Éthologie / comportement / biologie animale

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Souris : 960
Souffrances
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Devenir
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 960

Une partie des souris porte des modifications génétiques de la réponse inflammatoire, dont le porteur veut mesurer l'effet sur la récupération après une lésion du système nerveux. 960 souris mâles et femelles vont être utilisées, dans des procédures que le porteur classe toutes au niveau de souffrance sévère. Sous anesthésie, elles subissent un traumatisme crânien ou une lésion de la moelle épinière, qui peut laisser des déficits locomoteurs et une difficulté à atteindre l'eau et la nourriture. Pendant trois mois, elles passent des tests de locomotion spontanée, de coordination motrice et de course sur tapis roulant, puis toutes sont tuées pour prélever le cerveau et la moelle épinière.

Objectifs

Le projet vise à étudier l’impact de la modification génétique de la réponse inflammatoire sur la récupération fonctionnelle après lésion traumatique du système nerveux central, incluant la lésion médullaire et le traumatisme cérébral, chez la souris adulte mâles et femelles. L’objectif principal est de déterminer comment certaines modifications génétiques associées à l'inflammation influencent la récupération motrice et la réparation des tissus endommagés par une lésion du système nerveux central. Les animaux subiront soit une lésion de moelle épinière, soit un traumatisme crânien sous anesthésie générale adaptée. Des évaluations fonctionnelles longitudinales seront réalisées à l’aide de tests fonctionnels standardisés, notamment des tests de locomotion spontanée, de coordination motrice et de course sur tapis roulant. Des analyses complémentaires seront effectuées à différents temps post-lésionnels afin d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la récupération fonctionnelle.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux comprendre les mécanismes inflammatoires impliqués dans la récupération fonctionnelle après ces lésions traumatiques du système nerveux central. Plus précisément, il vise à identifier le rôle de certaines voies inflammatoires et de modifications génétiques dans les processus de neuroinflammation, de réparation tissulaire et de récupération motrice. Les résultats attendus permettront d’améliorer les connaissances fondamentales sur les interactions entre cellules inflammatoires et tissu nerveux lésé après traumatisme du système nerveux central. Le projet pourrait également permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques susceptibles de limiter les déficits neurologiques et d’améliorer la récupération fonctionnelle. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de stratégies thérapeutiques innovantes ciblant la réponse inflammatoire post-traumatique, avec un potentiel intérêt translationnel pour les pathologies neurologiques traumatiques humaines. Le projet permettra également de générer des données précliniques utiles pour de futurs développements thérapeutiques et pour une meilleure compréhension des mécanismes de plasticité et de réparation du système nerveux central après lésion.

Procédures

Les animaux subiront soit un traumatisme cérébral expérimental, soit une lésion médullaire expérimentale sous anesthésie générale et analgésie adaptée. Des injections intrapéritonéales ou sous-cutanées seront réalisées au cours du protocole. Les animaux participeront également à des évaluations locomotrices, motrices et comportementales répétées pendant une période maximale de 3 mois. Les procédures chirurgicales dureront environ 20 à 45 minutes selon le modèle expérimental. Les tests comportementaux dureront entre quelques minutes et une quinzaine de minutes selon les évaluations réalisées. À l’issue du protocole, les animaux seront euthanasiés afin de réaliser des analyses histologiques, cellulaires et moléculaires.

Impact sur les animaux

Les animaux inclus dans ce projet pourront subir différentes nuisances liées aux procédures chirurgicales, aux injections, aux évaluations comportementales et aux prélèvements biologiques réalisés dans le cadre de ces modèles. Les principales nuisances attendues sont associées aux procédures chirurgicales réalisées sous anesthésie générale. Ces interventions peuvent entraîner une douleur postopératoire modérée, une diminution transitoire de l’activité spontanée, une perte de poids, une fatigue, une altération temporaire du comportement alimentaire ainsi que des déficits neurologiques et locomoteurs variables selon la sévérité de la lésion. Dans le modèle de lésion de moelle épinière, des troubles locomoteurs plus marqués, une diminution de la mobilité et une difficulté d’accès à la nourriture ou à l’eau peuvent être observés durant la période postopératoire. Les injections répétées (intraperitonéales, et sous-cutanées) peuvent provoquer un stress transitoire lié à la manipulation et à la contention, ainsi qu’une gêne locale limitée au site d’injection. Les tests comportementaux, locomoteurs et d’effort peuvent induire une fatigue transitoire et un stress modéré lié aux manipulations et à l’environnement expérimental.

Devenir

Mise à mort pour le prélèvement des tissus (cerveau, moelle épinière) en vue des analyses moléculaires ultérieures.

Remplacement

Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’étudier de façon intégrée les interactions entre la réponse inflammatoire, les mécanismes neurologiques et la récupération fonctionnelle après traumatisme cérébral (TBI) ou lésion médullaire (SCI). Les approches in vitro, ex vivo ou in silico ne reproduisent pas la complexité des interactions entre le système immunitaire, le système nerveux central et les fonctions locomotrices. La souris, notamment grâce à l’utilisation de lignées génétiquement modifiées, constitue un modèle indispensable et largement validé pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. En l’absence de méthode substitutive adaptée, le recours à l’animal est justifié.

Réduction

Le nombre d’animaux a été limité au strict nécessaire grâce à une analyse de puissance statistique a priori (α = 0,05 ; puissance = 80 %). Une approche longitudinale permettra de réaliser plusieurs évaluations chez un même animal afin de réduire les effectifs. Les animaux seront randomisés entre les groupes expérimentaux et des analyses statistiques adaptées aux mesures répétées seront utilisées. Plusieurs analyses seront réalisées à partir des mêmes tissus lorsque cela est possible. Des cohortes indépendantes restent toutefois nécessaires pour certaines analyses moléculaires et histologiques en raison de contraintes techniques liées aux différents modes de préparation des tissus.

Raffinement

Une période d’acclimatation de 7 jours sera respectée avant le début des expérimentations. Les animaux seront hébergés en groupes sociaux compatibles et bénéficieront d’enrichissements environnementaux adaptés. Une surveillance clinique quotidienne sera réalisée à l’aide d’une grille d’évaluation du bien-être et des points limites prédéfinis seront appliqués. Les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec analgésie préventive et postopératoire systématique. Les animaux bénéficieront d’un maintien de la température corporelle, d’une protection oculaire et d’une surveillance renforcée après chirurgie. Une alimentation adaptée sera mise à disposition si nécessaire. Les animaux seront progressivement habitués aux manipulations et aux dispositifs expérimentaux, et les tests locomoteurs seront réalisés selon des protocoles non aversifs. Toute fatigue excessive, blessure ou aggravation neurologique entraînera l’arrêt immédiat de la procédure concernée et une prise en charge adaptée.

Choix des espèces

Le choix de la souris permet donc de répondre à ces contraintes et nous permet aussi d’envisager l’emploi d’animaux transgéniques. Les animaux seront soumis au TBI à partir de p60 (âge adulte) et leur évolution sera suivie sur une période de 3 mois pour observer d'une part les effets à long terme du TBI et SCI au niveau comportemental et moléculaire et d'autre part l'impact des traitements proposés sur la récupération post-lésionnelle.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 220
Souffrances
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Devenir
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Les 40 brebis donneuses sont transportées deux heures, reçoivent une éponge vaginale et dix injections, puis sont tuées pour que les embryons soient collectés dans leur utérus. 120 brebis receveuses subissent une chirurgie sous anesthésie générale pour le transfert de ces embryons mâles, et 30 des gestantes passent tout le dernier mois de gestation à 30 °C le jour, avec un risque d'avortement ou de mise bas précoce selon le porteur. 220 moutons sont ainsi utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour mesurer l'effet de la chaleur in utero sur les spermatozoïdes des descendants. Les 60 agneaux mâles subissent cinq prises de sang et des collectes de semence, sont suivis jusqu'à neuf mois environ puis tués pour prélever leurs testicules et leur prostate, tandis que les brebis receveuses retournent au troupeau.

Objectifs

Dans un contexte de changement climatique, ce projet vise à étudier les conséquences d’une exposition à des températures élevées pendant la fin de la gestation sur le développement de la descendance chez les ovins. L’hypothèse posée par l’étude est qu’une exposition à la chaleur pendant la vie fœtale peut modifier le fonctionnement du placenta et affecter le développement de différents organes chez la descendance. Une attention particulière sera portée au développement de l’appareil reproducteur mâle, car des altérations de la qualité ou de la quantité des spermatozoïdes pourraient avoir des conséquences sur la fertilité et les performances de reproduction. Les analyses porteront notamment sur des mécanismes épigénétiques, qui permettent à notre environnement d'influencer le fonctionnement de certains gènes, sans modifier notre ADN. L’étude repose sur la comparaison d’animaux présentant des capacités différentes de tolérance à la chaleur, élevés dans des conditions climatiques contrastées. Les objectifs scientifiques sont de caractériser les effets du stress thermique sur le fœtus, d’évaluer ses conséquences à long terme sur le développement de la descendance mâle et d’identifier les mécanismes biologiques favorisant l’adaptation aux fortes températures et leur origine. Ce projet se déroulera sur 4 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Ce projet cherche à mieux comprendre les conséquences de l’augmentation des températures liée au changement climatique sur les animaux d’élevage. Plus particulièrement, il étudie l’impact d’une exposition à la chaleur pendant la gestation sur le développement fœtal, le poids à la naissance, la croissance des individus et les capacités de reproduction des animaux à l’âge adulte. Les chercheurs souhaitent déterminer si une exposition à des températures élevées avant la naissance peut avoir des effets durables sur le développement des animaux. Ils étudieront également les mécanismes naturels qui permettent à certains animaux de mieux résister à la chaleur que d’autres et chercheront à savoir si cette capacité d’adaptation dépend principalement de la mère ou des échanges entre la mère et le fœtus pendant la gestation. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre comment les animaux s’adaptent aux fortes chaleurs et comment ces adaptations peuvent influencer leur santé et leurs performances de reproduction. À plus long terme, ces connaissances pourraient contribuer au développement de stratégies permettant de limiter les effets négatifs des épisodes de chaleur sur les animaux d’élevage et ainsi aider les filières agricoles à faire face aux conséquences du changement climatique.

Procédures

Les donneuses d’embryons subiront un transport de 2 heures entre l'EU1 et l'EU2, une pose d'éponge par voie intravaginale, une série de 8 injections par voie intra-musculaire et 2 injections intra-veineuses sur animal vigile (EU1). Si les inséminations sont faites avec de la semence congelée, une laparoscopie sera réalisée sur chacune des brebis à inséminer (EU4). Le temps d’intervention de cet acte se compte en minutes (3 à 5 min par brebis). Concernant les receveuses, une pose d'éponge par voie intra-vaginale, une injection par voie intra-musculaire et 2 injections intra-veineuses sur animal vigile et une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie pour le transfert d’embryons (30 minutes) seront réalisées (EU2 et 3). Durée de chaque injection : quelques secondes. 3 prises de sang seront effectuées sur l’ensemble des 60 mères gestantes (à 110 jours, 125 et ~147 jours de gestation). 30 de ces brebis gestantes subiront un stress thermique en bâtiment à ambiance contrôlé durant tout le dernier mois de gestation (30°C en journée et 25°C la nuit). Les descendants mâles subiront 5 prises de sang (naissance, 1, 3, 6 et 9 mois) et des collectes de semence (3 éjaculats par mâles à partir de 8 mois d’âge ; EU2). La durée d'une prise de sang est d'une à deux minutes, contention comprise et celle de la collecte d’un éjaculat de quelques minutes.

Impact sur les animaux

Le transport entre l'EU2 et l'EU1 et la découverte d’un nouvel environnement pourra engendrer un stress transitoire chez les femelles. Certains effets indésirables liés à l’anesthésie et la chirurgie peuvent survenir (hypothermie et douleurs post-opératoires). Le stress thermique pourrait entrainer une hyperthermie sur les brebis avec des difficultés de régulation de température corporelle et respiratoire dues également au dernier stade de gestation. Un risque d’avortement ou de mise-bas précoce pourrait survenir. Un petit hématome pourrait apparaitre à la jugulaire, lié aux quelques prises de sang effectuées. Enfin, le stress généré par l’ensemble des manipulations pourrait également apporter une nuisance supplémentaire.

Devenir

Pour des raisons de compatibilité avec les objectifs de l’étude, la collecte des embryons sera réalisée sur les utérus post-mortem. Les 40 femelles donneuses d'embryons seront donc euthanasiées. Les 120 embryons mâles collectés seront remis en place dans 120 femelles receveuses synchronisées. Toutes celles non gestantes, qui ne seront donc pas intégrées à la suite de la procédure (stress thermique) retourneront au sein du troupeau d’origine (N~60). Toutes celles qui seront gestantes entreront dans l’étape suivante de la procédure (N~60). En fin de procédure, ces mères pourront retourner dans le troupeau d’origine après Le SEVRAGE des descendants. Les descendants mâles seront mis à mort à la fin de l’expérimentation afin de collecter les organes nécessaires à l’étude fonctionnelle de l’impact du dérèglement climatique. L’étude portant sur divers organes, dont les testicules et la prostate, une approche par biopsie n’est pas compatible. Leur retour au sein du troupeau n’est également plus possible (reproduction compromise).

Remplacement

Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’étudier de manière fiable les conséquences d’une exposition à la chaleur pendant la gestation sur le développement des animaux après leur naissance et jusqu’à l’âge adulte. Les objectifs du projet nécessitent d’évaluer les interactions complexes entre la mère, le placenta et le fœtus, ainsi que leurs effets à long terme sur la croissance, la santé et la reproduction de la descendance. Les modèles cellulaires ou les cultures de tissus disponibles aujourd’hui ne permettent pas de reproduire l’ensemble des mécanismes biologiques qui se déroulent au cours de la gestation ni d’évaluer leurs conséquences sur l’organisme entier. Ils ne permettent notamment pas d’étudier les effets de la chaleur sur les échanges entre la mère et le fœtus, ni les répercussions de cette exposition sur le développement futur de l’animal. L’utilisation d’animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet et améliorer les connaissances sur les conséquences du changement climatique pour les animaux d’élevage.

Réduction

Le nombre d’animaux a été optimisé de façon à obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. En ce sens, le nombre d’animaux inclus dans ce projet a été déterminé de manière à obtenir des résultats scientifiquement fiables tout en limitant au maximum leur utilisation. Les connaissances actuelles ne permettent pas encore de prédire précisément les effets d’une exposition à la chaleur pendant la gestation sur le développement futur des animaux. De plus, certaines caractéristiques biologiques étudiées présentent naturellement une forte variabilité entre individus. Le projet prévoit donc le suivi de 60 descendants mâles issus de mères réparties dans différents groupes expérimentaux, avec ou sans exposition à la chaleur pendant la fin de la gestation. Cette organisation permettra de comparer les effets des conditions étudiées tout en tenant compte de la variabilité naturelle observée entre les animaux. Le nombre d’animaux a également été calculé pour compenser les pertes pouvant survenir au cours de l’expérimentation, notamment lorsqu’une gestation n’aboutit pas ou lorsqu’un animal ne peut pas être inclus dans toutes les étapes du suivi. Afin d’obtenir les 60 descendants nécessaires à l’étude, 120 femelles receveuses seront incluses dans le protocole. 40 femelles donneuses seront également nécessaires pour produire les embryons transférés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe, conformément à leur comportement naturel, dans des espaces adaptés avec une litière paillée et différents enrichissements permettant de favoriser leur confort et leurs comportements habituels. Les interventions chirurgicales nécessaires à l’insémination intra-utérine (éventuelle) et au transfert des embryons seront réalisées sous anesthésie générale avec une prise en charge adaptée de la douleur avant, pendant et après l’intervention. Des mesures complémentaires seront mises en place pour assurer le confort des animaux, notamment le maintien de leur température corporelle pendant et après la chirurgie. Les techniques utilisées sont choisies afin de limiter au maximum le caractère invasif des interventions et de favoriser une récupération rapide. Les prélèvements sanguins seront réalisés par du personnel qualifié et expérimenté selon des méthodes couramment utilisées en élevage. Ces actes sont de courte durée et n’entraînent qu’une gêne légère et temporaire. Les animaux seront habitués à la présence des soigneurs et manipulés dans des conditions visant à réduire leur stress. Après chaque prélèvement, une récompense alimentaire leur sera distribuée. L’état de santé et le comportement des animaux seront surveillés quotidiennement pendant toute la durée du projet. En cas d’apparition d’un problème de santé ou de signes de douleur, un traitement approprié sera administré sous la supervision du vétérinaire référent afin de limiter au maximum toute souffrance.

Choix des espèces

Les ovins ont été choisis en raison de leur reproduction saisonnée, soumise au stress thermique soit en fin de gestation, soit en début de gestation (selon les pratiques des éleveurs). De plus les avantages biologiques apportés par cette espèce (temps de gestation court et taille des animaux) permettent aux ovins de servir de modèle pour d’autres espèces et notamment les gros ruminants. Cette étude permettra d'évaluer l'effet d’un stress thermique appliqué en fin de gestation (dernier mois) en environnement contrôlé sur la construction du phénotype de la descendance. Mais également d’identifier les mécanismes de thermo-adaptation et leur origine, en comparant deux races ovines ayant des capacités de résilience différentes au stress thermique (race française vs Brésilienne). Toutes les femelles (donneuses et receveuses) seront des adultes sexuellement matures. Les animaux générés après mise-bas seront des agneaux mâles et ils seront suivi jusqu’à un stade post-puberté (~9 mois d’âge). Ces animaux permettront d'évaluer l'effet d’un stress thermique appliqué en fin de gestation (dernier mois) en environnement contrôlé sur la construction du phénotype de la descendance.

  • Recherche fondamentale
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    • Système nerveux
Rats : 1404
Souffrances
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▲ 1404
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Devenir
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 1404

1 404 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués à la fin de chaque procédure pour des analyses post mortem. Chacun subit une chirurgie du cerveau d'une heure trente à deux heures trente, garde parfois un dispositif fixé sur la tête, puis passe des tests de mémoire : un environnement associé à jusqu'à cinq stimulations "désagréablement ressentie", de nature non précisée, un apprentissage spatial en six à huit sessions, des tests d'interactions sociales et d'odeurs alimentaires, avec un rationnement pour les tests à récompense. Le but est de comprendre comment une région profonde du cerveau relaie les souvenirs entre deux autres zones. Le porteur écrit que "toute souffrance sera évitée", au motif que le "bien-être animal" est "essentiel pour garantir des données comportementales fiables".

Objectifs

Les recherches actuelles suggèrent que les souvenirs durables sont progressivement stockés dans différentes zones du cerveau. Cependant, on comprend encore mal comment un souvenir est attribué à des groupes précis de cellules nerveuses lors de son enregistrement. Des travaux récents montrent qu’une région profonde du cerveau sert de relais entre une zone impliquée dans la mémorisation des expériences récentes et une autre région participant au stockage des souvenirs à long terme. Dans ce projet, nous souhaitons mieux comprendre comment ces différentes régions cérébrales communiquent entre elles pendant la création des souvenirs chez le rat. Dans un premier temps, nous étudierons les connexions entre cette région relais et plusieurs zones du cerveau impliquées dans la mémoire. Ensuite, nous analyserons leur rôle en enregistrant leur activité ou en modifiant temporairement certaines communications entre ces régions. L’objectif est de déterminer plus précisément leur fonction chez le rat adulte soumis à différents tests de mémoire faisant appel à des odeurs, à l’environnement ou à l’orientation dans l’espace. Ces tests permettront d’étudier la formation des souvenirs à différents moments après l’apprentissage.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra, à court terme, de mieux caractériser les connexions entre certaines régions du cerveau ainsi que leur rôle dans différents aspects de la formation des souvenirs. À moyen terme, ces résultats contribueront à mieux comprendre les mécanismes cérébraux impliqués dans les troubles de la mémoire. À long terme, ce projet fondamental présente une perspective translationnelle en pouvant aider à identifier l’origine des amnésies et de l’oubli accéléré observés dans certaines maladies psychiatriques et neurodégénératives, et ainsi orienter de futures stratégies diagnostiques ou thérapeutiques.

Procédures

Dans le cadre de ce projet, les animaux pourront être soumis à différentes interventions expérimentales. Intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale : 1 intervention par animal, durée de 1 h 30 à 2 h 30. Administration de substances nécessaires au protocole expérimental : une seule injection intrapéritonéale sera administrée par animal. Test de mémoire lié à l’environnement : 1 session de 8 minutes pouvant inclure jusqu’à 5 stimulations désagréablement ressentie ; puis 1 session de rappel d’environ 10 minutes. Test de mémoire spatiale : plusieurs sessions d’apprentissage (6 – 8 sessions) et de rappel (1 session), de 5 à 60 minutes selon les étapes. Test de mémoire lié aux interactions sociales et aux odeurs alimentaires : 1 à 2 sessions de 5 à 30 minutes. Mesure ou modulation temporaire de l’activité cérébrale pendant les tests comportementaux : 1 à 8, d’une durée identique à celle du test concerné (5 à 60 minutes).

Impact sur les animaux

Les opérations réalisées sous anesthésie générale, impliquant une intervention au niveau du cerveau et la pose de petits dispositifs, peuvent entraîner un impact négatif temporaire sur le bien-être des animaux pendant les heures ou les jours suivant l’intervention. Après certaines opérations, les animaux porteront un petit dispositif fixé sur la tête pour maintenir le matériel en place ; malgré sa petite taille, il peut occasionner une légère gêne. Certains tests comportementaux peuvent entraîner un inconfort ou un stress passager chez les animaux, sans conséquence durable sur leur bien-être. Pour certains tests fondés sur une récompense alimentaire, un rationnement alimentaire sera mis en place afin de maintenir la motivation des animaux, avec un impact limité sur leur bien-être. Certaines procédures nécessitent des injections de substances. Celles-ci peuvent entraîner un risque de douleur transitoire au site d’injection, bien que les produits utilisés ne soient pas considérés comme douloureux. La manipulation nécessaire pour maintenir l’animal peut également provoquer un stress modéré et une gêne passagère.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de procéder aux études post mortem.

Remplacement

Elucider les bases neuronales de fonctions cognitives ne peut, par définition, s’étudier que chez des organismes entiers. L’approche cognitive chez l’homme n’autorise pas la manipulation fine des circuits neuronaux qui est nécessaire à la compréhension de leur fonctionnement. De même, les approches basées sur la modélisation du fonctionnement du cerveau sont utiles, mais restent complémentaires des approches expérimentales in vivo, qui permettent de tester et de valider les prédictions des modèles.

Réduction

Nous cherchons à utiliser le nombre minimal d’animaux permettant d’obtenir des données fiables et exploitables. Le nombre d’animaux par groupe correspond au minimum nécessaire pour comparer rigoureusement les résultats, tout en tenant compte des pertes éventuelles au cours de l’étude. Le recours à des méthodes temporaires permettant d’activer ou d’inhiber certaines zones du cerveau de manière réversible permet également de diminuer le nombre d’animaux nécessaires. De plus, les différentes procédures seront réalisées dans un ordre logique afin de ne poursuivre les expérimentations que sur les voies présentant un intérêt confirmé par les étapes précédentes, ce qui contribuera à réduire encore le nombre d’animaux utilisés.

Raffinement

Le bien-être animal étant essentiel pour garantir des données comportementales fiables, toute souffrance sera évitée. Les protocoles chirurgicaux ont été optimisés afin de limiter au maximum l’inconfort et la douleur. Les animaux seront observés quotidiennement ; dès qu’un problème est détecté, l’expérimentateur interviendra pour prodiguer les soins nécessaires ou, si besoin, mettre fin à la procédure. Des critères d’arrêt et des mesures de prise en charge adaptés ont été définis afin de garantir une gestion optimale de la douleur et de l’inconfort. Les tests comportementaux susceptibles de provoquer un inconfort temporaire seront réalisés selon des conditions strictement encadrées et limitées au minimum nécessaire pour obtenir les observations attendues. L’objectif recherché est une réaction passagère, sans effet durable sur l’animal.

Choix des espèces

De manière générale, les rongeurs constituent un modèle pertinent pour l’étude du système nerveux. Les grands principes d’organisation et de fonctionnement des circuits neuronaux sont largement conservés au cours de l’évolution. De plus, de nombreuses épreuves comportementales validées permettent d’évaluer chez le rat des fonctions cognitives complexes. Enfin, les processus de développement cérébral et les mécanismes neurobiologiques sous-jacents présentent de fortes similitudes avec ceux des autres mammifères, ce qui permet d’extrapoler les résultats obtenus à la compréhension du fonctionnement cérébral humain. Les animaux utilisés pour ce projet seront des rats jeunes adultes âgés d’environ 8-9 semaines (250-275 g) au début des expériences afin de limiter la variabilité de taille et garantir une bonne reproductibilité des positions utilisées lors des chirurgies cérébrales.

  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres oiseaux : 264
Souffrances
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▲ 224
▲ 40
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Devenir
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 214
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 50

Les mésanges charbonnières de ce projet sont des oiseaux sauvages, capturés en ville et en forêt, ou élevés en captivité depuis l'état de poussin pour comparer leurs rythmes d'activité. 264 mésanges vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré : capture, transport, baguage, hébergement individuel temporaire et une prise de sang, les autres mesures portant sur l'activité des oiseaux sans que les tests soient détaillés. La plupart doivent être relâchées, 214 selon le champ structuré. 32 seront tuées pour des analyses neurobiologiques de leur horloge interne, et 18 venant d'une autre métropole ne pourront pas être relâchées, sans que le résumé dise ce qu'elles deviennent.

Objectifs

L’urbanisation constitue l’une des transformations environnementales les plus rapides et les plus profondes des paysages naturels, exposant les organismes à des modifications majeures de leur habitat. Parmi ces changements, les perturbations nocturnes liées aux activités humaines, telles que la pollution lumineuse artificielle et le bruit, sont désormais reconnues comme des facteurs susceptibles d’altérer les rythmes biologiques, la physiologie et le comportement des animaux sauvages. Certaines études ont mis en évidence des différences entre populations urbaines et forestières chez différentes espèces, avec notamment un avancement du début de l’activité en milieu urbain. Toutefois, les mécanismes sous-jacents à ces divergences demeurent encore mal compris, en particulier la part respective des effets environnementaux immédiats et des effets génétiques. L’objectif général de ce projet est d’évaluer comment les perturbations environnementales nocturnes liées à l’urbanisation influencent les rythmes d’activité et la synchronisation de l’horloge biologique interne chez une espèce modèle d’oiseau, la mésange charbonnière (Parus major). Cette espèce est particulièrement adaptée à ce type d’étude en raison de sa large distribution, de sa capacité à occuper des habitats urbains contrastés, et de l’abondance de données écologiques et physiologiques disponibles. Plus spécifiquement, ce projet poursuit deux objectifs principaux. Premièrement, il vise à caractériser les différences entre populations naturelles urbaines et forestières, en comparant les profils d’activité journaliers, les niveaux d’activité globaux et certains traits physiologiques et comportementaux. Deuxièmement, il cherche à distinguer les effets environnementaux des contributions génétiques. En comparant des individus élevés dans des conditions identiques, il sera possible de tester si les différences observées sur les populations naturelles persistent en l’absence des contraintes environnementales propres aux habitats d’origine (urbain/forestier).

Bénéfices attendus

Ce projet apportera des connaissances scientifiques dans le domaine de l’écologie urbaine et de l’étude des rythmes biologiques. Il s’inscrit dans le cadre d’un suivi ayant déjà permis l’étude de plusieurs effets de l’urbanisation sur la biodiversité. Ce projet, abordant une thématique nouvelle pour le suivi, contribuera à une meilleure compréhension des mécanismes par lesquels l’urbanisation influence les rythmes biologiques et le comportement des animaux sauvages, un enjeu important dans un contexte d’expansion urbaine mondiale. En combinant des données mesurées sur des populations naturelles et des mesures des oiseaux élevés dans les mêmes conditions environnementales, ce projet permettra de distinguer les effets de l’environnement de ceux liés à leur origine génétique entre populations urbaines et forestières. Cette approche intégrative est encore rare et constitue une avancée méthodologique importante.

Procédures

Une seule prise de sang (durée: 1 minute) et de petit volume (1% du volume sanguin total). Les autres observations seront exclusivement comportementales et réalisées sur des oiseaux libres de leurs mouvements.

Impact sur les animaux

Les principales contraintes pour les animaux sont liées à leur capture, leur transport, leur hébergement temporaire et les différentes manipulations réalisées dans le cadre de l'étude. La capture et les manipulations (baguage, mesures et prise de sang) peuvent provoquer un stress de courte durée et un léger inconfort. Dans de rares cas, elles peuvent entraîner des blessures mineures, comme la perte de quelques plumes ou un petit hématome après la prise de sang. Le transport et l'hébergement individuel temporaire peuvent également perturber momentanément le comportement des oiseaux, notamment en raison de la nouveauté de l'environnement et de l'absence temporaire de contacts sociaux. Le volume de sang prélevé sera largement inférieur aux recommandations en vigueur pour des oiseaux de cette taille et les animaux feront l'objet d'une surveillance régulière tout au long de l'étude. Cette étude cherche à comprendre comment l’horloge biologique influence les comportements naturels des animaux. Pour garantir des résultats fiables, il est important que les animaux restent dans de bonnes conditions, sans stress important ni effets indésirables.

Devenir

La grande majorité des oiseaux seront relâchés dans leur milieu d'origine en fin de procédure. Certains oiseaux ne pourront être relâchés, soit car ils proviennent d'une autre métropole où la mise en place du protocole de réhabituation à la vie sauvage est impossible (n=18), soit s'ils sont dans un état physique ne permettant pas de le relâcher. Un groupe d'oiseaux sera également mis à mort en vue d'analyses neurobiologiques des horloges biologiques (n=32).

Remplacement

Cette recherche fondamentale porte sur des animaux sauvages et vise notamment l’étude de leur physiologie et de leurs comportements, avec un intérêt particulier pour les mesures des rythmes endogènes. L’analyse des rythmes biologiques ne peut être réalisée sans le recours à des animaux vivants, impliquant nécessairement des manipulations et une expérimentation contrôlée. L'intérêt du projet de recherche est d'évaluer la dimension écologique et la réponse de l'organisme dans son entièreté face aux perturbations urbaines nocturnes.

Réduction

Les protocoles expérimentaux ont été élaborés afin de réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés, tout en assurant une puissance statistique suffisante pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. L’effectif total retenu, soit 80 poussins par an pour l’expérience en environnement contrôlé, ainsi que 30 mésanges charbonnières sauvages capturées par an, est fondé sur la littérature scientifique existante ainsi que sur des études antérieures comparables de l'étude des rythmes journaliers. La limitation du nombre d’individus est rendue possible par la réalisation de mesures multiples, incluant des paramètres liés aux rythmes journaliers tels que la période biologique propre ou la durée totale d'activité journalière, chez chaque individu. Cette approche permet d’optimiser l’exploitation des données recueillies tout en respectant le principe de réduction.

Raffinement

Les expérimentateurs ne manipuleront jamais les oiseaux seuls de façon à pouvoir se consulter entre personnes formées en cas de problème avec un oiseau. Cela permet de réduire les risques de nuisance due aux manipulations. Les opérateurs sont régulièrement ré-entrainés aux gestes adéquats et spécifiques à l’espèce étudiée. Les oiseaux en captivité avant l'expérience seront maintenus dans des espaces prévus et enrichis (e.g. volières de grande taille avec végétation naturelle et de nombreux perchoirs), leur fournissant des conditions de vie semi-naturelle. Tous les protocoles sont pensés pour réduire au maximum les nuisances et le stress des animaux, d'autant plus qu'un intérêt scientifique majeur du projet tient au suivi ultérieur en populations naturelles (paramètres démographiques et reproducteurs) des oiseaux qui auront été mesurés.

Choix des espèces

Mésange charbonnière (Parus major) La mésange charbonnière est un bon modèle d'étude car elle niche en nichoirs et donne ainsi accès aux paramètres démographiques de la population étudiée. C'est une espèce naturellement présente en ville comme en forêt, permettant une étude des effets de l'urbanisation. De plus, c'est un modèle d'étude qui peut à la fois être suivi en milieu naturel mais qui tolère aussi très bien la captivité. La mésange charbonnière est ainsi un modèle phare en écologie urbaine. Oiseaux sauvages : Les captures et les mesures de rythmes journaliers sont faites sur des nouvelles recrues âgées d'environ six mois, c'est-à-dire issues de la précédente reproduction. Oiseaux issus de l’élevage en environnement commun: Les mesures des rythmes journaliers sont faites sur des individus nés en 2024 et sur des nouvelles recrues âgées d'environ six mois. Les seules manipulations sur des poussins seront des mesures morphologiques pour étudier leur croissance durant l’élevage en environnement commun.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 1344
Souffrances
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▲ 362
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Devenir
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 1344

Une chirurgie cérébrale d'une heure à deux heures trente, jusqu'à trois mois en habitat isolé pour protéger les implants, jusqu'à cinq jours de rationnement alimentaire : 1 344 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées à l'issue pour contrôler la chirurgie. La plupart passent six tests comportementaux portant sur l'anxiété, la réaction à des événements positifs ou négatifs et la mémoire d'une situation menaçante, sans que le résumé les nomme. Le but est de comprendre le rôle de cellules régulatrices de l'amygdale dans la peur, une piste thérapeutique en psychiatrie n'étant évoquée qu'au conditionnel. Le porteur justifie le choix de l'espèce par l'existence de lignées de souris permettant de cibler ces cellules et par des tests "bien établis et largement validés chez cette espèce".

Objectifs

L’amygdale est une petite région du cerveau qui joue un rôle central dans nos émotions, en particulier la peur et l’anxiété. Elle nous aide à repérer ce qui est important pour nous — par exemple un danger — et à en garder le souvenir. Elle intervient aussi dans les expériences positives. Dans cette région, certaines cellules transmettent et stockent les informations. À côté d’elles se trouvent d’autres cellules, beaucoup moins nombreuses, qui agissent comme des régulateurs et coordonnent l’activité du réseau. Même si elles sont peu nombreuses, elles sont essentielles au bon fonctionnement de l’ensemble, jouent un rôle spécifique dans les comportements émotionnels et s’activent lors d’événements marquants, qu’ils soient positifs ou négatifs. Nous avons également montré que modifier leur activité au moment où un individu apprend à associer une situation à une menace peut renforcer le souvenir de cette expérience. Ce projet vise à mieux comprendre le rôle de ces cellules dans les réponses émotionnelles et anxieuses. Nous étudierons aussi l’influence d’un grand système de communication du cerveau impliqué dans la réponse aux événements importants, le système cholinergique. Ce système envoie de nombreux signaux vers l’amygdale et peut modifier l’activité des cellules que nous étudions. À terme, ce travail permettra de mieux comprendre comment de petits groupes de cellules du cerveau coordonnent nos réponses émotionnelles et façonnent nos souvenirs liés aux expériences marquantes.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre comment certaines cellules spécialisées de l’amygdale participent à l’organisation des réponses émotionnelles, comme la peur ou l’anxiété. Nous chercherons à préciser comment ces cellules interagissent entre elles et comment elles influencent l’activité des autres cellules du cerveau lors de situations importantes sur le plan émotionnel. Ces résultats apporteront de nouvelles connaissances sur le fonctionnement des petits réseaux de cellules nerveuses dans l’amygdale. Comme ces types de cellules existent aussi dans d’autres régions du cerveau, les informations obtenues pourront améliorer plus largement notre compréhension du fonctionnement cérébral. À plus long terme, une meilleure connaissance de ces mécanismes pourrait aider à comprendre pourquoi les émotions deviennent excessives ou inadaptées dans certains troubles psychiatriques et contribuer à orienter le développement de nouvelles approches thérapeutiques.

Procédures

Tous les animaux utilisés seront soumis à des chirurgies cérébrales afin de moduler ou d'enregistrer l’activité de nos neurones. Toutes nos chirurgies dureront de 1h à 2h30 selon leur difficulté. Elles seront également toutes conduites sous anesthésie générale. Chaque souris ne sera soumise qu’à une seule chirurgie. Cela concernera toutes les souris du projet. Parmi ces souris, la plupart seront soumises à 6 tests comportementaux différents. Un petit nombre seront soumises, en plus de la chirurgie, à seulement 4 de ces tests comportementaux. De plus, ces souris seront soumises à une injection avant le début des tests. Cette injection sera réalisée un maximum de 7 fois, avec un temps de repos d’au moins 24h entre chaque injection. Enfin, un petit nombre de souris opérées seront soumises à 3 tests permettant d’évaluer les émotions associées à l'activité neuronale.

Impact sur les animaux

- Les chirurgies réalisées sur les animaux sont susceptibles d’occasionner un stress et une douleur de manière aigüe. Cela se traduit habituellement par une perte de poids sur quelques jours. - Une fois certaines chirurgies réalisées, les animaux sont maintenus en habitat isolé afin de garantir l’intégrité des implants, et ce pendant une durée maximum de trois mois. - Un stress accru pourra être observé sur les quelques jours suivant les tests comportementaux. - Les souris seront rationnées en aliment pendant un maximum de 5 jours, ce qui pourra donner lieu à une faible perte de poids.

Devenir

Toutes les souris du projet subissant des chirugies cérébrales, il sera indispensable de contrôler la qualité de ces chirurgies à la fin de chaque procédure pour analyses post-mortem complémentaires. Tous les animaux devront donc être mis à mort, après sédation préalable.

Remplacement

Le présent projet cherche à mieux comprendre le rôle de certains neurones dans le traitement des émotions, qu'il soit normal ou pathologique. Nous nous intéressons à leur rôle au niveau local mais également dans le fonctionnement global du cerveau et dans le comportement émotionnel des individus, c'est pourquoi le modèle animal est indispensable pour répondre à nos objectifs. Toutefois, des enregistrements électriques sur des cellules seules ainsi que des modèles informatiques simulant leurs interactions avec d’autres cellules seront menées en parallèle par nos collaborateurs. Ces travaux apporteront un éclairage précieux pour interpréter nos résultats expérimentaux et viendront compléter nos propres approches tout en limitant au maximum le recours au modèle animal.

Réduction

Le rythme des reproductions sera adapté aux besoins de l’étude afin d’éviter la naissance d’animaux surnuméraires. Le nombre d’animaux utilisé sera réduit à son minimum, en prenant en compte l’effectif nécessaire pour obtenir des résultats significatifs, déterminé grâce à un calculateur de puissance statistique, ainsi que le taux de réussite des procédures, évalué lors de précédentes expérimentations.

Raffinement

Tous les soins seront pris afin de limiter la douleur et le stress des souris au minimum. Le temps de maintien des souris en habitat isolé sera réduit à son minimum, et les souris auront néanmoins accès à des stimuli olfactifs, visuels et auditifs provenant d’autres cages (ventilation collective et cages transparentes). Les souris seront quotidiennement pesées et évaluées pendant un minimum de trois jours après la chirurgie. La douleur sera prise en charge par un traitement analgésique pendant et après la chirurgie , et l'analgésie sera poursuivie au besoin. Si des signes de mal-être sont observés en dehors de la période post-opératoire, les animaux seront placés en observation quotidienne afin d’alléger ce mal-être et de remédier à la cause sous-jacente, selon un arbre décisionnel défini. Tout signe de douleur sera pris en charge médicalement, jusqu’à amélioration de l’état de l’animal ou euthanasie si dépassement des points limites. Afin de diminuer le stress provoqué par les expérimentations, les animaux seront habitués à la manipulation et à la contention manuelle nécessaire à la connexion des différents équipements. Lorsque les paradigmes comportementaux nécessiteront un rationnement alimentaire, les animaux seront quotidiennement pesés à heure fixe afin de garantir que la perte de poids reste dans les limites imposées dans la procédure. Afin de maximiser le taux de réussite des procédures, un soin particulier sera mis dans l’optimisation des protocoles de chirurgies cérébrales.

Choix des espèces

Pour répondre à nos questions scientifiques, nous devons à la fois observer et modifier l’activité de certaines cellules, et étudier les conséquences sur le comportement. Nous évaluerons notamment des comportements liés à l’anxiété, à la réaction face à des événements positifs ou négatifs, ainsi qu’à la mémoire d’une situation menaçante. La souris est le modèle le plus adapté pour cette étude. Il existe des lignées de souris permettant d’identifier et de cibler précisément les types de cellules que nous souhaitons étudier. De plus, les tests comportementaux que nous voulons utiliser sont bien établis et largement validés chez cette espèce. Nous utiliserons de jeunes souris adultes âgées de 12 à 16 semaines. Notre projet ne portant pas sur une période particulière du développement, cet âge permet de travailler sur des animaux matures, ne présentant pas de fragilité spécifique, tout en limitant la durée d’élevage.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Équidés : 40
Souffrances
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▲ 20
▲ 20
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Devenir
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 40
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40 juments vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Vingt d'entre elles subissent six échographies transrectales en trois semaines, chaque fois avec prise de sang, prélèvement de salive et tests comportementaux, que le résumé ne détaille pas au-delà des paramètres visés, sensibilité sensorielle, émotivité et locomotion. Les vingt autres subissent huit prélèvements de sang ou de salive sur sept semaines et six séances de tests, puis retournent comme les premières à l'élevage, où elles "pourront servir dans d'autres projets". Le bénéfice visé s'adresse aux propriétaires, cavaliers et entraîneurs, que le porteur dit vouloir aider à adapter l'entraînement au cycle des juments et à leur performance sportive.

Objectifs

Dans les sports et loisirs équestres, les juments sont moins souvent choisies que les hongres en raison notamment de leur "humeur" perçue comme changeante, souvent attribuée à leur cycle reproductif. Certaines juments sont désignées comme étant « ovariennes » : leur comportement apparemment lié à leur cycle est parfois problématique et semble nuire à leur performance sportive. De nombreux produits sont proposés sur le marché pour pallier à ces problèmes supposés, et certaines juments reçoivent même un traitement vétérinaire médical ou chirurgical interrompant leur cycle. Cependant, les données scientifiques à ce sujet restent très limitées. Bien que les comportements sexuels des juments en oestrus soient connus (comportements de chaleurs), peu d'études se sont penchées sur d'autres modifications comportementales. De nombreuses juments présentées en clinique pour des troubles attribués à la fonction ovarienne sont finalement diagnostiquées avec des maladies indépendantes de celle-ci. L'influence du cycle ovarien sur le comportement et la performance des juments reste donc mal comprise. La question de ce projet est de mieux comprendre comment le cycle ovarien des juments influence leur comportement et potentiellement leur performance sportive. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les liens entre le cycle reproductif des juments et leur comportement. Pour cela, nous prévoyons d’étudier, au long du cycle, les variations naturelles de paramètres qui peuvent influencer le bien-être des juments ainsi que leur performance (sensibilité sensorielle, émotivité, locomotion), ou encore leur relation à l’humain (ce qui peut orienter la façon d’interagir avec elles). Cela pourra permettre aussi d’appréhender la variabilité possible entre individus, en détectant éventuellement l’existence de cas particuliers ou pathologiques. La finalité est de mieux comprendre l’éthologie des juments en lien avec leur physiologie reproductive, afin d’améliorer leur bien-être.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu du projet est de pouvoir permettre aux propriétaires, cavalier·ères ou entraîneur·euses de mieux connaître et comprendre les modifications physiologiques et comportementales des juments au cours de leur cycle ovarien et hormonal. Ainsi, cela permettra de démêler le vrai du faux concernant les troubles comportementaux ou de performance des juments perçus comme étant liés aux chaleurs, en apportant des données objectives sur les éléments qui peuvent réellement être attribuables au cycle ou non. Ces informations pourront permettre aux usager·ères de la filière équine d’adapter leur manière d’interagir avec les juments ou de les entrainer, et d’aller vers un entrainement individualisé et éventuellement adapté au cycle, comme cela est recommandé pour les femmes sportives. De plus, cela pourrait permettre aussi de mettre en évidence que certains comportements des juments ne sont peut-être pas ou difficilement attribuables à leur cycle, et d’encourager la recherche et le traitement d’autres troubles (par exemple, des troubles musculo-squelettiques, des problèmes liés au matériel ou aux méthodes d’entraînement). Enfin, cela pourra permettre de faire évoluer la perception des juments, en combattant leur réputation d’imprévisibilité et de lunatisme, contribuant ainsi à démanteler les stéréotypes de genre appliqués aux animaux. Au total, cela pourra contribuer à améliorer le bien-être des juments.

Procédures

Prélèvements de sang et de salive, échographies transrectales utérines et ovariennes, tests comportementaux, mesures physiologiques, sur animaux vigiles sains. Pour 20 animaux : échographies transrectales ovariennes et utérines (5-10minutes), prélèvements de sang (2 minutes) et de salive (1 minute), tests comportementaux et mesures physiologiques (20 minutes) : 6 fois par animal, étalés sur 3 semaines. Pour les 20 autres animaux : prélèvements de sang (2 minutes) ou de salive (1 minute) : 8 fois par animal, étalés sur 7 semaines; tests comportementaux et mesures physiologiques (20 minutes) : 6 fois par animal, étalés sur 3 semaines.

Impact sur les animaux

Les prises de sang entraînent une légère douleur au moment du passage de l’aiguille dans la peau, et peuvent occasionner un stress léger dû à la contention et à la compression veineuse. Un hématome peut se former sur le site de ponction, entraînant une gêne pendant quelques jours. Les échographies transrectales peuvent occasionner un inconfort lié à l’introduction du bras de l’expérimentateur et de la sonde échographiques dans le rectum. Les prélèvements salivaires ne provoquent pas de douleur ni de stress particulier en général. Certains animaux peuvent exceptionellement être stressés par ce geste. Les tests comportementaux ainsi que les mesures de fréquence cardiaque et des tensions musculaires dorsales peuvent provoquer un léger stress, inférieur à celui de l’introduction d’une aiguille dans la peau.

Devenir

Les animaux retournent dans l’élevage en fin d’expérimentation et pourront servir dans d’autres projets.

Remplacement

Il n’y a pas d’alternative non animale pour étudier les variations de comportement des juments au cours du cycle oestral. En effet, l’interaction entre le système reproductif (physiologie ovarienne et utérine, circulation d’hormones) et le comportement n’est observable que sur des animaux vivants.

Réduction

Le nombre de 40 animaux a été optimisé pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. En effet, les calculs préalables déterminent un effectif minimum suffisant de 16 animaux par procédure, 20 animaux par procédure (sur 2 procédures) seront utilisés pour le cas où des animaux seraient sortis du protocole.

Raffinement

En amont des expérimentations, les ponettes sont entraînées à venir dans les barres d’échographie qui permettent le maintien de l’animal dans une position stable et l’optimisation des examens en termes de qualité et de rapidité. Chaque acte technique (échographie, prise de sang) sera suivi d'une récompense alimentaire. Les interventions seront réalisées par du personnel expérimenté, selon des protocoles précis et rigoureusement définis. De plus, tout au long de l’expérience, les juments maintiendront un contact visuel et olfactif avec des congénères qu’elles connaissent. En effet, la tonte (deux zones restreintes pour la mesure de la fréquence cardiaque) et les prises de sang et de salive auront lieu au sein du troupeau. Les tests comportementaux seront effectués à proximité de la stabulation de résidence du troupeau, ou dans le box habituel de résidence pour les juments vivant en écurie au box. Les échographies pour les juments concernées sont effectuées par 2 ou 3, afin que les juments ne soient pas isolées dans la salle dédiée à ces mesures et lors des trajets vers et depuis cette salle. En cas d’hypernervosité, l’animal pourra être retiré de l’étude si le test n’est pas reportable. Enfin, au sein de ce projet, nous essayons de raffiner les méthodes d’évaluation du statut hormonal en remplaçant les prises de sang par des prises de salive. En effet, dans la première action, nous effectuerons à la fois des prises de sang et de salive, dans lesquelles nous doseront les hormones sexuelles femelles (oestradiol et progestérone), afin de tester la corrélation sang/salive. Si cette corrélation est bien établie, dans la deuxième action nous n’effectuerons que des prises de salive, et pas de prise de sang. (Autrement, le statut hormonal sera évalué classiquement par dosage sanguin.)

Choix des espèces

Ce projet vise à mieux comprendre le comportement des juments en lien avec leur physiologie, en réponse à des croyances et pratiques du milieu équestre. Nous étudions donc directement l’espèce cible. Nous utiliserons des juments adultes (plus de 4 ans), dont le système reproducteur est bien développé et qui ont déjà été assez manipulées par l’être humain pour que nos manipulations ne soient pas trop stressantes pour elles.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres mammifères : 475
Souffrances
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▲ 475
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Devenir
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 475
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150 cerfs élaphes, 75 renards roux, 50 blaireaux et 50 chats forestiers sont capturés par fléchette anesthésiante ou au piège, puis sédatés, bagués, pucés, équipés d'un collier émetteur et soumis à des prélèvements de sang, de poils et de fèces dans le rectum, tandis que 150 faons de cerf et de chevreuil sont saisis au gîte peu après la naissance et manipulés sans anesthésie. Déclarés dans la catégorie autres mammifères, ces 475 individus sauvages sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le porteur décrit pourtant, pour les pièges à contention, des luxations, des "fractures des os longs" et de l'automutilation dans de rares cas, ainsi qu'un risque de mortalité faible lié à l'anesthésie ou aux blessures. Tous sont relâchés sur leur site de capture et suivis pendant des mois, parfois des années.

Objectifs

Le projet vise à étudier les interactions comportementales entre la faune sauvage et les activités humaines le long d’un espace où la nature passe progressivement d’un environnement très naturel à un environnement fortement modifié par l’homme (route nationale, voie ferrée, urbanisation). Il porte sur deux ongulés (cerf élaphe et chevreuil européen) et trois mésocarnivores (renard roux, blaireau européen et chat forestier). Pour suivre leurs déplacements, nous utilisons des dispositifs innovants qui enregistrent les mouvements avec une fréquence bien supérieure à celle des colliers GPS classiques, trop peu précis pour l'étude fine des comportements. Le projet se décline en trois axes : (1) étudier l’impact des aménagements humains (routes, rails, zones urbaines) sur les voies de passage des animaux. Il combine le suivi des déplacements animaux avec une cartographie détaillée du trafic et de l’usage du sol, et une approche pseudo-expérimentale associée à l’ouverture d’une nouvelle route de 4 km ; (2) évaluer les risques liés aux contacts entre faune sauvage et domestique en suivant des cerfs et des bovins afin de mesurer la transmission possible de maladies (e.g. le virus de la maladie hémorragique épizootique) et la concurrence pour la nourriture. Les mésocarnivores sont étudiés afin de caractériser leurs interactions spatiales avec les carnivores domestiques, les dynamiques de transmission associées (e.g. virus de la maladie de Carré) et les facteurs favorisant la reproduction entre les chats forestiers et domestiques ; (3) déterminer comment les conditions de vie précoces des faons de cerf et de chevreuil influencent leurs déplacements et leurs comportements à l’âge adulte.

Bénéfices attendus

Le projet apportera des bénéfices en termes de connaissances fondamentales et appliquées et d’appui aux politiques publies. Sur le plan fondamental, le projet permettra d’améliorer la compréhension des mécanismes de décision comportementale à l’origine du mouvement et de l’occupation de l’espace. Sur le plan finalisé, le projet vise à produire des connaissances appliquées pour améliorer la coexistence entre faune sauvage et activités humaines : prévention des risques sanitaires à l’interface faune sauvage et domestique, optimisation des mesures de mitigation (corridors écologiques, protection des cultures, aménagement de franchissements). Le projet va enfin contribuer aux politiques publiques en fournissant des bases scientifiques pour restaurer les continuités écologiques et développer des approches intégrées de santé « One Health », tenant compte simultanément de la santé des animaux, des humains et de l’environnement.

Procédures

Les animaux capturés font l’objet de manipulations, marquages, prélèvements biologiques et suivis des déplacements dans le cadre de trois procédures concernant les cerfs élaphes subadultes et adultes, les faons de cerf et chevreuil européen et les mésocarnivores (renard roux, blaireau européen et chat forestier). Il ne s’agit pas d’interventions chirurgicales. Les captures sont réalisées à l’aide de dispositifs adaptés (principalement par anesthésie réalisée à distance et cages-pièges) ou par capture directe au gîte pour les faons peu après la naissance. A l’exception des faons qui sont manipulés brièvement sans anesthésie, les autres animaux sont systématiquement sédatés par injection afin de sécuriser les manipulations. Le marquage repose sur la pose de boucles auriculaires pour tous les individus et, pour les cerfs et mésocarnivores, l’implantation d’une puce électronique sous-cutanée. Les animaux sont équipés de colliers émetteurs (GPS, VHF ou reverse-GPS) adaptés à leur morphologie ou croissance, permettant un suivi à distance des déplacements. Des prélèvements biologiques sont effectués lors de la manipulation, incluant du sang (< 1% de la masse), des poils, des muqueuses (écouvillons), des fèces, des vibrisses, des ectoparasites et de graines dans le pelage selon les espèces. La durée d’une intervention individuelle de capture et de manipulation est généralement d’une demi-heure. Après manipulation, les animaux sont relâchés sur leur site de capture et font l’objet d’une surveillance jusqu’à récupération complète. Le suivi des déplacements se poursuit ensuite sur plusieurs mois à plusieurs années selon la durée de vie des dispositifs et les systèmes de décrochement programmés ou naturels, sans intervention invasive supplémentaire. Sur l’ensemble du projet de cinq ans, les interventions concernent 150 cerfs subadultes ou adultes, 100 faons de cerf, 50 faons de chevreuil, 75 renards roux, 50 blaireaux et 50 chats forestiers.

Impact sur les animaux

Sauf mention contraire, il est anticipé que les nuisances décrites ci-dessous durent pendant moins d’une journée. La capture et la contention peuvent occasionner : - Stress : altération de la mobilité de l’animal pendant la phase de réveil, et du comportement spatial jusqu’à deux semaines suivant la capture. - Douleur lors des prélèvements (prise de sang) ou du marquage (bague auriculaire, puce sous-cutanée d’identification). - Inconfort lié au prélèvement de fèces dans le rectum, au port du collier pendant la durée du suivi. - Troubles locomoteurs légers en réponse à un stress musculaire. - Blessures superficielles. Celles-ci mettent un temps variable à se résorber en fonction de leur nature et de leur profondeur (quelques semaines au maximum). Pour les captures par anesthésie à distance (par projection d’une seringue) : hématomes sur la zone d’injection ; pour les captures par piège : plaie au niveau du membre entravé, atteinte des tendons et hématomes (pour pièges à contention), lésions de la cavité buccale, limage des griffes. - Atteintes des muscles squelettiques (myopathie) : ce risque est faible mais ne peut être exclu dès qu’une contention/anesthésie a lieu. - Blessures sévères dans de rares cas : boiterie du membre entravé, luxation des articulations, fractures des os longs, automutilation pour les captures avec des pièges à contention. - Risque de mortalité : faible, en lien avec l’anesthésie ou des blessures sévères à la capture. Les effets indésirables de la sédation profonde incluent : - Diminution des capacités motrices et de vigilance dans une courte phase suivant le réveil - Nausées, vomissements - Ulcères cornéens - Perturbations de la température corporelle : hypothermie et hyperthermie - Troubles ioniques, notamment l’excès de potassium dans le sang - anomalies du rythme cardiaque - Hypotension - Hypovolémie par vasoconstriction puis vasodilatation en cas d’hémorragie - Dépression respiratoire : hypoventilation pouvant conduire à une diminution de la pression partielle en oxygène dans le sang artériel (hypoxémie) puis à une diminution de la quantité d’oxygène apportée par le sang aux tissus (hypoxie) - Dans de rares cas, arrêt cardio-respiratoire dû à l’induction de l’anesthésie.

Devenir

Tous les animaux sont relâchés dans le milieu naturel immédiatement après leur manipulation.

Remplacement

Les questions scientifiques abordées dans ce projet, portant sur les interactions entre faune sauvage et activités humaines, notamment les enjeux de connectivité écologique à de larges échelles spatiales et les échanges de pathogènes entre faune sauvage et domestique, ne peuvent actuellement être résolues par des méthodes alternatives. De même, les observations à l’échelle des décisions comportementales ne sont pas disponibles sur ces espèces ce qui nécessite donc nécessairement l’acquisition de nouvelles données. En revanche, ces données acquises au cours de ce projet grâce à des technologies innovantes (logger GPS R&D, reverse-GPS) constituent une ressource de référence qui peut être utilisée dans de futures études traitant de problématiques similaires, contribuant ainsi à limiter le recours à de nouvelles captures et à de nouvelles expérimentations.

Réduction

Cette étude multi-spécifique croisant suivi spatial, comportemental et sanitaire le long d’un gradient de naturalité bénéficie à de nombreux projets du laboratoire et à ceux de partenaires scientifiques, institutionnels et territoriaux. Les données sur l’écologie spatiale des individus suivis sont mises à disposition dans le cadre d’un réseau scientifique européen sur les mouvements des mammifères et, plus globalement, dans une dynamique mondiale de partage de ce type de données. Les données génétiques (génotype des individus et souches d’agents pathogènes) générées dans le cadre de ce projet sont mises à disposition sur une plateforme. L’effort particulier consenti par l’équipe du projet à la réutilisation des données est de nature à réduire la nécessité de multiplier ce genre de suivi à long terme et donc de réduire in-fine le nombre d’animaux utilisés par la communauté scientifique dans sa globalité. De plus, ce projet envisage d’utiliser les données obtenues pour évaluer l’apport de méthodes moins invasives (loggers passifs déployés sans captures, pièges-photographiques) aux questions souhaitées et ainsi de tester des alternatives de remplacement.

Raffinement

Raffinement des captures : les individus reproducteurs sont capturés hors du dernier tiers de la gestation et de la période de mise bas. Les captures nécessitant une anesthésie (procédures 1 et 3) sont réalisées pour des températures comprises entre -5° et 25°C, en privilégiant des protocoles rapidement réversibles. Raffinement des captures par piège (ponctuellement cerfs, procédure 1; mésocarnivores, procédure 3) : les opérations sont guidées par des pièges photographiques afin de limiter les captures d’espèces non-cibles. Les pièges sont équipés d’une alarme de déclenchement et/ou d’un piège photo transmettant les images en temps réel. Les opérateurs interviennent dans un délai maximal de 2h après détection en cas de capture diurne, d’intempéries, de capture d’un chat forestier ou de capture par piège à contention. Dans les autres cas, les pièges sont relevés dans les 2h suivant le lever du soleil et inspectés visuellement 2 fois par jour. Les pièges à contention sont équipés de ressorts et d'articulations sur la longe afin d’amortir les forces de traction et de torsion), ainsi que de bourrelets en tissus maintenant la circulation sanguine ; leur tension est réglée pour améliorer la sélectivité. Raffinement des manipulations : le rôle de chaque intervenant est défini à l’avance afin d’optimiser la prise en charge de l’animal. Les opérations sont réalisées sous la supervision d’un vétérinaire. Après formation des équipes, un vétérinaire référent reste disponible pour avis. Les constantes vitales et points limites sont surveillés, les animaux protégés des conditions climatiques et des stimuli externes, et les prélèvements ainsi que la pose des équipements suivent des procédures standardisées. Les animaux sont placés dans une caisse isolée durant le réveil, relâchés sur site après récupération complète, puis localisés afin de détecter toute anomalie. Procédure 2 : manipulation par une seule personne expérimentée (< 5 min.); mains frottées dans la végétation afin de limiter les odeurs d’origine humaine ; intervention reportée si le faon a moins de 24h afin de préserver l’établissement du lien mère-jeune. Dans une démarche d’amélioration continue, des bilans post-capture semestriels sont réalisés au sein de la structure bien-être animal afin d’évaluer le déroulement des opérations, les incidents et les effets observés, puis d’adapter et d’actualiser les procédures si nécessaire.

Choix des espèces

Le choix de ces cinq espèces répond à des enjeux écologiques et de gestion complémentaire. Le cerf constitue un modèle central pour étudier les interactions faune–activités humaines, notamment en raison de son implication dans les collisions routières, son impact sur la régénération forestière, ses interactions avec les bovins et son rôle potentiel dans la circulation d’agents pathogènes (maladie hémorragique enzootique, fièvre catarrhale ovine, diarrhée virale Bovine, tuberculose bovine). Le chevreuil apporte un modèle contrastant d’ongulé, avec des stratégies spatiales et des réponses aux perturbations différentes. Le renard et le blaireau, concernés par la mortalité routière, permettent d’analyser l’effet des infrastructures sur les mésocarnivores et leurs interactions avec les paysages anthropisés. Le chat forestier représente un enjeu majeur de connectivité et de conservation face à l’hybridation avec le chat domestique. Ces espèces présentent également un intérêt du fait de leur implication dans la circulation d’agents pathogènes d’intérêt (virus de la maladie de Carré, virus de l’immunodéficience féline, virus de la leucose féline, parvovirus félin et canins, virus de l’influenza aviaire). Procédures 1 et 3 : les individus subadultes ou adultes sont ciblés. Ces classes d’âge sont les plus pertinentes pour répondre aux objectifs scientifiques visés, les déplacements des très jeunes individus étant encore fortement contraints par leur dépendance maternelle et leur développement locomoteur. Les subadultes sont particulièrement pertinents du fait des dispersions natales (déplacements importants, potentiellement limités par les continuités écologiques). Sont ainsi considérés : cerf (>6 mois), renard (>6 mois), blaireau (>9 mois) et chat forestier (>6 mois). Procédure 2 : des nouveau-nés de cerf et de chevreuil (>24h) sont équipés puis suivis sur le long terme, jusqu’à la perte de l’équipement ou à la fin de leur suivi. Ce suivi longitudinal est indispensable pour étudier les liens entre conditions précoces et développement du comportement. Les objectifs de cet axe ne peuvent être atteints par l’étude d’individus adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 32
Souffrances
▲ -
▲ 32
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Devenir
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 32
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Issus du milieu naturel, dont un lot pêché à l'automne quand les eaux côtières se refroidissent, 32 mulets dorés, poissons des eaux côtières, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque mois, ils sont sortis de l'eau sous anesthésie pour être pesés et mesurés, les femelles recevant un cathéter dans l'oviducte pour prélever des ovocytes, les mâles étant massés sur le ventre pour extraire leur semence, avec deux injections d'hormone si la ponte tarde. Tous sont gardés vivants comme stock de géniteurs. Le projet vise à "stabiliser un itinéraire zootechnique" pour fournir des alevins à la filière, et le porteur écrit qu'il n'existe "pas de manière de les remplacer" puisque l'objet même est la reproduction de l'espèce.

Objectifs

L’objectif du projet est d’obtenir des pontes de mulet doré (Liza aurata) en conditions contrôlées. Pour ce faire, deux lots de géniteurs (deux fois seize individus) sont maintenus dans des bassins et soumis à des paramètres d’ambiance naturels. Des prélèvements mensuels seront effectués afin d’évaluer le stade de maturation des individus. Ces suivis seront différents selon le sexe des animaux. Les mâles seront massés sur la partie ventrale afin de valider la facilité d’éjection du liquide reproducteur. Des prélèvements gonadiques seront effectués sur les femelles grâce à un petit cathéter introduit dans l’oviducte (tube menant aux gonades par lequel sont expulsés les œufs matures lors de la ponte). L’observation des ovocytes collectés permettra de suivre l’état de maturation des femelles. En parallèle, le poids et la taille sont mesurés afin de suivre l’évolution de la condition physique de chaque poisson. Chaque individu sera marqué à l’aide d’une puce RFID (1,25 x 7 mm) identique à celles utilisées pour les animaux de compagnie ou de la faune sauvage afin de pouvoir identifier chacun d’eux. À chaque fois que les individus sont manipulés, ils seront anesthésiés et analgésiés afin de faciliter leur prise en main. Ce processus permet de limiter au maximum le stress lors de la pêche et les risques de blessure (chute, perte d’écaille). Cela permet aussi de réduire au maximum la douleur lors de l’injection de la puce et des prélèvements associés au suivi de la maturation. Dans le cas où la maturation des individus serait avérée par le suivi mais qu’aucune ponte ne serait obtenue, une induction de celle-ci pourrait être déclenchée par une injection hormonale dans le muscle.

Bénéfices attendus

L’intérêt du projet est de pouvoir stabiliser un itinéraire zootechnique permettant de reproduire l’espèce et d’obtenir des pontes viables. Un protocole standardisé permettrait d’apporter, à terme, un moyen de produire des alevins pour soutenir l’essor durable de la filière en apportant une alternative au prélèvement d’individus dans les milieux naturels.

Procédures

Les animaux seront soumis à des biométries mensuelles hors de l’eau sous anesthésie générale. Lors de cette première biométrie, les individus seront identifiés par transpondeur en intramusculaire, toujours sous anesthésie. Durant les biométries suivantes, quelques ovocytes des mulets femelles seront prélevés par cannulation sous anesthésie. Selon le sexe établi, les individus seront soit massés (mâles), soit canulés (femelles). Les conditions d’élevage mises en place devraient permettre une maturation des individus et l’obtention de pontes. Dans le cas où elle ne surviendrait pas malgré l’observation de mâles spermiants et de femelles possédant des œufs hydratés de stade C, deux injections intramusculaires d’hormone, à 22 h d’intervalle, seront effectuées afin de déclencher la fin de la maturation et l’ovulation.

Impact sur les animaux

Dans le cadre de la reproduction des animaux issus du milieu naturel, plusieurs nuisances peuvent être identifiées au cours du projet : biométrie : la sortie hors de l’eau des individus pour les mesures et quelques blessures comme des pertes d’écailles et donc des lésions cutanées minimes, lors de la manipulation. Marquage : risque de saignement limité. Les prélèvements d’ovocytes peuvent entraîner une inflammation et saignements des voies génitales et des ovaires. Les prélèvements de sperme se font par stripping et peuvent provoquer des irritations cutanées et lésions superficielles.

Devenir

L’objectif étant de stabiliser un itinéraire zootechnique pour la reproduction de l’espèce, les individus seront conservés et maintenus comme stocks de géniteurs.

Remplacement

La demande d’autorisation de projet reposant sur la stabilisation d’une méthode de reproduction de l’espèce cible le mulet doré, il n’existe pas de manière de les remplacer.

Réduction

L’objectif minimal est d’obtenir au moins six femelles donnant des œufs/ovules fécondables, afin de disposer d’un nombre suffisant de pontes biologiquement indépendantes pour décrire la réponse au protocole, le délai de latence, la qualité ovocytaire, le taux de fécondation, le taux d’éclosion et la survie larvaire précoce. En retenant une probabilité conservatrice de succès de 85 % par femelle mature utilisable, l’inclusion de dix femelles permet d’obtenir au moins six femelles réussies avec une probabilité de 99,0 %, selon une loi binomiale. Le nombre de mâles a été dimensionné séparément. L’objectif est de disposer d’au moins trois mâles fournissant un sperme exploitable, afin de sécuriser la fécondation et de permettre, si nécessaire, la constitution d’un pool de sperme. En retenant également une probabilité de succès de 85 % par mâle mature utilisable, l’inclusion de six mâles permet d’obtenir au moins trois mâles utilisables avec une probabilité de 99,4 %. Sous l'hypothèse d’indépendance entre la disponibilité des femelles et celle des mâles, la probabilité d’atteindre simultanément les deux objectifs est d’environ 98,4 %. L’effectif retenu est donc de seize géniteurs : dix femelles et six mâles. Ce nombre constitue un compromis entre réduction du nombre d’animaux utilisés et sécurisation de la réussite biologique de l’essai. Un deuxième lot d’effectif identique sera également constitué à partir d’animaux ayant maturé dans le milieu naturel dans le but d’obtenir une reproduction naturelle. Ces animaux seront prélevés durant l’automne lors de la baisse de température des eaux côtières.

Raffinement

Une fois dans les installations les individus seront acclimatés pendant au moins 3 semaines aux installations et nouveau régime alimentaire (aliments inertes). Ils seront maintenus en condition contrôlée reproduisant le plus fidèlement possible les conditions naturelles (température, luminosité) avec un enrichissement sur le fond du bac via des plantes en plastiques. Les individus seront maintenus dans des bacs de volume important en très faible densité (

Choix des espèces

Les animaux utilisés pour l’expérimentation seront exclusivement des poissons de l’espèce Liza aurata matures. L’utilisation d’individus mature est indispensable afin d’obtenir des pontes. D’autre part, travailler avec des modèles matures permet de s’affranchir d’une phase de grossissement éventuelle avant la phase de reproduction.

Rôle des circuits impliqués dans la cognition

(NTS-FR-214113v1 – 22/09/2026)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 380
Souffrances
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▲ 380
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Devenir
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 380

380 souris vont être utilisées, chacune opérée du cerveau pendant une à quatre heures pour recevoir des implants, puis soumise à des séances comportementales allant jusqu'à trois heures par jour. Toutes sont tuées à l'issue pour vérifier la position des implants et analyser le tissu cérébral, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pendant onze jours au plus, elles subissent jusqu'à onze injections et une restriction alimentaire qui maintient leur poids à au moins 85 % de la normale, restriction que le porteur dit destinée à entretenir leur "motivation". Les tâches, décrites comme l'apprentissage d'une règle puis son changement, ne sont pas nommées. Les retombées pour la schizophrénie ou l'autisme sont renvoyées au "plus long terme".

Objectifs

Ce projet vise à mieux comprendre comment certains réseaux neuronaux participent à la flexibilité cognitive, c’est-à-dire à la capacité d’abandonner une stratégie devenue inadaptée afin d’en adopter une nouvelle. Nous chercherons à identifier comment certaines populations neuronales contribuent au maintien de comportements stables mais également à leur mise à jour lorsque les conditions changent. Pour répondre à cette question, nous utiliserons des approches complémentaires chez la souris. Les animaux réaliseront des tâches comportementales permettant d’étudier l’apprentissage initial d’une règle comportementale puis l’adaptation nécessaire lorsque cette règle change. Pendant ces tâches, l’activité neuronale pourra être enregistrée chez des animaux éveillés et libres de leurs mouvements afin de caractériser les dynamiques d’activité associées à l’apprentissage, aux erreurs comportementales et aux changements de stratégie. Nous étudierons également comment certaines populations cellulaires influencent ces mécanismes et peuvent favoriser des comportements persévérants lorsque l’adaptation comportementale échoue. Les données obtenues permettront une meilleure compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans la flexibilité cognitive et pourraient contribuer à l’identification de nouvelles pistes thérapeutiques pour des troubles neurologiques et psychiatriques associés à des déficits d’adaptation comportementale.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de faire progresser les connaissances sur les mécanismes neuronaux permettent l’adaptation du comportement lorsque les règles de l’environnement changent. Les travaux fourniront des données détaillées sur les dynamiques d’activité neuronale associées à l’apprentissage, aux erreurs comportementales, aux changements de stratégie et aux comportements persévérants. Grâce à la combinaison d’approches complémentaires ce projet permettra d’étudier de manière précise le rôle de différentes populations neuronales dans le contrôle des comportements flexibles. Les données obtenues permettront également de mieux comprendre comment certaines perturbations de l’activité inhibitrice peuvent altérer les capacités d’adaptation comportementale. À plus long terme, ces travaux contribueront à une meilleure compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans plusieurs troubles neurologiques et psychiatriques associés à des déficits cognitifs et à une rigidité comportementale, notamment la schizophrénie, l’autisme et certains troubles neurodéveloppementaux. Ces résultats pourront contribuer au développement futur de nouvelles hypothèses et approches thérapeutiques ciblant les circuits neuronaux impliqués dans ces déficits. Les données produites dans le cadre du projet pourront également contribuer au développement de nouvelles approches visant à mieux comprendre le fonctionnement des réseaux neuronaux impliqués dans la prise de décision et l’adaptation comportementale.

Procédures

Les animaux seront soumis à une chirurgie du cerveau unique sous anesthésie générale. Cette chirurgie durera entre 1 et 4 heures selon les implants réalisés. Dans certains groupes d'imagerie, une seconde courte sous anesthésie générale pourra être réalisée une seule fois; cette intervention durera 30 à 60 minutes. Les animaux pourront recevoir au maximum 5 injections sur 5 jours consécutifs, selon les lignées utilisées. Pour certaines expériences, les animaux pourront recevoir une autre injection avant certaines séances expérimentales, avec un maximum d'une injection par séance et de 11 injections par animal sur l'ensemble de la période comportementale. Après récupération post-opératoire, les animaux seront progressivement habitués aux manipulations expérimentales et aux dispositifs d’enregistrement. Les séances comportementales dureront entre 30 minutes et 3 heures maximum par jour. La période comportementale, incluant l'habituation finale la restriction alimentaire contrôlée, les enregistrements et/ou les manipulations, durera au maximum 11 jours par animal. Une restriction alimentaire modérée pourra être mise en place uniquement pendant cette périodes comportementale, pour une durée maximale de 11 jours par animal. Le poids sera surveillé quotidiennement et maintenu à au moins 85 % du poids ad libitum. Les animaux seront ensuite replacés en hébergement collectif avec leurs congénères lorsque cela sera compatible avec leur état clinique et l'intégrité des implants.

Impact sur les animaux

Ce projet implique des chirurgies du cerveau réalisées sous anesthésie générale pouvant durer entre 1 et 4 heures selon la complexité des implants. Ces interventions sont susceptibles d’entraîner une douleur légère à modérée pendant quelques jours après la chirurgie, ainsi qu’une gêne transitoire liée à la cicatrisation et à la présence des implants chroniques. Les animaux subiront également des manipulations répétées, des périodes d’habituation aux dispositifs expérimentaux, des connexions aux systèmes d’enregistrement et, pour certains protocoles, un hébergement individuel temporaire. Ces procédures pourront induire un stress modéré transitoire. Les tâches comportementales nécessiteront une restriction alimentaire contrôlée destinée à maintenir la motivation des animaux. Cette restriction pourra entraîner une diminution modérée et réversible du poids corporel. Les nuisances attendues au cours du projet sont donc principalement : une douleur post-opératoire légère à modérée et transitoire, une gêne liée aux implants chroniques, un stress modéré associé aux manipulations et aux procédures comportementales, ainsi qu’une perte de poids légère et réversible liée à la restriction alimentaire.

Devenir

Les animaux utilisés dans ce projet ne pourront pas être replacés ou adoptés à l’issue des procédures expérimentales. Une partie des animaux sera maintenue en vie de manière séquentielle entre certaines procédures compatibles du projet afin de permettre la réalisation des enregistrements comportementaux et des analyses prévues. La poursuite des expérimentations sera conditionnée à l’état de bien-être des animaux et à l’absence de signes de douleur ou de détresse incompatibles avec la poursuite des procédures. À l’issue du projet, tous les animaux seront mis à mort selon les méthodes réglementaires prévues afin de permettre la réalisation des analyses finales nécessaires aux objectifs scientifiques du projet. Ces analyses incluront notamment l’étude des tissus cérébraux, la vérification de la localisation des implants et des injections ainsi que l’évaluation de l’expression des marqueurs expérimentaux. Les animaux ne pourront pas être réutilisés dans d’autres projets en raison des chirurgies intracérébrales, des implants chroniques, des manipulations expérimentales réalisées et des prélèvements tissulaires finaux nécessaires aux analyses scientifiques.

Remplacement

Il n’existe actuellement pas d’alternative non animale permettant d’étudier de manière complète les mécanismes cérébraux impliqués dans la flexibilité cognitive et l’adaptation du comportement lorsque les règles de l’environnement changent. Les objectifs du projet nécessitent l’étude de l’activité de réseaux neuronaux intacts pendant des comportements complexes impliquant perception, apprentissage, prise de décision et modification de stratégie comportementale. Les cultures cellulaires, modèles informatiques ou autres approches in vitro ne permettent pas de reproduire l’organisation complète des circuits cérébraux, les interactions entre différents types cellulaires, ni les comportements cognitifs étudiés dans ce projet. De plus, les expériences nécessitent l’étude de l’activité neuronale chez des animaux éveillés réalisant des tâches comportementales, ce qui ne peut pas être reproduit par des méthodes alternatives. L’utilisation d’animaux vivants est donc nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques du projet. Le nombre d’animaux sera limité autant que possible et plusieurs analyses complémentaires pourront être réalisées à partir d’un même animal afin de maximiser les données obtenues.

Réduction

Le nombre total d’animaux inclus dans ce projet a été estimé en tenant compte des objectifs scientifiques et des mesures de réduction mises en œuvre afin de limiter au maximum l’utilisation d’animaux. Plusieurs analyses complémentaires pourront être réalisées à partir d’un même animal, notamment les expériences comportementales, les enregistrements d’activité cérébrale, l’imagerie et les analyses histologiques finales, afin de maximiser les données obtenues pour chaque animal utilisé. Le nombre d’animaux sera également réduit grâce à l’utilisation de protocoles expérimentaux standardisés, à l’expérience des expérimentateurs et à l’optimisation des procédures chirurgicales et comportementales, permettant de limiter les pertes expérimentales et la variabilité des résultats. Lorsque cela sera possible, les tissus prélevés pourront également être utilisés pour plusieurs analyses complémentaires. Les animaux ne pourront généralement pas être réutilisés après certaines procédures en raison des implants chroniques, des manipulations expérimentales réalisées ou des analyses terminales nécessaires à la collecte des tissus cérébraux. La taille des groupes expérimentaux sera déterminée à partir des données de la littérature, d’expériences antérieures et d’analyses statistiques adaptées afin d’obtenir des résultats scientifiquement interprétables tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Des tests statistiques paramétriques ou non paramétriques appropriés seront utilisés selon les données obtenues.

Raffinement

Toutes les mesures visant à réduire au minimum la douleur, la souffrance, l’angoisse et les dommages durables subis par les animaux seront appliquées tout au long du projet. Les protocoles expérimentaux ont été conçus afin de limiter le stress lié aux manipulations, aux chirurgies et aux tâches comportementales. Les animaux bénéficieront d’une période d’habituation aux expérimentateurs et aux dispositifs expérimentaux afin de réduire le stress associé aux procédures. Les interventions chirurgicales seront réalisées sous anesthésie adaptée et accompagnées d’une prise en charge analgésique appropriée. Une surveillance régulière des animaux sera effectuée après les procédures expérimentales afin d’évaluer leur état général, leur poids, leur activité locomotrice et l’apparition éventuelle de signes de douleur ou de détresse. Des points limites spécifiques et précoces seront appliqués afin d’éviter toute souffrance prolongée. Les conditions d’hébergement et d’enrichissement du milieu seront adaptées aux besoins physiologiques et comportementaux des animaux. Les expérimentateurs impliqués dans le projet sont formés aux procédures expérimentales et au suivi du bien-être animal. Les protocoles expérimentaux pourront être ajustés au cours du projet afin d’intégrer toute nouvelle méthode de raffinement permettant d’améliorer le bien-être des animaux ou de réduire les nuisances expérimentales.

Choix des espèces

La souris est un modèle largement utilisé pour l’étude des fonctions cognitives et des mécanismes cérébraux impliqués dans l’apprentissage, la mémoire et la flexibilité comportementale. Les propriétés fondamentales des circuits neuronaux chez la souris sont comparables à celles observées chez d’autres mammifères, ce qui permet d’obtenir des connaissances pertinentes pour la compréhension du fonctionnement cérébral normal et pathologique. Cette espèce permet également la réalisation d’approches expérimentales complémentaires chez un même animal. Les souris présentent en outre l’avantage de pouvoir être génétiquement modifiées afin d’étudier le rôle de populations neuronales spécifiques impliquées dans les comportements étudiés. Les lignées transgéniques utilisées dans ce projet présentent des phénotypes compatibles avec les objectifs expérimentaux et ne présentent pas d’altérations majeures du comportement ou de l’état général en dehors des manipulations expérimentales réalisées dans le cadre du projet. Les souris seront incluses dans la procédure à partir d’environ 5 semaines d’âge selon les cohortes expérimentales. Les chirurgies du cerveau pourront être réalisées à partir de cet âge afin de permettre une période suffisante de récupération post-opératoire et d’expression virale avant le début des tâches comportementales ou des analyses terminales. Les tâches comportementales et les enregistrements in vivo seront réalisés après la période de récupération et d’expression virale, chez des animaux adultes ou jeunes adultes, à un stade de développement compatible avec les objectifs du projet. Ce choix permet de réaliser les implants chroniques suffisamment tôt tout en effectuant les mesures comportementales et physiologiques après maturation adaptée des circuits cérébraux étudiés.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 752
Souffrances
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▲ 752
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Devenir
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 752

752 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement du cerveau, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pendant quatre semaines, une partie d'entre elles subit des changements d'environnement, des bruits et des perturbations lumineuses, reçoit une pompe sous la peau qui élève la pression artérielle, ou se voit implanter un dispositif d'imagerie miniaturisé dans le cerveau au cours d'une chirurgie d'environ une heure. L'équipe cherche à savoir si le stress chronique rend les petits vaisseaux cérébraux plus vulnérables à l'hypertension, et soumet les souris à des tests de mémoire et de comportement qu'elle ne nomme pas. Elle qualifie ce protocole de stress de "sans douleur", tout en indiquant qu'il peut réduire la prise alimentaire, altérer le pelage et diminuer l'activité.

Objectifs

L'hypertension artérielle est la première cause modifiable d'une maladie qui touche les petits vaisseaux du cerveau et qui peut entraîner, avec le temps, des troubles de la mémoire et de la concentration. Certaines personnes développent des atteintes cérébrales sévères malgré un bon contrôle de leur tension artérielle, ce qui suggère l'existence d'autres facteurs aggravants. Le stress chronique (lié par exemple au travail, à l'isolement social ou aux difficultés financières), auquel les femmes sont particulièrement exposées, pourrait être l'un de ces facteurs : il fragiliserait les petits vaisseaux du cerveau et les rendrait plus sensibles aux effets néfastes de l'hypertension. Ce projet a quatre objectifs : identifier les zones du cerveau les plus sensibles à cette combinaison stress-hypertension ; mesurer, grâce à des techniques d'imagerie, comment la circulation sanguine et l'étanchéité des petits vaisseaux cérébraux sont modifiées dans deux régions du cerveau impliquées dans la mémoire et les émotions (le cortex préfrontal et l'hippocampe) ; repérer des signes précoces, dans le comportement des animaux, annonçant des troubles de la mémoire ; identifier les mécanismes biologiques qui rendent certains individus plus vulnérables et d'autres plus résistants.

Bénéfices attendus

L'hypertension artérielle touche plus de 1,4 milliard de personnes dans le monde et constitue le premier facteur de risque de la maladie cérébrale des petits vaisseaux et du déclin cognitif. Malgré un contrôle tensionnel adéquat, certains patients développent des lésions cérébrales sévères tandis que d'autres sont épargnés, indiquant l'existence de facteurs de vulnérabilité encore non identifiés. Ce projet apportera : à court terme, une caractérisation de l'interaction entre stress psychosocial et hypertension sur le système neurovasculaire cérébral, avec identification de régions cérébrales particulièrement sensibles et de marqueurs biologiques permettant de distinguer les cerveaux qui résistent au stress de ceux qui y sont plus vulnérables ; à moyen terme, des indicateurs précoces (imagerie, marqueurs biologiques) permettant d'estimer le risque individuel de déclin cognitif lié à l'hypertension ; à long terme, de nouvelles pistes thérapeutiques personnalisées pour la prévention du déclin cognitif, intégrant la dimension du stress psychosocial dans la prise en charge de l'hypertension artérielle. Les résultats négatifs seront valorisés par publication dans des revues à comité de lecture.

Procédures

Ce projet utilise des souris réparties en quatre expériences sur 5 ans. Dans toutes les expériences, certaines souris sont soumises pendant 4 semaines à un protocole de stress modéré (changements d'environnement, bruits, perturbations lumineuses, sans douleur) et/ou subissent une chirurgie d'environ 5 minutes sous anesthésie gazeuse pour l'installation d'une petite pompe sous la peau délivrant une substance augmentant modérément la pression artérielle. Première expérience : mesure du flux sanguin cérébral par imagerie non invasive sous anesthésie, à trois reprises sur 4 semaines (environ 25 minutes par session). Deuxième expérience : chirurgie sous anesthésie pour implanter un dispositif d'imagerie miniaturisé dans le cerveau (environ 1 heure), puis enregistrements chez l'animal éveillé à trois reprises sur 4 semaines (environ 1h10 par session pour la moitié des animaux ; environ 45 minutes par session, incluant un test de mémoire de courte durée, pour l'autre moitié). Troisième expérience : tests de mémoire et de comportement ne causant aucune douleur, réalisés à deux reprises (environ 20 à 40 minutes par session selon le test), suivis de l'analyse des vaisseaux cérébraux après euthanasie. Quatrième expérience : après euthanasie sous anesthésie profonde, les cerveaux sont prélevés pour des analyses au microscope et des analyses des gènes actifs dans les vaisseaux.

Impact sur les animaux

Le stress chronique peut entraîner une légère diminution de la prise alimentaire, une altération de l'état du pelage et une réduction de l'activité. Ces effets sont transitoires et de faible intensité. La chirurgie d'implantation de la pompe et celle du dispositif d'imagerie peuvent occasionner une douleur modérée, prévenue et traitée par des médicaments antidouleur. L'hypertension modérée est généralement sans symptôme. De rares complications graves peuvent survenir, entraînant la mise à mort immédiate de l'animal.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés. La mise à mort est nécessaire pour le prélèvement du cerveau, seul organe étudié dans ce projet.

Remplacement

Le stress psychosocial chronique induit des modifications hormonales, comportementales et vasculaires systémiques non reproductibles en dehors d'un organisme vivant. L'étude de l'interaction entre stress et hypertension sur le cerveau nécessite un réseau vasculaire fonctionnel dans son environnement naturel. L'imagerie cérébrale avancée et les tests cognitifs nécessitent un animal vivant intact. Aucun modèle cellulaire ou informatique ne peut reproduire cette complexité. Des études complémentaires sur cellules en culture seront néanmoins réalisées pour valider certains mécanismes

Réduction

Le nombre d'animaux a été calculé pour garantir une analyse fiable avec le minimum nécessaire. Les expérimentations les plus lourdes (imagerie fonctionnelle et imagerie cellulaire) sont réalisées uniquement chez les femelles, population la plus à risque d'après les données épidémiologiques ; les résultats clés sont ensuite vérifiés chez les mâles (tests comportementaux et analyses tissulaires), ce qui évite de répéter l'ensemble du protocole d'imagerie dans les deux sexes. L'imagerie et les tests comportementaux sont longitudinaux (mêmes animaux suivis dans le temps).

Raffinement

Toutes les chirurgies sont réalisées sous anesthésie gazeuse avec médicaments antidouleur avant et après l’intervention. Les animaux sont acclimatés à la salle d’expérimentation et habitués à la manipulation avant le début des protocoles. Pour l’imagerie par miniscope, les animaux sont progressivement habitués au port du dispositif. Le stress utilise exclusivement des facteurs de faible intensité, sans douleur. Un suivi quotidien de l’état de santé est assuré, avec une surveillance accrue en période post-chirurgicale. Une grille de score et un arbre décisionnel définissent les soins conservatoires (antidouleur, nourriture enrichie, surveillance renforcée) et les critères de mise à mort en cas de souffrance.

Choix des espèces

La souris a été choisie car cette espèce permet de combiner stress chronique et hypertension dans un modèle intégré, avec des outils d’imagerie cérébrale avancés. La souche utilisée présente une sensibilité particulière aux lésions des petits vaisseaux cérébraux sous hypertension modérée, reproduisant les atteintes observées chez l’homme. Les souris seront utilisées au stade adulte (12 semaines) car le projet étudie des mécanismes pathologiques adultes et que la maturation vasculaire cérébrale est complète à ce stade.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Rats : 64
Souffrances
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▲ -
▲ 64
▲ -
Devenir
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 -
 64

Vingt-et-une injections sous-cutanées en trois semaines, une chirurgie crânienne d'environ cinq heures sous anesthésie générale, puis douze séances de test avec imagerie cérébrale de vingt à cent quarante minutes sur six semaines : 64 rats subissent ce protocole dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le produit administré appartient à la famille du cannabis, et il s'agit de voir comment une exposition répétée à l'adolescence modifie les connexions cérébrales et la mémoire à l'âge adulte. Le porteur qualifie ces administrations de procédures "bien tolérées" et prévoit une douleur post-opératoire de 24 à 48 heures. Tous les rats sont mis à mort à la fin, la chirurgie et le traitement cannabinoïde excluant selon lui qu'ils servent ensuite à autre chose, et les tests de mémoire qui occupent six semaines du protocole ne sont jamais nommés.

Objectifs

Ce projet vise à mettre en place et à valider une technique d’imagerie cérébrale chez le rat en mouvement libre, afin d’étudier comment une exposition répétée à des substances psychoactives (de la même famille que le cannabis) pendant l’adolescence modifie les connections entre différentes régions du cerveau et les capacités de mémorisation. Les animaux utilisés bénéficieront d’une intervention chirurgicale (réalisée sous anesthésie complète et avec traitement de la douleur) permettant l’accès à l’imagerie cérébrale, ainsi que d’administrations de substances apparentées aux cannabinoïdes, procédures considérées comme bien tolérées.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre comment une exposition aux cannabinoïdes à l’adolescence modifie durablement les circuits cérébraux liés à la mémoire. Ces connaissances pourront contribuer à identifier des marqueurs biologiques de vulnérabilité et à informer les politiques de prévention.

Procédures

Les interventions sur les animaux comprennent : • Injections sous-cutanées répétées (21 injections sur 3 semaines, environ 5 secondes chacune) • Une intervention chirurgicale sous anesthésie générale et traitement antidouleur (environ 5h), permettant l’imagerie cérébrale • 2 injections sous-cutanées post-chirurgicales (5 secondes chacune) • Sessions d’habituation (5 jours, 10 à 20 minutes par session) • 12 sessions de test comportemental avec imagerie cérébrale (20 à 140 minutes par session sur 6 semaines)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont : • Douleur post-opératoire modérée (24 à 48h), prise en charge par analgésie • Douleurs brèves lors des injections sous-cutanées (quelques secondes) • Léger stress lors des séances d’imagerie cérébrale en état d’éveil (bruit modéré, changement d’environnement) • Modifications transitoires de la locomotion et de l’état général liées au traitement

Devenir

Les animaux seront mis à mort car pas de réutilisation possible dû à la chirurgie et au traitement cannabinoïde.

Remplacement

Aucun modèle in vitro ou informatique ne permet d’étudier simultanément le comportement complexe, la dynamique cérébrale en mouvement libre et de manière longitudinale sur plusieurs semaines. Le recours à l’animal est indispensable.

Réduction

Cette étude pilote utilise le nombre minimal d’animaux nécessaire. Les sessions longitudinales répétées évitent de multiplier les animaux. Les animaux serviront pour plusieurs types d’expériences (imagerie et comportement).

Raffinement

La chirurgie est réalisée sous analgésie et anesthésie complètes, avec suivi post-opératoire. Une grille de score et une liste de points limites permettent d’assurer le bien-être animal et d’interrompre l’expérience ou de procéder à la mise à mort dès qu’un point limite est atteint. Des analgésiques sont utilisés pour prévenir la douleur. Des séances d’habituation à l’imagerie et au comportement sont réalisées. Les souris [rats] sont élevés en groupes sociaux avec enrichissement du milieu.

Choix des espèces

Le rat a été choisi car il est adapté à l’implantation chronique d’un dispositif d’imagerie cérébrale, offre un volume cérébral suffisant pour l’imagerie des structures d’intérêt, et montre une robustesse comportementale pour les tests de mémoire. L’effet du traitement cannabinoïde a déjà été documenté chez cette espèce. Le traitement est administré au stade adolescent (en raison de la sensibilité accrue du cerveau en développement) et les enregistrements sont réalisés au stade adulte (cerveau mature, ossature crânienne plus résistante).

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Moutons : 220
Souffrances
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▲ 100
▲ 120
▲ -
Devenir
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 120
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 100

Transportées deux heures, pourvues d'une éponge vaginale puis soumises à huit injections intramusculaires et deux injections intraveineuses sur animal vigile, 40 brebis donneuses d'embryons sont tuées pour que la collecte se fasse sur leurs utérus après la mort. Les 120 receveuses subissent une chirurgie de transfert d'embryon de trente minutes sous anesthésie générale, et 30 des brebis gestantes passent tout leur dernier mois de gestation à 30 degrés le jour et 25 la nuit, avec un risque d'hyperthermie, d'avortement ou de mise-bas précoce que le porteur reconnaît. Les 220 moutons relèvent de procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, les agneaux mâles nés de ces gestations subissant cinq prises de sang entre la naissance et neuf mois, puis trois collectes de semence. Les receveuses non gestantes et les mères après sevrage retournent au troupeau d'origine, 120 au total, tandis que les descendants mâles sont mis à mort pour prélever leurs organes, dont les testicules et la prostate, leur retour au troupeau étant écarté au motif que leur reproduction est compromise.

Objectifs

Dans un contexte de changement climatique, ce projet vise à étudier les conséquences d’une exposition à des températures élevées pendant la fin de la gestation sur le développement de la descendance chez les ovins. L’hypothèse posée par l’étude est qu’une exposition à la chaleur pendant la vie fœtale peut modifier le fonctionnement du placenta et affecter le développement de différents organes chez la descendance. Une attention particulière sera portée au développement de l’appareil reproducteur mâle, car des altérations de la qualité ou de la quantité des spermatozoïdes pourraient avoir des conséquences sur la fertilité et les performances de reproduction. Les analyses porteront notamment sur des mécanismes épigénétiques, qui permettent à notre environnement d'influencer le fonctionnement de certains gènes, sans modifier notre ADN. L’étude repose sur la comparaison d’animaux présentant des capacités différentes de tolérance à la chaleur, élevés dans des conditions climatiques contrastées. Les objectifs scientifiques sont de caractériser les effets du stress thermique sur le fœtus, d’évaluer ses conséquences à long terme sur le développement de la descendance mâle et d’identifier les mécanismes biologiques favorisant l’adaptation aux fortes températures et leur origine. Ce projet se déroulera sur 4 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Ce projet cherche à mieux comprendre les conséquences de l’augmentation des températures liée au changement climatique sur les animaux d’élevage. Plus particulièrement, il étudie l’impact d’une exposition à la chaleur pendant la gestation sur le développement fœtal, le poids à la naissance, la croissance des individus et les capacités de reproduction des animaux à l’âge adulte. Les chercheurs souhaitent déterminer si une exposition à des températures élevées avant la naissance peut avoir des effets durables sur le développement des animaux. Ils étudieront également les mécanismes naturels qui permettent à certains animaux de mieux résister à la chaleur que d’autres et chercheront à savoir si cette capacité d’adaptation dépend principalement de la mère ou des échanges entre la mère et le fœtus pendant la gestation. Les résultats attendus permettront de mieux comprendre comment les animaux s’adaptent aux fortes chaleurs et comment ces adaptations peuvent influencer leur santé et leurs performances de reproduction. À plus long terme, ces connaissances pourraient contribuer au développement de stratégies permettant de limiter les effets négatifs des épisodes de chaleur sur les animaux d’élevage et ainsi aider les filières agricoles à faire face aux conséquences du changement climatique.

Procédures

Les donneuses d’embryons subiront un transport de 2 heures entre l'EU1 et l'EU2, une pose d'éponge par voie intravaginale, une série de 8 injections par voie intra-musculaire et 2 injections intra-veineuses sur animal vigile (EU1). Si les inséminations sont faites avec de la semence congelée, une laparoscopie sera réalisée sur chacune des brebis à inséminer (EU4). Le temps d’intervention de cet acte se compte en minutes (3 à 5 min par brebis). Concernant les receveuses, une pose d'éponge par voie intra-vaginale, une injection par voie intra-musculaire et 2 injections intra-veineuses sur animal vigile et une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie pour le transfert d’embryons (30 minutes) seront réalisées (EU2 et 3). Durée de chaque injection : quelques secondes. 3 prises de sang seront effectuées sur l’ensemble des 60 mères gestantes (à 110 jours, 125 et ~147 jours de gestation). 30 de ces brebis gestantes subiront un stress thermique en bâtiment à ambiance contrôlé durant tout le dernier mois de gestation (30°C en journée et 25°C la nuit). Les descendants mâles subiront 5 prises de sang (naissance, 1, 3, 6 et 9 mois) et des collectes de semence (3 éjaculats par mâles à partir de 8 mois d’âge ; EU2). La durée d'une prise de sang est d'une à deux minutes, contention comprise et celle de la collecte d’un éjaculat de quelques minutes.

Impact sur les animaux

Le transport entre l'EU2 et l'EU1 et la découverte d’un nouvel environnement pourra engendrer un stress transitoire chez les femelles. Certains effets indésirables liés à l’anesthésie et la chirurgie peuvent survenir (hypothermie et douleurs post-opératoires). Le stress thermique pourrait entrainer une hyperthermie sur les brebis avec des difficultés de régulation de température corporelle et respiratoire dues également au dernier stade de gestation. Un risque d’avortement ou de mise-bas précoce pourrait survenir. Un petit hématome pourrait apparaitre à la jugulaire, lié aux quelques prises de sang effectuées. Enfin, le stress généré par l’ensemble des manipulations pourrait également apporter une nuisance supplémentaire.

Devenir

Pour des raisons de compatibilité avec les objectifs de l’étude, la collecte des embryons sera réalisée sur les utérus post-mortem. Les 40 femelles donneuses d'embryons seront donc euthanasiées. Les 120 embryons mâles collectés seront remis en place dans 120 femelles receveuses synchronisées. Toutes celles non gestantes, qui ne seront donc pas intégrées à la suite de la procédure (stress thermique) retourneront au sein du troupeau d’origine (N~60). Toutes celles qui seront gestantes entreront dans l’étape suivante de la procédure (N~60). En fin de procédure, ces mères pourront retourner dans le troupeau d’origine après Le SEVRAGE des descendants. Les descendants mâles seront mis à mort à la fin de l’expérimentation afin de collecter les organes nécessaires à l’étude fonctionnelle de l’impact du dérèglement climatique. L’étude portant sur divers organes, dont les testicules et la prostate, une approche par biopsie n’est pas compatible. Leur retour au sein du troupeau n’est également plus possible (reproduction compromise).

Remplacement

Il n’existe actuellement aucune méthode alternative permettant d’étudier de manière fiable les conséquences d’une exposition à la chaleur pendant la gestation sur le développement des animaux après leur naissance et jusqu’à l’âge adulte. Les objectifs du projet nécessitent d’évaluer les interactions complexes entre la mère, le placenta et le fœtus, ainsi que leurs effets à long terme sur la croissance, la santé et la reproduction de la descendance. Les modèles cellulaires ou les cultures de tissus disponibles aujourd’hui ne permettent pas de reproduire l’ensemble des mécanismes biologiques qui se déroulent au cours de la gestation ni d’évaluer leurs conséquences sur l’organisme entier. Ils ne permettent notamment pas d’étudier les effets de la chaleur sur les échanges entre la mère et le fœtus, ni les répercussions de cette exposition sur le développement futur de l’animal. L’utilisation d’animaux est donc indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet et améliorer les connaissances sur les conséquences du changement climatique pour les animaux d’élevage.

Réduction

Le nombre d’animaux a été optimisé de façon à obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. En ce sens, le nombre d’animaux inclus dans ce projet a été déterminé de manière à obtenir des résultats scientifiquement fiables tout en limitant au maximum leur utilisation. Les connaissances actuelles ne permettent pas encore de prédire précisément les effets d’une exposition à la chaleur pendant la gestation sur le développement futur des animaux. De plus, certaines caractéristiques biologiques étudiées présentent naturellement une forte variabilité entre individus. Le projet prévoit donc le suivi de 60 descendants mâles issus de mères réparties dans différents groupes expérimentaux, avec ou sans exposition à la chaleur pendant la fin de la gestation. Cette organisation permettra de comparer les effets des conditions étudiées tout en tenant compte de la variabilité naturelle observée entre les animaux. Le nombre d’animaux a également été calculé pour compenser les pertes pouvant survenir au cours de l’expérimentation, notamment lorsqu’une gestation n’aboutit pas ou lorsqu’un animal ne peut pas être inclus dans toutes les étapes du suivi. Afin d’obtenir les 60 descendants nécessaires à l’étude, 120 femelles receveuses seront incluses dans le protocole. 40 femelles donneuses seront également nécessaires pour produire les embryons transférés.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe, conformément à leur comportement naturel, dans des espaces adaptés avec une litière paillée et différents enrichissements permettant de favoriser leur confort et leurs comportements habituels. Les interventions chirurgicales nécessaires à l’insémination intra-utérine (éventuelle) et au transfert des embryons seront réalisées sous anesthésie générale avec une prise en charge adaptée de la douleur avant, pendant et après l’intervention. Des mesures complémentaires seront mises en place pour assurer le confort des animaux, notamment le maintien de leur température corporelle pendant et après la chirurgie. Les techniques utilisées sont choisies afin de limiter au maximum le caractère invasif des interventions et de favoriser une récupération rapide. Les prélèvements sanguins seront réalisés par du personnel qualifié et expérimenté selon des méthodes couramment utilisées en élevage. Ces actes sont de courte durée et n’entraînent qu’une gêne légère et temporaire. Les animaux seront habitués à la présence des soigneurs et manipulés dans des conditions visant à réduire leur stress. Après chaque prélèvement, une récompense alimentaire leur sera distribuée. L’état de santé et le comportement des animaux seront surveillés quotidiennement pendant toute la durée du projet. En cas d’apparition d’un problème de santé ou de signes de douleur, un traitement approprié sera administré sous la supervision du vétérinaire référent afin de limiter au maximum toute souffrance.

Choix des espèces

Les ovins ont été choisis en raison de leur reproduction saisonnée, soumise au stress thermique soit en fin de gestation, soit en début de gestation (selon les pratiques des éleveurs). De plus les avantages biologiques apportés par cette espèce (temps de gestation court et taille des animaux) permettent aux ovins de servir de modèle pour d’autres espèces et notamment les gros ruminants. Cette étude permettra d'évaluer l'effet d’un stress thermique appliqué en fin de gestation (dernier mois) en environnement contrôlé sur la construction du phénotype de la descendance. Mais également d’identifier les mécanismes de thermo-adaptation et leur origine, en comparant deux races ovines ayant des capacités de résilience différentes au stress thermique (race française vs Brésilienne). Toutes les femelles (donneuses et receveuses) seront des adultes sexuellement matures. Les animaux générés après mise-bas seront des agneaux mâles et ils seront suivi jusqu’à un stade post-puberté (~9 mois d’âge). Ces animaux permettront d'évaluer l'effet d’un stress thermique appliqué en fin de gestation (dernier mois) en environnement contrôlé sur la construction du phénotype de la descendance.