4 165 souris opérées du cerveau, rationnées en eau pour courir tête fixée en réalité virtuelle, puis toutes tuées, pour étudier la mémoire spatiale.

4 165 animaux (souris) · dont 2 878 en souffrance sévère

Ce document a été rédigé avant l'expérience. Les souffrances qu'il décrit sont prévues et autorisées. Les bénéfices qu'il annonce sont espérés.

Ce projet est soumis à une appréciation rétrospective, obligatoire pour les projets utilisant des primates ou comportant des procédures sévères (code rural et de la pêche maritime, article R214-120). Cette appréciation n'est pas rendue publique en France.

Ce que le laboratoire annonce, résumé par l'OXA

Toutes mises à mort à l’issue, pour vérifier la position de la fenêtre d’enregistrement ou, dans la quatrième procédure, parce que les animaux non-humains seraient alors « trop âgés » pour être réutilisés, 4 165 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger ou sévère. Jusqu’à deux chirurgies, dont une pour injecter un virus, précèdent un isolement en cage et un entraînement à courir tête fixée dans une réalité virtuelle, sous restriction d’eau pour les pousser à explorer. Une partie accomplit aussi des tâches dans des environnements réels, que le porteur ne décrit pas. Il écarte les volontaires humains parce que les technologies employées « ne peuvent pas être utilisées chez l’Homme » et que modifier certains mécanismes biologiques « n’est pas envisageable chez des participants humains ».

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

Ces résumés sont rédigés par les laboratoires à des fins de communication. Leurs affirmations scientifiques ne sont ni sourcées ni relues par les pairs. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent. → Comment lire un résumé non technique


NTS-FR-854705v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Formation hippocampique, Orientation spatiale, Réalité virtuelle, Imagerie du potentiel
Souris : 4165

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

L’hippocampe est une région du cerveau présente chez tous les mammifères. Il joue un rôle essentiel dans la mémoire des événements vécus dans notre vie quotidienne (mémoire épisodique) et dans la capacité à s’orienter dans l’espace. Ces fonctions sont fortement altérées dans de nombreuses maladies neurologiques et psychiatriques, notamment les maladies neurodégénératives et certains troubles du neurodéveloppement, avec un impact majeur sur l’autonomie et la qualité de vie des patients. Au sein de l’hippocampe, certaines cellules nerveuses, appelées « cellules de lieu », s’activent lorsque l’animal se trouve dans un endroit précis de son environnement. Ensemble, ces cellules construisent une carte interne de l’espace, indispensable pour s’y repérer et former des souvenirs. Les mécanismes impliqués demeurent cependant largement inconnus. Ce projet mettra en œuvre une nouvelle approche d’imagerie pour apporter des informations inédites sur les mécanismes cellulaires responsables de la formation des souvenirs. Le projet visera à déterminer comment les propriétés des neurones (connexions avec les autres cellules du cerveau)contribuent à ce processus. Il permettra également d’étudier l’évolution de ces mécanismes au cours de l’apprentissage d’un environnement, ainsi que leur développement au cours de la vie. Enfin, ces mécanismes seront étudiés dans des modèles animaux de troubles du neurodéveloppement et de maladies neurodégénératives afin d’identifier les changements pouvant expliquer les problèmes de mémoire et de navigation observés dans ces maladies.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Ce projet a pour objectif d’améliorer notre compréhension du fonctionnement de la mémoire et de la navigation spatiale en étudiant les mécanismes qui permettent à certains neurones de l’hippocampe de participer à la formation des souvenirs. Bien que les chercheurs puissent aujourd’hui mesurer l’activité de nombreux neurones simultanément, les mécanismes qui expliquent pourquoi certains neurones sont impliqués dans la formation des nos souvenirs alors que d’autres restent inactifs sont encore mal connus. Les résultats de ce projet permettront de mieux comprendre ces mécanismes ainsi que leur évolution au cours du temps. Ils apporteront également de nouvelles connaissances sur le développement normal des circuits de la mémoire et sur leur fonctionnement dans différentes situations physiologiques. Ces travaux présenteront également un intérêt pour la compréhension de plusieurs maladies affectant la mémoire, notamment la maladie d’Alzheimer et certains troubles du neurodéveloppement. En identifiant les mécanismes qui sont perturbés dans ces maladiess, ce projet pourrait contribuer, à plus long terme, à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques et au développement de stratégies visant à préserver ou restaurer les fonctions de mémoire. Bien que ces retombées ne soient pas immédiates, les connaissances acquises constitueront une étape importante le développement futur de nouvelles approches thérapeutiques.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Procédures chirurgicales : au maximum deux par animal une courte ne devant pas excéder 15 mn pour injecter un virus une plus longue ne devant pas excéder 1h.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les procédures 1,2,3 nécessitent de réaliser des chirurgies qui entrainent un stress physiologique (douleurs, déshydratation, perte de poids, baisse de la température corporelle) pendant et après la chirurgie. Après la chirurgie les animaux sont isolés ce qui peut entrainer un stress lié au déficit d’interactions sociales. Lors de l’entrainement à la navigation virtuelle, une restriction hydrique sera réalisée afin d’augmenter la motivation du comportement exploratoire des animaux adultes ce qui induit un stress physiologique. La manipulation d’animaux pour être entraînés à courir tête fixée en réalité virtuelle (procédures 1-3) ou à effectuer des tâches dans des environnements réels (procédure 4) entraine un stress pendant la période d’habituation.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

A l’issu de chaque procédure les animaux seront mis à mort. Pour les procédures 1, 2 et 3 la mise à mort est nécessaire pour prélever les tissus et s’assurer du bon positionnement de la fenêtre d’enregistrement. Pour la procédure 4 les animaux seront trop âgés à la fin de la procédure pour pouvoir être réutilisés dans une autre procédure.

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Ce projet cherche à comprendre comment le cerveau construit les souvenirs d’un environnement et les utilise pour permettre à un individu de s’orienter et de retrouver son chemin. Ces fonctions sont essentielles à la vie quotidienne et sont fortement altérées dans plusieurs maladies neurologiques. À l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode permettant de reproduire en laboratoire l’ensemble des interactions entre le cerveau, le corps et l’environnement qui interviennent lorsqu’un animal se déplace librement et apprend à connaître un nouvel espace. Les cultures de cellules, les organoïdes ou les autres modèles ex vivo ne permettent pas d’étudier ces mécanismes, car ils ne reproduisent ni les comportements de navigation ni l’activité des réseaux cérébraux dans des conditions naturelles. L’utilisation de volontaires humains ne constitue pas non plus une alternative. Les technologies nécessaires pour observer les mécanismes cellulaires étudiés dans ce projet ne peuvent pas être utilisées chez l’Homme. De plus, les expériences prévues nécessitent de pouvoir modifier de manière contrôlée certains mécanismes biologiques afin d’en comprendre le rôle, ce qui n’est pas envisageable chez des participants humains. La souris représente donc le modèle le plus adapté pour répondre à ces questions. Les mécanismes cérébraux impliqués dans la mémoire et la navigation sont très largement conservés entre la souris et l’Homme, et de nombreuses découvertes réalisées chez la souris ont ensuite été confirmées chez l’Homme. L’utilisation de ce modèle est donc indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats scientifiques fiables. Les calculs d’effectifs ont été réalisés à partir de nos expériences précédentes et des données de la littérature afin de n’utiliser que le nombre d’animaux indispensable. Les nouvelles méthodes d’imagerie employées dans ce projet constituent un progrès important en matière de réduction. Contrairement aux techniques utilisées auparavant, elles permettent d’observer simultanément l’activité de plusieurs neurones chez un même animal et de répéter les observations pendant plusieurs semaines. Chaque animal fournit ainsi beaucoup plus d’informations qu’auparavant, ce qui diminue significativement le nombre total d’animaux nécessaires. Lorsque cela sera possible, un même animal participera à plusieurs étapes compatibles du projet afin d’éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires. De plus, dans les études utilisant des modèles génétiques, les animaux ne présentant pas la modification génétique recherchée seront utilisés comme animaux témoins, ce qui permettra de limiter le nombre de portées nécessaires. Les mâles et les femelles seront inclus dans les expériences afin de valoriser l’ensemble des animaux produits et de mieux prendre en compte les différences biologiques entre les sexes. Enfin, les données recueillies au cours du projet seront partagées avec la communauté scientifique afin qu’elles puissent être réutilisées pour d’autres analyses ou pour développer des modèles informatiques. Cette démarche permettra de maximiser les connaissances obtenues à partir de chaque animal et contribuera à limiter le recours à de nouvelles expérimentations animales.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le bien-être des animaux constituera une priorité tout au long du projet. Leur état de santé et leur comportement seront suivis régulièrement par du personnel formé afin de détecter rapidement tout signe de douleur, de stress ou d’inconfort. Des critères prédéfinis permettront d’adapter la prise en charge de chaque animal et, si nécessaire, de mettre fin à sa participation à l’étude afin d’éviter toute souffrance inutile. Les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale, avec l’administration systématique de traitements antidouleur avant, pendant et après l’intervention. Les animaux bénéficieront d’une surveillance attentive pendant leur réveil et les jours suivants afin de favoriser une récupération rapide et de limiter tout inconfort. Les souris seront hébergées dans des conditions adaptées à leurs besoins physiologiques et comportementaux. Elles vivront dans un environnement contrôlé, enrichi avec des matériaux favorisant l’exploration, le repos et la construction de nids. Les animaux porteurs d’un implant seront logés dans des cages spécialement adaptées afin de protéger celui-ci tout en leur permettant de se déplacer librement. Des roues d’exercice seront également mises à leur disposition afin de favoriser leur activité physique et leur bien-être. Avant le début des expériences, les souris seront progressivement habituées aux expérimentateurs, aux manipulations et au matériel expérimental. Cette phase d’habituation permettra de réduire le stress lié aux manipulations et aux procédures. Les expériences seront réalisées pendant la période de la journée où les souris sont naturellement les plus actives, afin de respecter au mieux leur rythme biologique. Une attention particulière sera portée aux jeunes animaux ainsi qu’aux femelles et à leur portée, afin de garantir leur bien-être à toutes les étapes du projet. Toutes ces mesures ont pour objectif de réduire autant que possible la douleur, le stress et les contraintes associés aux procédures expérimentales.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

La souris est le modèle animal le plus adapté pour répondre aux objectifs de ce projet. Son cerveau présente une organisation très proche de celle de l’Homme pour les régions impliquées dans la mémoire et la navigation spatiale, notamment l’hippocampe. Les mécanismes de fonctionnement de cette région sont largement conservés entre les deux espèces, ce qui permet d’utiliser les connaissances acquises chez la souris pour mieux comprendre le fonctionnement du cerveau humain. La souris est également l’espèce de référence pour l’étude des neurones impliqués dans la représentation de l’espace, appelés « cellules de lieu », qui ont été largement caractérisés au cours des dernières décennies. Les nombreux outils génétiques disponibles chez cette espèce permettent d’observer et de manipuler très précisément certaines populations de neurones, ce qui est indispensable pour répondre aux questions posées dans ce projet. Ces outils n’existent pas, ou sont beaucoup plus limités, chez d’autres espèces. Enfin, la souris est le principal modèle utilisé pour étudier de nombreuses maladies affectant la mémoire, comme la maladie d’Alzheimer ou certains troubles du neurodéveloppement. L’utilisation de modèles murins de ces pathologies permettra de comparer directement les mécanismes observés dans un cerveau sain et dans un cerveau présentant des altérations, afin de mieux comprendre l’origine des troubles de la mémoire et de la navigation.