Rongeurs
Etude du rôle d’un récepteur au froid (« TRPM8 ») au cours de la cardiomyopathie diabétique chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
112 souris, dont des invalidées pour le gène du récepteur au froid, vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent pendant quatre mois un régime riche en sucres et en gras destiné à provoquer prise de poids et dysfonction cardiaque, puis subissent tests d'effort sur tapis, échocardiographie sous anesthésie, tests de tolérance au glucose et à l'insuline et prélèvements sanguins, avant d'être tuées pour analyser le cœur et des marqueurs inflammatoires. Le porteur indique n'avoir constaté aucun effet indésirable sur seize semaines, tout en attendant une prise de poids importante et un mauvais fonctionnement du cœur. Sur le remplacement, il affirme devoir prouver l'effet protecteur du récepteur dans une étude sur "organisme vivant", les travaux in vitro ayant seulement établi son potentiel.
Objectifs
Le diabète est en pleine expansion dans notre société. Or, le diabète entraine très souvent des complications cardiaques avec notamment l’apparition d’un mauvais fonctionnement du cœur, appelé cardiopathie diabétique, et pouvant mener à l’insuffisance cardiaque. Une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans cette dysfonction représente un challenge important pour les chercheurs et les cliniciens afin d’améliorer la qualité de vie des patients. Ce projet vise à comprendre le rôle du récepteur au froid dans l’apparition des complications cardiaques au cours d’un syndrome métabolique. En effet, nos derniers résultats ont montré un lien entre le métabolisme des graisses et le récepteur au froid. Nous avons pu montrer que lorsqu’on diminuait la quantité de récepteur au froid, cela induisait une augmentation des graisses insaturées. Nous pensons que le récepteur au froid pourrait jouer un rôle clé dans la modulation des complications cardiaques de la cardiomyopathie diabétique. Plus précisément nous nous attendons à une meilleure résistance des animaux invalidés au récepteur au froid dans l’apparition des complications cardiaques au cours du syndrome métabolique. La cardiopathie diabétique est la conséquence des altérations de structure et de fonction du tissu cardiaque survenant chez les diabétiques indépendamment des facteurs de risque. Nous allons utiliser un régime riche en sucres et en gras pour mimer cette pathologie, comparé à un régime contrôle. Les symptômes attendus sont une prise de poids importante, une fatigue accrue et un essoufflement plus important à l’effort. Des souris invalidées ou non pour le récepteur au froid seront soumises à un régime riche en sucres et en gras pendant 4 mois. Cette procédure permettra d’évaluer l’effet de l’absence du récepteur au froid sur la fonction contractile sous régime riche en sucres et en gras, par un test d’effort sur tapis de course, une échocardiographie sous anesthésie gazeuse, ainsi que sur le profil diabétique des souris par des tests de tolérance à l’insuline et au glucose et un test de signalisation à l’insuline. L'inflammation dans le sang et dans les tissus sera évaluée après mise à mort des animaux, en mesurant les taux sanguins de marqueurs inflammatoires et l’infiltration des cellules immunitaires (monocytes, neutrophiles et lymphocytes) dans le tissu cardiaque.
Bénéfices attendus
A moyen terme, ce projet nous permettra de comprendre le lien entre le métabolisme des graisses et le récepteur au froid dans la cardiomyopathie diabétique. A plus long terme, ce travail pourrait ainsi proposer l’utilisation des modulateurs pharmacologiques du métabolisme des graisses, ainsi que des substituts pharmacologiques du récepteur au froid, permettant de rétablir une contraction normale cardiaque chez les patients diabétiques.
Procédures
Le protocole dure au total 16 semaines. Toutes les 2 semaines un suivi du poids et de la glycémie sera effectuer sur les souris (prise de la glycémie ~1min). Un test de tolérance au glucose et un test de tolérance à l’insuline seront effectués à 8 et 16 semaines (durée d’un test : 1h). Deux tests d’endurance seront également effectués à 16 semaines sur tapis de course, avec 5 jours d’intervalle (de repos) entre les deux tests (durée de chaque test : 1h maximum). Une échographie sera effectuée à 16 semaines sous anesthésie (durée anesthésie générale :30min) et un prélèvement de sang de 50uL sera réalisé à la fin de la 24ème semaine de régime (durée : 2mn).
Impact sur les animaux
Comme précisé dans le déroulé du projet, nous nous attendons, en réponse au régime riche en sucres et en gras, à une prise de poids corporelle importante et rapide, ainsi qu’à un dysfonctionnement cardiaque, raison de l’étude. Nous n’avons pas constaté d’effets indésirables sur les animaux sur la période considérée (16 semaines). Aucun effet indésirable n’est attendu en réponse aux examens échographiques (non invasifs) réalisés sous anesthésie générale.
Devenir
Les animaux sont mis à mort en fin d’expérimentation pour permettre l’analyse (moléculaire et cellulaire) des différents organes
Remplacement
Le récepteur au froid dont il est question dans ce projet a été étudié in-vitro depuis de nombreuses années. Ces études ont permis d’établir le potentiel de ce récepteur au froid comme cible thérapeutique. Nous devons désormais prouver que l’implication de ce canal dans la modulation du métabolisme lipidique a un effet protecteur au cours de la cardiomyopathie diabétique, dans une étude physiologique sur organisme vivant.
Réduction
Les effectifs ont été calculés au plus juste pour permettre l’obtention de résultats statistiquement exploitables. En outre, l’expérience et le recul de l’équipe concernant les régimes alimentaires utilisés et les examens prévus, permettent de prévoir un très faible taux de mortalité et d’échec. Par ailleurs, nous utiliserons les souris mâles et femelles pour optimiser les animaux issus de l’élevage. Ceci constitue en outre un effort de réduction à long terme, car les conclusions de ce projet permettront à l’avenir aux utilisateurs de cette lignée de clarifier l’effet du sexe sur la régulation du récepteur au froid au cours de la cardiopathie diabétique
Raffinement
Afin de supprimer toute souffrance ou douleur liées aux injections et prélèvements, ceux-ci seront réalisés sous prémédication analgésique et anesthésique local. L’examen échographique sera réalisé sous anesthésie générale. Par ailleurs, des points limites et critères d’arrêt adaptés à chaque procédure ont été définis.
Choix des espèces
Les modèles pathologiques développés chez la souris de cardiopathie diabétique miment très bien les pathologies humaines et permettent l’étude des mécanismes d’intérêt par les modèles génétiquement modifiés (animaux invalidés pour le gène du récepteur au froid). De plus, au sein de notre laboratoire et dans la communauté scientifique, le fond génétique dont il est question dans ce projet est le plus utilisé pour les maladies cardiovasculaires, ce qui supporte notre choix (les animaux transgéniques utilisés dans ce projet ont d’ailleurs été développés sur ce fond génétique). Les animaux auront entre 6 et 8 semaines lors de la mise en place de la diète pour 4 mois, menant à un âge de 22-24 semaines à l'issue de la procédure. Le fait de réaliser des échographies sur des sujets jeunes va permettre de limiter l’intensité des cônes d’ombres dus aux côtes pendant les examens d’échocardiographie.
Étude expérimentale du phénomène d’ischémie-reperfusion mésentérique chez la souris et le rat : caractérisation et recherche de marqueurs diagnostics.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système gastrointestinal
Rats : 90
180 animaux non-humains, 90 souris et 90 rats, vont être utilisés dans des procédures menées sous anesthésie, les animaux étant tués avant tout réveil. Sous anesthésie générale, on ouvre l'abdomen et on ligature l'artère qui irrigue l'intestin pendant une heure avant de rétablir la circulation, ce qui provoque une mort des tissus intestinaux, avec chez le rat six prélèvements sanguins au cou. Le projet étudie l'ischémie-reperfusion mésentérique et cherche des marqueurs sanguins transposables à l'humain. Le porteur justifie souris et rats par la nécessité de conditions homogènes non réalisables chez l'humain et présente la mise à mort comme évitant la souffrance irréversible de l'intestin.
Objectifs
L’ischémie mésentérique est une pathologie sévère associant une insuffisance vasculaire et une souffrance digestive intestinale. Cette maladie résulte d’un débit sanguin et d’un apport en oxygène insuffisant pour répondre aux demandes physiologiques du tube digestif (intestin). Dans sa forme aiguë, c’est une urgence abdominale rare (< 1/1000 admissions à l’hôpital), avec une mortalité très élevée, de l’ordre de 60 à 80%, alors qu’elle est une maladie potentiellement réversible. La réoxygénation du tube digestif (intestin), essentielle à la préservation intestinale, peuvent paradoxalement accentuer les lésions vasculaires et tissulaires. Certaines études expérimentales sur animaux ont montré que les lésions muqueuses observées après 3h d’ischémie et 1 h de reperfusion étaient plus sévères que celles observées après 4h d’ischémie sans reperfusion. Cette observation implique des lésions initiées par le retour du sang oxygéné vers les tissus ischémiques. L'objectif principal est d'observer les interactions entre les cellules sanguines au sein des vaisseaux intestinaux de petit calibre lors d’arrêt de l'apport sanguin artériel au tube digestif puis lors de sa restitution. Nous souhaitons aussi étudier l'effet d'un traitement fluidifiant le sang (antithrombotique ou anticoagulant) sur ces intéractions. L’objectif secondaire est la recherche de marqueurs sanguins diagnostiques précoces et d’efficacité thérapeutique lors d'un arrêt de l'apport sanguin artériel au tube digestif puis lors de sa restitution, transposables à l’homme.
Bénéfices attendus
Ce travail nous permettra de mieux comprendre pourquoi il est difficile de restaurer une circulation sanguine efficace dans les petits vaisseaux mésentériques après une occlusion à l'origine de l'artère mésentérique supérieure (vascularisant le tube digestif), ainsi que l'intérêt de cibler rapidement les mécanismes inflammatoires et de coagulation pour obtenir de meilleurs résultats.
Procédures
Les animaux (souris et rats) seront opérés sur une table chauffante à 37°, après une anesthésie générale et un traitement antalgique. Après ouverture abdominale, l'artère mésentérique supérieure (branche de l’aorte abdominale vascularisant le tube digestif) sera ligaturée avec un fil chirurgical pendant maximum 1h puis déclampée pendant 1h. Chez la souris, les interactions cellulaires au sein des vaisseaux intestinaux de petit calibre seront observées grâce à un marqueur sanguin fluorescent, sous appareil optique, pendant l'ischémie (30 min ou 1h) puis pendant la reperfusion (1h) du tube digestif. Chez le rat, 6 prélèvements sanguins par un vaisseau du cou, seront réalisés afin de suivre différents biomarqueurs sanguins et évaluer l'efficacité du traitement anticoagulant administré au niveau de d’un vaisseau du cou sur un tiers des animaux (rat et souris) avant la ligature.
Impact sur les animaux
Chaque ischémie-reperfusion mésentérique conduit à des complications différentes pour chaque animal : ischémie des tissus intestinaux qui conduit à une mort des tissus intestinaux à des temps différents pour chaque animal (parfois à 30 min, parfois à 1h).
Devenir
Toutes les souris seront euthanasiées après la reperfusion intestinale afin d'éviter toute douleur liée à la souffrance irréversible de l'intestin et ses complications en cas de réveil. Tous les rats seront euthanasiés après la reperfusion intestinale afin de prélever l’intestin grêle pour analyse histologique et d'éviter toute douleur liée à la souffrance irréversible de l'intestin et ses complications en cas de réveil.
Remplacement
L’ischémie-reperfusion mésentérique est une maladie grave, d'une mortalité extrême (70% chez l'Homme), avec des formes très hétérogènes, encore très mal connue, qui n’est pas reproductible in vitro. L’utilisation des modèles souris et rat est justifiée par la nécessité d’une étude dans des conditions parfaitement homogènes et standardisées, non réalisables chez l’Homme.
Réduction
Les analyses des divers marqueurs évalués seront regroupées pour chaque souris et chaque rat afin d'optimiser le nombre d’animaux et les volumes de plasma nécessaires. Des travaux préliminaires ont permis d’évaluer les différentes moyennes escomptées permettant le calcul du nombre de sujets nécessaires afin d’utiliser le minimum d’animaux tout en assurant l’obtention de résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
L’anesthésie et l’analgésie seront monitorées visuellement (réflexes à la douleur) et adaptées, l’animal sera opéré sur une table opératoire chauffée à 37°C.
Choix des espèces
Notre laboratoire est habitué à travailler avec les souris et les rats, et cela à chaque étape de l’expérimentation : soins préalables, maniement et gestion du stress, matériel anesthésique, opératoire et de monitorage, analgésie et euthanasie. L'observation des interactions cellulaires au sein des vaisseaux de petit calibre est obtenue de façon optimale chez la souris femelle de petit poids (15/20 g, d'environ 7 semaines) pour sa faible teneur en graisse mésentérique. La souris mâle ou le rat ont une teneur mésentérique en graisse trop importante, rendant l’observation du flux sanguin mésentérique difficile. Pour l’étude des biomarqueurs, de nombreux tests biochimiques ne sont disponibles uniquement pour les rongeurs ou l’Homme. Le rat male de 9 semaines (environ 350 g) a un volume sanguin suffisant aux 6 prélévements permettant suivre les taux de marqueurs spécifiques. Le volume sanguin de la femelle est moindre.
Etude comparée de la cochléotoxicité et vestibulotoxicité périphérique du styrène et des isomères du xylène chez le rat
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
242 rates vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles inhalent du styrène ou des isomères du xylène six heures par jour, cinq jours par semaine, pendant une à quatre semaines, et une partie subit une chirurgie du crâne pour implanter un système de contention à vis destiné à mesurer les mouvements oculaires, avant la mise à mort et le prélèvement des oreilles. Le porteur indique que les fortes concentrations peuvent déprimer le système nerveux et provoquer des effets narcotiques et des troubles de l'équilibre. Il présente l'étude comme la validation in vivo d'une toxicité déjà suggérée in vitro, en vue d'un éventuel test de criblage des polluants industriels.
Objectifs
Ce projet vise à étudier la potentielle toxicité de quatre solvants aromatiques présents dans l’industrie, le styrène et les trois isomères du xylène, sur l’organe périphérique de l’équilibre, le vestibule, situé dans l’oreille interne. Il s’agit également de comparer cette potentielle toxicité à celle décrite avec ces solvants sur la cochlée, organe périphérique de l’audition, également situé dans l’oreille interne.
Bénéfices attendus
La toxicité vestibulaire de certains solvants aromatiques a été suggérée précédemment par une étude in vitro. La présente étude permettra de valider (ou d’infirmer) ces informations grâce à une approche in vivo. Si les résultats in vivo confirment les résultats obtenus in vitro, alors ce test pourra potentiellement être proposé comme test de criblage afin d’identifier les polluants industriels susceptibles de perturber l’équilibre des salariés.
Procédures
Les animaux seront exposés par inhalation à différentes doses de styrène ou d’un des 3 isomères du xylène. Cette exposition durera entre une et quatre semaines, à raison de 6 heures / jour, 5 jours par semaine. Afin de déterminer les effets de ces différentes substances sur l’oreille interne, l’audition et l’équilibre des animaux seront testées avant exposition, à la fin de l’exposition puis 4 semaines après. L’audition sera estimée par la mesure des produits de distorsion, une méthode non invasive utilisée pour le dépistage des surdités chez les nouveaux nés. Chez le rat, elle nécessite une anesthésie médicamenteuse légère. L’équilibre sera estimé par des tests comportementaux et par la mesure de la persistance des saccades oculaires après rotation (nystagmus post-rotatoire). Cette dernière mesure demande une contention de la tête, qui nécessite l’implantation à demeure d’un système de contention (pas de vis). Cette chirurgie crânienne est réalisée, une seule fois, 4 semaines avant le début de l’exposition. Chez la moitié des animaux, un prélèvement sanguin à la queue sera réalisé sous anesthésie gazeuse en sortie d’exposition. Au terme des expérimentations, les animaux seront mis à mort et les oreilles prélevées pour observer les dommages causés par les expositions aux solvants.
Impact sur les animaux
Certains animaux seront opérés afin de recevoir un dispositif de contention pour mesurer les mouvements oculaires. Afin d’éviter les douleurs post-chirurgicales, un antalgique morphinique sera délivré avant de réaliser l’anesthésie. Par ailleurs, il n’est pas exclu, que les animaux recevant une anesthésie par voie générale ou gazeuse, dans le but de réaliser des tests auditifs ou des prélèvements sanguins, ressentent du stress. Néanmoins, celui-ci devrait être mineur car les animaux sont habitués à être manipulés et les gestes sont opérés par du personnel qualifié. Les tests comportementaux, mais également la mise en rotation des animaux lors de la mesure des saccades oculaires, pourraient générer chez les animaux, pendant un court instant, un désagrément se traduisant par des troubles de l’équilibre. Certains animaux seront exposés à des concentrations élevées de solvant 6 heures/jour, 5 jours par semaine durant 4 semaines. Ces concentrations élevées pourront avoir un effet dépresseur sur le système nerveux central et des troubles sensori-moteurs comme des effets narcotiques pourront alors être observés. Néanmoins, ces troubles ne devraient pas persister dans l’heure qui suit la sortie des chambres d’inhalation.
Devenir
Tous les animaux de la procédure 1 (Evaluation de la fonction vestibulaire par la mesure du nystagmus post-rotatoire chez des rates exposées par voie inhalatoire aux solvants) seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements et l’histologie des tissus biologiques. Tous les animaux de la procédure 2 (Evaluations des fonctions vestibulaire et auditive des rates exposées par voie inhalatoire aux solvants par l’utilisation de tests comportementaux et par la mesure des produits de distorsions acoustique) seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements et l’histologie des tissus biologiques.
Remplacement
La toxicité de certains solvants industriels sur la cochlée a été démontrée par de nombreuses études sur l’animal et par des approches épidémiologiques en entreprise. En revanche, les effets de ces substances sur le vestibule (récepteur de l’équilibre), qui se trouve également dans l’oreille interne, n’ont jamais été étudiés in vivo. Il est à noter, cependant, qu'un modèle de culture de l’organe récepteur, développé au laboratoire, a suggéré une toxicité de ces solvants sur le vestibule. Ces données in vitro doivent être confirmées par une étude in vivo avant d’alerter les services de santé au travail de la dangerosité de ces subtances sur cet organe. La présente étude se propose d’exposer des rates au styrène et aux différents isomères du xylène par inhalation. L’évaluation de la toxicité se fera par des mesures fonctionnelles, comportementales et histologiques qui permettront de comparer de manière objective les effets toxiques sur la cochlée et sur le vestibule. Des analyses histologiques seront également réalisées post mortem. Cette étude évalue donc la fonction de deux systèmes sensoriels ainsi que diverses réponses réflexes. Ces méthodes ne peuvent être appliquées que sur des organismes vivants. D’autre part, pour modéliser la toxicité de ces agents chimiques chez l’Homme, il est nécessaire qu’ils soient métabolisés par des organismes vivants
Réduction
La démarche consiste à tester dans une première phase expérimentale (phase 1) les effets vestibulaires d’une forte concentration de styrène pendant une exposition courte (5 jours). Si celle-ci ne génère pas d’effet vestibulaire, une nouvelle exposition à la même concentration sera réalisée pendant 4 semaines (phase 2). Si aucune vestibulotoxicité n’est observée, la recherche de seuil d’effet (phase 3) ne sera bien évidemment pas réalisée, et les expérimentations seront stoppées. Dans le cas contraire, la phase expérimentale 3 sera menée en exposant les animaux à des concentrations de styrène plus faibles (la durée dépendra des résultats des phases 1 et 2). Enfin, la phase 4 s’attachera à évaluer la vestibulotoxicité de chacun des isomères du xylène (la durée de l’exposition dépendra une nouvelle fois des résultats des phases 1 et 2). Le dispositif crânien des rates destinées aux mesures des saccades oculaires après rotation ne permettant pas les mesures des produits de distorsion acoustique, des lots de rates dédiés spécifiquement à ces tests seront prévus. Ainsi pour chaque solvant et concentration, 2 groupes expérimentaux seront prévus, l’un pour la mesure des saccades oculaires après rotation et l’autre pour les mesures de comportement suivies des mesures des produits de distorsion acoustique (idem pour les contrôles). Lors de chaque campagne, un maximum de conditions expérimentales seront testées simultanément afin de limiter le nombre de groupes contrôles associés. Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé par un calcul de puissance (logiciel G-Power). Le résultat de ce calcul est de 10 animaux par groupe. 22 animaux surnuméraires (soit 10% de l’effectif prévu) seront nécessaires en cas de mortalités (anesthésie, perte de casques...). L’étude nécessitera au maximum 242 rates (dont les 22 surnuméraires). Ce nombre pourrait être réduit si les résultats des phases 1 et 2 sont négatifs.
Raffinement
Dès leur arrivée à l’animalerie, les rates seront placées dans les conditions standard d’hébergement pour cette espèce (température, hygrométrie). Aucune expérimentation ne sera réalisée lors de la première semaine afin de laisser le temps aux rates de s’habituer à leur nouvel environnement. Par ailleurs, les rates, animaux nocturnes, seront placées en cycle inversé jour-nuit de 12h / 12 h afin de réaliser les expérimentations pendant leur phase d’activité. Elles seront stabulées à 2 ou 3 par cage pour permettre les liens sociaux de s’établir. Les animaux seront habitués à être manipulés en amont des expérimentations. Les animaux soumis à une intervention chirurgicale recevront une médication adaptée à savoir une analgésie pré-opératoire avant de réaliser l’anesthésie et des anti-inflammatoires seront administrés en post-opératoire. Après l’intervention chirurgicale, les animaux seront surveillés et pesés quotidiennement afin de détecter des signes de souffrance ou une perte de poids trop importante nécessitant une prise de décision immédiate. Ils seront hébergés en cage individuelle pendant deux semaines afin d’assurer une bonne cicatrisation. L’utilisation de cages ouvertes et transparentes leur permettra de créer des liens sociaux et des contacts visuels, olfactifs et auditifs nécessaires à leur bien-être. La litière utilisée sera constituée de carrés de cellulose et leur environnement sera enrichi par des tunnels en carton ou du « sizzle nest » pour constituer des nids. Pendant les phases d’exposition par inhalation aux solvants, les rates seront également surveillées toutes les deux heures afin de déceler d’éventuels signes cliniques traduisant un mal-être de l’animal qui nécessiterait d’isoler immédiatement l’animal. Des fiches de suivi seront renseignées à cet effet.
Choix des espèces
Le rat est une espèce couramment utilisée dans les études de toxicologie et, est un modèle recommandé pour les essais in vivo de toxicité des produits chimiques. Par ailleurs, le métabolisme des solvants par le rat est proche de celui de l'Homme. De plus, les expérimentations doivent être menées sur des souches de rat pigmentées comme les rats Long Evans puisque la mélanine est présente au niveau de l'oreille interne, comme chez l'Homme. Les souches albinos sont dépourvues de mélanine ce qui les rend plus sensibles aux solvants. Par ailleurs, la plupart des études expérimentales portant sur les systèmes sensoriels de l'audition et de l'équilibre ainsi que les études comportementales ont été menées avec cette souche de rat ce qui facilitera la comparaison avec nos résultats obtenus au sein du laboratoire. Des femelles ont été choisies pour réaliser les expérimentations car celles-ci grossissent moins avec l’âge que les rats mâles et le dispositif pour enregistrer le mouvement oculaire après mise en rotation de l’animal ne permet pas de faire ces mesures sur des animaux de plus de 300 g. Les rates seront utilisées, pour les mesures fonctionnelles, à l'âge adulte entre 16 et 18 semaines car l'oreille interne ainsi que les enzymes intervenant dans le métabolisme des toxiques doivent être matures.
Evaluation de l’efficacité thérapeutique de nouveaux traitements dans des modèles de maladie hépatique cholestatique chronique chez la souris ou le rat
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Rats : 1560
7 020 animaux non-humains, 5 460 souris et 1 560 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Selon les modèles, ils subissent une ligature chirurgicale du canal biliaire, des injections répétées de tétrachlorure de carbone ou d'autres composés, puis des traitements par de multiples voies pouvant aller jusqu'à deux administrations par jour, pour reproduire des maladies chroniques du foie. Le porteur affirme que ces maladies ne sont pas associées à une douleur chez l'humain et n'en attend donc pas chez l'animal, malgré l'induction d'inflammation et de fibrose hépatiques. Il conclut au caractère de "stricte nécessité" du modèle animal, jugé irremplaçable pour examiner l'"animal entier".
Objectifs
Les maladies hépatiques cholestatiques chroniques regroupent 2 formes majeurs chez l’adulte : la cholangite biliaire primitive (PBC) et la cholangite sclérosante primitive (PSC). Ce sont toutes les 2 des maladies rares qui endommagent les canaux biliaires entrainant une accumulation de bile au niveau du foie. Cette accumulation entraine de l’inflammation, de la fibrose et peut éventuellement mener à la cirrhose du foie et à une insuffisance hépatique. Concernant la PBC, seuls les canaux intra-hépatiques sont touchés alors que ce sont les canaux intra- et extra-hépatiques qui sont impactés par la PSC. Ces maladies sont asymptomatiques au stade précoce puis les personnes atteintes peuvent présenter un état de fatigue, du prurit, la jaunisse et un inconfort abdominal. L’estimation de la survie moyenne à partir du diagnostic de la maladie est de 15 à 20 ans. A ce jour, il n’existe qu’un seul traitement capable de traiter la PBC et approuvé par les autorités américaines: l’acide ursodesoxycholique (UCDA). Malheureusement, plus de 40% des patients traités n’y répondent pas et nécessitent l’ajout d’un traitement de 2eme intention (comme l’acide obéticholique) engendrant beaucoup de toxicité et d’effets secondaires. De plus, même après une transplantation hépatique de dernier recours, il y a une forte probabilité de récurrence de la maladie. En ce qui concerne la PSC, aucun traitement n’a encore été approuvé et il devient donc urgent de développer de nouveaux médicaments permettant de traiter et d’améliorer la qualité de vie des patients touchés par ces pathologies. Il est donc nécessaire de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques visant à découvrir ou repositionner des molécules et comprendre les mécanismes qui jouent un rôle dans la survenue et l’évolution de la maladie. Dans le cadre de nos programmes de maturation, nous développons au stade pré-clinique des nouvelles molécules pharmaceutiques ou des molécules en repositionnement. Pour chaque nouvelle molécule intégrée dans notre pipeline, des études de toxicologie, de pharmacocinétique et d’efficacité seront entreprises. Cette demande d’éthique concerne les études d’efficacité dans le contexte de maladies hépatique cholestatiques chroniques avec la mise en place de modèle animaux reproduisant ces pathologies chez la souris ou le rat. L’objectif est de trouver des molécules pouvant retarder la progression de la maladie et améliorer la qualité de vie des patients atteints par ces pathologies.
Bénéfices attendus
Ce projet en général se focalise sur l’étude et la validation, dans un contexte physiopathologique pertinent, de l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques ou de molécules déjà approuvées pour une autre indication pouvant avoir un effet dans les cholestases chroniques hépatiques. Les retombées attendues incluent le screening in vivo de molécules efficaces, l’étude si besoin de leur mécanisme d’action et l’évaluation des meilleurs candidats avant une éventuelle utilisation en clinique chez l’homme. Ainsi, nos études permettront de trouver potentiellement des médicaments dont les effets seraient supérieurs aux molécules de référence déjà existantes, qui ralentiraient la progression de la maladie évaluée par des analyses sanguines (marqueurs enzymatiques, anticorps) ou par analyse histologique (inflammation et fibrose du foie).
Procédures
Tous les animaux des groupes 2 à 7 subiront soit des injections systémiques toutes les 2 semaines de 2OA-BSA et 3 injections d’αGalCer (procédure 1), soit des injections systémiques 2 fois par semaine de tétrachlorure de carbone (procédure 3), soit une ligation du conduit biliaire par méthode chirurgicale (procédure 4) pour induire la pathologie. Les procédure 1 et 3 se feront sur animaux vigiles et de manières répétées tandis que pour la procédure 4, l’induction se fera chirurgicalement de manière unique sur animaux anesthésiés. Les animaux du groupe 1 quant à eux recevront de l’adjuvant de Freund et du sérum physiologique ou de l’huile de maïs ou opéré à blanc selon la procédure correspondante. Les traitements pourront être administrés en préventif (jusqu'à 1 mois avant l'induction du modèle) et/ou en curatif (jusqu'à 1 mois après l'induction du modèle). Selon la molécule, la voie d'administration pourra être par voie intra-veineuse, intra- péritonéale, sous-cutané, par voie orale, par voie topique sur animal vigile ou par système de mini-pompe osmotique (procédure 5). Tous les animaux recevront un véhicule, un traitement à tester ou une molécule de référence. Le nombre d'administration dépendra de la molécule et de la voie d'administration considérée. Cela pourra être une fois par semaine jusqu'à une à deux fois par jour. En amont des études in vivo, la toxicité potentielle des molécules testées et du véhicule aura été testée in vitro. Dans le cas où les molécules d’intérêt ne sont pas des molécules déjà sur le marché pour d’autres indications, des études de toxicologie in vivo pourront être entreprises afin de travailler avec des doses non toxiques.
Impact sur les animaux
Du fait de l'induction des modèles, les animaux vont développer une maladie hépatique cholestatique chronique associée à une élévation des enzymes hépatiques et des complications aux long terme telle qu’une hypertension portale et des dommages ou de la fibrose du foie. Cette condition n’est habituellement pas associée à une douleur chez l’homme et n’est donc pas non plus attendue chez l’animal. Aucune complication sévère au long terme, ni autres effets indésirables, ne sont attendus aux doses administrées. Nous n’attendons pas de nuisance liée à l’administration des traitements (doses non toxiques).
Devenir
Euthanasie pour récupérer différents organes, dont le foie, pour analyses histologiques ou autre.
Remplacement
L’étude de l’efficacité de nouvelles molécules pouvant agir sur l’inflammation et la fibrogenèse implique de disposer de modèles animaux adéquats mimant au mieux la pathologie humaine. Bien que des expériences in vitro seront réalisées en amont, l’espèce rat ou souris à travers nos différents modèles reproduisent au mieux la pathophysiologie des cholestases chroniques hépatiques. Nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Pour vérifier et déterminer l’effet d’un traitement sur l’inflammation et les dommages hépatiques pouvant mener à la fibrose, il est essentiel d’examiner l’animal entier. Il est indispensable car ne peut être reproduit en modèle cellulaire.
Réduction
Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre nécessaire et suffisant d’animaux, pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats et pour avoir le nombre de contrôles internes suffisant, afin de pouvoir conclure sur l’efficacité du traitement. Le traitement des données entrainera la comparaison de 7 groupes de 6-12 animaux pour chaque étude donc une analyse statistique appropriée sera réalisée avec le test des rangs de Kruskal et Wallis (nonparametric Kruskal-Wallis one-way analysis of variance (Dunn’s post test)). Si deux groupes sont comparés, un test t pour séries non appariés (Mann-Whitney) sera réalisé. Une valeur significative sera considérée si p < 0.05.
Raffinement
Toutes les procédures induisant une douleur seront réalisées sous anesthésie (chirurgie, prélèvement de sang) durant toute la procédure expérimentale afin de maitriser et limiter la douleur et la souffrance des animaux. L’anesthésie sera induite par induction à l’isoflurane (et maintien au masque). Les procédures de chirurgie seront effectuées par une personne habilitée et formée. Pour les modèles d’induction par la chirurgie, les animaux recevront un analgésique qui sera administré en phase pré- et post-opératoire ainsi qu’un analgésique local appliqué lors de la procédure chirurgicale. En dehors de la phase de chirurgie, l’utilisation d’analgésiques n’est pas nécessaire pour les modèles inductibles chimiquement étant donné que ce sont des modèles chroniques à long terme et qu’ils ne sont pas supposé induire de douleur notable chez les animaux. Toutefois, en cas de douleur ou de souffrance importante, un analgésique pourra être employé. Nos études étant basées sur des modèles inflammatoires, les anti-inflammatoires ne sont pas applicables. Les animaux seront également sous surveillance rapprochée. Les animaux seront suivis quotidiennement pendant les 10-15 premiers jours qui suivent l’induction puis de façon bi-hebdomadaire ensuite pour pouvoir identifier les signes de souffrance caractérisés par le comportement du rat ou de la souris : les changements physiques (pelage, peau, yeux…), la mobilité, l’alimentation, l’agressivité, le poids du corps (mesuré 2 fois par semaine) limité à une perte de 20% maximum par rapport au poids initial, la consistance des fèces. Nous avons mis en place un tableau de suivi qui permet de définir les points limites adaptés. Si le score total d’un animal, toutes catégories confondues, au cours de l’étude est >7 ou bien si le score dans une seule catégorie est 3, l’animal est euthanasié pour raisons éthiques.
Choix des espèces
La souris et le rat sont des modèles d’étude très développés et caractérisés, de par leurs tailles et leurs spécificités. Ce sont des espèces communément utilisées pour les études de cholestases chroniques en accord avec les recommandations internationales et la littérature. Notamment la souche de rat SD est un modèle de laboratoire bien connu avec suffisamment de données historiques. Chez la souris, les souches C57Bl/6, Balb/c et SWISS représentent les souches de choix. Le choix de l’espèce utilisée dépendra en particulier du modèle utilisé, des objectifs et des besoins de l’étude. Si une molécule s’avère efficace dans une espèce, celle-ci pourra être éventuellement testée dans l’autre espèce afin de montrer une efficacité espèces indépendante. Les rats ou souris seront âgés d’au moins 8 semaines au début de l’étude, en accord avec la littérature existante pour effectuer ces différents modèles. De plus, à cet âge, le système immunitaire de ces animaux est totalement développé.
Evaluation d’un traitement à visée métabolique dans un modèle de pathologie rénale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une chirurgie abdominale reproduisant une ischémie-reperfusion rénale, plusieurs anesthésies générales, des injections et des prélèvements sanguins, avant la mise à mort pour prélever organes et tissus. Le projet étudie une molécule censée limiter les lésions rénales lors d'une transplantation. Le porteur annonce des atteintes transitoires de la fonction rénale et une perte de poids, et affirme que seul un protocole in vivo reproduit la complexité de ces mécanismes.
Objectifs
La transplantation rénale est le traitement de choix de l’insuffisance rénale terminale. Lors d’une transplantation, les phénomènes liés à l’ischémie-reperfusion (séquence indissociable de la transplantation d’organes solides) sont à l’origine de lésions qui peuvent contribuer au dysfonctionnement et au rejet du greffon. L’ischémie correspond à la phase où l’organe est privé de la circulation sanguine et donc des apports en oxygène et en métabolites (tels que le glucose et le lactate). La reperfusion de l'organe se traduit par la reprise de la circulation sanguine et donc des apports en métabolites et oxygène. Il est nécessaire de développer des thérapies afin de limiter les lésions d’ischémie-reperfusion, tels que les troubles métaboliques (notamment la dérégulation des voies du métabolisme énergétique dépendantes du glucose et du lactate), et donc d’améliorer la qualité du greffon. Des travaux récents ont montré qu’un traitement avec une molécule thérapeutique, ayant une action sur la régulation du métabolisme du lactate, a permis de limiter les lésions d’ischémie-reperfusion et ainsi améliorer la qualité du greffon rénal. L’objectif de notre projet est de décrypter le mécanisme d’action, en lien avec le lactate et ses transporteurs, induit par le traitement thérapeutique. Nous proposons de réaliser cette étude dans un modèle d’ischémie reperfusion rénale chez la souris.
Bénéfices attendus
A court terme, ce projet nous permettra d’identifier les mécanismes cellulaires et tissulaires mis en jeu par un traitement avec une molécule protectrice des lésions l’ischémie-reperfusion. A plus long terme, ce projet nous permettra d’identifier de nouvelles voies et cibles thérapeutiques permettant de limiter les lésions d’ischémie-reperfusion et donc d’améliorer notamment les taux de réussite en transplantation rénale. Ces résultats pourront être étendus à d’autres organes, tels que le foie, le cœur, le cerveau. Ces cibles thérapeutiques pourront ensuite être évaluées dans d’autres contextes pathologiques impliquant une ischémie/hypoxie, tels que l’infarctus, l’accident vasculaire ischémique ou la chirurgie vasculaire chez l’homme.
Procédures
Chez les animaux vigiles : 2 à 13 pesées par animal, acte d’une durée de 1 minute. 1 à 5 injections sous-cutanées d’antalgique par animal, acte d’une durée de 1 minute. 2 à 5 anesthésies générales par voie gazeuse par animal, avec : Sur animal sous anesthésie générale par voie gazeuse + anesthésie locale : 1 à 2 injections intraveineuses d’un traceur fluorescent et 1 à 2 poses et retraits d’un capteur cutané de fluorescence par animal, pour analyse de la fonction rénale, acte d’une durée de 2 fois 10 min. 2 prélèvements sanguins par voie intraveineuse par animal, acte d’une durée de moins de 1 minute et 1 injection sous-cutanée de sérum physiologique par animal, acte d’une durée de moins de 1 minute. 1 injection intraveineuse d’une molécule thérapeutique par animal, acte d’une durée de 1 minute. Et sur animal sous anesthésie générale par voie gazeuse + antalgie locale : 1 chirurgie abdominale par animal (au cours de laquelle sera réalisée l'ischémie-reperfusion) avec 2 injections d’anesthésique local par voie dermique, acte d’une durée de 1 heure.
Impact sur les animaux
L’acte de pesée et l’injection sous cutanée d’analgésique sur animal vigile pourront induire un léger stress très transitoire. Suite à l’anesthésie générale, l’effet attendu est un inconfort transitoire au réveil. Suite à la chirurgie et à l’ischémie/reperfusion rénale, les effets indésirables attendus sur les animaux sont : une atteinte partielle de la fonction rénale, une mobilité très légèrement réduite, ainsi qu’une légère perte de poids, ces effets indésirables seront transitoires et ne dureront pas plus de 72h après chirurgie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure. Des prélèvements d’organe et tissus, incompatibles avec le maintien en vie des animaux, seront réalisés afin d’effectuer des analyses biochimiques, moléculaires et histologiques.
Remplacement
L'étude de l'ischémie-reperfusion in vitro est limitée par l'absence de vascularisation des cellules en culture et l'impossibilité d'étudier les multiples conséquences qui impliquent des interactions entre les différents types cellulaires. A ce jour, il existe des modèles in silico ou in vitro permettant de recréer un rein, cependant ces modèles sont très limités et ne permettent pas de reproduire parfaitement la physiologie rénale notamment associée à une modulation du métabolisme d’un rein vascularisé. Seul un protocole in vivo peut reproduire la complexité des mécanismes physiologiques impliqués lors d’une séquence d’ischémie-reperfusion. Il est donc nécessaire d'utiliser un modèle animal.
Réduction
Le nombre d'animaux, défini pour répondre aux objectifs du projet, est réduit au minimum afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. Il s’agit d’un nombre maximum d’animaux qui pourra être réduit; en effet certaines procédures ne seront pas réalisées selon les premiers résultats obtenus. Les tissus prélevés chez les animaux seront placés dans une banque d'organes/tissus murins afin de mutualiser les échantillons au sein du laboratoire.
Raffinement
Durant toute l’expérimentation, le bien-être des animaux sera respecté en réduisant au maximum l’inconfort, la douleur, la détresse ou l’angoisse. Pour ce faire, les conditions d’élevage et d’hébergement seront optimisées (hébergement en groupe dans des locaux adaptés avec enrichissement du milieu adapté à l'espèce : matériel de nidification et tunnel). Les animaux feront l’objet d’un suivi de leur état de santé (alimentation, apparence, comportement, cicatrisation) et des « actions » seront mises en place en cas de « problème(s) » observé(s), avec la mise en place d’une grille de score, avec l’utilisation de points limites adaptés et gradés, d’un arbre décisionnel et de critères d’arrêt de souffrance. Les prélèvements sanguins, les injections intraveineuses et les chirurgies seront réalisées en asepsie stricte sous anesthésie générale + anesthésie locale et/ou antalgie sur tapis chauffant, une prise en charge antalgique sera mise en place en post-chirurgie. Durant toute la procédure, les animaux seront manipulés par la même personne afin de diminuer leur stress (personnel compétent et expérimenté à l’expérimentation animale).
Choix des espèces
Le choix de la souris repose sur les critères principaux suivants : 1) Le modèle d’ischémie-reperfusion rénale chez la souris, est un modèle validé et adapté pour répondre aux objectifs du projet. 2) La disponibilité dans cette espèce de l’ensemble des outils d’études biologiques. La procédure débutera chez des souris mâles âgées d'environ 11 semaines, puis la chirurgie sera réalisée chez des souris âgées d'environ 12 semaines, ce qui correspond à un âge adulte approprié pour l’expérimentation.
Etude de l’effet de l’hypoxie sur la thrombose veineuse profonde
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
72 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une première chirurgie abdominale avec réveil, puis 24 heures plus tard une seconde chirurgie sans réveil pour prélever un caillot et du sang, avec une exposition de six heures à une hypoxie reproduisant les conditions d'un vol long-courrier. Le porteur indique que la chirurgie peut provoquer des douleurs post-opératoires dans les heures suivant le réveil. Il justifie l'animal par l'impossibilité de reproduire in vitro la complexité d'un vaisseau sanguin entier.
Objectifs
Evaluation en préclinique des effets de l’hypoxie sur la thrombose veineuse profonde. L'’intérêt est d'’identifier les acteurs cellulaires et protéiques impliqués dans la formation du thrombus après une exposition à un environnement hypoxique hypobare similaire à un vol d’avion long-courrier (minimum de 4 heures)
Bénéfices attendus
Ce projet d’expérimentation permet de reproduire in vivo la formation d’un thrombus sous l’effet d’une hypoxie hypobare et donc de simuler au mieux les conditions environnementales auxquelles sont exposées les passagers d’un vol long-courrier. Cette approche permettrait d’identifier les acteurs cellulaires par lesquels l'hypoxie joue son rôle pro-thrombotique et donc de révéler à terme de nouvelles cibles thérapeutiques pouvant être spécifiques pour les personnels de bord et les « grands voyageurs ».
Procédures
Les animaux sont dans un premier temps soumis à une chirurgie abdominale avec réveil. 24 heures après ces mêmes animaux sont soumis à une deuxième chirurgie qui cette fois est sans réveil permettant le prélèvement du thrombus et du sang. Les deux chirurgies ainsi que les prélèvements ne sont réalisés qu'une seule fois par animal. Un groupe d’animaux sera également soumis à du gavage sur 3 jours à raison d’une fois par jour.
Impact sur les animaux
Cette procédure est une procédure avec réveil et nécessite une chirurgie abdominale qui peut engendrer des douleurs post-opératoires les heures suivants le réveil des animaux. Les chirurgies ont une durée de 40 minutes et l'exposition à l'hypoxie hypobare ou normoxie normobare dure 6 heures. Le gavage ainsi que le phénotype bloquant l’activation plaquettaire rendent les chirurgies plus longues d’environ 10 minutes car les animaux ont un risque de saignement plus élevé que la normale.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés à la fin de la procédure après prélèvement sanguin et prélèvement de caillot sanguin.
Remplacement
A ce jour l’étude in vitro des neutrophiles, des plaquettes et des cellules endothéliales ne permet pas à elle seule de reproduire l’intégralité du vaisseau sanguin. De plus, l'induction de l'hypoxie à l'échelle cellulaire ne reproduit pas la complexité des pathologies thrombotiques veineuses auxquelles sont exposés les passagers d’un avion.
Réduction
Dans le cas où une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant l’utilisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d’expérimentations supplémentaires. L’analyse du thrombus et des composés sanguins sera réalisée dans les mêmes animaux afin de respecter la règle des 3R (Reduction).
Raffinement
Les animaux seront utilisés 7 jours après leur arrivée dans l'animalerie pour leur laisser le temps de s'acclimater. Afin de limiter le stress, les animaux seront transférés 24h avant la chirurgie dans la cage qui les hébergera tout le long de la procédure. Ceci aura pour but de les habituer à leur nouvel habitat et de les acclimater à la prise d'eau gélifiée. Au cours de la chirurgie, les animaux suivants attendront dans une pièce d’hébergement afin de ne pas être perturbé par la chirurgie en cours. Les animaux seront opérés sur un tapis chauffant (37°C) afin de maintenir leur température pendant la chirurgie. Pour améliorer les conditions de réveil, les animaux seront placés sur une bouillotte dans la cage pour les maintenir au chaud. Une surveillance accrue sera réalisée après la chirurgie toute la journée ainsi que pendant l'exposition à l'hypoxie hypobare pour le groupe concerné pour évaluer le bien-être des animaux et détecter rapidement tout signe de souffrance. Une première dose d'anti-douleur sera administrée aux animaux 30 minutes avant la chirurgie et une deuxième dès la fin de la chirurgie. Une troisième dose est injectée à la fin de la journée afin de limiter les douleurs durant la nuit. Le lendemain matin, soit 12 heures après, une dernière injection d'anti-douleur est réalisée avant de placer les souris en normoxie normobare ou en hypoxie hypobare. En cas de signes de souffrances chez un animal une nouvelle injection d'anti-douleurs lui sera administré.
Choix des espèces
Le modèle murin est un excellent modèle de thrombose à la fois artérielle et veineux et reproduit au mieux les mécanismes de thrombose présents chez l'humain. Les animaux seront utilisés entre 5 et 12 semaines afin d’avoir un système immunitaire et vasculaire fonctionnel.
Evaluation des effets anti diarrhéiques de substances mucoprotectrices
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées de gravité légère. Elles reçoivent par gavage un traitement à tester puis les toxines de Clostridium difficile, qui provoquent une diarrhée, avant deux heures d'isolement puis la mise à mort pour prélèvements. Le projet évalue des substances protectrices de la muqueuse intestinale contre la diarrhée de la gastro-entérite. Le porteur affirme qu'un modèle animal est "nécessaire" pour reproduire la sécrétion d'eau et les atteintes de la muqueuse, impossibles selon lui à obtenir sur cellules.
Objectifs
La gastro-entérite aiguë, caractérisée par une diarrhée, reste un motif fréquent de consultation. Elle est générée par des agents pathogènes, ou leurs toxines, et elle entraine une déshydratation en particulier chez les populations à risques (enfants, personnes âgées). La réhydratation orale en première intention ainsi que le recours aux antibiotiques font partie de l’arsenal contre cette affection. Cependant, la réhydratation orale ne réduit pas la fréquence des selles et la perte de liquide et ne raccourcit pas la durée de la maladie, ce qui limite son acceptation. De plus, le recours fréquent à l’antibiothérapie entraîne des risques plus graves tels que l’antibiorésistance. Ainsi, les professionnels de la santé s'intéressent à d’autres interventions efficaces et peu coûteuses dans la gestion de la diarrhée au cours de la gastroentérite. Parmi ces interventions figurent des agents à action protectrice vis-à-vis de la muqueuse intestinale (mucoprotecteurs) dont les interactions avec le mucus permettent de former un film protecteur pour les cellules intestinales, conférant ainsi à ces agents un mode d’action non pharmacologique. Dans une étude préclinique précédente, il a été montré qu’une administration orale d’un agent mucoprotecteur extrait des graines du tamarinier Tamarindus indica, pendant plusieurs jours, réduit la sécrétion d’eau induite par la toxine cholérique. Ainsi, l’objectif de cette étude est d’évaluer et comparer les propriétés antidiarrhéiques d’autres agents mucoprotecteurs, seuls ou en combinaison, en utilisant un autre modèle de diarrhée : celui induit par les toxines de Clostridium difficile.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus de cette étude contribueront au rationnel préclinique de l’utilisation des substances mucoprotectrices pour leur mise sur le marché ultérieurement dans le traitement de la diarrhée associée à la gastro-entérite. Du point de vue scientifique ils contribueront également à évaluer le rôle respectif de la toxine A et B produites par le Clostridium difficile. La toxine A provoque des effets principalement dans l'épithélium intestinal, tandis que la toxine B a une action cellulaire plus large. Pour se rapprocher de la physiopathologie de cette infection nous envisageons de tester les effets de la combinaison de toxines A+B que nous pourrons comparer aux effets de la toxine A seule.
Procédures
Tous les animaux de ce projet reçoivent par gavage le traitement à tester puis une heure après, la toxine (ou l’association de toxine) de Clostridium difficile. Le gavage sera fait d’un geste expert et très rapide (quelques secondes) avec une sonde métallique à bout arrondi adaptée à la taille de la souris. Après l’administration de la toxine les animaux seront mis dans des cages individuelles pendant une durée de 2 heures.
Impact sur les animaux
Le gavage peut engendrer un stress dû à la contention de l’animal et un inconfort dû à l’introduction de la sonde dans l’œsophage. Les animaux seront logés individuellement pendant une durée de 2 heures après l’administration des toxines du Clostridium difficile qui pourrait engendrer du stress d’isolement. L’administration des toxines de clostridium difficile A et A+B provoque une diarrhée qui peut entrainer une diminution d’activité. A la fin de l’expérimentation les animaux seront mis à mort.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure pour réaliser des prélèvements destinés à des dosages biochimiques de marqueurs d’inflammation (myélopéroxydase) et des analyses histologiques (scores microscopiques).
Remplacement
Le modèle animal reproduisant les caractéristiques de la diarrhée infectieuse (sécrétion d’eau et les altérations de la muqueuse intestinale associées) est nécessaire pour une approche globale de cette pathologie. Il n’est pas possible de la reproduire sur un modèle cellulaire. Pour évaluer si un traitement est efficace, il faut nécessairement utiliser un modèle intégré in vivo
Réduction
Les expérimentations sont basées sur la comparaison de 5 groupes. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque groupe expérimental a été calculé pour atteindre une validité statistique suffisante tout en réduisant au minimum le nombre d’animaux utilisés. En se basant sur la variabilité interindividuelle obtenue dans les études précédentes utilisant le même modèle, l’effectif calculé pour chaque groupe est n=12.
Raffinement
A leur arrivée les animaux seront hébergés au calme dans des conditions normalisées et suivis quotidiennement pour leur apporter tous les soins nécessaires. Leur milieu sera enrichi en buchettes de peuplier pour satisfaire leur besoin de ronger. Après une période 4 jours de repos pour qu’ils récupèrent du transport et s’habituent à leur nouvel environnement, ils seront manipulés régulièrement pour être pesés (2 fois par semaine) puis habitués à la contention (1 fois par jour) en vue du gavage (quelques secondes). Trois jours avant la procédure ils seront habitués à être mis dans des cages individuelles (30 minutes par jour pendant 3 jours). Le jour de l’expérimentation (10 à 15 jours après l’arrivée) les souris seront gavées d’un geste expert et rapide et seront surveillées pendant les 2 heures après l’administration de la toxine où elles resteront dans les cages individuelles. Toutes les mesures ont été prises pour réduire l’inconfort (période d’acclimatation, habituation) et prévenir toute douleur ou anxiété susceptible d’être subie par les animaux (Détection de toute anomalie ou apparition de mal être). Si malgré les mesures prises, une souffrance était constatée sur un animal la procédure serait arrêtée.
Choix des espèces
Les souris sont communément utilisées pour mimer des conditions physiopathologiques observées chez l’homme et appréhender les mécanismes d’action impliqués grâce à la disponibilité des outils nécessaires pour l’étude des modifications immunitaires et histologiques. Elles sont ainsi utilisées pour l’exploration de la physiopathologie digestive. Les souris de souche NMRI ont un système immunitaire peu sollicité ce qui le rend sensibles à toute type de contamination, ainsi à ce titre nous utiliserons le modèle de diarrhée induite par les toxines de Clostridium difficile chez cette souche de souris. Les souris seront utilisées à l’âge adulte : 6 semaines. L’utilisation d’animaux adultes est nécessaire pour évaluer les effets des substances pharmacologiques sur une barrière intestinale parfaitement développée, sachant qu’en condition périnatale la barrière intestinale présente des caractéristiques biologiques complètement différentes de la condition adulte.
Travaux pratiques pour des sessions de formations en expérimentation animale chez la souris et le rat
- Formation professionnelle
Rats : 250
775 animaux non-humains, 525 souris et 250 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils servent de support à des travaux pratiques où des stagiaires s'exercent à la contention, aux injections par plusieurs voies, au gavage et au prélèvement sanguin, non pour produire des connaissances mais pour former de futurs expérimentateurs. Le porteur indique que les animaux sont tués en fin de séance car ils ne peuvent réintégrer l'animalerie, leur statut sanitaire étant jugé dégradé. Il présente cette formation aux "bons gestes" comme une contribution au bien-être des animaux non-humains.
Objectifs
Les formations spécifiques pour les personnes appliquant/concevant des procédures expérimentales sont encadrées par l’arrêté du 1er février 2013 relatif à l’acquisition et à la validation des compétences des personnels des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs d’animaux utilisés à des fins scientifiques. Cet arrêté défini le programme de base et ce dernier doit comporter une partie : Procédure faiblement invasive : théorie et pratique. Ce projet décrit cette partie pratique qui a pour objectif de montrer et d'apprendre les gestes de préhension/contention et les différents modes d'administration et de prélèvement utilisés usuellement chez la souris et le rat.
Bénéfices attendus
Cette formation a pour objectif de former les futurs expérimentateurs. Dans cette formation leur sont enseigné les gestes précis, permettant de réduire au maximum le stress de l’animal. Par la formation aux bons gestes, cette formation participe au bien-être animal et permet la diffusion de gestes techniques précis et maitrisés.
Procédures
Les 2 espèces (souris et rat) auront au maximum 1 préhension / contention et 1 injection maximum par voie choisie (intrapéritonéale, gavage, sous-cutanée, intramusculaire et intraveineuse). Les souris auront un seul prélèvement de sang submandibulaire. Chaque technique dure 5 minutes maximum. Après chaque intervention, les animaux sont remis dans leur cage pour une durée minimale de 10 minutes. NB: Tous les apprenants feront obligatoirement la préhension/contention mais en fonction de l'aisance de chaque groupe, toutes les techniques seront effectuées par les formateurs mais pas obligatoirement par chaque stagiaire.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables prévus sur ses animaux peuvent être un stress généré par l’inexpérience des apprenants. Cette hésitation peut être source de stress pour l’animal. Le stress généré n’est cependant que transitoire et de courte durée. Le gavage per-os peut également entrainer un inconfort pour l’animal, il n'y a pas de risque de fausse route les sondes utilisées ont un embout "rond" ou "olive. Le prélèvement submandibulaire peut dans de rare cas entrainer un risque d’hémorragie s’il n’est pas réalisé correctement, dans ce cas le formateur expert évalue la souffrance de l'animal et si necessaire l'animal est mis à mort. Les injections sous-cutanée, intrapéritonéale, intramusculaire sans administration provoquent une douleur légère de courte durée.
Devenir
Les animaux ne peuvent être réutilisés pour une prochaine session de travaux pratiques car 2 mois séparent généralement 2 formations, les animaux seront trop gros et difficilement manipulables par les apprenants novices. De plus, on considère que leur statut sanitaire est dégradé du fait de leur sortie de l'animalerie en salle de travaux pratiques ils ne peuvent donc réintégrer l'animalerie. Les animaux sont donc tous mis à mort à la fin de la séance.
Remplacement
L’objectif de cette séance est d’une part de montrer aux stagiaires les bonnes pratiques en terme de contention, d'administrations et de prélèvements, puis de vérifier qu’ils mettent correctement en œuvre ces pratiques. Il est important pour cela, qu’ils soient confrontés à des animaux vivants, tout comme dans les futures procédures expérimentales qu’ils appliqueront. Cela leur permettra aussi d’anticiper les réactions des animaux face aux contentions mais aussi aux injections et prélèvements.
Réduction
525 souris seront utilisées pour ce projet. Par session: 1 souris x 18 apprenant + 3 formateurs = 21 souris La souris étant le modèle rongeur le plus utilisé, il est essentiel que chaque stagiaire puisse manipuler et effectuer toutes les techniques enseignées. 250 rats seront utilisés pour ce projet. Par session: 1 rat x (18 apprenants/2) + 3 formateurs = 10 rats. 1 rat pour 2 stagiaires sera utilisé, les stagiaires expérimenteront la moitié des techniques enseignées. Il y a 5 sessions/ an donc sur 5 ans: 21 souris x 25 = 525 souris et 10 rats x 25 = 250 rats Le nombre d’animaux est choisi pour être réduit au minimum tout en gardant la possibilité à chaque apprenant de pouvoir effectuer les différents gestes techniques. Diminuer ce nombre ne ferait qu’augmenter les nuisances pour chaque animal, ainsi que le stress rendant les contentions plus difficiles et les apprentissages plus complexes.
Raffinement
Les animaux seront commandés pour arriver 1 semaine avant le TP, le temps qu’ils s’acclimatent et se remettent du stress du voyage. Ils seront hébergés en groupe avec nourriture et eau à volonté. Leur cage sera enrichie avec des cachettes et de quoi faire un nid. Une surveillance quotidienne sera assurée par les zootechniciens de l'animalerie. Les mesures mises en place pour réduire la douleur pendant les procédures expérimentales seront de limiter le temps d’utilisation de l’animal pour chaque geste technique à 5 minutes maximum qui sera obligatoirement suivi par un replacement dans leur cage de 10 minutes minimum. Durant cette période de « répit », le comportement et l’apparence physique seront évalués (grille de scoring). Tout animal dont le scoring identifiera une douleur importante sera immédiatement mis à mort. Les manipulations se feront sous le contrôle du/des responsables de groupe qui veillera à l’exécution du bon geste pour le bien-être animal ce qui permettra de stopper très rapidement les mauvaises manipulations entrainant une douleur. La préhension des souris, en limitant au maximum la prise par la queue, sera enseignée (utilisation de tunnels et main en coupe).
Choix des espèces
La souris reste le modèle le plus utilisé en recherche (60% des utilisations d’animaux), le rat, bien que moins utilisé (environ 10%) reste néanmoins très utilisé notamment dans le cadre des neurosciences, discipline très représentée au sein des chercheurs du CNRS. Les souris seront utilisées à 7 semaines de manière à n’être pas trop grosses afin de pouvoir entrer facilement dans la boite de contention pour l’IV. Les rats d’un poids de 250g ce qui correspond à 6 semaines et les souris de 7 semaines sont aussi utilisés à cet âge de manière à ne pas rendre trop compliquée la préhension et la contention pour les apprenants.
Validation de l’action d’un anticorps humain dirigé contre le fragment long de la neurotensine dans un modèle de neuroblastome chez la souris
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1 008 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe sous-cutanée de cellules tumorales sur un ou deux flancs, puis des traitements par différentes voies, avant un prélèvement sanguin terminal sous anesthésie, pour tester un anticorps contre un modèle de neuroblastome, un cancer de l'enfant. Le porteur décrit une nécrose tumorale qui peut atteindre la surface et former une plaie s'agrandissant par frottement ou "cannibalisme", tout en la présentant comme un signe d'efficacité. Il justifie l'usage de l'animal par une exigence "réglementaire" de tester le médicament sur deux modèles avant l'humain.
Objectifs
La neurotensine (NTS) est une hormone du tractus gastro-intestinal. Son action est transmise à la cellule par des récepteurs, le plus important étant le récepteur de haute affinité, le NTSR1. Nous avons pu démontrer la contribution de ce couple dans l’agressivité tumorale, par ses actions sur la croissance tumorale avec des effets sur la prolifération cellulaire et l’apoptose, mais aussi sur les processus métastatiques en modifiant la migration, l’invasion et l’adhérence cellulaire. Le récepteur est surexprimé dans les cancers solides. Nous avons montré que l’expression élevée de NTSR1 est un marqueur de mauvais pronostic pour les cancers du poumon, et pour de nombreux autres cancers. La présence du récepteur NTSR1 associé à son ligand la NTS sont également associés à la résistance aux traitements anticancéreux. Nous avons donc cherché à développer des stratégies thérapeutiques pour antagoniser ce couple, afin de faire baisser l’agressivité des tumeurs et sensibiliser les cellules tumorales aux traitements thérapeutiques. Dans le but d’inhiber les effets de la neurotensine, nous avons développé un anticorps neutralisant dirigé contre la forme longue de la NTS, la LF-NTS. Notre stratégie est de diminuer l’activité du NTRS1. La preuve de concept expérimentale a été réalisée dans des modèles de cancer du poumon et du sein. Il nous ait demandé de prouver l’efficacité de notre anticorps sur un autre modèle de cancer avant de mettre en place un essai clinique. Nous avons donc décidé de nous orienter vers une maladie orpheline de l’enfant, le neuroblastome. A l’heure actuelle, les données montrent que 50 % des enfants atteints de ce type de cancer récidivent, et 10 % en survivent. Les points forts qui ont orienté ce choix sont d’une part que le récepteur de la neurotensine et les signalisations oncogéniques associées sont activés de manière permanente lors l’exposition chronique à l’agoniste de la neurotensine. D’autre part, l’étude des données publiques montre clairement un lien significatif entre l’expression de la neurotensine, la gravité de la maladie, la résistance aux traitements et la survie.
Bénéfices attendus
Nous avons établi la preuve de concept de l’efficacité d’un anticorps murin et humain dirigé contre les formes longues de la neurotensine sur la croissance tumorale, invasion métastatique et la réponse aux chimiothérapies. Ces résultats ont été publiés. L’étape suivante est de mettre en place un essai clinique, mais il nous est demandé de prouver l’efficacité de notre anticorps sur un cancer plus rare et au pronostic sombre qui validerait ce que nous avons montré sur d’autres modèles cancéreux (cancer du sein triple négatif, et du poumon non à petites cellules). La règlementation exige que les médicaments destinés à la thérapie humaine soient testés sur des modèles animaux et sur différents cancers. Les tests de l’efficacité thérapeutique de ces anticorps dans un modèle murin sont une étape préalable, nécessaire et obligatoire avant de poursuivre vers les études règlementaires de toxicologie et un essai clinique.
Procédures
Les animaux commerciaux seront acclimatés durant une semaine puis ils seront soumis à une injection sous-cutanée de cellules tumorales sur animal vigile (15 secondes/animal) sur un flanc ou sur les 2 flancs. Après la validation de l’apparition d’une tumeur solide les animaux seront traités avec les molécules thérapeutiques par injection intraveineuse au sinus retro-orbitaire, par injection per os sur animaux vigils 5 jours de suite, et par une injection de notre anticorps thérapeutique à J1, J8 et J15. Enfin, les animaux subiront un prélèvement sanguin terminal unique sous anesthésie profonde (5 minutes) puis seront immédiatement mise à mort sans réveil de l’animal. Le developpement des métastases est possible.
Impact sur les animaux
L’implantation des cellules tumorales sur le flan de l’animal provoque le développement d’une tumeur solide. Les tumeurs ne sont à priori pas innervées et elles n’entrainent donc pas de douleur en tant que telle. En revanche la taille de la tumeur peut provoquer des difficultés de déplacement des souris surtout si après l’implantation en sous-cutanée la tumeur se développe dans le creux de la patte postérieure. Ce phénomène arrive parfois, il n’est pas contrôlable. L’efficacité de la thérapie que nous développons se traduit par une réduction de la taille tumorale, ralentissement de la pousse, mais aussi par une possible nécrose plus ou moins importante qui démarre au centre de la tumeur. Ce phénomène de nécrose peut atteindre la surface de la tumeur et provoquer une plaie. Cette plaie peut s’agrandir soit par frottement soit par cannibalisme. Dès l’apparition d’un point de nécrose, nous appliquons des soins adaptés. Cependant, plus le traitement est efficace plus la nécrose va se développer à l’intérieure de la tumeur. C'est un phénomène inévitable que nous prenons en compte pour évaluer l’efficacité de la thérapie.
Devenir
L’ensemble des animaux impliqués dans ce projet seront euthanasiés à la fin de la période de maintien prévu ou plus tôt en cas d’atteinte de points limites afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires aux analyses.
Remplacement
Nous avons établi la preuve de concept de l’efficacité d’un anticorps murin et humain dirigé contre les formes longues de la neurotensine sur la croissance tumorale, invasion métastatique et la réponse aux chimiothérapies. Ces résultats ont été publiés. L’étape suivante est de mettre en place un essai clinique, mais il nous est demandé de prouver l’efficacité de notre anticorps sur un cancer plus rare et au pronostic sombre qui validerait ce que nous avons montré sur d’autres modèles cancéreux (cancer du sein triple négatif, et du poumon non à petites cellules). La règlementation exige que les médicaments destinés à la thérapie humaine soient testés sur des modèles animaux et sur différents cancers. Les tests de l’efficacité thérapeutique de ces anticorps dans un modèle murin sont une étape préalable, nécessaire et obligatoire avant de poursuivre vers les études règlementaires de toxicologie et un essai clinique.
Réduction
Nous limitons au minimum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Les procédures expérimentales ont été affinées pour éviter l'utilisation inutile de souris. Un nombre de 10 souris pour chaque groupe expérimental est prévu afin de pouvoir réaliser des études statistiques. Un total de 796 souris, qui a été défini par une approche statistique, sera nécessaire pour la mise en œuvre de ce projet. Nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer. Les 3 phases de ce projet se dérouleront séquentiellement à partir du moment où la phase précédente est validée. Phase 2 sera mise en place si la phase 1 est validée. Phase 3 sera mise en place après la sélection des lignées cellulaires en phase 2. La phase 4 sera réalisée qu’après la validation de la phase 3.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mises au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bienêtre animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la règlementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bienêtre des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (points limites adaptés) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Dans ce projet, l’administration des traitements devrait apporter un bénéfice pour les animaux avec un ralentissement de la progression tumorale. De plus, l’ensemble des gestes techniques qui sont réalisés sur animal vigile sont pratiqués par des personnes formées et expérimentées avec du matériel adapté permettant de réduire significativement les nuisances liées aux actes techniques.
Choix des espèces
Justification de l’espèce : Le choix de l’espèce est justifié à travers différents aspect : - La physiologie de la souris qui est un mammifère comme l’Homme ; - La possibilité de recréer un modèle de neuroblastome - Une espèce couramment utilisée et reconnue en oncologie - Un modèle ayant permis de déterminer l’importance du protocole d’administration, l’influence du volume tumoral et la toxicité des traitements - La réglementation demande à ce que tout développement de médicaments soit testé chez deux modèles animaux différents avant administration chez l’humain. Description du ou des modèle(s) : La souris Nude est le standard pour les études précliniques relatives à l'évaluation in vivo des effets anti-tumoraux sur des cellules humaines. Nous utiliserons la souche NMRI Nude-Foxnu afin de faciliter la greffe et le développement de cellules d’origine humaine. Selon la fiche research models de la souche NMRI-Foxn1nu/nu proposée par le fournisseur, le poids des animaux se stabilise entre 28 et 35 jours d’âge. Ce stade de développement est couramment utilisé et validé par la communauté scientifique. Description de l’identification : L’identification par bague est privilégiée, car la plus pratique pour identifier les souris. Elle sera réalisée au cours de la semaine d’adaptation. En cas de perte les animaux seront bagués de nouveau ou à défaut des marquages au feutre de couleur des queues pourront également être réalisées pour sécuriser l’identification.
Evaluation de candidats médicaments sur l’agressivité des souris transgéniques ou non dans le modèle du « resident-intruder »
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
9 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le modèle "resident-intruder" repose sur des confrontations où des souris résidentes isolées attaquent des souris intruses, ces dernières subissant les attaques d'individus d'une souche décrite comme "particulièrement agressive", avec en plus des administrations de composés, des privations d'eau et de nourriture et des prélèvements de sang et de liquide céphalo-rachidien. Le but est de tester des molécules censées réduire l'agressivité observée dans des maladies comme Alzheimer. Le porteur reconnaît que les effets des produits ne sont pas prévisibles et que des attaques entre congénères sont à prévoir, tout en renvoyant les bénéfices thérapeutiques au "long terme".
Objectifs
L’agressivité est un instinct biologique de l’homme et de l’animal, sous-tendue par l’instinct de survie pour soi-même ou pour ses proches ou encore par l’instinct de reproduction. En ce sens, elle représente une manifestation normale et même nécessaire, car elle représente l’énergie qui permet à l’individu de développer une personnalité capable de s’affirmer et de se défendre par rapport aux autres. Cependant lorsque l'agressivité n'est plus canalisée ou maîtrisée, elle devient pathologique. Elle constitue un symptôme qui apparait dans différentes pathologies cérébrales (comme la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson). Dans le cadre de la maladie d’Alzheimer, les mécanismes associés à la maladie demeurent mal connus. Outre les déficits de mémoire, les patients souffrent notamment d'hyperagressivité ce qui altère fortement leur qualité de vie et celle de leur entourage. A l'heure actuelle, il n'existe pas de solution thérapeutique satisfaisante pour prendre en charge ces déficits associés à la maladie. Dans ce projet, les expérimentations pourront être réalisées sur des souris non transgéniques et/ou transgéniques dont la mutation génétique reproduit la mutation génétique observée chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer et va entrainer comme chez l’homme, des modifications dans le cerveau. Le but de ce projet est de démontrer la capacité de différents produits à réduire l'agressivité territoriale chez la souris.
Bénéfices attendus
A long terme, les bénéfices attendus sont la découverte de nouveaux médicaments capables de traiter l'agressivité apparaissant dans certaines pathologies comme la maladie d'Alzheimer par exemple. En 2019, en France, 1.2 millions de personnes étaient atteintes de la maladie et il est projeté 2.2 millions de personnes atteintes en 2050. Du fait de la cible thérapeutique, ces composés pourraient avoir aussi une application en médecine vétérinaire. A court terme, les bénéfices attendus sont de démontrer que le composé testé est actif dans un modèle expérimental de la pathologie ciblée ou d’évaluer ses éventuels effets secondaires avant son passage en phases cliniques.
Procédures
Une partie des animaux sera isolée (résident) afin de leur permettre de développer un comportement territorial pendant toute la durée de l'expérience et subira jusqu'à 4 tests (mise en présence avec un animal "intrus"), et l'autre partie des animaux (intruder) sera introduite dans la cage du « résident » et pourra subir des manifestations agressives de la part du résident (au maximum 3 confrontations par animal, sur une durée de 3 à 5 minutes à chaque fois). Les animaux résidents pourront faire aussi le test d'actimétrie où ils seront placés dans une cage sans accès à l'eau et nourriture pendant une durée pouvant aller jusqu'à 120 minutes maximum. Les animaux résidents recevront de 1 à 9 administrations par différentes voies (-2 minutes par administration) avec les composés à tester. Sur ces mêmes animaux, un à deux prélèvements de sang pourront être réalisés au cours de l'expérience sur l'animal vigile (2 min par prélèvement) ainsi qu'un prélèvement de liquide céphalo rachidien et de tissu sous anesthésie.
Impact sur les animaux
Les animaux resident seront isolés pendant toute la durée de l'expérience. Ils recevront une ou plusieurs administrations des composés à tester. Des prélèvements de sang pourront être réalisés sur l'animal vigile. Les souches de souris utilisées étant particulièrement agressives, des attaques entre congénères sont à prévoir. Les effets potentiellement indésirables du/des produits ne sont pas prévisibles à l’initiation du projet. Ils font donc l’objet d’échanges avec les responsables Bien-Etre Animal pour adapter les outils d’observations des animaux afin de mettre en place des traitements de potentiels signes cliniques. Pour les animaux intruder, ils subiront des attaques de la part des animaux resident.
Devenir
Euthanasie des animaux à la fin des expériences étant donné la gravité de la procédure
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur le comportement agressif. Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Ce nombre (en général n=12 residents/groupe) est calculé pour pouvoir réaliser une analyse statistique robuste sans avoir besoin de répéter les expériences (et donc d'utiliser un nombre d'animaux encore supérieur). L’analyse statistique sera adaptée au modèle.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • le recours à des procédures les moins invasives possibles, • Le suivi d’éventuel signes cliniques, • La détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse, • La familiarisation des animaux aux procédures expérimentales.
Choix des espèces
La souris est l'une des espèces animales la plus pertinente et la plus couramment utilisée pour évaluer les effets bénéfiques d'un produit sur l'agressivité car elle présente un comportement de territorialité et a une tendance naturelle à attaquer un intrus qui entre sur son territoire. Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Implication des vésicules extracellulaires dans la progression tumorale
- Recherche fondamentale
- Oncologie
828 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 648 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Selon les groupes, elles subissent une greffe de cellules tumorales dans la glande mammaire, des injections intraveineuses répétées, des prises de sang, ou la pose d'une fenêtre optique dans l'abdomen suivie de quarante jours d'isolement, pour étudier le rôle de vésicules dans la formation de métastases. Le porteur indique que les tumeurs peuvent provoquer perte de poids, difficultés respiratoires et troubles de la locomotion, et que les métastases gagnent poumons, os, ganglions et foie. Les bénéfices annoncés pour le diagnostic et les thérapies restent formulés au conditionnel et à terme, l'objectif immédiat étant d'acquérir des connaissances fondamentales.
Objectifs
Les vésicules extracellulaires (VEs) sont des fragments membranaires de petite taille expulsés par différents types cellulaires, qui circulent dans les fluides corporels et transportent ADN, ARN et protéines vers des cellules cibles. Ce projet vise à définir le rôle des vésicules extracellulaires tumorales (VET) dans la formation de métastases in vivo. Malgré leur importance dans la progression tumorale, la fonction des VET in vivo demeure mal connue. Ce projet vise à: 1) Etablir la contribution des VET dans la formation de métastases 2) Décrire le comportement des VET dans leur environnement tumoral in vivo.
Bénéfices attendus
L'objectif principal de ce projet est d'acroitre les connaissances fondamentales sur la formation des métastases. À terme, ceci permettra d'améliorer le diagnostique et les thérapies anti-tumorales. Jusqu’ici, aucune donnée solide n’existe concernant les niveaux de sécrétion des VEs tumorales in vivo. Pourtant ces données sont essentielles à la compréhension de leur rôle pro-métastatique, à la mise en place d’études fonctionnelles cohérentes et au développement de nouvelles approches thérapeutiques. Notre projet devrait permettre de d’obtenir ces données qualitatives et quantitatives fondamentales et de les corréler à la progression métastatique. Par ailleurs, nous espérons mettre en lumière les mécanismes cellulaires et moléculaires par lesquels les VEs tumorales favorisent la formation de métastases, notamment via le recrutement de cellules immunitaires.
Procédures
Un groupe subira une injection de cellules tumorales dans la glande mammaire (sous anésthésie, durée 3 minutes). Un groupe subira une injection de cellules tumorales dans la glande mammaire (sous anésthésie, durée 3 minutes) et une prise de sang par semaine pendant 4 semaines (sous anésthésie, durée 30 secondes). Un groupe subira deux injections intraveineuses de vésicules extracellulaires et une injection intraveineuse de cellules tumorales (Animaux vigiles, durée 1 minute chacune). Un groupe subira deux injections intraveineuses d'anticorps (Animaux vigiles, durée 1 minute chacune) et une injection de cellules tumorales dans la glande mammaire (sous anésthésie, durée 3 minutes) . Un groupe subira deux injections intraveineuses d'anticorps, deux injections intraveineuses de vésicules extracellulaires et une injection intraveineuse de cellules tumorales (Animaux vigiles, durée 1 minute chacune). Un groupe subira une injection de cellules tumorales dans la glande mammaire (sous anésthésie, durée 3 minutes) suivi de la pose d'une fenêtre optique (sous anésthésie, durée 20 minutes). Ces animaux seront ensuite hébergés individuellement (durée 40 jours). Un groupe subira deux injections intraveineuses de vésicules extracellulaires (Animaux vigiles, durée 1 minute chacune).
Impact sur les animaux
Une partie des animaux seront soumis, sous anesthésie, à des injections de cellules tumorales dans la glande mammaire. Dans ce cas, des tumeurs se développeront dans la glande mammaire des souris et, dans certains cas, formeront des métastases, principalement aux poumons, aux os, aux ganglions lymphatiques et au foie. Ceci peut s’accompagner d’inflammation, de pertes de poids et de difficultés respiratoires. De plus, une tumeur mammaire peut poser des problèmes de locomotion chez les souris. Les injections intraveineuses répétées peuvent induire une inflammation localisée au point d'injection. Le prélèvement de sang par ponction submandibulaire peut également conduire à une inflammation locale. La greffe d'une fenêtre abdominale peut aboutir à une inflammation voir une infection. L'isolement des animaux ayant une fenêtre abdominale peut engendrer un stress. Tous ces aspects sont considérés dans l’établissement des points limites.
Devenir
Mise à mort de l’animal par dislocation cervicale afin de réaliser des prélèvements d'organes pour analyse.
Remplacement
Le modèle animal est nécessaire car il n'existe pas de modèle pour reproduire in vitro la complexité de la cascade d'évènements qui sont analysés ici, à savoir la formation d'une métastase qui implique de nombreux types cellulaires et une architecture vasculaire et tissulaire précise.
Réduction
Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé au minimum mais néanmoins suffisamment pour pouvoir réaliser une analyse statistique pertinente. Le nombre d'animaux déterminé nous permettra d'obtenir des résultats fiables et robustes
Raffinement
Des points limites ont été établis pour éviter toute souffrance animale. Certaines procédures (injections et imagerie) sont réalisées sur des animaux anéthésiés. Les souris sont maintenues en groupe sociaux pour maintenir une interaction entre individus. L’environnement d’élevage est enrichi à l’aide de carrés de cellulose pour la construction des nids et de tunnels et balancelle en plastique rouge pour favoriser l’activité des souris et limiter le stress dû à l'isolement le cas échéant.
Choix des espèces
La souris présente l’avantage d’avoir des organes tumoraux (glande mammaire) et métastatiques (poumons, foie) identiques à ceux impliqués dans la pathologie humaine. Le réseau vasculaire qui relie ces organes est également similaire. Au cours des dernières années, nous avons mis au point des outils et protocoles nous permettant de suivre par imagerie non-invasive dans la souris vivante la progression métastatique de carcinome mammaire par bioluminescence et par fluorescence. Nous utiliserons des animaux âgés de 7 à 10 semaines en début de procédure. Nous avons mis au point nos protocoles et caractérisé la croissance tumorale et métastatique sur des animaux de cet âge.
Etude de la réponse de macrophages murins à différentes souches de Escherichia coli.
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
54 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées de gravité légère. Elles reçoivent par voie orale des bactéries intestinales, subissent des prélèvements de selles quotidiens et une prise de sang terminale, pour étudier la mémoire immunitaire des macrophages face à différentes bactéries. Le porteur précise que les souris sans germes ont un système immunitaire incomplet et utilise cette particularité pour isoler l'effet de ses bactéries. Il conclut au "besoin" d'utiliser des animaux, aucun modèle in vitro ne reproduisant selon lui la communication entre organes.
Objectifs
Le microbiote joue un rôle fondamental dans la santé, y compris la modulation de la réponse immunitaire. Les cellules du système immunitaire inné telles que les macrophages, cellules sentinelles du système immunitaire, sont capables de reconnaître et de répondre à une grande variété de stimulations. Récemment, la capacité des macrophages à développer une réponse mémoire après un premier stimulus a été décrite : ce stimulus initial détermine la réponse inflammatoire et anti-microbienne aux stimuli ultérieurs. Cependant, les mécanismes de génération de la mémoire des macrophages contre les bactéries restent mal compris. Ce projet propose d'étudier l'effet de l'inoculation intestinale de 2 bactéries modèles différentes sur les cellules précurseurs des macrophages. Pour cela, nous avons sélectionné une bactérie bénéfique, largement caractérisée, et une autre bactérie, sans effet apparent. Nous avons précédemment analysé la réponse mémoire contre ces deux bactéries in vitro, dans des macrophages de souris. In vivo, leur passage transitoire dans l'intestin des souris conventionnelles conduit à des différences phénotypiques dans les macrophages. Nous approfondirons cette caractérisation à l'aide de souris libres de germes. La génération de souris colonisées avec chaque bactérie permettra d'analyser in vivo la réponse mémoire des macrophages contre une bactérie spécifique et d'identifier les réponses qui dépendent exclusivement de notre stimulus. De même, cela nous aidera à comprendre les mécanismes par lesquels le système immunitaire inné est entraîné lors d'un premier contact avec une bactérie bénéfique ou sans effet apparent. Ce modèle nous donnera également l'opportunité d'étudier les macrophages de souris non colonisés, chez lesquelles le développement de la réponse immunitaire innée n'a pas été préalablement conditionné par une interaction avec des microorganismes intestinaux. De plus, en raison de leur manque de microbiote, les souris sans germes ont un système immunitaire incomplètement développé, nous inclurons une bactérie incapable de coloniser les souris. La colonisation transitoire de souris libres de germes permet une maturation partielle du système immunitaire. Cette approche de cinétique de colonisation en deux temps, avec une colonisation transitoire en premier avant l’inoculation de nos bactéries d’intérêt, nous permettra donc d'analyser en parallèle l'effet isolé de nos bactéries d'intérêt dans un environnement immunitaire plus développé.
Bénéfices attendus
Le bénéfice essentiel de ce projet est la génération de nouvelles connaissances concernant la maturation du système immunitaire en réaction à la présence de bactéries intestinales. Notamment, ces éléments pourraient permettre de mieux comprendre la manière dont une bactérie bénéfique peut avoir un effet positif sur la santé de l´ l’hôte. Par quelle(s) voie(s) les microorganismes utilisés peuvent-ils stimuler la maturation des macrophages de l’hôte ? A terme, ces connaissances pourraient servir éventuellement à la sélection de nouvelles souches bénéfiques.
Procédures
Administrations par voie orale (- de 5 minutes par admninistration, sur animal vigile) : entre 2 et 6 administrations selon les groupes Prélèvements de fèces quotidiens (environ 5 minutes par prélèvement, sur animal vigile) : Entre 14 et 24 prélèvements selon les groupes Prélèvement de sang en fin d’essai (2 minutes), sur animal vigile: 1 seule fois pour chacun des 54 animaux Pesées des animaux (environ 30 secondes par pesée), sur animal vigile, 3 fois par semaine du début à la fin de l’essai
Impact sur les animaux
Il y aura besoin de contention pour effectuer les administrations par voie orale qui peuvent générer un bref inconfort et un peu de stress pour les animaux. Par ailleurs, en fin d´essai, nous réaliserons un prélèvement de sang. Enfin, nous aurons également besoin d’isoler les animaux dans des pots en plastique transparents afin de collecter des feces indivuellement. Cet isolement dure quelques minutes.
Devenir
La survie des animaux est incompatible avec les différents prélèvements effectués en fin d’essai.
Remplacement
De telles expériences ne peuvent pas être réalisées sur des cultures cellulaires qui ne permettent pas de reconstituer les communications entre les différents organes. La complexité de la réponse immunitaire n’est pour le moment pas accessible au travers de modèles in vitro. Dans notre cas particulier, cette réponse est induite suite à l’administration des bactéries qui passent par un tractus digestif complet et peuvent déclencher une réponse immunitaire que nous mesurons au niveau de la moelle osseuse. Il n’existe pas à ce jour de modèle permettant d’appréhender cette complexité et nous avons donc besoin d’utiliser des animaux.
Réduction
Nous utilisons toujours une approche statistique pour déterminer la taille de nos groupes en fonction de l’intensité des effets que nous souhaitons mettre en évidence et des données déjà disponibles. Dans notre cas, des données acquises dans des essais avec des souris conventionnelles nous ont permis de calculer les tailles de groupes suivants avec des paramètres classiques Nous effectuerons des tests statistiques pour les comparaisons directes entre deux groupes.
Raffinement
Tout au long des procédures expérimentales, les animaux sont observés quotidiennement. Par ailleurs, les animaux sont hébergés à plusieurs (4 ou 5) afin de ne pas exposer ces animaux sociaux à un stress lié à l’isolement. Les quelques fois où les animaux sont séparés ne représentent qu’un temps très court (5 minutes environ, pour chaque gavage et/ou récupération de fécès). Nous incluons des enrichissements dans les cages : cellulose à déchiqueter et permettant la création de nids, bâtons à ronger. Le matériel que nous utilisons (sonde de gavage) est évidemment adapté à nos animaux. Les sondes de gavages sont en plastique souple et fin (diamètre externe voisin du millimètre), à bords arrondis et de taille adaptée (4cm) pour empêcher les blessures et réduire l’inconfort. Des points limites sont définis afin de réduire au maximum la douleur ressentie par les animaux. Enfin, toutes les personnes manipulant les animaux sont formées et compétentes pour ce type d’expérimentation.
Choix des espèces
La souris est une espèce de référence en nutrition, toxicologie, cancérologie et immunologie et un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies humaines. Le besoin de travailler en environnement axénique (complètement stérile), principalement en isolateurs, compatibles avec la petite taille des animaux, constituent de plus des facteurs imposant le choix de cette espèce animale. La lignée de souris choisie est une lignée de référence dans l’étude de l’inflammation et elle a été utilisée pour les premières étapes de ce projet en souris conventionnelles. Afin de comparer les résultats avec ceux générés en souris conventionnelles disposant d’un système immunitaire mature entre 6 et 8 semaines, les animaux seront utilisés au même âge.