Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Pesées, mesures de composition corporelle sous contention, incision au bout de la queue chaque mois pour une goutte de sang, prélèvements sanguins tous les trois mois à partir de 17 mois : 400 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, sur une étude qui les suit jusqu’à leur mort. Un premier groupe de 32 est tué pour vérifier le mode d’administration du traitement, 128 autres à 24 mois pour des analyses tissulaires, et les souris restantes sont gardées « aussi longtemps que possible, jusqu’à leur mort naturelle » ou jusqu’à l’atteinte d’un point limite. Le projet associe un traitement qui élimine les cellules sénescentes et un traitement de reprogrammation cellulaire, avec l’espoir déclaré d’allonger l’espérance de vie. Le porteur annonce des tests de motricité, de force physique et de mémoire répétés jusqu’en fin de vie, sans préciser lesquels.

NTS-FR-389226v2
Types de recherche
· Autres troubles humains · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Reprogrammation transitoire, Sénolytique, Longévité, Rajeunissement, Vieillissement
Souris : 400

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif de cette étude est d’explorer une nouvelle approche pour ralentir le vieillissement et améliorer la santé en agissant directement sur nos cellules. Des recherches ont montré qu’il est possible de « réinitialiser » certaines cellules adultes et de les rendre plus jeunes (reprogrammation). Ce phénomène a été observé chez les souris et les humains, où ces cellules reprogrammées peuvent même contribuer à reconstruire des tissus et des organes. D’autres études ont révélé que lorsqu’on applique ce processus de manière temporaire chez des souris atteintes d’une maladie provoquant un vieillissement accéléré, leur état de santé s’améliore et leur espérance de vie s’allonge. Cependant, nous avons constaté qu’une seule intervention tardive n’a pas d’effet significatif sur la longévité et les organes. Nous pensons que l’accumulation de cellules trop âgées, qui ne fonctionnent plus correctement, pourrait empêcher ce processus de rajeunissement d’être pleinement efficace. C’est pourquoi notre projet vise à associer deux stratégies : Éliminer les cellules trop usées, qui pourraient gêner la régénération. Stimuler le renouvellement des cellules restantes, pour leur redonner une « seconde jeunesse ». En testant cette combinaison chez la souris, nous espérons mieux comprendre comment ralentir le vieillissement et, à terme, trouver des pistes pour améliorer la santé au fil des années.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Nous pensons que le processus de rajeunissement des cellules pourrait être encore plus efficace s’il était associé à un traitement capable d’éliminer les cellules trop vieilles et dégradées. Pour vérifier cette hypothèse, nous allons observer de près les effets de cette approche chez des souris âgées. Nous examinerons leurs tissus au microscope, analyserons les différentes cellules présentes et étudierons certains marqueurs biologiques du vieillissement. Nous espérons ainsi constater non seulement une amélioration de la santé des tissus, mais aussi une augmentation de leur espérance de vie chez les souris recevant ces deux traitements combinés. Ce projet nous aidera à mieux comprendre les transformations qui accompagnent le vieillissement et à explorer une nouvelle approche pour limiter les maladies liées à l’âge. À terme, ces découvertes pourraient ouvrir la voie à des applications pour l’être humain. Si les résultats sont concluants, il pourrait être possible d’activer ce processus de rajeunissement grâce à des méthodes similaires à celles utilisées pour certains vaccins récents, ou encore via des traitements ciblés directement sur les organes ou tissus concernés (comme la peau, les muscles ou les articulations). Ce projet pourrait ainsi poser les bases d’une nouvelle approche pour vieillir en meilleure santé.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les interventions prévues pour les animaux seront les suivantes : – Suivi du poids et de la composition corporelle : Pesée hebdomadaire et mesure de la composition corporelle (méthode non invasive, 2 minutes de contention) tous les mois jusqu’à 18 mois, puis tous les 15 jours jusqu’à la fin de vie. – Surveillance de la glycémie : Une mesure mensuelle jusqu’à 24 mois SUR TOUTE LA COHORTE, nécessitant une petite incision à l’extrémité de la queue pour prélever une goutte de sang (3 secondes) AINSI QU’UN PRELEVEMENT SANGUIN TOUS LES 3 MOIS A PARTIR DE 17 MOIS- Traitements pharmacologiques : Administrés via l’alimentation pour limiter les interventions OU PAR INJECTION SELON LES RÉSULTATS DE LA PROCÉDURE TEST, l’un dans les croquettes pour éliminer les cellules vieillissantes (pour 48 animaux, de 18 à 24 mois / pour 90 animaux de 18 mois jusqu’en fin de vie), l’autre dans l’eau de boisson pour stimuler la régénération cellulaire (pour 48 animaux de 2 à 24 mois / pour 32 animaux de 18 à 24 mois / pour 90 animaux de 2 mois jusqu’en fin de vie / pour 60 animaux de 18 mois jusqu’en fin de vie). – Évaluations fonctionnelles et comportementales : Tests de motricité (5 tests de 3 fois 5 minutes pour 128 animaux / 5 tests de 3 fois 5min puis 1 test tous les mois jusqu’en fin de vie pour 240 animaux), force physique (5 tests de 1 min pour 128 animaux / 5 tests de 1 min puis 1 test tous les 2 mois jusqu’en fin de vie pour 240 animaux) et mémoire (4 tests de 2 fois 10 minutes pour 128 animaux / 4 tests de 10 minutes puis 1 test tous les 2 mois jusqu’en fin de vie pour 240 animaux) réalisés à différentes étapes de l’étude

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Effets indésirables prévus sur les animaux : Vieillissement naturel et effets associés ; Stress ponctuel lié aux tests de force, de motricité, de comportement et au suivi ; Douleurs légères et ponctuelles (Biopsies, tatouage, mesure de la glycémie, injection d’anesthésique lors de la fin de procédure ET INJECTION DU TRAITEMENT SI LE CHOIX SE PORTE SUR CETTE MÉTHODE). Désagréments digestifs mineurs liés à l’utilisation d’un antibiotique dans l’eau de boisson pour stimuler la régénération cellulaire, mais rien de significatif n’a pu être observé dans les expériences passées avec les mêmes concentrations. ET STRESS / LEGERE DOULEUR LIEE AU PRELEVEMENT D’UN PETIT VOLUME SANGUIN.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

UN PREMIER GROUPE DE 32 ANIMAUX SERA EUTHANASIÉ POUR VÉRIFIER LE MODE D’ADMINISTRATION ET L’EFFICACITÉ DU TRAITEMENT, AU TRAVERS D’UN CERTAIN NOMBRE D’ANALYSES TISSULAIRES ET HISTOLOGIQUE. Au terme des 24 premiers mois, un groupe de 128 animaux sera euthanasié afin de réaliser un large panel d’analyses tissulaires, cellulaires et moléculaires. Les animaux restants seront gardés aussi longtemps que possible, jusqu’à leur mort naturelle, ou jusqu’à l’atteinte des points limites préalablement définis et enregistrés sur une grille de score.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Bien que la reprogrammation cellulaire ait déjà montré des effets positifs sur la santé et la longévité des souris, nos recherches indiquent qu’elle fonctionne moins bien chez les souris âgées. Cela semble être dû à l’accumulation de cellules usées qui perturbent le bon fonctionnement des tissus et empêchent le processus de rajeunissement d’agir efficacement. Ce projet vise à améliorer cette approche en éliminant ces cellules vieillissantes dans différents organes pour lever cet obstacle. Il permettra aussi d’étudier en détail l’impact de ces traitements sur les cellules et les molécules des organes, notamment sur les cellules responsables de la régénération des tissus. L’utilisation d’animaux est essentielle pour comprendre comment ces traitements influencent le vieillissement et évaluer leur potentiel pour améliorer la santé au fil du temps.

2. Réduction

3R / Réduction :

Des travaux réalisés au sein de l’équipe ont démontré pour la première fois qu’il existait une différence de la réponse à la reprogrammation cellulaire entre les mâles et les femelles. Afin d’optimiser au mieux l’utilisation de tous les animaux produits, nous allons réaliser nos tests à la fois sur les mâles et les femelles. Le nombre de groupes a été réfléchi de sorte à avoir les contrôles suffisants pour pouvoir conclure quant aux résultats obtenus. Le nombre d’animaux par groupe a été calculé à l’aide d’un logiciel de statistiques. Plusieurs tests statistiques seront envisagés afin d’analyser les données.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Afin de limiter au maximum les interventions et les nuisances dues aux différents traitements, ces derniers ne seront administrés que par l’alimentation (EAU DE BOISSON ET NOURRITURE), SAUF SI LES RÉSULTATS DES TESTS SONT PLUS CONCLUANTS PAR INJECTION. Les procédures expérimentales étant non invasives, l’utilisation d’analgésiques ne sera pas nécessaire. L’ajout d’éléments d’enrichissement dans les cages sera systématiquement effectué. Un tunnel en plexi rouge permet à la fois de déplacer les animaux sans stress et de les habituer à la contention pour la mesure de composition corporelle. Les animaux seront préalablement habitués aux tests de motricité. L’examen, hebdomadaire jusqu’à l’âge de vingt QUATRE mois puis bi-hebdomadaire ensuite (sauf incident avec un individu nécessitant plus d’attention ou de soins), de l’ensemble des souris sera effectué pour détecter et renseigner dans des fiches de suivi les premiers signes comportementaux de douleur ou d’éventuelles anomalies. L’état de santé des animaux sera évalué et l’atteinte d’un point limite entraînera la mise à mort de l’animal. Les animaux seront pesés tous les 15 jours jusqu’à 18 mois puis chaque semaine. Dès les premiers signes de difficultés de déplacement ou de nutrition, de la nourriture humidifiée sera ajoutée dans les cages. Enfin, nous avons fixé des points limites qui, lorsqu’ils seront atteints, déclencheront l’arrêt du test ou l’euthanasie de l’animal.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La reprogrammation permet de faire revenir des cellules adultes à un état plus jeune et moins spécialisé. Afin d’étudier l’impact de la sénescence sur la reprogrammation, les expérimentations et analyses seront réalisées sur des souris adultes. Le modèle souris permet d’étudier des animaux génétiquement modifiés et capables d’être reprogrammés lors de l’administration d’un traitement. Ainsi, les traitements (DANS LA NOURRITURE OU L’EAU DE BOISSON) seront réalisés sur des animaux dont les signes de vieillissement commencent à se manifester (à partir de 18 mois, équivalent à environ 60 ans en âge humain). La reprogrammation sera faite dès l’âge de 2 mois, ou bien sur des animaux déjà âgés de 18 mois.