Projet autorisé, résumé publié en octobre 2026 · Rédigé par le laboratoire au stade de la demande d'autorisation
Mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la diffusion des lésions inflammatoires dans un contexte de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
2 160 souris soumises à des colites sévères sans antidouleur, avec diarrhée parfois sanglante, puis tuées pour étudier les maladies de l'intestin.
2 160 animaux (souris) · souffrance sévère · tous tués
Ce document a été rédigé avant l'expérience. Les souffrances qu'il décrit sont prévues et autorisées. Les bénéfices qu'il annonce sont espérés.
Ce projet est soumis à une appréciation rétrospective, obligatoire pour les projets utilisant des primates ou comportant des procédures sévères (code rural et de la pêche maritime, article R214-120). Cette appréciation n'est pas rendue publique en France.
Des souris subissent l’une de quatre méthodes d’inflammation du côlon, avec perte de poids, mobilité réduite et diarrhée parfois sanglante, sans traitement contre la douleur pendant l’inflammation. 2 160 souris, dont une lignée génétiquement prédisposée aux maladies inflammatoires de l’intestin, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, avec jusqu’à quatorze injections dans l’abdomen. Le porteur reconnaît que ces colites sont « associées à des douleurs » et écarte les antalgiques pour ne pas fausser l’inflammation, mais il présente ailleurs ces douleurs comme « transitoires » et affirme que les actes douloureux se feront sous anesthésie générale. Les souris sont tuées à l’issue de chaque procédure, ou dès qu’un score de poids, d’apparence ou de comportement dépasse 2, et leurs organes sont prélevés pour les analyses.
Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.
Ces résumés sont rédigés par les laboratoires à des fins de communication. Leurs affirmations scientifiques ne sont ni sourcées ni relues par les pairs. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent. → Comment lire un résumé non technique

Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2026-10-19 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-221055)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
Décrire les objectifs du projet.
Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).
Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
D’une manière générale, la physiopathologie des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) est décrite pour être le résultat d’une réponse anormale du système immunitaire stimulé par des modifications du microbiote. Bien qu’on ne connaisse pas à l’heure actuelle le « primum movens » entre les altérations du microbiote et du système immunitaire, une augmentation de la perméabilité intestinale est impliquée dans la genèse et l’entretien de ce « dialogue » anormal aboutissant au processus inflammatoire. D’un point de vue expérimental, quelques travaux ont montré qu’un excès de perméabilité intestinale était impliqué dans le développement et la sévérité de l’inflammation digestive. De plus nous avons montré, chez des souris sauvages et prédisposées génétiquement au MICI, que la perméabilité de l’intestin grêle était augmentée mais que seules les souris prédisposées génétiquement aux MICI présentaient des lésions inflammatoires au niveau de l’intestin grêle. Ainsi, les objectifs du projet, sont d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires par lesquels une inflammation du colon altère la physiologie de l’intestin grêle pour favoriser le développement de lésions inflammatoires chez des souris génétiquement prédisposées aux MICI. Pour réaliser ce projet, 4 modèles d’inflammations coliques seront réalisés sur des souris sauvages et souris génétiquement prédisposées aux MICI. Dans chaque modèle, nous étudierons l’implication de la circulation des lymphocytes inflammatoires, d’un enzyme impliqué dans la régulation de la perméabilité, et du microbiote dans l’augmentation de la perméabilité et le développement des lésions inflammatoires.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).
Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
A terme, ce projet permettra de comprendre comment les lésions inflammatoires des MICI se propagent tout au long du tractus digestif. Ce projet permettra notamment de montrer le rôle d’une circulation lymphocytaire, des cellules épithéliales et du microbiote dans la diffusion des lésions inflammatoires. Ainsi, une meilleure compréhension de la physiopathologie des MICI permettra alors une meilleure prise en charge thérapeutique.
Nuisances prévues, selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).
Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les principales nuisances attendues sont liées aux 4 procédures d’inflammation colique. Ces inflammations vont se traduire par une perte de poids, une réduction de la mobilité des souris et une diarrhée plus moins sévère associée ou non à du sang dans les selles. Tous ces paramètres seront contrôlés, une fois par jours, et nous serons particulièrement attentifs lors des procédures inflammatoires sur l’apparition de ces nuisances/effets indésirables. Une autre nuisance potentielle sera liée à l’administration intrapéritonéale chronique d’inhibiteur de la circulation des lymphocytes et de l’inhibiteur de la MLCK qui occasionnera une gêne transitoire liée à la contention de la souris et à l’injection. Les souris Nod2ko présentent un phénotype dommageable intestinale, à savoir une inflammation à bas bruit qui est asymptomatique d’un point bien-être animal (pas de signes d’angoisse, de douleur…). Lors des procédures inflammatoires sur cette lignée murine, nous serons particulièrement attentifs sur l’apparition et l’intensité des nuisances/effets indésirables qui sont attendus plus sévère que chez les souris sauvages. Pour les 4 procédures, il est prévu des injections intrapéritonéales (IP, d’une durée d’une minute chacune) de produits : -procédure 1, il est prévu 3 IP -procédure 2, il est prévu 14 IP -procédure 3, il est prévu 14 IP -procédure 4, il est prévu 6 IP Pour les procédures 1 et 4 il est prévu une injection intra-rectale de produit, réalisée sous anesthésie gazeuse et tapis chauffant (environ 5 minutes). Enfin, pour la procédure 4, une injection sous-cutanée (environ 2 minutes) est également nécessaire. Dans les 4 procédures, des selles seront récupérées pour réaliser des tests Hemoccult. Aucun autre prélèvement et chirurgie ne seront fait sur animaux vigiles. Tous les prélèvements seront réalisés sur des souris en post-mortem.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.
Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Seuls les animaux traités par injection intrapéritonéale ressentiront potentiellement une douleur légère de courte durée. Pour les 4 modèles d’inflammation colique, des douleurs inflammatoires transitoires seront ressenties par les animaux. Seules les souris prédisposées génétiquement aux MICI présentent un phénotype dommageable d’inflammation intestinale.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.
Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
A l’issue de chaque procédure, les animaux seront euthanasiés. Les organes seront prélevés et utilisés pour des analyses ultérieures en laboratoire
Application de la règle des "3R", selon le laboratoire
Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.
1. Remplacement
Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.
Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Le développement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) chez l’Homme est un processus long et complexe mettant en jeu des facteurs génétiques et environnementaux. Les modèles murins génétiquement prédisposés aux MICI, miment les pathologies humaines et sont la seule solution actuelle pour obtenir des données avec une relevance physiologique correcte. Pour atteindre les objectifs de nos études, il est nécessaire d’utiliser des modèles in vivo capables de tenir compte de nombreuses voies physiologiques intégrées. Actuellement, il n’existe pas de méthodes alternatives à ces études in vivo. L’espèce animale utilisée dans ce projet (souris) offre la possibilité de développer de nombreux modèles mimant plusieurs pathologies humaines comme en témoignent les nombreuses références bibliographiques sur les MICI. De plus, notre projet est basé sur l’utilisation de souris génétiquement prédisposées aux MICI, ces modèles n’existent pas chez d’autres espèces. Il est également important de souligner que nous disposons chez la souris d’outils qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués.
2. Réduction
Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Le nombre de souris utilisé dans chaque expérience a été calculé à minima en tenant compte de la variance biologique (empiriquement n=12/groupe) des résultats obtenus. Afin de réduire le nombre d’animaux utilisés souris par groupe) tous les échantillons prélevés sont stockés à -80°C et dans une banque de données. Ils peuvent être réutilisés ou servir de témoins dans des expériences ultérieures.
3. Raffinement
Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.
La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
Les 4 procédures de colite utilisées dans ce projet sont décrites pour être associées à des douleurs. Cependant, comme l’utilisation d’analgésiques, d’antalgiques ou d’anti-inflammatoires risquerait d’interférer avec le développement de l’inflammation intestinale, ces traitements ne peuvent pas être utilisés. Néanmoins, nous avons mis en place des critères d’arrêt par rapport à la souffrance potentielle des souris durant l’expérimentation (voir grille de scoring). Pendant la durée des procédures inflammatoires, les animaux sont contrôlés à minima 1 fois par jours (matin), voire deux fois par jour. En effet, pendant les périodes critiques pouvant générer de la douleur liée au pic d’inflammation, une surveillance biquotidienne sera mise en place. Le suivi quotidien est assuré par les membres l’équipe la semaine et le weekend. Le personnel de la zootechnie, peut également, être impliqué dans le suivi uniquement la semaine. Pour évaluer l’intensité de la douleur associée au développement de l’inflammation intestinale, 3 paramètres seront mesurés (voir grille de scoring) : la perte de poids, l’apparence générale et le comportement. Si le score de l’un des 3 paramètres dépasse le score de 2, l’animal sera immédiatement mis à mort par dislocation cervicale après une anesthésie. Lorsqu’un des trois paramètres atteint un score de 1, des soins seront apportés (voir grille de scoring). Toutes les procédures expérimentales, les actes susceptibles d’entraîner une souffrance ou une douleur seront réalisés sous anesthésie générale. Enfin, un nombre restreint d’expérimentateurs disposant d’une formation et d’une qualification adéquate à l’expérimentation animale interviendra dans ce projet.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.
Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique
Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel
L’espèce animale utilisée dans ce projet (souris) offre la possibilité de développer de nombreux modèles mimant plusieurs pathologies humaines comme en témoignent les nombreuses références bibliographiques sur et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). De plus, la souris est utilisée car son métabolisme présente de nombreuses similarités avec celui de l’Homme, en particulier au niveau intestinal. Par ailleurs, cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l’utilisation des souris comme modèles dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. Enfin, notre projet est basé sur d’animaux génétiquement prédisposés aux MICI qui ne sont disponibles que chez qu’une seule espèce : la souris. Il est également important de souligner que nous disposons chez la souris d’outils précieux (anticorps…) qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Enfin, les procédures de MICI utilisées dans ce projet ont été validées que chez la souris. Pour les 4 procédures, nous utiliserons des souris adultes âgées de 10 semaines