Les questions parlementaires
Réduction des essais dans la stratégie chimique
Tests pratiqués sur les animaux et stratégie en matière de produits chimiques
Question écrite E-1495/01, Parlement européen, 18 mai 2001
Le résumé de l'OXA
Le député demande à la Commission comment elle juge à présent les essais sur des animaux de sa stratégie chimique, et comment elle compte en réduire le nombre.
2 demandes : réponse partielle à 1, aucune réponse à 1.
La façon dont la Commission juge à présent l'exigence d'essais sur des animaux, par rapport à la première publication de ses propositions.
Aucune réponse La réponse redit les propositions du Livre blanc et annonce des projets d'amélioration non décrits, sans dire si sa position a changé.
Les démarches envisagées pour réduire le nombre d'animaux utilisés pour ces essais.
Réponse partielle La réponse énumère six aspects de la stratégie, dont les essais in vitro pour les substances de 1 à 10 tonnes, mais ce sont ceux du Livre blanc, sans démarche nouvelle.
La fiche
Thèmes : substances chimiques et toxicologie, méthodes sans animaux
- Auteur
- Chris Davies (ELDR)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 18 mai 2001
- Date de la réponse
- 25 juillet 2001
- Statut
- Réponse publiée
- Référence du Journal officiel
- JO C 364 E du 20/12/2001, p. 128
- Sources
La question
(Question écrite E-1495/01 de Chris Davies, Parlement européen, 18 mai 2001)
Vu que l'opinion publique est réfractaire à la stratégie en matière de produits chimiques proposée parce qu'un très grand nombre d'animaux souffrira ou mourra aux fins de la réalisation d'essais de sécurité, comment la Commission perçoit-elle à présent l'exigence relative aux tests pratiqués sur les animaux par rapport à la première publication de ses propositions, et quelles démarches envisage-t-elle à présent d'entreprendre en vue de réduire le nombre d'animaux utilisés pour ces tests?
La réponse
(Réponse donnée par Mme Wallström au nom de la Commission, 25 juillet 2001)
La Commission est bien consciente de la préoccupation que suscite dans l'opinion publique l'utilisation d'animaux de laboratoire pour l'essai de substances chimiques, préoccupation illustrée par la correspondance reçue lors de la préparation du Livre blanc. Toutefois, elle s'est déjà engagée, et confirme son engagement, à promouvoir le bien-être des animaux de laboratoire, notamment par la directive 86/609/CEE du Conseil du 24 novembre 1986 sur le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives des États-membres relatives à la protection des animaux utilisés à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques(1). Il importe de réduire le nombre d'animaux utilisés à des fins expérimentales, de remplacer l'expérimentation animale par d'autres techniques et d'affiner les méthodes expérimentales afin de limiter la souffrance des animaux.
C'est dans ce contexte que les propositions du Livre blanc ont vu le jour. En effet, une des visées politiques de ce document est que l'objectif de protection de la santé humaine et de l'environnement, y compris de la faune sauvage, doit être nuancé par des considérations relatives au bien-être des animaux de laboratoire.
Les aspects suivants de la nouvelle stratégie ont été conçus en vue de réduire au minimum requis les essais sur les animaux:
- les informations disponibles sur la toxicité et l'écotoxicité des substances, y compris les études épidémiologiques, doivent être prises en compte,
- les consignes générales d'essai doivent être modifiées, le cas échéant, pour introduire des essais d'exposition,
- pour les essais de niveau 1 et 2, des protocoles d'essai sur mesure seront élaborés sous la direction des autorités,
- la mise au point d'autres méthodes d'essai de remplacement utilisant moins ou pas d'animaux sera appuyée et favorisée,
- le cas échéant, les substances existantes seront regroupées, le cas échéant, afin de diminuer le nombre d'essais,
- en ce qui concerne les substances existantes dont la production annuelle est comprise entre 1 et 10 tonnes annuelles, les essais se limiteront généralement aux méthodes in vitro.
En outre, une part considérable des substances chimiques ne sera pas examinée davantage avant 2008-2012. D'ici là, les programmes de recherche prévus pour le développement et la validation de techniques d'essai sur des modèles non-vivants et, parmi ceux-ci, les programmes-cadres de la Commission pour des activités de recherche, de développement technologique et de démonstration, auront porté leurs fruits. Depuis 1985, ces programmes ont joué un rôle décisif dans le financement de travaux de recherche visant à développer des méthodes in vitro en remplacement de l'expérimentation animale dans les domaines toxicologique et pharmacologique. Le Centre européen pour la validation de méthodes alternatives (CEVMA) aura une action essentielle dans l'approfondissement de cette approche.
La Commission est loin de se satisfaire de ces acquis et travaille à des projets d'amélioration des éléments précités. Dans le cadre de leur élaboration, elle prendra en considération les commentaires transmis par toutes les parties prenantes pendant la période de consultation du Livre blanc.
(1) JO L 358 du 18.12.1986.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La stratégie du Livre blanc de la Commission sur les substances chimiques prévoit des protocoles d'essai sur mesure, élaborés sous la direction des autorités, pour les essais de niveau 1 et 2.
- Dans la stratégie du Livre blanc de la Commission sur les substances chimiques, les essais des substances existantes produites entre 1 et 10 tonnes par an se limiteront généralement aux méthodes in vitro.
- Dans la stratégie du Livre blanc sur les substances chimiques, une part considérable des substances ne sera pas examinée davantage avant 2008-2012.
- Depuis 1985, les programmes-cadres de recherche de la Commission financent des travaux sur des méthodes in vitro remplaçant l'expérimentation animale en toxicologie et en pharmacologie.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'expression "expérimentation animale", employée au cours du XXe siècle et encore largement répandue, désigne toutes les utilisations des animaux susceptibles de leur nuire dans le cadre de recherches, de tests ou d'enseignements. L'OXA la retient parce qu'elle n'est ni complaisante, ni concentrée sur les pratiques qui infligent les plus grandes souffrances. La réglementation parle d'"utilisation des animaux à des fins scientifiques" : toute utilisation susceptible de causer à l'animal "une douleur, une souffrance, une angoisse ou des dommages durables équivalents ou supérieurs à ceux causés par l'introduction d'une aiguille effectuée conformément aux bonnes pratiques vétérinaires".