Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Les souris de ce projet sont immunodéprimées et porteuses de ce que le porteur nomme un « phénotype dommageable », qu’il déclare ne pas s’exprimer grâce à leur hébergement. 355 d’entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules cancéreuses dans la quatrième glande mammaire, puis jusqu’à trois injections intrapéritonéales et une injection intraveineuse par semaine pendant trois semaines, avec des contentions répétées sur trois mois au maximum. La tumeur peut gêner leurs déplacements et les métastases pulmonaires provoquer des difficultés respiratoires, avant la mise à mort qui permet de prélever la tumeur, la glande mammaire voisine et les poumons.

NTS-FR-162657v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
cancer du sein, progression tumorale, formation métastatique, innovation thérapeutique
Souris : 355

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le cancer du sein reste la première cause de mortalité chez la femme malgré l’efficacité des traitements conventionnels. Il existe deux freins majeurs à la guérison de ce cancer : son évolution vers un stade métastatique et sa résistance aux traitements. Notre laboratoire s’intéresse à un processus particulier qui est impliqué dans ces 2 mécanismes. Notre projet vise à l’identification de nouveaux médicaments capables d’empêcher la formation métastatique et la résistance aux thérapies conventionnelles. Pour cela, nous avons testé plus 70 000 molécules in vitro et nous en avons validé 3 capables de bloquer les processus de métastases et de résistance au traitement. Il est maintenant essentiel de tester pré-cliniquement l’efficacité de ces 3 molécules sur un organisme complexe.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra potentiellement de mettre en évidence l’effet thérapeutique de nos molécules sur le cancer du sein, contre sa progression métastatique et sa résistance aux thérapies conventionnelles, et pourra ouvrir de nouvelles perspectives de traitement pour les patients atteints de cette maladie.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Tout d’abord l’ensemble de ces expérimentations est effectué sur des animaux immunodéprimés au phénotype dommageable. Les animaux subiront régulièrement des contentions (contention de 2 à 3 minutes et maximum 3 contentions par semaine sur une durée maximale de 3 mois) qui leur génèreront du stress. Ils subiront également une injection intra-mammaire ainsi que des injections régulières en intrapéritonéale (3 injections intrapéritonéales par semaine sur une durée maximale de 3 semaines) et en intraveineuse (1 injection intraveineuse par semaine sur une durée maximale de 3 semaines).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les nuisances attendues sur les animaux sont l’apparition de tumeur au niveau de la quatrième glande mammaire qui pourra potentiellement les gêner dans leur déplacement et générer de la douleur ainsi que le développement de métastases pulmonaires qui pourra potentiellement provoquer des difficultés respiratoires. Les traitements par les molécules identifiées et de chimiothérapie risquent d’affecter l’état général de la souris (perte de poids, douleurs abdominales, perte de poils).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront mis à mort afin de pouvoir prélever la tumeur, la glande mammaire adjacente à la tumeur et les poumons. Ces tissus seront analysés pour évaluer la progression tumorale et ainsi déterminer l’efficacité des traitements testés.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Des études préliminaires in vitro ont été réalisées et ont permis de démontrer l’effet des molécules que nous souhaitons tester in vivo sur l’inhibition du processus permettant aux cellules cancéreuses de migrer et de devenir résistantes au chimiothérapies conventionnelles sur 12 modèles cellulaires différents. Si l’ensemble de ces expérimentations nous conforte sur l’effet des molécules identifiées et leurs conséquences délétères sur les propriétés de migration, d’invasion et de chimiorésistance des cellules cancéreuses, il nous reste à démonter leur effet dans un organisme physiologiquement complexe afin d’envisager par la suite leur potentielle inclusion dans un essai clinique.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre maximal de souris utilisées pour la réalisation de ce projet est de 355. Ce nombre a été réduit au minimum et suffisant afin d’obtenir des données statistiquement valides. De plus, le projet comprend 2 GO/NO GO (décision de continuer ou non) à la fin de deux procédures ce qui peut réduire notablement le nombre global d’animaux utilisés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Des points limites précis ont été définis pour identifier le plus précocément possible toute souffrance de l’animal. Nous évaluerons l’état de bien-être ou de souffrance de l’animal au moins 3X par semaine. Une analgésie sera utilisée si une souris présente des signes de souffrance et la souris sera observée alors deux fois par jour. De la nourriture sera ajoutée au sol si une souris présente des difficultés à s’alimenter. La manipulation des animaux par des personnes compétentes en minimisant le stress engendré en expérimentation animale permet de limiter au maximum toute douleur ou souffrance des souris. Les souris utilisées pour ce projet sont des souris immunodéprimées au phénotype dommageable qui ne s’exprime pas du fait de leur hébergement dans un environnement adapté. Des éléments de raffinement seront ajoutés afin de veiller à leur bien-être (coton).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est l’espèce animale la plus pertinente pour les études de carcinogénèse mammaire et de formation métastatique car c’est un modèle proche de la pathologie humaine qui reproduit les caractéristiques histologiques. De plus, l’évaluation d’effet thérapeutique sur des xénogreffes de lignées s’inscrit dans la démarche classique de tests précliniques. Nous utiliserons les souris immunodéprimées afin de rester en accord avec les données décrites dans la littérature. Enfin, nous disposons d’outils, d’expériences et de compétences solides pour réaliser cette étude dans les meilleures conditions chez la souris. Des souris adultes de 6 semaines seront utilisées, âge standard utilisé pour l’étude du développement tumoral par xénogreffe, ce qui nous permettra de comparer nos résultats à la littérature.