Procédures modérées
Etude préclinique de correcteurs de mutations non sens dans des modèles de cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Les 1 800 souris reçoivent toutes une injection de cellules tumorales dans le flanc sous anesthésie gazeuse, puis 900 sont gavées une à deux fois par jour pendant 28 jours et 900 autres portent une pompe osmotique implantée dans le dos, agrafes retirées une semaine plus tard. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré, toutes les souris étant tuées à la fin pour l'analyse moléculaire de leurs tumeurs, et la croissance tumorale est mesurée au pied à coulisse trois fois par semaine. Le porteur écrit veiller à ce que les molécules testées ne portent pas atteinte aux "libertés individuelles de l'animal", définies comme l'absence de douleur, de lésion, de maladie, de peur et de détresse, dans un protocole qui commence par greffer une tumeur. Il ne décrit par ailleurs que des lots de cinq animaux en phase exploratoire puis quarante pour la démonstration d'efficacité, sans expliquer comment l'effectif atteint 1 800.
Objectifs
Les mutations non sens sont responsables d’environ 10% des maladies génétiques. La conséquence d’une mutation non sens est la dégradation rapide de l’ARNm porteur de la mutation par un mécanisme de surveillance des ARNm appelé NMD (pour nonsense-mediated mRNA decay). Certaines molécules sont capables de restaurer l’expression d’un gène porteur d’une mutation non sens. Ce type de molécules représente des candidats médicaments pour le traitement de certains patients atteints de maladie génétique. Nous recherchons au laboratoire des molécules capables de corriger les mutations non sens. Pour cela nous criblons des chimiothèques puis validons les molécules sur des lignées cellulaires. Une étude est ensuite entreprise pour déterminer la toxicité des molécules sélectionnées et leur mode d’action. L’étude préclinique est achevée après avoir démontré que les molécules sont capables de corriger les mutations non sens in vivo au sein d’un organisme complexe tel qu’une souris. L’étude in vivo consistera à déterminer la voie d’exposition, la concentration la plus efficace et la cinétique d’action de la molécule. Pour cela, les voies d’exposition qui seront testées sont la voie orale en gavant la souris avec différentes quantités de molécules et la diffusion sous-cutanée au moyen d’une pompe osmotique. Pour évaluer l’efficacité des molécules, nous effectuerons des mesures de croissance tumorale puis une analyse moléculaire sur les tumeurs après mise à mort des animaux.
Bénéfices attendus
La validation de l’efficacité de molécules permettant de corriger des mutations non-sens (entraînant la production de protéines généralement non-fonctionnelles) dans un organisme complexe comme la souris permettra à terme le développement de futurs médicaments pour traiter l’Homme souffrant de maladies génétiques telle que le cancer.
Procédures
L'ensemble des animaux (1800) seront anesthésiés par voie gazeuse afin de procéder à l'injection des cellules tumorales au niveau de leur flanc (durée de l'anesthésie : 10 minutes). L’ensemble des souris seront pesées 1 fois par semaine (1 minute) et la croissance des tumeurs sera mesurée 3 fois par semaine au moyen d'un pied à coulisse (2 minutes). Deux voies d'administration de traitement seront ensuite évaluées. - Traitement par voie orale : une partie des animaux (900) recevront une à deux fois par jour un traitement ou son placebo par voie orale (30 secondes). Le traitement durera au maximum 28 jours. - Traitement par voie sous-cutanée : une partie des animaux (900) auront une implantation au niveau du dos d’un système permettant la délivrance en continu du traitement ou de son placebo (Chirurgie pour implanter une pompe osmotique : 10 minutes). Une semaine après l’intervention, les agrafes sont retirées sous anesthésie gazeuse (1 minute). Le traitement durera au maximum 28 jours.
Impact sur les animaux
Ce projet a pour but de valider l’utilisation de nouvelles molécules comme éventuel candidat médicament. Bien que des tests de toxicité auront été effectués au préalable sur culture cellulaire, l’effet de ces molécules sur un organisme entier doit être évalué. Pour cela, nous veillerons à ce que ces molécules ne portent pas atteinte aux libertés individuelles de l’animal définies comme étant l’absence de faim, de soif et de malnutrition, l’absence de peur et de détresse, l’absence de stress physique et/ou thermique, l’absence de douleur, de lésions et de maladie ainsi que la liberté d'expression d'un comportement normal de son espèce. Cette observation servira à détecter une nuisance sur du long terme d'exposition à la molécule étudiée. Au cours des procédures, les animaux seront soumis à un stress léger de courte durée lors des anesthésies (par voie gazeuse ou par injection). De même, le traitement par voie orale, bien accepté par l'animal, pourra générer un stress léger et de courte durée lors de la contention. L'implantation de la pompe, réalisée sous anesthésie, ne devrait pas générer de gêne au mouvement de l'animal (placée sous la peau dans le dos) mais pourrait conduire à une douleur post-opératoire qui sera gérée par analgésiques. L'injection des cellules tumorales sera réalisée de manière à ne pas entraver les mouvements de l'animal.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l'expérience afin de pouvoir procéder à l’analyse moléculaire des tumeurs et d’autres tissus.
Remplacement
Dans la première partie du projet, nous disposons d’un programme de caractérisation des nouvelles molécules que nous identifions et sélectionnons basé sur le criblage cellulaire. Cette étape in vitro préalable est essentielle afin de déterminer la dose efficace en culture cellulaire (ce qui nous permet d'extrapoler pour définir une fenêtre de doses qui seront utilisées chez la souris), la toxicité cellulaire et le mode d'action. Cette étape permettra de remplacer l'animal dans la phase de sélection des molécules et d'évaluation des conditions optimales d'utilisation. Cependant, bien qu’une grande partie de l’étude se réalise in vitro remplaçant ainsi le modèle animal, l’expérimentation in vivo demeure nécessaire afin de pouvoir étudier l’effet de ces molécules sélectionnées avec soin dans un modèle physiologique pertinent reflétant la mutation étudiée à l’échelle de l’organisme entier.
Réduction
Le projet est conforme aux exigences de réduction puisqu'une phase exploratoire avec un nombre réduit d'animaux par lot (lot de 5) sera effectuée afin d'identifier la voie d'exposition, la concentration et la cinétique d'action de la molécule étudiée et ce afin d'abaisser au minimum le nombre d'animaux qui seront ensuite utilisés pour la démonstration de l'efficacité d'action de la molécule in vivo. Ce nombre sera de 40 ce qui correspondra à deux séries d'expériences avec 10 animaux par condition (avec et sans la molécule). La répétition de l'expérience est nécessaire pour s'affranchir d'un éventuel effet biaisé lié à la préparation de la molécule, au lot d'animaux ou à un stress survenu pendant l'expérience. Le nombre de 10 animaux par condition et par série afin de pouvoir réaliser ensuite un "student test" qui est le test statistique utilisé dans les expériences permettant d'évaluer l'efficacité d'un traitement.
Raffinement
Enfin, concernant le raffinement, l'expérience sera toujours menée de façon à prévenir ou à réduire au maximum toute souffrance. Ainsi, la voie d'exposition efficace la moins invasive sera privilégiée (la voie orale plutôt que sous-cutanée) et une anesthésie sera effectuée lorsque cela est compatible avec l'expérience. Des analgésiques seront utilisés pour pallier toute douleur pouvant survenir à la suite de l'implantation du système de diffusion sous-cutané. Les conditions d'hébergement seront telles que les animaux pourront bénéficier d'un enrichissement de leur environnement permettant une réduction de leur stress.
Choix des espèces
La souris présente l'avantage d'avoir un mécanisme de reconnaissance des codons stop prématurés étudié dans notre projet semblable à celui de l'Homme. De plus, la souris a un cycle de vie compatible avec le test in vivo sur plusieurs semaines de molécules à visées thérapeutiques. Les animaux seront utilisés à partir de la quatrième semaine après la naissance et jusqu'à 6 mois maximum après la naissance. La limite inférieure correspond à l'âge de maturité du système immunitaire chez la souris et la limite supérieure a été fixée à 6 mois car après, nous les considérons comme trop âgées ce qui pourrait compliquer l'interprétation des résultats.
Effets de la nutrition sur le renouvellement de l’épithélium intestinal chez la souris
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système gastrointestinal
8 106 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, chacune pouvant subir une biopsie de la queue, un gavage hebdomadaire pendant douze semaines et cinq jours consécutifs d'injections intrapéritonéales de tamoxifène. Les procédures impliquent un niveau de souffrance léger pour 5 166 d'entre elles et modéré pour 2 940, avec un stress lié à la contention, une douleur modérée à la biopsie caudale et des pertes de poids possibles. Les intestins et les fèces sont prélevés après mise à mort, pour comprendre comment l'alimentation agit sur le renouvellement de l'épithélium intestinal, les souris non retenues pour les procédures étant elles aussi tuées. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de méthode de remplacement", tout en indiquant que certaines études pourront être menées sur des organoïdes issus de ces mêmes souris, et aucun effectif n'est avancé pour justifier les 8 106 animaux.
Objectifs
Ce projet de recherche a pour objectif de comprendre comment les tissus de l'intestin se renouvellent et d'identifier les mécanismes contrôlant ce renouvellement. Il propose d'étudier les effets de l’alimentation sur ce renouvellement. Il vise à identifier les protéines essentielles à la physiologie intestinale et pouvant être les médiatrices des effets de l'alimentation sur l’intestin. En outre, la contribution de la flore intestinale dans les effets de l'alimentation sur ce tissu sera étudiée.
Bénéfices attendus
À court terme, ce projet permettra d'identifier les mécanismes impliqués dans les effets bénéfiques (alimentation pauvre en calories) ou délétère (régimes riches en graisses) de l’alimentation sur l'intestin. Ces recherches devraient enrichir la compréhension de la biologie des cellules intestinales mais aussi ouvrir, à plus long terme, de nouvelles perspectives de traitements utilisant des approches nutritionnelles.
Procédures
• biopsie de queue : 10 secondes. • Contention pour gavage : 20 secondes (1X par semaine pendant 12 semaines)• Contention pour injection intrapéritonéale tamoxifène: 20 secondes, (1X/jour pendant 5 jours). Contention pour injection intrapéritonéale d’anesthésique: 20 secondes. Prélèvement sanguin : 30 secondes.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront un stress lors de la contention, des injections intrapéritonéales et des gavages. Potentiellement certains traitements peuvent conduire à une perte de poids temporaire. Une douleur modérée lors de la biopsie caudale.
Devenir
Les animaux seront mis à mort pour permettre le prélèvement de leurs intestins et de leurs fèces, nécessaires aux différentes analyses. Quant aux animaux issus de l’élevage qui ne seront pas inclus dans les procédures expérimentales, ils seront également mis à mort de manière éthique et appropriée.
Remplacement
L’utilisation de cultures de lignées cellulaires ne reflète pas la complexité de l’épithélium intestinal ni les dialogues intercellulaires et ne peuvent reproduire les effets systémiques de l’alimentation. Il n’existe pas de méthode de remplacement.
Réduction
Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques appropriés. Certaines études pourront être réalisées sur des organoïdes issus de ces animaux, permettant ainsi de tester plusieurs drogues à partir d’une seule souris.
Raffinement
Les animaux vivent en groupes sociaux dans un milieu enrichi et ils seront surveillés quotidiennement par les zootechniciens. Des grilles de points limites spécifiques sont établies. Le raffinement comprend l’utilisation d’anesthésiques avant le prélèvement sanguin. Pour les gavages des canules en inox adaptées à l'âge des souris sont utilisées.
Choix des espèces
Pour ce projet, l'espèce animale choisie est la souris. En effet cette espèce permettent d'étudier le rôle de différentes mutations géniques affectant le maintien et le renouvellement de l'épithélium. Des souris adultes âgées de 8 à 16 semaines, ayant un tractus digestif mature et un microbiote établi sont utilisées.
Impact du stress thermique durant la gestation sur la fonction de reproduction des descendants mâles à l’âge adulte chez la brebis
- Recherche fondamentale
- Biologie du développement
- Oncologie
Une biopsie de l'endomètre et du placenta réalisée sur animal vigile, sans sédation ni anesthésie, en profitant de l'ouverture du col juste après la mise bas : vingt des soixante brebis gestantes du projet subissent ce prélèvement. 120 ovins au total, brebis et agneaux, sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, avec trois prises de sang pour les mères et cinq pour les descendants. Les brebis sont placées en conditions de vague de chaleur durant le dernier mois de gestation, ce qui peut provoquer une hyperthermie, des difficultés de thermorégulation et un risque d'avortement ou de mise bas précoce, l'enjeu déclaré étant de mesurer l'effet du dérèglement climatique sur la fertilité des descendants. 90 animaux, les mères et leurs filles, rejoindront le troupeau pour le renouvellement des générations, et les 30 descendants mâles seront abattus pour prélever leurs testicules et leur prostate, leur "reproduction" étant déclarée "compromise".
Objectifs
Le déreglement climatique et plus particulièrement l’intensification des vagues de chaleurs imposent une adaptation pour toutes les filières animales. Chez les ruminants, déjà peu adaptés à la chaleur du fait des fermentations du rumen, l’aptitude à produire est corrélée négativement à la résistance à la chaleur. Des effets délétères d’un index combinant la température et le taux d’humidité (THI), ont ainsi été démontrés sur la santé, la production ou la fertilité des individus touchés. Si l'effet de la température et de l'humidité peut être direct sur les animaux en croissance ou adultes, il pourrait également s'appliquer durant le développement fœtal, perturbant l’organogenèse et la fonction placentaire. Le stress thermique, réduit en effet la croissance d'organes spécifiques chez les veaux mâles et femelles et en particulier la taille des ovaires. Mais à l'heure actuelle, l'impact sur la construction du phénotype de fertilité des descendants et sur leurs performances de reproducteur à l’âge adulte reste inexploré. De tels impacts, s’ils étaient avérés, pourraient fortement limiter la diffusion du progres génétique des troupeaux et réduire les performances globales de l’élevage. Des perturbations épigénétiques pourraient être le socle soutenant toutes les modifications phénotypiques observées après un stress thermique. Le projet vise à étudier les effets d’un stress thermique en environnement contrôlé, appliqué durant le dernier mois de gestation chez la brebis, sur la construction du phénotype chez les descandants et leur performance à l’âge adulte.
Bénéfices attendus
Le projet vise à étudier les effets du déreglement climatique (et plus particulièrement l’intensification des phases de pics de chaleurs) sur la construction du phénotype de la descendance et sur leurs performances de reproduction à l’âge adulte. Les bénéfices attendus à court termes porteront sur la caractérisation des effets physiologiques et moléculaires d’un choc thermique subi in utero sur le devenir des animaux afin d’améliorer nos connaissances scientifiques sur les mécanismes épigénétiques qui soutendent la construction des phénotypes. A long terme, ce projet devrait fournir des bases de compréhension sur les mécanismes d’adaptation des animaux aux changements environnementaux, ce qui permettrait de développer des leviers positifs attenuant les effets déletères d’un stress thermique.
Procédures
3 prises de sang seront effectuées sur l’ensemble des 60 mères gestantes (à 110 jours, 125 et ~147 jours de gestation). Pour un sous groupe de 20 brebis une biopsie de l’endomètre et du placenta sur animal vigile sera réalisée. Nous profiterons juste apres la mise-bas de l’ouverture du col pour réaliser ce prélèvement. A ce stade physiologique, les voies femelles étant dilatées afin de permettre le passage du nouveau-né, le prélèvement pourra se faire sur animal vigile sans sédation ou anesthésie locomotrice. Concernant les descandants, 5 prises de sang seront effectuées (naissance, 1, 3, 6 et 9 mois). Tous ces actes ont une durée limitée à de quelques secondes (prise de sang) à quelques minutes (biopsie).
Impact sur les animaux
Une hyperthermie sur les brebis mis en condition de vague de chaleur pourrait survenir, avec des difficultés de régulation de température corporel et respiratoire dues également au dernier stade de gestation. Un risque d’avortement ou de mise-bas précoce pourrait survenir. Un petit hématome pourrait apparaitre à la jugulaire, lié aux quelques prises de sang effectuées. Les femelles biopsée pourraient ressentir une douleur liée au prélèvement. Enfin, le stress generé par l’ensemble des manipulations pourrait également apporter une nuissance supplémentaire.
Devenir
Les mères ainsi que leurs filles pourront rejoindre leur troupeau d’origine afin de contribuer au renouvellement des générations. Seuls les déscandants mâles seront abatus à la fin de l’expériementation afin de collecter les organes necessaires à l’étude fonctionnelle de l’impact du déreglement climatique. L’etude portant sur divers organes, dont les testicules et la prostate, une approche par biopsie n’est pas compatible. Leur retour au sein du troupeau n’est également plus possible (reproduction compromise).
Remplacement
Il n’y a pas de remplacement possible puisque l’objectif du projet est d’étudier les impacts d’un stress thermique subit in utero sur le développement embryonnaire, la construction du phénotype et les performances de reproduction à l’âge adulte. Aucune étude ne permet d’ores et déjà de prendre en compte l’impact du stress thermique subi in utero sur la fonction placentaire et le développement testiculaire des descendants. Nous n’avons donc pas de données fiables pour remplacer tout ou partie des animaux necessaires. De plus les développements récents d’organoïdes ou de cultures cellulaires 2D ne permettent pas de prendre en compte toute la compléxité d’un organisme biologique [placenta – fœtus – organes spécifiques] ayant subit un stress thermique.
Réduction
Aucune étude ne permet de prendre en compte l’impact du stress thermique subi in utero sur la fonction placentaire et le développement testiculaire des descendants. En revanche, concernant le contenu spermatique en petits ARN non codants, des études chez le bovin soulignent une variabilité individuelle sans condition de stress appliquée. C’est pourquoi le nombre d’individus souhaités par groupe de stress permettant de tenir compte de la variabilité individuelle et de visualiser un effet potentiel du stress envisagé est compris entre 12 et 15 pour les deux sexes. Afin de les obtenir, 60 brebis gestantes seront utilisées dans le projet (30 pour le groupe « contrôle » et 30 pour le groupe « stress thermique »). Ces Brebis, porteuses de singleton, donneront naissance au mieux à 60 descendants en sexe-ratio équilibré, soit 15 males et 15 femelles par groupe. Ce nombre permettra de tenir compte de certains aléas de mortalité et d’entrainement à la récolte de semence. Nous choisirons les méthodes d'analyse statistique adaptés pour obtenir des résultats fiables et interprétables.
Raffinement
Les brebis étant des animaux grégaires, elles seront toujours manipulées par lot. Elles seront hébergées sur aire paillée et la contention des brebis pour le prélèvement sanguin se fera dans un espace réduit entre des claies. Un enrichissement adapté sera proposé dans chaque cellule (pour tous les lots) : des miroirs, cônes et un filet de foin suspendu. Les prélèvements de sang par ponction à la veine jugulaire, seront réalisées par du personnel qualifié et expérimenté. Lors de la prise de sang, les animaux peuvent ressentir une douleur légère de courte durée n’entrainant pas de trouble de l’état général (pas de douleur chronique ou aigüe de forte intensité) ; il ne sera pas fait d’anesthésie locale qui s'avèrerait plus douloureuse que la prise de sang, et augmenterait le risque d’hématome. Les prises de sang pourraient être alternativement faites à la veine jugulaire droite et gauche pour limiter le risque de phlébite. Un baume décongestionnant pourrait être appliqué en cas de lésions ou de thrombose. La présence récurrente des expérimentateurs en interaction positive en dehors de la procédure (alimentation, soins aux animaux) est associée à une diminution du stress face à la contention. Après chaque prélèvement les animaux recevront une récompense sous forme de granulés. Une surveillance journalière de l’état général des animaux sera assurée. En cas d’apparition de symptômes, un traitement adapté (antidouleurs, anti-inflammatoires, antibiotiques) sera mis en place par les animaliers selon le protocole de soins établi par le vétérinaire référent.
Choix des espèces
Les ovins ont été choisi en raison de leur reproduction saisonnée, soumise au stress thermique soit en fin de gestation, soit en début de gestation (selon les pratiques des éleveurs). De plus les avantages biologiques apportés par cette espèce (temps de gestation court et proportion des animaux) permettent aux ovins de servir de modèle pour d’autres espèces et notamment les gros ruminants. Les premiers animaux utilisés seront les brebis Ile-de-France gestantes. Le second lot d’animaux sera constitué des agneaux (mâles et femelles) obtenus après la mise-bas. Ces animaux permettront d'évaluer l'effet d’un stress thermique appliqué en fin de gestation (dernier mois) en environnement contrôlé sur la construction du phénotype de la descendance.
Thérapie génique de l’environnement tumoral pour forcer l’entrée et la destruction immunitaire des tumeurs pancréatiques
- Recherche appliquée
- Cancers
Toutes tuées pour que les tumeurs soient prélevées et l'efficacité du traitement vérifiée, 1 000 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. 360 reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau du flanc et 640 dans le pancréas lui-même, 880 subissent deux à trois injections d'un produit d'imagerie suivies de 15 minutes d'anesthésie, environ 1 000 une injection de vecteur viral dans la tumeur et 600 une injection de lymphocytes. La croissance des tumeurs peut entraîner suppurations, nécroses, anémie légère et une perte de poids allant jusqu'à 20 % du poids maximal. Le porteur décrit les gènes thérapeutiques comme un "cheval de Troie" censé casser le "bouclier" du microenvironnement tumoral, et conclut que le recours au modèle in vivo est "indispensable" parce qu'aucune culture cellulaire ne reconstitue ces interactions.
Objectifs
Le cancer du pancréas est l’un des cancers les plus difficiles à traiter, avec un pronostic souvent très mauvais. Parmi les approches prometteuses, il y a l’immunothérapie cellulaire, une technique qui consiste à "reprogrammer" les cellules immunitaires du patient pour qu'elles puissent mieux attaquer la tumeur. Cette méthode a déjà donné d'excellents résultats contre certains cancers du sang. Mais pour le cancer du pancréas, c’est beaucoup plus compliqué. En effet, la tumeur s'entoure d'un microenvironnement (comme un bouclier) qui bloque à la fois les traitements et le système immunitaire du patient. Résultat : même les cellules immunitaires modifiées n’arrivent pas à atteindre leur cible. L'idée de notre projet est de casser ce bouclier protecteur. Pour cela, nous proposons une thérapie génique capable de transformer la tumeur de l’intérieur. Comment ? En utilisant des virus modifiés qui vont aller spécifiquement infecter les cellules cancéreuses pour y introduire des gènes thérapeutiques. Ces gènes agiront comme un cheval de Troie : ils seront portés par les cellules tumorales elles-mêmes et rendront la tumeur plus vulnérable aux attaques du système immunitaire et aux traitements. On ne cherche pas à toucher toutes les cellules tumorales (ce qui est très difficile), mais juste assez pour changer l’environnement local de la tumeur. Cela suffira pour attirer les cellules immunitaires tueuses et ouvrir la voie à l’immunothérapie. En résumé, on veut utiliser la thérapie génique pour affaiblir la tumeur de l’intérieur et permettre au système immunitaire de reprendre le dessus.
Bénéfices attendus
Les nouveaux traitements contre le cancer ne sont pas très nombreux, et ceux qui semblent prometteurs ne fonctionnent malheureusement pas pour tous les types de cancer. Le cancer du pancréas est particulièrement difficile à traiter. Seules certaines tumeurs opérables peuvent être guéries. Pour les autres, les options restent très limitées. Ce projet propose une nouvelle approche thérapeutique innovante. La thérapie génique, qui consiste à modifier génétiquement certaines cellules pour traiter une maladie, est encore très peu utilisée contre le cancer
Procédures
Greffe de cellules tumorales sous-cutanée dans les flancs : durée 10 minutes – 1 fois par animal, 360 animaux. Greffe de cellules tumorales dans l’organe d’origine afin de reproduire plus fidèlement la tumeur , et éventuellement injection de treatment experimental : durée 10 minutes – 640 animaux. Injection de une substance permettant l'imagerie : durée 1 minute – 2 à 3 fois par animal, 880 animaux. Anesthésie gazeuse durant l’imagerie : durée 15 minutes – 2 à 3 fois par animal, 880 animaux. Injection de LV (vecteur dérivé d’un virus inactif) dans la tumeur : durée 2 minutes – 1 fois par animal, ~1 000 animaux. Injection de lymphocytes par voie intraveineuse : durée 2 minutes – 1 fois par animal, ~600 animaux.
Impact sur les animaux
La greffe de lignées cellulaires tumorales et la croissance des tumeurs peuvent entraîner une altération de l’état général des animaux. Certaines complications, telles que des suppurations, des nécroses ou une légère anémie, peuvent survenir. Une perte de poids pouvant atteindre 20 % du poids maximal est également possible. Signes cliniques rares : abdomen gonflé ou apparition de micrométastases.
Devenir
Nous voulons prélever les tumeurs induites afin de vérifier la bonne intégration du traitement expérimental, et son efficacité, qui implique une infusion de cellules immunitaires dans la tumeur. Pour cela, nous devons euthanasier les animaux.
Remplacement
Des tests sur des modèles cellulaires 2D et 3D in vitro nous ont déjà permis de déterminer certains effets de nos LVs (vecteurs dérivés d’un virus inactif) , aussi bien en termes de ciblage que de thérapie génique. Cependant, l’utilisation de modèles in vivo est indispensable, car elle permet à la tumeur de se développer dans le microenvironnement d’origine d’un cancer du pancréas, recréant ainsi des conditions proches de la pathologie humaine. À ce jour, il reste impossible de reconstituer in vitro une tumeur avec toutes ses interactions complexes avec le microenvironnement.
Réduction
Le nombre d'animaux par lot sera réduit au maximum afin d'obtenir des résultats statistiquement significatifs. Les experimentations se feront graduellement afin de pouvoir calculer le nombre d'animaux nécessaires en s'aidant d'outils statistiques. Lorsque les souris seront euthanasiées, des prélèvements de tumeurs seront effectués pour générer des échantillons qui pourront être utilisés dans des études ultérieures afin d'optimiser les études et de réduire le nombre d'animaux en évitant la répétition d'expérimentations pour obtenir des échantillons supplémentaires.
Raffinement
Le bien-être de l’animal au quotidien est nécessaire au bon déroulement de nos expériences, mais également à la reproductibilité de nos résultats. Des enrichissements (maisons rouges) sont présents dans les cages. Au cours de nos expériences, de la nourriture humidifiée sera accessible directement dans la cage pour éviter la déshydratation des souris. Des tapis chauffants seront également utilisés dès l’anesthésie des souris, pendant les injections, et lors de la phase de réveil. Des injections d'analgésique pré et postopératoire pourront être réalisées en fonction de l'expérience et de la souffrance de l'animal. Un suivi attentif quotidien par du personnel compétent et formé, weekend compris, sera également mis en place. . Au moindre doute, nous ferons appel aux conseils de notre vétérinaire ou de la structure du Bien-Etre Animal (SBEA). Des points limites ont été mis en place et seront appliqués
Choix des espèces
Nous choisissons la souris parce qu’elle partage l’essentiel de nos mécanismes biologiques, ce qui permet de recréer des cancers humains et murins pour tester rapidement de nouvelles thérapies. Les animaux seront utilisés adultes à 8 semaines de vie. En effet, les cancers modélisés sont des cancers de l'adulte.
Impact d’un prétraitement par nanoparticules lipidiques sur la biodistribution d’agents thérapeutiques
- Recherche appliquée
- Cancers
Deux injections d'agents thérapeutiques, dont une dans la veine de la queue sur animal éveillé, puis 30 minutes d'imagerie sous anesthésie et un prélèvement terminal du foie : 960 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Une partie d'entre elles est dépourvue de thymus, donc sans système immunitaire fonctionnel, pour recevoir des tumeurs humaines. Il s'agit d'occuper temporairement les voies hépatiques d'élimination avec une nanoparticule lipidique, afin qu'un médicament injecté circule plus longtemps dans le sang. Le porteur présente le suivi par imagerie sur animal vivant comme un moyen de réduire les effectifs, "sans avoir à les sacrifier à chaque étape", alors que les 960 souris sont toutes tuées pour prélèvement du foie.
Objectifs
L’objectif de ce projet est d’améliorer l’efficacité des traitements administrés par voie intraveineuse (IV) et de réduire leur toxicité en modifiant la biodistribution des agents thérapeutiques grâce à leur association à une nanoparticule lipidique. La circulation dans le sang des médicaments est essentielle à l’efficacité thérapeutique. Pour atteindre sa concentration maximale dans le tissu cible, comme la tumeur en oncologie, les médicaments doivent surmonter un obstacle biologique de taille : la clairance hépatique. Le rôle du foie est de filtrer le sang afin d’éliminer les composés toxiques, dont un grand nombre de médicaments. Ainsi, de nombreux candidats thérapeutiques prometteurs administrés par voie IV présentent une circulation dans le sang faible, qui se traduit par une accumulation faible ou nulle dans le tissu cible et par une toxicité hors cible potentiellement élevée. Par conséquent, si beaucoup de médicaments présentent un potentiel à l’échelle du laboratoire, la plupart n’ont pas d’avenir clinique. Afin de surmonter cet obstacle, une nanoparticule lipidique a été développée pour augmenter de façon temporaire la biodisponibilité des thérapies administrées par voie IV et pour minimiser le risque d’effets en dehors de la cible. La nanoparticule lipidique est destinée à occuper temporairement les voies hépatiques responsables de la clairance thérapeutique, afin de permettre à un médicament donné de plus fortement s’accumuler dans les tissus cibles pour augmenter son efficacité, tout en minimisant le risque de toxicité hépatique chez le patient. Cette étude a pour but de mieux comprendre comment certains médicaments se répartissent dans le foie après injection. Elle fait suite à une première recherche ayant montré que plusieurs de ces médicaments ont tendance à s’accumuler dans cet organe. Pour cela, ces médicaments vont être testés, seuls ou associés à la nanoparticule lipidique, sur des souris en bonne santé. L’objectif est d’observer comment les médicaments se répartissent entre les différents types de cellules du foie, et de voir si l’ajout de la nanoparticule lipidique permet de modifier cette répartition.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à mieux comprendre comment une nanoparticule lipidique peut influencer la manière dont certains médicaments se répartissent dans le corps, en particulier dans le foie. À court terme, ces recherches permettront de faire progresser les connaissances sur les nanomédicaments et sur la façon dont ils sont éliminés par l’organisme. Elles aideront aussi à améliorer la composition des médicaments pour qu’ils soient plus efficaces et mieux tolérés. À plus long terme, la nanoparticule testée dans ce projet pourrait lever l’un des principaux obstacles qui empêchent certains traitements prometteurs d’être utilisés chez l’humain. En réduisant l’élimination rapide des médicaments par le foie, cette technologie pourrait renforcer l’efficacité de traitements déjà disponibles, et ainsi offrir de meilleurs résultats aux patients.
Procédures
Deux injections d’agents thérapeutiques par voie intraveineuse dans la veine de la queue ou une injection intraveineuse et une injection par voie intrapéritonéale seront effectuées sur animaux éveillés (durée 1-4 min). Prises d’images pendant 30 minutes sous anesthésie. Le prélèvement du foie est terminal et réalisé sous anesthésie générale terminale (5 min).
Impact sur les animaux
L’injection des composés thérapeutiques peuvent induire un stress bref qui diminue lorsque les souris retrouvent leur cage et leurs congénères. L’imagerie à fluorescence nécessite une anesthésie gazeuse courte qui peut entrainer dans de très rares cas un ralentissement du rythme cardiaque et de la respiration de quelques minutes (2-3 min) n’entrainant pas la mort de l’animal. Le prélèvement du foie est réalisé sous anesthésie générale et analgésie (5 min).
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour prélèvement du foie.
Remplacement
L’utilisation de souris dans ce projet se justifie par le besoin d’étudier la manière dont les médicaments se répartissent et sont éliminés dans un organisme vivant complet. Les tests réalisés en laboratoire sur des cellules (in vitro) sont utiles au début, mais ils ne peuvent pas reproduire la complexité du corps entier, comme la circulation du sang, le fonctionnement du foie ou les réactions du système immunitaire. Certaines étapes essentielles, comme l’élimination des médicaments par le foie ou leur distribution dans les différents types de cellules, ne peuvent être correctement observées que chez un animal vivant. Le modèle de la souris, bien connu des chercheurs et largement utilisé dans le monde, permet donc d’obtenir des résultats fiables et utiles pour mieux comprendre comment les traitements agissent dans le corps.
Réduction
Le nombre de souris utilisé dans cette étude a été calculé afin d’obtenir des résultats fiables tout en limitant au maximum le nombre d’animaux. Ce calcul permet de s’assurer que les différences observées entre les groupes sont réellement dues au traitement testé, et non au hasard. Il s’appuie sur des méthodes statistiques reconnues, utilisant des formules ou des logiciels spécialisés. Par ailleurs, les nanoparticules utilisées dans l’étude sont rendues visibles grâce à des marqueurs fluorescents. Cela permet de suivre leur évolution dans l’organisme des animaux vivants à l’aide d’images, sans avoir à les sacrifier à chaque étape. Cette méthode permet donc de réduire le nombre total d’animaux utilisés.
Raffinement
Pour garantir le bien-être des animaux, une période d’adaptation d’au moins 5 jours sera respectée avant le début des expérimentations. Pendant cette phase et tout au long de l’étude, les souris seront hébergées dans des cages ventilées, dans un environnement confortable et contrôlé (température, humidité, lumière, qualité de l’air), avec un système d’alarme pour signaler tout problème. Les animaux seront hebergés par petits groupes, selon les normes en vigueur, et les mêmes groupes seront maintenus autant que possible pour éviter tout stress lié aux changements. Des objets adaptés (comme des abris en carton ou des matériaux pour creuser ou s’abriter) seront ajoutés dans les cages pour enrichir leur environnement et favoriser leur comportement naturel. Les animaux seront surveillés chaque jour par du personnel formé, et un vétérinaire sera présent régulièrement pour s’assurer de leur bon état de santé. Des soins d’urgence seront également disponibles à tout moment, y compris les week-ends et jours fériés. Si un animal montre des signes de souffrance importants, il sera pris en charge rapidement et, si nécessaire, mis à mort pour lui éviter toute douleur inutile.
Choix des espèces
Les souris sont utilisées comme modèle préclinique pour étudier comment les traitements se répartissent dans l’organisme. Leur physiologie est bien connue, et il existe de nombreuses souches génétiquement définies, ce qui permet de suivre précisément l’effet des injections dans différents tissus. Deux types de souris seront utilisés dans ce projet : • Des souris qui possèdent un système immunitaire normal. Elles sont un modèle de référence pour étudier la pharmacologie. Elles permettront d’observer comment le système immunitaire peut influencer le traitement. • Des souris dépourvues de thymus et donc sans système immunitaire fonctionnel. Elles sont souvent utilisées pour tester l’efficacité de traitements contre des tumeurs humaines implantées chez la souris. Certaines des thérapies étudiées dans ce projet étant destinées à l’oncologie, ces souris permettront de vérifier l’efficacité et la distribution du traitement dans ce contexte particulier. En combinant ces deux modèles, il sera possible de mieux comprendre comment les traitements se comportent dans différents types d’organismes et s’assurer que les résultats sont fiables et transposables à des études d’efficacité. Les souris utilisées dans ce projet seront des adultes jeunes (entre 7 et 10 semaines), afin que leurs organes et leur système immunitaire soient pleinement développés. Cela permet d’étudier plus précisément comment les traitements se répartissent dans le foie.
Evaluation in vivo de nouveaux vecteurs viraux permettant une étude ciblée de différentes populations neuronales
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 48 d'entre elles et modéré pour 96. Un tiers reçoit une injection dans la veine de la queue, un tiers une injection dans le sinus situé derrière l'œil, et le dernier tiers une chirurgie intracérébrale de 35 à 45 minutes sous anesthésie, avec les risques de mort pendant l'anesthésie ou au réveil et d'infection postopératoire que le porteur rappelle. L'enjeu déclaré reste préparatoire, vérifier in vivo que des vecteurs viraux ciblent bien une sous-population de neurones, avant de servir dans d'autres projets sur les protéines étudiées au laboratoire depuis plus de vingt ans. Sur le remplacement, le porteur indique seulement que la validation in vitro a déjà eu lieu et qu'il est maintenant "nécessaire" de tester ces outils in vivo, les cerveaux étant prélevés après mise à mort pour analyse histologique.
Objectifs
Pour mieux comprendre comment fonctionne le cerveau il est nécessaire de pouvoir étudier les principales cellules qui le composent et en particulier les neurones. Il existe différents types de neurones dont les rôles sont bien définis. On distingue ainsi par exemple les neurones excitateurs des neurones inhibiteurs. Dans chacune de ces classes, il existe des sous classes de neurones caractérisées par des morphologies et des fonctionnements différents. Pour mieux comprendre le rôle de chaque type de neurones dans l'organisation cérébrale générale, il est important de pouvoir modifier spécifiquement le fonctionnement de tous les neurones d'une seule sous-classe. Pour cela nous souhaitons développer de nouveaux outils moléculaires qui ciblent spécifiquement tous les neurones d'une seule sous classe. Dans ce projet, nous souhaitons confirmer nos résultats produits à partir de cellules en culture et valider in vivo les nouveaux vecteurs que nous avons conçus. Une fois validés, ces nouveaux outils pourront être utilisés dans le cadre d'autres projets pour étudier le rôle des protéines d'intérêt du laboratoire dans la mise en place, la structure et le fonctionnement de chaque sous population neuronale. Ce projet nous permettra également de tester différentes voies d'administration de nos outils.
Bénéfices attendus
Notre projet permettra de valider in vivo des outils moléculaires destinés à mieux cibler les différentes sous-populations neuronales présentes dans le cerveau. Dans ce projet, maintenant que la validation in vitro a été réalisée, nous allons quantifier l'efficacité et la spécificité de chacun de nos outils in vivo. Une fois ces outils validés in vivo ils pourront servir dans un prochain projet à étudier les protéines d'intérêt que nous caractérisons dans notre laboratoire depuis maintenant plus de 20 ans en ciblant des sous populations neuronales. Ce projet s'inscrit donc dans le processus de connaissance et de découverte suivi par le laboratoire nous permettant de mieux décrire les processus normaux de neurodéveloppement pour mieux en comprendre les dysfonctionnements.
Procédures
Injections intraveineuses sous anesthésie via la veine de la queue : 48 animaux. L'intervention durera moins de 10 minutes. Injections intraveineuses sous anesthésie par voie retro-orbitaire : 48 animaux. L'intervention durera moins de 10 minutes. Injections intracérébrales sous anesthésie : 48 animaux. Temps estimé de l’acte chirurgical de 35 à 45 min/souris. Chaque animal ne sera soumis qu'à une seule intervention.
Impact sur les animaux
Les injections dans la veine caudale peuvent entrainer l'apparition d'hématome et d'inflammation si le produit est injecté en dehors de la veine (injections péri veineuses). Les injections intraveineuses dans le sinus rétro orbitaire peuvent entrainer exceptionnellement des lésions oculaires. Les injections intracérébrales sont des chirurgies. Les risques liés à ces injections sont les mêmes que ceux pouvant survenir au cours de toute chirurgie (décès lors de l'anesthésie ou au moment du réveil, infection post-opératoire,...)
Devenir
Les résultats attendus de ce projet nécessitent de réaliser des analyses histologiques ou immunohistologiques sur des coupes de cerveaux. Les animaux seront donc mis à mort à l'issue de chaque procédure.
Remplacement
Comme précisé préalablement les validations de ces outils ont déjà été réalisées in vitro. Il est maintenant nécessaire que nous puissions tester ces outils in vivo et que nous puissions vérifier que l'expression de nos protéines fluorescentes est suffisante et spécifique dans les sous-populations de neurones que nous souhaitons étudier.
Réduction
Le nombre d'animaux par groupe est réduit car nous ne pensons pas avoir une grande variabilité entre les animaux. Il est basé sur ce que nous avons pu lire dans la littérature. Une certaine variabilité peut survenir lors de la réalisation du geste technique. Le personnel de notre laboratoire possède une grande expérience des injections intracérébrales chez la souris et des injections intraveineuses.
Raffinement
Tous les gestes techniques seront réalisés sous anesthésie générale. Un soin particulier sera apporté dans les soins post-opératoires chez les animaux avec une chirurgie stéréotaxique. Une couverture analgésique péri et post-opératoire est prévue pour les animaux avec une chirurgie
Choix des espèces
La souris reste le meilleur modèle pour ce projet. Si nos vecteurs viraux répondent à nos critères, d'autres vecteurs, basés sur la même technologie et permettant d'inhiber ou d'activer certains gènes d'intérêt, seront construits avant d'être injectés chez des souris. Pour ce projet préliminaire nous prévoyons des injections sur des animaux adultes âgés au minimum de 10 semaines et au maximum de 8 mois. Nous souhaitons utiliser des animaux adultes pour lesquels la phase active de neurodeveloppement est terminée. Ce prérequis validé, l'âge exact des animaux a peu d'importance pour ce projet.
Evaluation des effets de candidats médicaments dans un modèle murin d’encéphalite auto-immune expérimentale.
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
1 014 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 840 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune pouvant recevoir deux administrations du candidat médicament par jour pendant 25 jours et jusqu'à trois ponctions de liquide céphalo-rachidien espacées de sept jours. Une encéphalite auto-immune leur est induite par injections sous-cutanées et intraveineuses, ce qui déclenche une paralysie progressive partant de la queue vers les membres postérieurs, avec une perte de poids atteignant 30 % dans les cas les plus sévères. S'y ajoutent des prélèvements sanguins hebdomadaires ou quotidiens et quatre tests comportementaux répétés jusqu'à six fois, dont la durée va d'une minute à quatre heures, sans que leur nature soit précisée. Les bénéfices annoncés portent sur une meilleure compréhension de la sclérose en plaques "à moyen terme", quand la paralysie et les prélèvements incompatibles avec la survie sont, eux, programmés.
Objectifs
La sclérose en plaque (SEP) est une maladie auto-immune qui affecte le système nerveux centrale (SNC) et qui touche environ 1,8 million de personnes dans le monde selon l’organisation mondiale de la santé. Cette maladie, qui touche souvent les jeunes entre 25 et 35 ans, est connue comme la deuxième cause d’handicap acquis chez les jeunes adultes, après les traumatismes. La SEP se caractérise par la dégradation de la gaine de myéline, qui entoure et isole les fibres nerveuses dans le système nerveux central et qui permet la transmission des signaux nerveux entre les neurones, provoquant des inflammations au niveau des zones endommagées du SNC (plaques ou lésions) et menant ainsi à des perturbations cognitives, émotionnelles, motrices, sensitives ou visuelles. Jusqu’à nos jours aucun traitement ne parvient à guérir de la sclérose en plaque. Toutes les approches thérapeutiques existantes visent à limiter l’intensité et la fréquence des poussées inflammatoires et à soulager les symptômes. Le but de ce projet est de développer, chez la souris, un modèle d’Encéphalite Auto-immune Expérimentale (EAE) devant mimer la forme récurrente-rémittente de la SEP, qui est la forme la plus fréquente chez l'Homme caractérisée par des épisodes intermittents d’apparition de symptômes (poussées), suivis par des périodes plus ou moins longues d’absence de crises cliniques (rémissions), pour ensuite tester de nouvelles approches thérapeutiques qui peuvent être prometteuses dans le traitement de la SEP.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont, à moyen terme, une meilleure compréhension des mécanismes d’action impliqués dans la SEP et le développement de nouvelles molécules et approches thérapeutiques pour traiter cette maladie (= démontrer que le composé testé est actif dans un modèle expérimental de la pathologie ciblée (EAE) et évaluer ses éventuels effets secondaires avant son passage en phase clinique).
Procédures
Pour l’induction de la SEP, les animaux endormis recevront une ou deux injections en sous-cutané (moins d'une minute) et deux injections abdominales, en intraveineux, après l’induction (jour 0 et jour 2, moins d'une minute). Les souris seront généralement soumises à une ou des administrations du candidat-médicament en vigile (1-2 minutes environ) sur 25 jours pmaximum avec deux administrations maximum par jour. Les prélèvements sanguins répétés seront réalisés sur animaux vigile (environ une minute), à raison d’un prélèvement hebdomadaire ou quotidien en fonction du volume prélevé. Le prélèvement de liquide céphalo-rachidien (liquide dans lequel baigne le cerveau) après endormissement de l'animal (20 minutes) maximum 3 fois au cours de l'expérimentation avec 7 jours d'intervalle minimum. Des tests comportements seront réalisés au cours de l’expérimentation (un passage /test/ stade de développement de la maladie) qui peuvent durer entre 1 minute et 4h. Sur chaque groupe d'animaux, 4 tests maximum seront réalisés et répétés au maximum 6 fois.
Impact sur les animaux
L’induction d’une EAE consiste à déclencher une réaction immunitaire au niveau du système nerveux central avec apparition d’une paralysie progressive mais transitoire allant de la queue vers les membres postérieurs puis dans de rares cas vers les membres antérieurs. Cette procédure engendre, un affaiblissement de l’animal avec une perte de poids transitoire dès le début de l’apparition des symptômes (J9-J10) pouvant atteindre dans les cas les plus sévères jusqu’à 30%. D'autres nuisances sont possibles, en effet, lors de certaines administrations nécessitant une aiguille, telles que l'induction de l'anesthésie ou l'administration d'un candidat médicament, les animaux pourront aussi subir une douleur légère et brève liée à la piqûre avec une aiguille. De plus, la manipulation des animaux vigiles pour induire l'anesthésie, prélever du sang, du liquide céphalo rachidien, administrer les composés à tester et de réaliser les tests de comportement peuvent engendrer un stress mineur de courte durée.
Devenir
Mise à mort des animaux pour réaliser des prélèvements d’organe et des fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal Et/ou mise à mort des animaux suite aux effets indésirables provoqués par le développement de la maladie ou par le(s) produit(s) testé (s).
Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule sur la sclérose en plaque (modèle d’Encéphalite Auto-immune Expérimentale), Ou si elles existent, elles ne sont pas suffisantes pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Or, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’un candidat médicament. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.
Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse statistique : 15 / par groupe.
Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera assuré par un ensemble de mesures visant à optimiser le bien-être animal et à minimiser toute forme de contrainte. Tout d’abord, des procédures rigoureuses seront mises au point et le personnel impliqué recevra une formation spécifique afin de garantir la fiabilité des pratiques et la qualité des soins. L’état de santé des animaux fera l’objet d’un suivi quotidien, permettant une détection précoce d’éventuels signes cliniques et une prise en charge rapide en se basant sur une grille de score définie. L’accès à l’eau et à la nourriture sera facilité (croquettes mouillées, tétine longues, etc) et placé dans les cages. Les interventions expérimentales reposeront sur des techniques aussi peu invasives que possible, et des points limites clairement définis permettront de décider rapidement du recours à une euthanasie lorsque cela s’avérera nécessaire. Par ailleurs, les méthodes d’analyse seront optimisées afin de limiter le volume sanguin prélevé, grâce à une amélioration de leur sensibilité. Le recours à l'anésthésie permettra de diminuer la douleur ressentie lors de certains actes et de réaliser de façon plus précise et plus rapide certains prélèvements biologiques. Enfin, une familiarisation progressive des animaux aux procédures expérimentales sera réalisée, dans le but de réduire leur appréhension et d’améliorer leur confort tout au long de l’étude.
Choix des espèces
La souris est l’une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées pour les modèles animaux de la recherche biomédicale et les études de médecine comparative en raison de leur similarité anatomique, physiologique et génétique avec l'homme (les souris et les humains partagent environ 95% de gènes). Animaux adultes. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets du produit sur l’animal à d’autres stades de développement.
Réalisation d’une épreuve virulente leptospirose chez le chien
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
Inoculation de leptospires dans l'abdomen, instillation du pathogène dans les yeux, le nez et la gueule, prélèvements urinaires par ponction de la vessie tous les deux jours après injection de diurétiques, le tout sur animaux vigiles : 120 chiens sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 90 d'entre eux et sévère pour 30. Certains sont des chiots de quatre à sept semaines, hébergés avec leur mère ou une nourrice, vaccinés puis éprouvés. L'objectif est réglementaire, démontrer sur l'espèce cible l'efficacité d'un vaccin contre la leptospirose canine, et tous les chiens sont tués en fin d'étude pour prélever reins et foie. Le porteur indique que le nombre d'animaux "est fixé par les textes" pour les études réglementaires, sans préciser lesquels, ni combien de chiots et d'adultes composent l'effectif.
Objectifs
Le projet a pour but d’évaluer l’efficacité d’un vaccin destiné au chien contre la Leptospirose. Pour qu’un vaccin soit autorisé, il faut notamment démontrer que celui-ci apporte un effet bénéfique sur l’animal pour la pathologie considérée. Les études sont réalisées sur l’espèce cible (chien) pour s’approcher au mieux des conditions réelles d’utilisation. Pour démontrer l’efficacité d’un vaccin contre cette pathologie canine, une phase d’épreuve suit la phase d’administration du vaccin. L’épreuve correspond à l’administration d’un agent pathogène pour reproduire expérimentalement la pathologie.
Bénéfices attendus
La finalité de ces études est de permettre le développement de vaccins efficaces contre la Leptospirose et donc de réduire l’impact des maladies infectieuses chez les chiens.
Procédures
Les nuisances prévues sur les animaux sont les suivants : - Administration du vaccin : 1 à 5 fois avec 2 à 5 semaines d’intervalle, sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Administration de l’agent pathogène en intra-péritonéale, 1 fois sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Administration de l’agent pathogène par voie instillation oculaire/nasale/orale 1 fois sur tous les animaux en vigile pour les chiots, acte inférieur à 2 minute. - Administration de l’agent pathogène par voie Instillation oculaire/nasale/orale 1 fois sur tous les animaux Sous anesthesie légère pour les adultes acte inférieur à 2 minute. - Prélèvements urinaires après injection de diurétiques (selon les recommandations du fabricant), par sondage ou cystocenthèse pour les mâles et cystocenthèse pour les femelles, au maximum tous les 2 jours sur animaux vigiles, acte inférieur à 5 minutes. - Prélèvements sanguins : plusieurs fois pendant l’étude sur tous les animaux en vigile, acte inférieur à 1 minute. - Observation clinique quotidienne sur tous les animaux en vigile, 5 minutes/animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : - La contention et la répétition d’actes techniques (administrations et prélèvements) peuvent occasionner un stress et éventuellement de la douleur. - Les prélèvements urinaires peuvent provoquer une gêne pour l’animal. - Le développement de la pathologie peut donner lieu à des signes cliniques sévères (état général, signes digestifs et signes cutanéo-muqueux) notamment chez les animaux non-vaccinés = animaux témoins dans les études d’efficacité.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés en fin d'étude. Pour prélèvement histologiques reins et foie afin de confirmer le statut infecté ou non des animaux.
Remplacement
Lorsque cela est possible, une première étape dans le projet de développement d’un vaccin consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre de candidats à tester in vivo donc le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible. Lorsque les modèles existent, un premier test sur des espèces alternatives (notamment des rongeurs) est réalisé afin de réduire le nombre de chiens utilisés. Le recours à l’espèce cible est à l’heure actuelle indispensable d’un point de vue réglementaire et scientifique, les résultats obtenus in vitro et sur espèces alternatives n’étant pas complètement extrapolables.
Réduction
Pour les études réglementaires, le nombre d’animaux est fixé par les textes. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste de façon à minimiser le nombre de chiens tout en permettant d’interpréter les résultats des études.
Raffinement
Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et de stabiliser leur état physiologique. Dans le cas d’études sur jeunes animaux (moins de 7 semaines d’âge), les animaux seront hébergés avec leur mère ou une nourrice. Les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements adaptés au milieu sont mis en place. La contention et les actes techniques sont réalisés par un personnel hautement qualifié. Ils peuvent avoir recours à une anesthésie et/ou une analgésie si l’acte ou l’animal le nécessite. Des points limites spécifiques de la pathologie sont définis. Ces critères sont en constante évolution de manière qu’ils reflètent au mieux l’expérience du terrain et l’état actuel des connaissances vétérinaires. Le personnel est formé et compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans son état physiologique optimal. Une observation quotidienne des animaux est réalisée. Elle porte sur les points suivants : apparence physique externe, comportement spontané, comportement provoqué/réponse aux stimuli externes. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.
Choix des espèces
L’évaluation sur espèce cible (chien) est une exigence règlementaire et le modèle optimal pour réaliser les études à ce stade de connaissance. En générale la vaccination s’effectue à 7 semaines d’âge, mais des animaux de 4 semaines pourront être inclus. Dans ce cas les chiots seront hébergés avec leur mère ou une nourrice. Dans les études de durée d’immunité, les chiots sont vaccinés jeunes puis observés jusqu’à l’âge adulte pour tester la durée de protection conférée par le médicament. Pour la mise au point de modèle d’épreuve, des animaux adultes (> 12 mois) peuvent également être utilisés.
Effet d’un traitement par exposition au plasma froid sur le potentiel métastatique de cellules tumorales prostatiques humaines sur un modèle de souris immuno-déprimées NOD Scid. MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système urogénital
Les souris utilisées sont des NOD Scid, dépourvues de système immunitaire fonctionnel, condition posée par le porteur pour que des cellules tumorales prostatiques humaines s'implantent et se disséminent. 75 souris sont ainsi exploitées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour collecte des tissus. Chacune reçoit une greffe de cellules PC3-GFP par ouverture de la cavité péritonéale sur cinq à six millimètres, puis un traitement de 120 secondes par torche à plasma froid par la même voie d'entrée. Le porteur écrit que les lots déjà traités n'ont présenté "aucun signe d'inflammation ni aucun effets indésirables", tout en reconnaissant que l'implantation de cellules tumorales peut être associée à des douleurs et altérer l'état sanitaire de l'animal.
Objectifs
Le projet s’inscrit dans l’étude de l’évaluation du potentiel thérapeutique quant à l’utilisation d’une torche à plasma pour le traitement des marges chirurgicales au cours d’une chirurgie de prostatectomie radicale. Afin d’évaluer in vivo la pertinence de l’utilisation d’un tel dispositif, nous proposons de réaliser un traitement par torche à plasma sur des greffons de cellules PC3-GFP réaliser par implantation orthotopique intraprostatique.
Bénéfices attendus
Le cancer de la prostate peut, selon les options thérapeutiques retenues, conduite à une prostatectomie dans le but de supprimer le foyer tumoral primaire. Bien que les techniques actuelles soient aujourd’hui excellentes, notamment par le développement de procédure assistée par robotique, le risque de récidive par la présence de marges positives lors de la chirurgie reste un enjeu clinique de premier ordre. Ainsi, le développement de techniques permettant le traitement préventif du lit tumoral constitue un axe de recherche prioritaire. Les bénéfices attendus sont donc la validation par l'utilisation d'un modèle pré-clinique de l'efficacité du plasma froid pour le traitement des marges positives sur une chirurgie d'exérèse de tumeurs de la prostate et l'évaluation des risques de récidives avec ou sans traitemennt par plasma froid.
Procédures
Procédures chirurgicales : - 1 implantation intraprostatique par voie ventrale, ouverture sagitale de 5-6mm de la cavité peritonéale (6 minutes) - 1 traitement par plasma froid de 120 secondes, voie d'entrée identique à la première procédure (8 minutes)
Impact sur les animaux
La procédure d'implantation intraprostatiques des cellules PC3-GFP est maitrisée et a été conduite à plusieurs reprises dans le laboratoire. Ainsi nous avons un très bon recul sur cette procédure. L'implantation de cellules tumorales au long court sur une souris porte-greffe peut-être associée à certaines douleurs, voir altérer le statut sanitaire de l'animal. Toutefois, le protocole proposé se trouve en dehors de cette fenêtre puisque d'une durée n'exédant pas 4 semaines. Malgré tout, une attention particulière sera apportée sur l'état de bien être et de potentielle souffrance de l'animal pour identifier toutes nuisances inattendues. Concernant la réponse du traitement par la torche à plasma froid sur le site d'implantation, cette DAP correspondant à une extension d'une expérimentation précedemment autorisée, les lots d'animaux déjà traités n'ont présenté aucun signe d'inflammation ni aucun effets indésirables.
Devenir
L'ensemble des animaux seront mis à mort pour collecte des tissus.
Remplacement
Cette étude in vivo a été précéder par une caractérisation des paramètres physiques de la torche à plasma et des effets biologiques obtenus sur lignées cellulaires. Ainsi, nous avons pu définir les paramètres optimales d’utilisation de la torche pour une utilisation sur l’animal. Ainsi tout la phase de mise au point a été réalisé sur des systèmes de substitution in cellulo. En parallèle, les processus de dissémination métastatique sont très complexes et, même si certains paramètres peuvent être étudiés en culture de cellule, nécessitent d'être analysés sur un organisme mammifère proche de l'humain. Dans le cas présent, le modèle utilisé est le modèle préclinique incontournable pour valider l'utilisation du plasma froid en chirurgie et analyser son potentiel sur le risque de récidive.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés a été restreint au maximum et définit pour obtenir une puissance statistique satisfaisante à l’issue du protocole, ainsi 45 animaux seront utilisés au total sur des lots de 15. Les tests utilisés seront les suivants: Mann & Whitney, Wilcoxon, Kruskal & Wallis et/ou Friedman en fonction des comparaison de groupe effectué. MODIFICATION 75 ANIMAUX AU TOTAL
Raffinement
En parallèle, la dissémination de cellules tumorales peut conduire à l’apparition de lésions douloureuse pour l’animal. Un suivi régulier tout au long du protocole sera mis en place pour évaluer l’apparition de signe de douleur et une prise en charge par traitements antalgiques. Concernant la chirurgie, l'ensemble de la procédure est réalisée sous anesthésie et des traitements post-opératoires sont mis en place pour optimiser le bien-être de l'animal. Les points limites d’expérimentation seront particulièrement adaptés à ce risque et sont décrits dans la présente demande. Un enrichissement important de la cage est prévu dans le but d’optimiser le bien-être animal.
Choix des espèces
Le modèle murin correspond au standard pour la greffe de cellules tumorales humaines et l’étude de la dissémination métastatique chez les mammifères. En effet, le modèle souris vient en complément des modèles d’étude in vitro d’invasion et de mobilité cellulaire notamment permettant d’apprécier le tropisme tissulaire des cellules tumorales. Il est important de noter que l’utilisation de la torche à plasma in vivo, est consécutive à la validation des effets biologiques d’intérêts sur lignées cellulaires en culture. Nous utiliserons des individus de 2 à 4 mois. Les cellules utilisées étant des cellules prostatiques nous devons utiliser des animaux en période post-pubertaire.
Etude de la protection des canes reproductrices contre les virus influenza aviaires hautement pathogènes (VIAHP)
- Recherche appliquée
- Diagnostic des maladies
- Maladies animales
Prise de sang et écouvillons dans la gorge et le cloaque avant l'étude, infection par aérosol ou dépôt du virus dans le passage reliant le nez et la gorge, puis prélèvements répétés à huit reprises sur quatorze jours, tous sur animaux vigiles : 192 canes reproductrices Pékin sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour la moitié d'entre elles et sévère pour l'autre moitié. L'infection peut provoquer abattement, torticolis, tremblements, paralysie, détresse respiratoire et hémorragies dès 24 à 48 heures, jusqu'à la mort spontanée. Il s'agit de comparer trois protocoles de vaccination à deux âges de ponte, chez des canes que le porteur qualifie de "particulièrement précieuses" parce qu'elles fournissent les 34 millions de canetons d'élevage produits chaque année. Toutes seront tuées à l'issue, l'arrêté du 25 septembre 2023 imposant l'abattage des animaux exposés au virus.
Objectifs
Les virus de l’influenza aviaire hautement pathogènes (VIAHP) de la lignée H5 ont provoqué ces dernières années des pertes majeures chez les volailles d’élevage. Leur impact se manifeste par l’abattage massif de troupeaux infectés, la mortalité d’espèces sauvages parfois menacées, et un risque croissant de transmission inter-espèces, notamment vers les mammifères et potentiellement l’Homme. La vaccination des canards d’élevage contre ces VIAHP H5 est effective en France depuis 2023. Elle a permis de considérablement réduire les dégâts dus aux VIAHP, mais l’optimisation des protocoles de vaccination est encore en cours, en particulier pour certains « types » de canards comme les canes reproductrices. Ces canes reproductrices d’élevage, de l’espèce « canard Pékin » produisent en effet les œufs qui donneront les futurs canetons d’élevage (34 millions de canetons par an), et ont donc un rôle crucial parmi les canards d’élevage. Ces canes sont particulièrement précieuses parce qu’elles sont issues d’une sélection génétique longue et coûteuse et sont peu nombreuses. Leur espérance de vie est de l’ordre de 70 semaines : il est donc important de s’assurer que leur protection vaccinale contre les VIAHP H5 est efficace tout au long de leur vie, en particulier durant la ponte. Les vétérinaires responsables d’élevages de canes reproductrices ont mis en place, dans le contexte des soins vétérinaires, des protocoles de vaccination renforcés pour optimiser la protection vaccinale chez ces animaux. Le présent projet vise à évaluer l’efficacité de ces protocoles sur le développement de la maladie et l’excrétion de virus en réalisant des épreuves virulentes, c’est-à-dire en infectant dans des installations confinées des animaux vaccinés ou pas. Ces épreuves sont l’approche la plus rigoureuse permettant de vérifier si la vaccination protège les animaux.
Bénéfices attendus
Le projet induira des bénéfices à court et moyen terme. A court terme, il permettra de déterminer quels sont les protocoles de vaccination optimaux protégeant de façon efficace et durable les canes reproductrices contre les VIAHP H5. Ces protocoles pourront donc être communiqués auprès des vétérinaires et professionnels de l’élevage pour être mis en œuvre sur le terrain. Des animaux avec une protection vaccinale optimale ne développent pas de maladie s’ils sont exposés au virus et produisent très peu voire pas de virus par rapport à des animaux non vaccinés. Cette production réduite ou disparue évite donc de contaminer d’autres animaux. A moyen terme, cette protection des canes reproductrices contribuera à réduire au minimum les dégâts engendrés par les VIAHP chez les volailles, oiseaux sauvages et potentiellement mammifères dont l’homme en protégeant les animaux et en « cassant » la chaîne de transmission de ces virus.
Procédures
Avant de commencer l'étude, une prise de sang et des écouvillons dans la gorge et le cloaque seront effectués. Au début de la procédure, les animaux vaccinés ou non seront infectés soit par inhalation d'un aérosol contenant le virus, soit en déposant une solution contenant le virus dans le passage reliant le nez et la gorge (voie intra-choanale). Après infection, des prélèvements seront réalisés à plusieurs moments (0, 1, 2, 3, 5, 7, 10, 14 jours après l'infection) : prises de sang (volume réduit à chaque prélèvement), écouvillons dans la gorge et le cloaque. Tous les prélèvements seront réalisés sur animaux vigiles. Chaque prélèvement durera moins d’une minute.
Impact sur les animaux
Chez la volaille, la contention nécessaire aux prélèvements (écouvillons, prises de sang) peut induire un stress des animaux. Les prises de sang peuvent induire la formation d’hématomes sous-cutanés, notamment en cas de mauvaise manipulation. Un saignement prolongé au point de ponction est également possible, surtout si la coagulation est altérée ou si le site n’est pas correctement comprimé après le prélèvement. Les VIAHP peuvent entraîner un tableau clinique sévère pouvant aller jusqu’à la mort chez les espèces-cibles. Les signes cliniques observés sont susceptibles de varier en fonction des souches virales, de l’espèce cible et du statut vaccinal. Ainsi, certaines souches virales n’entraînent pas de signes cliniques notable chez les canards (mais demeurent hautement pathogènes pour les poulets). Au contraire, d’autres souches peuvent induire une symptomatologie sévère chez le canard. Les effets indésirables incluent : signes généraux d’abattement, des signes nerveux (torticolis, tremblement, paralysie), une détresse respiratoire, des hémorragies, une mortalité spontanée. Ces signes, lorsqu’ils surviennent, peuvent être observés dès 24 à 48 heures post-inoculation et s’intensifier jusqu’à la mort des animaux. Le score clinique en annexe 2 prend en compte ces données. Ces signes devraient être réduits voire absent chez les animaux vaccinés.
Devenir
À la fin de l’étude toutes les canes seront euthanasiées. Cette décision est conforme à l’arrêté du 25 septembre 2023 relatif aux mesures de surveillance, de prévention, de lutte et de vaccination contre l’influenza aviaire hautement pathogène qui impose l’abattage des animaux exposés à ce virus. En effet, ces animaux ne peuvent pas être réintroduits dans un élevage ou utilisés pour d’autres projets car ils représentent un risque sanitaire.
Remplacement
Le projet a pour but d’évaluer les paramètres cliniques, les paramètres d’excrétion, de transmission et de diffusion des VIAHP ainsi que l’impact de la vaccination sur ces derniers. Des épreuves virulentes sur animal (motif de la présente saisine) sont donc nécessaires et non remplaçables par un modèle ne reproduisant pas le sujet entier.
Réduction
Ce projet a été conçu pour utiliser un nombre de canards minimal nécessaire à l’obtention de résultats scientifiquement robustes. Une analyse statistique préalable a été réalisée afin de garantir une sensibilité suffisante pour détecter des différences biologiquement pertinentes tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Un maximum de 192 oiseaux sera dont utilisé en tenant en compte deux facteurs majeurs : l’âge des animaux et le protocole vaccinal. Soit 32 animaux par procédure (8 individus par isolateur x 4 isolateurs) ; procédure répétée 6 fois pour tenir compte du facteur « âge » et du facteur « protocole vaccinal » (2 âges et 3 protocoles).
Raffinement
Afin de réduire la douleur, la souffrance et l’angoisse des animaux, les mesures suivantes seront appliquées : 1. Période d’acclimatation de 72h en isolateur dès leur arrivée. 2. Enrichissement du milieu incluant cordelettes avec jouet de type bouchon suspendu, miroir avec clochette, possibilité pour les canards d’exprimer un comportement de toilettage à l’aide des dispositifs d’abreuvement. 3. Mise en place d’un suivi clinique quotidien, et biquotidien de 9h00 à 11h le matin ainsi qu’un second passage à 18h en phase d’infection précoce (5 premiers jours) avec grille de suivi et de notation clinique par le vétérinaire responsable de l’essai (annexe). Une caméra sera installée dans l’animalerie et à l’extérieur des isolateurs afin de surveiller les animaux plus régulièrement, notamment en phase d’infection précoce. 4. Utilisation d’une garde lors des prises de sang au sinus occipital ainsi qu’une compression au niveau du site d’introduction de l’aiguille après la prise de sang.
Choix des espèces
Les canards et notamment les canes reproductrices Pékin sont une espèce soumise à la vaccination déployée depuis septembre 2023 et jouent un rôle clef dans la filière avicole française en y constituant l’un des maillons primaires et dans l’écologie des VIAHP en excrétant le virus tout en présentant des degrés variables d’expression clinique (allant d’une absence de signes cliniques jusqu’à la mort selon les souches virales). À ce titre, il n’existe pas de meilleur modèle expérimental que l’espèce cible elle-même pour étudier l’impact des VIAHP et l’efficacité des mesures de prévention. Les canes Pekin domestiques (Anas platyrhynchos domesticus) utilisées seront des animaux adultes de 50 à 70 semaines d’âge et au maximum 3,5 kg. Ces animaux adultes étant sélectionnés selon des critères de production de viande et d’œufs ne volent pas en raison de leur poids corporel important en rapport au développement de leurs muscles pectoraux. L’objectif du projet étant d’évaluer la protection vaccinale chez des animaux de cet âge. Les oiseaux seront pesés avant le transfert de l’élevage vers l’animalerie. Les âges choisis correspondent respectivement au milieu et à la fin de la période de ponte. Cette dernière est une période à risque pour laquelle la protection vaccinale pourrait être moindre, du fait de la durée depuis la dernière injection vaccinale (datant d’avant l’entrée en ponte, soit à environ 25 semaines d’âge) et de l’impact cumulé de la période de ponte, cette dernière sollicitant la physiologie des animaux.
Imagerie moléculaire de la charge en cellules sénescentes
- Recherche appliquée
- Cancers
- Troubles gastrointestinaux
Une tumeur implantée sous la peau du flanc, cinq injections dans le ventre, cinq jours de gavage consécutifs, puis une heure d'anesthésie pour l'imagerie : 696 souris vont être utilisées ainsi, toutes tuées à l'issue pour analyse de leurs tissus, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Une partie d'entre elles est immunodéficiente, condition nécessaire pour que des cellules humaines prennent dans leur organisme. Il s'agit de mettre au point un agent d'imagerie repérant les cellules abîmées qui s'accumulent avec l'âge, pour suivre sans biopsie l'effet des traitements qui visent à les éliminer. Aucune atteinte concrète n'est décrite : le porteur écrit que le projet "garantit le bien-être animal" et que les effets indésirables sont limités par des "modèles bien tolérés".
Objectifs
Ce projet vise à développer une méthode d’imagerie pour repérer les cellules endommagées qui s'accumulent avec l'âge (appelées cellules sénescentes), impliquées dans des maladies liées au vieillissement. Après avoir identifié deux cibles spécifiques à ces cellules, des agents d’imagerie sont testés sur des modèles animaux pour vérifier leur efficacité. L’objectif : permettre une détection non invasive de ces cellules dans le corps, utile pour mieux comprendre et diagnostiquer certaines pathologies.
Bénéfices attendus
Actuellement, des traitements permettant l’élimination des cellules sénéscentes sont en cours d’évaluation pour leur effet sur le développement de différentes pathologies. Cependant la présence de ces cellules ne peut être détectée que par des analyses invasives et limitées à un tissu donné. Le développement d’un agent d’imagerie pour la détection des cellules sénescentes pourra donc permettre d’optimiser l’utilisation de ces traitements et de suivre leur efficacité de manière non invasive.
Procédures
Une implantation tumorale sera réalisée le flan d’une partie des souris. Elle entrainera un léger stress à l’implantation, cependant ce geste bien maitrisé au laboratoire est très rapide et se fait sous anesthésie volatile. Un suivi régulier permettra d’éviter toute souffrance de l’animal si les tumeurs atteignent un volume impactant le bien-être animal. Une partie des animaux sera soumis à des injections intrapéritonéales (5 injections par animal). Une partie des animaux sera traité par gavage (5 jours consécutifs de gavage par animal) Une partie des animaux recevront une injection intraveineuse d’un agent d’imagerie suivi d’une anesthésie volatile de courte durée (
Impact sur les animaux
Le projet garantit le bien-être animal tout en assurant la fiabilité des résultats. Grâce à des modèles bien tolérés, les effets indésirables sont limités. La surveillance rigoureuse des animaux permettra de détecter rapidement toute détresse. Ce cadre expérimental soigné assure des conditions optimales pour tester un outil de détection innovant, avec un impact minimal sur les animaux, renforçant ainsi la validité scientifique et éthique du projet.
Devenir
A l’issue de la procédure les animaux seront mis à mort. En effet, des analyses post-mortem seront nécessaires pour caractériser la sénescence induite et la distribution de l’agent d’imagerie à une échelle cellulaire et tissulaire.
Remplacement
La biodistribution de l’agent d’imagerie et sa capacité de détection des cellules sénescentes par imagerie ne peut être évaluée qu’in vivo. Toutefois, l’agent d’imagerie a été préalablement entièrement caractérisé et validé in vitro sur protéine et sur cellules. Sa spécificité et sa sensibilité pour lier sa cible ont ainsi été préalablement démontrées in vitro
Réduction
L’étude a été conçue pour limiter le nombre d’animaux utilisés, tout en conservant un effectif suffisant pour une analyse statistique permettant de se prononcer sur l’efficacité des interventions évaluées.
Raffinement
Une attention particulière sera apportée au bien-être des animaux avec enrichissement du milieu de vie, un hébergement par groupe et un suivi de leur bien-être sera effectué quotidiennement. Des points limites adaptés au modèle permettront de réduire le stress et la souffrance. L’imagerie sera réalisée sous anesthésie volatile.
Choix des espèces
Les modèles identifiés comme pertinents pour l’induction de la sénescence cellulaire ont été établis chez la souris. De plus les souris immunodéficientes permettent la prise tumorale de cellules humaines ce qui permet de se rapprocher davantage de la pathologie d'intérêt.
Évaluation de l’effet de composés sur la régénération de la myéline chez la souris modèle de sclérose en plaques
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Les souris paralysées par le modèle de sclérose en plaques peuvent être gardées jusqu'à trois semaines après l'apparition des premiers signes. 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Une partie subit une chirurgie de la moelle épinière de trente minutes pour qu'on y injecte un agent qui détruit la myéline, puis un traitement quotidien pendant quatre à dix-sept jours. Une autre est immunisée par quatre injections, ce qui installe une paralysie progressive des membres, une perte de poids et des difficultés à boire et à manger, pour évaluer des molécules censées régénérer la myéline, effet encore hypothétique quand la paralysie, elle, fait partie du protocole.
Objectifs
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire du système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerfs optiques) du jeune adulte au cours de laquelle la gaine de myéline protégeant les axones est détruite (démyélinisation). Cette perte de myéline se traduit, à long terme, par des troubles sensitifs et moteurs (fourmillements, troubles de l’équilibre, troubles visuels, paralysies…). La SEP a une plus forte prévalence chez la femme (3/4 de femme) et touche plus de 100 000 personnes en France. Deux mille cinq cents nouveaux cas de SEP sont diagnostiqués chaque année. Cette maladie représente la première cause de handicap sévère non traumatique du jeune adulte. Elle est caractérisée par des épisodes inflammatoires et de démyélinisation pouvant affecter toutes les structures du système nerveux central. A ce jour, les traitements de la SEP ciblent uniquement la composante inflammatoire de la maladie mais ces traitements ont peu d’effets sur la remyélinisation (régénération de la gaine de myéline). Le développement de stratégies pharmacologiques visant à promouvoir la remyélinisation est donc un enjeu thérapeutique majeur pour le traitement de la SEP. L’objectif de ce projet vise à évaluer l’effet de molécules au potentiel myélinisant prometteur, dans des modèles murins de la sclérose en plaques.
Bénéfices attendus
Ce projet a pour but d’évaluer l’effet de composés potentiellement capable de favoriser la régénération de la gaine de myéline endommagée. A terme, les résultats de ce projet pourraient permettre d’identifier une ou plusieurs molécules candidates permettant d’augmenter significativement la remyélinisation et donc de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement de la sclérose en plaques. En effet ces traitements induisant une régénération de la gaine de myéline pourraient venir compléter les traitements actuels qui agissent principalement sur la composante inflammatoire de la maladie, et ainsi aboutir à une prise en charge plus globale de la sclérose en plaques.
Procédures
Nous utiliserons deux modèles expérimentaux de la sclérose en plaques chez la souris, afin d’évaluer le potentiel thérapeutique de plusieurs molécules candidates. Le premier modèle consiste pour chaque animal en une injection d’un agent induisant une lésion de la myéline, au cours d’une chirurgie sous anesthésie générale et analgésie adaptée. Cette intervention dure environ 30 minutes et n’est réalisée qu’une fois par animal. Les animaux seront ensuite traités quotidiennement de 4 à 17jours avec les molécules d’intérêt (durée inférieure à 1 minute pour chaque administration). Le deuxième modèle est un modèle complémentaire où la perte de myéline est induite par immunisation. Pour cela les animaux recevront, sous anesthésie générale, 2 injections (durée inférieure à 1 minute par injection) et 2 injections espacées de 2 jours (durée inférieure à 5 minutes par injection). Pour cette partie de l’étude, les animaux vigiles seront traités quotidiennement durant 2 semaines avec les molécules d’intérêt (durée inférieure à 1 minute pour chaque administration). L’ensemble des animaux sera euthanasié par une méthode réglementaire afin de réaliser des prélèvements d’intérêt.
Impact sur les animaux
Les nuisances attendues sur les animaux lors des procédures sont liées à la chirurgie et à l’immunisation. Lors de la chirurgie nécessaire à la réalisation de lésions de la moelle épinière, les risques sont l’hypothermie, des lésions musculaires, des saignements et des douleurs post-opératoires légères durant 48 heures. Pour l’immunisation: plaie au site d’injection, paralysie progressive et temporaire des animaux, suite à l’installation du modèle entrainant des difficultés à se déplacer et à s’abreuver. Les injections et le traitement peuvent entrainer respectivement un hématome au site d’injection et une irritation des voies supérieurs si le traitement est répété. La mise en place de notre modèle de lésion de la moelle épinière impliquera une chirurgie et une anesthésie générale. L’anesthésie sera associée à une hypothermie, une sécheresse oculaire et un risque de dépression cardiorespiratoire. La chirurgie pourra entrainer une douleur et un inconfort post-opératoire durant 48 heures environ. Le modèle d’immunisation peut entrainer une paralysie progressive et temporaire des animaux, une perte de poids et des difficultés pour se nourrir et s’abreuver à partir de 10 jours environ après l’immunisation. Les animaux seront gardés maximum 3 semaines après l’apparition des premiers signes cliniques liés à ce modèle. Des lésions cutanées peuvent également survenir suite aux injections (en lien avec le produit injecté pour l’immunisation). Les administrations de composés d’intérêt pourront générer un stress et une brève et légère douleur. Les injections des composés pourront entrainer l’apparition d’hématome ou d’induration au site d’injection. Les gavages répétés pourront être associés à une irritation des voies supérieures.
Devenir
Une analyse post mortem de tissus d’intérêt est nécessaire pour évaluer le potentiel des molécules testées dans les deux modèles ; cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux.
Remplacement
Après des essais préalables sur différents modèles cellulaires, seuls les meilleurs candidats seront retenus. Il sera ensuite nécessaire de recourir à un modèle animal pour évaluer l’effet des composés sur un organisme entier. Seul le modèle animal est pertinent pour cette étude car nous pouvons ainsi analyser l’effet de ces molécules dans un contexte in vivo reproduisant le mieux les caractéristiques des lésions observées dans la pathologie humaine.
Réduction
Des études seront menées en amont afin de raffiner et réduire au maximum le nombre de souris utilisées (détermination des doses à administrer par exemple). Les modèles de la pathologie qui seront utilisés ont déjà démontré leur pertinence pour l’analyse des mécanismes de réparation des lésions de la myéline et de la composante inflammatoire observée dans la maladie. Ils sont bien connus et reproductibles permettant donc l’évaluation de l’efficacité de composé. Le nombre d’animaux (600 au total) est limité au strict nécessaire pour obtenir des données statistiquement exploitables.
Raffinement
Pour éviter toute souffrance aux animaux durant les procédures, ils seront sous anesthésie générale et analgésie pendant toutes les interventions qui le nécessitent. Les animaux seront suivis régulièrement par les utilisateurs ainsi que par le vétérinaire. Ils seront hébergés dans une animalerie agréée dans des conditions de température et d’hydrométrie conformes à la réglementation. De plus, ils seront hébergés en groupe et bénéficieront d’un enrichissement de leur environnement (un nid et un bâton de bois à ronger). Durant nos procédures expérimentales nous assurerons une surveillance adaptée en fonction des étapes, telle qu’une surveillance rapprochée en période post-chirurgicale et lors de l’expression des signes cliniques de notre modèle d’immunisation. Nous apporterons un soutien nutritionnel aux animaux lorsque nécessaire pour faciliter leur accès à la nourriture et à l’eau. Nous nous assurerons que l’état général des animaux soit compatible avec l’administration des composés à évaluer avant de commencer les traitements. Pour ces composés, nous vérifierons les données de d’études précédentes pour nous assurer de choisir les bonnes conditions d’administration et l’absence de toxicité attendue avant de les utiliser chez nos animaux. Pour toutes nos procédures, des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale.
Choix des espèces
La souris, grâce à sa forte homologie génétique avec l’homme, est un modèle de choix pour l’étude de nombreuses pathologies humaines. Dans le cadre de l’étude de la sclérose en plaques il existe 2 modèles bien connus et caractérisés qui permettent de reproduire les caractéristiques de la pathologie. Ainsi, pour ce projet le seul moyen à notre disposition pour analyser le processus de réparation de lésions de la myéline est d’utiliser des modèles murins bien établis du processus de démyélinisation (destruction de la myéline) et remyélinisation (régénération de la myéline). Il nous est donc impossible de substituer ces travaux par d’autres méthodes n’utilisant pas les animaux, et plus précisément la souris. Les animaux utilisés seront âgés d’au moins 12 semaines, afin d’avoir atteint une maturité suffisante du système nerveux central (jeunes adultes). De plus à ce stade du développement, la chirurgie est facilitée par la relative faible masse musculaire et de tissus graisseux des animaux, permettant ainsi une meilleure accessibilité à la moelle épinière lors de la chirurgie.