Oncologie
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Etude de l’origine et de la fonction des fibroblastes associés aux tumeurs du poumon et de la vessie dans deux modèles murins de carcinogénèse chimio-induite
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
632 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 256 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur induit des cancers du poumon ou de la vessie par un carcinogène chimique présenté comme identique à celui du tabac, administré par injections ou dans l'eau de boisson pendant plusieurs semaines, pour étudier des fibroblastes qui entourent les tumeurs. Le porteur indique que les tumeurs de vessie peuvent provoquer une occlusion, une rétention d'urine et des douleurs, contenues par une palpation régulière et des points limites. Il reconnaît que des cultures d'organoïdes sont à l'essai mais les juge insuffisantes, et renvoie à une perspective les retombées pour l'immunothérapie.
Objectifs
Les recherches actuelles sur les cancers solides ne se focalisent plus uniquement sur les cellules cancéreuses mais ciblent aussi le microenvironnement tumoral. En effet, ce dernier composé de différents types cellulaires joue un rôle déterminant dans l’initiation et la progression tumorale. Le ciblage des cellules immunitaires (immunothérapie réactivant les lymphocytes T notamment) a conduit à des résultats spectaculaires de rémissions durables dans des tumeurs solides notamment dans le mélanome, le cancer du poumon et plus récemment le cancer de la vessie. Toutefois, cette stratégie thérapeutique fonctionne chez un nombre limité de patients (20 à 30%), incitant à étudier et comprendre les éléments contrôlant cette résistance. Des études récentes dans le cancer du poumon ont montré que certaines cellules (fibroblastes) associées aux tumeurs (CAF) forment une barrière autour des ilots tumoraux et empêchent les lymphocytes T de rentrer en contact directe avec les cellules tumorales empêchant leur destruction. Cette exclusion peut expliquer certains de ces échecs thérapeutiques. Deux types de tumeurs solides répondant partiellement à l’immunothérapie seront étudiées dans ce projet : - Le cancer du poumon :principale cause de décès par cancer dans le monde. Les traitements des stades précoces par chirurgie et radiothérapie conduisent à des rémissions durables mais les stades métastatiques ont une faible survie et restent un enjeu majeur de santé publique. - Le cancer de la vessie qui reste un enjeu majeur de santé publique en cas d’envahissement du muscle ou des ganglions lymphatiques voisins. Ces tumeurs peuvent potentiellement être guéries par l'ablation chirurgicale de la vessie et des ganglions lymphatiques. Cependant, chez plus de la moitié des patients qui subissent ce type d'intervention chirurgicale, des cellules cancéreuses ont déjà métastasé et le pronostic vital reste sombre. L’objectif de ce projet est d’identifier l’origine des fibroblastes capables de générer une barrière autour des ilots tumoraux et d’étudier leur fonctionnalité sur l’initiation et la progression tumorale. Cette recherche fondamentale sur l’origine et la fonction des CAF pourrait déboucher sur des thérapies innovantes ciblant les fibroblastes afin d’augmenter l’efficacité des immunothérapies
Bénéfices attendus
Les retombées à venir et les bénéfices attendus de ce projet sont importants car une meilleure caractérisation des cellules composant le microenvironnement tumoral a un impact majeur sur l’efficacité des nouvelles approches thérapeutiques antitumorales. Ainsi, l’identification de cibles pour manipuler les CAF et permettre aux lymphocytes T d’atteindre les cellules tumorales permettrait de guérir un nombre plus important de patients par immunothérapie, notamment dans un contexte de cancer du poumon ou de la vessie.
Procédures
Tous les animaux de ce projet seront soumis à une biopsie auriculaire, en vue de déterminer leur génotype, avant d’intégrer les différentes procédures. Dans une première expérience, les animaux recevront une injection d’un produit non douloureux directement dans l’abdomen (intrapéritonéale) à raison d’une fois par jour pendant 5 jours. Deux jours après la dernière injection, les animaux recevront un traitement chimique en vue de favoriser le développement de tumeurs pulmonaires. Ce traitement (non douloureux) sera administré directement dans l’abdomen des animaux, à raison d’une fois par semaine pendant 10 semaines. Dans une seconde expérience, les animaux recevront un traitement chimique en eau de boisson pour induire le développement de tumeurs vésicale. Les animaux seront exposés à ce traitement pendant 4 à14 semaines.
Impact sur les animaux
Une légère douleur de courte durée est attendue lors des biopsies auriculaires nécessaire au génotypage des animaux. Les produits administrés aux animaux ne sont pas irritants. Ils sont administrés dans l’eau de boisson ou par injection intrapéritonéale (douleur légère et de courte durée). Les dommages causés par le développement des tumeurs pulmonaires sont à long terme une perte de poids importante et dans les cas extrêmes non étudiés ici une difficulté respiratoire. Dans cette étude, une définition de points limites prédictifs et suffisamment précoces et un suivi régulier des animaux permet de ne pas atteindre ces stades avancés et de limiter la survenue de douleur. Suite au développement des tumeurs de vessie, les animaux pourront présenter une occlusion vésicale potentielle engendrée par une tumeur trop volumineuse (>7mm de diamètre). Cette occlusion peut provoquer une rétention d’urine et des douleurs associées. Une palpation régulière des animaux permet d’éviter ce stade terminal et de limiter la survenue de douleur. Aucune métastase n’a été observée dans ce modèle.
Devenir
Mise à mort des animaux d’élevages de génotypes non pertinents Mise à mort des souris pour analyse des tumeurs post mortem
Remplacement
Le rationnel de ce projet a été établi sur des prélèvements de tumeurs humaines étudiés par immunohistochimie. Des essais de culture sous forme d’organoïdes en 3 dimensions sont en cours mais ne nous permettent pas pour l’instant de reproduire les observations réalisées ex vivo chez l’homme. Seuls des modèles de souris transgéniques possédant un marquage des populations de fibroblastes d’intérêt et porteurs de tumeurs pulmonaires et de vessie peuvent nous permettre d’initier cette recherche fondamentale. L’identification des fibroblastes impliqués dans l’initiation et la progression tumorale pourrait déboucher sur des thérapies innovantes ciblant les CAF afin d’augmenter l’efficacité des immunothérapies.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés est basé sur les données de la littérature décrivant les 2 modèles chimioinduits et nécessite au minimum 10 souris/temps d’analyse afin d’obtenir suffisamment de matériel tumoral. Les souris mâles et femelles transgéniques seront inclus afin d’optimiser l’utilisation des animaux produits en élevage. Aucune différence liée au sexe n’est attendue ici . Les souris non pertinentes d’une même portée seront utilisées en contrôles. Aucun test statistique ne sera envisagé dans cette étude car il s’agit d’une étude qualitative de suivi des fibroblastes par un marqueur sur des coupes d’histologie de tumeurs pulmonaires et de tri de la population tracée. En revanche le faible nombre de tumeurs par souris nous impose d’utiliser un nombre suffisant d‘animaux afin d’avoir le matériel pour conclure.
Raffinement
Les animaux transgéniques utilisés dans cette étude possèdent des fibroblastes marqués par une molécule fluorescente et présentent un état physiologique normal L’exposition au carcinogène chimique n’induit pas de douleur par lui-même, ni de perte de de l’appétit ou de poids. Une grille de score est mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux et l’absence de douleur due au développement des tumeurs. Un suivi régulier des animaux et une définition de points limites précoces permettent de limiter au maximum la souffrance engendrée par le développement des tumeurs. Les animaux seront mis à mort dès l’atteinte d’un point-limite
Choix des espèces
Le choix d’un modèle tumoral préclinique chez la souris est justifié du fait de l’existence de modèles de souris génétiquement modifiées permettant de visualiser une population de fibroblastes d’intérêt similaires à ceux trouvés chez l’Homme. L’induction de tumeurs (poumon ou vessie) par un carcinogène chimique dans de telles souris transgéniques permet de tracer in vivo le devenir de ces fibroblastes lors de la tumorigenèse et leur implication potentielle dans l’initiation et la progression tumorale. Les carcinogènes utilisés sont identiques à ceux présents dans le tabac et reproduisent des cancers de même type que ceux induits chez l’homme par l’exposition au tabac. De plus, les modèles murins permettent d’utiliser de nombreux outils disponibles (anticorps, cytokines) qui permettent d’étudier précisément la réponse immunitaire antitumorale dans cette espèce. Les souris seront génotypées à 3 ou 4 semaines (prélèvement auriculaire) Des souris adultes agées de 8 à 32 semaines seront utilisées en procédures. Cet âge adulte permet d’avoir un système immunitaire fonctionnel.
Caractérisation des conséquences des mutations de l’enzyme adenylate cyclase et de parkin sur les circuits de récompense et le mécanisme métabolique ainsi que les anomalies moléculaires dans le cerveau chez des souris mutées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système nerveux
13 366 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 9 108 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses de mutations liées à la dystonie et à la maladie de Parkinson, elles reçoivent jusqu'à trente injections dans le péritoine, des chirurgies du cerveau, neuf prélèvements sanguins et des tests de récompense qui imposent isolement et restriction alimentaire pendant plusieurs semaines. Le porteur indique qu'un tiers des souris d'une lignée cessent de grandir et sont alors tuées. Il affirme que ce réseau neuronal ne peut pas être reproduit in vitro et renvoie au long terme les retombées pour des maladies rares.
Objectifs
L’objectif général de ce projet est de déterminer les conséquences de mutations de gènes impliqués dans des dystonies et dans la maladie de Parkinson sur les circuits moteurs, les circuits de la récompense, l’addiction et de la dépression, ainsi que les anomalies moléculaires dans une zone spécifique du cerveau chez des souris mutantes, modèles de troubles du tonus musculaires (contractions musculaires involontaires par exemple). Puisque les protéines perturbées peuvent être exprimées dans d’autres organes que le cerveau, les altérations métaboliques due à ces mutations seront aussi étudiées. Nous étudierons également les anomalies moléculaires des souris mutées.
Bénéfices attendus
Bénéfices tant scientifiques que thérapeutiques. Mise en évidence des anomalies potentiellement similaires à celles observées chez les patients et essai d'un traitement potentiel de ces anomalies. Ces découvertes bénéficieront à la caractérisation et compréhension des anomalies moléculaires expliquant les symptômes observés chez les patients et permettront de découvrir de nouveaux traitements et d'améliorer la prise en charge des patients qui souffrent d'une maladie rare et orpheline donc nécessitant un effort de recherche pour les soutenir.
Procédures
Prélèvement d'extrémité de queue pour génotypage (durée de quelques secondes). Les animaux ayant un phénotype dommageable (1/3 des animaux au sein d'une seule des lignées participantes) arrêtant leur croissance seront euthanasiés avec appui du personnel en charge du Bien Etre Animal pour la décision. Les injections intrapéritonéales (max30 au total par animal réparties sur une plusieurs semaines - quelques seconde/injection) ainsi que le nouvel environnement dans les appareils expérimentaux pourraient potentiellement introduire un stress chez certains animaux et une fatigue liée aux tâches d'apprentissage sans jamais atteindre l’épuisement mais qui entraînerait un arrêt de la participation à la tâche par l'animal. Les souris qui participeront à un test de récompense seront isolées pour la restriction alimentaire pendant une semaine avant de commencer le protocole de réponse aux récompenses pendant 3 semaines, effectué dans une cage équipée de distributeurs de récompense. Les souris participant au test de préférence à l’eau sucrée seront isolées pendant 4 à 6 semaines, placées dans des cages de plus grande taille avec 2 biberons. Les souris chez qui les paramètres métaboliques seront mesurés auront 9 prélèvements sanguins, sous anesthésies locale, répartis sur 3 jours différents espacés d’une semaine, sur des periodes de 2h lors des jours de prélèvement. Une unique procédure chirurgicale est prévue pour certains des animaux : l’opération chirurgicale, sous anesthésie générale et analgésie, durera 30 min environ pour une micro-injection dans une structure cérébrale. En fin de période de maintien, les animaux seront euthanasiés selon une méthode réglementaire afin de réaliser les différents prélèvements et analyses.
Impact sur les animaux
Le phénotype dommageable observé chez certaines souris (1/3 des animaux au sein d'une seule des lignées participantes) provoquera une perte de poids et un arrêt de croissance. Les animaux seront euthanasiés dès l’observation d’absence de croissance. L'identification génétique (génotypage) des animaux réalisée par prélèvement de quelques millimètres d'extrémité de la queue est susceptible de générer une douleur et un stress de courte durée. Les injections intrapéritonéales, les prélèvements sanguins répétés et l'injection du traitement et le test comportemental répété à plusieurs reprises peuvent également générer du stress et une douleur légère et de courte durée. L’isolement et la restriction alimentaire nécessaires pour certaines tâches comportementales pourrait introduire un stress et une perte de poids limitée. Les injections neurochirurgicales pourraient potentiellement introduire un stress ainsi que de la douleur chez certains animaux dans les heures ou les jours suivants après la chirurgie.
Devenir
A la fin des procédures, tous les animaux seront euthanasiés pour permettre les analyses scientifiques biologiques par prélèvements de tissus
Remplacement
Notre projet propose de disséquer les mécanismes et les conséquences du rôle de mutations dans des gènes impliqués dans des maladies comme la dystonie et le Parkinson, dans l'apparition de troubles de l’apprentissage par récompense et de troubles du métabolisme, mettant en jeu différents réseaux neuronaux et métaboliques, ainsi que les voies de signalisation moléculaires chez les souris porteuses de ces mutations. Le fonctionnement de ce réseau ne peut, à ce jour, pas être reproduit ni modélisé par des modèles in vitro ou computationnels. Le projet met en jeu des approches intégrées sur animal entier, nécessitant des souris transgéniques et ne peut se faire qu'à l'aide d'études comportementales au niveau de l'animal. Une fois les acteurs moléculaires déterminés, nous étudierons les mécanismes moléculaires à l’aide de modèles de cultures lorsque cela est possible pour limiter le nombre d'animaux utilisés. D'une façon générale, nous nous efforçons continuellement d'évaluer nos approches et adapter nos expériences pour des modèles in vitro ou computationnels autant que possible
Réduction
Le nombre total d'animaux impliqués est de maximum 13366 pour l'ensemble des procédures. La taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats
Raffinement
Concernant le raffinement, pour toute cette étude, les conditions d'hébergement et les protocoles expérimentaux utilisés ont été optimisés pour exposer les animaux au minimum de douleur et d'inconfort possible. Pendant les procédures, les animaux seront observés et manipulés quotidiennement et une pesée sera effectuée régulièreement. Lorsque cela est possible, les animaux seront hébergés en groupe de 2 à 5 animaux, dans un environnement à température contrôlée, avec cycle diurne nocturne de 12h. L'eau, la nourriture seront fournies ad libitum sauf en cas de procédure avec restriction alimentaire, un carré de coton pour nidifier ainsi qu’un bâtonnet à ronger sont placés dans chacune des cages de manière à offrir aux animaux un enrichissement. Si besoin, lors d’un petit effectif ou de tension dans le groupe un complet d’enrichissement peut être apporté par des maisonnettes ou des lanières de kraft. Ils feront l'objet d'un contrôle quotidien. L'évaluation de la douleur et de la détresse est réalisée en observant l'aspect des souris et leur comportement. Des points limites sont définis spécifiquement aux procédures et respectés de manière à éviter toute souffrance des animaux. Le cas échéant, des méthodes seront mises en place pour réduire ou supprimer la douleur, la souffrance et l'angoisse des animaux (injection d'antalgiques) si trouble mineur ou passager, ou bien euthanasie règlementaire. Les mutations dans les lignées transgéniques envisagées ne sont pas dommageables pour l’état de santé de l'animal. Lors des chirurgies : mise en place de diverses mesures préventives des complications.
Choix des espèces
Dans nos études, les souris sont utilisées afin de tirer profit des techniques de transgénèse (souris transgéniques). La souris est le modèle le plus utilisé pour les maladies du mouvement proche de celle de l'homme. Il existe de nombreux tests comportementaux nécessaires pour cette étude qui sont développés chez la souris. La souris est un modèle reconnu d'étude du mouvement, notamment car elles ont des mouvements coordonnés des pattes pour des comportements moteurs élaborés et sont déjà utilisées dans des modèles de mouvements anormaux hyperkinétiques, particulièrement pertinents dans l'étude de la pathologie étudiée ici. La souris est aussi très utilisée dans les études de récompense, l’addiction, et l’anxiété. Les protocoles concernant ces aspects sont bien définis et les mécanismes sont également clarifiés. Concernant l’étude de métabolisme, la souris partage beaucoup de similarités physiologiques avec l’humain qui fait que la souris est un très bon modèle pour effectuer des études in vivo et ex vivo concernant la mesure d’insuline, concentration de glucose etc. la zone du cerveau de la souris qui nous intéresse (le striatum) murin, comporte également une organisation anatomo-fonctionnelle proche de celles des primates non humains et des humains, en faisant ainsi un modèle particulièrement utile à l'étude d'une maladie de cette zone , telle que les mouvements anormaux étudiés ici. Expériences chez des animaux adultes. Cette partie du projet s'intéresse à la pathogenèse et la thérapeutique des mouvements anormaux liés aux dystonie et à la maladie de parkinson, exprimés dans un organisme mature, à l'âge adulte, en prenant en compte la variabilité individuelle et le sexe. Afin de ne pas interagir avec les phénomènes développementaux, nous utiliserons donc uniquement des animaux adultes.
Utilisation de l’IRM dans l’étude de l’efficacité d’un traitement expérimental dans un modèle de cancer colorectal implanté chez la souris au niveau du colon 1/2
- Recherche fondamentale
- Oncologie
32 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur colorectale leur est implantée par chirurgie au niveau du côlon, suivie de traitements et de séances d'IRM sous anesthésie, pour valider cette imagerie comme outil de suivi tumoral. Le porteur présente le projet comme la création d'une expertise destinée à "offrir à l'industrie pharmaceutique" un service d'évaluation de molécules. Les bénéfices pour la santé humaine sont annoncés à long terme.
Objectifs
Le projet présenté se déroulera dans deux établissements utilisateurs et vise à démontrer l'intérêt et la valeur ajoutée de l'utilisation de l'imagerie par résonance magnétique (IRM) pour étudier l'efficacité de nouveaux composés en cancérologie sur des souris porteuses de cancer. L'IRM est une technique d'analyse de tumeurs implantées chez l'animal qui est non invasive, précise et utilisée chez le patient. Il est attendu de l'IRM qu'elle permette à terme d'améliorer et d'optimiser les études en cancérologie sur animaux, en travaillant avec des modèles de cancers implantés directement dans l'organe d'origine du cancer pour mimer au plus proche ce qu'il se passe chez le patient. Ce projet porte sur le suivi par IRM d'un modèle de cancer colorectal implanté directement au niveau du colon chez la souris. Ce modèle de cancer présente un intérêt fort pour évaluer l’efficacité thérapeutique de potentiels traitements anticancéreux, mais ne peut pas être étudié avec des techniques de suivi de volumes tumoraux classiques : mesures à la main quand les tumeurs sont implantées directement sous la peau. En effet, après l'implantation de la tumeur directement au niveau du colon, il est impossible de mesurer et de suivre l’évolution de la tumeur celle-ci se développant au niveau de l’organe et donc d’observer l’effet d’un traitement. Ce projet vise donc à créer une expertise en oncologie centrée sur l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) pour la recherche biomédicale. Cette collaboration permettra d’offrir à l’industrie pharmaceutique le service requis pour l’évaluation in vivo chez l’animal de l’efficacité des molécules anticancéreuses développées avant leurs tests en phases cliniques chez le patient.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus concernent la santé humaine, à long terme. Ce projet permettra de mettre en place un protocole de suivi tumoral capable d'étudier l’efficacité de potentiels traitements anticancéreux dans des modèles implantés directement dans l'organe, qui sont non mesurables avec les techniques classiques. Ceci permettra de simplifier l’utilisation de ces modèles de cancer qui miment la pathologie chez les patients et donc d’ouvrir potentiellement l’accès à de nouveaux traitements pour ces types de cancer. Il permettra aussi d'obtenir des données scientifiques afin de promouvoir l'utilisation d'une technique non invasive (l'IRM), technique dont la précision permettra à terme de réduire et raffiner nos études utilisant des animaux.
Procédures
- implantation par chirurgie et sous anesthésie de tumeurs au niveau de la couche extérieure du colon, 20 minutes maximum - anesthésie fixe durant l’IRM maximum 30 minutes - traitement par voie intrapéritonéale 30 secondes 10 injections pour les animaux traités au composé expérimental et 2 pour les contrôles et ceux traités avec l'immunothérapie- traitement par voie intraveineuse 30 secondes durant 6 séances. Une entreprise réalisera l'implantation chirurgicale des cellules tumorales dans l'Etablissement utilisateur 1, l'Etablissement utilisateur 2 hébergera les souris et effectuera les gestes techniques concernant les traitements, et enfin une entité présente dans l'Etablissement utilisateur 2 gérera la partie imagerie.
Impact sur les animaux
Potentielle perte de poids, une douleur sur plusieurs heures liée à l'implantation par chirurgie de tumeurs par ouverture de la cavité abdominale au niveau du côlon, contrôlée par de l'analgésie et réalisée sous anesthésie gazeuse. Une gêne dûe à une croissance de tumeurs au niveau du colon, du stress dû aux contentions pour les traitements, une douleur de quelques secondes dûe à l'aiguille suite aux injections à la seringue en intrapéritonéal pour les traitements, une douleur de quelques secondes dûe à l'aiguille suite à l'injection à la seringue à la queue en intraveineuse pour l'agent de contraste et un stress dûe à l'anesthésie gazeuse pour l'IRM.
Devenir
Suite à la procédure, les animaux seront mis à mort deux semaines après début du traitement pour les prélèvements de tumeurs fraîches.
Remplacement
Les interactions entre le système immunitaire et la tumeur sont complexes et impactées par différents organes (la rate, les ganglions etc), ainsi que par différents paramètres de la tumeur (structure cellulaire, rigidité etc). L’étude par IRM du développement d’une tumeur ne peut se faire qu’au niveau de la tumeur dans son micro-environnement et avec ses interactions avec l’organisme entier.
Réduction
Le projet sera fait sur le nombre d’animaux nécessaires afin de conclure de façon fiable statistiquement avec le test approprié (comparaison de moyennes et analyse de courbes d’espérance de vie) à l’efficacité du traitement tout en ayant une bonne prise tumorale. 32 souris seront utilisées et réparties en quatre groupes de 8 souris. Pour cette étude d’efficacité de nouvelles molécules sur un modèle de cancer colorectal complexe de part son implantation directement au niveau de l'organe, un effectif de 8 souris par groupe sera utilisé afin de pouvoir être capable d'observer une efficacité d'inhibition du volume tumoral de 25% du composé si cela vient à se passer. Pour chaque groupe, les volumes de tumeurs prélevées à la fin de la procédure seront analysées afin de confirmer les données obtenues par IRM et limiter les anomalies d’analyses pour des études futures utilisant l’IRM. Le recours à l’imagerie pour le suivi tumoral évite l’ouverture ou la mise à mort de l’animal pour visualisation direct de la tumeur, et donc une diminution du nombre d’animaux expérimentés.
Raffinement
Pendant 7 jours avant la mise en place du protocole les souris seront acclimatées aux expérimentateurs du projet afin de limiter leur stress. Toutes les précautions seront prises pour détecter et minimiser la souffrance, la douleur et le stress des animaux (observation quotidienne, pesée des animaux, traitement antalgique si besoin). Les animaux auront accès à de la nourriture humide en cas d'amaigrissement. Des prélèvements de tumeurs en point final seront réalisés pour pouvoir obtenir le maximum d’informations des animaux utilisés. Concernant l’acte de chirurgie, les animaux seront traités avec un antidouleur avant la chirurgie qui se fera sous anesthésie gazeuse moins invasif et pour un réveil moins difficile. Le personnel est formé à la chirurgie quant à la mise en place du modèle et notre partenaire quant à la réalisation de l’IRM et l’administration des traitements. Afin d’éviter des transports réguliers tous les deux jours minimum des souris, les animaux seront transportés une fois avoir récupérés de la chirurgie pour une période d’acclimatation.
Choix des espèces
La souris immunocompétente est un modèle de choix pour ce type d’étude car il existe un large panel de tumeurs murines représentatives de différentes indications oncologiques, ce qui n’est pas le cas chez les autres espèces de rongeurs de laboratoire. Les souris seront âgées de 6 semaines, car la prise tumorale est meilleure sur les individus jeunes, ce qui permet de diminuer le nombre d’animaux à utiliser.
Dexmedetomidine: nouvel agent anti-tumoral contre le mélanome
- Recherche fondamentale
- Oncologie
160 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur greffe un mélanome par injection de cellules sous anesthésie, puis on administre un anesthésique testé comme agent anti-tumoral et on réalise des prélèvements de sang. Le porteur affirme que l'étude des interactions entre traitements et système immunitaire rend "indispensable" le recours à un "organisme vivant entier". Les retombées annoncées, un possible usage en chirurgie du cancer chez l'humain, restent au conditionnel.
Objectifs
Des études rétrospectives ont suggéré un possible rôle anti tumoral des anesthésiques après observation d’une diminution de récidives métastasiques et une meilleure survie chez les patients ayant reçu ces produits. Le but du projet est donc d'étudier si un anesthésique utilisable en chirurgie oncologique induit une réponse anti-tumorale in vivo en diminuant la croissance tumorale. C'est aussi de démontrer si les effets antitumoraux de cet anesthésique peuvent être potentialisés par les traitements anti-cancéreux conventionnels et en fin de démontrer si cet anesthésique diminue le stress glucocorticoïde. Le dernier objectif est de démontrer si les effets anti-tumoraux médiés par cet anesthésique, s'ils existent, impliquent une réponse du système immunitaire.
Bénéfices attendus
Démontrer si l'anesthésique étudié pourrait être un nouvel agent anti-tumoral in vivo. Ce résultat pourrait amener à des essais cliniques randomisés contrôlés chez l'homme car actuellement cet agent est utilisé comme complément analgésique per-opératoire et n'a aucune recommandation spécifique en chirurgie oncologique
Procédures
Génération de tumeurs après injection de cellules sous anesthésie générale (1 fois, durée 5 minutes) -traitement par injection (1 fois, durée 1 minute) -prélèvements sanguins sous anesthésie (2 fois, durée 3 minutes) -
Impact sur les animaux
Greffe et croissance de tumeurs : gêne physique légère à modérée. Injections: stress et contrainte temporaire et légère.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés pour des analyses en cytométrie, biologiques ou histologiques.
Remplacement
Les effets des traitements anticancéreux seuls ou en association impliquent des processus multiparamétriques avec des sécrétions humorales et des répercussions immunitaires non modélisables ailleurs que dans un être vivant entier (échnge de cellules et d'information (humorales) entre les différents organes et tissus de l'organisme). On ne peut donc se contenter de l'étudier uniquement in vitro, il est indispensable d'avoir recours à un organisme vivant entier. Notre hypothèse est que l'association de la dexmedetomidine aux traitements anticancéreux conventionnels potentialiserait la réponse anti-tumorale. L'utilisation d'animaux vivants est donc indispensable pour étudier l'immunité et l'efficacité des traitements combinés sur la réponse anti-tumorale. La compréhension de cette potentialisation et sa reproduction in vivo ouvriraient la possibilité d'associer systématiquement ces agents au cours des chirurgies oncologiques chez l'homme afin de diminuer le risque de récidives grâce à une destruction potentialisée des cellules tumorales résiduelles.
Réduction
Pour la réalisation de ce projet, nous utiliserons des groupes de souris déterminés en nombres par calcul de puissance et pour permettre une évaluation statistique solide des effets analysés. Nous regrouperons les expériences dans le but de réduire le nombre d'animaux contrôles. Les résultats seront analysés selon des méthodes de statistiques non paramétriques.
Raffinement
Les animaux seront acclimatés pendant une semaine avant le début des expériences puis suivis quotidiennement. Le poids des souris et les tumeurs seront mesurés plusieurs fois par semaine lors de l'expérience de croissance tumorale. Concernant l'enrichissement du milieu, les animaux disposeront de nids (sizzlenests), de tunnels en carton. Le stress des animaux sera évalué quotidiennement par des échelles d'hétéroévaluation. Des mesures seront prises pour limiter le stress: plusieurs souris par cage pour un hébergement en groupes sociaux, animaux hébergés au calme. Les interventions seront réaliséés sous anesthésie générale à l'écart des animaux hébergés et par des personnes expérimentées. Des points limites ont été définis et seront strictement appliqués.
Choix des espèces
Nous souhaitons prouver l'efficacité d'une association de traitements anti-cancéreux afin d'augmenter la réponse antitumorale chez l'homme qui est un mammifère. Avant de passer à des études cliniques, il est absolument nécessaire de réaliser des études pré-cliniques sur le modèle mammifère afin de tester notre hypothèse mais également afin de vérifier l'absence de toxicité qui pourrait être majorée par l'association de traitements. Le modèle souris est le modèle mammifère de choix en oncologie préclinique. Souris adultes de 6-8 semaines. Les tumeurs murines générées sont des tumeurs survenant chez l'adulte, mimant la population de patients.
Suivi de la biodistribution et de la toxicité de liposomes chez la souris gestante
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
78 souris femelles gestantes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 60 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections, parfois par chirurgie de la veine jugulaire, six séances d'imagerie sous anesthésie et une ponction cardiaque terminale, pour suivre la distribution de liposomes destinés à traiter des femmes enceintes. Le porteur indique que les procédures peuvent provoquer des avortements spontanés, et que les fœtus sont tués par décapitation pour analyse. Le recours à un "organisme entier" est présenté comme nécessaire pour étudier la mère et les fœtus.
Objectifs
Le développement de médicaments lors de la grossesse est complexe, car il faut à la fois éviter le passage des médicaments du côté du bébé et les concentrer au niveau du placenta pour limiter les effets secondaires chez la mère. Ainsi ce projet s’articule autour du développement de médicaments de tailles nanométriques, qui sont fabriqués pour aller spécifiquement dans le placenta.
Bénéfices attendus
Développement de nouvelles stratégies thérapeutiques disponibles pour la femme enceinte.
Procédures
Tous les animaux vont être soumis à des interventions suivantes : une seule injection dans la veine de la queue (30 secondes), la souris étant maintenue dans une cage de contention sur une durée totale de 3 minutes, ou injection dans la veine jugulaire qui nécessite une chirurgie (durée 30min), 6 séances d’imageries sous anesthésie générale d'une durée totale de 10 minutes au maximum par séance, une anesthésie profonde avant de procéder au prélèvement sanguin sur les animaux endormis par ponction cardiaque (geste d’une durée d’une minute environ). Les animaux seront ensuite mis à mort dans la même anesthésie. La durée de l'anesthésie et du prélèvement sanguin est d'environ 3-4 minutes par animal. Les embryons seront mis à mort par décaptitation pour l'analyse de ceux-ci.
Impact sur les animaux
La pose de cathéter au niveau de la veine jugulaire nécessite une chirurgie sous anesthésie. Ce projet utilise des femelles gestantes, les procédures pourraient induire des avortements spontanés.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour collecter des tissus qui seront analysés pour déterminer la distribution et la toxicité éventuelle des molécules utilisées sur ceux-ci. Les foetus sont euthanasiés pour évaluer la toxicité des molécules utilisées et s’il y a présence de ces molécules dans les tissus fœtaux ou non pour évaluer un potentiel passage des molécules à travers du placenta.
Remplacement
Nous avons préalablement évalué plusieurs formulations par des expériences réalisées en laboratoire pour ne tester chez l’animal, que les formulations optimales. Il nous est nécessaire de disposer d’un organisme entier, car nous souhaitons étudier les effets de l’administration de nos molécules lors la grossesse sur la mère et les bébés. Nous ne disposons pas de méthode alternative permettant de répondre à ces questions.
Réduction
Ce projet a été mis en place en réduisant autant que possible la taille des groupes expérimentaux. Nous utiliserons des tests statistiques afin de définir le nombre minimum d'animaux à étudier pour mettre en évidence les effets de l’administration de nos molécules lors la grossesse. Ainsi, pour l’étude pilote 3 femelles non gestantes par condition seront utilisées. Nous utilisons une technique d’imagerie optique, non invasive, pour évaluer le profil de distribution en fonction du temps. Cela permet de faire plusieurs mesures sur un même animal et donc in fine de réduire le nombre d’animaux utilisés. En effet, il ne sera plus nécessaire d'euthanasier l’animal pour localiser les molécules fluorescentes puisque leur localisation peut être évaluée en fonction du temps, grâce à l’utilisation de l’imagerie. Pour la deuxième partie des groupes de 15 souris gestantes par conditions seront suffisants.
Raffinement
Les animaux seront placés dans les conditions optimales d’hébergement et auront accès illimité à l’eau et à la nourriture. Les examens d’imagerie seront réalisés sous anesthésie générale. La souris est placée sur un tapis thermostaté pendant l’imagerie. De plus, elle sera placée dans une cage thermostatée le temps du réveil et de la récupération post examen d’imagerie. Des points limites généraux avec l’établissement d’une grille d’évaluation regroupant les critères relatifs au bien-être tout le long de l’étude ont été établis, surveiller l’état général de l’animal, son apparence, son comportement, révélateurs du niveau de douleur. Des antalgiques sont prévus en cas de nécessité et un niveau de douleur trop élevé entraînerait l'euthanasie anticipée de l'animal.
Choix des espèces
Nous souhaitons évaluer, la distribution des molécules de tailles nanométriques, dans les différents tissus de l'organisme, après injection. La souris est le modèle le plus approprié de par sa physiologie proche de l’homme ainsi que la grande quantité de données disponibles dans la littérature et au sein du laboratoire. Nous analyserons des souris femelles adultes âgés de 10 semaines au moment de l’injection. Les souris femelles gestantes seront en deuxième semaine de gestation. Cette chronologie de gestation est choisie, car c’est le moment où le placenta est le mieux développé et c’est un moment encore assez éloigné pour ne pas risquer un accouchement prématuré.
Evaluation du potentiel thérapeutique de différentes Nanoparticules en cancérologie
- Recherche fondamentale
- Oncologie
10 800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 9 600 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. On leur greffe des tumeurs du sein ou du mélanome et des métastases pulmonaires, avec des injections répétées de nanoparticules et des séances d'imagerie sous anesthésie, pour sélectionner les particules les plus prometteuses. Le porteur décrit des signes comme la prostration, la détresse respiratoire et des réactions du greffon, et annonce des souris tuées "immédiatement" aux premiers signes. Il expose ses objectifs et bénéfices en quelques lignes, pour un projet portant sur plus de dix mille souris.
Objectifs
L’objectif du projet est de sélectionner les meilleures Nano-Particules (assemblage chimique de très petite taille, inférieur à 1/10 de mm) pour une possible utilisation thérapeutique dans les cancers du sein et du mélanome.
Bénéfices attendus
Il s'agit d'améliorer les traitement des cancers du sein et du mélanome. L'utilisation des meilleures Nano-Particules devrait permettre de réduire les effets secondaires des chimiothérapies actuelles.
Procédures
Injections des Nano-Particules sur des souris anesthésiés, durée 1mn/souris. Imagerie en fluorescence sur des souris anesthésiées, quelques minutes, fréquence 5 fois. Injection de cellules, durée 1mn/souris, 1 fois seulement. Injections des Nano-Particules, sur des souris anesthésiées, durée 1mn/souris, 1 fois seulement. Imagerie en fluorescence sur des souris anesthésiées, quelques minutes, fréquence 5 fois. Injection de cellules, durée 1mn/souris, 1 fois seulement. Injections des Nano-Particules, sur des souris anesthésiées, durée 1mn/souris, fréquence 10 fois. Imagerie en bioluminescence sur des souris anesthésiées, durée quelques minutes, fréquence 7 fois. Injection de cellules, durée 1mn/souris, 1 fois seulement. Injections des Nano-Particules, sur des souris anesthésiées, durée 1mn/souris, fréquence 10 fois. Imagerie en bioluminescence sur des souris anesthésiées, durée quelques minutes, fréquence 7 fois. Injection de cellules, durée 1mn/souris, 1 fois seulement. Prélèvement de sang, sur des souris anesthésiées, 100µl, une seule fois. Injections des Nano-Particules, sur des souris anesthésiées, durée 1mn/souris une seule fois.
Impact sur les animaux
La majorité des effets délétères attendus seront dû à la formation de tumeurs mammaire, de mélanome et de métastases pulmonaires donc avec des signes cliniques comme prostration, troubles du comportement, agressivité, détresse respiratoire, troubles métaboliques. Pour certains modèles, il pourrait y avoir une réaction du greffon contre l'hôte, avec perte de poids, de possible lésions cutanés (irritations, sècheresse localisée). Les effets indésirables potentiels de l'anesthésie sont une irritation des voies respiratoires et une légère tendance au spasme laryngé dû à l’âcreté du produit employé. Les injections répétées pourraient entrainer localement une inflammation.
Devenir
Les animaux ayant subi ces interventions ne pourront pas servir pour d'autres expérimentations et seront mis à mort pour prélèvements.
Remplacement
Il n'existe pas de méthodes alternatives pour remplacer le présent projet. Les études in silico et in vitro ne permettant pas de reproduire la complexité d'un environnement tumoral. Le modèle animal est donc nécessaire pour récapituler les étapes complexes de la progression tumorale.
Réduction
Le nombre d’animaux nécessaire a été déterminé au minimum mais néanmoins suffisant pour pouvoir réaliser une analyse statistique pertinente en tenant compte de la puissance du test statistique qui sera utilisé. De plus l'emploie d'un système d'imagerie en fluorescence et bioluminescence du petit animal permettant un suivi dans le temps pour chaque animal, réduit le nombre d'animal requis et renforce la fiabilité des résultats.
Raffinement
Les protocoles expérimentaux prennent en compte les conséquences l’impact sur la souffrance animale et différents critères ont été établis pour éviter toute souffrance animale. Les animaux ne rentrent en phase d'expérimentation qu'au minimum 15 jours après leurs arrivés. Les animaux sont pratiquement systématiquement manipulés sous anesthésie gazeuse. Quand des procédures d'injections ou de chirurgies sont mise en place, des analgésiques sont administrés. Les souris sont maintenues au minimum de 2 par cage pour maintenir une interaction entre individus. L’environnement d’élevage est enrichi à l’aide de nids et de carrés de cellulose pour garnir ces nids. Si une souris présentait des symptômes traduisant l’apparition d'inconforts (réduction de la réactivité, difficulté de locomotion, fourrure non entretenue, tendance à l'isolement) elle serait euthanasiée immédiatement. Des points limites ont été établis pour éviter toute souffrance animale.
Choix des espèces
La souris est l’espèce animal la plus propice pour ce type d’étude pour les raisons suivantes : • nombreux protocoles bien établis pour cette espèce • possibilité d'avoir accès à des animaux génétiquement modifiés • modèles mimant très bien les cancers mammaires et de mélanomes humain et récapitulent toute la cascade métastatique en peu de temps et ont déjà fait l'objet de nombreuses publications dans le domaine. Ce seront des souris adultes entre 8 et 12 semaines, car les traitements envisagés s'adressent à ce type de population. Des animaux de 5 semaines seront employées pour l'analyse de l'impact des Nano-Particules sur le système immunitaire.
Étude de l’homéostasie et fonctionnement de cellules immunitaire et de leurs rôles dans la réponse immunitaire contre des tumeurs solides
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
1 234 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 252 dans des procédures menées sous anesthésie sans réveil et 982 impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de tumeur par chirurgie abdominale, puis des séances d'imagerie qui les maintiennent endormies deux à quatre heures, pour étudier le rôle de cellules immunitaires dans les cancers solides de l'intestin. Le porteur affirme que les souris rencontrent "peu d'effets indésirables" liés à la tumeur, et que, faute de lignées cellulaires d'ILC, le recours au "modèle murin" est "essentiel". Les retombées cliniques annoncées, de nouvelles approches contre le cancer, sont renvoyées au conditionnel.
Objectifs
Ce projet propose de s’appuyer sur l’imagerie d’animaux entiers afin (1) d’analyser l’organisation de la réponse immunitaire anti-tumorale et (2) d’identifier le mode d'action des cellules lymphoïdes innées (ILCs). Nous souhaitons identifier le rôle de chacune des populations cellulaires retrouvées au sein d'une tumeur afin d'évaluer leur contribution directe ou indirecte dans la réponse immunitaire. Nous nous intéresserons particulièrement aux réponses immunitaires impliquées dans les cancers « solides » qui représentent la majorité des cancers, et plus particulièrement ceux touchant l’intestin. Ce projet permettra d’apporter de nouvelles connaissances sur l’utilisation des ILCs dans les cancers primaires de l’intestin pour ainsi contribuer, au long terme à améliorer de la prise en charge et/ou le diagnostic des patients en clinique.
Bénéfices attendus
Nous proposons ici de caractériser au niveau moléculaire et cellulaire le mécanisme de surveillance immunitaire des cellules lymphoïdes innées dans un modèle tumoral et suite à un défi inflammatoire. Ainsi, nous obtiendrons une compréhension intégrée du système immunitaire dans des conditions normales et pathologiques. Ainsi, la compréhension du mécanisme qui régule les premières phases de l'immunité innée contre la progression tumorale pourrait conduire à de nouvelles approches thérapeutiques pour prévenir ou améliorer l'espérance de vie après la tumorigenèse.
Procédures
La greffe tumorale consistera à une intervention chirurgicale de 15 minutes et les animaux seront sous surveillance quotidienne. Certains animaux subiront une intervention chirurgicale de 30 minutes pour effectuer l’imagerie et seront maintenus endormis pendant 2 à 4h.
Impact sur les animaux
Notre connaissance suggère que les souris rencontrent peu d’effets indésirables causés par la pousse tumorale. La localisation de la tumeur ne semble pas impacter leur mobilité, leur alimentation, leur pelage et leur comportement. L’injection de molécules que nous proposons d’étudier dans ce projet aura peu d’effets indésirables ou à court terme (24-72h).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils auront reçu initialement des cellules tumorales ou une chirurgie viscérale non opérable.
Remplacement
La validation de facteur des cellules lymphoïdes innées (ILCs) seront faites au préalable in vitro à l’aide des lignées cellulaires tumorales pour remplacer les animaux. Ces expériences pourront être effectuées dans des cultures cellulaires et nous permettront de déterminer des doses ou la cinétique sur laquelle nous souhaiterions étudier le mode d’action de ces potentiels molécules. Ces travaux nous permettront de réduire le nombre d’animaux que nous utiliserons par la suite pour identifier leur mode d’action. Néanmoins, les lignées cellulaires d’ILC humaines ou murines n’existant pas, les tests in vitro ne pourront pour le moment pas être réalisés. De plus, les modèles in vitro actuels ne permettent pas de récapituler la complexité des réponses immunitaires ayant lieues in vivo. De ce fait, nous avons recours aux animaux afin de décortiquer le mécanisme d’action des ILCs.
Réduction
D'après notre expertise issue des projets précédents et notre collaboration avec des statisticiens, nous avons déterminé́ le nombre d'animaux par groupe qui nous permettront d'utiliser les tests statistiques robustes. La nombre de souris nécessaire à l’expérimentation a été déterminée en tenant compte d’une réduction maximale du nombre d’individus tout en garantissant une significativité statistique des résultats. Les résultats seront analysés par des tests statistiques adaptés. Les animaux ne pourront pas être réutilisés car ils seront porteurs de tumeur(s). L'utilisation de l'imagerie sur l'animal vivant nous permet de réduire le nombre d'animaux utilisé car l'observation en temps réel permet d'acquérir plusieurs données à partir d’un un même animal, en observant les cellules immunitaires avant traitement, puis dans les heures qui suivent l'administration des traitements. Dans la mesure du possible, les expériences utilisant différentes techniques ex vivo seront effectuées sur les même animaux afin de limiter leur utilisation.
Raffinement
Pour épargner toute douleur, les animaux seront suivis quotidiennement fréquemment et des points limites (poil ébouriffé́, prostration, diarrhée) sont établis pour raffiner les procédures et soulager les animaux à l’aide d’analgésique ou de les mettre à mort si la souffrance persiste. Dans le cadre de la tumorigenèse intestinale, la tumeur ne pourra pas être mesurée au cours de l’expérimentation mais le volume tumoral sera mesuré après la mise à mort afin de contrôler la pousse tumorale. Le nombre de cellules tumorales injectées est volontairement faible afin de prévenir une pousse tumorale trop importante. L’injection se faisant dans la partie externe de l’intestin, l’animal qui n’aura aucune difficulté à bouger ou à s’alimenter. Concernant l’intervention chirurgicale pour la greffe de tumeur, l’animal sera administré en amont de l’opération avec une dose d’antalgique afin de minimiser la douleur et sera anesthésié sur plaque thermo contrôlée pour limiter la perte de chaleur corporelle. La cage sera supplémentée avec du gel hydrique et la litière pourra être remplacée par une litière en cellulose en post-chirurgie.
Choix des espèces
Le développement lymphocytaire et les réactions immunitaires sont des processus complexes. De façon générale, l’immunité nécessite plusieurs types de lymphocytes participants chacun dans une ou plusieurs interaction(s) directe(s) ou indirecte(s) avec un ordre spatio-temporel. De ce fait, les systèmes de culture in vitro actuels ne permettent pas de modéliser cet environnement complexe. De plus, il n’existe, pour le moment, aucune lignée cellulaire murine ou humaine de cellules lymphoïdes étudiées. Par conséquent, l’étude de ces processus nécessite pour l’instant l’utilisation d’animaux vivants. Cependant, la compréhension du mécanisme de développement cellulaire faite in vivo, nous permettra probablement d’établir de nouveaux modèles in vitro utilisant des lignées cellulaires afin de réduire la contribution animale. Par conséquent, le modèle murin est essentiel dans notre domaine de recherche. Tous les animaux utilisés dans ce projet de recherche seront adultes (>6 semaines). Notre étude s’effectue sur un système immunitaire adulte afin de se rapprocher au mieux de la clinique et des patients porteurs de ces cancers.
Effets à long terme d’une exposition à la nicotine pendant l’adolescence sur la prise de décision chez les souris adultes
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
1 216 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des chirurgies du crâne pour implanter des électrodes de stimulation et des fibres optiques et injecter des virus dans le cerveau, avant deux mois de tâches de prise de décision et un enregistrement neuronal terminal sous anesthésie. Le porteur signale des douleurs possibles liées aux craniotomies, des infections des sutures et des bagarres entre souris pouvant les blesser. Il justifie le recours à la souris par le fait que l'étude ne serait "réalisable que sur des animaux", et rattache les retombées, de futures pistes de traitement de l'addiction à la nicotine, au long terme.
Objectifs
L’exposition à la nicotine pendant le développement peut augmenter la vulnérabilité à l’addiction, vu que plus de 90 % des fumeurs adultes ont commencé à fumer pendant leur adolescence. Cependant, la manière dont la nicotine produit cette vulnérabilité reste peu connue, limitant ainsi notamment nos pistes d’intervention et de traitements visant à réduire l’usage de la nicotine. L'adolescence est une période où le cerveau est supposé subir une poussée de plasticité qui sous-tend en particulier l'émergence des aspects cognitifs, émotionnels et motivationnels des comportements chez l’adulte, qui sont tous liés à l'activité des neurones dopaminergiques (DA) de l’aire tegmentale ventrale (ATV). L'apprentissage par renforcement et la flexibilité comportementale sont des domaines comportementaux-clés, qui ont été largement associés aux changements d'activité des neurones DA. La flexibilité comportementale fait référence à la capacité d'abandonner des activités précédemment gratifiantes pour explorer de nouvelles stratégies lorsque les conditions environnementales changent. L'exploration est un processus adaptatif important qui permet de découvrir des alternatives plus avantageuses. En particulier, l'exploration peut être orientée vers des options incertaines, puisque la réduction de l'incertitude a une valeur informative. La flexibilité comportementale est donc un comportement-clé dans le cadre de la vulnérabilité à l’addiction, qui peut être changée par l’exposition à la nicotine pendant l'adolescence. D’un point de vue fondamental, ces travaux visent donc à améliorer notre compréhension des effets de la nicotine sur le développement du système dopaminergique pendant l’adolescence, et les effets à long terme d’une exposition à la nicotine pendant cette période sur la prise de décision chez les adultes. De manière importante, si l’exposition à la nicotine pendant l’adolescence produit des changements dans la prise de décision quand ces souris atteignent l’âge adulte, nos résultats nous permettront aussi d’envisager de développer des interventions visant à réduire la vulnérabilité à l’addiction à la nicotine.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mettre en lumière les voies neuronales spécifiques de la vulnérabilité individuelle face aux substances addictives et de comprendre comment celles-ci sont impactées par l’usage de nicotine pendant l’adolescence. De nombreuses pathologies sont associées à un déficit d'adaptabilité, et elles sont liées à la prise de la nicotine pendant l’adolescence, qui – bien qu’étant un enjeu de santé majeur en France- se généralise avec l’introduction des « e-cigarettes ». Une meilleure compréhension de ces mécanismes, notamment à un niveau comportemental et physiologique permettra d'appréhender efficacement les cibles cellulaires en vue de traitements futurs face à cet enjeu sociétal majeur.
Procédures
Une biopsie d’oreille et/ou de queue va être réalisée sur les souris transgéniques. Les souris subiront des procédures chirurgicales en vue d'implantater d'électrodes de stimulation electriques, mais aussi d'injecter des adenovirus-associés (AAV) permettant l'expression de gènes spécifiquement dans le cerveau, et de fibres optiques afin d'enregistrer l'activité neuronales. Tous les chirurgies durent environ 1h chacune. Les chirurgies d'injection d'AAV et d'implantation sont séparées car l'expression d'un AAV au sein du cerveau est d'environ 3-4 semaines. Ainsi, afin d'éviter d'abimer les électrodes et les fibres implantées, celles-ci seront implantées 2-3 semaines plus tard, augmentant grandement les chances d'avoir des résultats exploitables à l'enregistrement. Le comportement des animaux sera évalué durant 2 mois environ, et à la fin les animaux seront anesthésiés et un enregistrement unitaire de neurones sera effectué. A la fin de l'enregistrement, la souris sera euthanasiée sans être réveillée.
Impact sur les animaux
Les souris transgéniques pourront connaître un inconfort transitoire lors du prélèvement rapide des biopsies. Les souris qui subiront des neurochirurgies peuvent éventuellement avoir des douleurs associées aux craniotomies effectuées sur l'os mais aussi au niveau des sutures. Des infections au niveau des sutures peuvent également survenir. Des bagarres entre souris blessant superficiellement ou gravement certaines souris peuvent aussi survenir. Il peut également y avoir des effets indésirables liés à la stimulation électrique ou optogénétique, pouvant troubler l'activité locomotrice des animaux.
Devenir
A l'issue des procédures, tous les animaux seront euthanasiés. - Soit directement à la fin de la procédure en tant qu'étude électrophysiologique – Soit si des points limites sont atteints, - Soit que pour extraire le cerveau de l'animal pour l'étudier. En effet, nous prélevons systématiquement le cerveau de tous les animaux testés afin de confirmer la bonne expression des virus injectés dans le cerveau et l'emplacement des électrodes/fibres implantées. Cette confirmation est indispensable comme contrôle pour prouver que l'enregistrement ou la manipulation de l'activité neuronale est bien liée à la zone cérébrale étudiée. Donc on étudie les cerveaux de tous les animaux utilisés dans ces expériences après leur mort.
Remplacement
Notre projet vise à étudier la complexité́ du comportement de la souris. Le découplage et la corrélation entre comportement et neurophysiologie est aussi une composante majeure de ce projet. Cette étude n’est donc réalisable que sur des animaux.
Réduction
Le nombre d'animaux, pour ce projet, est déterminé sur la base d'une littérature vaste et robuste dans des domaines similaires ainsi que les tests de puissance statistique. Afin de réduire l'utilisation de souris au minimum, nous nous imposerons un cahier des charges strict. Pour ce faire, les procédures ont été pensées pour qu'une même souris puisse passer dans un nombre maximum d'expériences afin de réduire l'utilisation de nouveaux animaux pour chaque expérimentation. Vu que notre projet porte sur les variations inter-individuelles en identifiant les stratégies idiosyncratiques/personnalisées de souris, un nombre minimum de 50 animaux par groupe pour les expériences comportementales est nécessaire pour atteindre la puissance statistique pour pouvoir comparer ces variabilités. Pour les expériences ne concernant que l’électrophysiologie, notamment en procédure 5, on peut réduire le nombre de souris nécessaires vu que l’analyse est faite par groupe et pas par individu. Pour ces expériences, le nombre de souris nécessaire pour une puissance statistique est 20.
Raffinement
Les animaux seront habitués aux taches comportementales progressivement pendant la première semaine de conditionnement. Pour faciliter l’habituation des animaux aux manipulations et aux environnements de test, les animaux seront toujours tenus en « berceau » c’est-à-dire sortis de leur cage en glissant les mains ouvertes sous la souris pour la transporter entre les environnements sur les mains ouvertes. Toutes manipulations par la queue de la souris seront évitées. Pour la gestion de la douleur, les souris vont être examinées par le même expérimentateur chaque jour, dès le jour de leur chirurgie. Des points limites adaptés aux procédures ont été définis entrainant une réponse appropriée. Cependant, des bagarres entre animaux peuvent aussi arriver, blessant superficiellement ou gravement certaines souris. Si l'étendue des blessures n'est pas trop grave, des soins seront apportés aux souris blessées (en fonction de la grille d’évaluation) et celles-ci seront isolées le temps de la récupération. Une fois le regroupement effectué, les souris seront surveillées pendant quelques heures pour observer tout comportement agressif envers l'animal préalablement blessé. Si certains effets indésirables liés à la stimulation électrique ou optogénétique sont constatés, la stimulation sera immédiatement arrêtée et l'animal laissé au repos. Les critères d'arrêt surtout pour les phases post-opératoires concernent des signes de douleurs accrues constatés.
Choix des espèces
La souris a été choisie car le système dopaminergique mésocorticolimbique est bien conservé chez l'ensemble des mammifères et en particulier chez les rongeurs par rapport à l'Homme, anatomiquement et fonctionnellement. En addition, il y a une période adolescente bien marquée chez la souris, ce qui n'est pas le cas chez les espèces comme les invertébrés, les poissons ou encore les oiseaux. Ces deux points indiquent que les souris sont l’espèce idéale pour ce projet. De plus, la génétique de la souris offre des outils de modulations des réseaux neuronaux, difficilement accessibles chez d'autres modèles. Ces outils génétiques sont des moyens de moduler les réseaux neuronaux (par exemple l'utilisation d'organismes génétiquement modifiés permet l’invalidation d'un gène, sa réexpression ciblée en utilisant l’optogénétique) difficilement accessibles même chez d'autres mammifères, tels que le rat ou le singe. Les souris sont considérées juvéniles lorsqu'elles sont à moins de 21 jours après la naissance, l'adolescence commence quand les souris sont naturellement sevrées environ 21 jours après la naissance. L'âge adulte est atteint quand les souris complètent leur maturation sexuelle et hormonale à environ 60 jours après la naissance. Des animaux âgés de 3 semaines sont utilisés pour les pré-traitements nicotiniques et les expériences, mais toutes les étapes de chirurgie, conditionnement comportemental, et neurophysiologie/euthanasie ne sont réalisées qu’une fois atteint l'âge adulte.
Etude de la biologie des tumeurs pédiatriques et développement de nouvelles approches thérapeutiques.
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
1360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent une greffe de fragments de tumeurs d'enfants ou une injection de cellules tumorales, puis des injections répétées et des prélèvements sanguins, pour étudier le sarcome d'Ewing et tester des traitements. Le porteur décrit des greffes et injections jugées peu gênantes et des prélèvements sanguins brièvement douloureux. Sur le remplacement, il affirme que ces modèles reproduisant l'écosystème tumoral sont les seuls proches des tumeurs de patients et restent nécessaires avant les essais chez l'humain.
Objectifs
Les tumeurs pédiatriques sont rares, puisqu’en France, un enfant sur 440 va développer un cancer avant l’âge de 15 ans, mais elles représentent 28 % de la mortalité enfantine ce qui en fait la 2e cause de décès chez les 1-14 ans après les accidents. Le sarcome d’Ewing est la seconde tumeur osseuse maligne pédiatrique la plus fréquente après l’ostéosarcome et touche environ 80 à 100 nouveaux patients par an en France. Malheureusement, 20 % des patients présentent des métastases au diagnostic ce qui diminue drastiquement leur chance de survie. Génétiquement, le sarcome d’Ewing a bien été caractérisé et est lié à une fusion entre deux gènes, aboutissant à l’expression d’une protéine anormale. Cependant, les mécanismes d’action de cette protéine dans la transformation tumorale doivent encore être élucidés. Afin de comprendre cette transformation tumorale et identifier les meilleures pistes thérapeutiques pour ces patients, l’utilisation des modèles animaux est primordiale pour nos projets. Nous utilisons des modèles de PDX (patient derived xenograft) qui sont générés après une greffe chez la souris d’un fragment de tumeur issu de patients. A l’heure actuelle, ces modèles animaux n’ont pas d’équivalence qui leur permettrait d’être remplacés par des approches alternatives de type in vivo puisqu’ils sont les seuls qui se rapprochent le plus de la tumeur de patients. . L’objectif du projet est d’identifier les mécanismes qui sont impliqués dans la transformation tumorale et de mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont : - la génération de nouveaux modèles d’étude de cancers pédiatriques (PDXs ainsi que de nouvelles lignées cellulaires dérivées de PDX) qui sont limitants aujourd’hui. En effet, les modèles de PDX nous permettent d’obtenir du matériel tumoral suffisant pour réaliser nos études puisque nous ne pouvons pas les effectuer sur les tumeurs de patient, vu la quantité de matériel obtenue et la rareté des échantillons. De plus, les modèles PDX sont les seuls modèles qui se rapprochent le plus aux tumeurs de patient. - Etudier la structure 3D de la chromatine sur ces échantillons de PDX pourra générer un maximum de données qui seront primordiales à la compréhension de la biologie des tumeurs d’Ewing et des Ewing-Like. Ces résultats et analyses vont nous permettre de répondre à nos questions biologiques et par la suite, ces données pourront être utilisées par toute la communauté scientifique afin de répondre à leur propre hypothèse. - La validation des nouvelles molécules identifiées sur des modèles de PDX. En effet, les découvertes qui seront réalisées grâce à ces nouvelles technologies et grâce au criblage in vitro, vont nous permettre l'identification de nouvelles molécules. Il sera donc important de valider ces dernières in vitro sur des cellules dérivées de PDX et in vivo sur des modèles de xénogreffe/PDX avant de passer aux tests cliniques chez l’homme.
Procédures
Une partie des souris de ce projet sera opérée sous anesthésie (1 fois) pour recevoir un fragment tumoral en sous-cutanée au niveau du dos (durée de l’anesthésie : 15 min). Certains de ces animaux seront ensuite traités à raison de 3 injections par jour (injections des traitements en sous-cutanée sur animaux vigiles) ou de 2 fois par jour pour les traitements administrés par voie orale (durée de chaque geste inférieure à 10 sec). La durée du traitement variera en fonction de la molécule administrée et sera en accord avec la littérature. Des prélèvements de sang seront réalisés sur les animaux vigiles à raison d’une fois par semaine. (durée du geste inférieure à 30 sec) Une autre partie des souris sera injectée avec des cellules tumorales par voie sous-cutanée aux animaux anesthésiés (1 fois – durée de l’anesthésie inférieure à 1 min). Certains de ces animaux seront ensuite traités à raison de 3 injections par jour (injections des traitements en sous-cutanée sur animaux vigiles) ou de 2 fois par jour pour les traitements administrés par voie orale (durée de chaque geste inférieure à 10 sec). La durée du traitement variera en fonction de la molécule administrée et sera en accord avec la littérature. Des prélèvements de sang seront réalisés sur les animaux vigiles à raison d’une fois par semaine (durée du geste inférieure à 30 sec)
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues au cours de la greffe de fragments tumoraux seront celles liées à l’incision de la peau sur des animaux anesthésiés (gène d’intensité faible et de courte durée). Suite à ces greffes, les souris développeront des tumeurs en sous cutanée au niveau du dos qui ne devraient pas induire de gêne particulière. Les nuisances attendues lors des injections de cellules tumorales seront celles à l’injection de produits non toxiques et non douloureux (gène d’intensité faible, de courte durée). Suite à ces injections, les souris développeront des tumeurs en sous cutanée au niveau du flanc qui ne devraient pas induire de gêne particulière. Les prélèvements de sang au niveau de la joue entraineront une douleur de courte durée liée à la piqûre elle-même. Les nuisances attendues lors de l’administration des traitements seront celles liées à l’injection de produits non douloureux et non toxiques dans l’abdomen des souris.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem.
Remplacement
L'utilisation de modèles pré-cliniques pertinents de la maladie est nécessaire, pour étudier les mécanismes qui sont impliqués dans la transformation tumorale et de mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques. En particulier, l'utilisation de la souris qui est un organisme vivant, mammifère intégré et autonome, présente de nombreuses similitudes avec l’homme. L’évaluation de nouvelles approches thérapeutiques ne peut se limiter à des expériences in vitro. En effet, nous réalisons d’ores et déjà pour nos différentes études des expériences in vitro pour tester par exemple des molécules sur des lignées cellulaires. Aussi, nous réalisons en collaboration, des expériences ex-vivo en microfluidique en utilisant des cellules dérivées de PDX. La microfluidique permet de miniaturiser l’expérience afin de tester un grand nombre de molécules avec peu de cellules ce qui permet de réduire le nombre de souris à utiliser pour ces tests. Nous effectuons également des expériences sur des tumeurs de patients pour caractériser l’expression des gènes. Cependant, la rareté des échantillons humains et la faible quantité obtenue ne nous permettent pas de réaliser des expériences complémentaires sur ces échantillons. D’où l’importance d’utiliser ces - modèles murins, reproduisant au mieux la complexité de l’écosystème tumoral, incluant cellules tumorales et cellules du microenvironnement, avant d’envisager des tests chez l’Homme dans le cadre d’essais cliniques.
Réduction
Toutes les précautions seront prises pour réduire le nombre d’animaux utilisés, tout en assurant une valeur significative des résultats obtenus. Les tests préliminaires in vitro permettent de limiter le nombre de molécules à tester sur les souris. Le nombre minimum d’animaux qu’il faut utiliser pour répondre aux questions posées a été calculé pour obéir aux minima nécessaires à des analyses statistiques valides, condition nécessaire pour une interprétation biologique des résultats.
Raffinement
Les souris recevront anesthésique et analgésique au moment de la greffe. En accord avec les recommandations internationales dans le domaine de la cancérologie, lors des greffes ainsi que des traitements, les animaux auront une surveillance accrue afin d'assurer leur bien-être. Une observation et une notation de leur état général seront évaluées de façon objective en utilisant une grille de score. Les expérimentations sont arrêtées dès l'atteinte d'un point-limite.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent pour les expériences menées en oncologie. En effet, les souches murines sont parfaitement définies (modèles génétiquement modifiés, souches immunodéprimées permettant le développement de tumeur d'origine humaine) et présentent une parenté biologique avec l’Homme (génome murin/humain, physiologie). Ceci est vrai pour la tumeur que nous étudions, à savoir le sarcome d’Ewing. Nous utilisons des modèles PDXs reproduisant la diversité des tumeurs de patients. Dans le contexte préclinique du cancer, les PDXs reconstituent l’écosystème tumoral avec ses différentes composantes, incluant cellules tumorales et autres cellules présentes de la tumeur tel qu’il existe chez les patients. Nous travaillons sur des cancers qui atteignent des individus entre l'enfance, l'adolescence et les jeunes adultes. De ce fait, nous serons amenés à utiliser des animaux âgés de 5 semaines (réception de souris âgées de 4 semaines, utilisation après une semaine d’acclimatation) à 8 semaines afin de pouvoir mimer le stade de développement de ces tumeurs pédiatriques.
Etude de souris avec déficits partiels de l’hydrolyse de l’acétylcholine
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Multisystémique
- Oncologie
- Système gastrointestinal
- Système musculosquelettique
560 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Aucun geste expérimental ne leur est infligé, la souffrance provenant des modifications génétiques elles-mêmes, qui produisent un retard de croissance, un nanisme et des faiblesses musculaires, certaines souris ne survivant pas au sevrage. Le projet étudie deux enzymes qui dégradent un neuromédiateur, avec pour horizon les inhibiteurs médicaux et les gaz neurotoxiques. Sur le remplacement, le porteur affirme que la fatigabilité musculaire et la communication entre organes ne peuvent être reproduites en culture cellulaire.
Objectifs
L’acétylcholine est une molécule de communication locale entre neurones (neuromédiateur) mais aussi une molécule de communication à l’extérieur du système nerveux. Nous cherchons à comprendre les fonctions de deux cholinestérases qui détruisent très efficacement l’acétylcholine. Dans les jonctions neuromusculaires, ces deux enzymes sont localisées dans des domaines différents et contrôlent la fatigabilité des souris. Nous utilisons des approches génétiques sophistiquées pour établir une nouvelle voie de signalisation contrôlée par ces enzymes dans cette synapse et montrer son importance dans la fatigabilité. Au niveau de l’animal entier, ces deux cholinestérases jouent des rôles complémentaires probablement pour maintenir les réseaux de communications par l’acétylcholine relativement indépendants. Nous utilisons des approches génétiques sophistiquées pour établir que les muscles pourraient être une source d’acétylcholine qui interfère avec des fonctions physiologiques autres que la motricité.
Bénéfices attendus
Les inhibiteurs de cholinestérases sont largement utilisés (Alzheimer, myasthénie, anesthésie, syndrome du golfe) et provoquent beaucoup d’effets indésirables. Des pesticides et des armes de destruction massive (gaz neurotoxiques sarin VX novitchok) sont aussi des inhibiteurs de cholinestérases et sont extrêmement toxiques. En comprenant les fonctions respectives des deux cholinestérases dans le contrôle du niveau d’acétylcholine dans les systèmes nerveux et en dehors des systèmes nerveux, nous devrions pouvoir 1) sélectionner de nouveaux inhibiteurs pour le traitement des maladies neuromusculaires ou pour les anesthésies; 2) proposer de nouvelles prises en charge des intoxications par des pesticides ou des gaz neurotoxiques.
Procédures
Aucune. Les animaux présentent des altérations fonctionnelles d'origines génétiques.
Impact sur les animaux
Les résultats préliminaires obtenus dans notre laboratoire ainsi que sur les lignées transgéniques publiées ont montré que les nuisances pour les souris sont variables en fonction des génotypes mais concernent principalement un retard staturo-pondéral et des faiblesses musculaires. Nous anticipons qu’une partie des lignées aura un développement incomplet jusqu’à l’âge adulte. Ces phénotypes ont été observés avec des souris sans la protéine AChE ou souris sans les protéines AChE et BChE. Les souriceaux de ces lignées seront étudiés dans la période périnatale (P0-P1) et en fin de développement embryonnaire. Certaines souris ne survivent pas après le sevrage et seront étudiés à P13-P15. L’autre partie de lignées développées pourront développer des atteintes du fonctionnement de la communication neuromusculaire mais peuvent se développer jusqu’à l’âge adulte. Elles sont actives, se nourrissent dans la mangeoire. La respiration basale s’est adaptée et les souris vivent plus d’un an. Ces souris présentent une fatigabilité notable, une faiblesse musculaire qui ne permet pas à la souris de rester accrocher à une barre. Elles sont plus petites à partir de 7-8 jours de développement post-natal et ce nanisme persiste à l’état adulte. Les mécanismes impliqués sont probablement nombreux (thermorégulation, métabolisme, digestion, circulation).
Devenir
Les animaux seront tous mis à mort afin de procéder à des analyses histologiques
Remplacement
Objectif 1 La fatigabilité est une notion qu’il est difficile d’explorer ex-vivo car les stimulations nerveuses utilisées ex-vivo pour contracter un muscle ne reproduisent pas le profil d’activations utilisé dans la réalisation de ses mouvements. La fatigabilité n’est pas simplement liée à la force maximale développée par un muscle. Objectif 2 Le retard de croissance dans les différents mutants de souris résulte probablement d’une communication entre organes, l’ACh qui s’échappe des muscles, interfère avec des communications médiées par l’ACh entre les cellules variées dans d’autres organes. Cette communication ne peut pas être reproduite en culture cellulaire ou organoïde. La modélisation est impossible en absence de connaissance 1) du niveau de la fuite potentielle d’ACh à partir des muscles (hypothèse), 2) des cibles possibles : cardiorespiratoires, vasculaire, digestives, inflammatoires ; 3) des conséquences sur le métabolisme ; de la dynamique de l’ACh dans le milieu intérieur.
Réduction
Les études sur l’ACh sont conduites jusqu’à présent en utilisant des inhibiteurs des cholinestérases, ces approches nécessitent l’utilisation de différentes doses d’inhibiteurs et donc de nombreuses cohortes d’animaux. Les interprétations sont difficiles car les inhibiteurs peuvent avoir d’autres cibles que les enzymes visées. Nous développons ici des approches génétiques pour utiliser moins d’animaux. Pour l’objectif 1, chaque souris est son propre contrôle. Le suivi longitudinal des souris dans leur cage d’élevage limite le nombre d’animaux. Pour l’objectif 2, une approche systématique permettait de produire 48 génotypes, nous proposons de produire une moitié de ces génotypes (24), et les avons soigneusement choisis afin qu’ils soient pleinement exploités pour valider notre hypothèse.
Raffinement
Pour étudier spécifiquement les questions liées aux conséquences de l’ACh endogène, nous avons développé des approches génétiques sophistiquées, mutations ponctuelles dans une sélection de gène qui abolissent la fonction hydrolyse d’ACh et pas d’autres propriétés du gène AChE, délétion de courte séquence dans le génome pour limiter les modifications chromosomiques. Nous avons aussi sélectionné des lignées parmi toutes les combinaisons alléliques possibles, pour lesquelles le retard de croissance devrait être visible de façon précoce et touchera tous les animaux nés. Nous utilisons des conditions propices à l’élevage des souris. Les croisements sont conduits avec un mâle et une femelle en élevage continu.
Choix des espèces
La souris est un mammifère qui permet d’aborder la dynamique de l’ACh dans l’organisme, 1) L’ACh est le neuromédiateur des muscles chez la souris comme chez l’homme (une source majeure d’ACh); 2) il est possible de créer des modèles génétiques afin de modifier précisément la fonction, la production ou la localisation des enzymes de dégradation de l’ACh. Objectif 1 Souris adultes âgées de 2 à 9 mois. Objectif 2 Jeunes à P0et à P13.
Injection de vésicules liposomales dans le traitement des lymphomes et des leucémies sur des modèles murins
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
322 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules de lymphome ou de leucémie puis des injections de vésicules liposomales, pour tester un candidat traitement contre ces cancers du sang. Le porteur indique que les animaux peuvent présenter fatigue, pâleur, difficultés à s'alimenter et signes d'aplasie de la moelle. Sur le remplacement, il affirme avoir déjà validé les composés in vitro et conclut qu'à ce stade préclinique le recours aux méthodes sans animaux "n'est plus possible".
Objectifs
Les Lymphomes et les leucémies sont des cancers des cellules du tissu hématopoïétique caractérisé par un blocage de maturation et une prolifération excessive des cellules cancéreuses. Près de la moitié des cancers du sang sont des lymphomes. Ce sont des cancers du système lymphatique, avec environ 80 % de lymphomes non hodgkinien (LNH) et 20% de lymphomes hodgkiniens (LH). Les lymphomes se caractérisent par la prolifération excessive des lymphocytes (B, le plus souvent, ou T) au niveau des ganglions, du foie, de la rate et plus rarement d'autres organes. Ils provoquent une augmentation de leur taille. La Leucémie Aiguë Lymphoblastique (LAL) concerne les cellules de la lignée issue du progéniteur lymphoïde. Elle représente environ 1,5 nouveau cas pour 100.000 habitants par an, soit environ 1000 nouveaux cas par an en France. Elle se déclare en majorité chez l’enfant de 2 à 5 ans, 75% des malades ont moins de 18 ans, et représente 30% des cancers de l’enfant. La LAL est une maladie hétérogène qui touche les précurseurs des lymphocytes T ou B dans respectivement 25% et 75% des cas. Malgré les améliorations des traitements actuels chez l’homme, les taux de rechute restent élevés. Ainsi, pour réduire l’intensité de la chimiothérapie et traiter avec succès les patients en rechute, il est encore nécessaire de développer de nouvelles thérapies. Nous avons identifié de nouveaux candidats thérapeutiques (immunoliposomes et liposomes biologiques) susceptibles d’être utilisés dans le traitement de ces pathologies. Nous les avons validés dans un premier temps par des méthodes alternatives, à l’aide d’outils in vitro. Nous souhaitons maintenant étudier leurs efficacités dans cette étude préclinique in vivo. Pour cela, nous allons utiliser des modèles murins incluant des xénogreffes de cellules humaines (lignées cellulaires humaines déjà établies) dans des souris immunodéficientes, ou des greffes de cellules leucémiques humaines et lymphomateuses murines (lignées cellulaires murines déjà établies) dans des souris. Lors de cette étude préclinique, les souris seront traitées avec les immunoliposomes afin d’étudier leurs effets sur l’activation de l’immunité antitumorale et le ralentissement de la croissance tumorale.
Bénéfices attendus
En effectuant des expérimentations in vitro sur nos modèles de leucémie et de lymphomes, nous avons identifié de nouveaux composés (Immunoliposomes artificiels) qui bloquent la prolifération des cellules cancéreuses. Après avoir validé in vitro leurs actions, nous souhaitons maintenant tester leurs efficacités sur nos modèles murins in vivo lors d’études précliniques. Le bénéfice attendu du projet concerne la découverte de nouvelles stratégies thérapeutiques moins intenses et susceptibles d’être utilisées dans le traitement des leucémies et des lymphomes et leurs rechutes.
Procédures
Pour les lymphomes, les animaux seront soumis à des implantations de cellules lymphomateuses par des injections sous cutanées (s.c.) sur leur flanc sous anesthésie générale. Une seule injection est prévue par souris, (durée de 30 secondes). Après la greffe, des injections par voie intra-veineuses (i.v.) d’immunoliposomes (2 injections par souris sont prévues, à J6 et J9, durée par injection de 5 secondes sur souris vigile). Un prélèvement de sang à partir de la veine de la queue (un seul prélèvement par souris, 1 à 2 gouttes soit au maximum durée de 1 minute) sera réalisé Pour les leucémies, les animaux seront soumis à des transplantations de cellules leucémiques par des injections intraveineuses (i.v.) (une seule injection d’une suspension tumorale est prévue par souris, durée totale de 5 secondes sur souris vigile). Après la transplantation, des injections par voie intraveineuses (i.v.) d’immunoliposomes (3 injections par souris sont prévues, à J15, J20, J25 , durée par injection de 5 secondes sur souris vigile). Un prélèvement de sang à partir de la veine de la queue (un seul prélèvement par souris, 1 à 2 gouttes, durée de 1 minute) sera réalisé à J35 jours après la transplantation.
Impact sur les animaux
. Dans moins de 1% des cas, une nécrose de la tumeur peut être observée. les souris peuvent présenter un état de fatigue et une couleur pâle de la peau au niveau des oreilles et aux extrémités des pattes avants et arrières. , elles pourront avoir des difficultés pour s’alimenter , montrer des signes d’aplasie médullaire, Les injections peuvent provoquer un stress.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort après la procédure.
Remplacement
Pour remplacer des modèles animaux, il est parfois possible de travailler sur des cellules ou des tissus (in vitro). Le recours aux modèles in vitro doit être l’objectif du chercheur si son expérimentation le permet. Les immunoliposomes et les liposomes biologiques que nous allons tester dans ce projet préclinique ont d’ores et déjà été testés in vitro par des méthodes alternatives, sur des lignées cellulaires. Ceci nous permet d’être sûr que les composés qui vont être étudiés in vivo sont fonctionnels sur les cellules cancéreuses. Il nous faut maintenant valider sur des études précliniques in vivo l’efficacité de ces molécules et le remplacement par des méthodes alternatives n’est plus possible à ce stade du projet de recherche.
Réduction
Dans ce projet, nous allons diminuer le nombre d’animaux utilisés à des fins de recherche. S’il est essentiel d’utiliser le plus petit nombre d’animaux possible, il faut néanmoins éviter que cet effort de réduction nuise à la fiabilité des résultats. Une réflexion biostatistique a alors été intégrée à la construction de ce projet. Pour les tests, nous utiliserons des groupes de de 7 souris afin d’effectuer des tests du Logrank, pour les tests sur la viabilité cellulaire, nous utiliserons des groupes de 5 souris afin de réaliser des tests de Student (t test ou ANOVA).
Raffinement
Afin de réduire, supprimer ou soulager la douleur ou la détresse des animaux, et ainsi améliorer leur bien-être, en amont des expériences, nous allons planifier les protocoles nous allons aussi planifier et établir les points limites (ou critère d’arrêt anticipé) de la procédure. Afin de limiter le stress des animaux, ils sont placés par groupe de 5 à 10 dans des cages agrémentées d’éléments en carton ou en plastique leur permettant de se regrouper dans un nid. La litière des cages est changée une fois par semaine et les animaliers veillent quotidiennement à ce que les animaux ne manquent ni d’eau, ni de nourriture. Afin qu’une prise en charge des animaux puisse se faire le plus rapidement possible, nous communiquerons les points limites au personnel de l’animalerie. Après le prélèvement de sang et les injections, nous donnons des soins adéquats, la queue de la souris en légèrement pincée pendant 30 secondes pour éviter tout saignement. Les souris pour lesquelles nous avons prélevé le sang ou injecté sont placées dans une nouvelle cage et dans une litière propre. Une surveillance des animaux sera également réalisée par les expérimentateurs tout le long de la procédure (au minimum 2 fois par semaine puis tous les jours à l’approche du J35 ). Nous avons établi les points limites de nos procédures expérimentales. Les procédures d’euthanasie appropriées seront appliquées des lors où un des points limites est observé.
Choix des espèces
Pour qu’un nouveau traitement puisse être commercialisé, il est nécessaire de mener des études précliniques et cliniques, afin de prouver son efficacité, d'optimiser les dosages mais aussi d'identifier ses effets indésirables possibles. Les études précliniques nécessitent d’avoir recours à des animaux. Nous disposons d’échantillons de cellules lymphomateuses qui sont des lignées cellulaires murines établies et commercialisées et de cellules leucémiques provenant de patients que l’on peut transplanter à des souris immunodéficientes sans crainte de rejet de greffe. L’hématopoïèse et la leucémogénèse des souris (A1, mus musculus) est l’une de celle qui se rapproche le plus de l’homme. L’infiltration des cellules leucémiques dans la moelle osseuse ainsi que dans la rate reproduit la physiopathologie de la maladie. Nous utilisons des souris, car nous possédons des modèles de xénogreffes reproduisant de façon assez fidèle le développement des leucémies humaines. C’est pourquoi l’étude de l’immunité anti tumorale des souris est en effet celle qui se rapproche le plus de l’homme. Les animaux âgés entre 2 et 5 mois seront utilisés, ceci correspond à un âge optimal pour la greffe des cellules lymphomateuses sur le flanc des animaux et des cellules hématopoïétiques saines et leucémiques.
Etude de la réponse du pathogène opportuniste humain Staphylococcus aureus au niveau des abcès à la suite d’une infection locale et systémique
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
250 souris femelles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles sont infectées par le staphylocoque doré, par voie sanguine ou sous la peau, pour étudier la compétition pour les métaux entre la bactérie et l'hôte, avant d'être tuées pour prélever les tissus. Le porteur indique que l'infection générale peut provoquer une perte de poids marquée, une baisse d'activité et des variations de température, et que l'infection cutanée forme une plaie purulente dès le troisième jour. Sur le remplacement, il affirme que la réponse immunitaire coordonnée "ne peut être étudiée qu'au sein de l'animal".
Objectifs
Les métaux comme le fer et le manganèse sont des micronutriments cruciaux pour toutes formes de vie. L'hôte exploite ce besoin comme une arme contre l'infection, privant les organismes pathogènes comme le staphylocoque doré de ces ressources essentielles à sa survie lors d'un processus appelé "immunité nutritionnelle". Le projet vise à étudier le combat pour l’accès aux métaux entre l’hôte et le pathogène et comprendre comment S. aureus échappe à l’immunité nutritionelle. Afin d’identifier les facteurs impliqués dans l’adaptation aux changements de disponibilité en métaux, nous suivrons les réponses des deux protagonistes au cours de l’infection. Les niveaux de métaux variant selon l’organe infecté, nous utiliserons des modèles d’infection locale (infection de la peau) et systémiques (infection générale).
Bénéfices attendus
Les scientifiques du monde entier cherchent à développer de nouvelles stratégies pour lutter contre les bactéries pathogènes devenues résistantes aux antibiotiques actuels comme le staphylocoque doré. Ce dernier est une menace majeure pour la santé humaine et l'une des causes les plus courantes d'infections bactériennes. Une approche prometteuse est de perturber/empêcher l’accès du pathogène aux ressources essentielles telles que les métaux. Cependant, afin de développer et parfaire ces nouvelles approches thérapeutiques, mais aussi de limiter l’apparition de mécanismes de résistance, une compréhension détaillée des interactions complexes entre l’hôte et le pathogène pendant l'infection est essentielle. Ceci est particulièrement important au niveau des abcès car ils sont les principaux contributeurs à la pathogénicité du staphylocoque doré. En effet, il s’agit de réservoirs difficilement accesibles aux antibiotiques qui favorisent les infections chroniques chez l'Homme. Cette étude permettra donc d’établir une base solide pour le développement de nouveaux antibiotiques ciblés.
Procédures
Un groupe subira une injection intraveineuse sous anesthésie d'une durée de 5 minutes. Un autre groupe subira une injection sous la peau sous anesthésie d'une durée de 5 minutes puis 1 à 3 anesthésies d'une durée de 15 minutes pour suivre le processus infectieux.
Impact sur les animaux
Lorsque les souris sont infectées par cette bactérie, elles peuvent ressentir une certaine douleur lors de l'injection. Toutefois, cette procédure sera effectuée sous anesthésie. En raison de l'infection générale, les souris peuvent souffrir d'une perte de poids significative, d'une baisse d'activité et d'hyperthermie, voire d'hypothermie dans une phase très avancée de l'infection. Lorsque les bactéries sont injectées sous la peau, une petite lésion cutanée se forme dans les 24 premières heures en raison de la réponse immunitaire de la souris. Au bout de 3 jours, la lésion est beaucoup plus grande, et une plaie se forme. Les souris peuvent potentiellement montrer une baisse d'activité et avoir une plaie purulente à partir du 3ème jour après l'infection.
Devenir
Les souris seront mises à mort afin de collecter les tissus/organes requis pour le projet.
Remplacement
L'utilisation d'un modèle animal telle que la souris est essentielle pour étudier les facteurs impliqués dans le combat entre le staphylocoque doré et l'hôte. En effet, la souris présente une réponse immunitaire bien caractérisée et proche de celle de l’Homme. Comme cette réponse implique l'action coordonnée de différents types de cellules de l’hôte, elle ne peut être étudiée qu’au sein de l'animal.
Réduction
Le nombre d'animaux a été réduit autant que possible tout en conservant un nombre suffisant pour une analyse fiable. L'utilisation de chaque animal sera optimisée en réalisant différents types d'analyses sur un même animal. Une étude pilote sera menée pour déterminer le nombre de cellules infectées obtenues par souris, afin d'utiliser le plus petit nombre possible d'animaux.
Raffinement
Le projet a été conçu en intégrant des mesures pour réduire le stress et, si possible, la souffrance des animaux. Une période d'acclimatation de 2 semaines est observée avant le début des expériences. De plus, les animaux seront logés en petits groupes d'individus compatibles dans des conditions contrôlées. Des méthodes pour réduire certains des effets du stress (objets de cellulose pour la nidification ou la mastication) seront mises en place sans toutefois interférer avec le déroulement de l'infection. Les animaux seront préalablement habitués à être manipulés dans un tunnel transparent afin de réduire leur stress. L'inoculation bactérienne sera effectuée sous anesthésie générale. Des points limites ont été établis pour soustraire l'animal à la souffrance.
Choix des espèces
Nous utiliserons des souris femelles agées de 7 et 10 semaines, modèle utilisé communément dans la littérature. Ceci permettra de comparer nos résultats aux études déjà réalisées. Le modèle d'infection des souris par le staphylocoque doré a été largement étudié et montre des signes similaires de maladie comparés aux infections humaines. Lorsque les humains contractent une infection grave à staphylocoques, ils peuvent avoir notamment des bactéries dans le sang et une formation d’abcès dans de nombreux organes. Ainsi, comme nous étudions la réponse immunitaire de l'hôte après une infection à staphylocoques, il est utile d'utiliser un modèle qui ressemble le plus possible au système immunitaire humain.