Système urogénital

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Autres mammifères : 6
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Électrostimulées sous anesthésie, jusqu'à trois essais par séance et une séance toutes les deux semaines, 6 chauves-souris d'espèces d'Afrique centrale, classées parmi les autres mammifères, vont être utilisées pour mettre au point une collecte de sperme, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le projet vise à faciliter de futurs prélèvements chez ces espèces, réservoirs supposés du virus Ebola, et le porteur parle de reproduire la méthode "sur les animaux sauvage". Il décrit la stimulation comme un "effort physique intense", avec contractions musculaires et mouvements involontaires, puis affirme que "la grande majorité des actes techniques à mettre en place sont peu invasives". Les 6 sont déclarées réutilisées, alors qu'il écrit que "la plupart des animaux seront gardés en vie", sans dire ce qu'il advient des autres.

Objectifs

Ce projet vise à développer et améliorer une méthode permettant de collecter du liquide séminal chez certaines espèces de chauves-souris d’Afrique centrale. Ces animaux sont étudiés car ils peuvent être impliqués dans la circulation de virus responsables de maladies graves chez l’Homme. L’étude vise à déterminer les paramètres techniques optimaux de cette méthode, notamment les caractéristiques de l’équipement utilisé et les conditions de stimulation, afin de mettre au point un protocole de prélèvement fiable et le moins invasif possible pour les animaux. Cette démarche est motivée par des observations faites chez l’être humain, où le virus Ebola a été détecté dans le sperme de certains survivants longtemps après la guérison. Ces résultats suggèrent que le virus peut persister dans les organes reproducteurs mâles, ce qui souligne l’intérêt de mieux comprendre ces mécanismes chez les espèces animales étudiées.

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus permettront de faciliter la collecte d’échantillons biologiques utilisables dans le cadre de recherches sur le virus Ebola, dont certaines chauves-souris sont des réservoirs potentiels. Une meilleure compréhension des mécanismes de transmission de ces agents pathogènes représente un enjeu majeur en santé publique, notamment dans les zones à risque d’émergence.

Procédures

Trois essais du même protocole d’électrostimulation pourront être réalisés sur un même animal. Cette procédure pourra être répétée au maximum une fois par deux semaines. Les animaux seront anesthésiés pendant la procédure, et la durée de celle-ci sera conditionnée par la durée de l’anesthésie, généralement comprise entre 10 et 20 minutes.

Impact sur les animaux

L’anesthésie peut provoquer des effets transitoires tels qu’une respiration ralentie, des variations de la température corporelle ou un réveil plus lent dans de rares cas. La méthode utilisée pour collecter les échantillons repose sur une stimulation contrôlée qui peut être perçue comme un effort physique intense pour l’animal. Elle peut entraîner des contractions musculaires, des mouvements involontaires et une gêne temporaire, ainsi qu’une fatigue musculaire de courte durée. Un faible risque d’irritation locale ou de léger saignement peut également exister.

Devenir

Dans ce projet, la grande majorité des actes techniques à mettre en place sont peu invasives et n’entraînent ni douleur significative ni altération durable de l’intégrité ou du bien-être de l’animal. Ainsi, la plupart des animaux seront gardés en vie à l'issue de leur procédure, afin de pouvoir être réutilisés, après avis du vétérinaire sanitaire et de la structure chargée du bien-être animal, prenant en compte un temps de repos suffisant.

Remplacement

L’objectif du projet nécessite l’étude directe de la fonction reproductive chez des chauves-souris vivantes, ce qui ne peut pas être reproduit à l’aide de méthodes alternatives telles que des modèles in vitro, in silico ou l’utilisation de tissus isolés. En effet, la collecte de liquide séminal par électroéjaculation repose sur des mécanismes physiologiques complexes (réponses neuro-musculaires et hormonales) qui nécessitent un organisme entier fonctionnel.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés sera limité au strict nécessaire pour assurer la reproductibilité de la procédure, afin de pouvoir le reproduire sur les animaux sauvage. Les animaux ne seront utilisés qu’une seule fois par deux semaines, avec des périodes de repos suffisantes entre les séances. Chaque animal peut être utilisé pour plusieurs essais, permettant de maximiser les données obtenues et de limiter le recours à de nouveaux individus.

Raffinement

Le protocole expérimental a été conçu afin de minimiser la douleur, le stress et l’inconfort des animaux. Une période d’acclimatation de 14 jours sera respectée avant toute manipulation. Les procédures seront réalisées sous anesthésie afin de limiter l’inconfort et le stress des animaux. Les paramètres d’électrostimulation seront ajustés progressivement pour réduire au maximum les effets indésirables. Les manipulations seront effectuées par du personnel formé et expérimenté, dans des conditions adaptées à l’espèce. Un suivi clinique rapproché sera assuré après chaque procédure, avec mise en place de critères d’arrêt si nécessaire, afin de garantir le bien-être des animaux tout au long du projet. Seuls les animaux en bonne santé participent à ces séances de mise au point de la technique. Les séances sont interrompues si les animaux montrent un signe de mal-être ou de stress trop important. Des critères d'arrêt anticipé, très précoce sont mis en place pour éviter dee solliciter un animal qui n'est pas en parfaite santé et de les soigner au moindre signe de mal-être. De plus, les conditions d’hébergement seront adaptées à l’espèce, avec des volières spacieuses permettant aux chauves-souris de se déplacer librement, de se suspendre la tête en bas et de déployer leurs ailes. Bien qu’il n’existe pas de cadre réglementaire spécifique pour l’hébergement de ces animaux, les installations ont été définies sur la base des retours d’expérience de structures spécialisées et des recommandations issues de la littérature, afin d’assurer des conditions adéquates et conformes aux besoins biologiques de l’espèce.

Choix des espèces

Les espèces de chauves-souris sélectionnées dans ce projet sont reconnues comme étant des réservoirs potentiels de virus d'Ebola en Afrique centrale, ce qui justifie leur intérêt dans le cadre des recherches menées. Par ailleurs, les connaissances relatives à leur biologie reproductive, et en particulier à la collecte de liquide séminal, restent limitées. L’utilisation de ces espèces est donc nécessaire pour développer et adapter des méthodes expérimentales spécifiques, non transposables directement à d’autres modèles animaux. Les animaux utilisés seront des chauves-souris adultes. Ce choix se justifie par le fait que la procédure prévue nécessite des animaux ayant atteint un développement physique complet et une taille suffisante pour permettre une manipulation sûre.

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Souris : 1224
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 1224

Une ligature de l'uretère sous anesthésie, ou l'injection sans anesthésie d'une molécule qui provoque une insuffisance rénale, sert à induire une fibrose du rein chez 1 224 souris, utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit ensuite l'une des trois molécules testées en une injection trois jours avant l'induction, une autre une injection tous les deux jours pendant une durée encore à déterminer, et toutes subissent des recueils d'urine deux fois par semaine sous contention. Toutes sont anesthésiées pour une dernière prise de sang puis tuées sans réveil, afin de savoir si ces inhibiteurs, étudiés jusqu'ici contre la fibrose du poumon, ralentissent la maladie rénale. Le porteur justifie le choix de la souris par l'expérience du personnel et l'abondance des données publiées, ce qui en fait selon lui un choix "particulièrement pertinent".

Objectifs

La fibrose est une maladie qui s’aggrave progressivement. Elle se caractérise par une accumulation excessive de tissu cicatriciel dans les organes, ce qui finit par perturber leur fonctionnement. Elle est souvent liée aux maladies rénales chroniques, qui touchent environ une personne sur dix dans le monde. Ces maladies peuvent être causées par des problèmes fréquents comme le diabète ou l’hypertension. Ces maladies évoluent lentement et les traitements actuels permettent surtout de ralentir leur progression, mais pas de les guérir. C’est un vrai défi pour la santé publique. Les chercheurs ont découvert que, dans certaines formes de fibrose (comme celle des poumons), des protéines spécifiques jouent un rôle clé. Parmi elles, on trouve : Une protéine qui favorise la formation de cicatrices. Une famille de protéines qui empêchent la mort naturelle des cellules néfastes et qui peuvent aggraver la fibrose. Des médicaments inhibiteurs capables de bloquer cette famille de protéine sont actuellement testés avec pour objectif de délimiter la progression de la maladie et préserver le fonctionnement des organes. Nos objectifs sont : 1. Comprendre comment la famille de protéines évolue au fil du temps, quand la fibrose se développe. 2. Tester ces médicaments qui bloque son effet dans deux modèles de fibrose rénale différents (mécanique et toxique) afin de déterminer s’ils peuvent ralentir la maladie ou même améliorer l’état des reins. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement pour guérir la fibrose rénale. En comprenant mieux ses mécanismes, nous espérons ouvrir la voie à des thérapies plus efficaces et offrir un meilleur avenir aux patients.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, il n’existe aucun traitement efficace contre la fibrose rénale, une maladie grave qui touche de nombreuses personnes. C’est pourquoi il est urgent de trouver de nouvelles solutions pour mieux la combattre. Des recherches précédentes ont montré que des médicaments bloquant des protéines impliquées dans la formation de cicatrices internes néfastes au bon fonctionnement pourraient protéger les poumons contre la fibrose. Mais leur effet sur les reins n’a jamais été étudié. À long terme, ce projet pourrait conduire à des essais cliniques chez l’homme, offrant ainsi un espoir de traitement pour les patients atteints de fibrose rénale.

Procédures

(1) Modèles expérimentaux : Les souris recevront soit une injection d’une molécule induisant une insuffisance rénale (1 minute par animal) (modèle toxique) et une seconde injection pour favoriser la réhydratation (30 seconde par animal), à l’état vigile, soit une ligature de l’uretère rénale (modèle mécanique /chirurgical) sous anesthesie générale accompagnée d’un protocole antalgique complet, sur un plateau chauffé à 37 degrés. La chirurgie dure environ 10 minutes. (2) Traitements : 3 molécules seront testées soit en préventif, soit en curatif. Une partie des souris recevra une injection à l’état vigile 3 jours avant l’induction du modèle experimental. Une autre partie recevra une injection tous les deux jours à l’état vigile, pendant une durée qui sera déterminée dans la première partie du projet ( 1 minute par injection) (3) Recueil des urines : à l’état vigile, 2 fois par semaine (1 minute par animal). (4) Euthanasie associée à un prélèvement sanguin: tous les animaux seront anesthésiés et analgésiés ; nous effectuerons un unique prélèvement sanguin immédiatement suivi de l’euthanasie par une méthode réglementaire (sans réveil des animaux).

Impact sur les animaux

(1) Modèles expérimentaux : pour le modèle toxique, les animaux peuvent perdre du poids en raison d’une réponse inflammatoire et métabolique secondaire à une insuffisance rénale aiguë. Pour le modèle chirurgical, une douleur post-opératoire modérée peut survenir dans les 48 premières heures. L’obstruction entraîne une altération progressive du rein ligaturé, sans insuffisance rénale systémique grâce au rein controlatéral. Les animaux peuvent montrer une baisse transitoire d’activité et une perte de poids modérée. (2) Injections : Les injections peuvent provoquer une douleur brève, une inflammation locale ou un stress lié à la contention. (3) Recueil urinaire : les recueils urinaires peuvent générer du stress lors de la contention. (4) Aucun effet secondaire des médicaments testés ne peut être exclu en l’absence de données de tolérance propres au protocole expérimental. La surveillance du poids et de l’état général permettra de détecter d’éventuelles nuisances. (5) Complications liées à l’euthanasie : Risque de détresse respiratoire, d’arrêt cardiorespiratoire ou de stress thermique sous anesthésie.

Devenir

Tous les animaux (1224) seront euthanasiés en fin de chaque procédure, par une méthode réglementaire sous anesthésie générale et analgésie par une personne expérimentée afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires pour les analyses.

Remplacement

En raison notamment de la complexité du tissu rénal qui comporte des dizaines de types cellulaires et au vu de l’état encore embryonnaire de la recherche sur les organoïdes, l’étude des maladies rénales requiert l’obtention de tissu rénal prélevé sur l’animal d’expérience ou l’homme. Il n’existe pas de méthode alternative in vitro pour analyser l’évolution de défaillance chronique progressive d’organes. De plus, l'un des critères majeurs est la fonction rénale, qui doit être mesurée par le dosage de la concentration plasmatique de créatinine et d'urée. Des experiences complémentaires in vitro seront réalisées en parallèle sur des cellules rénales en culture pour approfondir certains mécanismes associés aux molécules étudiées dans ce projet.

Réduction

Des expériences préliminaires ont permis d’évaluer l’hétérogénéité inter-individuelle du phénotype étudié (lésions tissulaires rénales) dans nos deux modèles d'insuffisance rénale aigue. Des lots de 10 ou 8 animaux selon le modèle sont nécessaires pour obtenir la puissance suffisante pour mettre en évidence les différences phénotypiques entre les groupes d’animaux, et s’assurer de la reproductibilité de ces résultats d’une série à l’autre. Chaque procédure sera effectuée deux fois sur des lots indépendants. Le nombre total d'animaux est de 1224 souris. De plus, nous utiliserons des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Afin de réduire au maximum les nuisances pour les animaux, des mesures de raffinement adaptées seront systématiquement appliquées tout au long de l’étude. (1) Raffinement des injections : après chaque injection , une manipulation douce sera effectuée au niveau du site d’injection pour favoriser la diffusion du produit. Les animaux feront ensuite l’objet d’une observation attentive afin de détecter rapidement tout signe d’inconfort ou de réaction anormale. Pour limiter la douleur, des aiguilles très fines seront utilisées. (2) Réhydratation post-induction : le soir même de l’induction d’un modèle, les souris bénéficieront d’une injection de sérum physiologique avec une aiguille très fine. (3) Prise en charge périopératoire (modèle mécanique ) : pour les interventions chirurgicales, une prise en charge complète de la douleur et une anesthésie adaptée seront mises en place. Par ailleurs, tous les instruments chirurgicaux utilisés seront stérilisés afin de prévenir toute infection. (4) Raffinement de l’anesthésie : pendant les procédures nécessitant une anesthésie, les animaux seront systématiquement placés sur un plateau chauffant pour maintenir leur température corporelle et améliorer leur confort. (5) Raffinement de l’hébergement et du bien-être : avant le début des procédures, les animaux seront acclimatés dans l’animalerie pendant au moins une semaine pour s’adapter à leur environnement. Leur bien-être sera optimisé grâce à : une litière en cellulose composée d’éléments de tailles variées, initialement compacte mais que les animaux pourront décompacter eux-mêmes. Des morceaux de bois à ronger et un dôme refuge en cellulose dans chaque cage, offrant des possibilités d’exploration et de cachette. Une nourriture humide déposée au fond de la cage après l’induction des modèles pour favoriser leur récupération. Une surveillance quotidienne de leur aspect physique et de leur poids sera assurée par le personnel qualifié de l’animalerie ou les responsables du projet. Des points limites ont été définis pour garantir une surveillance stricte de leur bien-être tout au long de l’expérience. Enfin, les animaux seront hébergés dans des conditions strictement conformes à la réglementation en vigueur.

Choix des espèces

Les modèles utilisés dans cette étude sont bien maîtrisés par le personnel du laboratoire, qui possède une grande expérience avec cette espèce. De plus, de nombreuses données relatives à ce modèle sont déjà disponibles dans la littérature scientifique, ce qui en fait un choix particulièrement pertinent, surtout en comparaison avec d'autres espèces. Les animaux sélectionnés pour cette étude seront à un stade adulte (9 semaines) . À cet âge, ils possèdent un système rénal mature, tout en ne présentant pas encore de lésions dues au vieillissement, ce qui garantit des résultats plus fiables et représentatifs.

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Souris : 2344
Souffrances
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Devenir
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 2344

Pour savoir si l'alimentation d'un père obèse nuit à la grossesse et à la santé de sa descendance, 2 344 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs organes. Des mâles sont nourris jusqu'à 120 jours d'un régime riche en graisses et en sucres qui leur fait prendre 20 à 25 % de poids et les rend résistants à l'insuline, et des femelles gestantes sont immobilisées chaque jour de la gestation et anesthésiées jusqu'à trois fois. Certaines souris passent jusqu'à deux fois seize jours isolées, dont huit en cage métabolique, et subissent un jeûne de 24 heures. Le porteur annonce des points limites "stricts et spécifiques au projet" sans en décrire un seul.

Objectifs

Certaines pathologies de la grossesse ont des conséquences immédiates sur la santé de la mère et de l’enfant, mais aussi à long terme sur leur santé métabolique, cardiaque et/ou neurologique. Des études récentes suggèrent que l’obésité paternelle peut modifier le contenu des spermatozoïdes. Ces modifications pourraient être transmises à l’embryon et favoriser l’apparition de complications pendant la grossesse, avec un impact sur la santé de la mère et des enfants. Ce projet vise à comprendre comment l’alimentation du père peut affecter la qualité de ses spermatozoïdes, la grossesse et la santé des mères et des enfants, à court et long terme. Il se déroulera dans 2 établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre les mécanismes par lesquels l’obésité du père augmente le risque de complications pendant la grossesse, et peut affecter la santé des mères et des enfants à court et long terme. Il permettra peut-être d’identifier des marqueurs dans le sperme, le placenta et l’embryon/fœtus, associés à des issues défavorables de la grossesse. Ces résultats pourraient contribuer à améliorer la santé maternelle et infantile, en développant des stratégies de prévention pour les familles à risque, voire des cibles thérapeutiques. L’obésité etant un problème de santé publique mondial, ce projet aura des répercussions importantes

Procédures

Interventions réalisées dans l'EU1: - Prélèvement sur animaux une seule fois (durée 10 secondes) - Prélèvements sanguins sur animaux 3 à 6 fois (durée 10 secondes par prélèvement). - Deux injections sur animaux (durée de chaque injection 30 secondes maximum). Interventions réalisées dans l'EU2: - Anesthésie des femelles gestantes. Fréquence : 3 fois sur toute la grossesse (durée 5 minutes). - Contention d’animaux (durée 10 minutes maximum), 5 fois avant la gestation puis tous les jours pendant la gestation. - Contention d’animaux (durée : 2 minutes). Fréquence : toutes les 2 semaines pendant 17 semaines, ou mensuellement pendant 6 mois. - Anesthésie. Fréquence : maximum 3 fois. (durée : 20 minutes par session). – Une injection. (durée 30 secondes maximum). - Mesure du métabolisme énergétique en cage individuelle. Fréquence maximum : 2 fois. (durée : 8 jours consécutifs, précédés d’une semaine d’individualisation). –Mise à jeun. Fréquence : 1 fois. (durée maximale 24h). Interventions réalisées dans EU1 et EU2 : – Mise sous régime riche en lipides et glucides. (durée maximale : 120 jours).- Gavage sur animaux, une à deux fois (durée 30 secondes). - Injection sur animaux une ou deux fois (durée 30 secondes).

Impact sur les animaux

Les injections, les prélèvements, l’administration orale, les prélèvements sanguins et l’anesthésie générale causent un stress et une douleur légère de courte durée. La contention, lors de la mesure de la tension artérielle et lors de l'imagerie, ainsi que le transfert des animaux d’un établissement à l’autre causent un stress de courte durée. L’anesthésie peut causer une hypothermie et une désorientation au réveil de courte durée. La mise sous régime riche en lipides et glucides entraîne prise de poids (20–25 %) et une hyperglycémie à jeun, une intolérance au glucose et une résistance à l’insuline. L'ingestion de glucose et l'injection d'insuline entraînent respectivement une hyperglycémie et une hypoglycémie qui sont transitoires sur une période de 2h. L’individualisation cause un stress modéré lié à l’hébergement individuel (2 x 16 jours maximum) de type comportemental par absence de contacts tactiles.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issu de la dernière procédure pour collecte d'organes et analyses

Remplacement

Pour certaines études biochimiques et moléculaires, des lignées cellulaires seront utilisées. Dans le cadre de ce projet, il n’est pas possible de contourner l’utilisation de modèles animaux car il n'existe pas à ce jour d’approches alternatives permettant d’étudier l’impact de régimes alimentaires sur la reproduction masculine. L’impact du régime alimentaire paternel sur la grossesse ne peut également se faire que grâce à l’utilisation d’un modèle animal mammifère, comme la souris, pour que les résultats soient transférables à l’espèce humaine. D'une manière générale, les pathologies de la grossesse sont difficiles à étudier chez l’humain car il est éthiquement impossible d’exposer des femmes enceintes à des traitements expérimentaux.

Réduction

Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés. Les procédures ont été consciencieusement élaborés afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement satisfaisants.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Lors de l'anesthésie, les animaux seront maintenus sur un tapis chauffant pour éviter l’hypothermie. L’état général des animaux sera suivi quotidiennement par le personnel qualifié de l'animalerie. Tout état anormal sera communiqué aux responsables du projet. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été mis en place.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix pour étudier la physiologie, grâce à sa population homogène et à ses similitudes avec la physiologie humaine, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus. Elle est largement utilisée pour simuler des pathologies humaines et mener des études précliniques. La conservation génétique entre la souris et l’homme en fait un modèle privilégié pour étudier la reproduction et le métabolisme. L'utilisation de souris transgéniques permettra de modéliser les complications de la grossesse en produisant certains symptômes (i.e. hypertension gestationnelle et protéinurie) qui ne sont pas fréquemment observés chez la souris. Des souris femelles et mâles à différents temps de développement et à l’âge adulte seront nécessaires à cette étude, afin de comprendre les effets à court et long terme d’un régime paternel obésogène.

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    • Troubles nerveux
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
    • Système respiratoire
    • Système urogénital
Souris : 5209
Souffrances
▲ 4440
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▲ 769
Devenir
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 5209

Une souris qui montre une perte de poids, une blessure ou de "mauvaises relations sociales" est soignée, isolée ou mise à mort, sur la base d'une surveillance deux fois par semaine au minimum. 5 209 souris issues de lignées génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures menées pour une part sous anesthésie sans réveil, pour une autre d'un niveau de souffrance sévère. Une des lignées présente des troubles de la coordination des mouvements, l'état des lignées à créer reste inconnu selon le porteur, des souris sont gardées jusqu'à 24 mois, et leur comportement moteur est testé pendant deux jours sans que les tests soient nommés. Le résumé ne décrit comme nuisance qu'une ouverture du thorax sous anesthésie, sans réveil, et ne dit rien de ce qui vaut à une partie des souris le niveau sévère.

Objectifs

Ce projet a pour but d’analyser les rôles et les fonctions de différents aspects de la régulation du squelette cellulaire : d’un côté ses composantes propres, de l’autre les éléments qui interagissent avec lui, au niveau de l’organisme entier, la souris. Cette étude a pour ambition d’analyser les relations entre ces différents aspects et d’établir comment ils coopèrent dans la régulation de fonctions du squelette des cellules, le cytosquelette. Le cytosquelette étant impliqués dans de nombreuses fonctions cellulaires, sa régulation est susceptible d’avoir des effets sur de nombreux processus cellulaires, qui, perturbées, pourrait avoir des répercussions sur la bonne survie de l’organisme entier. Ainsi, comprendre la régulation du cytosquelette et pouvoir l’influencer, permettra d’élucider son impact sur le maintien de la survie cellulaire et, comment sa dérégulation participe au développement de maladies. A terme, ce projet permettra de développer les moyens de dépistage et de nouvelles thérapies ciblant les maladies reliées à la dérégulation du cytosquelette. Le cytosquelette est présent dans toutes les cellules, ou il exerce des rôles très divers : il donne aux cellules leur forme, participe au mouvement des cellules et au transport intracellulaire, rend possible la division cellulaire et le déplacement de spermatozoïdes lors de la fécondation. Le cytosquelette interagit avec de nombreuses protéines qui contrôlent ses fonctions. Une des hypothèses suggère que le choix des éléments utilisés pour construire le squelette cellulaire et les modification de ces éléments constituent un code, qui définit ses propriétés et influence les interactions avec les autres protéines spécifiant ainsi ses fonctions. Le présent projet est une continuation d’un projet précèdent, qui a permis de démontrer le rôle essentiel de la régulation du cytosquelette dans la survie des neurones et dans la fertilité. Nous proposons maintenant d’étendre notre analyse à d’autres modèles murins de ce code de cytosquelette.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre les rôles des mécanismes de régulation du cytosquelette. Étant donné que le cytosquelette a des fonctions essentielles dans toutes les cellules, cela suggère que sa régulation pourrait être impliquée dans le développement normal de l’organisme. Inversement, les défauts de cette régulation pourraient être à l’origine de maladies telles que les neurodégénérescence, cancer ou infertilité. Cette étude vise à éclaircir le mode d’action de ces mécanismes de régulation du cytosquelette et de développer les moyens de dépistage et les traitements des pathologies liées à sa dérégulation. La modification proposée permettra d’acquérir des connaissances supplémentaires sur l’effet du cytosquelette sur la fonction neuronale.

Procédures

Une partie des animaux est soumise à une analyse phénotypique (analyse de l’état clinique des animaux) pendant leur vie. Le comportement moteur de certains autres animaux d’intérêt sera ensuite analysé (duré de test : 2 jours), les animaux seront ensuite mis à mort pour permettre les analyses histologiques.

Impact sur les animaux

Une des souches murines utilisée dans ce projet a été décrite comme ataxique, c'est à dire qui présente des problèmes de coordination de mouvements. Pour les nouveaux modèles qui seront générés dans le cadre de cette étude, la condition des animaux n’est pas connue à l’avance. Les nuisances subies par les animaux seront celles liées à une thoracotomie sous anesthésie générale profonde. Les nuisances s'arrêteront en fin de chirurgie (procédure sans réveil).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour analyses de leurs organes

Remplacement

Après les premières étapes d'analyse des enzymes, impliquant la culture cellulaire (expression d’enzymes dans les lignées cellulaires et observation de leurs activités), le projet a pour but maintenant de comprendre la fonction de ces enzymes et leur mécanisme d’action au niveau de l'organisme vivant intégré et autonome, la souris.

Réduction

Les animaux générés lors de ce projet seront utilisés à la fois pour l’analyse phénotypique et pour l'analyse de leurs organes, permettant de réduire le nombre total d’animaux. Le nombre d’animaux nécessaires à la bonne exécution de ce projet sera suffisant pour obtenir les résultats statistiquement significatifs. Les croisements seront optimisés pour produire les animaux d'intérêt. Les animaux contrôles proviendront des mêmes portées que les animaux d’intérêt.

Raffinement

Les animaux seront surveillés deux fois par semaine minimum. Tout signe de mal-être, tel que la perte de poids, blessure, mauvaises relations sociales sera détecté et l‘animal sera soigné et soit isolé, soit mis à mort. Les soins peuvent inclure l’application d’une crème désinfectante (blessure) ou d’un complément nutritif (perte de poids). Une grille de score est mise en place pour le suivi clinique des animaux.

Choix des espèces

La souris est le modèle de choix pour les expériences menées en biologie du développement, de cancer et de la neurodégénérescence. Les modèles génétiquement modifiés des éléments de cytosquelette, protéines interagissant avec le cytosquelette et les enzymes impliquées dans la régulation du cytosquelette permettent de définir leurs rôles dans ces différentes maladies. Du fait de la parenté biologique avec l’Homme, les modèles murins sont d’excellents modèles de différentes pathologies. Les analyses seront effectuées à 6 différents âges : nouveau-né, 1 mois (animal jeune), 4 mois (animal adulte), 12 mois (animal âgé) et 18 et 24 mois (animaux très âgés). En effet, les niveaux de modifications changent au cours du développement de l’organisme. De plus, certains mutants devront être analysés très âgés, vu que l’on veut observer la dégénérescence liée à l’âge chez ces animaux. Les analyses de certaines lignées (à phénotype non-dommageable uniquement) nécessiteront la génération d’embryons au stade embryonnaire E14.5 ou E17.5 (soit 14,5 jours-post fécondation ou 17,5 jours post-fécondation) E14.5 ou E17.5. En effet à partir d’embryons de ces âges (en jour post-fécondation) il est possible de cultiver les cellules primaires nécessaires pour l’étude de mécanismes cellulaires impliqués.

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    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
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    • Système urogénital
Équidés : 40
Souffrances
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Devenir
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40 juments vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Vingt d'entre elles subissent six échographies transrectales en trois semaines, chaque fois avec prise de sang, prélèvement de salive et tests comportementaux, que le résumé ne détaille pas au-delà des paramètres visés, sensibilité sensorielle, émotivité et locomotion. Les vingt autres subissent huit prélèvements de sang ou de salive sur sept semaines et six séances de tests, puis retournent comme les premières à l'élevage, où elles "pourront servir dans d'autres projets". Le bénéfice visé s'adresse aux propriétaires, cavaliers et entraîneurs, que le porteur dit vouloir aider à adapter l'entraînement au cycle des juments et à leur performance sportive.

Objectifs

Dans les sports et loisirs équestres, les juments sont moins souvent choisies que les hongres en raison notamment de leur "humeur" perçue comme changeante, souvent attribuée à leur cycle reproductif. Certaines juments sont désignées comme étant « ovariennes » : leur comportement apparemment lié à leur cycle est parfois problématique et semble nuire à leur performance sportive. De nombreux produits sont proposés sur le marché pour pallier à ces problèmes supposés, et certaines juments reçoivent même un traitement vétérinaire médical ou chirurgical interrompant leur cycle. Cependant, les données scientifiques à ce sujet restent très limitées. Bien que les comportements sexuels des juments en oestrus soient connus (comportements de chaleurs), peu d'études se sont penchées sur d'autres modifications comportementales. De nombreuses juments présentées en clinique pour des troubles attribués à la fonction ovarienne sont finalement diagnostiquées avec des maladies indépendantes de celle-ci. L'influence du cycle ovarien sur le comportement et la performance des juments reste donc mal comprise. La question de ce projet est de mieux comprendre comment le cycle ovarien des juments influence leur comportement et potentiellement leur performance sportive. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre les liens entre le cycle reproductif des juments et leur comportement. Pour cela, nous prévoyons d’étudier, au long du cycle, les variations naturelles de paramètres qui peuvent influencer le bien-être des juments ainsi que leur performance (sensibilité sensorielle, émotivité, locomotion), ou encore leur relation à l’humain (ce qui peut orienter la façon d’interagir avec elles). Cela pourra permettre aussi d’appréhender la variabilité possible entre individus, en détectant éventuellement l’existence de cas particuliers ou pathologiques. La finalité est de mieux comprendre l’éthologie des juments en lien avec leur physiologie reproductive, afin d’améliorer leur bien-être.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu du projet est de pouvoir permettre aux propriétaires, cavalier·ères ou entraîneur·euses de mieux connaître et comprendre les modifications physiologiques et comportementales des juments au cours de leur cycle ovarien et hormonal. Ainsi, cela permettra de démêler le vrai du faux concernant les troubles comportementaux ou de performance des juments perçus comme étant liés aux chaleurs, en apportant des données objectives sur les éléments qui peuvent réellement être attribuables au cycle ou non. Ces informations pourront permettre aux usager·ères de la filière équine d’adapter leur manière d’interagir avec les juments ou de les entrainer, et d’aller vers un entrainement individualisé et éventuellement adapté au cycle, comme cela est recommandé pour les femmes sportives. De plus, cela pourrait permettre aussi de mettre en évidence que certains comportements des juments ne sont peut-être pas ou difficilement attribuables à leur cycle, et d’encourager la recherche et le traitement d’autres troubles (par exemple, des troubles musculo-squelettiques, des problèmes liés au matériel ou aux méthodes d’entraînement). Enfin, cela pourra permettre de faire évoluer la perception des juments, en combattant leur réputation d’imprévisibilité et de lunatisme, contribuant ainsi à démanteler les stéréotypes de genre appliqués aux animaux. Au total, cela pourra contribuer à améliorer le bien-être des juments.

Procédures

Prélèvements de sang et de salive, échographies transrectales utérines et ovariennes, tests comportementaux, mesures physiologiques, sur animaux vigiles sains. Pour 20 animaux : échographies transrectales ovariennes et utérines (5-10minutes), prélèvements de sang (2 minutes) et de salive (1 minute), tests comportementaux et mesures physiologiques (20 minutes) : 6 fois par animal, étalés sur 3 semaines. Pour les 20 autres animaux : prélèvements de sang (2 minutes) ou de salive (1 minute) : 8 fois par animal, étalés sur 7 semaines; tests comportementaux et mesures physiologiques (20 minutes) : 6 fois par animal, étalés sur 3 semaines.

Impact sur les animaux

Les prises de sang entraînent une légère douleur au moment du passage de l’aiguille dans la peau, et peuvent occasionner un stress léger dû à la contention et à la compression veineuse. Un hématome peut se former sur le site de ponction, entraînant une gêne pendant quelques jours. Les échographies transrectales peuvent occasionner un inconfort lié à l’introduction du bras de l’expérimentateur et de la sonde échographiques dans le rectum. Les prélèvements salivaires ne provoquent pas de douleur ni de stress particulier en général. Certains animaux peuvent exceptionellement être stressés par ce geste. Les tests comportementaux ainsi que les mesures de fréquence cardiaque et des tensions musculaires dorsales peuvent provoquer un léger stress, inférieur à celui de l’introduction d’une aiguille dans la peau.

Devenir

Les animaux retournent dans l’élevage en fin d’expérimentation et pourront servir dans d’autres projets.

Remplacement

Il n’y a pas d’alternative non animale pour étudier les variations de comportement des juments au cours du cycle oestral. En effet, l’interaction entre le système reproductif (physiologie ovarienne et utérine, circulation d’hormones) et le comportement n’est observable que sur des animaux vivants.

Réduction

Le nombre de 40 animaux a été optimisé pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides. En effet, les calculs préalables déterminent un effectif minimum suffisant de 16 animaux par procédure, 20 animaux par procédure (sur 2 procédures) seront utilisés pour le cas où des animaux seraient sortis du protocole.

Raffinement

En amont des expérimentations, les ponettes sont entraînées à venir dans les barres d’échographie qui permettent le maintien de l’animal dans une position stable et l’optimisation des examens en termes de qualité et de rapidité. Chaque acte technique (échographie, prise de sang) sera suivi d'une récompense alimentaire. Les interventions seront réalisées par du personnel expérimenté, selon des protocoles précis et rigoureusement définis. De plus, tout au long de l’expérience, les juments maintiendront un contact visuel et olfactif avec des congénères qu’elles connaissent. En effet, la tonte (deux zones restreintes pour la mesure de la fréquence cardiaque) et les prises de sang et de salive auront lieu au sein du troupeau. Les tests comportementaux seront effectués à proximité de la stabulation de résidence du troupeau, ou dans le box habituel de résidence pour les juments vivant en écurie au box. Les échographies pour les juments concernées sont effectuées par 2 ou 3, afin que les juments ne soient pas isolées dans la salle dédiée à ces mesures et lors des trajets vers et depuis cette salle. En cas d’hypernervosité, l’animal pourra être retiré de l’étude si le test n’est pas reportable. Enfin, au sein de ce projet, nous essayons de raffiner les méthodes d’évaluation du statut hormonal en remplaçant les prises de sang par des prises de salive. En effet, dans la première action, nous effectuerons à la fois des prises de sang et de salive, dans lesquelles nous doseront les hormones sexuelles femelles (oestradiol et progestérone), afin de tester la corrélation sang/salive. Si cette corrélation est bien établie, dans la deuxième action nous n’effectuerons que des prises de salive, et pas de prise de sang. (Autrement, le statut hormonal sera évalué classiquement par dosage sanguin.)

Choix des espèces

Ce projet vise à mieux comprendre le comportement des juments en lien avec leur physiologie, en réponse à des croyances et pratiques du milieu équestre. Nous étudions donc directement l’espèce cible. Nous utiliserons des juments adultes (plus de 4 ans), dont le système reproducteur est bien développé et qui ont déjà été assez manipulées par l’être humain pour que nos manipulations ne soient pas trop stressantes pour elles.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 128
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 128
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 128

Deux séances d'imagerie par bioluminescence sous anesthésie chaque semaine, jusqu'à douze semaines, et autant de contentions pour des injections dans le péritoine : 128 souris mâles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever la tumeur et d'autres organes. Certaines subissent une chirurgie pour recevoir des cellules cancéreuses dans la prostate, avec un risque d'inflammation chronique et d'incontinence urinaire, d'autres une injection sous la peau dont la tumeur peut devenir nécrotique et douloureuse. Ce projet pilote sert à mettre au point des greffes tumorales, avant de futures études sur les macrophages. Le porteur présente l'effectif comme "le minimum requis", tout en écrivant que l'étude se passe de toute analyse statistique.

Objectifs

Le cancer de la prostate (CaP) représente le premier cancer chez l'homme en France. La majorité des patients CaP évolue favorablement, mais environ 20% de ces patients développent une maladie agressive avec l’apparition de métastases. Pour ces patients, des hormonothérapies visant à bloquer la voie du récepteur des androgènes (RA) et de la chimiothérapie sont proposées, mais des résistances apparaissent amenant au décès de près de 8700 patients chaque année. La compréhension des mécanismes de résistance thérapeutique est donc l’un des grands enjeux dans le domaine du CaP. Il a été montré ces dernières années que les cellules non cancéreuses comme les macrophages associés aux cellules tumorales (TAM) participent au développement du CaP et à sa résistance aux traitements. Nous souhaitons étudier l’impact des différents traitements, dont l’hormonothérapie, sur ces TAM dans un contexte tumoral. L’objectif de ce projet est de mettre en place des modèles de croissance tumorale prostatique utilisant des cellules cancéreuses murines. Ces lignées seront injectées chez des souris ayant un système immunitaire fonctionnel. Ces cellules proviennent de la même souche de souris ce qui permet à la tumeur de se développer. Les cellules tumorales seront injectées dans deux conditions : en sous-cutanée ou en intra-prostatique. Plusieurs lignées cellulaires et plusieurs quantités de cellules seront testées pour mettre au point les modèles. Enfin la mise en place de ces modèles sera également testée dans une lignée de souris possédant des macrophages de fluorescences différentes selon leur provenance ce qui permet d’étudier l’hétérogénéité des macrophages au sein des tissus.

Bénéfices attendus

Les études récentes montrent une implication de plus en plus importante des cellules immunitaires et en particulier des macrophages dans de nombreuses pathologies, notamment le cancer et les maladies inflammatoires. La mise en place de ces modèles est un départ essentiel qui permettra d’étudier par la suite le rôle des macrophages dans un contexte de tumeur prostatique et permettra à moyen terme de mieux comprendre leur hétérogénéité et leur complexité notamment lors des différents traitements de chimiothérapie et d’hormonothérapie. A plus long terme ce projet permettra d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le cancer de la prostate afin d’éviter la résistance aux traitements.

Procédures

Les animaux au cours de ce projet seront soumis à des injections dans le péritoine et des contentions régulières (deux fois par semaines pendant 12 semaines au maximum). Certaines souris subiront une chirurgie pour une injection de cellules cancéreuses de la prostate. Elles subiront également des prises d’images de bioluminescence sous anesthésie (deux fois par semaines pendant 12 semaines au maximum).

Impact sur les animaux

Les principaux effets indésirables attendus seront dus à l’acte chirurgical et à la croissance des tumeurs. La croissance tumorale sous-cutanée peut engendrer un inconfort de déplacement, parfois des nécroses et des douleurs chroniques si la taille tumorale devient trop importante. La croissance tumorale intra-prostatique peut engendrer une inflammation chronique et une incontinence urinaire. Les injections sous-cutanées peuvent entrainer une légère douleur transitoire. Tous les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière afin de détecter précocement tout signe de souffrance.

Devenir

A la fin de la procédure expérimentale les animaux seront mis à mort afin de prélever la tumeur et différents organes pour étudier le système immunitaire dans ces différents organes.

Remplacement

Des modèles cellulaires permettent d’étudier les macrophages dans des systèmes simples et l’étude des tissus de patients permettent d’intégrer ces données à des moments définis. Cependant l’étude dynamique de la complexité des populations de macrophages et notamment de l’impact des systèmes hormonaux et de leur inhibition (hormonothérapie) sur ces populations nécessite l’utilisation de modèles animaux.

Réduction

Ce projet est une étude pilote qui permettra de mettre en place des modèles de croissance tumorale prostatique chez la souris présentant un système immunitaire fonctionnel. Cette étude ne nécessite pas d’analyse statistique. Le nombre d’animaux présenté est le minimum requis pour s’assurer de la mise en place du modèle. Il permettra d’obtenir des données sur la variabilité de la croissance tumorale qui serviront par la suite à calculer le nombre d’animaux nécessaire aux prochaines études. Pour la greffe intra-prostatique, l’utilisation d’une imagerie du petit animal par bioluminescence permettant de suivre de manière non invasive dans le temps la croissance tumorale et de réduire le nombre d’animaux nécessaire.

Raffinement

L’environnement d’hébergement sera enrichi par l’ajout systématique d’au moins deux éléments parmi du papier kraft, des carrées de coton, une maison en cellulose et un bout de bois à ronger accroché à la cage. Ces enrichissements permettront de diminuer fortement le stress et de favoriser les comportements naturels des souris. Un suivi quotidien des souris tout au long des procédures sera effectué et une évaluation bihebdomadaire de leur état sera effectuée à l’aide d’une grille de score. Cette grille permettra de détecter précocement tout signe de souffrance. L’injection intra-prostatique se fera sous anesthésie générale. Une analgésie pré- et post-opératoire sera administrée systématiquement afin de contrôler la douleur.

Choix des espèces

L'étude de la complexité des populations de macrophages lors de la croissance tumorale et particulièrement de l’impact des systèmes hormonaux sur ces populations sont des éléments importants pour comprendre le fonctionnement et le rôle du système immunitaire dans le cancer. Dans la littérature scientifique, la souris est l’espèce la plus largement utilisée comme modèle du cancer en général et plus particulièrement du cancer de la prostate. Elles sont un moyen unique de suivre et d'étudier les cellules immunitaire d'intérêts dans le cadre du cancer. Les souris de ce projet seront âgées de 6 à 8 semaines (matures d’un point de vue hormonal) et seront uniquement des mâles car seuls les mâles possèdent une prostate et les cellules tumorales prostatiques ont besoin des androgènes (testostérone) pour croitre.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 4032
Rats : 4032
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 7488
▲ 576
Devenir
 -
 -
 -
 8064

8 064 rongeurs, 4 032 souris et 4 032 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Pour provoquer une endométriose, une partie reçoit du tissu d'endomètre greffé dans le péritoine au cours d'une chirurgie d'une heure, parfois après ablation des ovaires, avant des mesures de la douleur par le test de Von Frey et le comptage des léchages, et certains reçoivent un cathéter dans la vessie pour une cystométrie de quatre heures. Le porteur reconnaît que ces rongeurs n'ont pas de menstruations et ne développent pas la maladie, et les traitements testés peuvent durer jusqu'à 24 semaines. Les femelles atteintes sont tuées à la fin de la procédure, tandis que les témoins sans endométriose ni ovariectomie et leur descendance sont gardés en vie pour d'autres projets.

Objectifs

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique où des cellules similaires à celles de la muqueuse de l’utérus (appelée endomètre) se développent en dehors de celui-ci. Elle touche environ 10% des femmes en âge de procréer et peut apparaître dès l’adolescence. Elle provoque des douleurs pelviennes souvent importantes et peut entraîner des problèmes d’infertilité. Ses causes ne sont pas entièrement connues. Une hypothèse fréquente est celle des règles dites « rétrogrades », où une partie du sang menstruel remonterait vers l’abdomen et y transporterait des cellules de l’endomètre. Mais d’autres facteurs semblent aussi intervenir, notamment le système immunitaire, la génétique et d’autres mécanismes biologiques. L’endométriose est donc une maladie multifactorielle. Il n’existe pas de traitement curatif à ce jour. Les traitements visent surtout à réduire les symptômes, notamment grâce à des hormones qui mettent le cycle au repos, mais qui peuvent avoir des effets secondaires. La chirurgie peut aussi être proposée, sans garantir une guérison définitive. Face à une origine encore mal connue, la recherche est essentielle. Les études sur tissus humains sont utiles mais insuffisantes pour reproduire tout le fonctionnement du corps. Les modèles animaux sont donc indispensables pour comprendre la physiopathologie et tester de nouvelles thérapies. Chez les animaux, les rongeurs sont les plus utilisés, mais ils ne développent pas naturellement l’endométriose car ils n’ont pas de menstruations. La maladie spontanée n’existe que chez l’humain et certains primates non humains. Chez les rongeurs, des modèles d’endométriose ont été développés, qui consistent à injecter ou à greffer dans la cavité abdominale de l’animal du tissu endométrial. Le rat et la souris seront utilisés dans ce projet, car aucun des modèles disponibles ne reproduit à lui seul l’ensemble des caractéristiques de l’endométriose humaine. Chaque espèce présente des avantages et des limites, notamment en termes d’anatomie et d’évaluation des paramètres fonctionnels ou comportementaux. Le choix de l’espèce et du modèle sera donc guidé par le rationnel scientifique de chaque étude et les objectifs expérimentaux poursuivis. Ce projet vise donc à optimiser les modèles animaux d’endométriose chez les rongeurs. Et ensuite, d’évaluer l’efficacité des nouveaux traitements sur ces modèles d’endométriose validés.

Bénéfices attendus

Selon l’organisation mondiale de la santé, l’endométriose touche environ 190 millions de personne à l’échelle mondiale. Elle a d’importantes répercussions sur la santé, la vie sociale et la situation économique des personnes touchées. Les douleurs aiguës qu’elle provoque, ainsi que les saignements menstruels abondants, la fatigue, la dépression, l’anxiété, l’infertilité, les difficultés en matière de santé sexuelle et l’isolement social, peuvent fortement compromettre la qualité de vie. Ce projet de recherche permettrait le développement d’un modèle robuste et valide d’endométriose chez le rat et la souris. Ensuite, le projet vise à évaluer les nouveaux traitements de l’endométriose sur ces modèles animaux, donc une preuve de concept préclinique, avant les essais cliniques chez l’Homme.

Procédures

Tous les animaux ne subiront pas les mêmes nuisances. Une partie des animaux vont avoir une procédure chirurgicale pour l’implantation de tissus d’endomètre dans le péritoine afin d’induire l’endométriose. Cette procédure sera réalisée une fois pour l’animal et dure environ une heure sous anesthésie générale. Une ovariectomie peut être requise préalablement à l’induction de l’endométriose, et la procédure chirurgicale dure environ 30 minutes. Ensuite, les animaux vont recevoir une administration (voie selon la molécule à étudier) du composé à analyser, d’un contrôle négatif (souvent le véhicule du composé à tester) et d’une molécule de référence. La fréquence et la durée du traitement dépendra du composé à tester (une ou plusieurs fois par jour pendant 1 à 24 semaines). Des frottis vaginaux seront réalisés chez les animaux, avant le début de l’induction de l’endométriose une fois par jour pendant 14 jours, puis de manière ponctuel le jour des évaluations d’autres symptômes. Des évaluations de douleur seront faites, soit par observation et comptage du nombre de léchage pendant 10 à 20 minutes, soit par un test de douleur induit par l’application d’un filament sur l’abdomen ou les pattes (test de Von Frey) qui dure environ 30 minutes. Un test de fertilité par accouplement peut être réalisé afin d’observer le déroulement de la gestation. Les femelles seront mis en accouplement pendant 2 semaines au maximum et la gestation sera mené à terme (environ 3 semaines). Une deuxième partie des animaux vont avoir en plus des précédentes procédures expérimentales, une évaluation de leur fonction vésicale (cystométrie), précédée de l’implantation d’un cathéter vésical deux jours auparavant. La procédure chirurgicale d’implantation du cathéter est sous anesthésie générale et dure environ 1 heure, tandis que la cystométrie dure 4 heures. Enfin, si le protocole le requiert, des prélèvements de sang, du liquide intrapéritonéal et d’urines pourront être envisagés jusqu’à une fois par semaine pendant la durée de l’étude. Chaque prélèvement durera moins de 3 minutes.

Impact sur les animaux

Les chirurgies pour l’ovariectomie, l’implantation des pompes osmotiques, des lésions d’endométriose ou du cathéter vésical sont réalisées sur des animaux anesthésiés, sous antalgiques et avec une antibiothérapie prophylactique. Toutefois, une sensation d’inconfort peut apparaître chez l’animal après ces procédures, ainsi qu’un stress potentiellement induit par la période d’isolement après la chirurgie. Ces chirurgies durent moins d'une heure et réalisées une seule fois par animal. Un stress passager peut potentiellement être induit lors de l’évaluation de la douleur (test d’observation de fréquence de léchage de l’abdomen, et test par application du filament), et de la cystométrie, notamment lorsque l’animal sera seul dans sa cage pendant les évaluations. Ces évaluations de douleur durent entre 10 et 30 minutes. Elles peuvent être faites de manière hebdomadaire dans l'étude. L’administration des composés, la réalisation des frottis vaginaux et les prélèvements sanguins peuvent entraîner un stress et ou une sensation d’inconfort passager chez les animaux. Ces manipulations peuvent être requises tout au long de l'étude selon le rationnel scientifique du composé à tester et suivant les limitations dans les bonnes pratiques en expérimentation animale pour les prélèvements sanguins. Le test d'accouplement peut engendrer un léger stress et anxiété au début, lors de l'acclimatation avec le mâle. Le test sera réalisé une seule fois à la fin de la procédure expérimentale.

Devenir

Les animaux issus des groupes contrôles n'ayant pas l'endométriose ni d'ovariectomie, ainsi que leur descendance seront gardés en vie et utilisés dans d'autres projets de recherche. Tous les autres animaux avec une endométriose, ayant reçu ou non un traitement médicamenteux, seront euthanasiés à la fin de la procédure pour éviter une potentielle aggravation de la maladie à plus long terme.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucun modèle in vitro pertinent permettant d’évaluer l’efficacité d’un principe actif sur l’endométriose. En effet, le développement des lésions endométriales et l’apparition des douleurs pelviennes sont le résultat d’un ensemble de désordres hormonaux, tissulaires et inflammatoires. D’ailleurs, la croissance des lésions n’est pas corrélée à l’apparition des douleurs, confirmant la complexité de cette maladie.

Réduction

La réalisation des études sera conduite de manière à réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Le modèle expérimental sera optimisé, notamment en ajustant la quantité de tissu implanté dans le péritoine ainsi que la durée des études, afin d’obtenir un modèle robuste, reproductible et suffisamment discriminant pour limiter le nombre d’animaux nécessaires par groupe expérimental. Cette optimisation sera particulièrement importante pour l’analyse des tests comportementaux, pour lesquels un modèle présentant des manifestations symptomatiques clairement caractérisées permettra de réduire la variabilité des résultats et, par conséquent, le nombre d’animaux requis. Une étude pilote sera réalisée, quand cela s’avère possible, pour l’optimisation du modèle expérimental. Les échantillons prélevés à la fin des études expérimentales seront proprement conservés pour permettre leur réutilisation sur le long terme sans devoir refaire l’expérience chez les animaux. Si un test d’accouplement est réalisé, les rats mâles seront réutilisés dans la mesure du possible afin de limiter leur nombre. Une réduction du nombre d’animaux en testant 2 composés en même temps dans la même étude sera mise en place lorsque cela s’avèrera possible, afin de limiter le nombre de groupe contrôles (non traités ou traités par une molécule de référence). Des tests statistiques seront aussi réalisés pour comparer les paramètres mesurés dans les groupes d’animaux étudiés.

Raffinement

Une réduction de la douleur, la souffrance et l’angoisse est mise en place dès que cela est possible. Les animaux sont hébergés en groupe dans les cages (2 rats et jusqu’à 5 souris) afin de favoriser leur interaction sociale et réduire leur stress. De plus, un suivi quotidien de tous les animaux sera réalisé par les zootechniciens (observation comportement, état de santé général et état sanitaire de leur cage). Pour les animaux avec une production excessive d’urine, notamment les rats diabétiques, une augmentation de la fréquence de renouvellement des cages et litières sera mise en place. Une anesthésie gazeuse avec l’isoflurane sera réalisée pour les procédures chirurgicales qui le nécessite, ainsi qu’un traitement antalgique contre les douleurs avant et après l’opération. Des points limites adaptés ont été fixés pour la réalisation du projet. L’atteinte d’un point limite sera signalé par le zootechnicien à un responsable des soins et au responsable du projet. Le cas échéant, si les symptômes sont réversibles, l’animal sera sorti de l’expérience et des procédures de soins peuvent être mis en place avant une éventuelle ré-inclusion dans l’étude. Si les symptômes sont irréversibles, l’animal sera euthanasié. Toute décision (sortie de la procédure en cours, soins ou euthanasie) sera prise en concertation avec le responsable du projet, le vétérinaire référent, et/ou le responsable de la structure du bien-être animal (SBEA) et/ou le responsable de la plateforme animalerie.

Choix des espèces

Le choix du modèle animal est guidé par le souci d’utiliser un nombre minimum d’animaux, les moins sensibles du point de vue neurophysiologique et présentant le maximum de chance d’obtenir des résultats satisfaisants. Bien que les rongeurs ne présentent pas de menstruations, ils constituent à ce jour les modèles les plus couramment utilisés dans la recherche sur l’endométriose. En particulier, le modèle autologue consistant à greffer ou implanter du tissu endométrial dans la cavité péritonéale, permet de reproduire des manifestations physiopathologiques proches de celles observées chez la femme, notamment en termes de développement des lésions et de symptômes associés. Par ailleurs, que ce soit chez le rat ou la souris, ce modèle a déjà été largement validé et utilisé dans des études précliniques visant à évaluer l’efficacité de traitements destinés à prévenir ou atténuer les conséquences de l’endométriose. Les deux espèces seront utilisés dans ce projet car aucun des modèles disponibles ne reproduit à lui seul l’ensemble des caractéristiques de l’endométriose humaine. Chaque espèce présente des avantages et des limites, notamment en termes d’anatomie et d’évaluation des paramètres fonctionnels ou comportementaux. Les animaux seront utilisés adulte, à partir de 8 semaines d’âge, âge auquel les organes sexuels sont à maturité. Ce choix est justifié par la littérature scientifique.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système urogénital
Souris : 2896
Souffrances
▲ -
▲ 2890
▲ 6
▲ -
Devenir
 -
 6
 -
 2890

Six femelles seront stérilisées et gardées dans l'élevage, les autres tuées pour prélever leurs organes : 2 896 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Vingt femelles reçoivent sous la peau, sous anesthésie, un à trois comprimés de ciclosporine, et quatorze d'entre elles subissent ensuite jusqu'à neuf micro-prélèvements sanguins, une contention de dix à quinze minutes pour mesurer leur tension, et un recueil d'urine. Leur descendance passe par les mêmes mesures, le projet cherchant à savoir si l'exposition à cet immunosuppresseur avant la naissance abîme les reins ou la fertilité une fois adulte. Le porteur indique que des cultures de reins fœtaux humains exposés au médicament ont déjà montré une baisse de la fonction rénale après sept jours, et retient la souris parce que ces cultures ne reproduisent pas une exposition longue.

Objectifs

Depuis les années 1980, des femmes ayant reçu une greffe d’organe ou prenant des médicaments qui affaiblissent le système immunitaire peuvent mener une grossesse à terme. Pendant la grossesse, ces médicaments — appelés immunosuppresseurs (IS)— doivent être ajustés avec soin. Ils servent à empêcher le rejet de la greffe et à protéger la mère contre les infections mais exposent le bébé. Parmi les médicaments les plus utilisés figure la ciclosporine. Comme ces traitements ne peuvent pas être arrêtés, le bébé y est forcément exposé pendant la grossesse. Après la naissance, des études ont estimé que les concentrations sanguines de médicaments étaient faibles et sans conséquence pour le développement ultérieur de l'enfant. Mais on ne sait pas encore si cette exposition peut avoir des effets plus tard dans la vie, par exemple sur les reins ou la fertilité. Aucune étude n’a suivi ces enfants jusqu’à l’âge adulte. Pour répondre à ces questions, ce projet étudie chez la souris les effets de la ciclosporine sur la grossesse, les reins de la mère, la fertilité et les risques d’hypertension des petits exposés avant la naissance, et la santé de leurs reins une fois adultes. La souris est un bon modèle, car elle permet d’observer rapidement (en environ 80 jours) les effets du médicament sur la mère et sur sa descendance, tout en limitant les risques liés à l’immunosuppression.

Bénéfices attendus

Aujourd’hui, on ne sait pas encore si le fait d’être exposé avant la naissance à certains médicaments immunosuppresseurs peut augmenter le risque, une fois adulte, de développer de l’hypertension ou une maladie rénale chronique. Pourtant, cette question est très importante pour les parents et les médecins qui suivent les enfants nés de femmes greffées. On ignore également si cette exposition pendant la grossesse peut avoir un impact sur la fertilité des enfants une fois qu’ils deviennent adultes. Ce point n’a encore jamais été étudié. Ce projet se concentre sur un médicament en particulier : la ciclosporine. L’objectif est de vérifier si les enfants exposés pendant la grossesse présentent : • une hypertension artérielle, • des problèmes de fonctionnement des reins, • ou des troubles de la fertilité. Nous analyserons aussi au microscope les tissus des reins et des organes reproducteurs pour voir s’il existe des anomalies. À plus long terme, des études sur d’autres traitements utilisés chez les femmes greffées pourront être menées afin de comprendre leurs effets séparément ou en combinaison. Les résultats attendus permettront d’améliorer le conseil prénatal des femmes qui envisagent une grossesse sous IS, de favoriser le dépistage et la prévention chez les enfants et les jeunes adultes qui ont été exposés pendant la grossesse à ces traitements IS.

Procédures

20 souris recevront sous la peau, 1, 2 ou 3 comprimés de médicament, sous anesthésie et analgésie (1 fois, 20 minutes par animal). Préalablement ces animaux auront reçu une injection sous-cutanée d'analgésique, réalisée sur animal vigile (moins d'une minute par animal). Six de ces femelles seront stérilisées et conservées dans l'élevage. Les 14 femelles restantes auront 1-des micro-prélèvements sanguins (30 secondes) avec 9 prélèvements au maximum, alternés d'au moins 1 semaine, 2-une mesure de la tension artérielle, induisant une contention de 10 à 15 minutes, 1 fois par animal, et 3- un prélèvement d'urine par contention (10 secondes, 1 fois). Les animaux de première génération (nées des 14 femelles traitées) feront l'objet de : 1- plusieurs micro-prélèvements sanguins (30 secondes) avec 3 prélèvements au maximum, alternés d'au moins 1 semaine (24 animaux concernés), 2-une mesure de la tension artérielle, induisant une contention de 10 à 15 minutes, 1 fois par animal (36 animaux concernés) et 3-un prélèvement d'urine par contention (10 secondes, 1 fois) (24 animaux concernés).

Impact sur les animaux

Stérilisation des femelles : douleur modérée suite à la chirurgie, risque d'infection post chirurgie. Implantation des comprimés en sous-cutanée : douleur légère. Effets de l'immunosuppresseur sur les mères traitées et sur leur descendance : -risque de dommages sur les reins qui sera surveillé par des dosages dans le sang et dans les urines. Des micro-prélèvements de sang répétés entraineront du stress et une douleur légère. Recueils d’urine : léger stress de la contention. -risque d'hypertension : léger stress de la contention pendant la mesure de la pression sanguine.

Devenir

Six femelles traitées au médicament seront stérilisées et conservées au sein de l'élevage. Le reste des animaux sera mis à mort afin de collecter les organes qui permettront de mener les analyses biologiques nécessaires pour évaluer l'impact de l'exposition.

Remplacement

Des études réalisées chez des femmes exposées aux IS suite à une transplantation rénale, ont estimé que les concentrations sanguines de médicament chez le nouveau-né étaient très faibles et sans conséquence pour son développement ultérieur dans les premières années de vie. Par ailleurs, des études ex vivo de reins fœtaux humains exposés à l'IS et réalisés au laboratoire, ont montré une diminution de la fonction du rein, après 7 jours d’exposition. Ces cultures ex vivo ne peuvent cependant pas mimer un temps long d’exposition. Pour connaitre l’impact des expositions in utero à la ciclosporine, et mettre en évidence l’existence d’une hypertension artérielle, la présence d’anomalies de la fonction rénale ou de troubles de la fertilité chez les descendants, le modèle souris présente l’avantage de pouvoir réaliser une exposition avant, pendant et après la gestation couvrant toute la période de l’allaitement, ce qui n’est pas possible sur le modèle ex vivo déjà réalisé.

Réduction

Afin de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés, une première étude préliminaire sera réalisée avec un petit nombre de souris. Trois groupes de 3 souris recevront chacun différentes doses de ciclosporine, et trois groupes de 1 souris recevront un traitement placebo (sans médicament) pour chaque dose étudiée. Au total, 12 souris femelles âgées de 5 semaines seront utilisées lors de cette phase. Ce nombre a été calculé à partir de données obtenues lors d’études précédentes afin d’utiliser le moins d’animaux possible tout en obtenant des résultats exploitables. Dans un second temps, une étude plus complète sera menée. Le nombre de souris nécessaires sera déterminé à l’aide d’un calcul statistique afin de garantir des résultats fiables tout en évitant l’utilisation d’animaux en excès. La première phase permettra d’identifier la dose de ciclosporine la plus adaptée, ce qui évitera de multiplier les groupes de traitement lors de la suite de l’étude.

Raffinement

« Les animaux sont hébergés en groupe (au nombre maximum de 4 par cage). De l’enrichissement est ajouté : matériel de nidification (carré de coton) et un objet pour se mettre à l’abri. Le suivi du poids et une observation clinique quotidienne des souris permettront de prévenir la survenue de problèmes potentiels. Une grille de suivi du bien-être des animaux est établie et inclut les critères de poids corporel, d’apparence générale et de comportement. Le comportement maternel (allaitement, déplacement et toilettage des petits) sera également contrôlé. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques à la procédure seront appliqués, comme la perte de poids ou une altération de l'apparence et du comportement.

Choix des espèces

La souris a été choisie pour cette étude car elle permet d’observer rapidement les effets du traitement immunosuppresseur sur la mère et sur ses petits. Les chercheurs utiliseront une lignée de souris dont les individus présentent des différences naturelles entre eux, un peu comme chez les êtres humains. Cela permet d’obtenir des résultats plus représentatifs de la réalité. Cette lignée est souvent utilisée pour évaluer les effets de médicaments ou d’autres substances chimiques. Elle présente également des avantages pratiques : chaque portée compte généralement une douzaine de souriceaux qui survivent majoritairement après la naissance. Cela permet d’étudier un plus grand nombre d’animaux et d’obtenir des résultats scientifiques plus fiables. Des souris adultes et matures sexuellement (mâles et femelles) sont suivies pour déterminer leurs capacités reproductrices et seront aussi utilisées pour 1- des mesures de la tension artérielle, 2-des recueils urinaires et 3- des micro-prélèvements sanguins.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 170
Souffrances
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Devenir
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 170

Hébergement individuel de douze heures chaque mois pour recueillir les urines, administration orale quotidienne d'un médicament pendant sept jours à quatre puis à six mois d'âge : 170 souris vont être utilisées, toutes tuées pour récupérer leurs reins, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ces souris produisent un anticorps humain issu d'un patient, qui se dépose dans leurs reins et provoque des lésions menant à l'insuffisance rénale. Le porteur situe la gravité au niveau sévère. Sa liste d'effets indésirables tient en trois lignes, le stress de l'hébergement individuel et celui de la contention, avec la mention que le médicament "ne provoque pas d'effet secondaire" et que le prélèvement de sang n'en induit pas non plus.

Objectifs

Dans certaines maladies rénales appelées "light chain deposition disease" (LCDD ou maladie à dépôts de chaînes légères d'immunoglobulines monoclonales en français), un anticorps (molécule habituellement destinée à se défendre contre les microbes) fabriqué par une cellule cancéreuse ou pré-cancéreuse va se déposer au niveau du rein et provoquer des lésions rénales. Ces lésions rénales vont aboutir à une insuffisance rénale terminale en l’absence de traitement, et potentiellement au décès du patient. Aujourd’hui, les seuls traitements accessibles pour cette pathologie sont des chimiothérapies ciblant la cellule responsable de la fabrication de l’anticorps en cause. Néanmoins, ces traitements ne sont pas spécifiques et provoquent d’importants effets secondaires. Les mécanismes qui permettent le développement des lésions rénales à la suite du dépôt de l’anticorps ne sont pas connus. Les identifier permettrait donc de développer des médicaments plus ciblés, protégeant le rein des conséquences du dépôt de l’anticorps. Un modèle de souris reproduisant la pathologie humaine a déjà été créé, en permettant la fabrication d’un anticorps humain issu d’un patient atteint de LCDD chez la souris. Cela a permis de montrer que l’anticorps est directement toxique pour le rein. Néanmoins, il reste à comprendre les réponses du rein à la suite de ce dépôt. Nous allons donc utiliser ce modèle de souris afin de répondre à cette lacune des connaissances dans ce domaine. Cela permettra, nous l’espérons, d’identifier des cibles thérapeutiques que nous pourrons cibler pour protéger les reins après dépôts d’anticorps. En particulier, les cellules sénescentes paraissent impliquées dans ce processus. La sénescence, du latin senex ou « grand âge », est un état de la cellule dans lequel la cellule ne peut plus se diviser mais peut secréter un grand nombre de molécules. La sénescence a été impliquée dans plusieurs pathologies, comme le vieillissement ou le cancer par exemple.

Bénéfices attendus

Grace à ce projet nous espérons plusieurs bénéfices - Mieux comprendre les conséquences rénales des dépôts d’anticorps - Caractériser le rôle de la senescence dans le développement des lésions rénale après dépôt d’anticorps. - Identifier des cibles thérapeutiques spécifiques au rein permettant d’envisager une thérapie plus ciblée que les actuelles chimiothérapie - Estimer si la suppression des cellules sénescentes permet de protéger le rein de l’apparition de lésions après dépôt d’anticorps. - Etendre les découvertes de ce projet à d’autres pathologies rénales (en particulier le diabète qui présente beaucoup de similarités avec la LCDD) Cela permettra in fine d’envisager des alternatives thérapeutiques aux actuelles toxiques chimiothérapies recommandées dans cette pathologie.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs interventions : - collecte d'urines pour mesurer la fuite de protéines dans les urines. Pour cela les animaux seront hébergés de manière individuelle dans des cages spécifiques pendant 12h afin de récupérer leur urine. Cette collecte se fera de manière mensuelle. - traitement par un médicament permettant d'éliminer les cellules senescentes. Ce traitement sera donné par voie orale, à l'aide d'une paille qui sera introduite dans la bouche de l'animal, de manière quotidienne pendant 7 jours, à 4 et 6 mois d'âge. - au moment du sacrifice, les animaux seront anesthésiés et du sang sera prélevé pour mesurer la fonction rénale

Impact sur les animaux

Plusieurs types d'effets indésirables peuvent etre observés. Stress lors de l'hebergement individuel pour collecte d'urine. Stress lors de la contention pour administration du médicament. Le médicament ne provoque pas d'effet secondaire. Le prélèvement de sang n'induit pas d'effet secondaire car les animaux seront anesthésiés et traités par un antalgique.

Devenir

Euthanasie pour collection et analyse d'organe (rein)

Remplacement

Les modèles de culture cellulaire ne permettent pas de reproduire la complexité de la maladie LCDD. D’autre part, il est probable que le développement des lésions rénales soit la conséquence de multiples types de cellules présentes dans le rein. Il est donc impossible de reproduire cette pathologie sur des modèles qui ne soient pas des animaux.

Réduction

Les procédures ici décrites utilisent des animaux qui risquent de developper des lésions rénales de manière spontanée. Afin de limiter le nombre d’animaux, nous utiliserons la totalité des animaux pour les procédures. Du fait de l’absence de différence entre les mâles et les femelles, nous utiliserons les 2 sexes pour nos procédures. Nous avons utilisé une approche statistique nous permettant de calculer le nombre minimum d’animaux afin de voir une différence de 15% de la sévérité de l’atteinte rénale après traitement.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement qui respectent leur bien-être (contrôle de la température et du taux d'humidité de l’environnement, densité d’animaux, présence d’enrichissement, change régulier des litières, eau et nourriture à volonté, surveillance quotidienne des animaux). Toutes les procédures sont réalisées de façon à limiter le stress et la souffrance des animaux. Les souris seront surveillées quotidiennement par nos soins et du personnel qualifié pour détecter le moindre signe de souffrance de l’animal. Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux (grilles d’évaluation et points limites) sera strictement respecté, et effectué quotidiennement en concertation avec l'équipe de zootechnie.

Choix des espèces

La souris est la seule espèce permettant à ce jour de reproduire la maladie observée chez l’homme. Dans les données de la littérature, les souris commencent à développer des lésions rénales microscopiques à l’âge de 6 mois, et la présence de dépôts sans insuffisance rénal est retrouvée dès l’âge de 2 mois. Nous étudierons donc les souris tous les mois dès l’âge de 3 mois, jusqu’à 9 mois, âge médian de survie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Souris : 1238
Souffrances
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▲ -
▲ 1238
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Devenir
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 1238

Greffées avec des adipocytes bruns, puis exposées jusqu'à quatre fois à une température de 4 degrés pendant vingt-quatre heures, 1 238 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. S'y ajoutent des prélèvements sanguins répétés, des chirurgies sous anesthésie et un isolement pouvant durer deux semaines en cage métabolique. L'objet est de tester si une greffe de tissu adipeux brun corrige les troubles métaboliques et reproductifs du syndrome des ovaires polykystiques, que le porteur dit toucher 13 % des femmes en âge de procréer. Cent soixante femelles et cinquante-quatre mâles passent d'une procédure à l'autre et sont réutilisés pour les tests de fertilité avant d'être mis à mort, le porteur indiquant que le prélèvement des organes interdit de les garder en vie.

Objectifs

Le présent projet vise à évaluer les effets de la transplantation d’adipocytes bruns, obtenus à partir de tissu adipeux murin ou d'adipocytes bruns humains obtenus in vitro en 3 dimensions (BAToïdes), sur les altérations métaboliques, hormonales et reproductives associées au syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Le SOPK est une pathologie fréquente, touchant environ 13 % des femmes en âge de procréer. Elle se caractérise par des troubles métaboliques, hormonaux et reproductifs, souvent associés à une altération de la qualité de vie. À ce jour, il n’existe pas de traitement curatif, et la prise en charge repose principalement sur des approches symptomatiques. L’objectif est de déterminer si cette approche de thérapie cellulaire permet de moduler les déséquilibres physiopathologiques observés dans cette pathologie, en particulier au niveau des interactions entre les systèmes métaboliques, endocrinien et reproducteur. Le recours à un modèle animal est indispensable à ce stade afin d’évaluer, dans un organisme entier, la faisabilité, la tolérance et les effets de cette approche. En effet, la complexité des interactions systémiques impliquées dans le SOPK ne peut pas être reproduite de manière fiable par des approches in vitro ou in silico. Cette étape préclinique constitue un préalable nécessaire à l’évaluation de la pertinence de cette stratégie dans une perspective translationnelle. Dans ce contexte, ce projet a pour objectif d’explorer une stratégie innovante visant à améliorer la compréhension des mécanismes impliqués et à identifier de nouvelles pistes d’intervention thérapeutique.

Bénéfices attendus

Les troubles métaboliques et endocriniens, tels que ceux observés dans le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), représentent un enjeu majeur de santé publique en raison de leur prévalence, de leur impact sur la qualité de vie et des coûts socio-économiques associés. Le SOPK est notamment caractérisé par des altérations métaboliques (dont la résistance à l’insuline) et des dysfonctionnements de la reproduction, pour lesquels les options thérapeutiques actuelles restent limitées et essentiellement symptomatiques. Dans ce contexte, ce projet vise à améliorer la compréhension des interactions entre les systèmes métabolique, endocrinien et reproducteur, en particulier le rôle du tissu adipeux brun dans la régulation de ces fonctions. En explorant les effets de la transplantation d’adipocytes bruns dans un modèle murin pertinent de SOPK, ce travail permettra d’identifier de nouveaux mécanismes physiopathologiques impliqués dans cette pathologie. Les connaissances générées pourraient contribuer à l’identification de nouvelles cibles d’intervention et ouvrir des perspectives pour le développement de stratégies innovantes dans la prise en charge des troubles métaboliques et de la fertilité. Plus largement, ce projet s’inscrit dans les priorités actuelles de recherche en santé, notamment en lien avec la santé des femmes, et pourrait participer à l’amélioration de la prise en charge de pathologies chroniques ayant un impact important sur la qualité de vie et le bien-être à long terme.

Procédures

Pour l’ensemble des gestes décris dans les 3 procédures, nous aurons recours à l’utilisation d’anesthésiques (uniquement dans une procédure) et d’analgésiques aussi souvent que cela sera nécessaire. Les anesthésies seront réalisées par injection ou par voie gazeuse. Une injection d’analgésique adapté sera réalisée avant la chirurgie et/ou après si nécessaire. Les injections n’excèderont jamais 20 μl/g de poids corporel. Les animaux feront l'objet d'administration de traitements et de prélèvements selon les volumes et fréquences recommandées par la littérature et dans le respect de la réglementation en vigueur. Des prélèvements sanguins par différentes voies réalisés au cours des procédures de phénotypage seront effectués avec des fréquences et volumes inférieurs aux recommandations bibliographiques et à la réglementation en vigueur. Un isolement de maximum 2 semaines (sans rupture du lien olfactif ou visuel) sera nécessaire pour une partie des animaux afin de pouvoir mesurer des caractéristiques de manière individuelle.

Impact sur les animaux

Les différentes manipulations expérimentales sont susceptibles d’induire un stress, une fatigue ou un inconfort transitoire chez les animaux. Afin de limiter ces effets, l’ensemble des procédures sera réalisé par du personnel formé et compétent, et les animaux seront préalablement habitués aux manipulations. Certaines interventions, telles que les injections, les prélèvements sanguins ou les procédures chirurgicales, peuvent entraîner des douleurs de courte durée. Celles-ci seront systématiquement limitées par l’utilisation de protocoles anesthésiques et analgésiques adaptés, ainsi que par une surveillance attentive des animaux pendant et après les interventions. Dans le cadre de certaines analyses, notamment en cages métaboliques, les animaux pourront être hébergés individuellement pendant une durée limitée. Cet isolement sera restreint au strict nécessaire et réalisé dans des conditions permettant le maintien d’interactions sensorielles (contacts visuels, olfactifs et auditifs) avec les congénères, afin de réduire le stress associé. Plus généralement, une surveillance régulière de l’état général, du comportement et du poids des animaux sera mise en place tout au long du protocole, permettant d’identifier précocement tout signe de mal-être et d’adapter les conditions expérimentales si nécessaire. Afin d’étudier l’influence de la température sur la réponse métabolique, les animaux seront exposés à une température de 4°C (atteinte progressivement) pour une durée maximale de 24h et sous surveillance constante. Cette exposition sera effectuée au maximum 4 fois.

Devenir

Les animaux décrits en procédure 1 seront transférés en procédure 2 ou 3 et seront mis à mort à la fin de ces dernières. Les 160 femelles et 54 mâles du projet seront réutilisés pour les tests de fertilité en procédure 3 puis seront mis à mort à l’issue de celle-ci. La nécessité de prélever les organes pour analyses ne nous permet pas de les garder en vie.

Remplacement

Dans la mesure du possible, des approches alternatives seront utilisées afin de réduire le recours à l’expérimentation animale. Celles-ci incluent notamment des cultures cellulaires, des modèles dérivés de cellules souches ainsi que des modèles tridimensionnels de type organoïdes ou adipocytes bruns différenciés in vitro. Dans le cadre de ce projet, des adipocytes bruns humains générés in vitro seront également utilisés afin de limiter le recours à des tissus animaux. Par ailleurs, certains tissus et cellules issus des animaux utilisés dans les procédures expérimentales pourront être exploités ex vivo pour la réalisation de cultures primaires et d’analyses fonctionnelles, permettant ainsi de réduire le nombre de composés et d’expérimentations complémentaires à réaliser in vivo. Cependant, l’étude des interactions complexes entre les systèmes métabolique, endocrinien et reproducteur dans le contexte du syndrome des ovaires polykystiques nécessite une approche intégrée à l’échelle de l’organisme entier. Les effets attendus de la transplantation d’adipocytes bruns sur le métabolisme, la fonction hormonale et la fertilité impliquent des communications multi-organes (tissu adipeux, cerveau, gonades, foie) qui ne peuvent actuellement pas être reproduites de manière fiable par des systèmes in vitro ou in silico. Bien que des modèles cellulaires et computationnels soient en cours de développement et puissent contribuer à certaines étapes exploratoires, ils ne permettent pas à ce jour de reproduire la complexité des régulations systémiques étudiées dans ce projet. Ainsi, le recours au modèle animal demeure indispensable pour atteindre les objectifs scientifiques du projet. Les connaissances générées pourront néanmoins contribuer au développement futur de modèles alternatifs et à la réduction progressive du recours à l’expérimentation animale dans ce domaine.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire à ce projet est réduit au maximum afin d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. L’effectif de chaque groupe par procédure a été calculé à l’aide d’outils statistiques spécifiquesen tenant compte de (i) la définition de la taille minimale des groupes expérimentaux à utiliser pour obtenir des résultats probants, qui seront ajustés en fonction des différentes variables, elles-mêmes évaluées dans chaque expérience et (ii) la coordination des études à leur conception afin de permettre la collecte de plusieurs échantillons / tissus chez les mêmes individus ou d'entreprendre des analyses multiples chez des animaux individuels chaque fois que possible.

Raffinement

Les animaux seront maintenus dans le respect strict des conditions standard d’hébergement définis par la réglementation. L’eau et la nourriture sont fournies ad libitum. Un enrichissement est ajouté dans la cage (à minima des cylindres de coton pour stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress et faciliter la thermorégulation). Les périodes d’isolement sont limitées, justifiées et un enrichissement adapté est apporté. Les manipulations sont effectuées par du personnel formé, et les animaux sont habitués aux manipulations afin de limiter le stress. Une attention particulière est accordée au principe de raffinement, en portant l’attention aux différentes procédures expérimentales appliquées aux animaux afin de minimiser la peur, l'angoisse (ex: regroupement et enrichissement de l'environnement) ou la souffrance (ex : soins péri-opératoires, asepsie, anesthésie et analgésie) qu'ils pourraient endurer. Toutes les procédures potentiellement invasives sont réalisées sous anesthésie adaptée, associée à une analgésie préventive et postopératoire lorsque nécessaire, afin de prévenir toute douleur. Une observation continue des animaux est assurée jusqu’au réveil complet après toute intervention nécessitant une anesthésie. Par la suite, une surveillance quotidienne de l’état général et du comportement est réalisée tout au long des procédures expérimentales, incluant l’évaluation de l’activité, de la posture, de l’aspect du pelage, de la prise alimentaire et hydrique ainsi que du poids corporel. Des critères d’arrêt sont définis et appliqués. Tout animal présentant des signes de souffrance, de détresse persistante, de perte de poids excessive ou d’altération de l’état général sera immédiatement retiré de l’étude et, si nécessaire, mis à mort.

Choix des espèces

Nos projets de recherche en physiologie intégrée visent à comprendre le lien entre les différents organes afin d’identifier de nouvelles thérapies pour des pathologies telles que le diabète, l’obésité et l’infertilité. La souris, modèle d’étude largement validé en physiologie intégrée, nous permet de nous appuyer sur un socle de connaissances scientifiques solide. De plus, le modèle que nous utilisons dans ce projet est un modèle établi dans le laboratoire (présentant l’avantage d’une durée de gestation courte dans le cadre de notre étude) et validé dans la communauté scientifique permettant ainsi les échanges internationaux. Des souris mâles et femelles seront utilisées à deux stades de développement correspondant aux greffes : P21 (post sevrage) et 6 semaines (jeunes adultes), afin d’évaluer l’impact du timing de transplantation d’adipocytes bruns dans un modèle murin de SOPK.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 358
Souffrances
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▲ 358
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Devenir
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Une bactérie pathogène est administrée dans le vagin de souris gestantes maintenues éveillées, au quatorzième jour et demi de gestation. 358 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, que le porteur qualifie de "Légère, non invasive". Il écrit dans le même résumé que ces femelles infectées "sont susceptibles de faire des mises-bas prématurées" et que les bactéries "ne semblent pas avoir d'incidence sur le bien être des souris". Les gestantes sont tuées vingt-quatre heures après l'infection, ne pouvant plus, selon lui, "retourner dans les zones d'élevage conventionnelles". Les 80 souris comptées comme réutilisées sont des mâles reproducteurs, que le résumé dit pouvoir servir à d'autres projets, et dit aussi tués en fin de procédure.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer le rôle d’une famille de gènes conservée entre l’Homme et la souris dans la protection de la barrière cervico-vaginale contre les infections bactériennes. Plus précisément, il s’agit de déterminer si des souris déficientes pour ces gènes ont une susceptibilité accrue à l’ascension de bactéries vaginales vers l’utérus au cours de la gestation. Le projet vise également à tester si le renforcement de la barrière cervico-vaginale permet de limiter l’ascension bactérienne et les conséquences associées.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle d’une famille de gènes dans la protection des muqueuses génitales contre les infections bactériennes, en particulier dans le contexte de la grossesse. Les résultats devraient améliorer la compréhension des liens entre la variabilité de ces gènes et les anomalies des mécanismes de défense de la muqueuse cervico-vaginale. À plus long terme, ces travaux pourraient contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à renforcer la barrière cervico-vaginale et à prévenir les infections ascendantes et leurs complications pendant la grossesse.

Procédures

Intervention / procédure : Administration intravaginale d’une bactérie pathogène (E. coli O55) sur souris gestantes vigiles. Type de manipulation : Légère, non invasive, contention temporaire pour administration intravaginale. Nombre de souris : Maximum 358 souris sur l’ensemble du projet, réparties en 17 lots expérimentaux ou moins. Durée de la procédure : Quelques minutes par souris pour la contention et l’administration intravaginale. Âge et stade : Souris sexuellement matures (>2 mois), souris gestantes au jour de gestation 14,5. Sexe : Femelles pour l’étude expérimentale ; mâles et femelles pour l'obtention des souris gestantes. Fréquence / répétition : Selon plan Go/No Go pour limiter le nombre de souris, reproduction et lots selon besoins expérimentaux. Vigilance / suivi : Surveillance quotidienne des souris pour détection de tout signe de mal-être ou phénotype dommageable. Points limites appliqués et euthanasie si nécessaire. Destin des animaux : souris gestantes euthanasiées 24 heures après l’infection expérimentale ou à la fin de l’expérience. Reproducteurs réutilisés pour l'obtention de plusieurs portées pour la procédure d'infection puis euthanasiés en fin de procédure.

Impact sur les animaux

La procédure d’infection intra-vaginale à 14,5 jours de gestation nécessite une contention (stress). Les pathogènes utilisés ont un tropisme humain. Ils sont rapidement éliminés chez la souris de type sauvage (WT) et ne semblent pas avoir d’incidence sur le bien être des souris. Les souris gestantes infectées intra-vaginalement sont susceptibles de faire des mises-bas prématurées, c’est-à-dire entre 16,5 et 18,5 jours de gestation.

Devenir

Les souris gestantes ayant reçu l’administration d’un pathogène sont euthanasiées, car elles ne peuvent plus retourner dans les zones d’élevage conventionnelles et/ou pour permettre les analyses post-mortem nécessaires (prélèvements de tissus, études inflammatoires). Les souris mâles reproducteurs peuvent être réutitlisé dans d'autres projets selon leur âge.

Remplacement

À ce jour, il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale permettant d’étudier de manière intégrée les anomalies de la barrière des muqueuses sécrétoires, en particulier les interactions complexes entre l’hôte et les agents pathogènes. Les modèles alternatifs actuellement disponibles (cultures cellulaires, organoïdes ou systèmes in vitro) ne permettent pas encore de reproduire l’ensemble des interactions physiologiques se déroulant à l’échelle de l’organisme entier, notamment les interactions entre les différents tissus, le système immunitaire et le microbiote. Par ailleurs, des considérations éthiques et réglementaires limitent naturellement les investigations mécanistiques chez l’Homme, qui reposent essentiellement sur des observations cliniques ou des analyses ex vivo. Le développement de stratégies thérapeutiques dans les pathologies associées à une altération de la barrière des muqueuses nécessite une compréhension approfondie des mécanismes biologiques impliqués et de leurs mécanismes de régulation. Dans ce contexte, la souris constitue un modèle pertinent pour l’étude de ces processus. Elle présente plusieurs avantages pour la recherche biomédicale : un système immunitaire bien caractérisé, un génome entièrement séquencé et la disponibilité de nombreuses lignées transgéniques permettant d’étudier la fonction de gènes spécifiques impliqués dans la défense des épithéliums.

Réduction

La production de souris gestantes est planifiée en fonction des besoins expérimentaux, estimés à de l’expérience acquise dans les projets précédents. Le nombre de lots et de souris/lot à utiliser ont été déterminés selon les données de la littérature et notre expérience antérieure pour garantir une analyse statistique adéquate et dresser des conclusions convaincantes.

Raffinement

Les souris sont utilisées dans des locaux agréés disposant d’un statut sanitaire « exempt de pathogènes spécifiques » (EOPS) ou A2. Les souris sont hébergées dans des cages enrichies, par groupes de 2 à 5 individus, sauf lorsque les femelles sont gestantes (souris unique), avec un accès ad libitum à une alimentation stérile de composition standardisée et à de l’eau de boisson stérile. Le personnel en charge des manipulations est formé et habilité conformément à la réglementation en vigueur. Les souris font l’objet d’une surveillance quotidienne afin de détecter précocement tout signe de mal-être. Les procédures réalisées dans le cadre de ce projet sont peu invasives et associées à une douleur légère. Les cages hébergeant des souris susceptibles de développer un phénotype dommageable sont clairement identifiées afin de permettre une vigilance accrue de la part des zootechniciens et du personnel scientifique. En cas d’apparition de signes cliniques évocateurs d’un phénotype dommageable, les souris sont euthanasiées.

Choix des espèces

À ce jour, il n’existe pas de méthode alternative à l’expérimentation animale permettant d’étudier de manière intégrée les anomalies de la barrière des muqueuses et les interactions entre l’hôte et les agents pathogènes. Les modèles in vitro ou organoïdes ne reproduisent pas l’ensemble des interactions entre tissus, système immunitaire et microbiote. Les investigations chez l’Homme sont limitées pour des raisons éthiques et réglementaires. Le développement de stratégies thérapeutiques nécessite une connaissance détaillée des mécanismes biologiques et de leur régulation. Dans ce contexte, la souris constitue un modèle pertinent, grâce à son génome séquencé, son système immunitaire bien caractérisé et la conservation de nombreux gènes avec l’Homme. Les lignées transgéniques disponibles permettent d’étudier spécifiquement le rôle de gènes impliqués dans la défense des épithéliums. L’utilisation de la souris permet également de contrôler l’environnement et la variabilité génétique, assurant l’analyse reproductible des mécanismes physiopathologiques. Souris sexuellement mâtures (>2 mois) et sans phénotype dommageable (

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 528
Souffrances
▲ -
▲ 528
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
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 528

Un groupe reçoit vingt-cinq séances d'irradiation en cinq semaines, un autre une irradiation unique suivie de deux injections hormonales puis d'un prélèvement d'ovocytes, un troisième une irradiation puis une mise en accouplement. 528 souris vont être utilisées dans ce projet sur la fertilité après radiothérapie, toutes tuées pour l'analyse des ovaires et des ovocytes, y compris des souriceaux de moins de huit jours. Le projet est déclaré en souffrance légère, alors que le porteur écrit lui-même que les procédures "peuvent entraîner des nuisances légères à modérées" et qu'une altération de l'état général peut survenir sous irradiations répétées. Il écrit aussi qu'"Aucun analgésie systématique n'est prévue", au motif que les expériences antérieures n'avaient pas montré de signes de douleur.

Objectifs

La fertilité féminine peut être altérée par des expositions aux rayonnements, en particulier lors de traitements médicaux comme la radiothérapie. Les cellules des ovaires, indispensables à la reproduction, sont très sensibles à ces expositions. Des dommages à l’ADN des ovocytes, cellules reproductrices féminines, peuvent compromettre leur survie, leur qualité et, à plus long terme, la fertilité ainsi que la santé de la descendance. L’objectif principal de ce projet est de mieux comprendre comment les irradiations affectent l’ovaire, en s’intéressant à deux aspects complémentaires. Le premier concerne la stabilité génétique des ovocytes : le projet cherche à déterminer si les ovocytes exposés aux rayonnements peuvent survivre avec des anomalies génétiques susceptibles d’être transmises. Il s’agit notamment de comprendre si la sensibilité aux rayonnements dépend du stade de développement des ovocytes. Le second aspect concerne les effets à long terme des irradiations répétées sur le tissu des ovaires dans son ensemble, en particulier l’apparition de phénomènes chroniques tels que l’inflammation locale, les altérations du tissu de soutien et la perte progressive de la fonction des ovaires. Enfin, le projet vise à explorer si certaines approches peuvent limiter ces effets délétères et contribuer à préserver la fonction des ovaires après exposition aux rayonnements.

Bénéfices attendus

À court terme, ce projet permettra d’améliorer les connaissances sur la manière dont l’ovaire et les ovocytes réagissent aux rayonnements. Il apportera des informations nouvelles sur les mécanismes pouvant conduire à une infertilité après exposition aux rayonnements, ainsi que sur les risques potentiels de modifications génétiques associées. À plus long terme, les résultats obtenus pourront contribuer à une meilleure évaluation des risques liés aux irradiations chez les femmes exposées dans un contexte médical. Ces connaissances pourront aider à améliorer les stratégies de préservation de la fertilité féminine, mieux informer sur les conséquences à long terme de traitements visant les ovaires, et à orienter le développement d’approches visant à protéger ou restaurer la fonction des ovaires.

Procédures

Certaines souris recevront une irradiation unique à faible dose d’une durée d’environ une minute, suivie d’une période de récupération, puis d’une mise en accouplement. D’autres animaux recevront une irradiation unique suivie de deux injections hormonales effectuées en 30 secondes chacune, sur une courte période afin de stimuler l’ovulation, avant un prélèvement des ovocytes en fin de procédure. Enfin, un troisième groupe sera exposé à des irradiations répétées (25 sessions d’environ 20 secondes) à faible dose sur cinq semaines afin d’étudier les effets chroniques sur l’ovaire, avec ou sans traitement destiné à limiter ces effets. Les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière tout au long de la durée des études. La durée d’implication des animaux varie selon les groupes, allant de quelques jours à plusieurs semaines.

Impact sur les animaux

Les procédures prévues peuvent entraîner des nuisances légères à modérées. Les principales nuisances attendues sont liées au stress des manipulations et de la contention, notamment lors des irradiations, des injections ou des mises en accouplement. Après irradiation, certains animaux peuvent présenter une fatigue transitoire, une baisse d’activité ou une légère perte de poids, généralement de courte durée. Les injections répétées peuvent être associées à un stress ponctuel et à un inconfort léger. Dans le cadre des irradiations répétées à faible dose, une altération de l’état général peut survenir chez certains animaux, nécessitant une surveillance renforcée pendant la procédure. Ces effets sont suivis attentivement afin de détecter toute souffrance et de mettre en place rapidement des mesures adaptées, pouvant aller jusqu’à une interruption anticipée de l’étude si nécessaire.

Devenir

Dans ce projet, les animaux sont euthanasiés au cours ou à la fin des études, car les objectifs scientifiques nécessitent l’analyse directe des ovaires, des ovocytes ou des tissus associés. Ces analyses permettent d’évaluer la stabilité génétique des cellules reproductrices, les anomalies génétiques, ainsi que les altérations chroniques du tissu des ovaires induites par les irradiations.

Remplacement

Avant le recours à l’expérimentation animale, des études in vitro et ex vivo ont été menées afin de mieux comprendre les effets des rayonnements sur les ovocytes et le tissu des ovaires. Ces approches ont permis d’identifier les paramètres clés à étudier, de tester des hypothèses initiales et d’exclure certaines conditions expérimentales. Ceci, contribue ainsi à réduire le nombre d’expériences in vivo aux seules situations ne pouvant pas être évaluées hors de l’organisme : l’étude des effets à long terme des irradiations sur la fertilité et la transmission génétique. L’utilisation d’un modèle animal est indispensable pour répondre aux objectifs spécifiques de ce projet, tout en étant limitée aux paramètres qui ne peuvent être étudiés par des approches alternatives.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé sur la base d’expériences préliminaires et de données issues de la littérature, afin d’obtenir des résultats interprétables tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Chaque animal est utilisé de manière optimale, notamment par l’exploitation des deux ovaires pour plusieurs analyses.

Raffinement

Le projet intègre des mesures visant à limiter le stress et l’inconfort des animaux tout au long de leur vie. Les procédures sont réalisées avec des manipulations courtes et adaptées. Une surveillance régulière est mise en place, associée à des points limites précoces et à une prise en charge adaptée en cas de signes d’altération du bien-être. Aucun analgésie systématique n’est prévue car les procédures d’irradiation à ces doses ainsi que les injections intrapéritonéales n’ont pas montré, lors d’expériences antérieures, l’induction de signes évocateurs de douleur chez les animaux. Les procédures sont interrompues si une souffrance excessive est observée.

Choix des espèces

La souris a été choisie comme modèle expérimental car son fonctionnement ovarien et les mécanismes de réparation de l’ADN des ovocytes sont bien caractérisés et comparables à ceux de l’être humain. Ce modèle permet d’étudier la fertilité, la transmission génétique et les effets à long terme des irradiations dans un cadre expérimental contrôlé. Deux stades seront utilisés. Des jeunes adultes femelles (8 à 10 semaines) : À cet âge, les souris ont atteint leur maturité sexuelle et présentent une fonction de reproduction stable. Elles constituent donc le modèle de référence pour évaluer l'effet des rayonnements sur la fertilité. Des souriceaux de moins de 8 jours après la naissance : Les analyses sont réalisées durant les premiers jours de vie, car les paramètres étudiés (information génétique) sont présents dès ce stade du développement.