuer à la formation de dépôts de matrice extracellulaire. L'étude explore les mécanismes pathologiques de la TEndM et leur impact sur ces maladies, avec l'espoir de développer des thérapies ciblant ces anomalies.

Bénéfices attendus

Les résultats devraient permettre d'identifier les mécanismes pathologiques touchant les cellules endothéliales et de découvrir des cibles thérapeutiques potentielles. À long terme, cela pourrait améliorer la prévention et le traitement de maladies telles que le cancer, la fibrose tissulaire et l'athérosclérose, contribuant ainsi à la santé humaine.

Procédures

Les procédures (P) incluent des manipulations telles que des incisions, des injections, l'installation de chambres optiques pour l'imagerie et des biopsies. Les interventions sont regroupées en quatre catégories : 1) induction de pathologies ou dysfonctionnement endothélial, 2) installation de chambres optiques pour imagerie, 3) isolement de cellules endothéliales, et 4) modification de l'expression génique. Les animaux seront identifiés en prélevant une biopsie d'environ sur l'oreille lors une procédure chirurgicale d'une durée approximative de 2 minutes (P1). Ensuite, les animaux recevront des injections de différentes manières : sous la peau (environ 5 minutes), dans une veine (environ 2 minutes) ou dans l’abdomen (environ 15 minutes). Ces injections font partie des expériences visant à étudier la croissance des tumeurs sur une période de 2 à 3 semaines (P2-P6). Certains animaux auront également un petit dispositif d’imagerie implanté sur leur dos ou leur ventre pour prendre des images détaillées des tumeurs pendant 3 à 4 semaines (P10-12). Cette intervention chirurgicale dure environ 30 minutes. Par ailleurs, nous étudierons comment les modifications génétiques affectent les vaisseaux sanguins, avec des observations allant de 1 (P7) à 24 semaines (P8) après la manipulation génétique. Pour d'autres parties de l'étude, certains animaux suivront un régime alimentaire spécifique pour induire des maladies cardiaques, ce qui nécessitera un prélèvement sanguin pour le regroupement des souris, prenant environ 2 minutes (P14). D'autres souris seront soumises à un régime hydrique particulier (eau avec des substances toxiques) pour favoriser le développement de tumeurs dans l'œsophage pendant 16 semaines (P13). Certains animaux recevront des traitements supplémentaires, tels que l'administration orale des substances (environ 5 minutes) (P2-12 ; P14) ou des prélèvements sanguins (environ 2 minutes chacun) (P5-12 ; P14, P15). Toutes ces procédures seront réalisées sous anesthésie afin d'éviter la douleur. À la fin de l'étude, tous les animaux seront euthanasiés pour permettre l'examen de leurs organes.

Impact sur les animaux

Les procédures P1-14-15 entraînent des douleurs mineures de courte durée en raison de : • biopsie d’oreille pour génotypage (P1), • prélèvement de sang avec une aiguille de seringue (P14 et P15). Les procédures P5-6-8-9-10-11-12-13 entraînent une douleur modérée de courte durée en raison de: • induction de tumeurs qui pouvant provoquer une angoisse modérée et un stress physique lié à la position anatomique des tumeurs (P5, P6 et P13), • prélèvements sanguins fréquents (P8 et P9), • intervention chirurgicale pour la mise en place de la chambre optique qui peut provoquer un stress physique (P10, P11 et P12). Les procédures P2-3-4 entraînent des douleurs sévères de durée courte/moyenne en raison de: • apparition de tumeurs primaires susceptibles de s'ulcérer et de tumeurs métastatiques (P2, P3), • induction de tumeurs métastatiques par une intervention chirurgicale qui pouvant provoquer une angoisse postopératoire sévère de durée moyenne (P4).

Devenir

Les animaux seront principalement euthanasiés pour permettre la collecte de tissus nécessaires aux analyses histologiques, essentielle pour atteindre les objectifs scientifiques du projet. Les animaux non nécessaires seront également euthanasiés pour éviter toute souffrance inutile.

Remplacement

Nous visons à substituer autant que possible les expériences déjà effectuées sur les souris par des méthodes in vitro et des systèmes de coculture. Par contre, ces modèles ne permettent pas d'étudier les interactions intercellulaires et inter-organes. Pour cette raison, nous ne pouvons pas nous écarter de l'utilisation des modèles animaux. Les recherches documentaires démontre qu'aucune étude semblable n'a été effectuée auparavant. Pour complémenter les modèles animaux, nous avons développé plusieurs méthodes alternatives comme les cellules endothéliales des vaisseaux isolés à partir de tissus ou de tumeurs qui permettent le remplacement de certaines expériences, mais nécessite tout le même l'utilisation des animaux.

Réduction

Le nombre d'animaux sera réduit au minimum grâce à deux approches principales. Tout d'abord, nous utiliserons des modèles de culture de cellules en laboratoire pour effectuer des expériences préliminaires avant de passer aux tests sur les animaux. Deuxièmement, nous optimiserons nos élevages pour éviter de produire des animaux dont nous n'aurions pas besoin. Nous utiliserons des souris du même âge et du même sexe, et nous choisirons les animaux de manière à garantir des résultats fiables tout en réduisant le nombre d'animaux nécessaires. De plus, une formation adéquate sera fournie au personnel pour s'assurer qu'ils manipulent les animaux correctement et minimisent leur stress. Cette approche nous permettra de réduire la variabilité entre les animaux et, ainsi, le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats valables. Enfin, nous avons mis en place plusieurs modèles en laboratoire qui nous permettent d'utiliser beaucoup moins d'animaux pour chaque expérience.

Raffinement

Les procédures seront menées dans des conditions optimales pour minimiser la douleur et la souffrance, avec l'utilisation systématique d'anesthésie et d'analgésie. Les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi et leur bien-être sera surveillé régulièrement. Les souris seront hébergées par groupe de 4, dans des cages ventilées de 424 cm² enrichies (maison rouge, coton pour nidification) pour réduire le stress des animaux et aucun nouvel animal ne sera introduit dans des groupes déjà formés. Nous serons vigilants sur l'état de santé des animaux et nous prendrons en compte les paramètres suivants : 1) perte de poids supérieure à 15% (faim, soif, malnutrition) 2) apparence physique externe (poil hirsute, dos rond, signes d'infection ou blessures) 3) signes cliniques Mesurables (diminution de température rectale, nécrose des tumeurs) 4) changement de comportement (prostration, vocalisation) 5) réponse comportementale aux stimuli externes, 6) surcroissance excessive ou ulcération tumorale, 7) signes d'infection locale au site d’implantation chirurgicale de la chambre optique. Le suivi des animaux sera fait trois fois par semaine pour toute la durée des études et le lendemain de chaque manipulation. Nous remplirons une feuille d'évaluation des points limites dans laquelle chacune des points limites indiquées ci-dessus sera évaluée de 0 (aucun signe) à 5 (signes graves de malaise). Pour les procédures durant moins d'une journée, seuls les changements de comportement et d'apparence physique seront évalues car la perte de poids ne s'applique pas. En revanche, la température corporelle peut toujours être mesurée avec l’aide du un thermomètre équipé d’une sonde rectale pou souris. Si ces limites sont atteintes, un effort sera fait pour améliorer le bien-être de l'animal selon le cas. Par exemple, suite à une perte de poids supérieure à 10%, du gel nutritif sera mise à disposition dans les cages et un suivi individuel plus fréquent sera fait pour voir si l'animal reprend ou maintien ce poids. Si la limite de 15% de perte de poids ou une nécrose tumorale sera observée est atteinte, l'animal sera exclu de l'expérience et il sera euthanasie. Pour une température corporelle réduite (mesurée par une sonde rectale), l'animal sera surveillé plusieurs fois dans la journée afin d’établir l’amélioration ou pas de son état. Dans tous les cas, les scores > 5 nécessite l'euthanasie de l'animal.

Choix des espèces

Les souris sont choisies pour leur pertinence en recherche biomédicale, leur capacité à développer des pathologies similaires à celles humaines, et la disponibilité de nombreuses lignées génétiquement modifiées. Les protocoles pour les expériences sur les tumeurs seront réalisés sur des jeunes souris (âge 5-6 semaines). L’incidence et le développement des tumeurs est très faible chez les animaux plus âgés et très rapide chez les jeunes souris. Des souris d'âge constant doivent être utilisées pour obtenir des données reproductibles. Les protocoles pour expériences ex vivo d’isolation cellulaire et de athéroscléroses seront réalisés à partir du stade adulte (âge >8 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 612
Rats : 408
Souffrances
▲ -
▲ 1020
▲ -
▲ -
Devenir
 -
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 -
 1020

Des candidats médicaments sont administrés en une fois ou chaque jour pendant quatorze jours, puis les animaux sont tués pour prélever leur cerveau. 612 souris et 408 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Il s'agit de mesurer comment les molécules se répartissent dans l'organisme et de choisir la voie d'administration la plus adaptée pour de futures études sur des modèles de maladies neurodégénératives. Le porteur annonce des points limites déclenchant la mise à mort sans en nommer un seul, et justifie six échantillons par groupe pour l'analyse par spectrométrie de masse sans expliquer comment on arrive à 1 020 animaux.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de générer des échantillons biologiques pour déterminer comment évolue la concentration, et la répartition de candidats-médicaments dans l'organisme en fonction du temps. Ce projet permettra également de déterminer la voie d’administration la plus adapté pour un candidat-médicament, pour de futures études d'efficacité dans des modèles pré-cliniques de maladies neurodégénératives.

Bénéfices attendus

Le projet s'intégre dans la phase préclinique du développement de candidats médicaments pour des maladies neurodégénératives. En cas de résultats positifs, le développement du ou des candidats-médicaments pourra se poursuivre.

Procédures

Les animaux subiront des administrations de candidats médicaments, une seule fois ou quotidiennement sur 14 jours. Les stratégies d'anesthésies et d'analgésies impliquent des injections intra-péritonéales et souscutanées, ce qui peut induire à stress, juste avant la mise à mort.

Impact sur les animaux

Les administrations de candidats-médicaments ou d'anesthésiques peuvent engendrer un stress lors de l’acte, notamment lors administrations chroniques. L’administration chronique de composé peut induire des nuisances en cas d’effets néfastes, pour cette raison, les animaux seront suivis quotidiennement

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort. La mise à mort est nécessaire pour collecter les cerveaux.

Remplacement

Le profil de distribution tissulaire des candidats-médicaments dépend de plusieurs facteurs, tels que la diffusion au sein du liquide céphalorachidien, sa capture par différents types cellulaires et son élimination. Ces variables impliquent l'interaction de plusieurs types cellulaires. Ce degré de complexité ne peut être atteint qu’avec un modèle animal.

Réduction

La taille des groupes expérimentaux a été déterminé pour minimiser le nombre d'animaux, en lien avec le laboratoire d'analyse qui traitera les échantillons biologiques. L'analyse par spectrométrie de masse sera réalisée avec 6 échantillons par groupe. Pour maintenir les relations sociales et limiter le stress, les animaux seront hébergées à plusieurs par cage (entre 2 et 4), et auront accès à des objets d'enrichissements

Raffinement

Le raffinement sera basé sur : (i) la présence d’objets d'enrichissement (papiers pour nids, tunnels en carton), (ii) des approches d'analgésies quand nécessaire, (iii) et le contrôle strict des paramètres physiologiques des animaux (poids, température corporelle). Les rats seront hébergés par 2, et les souris seront hébergées, au minimum par 2, et, au maximum par 4, avec accès ad libitum à l'eau et à la nourriture. La souffrance des animaux sera limitée au maximum grâce à la recherche quotidienne de signes indicateurs de souffrances. Le projet a défini des points limites. Si un de ces points limites est atteint, le responsable de l’étude sera informé et l’animal sera mis à mort. Si des signes de souffrances sont détectés, le responsable de l’étude sera informé, et un analgésique sera administré. Dans le cas où le traitement analgésique se révèlerait être inefficace, l’animal sera mis à mort.

Choix des espèces

Les procédures expérimentales utiliseront soit des souris, soit des rats. Le choix de l'espèce est motivée par la nature du projet et de la suite éventuelle en cas de résultats significatifs (pour évualier l'efficacité du composé, des modèles précliniques basés sur des souris ou des rats pourront être utilisés). Le type d'échantillons à collecter (ex. le volume de liquide céphalorachidien est plus important chez le rat, en comparaison avec la souris) pourra également orienter le choix du modèle. Les rongeurs, dont les souris et les rats, possèdent un système nerveux complexe, qui présente des similitudes avec le système nerveux humain. Les rongeurs sont donc des modèles appropriés permettant l'étude de la distribution des candidats-médicaments dans le système nerveux central. Nous disposons d'équipements dédiés aux études impliquant des souris ou des rats. Les candidats-médicaments visent à traiter des maladies humaines apparaissant à l'âge adulte. Les rats seront âgés de 8 à 10 semaines, et les souris seront agées de 8 semaines, ce qui correspond à un stade de développement adulte.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 12600
Souffrances
▲ -
▲ 1200
▲ 4800
▲ 6600
Devenir
 -
 -
 800
 11800

Un service de criblage de candidats médicaments antidouleur, facturé à la demande, mobilise onze modèles de douleur différents chez le rat. 12 600 rats vont être utilisés, 800 réutilisés et 11 800 tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 1 200 d'entre eux, modéré pour 4 800 et sévère pour 6 600. Douleur viscérale provoquée par un agent chimique et par distension du colon, douleur inflammatoire ou post-opératoire avec pression mécanique sur la patte, douleur neuropathique chronique induite par chirurgie, immersion de la patte dans un bain à 10 degrés, stimulus chaud sur la queue, jusqu'à six mesures par jour. Le porteur écrit qu'aucune analyse statistique ne sera réalisée, que les groupes témoins sont supprimés au profit de données historiques, et conclut que ce service permet "de répondre au mieux aux exigences des 3Rs".

Objectifs

La douleur est encore dans les principales causes d’arrêt maladie. Très mal soignée ou avec de nombreux effets secondaires, il est important de continuer la recherche pour développer de nouvelles pharmacologies de références. Il est intéressant dès les premiers stades de développement de tester les nouveaux principes actifs dans différentes aires thérapeutiques (douleur aigue, inflammatoire, viscérale, neuropathique et post-opératoire) afin d’évaluer leur efficacité. Ceci va permettre d’orienter le candidat-médicament vers un domaine d’application. Dans le cadre de ce projet, nous proposons un service de screening dans le domaine de la recherche préclinique de la douleur chez le rat. Ce service de screening s’appuie sur une sélection de 11 modèles/tests reconnus et maitrisés, il permet d’orienter la recherche. Ces études sont réalisées sur un nombre limité d’animaux tout en s’appuyant sur une puissante base de données historiques récoltées depuis plus de 15 ans par le laboratoire. Ce service permet ainsi de répondre au mieux aux exigences des 3Rs. Le but à long terme est de permettre le développement de nouvelles pharmacologies de référence dans le traitement de la douleur tout en limitant le nombre d’animaux utilisés.

Bénéfices attendus

Les molécules de référence dans le traitement de la douleur sont soit peu efficaces, soit avec de nombreux effets secondaires. Le but de ce projet est de tester de nouveaux candidats médicaments dans des modèles de douleur reconnus. Ils seront comparés aux molécules de références testées en cliniques. Le bénéfice à long terme de ce projet est donc la mise au point de nouveaux composés antalgiques efficaces et avec peu d’effets secondaires destinés à l’évaluation en étude clinique puis à la mise à disposition des patients

Procédures

Induction du modèle : chirurgie (15-20min) ou injection en intrapéritonéale (quelques secondes) afin d’induire le modèle. Ils seront ensuite testés avec un des tests suivants. Tests : stimulation mécanique ou thermique d’une durée inférieure à 1 min par stimulation. La stimulation est stoppée dès réaction de l’animal. Les tests peuvent être répétés plusieurs fois sur une même journée dans la limité de 6 points de mesure par jour. Ils peuvent être réalisés sur plusieurs jours. Contention, isolement dans des compartiments Les animaux recevront des traitements de composés (voie intrapéritonéale, orale, sous-cutanée, intramusculaire, intranasale, intra-rectale, intra-colonique, intraveineuse, intrathécale, intra-articulaire). Ces actes durent quelques secondes. Ils pourront être réalisés une seule fois, ou plusieurs fois par jour espacé de 0min (simultanément) à plusieurs heures (2-4-6-8-12) ou même de plusieurs jours (une fois par semaine, un jour sur deux) Ceci est dépendant de la pharmacocinétique du composé testé. De plus, les animaux pourront subir des prélèvements de sang en répétés ou en prélèvement unique afin de suivre la pharmacocinétique du composé testé. Les prélèvements de sang durent maximum 3 minutes et les animaux peuvent être sous anesthésie pendant 5minutes. Les prélèvements sont limités à un maximum par jour selon les recommandations en vigueur.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont : - Une douleur viscérale « chronique » ou aigue induite par un agent chimique et par distension colonique. Une perte de poids, une déshydratation ou une mauvaise cicatrisation (nuisances modérées) peuvent être attendues chez certains animaux. Une mise à jeun sera réalisée dans ceratines procédures - Une douleur inflammatoire ou post-opératoire avec inflammation de la patte et application d’une pression mécanique sur la patte - Une douleur neuropathique chronique induite par chirurgie ou aigue induite par un agent chimique. Une atteinte de la motricité est attendue. Des nuisances sont également attendues le jour du test lors de la contention et de la réalisation du test de pression de la patte et du test d’immersion de la patte dans un bain à 10°C. - Une douleur aigue liée à l’application d’un stimulus chaud sur la queue ou à la pression de la patte. Les tests sont pratiqués sur animal en contention manuelle (nuisance légère

Devenir

Une grande partie des modèles utilisés ici sont des modèles stables dans le temps. Les animaux restent donc douloureux. Il n’est donc pas concevable de les replacer. De plus nous ne connaissons pas les impacts potentiels que l’administration en systémique des composés pharmacologiques a pu réaliser. Nous ne pouvons donc pas exclure un impact potentiel lors de la réutilisation des animaux. De ce fait, dès la fin de la phase expérimentale, les animaux sont euthanasiés par le personnel habilité du laboratoire.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’efficacité de candidats médicaments analgésiques. Les modèles in silico et in vitro permettent seulement d’étudier les effets de ces molécules sur la nociception, c’est-à-dire les mécanismes biologiques encodant les stimuli endommageant, ou susceptibles d’endommager les tissus. Selon sa définition la douleur est une « expérience sensorielle et émotionnelle ». L’étude de potentiels traitements analgésiques doit donc être conduite dans des modèles restituant à la fois la composante sensorielle et émotionnelle et permettant l’analyse du comportement en plus de la physiologie; faute de quoi c’est la nociception et non la douleur qui est étudiée. L’étude des candidats médicaments analgésiques chez l’animal vigile reste la seule option pour démontrer l’efficacité sur la douleur avant le passage chez l’homme.

Réduction

Le nombre d’animaux (n=4/test), a été réduit au minimum acceptable permettant de donner des tendances de résultats avec un risque de faux positif accru par rapport à une étude classique à un n supérieur mais acceptable en termes de tendance. 60 molécules par an seront testées. Ce nombre est sur-estimé et dépend de la demande. Il sera réévalué si nécessaire en cours de projet. Les études ne contiendront ni animaux traités avec le véhicule, ni animaux traités avec une référence positive afin de réduire encore le nombre d’animaux employés. Les résultats obtenus dans ces études seront exprimés sous forme de pourcentage d’activité calculés en fonction de données historiques obtenues chez des animaux traités avec un véhicule depuis plusieurs années dans la société. Aucune étude statistique ne sera réalisée sur ces résultats qui devront être pris comme « des tendances ». Un système de surveillance de l’état général des animaux (grille d'évaluation) associé à des points limites est mis en place au laboratoire.

Raffinement

Les animaux ont accès dès leur arrivée dans l’animalerie à de l’enrichissement (tunnel en polycarbonate rouge transparent, briquettes en bois) et sont habitués à la salle d’expérimentation et aux tests (contention, enceinte…) afin de limiter leur stress. Lors des tests, des valeurs maximales sont fixées et correspondent à la stimulation maximale que peut subir l’animal. Ceci permet d’éviter les lésions dues au test ou des stimuli plus douloureux que nécessaires. Une anesthésie est appliquée avant chaque acte le nécessitant et le permettant : chirurgie, prélèvements, traitements particuliers, … Une surveillance accrue des animaux est mise en place au vu de la thématique de la recherche. Des points limites sont clairement établis et des mesures sont mises en place suite aux inductions des modèles : soins post opératoires, aliments placés dans la cage de l’animal si difficultés à se nourrir. Un système de fiche d'évaluation est également mis en place afin de donner une vision objective des paramètres à suivre.

Choix des espèces

La question du remplacement des rongeurs par d’autres espèces est critique et suivie avec attention au sein de la communauté scientifique. Chez ces espèces la démonstration la capacité à ressentir la douleur telle que définie est récente et les modèles in vitro d’étude de la pharmacologie de la douleur à visée clinique ne sont pas encore développés. Le rat a été sélectionné pour ce projet en se basant sur plusieurs critères : a) sensibilité aux stimuli nociceptifs utilisés dans ce projet ; b) large caractérisation du comportement et des modèles dans la littérature ; c) efficacité dans cette espèce des médicaments utilisés chez l’homme sont efficaces pour soulager une douleur équivalente suggérant l’existence de mécanismes biologiques communs ; d) données historiques disponibles chez cette espèce en grande quantité en interne et permettant la réalisation des calculs nécessaires à la réduction importante du nombre d’animal utilisé . Les animaux utilisés sont âgés entre 5 et 9 semaines. Ces stades ont été choisis car il est adapté au développement des modèles. De plus, cela permet d’avoir des animaux dans une gamme de poids adaptée aux tests réalisés ce qui limite le stress engendré par la contention.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Troubles endocriniens
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Souris : 9960
Souffrances
▲ -
▲ 5160
▲ 4800
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 9960

Toutes tuées à l'issue pour le prélèvement de leurs organes, 9 960 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour étudier les liens entre microbiote intestinal et maladies inflammatoires chroniques. Les actes décrits se limitent à des prises de sang sans anesthésie, uniques ou répétées sur deux heures, et à quatre gavages au plus. Le porteur annonce pourtant que certaines approches provoqueront une inflammation intestinale chronique ou un cancer colorectal, et une prise de masse grasse chez certaines souris, puis écrit : "Aucun stress ni comportement anormal n'est anticipé." Il affirme que le recours à la souris est "indispensable", sans préciser comment ces maladies sont déclenchées, quels facteurs alimentaires sont testés, ni combien de souris subissent chaque approche.

Objectifs

Ces expérimentations ont pour objectif d’évaluer les facteurs environnementaux régulant le microbiote intestinal, ainsi que de caractériser les mécanismes par lesquels le microbiote intestinal peut conduire au développement de maladies inflammatoires chroniques.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre les mécanismes par lesquels le microbiote intestinal est régulé, et l’importance de ce dernier dans les maladies inflammatoires

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvement de sangs de 5 à 10µL par prélèvement sur animaux vigiles. Les animaux subiront 4 prélèvements uniques de sang pour une durée inférieure à 1 minute Les animaux subiront 3 prélèvements multiples de sang sur une durée de 2h, chacun de ces prélèvements multiples seront séparés d’au moins une semaine Les animaux subiront un maximum de 4 gavage oral d’un volume maximal de 200microL ? Ces gavages seront séparés d’au moins une semaine entre eux. Les animaux subiront un prélèvement unique de sang en fin de protocole

Impact sur les animaux

Certaines approches induiront une inflammation intestinale chronique et/ou un cancer colorectal chez les animaux. De plus, certains animaux développeront des dérégulations métaboliques, caractérisées notamment par une augmentation de la masse grasse. Les facteurs alimentaires étudiés, via leurs effets sur le microbiote intestinal, pourront favoriser la dysbiose intestinale de manière à promouvoir une inflammation intestinale chronique et/ou certaines dérégulations métaboliques légères. Aucun stress ni comportement anormal n’est anticipé. Ces nuisances attendues sont de sévérité modérée. Un stress et une potentielle douleur peuvent être liés aux prélèvements sanguins.

Devenir

A l’issue de toutes les procédures proposées, les animaux seront mis à mort afin de collecter les organes nécessaires à des analyses approfondies dans le but de répondre aux objectifs du projet.

Remplacement

Des modèles in vitro de culture de microbiote intestinal ainsi que des modèles cellulaires permettant de mimer la barrière intestinale existent. Cependant le recours au modèle murin est indispensable dans le cadre de ce projet afin de comprendre les interactions hôte / microbiote et notamment intestin/microbiote en lien avec le développement de pathologies inflammatoires chroniques.

Réduction

Un nombre minimum d'animaux suffisant pour assurer la reproductibilité de l’expérience et appliquer des tests statistiques entre les différentes conditions sera inclus dans chaque groupe. Des études précédentes ont montré que dans le même type de procédure, l’utilisation de 15 souris par condition et par sexe était nécessaire être utilisé afin d’atteindre des résultats interprétables et garantir l’utilisation de tests statistiques appropriés. Les tests statistiques envisagés dans le cadre de ce projet l’ont été après avis recueilli auprès des biostatisticiens.

Raffinement

Dans un souci de raffinement, un suivi étroit des animaux et des points limites précoces et adaptés seront mis en place tout au long des expérimentations. Des points limites spécifiques et précoces sont définis pour chaque protocole. Dès l’apparition d’un signe clinique, différentes méthodes de raffinement seront appliquées pour éviter ou minimiser l’inconfort ou la douleur : utilisation de gel de réhydratation, réhydratation sous-cutanée, renforcement de l’enrichissement.

Choix des espèces

L’exploration de l’interaction du système immunitaire avec le microbiote nécessite un modèle flexible qui permette de manipuler chacun de ces domaines, de tester les causalités et de mesurer les paramètres moléculaires et cellulaires. En ce sens, le modèle souris est le plus adapté, car les outils permettant de manipuler et d’analyser le système immunitaire chez la souris sont les mieux développés parmi les mammifères. De plus, les connaissances acquises chez la souris permettent un transfert chez l’homme, du moins conceptuellement, et bien souvent en l’état. Les souris utilisées seront âgées de 3-8 semaines d’âge lors du démarrage des différentes procédures. Le microbiote intestinal se met en place dès les périodes précoces de la vie, et il est nécessaire pour nous d’utiliser de jeunes animaux afin d’étudier les facteurs environnementaux impactant la mise en place du microbiote.