Éthologie / comportement / biologie animale
- Autre recherche fondamentale
- Biologie du développement
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- Système urogénital
Effet de programmations thermiques précoces sur le comportement et la physiologie des juvéniles de truites communes (Salmo trutta L.)
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Ni relâchées dans les rivières voisines, au motif d'un risque de pollution génétique, ni reprises par l'écloserie qui les a produites faute de place, les 96 truites communes juvéniles de ce projet seront toutes tuées, dans des procédures classées au niveau de souffrance le plus bas. Elles sont soumises à jusqu'à quatre séances de pêche à l'électricité de vingt minutes pour être recapturées, puis à trois tests enchaînés sans pause : exploration d'une arène inconnue, confrontation à un objet nouveau, réaction à une élévation de la température de l'eau. La mesure du métabolisme les enferme ensuite trois heures dans une chambre respirométrique individuelle. Le porteur justifie le choix de l'espèce par sa valeur de modèle en écologie évolutive et par ses "forts enjeux économiques, écologiques et culturels", la population étudiée se trouvant en limite sud de son aire de répartition.
Objectifs
Dans le contexte actuel de forte pression sur la biodiversité aquatique, il est important de caractériser les liens entre variabilité environnementale et évolution des populations de poisson, notamment à travers l’étude de la variabilité des comportements et de la dépense énergétique, en lien l’adaptation. Une des conséquences du changement climatique est de produire des conditions variables lors des phases de croissance sous gravier des salmonidés, notamment des bas débits hivernaux et printaniers. Un des effets attendus est d’abaisser la hauteur d'eau sur certaines frayères et de réduire les écoulements intra gravélaire qui participent au maintien de températures optimales pour le développement des œufs et des larves. Ces conditions peuvent induire du stress qui peut avoir des conséquences à moyen terme, notamment sur la croissance et la survie, paramètres liés aux comportements et au métabolisme. Ainsi, les individus émergents possédant des caractéristiques comportementales et métaboliques adaptées, maintenues dans le temps, pourraient avoir de meilleures croissances et mieux survivre dans les conditions futures, où la fréquence des températures élevées augmentera. Ce processus pourrait orienter et contraindre l’évolution génétique, du métabolisme et des comportements au sein des populations. L'objectif du projet est de caractériser, chez la truite commune, Salmo trutta L., l'effet de l’augmentation des températures en phase embryonnaire et larvaire, avant nutrition exogène, sur le développement, le comportement et le métabolisme des stades plus avancés (alevin). Par ailleurs, il vise à déterminer si les traits produits par ces augmentations sont maintenus dans le temps, et si certains procurent un avantage lors de la première phase de développement en eau libre (croissance, survie).
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus concernent les connaissances fondamentales et appliquées sur l'écologie et l'évolution des salmonidés juvéniles soumis aux variations thermiques durant la phase embryo-larvaire, en conditions d’élevage et en milieu naturel. Le projet déterminera si 1) les programmations thermiques en phase embryo-larvaire ont des conséquences en termes de développement, de comportement et de métabolisme, selon l’intensité de celles-ci 2) les paramètres comportementaux et métaboliques individuels sont conservés entre l’émergence du gravier et 30 jours après une phase de croissance en eau courante 3) la croissance et la survie sont impactées par la programmation thermique appliquée aux stades embryo-larvaires. Ces connaissances permettront de nourrir les modèles visant à prédire l’évolution des populations de truite impactées par les changements climatiques futurs. Elles pourront également aider les gestionnaires et la filière piscicole en révélant les impacts de périodes à forte variabilité thermique sur le développement sous gravier ou en incubateur, et améliorer la prise de décision pour la gestion des débits naturels (éclusées, débits réservés, …) ou des températures en élevage. La mise au jour de comportements et de métabolismes mieux adaptés aux variabilités thermiques futures pourrait orienter les choix de géniteurs et de croisements dans les actions de repeuplement ou en production salmonicole.
Procédures
1) Pêche à l’électricité : un maximum de 4 pêches à l’électricité, d’une durée de 20 minutes, sera réalisé sur une période de 4 jours pour tenter de recapturer les 96 poissons. 2) Tests comportementaux : jusqu'à 96 individus seront soumis aux tests et un maximum 32 poissons par jour sera testé pendant 3 jours consécutifs. Les 3 tests s’enchaîneront sur une durée totale de 20 minutes sans arrêt marqué entre chacun. A. Test exploratoire : après 2 minutes d’acclimatation dans un abri, ce test de 4 minutes vise à étudier le comportement d’exploration de l’arène inconnue (nage libre). B. Test du nouvel objet : ce test de 4 minutes vise à étudier le comportement d’exploration d’un objet auparavant inconnu de l’individu. C. Test de thermotaxie : ce test de 10 minutes a pour objectif d’étudier le comportement et les déplacements de l’individu face à une augmentation de la température de l’eau. 3) Mesure du métabolisme : La procédure consiste à mesurer la consommation d'oxygène en chambre respirométrique individuelle grâce à des sondes à oxygène. Les 96 individus pourront être soumis à cette mesure. La chambre est alimentée en eau de bonne qualité physico-chimique. L’alimentation est fermée durant 20 minutes pendant lesquelles la diminution de la concentration en oxygène est mesurée. Les phases de circuits ouvert et fermé de 20 min alterneront durant 3 h.
Impact sur les animaux
Les nuisances potentielles sur les animaux sont majoritairement liées au stress impliqué par les manipulations (changement de bac, stabulation, transport) et lors des prises de mesures comportementales et métaboliques. Pour le comportement il s’agit d’exposer des individus à des situations inconnues (nouvel environnement ou objet) ou des variations de température dans une arène expérimentale éclairée par rétro-éclairage (sous l’arène) ou éclairage indirect (plafond). Par ailleurs, l’estimation du métabolisme de base requiert l’isolement des poissons dans des chambres métaboliques individuelles, ce qui pourrait induire un stress.
Devenir
Le remise en liberté des poissons issus de l’élevage sur le lieu de l’expérimentation (rivières proches) n’est pas possible car il y a un risque de pollution génétique. Les animaux ne peuvent pas retourner dans l’établissement fournisseur car ils ont été produits et élevés pour les besoins de cette étude et il n’a pas la capacité d’accueil suffisante pour continuer à les maintenir en hébergement.
Remplacement
Les œufs et larves de truite se développent sous le gravier pendant environ 80 jours ce qui les expose potentiellement à des variations thermiques défavorables puisque les possibilités de changements volontaires d’habitat sont impossibles à cette phase. L’impact à moyen terme de ces variations durant le développement sous gravier et jusqu’à 30 jours après émergence en eau libre ne peut être estimé que sur des animaux vivants, ayant réalisé une croissance postérieure à la variation thermique. Aucune méthode substitutive telle que le travail sur des lignées cellulaires ou des tissus entiers n’est envisageable pour obtenir de tels résultats, puisque c’est le développement, le comportement individuel (déplacement, exploration, réaction à un stimulus thermique) et le métabolisme (consommation d’oxygène) de l’individu entier au repos qui seront étudiés.
Réduction
Le projet vise à tester l’effet d’une programmation thermique (14°C et 16°C) sur la croissance, l’activité d’exploration et le métabolisme des poissons. Le protocole évaluera l’effet de la programmation sur les individus à la fin de la phase embryo-larvaire, puis 30 jours plus tard. Pour cela 32 individus par programmation seront testés. Sur la base de données publiées et à l’aide d’un calculateur de puissance, la taille d’échantillon estimée lors d’une simulation pour détecter une différence de métabolisme de routine entre deux groupes est de 31 individus. Par ailleurs, une synthèse méthodologique publiée récemment indique que les recherches comportementales utilisant des arènes connectées par un couloir nécessitent de tester plus de 20 individus pour optimiser la probabilité de détecter des différences comportementales significatives entre groupes.
Raffinement
Acclimatation : Les 96 individus seront transférés de l’écloserie à la rivière expérimentale pour être acclimatés dans des bacs équipés d’abris. Une acclimatation sera observée en circuit semi-ouvert (équilibrage des masses d’eau) puis ouvert. Le lendemain, ils seront déposés dans un bief du chenal au crépuscule, dans une zone abritée. Ils pourront alors se répartir librement et commencer leur nutrition naturelle. Ce chenal est conçu pour une croissance sans alimentation artificielle, grâce à des proies naturelles dérivantes (insectes, zooplancton). L’eau du ruisseau, de bonne qualité physico-chimique, est filtrée, ce qui empêche l’entrée de poissons extérieurs. Le débit est modulable et produit des vitesses et profondeurs caractéristiques des habitats naturels. Le bief d'accueil des poissons abritera une densité similaire à celle des conditions naturelles. Un substrat de galets et graviers est déposé dans les biefs sur une hauteur importante. Des abris constitués de tuiles et de blocs seront installés afin de réduire la compétition entre individus. Le chenal sera couvert par un filet pour éviter la prédation aviaire et il est bordé d’un brise-vue afin de limiter le stress causé par les observateurs. Un opérateur effectuera une inspection visuelle quotidienne. En cas de mortalité accidentelle, les individus seront extraits du bief pour éviter toute dégradation environnementale (pathogènes, champignons). Points limites lors des tests comportementaux : des signes de stress important entraineront l’arrêt du test et l’isolement du poisson dans un bac afin de suivre sa récupération. Points limites lors des mesures métaboliques : si un individu s’agite dans la chambre plus de quelques secondes, il sera retiré et remplacé par un autre. Si le taux d’oxygène venait à baisser de façon importante l’individu sera retiré de la chambre et replacé en stabulation.
Choix des espèces
La truite commune (Salmo trutta L.) est une espèce d'eau froide dont la population étudiée est en limite sud de l'aire de répartition. Connaître ses capacités d'adaptation au changement climatique est important pour sa conservation et pour comprendre son expansion dans les milieux plus au nord, sous l’effet du changement climatique. Cette espèce à forts enjeux économiques, écologiques et culturels est en régression dans son aire sud mais pourrait s’étendre au nord dans les zones arctiques. C'est par ailleurs une espèce modèle en écologie évolutive. L'interprétation des résultats obtenus bénéficiera de l'abondante bibliographie existante bien que cette dernière soit très restreinte sur le maintien des phénotypes sous influence de programmations thermiques au cours du temps et en milieu naturel. Le stade juvénile, à partir de la première nutrition exogène et jusqu’à 30 jours de développement post-nutrition, sera utilisé. Ce stade a été choisi pour permettre aux poissons de débuter une nutrition autonome sur des proies sauvages, tout en évitant qu’ils ne s’habituent à une alimentation artificielle (pellets ou proies vivantes d’élevage). Cela garantit une adaptation immédiate à des conditions de vie sauvage, ce qui présente plusieurs avantages. Le premier est d’éviter aux individus un changement nutritionnel susceptible d’entraîner des conséquences comportementales et physiologiques, telles que l’absence de recherche active de proies ou un métabolisme façonné par une alimentation d’élevage. Ces éléments pourraient biaiser les résultats des tests. Le second avantage est lié aux objectifs du projet, qui consistent à tester la stabilité des phénotypes en conditions naturelles, depuis l’émergence jusqu’à 30 jours de développement. Cette période, extrêmement critique pour les individus, englobe l’établissement de la nutrition exogène, des comportements sociaux et de nage, ainsi que la mise en place des territoires et les premières phases de croissance en eaux libres.
Optimisation et test d’un inhibiteur d’une kinase sur plusieurs modèles de douleur orofaciale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
540 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, 80 d'entre eux étant opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil. Ils reçoivent une injection dans la citerne cérébrale ou sous la peau d'un produit inflammatoire qui provoque une allodynie tactile, un gavage, parfois cinq injections intrapéritonéales, puis sept mesures comportementales de la douleur en une heure trente ou deux heures trente. Le porteur affirme que ces tests n'entraînent pas de stress parce que les animaux y ont été habitués, et fixe la mise à mort à 20 % de perte de poids. Il conclut qu'aucune méthode ne peut remplacer ce protocole, l'installation de l'allodynie après injection d'un produit inflammatoire devant selon lui être observée chez l'animal vivant.
Objectifs
Parmi une série de composés chimiques synthétisés, nous avons identifié une molécule ayant un effet anti-allodynique à la fois très puissant et prolongé sur des modèles murins d’allodynie mécanique inflammatoire comme neuropathique. Nous voulons améliorer cet effet anti-allodynique via l’optimisation de la formule chimique du composé, pour ensuite comparer l’effet thérapeutique des nouveaux composés à notre référence. Ce projet vise a répondre à deux questions : 1. Détermination de l'effet dose du composé de référence sur l'hypersensibilité mécanique d'origine inflammatoire. 2. Les nouveaux composés ont-ils un effet sur l'hypersensibilité mécanique d'origine inflammatoire ?
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d'améliorer la compréhension du mécanisme d'action du composé ainsi que d'évaluer son efficacité sur plusieurs modèles de douleurs orofaciale et par d'autre voie d'administration.
Procédures
Groupe1: injection intracisternale (1 par animal: 3min) ou voie orale ((1 par animal: 3min) + 1 injection sous-cutanée (1 par animal:2min) sous sédation + tests de mesure de la douleur en comportement (7 fois en 1h30)+ stimulation non nociceptive (10 min sous anesthésie générale). Groupe 2: injection intra péritonéale ( 1 ou 5 par animal : 2min) + voie orale (1 par animal : 3 min) sous sédation+ tests de mesure de la douleur en comportement(7 fois en 1h30)+ stimulation non nociceptive (10 min sous anesthésie générale). Groupe3 : injection voie orale (1 par animal: 2min) sous sédation+ tests de mesure de la douleur en comportement (7 fois en 2h30)+ stimulation non nociceptive (10 min sous anesthésie générale). Groupe 4: injection intracisternale (1 par animal: 3min) + tests de mesure de la douleur en comportement (7 fois en 2h30). Groupe 5: injection voie orale (1 par animal: 3min) + 1 injection sous-cutanée (1 par animal:2min) sous sédation+ stimulation non nociceptive (10 min sous anesthésie générale) Groupe 6: injection par voie orale (1 par animal: 3min) +prélèvement sanguin (2 par animal d'environ 2min espacé de minimum 4h) sous sédation
Impact sur les animaux
La piqûre d’aiguille lors de l’injection intracisternale (1 par animal : 3min sous sédation) entraine une douleur légère de courte durée et le produit injecté ne doit pas produire d’effet indésirable. Le gavage par voie orale ((1 par animal : 3min sous sédation) entraine une irritation légère de courte durée et le produit injecté ne doit pas produire d’effet indésirable. La piqûre d’aiguille lors de l’injection sous-cutanée (1 par animal :2min sous sédation) sous sédation entraine une douleur légère de courte durée et le produit injecté provoque une irritation de courte durée puis une allodynie tactile. Les tests de mesure de la douleur en comportement (7 fois en 1h30) n’entraînent pas de stress car les animaux ont été habitués aux tests : ils sont habitués à être isolés pour ces tests. La stimulation non nociceptive (10 min sous anesthésie générale et procédure sans réveil) n’entraîne pas de stress car les animaux sont sous anesthésie générale. La piqûre d’aiguille lors de l’injection intra péritonéale ( 1 ou 5 par animal : 2min) entraine une douleur légère de courte durée et le produit injecté ne doit pas produire d’effet indésirable. Le prélèvement sanguin (2 par animal d'environ 2min espacé de minimum 4h) sous sédation entraine une douleur légère de courte durée au niveau du prélèvement.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort car ils ne peuvent pas être utiliser dans d'autres procédures.
Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet de remplacer ce protocole. Il est nécessaire de réaliser ces études in vivo, car l’intégration de la douleur implique de nombreuses régions du système nerveux aussi bien central que périphérique. Des études comportementales chez l’animal vivant sont donc nécessaires pour mettre en évidence l’installation d’une l’allodynie mécanique après injection de produit inflammatoire.
Réduction
Le nombre de rats par groupe a été évalué sur la base des travaux précédents en tenant compte des divers problèmes que nous pourrons rencontrer au cours des différentes phases expérimentales. Le nombre de 6 rats /groupe pour les études comportementales est d’après nos données antérieures au sein du laboratoire le minimum requis pour discriminer un effet statistique significatif. Cependant, plusieurs étapes sont limitantes donc il est préférable de prévoir un maximum de 10 animaux par groupe: habituation, injections, comportement, prélèvements. Pour chaque procédure, nous allons adapter notre approche statistique aux données obtenues afin d'obtenir des résultats statistiquement fiables et pertinents avec une puissance d’analyse d’au moins 70%. Si lors des procédures, 6 animaux sont suffisants, nous n'utiliserons pas plus d'animaux. Des tests statistiques seront utilisés pour déterminer le nombre d'animaux suffisant et nécessaire. Afin de limiter le nombre d'animaux, les études comportementales et moléculaires seront réalisées avec les mêmes groupes.
Raffinement
Préalablement à toutes études comportementales, les animaux sont (i) hébergés dans des cages à environnement enrichi dans notre animalerie, pendant une semaine, et (ii) soumis à des séances d’habituation, pendant 4 jours, afin de diminuer le stress lié au nouvel environnement et à la manipulation par l’expérimentateur. Pour les injections locales ou sous-cutanées, les rats sont préalablement anesthésiés. L’anesthésie adéquate des animaux est confirmée par l’absence de réflexe de retrait de la patte en réponse à un pincement de la patte postérieure. De plus, en cas d’injection d’un produit inflammatoire au niveau de la patte, le suivi post-opératoire, avec un examen minutieux de la zone d’injection, est poursuivi dans les jours suivants. L'état général de l'animal est surveillé tous les jours avec contrôle du poids. Plusieurs critères seront surveillés quotidiennement durant tout le temps des procédures, et des points limites ont été établis par une grille de scores. Le poids est mesuré quotidiennement. La nourriture sera humidifiée pour faciliter son absorption. Si la perte de poids excède 20% du poids initial, les animaux seront mis à mort par surdose d'anesthésique avec sédation préalable. Nous regarderons également l’apparence et le comportement (poils ébouriffés, animal prostré, posture anormale, vocalisations, agitation, toilettage). S’il apparait un comportement correspondant aux points limites définis par la grille de scores, alors les animaux seront exclus de l'expérimentation.
Choix des espèces
La souche de rat Sprague-Dawley est un des modèles les plus couramment utilisés pour les études comportementales dans le domaine de la douleur. Nous utiliserons des animaux âgés de 5 à 8 semaines (125g à 300g). Les différentes études sur la douleur sont réalisées sur des animaux adultes. Les différents types de douleur trigéminale est majoritaire chez les personnes adultes. L'utilisation de rats dans les études comportementales sur la douleur est largement répandue et justifiée par plusieurs facteurs scientifiques et éthiques. Les rats partagent des similitudes biologiques et physiopathologiques avec les humains, en particulier dans le système nerveux et la réponse à la douleur. Leur système nociceptif (responsable de la détection de la douleur) est comparable à celui des humains, ce qui permet d'étudier des mécanismes de la douleur qui peuvent être extrapolés à l'homme.
Influence de la race et de la répartition des apports nutritifs au cours de la lactation sur les réserves corporelles, leurs variations et l’aptitude des vaches laitières à produire et se reproduire en système herbager
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
150 vaches laitières de trois races vont être utilisées pendant deux ans dans des procédures d'un niveau de souffrance léger, et toutes restent en vie à l'issue. Elles sont bloquées au cornadis pour douze prises de sang, pesées chaque semaine et notées chaque mois sur leur état corporel. L'expérience consiste à faire varier leurs apports énergétiques à différents moments de la lactation, pour mesurer comment elles mobilisent leurs réserves, produisent du lait et se reproduisent. Le porteur rattache ce travail à la durabilité des élevages et revendique de montrer aux éleveurs que la conduite d'un grand troupeau à l'herbe est possible en France.
Objectifs
Cette expérimentation pluriannuelle prévue sur 2 ans (2024-2026) vise à évaluer le rôle des réserves corporelles et de leur gestion différenciée au cours de la lactation sur la carrière et les performances des vaches laitières. En début de lactation, les vaches laitières mobilisent plus ou moins leurs réserves corporelles pour pallier au déficit énergétique, conséquence d’une capacité d’ingestion insuffisante. Ces réserves corporelles sont par la suite reconstituées afin de préparer la lactation suivante. Le début de lactation correspond aussi chez les bovins à la période de reproduction qui se déroule entre 40 et 90 jours de lactation afin d’obtenir, si possible un veau par an. Or, un excès de mobilisation des réserves corporelles, en durée et/ou en intensité, s’avère défavorable au succès des différentes étapes de la reproduction (reprise de cyclicité, expression des chaleurs, fécondation, nidation, …). La mobilisation des réserves corporelles dépend de nombreux facteurs, plus ou moins maitrisables et influencés par l’éleveur. Parmi ceux-là, l’état corporel au vêlage, le potentiel de production laitière (notamment la race) et le niveau des apports alimentaires en début de lactation sont des leviers d’action possibles. Si des recommandations existent en matière d’état corporel optimum aux diverses étapes du cycle lactation-reproduction, les règles de gestion mises à la disposition de l’éleveur pour assumer ces objectifs recommandés sont quasi inexistantes. Il importe donc de mieux décrire l’influence de ces réserves corporelles, les facteurs de variation et de définir des moyens d’action, notamment au travers la conduite alimentaire et la répartition des apports au cours de la lactation. L’objectif de cette expérience est donc de moduler l’état corporel des vaches laitières grâce à des niveaux d’apports énergétiques différents à divers moments de la lactation chez 3 races laitières aux aptitudes différentes
Bénéfices attendus
L'alimentation des vaches laitières en système herbager est un axe fort de la durabilité des élevages français, tant du point de vue de la réduction de l'empreinte carbone de l'élevage que de sa contribution à la biodiversité et la qualité des paysages grâce aux prairies. Ce projet vise justement à apporter aux éleveurs des indicateurs clés de la conduite de ces systèmes, à partir d'une analyse multicritères. Ce projet vise aussi à montrer aux éleveurs que la conduite d'un grand troupeau à l'herbe est possible en France.
Procédures
Pour la caractérisation fine des animaux, des prélèvements sanguins seront effectués 12 fois au cours de l’expérimentation sur les femelles, maintenues au cornadis. Les mesures de poids (une fois par semaine) se feront sans geste technique autre que le déplacement et la contention des animaux. Pour la mesure de la note d'état, les vaches seront maintenues au cornadis une fois par mois. Voici le temps estimé pour chaque acte : Prise de sang : 2 minutes Mesure du poids : 1 minutes Mesure de la note d'état : 5 minutes
Impact sur les animaux
la principale nuisance attendue sur les animaux est liée à la contention nécessaire aux différentes procédures décrites. Celle-ci est minime puisque les animaux sont habitués dès le plus jeune âge aux manipulations. A celle-ci s'ajoute également la douleur possible liée à la prise de sang.
Devenir
Les procédures n’entravent pas le devenir de l’animal et n’ont qu’un effet limité et de court terme sur son bien-être. Aussi, l’ensemble des animaux inclus dans cette expérimentation va poursuivre une vie normale d’un animal de rente dans un troupeau de bovins laitiers.
Remplacement
Les mécanismes étudiés mettent en jeu des interactions complexes au sein de l'animal, en interaction avec le système d'élevage qu'il est impossible de reproduire dans un modèle cellulaire, de culture d'organe ou in silico.
Réduction
Les analyses statistiques prévisionnelles, intégrant de l’espérance d’écart entre traitements et la variabilité inter vaches connue, ont permis de définir le nombre minimum d’animaux nécessaires par lot expérimental, à savoir un effectif de 50 vaches par race. La pluri-annualité de cette expérimentation permet d’autre part de réduire l’effectif nécessaire chaque année et limite les besoins en renouvellement, donc la réforme des animaux.
Raffinement
Chaque intervention a été pensée de manière à limiter les nuisances pour les animaux (limitation des volumes de sang prélevés, vaches bloquées en groupe au cornadis pour limiter le stress…) . Les procédures impliquées dans le projet sont de sévérité légère et appliquées par des opérateurs expérimentés. Les conditions d'hébergement et d'alimentation répondent aux normes d’élevage en intérieur avec une aire paillée et une ration de fourrages en accès libre ad libitum. La majeure partie de l'année, les animaux sont au pâturage, non restreints et avec un accès à l'eau et à l'ombre dans toutes les parcelles grâce aux nombreux arbres implantés dans et autour des parcelles. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l’expérience. La prophylaxie et le traitement des animaux en cas d’affection ne sont pas modifiés par la mise en oeuvre du projet. Tout animal présentant un trouble de santé sera soigné en fonction de la pathologie conformément aux pratiques de l'élevage, et, au besoin, le vétérinaire praticien sera consulté. Les animaux sont gardés en vie en fin d'expérimentation.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie est le bovin. Il s’agit de femelles de race Holstein, Jersiaise et Normande, grandes races laitières françaises (et internationale pour la Holstein et la Jersiaise). Ces animaux ne sont pas transgéniques et ont été obtenus par des méthodes de reproduction utilisées en élevage classique. Les animaux seront des adultes en lactation car la production de lait est nécessaire pour répondre aux questions scientifiques.
Optimisation du protocole de restauration du génome total de lignées avicoles à partir de cellules germinales primordiales cryopréservées.
- Recherche appliquée
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
La création d'une plateforme de service vendue aux entreprises de sélection avicole et aux gestionnaires de races locales figure parmi les retombées annoncées de ce protocole, où 180 poussins vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Les coqs subissent des collectes de semence toutes les 48 à 72 heures accompagnées de massages dorso-lombaires, les poules des inséminations artificielles à la même fréquence, et chaque animal une prise de sang à l'occipital. Certains passent jusqu'à six semaines isolés en cage individuelle, un isolement que le porteur reconnaît lui-même comme un stress. Les 105 individus conservés jusqu'à l'âge adulte sont tués en fin de projet, le porteur indiquant qu'ils ne peuvent pas être replacés parce qu'ils portent une protéine fluorescente verte.
Objectifs
Dans le cadre de ce projet nous allons étudier quel est le meilleur protocole pour restaurer une souche de Gallus à partir de cellules germinales primordiales (PGCs). L’objectif de cette saisine intervient pour l’éclosion et l’élevage d’animaux issus d’une injection dans l’oeuf de PGCs cultivées in vitro et marquées par un fluorochrome.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mettre au point un protocole optimisé et à moindre coût pour sauvegarder et restaurer des lignées pures (grand parentale ou parentale des entreprises de sélection) des races locales qui sont pour la majorité en risque d’extinction et les lignées expérimentales. Cette collaboration donnera lieu à la création d’une plateforme de service pour les industrielles, les gestionnaires de races locales et les unités de recherche souhaitant assurer la sauvegarde de leur souche.
Procédures
Les interventions effectuées sur les animaux incluront des collectes de semence d'une durée de 30 secondes, réalisées sur les mâles tous les 48 à 72 heures, accompagnées de massages dorso-lombaires. De plus, des inséminations artificielles seront effectuées avec la même fréquence, nécessitant une dizaine de secondes d'intervention sur les femelles. Les prises de sang à l'occipital s'effectueront à 7 jours et au moment de la mise en cage, lors d'une intervention d'environ 30 secondes.
Impact sur les animaux
Un stress lié au passage en cage peut être observé chez nos animaux, entraînant notamment des troubles du comportement alimentaire qui durent généralement de 48 à 72 heures. Au cours des élevages de longue durée comme ici, il est aussi possible d’observer une dégradation de l’état général d’un individu aux causes parfois non définies avant une autopsie. La capture, la contention et la prise de sang sont des stress pour l’animal, qui n’auront lieu qu’une seule fois dans cette procédure. L’isolement en cage individuelle constitue un autre stress. Il ne sera imposé qu’une seule fois à un même animal pour une durée maximale de 6 semaines incluant 2 semaines habituation,.
Devenir
Les 180 animaux seront conservés suite aux prises de sangs réalisées à 7 jours. Les 105 animaux finaux seront euthanasiés à la fin du projet car étant marqué par une protéine fluorescente verte ils ne pourront pas être replacés.
Remplacement
Nous souhaitons étudier le mécanisme de transmission germinal des cellules, pour cela nous devons étudier in vivo comment les cellules injectées entre en compétition avec les cellules endogènes de l’hôte. Afin de sélectionner quel serait le meilleur hôte pour restaurer une souche de Gallus, nous devons analyser la relation hôte-donneur afin de déterminer quel duo favorise la clonisation des gonades par les PGCs injectés . Ces études ne peuvent pas être réalisées in vivo ou modélisées.
Réduction
Nous produirons au maximum 180 poussins si le taux d’éclosabilité après injection des PGCs est bien de 30%, il s’agit du nombre total maximum estimé. Nous testerons 60 poussins par condition afin d’analyser entre 10-15 poussins à chaque étape du protocole, il s’agit du nombre minimal pour comparer les différentes relations donneur-hôte. Ces chiffres correspondent au maximum nécessaire estimer pour réaliser chaque étape du projet au seuil minimal de réussite. En prenant en compte le % d’éclosabilité, les taux de transmissions germinale qui sont très variable selon la littérature les effectifs indiqués permettraient d’obtenir de 20% à 2% de tramission gemrinale, ce qui représente des valeurs raisonnables pour comparer les conditions donneur-hôte.
Raffinement
Raffinement de l’hébergement : Les animaux seront maintenus en groupes sociaux tout au cours de l’élevage. Les animaux au sol auront à leur disposition diverses combinaisons d’enrichissement : perchoir, bloc à piquer, des chaînettes métalliques, des bandelettes de tissus pour stimuler le jeu. Les poules et coqs hébergées en cages individuelles pendant 6 semaines au maximum bénéficient d'un milieu enrichi par un jouet à picorer et de la proximité avec leurs congénères permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs. Pour limiter les phénomènes de picage, des répulsifs dit anti picage pourront être appliqués sur les animaux victimes de picage. Les animaux seront soumis à une observation soutenue, plusieurs fois par jour, afin de détecter le plus précocement possible toute dégradation du bien-être. Un arbre de décision visant à faciliter la gestion quotidienne des animaux (atteinte ou non du point limite) et une grille d'évaluation ont été développés et seront fournis aux zootechniciens chargés du suivi des animaux.
Choix des espèces
Pour étudier le meilleur génotype pour restaurer les souches de gallus gallus domesticus à partir de cellules germinales primordiales du poulet, l’espèce receveuse la plus adaptée est le poulet. Une partie des animaux sera utilisé après 7 jours de vie, afin d’étudier la colonisation des gonades par les PGCs injectées durant le développement embryonnaire. Une partie des animaux sera utilisée à 12 semaines de vie afin d’analyser et de comprendre la compétition entre les PGCs exogènes et endogènes. 105 animaux seront conservés à l’age adulte (entre 25 et 31 semaines) pour la reproduction et pour étudier le pourcentage de PGCs injectées devenues des gamètes fonctionnels.
Impact des événements hydrologiques sur la morphologie fonctionnelle des poissons.
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Mesurer si des crues simulées modifient la morphologie et la nage des jeunes truites : 400 truites fario sont utilisées, 160 dans des procédures d'un niveau de souffrance léger et 240 dans des procédures modérées, toutes tuées à l'issue. Chacune est marquée à l'élastomère coloré sous anesthésie, élevée trois mois en chenal expérimental, la moitié subissant des simulations de crue, puis capturée par pêche électrique et testée une heure en milieu contrôlé. Le porteur décrit la pêche électrique et le marquage comme stressants sans surmortalité constatée par le passé, et rappelle que les simulations restent d'une amplitude inférieure aux crues naturelles. La mise à mort sert à prélever les pièces sclérifiées situées près du cerveau et des nageoires pour identifier les familles, les résultats étant destinés à alimenter une réglementation sur la franchissabilité des obstacles qui ignore aujourd'hui les juvéniles.
Objectifs
L’objectif du projet est de déterminer l’impact d’événements hydrologiques extrêmes sur le développement morphologique des poissons (Salmonidés), pouvant entrainer des modifications fonctionnelles tel que le comportement, les performances de nages et la prise alimentaire. Le changement climatique se traduit entre autres par l’augmentation de la fréquence, de l’imprévisibilité et de l’intensité d’événements hydrologiques affectant l’ensemble des écosystèmes de rivière (physico-chimique, nourriture disponible, habitat disponible, sédimentologie...). Au-delà des éventuelles réponses adaptatives, de telles variations de débits peuvent à court terme affecter précocement les patrons développementaux des jeunes Salmonidés, conditionnant ainsi leur morphologie. Etant donné les fortes contraintes morpho-fonctionnelles des organismes, un tel changement de morphologie est suspectée pouvoir modifier le comportement des individus, leurs performances locomotrices et de dispersion précoce, notamment en lien avec les pièges thermiques. À plus long terme, une survie différentielle peut conduire à la sélection de poissons présentant des morphotypes particuliers, des comportements et des performances spécifiques, affectant la trajectoire évolutive et la dynamique des populations, possiblement en lien avec leur capacité de résistance/persistance. Il est ainsi nécessaire de mieux comprendre ces mécanismes et leurs interactions dans la gestion des populations face au changement climatique.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet se rapportent à l’écologie et l’évolution des poissons juvéniles soumis à des événements extrêmes d’hydrologie dans une perspective de changement climatique. L’expérience permettra de quantifier 1) l’effet d’événements hydrologiques sur le développement (morphologie) et la dispersion des juvéniles. 2) Comment cette morphologie affectée par de tels évènements climatiques peut changer les aptitudes phénotypiques des poissons (dispersion, morphologie, comportements et capacités locomotrices). 3) Déterminer si ces aptitudes phénotypiques conditionnent les capacités de dispersion dans les cours d’eau, notamment en relation avec la franchissabilité d’obstacles. 4) Nous pourrons également mettre en évidence si les variations phénotypiques observées résultent d’un processus de plasticité phénotypique ou d’adaptation, permettant une meilleure mise en perspective des trajectoires évolutives des populations de poissons menacées face au changement climatique. 5) Enfin, les capacités des juvéniles à franchir des barrières naturelles ou artificielles de hauteurs (saut) vitesses (nage) variées pourront alimenter la réglementation concernant les Informations sur la Continuité Écologique (ICE) et plus particulièrement l’évaluation de la franchissabilité d’obstacle qui ne prends aucunement en compte les juvéniles dans l’évaluation.
Procédures
Les animaux seront soumis à un marquage individuel d’une durée de quelques secondes sous anesthésie, selon un mode opératoire ne durant pas plus de 5 minutes entre le début de l’anesthésie et le réveil. Ce marquage coloré sera conservé par le poisson durant toute l’expérimentation. Durant les 3 premiers mois de croissance en chenal expérimental, la moitié des poissons seront soumis à des simulations d’événement hydrologique d’une amplitude moindre que ceux naturellement subit dans des milieux naturels. Après cela, les individus seront collectés une seul fois à l’aide d’une pêche électrique dans le but d’étudier leurs comportements et leurs capacités locomotrices en milieu contrôlé (2 séquences de test ne durant pas plus d’une heure au total, subit une seule fois par individu).
Impact sur les animaux
Les nuisances potentielles pour les animaux concernent la capture/recapture au moyen d’une pêche électrique. Les individus se remettent généralement très rapidement de cette pêche conduite par une équipe technique expérimentée, sans séquelles ni effets indésirables. Le marquage individuel sous anesthésie par V.I.E est également stressant mais a souvent été réalisé par le passé sur ces jeunes stades, n’occasionnant pas de surmortalités. Les tests comportementaux prévus en milieu contrôlé (aquarium/auge) peuvent également induire au moment de la manipulation un stress modéré qui sera spécifiquement suivi afin de ne pas altérer les résultats. Enfin, les simulations d’événement hydrologique au sein du chenal sont d’une amplitude moindre que ceux naturellement subit dans les cours d’eau dont sont issus les poissons.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de l'expérience, afin de réaliser les prélèvements nécessaires pour le phénotypage. En plus des thématiques déjà présentées, l’analyse des pièces sclérifiées (situées dans des capsules otiques, près du cerveau) sera réalisé et nécessite la mise à mort des individus. De plus, des prélèvements de nageoires seront réalisés pour la détermination génétique des familles (géniteurs).
Remplacement
Ce projet s’intéresse aux interactions entre les individus vivants et leur environnement. Il est donc indispensable de travailler sur des organismes intégrés, entiers et en interaction (aucune possibilité de substitution par organoïdes ni approche in silico). Le modèle d’étude choisi est la truite fario Salmo trutta, espèce commune avec un statut de préoccupation mineure. Elle est abondante en France et possède un pouvoir invasif important dans certaines régions du monde. Afin de minimiser l'impact sur les populations naturelles, les poissons utilisés seront issus de pisciculture produisant des individus proches de ceux retrouvés à l’état sauvage.
Réduction
L’expérimentation présentée ici se divise en deux procédures dont chacune d’elle portera sur des individus ayant grandi dans des conditions hydrologiques contrastées (traitement avec hydrologie stable Vs. hydrologie variable). Les deux effectifs utilisés (240 pour la procédure 1 et 160 pour la procédure 2) correspondent à un strict minimum permettant de répondre aux attentes scientifiques (étude de la réponse morphologique, notamment par origine/géniteurs/biefs) tout en accommodant des contraintes techniques (méthode de morphométrie géométrique). De plus, les effectifs ont été définis de façon à ce que les analyses statistiques envisagées présentent une puissance suffisante.
Raffinement
La première phase de l’expérimentation aura lieu dans un chenal expérimental conçu pour la croissance des salmonidés. Les alevins avec vésicule vitelline seront enfouis dans le substrat afin de créer une émergence directement dans le chenal et de ne pas induire de stress supplémentaire par le changement de milieu au cours du début de la vie. Cela permet également aux individus de se nourrir naturellement à partir de la communauté d’invertébrés ayant naturellement colonisé le milieu environnant. Chaque groupe de 60 individus sera maintenu dans un bief du chenal pour une densité de 2,14 individus/m², similaire à celle observée en milieu naturel pour les truites 0+. Le chenal est alimenté par l'eau du ruisseau adjacent, avec la même qualité physico-chimique (jugée trés bonne) et la même densité en ressources alimentaires. Le marquage par injection d'élastomère et la biométrie seront effectués sous anesthésie, à l’aide de matériel adapté (micro-aiguille), par une équipe expérimentée, selon un mode opératoire ne durant pas plus de 5 minutes entre le début de l’anesthésie et le réveil. Durant cette période, leur peau sera maintenue humide grâce à l’utilisation d’un textile imbibé. Les individus seront gardés en observation dans un lieu de réveil afin de contrôler la bonne récupération suite à l’anesthésie. La capture par pêche électrique sera réalisée par une équipe expérimentée et habilitée avec un matériel et un champ électrique adapté aux juvéniles de salmonidae. Si plusieurs passages de pêche sont nécessaires pour capturer les poissons, ils seront espacés d’une demi-journée afin de ne pas créer des stress répétitifs proches dans le temps. La seconde phase de l’expérimentation en milieu contrôlé sera réalisée dans des aquariums alimentés par de l’eau du ruisseau adjacent avec la même qualité physico-chimique. Les principaux paramètres physico-chimiques seront cependant régulièrement suivis (plusieurs fois par jours) pour s’assurer de cela et l’eau sera continuellement oxygénée à l’aide de bulleurs. L’eau de chaque aquarium expérimental sera partiellement renouvelée entre le passage de chaque poisson. Durant cette étape, il n’est pas possible d’amener d’enrichissement dans les aquariums, faute de quoi le suivi vidéo des mouvements ne serait pas possible. La durée du test est cependant réduite au maximum (15 minutes) afin de limiter le stress induit.
Choix des espèces
La truite fario Salmo trutta est une espèce d’eau froide, faisant d’elle un modèle dans l’étude des réponses adaptative des populations aux changements climatiques. De plus, elle possède un fort intérêt culturel (pêche de loisir), économique (consommation, aquaculture) et écologique (trait d’histoire de vie, variabilité intra-spécifique et aire de répartition). C'est par ailleurs une espèce modèle en écologie évolutive, et l'interprétation des résultats obtenus dans ce projet bénéficiera de l'abondante bibliographie. Dans le cadre de cette étude, des mécanismes de plasticités phénotypiques de l’espèce ont déjà pu être observés. Enfin, la reproduction artificielle de cette espèce est bien maîtrisée, ce qui permet d'utiliser des individus issus de piscicultures, proches des populations sauvages, plutôt que d’affecter des stocks naturels. Les animaux utilisés seront des alevins au stade 0 + (en fin de résorption vitelline au début de l’expérimentation puis juvéniles en fin d’expérimentations 4 mois plus tard). Il s’agit du stade où les processus développementaux permettent la plus importante croissance relative, la plus à même de conduire à des remaniements phénotypiques structurels pérennes qui pourront affecter l’écologie des poissons sur le long terme.
Etude du comportement chez la souris
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Proposer une expertise en tests comportementaux aux équipes du centre de recherche et à la communauté académique ou privée : 2 000 souris sont utilisées à cette fin, 1 900 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 100 dans des procédures sévères. Chaque souris subit jusqu'à cinq tests, environ 2 h 45 en cumulant les plus longs, ou une chirurgie stéréotaxique suivie de un à deux tests. Le porteur indique que certains tests reposent sur un stimulus aversif pouvant causer douleur et stress modéré, que d'autres induisent un état de résignation mesuré par le temps d'immobilité, et que des souris sont isolées. Il écrit ne pas pouvoir dire combien seront tuées, les animaux étant mis à mort en fin de procédure sauf si l'utilisateur demande leur retour dans son animalerie, et qu'il est "très difficile de prévoir le nombre exact d'animaux".
Objectifs
La structure permet la mesure des comportements moteurs et locomoteurs simples (activité locomotrice, force musculaire, coordination motrice, fatigue), des comportements anxio-dépressifs (anxiété, résignation, anhédonie...), ainsi que l’évaluation des fonctions cognitives et des capacités d’apprentissage et de mémoire chez la souris (attention, motivation, mémoire sociale, spatiale, associative). L'objectif premier de cette demande est de proposer cette expertise aux équipes du centre de recherche, mais également à toute la communauté scientifique académique ou privée. Dans le cadre de ces projets, notre structure peut être amenée à proposer le développement de nouvelles procédures d'étude du comportement ou d'adapter les protocoles existants aux besoins et aux questions scientifiques spécifiques d'un utilisateur. Pour cela, les procédures standards proposées par la structure doivent donc être testées et validées. Ainsi, le but de ce projet est 1) de permettre la réalisation d'expériences de validation de procédures, 2) de faciliter le déroulement d'expériences qui souhaiteraient utiliser une procédure comportementale non décrite dans leur projet initial et 3) de faciliter l'accès à des extérieurs, en leur permettant d'écrire seulement le projet concernant les procédures réalisées dans leur établissement.
Bénéfices attendus
Mieux comprendre le fonctionnement de l’organisme et plus particulièrement le fonctionnement du cerveau, dans le cas normal et dans le cas de pathologies, pourra permettre de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’objectif de notre projet d’étude du comportement des souris, qui peut avoir comme bénéfice une meilleure compréhension des processus liés au vieillissement normal et pathologique (maladie neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer par exemple), aux troubles physiologiques, neurologiques et psychiatriques. De nombreuses équipes de recherche travaillant à une autre échelle que celle de "l'animal entier" manquent de cette expertise comportementale. Actuellement, les recherches en physiologie et/ou biologie exploitent la connaissance des génomes afin de comprendre les mécanismes moléculaires qui sous-tendent les grandes fonctions biologiques. L'utilisation de ces outils va croissante, et l’analyse comportementale de ces animaux génétiquement modifiés, nécessite des compétences spécifiques et des moyens importants. De même, les effets de nouvelles molécules issues de la pharmacologie doivent impérativement être testés in vivo afin de connaître leurs actions sur le comportement et de rechercher d’éventuel effets secondaires sur le comportement des animaux. Par ailleurs, un autre aspect positif de la mise en place d'un tel projet réside dans la possibilité à plus ou moins long terme de contribuer à réduire le nombre d'animaux utilisés et de raffiner les procédures pour améliorer le bien-être des animaux. En effet, la standardisation et le raffinement des procédures et des conditions expérimentales, pourrait permettre d’améliorer la reproductibilité et la comparabilité des résultats entre équipes et entre projets, ce qui pourra peut-être conduire à une réduction du nombre d’animaux utilisés.
Procédures
Les animaux seront soumis à des tests visant à évaluer certains aspects de leur comportement. Une très grande variété de tests est proposée pour mieux comprendre les caractéristiques phénotypiques des lignées de souris testées. L’activité sensorimotrice, l’anxiété, les symptômes pseudo-dépressifs, les capacités d’apprentissage et de mémoire des animaux pourront être mesurées grâce à ce projet. Plus précisément, chaque souris pourra être soumise soit à un ensemble de 1 à 5 tests comportementaux au maximum parmi ceux proposés, soit à une étape de chirurgie stéréotaxique suivie de 1 à 2 tests comportementaux au maximum Il est très difficile de prévoir le nombre exact d’animaux qui seront utilisés dans cette procédure, car ce dernier dépendra des projets demandés par les utilisateurs. Au maximum, les aniamux suivront un total de 5 tests comportementaux, pour une durée maximale d'environ 2h45 en combinant les tests les plus longs.
Impact sur les animaux
Les tests comportementaux impliquant un stimulus aversif sont susceptibles de causer une douleur ainsi qu'un stress modérée aigu (de courte durée). D'autres tests, qui entraînent un état de résignation de courte durée, peuvent engendrer un stress modéré chez nos animaux. La résignation des animaux, mesurée par le temps d'immobilité, sert à évaluer un potentiel "état dépressif" ou un effet antidépresseur par exemple. Dans les deux cas, une vigilance particulière est apportée aux animaux pendant et après le test (avec des critères d'arrêt strict si un signe de stress prononcé est détecté). Les souris sont isolées lors de certains tests, ce qui peut induire un stress durant les premières heures de l'expérience. Enfin, les chirurgies peuvent induire une douleur modérée au stade post opératoire (pendant 48h environ).
Devenir
Il est difficile de prévoir le nombre d'animaux mis à mort car celui-ci dépendra du projet. Certains utilisateurs souhaiteront un retour des animaux dans leur animalerie d'origine afin d'effectuer des études complémentaires dans le cadre de leur propre projet. Dans ce cas, la justification sera donnée dans une demande multisite spécifique. Dans le cas contraire, tous les animaux issus de notre élevage ou provenant d’un éleveur agrée seront mis à mort en fin de procédure suivant les méthodes décrites dans notre demande de projet.
Remplacement
Le but du projet étant de proposer une évaluation comportementale dans des conditions très variées (fonction d'un gène, modification de l'expression d'une protéine, effets de substances pharmacologiques...etc), il est donc indispensable de travailler sur un modèle animal dans son intégrité, qu'il s'agisse de valider un modèle, de comprendre le rôle d'un gène, d'une structure cérébrale, d'évaluer une stratégie thérapeutique, ou d'évaluer les potentiels effets secondaires négatifs de cette stratégie.
Réduction
Ne connaissant pas à l'avance les études qui seront demandées, nous ne pouvons pas répondre sur un cas précis. Cependant, de façon générale, pour chaque test comportemental, le nombre d’animaux par groupe sera déterminé sur la base 1) de nos études antérieures ou 2) de la littérature correspondante, afin de réduire les effectifs au minimum pour obtenir une puissance statistique suffisante pour les analyses. D'une façon générale toujours, en fonction du test comportemental, nous estimons qu'un total de 8 à 12 animaux par groupe expérimental devrait être suffisant. Pour réduire le nombre d'animaux, nous avons envisageons de tester les animaux de façon séquentielle dans un maximum de paradigmes différents.
Raffinement
En expérimentation, au cours des 3 jours qui précèdent un test comportemental, les animaux sont habitués à l'expérimentateur lors de séances quotidiennes de manipulation d'au moins 2-3 minutes par souris. Ces séances se déroulent dans la pièce où aura lieu le test, hors de la pièce de stabulation, afin d'habituer les animaux à être transportés sur chariot vers les pièces expérimentales, et plus spécifiquement vers la pièce de test. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlés dans toutes nos pièces de comportement. Nous avons également modifié les systèmes d'éclairage de l'ensemble de nos pièces afin que ceux-ci permettent d'obtenir une luminosité modifiable au lux près, et que la source lumineuse soit indirecte, moins stressante pour l'animal. Dans la mesure du possible, les pièces d'expérimentation sont aménagées afin que les ordinateurs contrôlant les dispositifs soient positionnés à distance des dispositifs de comportement. Ceci a pour but de réduire le stress potentiel causé par les ultrasons provenant des PC sur le comportement des souris. Les animaux sont suivis de manière quotidienne par du personnel formé au soin.
Choix des espèces
Notre projet est centré sur le modèle souris car celui-ci offre les plus larges potentialités pour l'application des méthodes d'ingénierie génétique et d'étude expérimentale du comportement. Selon le projet confié au plateau d'analyse du comportement souris, les souris adultes pourront être testé à partir de 2 mois jusqu'à 24 mois.
Adaptation d’une population de chevreuils au changement global : dynamique de population en interaction avec les activités humaines en milieu rural et ses impliquations pour la santé
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Pour comprendre comment une population de chevreuils s'adapte au changement climatique et aux activités humaines, 540 individus vont être capturés, dont 30 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les adultes et subadultes sont rabattus au cours d'une battue pédestre vers un filet tombant, tranquillisés, placés en caisse de contention, puis manipulés une dizaine de minutes sur une table, avec boucles auriculaires, puce sous-cutanée, collier GPS, pesée et prélèvements de peau, de sang, de poils, de fèces et d'ectoparasites. Les faons sont saisis au printemps dans la végétation où ils restent tapis, pesés dans un sac, bagués et équipés d'un collier extensible en moins de cinq minutes. Tous sont relâchés aussitôt, le porteur signalant de rares cas de mortalité à la capture, des blessures légères possibles lors de la course ou de la chute dans le filet, et un stress pouvant altérer la mobilité des adultes pendant quelques jours.
Objectifs
Nous souhaitons comprendre comment l'hétérogénéité spatiale de l’environnement (en termes de ressources et de risques) façonne la performance individuelle et, par conséquent, la dynamique des populations et le potentiel évolutif des grands herbivores, par le biais de leur utilisation de l'espace, en relation avec leurs composantes individuelles (condition, personnalité, immunité...), la prédation, la pression parasitaire et l'intervention humaine (les perturbations non létales, les pratiques agricoles, la chasse…). Cette étude est particulièrement pertinente dans un contexte de changement global (climatique, paysager…), pour comprendre comment les populations animales font face aux perturbations d’origine anthropiques et pour évaluer les services et disservices rendues par ces populations animales. Nous souhaitons aborder les questions suivantes : L'hétérogénéité individuelle diffère-t-elle selon les traits liés à la performance, selon les années au sein d'une population ? Qu'est-ce qui façonne la variation observée dans les trajectoires individuelles d’histoire de vie (e.g. fécondité, survie, dispersion natale), entre les facteurs environnementaux (météo et habitats au stade critique de la vie), les attributs individuels (sexe, cohorte, caractéristiques du domaine vital des adultes) et les influences anthropiques (perturbations, chasse, pression de prédation et maladies) ? Quelle est la contribution relative du hasard, de la contrainte et de l'adaptation dans l'élaboration des trajectoires individuelles observées au sein des populations ? Quelles sont les tactiques comportementales individuelles adoptées par les chevreuils (e.g. spatiales) pour faire face aux perturbations d’origine anthropique ? Comment les individus s’ajustent ils à de nouvelles conditions environnementales ?
Bénéfices attendus
Les bénéfices du projet sont d’abord d’apporter de nouvelles connaissances sur l’écologie d’une espèce modèle de grand herbivore sauvage, largement répandue et impliquée dans de nombreuses interactions avec les activités humaines, afin de comprendre son potentiel d’adaptation aux changements d’origine anthropique et de prédire sa dynamique de population dans nos paysages ruraux ordinaires. Ces connaissances sont précieuses pour comprendre ses interactions avec l’homme (risques sanitaires chez les humains et les animaux d’élevage, dégâts aux production sylvicoles et agricoles, collisions), mais aussi les services rendus (e.g. sur la biodiversité, sur les cycles des nutriments). Parmi les bénéfices attendus, ces connaissances permettraient donc de réduire certains disservices et de favoriser d’autres services rendus par la faune sauvage, de réduire les effets négatifs de l’homme sur les populations animales et d’une manière générale sur les écosystèmes, en fournissant des mesures de gestion concrètes. Ainsi, ce projet permettrait d’assurer une meilleure prise en compte des enjeux écologiques dans la gestion des territoires et dans les politiques publiques.
Procédures
Les chevreuils adultes et subadultes sont capturés au filet tombant suite à une battue pédestre (sans chien). Ils sont tranquilisés et placés dans une caisse de contention pour se reposer avant d’être manipulés. Sur la table de manipulation, ils sont identifiés (boucles auriculaires et puce électronique sous cutanée) et équipés d’un collier GPS. Ils sont examinés pour leur état général, mesurés (poids, mensurations) et font l’objet de prélèvements biologiques (peau, sang, poils, fèces, muqueuses, ectoparasites) avent d’être relâché dans leur milieu. Certains animaux sont transportés vers une autre localité de lâcher au sein du même site d’étude dans le cadre d’une translocation. La manipulation sur la table dure environ 11 minutes. Les faons de chevreuils sont capturés au printemps par saisie alors que l’animal est gité dans la végétation (il se déplace très peu à cet âge). L’animal est pesé dans sac de contention, idéntifié avec des boucles auriculaires, et équipé d’un petit collier extensible. Nous réalisons un examen de l’état general et effectuons quelques prélèvements biologiques (peau, salive, goutte de sang, tiques). La procédure dure moins de 5 minutes.
Impact sur les animaux
- La capture occasionne un stress qui peut altérer la mobilité des adultes pendant quelques jours. - De rares cas de mortalité peut survenir lors de la capture chez les adultes et subadultes. - Des blessures légères peuvent survenir pendant la capture des adultes et subadultes lors de la course dans la battue, lors de la chute dans le filet ou lors de la contention dans le sabot. - Une douleur est occasionnée par les prélèvements (prise de sang) ou l’identification (bague auriculaire, puce sous-cutanée). - Un inconfort musculaire peut être lié à la contention et au port du collier. - Certains individus sont confrontés à de nouvelles conditions environnementales dans le cadre des translocations.
Devenir
Tous les animaux sont relâchés dans le milieu naturel immédiatement après leur manipulation
Remplacement
Il n’y a pas d’alternative satisfaisante aujourd’hui au suivi in-situ des grands ongulés sauvages. Les études écologiques impliquant le suivi de la faune sauvages sont essentielles pour comprendre le fonctionnement des écosystèmes et tenter de réduire l’impact de l’homme pour plus de résilience. Ces données sont necessaire pour appréhender la variabilité des trajectoires de vie des chevreuils et comprendre les mécanismes éco-évolutifs de l’adaptation aux changements globaux. Cependant les données apportées par ce suivi permettent d’ouvrir la voie à la modélisation informatique de l’utilisation de l’espace par le chevreuil, ce qui pourrait autoriser à l’avenir un remplacement des suivis en nature pour répondre à certaines questions (flux de matières et de vecteurs, étude de connectivité du paysage).
Réduction
Ce suivi d’une population de chevreuil en milieu rural bénéficie à de nombreux projets de l'unité mais aussi de plusieurs partenaires scientifiques en France et en Europe. En effet les données sur l’écologie spatiale du chevreuil sont mises à disposition dans le cadre d’un réseau scientifique européen sur les mouvements des mammifères. De plus les prélèvements biologiques sont stockés et mis dans une base de gestion d’échantillon qui facilite leur utilisation par d’autres chercheurs pour des questions différentes (par exemple récemment pour la recherche de pathogènes émergents comme la covid 19). L’effort particulier consenti par l’équipe de recherche à la réutilisation des données et des échantillons biologiques est de nature à réduire la nécessité de multiplier ce genre de suivi à long terme et donc de réduire in-fine le nombre d’animaux utilisés par la communauté scientifique dans sa globalité. L’utilisation des données issues des captures précédentes ainsi que des données issues du réseau Eurodeer nous permettent de limiter les besoins de nouvelles captures.
Raffinement
Dans un souci continu d’amélioration de nos pratiques, nous réalisons des bilans post-capture (2 par an) qui produisent des recommandations que nous incluons dans nos procédures (e.g. pommade anesthésiante sur l’oreille, refroidissement de l’animal lors de la manipulation en cas de chaleur). Les mesures de raffinement sont : Les animaux adultes et subadultes sont tranquilisés après la capture dans le filet, puis ils se reposent dans des caisses stockées au calme, à l’ombre et sous surveillance. La manipulation est rapide dans le calme en minimisant le bruit. Les prélèvements pouvant s’avérer douloureux (prise de sang) sont réalisés par 3 personnes très expérimentées. Les rôles des assistants sont précis et déterminés à l’avance. Un responsable surveille en permanence l’état de l’animal (température, respiration, agitation) et peut décider de racourcir la durée de la manipulation si des points limites sont atteints. A chaque étape, un vétérinaire est prêt à intervenir si nécessaire. Dès le lendemain et par la suite, l’animal est localisé, voire observé, afin de recueillir des informations sur l’effet de la capture. En général, la capture des faons est réalisée après une tétée pour limiter l’effet du dérangement sur les soins maternels. Les faons sont très peu réactifs jusqu’à l’âge de 15 jours (couché, immobile). Une seule personne très expérimentée manipule le faon, le plus rapidement possible et en silence, après s’être frotté les mains dans la végétation pour éviter de laisser trop d’odeur humaine sur le faon. Si le faon est trop jeune pour être manipulé, l’opération est reportée.
Choix des espèces
Le chevreuil est le grand herbivore sauvage le plus abondant en Europe. A ce titre, il joue un rôle majeur dans le fonctionnement des écosystèmes et rends des services et disservices pour les activités humaines. Leur présence peut générer des dégâts (agricoles, sylvicoles), réduire ou augmenter les risques sanitaires (maladie et collisions), produire des services (proie de substituion aux animaux domestiques pour les grands prédateurs, chasse, tourisme) et générer des conflits (entre forestiers et chasseurs par exemple). Ainsi c'est un bon modèle pour l'étude du fonctionnement des populations d'ongulés sauvages. D’autre part, le chevreuil est une espèce chassée et dont les effectifs évoluent à la hausse depuis la mise en place des plans de chasse dans les années 1980 aussi il ne se pose, pour cette espèce et à l’heure actuelle, aucun problème de conservation. Tous les stades de développement sont étudiés depuis la naissance jusqu’à la sénescence. L’objectif scientifique est d’étudier la trajectoire d’histoire de vie des individus et d’identifier par exemple comment les conditions précoces, lors du développement de l’individu conditionnent le comportement et la performance des individus.
Audiogramme par reponse auditive du tronc cerebral (ABR) de la souris rayee africaine (Rhabdomys pumilio) en laboratoire
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Équipées d'électrodes-aiguilles sous la peau du crâne pendant deux heures d'anesthésie générale, 30 souris rayées africaines passent un audiogramme de quatre à cinq heures au total, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. L'objectif est d'établir les seuils auditifs de cette espèce sauvage, préalable annoncé à l'étude de sa communication vocale ultrasonore. Le porteur écrit qu'à la fin de la procédure les souris n'auront subi aucune atteinte à leur intégrité physique ou mentale, tout en signalant les risques liés à l'anesthésie et une désorientation pouvant durer une heure au réveil. Les 30 individus sont ensuite replacés dans l'élevage, aucun n'étant tué à l'issue.
Objectifs
La souris est un modèle très utilisé dans le cadre des études portant sur les troubles psychiatriques affectant les interactions sociales et la communication (e.g. trouble du spectre de l’autisme). Cependant, malgré de nombreux projets utilisant le modèle murin à cette fin, le système de communication de la souris est encore peu compris. Effectivement, nous ignorons encore le fonctionnement et l’importance de la communication vocale ultrasonore chez la souris : quelles informations sont transmises ? Comment sont encodées et décodées ces informations ? Comment la communication ultrasonore affecte -t ‘elle la vie d’un individu (sélection d’un partenaire sexuel, gestion de conflit, collaboration sociale, …) ? L’objectif de ce projet est d’explorer et comprendre le système de communication de la souris rayée africaine , une espèce de souris sauvage, très intéressante pour la flexibilité de son système social. La richesse et la complexité de ses interactions sociales ont probablement favorisé la mise en place d’un système de communication tout aussi riche et complexe. Cette espèce est de surcroît diurne, s’observe facilement dans son environnement naturel et se maintient bien en captivité, ce qui en fait un excellent modèle pour des études en milieu naturel et en laboratoire. Cependant, nous ignorons encore tout des capacités auditives de cette espèce, alors que la détection des signaux sonores est un mécanisme central de tous système de communication. Notre objectif est d’établir l’audiogramme de la souris rayée africaine, afin de connaître les capacités de perception auditives de cette espèce. Pour atteindre cet objectif, nous travaillerons avec des animaux vivants en laboratoire, en bon état de santé physique et mentale, et pratiqueront un test d’audiogramme par réponse auditive du tronc cérébrale (également connu sous le nom de procédure de l’ABR pour Auditory Brainstem Response).
Bénéfices attendus
Ce projet permet l’étude et la compréhension du système de communication vocale de la souris rayée africaine. Cette espèce a la particularité d’avoir un système sociale flexible (selon les contraintes du milieu et le pressions de compétition, les individus alternent entre un mode de vie solitaire ou en groupes familiaux). La richesse et la complexité des interactions sociales qui en découlent ont probablement favorisé le développement de bonnes capacités cognitives permettant aux souris de naviguer dans ces réseaux sociaux denses. Ainsi il est possible que l’étude de la communication de cette espèce dévoile l’existence de capacités vocales complexes d’apprentissage et de contrôle. Ces capacités vocales sont particulièrement rares dans le règne animal, et particulièrement chez les mammifères où elles ont été prouvées chez l’humain, l’éléphant, la chauve-souris et certains mammifères marins, des espèces difficilement étudiables en laboratoire. Si la souris rayée dispose de ces capacités, elle représenterait alors un modèle de choix pour l’étude et la compréhension de leur mise en place, leur fonctionnement et leur utilité. De plus, la souris rayée africaine est utilisée dans son milieu naturel comme une espèce modèle pour étudier l’adaptation au changement climatique, et comment leurs flexibilité comportementale et physiologique permet de s’adapter à son environnement. Notre projet permettra d’avoir une meilleure connaissance du modèle à court terme, et par la suite de mieux comprendre la communication chez la souris à plus long terme.
Procédures
Au laboratoire, 30 individus participeront à un audiogramme par réponse auditive du tronc cérébral, une procédure qui impliquera une anesthésie générale. Pendant cette procédure les souris seront équipées d’électrodes-aiguilles sous-cutanée qui détectent l’activation des fibres nerveuses auditives en réponse à un son. A la fin de cette procédure les souris seront vivantes et n’auront pas subi d’atteinte à leur intégrité physique ou mentale. Pour cet audiogramme les souris ne participent qu’une fois à l’expérience, qui dure entre 4 et 5 heures au total (ce qui inclue les temps de préparation et de réveil des souris, le test de l’ABR en lui-même durera entre 1 et 2 heures).
Impact sur les animaux
Au laboratoire : L’expérience de l’audiogramme neuro-physiologique (test de l’ABR : Auditory Brainstem Response) impliquera une anesthésie générale d’une durée de deux heures. Des risques liés à l’anesthésie sont possibles. Des électrodes-aiguilles sous-cutanée seront placées au niveau de la tête de la souris pendant la procédure. Au réveil les souris pourront être désorientées (jusqu’à une heure).
Devenir
A la fin de la procédure les animaux seront en vie et n’auront pas subi d’atteinte physique ou psychologique empêchant de les replacer au sein de l’élevage.
Remplacement
Le projet vise à étudier les capacités de perception auditives de la souris rayée africaine, il est donc nécessaire de travailler avec des animaux de cette espèce vivants et en bon état de santé physique et mental. Les résultats obtenus du précédent projet étudiant la communication vocale de cette espèce nous encouragent à poursuivre l’étude de ce modèle et à établir son audiogramme.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés correspondra au nombre minimum d’individus nécessaires à la réalisation d’analyses statistiques. Dans un premier temps les analyses viseront à déterminer les seuils d’auditions pour chaque individu et chaque groupes (mâles, femelles, groupe d’âge différent). La comparaison des seuils d’auditions se fera à l’aide de tests de Student
Raffinement
Les individus seront anesthésiés, avec une analgésie adaptée, pour limiter la douleur, le stress, et les risques liés à la procédure. Au cours des expériences les souris seront surveillées en permanence. Cette surveillance sera directe pendant les temps de préparation de l’animal et l’induction de l’anesthésie. Pendant la réalisation de l’audiogramme, les souris, alors anesthésiées, seront placées dans une chambre anéchoïque. L’expérimentateur ne pouvant rester dans la même pièce, des caméras seront installées pour surveiller à distance la souris et pouvoir réagir de manière appropriée en cas de besoin (par exemple si la souris se réveille avant la fin de la procédure). Une surveillance directe et continue d’au moins une heure sera assurée à la fin de l’expérience, pour s’assurer du bon état de l’animal jusqu’à ce qu’il retrouve des capacités mobiles et un comportement normal. En tout temps, y compris en dehors des périodes d’expérimentations, des visites régulières de surveillance (au minimum quotidiennes), sont effectuées par les expérimentateurs ou le personnel qualifié du laboratoire. La fréquence de ces visites sera renforcée dans les jours suivant la procédure (une visite toutes les 2 heures le lendemain, puis 3 visites par jours au cours de la semaine suivante). Au cours de ces visites, l’expérimentateur s’assurera que les animaux ne présentent aucun signe de détresse ou de mal-être (poil hérissé, prostration, tremblement, blessures…). Si un animal présente des signes physiques de douleur ou de mal-être, ou des comportements anormaux, il ne participera pas/plus aux expériences. Dans le cas où son état ne s’améliorerait pas, il serait euthanasié selon les méthodes réglementaires approuvées. Les animaux impliqués dans l’expériences seront pesés la semaine précédent l’expérience, puis 2 fois par semaine dans le mois suivant la procédure, pour assurer un suivi et prévenir toute perte de poids.
Choix des espèces
La souris rayée africaine est un bon modèle pour étudier la communication animale. C’est une espèce diurne, utilisant un habitat semi-ouvert, qui s’observe facilement dans son milieu naturel. C’est un rongeur, facile à maintenir et reproduire en captivité en gardant une structure sociale en groupes familiaux, proche des groupes présents dans la nature. Elle représente donc un bon modèle de laboratoire. Cette espèce a fait l’objet de nombreuses études biologiques visant à comprendre son comportement social. On dispose donc de connaissances robustes concernant cette espèce, nous permettant de l’étudier de manière précise et ciblée. Cette souris présente une flexibilité sociale rare et un comportement vocal riche, particulièrement intéressants pour l’étude de la complexité des réseaux sociaux, à la différence des souris de laboratoire classiquement utilisées, présentant parfois des comportements sociaux et vocaux altérés. Il est indispensable d’établir son audiogramme pour mener à bien des recherches sur sa communication. La gestation de la souris rayée africaine est d’environ 23 jours. Les jeunes sont sevrés au bout de 28 jours après leur naissance, et sont pleinement adultes à 3 mois. Seuls les adultes d’au moins 3 mois participeront aux expériences, afin de tester des individus qui ont fini leur croissance et leur développement.
Raffiner la procédure prélèvement gastro-œsophagien via l’entraînement de vaches adultes en lactation : un moyen pour améliorer le bien-être des animaux expérimentaux ?
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Six tubages par la bouche jusqu'au rumen et douze prises de sang, sur trois jours répartis sur trois semaines : 12 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis toutes rejoindront leur troupeau. La moitié d'entre elles est d'abord entraînée pendant environ trois mois, par renforcement positif au clicker, à coopérer à ce prélèvement de jus de rumen, l'autre moitié formant le groupe témoin. Le porteur cherche à savoir si un tel entraînement, mené en amont des expériences, faciliterait les prélèvements "tout au long de la vie de l'animal". Il s'attend à ce que le tubage déclenche "une réaction intense (stress, agitation, comportement de défense) mais de courte durée", tête immobilisée au cornadis par un lève-tête. Les vaches retenues sont des Prim'Holstein primipares "n'ayant jamais été soumises à une quelconque procédure", choisies dans le troupeau de l'établissement.
Objectifs
Le recours à des bovins fistulés au niveau du rumen permet de réaliser des prélèvements de contenu ruminaux d’intérêt pour la recherche. L’utilisation des vaches fistulées est aujourd’hui remise en cause et des alternatives doivent être recherchées. Parmi elles, le prélèvement par tubages gastro-oesophagien (PGO) a été identifié comme une alternative satisfaisante concernant la qualité des échantillons prélevés en vue de réaliser des expérimentations in vitro nécessitant l’utilisation de jus de rumen pour étudier par exemple les gaz à effet de serre ou le microbiote. Toutefois, nous ne savons pas quelles sont les émotions que peut ressentir un bovin lors de ce type de prélèvement qui nécessite l’introduction temporaire (2 minutes), par la bouche, d’un tube, jusqu’au rumen pour prélever 1 ou 2L de jus de rumen (sur un volume total de 100-150L environ). L’entraînement des animaux s’est développé dans le cadre des soins vétérinaires, au sein des parcs animaliers, chez les animaux de compagnie, et plus récemment chez les chevaux ou chez les génisses. Lors de l’entraînement, l’animal apprend à coopérer pour la réalisation de gestes. Cette démarche n’est, à ce jour, pas utilisée chez les bovins. Or, l’entraînement pourrait aussi – à l’instar des autres espèces - être utilisé pour réduire ou limiter les émotions négatives des bovins associées au prélèvement, qui est un évènement courant dans les troupeaux bovins en ferme. Le présent projet vise à étudier : 1) la capacité des bovins à apprendre à coopérer avec les humains pour un prélèvement gastro-oesophagien, via un entraînement basé sur le renforcement positif 2) leur capacité de mémorisation de cet entrainement ; 3) évaluer les réponses comportementales des animaux en lien avec leurs émotions pendant les phases d’apprentissage. Lors de la mise en oeuvre du projet, les 3 entraineurs/préleveurs seront des personnes formées, et qui pratiquent depuis plusieurs années l'entrainement aux soins des bovins et équidés.
Bénéfices attendus
Les résultats issus de ce projet permettront d’améliorer les connaissances concernant les capacités cognitives des bovins, et leur utilisation pour le raffinement des prélèvements en expérimentation animale. Ce projet permettra ainsi de savoir s’il est possible, pour les expérimentateurs (animaliers, techniciens, chercheurs), de développer et mettre en place un programme d’entraînement en amont des expérimentations pour faciliter les prélèvements tout au long de la vie de l’animal. Cela permettra d’adapter, dans de futurs projets, l’approche globale des animaux afin de raffiner le prélèvements et les expériences nécessitant de collecter du contenu ruminal.
Procédures
Durant la période d’entrainement (3 mois environ), l’objectif est que les vaches coopèrent pour trois prélèvements par tubage par vache sur une journée. Pendant cette période, quatre prises de sang par vache seront réalisées au total. A chaque fois, les prises de sang (quelques secondes) seront réalisées lors d’une contention de 20 minutes. Durant les 3 jours de prélèvement gastro-oesophagien (post-entrainement), les vaches subiront selon la même méthode : 6 prélèvements (100mL) par tubage gastro-oesophagien et 12 prises de sang au total sur 3 jours répartis sur 3 semaines.
Impact sur les animaux
Nous pouvons nous attendre à ce que le prélèvement par tubage gastro-oesophagien déclenche une réaction intense (stress, agitation, comportement de défense) mais de courte durée. Les animaux sont habitués à la contention et aucune réaction particulière n’est attendue. Les prises de sang induisent une nuisance légère de très courte durée.
Devenir
Tous les animaux seront gardés en vie et réintégreront le troupeau à la fin des procédures.
Remplacement
Il n’est pas possible de remplacer l’espèce car cette étude de comportement et de bien-être animal sera effectuée sur l’espèce cible (bovin).
Réduction
Afin de répondre aux objectifs du projet, 12 vaches (6 par lot) seront mobilisées selon un schéma randomisé et longitudinal. Pour la période ‘entraînement, les capacités d’apprentissage des vaches du lot 1 (n=6) seront décrites. Pour la période ‘prélèvement’, les réponses de vaches répartis en deux traitements seront comparées : – Lot 1 (n=6) : vaches entraînées. Ces vaches auront été entraînées à coopérer pour le prélèvement gastro-oesophagien via un entraînement basé sur le renforcement positif (clicker training) – Lot 2 (n = 6) : vaches témoin. Ces vaches ne seront pas entraînées, mais seront soumises à une fréquence de présence humaine en quantité équivalente au lot 1. Des études antérieures sur génisses utilisant le clicker-training et sur un effectif similaire ont montré des résultats très encourageants. de plus, l’entraînement étant une phase particulièrement chronophage, la taille des groupes a été définie par rapport aux possibilités d’entraînement sur la ferme expérimentale
Raffinement
Les animaux seront logés en stabulation libre respectant leur bien-être : ils seront maintenus en groupe social stable, auront accès à des zones de couchage avec matelas, d’alimentation et d’abreuvement conformes aux besoins de leur espèce, ainsi qu’à des brosses. A la fin de l’étude, ces bovins rejoindront leur troupeau d’origine. Pour tous les prélèvements, les vaches seront placées (contenues) au cornadis ; nous immobiliserons la tête des vaches à l’aide d’un dispositif de lève-tête, placé devant le cornadis. Les manipulateurs qui réaliseront les prélèvements gastro-oesophagien et les prises de sang ont tous été formés par un vétérinaire maîtrisant le geste.
Choix des espèces
Il n'existe à ce jour aucun moyen alternatif d'obtenir les données attendues dans ce projet sans avoir recours à l'expérimentation in vivo sur vache laitière. Il s’agit de vaches laitières de race Prim’Holstein (race la plus fréquente en France). Les vaches seront des vaches primipares n’ayant jamais été soumises à une quelconque procédure et notamment à aucun PGO. Elles seront sélectionnées parmi le troupeau de l’établissement utilisateur.
Effet du bruit chronique sur la capacité d’adaptation et de prédation de la seiche commune.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Relâchées à la fin de l'expérience près du lieu où leurs œufs ont été récoltés, 124 seiches communes, des céphalopodes, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles sont capturées deux fois à l'épuisette, et la moitié d'entre elles, 62 juvéniles, vit pendant 30 jours sous un son continu de 120 dB. Toutes subissent aussi un "test de surprise", une stimulation sonore graduelle de moins de deux minutes, pour mesurer l'effet du bruit d'origine humaine sur leur chasse et leur réaction aux perturbations sonores. Le porteur affirme que la perception du son "nécessite un organisme entier intègre". Il ne précise ni l'espèce ni le nombre des proies vivantes données chaque jour aux seiches.
Objectifs
L’Union Européenne identifie les bruits sous-marins comme une préoccupation environnementale importante, soulignant la nécessité de maintenir des niveaux de bruit qui ne nuisent pas aux écosystèmes marins. Le transport maritime a considérablement augmenté les niveaux de bruit sur les principales routes de navigation au cours des 50 dernières années. Compte tenu de l’évolution rapide du paysage sonore océanique, il est urgent de mener des recherches plus approfondies sur les effets du bruit anthropique sur la vie marine. Ces recherches sont essentielles pour élaborer des politiques efficaces et protéger la santé des océans. Actuellement, la plupart des études se concentrent sur l'effet des sons sur les vertébrés marins. Pour bien comprendre et atténuer les effets de la pollution sonore, il est essentiel d’élargir le champ de la recherche pour inclure un plus large éventail d’espèces et de fréquences sonores. Malgré leur importance écologique et économique, l'impact de l'augmentation du bruit anthropique sur les céphalopodes a été relativement peu étudié. Les céphalopodes, dont la seiche commune, détectent les sons et sont sensibles à leur environnement acoustique. Ce projet veut mettre en évidence l’impact du bruit chronique sur (1) le développement embryonnaire, et (2) la capacité de prédation chez la seiche commune.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à étudier comment le son pourrait affecter la phase de développement embryonnaire de la seiche commune : temps d’incubation, taux d’éclosion, et taille des nouveau-nés. Par ailleurs, ce projet ambitionne de déterminer l’impact du son sur la première alimentation, les capacités à s’adapter à de nouvelles proies, et la résilience du juvénile face aux perturbations d’environnement sonore.
Procédures
Sur la période d’expérimentation (30 jours), les juvéniles ((nombre= 124) subiront chacun deux captures à l’épuisette (nuisance légère d’une dizaine de seconde). Un lot de 62 individus sera soumis en continu à un son (120dB ; 1 Hz-1 kHz) durant toute la durée de l’expérimentation (nuisance légère, 30 jours). Tous les individus subiront un « test de surprise » qui consiste en une stimulation sonore graduelle (nuisance légère, moins de deux minutes).
Impact sur les animaux
Sur la période d’expérimentation (30 jours), les juvéniles ((nombre= 124) subiront chacun deux captures à l’épuisette (nuisance légère d’une dizaine de seconde). Un lot de 62 individus sera soumis en continu à un son (120dB ; 1 Hz-1 kHz) durant toute la durée de l’expérimentation (nuisance légère, 30 jours). Tous les individus subiront un « test de surprise » qui consiste en une stimulation sonore graduelle (nuisance légère, moins de deux minutes).
Devenir
A la fin de l’expérimentation, les animaux sont replacés dans le milieu naturel à proximité du lieu de récolte des œufs.
Remplacement
Ce projet est un projet de recherche fondamentale qui cherche à appréhender l’impact du son sur le développement embryonnaire et le comportement de prédation chez la seiche commune. La perception du son et le développement des organes associés nécessite un organisme entier intègre. Il n’y a pas d’alternative in vitro à l’heure actuelle.
Réduction
La mise en place de collecteurs (support de ponte artificiel) relevés quotidiennement dans le milieu naturel permet de récolter le nombre d’œuf nécessaire pour la réalisation de cette expérimentation en s’affranchissant de la conservation d’un stock de géniteurs en laboratoire. Il n’y a donc pas de maintenance de géniteurs sauvages. Le nombre de juvéniles est réduit mais optimisé pour cette expérimentation afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables. A la fin de l’expérimentation, tous les animaux sont replacés dans le milieu naturel à proximité du lieu de récolte des œufs.
Raffinement
Les juvéniles éclos sont placés dans des bacs répondant aux exigences de la Directive Déléguée. Un enrichissement environnemental est mis à disposition des animaux sous la forme d’une cachette (pièce pvc) et d’un tapis imitation « sable » sous les aquariums. De plus, les juvéniles sont nourris à satiété quotidiennement avec des proies vivantes leur permettant d’exprimer un comportement naturel de chasse. Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement par une feuille de suivi permettant de quantifier l’expression de points limites en expérimentation.
Choix des espèces
Les céphalopodes sont les seuls mollusques possédant des capacités cognitives et des comportements élaborés. Les céphalopodes, dont la seiche commune, détectent les sons et sont sensibles à leur environnement acoustique. Le développement de la seiche commune est court et direct, aboutissant à des juvéniles bien développés à l’éclosion facilitant la mise en œuvre de cette étude.
HOME-RUN : Comprendre l’utilisation des habitats par les tortues marines pour une meilleure maitrise des enjeux de conservation
- Conservation des espèces
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Capturées à la main en apnée ou en plongée, maintenues hors de l'eau jusqu'à deux heures le temps que sèche la résine fixant une balise satellite, 310 tortues marines subissent six actes successifs : mesures, biopsies de peau et d'écaille, prise de sang, laparoscopie de sexage, mesure d'impédance et pose d'équipement. Quatre espèces sont ciblées, tortue verte, imbriquée, caouanne et olivâtre, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur écrit que la contention "générera sans aucun doute un stress" et fixe des points limites, forte agitation pendant plus de trois minutes ou absence de réaction à un stimulus. Toutes sont relâchées sur leur lieu de capture dans un délai de deux heures, après vérification de leur état de santé.
Objectifs
Les tortues marines sont des espèces menacées au niveau mondial. Le projet vise à comprendre comment les tortues marines utilisent les habitats marins et quels sont les enjeux de conservation associés, notamment face à des menaces émergentes en ciblant 4 espèces les plus accessibles parmi les 5 répertoriées dans la région : la tortue verte (Chelonia mydas), la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), la tortue caouanne (Caretta caretta), et la tortue olivâtre (Lepidochelys imbricata). Il se décline en deux objectifs principaux: 1) Caractériser les populations de tortues marines et évaluer leurs besoins en approfondissant les connaissances sur leur diversité génétique, leur structure (espèces, stades et sexes), leurs domaines vitaux, leur régime et sélection alimentaires, et leur mode de communication par vocalises; et 2) Évaluer les menaces émergentes et sensibiliser des usagers de la mer en évaluant notamment la contamination par les contaminants inorganiques et leurs réactions vis-à-vis des nuisances sonores liées aux activités nautiques.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de renforcer les connaissances sur la biologie et l'écologie des tortues marines et de faire évoluer les mesures de gestion et de conservation de leurs populations et de leurs habitats. Il s'inscrit dans la poursuite d'études initiées depuis plusieurs années aux échelles locale, régionale et mondiale. Il allie des approches utilisées depuis des décennies (identification, biométrie, suivi satellite, isotopes stables, génétique) mais aussi des approches innovantes (ageage, sexage, étude des vocalises). Ce projet complètera les connaissances sur 1) la structure génétique des stocks reproducteurs et la stabilité temporelle des flux génétiques au sein des populations, 2) les besoins en espace et les patterns d’utilisation des habitats par les populations en ciblant des secteurs géographiques ou des espèces peu étudiés, 3) les régimes alimentaires et les ressources naturelles exploitées par les tortues vertes et imbriquées en combinant des observations directes (vidéos) et des analyses d'isotopes stables. Pour la première fois dans la région, le "langage" -vocalises- des tortues marines sera étudié et comparé à celui des tortues vertes et imbriquées dans d’autres régions du monde. Des connaissances nouvelles sur ces vocalises seront apportées par l'ajout de deux espèces, tortue caouanne et olivâtre, peu accessibles pour ces études en milieu naturel, grâce à l'accès aux tortues réhabilitées en centre de soins. Le sexage par laparoscopie, en cours d'expansion à l'échelle mondiale, permettra, pour la première fois dans la région, d'évaluer le sexe ratio des populations dans un contexte de changement climatique (la détermination du sexe des tortues marines est thermo dépendante). L'analyse de la composition corporelle (distribution de la masse grasse et de la masse maigre dans les tissus) viendra compléter les données des bilans sanguins afin de dresser un état de santé des individus issus de différentes populations et différents environnements. Enfin, le projet permettra de mettre en lumière la fonctionnalité des habitats et les enjeux de conservation associés.
Procédures
Les animaux (N=310) seront soumis à une identification individuelle par photo-identification, un ensemble de mesures biométriques (longueurs de carapace et de queue, masse, masse graisseuse), un prélèvement de 4 tissus (peau, écaille, ongle et sang), une laparoscopie (sexage) et, pour certains (N= 190 au maximum) seront équipés d'une balise satellite ou d'une caméra (équipée d'un hydrophone) fixée à la carapace à l'aide de résine époxy. Les animaux seront capturés à la main (apnée, ou plongée) dans leur milieu naturel (tombant ou lagon), ou dans des bassins de réhabilitation pour les animaux en centre de soins. La laparoscopie est le seul acte considéré comme une intervention chirurgicale au cours de l'expérimentation et sera pratiquée par et sous la supervision d'un expert mondial sur l'ensemble des missions de terrain. Parmi les actes réalisés, la biopsie (peau et écaille), la prise de sang et la laparoscopie sont susceptibles d'entrainer une douleur équivalente ou supérieure à l'introduction d'une aiguille. Les autres actes, externes ou réalisés sur des tissus non innervés (biopsie d’ongle), ne devraient pas entrainer de douleur. En revanche, la capture et la contention de l'animal pendant plusieurs heures hors de l'eau (jusqu’à 2h00 de séchage de la résine pour fixer une balise satellite, 45 min sans instrumentation), cumulées à la réalisation des différents actes (N=6 : mesures biométriques-5min, biopsies-5min, prise de sang-5min, laparoscopie-5min, mesure de l'impédance-5min, fixation d'équipement temporaire-2h), génèreront sans aucun doute un stress chez les animaux qui devra être réduit en appliquant les mesures adaptées (contention à l'ombre, application d'un ligne humide sur la tête (et yeux) de l'animal, environnement calme, personnel formé) et limité en maintenant une surveillance accrue de l'état de l'animal dès sa capture et jusqu'à son relâcher et en définissant des points limites.
Impact sur les animaux
Parmi les actes réalisés, la biopsie (peau et écaille), la prise de sang et la laparoscopie, pose de balise ou de caméra, peu d'effets indésirables, hormis le stress et la douleur, sont attendus l'ensemble de ces actes étant bien maîtrisé par le personnel manipulant les tortues, et encadré par un expert pour l'acte considéré comme le plus invasif (laparoscopie : un expert de renommée mondiale invité sur les missions sera présent à chaque manipulation et formera le personnel déjà habilité à la réalisation de procédures expérimentales, dont la chirurgie, sur des animaux). D'après l'expérience d'actes similaires réalisés par le passé par les personnels impliqués dans le projet, et bien décrits par des experts mondiaux dans la littérature, il n'est pas attendu de perte de poids, de mobilité réduite ou de comportement anormal. La balise restera fixée au maximum 1,5 ans à la carapace avant de se décrocher par usure de la résine et pousse de l'écaille. Les modèles utilisés sont conçus spécifiquement pour les tortues marines et n'altèrent pas l'hydrodynamisme. La taille et le poids des instruments sont adaptés à ceux des animaux équipés. Les caméras, quant à elles, resteront fixées un maximum de 3 jours et se détacheront seules grâce à un système de libération automatique. Seuls des individus présentant une longueur courbe de carapace (LCC) > 50 cm seront équipés d’une balise ou d’un bio-logger (caméra équipée d’un hydrophone).
Devenir
Tous les animaux seront relâchés sur leur lieu de capture à l'issue des manipulations. Il s’agit d’animaux sauvages capturés dans leur environnement naturel, ou dans les bassins de réhabilitation pour les animaux en soins, ils seront par conséquents remis en liberté dans leur habitat initial après vérification de leur état de santé dans un délai de 2h.
Remplacement
Il est impossible de remplacer les spécimens de tortues marines par d’autres supports expérimentaux, l’objectif même du projet étant d’acquérir des connaissances sur leurs populations pour améliorer leur conservation.
Réduction
Le nombre d’individus à échantillonner est défini selon la réalité terrain qui limite les possibilités de collecte dans les délais impartis, et des effectifs minimums requis pour la fiabilité et la robustesse des analyses statistiques. En se basant sur la connaissance de la diversité génétique aux marqueurs considérés, il a été démontré qu’un lot de 100 individus était nécessaire pour analyser la stabilité génétique des populations. Il en est de même pour dresser un état de santé représentatif des populations de chaque espèce. Dans le cas de l'étude des comportements (déplacements, vocalises) une dizaine d’individus est considérée comme un effectif seuil au-delà duquel l’étude de l’utilisation d’habitat devient statistiquement pertinente. En ciblant 3 zones de l'île qui n'ont pas ou peu été explorées, cela ramène l'échantillonnage à 30 individus pour chaque espèce (10 pour la tortue olivâtre) et chaque type d'instrument.
Raffinement
Les procédures expérimentales incluent la mise en place de procédures de capture adaptées (à la main, en bouteille, ciblage d’individus calmes et conciliants, sans poursuite), et de maintien à bord optimales (ombre, linge humide, vue cachée...) de manière à ce que l’animal ne souffre pas (les tortues marines sont capables de jeuner sur de longues périodes, elles peuvent être maintenues hors de l’eau plusieurs heures dès lors qu’elles sont placées à l’ombre et humidifiées régulièrement), que ses mouvements soient réduits afin qu’il ne se blesse pas et qu’il se tranquillise sans entraver l’expression de ses comportements normaux. Chaque individu manipulé sera surveillé attentivement durant toute l’opération, de sa capture à son relâcher. Il s’agira en particulier de vérifier qu’ils ne sont pas blessés, que leur mobilité et leur respiration sont normales, et que leurs réflexes répondent correctement aux stimuli. Des points limites seront définis afin de stopper les procédures : forte agitation pendant plus de 3 minutes, absence de réaction suite à un stimuli oculaire et cloacal. Le projet propose également d’évaluer la pertinence du tissu « ongle » dans l’étude de l’écologie alimentaire, comme un tissu alternatif (non-innervé) aux autres tissus dont le prélèvement est plus invasif. Les responsables du projet restent très attentifs aux avancées scientifiques en matière de i) biologie moléculaire qui permettent de réduire la quantité de tissu nécessaire aux analyses (génétiques, isotopiques) et ii) de développement technologique qui garantit des instrumentations peu contraignantes (miniaturisation des balises et bio-loggers), dont les modèles sont spécifiquement développés pour les tortues marines (et déjà expérimentés) et dont la collecte des données ne nécessite pas la recapture de l’animal (télémétrie satellitaire ou libération automatique des bio-loggers).
Choix des espèces
Les tortues marines sont des espèces protégées à caractère emblématique, considérées comme « clef de voute » de la préservation de la biodiversité, c'est-à-dire qu'elles ont des fonctions essentielles qui ne peuvent pas être remplies par d'autres espèces. Elles sont toutes classées parmi les espèces de la liste rouge des espèces menacées de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). Elles représentent donc un enjeu majeur en termes de conservation et d’intérêt. Pour les 4 espèces ciblées, Tortue verte, Tortue imbriquée, Tortue caouanne, Tortue olivâtre, les juvéniles et les adultes sont ciblés. Le site d’étude constitue principalement une zone de nourrissage et de développement pour ces 4 espèces ; seule la première s’y reproduit. Nous attendons une majorité de juvéniles et ne pouvons prédire précisément le nombre d'adultes qui pourront être étudiés. Les captures des tortues marines en mer en plongée ou apnée sont plus aisées sur des juvéniles et ces derniers sont plus nombreux sur les habitats ciblés. Moins de 50 adultes ont été répertoriés sur les sites de plongée ces 5 dernières années, toute espèce confondue.
Etude de l’effet protecteur de la neurogenèse dans le conditionnement contextuel chez la souris adulte
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
- Système nerveux
Des chocs électriques sont administrés aux souris pour leur associer un lieu à la peur, deux chocs suffisant à installer l'évitement et la vigilance que le projet mesure ensuite. 632 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, avec une chirurgie cérébrale de près de deux heures sous anesthésie et des injections répétées sur plusieurs semaines. Le porteur qualifie l'intensité du choc de "fortement désagréable mais sans induire de douleur", et décrit les tests comportementaux d'exploration et de mémoire contextuelle comme bien caractérisés et sans effet physiologique indésirable. Toutes les souris sont tuées pour récupérer leur cerveau, d'abord pour vérifier que la lentille optique était bien positionnée, ensuite pour doser des protéines cérébrales.
Objectifs
L’objectif principal du projet est d’évaluer l’implication de circuits cérébraux dans les effets protecteurs de la production de nouveaux neurones dans le cerveau, dans une zone appelée hippocampe, sur le comportement de peur. Pour cela, des souris transgéniques chez lesquelles il est possible de favoriser la production de nouveaux neurones chez l’adulte seront évaluées dans des tests comportementaux d’exploration et de mémoire contextuelle. Afin d’identifier quel circuit cérébral porte spécifiquement les éventuels effets positifs de l’augmentation de nouveaux neurones, nous inhiberons certaines voies de sortie de l’hippocampe qui projettent vers d’autres zones du cerveau et évaluerons son impact dans les mêmes tests comportementaux et de mémoire. La caractérisation précise du rôle des nouveaux neurones et l’identification du circuit impliqué dans de tels effets protecteurs pourrait ouvrir la voie à de nouvelles cibles thérapeutiques pour lutter contre les troubles liés au stress.
Bénéfices attendus
Une compréhension approfondie des réseaux neuronaux impliqués dans les réponses comportementales liées à la mémoire contextuelle, au stress et à la résilience, notamment du rôle potentiellement protecteur de la production de nouveaux neurones chez l’adulte, représente un enjeu majeur dans le traitement des pathologies associées au stress aigu et à la peur, telles que le trouble de stress post-traumatique. À ce jour, aucun traitement spécifique n’existe pour ces troubles : les approches actuelles se limitent généralement à l’administration d’antidépresseurs et/ou d’anxiolytiques, des traitements non spécifiques et d’une efficacité souvent limitée pour de nombreux patients. Dès lors, une meilleure compréhension des mécanismes neuronaux sous-tendant la résilience face au stress pourrait permettre d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de développer des traitements plus adaptés et efficaces
Procédures
Certaines souris seront soumises à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale gazeuse d’environ 2 heures. Les souris subiront plusieurs injections (sous-cutanées et intrapéritonéales) étalées sur plusieurs semaines. Les injections seront réalisées avec soin et tact sur des animaux vigiles par des expérimentateurs expérimentés. Des récompenses appétentes seront offertes à la suite de chaque injection afin de réduire le stress associé. Enfin, les résultats principaux seront obtenus à partir de tests comportementaux basés sur l’exploration d’arènes de tailles et de formes différentes, pouvant être associées à une tâche d’apprentissage ou non. Dans quelques procédures les souris seront soumises à un choc électrique léger et aversif pour produire le conditionnement contextuel lié à la peur. Le choc est paramétré pour avoir une intensité fortement désagréable mais sans induire de douleur mais pouvant induire un stress sur le moment, sans effet néfaste sur la santé ou sur la physiologie à court et long-terme. L’étude évaluera ensuite les comportements associés au rappel de la peur et à l’évitement, comme pour les troubles liés au stress chez l’homme.
Impact sur les animaux
Modèle de conditionnement contextuel de la peur : Le principal risque associé à ce modèle est le stress psychologique et, potentiellement, une gêne ou légère douleur physique chez les souris expérimentales lors des deux chocs électriques. Nous n’anticipons aucune conséquence sur la santé des souris, uniquement de légères répercussions comportementales observables chez les souris notamment dans le contexte d’apprentissage lors de la réexposition au contexte (augmentation des comportements d’évitement, vigilance et peur dans le contexte de conditionnement), et éventuellement une généralisation de ces comportements à d’autres contextes dans les autres tests comportementaux. Tests comportementaux : Les tests comportementaux utilisés sont des tests classiques d’évaluation cognitive, sociale ou d’exploration, bien caractérisés dans la littérature. Bien que ces tests puissent générer un certain stress de manipulation, il est bien établi qu’ils n’induisent pas d’effets physiologiques indésirables immédiats ou à long terme. Souris transgénique. Le phénotype associé est non dommageable (voir ci-dessus). Les souris transgeniques proviennent d’un élevage et seront donc génotypée en amont de leur incorportation dans la saisine. Pour information, ce génotypage est réalisé à partir de prélèvement de bulbes pileux de l'animal au moment du placement de la puce d’identification sous anesthésie. Ainsi, toute nuisance supplémentaire associé au génotypage est évitée. Les chirurgies stéréotaxiques permettant l’injection du vecteur et l’implantation de la canule optique peuvent entraîner des douleurs post-opératoires légères à modérées, avec un impact limité dans le temps (quelques jours) sur le bien-être des animaux. Ceux-ci seront rigoureusement suivis en phase post-opératoire et traités avec un analgésique, ce qui leur permettra de récupérer rapidement de ce type de chirurgie. Anesthésie gazeuse : La manipulation des animaux peut engendrer un stress. Isolement en cage indivisuelle : après la chirurgie pour une durée pouvant aller jusqu’à 12 semaines, en fonction du temps de récupération post-chirurgicale et du début des injections de tamoxifène. Injection ip/sc : Une douleur légère peut être ressentie au niveau du site d’injection (ip, sc). Des récompenses appétentes seront offertes à la suite de chaque injection afin de réduire le stress associé.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de récupérer le cerveau pour confirmer par histologie le bon positionnement de la lentille optique dans la zone cérébrale à imager puis doser l’expression de protéines cérébrales et comment celles-ci ont été influencées par les conditions expérimentales.
Remplacement
L’étude des circuits cérébraux, de la production de neurones et de leur implication dans les réponses comportementales, telles que la mémoire ou l’adaptation au stress, ne peut être réalisée qu’à partir d’un cerveau et d’un organisme entier vivant.
Réduction
Les effectifs ont été déterminés grâce à une approche statistique visant à optimiser leur réduction, conformément aux recommandations éthiques.
Raffinement
Les méthodes d’anesthésie et d’analgésie sont optimisées : les injections ou implantations intracérébrales seront réalisées sous anesthésie générale par des chercheurs formés et expérimentés. Les animaux recevront un traitement analgésique avant l’intervention chirurgicale ainsi qu’un traitement anti-inflammatoire après l’intervention et 24 heures plus tard. Pendant la chirurgie, chaque animal sera placé sur une couverture thermorégulée pour éviter toute hypothermie, et les cornées seront protégées contre la déshydratation. L’anesthésie gazeuse est privilégiée afin de mieux contrôler la profondeur de l’anesthésie et pour garantir une meilleure récupération post-opératoire. Une surveillance post-opératoire d’une semaine est assurée afin de suivre chaque souris et d’intervenir si nécessaire (par exemple, en cas de perte de poids ou de température élevée nécessitant un traitement antibiotique). En cas de plaie, les animaux recevront un traitement analgésique, et la plaie sera désinfectée par application de bétadine dermique. Une surveillance accrue est mise en place pour les souris montrant des signes de mal-être, avec des interventions si nécessaire, telles que des injections de solution saline pour l’hydratation ou la fourniture de nourriture appétente. Les injections sous-cutanées sont privilégiées par rapport aux injections intrapéritonéales en raison de leur plus grande sûreté et de leur moindre invasivité. Afin de réduire le stress des animaux, une habituation à la pièce d’expérimentation d’au moins une heure est réalisée avant les tests comportementaux. Les expérimentateurs, experts dans la préhension et la contention des souris, veillent à minimiser tout stress inutile lors de la réalisation des procédures. Des points limites sont définis : en cas de blessures en cage ou d’infections, les animaux sont pesés et examinés quotidiennement (hydratation, température, état de la blessure). La décision d’euthanasie est prise en l’absence d’amélioration au bout d’une semaine.
Choix des espèces
Le choix de la souris se justifie par la similarité entre la neurobiologie humaine et celle de cette espèce, qui constitue un modèle de référence pour l’étude des bases neurobiologiques du comportement. Les souris utilisées seront des individus adultes.