Recherche appliquée
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Étude du rôle d’une protéine de l’oreille interne
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Organes sensoriels
Les souris de ce projet portent une mutation qui les rend profondément sourdes et leur donne un trouble vestibulaire : elles tournent en rond et présentent une activité motrice anormalement élevée. 956 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour que leurs organes soient prélevés. Sous anesthésie, elles reçoivent des électrodes sous la peau pour trente minutes d'enregistrement auditif, une incision fine pour l'injection d'un virus dans la cochlée, et une biopsie de quelques secondes. Le raffinement annoncé tient en trois mesures, anesthésie pour les tests auditifs, tatouage des phalanges et nourriture posée dans la litière, quand les bénéfices avancés s'ouvrent sur le milliard et demi de personnes touchées par un déficit auditif dans le monde.
Objectifs
Les cellules sensorielles auditives sont surmontées d’une touffe ciliaire constituée de stéréocils dans lesquels se produit la transmission du signal sonore. Le dysfonctionnement de cette transmission du signal sonore cause une perte auditive sévère. Certains composants responsables de cette transmission ont déjà été identifié. Toutefois, la régulation du fonctionnement de ces composants n’est toujours pas investie. Le projet porte sur une protéine qui fait partie de ce complexe. L’absence de cette protéine cause une surdité profonde d’origine congénitale et héréditaire. La protéine d’intérêt est très particulière dans sa fonction du fait qu’elle est la seule à interagir avec tous les composants de la machinerie de transmission du signal. Il a récemment été montré, que cette protéine pourrait subir une modification dont les conséquences restent encore inconnues. D’ailleurs, dans d'autres systèmes biologiques cette même modification pourrait jouer un rôle important dans la régulation des propriétés des complexes protéiques et dans leur transport au sein de la cellule. Les différents modèles de souris qui miment les mutations chez l’homme, reproduisent le phénotype humain et causent la surdité. Ainsi, nous envisageons par thérapie génique de restituer l’audition chez les souris mutantes pour la protéine d’intérêt. Également nous allons essayer de comprendre l'impact de cette modification sur son transport au sein de l'organisme et dans la régulation de son activité au sein du complexe de transmission du son. Nous souhaitons aussi identifier les protéines qui catalysent cette modification.
Bénéfices attendus
Les surdités sont un problème majeur de santé publique. On estime que 1,5 milliard de personnes dans le monde présentent des déficits auditifs et que ce chiffre devrait atteindre 2,5 milliards d'ici 2050. 1- Proposer une opportunité pour soigner une forme héréditaire de surdité par thérapie génique. 2- Comprendre le rôle d’une modification dans la régulation du complexe de transmission du son. 3- Déchiffrer le code protéique qui régule cette modification. Cette modification pourrait être une cible thérapeutique pour restaurer ou corriger une perte des seuils auditifs.
Procédures
Disposition d’élétrode en sous-cutanée sur animal anésthésié pour un enregistrement qui dure 30 minutes. Une incision cutanée très fine lors de l’injection au niveau de la cochlée sur animal anésthésié. Acte de Biopsie: geste qui dure quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les souris manifestent un trouble vestibulaire en plus de la surdité. Ils ont donc une activité motrice plus élevée que la normale. Les souris tournent en rond assez souvent. Afin d’injecter les virus, nous allons réaliser une incision très fine. Cette procédure peut provoquer une douleur légère malgré que les souriceaux soient endormis. Aussi, cette procédure et malgré la désinfection cutanée, pourrait causer une infection locale. Également, suite à l’acte de Biopsie, on pourrait avoir une infection locale. Les infections sont des risques rares aussi bien dans la pratique de la biopsie que l'incision lors de l'injection du virus.
Devenir
Pour effectuer le prélèvement des organes et réaliser les expériences, tous les animaux seront mis à mort.
Remplacement
Pour réaliser cette étude il n’existe aucune alternative à l’expérimentation animale car on ne sait pas mettre en culture les systèmes auditifs. De plus, aucun modèle informatique n’existe pour simuler le fonctionnement du système auditif dans son ensemble.
Réduction
- Les 2 oreilles de chaque souris seront utilisées systématiquement afin de ne pas doubler le nombre d’animaux. - Le sexe n’est pas pris en compte dans cette étude car il n’intervient pas jusqu’à preuve du contraire dans l’audition. Nous utiliserons aussi bien des mâles que des femelles dans notre étude.
Raffinement
Réduction de la douleur, souffrance & l’angoisse (raffinement) - Pour les tests auditifs, les animaux seront anesthésiés. - Les animaux seront marqués par tatouage au niveau des phalanges. - Les animaux présentent un trouble vestibulaire de ce fait on leur propose la nourriture dans leur litière.
Choix des espèces
Les gènes responsables de surdité chez l’homme sont aussi responsables de déficit auditif chez la souris et l’architecture de la cochlée du rongeur est similaire à celle de l’homme ce qui permet d’étudier chez ces animaux le mécanisme de l’audition humaine. Pour restaurer l’audition de ces souris et comprendre l’impact des mutations étudiées, nous devons connaître la localisation exacte de la protéine d’intérêt dans son état sauvage et une fois mutée dans l’oreille interne à différents stades (embryonnaire, au cours du développement et adultes). Nous devons mesurer les courants produits par la transmission du son pour se rendre compte de la fonctionnalité des cellules de l’oreille interne.
CATT : Cinétique Appliquée à la Toxicité Thyroïdienne
- Recherche appliquée
- Toxicologie (hors obligations réglementaires)
- Troubles endocriniens
Nourris pendant l'étude avec un aliment mélangé à un composé qui blanchit et érode leurs dents, 210 rats subissent quatre prises de sang sur animal vigile, la dernière le jour de leur mise à mort. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance léger et tous les rats sont tués, sous analgésie et anesthésie, pour que leur thyroïde et d'autres organes cibles soient prélevés. Le porteur indique que les doses ont été choisies pour ne pas casser les dents au point de gêner la prise alimentaire, et qu'une perte de gain de poids est attendue en début d'étude par refus de l'aliment. L'objet du travail est méthodologique, extrapoler un effet observé in vitro sur la synthèse des hormones thyroïdiennes vers des seuils d'exposition acceptables pour les autorités, sur un composé dont le développement a été arrêté et qui n'est jamais nommé.
Objectifs
Le projet vise à caractériser les relations quantitatives et dynamiques entre l’exposition à un composé et son métabolite principal et les effets induits par ce métabolite sur la thyroide, après la démonstration de l’inhibition d’une enzyme de la synthèse des hormones thyroïdiennes par le métabolite dans un test in vitro. Ce projet soutient la mise en place d’une évaluation toxicologique au-delà du danger, prenant en considération le risque et la corrélation entre la démonstration d’une activité in vitro et le potentiel adverse de cette activité in vivo. Ce projet concerne le cas d’un composé arrêté (bénéficiant de nombreuses données vitro et vivo) pour soutenir par des données expérimentales, une méthodologie visant à identifier un seuil d’exposition d’administration acceptable prenant en considération l’accumulation potentielle du métabolite toxique au niveau du tissu thyroïdien (exposition) et la diminution des hormones thyroïdiennes induite au cours du temps (effet). Cette approche a pour but d’être potentiellement appliquée dans le futur à des composés en développement dont le parent ou un de ses métabolites aurait un effet in vitro, et ainsi établir une extrapolation vitro vivo des résultats contribuant à l’évaluation du risque pour les autorités réglementaires.
Bénéfices attendus
Le bénéfice de cette étude est de caractériser la relation quantitative et dynamique entre exposition (dose administrée, exposition plasmatique, exposition tissulaire) et effets (diminution des hormones thyroïdiennes dans le serum, dans la glande thyroïdienne et aux niveaux de certains de leurs organes cibles) liée à l’administration d’un composé dont le métabolite inhibe une enzyme de la synthèse des hormones thyroïdienne documentée in vitro qui mène à une adversité in vivo (diminution de la synthèse des hormones thyroïdiennes). Cette étude apportera des informations sur la méthodologie à avoir pour extrapoler des résultats vitro à des effets vivo et ainsi évaluer la toxicité du produit en prenant en compte l’exposition dans le cas d’un composé présentant des effets toxiques vitro (c’est-à-dire : quelle concentration de composé administré mène à une concentration dans le tissu cible qui est responsable d’un effet considéré adverse par les autorités règlementaires ?). Ce travail confirmera ou infirmera les résultats des modélisations quantitatives de toxicocinétique. L'objectif est de partager avec la communauté scientifique les résultats à travers des publications ou communications scientifiques.
Procédures
- 4 prises de sang chacune sur animaux vigiles au cours de l'étude, pendant environ 2 minutes par prise de sang - 3 prises de sang (en respectant une période d’au moins 1 semaine de récupération entre chaque prélèvement) la dernière aura lieu le jour de la mise à mort de l’animal - Mise à mort précédée par administration d’un analgésique et d’une anesthésie
Impact sur les animaux
Aucun effet toxique majeur n’est attendu sur ce projet. La sélection des doses est fondée sur les résultats des études précédentes. La forte dose choisie ne doit pas excéder la dose bien tolérée chez l’animal (et définie au préalable dans une étude 90 jours en mélange nourriture). Au début d’étude, une perte de gain de poids peut être observée liée à la perte d’appétence pour la nourriture mélangée au composé. En cours d’étude, les prélèvements d’échantillons de sang peuvent induire une douleur légère et de légers hématomes au point de prélèvement ainsi qu’une perte de sang un peu plus importante que prévue. L'administration du produit induit des effets dentaires avec blanchiment et érosion. Les doses sont choisies pour ne pas atteindre une toxicité dentaire avec cassure des dents affectant la prise alimentaire. Aucun effet toxique n'est attendu suite à l'administration d'une alimentation riche en iode.
Devenir
Les animaux sont mis à mort pour permettre la collecte d'organes pour quantifier l'exposition interne du produit et du métabolite au niveau des organes cibles, principalement la thyroide.
Remplacement
La compréhension actuelle de la cinétique au niveau de la thyroïde des composés parents et de leurs métabolites est limitée. Ainsi, les outils de modélisation cinétique émergeant présentent des limitations pour prédire convenablement les résultats expérimentaux observés, en particulier pour les composés avec des cinétiques dont le mécanisme de potentielle accumulation dans le tissu thyroïdien n’est pas caractérisé. Ce projet a pour but de contribuer à l’établissement d’une meilleure connaissance de la cinétique des composés ayant une toxicité thyroïdienne vitro documentée, comme publié par l’agence américaine de protection de l’environnement. L’emploi d’un modèle complexe type organoïde de thyroïde pour identifier les composés qui s’accumulent dans la thyroïde est à l’étude dans notre unité de recherche et les potentiels premiers essais seront vis en regard de résultats expérimentaux d’études vivo.
Réduction
Un total d’environ 210 rats est estimé nécessaire en se fondant sur l’expérience des tests réalisés récemment avec la molécule et sur le site, et sur le design d’étude disponible dans la littérature scientifique. Ce nombre d’animaux doit permettre de tirer des conclusions pour lier exposition et effet en mitigeant les variabilités interindividuelles liées à l’exposition en mélange nourriture (utilisée dans les études réglementaires long-terme ; le processus potentiel d’accumulation tissulaire pouvant différer en cas d’administration par gavage) et à des valeurs hormonales (qui définissent l’adversité pour les autorités).
Raffinement
Le composé sera administré à des doses maximales n’excédant pas les doses bien tolérées durant l’étude 90 jours, ainsi il n’est pas attendu de signes de toxicité devant générer de la souffrance chez les animaux. Toutefois, une attention particulière sera portée aux points limites suivants : à la perte du gain de poids en début d’étude due à la perte d’appétence pour la nourriture mélangée avec le composé d’essai, aux effets secondaires aux prises de sang pouvant induire une douleur légère et de petits hématomes qui disparaissent rapidement, et aux effets sur les dents (blanchiment, érosion par exemple). La mise à mort sera précédée d’une analgésie et d’une anesthésie.
Choix des espèces
Les études sont réalisées chez le rat pour permettre d’avoir le bon niveau d’information sur la cinétique du produit. Le rat est l’espèce la plus appropriée pour étudier les aspects abordés dans le projet actuel, les autres études de toxicologie étant réalisées notamment sur le rat permettant un volume sanguin compatible avec plusieurs investigations et des données expérimentales documentées au cours des études précédentes (exposition plasmatique au parent et métabolites, hormonologie). Le composé sera administré à des animaux adultes dont l’âge minimal au début de l’étude sera de 6-7 semaines. L’âge maximal au début de l’étude sera de 45 semaines dans l’optique d'éviter les variations liées à la croissance de jeunes animaux.
Identification d’un microbiote protecteur contre la coccidiose causée par Eimeria tenella par la comparaison de microbiotes caecaux de différentes lignées génétiques de poule
- Recherche appliquée
- Maladies animales
230 poulets de deux lignées de pondeuses vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués sept jours après l'inoculation. Chacun reçoit par gavage soit le parasite Eimeria tenella, soit une suspension de microbiote prélevée sur une lignée résistante, et subit un prélèvement de duvet sous contention. La mise à mort sert à récupérer les parasites multipliés dans l'intestin et à caractériser la réponse immunitaire, l'enjeu affiché étant les pertes économiques que la coccidiose cause aux élevages. Le porteur écrit que la dose inoculée ne provoque ni morbidité ni signes proches du point limite, alors que le projet repose sur la comparaison de lésions intestinales plus ou moins sévères entre lignées.
Objectifs
La coccidiose aviaire conduit à de fortes pertes économiques. Cette maladie est causée par des parasites intestinaux. L’espèce la plus pathogène conduit à des lésions plus ou moins sévères au niveau caecal. Au laboratoire, nous avons mis en évidence l’importance de la présence du microbiote sur le développement du parasite. De plus, nous avons montré qu’à charge équivalente, la pathologie est plus sévère avec notamment des lésions caecales, une réponse inflammatoire et une perte d’intégrité intestinale plus fortes chez les animaux avec microbiote par rapport à des animaux sans microbiote. Ces données suggèrent que le microbiote joue un rôle dans la physiopathologie de l’infection. Suivant la génétique de l’animal, la sévérité de la pathologie est variable, certains poulets étant plus résistants à la pathologie liée à cette infection en comparaison à d’autres lignées. Chez la poule, les travaux actuels ont montré que la composition du microbiote peut être variable en termes de composition et abondances selon la lignée génétique, pour des animaux élevés dans les mêmes conditions. La composition du microbiote des poulets résistants n’a jamais été explorée. Nous émettons l’hypothèse que ces animaux pourraient présenter une composition en microbiote très différente des autres lignées élevées dans le même environnement, ceci pouvant être relié à la pression génétique de l’animal. Cette lignée résistante présente une génétique et des phénotypes très distincts de ceux des lignées de poule exploitées en production, et l’hypothèse que son microbiote intestinal diffère également est vraisemblable, dans la mesure où génétique et microbiote influent conjointement l’expression des phénotypes de l’hôte considéré comme holobionte. Les microbes présents dans cette lignée plus résistante, sous l’influence de sa génétique bien spécifique, pourraient jouer un rôle protecteur sur la physiopathologie de cette infection. Moduler le microbiote pourrait alors constituer un levier intéressant pour prévenir le développement de pathologies trop sévères associées à une morbidité et mortalité élevées.
Bénéfices attendus
Dans le cadre de ce projet, le bénéfice attendu est que les animaux recevant le microbiote des Fayoumi résistent mieux à l’infection et présentent par conséquent moins de pertes zootechniques, moins de lésions, moins d’inflammation, moins développement parasitaire.
Procédures
Inoculation orale par gavage de l'inoculum ou suspension de microbiote par animal (1 fois et environ 5 min contention comprise). Prélèvement du duvet par poussin (1 fois et environ 2 min contention comprise).
Impact sur les animaux
L’administration orale est un acte désagréable pour l’animal et peut également engendrer du stress. La contention peut également engendrer un stress. Ces deux actes sont de courte durée (1-2 minutes maximum). L’infection peut créer des signes cliniques. Cependant, la dose inoculée ne cause pas de morbidité et n’induit pas de signes cliniques proche du point limite. Si toutefois, il y avait des effets indésirables, ce serait en fin d’expérimentation.
Devenir
Tous les poulets inoculés seront mis à mort 7 jours après l’inoculation pour récupérer les parasites qui se sont multipliés dans la lumière intestinale afin vérifier la protection du microbiote contre l'infection à E. tenella et la caractérisation de la réponse immunitaire induite.
Remplacement
L’étude de l’influence du microbiote sur la physiopathologie de l’infection par ce parasite nécessitent des expérimentations in vivo pour lesquelles des analyses des paramètres zootechniques, parasitaires, inflammatoires, biochimiques, et du microbiote intestinal seront réalisées. De plus, le parasite ne fait pas un cycle complet in vitro.
Réduction
Les effectifs sont basés sur les études du laboratoire et de la littérature portant sur les scores lésionnels lors d’essais d’alternatives naturelles aux anticoccidiens et pour lesquelles il faut en moyenne 20 animaux / groupe avec trois groupes pour avoir une différence significative pour un test statistique non paramétrique. Ces effectifs sont suffisants pour les analyses microbiotes prévues.
Raffinement
Hébergement : Les animaux seront placés en groupe social sur une litière dans laquelle les poules pourront picorer. Les poulets disposeront d’un enrichissement social et comportemental. Dans les box, du bolduc sera suspendu pour permettre aux animaux de piquer dedans. Les animaux se perchant spontanément, des perchoirs seront installés. Ils constituent un enrichissement qui fait partie du comportement naturel. Limitation des nuisances sur le bien-être animal : Evaluation de l’état de santé des animaux deux fois par jour par le personnel de la plateforme expérimentale afin de surveiller l’apparition des premiers symptômes liés à la maladie : plumes ébouriffées, prostration. Si atteinte du point limite : euthanasie des animaux.
Choix des espèces
Le poulet est l’espèce hôte chez laquelle se multiplient ces parasites. Deux lignées de poules pondeuses seront utilisés dans l’étude pour être dans les conditions les plus proches de celles des élevages industriels, et auront un statut sanitaire propre.
Modification_Evaluation de candidats médicaments dans un modèle murin d’inflammation aigüe
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
Soumises à une ou deux injections d'une substance qui déclenche une réaction inflammatoire, puis à un prélèvement de sang terminal sous anesthésie, 1 720 souris vont toutes être tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La substance peut entraîner une perte de poids, une baisse de la pression sanguine et des dysfonctionnements rénaux et hépatiques, le geste d'injection pouvant lui-même provoquer ulcération, induration et crampes abdominales. L'objet déclaré est de montrer que des candidats médicaments développés au laboratoire bloquent le récepteur TLR4, en vue de traiter des maladies inflammatoires chroniques comme celles de l'intestin ou de la peau. Le porteur indique que ces candidats ont été testés au préalable sur des cellules pour s'assurer de leur non-toxicité, puis reconnaît ne pas pouvoir exclure une toxicité chez la souris, ces travaux étant les premiers menés sur des animaux.
Objectifs
L’inflammation est une réponse de l’organisme face à une menace d’origine exterieure ou intérieure. Il s’agit d’une réaction transitoire mais peut dans certains cas, durer des mois ou des années et donner lieu à une inflammation dit chronique. Dans le cas des maladies inflammatoires dites chroniques, la balance entre l’inflammation et la reconstitution d’une équilibre immunologique est perturbée et peut conduire à des réactions disproportionées de l’organisme. Les traitements actuels sont insuffisants ou inexistants dans certains cas, ce qui rend difficile la prise en charge des patients et impacte leur qualité de vie. De nouvelles cibles sont en cours d’étude pour agir sur la réponse inflammatoire exagérée liée à l’activation de l’inflammation via les facteurs microbiens ou endogènes. Il a été montré que le récépteur TLR4 est impliqué dans le déclenchement de la réponse inflammatoire et au développement de ces maladies inflammatoires chroniques. Les études menées dans le cadre de ce projet s’appuyent sur le ciblage et l’interaction de ce récepteur avec les candidats médicaments développés dans notre laboratoire pour leur effet anti-inflammatoire. Ce projet repose sur deux objectifs. Le premier objectif est de reproduire chez l’animal un contexte inflammatoire similaire à ce qu’il se passe chez l’homme. L’inflammation est induite chez la souris par l’administration d’un produit qui va agir spécifiquement sur ce récepteur TLR4 et déclencher ainsi une réponse inflammatoire. Le second objectif est de démontrer les propriétés anti-inflammatoires des candidats médicaments administrés chez ce même animal pour lequel l’inflammation a été provoquée. Les candidats médicaments vont reconnaitre spécifiquement le récepteur comme cible sur laquelle agir. L’interaction entre le candidat et la cible permettra de bloquer la réponse inflammatoire et inhiber ainsi les symptômes qui y sont liés. La finalité de ce projet est de démontrer l’efficacité de candidats médicaments ayant une action anti-inflammatoire afin de proposer un nouveau traitement et améliorer la prise en charge des patients atteints de ces maladies inflammatoires chroniques telles que Crohn, Alzheimer, maladies inflammatoires de la peau. Les modifications dans les voies d'administration et de prélèvement nécessitent une modification du projet initial sans ajout d’animaux.
Bénéfices attendus
Les traitements actuels permettent de soulager les symptômes mais ne permettent pas de traiter l’origine de la maladie. Démontrer l’efficacité de ces candidats médicaments nous permettrait de proposer un traitement de fond avec une nouvelle stratégie qui se focalise davantage sur les mécanismes qui favorisent l’inflammation que sur les symptômes uniquement. Ce nouveau médicament pourrait être envisagé seul ou en combinaison avec d’autres traitement existants pour améliorer le potentiel thérapeutique et assurer une meilleur prise en charge et qualité de vie des patients sur le long terme. De plus l’utilisation de ce médicament pourrait être envisagée dans différentes applications cliniques car le mécanisme ciblé dans ce projet provoquant le développement de la réponse inflammatoire, se retrouve dans beaucoup de maladies inflammatoires chroniques.
Procédures
Les animaux seront soumis à une ou deux injections de substance espacées d'une minute à minima. Les animaux resteront vigiles ou seront anesthésiés selon le mode d’administration (modification) utilisé. Un prélèvement de sang terminal (modification) est prévu chez tous les animaux et sera effectué sur animal anesthésié. Cette intervention durera cinq minutes.
Impact sur les animaux
Les candidats médicaments ont été testés au préalable sur des cellules pour s’assurer de la non toxicité de ces produits et de leur efficacité pour bloquer la réponse inflammatoire. Cependant il s’agit de premières études menées chez les animaux et nous ne pouvons exclure le fait que ces candidats puissent entraîner une toxicité chez l’animal au moment de l’injection se traduisant par les symptômes cutanés suivants : irritation, démangeaison, gonflement ou rougeur passagère. Des nuisances dues au geste technique au moment de l’injection sont également à prendre en compte : ulcération, induration, crampes abdominales. La substance inflammatoire peut entraîner une perte de poids, une baisse de la pression sanguine ainsi que des dysfonctionnements rénaux et hépatiques.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure afin de procéder à des analyses post-mortem.
Remplacement
Des premiers tests ont été réalisés au préalable sur des cellules avant de lancer des études chez l’animal pour vérifier la non toxicité et les propriétés anti-inflammatoires des candidats médicaments. Néanmoins, aucune méthode de remplacement ne permet de reproduire la réponse inflammatoire à l’échelle de l’organisme. La réponse inflammatoire entraîne la libération de molécules qui vont diffuser à travers la circulation jusqu’à atteindre différents organes et provoquer des lésions notamment au niveau du foie, reins, thymus, rate, poumons. Ces interactions ne peuvent pas être modélisées par une méthode alternative et nécessitent de réaliser des études chez l’animal sur lequel on a reproduit la réaction inflammatoire afin d’obtenir des symptômes similaires.
Réduction
Le nombre d'animaux a été calculé pour collecter suffisamment de données qui seront analysées à l’aide d’outils statistiques permettant de répondre aux hypothèses et objectifs scientifiques définis dans ce projet. Cette estimation a été déterminée à partir d’études décrites dans la littérature scientifique ayant déjà utilisées ce modèle d’étude. Néanmoins les paramètres expérimentaux utilisés pour mettre en place le modèle sont variables d’une étude à l’autre. Nous avons donc envisagé une étude pilote pour déterminer les conditions expérimentales optimales afin d’obtenir un modèle d’étude stable sur lequel s’appuyer pour évaluer les propriétés anti-inflammatoires de nos candidats médicaments. Dans cette étude, nous étudierons la réponse inflammatoire au cours du temps et selon la dose de substance inflammatoire injectée. Le nombre d’animaux est défini selon deux critères : la dose et le temps. 4 doses et cinq points de temps ont été déterminés à partir de données issues de la littérature. Suite à cette étude pilote, le modèle sera reproduit pour évaluer le potentiel thérapeutique anti-inflammatoire des candidats médicaments. Le nombre d'animaux a été estimé selon les groupes nécessaires à la réalisation de l’étude. Ces groupes sont définis selon le type de candidats et la dose à laquelle ils seront administrés. Les candidats seront évalués selon 4 doses chacun. Les résultats attendus à l’issue de ces études sont une atténuation de la réponse inflammatoire et une amélioration des symptômes chez l’animal. Ce projet prévoit une répartition équivalente de mâles et de femelles dans chaque groupe pour vérifier un effet sexe potentiel sur la réponse inflammatoire.
Raffinement
L’environnement des animaux sera enrichi de coton, d'abris et d’objet afin de subvenir au bien-être animal. Une période d’acclimatation de deux semaines est prévue à l’arrivée des animaux incluant une phase d’habituation à la contention pour limiter le stress de l’animal avant une injection. Le recours à une anesthésie préalable pourra être réalisée selon le mode d'administration utilisé. Un suivi quotidien sera effectué pour évaluer l’état de l’animal et l’apparition d’effets indésirables. Une grille d’évaluation basée sur ces observations permettra si nécessaire l’arrêt de la procédure en cours pour éviter toute douleur ou souffrance à l’animal.
Choix des espèces
La souris utilisée dans le cadre de ce projet est une espèce particulièrement adaptée au développement du modèle inflammatoire aigu, notamment dans la phase précoce. Cette réponse inflammatoire se traduit par des phénomènes physiologiques similaires à ceux observés lors de la phase inflammatoire induite après une infection chez l’homme : taux élevé et précoce de cytokines pro-inflammatoires, baisse de la pression sanguine, modification de la fréquence cardiaque, et dysfonctionnements des organes périphériques. Les phénomènes physiologiques observés chez la souris sont autant d’indicateurs pour corréler les bénéfices obtenus chez l’animal à ceux que l’on pourrait obtenir chez l’homme. Cette espèce permet de développer un modèle efficace dans la phase précoce de l’inflammation et de le proposer comme un outil permettant d’évaluer les propriétés anti-inflammatoires des candidats médicaments. Il s’agira de souris adulte afin d’inclure dans ce projet des animaux possédant un système immunitaire mature.
Développement d’un modèle pour évaluer les effets d’une mycotoxine sur la santé des salmonidés
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Enregistrer une enzyme détoxifiante auprès des autorités suppose de montrer qu'elle réduit la mycotoxine dans les reins et le sérum des poissons : 260 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour caler la dose détectable avant l'étude proprement dite. Pendant soixante-dix jours, elles reçoivent un aliment additionné d'ochratoxine A, sont sorties de l'eau sept fois pour la pesée, puis subissent une prise de sang à la veine caudale suivie d'une mise à mort immédiate, le volume prélevé dépassant 10 % de leur volume sanguin. Le porteur indique que la mycotoxine peut provoquer une perte de poids, un refus de s'alimenter, un gonflement du ventre et une inflammation de l'anus. Il précise l'intérêt de l'opération, enregistrer l'enzyme chez les salmonidés en même temps que chez les espèces terrestres au moyen d'une seule étude au lieu de quatre.
Objectifs
Les aliments pour l’aquaculture ont évolué vers une réduction conséquente des protéines d’origine animale, compensée par l’utilisation de plus en plus importante de substituts d’origine végétale pouvant être potentiellement contaminés par les mycotoxines. Lorsqu’elles sont présentes en trop grande quantité dans l'alimentation des animaux, une fois ingérées par l’animal, elles peuvent s'avérer toxiques, notamment chez les poissons d’élevage et peuvent avoir des conséquences sur leur santé et leurs performances et affecter ainsi la rentabilité économique des élevages. Parmi les centaines de mycotoxines connues, l’ochratoxine A est l’une des plus préoccupante rencontrées en aquaculture car elle s’accumule principalement dans les reins et dans une moindre mesure dans le foie, les muscles et la graisse des poissons. Bien que l'ochratoxine A soit un contaminant connu dans les aliments pour poissons, son effet sur la santé des poissons reste plutôt inconnu avec des données limitées sur la cinétique de toxicité, les effets variant en fonction de la concentration et des espèces de poissons qui l’ingère. La prévention des risques induits par les mycotoxines inclut des stratégies pré et post récoltes souvent classées en physiques, chimiques et biologiques. Une des stratégies de prévention contre les mycotoxines est l’utilisation d’additifs fixateurs de toxines pouvant être ajoutés à l’aliment afin de réduire l’absorption intestinale des toxines en les liant ou en les transformant. Les enzymes constituent un fixateur de toxines permettant de transformer les mycotoxines en composés moins toxiques conduisant à une amélioration des performances des animaux. #Cependant l’ enregistrement d'une solution enzymatique pour la détoxification de la toxine, nécessitera de pouvoir détecter la toxine dans les reins et le sérum et de montrer une réduction de la toxine avec l’ajout de l’enzyme. Ce projet consiste à réaliser un pré-test pour déterminer la dose de toxine analytiquement détectable dans les reins et le sérum sanguin chez les salmonidés.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de 1/ déterminer la plage de concentration dans laquelle les effets non létaux dus à l’exposition à la mycotoxine peuvent être détecté, 2/ d’identifier les matrices biologiques pertinentes permettant de quantifier les effets de la mycotoxine rajouté à l’aliment, #3/définir sur la base des résultats obtenus les conditions expérimentales adéquates pour développer une stratégie de détoxification de l’ochratoxine chez les poissons et enregistrer l’enzyme chez les salmonidés en même temps que chez les espèces terrestres au moyen d’une seule étude au lieu de quatre#.
Procédures
Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 70 jours. Sorties hors de l’eau pour la pesée des poissons par groupe (7 fois en trois mois, moins de 30 secondes) Prises de sang unitaires au niveau de la veine caudale (durée 30 secondes). Un volume sanguin supérieur à 10% du volume sanguin circulant sera prélevé car les poissons seront immédiatement euthanasiés (durée 1 seconde).
Impact sur les animaux
Les animaux seront nourris avec un aliment standard répondant à leurs besoins nutritionnels et supplémenté en mycotoxine pendant 70 jours. La mycotoxine peut exercer une influence sur la santé et la qualité de vie des animaux caractérisés par une perte de poids, une diminution du facteur de condition corporel du poisson, un refus de s’alimenter, changements d’apparence (gonflements du ventre, inflammation de l’anus). Stress dus à la capture et à la sortie des bassins pour la pesée. Douleur transitoire à l’endroit du prélèvement de sang réalisé une fois par animal.
Devenir
Tous les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements biologiques.
Remplacement
Au moment de la délivrance de cette autorisation de projet, il n’existe pas de modèle in vitro ou in silico capable de reproduire les conditions du tube digestif et les différences entre les espèces animales et leur métabolisme pour démontrer pleinement l'efficacité dans des conditions pratiques. De plus, le développement d’un additif alimentaire correcteur implique de connaitre le mode d’action de la mycotoxine chez l’animal auquel il est destiné. La procédure est nécessaire pour déterminer la plage de concentration dans laquelle les effets non létaux dus à l’exposition à l’ochratoxine peuvent être détecté et identifier les matrices biologiques pertinentes permettant de quantifier les effets de la mycotoxine rajouté à l’aliment.
Réduction
Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d'animaux adéquat pour ce projet. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'apporter de bonnes conditions d'élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux et d'obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post-mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d'informations possibles par animal.
Raffinement
Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et répondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire l’angoisse et le stress des animaux. Avant toute manipulation, les truites arc en ciel sont anesthésiées. La capture et le stress dus à la sortie des bassins sont réduits par une manipulation délicate des animaux. Les conditions expérimentales sont également raffinées par un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’une mousse humide pour faire reposer l’animal sur un support de contention adapté, d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans une procédure interne qui définit le volume limite de prélèvement sanguin et les périodes de récupération nécessaires.
Choix des espèces
L'espèce utilisée est la truite arc-en-ciel, en tant que modèle pour les poissons d’eau froide. La truite est un bon modèle pour les salmonidés car il est taxonomiquement proche du saumon et de physiologie comparable. Les fonctionnalités nutritionnelles sont les mêmes ainsi que les besoins nutritionnels. Par conséquent, la réponse physiologique de la truite au cours de l'étude sera la même que celle des autres salmonidés, les résultats pourront donc être transposés chez le saumon. La truite est également un animal plus résistant aux conditions d'élevage, aux maladies, avec un taux de croissance plus élevée. Au début de l’étude les truites pèseront 110 g. Elles seront élevées pendant 12 semaines, pour atteindre un poids final supérieur à 400 g.
Isolement cellulaire à partir de tissus de souris dans le but de développer des modèles expérimentaux alternatifs
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
Une chirurgie unique de quinze à vingt minutes, jamais suivie d'un réveil : 115 souris vont être opérées sous anesthésie générale et tuées avant tout retour à la conscience, pour que leur foie soit perfusé ou prélevé. Les cellules ainsi isolées doivent servir à monter des cultures en trois dimensions, organoïdes et sphéroïdes, présentées comme des modèles substitutifs destinés à réduire l'usage d'animaux dans l'étude du cancer des voies biliaires. Le porteur affirme qu'un système vivant reste "indispensable" pour isoler les sous-populations cellulaires du foie, les lignées commerciales n'en étant pas représentatives. Sur la réduction, il indique que 115 individus suffisent d'après des expériences préliminaires et précise qu'aucune approche statistique n'a été conduite.
Objectifs
Nos études sont centrées sur le cholangiocarcinome (CCA), une tumeur des voies biliaires, qui est un cancer rare, très résistant aux thérapies. Par conséquent, afin d'élucider les mécanismes physiopathologique de cette résistance, des modèles expérimentaux alternatifs ou substitutifs doivent être mis en œuvre au laboratoire pour réduire le nombre d’animaux. Nous avons donc pour objectif de développer notamment des modèles de culture cellulaire en 3 dimensions (3D) comme des organoïdes ou des sphéroïdes comportant plusieurs types cellulaires dans le but de récapituler la structure d’un tissu biliaire sain in vitro afin de le comparer à des modèles in vitro de tumeurs biliaires. Ainsi avec le développement de tels modèles expérimentaux, nous souhaitons réduire substantiellement le nombre d’animaux. Ces modèles alternatifs nous permettrons de progresser sur les mécanismes physiopathologiques du cancer des voies biliaires. Les objectifs sont de développer des modèles expérimentaux in vitro en culture en 3 dimensions (exemple : organoïdes) afin de recourir à des méthodes substitutives à l’utilisation d’animaux (R=remplacer), limiter le nombre d’animaux utilisés pour atteindre un même objectif scientifique (R=réduire) et assurer et renforcer le bien-être des animaux (R=raffiner).
Bénéfices attendus
Dans son ensemble, ce projet doit permettre de développer des nouveaux modèles expérimentaux in vitro de tissu sain biliaire. Les bénéfices attendus du projet sont 1/ de réduire drastiquement l’utilisation des animaux ; 2/ d’avoir à disposition des modèles expérimentaux nouveaux (ex = organoïdes) de tissus sains pour les comparer à des modèles in vitro de tissus tumoraux.
Procédures
Tous les animaux subiront une intervention chirurgicale unique et terminale sous anesthésie générale et analgésie d’une durée maximale de 15-20 minutes.
Impact sur les animaux
Les seuls actes réalisés sur les animaux seront effectués sous anesthésie et les nuisances sont donc celles associées à l’anesthésie. Les animaux ne se réveilleront pas à l’issue de l’anesthésie car l’euthanasie interviendra durant celle-ci.
Devenir
L'isolement cellulaire ne permet pas la survie des animaux. Les animaux seront donc tous euthanasiés à la fin des procédures pour perfusion ou explantation du foie qui est requis pour répondre aux objectifs scientifiques du projet.
Remplacement
Dans la mise en œuvre de ce projet, Un système vivant est nécessaire 1/ pour isoler toutes les populations cellulaires du foie grâce à des marqueurs spécifiques de chacune de ces sous populations et 2/ modéliser un tissu in vitro, en culture en 3 dimensions. Même s’il existe des lignées de cellules du foie, celles-ci ne sont pas représentatives des sous-populations cellulaires qu’il existe dans le foie et ne peuvent être étudiées qu'en culture primaire. Le modèle animal est donc indispensable dans le cadre de ce projet.
Réduction
Le projet impliquera un total de 115 animaux. Des expériences préliminaires réalisées au laboratoire, nous indiquent que ce nombre est suffisant pour développer nos modèles cellulaires en 3 dimensions. Aucune apporche statistique n'est réalisée.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie) et avec l'application de points limites stricts et spécifiques du projet.
Choix des espèces
La souris a été choisie pour isoler les différents types cellulaires du foie et ainsi développer des modèles expérimentaux alternatifs car 1/ nous pouvons avoir à disposition des cellulaires d'origine hépatiques facilement pour développer nos nouveaux modèles de culture en 3D et 2/ qu'il existe de nombreux outils commercialisés et à disposition dans la communité scientifique pour étudier les cellules provenant de souris. Les souris seront utilisées à l'âge adulte/jeune adulte, 5 à 8 semaines dont 1 semaine d’acclimatation.
Renforcer l’immunité des poulets grâce aux plantes dans leur alimentation
- Recherche appliquée
- Alimentation animale
Pour vérifier si des plantes ajoutées à l'aliment renforcent l'immunité des poussins, 120 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit trois prises de sang à la veine de l'aile, à 7, 21 et 28 jours, sur animal vigile maintenu couché sur le côté, deux tentatives au maximum par prélèvement. Les poussins arrivent des mêmes couvoirs que ceux destinés à la consommation et sont élevés dans les conditions standard de l'élevage de chair. À 35 jours, tous sont tués pour une dernière prise de sang et pour prélever le microbiote de leur intestin, geste qui exige leur mise à mort.
Objectifs
Ce projet cherche à comprendre comment certaines plantes peuvent aider les poulets à mieux développer leurs défenses immunitaires dès leur naissance. Le microbiote intestinal (ensemble des bactéries de l'intestin) joue un rôle clé dans la santé des animaux, mais son lien avec l'immunité est encore peu étudié chez la volaille. Un microbiote déséquilibré peut rendre les poulets plus vulnérables à certaines maladies, comme des infections respiratoires ou articulaires. Des recherches ont montré que certaines plantes pouvaient améliorer la santé intestinale et protéger certains organes. Ce projet teste donc l'effet d'une alimentation enrichie en plantes sélectionnées sur le microbiote intestinal et l'immunité des poulets. Pour mesurer cette réponse immunitaire, des prises de sang seront réalisées après la vaccination, à raison d'une prise par semaine pendant trois semaines. Les résultats permettront d'évaluer si ces plantes peuvent renforcer l'immunité des poulets, améliorer leur santé globale et limiter l'utilisation de médicaments, favorisant ainsi une production avicole plus durable et respectueuse du bien-être animal.
Bénéfices attendus
Cette étude cherche à vérifier si l'ajout de plantes dans l'alimentation des poussins dès les premiers jours de vie aide à bien orienter leur flore intestinale et à renforcer leur système immunitaire. Une bonne flore intestinale dès le départ pourrait améliorer leur santé, leur résistance face aux maladies et leur efficacité à répondre aux vaccins. Des poussins avec une meilleure immunité sont plus résistants au stress lié aux conditions d'élevage (chaleur, bactéries, virus), ce qui améliore leur bien-être. Si ces plantes montrent aussi des effets protecteurs sur d'autres organes, cela pourrait réduire l'usage de médicaments, contribuant ainsi à une approche plus durable pour la santé animale, humaine et environnementale.
Procédures
Les animaux seront soumis à 3 prélèvements sanguins au niveau de l'aile, espacés d'au moins une semaine : à 7 jours d’âge, à 21 jours d’âge et à 28 jours. Ces prélèvements sont réalisés sous contention d’animaux vigiles. La contention et la réalisation du prélèvement dure moins de 30 secondes.
Impact sur les animaux
La procédure de prise de sang est classée comme légère. Le sang veineux périphérique est prélevé au niveau de la veine alaire avec une contention légère. Le poulet est maintenu par un animalier habilité, allongé sur le côté avec l’aile bien à plat. L’oiseau pourra ressentir un stress dû à cette contention, le geste sera réalisé de la manière la plus douce par un animalier habitué à manipuler les oiseaux. Une deuxième personne également habilitée à l’expérimentation réalise le prélèvement sanguin qui dure moins de 30 secondes. L’animal pourra ressentir une douleur légère égale à l’introduction d’une aiguille. Seules 2 tentatives de prélèvement sont réalisées. Si une anomalie est détectée sur le point de ponction, le prélèvement sera alors réalisé sur l’autre aile. Au-delà de 2 tentatives, en cas d’échec, la prise de sang n’est pas réalisée afin de limiter le stress des animaux. Aucune anesthésie ni antidouleur n'est nécessaire, car la procédure est rapide et peu invasive, avec une très petite quantité de sang prélevée.
Devenir
A la fin de la procédure, les animaux seront élevés jusqu'à 35 jours d'âge comme dans un élevage standard de poulets. Les 120 poulets ayant été prélevés en sang au cours du projet seront euthanasiés à la station expérimentale afin de réaliser un dernier prélèvement de sang, ainsi qu’un prélèvement de flore intestinale (microbiote caecal) qui nécessite l’euthanasie de l’animal.
Remplacement
Ce projet s’intéresse au lien entre l’alimentation, la flore intestinale et le système immunitaire du poulet. Comme ces interactions complexes ne peuvent pas être reproduites en laboratoire par des méthodes in vitro, l’étude doit être réalisées sur des animaux.
Réduction
Pour évaluer l'effet des plantes sur la réponse immunitaire, il est nécessaire de suivre au moins 30 poulets par groupe. Chaque poulet est prélevé 3 fois car le niveau d'anticorps peut varier d'un animal à l'autre et évoluer dans le temps. Le nombre d'animaux a été calculé à partir de données scientifiques pour garantir des résultats fiables à partir d’un nombre d’animaux le plus faible
Raffinement
Plusieurs mesures sont intégrées dans la mise en place de la procédure afin de réduire les nuisances sur le bienêtre des poulets. D’abord, le premier prélèvement n’a lieu qu’après une période d’adaptation du poussin à son nouvel environnement d’une durée de 7 jours. Si il est constaté que des animaux à prélever présentent un état de santé affaibli alors ils sont retirés de la procédure et ne sont pas prélevés. Afin de réduire ou supprimer la douleur, des points limites sont mis en place et seules 2 tentatives de prélèvement sanguins sont réalisées. De plus, une surveillance accrue des animaux est réalisée dans les heures et le jour suivant la procédure afin de détecter tout signe de douleur et assurer la prise en charge (mise hors essai de l’animal par exemple). La procédure de prise de sang est réalisée en condition de lumière réduite afin que les animaux soient calmes. Par ailleurs les autres manipulations des animaux sont réduites afin de réduire les autres sources potentielles de stress. Les oiseaux sont élevés dans les conditions d’élevage standard de 1 jour à 35 jours. Un apport supplémentaire d’aliment est réalisé directement sur la surface du module (en plus de la mangeoire) pendant les 3 premiers jours pour faciliter l’accès à l’aliment. Les conditions de température et d’hygrométrie respectent les besoins de l’espèce et sont contrôlées quotidiennement afin de préserver leur bien-être.
Choix des espèces
L’espèce choisie est le poulet de chair car il s’agit de l’espèce cible. Les poussins utilisés dans cette étude sont issus des mêmes élevages que ceux destinés à la consommation. Ils arrivent à l'âge d'un jour, comme dans les élevages classiques. Le premier prélèvement sanguin est réalisé à 7 jours pour leur laisser le temps de s'habituer à leur nouvel environnement. À cet âge, les poussins ont grandi (environ 213 g contre 42 g à la naissance) et peuvent donner une petite quantité de sang sans impact sur leur santé. L'objectif du projet est d'étudier comment leur système immunitaire se développe, notamment après la vaccination. En élevage, les poulets sont vaccinés très tôt car ils sont sensibles aux maladies dès les premières semaines. Le suivi à J7, J21 et J28 permet de comprendre comment leur organisme réagit avant et pendant cette période critique. Les oiseaux seront gardés jusqu'à 35 jours, ce qui correspond à la durée d'élevage habituelle des poulets de chair.
Effet du bruit chronique sur la capacité d’adaptation et de prédation de la seiche commune.
- Recherche appliquée
- Bien-être animal
- Maladies animales
- Recherche fondamentale
- Éthologie / comportement / biologie animale
- Oncologie
Soixante-deux seiches communes juvéniles vont vivre trente jours sous un son continu de 140 décibels, et les 124 individus du protocole subissent chacun deux captures à l'épuisette et un "test de surprise" par stimulation sonore graduelle. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance léger. Le projet part du constat que le bruit des navires nuit à la vie marine, et il classe pourtant trente jours d'exposition continue en nuisance légère, la rubrique des effets néfastes reprenant mot pour mot celle des procédures sans rien y ajouter. Aucune n'est tuée, toutes sont remises en mer près du lieu où leurs œufs ont été récoltés.
Objectifs
L’Union Européenne identifie les bruits sous-marins comme une préoccupation environnementale importante, soulignant la nécessité de maintenir des niveaux de bruit qui ne nuisent pas aux écosystèmes marins. Le transport maritime a considérablement augmenté les niveaux de bruit sur les principales routes de navigation au cours des 50 dernières années. Compte tenu de l’évolution rapide du paysage sonore océanique, il est urgent de mener des recherches plus approfondies sur les effets du bruit anthropique sur la vie marine. Ces recherches sont essentielles pour élaborer des politiques efficaces et protéger la santé des océans. Actuellement, la plupart des études se concentrent sur l'effet des sons sur les vertébrés marins. Pour bien comprendre et atténuer les effets de la pollution sonore, il est essentiel d’élargir le champ de la recherche pour inclure un plus large éventail d’espèces et de fréquences sonores. Malgré leur importance écologique et économique, l'impact de l'augmentation du bruit anthropique sur les céphalopodes a été relativement peu étudié. Les céphalopodes, dont la seiche commune, détectent les sons et sont sensibles à leur environnement acoustique. Ce projet veut mettre en évidence l’impact du bruit chronique sur (1) le développement embryonnaire, et (2) la capacité de prédation chez la seiche commune.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à étudier comment le son pourrait affecter la phase de développement embryonnaire de la seiche commune : temps d’incubation, taux d’éclosion, et taille des nouveau-nés. Par ailleurs, ce projet ambitionne de déterminer l’impact du son sur la première alimentation, les capacités à s’adapter à de nouvelles proies, et la résilience du juvénile face aux perturbations d’environnement sonore.
Procédures
Sur la période d’expérimentation (30 jours), les juvéniles ((nombre= 124) subiront chacun deux captures à l’épuisette (nuisance légère d’une dizaine de seconde). Un lot de 62 individus sera soumis en continu à un son (140dB ; 1 Hz-1 kHz) durant toute la durée de l’expérimentation (nuisance légère, 30 jours). Tous les individus subiront un « test de surprise » qui consiste en une stimulation sonore graduelle (nuisance légère, moins de deux minutes).
Impact sur les animaux
Sur la période d’expérimentation (30 jours), les juvéniles ((nombre= 124) subiront chacun deux captures à l’épuisette (nuisance légère d’une dizaine de seconde). Un lot de 62 individus sera soumis en continu à un son (140dB ; 1 Hz-1 kHz) durant toute la durée de l’expérimentation (nuisance légère, 30 jours). Tous les individus subiront un « test de surprise » qui consiste en une stimulation sonore graduelle (nuisance légère, moins de deux minutes).
Devenir
A la fin de l’expérimentation, les animaux sont replacés dans le milieu naturel à proximité du lieu de récolte des œufs.
Remplacement
Ce projet est un projet de recherche fondamentale qui cherche à appréhender l’impact du son sur le développement embryonnaire et le comportement de prédation chez la seiche commune. La perception du son et le développement des organes associés nécessite un organisme entier intègre. Il n’y a pas d’alternative in vitro à l’heure actuelle.
Réduction
La mise en place de collecteurs (support de ponte artificiel) relevés quotidiennement dans le milieu naturel permet de récolter le nombre d’œuf nécessaire pour la réalisation de cette expérimentation en s’affranchissant de la conservation d’un stock de géniteurs en laboratoire. Il n’y a donc pas de maintenance de géniteurs sauvages. Le nombre de juvéniles est réduit mais optimisé pour cette expérimentation afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables. A la fin de l’expérimentation, tous les animaux sont replacés dans le milieu naturel à proximité du lieu de récolte des œufs.
Raffinement
Les juvéniles éclos sont placés dans des bacs répondant aux exigences de la Directive Déléguée. Un enrichissement environnemental est mis à disposition des animaux sous la forme d’une cachette (pièce pvc) et d’un tapis imitation « sable » sous les aquariums. De plus, les juvéniles sont nourris à satiété quotidiennement avec des proies vivantes leur permettant d’exprimer un comportement naturel de chasse. Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement par une feuille de suivi permettant de quantifier l’expression de points limites en expérimentation.
Choix des espèces
Les céphalopodes sont les seuls mollusques possédant des capacités cognitives et des comportements élaborés. Les céphalopodes, dont la seiche commune, détectent les sons et sont sensibles à leur environnement acoustique. Le développement de la seiche commune est court et direct, aboutissant à des juvéniles bien développés à l’éclosion facilitant la mise en œuvre de cette étude.
Etude de la réponse à la stimulation hormonale de l’ovaire chez un modèle de syndrome des ovaires polykystiques
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système urogénital
Vingt injections sous-cutanées quotidiennes entre les épaules, puis deux injections intrapéritonéales aux jours 21 et 23: 180 souris femelles de un à trois mois vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever les tissus. L'induction du syndrome des ovaires polykystiques peut provoquer des épisodes douloureux au niveau ovarien, et les injections sous-cutanées des zones d'irritation. Le projet cherche des biomarqueurs qui prédiraient une réponse anormale à la stimulation hormonale, dont le risque d'hyperstimulation est accru chez les patientes atteintes de ce syndrome et suivies en procréation médicalement assistée. Le porteur ne nomme ni la substance qui induit le syndrome ni l'hormone injectée ensuite, et ne donne aucun chiffre à l'appui de l'effectif de 180 souris qu'il déclare avoir "restreint au maximum".
Objectifs
Le projet vise à comprendre le rôle des mécanismes qui permettent de controler la quantité de cholestérol à l'intérieur de la cellule, dans l'apparition du syndrome des ovaires polykystiques. Ce syndrome touche environ 10% des femmes en âge de procréer, il conduit à des troubles important de la fertilité et à des symptômes qui, chez certaines patientes, vont affecter leur qualité de vie. Par ailleurs, ces troubles de fertilité conduisent un large nombre de femmes à avoir recours aux techniques de procréation médicalement assistées dans le cadre d'un projet de parentalité. Ceci implique donc le recours à une stimulation hormonale de ces patientes qui présentent un risque clinique identifier d'hyperstimulation dont les conséquences peuvent être très délétaires. Il est important de noter que le risque d'hyperstimulation est très fortement augmenté chez les patientes souffrant du syndrome des ovaires polykystiques. Il a été montré que ces récepteurs jouent un rôle clé dans la réponse à la stimulation hormonale de l'ovaire. L'objectif principal du projet est donc de préciser leurs rôles dans l'apparition du syndrome des ovaires polykystiques. L'objectif secondaire sera d'identifier des biomarqueurs prédictifs de la réponse à la stimulation ovarienne associé à leur dysfonctionnement.
Bénéfices attendus
Les bénéfices seront de mettre en évidence une liste de biomarqueurs prédictifs potentiels d'une réponse anormale à la stimulation hormonale au cours d'un protocole de procréation médicalement assistée. Ces candidats seront par la suite utilisé à des fin de recherche translationnelle pour éprouver leur valeur prédictive en qualité de biomarqueur en clinique humaine.
Procédures
Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Injection sous cutanée quotidienne en position interscapulaire avec un volume de 0,1mL pendant 20 jour > nombre : 20 > durée : intervention de 20 à 60 secondes Injection intraperitonéale jour 21 et 23 avec un volume maximum de 0,15mL > nombre : 2 > durée : intervention de 20 à 60 secondes
Impact sur les animaux
L'induction du syndrome chez la souris, comme dans l'espèce humaine peut conduite à un impact sur la qualité du bien être suite à des épisodes douloureux au niveau ovarien. Les injections sous cutanée peuvent provoquer des zones d'irritations.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de protocole pour prélèvements et analyses des tissus.
Remplacement
Les mécanismes qui conduisent à l'émergence du syndrome des ovaires polycystiques doivent être étudier à l'échelle de l'ensemble du tissu ovarien. Cette étude ne peut-être conduite que sur modèle animaux car il n'existe pas à ce jour de modèle alternatif pour modéliser la complexité du SOPK lors de la réponse à une stimulation hormonale.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été restreint au maximum et définit pour obtenir une puissance statistique satisfaisante à l’issue du protocole pour l'ensemble du projet. Ce nombre a été défini en s'appuyant sur les études antérieures menées dans la littérature, ce qui permet d'évaluer la variance attendue dans chaque groupe et d'en définir l'effectif optimal.
Raffinement
Un suivi régulier tout au long du protocole sera mis en place pour évaluer l’apparition de signe de douleur et une prise en charge par traitements antalgiques (anti-inflammatoires). Des points limites seront mis en place et suivi lors de la visite quotidienne, ainsi que lors des pesée réalisée tous les 2 jours. Un enrichissement renforcé est prévu pour les animaux en protocole (tube cartoné, pad fibres, buchettes de bois). Une manipulation low-stress sera effectué tout au long du protocole (prise en main en coupelle, contention minimale lors des injections, renforcement positif avant le debut du protocole pour habituer les animaux à l'expérimentateur). Les animaux seront hébergés dans des cages par 2 à 4 pour conserver leurs interactions sociales. Les injections seront réalisées par voie intraperitonéale pour les hormones de stimulation, par voie sous cutanée pour l'induction du syndrome ou pour le traitement antalgique. La pesée des animaux sera réalisée toutes les semaines.
Choix des espèces
Les mécanismes qui conduisent au développement du syndrome des ovaires polycystiques et les raisons de la réponse anormale à une stimulation hormonale sont très peu connue. L’accès à du tissu humain est possible, mais limité aux cellules du cumulus produit suite à l'ovulation. L'obtention de tissu ovarien issu de patientes atteintes de ce syndrome est impossible. En effet, ni exérèse, ni prélèvements sur l'ovaire ne sont indiqués dans cette situation clinique. Ainsi, l’exploration phénotypique et la caractérisation des dysfonctionnements sur l'ensemble de l'ovaire ne peut être conduite que sur des modèles animaux. Le modèle souris est celui le plus décrit dans la littérature. Nous utiliserons des femelles post-pubertaires, entre 1 et 3 mois, les animaux doit être en âge de se reproduire au sortir du protocole d'induction du syndrome des ovaires polykystiques.
Développement de stratégies d’immunothérapie et de prévention des infections causées par des virus de classe 4.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Aucun n'est tué, tous pourront être réutilisés après avis du vétérinaire: 88 macaques à longue queue vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 40 d'entre eux et modéré pour 48. Chacun est anesthésié pour chaque acte, saigné jusqu'à cinq fois dans la même journée puis deux fois par semaine pendant quatre à huit semaines, soit seize prélèvements au maximum, et soumis à quatre lavages broncho-alvéolaires. Les immunisations peuvent provoquer fièvre, vomissements et baisse d'appétit, les prises de sang répétées une chute du volume sanguin et du nombre de globules rouges. Le projet vise à produire des anticorps contre les virus Ebola, Marburg, Lassa ou Nipah dans un cadre de préparation aux menaces biologiques, et le porteur fixe ses groupes à deux animaux en précisant qu'il n'est "pas prévu d'analyse statistique dans ce projet".
Objectifs
Dans un contexte international instable et suite à la pandémie de COVID 19, l’Union Européenne (UE) fait face à de nouvelles menaces, notamment radiologiques, biologiques et chimiques. Afin de s’en prémunir et s’en protéger, le développement de traitements sûrs, efficaces et approuvés par les instances européennes est nécessaire. De nombreux agents pathogènes (bactéries ou virus) peuvent être détournés pour être utilisés comme arme biologique, comme les virus de classe 4 (VC4) : virus Ebola, Marburg, de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (VCCHF), Nipah, Lassa, etc... Ces virus se caractérisent par leur très haute dangerosité avec un taux de mortalité élevé en cas d’infection, un fort pouvoir de dissémination et l’absence de vaccins et traitements efficaces à leur égard, à l’exception du virus Ebola, contre lequel des vaccins ont été mis sur le marché ces dernières années. L’une des barrières au développement d’un traitement efficace contre ces virus est la multiplicité des versions pour un même virus. Un traitement serait d’autant plus efficace contre un virus s’il agissait sur plusieurs de ses versions. Une étude récente a obtenu des résultats encourageants avec l’utilisation de molécules de l’immunité, appelées anticorps, obtenues chez des patients rétablis qui avaient contracté le virus Lassa. L’administration de ces anticorps à des animaux modèles les protège contre l’infection avec ce même virus. Lorsque des échantillons de patients rétablis ne sont pas disponibles, il est possible d’induire la production de ces anticorps chez l’animal, par immunisation (c’est-à-dire par stimulation du système immunitaire par des antigènes). Par ailleurs, les anticorps provoquent peu d’effets secondaires et ont été utilisés avec succès pour prévenir et traiter d’autres infections telles que le SARS-Cov2 ou la grippe. La découverte d’un tel anticorps contre un VC4 ouvre également des pistes prometteuses pour le développement de vaccins contre ces virus. Les objectifs de ce projet sont donc les suivants : - Isoler des anticorps contre certains VC4 chez des modèles animaux (plusieurs virus seront testés) primates immunisés par une combinaison de protéines virales ; - Étudier l’inocuité et la distribution dans le sang (pharmacocinétique) d’anticorps anti-VC4 chez le modèle animal primate.
Bénéfices attendus
Il n’existe à ce jour aucun vaccin ou traitement efficace contre les virus de classe 4 à l’exception de vaccins contre le virus Ebola. Face au risque grandissant de pandémies et à l’instabilité politique internationale, il est nécessaire de se préparer à toute menace biologique qui pourrait apparaitre avec l’un de ces agents. Le bénéfice attendu de ce projet est donc de disposer, au sein de l’Union Européenne, de traitements efficaces et spécifiques contre certains virus hautement pathogènes, et pouvant être administrés avant ou après un contact avec ces agents.
Procédures
Les animaux subiront des anesthésies pour tous les prélèvements ou les interventions : • Prélèvement de sang, jusqu’à 5 fois par jour pendant la première journée, une fois par jour pendant la première semaine puis deux fois par semaine. Le suivi dure 4 à 8 semaines (max de prélèvements :16). Un prélèvement de sang prend environ 5 minutes par animal. • Immunisation par injections), au maximum 5. Une injection prend environ 10 secondes • Lavage broncho-alvéolaire, 1 fois max/semaine. Un lavage prend environ 30 secondes par animal, maximum 4 fois durant l’étude.
Impact sur les animaux
Effets indésirables éventuels liées à l’immunisation : réaction locale au point d’injection, rougeur, démangeaison, fatigue, baisse d’appétit, vomissement, fièvre peu intense durée de 24 à 48h Effets indésirables éventuels liées aux prises de sang et anesthésies répétées : baisse transitoire légère à modérée du volume sanguin et du nombre de globules rouges, fatigue, perte de poids mineure, hématome au point de prélèvement, baisse d’appétit, baisse de la température.
Devenir
Tous les animaux pourront être réutilisés, après avis favorable du vétérinaire de l’installation.
Remplacement
Nous utiliserons des modèles animaux primates pour obtenir des anticorps les plus proches possibles des anticorps humains. L’utilisation d’un organisme vivant permet d’obtenir une complexité de réponse qu’il n’est pas possible d’obtenir in-vitro. Tous les anticorps produits seront dans un premier temps testés in-vitro pour leur capacité à se lier à leur antigène. Dans un second temps, des essais fonctionnels permettront de ne sélectionner que les plus prometteurs pour être ensuite testés in-vivo. Nous utiliserons des animaux vivants pour déterminer les paramètres pharmacocinétiques des anticorps préventif et thérapeutiques obtenus qui ne peuvent pas être obtenus in-vitro.
Réduction
Dans un premier temps nous incluerons deux animaux par groupe. Un seul animal par groupe ne serait pas significatif compte tenu de la variabilité individuelle. Si les deux premiers animaux ne permettent pas d’atteindre les objectifs du projet, deux autres seront inclus pour un maximum de 4 animaux. Nous prévoyons de développer au maximum 10 anticorps, soit un maximum de 40 animaux. Pour la seconde procedure, nous prévoyons également 2 animaux par groupe, pour les mêmes raisons, et au maximum 3 doses testées par anticorps, soit 6 animaux au maximum par anticorps. Nous prévoyons de tester au maximum 8 anticorps, soit un maximum de 48 animaux. Il n’est pas prévu d’analyse statistique dans ce projet.
Raffinement
Suivi quotidien Les animaux seront suivis quotidiennement de visu par du personnel qualifié, dont un vétérinaire. Des points limites adaptés ont été définis. Anesthésies Toutes les interventions seront réalisées sous anesthésie pour éviter d’éventuelles douleurs et diminuer le stress des animaux. Les prélèvements seront, lorsque possible, groupés lors d’une seule anesthésie. Afin de prévenir le risque de vomissements à l’anesthésie, les animaux seront préalablement mis à jeun (8 heures minimum avant l’anesthésie). Si des troubles alimentaires ou une perte de poids est observée, une diversification/complémentation alimentaire sera instaurée (, fruits secs, fruits frais additionnels, croquettes enrichies, friandises enrichies etc.). Prélèvements Les prélèvements consistent uniquement en des prises de sang, qui seront réduites au minimum. Le volume sanguin cumulé sur une semaine est calculé pour respecter les limites établies. La quantité de sang prélevée pourra être diminuée ou les prélèvements espacés en cas d’anomalie sanguine constatée lors du suivi. Hébergement • Les animaux seront hébergés en groupe tout au long de l’étude, sauf avis contraire des vétérinaires. Si un animal est amené à être mis en individuel, c’est-à-dire sans contact physique avec les autres animaux tout en conservant un contact visuel et la possibilité d’interagir avec eux, des mesures compensatoires seront être mises en place
Choix des espèces
Le modèle animal macaque a été sélectionné pour cette étude car leurs réponses immunitaires aux vaccins sont similaires à celles de l’homme, les techniques d’exploration de leur réponse immunitaire sont disponibles et maitrisées, contrairement à d’autres modèles, et les anticorps induits sont proches des anticorps humains. De plus, l’évaluation de l’efficacité des anticorps faite en aval de ce projet sera réalisée chez le macaque. Il est donc nécessaire de caractériser la distribution sanguine chez le macaque. Le système immunitaire et la réponse immune évoluent en fonction du stade de développement et de l’âge des animaux. Pour obtenir une réponse immunitaire complète, il est donc nécessaire d’utiliser des animaux matures (deux ans minimum).
Identification et sélection de biomarqueurs d’imagerie chez un modèle murin de dystrophie myotonique de type 1 dans le cadre d’une étude translationnelle.
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Jusqu'à huit examens d'IRM de quatre heures chacun, sous anesthésie générale, espacés de 72 heures au minimum: 88 souris porteuses d'une mutation de dystrophie myotonique vont être utilisées, 44 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 44 un niveau modéré. Toutes sont tuées pour prélever les organes et comparer les images aux lésions microscopiques. Le porteur reconnaît que l'anesthésie répétée peut causer hypothermie et difficultés cardio-respiratoires, avec un risque rare de non-réveil, et que la modification génétique entraîne retard de croissance, faiblesse musculaire, anxiété et pousse anormale des incisives. Le détail du raffinement couvre le maintien de la température, le gel ophtalmique et la surveillance respiratoire pendant l'imagerie, sans un mot sur la prise en charge de ces incisives qui poussent de travers.
Objectifs
La dystrophie myotonique de type 1 (DM1) est une maladie neuromusculaire héréditaire rare présentant en plus des symptômes musculaires typiques, des altérations du cerveau comme des troubles de l’attention, une somnolence diurne fréquente ou un retard intellectuel. Grâce aux études préliminaires menées chez un modèle souris de la pathologie, nous avons pu mettre en évidence des défauts cellulaires déclenchés par une mutation spécifique retrouvée chez différents types cellulaires présents dans le cerveau. Cependant, nous ignorons encore dans quelle mesure ces altérations affectent le cerveau dans son ensemble et plus localement à l’échelle microscopique au cours du vieillissement et de la progression de la maladie. L’objectif du projet sera donc d’étudier la progression des défauts structurels et cellulaires dans le cerveau au cours du temps. Pour cela, nous utiliserons des techniques avancées de neuroimagerie par imagerie par résonance magnétique (IRM) ainsi que des analyses histologiques et moléculaires dans le modèle de souris de la dystrophie myotonique de type 1.
Bénéfices attendus
Bien que la dystrophie myotonique de type 1 (DM1) soit une maladie rare, sa prévalence est évaluée à 4,8 sur 10 000 en 2021, ce qui fait de cette maladie la maladie neuromusculaire la plus fréquente chez l’adulte. Ce projet présentera des bénéfices à court terme puisque cette étude s’inscrit dans une étude translationnelle. En effet, ce projet permettra d’optimiser le protocole d’imagerie qui sera réalisé en recherche clinique chez les patients atteints de cette maladie à la suite de cette étude chez les souris, en se concentrant notamment sur les indicateurs d’imagerie par résonance magnétique (IRM) qui se seront révélés sensibles aux altérations cérébrales chez les souris malades par rapport aux souris contrôles. A long terme, ce projet pourrait également nous permettre de mieux comprendre les phénomènes sous-jacents conduisant aux altérations cognitives chez les patients atteints de dystrophie myotonique de type 1. Cette meilleure compréhension de la maladie pourrait ensuite amener à identifier des pistes thérapeutiques pour améliorer la prise en charge des patients pour lesquels il n’existe à ce jour aucun traitement.
Procédures
Tous les animaux réaliseront des examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) sous anesthésie générale (durée de 4h maximum par examen et 8 examens d'imagerie maximum par animal, avec 72h minimum entre chaque examen). Tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
Les anesthésies nécessaires pour les examens d'iimagerie par résonance magnétique peuvent causer une hypothermie et des difficultés cardio-respiratoires. Il existe aussi un risque rare de non-récupération de la vigilance suite à l’anesthésie. La modification génétique des animaux sera liée à un retard de croissance, une faiblesse musculaire, des anomalies du comportement (anxiété) et une pousse anormale des incisives.
Devenir
A l’issue de la procédure, tous les animaux seront euthanasiés afin de prélever les organes d’intérêt pour réaliser des analyses histologiques ou de biologie moléculaire dans le cadre de l’évaluation des altérations à l’échelle microscopique.
Remplacement
Différents modèles cellulaires ont largement été utilisés pour étudier les aspects moléculaires et cellulaires de la dystrophie myotonique de type 1 (DM1) et évaluer l’efficacité de traitement potentiels. Or cette maladie est une maladie qui touche de nombreux organes. Il est donc fondamental de réaliser les études sur un organisme vivant et entier afin que les divers organes touchés soient bien considérés, c’est pourquoi notre choix s'est orienté vers les modèles de souris transgéniques, modèles classiques d'étude de certaines maladies et pour lesquelles il existe un modèle de dystrophie myotonique de type 1 qui nous intéresse ici. Ces souris transgéniques sont un modèle fiable et reproductible pour étudier les mécanismes à l’origine de la pathologie cérébrale observée chez les patients atteints de dystrophie myotonique de type 1.
Réduction
Le nombre d’animaux est réduit au maximum, nous utiliserons au total 88 souris. Une première étude test menée sur 16 animaux (4 animaux par groupe), nous permettra d'optimiser le protocole d'imagerie par résonance magnétique (IRM). L’étude principale longitudinale par imagerie par résonance magnétique (IRM) nous permet de réduire le nombre d’animaux en examinant 3 temps successifs sur les mêmes animaux (2 mois, 4 mois et 1 an). Notre expertise dans le domaine ainsi que les dernières études (moléculaires et histologiques) réalisées sur le modèle souris de la dystrophie myotonique de type 1 que nous utiliserons, nous permettent d’estimer que 12 animaux par groupe seront nécessaires pour déterminer les paramètres d’imagerie les plus pertinents à utiliser pour l’étude clinique par la suite. Nous avons donc fixé des effectifs à 18 animaux par groupe, afin d’avoir 12 animaux au dernier temps d’imagerie (1 an), sachant qu’une partie de la cohorte sera euthanasiée après les imageries réalisées à 2 mois et 4 mois d‘âge (3 animaux par groupe à chaque temps) afin de réaliser les études à l‘échelle microscopique et les comparer avec les observations d'imagerie par résonance magnétique réalisées.
Raffinement
Les animaux seront observés à leur arrivée et transférés en zone d’hébergement avec les mêmes congénères, de l’enrichissement (buchettes à ronger, nids) dans des cages ventilées et dans des conditions contrôlées de température, hygrométrie et éclairage. Ils bénéficieront d’une période d’acclimatation d’une semaine avant leur entrée en procédure. Avant l’imagerie, les souris sont laissées 20 minutes dans la pièce de préparation puis observés pour vérifier leur bon état de santé. L’imagerie est réalisée sous anesthésie générale. Un anesthésique local est appliqué au niveau des points d'appui du système de maintien de l’animal pendant l’imagerie, un gel ophtalmique est appliqué pour éviter la déshydratation oculaire. La température de l'animal est surveillée et maintenue à température physiologique durant toute la durée de l’anesthésie (tapis chauffant, système de circulation d'eau chaude intégré au berceau et chambre de réveil chauffée). Un capteur de pression respiratoire permettra de contrôler la respiration de l’animal durant toute la durée de l’anesthésie également. La profondeur de l’anesthésie est contrôlée pendant l’examen (4 heures maximum) via le rythme respiratoire. La procédure sera immédiatement arrêtée et l’animal sorti pour vérification en cas d’atteinte de points limites établis (respiration trop lente ou rapide, température corporelle anormale). Le réveil de l’animal sera surveillé. Les animaux bénéficieront d’un délai de récupération de 72 heures minimum entre deux examens d'imagerie. Dans tous les cas leur bonne récupération sera validée avant la réalisation d’un nouvel examen. Une partie des animaux engagés présentent un phénotype dommageable dû à leur modification génétique qui se manifestera principalement par une anxiété accrue et des problèmes moteurs. Ils seront surveillés quotidiennement par la zootechnie et un membre de l‘équipera se chargera une fois par semaine de peser et d‘observer les animaux. En cas de signes de mal être, un avis sera demandé au vétérinaire et à la structure en charge du bien-être animal. Des points limites et une grille de score sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale.
Choix des espèces
Les rongeurs sont les principales espèces utilisées sur la plateforme d’imagerie. La dystrophie myotonique de type 1 est une maladie qui touche plusieurs organes nécessitant donc de travailler sur un modèle d’organisme vivant et entier afin que les divers organes touchés soient bien considérés. La souris présente une forte homologie génétique avec l’humain, son génome est connu et de nombreux outils de modification génétiques sont disponibles pour le modifier. Ceci permet la modélisation de nombreuses pathologies humaines avec cette espèce. Pour l’étude de la dystrophie myotonique de type 1 il existe un modèle de souris transgéniques bien caractérisée qui nous permettra d'étudier les mécanismes moléculaires et cellulaires qui découlent de cette modification génétique. De plus, leur taille permet de les utiliser dans des scanners d’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour acquérir des images en 2, 3 ou 4 dimensions (3 dimensions spatiales et une dimension temporelle) capables de donner des détails anatomiques et fonctionnels qui contribuent à répondre aux questions scientifiques posées. Les souris (mâles et femelles) seront âgées de 7 semaines à 1 an et deux semaines. D’après nos études préliminaires les stades précoces de la maladie (souris âgées de 2 à 4 mois) montrent des signes moléculaires et cellulaires plus importants qu’aux stades plus tardifs (supérieur à 6 mois), ce qui facilite la mise en place du protocole d’imagerie. Une partie des souris âgées de 7 semaines à 4,5 mois serviront donc à établir le protocole d'imagerie. Le reste des souris servira quant à lui à suivre de façon longitudinale l’évolution de la pathologie du jeune adulte (2 mois) au stade plus tardif de la maladie (1 an).
Évaluation de l’effet de nouvelles molécules sur la multiplication des cellules du cancer du sang
- Recherche appliquée
- Cancers
Valider chez la souris trente-deux combinaisons de médicaments déjà testées sur cellules leucémiques humaines, en vue d'essais cliniques: 1 272 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont irradiées quatre-vingt-dix secondes, greffées par voie intraveineuse avec des cellules de leucémie aiguë myéloïde prélevées chez des patients, saignées à la joue chaque semaine et ponctionnées au fémur jusqu'à six fois sous anesthésie. La maladie ainsi installée peut provoquer une perte de poids importante, une déshydratation, une hypothermie et des changements de comportement, avant des traitements administrés par voie orale ou abdominale pendant deux à quatre semaines. Le porteur affirme qu'il est "indispensable" d'obtenir des preuves d'efficacité chez des animaux vivants, et justifie ses effectifs par les seules études antérieures du laboratoire.
Objectifs
La leucémie aiguë myéloïde (LAM) est un type de cancer du sang où des cellules se multiplient rapidement et ne fonctionnent pas correctement. Ces cellules se retrouvent dans la moelle osseuse et dans le sang, ce qui empêche le sang d’accomplir ses fonctions normales. Le taux de survie à 5 ans pour les personnes atteintes de LAM est faible. Les cellules de LAM présentent souvent plusieurs altérations génétiques qui influencent leur développement et l’évolution de la maladie Ces modifications génétiques persistent tout au long de la maladie, ce qui permet à certaines cellules de survivre au traitement et de provoquer des rechutes. Pour traiter cette situation, des médicaments ont été développés pour bloquer l’expansion des cellules leucémiques. Des essais cliniques ont montré que ces traitements peuvent réduire le nombre de cellules leucémiques ayant ces altérations et améliorer la réponse au traitement. Cependant, d’autres modifications génétiques peuvent rendre ces cellules résistantes aux médicaments, et de nouvelles altérations peuvent apparaître au fil du temps, rendant le traitement moins efficace. Dans ce projet, nous cherchons à tester de nouveaux médicaments, seuls ou en combinaison avec ceux existants, pour surmonter la résistance aux traitements actuels. Des tests en laboratoire ont déjà été réalisés sur plusieurs types de cellules leucémiques de patients, et certains médicaments ont montré des résultats prometteurs. Cependant, pour vérifier si ces traitements sont efficaces et sûrs, il est nécessaire de les tester sur des modèles vivants de souris. Ces modèles, appelés xénogreffes dérivées de patients, permettent de recréer les conditions réelles de la maladie en transplantant les cellules leucémiques de patients dans des souris. Ils sont très utiles car ils reflètent bien la diversité des tumeurs humaines, ce qui nous permet de tester les médicaments dans des conditions proches de celles des patients. En résumé, l’objectif de ce projet est de valider les résultats obtenus en laboratoire en les testant sur des modèles vivants afin de pouvoir envisager leur utilisation dans des essais cliniques chez l’homme.
Bénéfices attendus
Nos travaux visent à tester un nouveau traitement, ayant des résultats prometteurs sur culture de cellules cancéreuses dans des modèles de souris avant de le tester chez l’homme. L’objectif est de trouver une stratégie efficace et bien tolérée, afin d'améliorer le pronostic des patients atteints de leucémie aiguë myéloïde..
Procédures
Pour la mise en place du modème d'étude, un groupe d’animaux sera irradié (durée 90s) pour favoriser la prise de greffe, puis les cellules cancéreuses humaines seront injectées (3 à 6h plus tard) par voie intraveineuse (veine de la queue; durée: 2 min sur souris éveillées). Des prélèvements sanguins au niveau de la veine de la joue seront réalisés chaque semaine (durée: 1 min) et un prélèvement de moelle osseuse au niveau du fémur sera effectué toutes les deux semaines sous anesthésie (durée: 5 min; maximum 6 prélèvements) si aucune cellule humaine n'est détectable dans le sang. Une fois la maladie installée, différents traitements seront administrés en fonction du groupe une fois par jour : 1. Un premier groupe recevra un médicament par injection abdominale tous les 2 jours pendant 2 semaines (durée de l'injection: 30s, sur souris éveillée). 2. Un deuxième groupe recevra un autre médicament par voie orale 3 jours par semaine pendant 4 semaines ((durée de l'injection: 1 min, sur souris éveillée). 3. Un troisième groupe recevra un autre traitement par voie orale pendant 5 jours par semaine pendant 3 semaines. 4. Un quatrième groupe recevra un médicament similaire pendant 3 semaines. 5. Un cinquième groupe recevra un autre médicament par voie orale pendant 4 semaines. 6. Un sixième groupe recevra un traitement combiné de médicaments par voie orale pendant 3 à 4 semaines, en fonction de la combinaison. Des groupes supplémentaires recevront des traitements combinés de ces médicaments selon différents protocoles.
Impact sur les animaux
Le développement de la maladie peut entrainer une importante perte de poids, un changement de comportement, de mobilité, une déshydratation et/ou une hypothermie. L’administration orale d’un traitement peut entrainer une possible irritation du tube digestif. Les différents prélèvements et injections peuvent générer un stress et une éventuelle gêne temporaire surtout après le prélèvement de moëlle osseuse.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de protocole pour prélever la moelle osseuse et la rate afin de caractériser l’effet du traitement sur l’expansion des cellules cancéreuses.
Remplacement
Nous avons dans un premier temps tester sur des cellules cancéreuses humaines 32 conditions différentes afin d'identifier les combinaisons les plus efficaces. Néanmoins, nous devons valider à l'aide d'un modèle d'étude de souris ces résultats. En effet, les cultures de cellules ne permettent pas de reproduire complétement la pathologie humaine et dans ce type de tests, nous n'avons pas la problématique de distribution des molécules médicaments au travers des tissus. Il est donc indispensable d’avoir des preuves d’efficacité dans des modèles utilisant des animaux vivants.
Réduction
Le nombre minimum de souris nécessaires par groupe a été établi grâce aux études antérieures du laboratoire et à l’utilisation de tests statistiques appropriés
Raffinement
Les animaux seront observés quotidiennement et le milieu sera enrichi avec du papier et des frisottis pour améliorer le bien-être. Les protocoles seront étudiés afin de limiter au maximum le stress ainsi que la douleur subie par l'animal. Les animaux seront anesthésiés et une analgésie sera effectuée lors des ponctions osseuses car il y a un risque plus important de gêne ou de douleur liée à cette procédure. De plus, les études antérieures ont permis de mieux appréhender les points limites qui seuls ou cumulés qui vont nécessiter l’euthanasie de l’animal. Un suivi clinique hebdomadaire des animaux à l’aide d’une grille d’observation permettra de déterminer des points limites précoces qui conduiront à un renforcement du suivi et/ou à l’euthanasie de l’animal. Si un signe de détérioration est détecté, la fréquence du suivi sera augmentée et s’il n’y a pas d’amélioration de l’état général de l’animal, il sera euthanasié.
Choix des espèces
Le modèle souris est à la base de la compréhension du développement du cancer chez l’homme. Du fait de la présence de nombreux gènes équivalents chez l’homme et la souris, ils intègrent les caractéristiques de la pathologie humaine et aident à identifier le traitement qui sera le plus efficace et le plus adapté pour être transféré et testé en clinique chez l’homme. Dans cette étude, nous utiliserons des souris âgées d’au moins 8 semaines car les transplantations de cellules cancéreuses sont plus efficaces chez les jeunes adultes et permettent donc une meilleure prise de greffe.