Procédures légères

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  • Conservation des espèces
  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres amphibiens : 320
Souffrances
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Devenir
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320 crapauds épineux vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous relâchés sur leur lieu de capture. Le porteur maintient 80 adultes en captivité brève et 240 têtards environ trois mois, en les exposant à des niveaux de salinité proches de ceux du milieu naturel, pour étudier les effets sur la reproduction et le développement. Il indique s'attendre à une éclosion et à une croissance altérées, sans effet attendu sur la survie. Il affirme qu'il n'existe "pas d'alternative" à l'animal et qu'il est "indispensable" d'obtenir les pontes au laboratoire.

Objectifs

La salinisation de l’environnement a été identifiée comme une menace globale pour les systèmes océaniques, dulçaquicoles et terrestres. Plus d’un quart des zones humides de la planète ont déjà été touchées par la salinisation, d’autres sont en voie d’être affectées par ce processus, notamment les zones côtières menacées par la montée des niveaux marins et l'augmentation de la fréquence d'évènements extrêmes (submersions marines). A l’échelle globale, l’impact de la salinisation sur la biodiversité est en voie de devenir un problème de conservation majeur. Il est connu que la salinisation du milieu peut avoir des conséquences importantes sur l’utilisation de l’habitat, les budgets énergétiques ou la reproduction chez de nombreux taxons. Certains de ces groupes taxonomiques possèdent des capacités de dispersion élevés qui leur permettent d’échapper à ces conditions négatives et de se reporter sur des habitats encore favorables (par exemple les oiseaux). D’autres groupes sont beaucoup moins mobiles et sont particulièrement soumis à ce type de perturbation. C’est typiquement le cas des amphibiens qui sont caractérisés par de faibles capacités locomotrices. Ils sont également caractérisés par une peau très perméable qui facilite les échanges avec le milieu ce qui peut poser des problèmes de maintien de l’équilibre osmotique. D’autre part, le développement des œufs et des têtards dans l’environnement aquatique (mares) les rend particulièrement susceptible à la salinisation des sites de reproduction, particulièrement en zones côtières. Toutes ces caractéristiques font des amphibiens des espèces particulièrement adaptés pour examiner l’impact de la salinisation de leur environnement sur la reproduction. Le projet consiste à évaluer l’impact de la salinité environnementale (évaluée par des mesures in situ) sur le développement embryonnaire et larvaire d’un amphibien répandu, le crapaud épineux (Bufo spinosus). Afin d’évaluer les capacités d’adaptation de ce taxon à la salinisation de l’environnement, nous comparerons les réponses d'individus capturés en zones côtières (présumés habitués à ces conditions) et de zones continentales (non soumis à cette contrainte environnementale) afin d’identifier si des mécanismes spécifiques permettent aux populations côtières de faire face à cette contrainte environnementale.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de répondre à deux questions cruciales. Tout d'abord, ce projet permettra d'évaluer si la salinité environnementale affecte négativement les capacités de reproduction des amphibiens côtiers. D'autre part, ce projet permettra d'élucider les capacités d'adaptation des populations cotières a ce paramètre environnemental en comparant les réponses de populations soumises ou non à la salinité environnementale. Les données récoltées seront utilisables dans un objectif de conservation (protection contre les intrusions marines des sites de reproduction côtiers, aménagement de zones refuge ou tampon).

Procédures

Les interventions sont limités à de la captivité transitoire (adultes : 48h, têtards : ~90 jours) et à des mesures morphométriques (quelques minutes).

Impact sur les animaux

Concernant les adultes, les effets indésirables potentiels sont limités à ceux induit par la captivité transitoire. Néanmoins, nos travaux précédents ont montré que les niveaux d'hormones de stress des individus reproducteurs adultes ne sont pas modifiées par la capture et la captivité ce qui semble suggérer des effets faibles de nos procédures. Les niveaux sublétaux de salinité testés dans ce projet sont similaires à ceux auxquels les individus font face dans l'environnement naturel (zones côtières). Les effets indésirable potentiels seront donc similaires à ceux auxquels les individus font face sur le terrain. Parmi les effets potentiels, nous nous attendons à des succès d'éclosion et des patrons de croissance altérés au traitements de salinité faible et modérée. Néanmoins, à la vue des niveaux de salinité testés, nous n'attendons pas d'effets sur la survie des individus. Tout sera mis en oeuvre pour limiter au maximum le stress et/ou la douleur possiblement induits par nos procédures. La durée de captivité des adultes sera réduite au minimum (la ponte ayant lieu en général dans les 24h qui suivent la capture). Les individus adultes seront relâchés sur leur lieu de capture dès que la ponte aura eu lieu. Les têtards seront maintenus dans des conditions optimales (nourriture ad libitum, pas de risque de prédation et de compétition, régime thermique stable). L'avis du vétérinaire référent sera sollicité tout au long de ces procédures (capture, captivité pour les adultes; captivité pour les têtards) en cas d'anomalie observée.

Devenir

Les niveaux sublétaux de salinité testés dans ce projet sont similaires à celux auxquels les individus font face dans l'environnement naturel (zones côtières). Les effets indésirable potentiels seront donc similaires à ceux auxquels les individus font face sur le terrain. Tous les individus seront donc maintenus en vie et relâchés sur leur site de capture.

Remplacement

L'étude de l'influence de la salinité environnementale sur les performances de reproduction a des implications importantes à la fois pour la recherche fondamentale en écologie et la recherche appliquée en conservation. Ce projet porte spécifiquement sur le crapaud épineux (Bufo spinosus) en conditions contrôlées. Il n'existe pas d'alternative à l'utilisation d'un modèle animal pour cette étude.

Réduction

Le nombre d'individus sera réduit au minimum (20 couples par sites soit 40 couples au total, soit 80 individus adultes). Seule une fraction des têtards issus de chaque ponte sera conservée pour monitorer le développement larvaire (6 individus par ponte, soit un total de 240 têtards). Les oeufs et les têtards qui ne sont pas impliqués dans ces suivis seront relâchés sur le lieu de capture des adultes dès la ponte ou l'éclosion. Les 240 têtards gardés au laboratoire seront relâchés sur le lieu de capture des adultes dès la métamorphose. L'étude concerne donc 80 individus adultes et 240 têtards (soit un total de 320 animaux). Un test de puissance (1-β) ainsi que nos travaux précédent valident que ces tailles d'échantillon sont suffisantes pour détecter des différences significatives. Les données obtenues seront analysées grâce aux techniques statistiques classiques : des modèles linéaires généralisés qui permettent de comparer des variables entre plusieurs groupes. Lorsque les analyses requièrent l'utilisation de plusieurs données par individus (parents), des modèles mixtes seront utilisés pour tenir compte de la non-indépendance des données (identité parentale en facteur aléatoire).

Raffinement

Tout au long des procédures, les adultes, les oeufs et les têtards disposeront de conditions de maintien en captivité optimisées. Les conditions d'hébergement sont adaptés aux différents stades. Le choix des dimensions des différentes boites sont tirées de la réglementation en vigueur ou de notre expertise et/ou celle de collègues quand ces informations ne sont pas disponibles. Les boites de transports permettent de limiter l’amplitude des déplacements (et donc le stress) pendant le transport. Les bacs de ponte dépassent la taille requise pour le 1/3 d’habitat aquatique requis pour les amphibiens terrestres de cette taille. Les têtards seront maintenus dans des aquariums dédiés, dans des conditions thermiques optimales (régime stable à 17°C), l'eau sera changée de façon hebdomadaire et les individus auront un accès à la nourriture ad libitum, sans compétition, sans prédation. Un suivi journalier de l'état de chaque individu et de son aquarium sera effectué. L'avis du vétérinaire référent sera sollicité le cas échéant.

Choix des espèces

L'étude de l'influence de la salinité environnementale sur les performances de reproduction a des implications importantes à la fois pour la recherche fondamentale en écologie et la recherche appliquée. Ce projet porte spécifiquement sur le crapaud épineux (Bufo spinosus), une espèce largement répandue à la fois en zones cotières et en zones continentales, ce qui en fait un modèle particulièrement bien adapté à nos investigations. Il n'existe pas d'alternative à l'utilisation d'un modèle animal pour cette étude. Il est nécessaire d'obtenir les oeufs dès la ponte pour éviter qu'une fraction significative du développement embryonnaire n'ait lieu dans des conditons non-maitrisées (i.e., sur le terrain) et pour évaluer de manière robuste les effets des traitements expérimentaux de salinité dès le début du développement embryonnaire. Dans ce cadre, il est indispensable d'obtenir les pontes au laboratoire. En outre, cela permet d'inclure des variables parentales (taille, masse corporelle) dans nos investigations. la salinité des milieux côtiers s'exprime en particulier sur les mares dans lesqeulles les amphibiens se reproduisent. Il est donc indispensable d'intégrer les effets de cette salinité environnementale sur le développement larvaire de ce groupe.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Équidés : 16
Souffrances
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Devenir
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16 chevaux vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, les adultes réutilisés ensuite et les seniors rendus à la fondation qui les héberge. Le porteur compare des chevaux de plus de 26 ans à des chevaux plus jeunes, au moyen de quatre prélèvements de sang et de fèces répartis sur un mois. Il indique qu'un léger inconfort passager peut survenir au moment des prélèvements, sans douleur attendue. Il affirme qu'aucun modèle ne reproduit la complexité de l'écosystème digestif du cheval et qu'il n'est "pas possible" de remplacer l'animal vivant.

Objectifs

Le statut du cheval et la médecine vétérinaire ayant évolué, on constate que la population d’équidés de plus de 20 ans est grandissante depuis les années 2000 et ce, dans de nombreux pays. Le bien-vieillir de cette catégorie est donc une thématique récente et au centre de l’attention des détenteurs. Le premier objectif de ce projet est d’évaluer la capacité de l’écosystème digestif à dégrader les fibres qui représentent la plus grande part de l'alimentation des chevaux, le cheval sénior versus le cheval adulte. Le second objectif est d’étudier la relation entre composition et activité de l’écosystème digestif, paramètres digestifs, et paramètres sanguins et/ou fécaux de l’inflammation de bas grade lié à l’âge. Le troisième objectif est de comparer l’impact d’un stress, causé par l’administration d’un vermifuge sur ces paramètres. Enfin, ce projet permettra d’identifier les marqueurs les plus pertinents et utilisables sur le terrain pour monitorer ces modifications liées à l’âge.

Bénéfices attendus

La population d’équidés de plus de 20 ans étant grandissante depuis les années 2000, ce projet permettra de mieux comprendre les modifications liées à l’âge afin d’adapter les pratiques alimentaires pour promouvoir un vieillissement en bonne santé et pour favoriser l’état de bien-être des équidés séniors. En outre, il permettra d'obtenir des marqueurs utilisable sur le terrain pour suivre les modifications liées à l'âge.

Procédures

Au cours du projet, les chevaux seront soumis à quatre prélèvements de fèces et de sang répartis sur une durée d'un mois. Ces prélèvements s'effectuent sur animal vigile et ne durent que quelques minutes.

Impact sur les animaux

Un lèger inconfort passager pourra être ressenti par les chevaux au moment des prélèvements, mais aucune douleur n'est attendue dans ce projet. De l'huile de paraffine est utilisée pour faciliter les prélèvements de fèces.

Devenir

Il n'est pas attendu de dommage pour les animaux impliqués dans ce projet. Les chevaux du groupe adulte pourront donc être réutilisés sans effet cumulatif. Les chevaux du groupe sénior étant placés dans l'établissement utilisateur pour la durée du projet, ils retourneront sous la garde de la fondation dont ils dépendent à la fin de celui-ci. Un examen vétérinaire sera pratiqué à leur arrivée et avant leur départ de l'établissement utilisateur.

Remplacement

Il n’existe actuellement pas de modèle permettant de reproduire la complexité des interactions entre composition et activité de l’écosystème digestif, paramètres digestifs, et paramètres sanguins et/ou fécaux de l’inflammation, ni de modèle permettant de mimer les phénomènes d’immunosénescence chez le cheval. Il n’est donc pas possible de remplacer l’utilisation d’animaux vivants dans cette étude.

Réduction

Les chevaux sont conduits en conditions contrôlées et uniformes afin de minimiser les variations liées à l’environnement. Une étude statistique a permis de déterminer le plus petit nombre d'animaux a inclure dans chaque groupe tout en assurant la fiabilité des résultats. Une analyse statistique sera appliquée sur les résultats obtenus.

Raffinement

Les prélèvements ont lieu dans un travail adapté à la contention des chevaux pour éviter tout risque de blessure. De plus, de l’huile de paraffine est appliquée pour les prélèvements de fèces afin de limiter l'incofort éventuel. Les chevaux étant des animaux grégaires, ils sont sortis tous les jours au paddock en groupe. Ceci permet de respecter leur bien-être. Ils sont hébergés dans des boxes séparés par des barreaux leur permettant de se voir et de se sentir. De plus, au quotidien, le personnel animalier observe le comportement de chaque cheval matin, midi et soir au moment de la distribution des repas afin de repérer les signes de mal-être ou de souffrance.

Choix des espèces

L’essai doit nécessairement être conduit avec des chevaux car il s’agit de l’espèce cible de l'étude. La moitié des chevaux inclus dans l'étude ont 26 ans ou plus, ils sont considérés comme des séniors, car il s'agit de la population cible de l'étude. En effet, un essai mené au sein de l'entreprise en 2020, a permis de mettre en évidence une modification des paramètres physico-chimiques de l'écosystème fécal des équidés de plus de 26 ans par rapport à des chevaux adultes plus jeunes. L'autre moitié des chevaux a entre 7 et 9 ans, ils sont considérés comme adultes et sont utilisés pour comparer les différents paramètres évalués chez les séniors.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 2700
Souffrances
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Devenir
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2 700 souris vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, destinées à d'autres protocoles selon leur phénotype, celles n'ayant pas le profil recherché étant tuées. Le porteur croise deux lignées génétiquement modifiées pour obtenir des souris exprimant une molécule d'étude sur leurs lymphocytes T. Chaque petit est identifié par une boucle d'oreille sous anesthésie, puis phénotypé par prise de sang à la mâchoire ou au sinus rétro-orbitaire. Il affirme que ce passage in vivo est une étape "indispensable" avant le recours aux gros animaux puis à l'homme.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer le rôle d'une molécule spécifique sur la biologie des Lymphocytes T in vivo. CEtte molécule n’est pas exprimée chez les rongeurs, nous avons donc fait modifier génétiquement des souris de fond C56BL/6 afin que l’expression son expression soit sous le control du promoteur du CD3e, ainsi tous les Lymphocytes T exprimeront la molécule d'étude. Son ligand, est une molécule ubiquitaire, présent chez la souris mais la protéine étant légèrement différente, nous avons choisi de faire développer des souris hybrides exprimant la portion extracellulaire de la version humain du ligand tout en gardant la portion intracellulaire de la version murine de cette molécule. Cette souris « hybride » a également été créée sur un fond C56BL/6. Nous souhaitons désormais croiser ces 2 lignées pour obtenir des souris Hybrid pour le ligand exprimant également la molécule d'étude.

Bénéfices attendus

Une fois obtenues, ces souris seront incluses dans des projets ou le système immunitaire sera chalengé et le rôle de notre molécule d'intérêt sera évalué grâce au développement d’Ac bloquant spécifiquement l’interaction de la molécule à son ligand (version extra cellulaire humaine et intracellulaire murine) et déjà validés in vitro.

Procédures

Lors du sevrage, les souriceaux seront identifiés par la mise en place d'une boucle d'oreille numérotée. Pour cette mise en place l'animal reçoit une dose de charge d’Isoflurane. En fonction du caractère récessif ou dominant des modifications génétiques, et du génotype des parents les petits seront ou non phénotypés par analyse des cellules sanguine. Cette prise de sang sera réalisée soit, sur des animaux vigiles au niveau mandibulaire ou sur des animaux anesthésiés au niveau du sinus rétro-orbitaire sur animal anesthésié et ayant reçu une goutte de Tétracaine 1% .

Impact sur les animaux

Ce nouveau phénotype ne devrait pas engendrer d’effet nuisible pour les souris

Devenir

Les souris issues de l’élevage seront incluses dans des expériences en fonction de leur phénotype ou bien sacrifiées si le phénotype escompté n’est pas obtenu.

Remplacement

Des données préliminaires in vitro ont été obtenues mais le rôle exact de la molécule que nous étudions n’a pas encore été totalement clarifié. Un passage à l’in vivo dans des souris génétiquement modifiées pour exprimer les molécules d’intérêts permettra de mieux comprendre le rôle de ces molécules et les conséquences de leur blocage spécifique. Il s’agit d’une étape indispensable avant le passage aux gros animaux puis à l’homme.

Réduction

L’élevage sera dimensionné en fonction des expérimentations prévues.

Raffinement

Les couples seront hébergés dans des cages contenant des frisottis papiers et du coton leur permettant la nidification. Une fois sevrées, les souris seront hébergées dans des cages contenant des frisottis papiers. Une surveillance journalière par les animaliers nous permettra de surveiller que les souris n’ont pas de phénotype dommageable. La prise de sang pour phénotyper les souris sera réalisée sous anesthésie gazeuse (isoflurane 4%/air comprimé) en ayant préalablement déposé une goutte de Tétracaïne 1% collyre.

Choix des espèces

Les souris issues de cette nouvelle lignée seront ensuite incluses dans des protocoles que nous maitrisons pour questionner le système immunitaire. La molécule d’intérêt pourra ou non être bloquée à l’aide d’Ac spécifiques pour questionner son rôle dans différentes situations expérimentales mettant en jeux le système immunitaire. Les animaux seront utilisés à l’âge de 5-6 semaines pour maintenir l’élevage

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Rats : 277
Souffrances
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▲ 173
▲ 104
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Devenir
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277 rats vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une partie réutilisée pour d'autres projets et le reste tué pour prélèvements. Des rates sont soumises à un régime gras avant et pendant la gestation, puis leur descendance est suivie de la naissance au sevrage pour étudier les effets sur l'aorte et le métabolisme. Le porteur décrit des prélèvements de sang répétés à la queue et des mesures de pression artérielle, et fixe un point limite à 20 % de perte de poids chez les adultes. Il affirme qu'une culture cellulaire ne reproduirait pas la complexité de ce tissu et juge certaines expérimentations "absolument indispensables".

Objectifs

La programmation foetale est un concept qui montre la relation entre le faible poids de naissance et le développement de maladies métaboliques à l'âge adulte telles que les maladies cardiovasculaires, le diabète, le syndrome métabolique, l'obésité et l'hypertension. Les individus qui avaient un faible poids de naissance et qui sont restés petits au début de l'enfance ont rapidement développé une hypertension. Le rebond précoce de l'adiposité est fortement lié à un indice de masse corporelle élevé au cours de l'enfance qui s'est avéré être le facteur de risque du diabète de type 2. Bien que ces maladies ont une part génétique, il y a également une part environnementale. Un régime maternelle hypercalorique (enrichi en graisse) pendant la grossesse va avoir des conséquences sur la descendance. Ce régime aura des impacts directs sur l'ensemble des gènes de la descendance mais également lors de son développement par sa nutrition via le placenta en favorisant l'hyperméthylation du génôme. En effet, l’état nutritionnel de la mère pendant la gestation et/ou la lactation, sont des déterminants clés du développement foetal et postnatal. Dans notre étude nous allons utiliser un modèle de rates Wistar nourries en régime gras pendant 2 mois qui nous permettra d'étudier les conséquences fonctionnelles et métaboliques au niveau des vaisseaux sanguin pendant des périodes spécifiques de développement embryo-foetal. Le projet vise à répondre aux questions: un régime précoce en régime gras entraîne-t-il des modifications de la structure et de la physiologie de l’aorte ? Quels seraient les mécanismes moléculaires et tissulaires responsables de ces éventuelles modifications ? Existe-t-il des fenêtres d'exposition critique pour expliquer l'apparition des altérations moléculaires? L’objectif du projet est d’évaluer l’intégrité des fibres élastiques (élastogenèse et élastolyse) en tant que facteur déterminant des fonctions vasculaires chez la progéniture issue de mère nourie avec un régime riche en gras.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera une meilleure compréhension des mécanismes de régulation de la mise en place de la matrice extracellulaire vasculaire chez le rat et par extension à l'Homme. Ces connaissances fondamentales permettront d'appréhender de façon plus précoce les maladies cardiovasculaires d'un point de vue vétérinaire et humaine mais aussi d’identifier les phases d’exposition critique pour la descendance.

Procédures

Pour la procédure 1: dans la cadre d'une prévention la glycémie sera mesurée tous les 7 jours en prélevant 10 μl de sang par incision (< 2 mm) d’une veine de la queue. La glycémie devra être située entre 50 et 400 mg/dl. Les rats n'étant pas à jeun les valeurs sont plus élevées. Pour la procédure 2: la pression artérielle sera mesuré de manière non invasive sur animal vigile pour les ratons de 21jours. Cette mesure ne provoque aucune douleur ni prélévement.

Impact sur les animaux

L’objectif est d’obtenir un déséquilibre métabolique dont les conséquences chez les ratons nés de mères surnutri nous sont déjà connues : hypertrophie myocardique, stéatose hépatique, troubles du développement du système nerveux central, diabète... Pour les femelles surnutrie nous obtiendrons un surpoids et pas d’IRES (insulino-résistance) pour un régime de 2 mois.

Devenir

Pour les animaux sous régime HFD, Un retour a un état physiologique d'origine étant trop compliqué après un HFD. Les femelles progénitrices HFD (16 femelles/phase => 4 phases 21jours, 14jours, 7 jours et 24H => 64 femelles HFD) seront euthanasié et les organes seront prélévés. Les animaux sous régime normal (les males progéniteurs 13, 3-4/phase et les femmes progénitrice 40, 10femelles/phase) seront réutilisé pour d'autre projet de recherche ou enseignement. Les ratons témoin et HFD seront euthanasié pour prélèvements. Les ratons surnuméraires obtenus seront réutilisés pour d'autre projet de recherche ou enseignement.

Remplacement

Nous souhaitons étudier les conséquences d’une sur-nutritionnelle maternelle (régime riche en graisse HFD) sur le développement et la fonction de l’aorte descendante chez la descandance. Un modèle de cultures cellulaires ne permet pas d’étudier la complexité et la dynamique de ce tissu.

Réduction

Les procédures ont été réalisées afin de se limiter aux expérimentations jugées absolument indispensables pour cette étude. Une réflexion biostastistique (G-power) a été intégrée à la création de ce projet afin de réduire le nombre d’animaux tout en assurant la fiabilité scientifique. En raison de la petitesse des animaux et des approches biochimiques, moléculaires ou d'imagerie envisagées nécessitant une quantité certaine de matériels, nous constituerons des groupes d’étude à raison de 20 individus. De plus, entre chaque procédure, un système GO/NOGO sera mis en place afin d’utiliser le nombre d’animaux strictement nécessaire. Les analyses statistiques seront réalisées à l’aide d’un test Mann-Whitney.

Raffinement

En amont des procédures, les animaux seront hébergés dans des cages de dimensions réglementaires avec un enrichissement adapté. L’eau et la nourriture seront données de façon ad libitum. Les cycles de jour de 12h seront réalisés. Chaque protocole expérimental débutera par une période d'acclimatation de 2 semaines à nos locaux. Les animaux sont surveillés quotidiennement et une procédure d’estimation de la douleur est mise en place (grille de score RAT GRIMACE SCALE). Le point limite est fixé à 20% de perte/prise du poids corporel (chez les adultes). En fin de protocole les animaux seront mis à mort et des prélèvements (sang aortes) seront effectués. D'autres tissus seront également prélevés et congelés pour d'autres projets scientifiques et pour l'enseignement. Les mâles reproducteurs et les femelles sous régime normal, seront replacés pour d'autres protocoles expérimentaux.

Choix des espèces

Le projet de recherche fait appel à des analyses physiologiques, biochimiques et moléculaires en lien avec des régimes nutritionnels spécifiques. Les rats Wistar sont classiquement utilisés dans la littérature scientifique pour ce type d’étude. Le projet se concentre sur les effets transgénérationnels dans les stades précoces de la vie du régime HFD responsable d'une hyperméthylation du génome de la descendance et vise en particulier à étudier les effets de cette hyperméthylation dans l'élastolyse, l'insuffisance cardiaque et le diabète. Nous regarderons donc les conséquences sur la descendance à 24h, 7J, 14J et 21J moment du sevrage. Les stades de développement utilisés sont: • Rats adultes pour le reproduction (13 males et 104 femelles) • Ratons nouveau nés maintenus à 21 jours, mise à mort de 20 ratons par groupe (HFD vs controle) • Ratons nouveau nés maintenus à 14 jours, mise à mort de 20 ratons par groupe (HFD vs controle) • Ratons nouveau nés maintenus à 7 jours, mise à mort de 20 ratons par groupe (HFD vs controle) • Ratons nouveau nés de moins de 24 heures, mise à mort de 20 ratons par groupe (HFD vs controle)

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Équidés : 24
Souffrances
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Devenir
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24 chevaux vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis renvoyés à leurs activités au centre équestre. Ils reçoivent pendant trente jours un complément alimentaire probiotique déjà commercialisé, avec pesées hebdomadaires, prélèvements de crottins et deux prises de sang, pour vérifier sa tolérance à la dose recommandée et à une dose plus forte. Le porteur indique que l'effet indésirable le plus probable est un refus du produit et qu'aucun dommage n'est attendu. Il justifie le recours aux chevaux par les "contraintes réglementaires" des études de tolérance, qui doivent porter sur l'espèce cible.

Objectifs

L'objectif du projet est d'étudier la tolérance de FlorEquilibre CVX lors d'une administration conjointe à l'aliment chez le cheval. Cet objectif se découpe en deux sous-objectifs: 1. L'étude des effets de FlorEquilibre CVX sur la performance des chevaux (évolution du poids, mesure de la prise alimentaire, paramètres biochimiques et hématologiques) et la tolérance du complément alimentaire à la dose recommandée, 2. La vérification de l'absence d'effet indésirable quand la dose est augmentée et l'établissement d'une marge de sécurité si le complément alimentaire est consommé à des doses plus hautes que recommandées.

Bénéfices attendus

Les chevaux sont particulièrement fragiles sur le plan digestif et de nombreux facteurs (changement de lieu de vie, d'activité, de régime alimentaire, le stress, l'utilisation de médicaments) peuvent entrainer de lourdes pathologies comme les fourbures par exemple. La gestion de la flore digestive chez le cheval est alors un enjeu majeur. L'ajout de probiotiques à la ration alimentaire peut apporter de grands bénéfices pour le rééquilibrage du microbiote intestinal du cheval avec une mise en oeuvre très simple pour les propriétaires.

Procédures

1. Traitement avec un complément alimentaire pour les deux groupes traités, 1 fois par jour pendant 30 jours avec l'alimentation (environ 15 minutes), 2. Examen clinique quotidien efffectué par un vétérinaire, 1 fois par jour pendant 30 jours (environ 15 minutes), 3. Pesée une fois par semaine (environ 10 minutes), 4. Prélèvement de crottins tous les 15 jours soit 3 prélèvements, le temps dépend de la disponibilité de l'échantillon, 5. Prélèvements de sang en début et fin d'expérimentation (environ 30 secondes).

Impact sur les animaux

Les animaux ne recevant pas de traitement ne subiront que deux prises de sang et des prélèvements de crottins, il n'y a donc aucune nuisance particulière infligée à ces animaux. Le probiotique étant déjà disponible sur le marché, il est également très peu probable qu'il y ait des effets indésirables à la "faible dose". Enfin, l'effet indésirable le plus probable pour le groupe "forte dose" est un problème de non appétence du traitement. S'il s'avérait également que le traitement à la forte dose était mal toléré, le traitement sera immédiatement interrompu.

Devenir

Les animaux auront subi une procédure légère tout en conservant leur activité au sein de Centre Equestre de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse. Sauf avis contraire du vétérinaire en charge des examens cliniques quotidiens et/ou du vétérinaire référent de l'Etablissement Utilisateur et/ou d'un des vétérinaires de la clinique équine de l'Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse, les animaux continueront leurs activités classiques au sein du Centre Equestre après cette étude.

Remplacement

Il est nécessaire pour déterminer l'efficacité d'un probiotique de déterminer son effet sur le microbiote intestinal, un mélange complexe de micro-organismes qui peut difficilement être reproduit en totalité in vitro. De plus, les interactions avec l'organisme, la matrice alimentaire lors de l'administration conjointe à l'aliment, la variabilité interindividuelle, ne pourraient pas être prises en compte. Enfin, les études de tolérance de l'animal au traitement doivent nécessairement être menées sur l'animal ne serait-ce que pour des contraintes réglementaires. Il n'est donc pas possible de se passer d'animaux pour ce projet. En revanche, vu que le probiotique est déjà mis sur le marché et qu'il y a peu de risques d'effets indésirables avec un tel traitement, les chevaux utilisés seront des chevaux d'un Centre Equestre et non des animaux dédiés spécifiquement à l'expérimentation animale.

Réduction

Pour déterminer le nombre d'animaux par groupe, un calcul de puissance a été effectué à partir de données de la littérature sur l'effet d'une supplémentation en levures sur la digestibilité et le microbiote intestinal chez le cheval. Le nombre de groupe (un groupe contrôle, un groupe traité avec la dose recommandée, et un groupe traité avec une plus forte dose) est défini par la réglementation pour les études de tolérance des compléments alimentaires chez l'animal.

Raffinement

Les chevaux utilisés pour ce projet seront des chevaux d'un Centre Equestre. Ils vivent en groupe et continueront leur activité sportive tout au long de l'étude. Ils seront suivis quotidiennement pas un vétérinaire. En cas d'intolérance au complément alimentaire, l'expérimentation sera arrêtée pour l'animal concerné et des soins appropriés seront effectués.

Choix des espèces

L'espèce choisie est l'espèce cible pour laquelle le probiotique est mis sur le marché. Les animaux seront des animaux adultes. Les poulains et les animaux âgés seront exclus de l'étude car, même si le probiotique peut également être utilisé pour ces animaux, il est préférable de mener des études de tolérance sur des animaux qui se remettront plus rapidement d'éventuels effets secondaires même s'ils sont peu probables.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles immunitaires
Souris : 552
Souffrances
▲ -
▲ 552
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Devenir
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 -
 552

552 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur décrit des injections intraveineuses de vecteurs viraux dans le sinus rétro-orbitaire sous anesthésie, suivies de prélèvements sanguins au même endroit sous anesthésie locale, puis d'une mise à mort par dislocation cervicale. Il indique surveiller l'apparition de fièvre et de lésions oculaires, un œil infecté ou dégradé entraînant la mise à mort. Sur le remplacement, il affirme qu'aucune méthode alternative n'apporte le même niveau d'information sur l'expression des molécules in vivo.

Objectifs

Nous nous intéressons au développement de molécules agissant sur le système immunitaire exprimées par des vecteurs viraux notamment pour traiter l’immunosuppression post-sepsis. De nombreuses molécules existent sous forme de protéines recombinantes dont certaines d’entre elles sont déjà en développement clinique dans le traitement de l’immunosuppression post-sepsis. L’expression d’une ou plusieurs de ces molécules via un vecteur viral pourrait permettre une expression prolongée, une distribution différente dans l’organisme, voire engendrer une activité biologique différente de celle de la forme soluble et ainsi avoir une efficacité accrue. Des études précédentes ont permis d’obtenir une preuve de concept pour un candidat basé sur un vecteur viral codant pour une molecule agissant sur l’immunité adaptative, administré par voie intraveineuse. Dans le but d’optimiser ce 1er candidat, nous voulons évaluer dans une étude préclinique exploratoire, la possibilité de co-exprimer dans ce vecteur, une molécule agissant sur l’immunité innée avec la molécule agissant sur l’immunité adaptative déjà validée, chez la souris naïve puis dans un modèle murin de souris spécifique de l’immunosuppression induite par le sepsis. Agir à la fois sur la réponse immunitaire innée et adaptative pourrait permettre une meilleure restauration du système immunitaire et ainsi diminuer le temps d’hospitalisation, le taux d’infection secondaire et in fine le taux de mortalité post-première infection et/ou seconde infection. Plusieurs candidats ont été développés : un pour chacune des molécules seules et un pour les deux ensembles. L’objectif final est de démonter l’intérêt de co-exprimer deux molécules agissant sur les deux pans du système immunitaire pour traiter l’immunosuppression induite par le sepsis, dans un même vecteur. Cependant, le modèle murin de sepsis utilisé étant classé sévère, il est primordial de vérifier l’efficacité des produits dans des souris naïves au préalable. En effet, si le(s) produit(s) n’avai(en)t pas l’effet escompté sur le système immunitaire, ou que l’ajout de la seconde cytokine s’avérait délétère pour l’activité déjà connue du produit, il ne serait alors pas testé dans le modèle sepsis.

Bénéfices attendus

Ce projet rentre dans une thématique de recherche plus large dont l’objectif global est de développer de nouveaux traitements pour traiter l’immunosuppression induite par le sepsis en restaurant le système immunitaire (réponse innée et réponse adaptative) des patients septiques et ainsi prévenir les infections secondaires pouvant leur être fatales. L’objectif à court terme de ce projet de recherche est de monter la pertinence de vectoriser deux molécules dans un même vecteur en prouvant que la molécule agissant sur la réponse immunitaire innée et la molécule ciblant la réponse immunitaire adaptative sont capables de booster le système immunitaire de souris saines. En cas d’obtention de ce résultat, ce candidat sera alors évalué dans le modèle qui mime les deux phases clées du sepsis. Si ce candidat permet de restaurer l’immunosuppression induite chez la souris, il pourrait faire l’objet d’un développement clinique afin d’espérer obtenir une autorisation de mise sur le marché afin de soigner l’immunosuppression chez l’homme dans l’indication du sepsis.

Procédures

1) Préhensions des animaux vigiles (transfert de la cage hébergement à la boite d’anesthésie puis de la boite d’anesthésie sur le plateau de la hotte) : 3 fois/souris (540 animaux et 15 secondes /souris) -2) Injections des produits en intraveineuse au niveau du sinus rétro orbitale sous anesthésie gazeuse à l’isoflurane sur tous les animaux : 540 Souris (1 fois/souris et 2 à 3 min/animaux) -3) Application de l’anesthésique en locale : 1 contention pour 432 souris et 2 contentions pour 108 souris (15 secondes/souris/contention) -4) Prélèvements sanguins au niveau du sinus rétro-orbitale sur animaux vigiles en contention sous anesthésie locale. 456 souris seront prélevées une fois avec 1 contention (1 à 2 min/souris) 96 animaux seront prélevés deux fois soit deux contentions (2 fois 1 à 2min/souris/contension). -5) Contention de l’animal vigile puis mise à mort des animaux par dislocation cervicale 540 animaux et 30 secondes/souris

Impact sur les animaux

Nos candidats ne devraient pas avoir d’effet delétère sur l’état géneral des animaux. Néanmoins, les animaux seront observés 2 fois après injection des candidats (à 2h et 6h post injection). Si les souris sont prostrées dans la cage et ne réagissent pas à une stimulation, une prise de température sera effectuée. Si une fièvre supérieure à 39°C pendant deux jours malgré un traitement au doliprane persiste pouvant traduire une souffrance, les souris seraient alors mises à mort. les animaux subiront en plus de l'injection du candidat des prélèvements sanguins au niveau du sinus rétroorbital après anesthésie locale à la tétracaïne.Les animaux subiront en plus de l’injection du candidat des prélèvements sanguins après anesthésie locale. Les yeux seront donc surveillés tout le long de la procédure, en cas d’apparition de lésion, les yeux seront nettoyés au serum physiologique afin de mieux évaluer les dommages. Si à l’observation, une infection bactérienne ou/et une dégradation de l’œil sont observées, l’animal sera mis à mort.Les animaux subiront en plus de l’injection du candidat des prélèvements sanguins après anesthésie locale. Les yeux seront donc surveillés tout le long de la procédure, en cas d’apparition de lésion, les yeux seront nettoyés au serum physiologique afin de mieux évaluer les dommages. Si à l’observation, une infection bactérienne ou/et une dégradation de l’œil sont observées, l’animal sera mis à mort.

Devenir

Tous les animaux inclus dans les procédures sont mis à mort puis le sang et/ou organes sont prélevés nous permettant d’évaluer l’efficacité de notre produit d’immunothérapie. Aucune souris restante à la fin des deux procédures.

Remplacement

Les objectifs de ce projet sont d’évaluer la durée et le taux d’expression des molécules 1 et 2 seules ou co-exprimées par les candidats in vivo et de mesurer les activités immunologiques sur différents types cellulaire provenant de différents organes. Il n’existe pas de méthode alternative à l’utilisation d’animaux vivants et susceptible d’apporter le même niveau d’information pour répondre à ces objectifs.

Réduction

Tout au long du projet, nous essayerons de réduire le nombre de souris sans toutefois compromettre la fiabilité des résultats. Le sang de 3 souris/groupe/temps sera prélevé pour suivre le taux des differentes molécules (nombre d’animaux suffisant, basé sur les résultats des procédures précédemment réalisées dans le cadre du projet global), pour limiter le nombre d’animaux. Six souris/groupe sont prévues pour couvrir l’éventuelle variabilité des tests immunologiques (variabilité plus importante pour ces tests immunologiques déjà observée au préalable) et permettre l’analyse statistique (tests non-paramétriques). Ce type d’expérience ayant déjà été réalisé au cours du projet global, le nombre d’animaux proposé ici pour chacun des types de tests est le minimum requis pour obtenir un résultat fiable. Dans la procédure 1, l’activité biologique sera évaluée à différents temps afin de pouvoir déterminer le(s) temps d’analyse permettant de voir l’effet biologique optimal de notre candidat. Grâce à cette procédure, nous réduirons le nombre de temps d’analyse pour la suite du projet et donc le nombre de souris utilisées. Si toutefois, le nouveau candidat ne donnait pas les résultats escomptés, le projet serait arrêté (pas de procédure 2). Dans ce projet, pour chaque procédure nous prélèverons post morterm la plupart des organes cibles de notre candidat afin de répondre à un maximum de question dans un seul protocole.

Raffinement

Mise en place du raffinement dans nos procédure : L’injection intraveineuse de nos candidats est réalisée sur animaux sous anesthésie générale gazeuse. Les prélèvements sanguins à l’œil se font sur animaux après application d’un anesthésique local quelques minutes avant. Tout au long des procédures nos animaux sont surveillés au moins 5 fois par semaine avec une observation accrue après injection de nos candidats (2h et 6h post injection) même s’il n’est pas attendu d’effet délétère de nos produits sur l’état général des animaux. Néanmoins, en cas d’apparition de signes cliniques (pelage ébouriffé, terne), une surveillance accrue avec suivi de la température sera effectuée. En cas de fièvre (température > 39°C), du doliprane sera donné dans l’eau de boisson. Si persistance de la fièvre (> 2 jours) ou de tout autre signe clinique (immobilité, prostration, apathie) pouvant traduire une douleur/détérioration de l’état général, ce sera un critère de point limite et il y aura mise à mort de l’animal.

Choix des espèces

La souris est un bon modèle animal pour étudier la réponse immunitaire car le système immunitaire de la souris est bien décrit et les réactifs nécessaires sont largement disponibles. De plus ces études précliniques nécessitent un grand nombre d’animaux, il ne serait donc pas envisageable de les réaliser dans le modèle de primate non humain pour des raisons éthiques. D’autre part, ayant déjà validé l’efficacité d’un des candidats dans ce modèle murin, il nous semble pertinent de valider le candidat exprimant la molmécule-1 et le candidat coexprimant les 2 molécules dans le même modèle. Ces produits d’immunothérapies sont développés pour être utilisés chez l’homme et ils devraient cibler des patients adultes. Pour rester au plus proche de ce qui sera fait chez l’homme, nous utiliserons des souris d’au moins sept semaines (ayant un système immunitaire suffisamment mature) pour ces études précliniques.

Etudes de tolérance chez l’espèce cible.

(NTS-FR-629978v1 – 08/02/2022)
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Lapins : 32
Chiens : 32
Équidés : 32
Cochons : 128
Chèvres : 32
Moutons : 32
Bovins : 128
Poules : 128
Dindes : 64
Autres oiseaux : 32
Souffrances
▲ -
▲ 192
▲ 448
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 640

640 animaux non-humains de dix espèces, dont des chiens, des porcs, des bovins et des équidés, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit des essais d'innocuité de médicaments vétérinaires en situation de surdosage, avec examens cliniques, prises de sang et prélèvements d'organes. Il indique que des signes de toxicité sont attendus, pouvant parfois mettre en jeu la vie des animaux, et qu'aucun n'est maintenu en vie en fin d'étude. Sur le remplacement, il affirme que la réglementation européenne "impose" l'utilisation d'animaux de l'espèce cible.

Objectifs

Le projet vise à évaluer en laboratoire l’innocuité pour l’espèce cible de produits vétérinaires destinés à l’animal concerné (bovins, ovins, caprins, porcins, équins, lapins, chiens ou volailles) en répondant aux prescriptions de la réglementation européenne (European Medicines Agency, VICH GL43). L’objectif est d’établir la marge de sécurité du produit étudié, et dans la mesure du possible, d’identifier les effets indésirables en cas de surdosage ou d’administration prolongée par rapport aux conditions d’utilisation prévues.

Bénéfices attendus

Le projet vise à s'assurer de l'innocuité du médicament vétérinaire à la dose thérapeutique et vise également à s'assurer qu'il existe une marge de sécurité raisonnable (habituellement à trois fois la dose thérapeutique à laquelle aucun signe toxique n'est observé).

Procédures

Observations cliniques quotidiennes (sans manipulation des animaux); examens cliniques réguliers (généraux et au site d'injection), jusqu'à une fois par jour sur la période d'observation si nécessaire. Prises de sang : Typiquement une prise de sang en début et une en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements d’urine : Typiquement un prélèvement d’urine en début et un en fin d’étude. Plusieurs prélèvements peuvent être requis en cours d’étude, jusqu’à 5 fois/étude. Prélèvements de fèces ou de fientes : Plusieurs prélèvements peuvent être réalisés en cours d’étude, à une fréquence qui peut s’élever à 5 fois/étude. Prélèvement des différents tissus/organes de l'organisme pour histopathologie: selon le profil toxicologique; nécessite l'euthanasie des animaux en fin de procédure. Prélèvement du site d'injection pour histopathologie à différents temps de la procédure (évaluation de l'évolution des lésions).

Impact sur les animaux

Le projet visant à évaluer la toxicité en cas de surdosage, il est attendu, en particulier à la dose la plus élevée, des signes de toxicité sur les animaux. Ces signes peuvent parfois mettre en jeu la vie des animaux. La mise en place de points limites vise à réduire dans la mesure du possible l'impact sur les animaux.

Devenir

La règle générale est l'absence de maintien en vie en fin de projet quelle que soit la procédure.

Remplacement

Les textes réglementaires imposent l’utilisation d’animaux de l’espèce cible pour l’évaluation de l’innocuité d’un produit pharmaceutique vétérinaire (European Medicines Agency, VICH GL43).

Réduction

Le nombre de groupes et le nombre d’animaux par groupe nécessaires à l’évaluation de l’innocuité de produits pharmaceutiques vétérinaires sont définis réglementairement pour chaque type d’étude (European Medicines Agency, VICH GL43). Il s'agit de nombres minimum d'animaux à utiliser. Il est possible d'utiliser plus d'animaux et, dans ce cas, la ou les méthodes statistiques utilisés pour évaluer la tolérance du produit peuvent permettre de limiter le nombre d'animaux utilisés en plus du minimum requis par la réglementation.

Raffinement

Les conditions d'hébergement des animaux sont adaptées aux besoins physiologiques de ces derniers et leur permettent d'exprimer le plus possible leur gamme normale de comportements. Un enrichissement de l'environnement des animaux est mis en place. La contention des animaux vise à limiter au maximum le stress des animaux. Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement par le personnel en charge des animaux: animaliers et vétérinaires.

Choix des espèces

Dans le cadre d’essais réglementaires pour la mise sur le marché de médicaments vétérinaires, l’étude doit être menée sur l’espèce cible. Pour les études d’innocuité générale, le stade de développement des animaux utilisés doit concorder avec le stade cible d’administration du produit vétérinaire selon la réglementation européenne. Si le produit est destiné à être administré à de jeunes animaux immatures, alors les animaux utilisés devront avoir un âge correspondant à l’âge minimal d’administration visé pour le produit. Sinon, les animaux utilisés sont généralement de jeunes adultes. Pour les études d’innocuité sur la fonction de reproduction et sur la glande mammaire, les animaux seront nécessairement matures sexuellement dans le premier cas, et aptes à assurer une production laitière dans le second cas.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 2186
Souffrances
▲ 1003
▲ 1080
▲ 103
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2186

2 186 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à modéré. Le porteur décrit un stress imposé aux femelles gestantes, immobilisées 45 minutes trois fois par jour, dont les effets sont suivis sur trois générations de descendants. Il indique que ceux-ci subissent des tests comportementaux, sans en préciser la nature, ainsi que des prélèvements de sang sous stress de nouveauté, avant la mise à mort pour prélever sang, cerveau et intestin. Il affirme qu'aucune méthode de substitution ne permet de recréer la transmission d'un stress périnatal sur trois générations.

Objectifs

Le projet a pour but de 1) caractériser les effets transgénérationnels du stress périnatal sur la descendance adulte mâle et femelle en 2ème et 3ème génération ,2) mettre en évidence les effets correcteurs d’un traitement en post partum avec la carbétocine (analogue de l’ocytocine) ou le probiotique Lactobacillus reuteri (puissant activateur du système ocytocinergique) sur les conséquences de l’exposition au stress et sur le comportement maternel et 3) comprendre les mécanismes mis en jeu au niveau du comportement et au niveau cérébral et moléculaire.

Bénéfices attendus

Le modèle de rat stressé périnatalement (PRS, perinatal stress) développé depuis 1995 (Maccari et al., 1995, J. NeuroSci., 15) constitue un modèle de choix pour l'étude des troubles associés au stress ainsi que pour leurs traitements. Ce modèle continue d’être caractérisé d'un point de vue comportemental mais également neuroendocrine. Les études actuelles sont complétées par des approches biochimiques et moléculaires. Les rats PRS utilisés pour les procédures expérimentales développées ci-après, proviennent de femelles qui après avoir été mises en reproduction seront soumises à un stress de contention pendant 45 minutes, 3 fois par jour à partir du 11ème jour de gestation jusqu'à la veille du jour de la parturition. Pour les rats non PRS, les mères gestantes ne subiront aucun stress et seront manipulées régulièrement. Ainsi, le stress est certes imposé au cours de la période prénatale mais il existe également un stress postnatal pour les ratons puisque les femelles stressées au cours de la gestation montrent une réduction des soins maternels (stress prénatal +postnatal = stress périnatal). Les rats PRS seront sélectionnés en fonction du comportement maternel déterminé au cours des 7 premiers jours après la parturition.

Procédures

-Injections intrapéritoneales ou traitement par l'eau de boisson chez la femelle lactante en post partum : 103 femelles pendant 7 jours ; -test comportementaux chez les descendants à l'age adulte 720 animaux durée 3 semaine avec espacement d'une semaine entre chaque test ; -prelévements sanguins sur animaux vigiles : 720 animaux , durée 1 journée (stress de nouveauté) ; -prelévements sanguins, cérébraux et intestinaux sur animauxeuthanasiés : 283 mères + 720 descendants pour un total de 1003 animaux.

Impact sur les animaux

La carbetocine, agoniste de l'ocytocine a deja montré son efficacité dans la correction de l'impact du stress dans le modèle PRS (Mairesse et al. 2015 ; Gatta et al. 2018) et le L. Reuteri est un puissant activateur du système ocytocinergique (Pouthaidis et al. 2013). Compte tenu de ces évidences experimentales, nous n'attendons pas d'effet indesirable particulier.

Devenir

-Procédure 1 reproduction F0) : seront euthanasiés les mâles reproducteurs et les femelles n'ayant pas donné de portée valable. Les femelles restantes seront reutilisées dans la procédure 4 pour les prelevements sanguins et cérébraux ; -Procédure 2 (lignées maternelles F1, F2) : seront euthanasiés les mâles reproducteurs et les femelles n'ayant pas donné de portée valable, ou presentant le mauvais comportement maternel. Dans ce dernier cas leurs descendants seront également mis à mort. Les mères restantes seront reutilisées dans la procédure 4 pour les prelevements sanguins et cérébraux. Les descendants valables séléctionnés dans la procédure 2 seront réutilisés dans la procédure 3 ; -Procedure 3 (descendants F1, F2, F3) : touts les animaux seront reutilisés dans la procédure 4 pour les prelevements sanguins et cérébraux.

Remplacement

Ce projet est conçu dans l’optique de respecter scrupuleusement la règle des 3 R : - Principe de remplacement : Aucune méthode alternative ou de substitution permet de recréer les conditions exposées ci-dessus, car il s’agit de mesurer des éléments intégrés associant stress périnatal et sa transmission à travers 3 générations à l’âge adulte. - Principe de réduction: Pour les rates reproductrices, en génération F0, F1 et F2, nous estimons que 8 à 15 rates/groupe/genération sont nécessaires, et pour les descendants en F1, F2 et F3, 12 rats/groupe/sexe/genération sont nécessaires pour limiter la variabilité interindividuelle des réponses au stress et des traitements en postpartum à la carbetocine et au probiotique. - Principe de raffinement : Les animaux seront nourris ad libitum avec accès libre à l’eau de boisson. Les rats, que ce soit lors de la période de reproduction ou lors des traitements, seront surveillés plusieurs fois par jour afin d'évaluer la présence de signes cliniques (vigilance des animaux, signes de détresse/douleur, perte de poids). Si un animal devait présenter des signes cliniques de détresse au cours d'une expérimentation, celui-ci serait rapidement euthanasié. Les animaux seront hébergés dans un endroit calme et toute expérimentation sera réalisée dans une salle différente de la salle d‘hébergement.

Réduction

Ce projet est conçu dans l’optique de respecter scrupuleusement la règle des 3 R : - Principe de remplacement : Aucune méthode alternative ou de substitution permet de recréer les conditions exposées ci-dessus, car il s’agit de mesurer des éléments intégrés associant stress périnatal et sa transmission à travers 3 générations à l’âge adulte. - Principe de réduction: Pour les rates reproductrices, en génération F0, F1 et F2, nous estimons que 8 à 15 rates/groupe/genération sont nécessaires, et pour les descendants en F1, F2 et F3, 12 rats/groupe/sexe/genération sont nécessaires pour limiter la variabilité interindividuelle des réponses au stress et des traitements en postpartum à la carbetocine et au probiotique. - Principe de raffinement : Les animaux seront nourris ad libitum avec accès libre à l’eau de boisson. Les rats, que ce soit lors de la période de reproduction ou lors des traitements, seront surveillés plusieurs fois par jour afin d'évaluer la présence de signes cliniques (vigilance des animaux, signes de détresse/douleur, perte de poids). Si un animal devait présenter des signes cliniques de détresse au cours d'une expérimentation, celui-ci serait rapidement euthanasié. Les animaux seront hébergés dans un endroit calme et toute expérimentation sera réalisée dans une salle différente de la salle d‘hébergement.

Raffinement

Principe de raffinement : Les animaux seront nourris ad libitum avec accès libre à l’eau de boisson. Les rats, que ce soit lors de la période de reproduction ou lors des traitements, seront surveillés plusieurs fois par jour afin d'évaluer la présence de signes cliniques (vigilance des animaux, signes de détresse/douleur, perte de poids). Si un animal devait présenter des signes cliniques de détresse au cours d'une expérimentation, celui-ci serait rapidement euthanasié. Les animaux seront hébergés dans un endroit calme et toute expérimentation sera réalisée dans une salle différente de la salle d‘hébergement.

Choix des espèces

L'utilisation du rat (souche Sprague-Dawley) comme modèle animal présentant des comportements de types émotionnels suite à la programmation par le stress périnatal constitue un modèle de choix pour tester les effets à long terme. Par ailleurs, les rats (souche Sprague-Dawley) sont particulièrement adaptés aux études comportementales et entre autres à l'étude des réponses au stress. Facilement manipulables, ils présentent également un métabolisme mesurable. Les analyses comportementales, biochimiques et structurales seront effectuées chez des animaux adultes (âgés de 3 à 5 mois) afin de déterminer la persistance des effets du stress à travers les générations.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 100
Souffrances
▲ -
▲ 100
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur décrit l'inoculation sous-cutanée de cellules cancéreuses humaines chez des souris immunodéficientes, suivie de séances d'imagerie IRM sous anesthésie, puis de la mise à mort pour prélever les tumeurs. Il indique que la croissance tumorale peut entraîner perte de poids, nécrose ou infection, une perte de plus de 20 pour cent du poids déclenchant l'euthanasie. Sur le remplacement, il affirme que la validation de cette méthode d'imagerie ne peut être réalisée qu'in vivo.

Objectifs

L’hypoxie (baisse de l’oxygénation du tissu) est une caractéristique du microenvironnement tumoral commune à la plupart des tumeurs solides et constitue une source importante de résistance aux traitements de radiothérapie et de chimiothérapie. Décrite comme fluctuante et inhomogène aussi bien dans son intensité que dans sa distribution spatiale, l’hypoxie évolue au cours de la progression de la tumeur. Elle est responsable de remaniements métaboliques qui associés à la faible perfusion des tumeurs entrainent une accumulation d’ions H+ sera la cause majeure d’acidification du milieu extracellulaire au sein de la tumeur. La répartition hétérogène de l’hypoxie et donc du pH au sein des lésions cancéreuses n’est actuellement pas prise en compte en clinique pour générer une stratification des tumeurs en fonction de leur statut hypoxique ou acide conduisant de ce fait au manque d’efficacité de nouvelles thérapies ciblant l’hypoxie. Ainsi pour ce programme de recherche, nous proposons de réaliser dans un premier temps une étude chez la souris porteuse de xénogreffe visant à montrer la capacité d’une nouvelle technique d’IRM par échange chimique et transfert de saturation (IRM CEST) à cartographier et quantifier l’hétérogénéité de l’hypoxie et du pH intra-tumoral pour en faire un outil de stratification des tumeurs. La validation de la méthode d’IRM CEST sera réalisée par l’implantation d’une sonde pH/pO2 en intra-tumoral afin de corréler les mesures avec les observations réalisées par IRM. Si la méthode est validée, une seconde étude sera réalisée. Elle permettra de juger de la pertinence de l’IRM CEST pour l’évaluation de l’hypoxie et du pH au cours de la croissance tumorale en suivant les souris à plusieurs stades tumoraux.

Bénéfices attendus

Dans ce projet nous souhaitons stratifier les tumeurs en fonction de l’hétérogénéité constatée grâce à l’IRM CEST 3D. Ainsi, la caractérisation l’hypoxie tumorale pourrait offrir une opportunité unique de pouvoir sélectionner les patients éligibles aux traitements ciblant l’hypoxie tumorale.

Procédures

Les animaux auront une inoculation de cellules cancéreuses en sous cutané à l'aide d'une aiguille 26G sous anesthésie gazeuse (durée inférieure à 3min). Les animaux auront une ou plusieurs imageries IRM sous anesthésie gazeuse (non invasif).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus dans cette étude sont principalement liés à la croissance tumorale (perte de poids, altération de l’état général de l’animal, nécrose ou infection de la tumeur).

Devenir

Les animaux seront sacrifiés à l'issue des 2 procédures afin de prélever les tumeurs pour des analyses immunohistochimiques complémentaires.

Remplacement

La validation d’une méthode d’imagerie permettant que caractériser et stratifier le tissu tumoral ne peut être réalisée qu’in vivo. En effet, la physiologie globale de l’individu entre en jeu et une étude ex vivo ou in vitro ne peut représenter la complexité du vivant.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe (n=10) a été réduit au maximum tout en permettant l’exploitation des résultats. Il prend notamment en compte l’hétérogénéité de la prise tumorale (estimée à 80%) afin de garantir un nombre optimal d’animaux permettant une signification statistique à l'étude menée. Le nombre total d’animaux est de 100 souris maximum sur une période de 5 ans. L'étude 1 déterminera la nécessité de faire l'étude 2.

Raffinement

Des méthodes sont utilisés afin d’optimiser au maximum le bien-être des animaux inclus dans ce projet, pour cela les conditions d'hébergement seront optimisées (portoirs ventilés, température, hygrométrie, luminosité, densité animale – minimum 3 animaux/cage-, enrichissement de milieu avec coton pour la nidification, bâtonnet de bois pour ronger et cabane de cachette). De façon usuelle, les cages (litière, cage, grille, couvercle et biberon) sont changées toutes les semaines. Une surveillance quotidienne des animaux permettra de déceler les premiers signaux de stress, de douleur ou d'inconfort pour l'animal qui pourront être améliorés par l'administration d'antalgiques (Rimadyl, 5mg/kg en sous-cutanée, 1 fois par jours pendant 5 jours maximum) avant l'atteinte des points limites définis (perte de poids supérieure à 20%, du poids maximal observé, prostration, volume tumoral, aspect du point d’injection……). Si aucune amélioration n’est observée, l’animal sera euthanasié.

Choix des espèces

Le modèle souris est classiquement utilisé en expérimentation animale dans le domaine de la recherche contre le cancer. De plus, le modèle souris immunodéficientes porteuses de xénogreffe de lignée tumorale humaine est adapté pour les études fondamentales et appliquées de développement et traitements des cancers humains. Des animaux de 5 à 7 semaines sont classiquement utilisés pour ce type de modèles.

Synchronisation de la méiose chez la souris

(NTS-FR-569871v1 – 08/02/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Souris : 234
Souffrances
▲ -
▲ 234
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 234

234 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur décrit le gavage de souriceaux dès le deuxième jour de vie, une fois par jour pendant sept à dix jours, suivi d'une injection intrapéritonéale, puis la mise à mort pour disséquer les testicules. Il précise que les souriceaux ne prenant pas de poids par rapport aux témoins, un seuil fixé à 20 pour cent de moins, seront tués. Sur le remplacement, il affirme qu'aucun modèle in vitro n'existe pour étudier la méiose et présente la souris comme "indispensable".

Objectifs

La reproduction sexuée, chez les organismes eucaryotes qui incluent les animaux, nécessite la formation de gamètes (ovocytes et spermatozoïdes) auxquels est transmise la moitié du matériel génétique du parent. La fécondation permet, en réunissant les chromosomes des gamètes de chacun des deux parents, de reconstituer des cellules qui possèdent une paire de chaque chromosome, un exemplaire étant fourni par la mère, l’autre par le père. Nous étudions les mécanismes qui permettent la transmission correcte des chromosomes aux gamètes. Nos projets visent à comprendre le rôle de plusieurs protéines dans ce processus, chez le mâle.

Bénéfices attendus

Nous étudions les mécanismes qui permettent la transmission correcte des chromosomes aux gamètes. Nos projets visent à comprendre le rôle de plusieurs protéines dans ce processus, chez le mâle.

Procédures

sur 234 animaux Gavage : souriceaux à jours 2, 1 fois par jour pendant 7 à 10 jours injection intrapéritonéale : 1 injection à jour 7 à 10

Impact sur les animaux

Inconfort sur l’animal suite à des gavages et des injections intrapéritonéales

Devenir

Animaux mis à mort pour une dissection des testicules pour des études biochimiques, moléculaires et génomiques

Remplacement

Le recours aux animaux est indispensable car il n’existe aucun modèle in vitro pour étudier la méiose. Notre projet propose l'utilisation de souris. Ce sont les seuls mammifères sur lesquels nous pouvons développer ces recherches. Le processus fondamental de la méiose est étudié dans d’autres espèces (invertébrés, plantes, unicellulaires) mais ces processus se sont différenciés au cours de l’évolution. Seule la souris permet d’approfondir l’étude de fonction de gènes par la génétique et la transgénèse. Le protocole proposé permettra d’augmenter le nombre de cellules d’intérêt par expérience.

Réduction

Les protocoles sont optimisés pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires. En particulier, les techniques biochimiques sont revues régulièrement pour réduire la quantité de matériel, et donc d’animaux, nécessaire. Nous estimons que 234 souris seront nécessaires pour mener à bien notre projet.

Raffinement

Aucun des animaux utilisés ne souffrira d’un phénotype dommageable dans nos conditions d’élevage et le traitement qui leur est administré dans une fenêtre de temps précise agira seulement sur les gamètes et n’aura aucun effet dommageable sur les animaux. Ces animaux sont pesés quotidiennement pendant les 7 à 10 premiers jours de traitement, s’ils ne prennent pas de poids par rapport aux animaux témoins (plus de 20% de moins que les animaux non traités de la même portée), ils seront mis à mort.

Choix des espèces

- Le contexte des aspects que nous étudions est bien décrit chez la souris - Cette espèce se prête aux études génétiques grâce aux nombreux modèles déjà existants, et grâce à la possibilité de générer de nouveau modèles génétiques. Les connaissances du génome de Mus musculus sont nécessaires pour nos analyses génétiques et génomiques. - Ce modèle, surtout grâce au protocole proposé, permet des études biochimiques, de plus, beaucoup d’outils existent déjà, notamment les anticorps. Jours 2 à Jours 20 après la naissance. Il s’agit de la période où les souris sont traitées, jusqu’à récupération des tissus. Cet période correspond au moment optimal pour obtenir une population de spermatocytes enrichit dans le type cellulaire que nous étudions.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Moutons : 72
Souffrances
▲ -
▲ 72
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 72
 -

72 brebis laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, puis réintégrées à la production laitière. Le porteur décrit quatre séries de prélèvements sur deux mois, associant une prise de sang à la jugulaire et un prélèvement de jus de rumen par sonde gastro-œsophagienne. Il indique que la répétition de ces prélèvements peut générer un stress, atténué par une habituation à la cage de contention. Sur le remplacement, il affirme qu'étudier le statut énergétique d'un ruminant en début de lactation rend le recours à l'animal inévitable.

Objectifs

L’objectif du projet est de proposer aux éleveurs de brebis laitières des outils de précisions pour améliorer la gestion des moments d’élevage clés du troupeau, et ainsi améliorer la santé des brebis et des agneaux, mieux valoriser l’alimentation et avoir un lait de meilleure qualité pour le consommateur. L’approche innovante est de s’intéresser au début de lactation, moment critique jusque-là peu étudié, et d’identifier grâce à des indicateurs non invasifs, les animaux en situation nutritionnelle difficile. En effet, durant le premier mois après la mise-bas, les brebis laitières sont à la fois allaitantes et traites, puis elles passent en traite exclusive : c’est dans cette période que certaines d’entre elles se retrouvent en déficit énergétique, lorsque leurs besoins énergétiques ne peuvent pas être totalement couverts par les apports alimentaires. Le spectre en Moyen Infra-Rouge (MIR) du lait est un phénotype simple et peu couteux à obtenir : nous proposons de le valoriser durant la phase d’allaitement-traite pour identifier les animaux en déficit énergétique afin que l’éleveur puisse moduler l’alimentation de ceux-ci. Nous nous appuierons sur des brebis divergentes pour le comptage des cellules somatiques (CCS) dans le lait, car il a été montré que ces 2 groupes se différenciaient en termes de bilan énergétiques en début de lactation, et afin de définir le moment le plus propice à la détection des animaux en déficit énergétiques, les analyses du lait via le MIR seront effectuées de façon longitudinale durant les 2 premiers mois de lactation des brebis. Enfin, d’autres biomarqueurs seront recherchés dans le lait, le plasma et le rumen (métabolome) et une étude du microbiote ruminal des brebis sera réalisée.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’obtenir, en situation d’élevage classique et sur un nombre conséquent d’animaux, des profils d’évolution individuel de l’état énergétique des brebis laitières durant la phase clés d’allaitement-traite. L’utilisation synchrone de dosages de références et de mesures non invasives va permettre l’identification de prédicteurs de l’état énergétique dégradé de certaines brebis, utilisables en élevage classique. De plus, le programme de recherche dont fait partie ce projet fait intervenir un second site expérimental où les phénotypages simplifiés seront aussi effectués de façon longitudinale durant cette période d’allaitement-traite ; il est aussi adossé à un programme européen où 8 fermes privées réaliseront un « suivi » type pour valider la faisabilité de cette détection en ferme classique.

Procédures

Les brebis seront soumises à 2 types de prélèvement : - Une prise de sang à la veine jugulaire, - Un prélèvement de jus de rumen par sonde gastro-oesophagienne ; Cela 4 fois durant les 2 mois de l’essai, au maximum à une semaine d’intervalle.

Impact sur les animaux

La répétition à 1 semaine d’intervalle du prélèvement de jus de rumen et de sang pourrait générer un stress sur les brebis : des actions de renforcement positif seront mis en place pour palier à ce possible effet indésirable, notamment en habituant les brebis à la cage de contention. Celle-ci, ainsi que la compétence du personnel réalisant depuis de nombreuses années ce type de prélèvements, assurera un prélèvement efficace, sans lésion et sur un laps de temps très court.

Devenir

Poursuite de la vie productive classique de la brebis laitière en lactation

Remplacement

Il s’agit ici d’étudier le statut énergétique d’un animal. Celui-ci est la résultante de l’alimentation et du fonctionnement global de l’organisme. Le recourt à l’animal ne peut être éviter.

Réduction

Nous avons calculé le nombre optimal d’animaux à utiliser avec une formule statistique : n = (2SD/p)² où n est le nombre d'animaux, SD l'écart-type et p la précision souhaitée pour notre analyse.

Raffinement

Tous les animaux seront hébergés sur une aire paillée en groupe, de manière à exprimer leurs comportements sociaux. Afin de stimuler les brebis, au cours d'une semaine des objets d'enrichissement seront suspendus dans les parcs et alternés (disques, chaines). Au quotidien, lors du paillage, la paille seront mise en tas et ce sont les brebis qui l'étaleront. Afin de limiter le stress de contention, les prélèvements seront réalisés par du personnel qualifié à l’aide de matériel de contention adapté aux ovins et à laquelle les animaux sont habitués. Les prélèvements de lait se feront lors du contrôle laitier, sans manipulation supplémentaire de la brebis. Les prélèvements de sang et de contenu ruminal se feront successivement lors de la même contention, afin de réduire au maximum le temps de contention de chaque animal. Les animaux font l’objet d’une surveillance toute particulière au moment des prélèvements et après ceux-ci. Au moindre problème l’animal est retiré du projet et soigné.

Choix des espèces

Le déficit énergétique que l’on vise à monitorer apparait spécifiquement chez les ruminants, quand la capacité digestive post-mise bas n’est pas suffisante pour ingérer l’énergie permettant de faire face aux besoins de la femelle en début de lactation. Il est donc indispensable de réaliser ce travail sur un ruminant. Par ailleurs, chez les bovins et les caprins laitiers, le petit est très rapidement séparé de sa mère : cette concomitance de l’allaitement du petit et du passage à la traite pour extraire le surplus de lait, n’existe que chez la brebis laitière. Notre étude porte sur le déficit énergétique en début de lactation, donc nos animaux seront à ce stade.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
    • Système immunitaire
Souris : 820
Souffrances
▲ -
▲ 240
▲ 480
▲ 100
Devenir
 -
 -
 -
 820

820 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant de léger à sévère. Le porteur décrit un modèle de dénutrition sévère chez des souris juvéniles sevrées, avec suivi de poids, prélèvements sanguins et de fèces, puis une phase d'infection par Salmonella provoquant pelage hirsute, prostration et amaigrissement. Les animaux sont euthanasiés à chaque point de la cinétique pour prélever sang, cerveau et intestin. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ni le poisson zèbre ou la drosophile ne conviennent et présente la souris comme un "modèle incontournable" pour transposer à l'enfant dénutri.

Objectifs

Développer de manière durable des thérapies nutritionnelles pour contrer la dénutrition est une priorité sanitaire mondiale. Actuellement les campagnes de re-nutrition n’ont qu’un effet bénéfique transitoire sur la santé des enfants souffrant de dénutrition sévère (Severe Acute Malnutrition, SAM). La rémission nécessite la prise en compte simultanée des paramètres anthropométriques, physiologiques, immunitaires et microbiologiques. Or l'interaction entre la physiologie, le microbiote et l'immunité mucosale reste peu étudiée. En effet, déchiffrer l'interaction des principaux acteurs de l'écosystème intestinal chez les enfants SAM nécessite d'utiliser des méthodes invasives, telles que des biopsies intestinales, chez des enfants déjà affaiblis par la malnutrition. De par sa complexité, le modèle animal reste incontournable. Actuellement, un obstacle majeur qui limite l’investigation de la SAM, est l'absence d'un modèle animal approprié. Cependant, nous avons réfléchi au développement d’un modèle de souris juvénile qui présenterait de fortes similitudes physiologiques, microbiennes et immunitaires avec les enfants atteints de SAM. Grâce au modèle murin de dénutrition que nous développerons, nous déterminerons comment améliorer les interventions nutritionnelles en 1) identifiant les signatures physiologiques, microbiennes et immunologiques précoces associées à la dénutrition sévère et au régime thérapeutique proposé, et 2) en utilisant ces signatures afin de créer une combinaison de candidats associé au régime thérapeutique (nutriment et ou métabolite bactérien/bactérie bénéfique) qui simultanément améliorerait chaque paramètre. Chez les enfants, les conséquences de la SAM semblent persister au-delà de la première année après la sortie d’hôpital, et une mortalité élevée est toujours associée à de nombreuses infections et entéropathies. Une fois, le modèle de dénutrition et le régime thérapeutique amélioré, nous voudrions tester la susceptibilité des souris dénutries et ou en phase de rétablissement à développer une infection de type entéropathie avec Salmonella enterica Typhimurium.

Bénéfices attendus

Bénéfices à court terme: La SAM est une maladie multi-factorielle où la physiologie (reprise de poids, croissance, maturation intestinale pour une absorption des nutriments optimale), l’immunité mucosale et le microbiote intestinal jouent un rôle important dans son développement mais aussi au cours des traitements de re-nutrition avec le RUTF. Chez des enfants déjà affaiblis par la dénutrition, il n’est pas concevable de prélever des échantillons invasifs comme il serait nécessaire de la faire pour étudier la maturation intestinale ou encore le système immunitaire mucosal. Développer un modèle animal approprié est donc nécessaire afin de déchiffrer les principales caractéristiques de la SAM, et de proposer des stratégies thérapeutiques durables. L'importance de l'intégration de méthodologies multidisciplinaires comme nouvelle façon d'aborder la complexité de la physiopathologie de la SAM fait de ce projet un projet phare pour faire avancer les connaissances dans les domaines de la nutrition, l'immunité, l'infection et le microbiote intestinal. Bénéfices à long terme: Les résultats de cette étude permettront de fournir de nouvelles approches nutritionnelles qui pourraient être envisagées chez les enfants atteints de SAM. Des stratégies multifactorielles comprenant un RUTF optimisé avec des métabolites bactériens et/ou des bactéries bénéfiques devraient fournir des approches thérapeutiques durables en favorisant aussi bien la reprise de poids et la croissance, que la maturation du système immunitaire et du microbiote intestinal.

Procédures

Prise de poids sur animaux vigiles, hebdomadaire. Prélèvements sur animaux vigiles: prélèvement de feces (1 fois à la fin de l'expérience), prélèvements sanguins pour glycémie (procédures 3 et 5), 1 fois à 0, 30, 60 et 90 minutes après administration de la solution de glucose, un prélèvement sanguin de l’ordre de 0,3 μl sera effectué au niveau de la queue). Prélèvements sur animaux endormis: prélèvement sanguin rétro-orbital pour le FITC dextran ( procédures 2 et 6) et 1 fois à la fin de l'expérience.

Impact sur les animaux

Le but de ce projet qui est de suivre l’impact d’une alimentation qui entraine une dénutrition et un régime thérapeutique pouvant contrer cette dénutrition sur la physiologie, l’immunité et le microbiote intestinal des individus, implique de facto l’utilisation d’animaux. Ce projet occasionnera des modifications physiologiques sur les animaux. Selon le régime alimentaire apporté, les animaux subiront un ralentissement de croissance ou des hausses de poids. Selon le régime alimentaire apporté, les animaux subiront un ralentissement de croissance ou des hausses de poids. Une fois, le modèle de dénutrition et le régime thérapeutique amélioré, nous voudrions tester la susceptibilité des souris dénutries et ou en phase de rétablissement à développer une infection de type entéropathie avec Salmonella enterica Typhimurium. Pour la procédure impliquant une infection par Salmonella, les symptômes de la maladie seront observés chaque jour dès le début de l’infection (signes extérieurs: pelage hirsute , yeux tirés larmoyants, miclos, posture anormale, dos rond, prostration).

Devenir

Tous les animaux de toutes les procédures sont concernés par la mise à mort. A chaque point de cinétique déterminé, les animaux seront euthanasiés afin d’effectuer les prélèvements en vue d’analyses.

Remplacement

L’étude de la physiologie, de l’immunité et du microbiote intestinal des individus, implique de facto l’utilisation d’animaux. Nous développerons notre modèle sur des souris mâles C57BL/6J âgées de 21 jours. L’épithélium intestinal murin est anatomiquement et physiologiquement proche de celui de l’Homme. Aucun autre organisme modèle de petite taille (danio zébré, drosophile) ne possède une telle structure aussi similaire.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux, tout au long des expériences, les souris seront hébergées dans des cages appropriées à raison de 5 souris/cage maximum. Des groupes de 5 souris seront donc étudiés. Les expériences seront répétées de manières indépendantes 3 fois. Cette répartition des groupes a été choisie pour permettre une analyse statistiquement significative des résultats tout en limitant au minimum le nombre de souris. Un maximum de 820 souris seront utilisées sur 5 ans.

Raffinement

La nourriture et l’eau seront à volonté. Des dômes et du papier seront mis à disposition dans chaque cage pour enrichir le milieu. La température, l’hygrométrie et la photopériode de l’animalerie sont contrôlées et régulées. Nos visites quotidiennes ou hebdomadaires pour le suivi du poids et la consommation des régimes sera réalisés plutôt en fin de journée afin de respecter le cycle de sommeil de la souris. La table de souffrance animale (Cf. Annexe 3) indique que lorsque le score est compris entre 0 et 4, aucune procédure spéciale n’est à appliquer considérant normal l’état de « souffrance » des animaux ; un score compris entre 5 et 12, nécessite un renforcement de notre surveillance à 2 fois par jour, et l’administration éventuelle d’un analgésique (buprénorphine voie s.c. 0.1mg/kg) ; enfin un score compris entre 13 et 30 indique une souffrance animale avérée ou sévère et entrainera l’euthanasie de l'animal considéré. Ce score final sera calculé suivant 4 points limites : l’apparence générale, la prise alimentaire et le poids corporel, la détection de signes cliniques et le comportement général. Dans chaque catégorie, un score allant de 0 (RAS) à 4 (état critique ultime) sera établi, générant un score intermédiaire qui sera modifié ou non suivant le critère suivant : si le score est égal à 3 plus d'une fois, ajouter un point. Après dénutrition ou infection, si le score de la table de souffrance animale (Cf. Annexe 3) indique un score compris entre 5 et 12, nous renforcerons notre surveillance à 2 fois par jour, et administrerons un analgésique si besoin (buprénorphine voie s.c. 0.1mg/kg) ; si le score est compris entre 13 et 30 la souffrance animale avérée ou sévère entrainera l’euthanasie de l'animal considéré.

Choix des espèces

Le but de ce projet est de caractériser l'impact d'une dénutrition sévère sur la physiologie, le système immunitaire et le microbiote intestinal afin de proposer un régime thérapeutique durable aux enfants souffrant de SAM. Il est maintenant bien reconnu que le système immunitaire et le microbiote intestinal sont suffisamment proches de celui de l’Homme afin d’utiliser la souris comme modèle fiable avant qu’une transposition ne soit faite chez l’Homme. De plus, l’épithélium intestinal murin est anatomiquement et physiologiquement proche de celui de l’Homme. Aucun autre organisme modèle de petite taille (danio zébré, drosophile) ne possède une telle structure aussi similaire. Par ailleurs, le modèle murin est celui pour lequel les LysoDC ont été les mieux caractérisées. Enfin, le modèle infectieux que nous souhaitons utiliser est très bien décrit et étudié chez la souris. L’ensemble de ces critères fait de la souris l’espèce animale la plus appropriée pour effectuer notre étude. Les animaux utilisés seront des souris males âgées de 21 jours. L’épithélium intestinal des rongeurs est immature à la naissance. L’intestin grêle de la souris continue à se développer après la naissance et sa maturation est fortement associée à la période de sevrage. Le sevrage est donc une étape clef dans la structuration de l’épithélium intestinal, le développement immunitaire et la maturation du microbiote intestinal des rongeurs. C'est donc lors de cette fenêtre particulièrement sensible que se joue le développement en bonne santé de la souris mais également de l'Homme. Les souris sevrées à 21 jours seront alors utilisées afin d’être au plus proche des conditions de développement de la SAM observée chez l’Homme entre trois et 24 mois lors du sevrage. A cet âge la maturité du système immunitaire, la physiologie et la maturation du microbiote intestinal sont en cours de développement chez la souris, tout comme ça l’est chez l’enfant à bas âge.