Rongeurs
Rôle de l’épithélium alvéolaire dans le maintien de l’immunité entraînée pulmonaire, chez la souris
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
Pour étudier la cicatrice immunitaire que laisse une pneumonie dans le poumon, 420 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélèvement d'organes. Une partie est irradiée puis reconstituée en moelle osseuse par injection dans le sinus de l'oeil, toutes reçoivent une administration intra-trachéale et certaines des cellules cancéreuses par voie veineuse. Le porteur décrit une perte de poids transitoire après l'infection et annonce un modèle de métastases pulmonaires "sans souffrance" jusqu'au jour de la mise à mort. Les retombées contre les infections et le cancer restent présentées comme potentielles.
Objectifs
Nos travaux antérieurs montrent clairement que suite à une pneumonie aiguë, le poumon des souris ne revenait pas à l’état initial mais avait développé une cicatrice immunitaire. Cette cicatrice semble jouer un rôle majeur contre des infections secondaires et contre d’autres pathologies telles que le cancer. Les cellules immunitaires naviguent dans le poumon au sein de structures cellulaires particulières telles que les alvéoles pulmonaires et les bronchioles. Les objectifs de ce projet sont de caractériser : 1- l’impact de la cicatrice immunitaire pulmonaire sur les cellules de l’alvéole et 2- le rôle de ces cellules de l’alvéole dans la mise en place et le maintien de cette cicatrice immunitaire. L’utilisation des procédures mentionnées dans ce document nous permettra de répondre clairement à ces questions
Bénéfices attendus
Notre projet nous permettra d’évaluer l’impact de la cicatrice immunitaire sur les fonctions des cellules de l’alvéole et d’évaluer le rôle de cette paroi dans la mise en place de cette cicatrice en vue d’une potentielle valorisation et mise en place de traitement adapté pour lutter contre les infections bactériennes et le cancer.
Procédures
La moitié des animaux seront soumis à une irradiation (de quelques dizaines de secondes), suivie d’une reconstitution en moëlle osseuse par voie (IV) intraveineuse rétro-orbitaire sous anesthésie générale. Afin d’éviter le stress et la potentielle gêne consécutive à l’injection intra veineuse en rétro orbitale, nous réaliserons une injection sous cutanée de morphinique juste avant le geste. Tous les animaux de ce projet sont soumis à une administration intra-trachéale (IT) sous anesthésie générale. Une partie des animaux sont soumis à une administration de cellules cancéreuses par voie IV caudale en vigile. En fonction de l’état général des souris (grille de score d’évaluation des points limites) et si nécessaire, une ou plusieurs injections sous-cutanée (SC) de morphinique pourraient être réalisées sur animaux vigiles.. Tous les gestes IV, SC et IT sont très rapides et ne durent au maximum que quelques minutes.
Impact sur les animaux
Modèles d’infection bactérienne : Les modèles d’inflammation respiratoires aigues sont des modèles avec une récupération de l’état général des souris à partir de J2. Suite à l’infection, une perte de poids transitoire (2-3jours) et modérée (< 10%) est observée, sans perte de motricité. Après J2, les souris reprennent une courbe de poids normale. Les modèles cancéreux de métastases pulmonaires sont sans souffrance jusqu’à J21, temps d’euthanasie pour analyse. Le modèle d’irradiation avec recomplémentation de moëlle osseuse est un modèle expérimental modéré sans développement de pathologies. Les souris seront traitées avec des antibiotiques dans l’eau de boisson. Ce traitement est nécessaire pour compenser l’immunodéficience profonde mais transitoire résultant de la forte dose d’irradiation utilisée pour éliminer les cellules souches hématopoïétiques. Le traitement commencera le jour précedant l’irradiation, pour accomoder les souris au goût des antibiotiques, et se poursuivra pendant 2 semaines après l’irradiation.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin de chaque procédure pour prélèvement d’organes et analyse des modifications immunologiques.
Remplacement
Les paramètres étudiés dans ce travail ne peuvent être aujourd’hui remplacés par des procédures in vitro et le recours à l’utilisation de modèles animaux est indipensable. Les muliples intéractions entre types cellulaires différents et la complexité de la mise en place de l’immunité entraînée nous oblige à utiliser les modèles animaux pour appréhender ces phénomènes dans leur globalité.
Réduction
Le nombre de souris a été réduit au minimum (n=5) afin de permettre une analyse statistique fiable des résultats. Une valeur de p
Raffinement
Les souris sont hébergées en groupe sociaux harmonieux (n≤5) dans des cages enrichies avec des frisottis, de taille normalisée. Les animaux ont un accès libre à l’eau et à la nourriture. Sauf mention contraire, l’état général des souris est évalué quotidiennement. Un tableau d’évaluation des points limites a été mis en place. Les procédures n’entrainent pas de douleur résiduelle. En fonction des scores obtenus, une ou plusieurs injections de morphiniques seront réalisées. Afin de limiter la douleur consécutive à l’administration intratrachéale, la sonde de gavage de 24G est préalablement enduite d’analgésiques afin d’anesthésier localement la trachée. Afin d’éviter le stress et la potentielle gêne consécutive à l’injection intra veineuse en rétro orbitale, nous réaliserons une injection sous cutanée de morphinique juste avant le geste.
Choix des espèces
Les modèles murins d’infections bactériennes ainsi que les modèles tumoraux sont des modèles fiables et reproductibles. Les résultats issus de ces modèles peuvent être transposés à l’homme avec une très bonne correspondance des résultats trouvés à la fois en médecine humaine et en expérimentation animale pour les datas déjà générées dans ce projet de recherche. 7-14 semaines de vie. A ce stade le système immunitaire est mature
Rôle des héparanases dans l’inflammation cutanée
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
Enduites de crème Aldara provoquant une dermatite proche du psoriasis, 936 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélèvements de tissus. Elles reçoivent en plus des injections intrapéritonéales quotidiennes, une semaine sur deux pendant neuf semaines, et présentent stress et grattage. Le projet cherche le rôle de certaines enzymes dans l'inflammation cutanée, en vue de futures cibles thérapeutiques. Le porteur affirme avoir limité le nombre d'animaux par des travaux in vitro préalables, mais juge l'étape animale "indispensable".
Objectifs
Notre laboratoire étudie le rôle des médiateurs de l’inflammation au cours des pathologies inflammatoires chroniques de la peau telles que le psoriasis. La description de l’activité de ces médiateurs proinflammatoires permet d’identifier celles qui jouent un rôle primordial dans la physiopathologie de la maladie et de les cibler en thérapie. Bien que quelques médiateurs proinflammatoires constituent des cibles thérapeutiques validées en clinique, des mécanismes d’échappement sont toujours observés, nécessitant l’identification de nouvelles cibles originales. Dans le cadre d’une collaboration scientifique nationale, nous étudions le rôle de certaines enzymes du microenvironement inflammatoire. Les rôles respectivement pro-inflammatoires et anti-inflammatoires de ces molécules sont décrits dans un contexte tumorale et des outils de blocages de ces enzymes sont en cours de validation chez l’animal. Néanmoins, leurs expressions par les cellules résidentes cutanées (kératinocytes, fibroblastes) ou par les cellules immunitaires et leurs activités biologiques sont peu caractérisées dans les maladies inflammatoires chroniques cutanées. Des résultats préliminaires montrent que l’expression de ces enzymes est modifiée dans les lésions psoriasiques humaines et que les kératinocytes, les fibroblastes et les cellules immunes peuvent produire ces enzymes in vitro dans un contexte inflammatoire. Le but de notre projet est de démontrer les roles régulateurs de ces enzymes dans la dermatite psoriasiforme chez la souris en utilisant des animaux génétiquement modifiés n’exprimant pas ces enzymes et des inhibiteurs originaux spécifiques de ces enzymes.
Bénéfices attendus
Ces résultats nous permettront de mieux comprendre le rôle joué par certaines enzymes dans la régulation de l’inflammation cutanée. A terme, le développement des inhibiteurs testés dans notre projet pourrait améliorer la prise en charge des patients présentant des lésions chroniques en ciblant l'inflammation induite par ces enzymes.
Procédures
-Injection intrapéritonéale tous les jours pendant 5 jours, sur animal vigile (n=72 souris). -Anesthésie générale par injection intra-péritonéale (n=936 animaux). -Application quotidienne en vigile de crème Aldara ou de vaseline sur l’oreille et sur le dos de l’animal une semaine sur 2 pendant 9 semaines (n=936 animaux). -Injection quotidienne par voie intrapéritonéale une semaine sur 2 pendant 9 semaines (uniquement pour les animaux traités, n=468 animaux). -Administration une fois par semaine des inhibiteurs enzymatiques ou des excipients par application sur l’oreille et le dos, ou par injection intrapéritonéale pendant 9 semaines. (n=468 animaux).
Impact sur les animaux
-injections intrapéritonéales: douleur et stress légère et transitoire -Anesthésie fixe : incomfort léger et transitoire au réveil -Application de crème sur le dos et l’oreille : stress léger et transitoire. Phénomènes de grattage.
Devenir
Mise à mort pour prélèvements tissulaires et analyses histologiques et moléculaires
Remplacement
Nous avons limité le nombre d’animaux utilisés dans notre projet en réalisant en amont des expériences sur des modèles in vitro de kératinocytes, fibroblastes, monocytes et leucocytes. Ces données nous ont permis de cibler ces 4 types cellulaires et d’analyser les expressions et fonctions de ceraines enzymes dans l’inflammation. L’intégration de ces types cellulaires dans le tissu cutané in vivo est maintenant indispensable pour vérifier les profils d’expression et les fonctions identifiées in vitro. L’utilisation d’animaux génétiquement modifiés n’exprimant pas ces enzymes dans les types cellulaires cités est indispensable pour démontrer le rôle clé de ces molécules dans l’inflammation. De même, le blocage d’activité par des inhibiteurs originaux seront testés en amont sur des cultures in vitro. Seuls les outils validés in vitro et sans toxicité seront testés sur les souris. A ce jour, il n'existe pas de modèle in silico permettant de réaliser ce projet. La modélisation in vitro ou in silico n’est pas envisageable au vu de la complexité de la réponse inflammatoire cutanée étudiée.
Réduction
L’expérience du laboratoire sur ce modèle d’inflammation chronique et la variabilité mesurée des différents paramêtres de l’inflammation nous ont permis d’utiliser un test de puissance et de calculer un effectif pour avoir des données interprétables statistiquement et robustes. Afin de limiter le nombre d'animaux, une analyse intermédiaire sera effectuée. Si aucune différence n’est observée entre les lots, l’expérience sera stoppée. Si une différence est observée nous procéderons à la réalisation des expériences sur le dernier groupe d’animaux. De même, le test des inhibiteurs enzymatiques ne sera effectué que si un phénotype est observé chez les souris génétiquement modifiées.
Raffinement
Afin de limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse des animaux, ceux-ci seront anesthésiés lors des phases d’expérimentation les plus longues avec contrôle de la température par tapis chauffant. Afin de satisfaire les besoins comportementaux des souris, celles-ci seront maintenues en groupe de 3 individus par cage ventilée. Leur milieu sera enrichi de structures adaptées leur permettant de se cacher (nid, tunnel, matériel à ronger). Dans certains modèles d’inflammation, une perte de poids temporaire, liée à une déshydratation de l’animal, peut être observée. Afin de compenser cette déshydratation une réhydration sera effectuée de façon préventive, un gel hydraté mis à disposition dans les cages et le poids des animaux mesuré quotidiennement pendant le traitement. Des points limites gradés précis et adaptés sont proposés et feront l’objet d’une surveillance quotidienne. Une prise en charge par un traitement antalgique sera mise en oeuvre précocemment en cas de besoin.
Choix des espèces
Le système immunitaire de la souris décrit et étudié depuis des décennies, autorise des comparaisons avec le système immunitaire humain. Les modèles murins, bien que pouvant présenter certaines limites par rapport à la physiologie humaine, restent largement utilisés pour étudier l’inflammation cutanée et évitent d’avoir recours à des espèces animales supérieures. De plus, le projet de recherche inclut des expériences utilisant des modèles animaux modifiés génétiquement disponibles uniquement chez la souris. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 à 14 semaines lorsque leur système immunitaire est bien développé.
Evaluation de la biodistribution et de l’efficacité de nanoparticules lipidiques comme vecteur de thérapie génique dans un modèle murin de la Dystrophie Musculaire de Duchenne
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
718 souris vont être utilisées, toutes tuées pour analyse des organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Modèles de la dystrophie musculaire de Duchenne, elles subissent jusqu'à huit anesthésies générales par animal pour des injections et des séances d'imagerie, ainsi qu'un rasage et la pose d'une boucle à l'oreille. Le porteur teste des nanoparticules censées transporter une thérapie génique vers les muscles à la place des virus. Il présente l'ensemble comme une "preuve de concept" préclinique, sans bénéfice direct pour les patients à ce stade.
Objectifs
La dystrophie musculaire de Duchenne est une maladie génétique mortelle entrainant un handicap physique qui touche 5 personnes sur 100 000 dans le monde. Malgré une meilleure compréhension des mécanismes pathologiques de cette pathologie, presque aucun traitement n'est disponible. Les thérapies géniques utilisant des virus inactivés peuvent induire des effets toxiques et ne sont pas applicables à tous les patients. Ce projet vise à améliorer le transport des thérapies géniques en utilisant des nanoparticules à la place des virus vers les zones musculaires cibles pour augmenter leur efficacité et réduire les effets toxiques. Pour cela, nous utiliserons 2 modèles de souris de la myopathie de Duchenne : un modèle léger et un modèle modéré.
Bénéfices attendus
Le présent projet permettra de fournir une preuve de concept pré-clinique de l’efficacité thérapeutique de nos nanosystèmes pour délivrer la thérapie génique dans un modèle de souris de la myopathie de Duchenne, en vue de fournir des traitements innovants potentiellement transférables chez les patients.
Procédures
Dans ce projet, tous les animaux seront rasés sur la face ventrale pour des raisons d'imagerie sous anesthésie générale et juste après cela, les animaux seront soumis à une injection intramusculaire ou intraveineuse (temps d'anesthésie total inférieur à 5 minutes). Les animaux seront imagés chaque jour durant les 7 jours suivant l'administration des nanosystèmes sous anesthésie générale (temps d'anesthésie inférieur à 2 minutes). Au total, 8 anesthésies générales par animale seront donc réalisées pour les étapes d'injections et imageries. Les animaux seront identifiés par pose d'une boucle d'identification à l'oreille.
Impact sur les animaux
Lors de ce projet, du stress peut être induit aux animaux lors des anesthésies et des contentions pour la réalisation des injections. De plus, une légère douleur passagère peut être induite à la suite de l’injection du traitement. Le rasage de la face ventrale de l'animal ainsi que la pose de la boucle d'identification à l'oreille peut occasioner du stress chez l'animal.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort car le projet nécessite une analyse détaillée des différents organes prélevés qui ne peut pas être réalisée sur animal entier vivant.
Remplacement
Des études préliminaires ont démontré l’efficacité de nos nanoparticules pour délivrer des molécules thérapeutiques dans des cultures de cellules musculaires et chez la souris saine. Pour aller plus loin, l’utilisation d’animaux dans un modèle pathologique de la maladie est nécessaire pour démontrer l’efficacité thérapeutique de nos nanoparticules. Il est donc nécessaire de pouvoir étudier l’effet de ce traitement sur des organismes entiers.
Réduction
L’utilisation des animaux est réduite grâce des outils statistiques au nombre minimal et nécessaire pour l’obtention de données expérimentales statistiquement exploitables. Le projet étant conçu par étapes successives, si aucun effet bénéfique n’est observé sur le modèle léger de la maladie, il ne sera pas poursuivi sur le modèle modéré et également l'obtention de résultats positifs sera nécessaire pour passer d'une étude à la suivante.
Raffinement
Durant toute la durée des protocoles les animaux seront suivis et tout signe de détresse de douleur et/ou d'inconfort sera noté. Ils seront surveillés quotidiennement, les paramètres suivants seront observés : bien-être général, activité, réactivité, poids, capacité à s'alimenter et posture. Les souris devant être rasées sur la face ventrale, du coton sera placé dans les cages. Pour les animaux présentant une expression modérée de la maladie, ceux-ci seront maintenus jusqu'à l'âge de 5 mois avant qu'ils développent une expression aggravée de la maladie entravant leur qualité de vie. Les études histologiques et moléculaires permettront d'évaluer l'efficacité du traitement.
Choix des espèces
La structure et le fonctionnement du tissu musculaire de la souris sont très proches de ceux de l'homme. La souris représente un modèle expérimental privilégié pour les investigations de la physiopathologie des maladies musculaires survenant chez l’homme. Les modèles de souris pertinents utilisés présentent des signes histologiques légers ou modérés de la pathologie des patients DMD dès l’âge de 2 mois. Pour les animaux présentant une expression modérée de la maladie, ceux-ci seront maintenus jusqu'à l'âge de 5 mois avant qu'ils ne développent une expression aggravée de la maladie entravant leur qualité de vie.
Le rôle des plaquettes dans la formation des anévrysmes intracrâniens 1/2
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Toutes tuées pour analyse du cerveau, 1179 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, pour provoquer des anévrysmes intracrâniens. Elles subissent des ligatures d'artères, une injection dans le cerveau et la pose d'un dispositif augmentant la pression artérielle, chirurgies pour lesquelles le porteur anticipe environ 10 % de mortalité chacune. Une rupture d'anévrysme, recherchée par le modèle, entraîne une brusque perte de poids, des symptômes neurologiques et une hémorragie, suivies de la mise à mort. Le porteur présente le projet comme une voie pour remplacer un jour la chirurgie humaine par un médicament.
Objectifs
Ce projet sera réalisé dans 2 établissements utilisateurs. Les anévrysmes intracrâniens (AI) sont des déformations des vaisseaux sanguins présentes dans le cerveau chez environ 4% de la population avec une majorité de femmes atteintes. La rupture d'un anévvrysme entraine des saignements dans le cerveau, ce qui provoque le plus souvent la mort du patient. L’unique traitement des AI, rompus ou non, consiste en une intervention chirurgicale risquée permettant de retirer l'anévrysme du cerveau. Il est donc nécessaire de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques, moins lourdes, pour améliorer la prise en charge des patients. Il est aujourd’hui admis qu'un flux sanguin anormal et une inflammation de la paroi vasculaire sont à l'origine de l'anévrysme car ils fragilisent la paroi, ce qui permet la déformation du vaisseau. Cette déformation du vaisseau qu'est l'AI évoluera ou non jusqu’à sa rupture. Il apparait que les plaquettes, petites cellules sanguines responsables, entre autre, de la cicatrisation lorsqu'on se coupe et de la coagulation, pourraient être impliquées dans les processus pathologiques de formation d'AI. Ces cellules sont en effet les garantes de la bonne santé de la paroi des vaisseaux. Ce projet a pour but de caractériser la contribution des plaquettes et leur mécanismes de réponses lors des stades précoces de la pathologie anévrysmale. Pour cela, nous allons appliquer un modèle d’induction d’anévrysme bien connu et documenté chez la souris. Ce modèle permet d’obtenir en 23 jours chez la souris la formation d'AI. Pour étudier dans la pathologie anévrysmale le rôle de différentes molécules plaquettaires nous disposons de lignées murines génétiquement modifiées ayant des plaquettes déplétées pour ces différentes molécules plaquettaires que nous voulons tester. Nous utiliserons aussi différents médicaments ciblant tous différentes propriétés plaquettaires.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre dans un premier temps d'identifier des molécules plaquettaires impliquées dans la formation des anévrysmes et leur croissance. Il permettra par la suite de tester des médicaments antiplaquettaires déjà utilisés chez l'Homme (comme par exemple l'Aspirine qui empêche les plaquettes de remplir leur rôle dans la coagulation)ainsi que de nouvelles molécules antiplaquettaires en développement. Si nous validons des médicaments empêchant la formation ou la croissance des anévrysmes, le bénéfice pour les êtres humains pourrait être conséquent. De plus, comme les médicaments que nous allons tester sont pour la plupart déjà administrés à l’Homme il n'y aura pas à attendre pour obtenir toutes les autorisations nécessaires à l'utilisation d'une nouvelle molécule chez l'Homme. Finalement, ce projet pourrait permettre de remplacer un traitement chirurgical compliqué et dangereux par un traitement médicamenteux simple et beaucoup moins dangereux.
Procédures
Tous les gestes techniques à l’exception de la mesure de la pression artérielle sont réalisés sur animaux anesthésiés à l’aide d’une anesthésie gazeuse. Tous les animaux prévus dans ce projet seront soumis à une procédure permettant de créer des anévrysmes intracrâniens. Avant l'intervention chirurgicale : un prélèvement sanguin (1 minute) est prévu ainsi qu'une session de rasage des zones opérées (5 minutes). 4 autres prélèvements sanguins (1minute) sont prévus afin de pouvoir étudier les propriétés du sang des souris tout le long du modèle. la première procédure chirurgicale de 50 min consiste en la ligature de la carotide commune gauche, la ligature de l’artère rénale droite (30 min de procédure pour ces deux ligatures) + 20 min de suture du muscle abdominal et de la peau. Les ligatures consistent à faire un noeud autour des artères avec un fil, ce qui permet de couper la circulation sanguine et la suture permet de remettre les bords de l'incision faite au niveau du ventre de la souris ensemble ce qui permettra la cicatrisation. Cette procédure s’effectue sur animaux analgésiés. Une autre procédure chirurgicale de 50 min est prévue durant laquelle l’animal reçoit une injection d'une molécule dans le cerveau (40min) et la pose d'un dispositif en sous cutanée au niveau du dos permettant de diffuser une molécule augmentant la pression artérielle(10min). Cette procédure s’effectue sur animaux analgésiés. La pression artérielle des souris sera mesurée sur souris vigile lors de session de 15 minutes de mesure. Chaque souris aura 4 jours de session constituant des séances d’habituation à la machine et 6 jours de mesure de pression. Les interventions décrites ci dessus seront réalisées dans l'établissement utilisateur EU1. L'évolution de leur pathologie sera surveillée par des méthodes d'imagerie: 3 séances d’échographie doppler (15min par séance) + 2 séances d’IRM (30 min par séance). Ce suivi par imagerie s'effectuera dans l'établissement utilisateur EU2.
Impact sur les animaux
Une certaine mortalité est attendue lors de la chirugie de ligature des artères (obstruction d'artère permettant de modifier le flux sanguin dans le cerveau de l'animal), estimée être de l’ordre de 10%. Il en est de même pour la chirurgie d’injection de molécule dans le cerveau, il existe une mortalité de 10%. Les effets indésirables prévus sur les animaux sont : douleur post-opératoire (modérée grâce à l'utilisation d'antidouleur, pendant environ 24h) après chaque chirurgie; perte de poids postopératoire. Pendant la mesure de leur pression artérielle, les animaux peuvent ressentir du stress car ils sont maintenus immobiles (de façon non douloureuse pour l'animal). Si les animaux souffrent d'une rupture d’anévrisme : brusque perte de poids ; Apparition de symptomes neurologiques, hémorragie.
Devenir
Dès lors qu'une rupture d'anévrysme est identifiée, les animaux sont euthanasiés. Les animaux arrivant jusqu'à la fin de la procédure sans avoir eu de rupture d'anévrysme sont aussi euthanasiés. Nous effectuons des euthanasies afin de pouvoir analyser le cerveau des souris et les anévrysmes qui s'y sont développés. Nous étudions aussi leur sang pour analyser les caractéristiques de leur plaquettes.
Remplacement
La maladie que nous cherchons à étudier est une maladie complexe qui fait intervenir beaucoup de paramètres (inflammation, remodelage de la paroi des vaisseaux sanguins, flux sanguin, pression artérielle...). Il n'existe pas de dispositif aujourd'hui permettant de mimer tous les paramètres nécessaires à la maladie. Il est nécessaire d'utiliser des animaux vivants pour provoquer une maladie qui se rapproche de celle des Humains
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire à notre étude a été déterminé grace aux données disponibles dans la litératture scientifique du domaine. Des tests statistiques pour connaitre le nombre de souris minimum nécessaire ont aussi été réalisés.
Raffinement
Une grille de score a été mise en place, nous permettant d'agir sur la souffrance des animaux avec euthanasie lorsque des points limites sont atteints. La douleur post-opératoire est évaluée chez nos animaux, et est traitée préventivement grâce à l’administration d'un antidouleur. Après les chirurgies, les souris sont gardées en observation car il peut arriver qu’une hémorragie (due au passage de la micropipette dans un vaisseau par exemple) survienne. Ceci s’exprime par l’apparition de symptome neurologique et la souris est alors euthanasiée. Après cette chirurgie, les souris peuvent aussi être gênées dans leurs mouvements pendant 1 à 2 jours. De la nourriture humide est donc placée au sol dans leur cage, plus facile d’accès. L'apparition de symptôme neurologique, l'apparence général des animaux ainsi que leur poids sont contrôlés tous les jours. Enfin, du coton est placé dans leur cage ce qui permet aux animaux de faire des nids. Le transport entre les deux établissements utilisateurs dure 5 min à pied. Il se fait dans leur cage qui est placée dans un sac de transport.
Choix des espèces
La souris présente un système vasculaire, c'est à dire une organisation des vaisseaux sanguins proche de l'Homme. De même son système immunitaire impliqué dans les inflammations ressemble aussi à celui de l'Homme, permettant une transition des résultats trouvés chez la souris à l'Hommme plus facile. De plus, il existe un grand nombre de souris ayant différentes protéines de plaquette absentes, nous permettant d'en tester un grand nombre. Sa large utilisation dans le domaine scientifique a conduit au développement de nombreux modèles d’anévrysme intracranien dont celui sur lequel se base le projet, qui permet de mimer certaines caractéristiques de la pathologie humaine. Age adulte (entre 8 et 12 semaines). Notre étude porte sur le rôle des plaquettes dans une pathologie touchant principalement des individus adultes.
Comprendre comment la colonisation de certains tissus (autres que la moelle osseuse) modifie la progression d’un cancer du sang, la leucémie aiguë myéloïde
- Recherche appliquée
- Cancers
Irradiées vigiles puis greffées avec des cellules leucémiques par voie intraveineuse, 3400 souris seront toutes tuées pour prélèvement d'organes, dans des procédures classées en souffrance modérée. Le porteur décrit pourtant une maladie qui s'installe en quelques semaines, avec amaigrissement, paralysie des membres postérieurs empêchant l'animal de se déplacer et de s'alimenter, prostration et hypothermie. Certaines souris subissent en plus une ponction de moelle osseuse au fémur et des prélèvements sanguins répétés à la joue. L'étude porte sur les raisons de la colonisation d'autres organes par la leucémie aiguë myéloïde, avec des applications cliniques présentées comme lointaines.
Objectifs
Depuis ces dernières années, la recherche biomédicale s’est attachée à explorer « à grande échelle » la complexité liée aux gènes et aux différentes sous-populations de cellules cancéreuses, sans pour autant parvenir à saisir précisément les mécanismes à l’œuvre lors de la propagation des cellules cancéreuses dans l’organisme. Pourtant, celles-ci pourraient acquérir des caractères d’autant plus malins lorsqu’elles migrent d’un organe primaire (l’organe où se développe initialement ce cancer) vers des sites secondaires (organes qui sont colonisés dans un second temps). Pour comprendre si l’infiltration d’un site secondaire peut conférer aux cellules cancéreuses de nouvelles capacités malignes, nous avons choisi comme modèle d’étude la leucémie aiguë myéloïde (LAM) : les cellules leucémiques n’accumulent que peu de mutations (changements au niveau des gènes) et sont capables intrinsèquement de se déplacer dans le sang. Le projet que nous proposons ici cherche à comprendre quel est le bénéfice pour les leucémies aiguës de sortir de la moelle osseuse, site où la pathologie prend initialement place, pour aller infiltrer, non pas aléatoirement, mais bien spécifiquement des organes en particulier, comme le foie, la rate, ou le système nerveux central (SNC) et le cerveau. Nous allons tenter de répondre à ces questions en les considérant sous l’angle – encore peu abordé – de la dimension métabolique (soit la manière dont la cellule choisit de produire de l’énergie qu’elle utilise) et épigénétique (modifications affectant un gène sans en changer sa composition) qui pourrait moduler grandement l’aptitude des blastes leucémiques (cellules leucémiques)à infiltrer les organes à distance.
Bénéfices attendus
Ce projet permet d’interroger les fondements biologiques de l’infiltration blastique (la colonisation d’un organe/tissu par des cellules leucémiques) vers des sites secondaires dans les LAM dont la cause est encore méconnue et qui contribue à l’apparition de cette maladie. Cette connaissance précise permettra d’identifier de nouvelles combinaisons thérapeutiques (association de plusieurs traitements permettant d’avoir un meilleur résultat) avec des chimiothérapies ou thérapies ciblées (médicament qui cible un élément impliqué dans l’apparition ou la progression de la maladie réduisant les effets secondaires) existantes qui pourront alors émerger dans le but d'améliorer la prise en charge et le traitement des patients atteints de LAM.
Procédures
Les animaux vigile (c’est-à-dire non endormis) seront tout d’abord irradiés. L’irradiation, introduction des souris dans une machine à rayon X (semblable à une radiographie),permet d’éliminer les cellules de la moelle osseuse afin de pouvoir injecter en une seule fois les cellules leucémiques par voie intraveineuse dans la veine de la queue (durée de l'injection: 1 min). Des prélèvements de sang au niveau d’une veine de la joue de moins de 1 minute espacés d’au moins 1 semaine (4 au maximum) seront réalisés pour évaluer la prise tumorale et récolter du matériel biologique pour des analyses ultérieures. En cas de non-détection des cellules leucémiques dans le sang périphérique, nous ferons une ponction de cellules au niveau du fémur (durée du prélèvement: 5 minutes; sous anesthésie et analgésie). Une fois l'invasion des cellules cancéreuses établie, les animaux recevront un traitement quotidien de durée variable selon le type de thérapie (injection sur souris éveillée soit dans la cavité abdominale pendant 5 jours et/ou par gavage). De plus, certaines souris recevront un antibiotique soit dans leur alimentation soit dans l'eau de boisson, qui ici joue le rôle d’interrupteur, permettant d’exprimer de molécules capables d'éteindre les gènes.
Impact sur les animaux
Les animaux traités avec les différentes molécules (gavage, intra-péritonéal, intra veineux), greffés (administration de cellules leucémiques) ou prélevés en vue d’examens biologiques pourraient être confrontés à des effets indésirables (stress et/ou perte de poids). Une gêne physique en cas d'administration orale quotidienne peut également survenir. La greffe de cellules leucémiques va, comme attendu, permettre l’établissement de la maladie et donc entrainer au bout de quelques semaines un amaigrissement, une paralysie des membres postérieurs empêchant l’animal d’être mobile et de s’alimenter, une perte d’activité, une prostration, une déshydratation et/ou une hypothermie. De manière plus exceptionnelle, en cas de ponction osseuse (introduction d’une aiguille dans la moelle osseuse pour récupérer de la moelle osseuse), les animaux peuvent ressentir une gêne temporaire au niveau de la mobilité. Très rarement, il peut y avoir également apparition de masses tumorales solides (amas de cellules cancéreuses forment une masse), d’origines leucémiques, dans diverses localisations (organes, tête), à distinguer avec les infiltrats de cellules leucémiques (colonisations des cellules leucémiques d’un tissu donné) sur lesquels ce projet repose et qui ne font pas de masse solide.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour prélever la moelle osseuse, le foie, la rate et le cerveau afin de définir les caractéristiques des cellules cancéreuses.
Remplacement
Pour comprendre pourquoi les cellules leucémiques sortent de la moelle osseuse pour aller coloniser des organes à distance, des tests chez l’animal sont nécessaires car il n’existe pas de modèles in vitro permettant de reproduire de façon fidèle l’évolution du cancer au sein d’un organisme entier. Bien que certains modèles in vitro (expériences pratiquées au laboratoire sans utilisation d'être vivant) permettent d’obtenir un premier niveau de compréhension, ils ne sont pas suffisants car ils ne tiennent pas en compte de l’environnement des cellules cancéreuses qui peut les influencer. Afin d’appliquer nos résultats au stade clinique chez l’homme, il est indispensable d’avoir des preuves d’efficacité dans des modèles pré-cliniques murins.
Réduction
Le nombre minimum de souris nécessaires par groupe a été établi grâce aux études antérieures du laboratoire et à l’utilisation de tests statistiques appropriés.
Raffinement
En vue de réduire le stress subit par les animaux, le confort des cages sera optimisé par des buchettes en bois que les souris aiment ronger, des tunnels en carton où elles trouvent refuge et des nids en papier. Les animaux seront observés quotidiennement en faisant particulièrement attention aux signes cliniques et comportementaux tels que : niveau d’activité, agressivité, attitude/posture, réaction à la manipulation, toilettage/ consommation alimentaire et hydrique mais aussi des signes mesurables non subjectifs : perte de poids (une première pesée sera réalisé aux 9 eme jours après injection des cellules leucémiques, puis chaque 3 jours), rythme respiratoire, déshydratation (plis de la peau). Suivant la grille de suivi des souris et l’arbre décisionnel préalablement établi. Les protocoles seront étudiés afin de limiter au maximum le stress ainsi que la douleur subie par l'animal, en optimisant le mode et le volume d'injection et la durée de traitement. Les animaux seront anesthésiés et une analgésie sera effectuée lors des ponctions osseuses car il y a un risque plus important de gêne ou de douleur liée à cette procédure. De plus, les études antérieures ont permis de mieux appréhender les points limites (points qui permettent d’éviter une souffrance accrue et ou prolongée de l’animale) et d’établir d’une liste de différents points limites qui seuls ou cumulés vont nécessiter une intervention de l’expérimentateur afin de soulager l’animal. Une décision rapide et raisonnée sera prise pour éviter toute souffrance animale. En effet, si une douleur est constatée un antalgique sera administré à l’animal chaque fois que cela ne compromet pas les résultats attendus de l’expérience, si un antalgique ne peut être administré et/ou n’est pas suffisant à calmer la souffrance de l’animal, une mise à mort de l’animal sera réalisée.
Choix des espèces
Le modèle souris est à la base de la compréhension du développement du cancer chez l’homme. Du fait de la présence de nombreux gènes équivalents chez l’homme et la souris, ils intègrent les caractéristiques de la pathologie humaine (prolifération anormale de cellules sanguines anormales) et aident à comprendre pourquoi les cellules leucémiques sortent de la moelle osseuse pour aller infiltrer des organes à distance. Dans cette étude, nous utiliserons des souris âgées d’environ 6 à 11 semaines car les transplantations de cellules cancéreuses sont plus efficaces chez les jeunes adultes et permettent donc une meilleure prise de greffe.
Enregistrement de neurones nociceptifs périphériques pour le criblage de candidats médicaments antalgiques chez la souris et le rat
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 420
Opérés ou injectés d'une substance inflammatoire sous anesthésie pour provoquer une douleur chronique, ou rendus diabétiques, 840 rongeurs, 420 souris et 420 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue. Tous passent au moins deux tests comportementaux d'allodynie mécanique et thermique, sans que ces tests soient nommés, avant l'enregistrement de leurs neurones de la douleur sous anesthésie, sans réveil. Le porteur décrit cette douleur chronique comme "modérée à sévère", précise que "c'est leur but", et teste sur ces neurones des candidats antalgiques venus de l'industrie pharmaceutique. Il justifie l'emploi du rat par des "raisons historiques".
Objectifs
Le projet consiste à tester des candidats médicaments de l'industrie pharmaceutique sur l'activité des nocicepteurs chez le rat ou la souris anesthésié. Ces mesures se font chez l'animal sain, ou chez l'animal présentant un état douloureux de type inflammatoire ou neuropathique, induit expérimentalement. Il y a 2 aspects distincts dans ce projet : la procédure de mesure d'activité des nocicepteurs (réalisée chez l'animal anesthésié, dite terminale ou sans réveil) et la génération des modèles physiopathologiques qui seront utilisés dans cette procdure (modèles physiopathologiques réalisés chez l'animal anesthésié avec réveil). Ce projet implique un travail de recherche fondamental car il n'y a pas ou peu de données publiées sur l’activité des nocicepteurs chez la souris, espèces qui forment pourtant via l'utilisation des souris génétiquement modifiés le coeur des avancés dans le domaine de la recherche sur la douleur.
Bénéfices attendus
D’un point de vue fondamental, ce projet améliorera ou apportera une connaissance nouvelle sur l’effet de conditions physiopathologiques connus pour sensibiliser l’activité des nocicepteurs périphériques et supposé comme sous tendant un état de douleur chronique. Il permettra ensuite de déterminer l’efficacité analgésiques de candidats médicaments sur ces nocicepteurs de manière spécifique (par opposition à la mesure globale réalisée en comportement).
Procédures
630 animaux seront soumis à une intervention chirurgicale ou à une injection de substance inflammatoire sous anesthésie (durée inférieure à 15 min). 210 animaux seront rendus diabétiques et subiront 3 prélèvement sanguins vigiles (durée de 20 s). Tous les animaux seront soumis à au moins 2 tests comportementaux permettant de mesurer l’allodynie mécanique et thermique (durée de 30 min).
Impact sur les animaux
Les modèles physiopathologiques mis en œuvre induisent un état de douleur chronique, modérée à sévère (c’est leur but, ce projet s’inscrit dans le développement de nouveaux traitements antalgiques). La mise au point de traitements analgésiques efficaces et dénués d’effet secondaire contre les douleurs neuropathiques nécessite l’utilisation de modèles de douleur neuropathique préclinique.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure car les mesures électrophysiologiques sont invasives et n'autorisent pas la survie des animaux.
Remplacement
L’utilisation d’animaux pour les tests d'efficacité d’analgésiques/antalgiques est rendue nécessaire par le fait que les mécanismes physiopathologiques comme les mécanismes d'action des candidats-médicaments sont des processus complexe impliquant la totalité du système nerveux (de manière imagée, des communications réciproques entre le cerveau, la moelle épinière, et les tissus périphériques). C’est seulement chez l’animal entier (et non in vitro) que l’impact des caractéristiques physico-chimiques des candidats médicaments peut être évalué. D’autre part, l’électrophysiologie in vivo (et non in vitro) permet d’aboutir à une compréhension mécanistique du mode d’action des candidats médicaments analgésiques/antalgiques.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisé est réduit par 3 actions conjointes : 1) le soin apporté à chaque expérience, conjugué à plus de 10 ans de pratique dans le domaine (une spécialisation extrême est indispensable pour obtenir un taux de succès élevé dans ces expériences délicates); 2) le ciblage d’une population de neurone bien définie, les nocicepteurs non-myélinisés, qui permet de réduire les variations expérimentales liées aux caractéristiques individuelles des neurones enregistrés; 3) une approche par étape, avec des lectures intermédiaires des résultats, afin d’arrêter rapidement les plans d’expériences improductifs.
Raffinement
Les approches physiologiques chez l’animal anesthésié permettent un certain nombre de raffinements. Premièrement, la mesure de l'activité des neurones spinaux se fait chez l'animal anesthésié et permet de pouvoir tester l’efficacité de candidats médicaments sur la réponse à des stimuli très nociceptifs sans aucune souffrance pour l'animal (impossible chez un animal vigile). Deuxièmement, plusieurs doses de candidat médicaments peuvent être testées chez un même animal dans la même expérience, et il est possible de faire des prélèvements sanguins au cours de l’expérience pour corréler l’exposition plasmatique aux effets observés. Troisièmement, le nombre d'animaux utilisés est réduit par le fait que chaque animal est son propre contrôle lors du test de candidats médicaments (principe des mesures répétées avant/après). Enfin, la mesure concomitante des paramètres cardiovasculaires apporte des renseignements connexes essentiels sur les caractéristiques du candidats médicaments. Pour assurer leur bien-être, les animaux disposent dans leur cage de bois à macher, de petits abris et de matière pour faire des nids. Les animaux sont contrôlés quotidiennement et des points limites sont mise en place pour éviter toutes souffrance excessive que les animaux pourraient subir.
Choix des espèces
L’utilisation du rat est due à des raisons historiques. C’est l’espèce sur laquelle le plus grand nombre de données a été obtenus dans le domaine de l’algologie. L'utilisation de la souris permet de tirer parti d’animaux transgéniques, et certains aspects physiologiques font de la souris une espèce plus appropriée que le rat pour obtenir des prédictions d’efficacité clinique. Par exemple, il a été montré que chez la souris, seules les fibres exprimant le récepteur TRPV1 étaient insensibles aux stimuli mécaniques. Cette situation est similaire chez l’homme, mais différente chez le rat. Il existe aussi parfois une plus grande homologie dans la structure de certaines cibles thérapeutiques entre la souris et l’homme que l’homme et le rat, comme c’est le cas pour le canal au sodium voltage dépendant 1.7. Les animaux sont utilisés au stade adulte, 8-12 semaines pour les souris, 6-8 semaines pour les rats. On utilise des animaux au stade jeune adulte, car ils présentent un système neurophysiologique mature et sont en forme (ce projet ne s'intéresse ni au développement, ni à l'animal âgé).
Travaux pratiques en expérimentation animale : initiation chez le rat et la souris
- Enseignement supérieur
Rats : 150
Pour initier des étudiants aux techniques d'expérimentation animale, 150 souris et 150 rats sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués puis congelés pour être ensuite disséqués. Manipulés par des étudiants inexpérimentés, les animaux reçoivent des injections sous-cutanées, intrapéritonéales et des gavages d'eau physiologique. Le porteur détaille les précautions sonores demandées aux étudiants, chuchoter, couper les téléphones, éviter les parfums, pour limiter le stress des animaux. Il conclut qu'aucune méthode ne peut remplacer l'animal vivant, la certification imposant une manipulation sur animal réel.
Objectifs
Pédagogiquement, ces travaux pratiques permettent aux étudiants une initiation à l’expérimentation animale. Et comme demandé dans les compétences visées par le module, ils apprennent à mettre en oeuvre des techniques d’expérimentation animale. Les étudiants diplômés du bachelor universitaire de technologie (BUT) génie biologique parcours Biologie médicale et biotechnologie (BMB) peuvent être amenés à faire un stage dans des établissements utilisateurs d’animaux à des fins scientifiques ou à y travailler au cours de leur vie professionnelle. L'objectif est d’obtenir la certification d’expérimentation animale niveau applicateur, les étudiants ont une partie théorique puis une partie pratique (Travaux pratiques en expérimentation animale : initiation chez le rat et la souris).
Bénéfices attendus
Cet enseignement permettra aux étudiants de découvrir le monde de l'expérimentation animale, de pouvoir passer le Certificat d’expérimentation animale niveau applicateur et de pouvoir travailler pendant l’année scolaire comme vacataire dans un établissement utilisateur d’animaux. Ce projet permettra aux étudiants d'acquérir la compétence " Mener des études à l'échelle de l'organisme et de la cellule en biologie de la santé" exigées dans le cadre du bachelor universitaire de technologie (BUT) parcours Biologie médicale et biotechnologie (BMB(. L'acquisition de cette compétence nécessite pour l'étudiant de maitriser un certain nombre d'apprentissages critiques (AC) qui sont, pour cette compétence, : i) Mettre en oeuvre des procédures expérimentales d'études physiologiques. Le contenu de ce projet répond ainsi à ces apprentissages critiques et entre donc dans le processus d'acquisition de cette compétence en complément des autres enseignements théoriques et pratiques de la Ressource "Physiologie et Expérimentation animale" et de la SAé associée.
Procédures
Les animaux seront soumis à des injections sous-cutanée et intra-péritonéales d'eau physiologique. Un gavage pourra être pratiqué. Un animal recevra au maximum 1 IP et une sous cutanée pendant une séance de TP de 5 h.
Impact sur les animaux
Les animaux seront manipulés (administrations diverses – sous cutanée, intra-péritonéales, gavage, anesthésie) par des étudiants inexpérimentés, ce qui pourrait être source de stress et de nuisances pour les animaux. Donc avant le début de la séance, il sera demandé aux étudiants de chuchoter, de rester calme et d'éviter les déplacements (matériels et humains) durant la manipulation des animaux. Afin d'atténuer le stress des animaux, une musique d'ambiance calme pourra être mise en place à l' animalerie et dans la salle de TP pour créer un fond sonore homogène afin de réduire le stress des animaux. Enfin, il sera demander de couper les téléphones portable et d'éviter les parfums forts pour éviter l'inconfort des animaux.
Devenir
A l’issue des séances de travaux pratiques, les animaux seront euthanasiés. La mort de l’animal est vérifiée par contrôle de l'arrêt cardiaque en palpant la cage thoracique et par l' absence de reflexe. Les animaux morts seront ensuite stockés au congélateur dans le but d’être disséqués par les étudiants de première ou deuxième année de Génie biologique dans le cadre d'études d'histologie
Remplacement
Pour cet apprentissage, il n’est pas possible de remplacer l’utilisation des animaux vivants par une autre méthode pour observer et manipuler rats et souris. Les objectifs de ces TP sont d’être capable de mettre en oeuvre les techniques d'expérimentation animale pour des études de toxicologie, de pharmacocinétique, d’études du métabolisme ou de pharmacodynamie. Afin de respecter le programme national publié en 2021 par le ministère, un remplacement n’est pas possible dans ce contexte car, les titulaires du diplôme DU APEX doivent être en mesure d’intervenir en expérimentation animale in vivo et in vitro. De plus, la certification en expérimentation animale « niveau applicateur » ne peut être obtenu qu’après manipulation sur animal vivant (arrêté du 1er fevrier 2013). Afin de préparer au mieux les étudiants et ainsi éviter des mauvais gestes avec les animaux, les étudiants auront avant les travaux pratiques, une information théorique sur les différentes techniques avec des photos et ces photos seront disponibles pendant la scéance de TP. Une sensibilisation sur l'éthique et le bien être animal sera faite également avant les TP. Enfin, juste avant la séance de manipulation sur l'animal, une video explicative sera présentée.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été réduit au maximum en prenant en compte que la formation s’adresse à 5 étudiants qui au cours de chaque séance vont manipuler plusieurs animaux afin de pouvoir apprendre correctement sans toujours utiliser le même animal, et aussi bien des mâles et que des femelles. De plus, les animaux morts sont utilisés ensuite pour des séances de dissections en travaux pratiques.
Raffinement
Les animaux sont hébergés en groupe, dans des cages standards aux normes européennes, avec enrichissement. Le bien-être des animaux est suivi quotidiennement. Les principes éthiques et les standards de raffinement sont utilisés jusqu’à la mise à mort des animaux.
Choix des espèces
Les rongeurs sont les animaux les plus utilisés en expérimentation animale. Ce sont donc des animaux sur lesquels les étudiants seront susceptibles de travailler. De plus, la souris et le rat sont les animaux sur lesquels portent plus particulièrement le certificat d’expérimentation animale niveau applicateur.
Utilisation de modèles murins pour étudier du rôle de l’acide rétinoïque dans le développement cardiaque.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
7986 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélèvement d'organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des femelles gestantes reçoivent un traitement modifiant la voie de l'acide rétinoïque, leurs embryons et foetus pouvant présenter des malformations cardiaques, tandis que les souriceaux subissent une biopsie de l'oreille et certains adultes des échocardiographies sous anesthésie. Le porteur indique que ces défauts peuvent conduire à une insuffisance cardiaque, des troubles du rythme et des morts subites. Il présente cette recherche fondamentale comme un "prérequis essentiel" au développement futur de thérapies, sans application immédiate annoncée.
Objectifs
Les malformations cardiaques congénitales sont les anomalies congénitales les plus fréquentes puisqu'elles représentent environ 1% de toutes les naissances. Ces malformations peuvent être d'origine génétique mais peuvent aussi être dues à un problème de développement pendant la grossesse. Plusieurs études ont montré que la voie de l’acide rétinoïque (AR), dérivé de la vitamine A, est impliqué dans le développement du cœur et en particulier celui des populations cellulaires à l’origine de la formation du cœur. Des dérégulations de la voie de l'AR (excès ou carence) durant le développement embryonnaire se traduisent par de graves malformations congénitales structurelles du cœur telles que les anomalies des gros vaisseaux (ainsi que de la séparation des oreillettes et des ventricules. Il a également été montré que l’AR est nécessaire à la formation des valves cardiaques qui assurent une circulation unidirectionnelle du sang à chaque cycle cardiaque. Les défauts de fonctionnement des valves (valvulopathies) peuvent également avoir une origine génétique et développementale. Dans ce projet, nous souhaitons utiliser des modèles murins génétiquement modifiés pour mieux comprendre comment la voie de l’AR contrôle le développement du cœur et celui des valves cardiaques.
Bénéfices attendus
Nous attendons de ce projet qu’il augmente nos connaissances sur le rôle essentiel de l’AR dans le développement du cœur pour mieux comprendre les mécanismes moléculaires qui conduisent à des malformations cardiaques congénitales. La compréhension de ces mécanismes est un prérequis essentiel pour le développement de thérapies dans le futur.
Procédures
Les femelles gestantes seront soumises à une administration unique soit par voie orale soit par voie intrapéritonéale (contention et administration durant environ 1 minute). Les embryons et foetus peuvent présenter des malformations congénitales. A l'âge de 3 semaines, les souriceaux subiront une biopsie à l'oreille permettant de réaliser simultanement l'identification et le prélèvement d'ADN pour identifier les animaux mutants (génotypage). Les souris adultes peuvent être amenées à présenter des signes d'insuffisance cardiaque, des troubles du rythme et des morts subites. Certaines d'entre elles auront deux échocardiographies sous anesthésie générale gazeuse (30 minutes chacune). Ils peuvent être amenés à présenter des signes d'insuffisance cardiaque, des troubles du rythme et des morts subites. En cas d'apparition de signes cliniques, les animaux pourraient recevoir des injections d'antiinflammatoire (une injection sous cutanée, une fois par jour, maximum 3 jours) ou de diurétiques (une injection intra péritonéale, deux fois par jour, maximum 3 jours).
Impact sur les animaux
Au cours de ce projet, des femelles gestantes recevront des traitements par voie orale et voie intra péritonéale. Aux doses administrées, les traitements n’auront pas d’impact sur les femelles. Les embryons et les fœtus étudiés pourront avoir des malformations congénitales avec des degrés de sévérités variables. Sur les lignées étudiées après la naissance, les défauts développementaux, (principalement cardiaques) pourront conduire à l'apparition d'insuffisance cardiaque avec des difficultés respiratoires (oedème pulmonaire)
Devenir
A l'issue des procédures, tous les animaux seront mis à mort pour prélèvement d'organes.
Remplacement
Notre projet consiste en l’étude de la morphogénèse du cœur durant le développement embryonnaire qui ne peut pas être reproduit en culture cellulaire. De plus, le cœur humain comme celui de la souris est un organe complexe composé de quatre cavités. Nous allons étudier la séparation des quatre cavités cardiaques, ce qui rend l’utilisation d’autre modèle comme le poisson (contenant un seul ventricule) incompatible avec nos recherches.
Réduction
Par une approche statistique nous réduirons au strict minimum le nombre d’animaux utilisés dans notre projet et défini qu'il nous faut au moins 17 souris/embryons par groupe. Afin de faire face à d’éventuelles pertes d’animaux ou incidents techniques, nous avons augmenté ce nombre de 15%, nous arrivons à un total de 20 souris/embryons par groupe. Pour l'analyse de la fonction cardiaque, nous avons choisi une méthode d'analyse longitudinale (échographie cardiaque) permettant d'analyser un même animal à différents temps, premettant ainsi de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Dès la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. Nous avons opté pour une méthode d’identification couplée au prélèvement pour génotypage, afin de réduire la douleur et le stress des animaux. Les animaux seront hébergés en groupe. L’environnement sera enrichi en fonction des préférences des animaux à l’aide de bandelettes de kraft ou de dômes en carton ou de batônnets à ronger. La manipulation des animaux sera faite par des personnes compétentes et sensibilisées à la manipulation à faible stress des rongeurs. Certains des modèles que nous allons utiliser n’ont pas été caractérisé d’un point de vue phénotypique. Nous allons donc procéder à des observations poussées des animaux et identifier, de la manière la plus précoce, l’apparition de signe de souffrance ou de détresse. Les points limites seront revus régulièrement en discussion avec la Structure Chargée du Bien Etre Animal.
Choix des espèces
L’anatomie et la fonction du cœur des souris sont proches de celles du cœur humain. Les souris génétiquement modifiées sont de bons modèles d’étude des atteintes des cardiopathies, de leurs conséquences sur la circulation sanguine et de leurs causes génétiques. Les femelles utilisées pour les accouplements seront utilisées durant les fenetres de fertilité des rongeurs: entre 2 et 8 mois. Au cours de l'étude, nous nous intéresserons à différents stades développementaux: le début du développement cardiaque (jours 8, 8.5, 9.5 et 10.5 post fécondation), au moment de la séparation des chambres cardiaques et du début de formation des valves cardiaques (jours 13.5 et 15.5 post fécondation) et juste avant la naissance (jours 18.5 post fécondation / mise bas naturelle prévue entre autour de 20 jours post fécondation dans nos modèles) Pour les individus de la procédure 3, nous analyserons leur phénotype à 1,5 et 3 mois correspondant aux stades de début et de fin de maturation des valves cardiaques.
Entretien de la lignée transgénique MAPT+ (suprexprimant le gène humain de la forme T34 de la protéine tau portant la mutation P301S)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Mises à mort avant six mois, 1638 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, pour entretenir une lignée génétiquement modifiée qui surexprime une protéine tau humaine mutée. Chaque animal subit un génotypage par section de deux millimètres de queue dans ses deux premières semaines de vie. Le porteur signale que la vie en élevage peut entraîner des blessures de bagarre, un pelage dégradé et un amaigrissement, et que le tatouage et le génotypage causent stress ou douleur. La mise à mort précoce vise à éviter le "phénotype dommageable" que la lignée est justement conçue pour développer.
Objectifs
Tau est une protéine qui stabilise le cytosquelette cellulaire. Elle est abondante édans le cerveau, et beaucoup plus rare ailleurs. Des mutations de cette protéine sont retrouvées dans de nombreuses pathologies neurodegeneratives, telles que la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, la démence frontotemporale… La lignée qui fait l’objet de cette saisine présente une évolution rapide de la maladie, avec des répercussions cellulaires constatées des 3 mois. Le choix de cette lignée est justifié par le modèle expérimental, la tranche d’hippocampe en culture, qui implique l’utilisation d’animaux jeunes.Le but de ce projet est l’entretien de la lignée murine transgénique surexprimant le gène humain codant pour la protéine tau portant une mutation pathologique, en vue d'utilisation à des fins de recherche fondamentales.
Bénéfices attendus
La lignée sera utilisée dans le cadre d’un grand projet de recherche impliquant cinq instituts, , dont le but est de comprendre les mécanismes communs entre 3 pathologies neurodégénérative très fréquentes : la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer et la sclérose latérale amyotrophique. Nous espérons que ces travaux nous permettrons de disséquer les perturbations de communications cellulaires constatées dans ces 3 maladies. La lignée sera également utilisée pour des projets propres au laboratoire, dont le but sera de déterminer les altérations mitochondriales dans la maladie d’Alzheimer.
Procédures
Toutes les animaux seront soumis à une procédure de génotypage entre lors des deux premières semaines de vie. 0,2 cm de queue seront prélevés avec un ciseau pour génotypage. La procédure de prélevement dure quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sont celles pouvant se declarer suite à bagarre chez les animaux maintenus en élevage à savoir blessure, plaie, pelage dégradé, amaigrissement visible. les animaux pourront également ressentir du stress ou une douleur lors des procédures de tatouage et génotypage.
Devenir
Les souris seront mises à mort avant 6 mois. Cela permet d’éviter l’apparition du phénotype dommageable. Certains animaux seront utilises pour des cultures de tranches de cerveau (modèle in vitro de la maladie d''Alzheimer) une semaine après la naissance.
Remplacement
D'un point de vue méthodologique, nous nous engageons à respecter les règles de remplacement, de réduction et de raffinement. Pour le R de remplacer : Malheureusement, les modèles in vitro de la maladie d’Alzheimer existant à ce jour sont incomplets (cellules en cultures ne représentant pas l’intégralité des communications physiologiques entre les cellules du cerveau). Les modèles s’appuyant sur des organismes simples tels que zebrafish ou c. elegans ne sont encore que préliminaires. Ainsi, le modèle murin reste la référence dans l’étude de ce type de pathologie, justifiant le maintien de leur utilisation.
Réduction
Dans le cadre du respect de la règle des 3R, pour diminuer le nombre d’animaux, la production sera contrôlée par l’établissement utilisateur. 819 animaux sont concernés par cette saisine selon le calcul suivant: Sachant que 1 femelle produit en moyenne 9 bébés par portée pour cette lignée nous aurons la production de : 1 portée toutes les 3 semaines sur 5 ans = (260/3) = 86,7 portées x 9 bébés x 2 couples = 1560 souris produites Dont 780 hétérozygotes et 780 WT (répartition du génotype 50/50). Les 28 males reproducteurs seront issus de ces 780 hétérozygotes. Nous ajoutons 5% pour tenir compte des variabilités potentielle de répartition de génotype dans les portées, ou de nombre de portées par femelle : 1560*5/100=78. 1 portée toutes les 3 semaines est suffisante au maintien de la lignée et au prélevement des individus nécessaires pour maintenir le modèle in vitro de la maladie d’Alzheimer.
Raffinement
Tout est mis en place pour le bien etre animal. Les souris seront hébergées en cages collectives avec un milieu enrichi. La production sera faite en croisant des males hémizygote pour la mutation et des femelles wild type. Afin de raffiner les procédures, les males reproducteurs hémizygotes feront l’objet d’une surveillance régulière,afin de leur assurer une vie sans souffrance. Ils seront sacrifiés à 6 mois, soit bien avant l’apparition du phénotype dommageable. Ce point pourra être ajusté en fonction du bien-être de l'animal, si les points limites définis en terme d'apparence, plaie, perte de poids ou comportement pathologique sont atteints.
Choix des espèces
La souris est le modèle de rongeur le plus utilisé à l’heure actuelle pour l’étude des mécanismes neurodégénératifs dans le cadre de la maladie d’Alzheimer. Afin de pouvoir intégrer nos résultats dans la littérature existante, nous utiliserons la souris comme modèle expérimental. Les animaux seront utilisés jusqu'à 6 mois. C’est un bon compromis entre des animaux assez âgés pour pouvoir assurer un maintien de la lignée, mais assez jeunes pour ne pas présenter les premières manifestations du phénotype dommageable.
Etude des mécanismes de la réponse immunitaire anti-tumorale.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Greffées avec des cellules de lymphome par voie intraveineuse ou sous-cutanée, 1100 souris seront toutes tuées pour prélever leur rate, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur indique que les cellules injectées forment des tumeurs dans plusieurs organes, ce qu'il décrit comme une source de souffrance pour l'animal. L'objectif est de comprendre l'activation et l'épuisement des cellules Natural Killer face à une tumeur. Les retombées pour la santé humaine restent au conditionnel, des résultats qui "pourraient à terme" mener à des développements.
Objectifs
Les cellules Natural Killer (NK) sont des cellules immunitaires spécialisées dans la lutte anti-tumorales. Lors du développement d'un cancer, après une phase d’activation au cours de laquelle les cellules NK éliminent les cellules tumorales, la persistance de la tumeur épuise les cellules NK et les rend inefficaces. Cet état d'épuisement conduit à une perte du contrôle sur la tumeur et à une reprise de la pousse tumorale. De nombreuses questions non-résolues subsistent sur le mode de régulation précis de ces deux phases (activation et épuisement). L'objectif de ce projet est de mieux comprendre cette régulation au cours de la réponse anti-tumorale. Pour cela, nous utiliserons un modèle tumoral chez la souris. Ce modèle est basé sur 2 lignées de lymphomes. Ces 2 lignées tumorales seront greffées à des souris normales ou déficientes dans les cellules NK uniquement pour les protéines que nous souhaitons étudier. Nous évaluerons l'impact de la déficience en chacune de ces protéines sur 1) la survie des souris suite à la greffe des cellules tumorales et 2) sur l’activation et l’épuisement des cellules NK.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux définir la régulation de l’activité anti-tumorale des cellules Natural Killer. Etant donné le rôle de ces cellules dans la réponse anti-tumorale, ces résultats pourraient à terme conduire à des développements en santé humaine.
Procédures
Les animaux seront greffés avec les cellules tumorales par injection intraveineuse dans la veine de la queue (1 injection par souris, 2 minutes) ou par injection sous-cutanée dans le flanc (1 injection par souris, 2 minutes).
Impact sur les animaux
Le modèle est bien caractérisé, ce qui nous permet de prédire les jours auxquels nous obtiendrons des cellules activées ou épuisées tout en limitant la souffrance des animaux. Lors d'une injection intraveineuse, les cellules injectées forment des tumeurs dans plusieurs organes, ce qui est source de souffrance pour l'animal. En ce qui concerne la voie d’injection sous-cutanée, la pousse de la masse tumorale sur le flanc est source d’inconfort pour l’animal.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en vue d'effectuer des prélèvements d'organe (rate) post-mortem afin d'effectuer des analyses phénotypiques et fonctionnelles des cellules Natural Killer.
Remplacement
Des expériences préliminaires en culture sur des cellules NK rendues déficientes pour les différents gènes testés dans ce projet ont été effectuées. Elles ont mis en évidence l'implication claire de ces gènes au cours de l’activation en culture. Ces modèles expérimentaux sont cependant limités, ne reproduisant qu’imparfaitement les conditions rencontrées dans un organisme, notamment la survenue de l’épuisement. Il nous est donc maintenant nécessaire de mettre en place un modèle animal.
Réduction
L'âge des souris utilisées étant assez étendu et leur sexe indifférent, tous les animaux produits dans notre établissement seront utilisés, évitant ainsi la mise à mort d'animaux inutiles. Nous utiliserons des méthodes d'analyses de pointe permettant de réaliser de multiples analyses et cela sur les cellules d’un même animal. Cela permettra ainsi d'optimiser l'utilisation des animaux. Lorsque cela est possible, la comparaison au sein d’une seule expérience des différentes lignées de souris testées permettra de réduire 1) le nombre de souris utilisées et 2) la variation expérimentale inhérente à la réalisation d’expériences indépendantes.
Raffinement
Le modèle est bien caractérisé, ce qui nous permet de prédire les jours auxquels nous obtiendrons des cellules Natural Killer activées ou épuisées tout en limitant la souffrance des animaux. D'autre part, nous nous baserons sur l'apparition d'une gêne des fonctions locomotrices postérieures due à la pousse tumorale dans la moelle osseuse. Ce signe précoce précède la dégradation de l'état général de l'animal. En cas d'apparition de ce signe sur un animal avant le jour prévu de mise à mort, tout le groupe sera mis à mort. Les groupes étant très homogènes, un tel mode opératoire nous permet d'obtenir des données interprétables et donc de réduire la variation intra-expérience. Enfin, afin de parer à toute éventualité, les expérimentateurs se tiendront prêts à réaliser l'expérience les jours précédant la mise à mort. Des visites seront effectuées tous les trois jours après la première semaine puis une surveillance accrue, visite matin et soir, sera réalisée les 3 jours précédents les dernières dates de mise à mort des animaux dans le but d'anticiper le moindre signe de souffrance. Enfin, des croquettes humidifiées seront placées dans la cage afin de faciliter l'accès des animaux à la nourriture. Des points limites prédictifs de la pousse tumorales ont été établis. Si une souris présente un des ces points limites, l’ensemble du groupe sera mis à mort pour analyse.
Choix des espèces
Les cellules Natural Killer ne sont présentes que chez les mammifères. Parmi ceux-ci, la souris est un modèle de choix. D'une part, et bien qu'il existe certaines différences entre l'immunologie murine et humaine, d'innombrables découvertes chez la souris sont transposables chez l'homme. D'autre part, la richesse des souches murines génétiquement modifiées et des réactifs disponibles permet une compréhension très approfondie des phénomènes mis en jeu du niveau moléculaire au niveau de l'organisme, un atout déterminant dans notre projet. Des souris âgées de 8 à 28 semaines seront utilisées. En effet, c'est à partir de l'âge de 8 semaine que les souris ont un système immunitaire mature. D'autre part, la réponse anti-tumorale ne varie pas sur la tranche d'âge considérée. Nous utiliserons de cette façon tous les animaux produits, évitant ainsi la mise à mort d'animaux inutiles.
Rôle de la signalisation de TSLP dans le développement du carcinome épidermoïde cutanée et sa réponse à l’immunothérapie
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
198 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections intradermiques de cellules tumorales au flanc, développent une tumeur locale et d'éventuelles métastases dans les ganglions, une partie recevant ensuite neuf injections intrapéritonéales sur trois semaines. Le projet cherche à préciser le rôle d'un facteur immunitaire dans le carcinome épidermoïde cutané et à repérer des cibles thérapeutiques. Le porteur renvoie les retombées cliniques au conditionnel, un blocage qui "pourrait" améliorer la survie des patients.
Objectifs
Le carcinome épidermoïde cutané est le deuxième cancer cutané le plus fréquent. Ce cancer est facilement traitable lorsqu’il est localisé, mais il a cependant un potentiel agressif et peut être responsable de métastases qui peuvent entrainer le décès. Les principaux facteurs de risque de survenue de ce cancer cutané sont l’âge et l’exposition chronique au soleil. Il est d’ailleurs plus fréquent et agressif en cas d’immunodépression, ce qui souligne le rôle du système immunitaire pour contrôler le développement du cancer. Comme dans de nombreux cancers, les cellules tumorales ont la capacité d’endormir le système immunitaire pour échapper à son contrôle. L’immunothérapie antitumorale fait partie des nouvelles stratégies pour restaurer une réponse immunitaire. Cependant, tous les patients ne répondent pas à ce traitement et une meilleure connaissance des cellules et molécules qui bloquent le système immunitaire et qui favorisent la progression tumorale est nécessaire. Le projet vise donc à déterminer ces facteurs, dans le but d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques. Nous nous intéressons en particulier à un facteur produit par les cellules de la peau. Ce facteur est connu pour être associé à un mauvais pronostic dans certains cancers, notamment le cancer du pancréas ou le cancer du sein. Nous émettons l’hypothèse que ce facteur pourrait modifier la réponse du système immunitaire dans le carcinome épidermoïde cutané et favoriser sa croissance.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre les signaux et cellules impliqués dans la réponse du système immunitaire contre le carcinome épidermoïde. Ceci permettra l’identification de potentielles cibles thérapeutiques, lesquelles seront testées pour déterminer si leur blocage pourrait être un traitement potentiel en clinique pour améliorer la qualité de vie et survie des patients.
Procédures
Lors de la première et deuxième procédure, 126 souris seront anesthésiées et injectées par voie intradermique avec des cellules tumorales (durée : 6 min par souris). Lors de la troisième procédure, 72 souris seront anesthésiées et injectées par voie intradermique avec des cellules tumorales (durée : 6 min par souris). Par la suite, ces 72 souris seront injectées par voie intrapéritonéale 3 fois par semaine pendant 3 semaines (durée : 10 secondes x 9 injections = 1 minute 30). La durée totale des actes par souris lors de la troisième procédure par souris est de 7 minutes 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les animaux injectés avec des cellules tumorales par voie intradermique au niveau du flanc développeront une tumeur au niveau local et d’éventuelles métastases au niveau des ganglions lymphatiques drainant le flanc. Un suivi rigoureux du comportement, de la vivacité de tous les animaux sera effectué. Ainsi, tout signe de souffrance, de stress ou d’angoisse de l’animal provoquera son exclusion de l’étude. Tous les animaux seront surveillés et traités selon les points limites énoncés.
Devenir
A la fin de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour analyser la croissance tumorale et la réponse immunitaire au niveau des ganglions lymphatiques et de la tumeur.
Remplacement
L’étude de la réponse immunitaire met en jeu plusieurs organes et réseaux complexes impliquant plusieurs types cellulaires. Cette complexité rend nécessaire l’utilisation d’expériences in vivo pour comprendre le type d’interaction et les différentes voies de signalisation impliquées dans ces réponses immunitaires ainsi que le processus de progression tumorale.
Réduction
Le protocole sera appliqué à un maximum de 198 souris. Ces souris seront utilisées afin d’étudier le rôle du facteur étudié dans la progression tumorale. Le nombre de souris a été estimé de façon à pouvoir détecter des différences significatives dans la croissance de la tumeur ou dans la réponse cellulaire immunitaire contre la tumeur (nombre de cellules immunitaires au sein de la tumeur).
Raffinement
La greffe tumorale par le biais d’injection intradermique et la prise de photos nécessitent une anesthésie gazeuse légère de courte durée. Les souris seront remises dans leur cage avec une courte exposition à la lampe chauffante. Les souris seront maintenues en groupe pour préserver les interactions sociales. En plus de la surveillance journalière, le suivi de la progression tumorale (prise de photos, mesure de la taille de la tumeur) sera réalisé 3 fois par semaine (lundi, mercredi, vendredi). Des points limites, précis et gradés pour chacune des procédures expérimentales ont été définis. Si un animal atteint les points limites établis, il sera retiré de l’étude et euthanasié.
Choix des espèces
La réponse immunitaire dans le contexte tumoral met en jeu différents organes comme la peau et les ganglions lymphatiques, rendant nécessaire l’utilisation d’expériences in vivo pour comprendre cette réaction. Le modèle animal choisi pour étudier le CEC est la souris, car son système immunitaire est proche de celui de l’Homme avec une immunité innée et une immunité adaptative. De plus, la peau des souris présente des similitudes avec la peau humaine, rendant ce modèle pertinent pour l’étude du CEC. Les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines de vie afin d’étudier le système immunitaire à l’âge adulte.
Etablissement de modèles murins et thérapies ciblées dans les tumeurs rhabdoides
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Toutes tuées pour analyses post-mortem, 2039 souris, dont 1845 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, sont utilisées pour reproduire des tumeurs rhabdoïdes, des cancers pédiatriques. Elles subissent des greffes de fragments tumoraux sous la peau ou des injections de cellules dans le cerveau, y compris chez des souriceaux de sept jours, suivies de traitements par gavage et de séances d'imagerie sous anesthésie. Selon le porteur, la localisation cérébrale des tumeurs peut provoquer des troubles moteurs, des difficultés à s'alimenter et une perte de poids. Il annonce des traitements pour les enfants "à relativement court terme", tout en développant en parallèle des organoïdes humains censés réduire le recours aux souris.
Objectifs
Les tumeurs rhabdoïdes sont des cancers très agressifs touchant des jeunes enfants et dont l’origine cellulaire est mal connue. Leur localisation est variée (système nerveux central, tissus mous, reins…) mais elles présentent des caractéristiques cliniques et histologiques communes. A ce jour, trois sous-types de tumeurs rhabdoïdes cérébrales ont été décrits (« MYC », « SHH », « TYR »), probablement en lien avec leurs diverses cellules d’origine. Aucune thérapie standard n’est établie à ce jour, les chimiothérapies fortes et l’irradiation étant peu efficaces et lourdes pour de très jeunes enfants. Il est donc nécessaire de trouver des traitements nouveaux, testés au laboratoire avant d’être donnés aux enfants. Les tests de médicaments sur des lignées cellulaires in vitro sont la première approche du projet. Ensuite, il est nécessaire de vérifier que les molécules candidates ont une efficacité sur des organismes vivants. Pour cela, nous avons développé des modèles dans lesquels des tumeurs murines issues de modèles transgéniques (mis au point il y a plusieurs années) ou issues de patients ont été greffées sur des souris et nous souhaitons traiter les souris greffées avec les molécules candidates afin de retenir celles qui méritent un développement clinique. En parallèle de ces travaux, nous développons des modèles de souris génétiquement modifiées, permettant d’obtenir de façon très sélective des tumeurs précoces, en particulier cérébrales, très similaires aux tumeurs observées chez les enfants. Nous projetons d’isoler des cellules du cerveau des souris à un stade précédant la transformation cancéreuse en les isolant de cerveaux prélevés chez les embryons de souris génétiquement modifiées afin de tenter de les maintenir en culture in vitro, et ex vivo, dans des organoïdes de cerveaux. Par la suite afin de démontrer leur pouvoir oncogénique in vivo, nous injecterons ces cellules dans le cerveau de souris d’âges divers, tenant compte du fait que la maturation du cerveau environnant peut jouer un rôle pour ces cancers cérébraux très précoces : à 7 jours de vie, à la fin du premier mois, à l’âge adulte. Nous savons donc dorénavant cibler avec plus de précision les cellules dans lesquelles les tumeurs prennent naissance et souhaitons approfondir notre compréhension moléculaire des différents sous-types de tumeurs rhabdoïdes obtenues.
Bénéfices attendus
Gains attendus des modèles de greffes de cellules et tumeurs, et des tests réalisés sur ces greffes Le projet permettra d’une part une meilleure compréhension théorique des tumeurs rhabdoides en particulier les étapes de transformation de la cellule d’origine vers la cellule tumorale et d’autre part, de développer des modèles précliniques afin d’évaluer des thérapies. Le développement de modèles de tumeurs orthotopique chez la souris (injection intra-cerebrale comme chez les patients) permettra d’évaluer des traitements expérimentaux en tenant compte de la localisation dans le cerveau comme les 2/3 des tumeurs rhabdoides chez les patients. Ces modèles d’étude ont pour objectif d’aboutir à des traitements contre certaines tumeurs pédiatriques pour les enfants avec la meilleure chance possible d’efficacité, à relativement court terme.
Procédures
Dans une première et deuxième procédure, visant à établir les modèles précliniques pour évaluer les thérapies, les animaux sont greffés soit avec des fragments de tumeurs par voie sous cutanée soit avec des cellules tumorales par voie intracérébrale, sous anesthésie (1x par expérience sur une durée d’environ 30 min). Les animaux vigiles sont ensuite traités avec diffèrents médicaments par injection intrapéritonéale ou gavage (3 fois par semaine, pendant 4 semaines – durée du geste inf à 20sec), Dans une troisième procédure permettant de générer des tumeurs intracérébrales à suivre par imagerie, les souris (de 3 âges différents) seront injectées avec des cellules tumorales en intracérébral. Cette chirurgie s’effectue en 30 min sous anesthésie générale. Puis la croissance tumorale sera suivie par imagerie sous anesthésie générale 1 à 2 fois par semaine au long de l’expérience (durée de l’imagerie : 10min). Dans une quatrième procédure visant à générer des tumeurs murines spontanées au niveau cérébral, . Les croisements entres souches appropriées sont réalisés et les souris ne subissent aucun geste technique de leur vivant. Dans une 5ème procédure utilisant des modèles de tumeurs spontanées, certains animaux vigiles recevront un produit par gavage, 1 seule fois au cours de la procédure. Les autres ne subissent aucun geste technique de leur vivant.
Impact sur les animaux
Les greffes en sous-cutané peuvent induire des douleurs après incision cutanée et suture par agrafes pendant maximum 48h.Le développement des tumeurs en sous-cutané peut occasionnellement gêner la mobilité des animaux. Les greffes intra-cérébrales peuvent induire des douleurs dans les 48h suivant la procédure de chirurgie invasive et la possibilité de complication (infectieuse) de la plaie (évènement rare). Selon la localisation de la tumeur au niveau cérébral,des troubles de la motricité avec des difficultés à s’alimenter et donc une perte de poids peuvent apparaitre. Les nuisances attendues lors de l'administration des traitements (produits non douloureux) seront celles liées à l’injection intrapéritonéale ou au gavage (gène de courte durée).
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem
Remplacement
Au préalable à chaque étude préclinique chez la souris testant l’efficacité d’un traitement, nous réalisons des tests in vitro sur des lignées cellulaires issues des tumeurs rhabdoides nous permettant de sélectionner les molecules avec les effets les plus prometteurs pour passer ensuite chez l’animal. Il est nécessaire d’utiliser le modèle animal afin de reconstituer toutes les interactions entre tous les types cellulaires.Néanmoins, pour limiter l’utilisation des souris, nous développons également en parallèle des tumoroïdes ainsi que des organoïdes humains à partir de cellules souches. Ce qui permettrait de sélectionner les meilleurs candidats prometteurs pour une efficacité contre les cellules tumorales pour ensuite les évaluer sur les souris. Les modèles murins restent les modèles les plus performants pour identifier les cellules d’origine des tumeurs et permettre une description des étapes précoces de la transformation cancéreuse. A ces égards, ils ne restent qu’imparfaitement remplaçables par des modèles ex vivo.
Réduction
1.Greffes et tests sur ces greffes Avant chaque étude thérapeutique préclinique, des tests in vitro nous permettent de sélectionner les molécules à tester sur des lignées cellulaires de tumeurs rhabdoïdes. Nous limitons les expériences in vivo à celles pour lesquelles un rationnel in vitro est établi. - Le nombre de souris par groupe est ajusté au minimum pour des expériences de test d'efficacité de traitements afin que les résultats obtenus puissent présenter une puissance statistique suffisante. Nous limiterons le nombre de souris greffées pour chaque modèle tumoral, mais en maximisant le nombre de modèles greffés afin de reproduire la diversité observée en essais cliniques chez l’homme. Chaque tumeur sera coupée en plusieurs échantillons afin de réaliser plusieurs analyses post-mortem sur la même tumeur pour permettre de réduire le nombre d’animaux utilisés. Cela permet également un suivi transversal des tumeurs et améliore la significativité des expériences. 2. Etudes de cellules neuronales génétiquement modifiées -Nous limiterons à 3 le nombre maximal de tumeurs obtenues après greffes de cellules issues de cerveaux de nos souris génétiquement modifiées. La procédure d’établissement des tumeurs ne sera pas poursuivie au-delà. - les cellules tumorales exprimeront des marqueurs bioluminescents pour être suivies au cours du temps par une caméra externe à la souris, permettant un suivi de la croissance tumorale en temps réel chez l’animal vivant, afin de limiter le nombre de mises à mort « à l’aveugle ». 3.Modèles transgéniques Pour les nouveaux modèles, le phénotype d’au moins 10 souris ayant le génotype d’intérêt devra être décrit. Si les premiers phénotypes sont très identiques, le nombre de souris étudiées ne dépassera pas 10. La caractérisation des tumeurs attendues dans ces génotypes nécessitera des analyses en histologie et biologie moléculaire ; chaque tumeur sera répartie en plusieurs morceaux pour permettre le plus grand nombre possible d’analyses par échantillon. Après description du phénotype, les lignées seront maintenues avec un génotype n’exposant pas à un phénotype dommageable
Raffinement
1.Greffes Dès que cela n’implique pas de stress ou de l’angoisse supplémentaire, une méthode d’anesthésie par voie gazeuse sera utilisée pour réaliser les gestes techniques nécessaires à l’expérimentation. De plus, des méthodes analgésiques seront appliquées avec l’utilisation d’analgésiants locaux ou généraux pendant l’opération et si besoin post-opératoire. Un gel oculaire serait utilisé pour prévenir le dessèchement de la cornée si l’anesthésie devait durer plus de 5 min. Le réveil de l’animal se fera sur tapis chauffant et sera surveillé par l’expérimentateur. Les animaux seront observés tous les jours jusqu’à ce qu’ils récupèrent de l’intervention, et leur état sera évalué selon la grille de score du SBEA. Pour les greffes sous-cutanées, la croissance tumorale sera mesurée à l’aide d’un pied à coulisse Les souris seront euthanasiées dès que des signes de dégradation clinique seront observés, tels que décrits dans la grille de score Pour les greffes intra-cérébrales : l’injection de cellules dans le cerveau exprimant une fluorescence que l’on peut quantifier par caméra externe à l’animal (marqueur bioluminescent) permettra de suivre la croissance tumorale par une méthode non invasive. Cette quantification par imagerie sera réalisée de 1 à 3 fois par semaine et sous anesthésie gazeuse. 2. Modèles transgéniques Afin d’aider les souris qui souffriraient de troubles de la mobilité empêchant d’accéder à la nourriture, nous veillerons à disposer dans les cages de l’aliment gélifié. L’animal peut être isolé si nécessaire afin d’éviter de mauvaises interactions avec d’autres animaux. Les animaux seront suivis grâce à la grille des scores définissant les points limites et donc la fin de l’expérience.
Choix des espèces
La souris est le modèle de prédilection pour les expériences menées en recherche en thérapeutique du cancer, en particulier pour sa parenté physiologique avec l’Homme. Ce modèle est utilisé dans de nombreuses études en cancérologie, notamment pour des expériences de greffes en sous-cutanée et orthotopiques afin de mettre au point des traitements dans les conditions d’un organisme vivant. Par ailleurs, les modèles murins génétiquement modifiés que nous prévoyons d’étudier sont pour certains déjà développés et bien caractérisés : nous savons qu’ils sont très adaptés mais qu’ils ne recouvrent pas toute la diversité moléculaire de la maladie humaine. Les modèles génétiquement modifiés à développer devraient offrir, selon nos hypothèses, un niveau de pertinence plus complet pour l’étude des divers sous-types de la maladie humaine, en ciblant des progéniteurs plus restreints. Les souris immunodéficientes et normales arriveront à l'animalerie âgées de 5 semaines. Après une période d'adaptation d’une semaine minimum à l'animalerie, les animaux seront alors utilisés à l'âge de 7 semaines de manière à favoriser la reproductibilité des résultats. Les animaux issus des lignées génétiquement modifiées seront observés de leur naissance jusqu’à l’âge adulte. Afin d’étudier à quels stades du développement embryonnaire les cellules commencent le processus de transformation cancéreuse, nous sacrifierons des femelles gestantes (pas de phénotype dommageable) et prélèverons les embryons à divers moments de la gestation (entre le 10eme et le 18eme jour post-fécondation) .