Procédures modérées

10393 contenus, page 26 sur 867
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 360
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 360
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 360

Cinq chocs électriques de 0,4 mA et deux secondes, espacés d'une à deux minutes, sont infligés à chaque souris lors d'un test de conditionnement, après six semaines de gavage œsophagien quotidien. 360 souris porteuses de mutations liées à la myopathie de Duchenne sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur affirme qu'"aucune souris n'a présenté de troubles suite à ce type d'intervention", à propos de tests qu'il décrit lui-même comme comprenant des stimuli anxiogènes et des chocs électriques, et dont il ne nomme que celui de conditionnement. Toutes sont tuées à l'issue pour prélèvement du cerveau et des muscles squelettiques.

Objectifs

La myopathie de Duchenne (DMD) est une maladie génétique affectant environ 1 garçon sur 5000 naissances. En plus d’une dégradation progressive des muscles, des troubles cognitifs, comportementaux et neuropsychiatriques touchent une grande partie des patients. Les thérapies géniques développées pour traiter cette maladie ont des effets limités sur les troubles du comportement. Des études récentes suggèrent qu’une partie de ces déficits pourraient être compensés par des traitements anti-inflammatoires ou antioxydants. Ce projet a pour but de tester les effets d’un traitement anti-inflammatoire et antioxydant chez des souris modèles de cette maladie présentant des troubles comportementaux. Le projet est donc important pour le développement de nouvelles pistes thérapeutiques pour le traitement des troubles affectant le cerveau dans la DMD.

Bénéfices attendus

Les troubles comportementaux sont un symptôme commun des patients atteints de myopathie des souris modèles de cette maladie. Ce projet permettra de déterminer si les troubles comportementaux peuvent être améliorés par un traitement anti-inflammatoire. Ceci permettra de savoir s’il y a un bénéfice potentiel pour les patients à recevoir un traitement de type.

Procédures

Contention manuelle (10-15s) et gavage oesophagien (

Impact sur les animaux

La contention par la peau du cou et du dos peut provoquer une douleur de courte durée (10-15s) et un stress transitoire. Le gavage oesophagien peut également causer une douleur. Les souris seront plusieurs fois confrontées à des tests de comportement comprenant des stimuli stressants, ceci pendant une courte durée (5 min max) et une seule fois dans la journée, avec au moins 24h entre deux tests de ce type. Dans le test de conditionnement, les souris recevront 5 petits chocs électriques (0.4mA, 2s) espacés de 1 à 2 min.

Devenir

À la suite des expériences, les souris seront mises à mort pour prélèvements post-mortem du cerveau et muscles squelettiques.

Remplacement

Les recherches précliniques pour ces pathologies n’ont pas de modèle in silico ou in vitro et sont généralement menées sur des souris modèles de cette maladie, chez lesquelles nous avons préalablement identifié les troubles comportementaux qui vont servir ici de marqueur pour évaluer l’efficacité des traitements. Notre projet implique donc d’effectuer des tests fonctionnels (comportementaux) qui nécessitent l’utilisation d’animaux vivants et pouvant se comporter librement.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe correspond au minimum nécessaire pour une démonstration statistique convaincante des objectifs. Sur la base des publications utilisant des méthodes similaires d’analyse du comportement, la réussite des expériences nécessite 15 souris par groupe. Les groupes comprennent des souris recevant un traitement et des groupes contrôles non traités indispensables aux analyses statistiques. Notre étude, dans laquelle les souris seront soumises à plusieurs tests, permet de réduire le nombre total d’animaux. Nous utiliserons préférentiellement des tests statistiques adaptés aux petits échantillons.

Raffinement

Les tests comportementaux induisant de l’anxiété sont très courts (

Choix des espèces

D’autres modèles animaux de la DMD existent (rat, chien, porc), mais seule l’espèce souris permet actuellement de disposer de différents modèles mutants ou transgéniques porteurs de mutations variées et représentatives des sous-groupes de patients montrant des variations dans la sévérité des symptômes. Les recherches pour cette maladie sont donc généralement menées sur ces souris, chez lesquelles nous avons préalablement identifié les troubles comportementaux qui vont servir à évaluer l’efficacité des traitements. Les traitements commenceront à l’âge de 6-8 semaines et le comportement évalué 4 semaines plus tard, donc vers l’âge de 3 mois. En effet, les phénotypes qui serviront de marqueurs pour tester l’efficacité des traitements ont été préalablement évalués à cet âge.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Poules : 6000
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6000

6 000 poulets de chair vont être utilisés, chacun pesé puis transféré à treize jours en cage individuelle ou collective, et privé de nourriture jusqu'à dix-huit heures d'affilée autour des trois jours de collecte des excréta. Ils sont tués entre vingt et vingt-quatre jours, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, et le porteur écrit qu'ils le sont, "les prélèvements post mortem ne permettant pas de les revaloriser". L'hébergement en cage, individuel pour une partie d'entre eux, limite les interactions sociales, et la mise à jeun est décrite comme un stress métabolique modéré. La finalité est industrielle : mesurer la valeur nutritionnelle de matières premières et l'effet d'additifs sur la formulation des aliments, sur des souches identiques à celles des élevages commerciaux.

Objectifs

L'objectif principal du projet est d'évaluer la digestibilité de différentes matières premières et aliments destinés aux volailles de chair afin d'améliorer la connaissance de leur valeur nutritionnelle réelle et leur utilisation dans les formulations alimentaires. Le projet vise également à étudier l'effet de diverses solutions additives (enzymes, émulsifiants, probiotiques, acides organiques ou autres additifs nutritionnels) sur l'utilisation digestive des nutriments par les animaux. Les travaux permettront de quantifier l'impact de ces stratégies nutritionnelles sur la digestibilité de l'énergie, des protéines, des acides aminés, des lipides et d'autres constituants alimentaires d'intérêt. Les résultats obtenus contribueront à optimiser les performances zootechniques des volailles, à améliorer l'efficacité alimentaire et à réduire les rejets de nutriments dans l'environnement, participant ainsi au développement de systèmes de production plus durables et plus respectueux des ressources. Les évaluations seront réalisées à partir de mesures de digestibilité fécale et iléale, deux méthodes complémentaires permettant d'estimer précisément l'absorption des nutriments et de mieux comprendre leur utilisation par l'animal.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à produire des données fiables de la valeur nutritionnelle des matières premières et leurs interactions avec les additifs alimentaires afin d'améliorer la formulation des aliments pour volailles. Cette optimisation permet d'adapter plus précisément les apports nutritionnels aux besoins des animaux, d'améliorer l'efficacité alimentaire et de réduire les rejets dans l'environnement. Les données obtenues contribueront également au développement de méthodes alternatives et de modèles prédictifs de la digestibilité, offrant des outils de diagnostic directement utilisables en élevage. Enfin, le projet cherche à mieux comprendre les interactions entre l'alimentation, les fonctions digestives et le microbiote intestinal, afin d'identifier des stratégies de supplémentation innovantes favorisant une meilleure valorisation des ressources alimentaires, ainsi que la santé digestive et le bien-être des volailles.

Procédures

Jusqu'à l'âge de 13 jours, les animaux sont hébergés collectivement dans de grands parquets au sol. À l'âge de 13 jours, les animaux sont soumis à une mise à jeun de courte durée (2 à 4 heures), puis pesés individuellement afin d'être répartis en lots homogènes selon leur poids. Ils sont ensuite transférés dans des cages individuelles ou collectives, où ils sont hébergés pour phase d'adaptation aux logements et aux régimes alimentaires témoins et expérimentaux pendant 1 semaine. Cette phase est suivie d'une période de collecte des excréta de 3 jours (jours 21 à 23), encadrée d'une mise à jeun de 16 à 18 heures maximum. Les animaux sont pesés à nouveau à l'issue de cette période. Pendant toute la durée de l'étude, les consommations alimentaires ainsi que les principaux paramètres zootechniques (poids, gain de poids et indice de consommation) sont enregistrés. Les interventions sont limitées aux manipulations nécessaires au suivi expérimental et à la collecte des échantillons destinés aux analyses de digestibilité.

Impact sur les animaux

La mise à jeun nécessaire à la collecte des excreta induit un stress métabolique modéré, indispensable à la standardisation des conditions de mesure de la digestibilité. L'hébergement en cage, notamment individuel, limite temporairement les interactions sociales et certaines expressions comportementales. Enfin, les manipulations liées aux pesées et aux changements de logement peuvent entraîner un stress transitoire.

Devenir

Les animaux en fin de projet sont mis à mort, les prélèvements post mortem ne permettant pas de les revaloriser.

Remplacement

À ce jour, les méthodes alternatives disponibles, telles que les approches in vitro ou les modèles de simulation, sont qualifiées pour faire du screening et permettent de mettre en oeuvre des phases de pré-tests de l'efficacité de solutions de supplémentation mais elles ne permettent pas de reproduire fidèlement l'ensemble des interactions biologiques ni de prédire avec un niveau de fiabilité suffisant les réponses observées in vivo. L'utilisation d'animaux dans le cadre de ce projet est nécessaire car la mesure de la digestibilité des matières premières et l'évaluation de l'efficacité des additifs alimentaires reposent sur l'étude de phénomènes physiologiques complexes impliquant l'ensemble du tractus digestif, les sécrétions endogènes, le microbiote intestinal, et les mécanismes d'absorption notamment.

Réduction

Le nombre d'animaux est déterminé de manière à obtenir des résultats statistiquement fiables tout en respectant le principe de réduction. Il est calculé en tenant compte de la variabilité biologique des animaux et de la variabilité des analyses réalisées. Les effectifs sont définis à partir de données historiques afin de maintenir une faible variabilité expérimentale. Un effectif de 12 animaux par matière première ou traitement évalué a été identifié comme le minimum nécessaire pour détecter des différences significatives entre les groupes expérimentaux et les témoins, tout en permettant d'exclure d'éventuelles valeurs aberrantes sans compromettre la validité des résultats.

Raffinement

Les mesures sont réalisées chez des animaux âgés de 20 à 24 jours afin de répondre aux objectifs scientifiques tout en limitant leur maintien en élevage et les contraintes associées. Une période d'acclimatation d'une semaine est prévue après le transfert en cage afin de limiter le stress lié au changement de logement et d'alimentation. Les cages offrent un espace permettant l'expression des comportements naturels et des interactions sociales, et sont enrichies avec des objets et jouets stimulant les interactions animales et des tapis de fond de cages. Lors des phases de mise à jeun, l'intensité lumineuse est progressivement diminuée afin de réduire l'activité locomotrice et d'apaiser les animaux. Cette mesure permet de limiter les interactions entre congénères et les comportements liés à la recherche de nourriture, contribuant ainsi à améliorer le bien-être des poulets pendant cette période. Les animaux font l'objet d'une surveillance individuelle plusieurs fois par jour afin de détecter précocement tout signe d'inconfort ou de stress et de mettre en œuvre les mesures appropriées si nécessaire.

Choix des espèces

Le choix de l'espèce est représentatif de l'espèce élevée dans les élevages d'animaux de rente. Ils sont donc issus de souches génétiquement identiques à celles des animaux en élevages commerciaux. Les bénéfices attendus tels que décrits dans ce projet seront ainsi directement applicables et utiles à l'amélioration des systèmes d'élevages. Au cours des premières semaines de développement du poussin, le tractus gastro-intestinal, les sécrétions enzymatiques digestives et le microbiote intestinal sont encore en phase de maturation. C'est à partir d'environ trois semaines d'âge que les principales fonctions digestives sont suffisamment stabilisées pour limiter cette variabilité et à la fois l'âge pivot d'intérêt zootechnique durant lequel l'efficacité d'utilisation des matières premières et des additifs nutritionnels constituent un enjeu majeur. Ainsi, le stade physiologique choisi pour la réalisation des mesures de digestibilité correspond à des poulets de chair âgés de 20 à 24 jours.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système gastrointestinal
    • Système nerveux
Souris : 420
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 420
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 420

420 souris d'une lignée reproduisant la maladie d'Alzheimer vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvements terminaux, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Chaque animal concerné reçoit une substance par voie orale puis subit trois prélèvements sanguins par incision, espacés d'une heure dans la même journée, séquence répétée à sept, dix et quinze mois. Les tests portent sur la mémoire sociale, la reconnaissance et la localisation d'objets et la mémoire spatiale, l'un d'eux obligeant la souris à nager quatre essais par jour pendant cinq jours. Tout cela pour mesurer les effets d'une roue d'exercice laissée en cage, que le porteur décrit comme une approche "simple et accessible".

Objectifs

La maladie d’Alzheimer et, plus largement, certaines formes de vieillissement du cerveau s’accompagnent souvent d’une baisse progressive de la mémoire et d’autres capacités de réflexion. Aujourd’hui, les solutions thérapeutiques restent limitées. De nombreuses études chez l’humain et chez l’animal indiquent que l’activité physique est une approche simple et accessible, qui peut aider à préserver les fonctions cognitives. En revanche, comment l’exercice produit ces effets reste incompris, notamment via des mécanismes qui impliquent l’ensemble de l’organisme. Des travaux récents suggèrent que l’intestin pourrait jouer un rôle important dans la communication avec le cerveau. Les micro-organismes naturellement présents dans l’intestin (le microbiote) peuvent influencer des substances circulant dans le sang, qui à leur tour pourraient agir sur l’inflammation et sur certaines cellules du cerveau impliquées dans la protection et l’équilibre du tissu cérébral. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre le lien entre activité physique, fonctionnement de l’intestin et évolution des troubles de la mémoire dans un modèle de souris de la maladie d’Alzheimer. Plus précisément, nous voulons déterminer si l’exercice volontaire peut modifier des signaux venant de l’intestin et si ces changements sont associés à une meilleure préservation des fonctions de l’hippocampe (une région clé pour la mémoire). À terme, ce travail vise à identifier des pistes biologiques pouvant expliquer pourquoi certaines personnes résistent mieux que d’autres au déclin cognitif.

Bénéfices attendus

Ce projet apportera d’abord des bénéfices scientifiques à court terme en améliorant la compréhension des liens entre l’intestin et le cerveau au cours de la maladie d’Alzheimer. Il cherchera à préciser comment les micro-organismes naturellement présents dans l’intestin (le microbiote) et certaines molécules circulant dans le sang peuvent influencer l’inflammation et le fonctionnement du cerveau, notamment dans une région essentielle pour la mémoire (l’hippocampe). Grâce à un suivi à plusieurs moments de l’évolution de la maladie et à des mesures complémentaires (tests de mémoire, analyse dans le sang, étude du microbiote, observation de cellules impliquées dans la défense du cerveau, et évaluation de dépôts caractéristiques de la maladie), l’étude pourra identifier des profils biologiques associés à une plus grande vulnérabilité, ou au contraire à une meilleure résistance du fonctionnement cognitif. Le projet évaluera aussi l’effet d’une intervention simple et accessible, l’activité physique volontaire, afin de déterminer si elle peut favoriser des changements bénéfiques du côté de l’intestin et du sang, et s’ils sont associés à une meilleure préservation de la mémoire. L’étude intégrera également des indicateurs du fonctionnement intestinal (par exemple le transit et la perméabilité), pour mieux comprendre le rôle possible de la barrière intestinale et de l’inflammation générale dans la communication intestin–cerveau. À plus long terme, l’identification et la mise à l’épreuve de molécules candidates pourrait aider à repérer des marqueurs de progression de la maladie ou de réponse à l’exercice, et ouvrir des pistes pour de futures stratégies de prévention ou d’accompagnement combinant hygiène de vie et actions ciblant le métabolisme.

Procédures

Certains animaux recevront une substance par voie orale, la procédure dure moins de 30 secondes et est réalisée sur animal vigile. Ces mêmes animaux auront 3 prélèvements sanguins espacés de 1h chacun, réalisés sur animal vigile sans anesthésie mais avec une analgésie locale, et ceci se répètera 3 fois à au moins 3 mois d'intervalle. Pour certains animaux 3 tests comportementaux seront effectués au cours de 2 à 3 semaines. Ils peuvent induire du stress du fait du déplacement des souris vers de nouvelles pièces et de la mise en contact avec de nouveaux objets.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus dans ce projet sont limités et seront surveillés tout au long de l'étude. Activité physique volontaire (roue en cage) : chez certains animaux, elle peut s'accompagner d'une légère diminution du poids, transitoire et d'intensité faible. Administration orale de substances : certains animaux recevront ponctuellement des substances par voie orale. La manipulation est brève (environ 15 secondes) et peut provoquer un inconfort ou un stress transitoire d'intensité légère lié à la contention. Prélèvements sanguins: ces prélèvements nécessitent une petite incision. Elle peut entraîner une douleur brève au moment du geste (environ 10 secondes) et une gêne locale temporaire d'intensité légère (petite plaie, sensibilité) jusqu'à cicatrisation, généralement en quelques jours. Chaque prélèvement est répété 3 fois dans la même journée à une heure d'intervalle. L'ensemble « administration orale + prélèvements » est réalisé à 7, 10 et 15 mois, avec plusieurs mois entre les séances, ce qui permet une cicatrisation complète et limite les effets cumulatifs. Tests comportementaux : ces tests peuvent générer un stress léger car ils reposent sur la nouveauté et l'exploration, mais ils sont de courte durée (sur 1 à 3 jours). Un des tests de mémorisation peut induire un stress modéré car l'animal doit nager ; le protocole est réparti sur 6 jours (4 essais/jour pendant 5 jours, puis 1 essai le 6ème jour).

Devenir

A la fin des procédures expérimentales, les animaux sont mis à mort afin de réaliser des prélèvements terminaux indispensables pour répondre aux objectifs du projet.

Remplacement

Le projet a pour objectif d’étudier, chez l’animal, l’effet d’une activité physique volontaire puis de l’administration de certaines molécules d’intérêt sur l’évolution de troubles de la mémoire et sur la communication entre l’intestin et le cerveau dans un modèle murin de maladie d’Alzheimer. Une partie essentielle du projet repose sur l’évaluation de capacités complexes (mémoire sociale, reconnaissance/localisation d’objet, apprentissage et mémoire spatiale). Ces fonctions ne peuvent pas être mesurées de façon pertinente avec des méthodes sans animal (cellules en culture, tissus isolés, ou modèles informatiques). De plus, l’étude porte sur des interactions entre plusieurs organes et sur des mécanismes qui évoluent dans le temps : intestin et microbiote, substances circulant dans le sang, réponses immunitaires, puis effets sur le cerveau. Ces échanges, qui dépendent du fonctionnement global de l’organisme et de différents stades de la maladie, ne peuvent pas être reproduits de manière fiable par des approches alternatives. Conformément à la démarche des 3R, lorsque des molécules ou des voies biologiques prioritaires seront identifiées, des approches complémentaires hors de l’animal pourront être utilisées (par exemple sur des cellules) pour préciser certains mécanismes. Toutefois, ces méthodes ne peuvent pas remplacer l’étude in vivo nécessaire pour établir le lien entre l’intervention (exercice/administration), les changements dans l’organisme et les effets sur le cerveau et le comportement.

Réduction

Le nombre d’animaux a été déterminé au plus juste à partir de nos données antérieures dans ce modèle et des informations disponibles dans la littérature. Il est fixé entre 10 et 15 animaux par groupe. Ces effectifs correspondent au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement interprétables, notamment pour comparer les groupes entre eux et analyser l’évolution de la maladie au cours du temps chez les mêmes animaux. Le choix des effectifs tiennent également compte de la variabilité naturelle entre individus, pour les tests de comportement, du désintérêt de certains animaux à utiliser la roue d’exercice placée dans la cage et enfin à une mortalité plus élevée de la lignée de souris alzheimer au cours du vieillissement. Intégrer ces facteurs dès la planification évite d’avoir à constituer de nouvelles cohortes en cours d’étude.

Raffinement

Les conditions d’hébergement et les pratiques de manipulation sont conçues pour réduire au maximum le stress et le risque de blessures. Les souris seront hébergées en groupes stables de 2 à 4 dans des cages enrichies avec du matériel de nidification et un élément d’enrichissement (bûchette), afin de favoriser les comportements naturels (repos, exploration, construction du nid). L’activité physique se fera via une roue en cage, permettant à l’animal de choisir librement l’intensité et la durée. Afin de préserver les périodes de repos et d’éviter une activité excessive, les roues pourront être retirées pendant la phase d’inactivité (journée), ce qui encourage le repos. Les mâles peuvent parfois présenter des comportements d’agressivité. Pour limiter ce risque, les groupes seront constitués le plus tôt possible (après le sevrage et dès que le génotype est connu) afin de stabiliser les relations sociales. Les animaux seront surveillés régulièrement pour détecter rapidement tout signe de tension (poursuites répétées, morsures, plaies, perte de poils, amaigrissement). Si un risque de blessure apparaît, une adaptation de l’hébergement sera mise en place, pouvant aller jusqu’à l’hébergement individuel du ou des animaux concernés, uniquement si nécessaire pour prévenir les blessures, réduire la nuisance et maintenir les animaux tout au long de la procédure. Les tables de suivi de soins des animaux comportent des points limites stricts et spécifiques au projet, définis en concertation avec le vétérinaire référent, permettant une prise de décision rapide et standardisée en cas d'altération de l'état général.

Choix des espèces

Le choix de la souris est justifié car elle constitue un modèle de référence pour étudier la mémoire et les fonctions de cérébrales: l’organisation du cerveau est largement conservée chez les mammifères. Les connaissances disponibles chez la souris sur les mécanismes liés à l’inflammation cérébrale et aux modifications observées dans la maladie d’Alzheimer permettent d’établir, dans des conditions contrôlées, des liens entre changements dans le cerveau et performances de mémoire. De plus, les tests de comportement utilisés dans ce projet sont bien validés chez la souris et sont connus pour être influencés par des interventions de mode de vie, comme l’activité physique. La souris est également une espèce de référence pour étudier le rôle de l’intestin et des micro-organismes intestinaux (microbiote) dans la communication intestin–cerveau. L’activité physique peut modifier la composition et le fonctionnement du microbiote. Le choix d’une roue en cage permet une activité volontaire, où l’animal choisit lui-même l’intensité et la durée, ce qui limite le stress par rapport à des méthodes plus contraignantes. Nous utiliserons un modèle murin bien établi de la maladie d’Alzheimer, qui présente avec l’âge des changements caractéristiques et des troubles de la mémoire, ainsi que des modifications rapportées du microbiote. Ce modèle est donc adapté à une étude dans la durée des liens entre intestin, sang et cerveau, et des effets potentiels de l’exercice. Seuls des animaux jeunes adultes à âgés seront inclus, afin d’étudier l’évolution liée à l’âge : les plus jeunes auront 4 mois (âge où les animaux sont adultes) et les plus âgés 15 mois (âge correspondant à un stade avancé de vieillissement chez la souris). Cette plage d’âges est nécessaire pour suivre la progression des troubles au cours du temps et évaluer l’effet d’une intervention mise en place précocement.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Macaques à longue queue : 360
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 360
▲ -
Devenir
 -
 4
 356
 -

Prélever du sang, des urines, de la salive, du sperme, du liquide cérébrospinal ou des biopsies d'organes, non pour une expérience mais pour vérifier que les méthodes de dosage des laboratoires fonctionnent : 360 macaques à longue queue sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. La contention dure jusqu'à une heure en chaise, la mise à jeun jusqu'à dix-huit heures, et le recueil de sperme passe par un léger courant électrique. Le porteur présente ces prélèvements comme un apport aux "3R", au motif que des méthodes plus sensibles réduiront plus tard les volumes prélevés et le nombre d'animaux non-humains utilisés. Le champ structuré annonce 356 macaques réutilisés et 4 rendus à l'élevage, quand la narration prévoit qu'un vétérinaire délivre une autorisation exceptionnelle de mise à mort pour ceux qui ne peuvent être ni réutilisés ni réhabilités, leurs organes allant alors aux laboratoires.

Objectifs

Aujourd’hui, un nombre croissant de candidats médicaments sont des protéines thérapeutiques ou des molécules biologiques plus ou moins complexes. Le primate non humain constitue souvent la seule espèce pertinente pour évaluer leur toxicité ou leur activité pharmacologique, en raison de fortes homologies génétiques, immunologiques et physiologiques avec l’être humain. Ces études d’évaluation sont requises par les autorités réglementaires, et des lignes directrices définissent les modalités de leur conduite. Elles incluent généralement un ensemble étendu d’analyses de laboratoire destinées à mesurer la concentration plasmatique (ou dans d’autres matrices) du composé testé et à la corréler à son activité pharmacologique ou toxique. Compte tenu des enjeux scientifiques et réglementaires, il est essentiel que les résultats obtenus soient fiables et robustes. Cette fiabilité ne peut être garantie qu’après la démonstration documentée des performances analytiques des méthodes au cours de leur qualification et/ou validation. Toutefois, la composition des échantillons peut influencer les résultats et la performance analytique d’un essai. Il est donc indispensable d’évaluer ces paramètres dans des échantillons biologiques de même nature que ceux qui seront analysés dans les études réglementaires. Par conséquent, la réalisation de prélèvements biologiques provenant de primates non humains, en amont ou en parallèle des études, est nécessaire pour valider les méthodes analytiques utilisées lors de l’analyse des échantillons d’étude. Par ailleurs, le développement et la validation réglementaire de nouvelles méthodes ou de techniques plus sensibles et plus précises contribuent directement aux principes des 3R. Elles permettent notamment de réduire les volumes de matrices biologiques requis et d’obtenir des données plus détaillées, améliorant ainsi l’interprétation scientifique tout en limitant l’utilisation d’animaux.

Bénéfices attendus

Le projet a pour objectif de collecter des échantillons biologiques (comme du sang ou du plasma) nécessaires pour développer et vérifier la fiabilité des tests utilisés dans nos laboratoires. Ces tests sont indispensables pour obtenir des données fiables et reconnues par les autorités, ce qui est essentiel pour développer de futurs médicaments. Le projet apporte deux types de bénéfices : 1. Un bénéfice scientifique et réglementaire (à court et moyen terme) Les laboratoires auront accès à des échantillons de bonne qualité, prélevés directement sur place. Cela évite les problèmes liés au transport ou à la conservation, qui peuvent dégrader la qualité des analyses. Ces échantillons permettent de mettre au point et de valider les méthodes nécessaires aux études de toxicologie et au développement de nouveaux médicaments. 2. Un bénéfice important pour le respect des 3R (Réduire, Raffiner, Remplacer) Les méthodes de laboratoire deviennent de plus en plus sensibles et précises. Cela permet : • d’utiliser des volumes beaucoup plus faibles d’échantillons, • d’analyser plus de paramètres en même temps, • d’obtenir des résultats plus détaillés. En conséquence, il est souvent possible de réduire le nombre d’animaux nécessaires dans les études futures. Par exemple, des techniques comme les analyses multiparamétriques (Multiplex Luminex®, électrochimiluminescence, PCR digitale) permettent de mesurer plusieurs éléments différents dans un seul petit échantillon de plasma.

Procédures

Les prélèvements seront réalisés en respectant les recommandations éthiques en vigueur adaptées au type de prélèvement et en respectant une période de récupération adaptée pour l’animal entre deux prélèvements et selon des recommendations de vétérinaire. Les prélèvements réalisés chez l’animal vigile : sang (unique ou répété) par les voies veineuses périphériques, urines, selles, frottis vaginal, nécessitent une contention de courte durée, manuelle (moins de 5 minutes) et/ou en chaise de contention (jusqu’à 30 minutes ou 1 heure maximum). Les prélèvements réalisés chez l’animal vigile (ex jeune animal) ou sous sédation (des animaux matures) : salive, larmes, sécrétions nasales, recueil du sperme ; si une sédation est requise, elle sera de courte durée (environ 5-15 minutes) Les prélèvements réalisés sous anesthésie générale : biopsie cutanée ou d’organes, cytoponction, liquide cérébrospinal, liquide synovial, humeur aqueuse Dans certains cas particuliers les prélèvements exigent des contraintes d’hébergement particulières : • Mise à jeun (préalablement à une anesthésie, maximum 18 heures) ; • Hébergement individuel (contacts olfactifs, visuels, sonores préservés, pour recueil d’urine/fèces en cage à diurèse, en vue d’une analyse individuelle, maximum 18 heures).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont minimes et correspondent essentiellement au stress et douleurs liés à la contention et aux types de prélèvements : Prélèvements sur animaux vigiles : hématome transitoire sur le site de prélèvement sanguin, légère douleur provoquée par la ponction à l’aiguille, stress provoqué par la contention et/ou l’hébergement individuel (contacts olfactifs, visuels, sonores… préservés), le cas échéant, de l’éjaculation par un léger courant pour prélevement de sperme Sédation/Anesthésie générale : effets cardiorespiratoires, hypothermie, stress provoqué par les manipulations liées à l’anesthésie Prélèvements plus invasifs comme les biopsies : douleurs au niveau du site de biopsie, stress provoqué par l’intervention post-opératoire comme la contention pour les soins post-opératoires et les injections répétées. Stress lié à des contraintes occasionnelles d’hébergement : notamment lors d’un hébergement individuel, ainsi que lors des contentions manuelles, en chaise lorsque nécessaire, ou par collier. De légères gênes ou frottements peuvent survenir en lien avec ces méthodes de contention.

Devenir

Après avoir pris en compte les effets subis par l’animal, notamment lors de sa participation à des projets ou procédures antérieurs, et en tenant compte de l’ensemble des paramètres sanitaires, le vétérinaire émettra un avis sur sa réutilisation potentielle. Si, selon cet avis, l’animal ne peut être ni réutilisé dans un autre projet ni réhabilité, une autorisation exceptionnelle d’euthanasie pourra être délivrée par le vétérinaire. Dans ce cas, différents matrixes pourront être prélevés en post‑mortem et mis à disposition des laboratoires. Sous réserve de satisfaire aux critères de réutilisation définis par la réglementation, ces animaux pourront être réaffectés au présent projet ou à un autre projet autorisé. Leur suivi sera assuré conformément aux procédures institutionnelles et en stricte conformité avec les exigences réglementaires applicables (Directive 2010/63/UE, référentiel AAALAC, ainsi que les autres recommandations éthiques internes).

Remplacement

Les lignes directrices de validation de méthodes recommandent que les essais soient validés dans les mêmes matrices que les échantillons d’étude (même espèce), afin de s’assurer de la performance des essais dans leur utilisation réelle. A l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode in vitro permettant de synthétiser ces produits biologiques en raison de la complexité des matrices biologiques utilisés dans ce projet, et les matrices primates ne peuvent pas être remplacées par des matrices d’autres espèces du fait de la règlementation et de la nature des candidats testés (ex : protéines thérapeutiques).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet sera déterminé strictement selon les besoins des laboratoires et la réglementation en vigueur en termes de validation d’essais. Les prélèvements seront effectués pour les analyses prévues en utilisant le nombre d’animaux minimum requis. Par ailleurs, le développement de nouvelles méthodes et de techniques plus sensibles dans les laboratoires permet de limiter la quantité de matrice biologique nécessaire, contribuant ainsi à la réduction (3R) ultérieurement.

Raffinement

Les techniques et les méthodes de laboratoire deviennent de plus en plus sensibles et précises, ce qui renforce l’efficacité des analyses. Les essais ex vivo réalisés en amont des études précliniques in vivo s’inscrivent dans une stratégie 3R (réduction et raffinement en particulière) car ils permettent de caractériser le candidat médicament (sélection du meilleur candidat, connaissance du profil métabolique, pharmacologique et toxicologique) avant de démarrer les essais sur l’animal. Les méthodes développées et validées dans ce projet permettent en particulier d’optimiser les doses utilisées ensuite pour les études vivo, et de limiter la quantité de matrice biologique nécessaire, ex : approches permettant de doser plusieurs analytes à partir d’un volume réduit de plasma (analyses Multiplex avec la technologie Luminex®) et techniques plus sensibles et plus précises (électrochimie luminescence ou PCR digitale permettant des interprétations plus fines). Les actes pouvant engendrer du stress, de l’inconfort ou des douleurs importantes seront réduits au minimum nécessaire et seront réalisés sous sédation ou anesthésie générale avec un protocole analgésique adapté (multimodale) le cas échéant. Dans le cas où l’anesthésie est jugée plus traumatisante pour l’animal et/ou si l’anesthésie est incompatible avec les prélèvements prévus, les prélèvements seront réalisés sur l’animal vigile, notamment les prélèvements sanguins et le recueil d’urine, par exemple. L’état de santé des animaux sera surveillé tout au long du projet et évalué grâce à la mise en place de points limites (ex : plaie, gonflement au niveau du site de prélèvement, amaigrissement) qui permettront d'intervenir immédiatement s'il y a un signe d’inconfort ou de souffrance et de veiller au bien-être des animaux.

Choix des espèces

Aujourd’hui, de nombreux candidats médicaments sont des protéines thérapeutiques ou des biomolécules complexes. Le primate non humain est souvent la seule espèce pertinente pour étudier leur toxicité ou leur activité pharmacologique, en raison de sa proximité génétique, immunologique et physiologique avec l’être humain. Ces études sont exigées par les autorités réglementaires et suivent des lignes directrices précises. Elles nécessitent de nombreuses analyses permettant de mesurer la concentration du composé dans le plasma (ou d’autres matrices) et de la relier à ses effets pharmacologiques ou toxiques. Pour garantir la fiabilité des résultats, les méthodes analytiques doivent être qualifiées ou validées. Or, la composition des échantillons peut influencer la performance des essais. Il est donc essentiel d’utiliser des échantillons provenant de primates non humains, identiques à ceux analysés dans les études. Ainsi, des prélèvements biologiques doivent être réalisés en amont ou en parallèle des études. Les animaux utilisés sont généralement des juvéniles d’au moins 22 mois, âge auquel ils arrivent dans l’établissement et sont inclus dans les études réglementaires. Pour certains types de prélèvements, des animaux matures (sexuellement ou immunologiquement) peuvent être nécessaires, en fonction des besoins scientifiques et de leur disponibilité.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système musculosquelettique
Souris : 80
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 80
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 80

Tatouées sous anesthésie à leur arrivée, mises au régime hyperlipidique pendant quatorze à seize semaines à partir de trois mois, puis injectées dans le muscle, 80 souris traversent à pied deux établissements dans des valises de transport avant l'expérimentation terminale. Celle-ci comprend un test de transport de glucose, une injection d'insuline et, pour la moitié d'entre elles, trois prélèvements sanguins pendant le test, dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Le porteur décrit l'obésité induite comme une source d'inconfort significatif, et les prélèvements répétés comme pouvant provoquer stress, douleurs légères, œdèmes et gonflements. Toutes sont nécropsiées à l'issue, leurs tissus prélevés pour analyses histologiques et génétiques, une partie étant proposée aux autres équipes du centre.

Objectifs

Les sphingolipides constituent une vaste famille de lipides complexes impliqués dans de nombreux mécanismes physiopathologiques. Les céramides, à la base de leur métabolisme, sont connus pour influencer la sensibilité à l’insuline dans plusieurs tissus, y compris le muscle squelettique. Plus récemment, plusieurs travaux ont démontré que l’inhibition de la synthèse de novo des céramides chez la Souris permet de prévenir le déclin de la masse musculaire et de la performance physique dans plusieurs contextes pathologiques. L’objectif de ce projet est donc d’évaluer l’effet de la réduction des concentrations intramusculaires de ces espèces de céramides sur la masse musculaire et l’homéostasie glucidique et ce chez des animaux adultes jeunes dans le contexte de l’obésité qui favorise le développement de la résistance à l’insuline. Ce projet est multisite sur deux établissements utilisateurs, EU1 et EU2.

Bénéfices attendus

Ce projet devrait nous apporter de nouvelles connaissances théoriques sur la physiologie des muscles squelettiques et plus précisément sur l'importance de certains lipides sur la dégradation de certaines fonctions musculaires dans le contexte de l’obésité et/ou du vieillissement. La compréhension du rôle de ces espèces de sphingolipides dans le muscle squelettique dans le contexte précité nous permettra d’envisager de nouvelles stratégies dans la prévention de la perte de la sensibilité à l’insuline.

Procédures

Dans le premier établissement utilisateur (EU1/2), les animaux seront individuellement identifiés par tatouage sous anesthésie (moins d’une minute). Ensuite, ils recevront une injection par voie intramusculaire (env. 30 sec). Cette procédure sera réalisée une seule fois sur animaux anesthésiés et ayant reçu un antalgique ce qui diminuera grandement la douleur, avec une procédure de réveil adaptée. Les animaux ne subiront ensuite qu’une expérimentation terminale nécessitant une injection (env. 30 sec), effectuée par un expérimentateur maîtrisant le geste. Dans le second établissement utilisateur (EU2/2) et pour la moitié des animaux, l’expérimentation terminale nécessite le prélèvement de sang à 3 reprises durant le test (moins d’une minute).

Impact sur les animaux

Plusieurs nuisances ou effets indésirables allant de l’inconfort à des douleurs légères sur de courtes durées pourraient être observés au cours de la vie des animaux. Un inconfort, une mobilité légèrement réduite et une légère douleur pourraient être constatés suite à leur identification par tatouage. Le régime enrichi en lipides pendant 14 à 16 semaines, en créant une obésité associée éventuellement à une insulino-résistance, pourrait engendrer un inconfort significatif pour l'animal. Un inconfort et/ou un stress pourrait intervenir lors des pesées de suivi. Les injections intramusculaires pourraient entrainer des douleurs et une mobilité réduite pendant quelques minutes. Un stress et une légère douleur liée à la contention et aux injections par voie intrapéritonéale pourrait survenir lors des expérimentations terminales (test de transport de glucose et injection d’insuline). Les prélèvements répétés de sang (3 prélèvements) lors du test terminal de flux de glucose radiomarqué peut provoquer du stress, des douleurs légères, œdèmes et gonflements. Enfin le transport d’un établissement utilisateur à l’autre dans les cages d’origine des animaux peut entraîner de l’inconfort et/ou du stress même si la distance est restreinte et qu’il sera réalisé selon des procédures établies et bien éprouvées.

Devenir

A l'issue des procédures, tous les animaux seront nécropsiés, des tissus et organes collectés pour des analyses histologiques, d'expressions génique et/ou protéique.

Remplacement

Des expériences préliminaires sur des cultures cellulaires issues de muscles squelettiques ont déjà été réalisées et ont montré l'importance de l'intérêt porté aux lipides intramusculaires. Cependant, pour faire le lien entre les quantités de certaines espèces lipidiques, ici les céramides, et la masse musculaire, ainsi que l'homéostasie glucidique, l'animal en tant que modèle intégré est indispensable.

Réduction

Pour déterminer le nombre d'animaux nécessaires et suffisants nous nous sommes essentiellement basés sur nos habitudes expérimentales et sur les variabilités inter-individuelles régulièrement constatées. En effet, un calcul de puissance est difficile à mettre en œuvre étant donné le nombre de tests inclus dans la même procédure. Les tests statistiques qui seront mis en œuvre seront des tests non paramétriques utilisés soit pour comparer des variables quantitatives uniques entre deux temps des procédures pour un même animal, ou pour comparer des variables quantitatives uniques entre deux groupes d'animaux, et encore pour comparer des variables quantitatives continues entre plusieurs groupes d'animaux. D'autre part, grâce à l'utilisation d'un appareil permettant de mesurer la répartition des masses maigre et grasse, nous pouvons réaliser un suivi longitudinal de ces paramètres sans euthanasier les animaux. Enfin, récemment a été mis en place au sein de notre Institut un fichier de partage des tissus ou organes collectés lors des nécropsies, nous pensons proposer les tissus autres que nos tissus d'intérêt aux autres équipes de recherche du centre.

Raffinement

A l’arrivée des animaux en zootechnie, ils seront répartis en cages de 4 à 5 individus et acclimatés à minima 5 jours. Les animaux seront hébergés par fratrie dans des cages sur portoirs ventilés en respectant le nombre d'animaux indiqué dans le Directive Européenne 2010/63/UE. De l'enrichissement type feuille de papier, bâtonnet en bois ou igloo seront systématiquement ajoutés en accord avec la SBEA du site. Un suivi quotidien sera réalisé soit par les zootechniciens soit par les expérimentateurs en charge du projet. La pesée hebdomadaire permet une habituation à l'Homme ce qui diminue le stress des animaux et indirectement la variabilité inter-individuelle dans les réponses mesurées ; ce paramètre permet également de se rendre compte de l’état de l’animal. Si des lésions cutanées apparaissent suite à des bagarres, une pommade sera appliquée. 30 minutes avant l’injection des AAV, les animaux recevront une injection sous-cutanée d’antalgique. Le réveil de l'animal, après anesthésie et injection des AAVs, se fera dans une cage posée sur tapis chauffant. Du collyre sera appliqué sur les yeux de l’animal. Une vérification de l’absence d’œdème ou de rougeur au point d’injection des AAV sera effectuée dans les 48 heures post-injection. Si le cas se présentait nous consulterions le vétérinaire référent afin de soigner les animaux ; l’utilisation d’une crème type Cortanmycétine ou Meloxicam sont envisagés. Des critères d’arrêt stricts sont mis en place et détaillés dans une grille de scoring en annexe. Les animaux seront suivis toute leur vie avec une grille de scoring permettant d’évaluer, par l’attribution de points, l’état de santé de chaque animal. En fonction du score obtenus, le RMO sera capable de déterminer si des points limites adaptés à chaque procédure sont atteints et les actions à réaliser pour soulager ou mettre fin aux souffrances relevées. Pour l’expérimentation terminale dans l’EU 2/2, les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport). Les cages d’origine des animaux incluant des enrichissements type igloos ou tunnels sont placées dans des valises de transport adaptées à 2 cages permettant un isolement de la lumière et des conditions météorologiques extérieures. Le trajet se fait à pied (inférieur à 5 min), est prédéterminé et évite la rencontre avec le public.

Choix des espèces

L'espèce Mus musculus (souris), mammifère proche d'Homo sapiens, est le modèle animal expérimental le plus étudié dans la littérature notamment pour les études physiologiques et métaboliques, ce qui permet de meilleures comparaisons et une certaine pertinence des résultats. Des animaux adultes jeunes (8 semaines lors de leur arrivée dans le service de zootechnie et 7-8 mois en fin de protocole) seront utilisés, ce qui correspond à un âge Humain compris entre jeune adulte et adulte d’âge moyen. En effet, nous souhaitons analyser divers paramètres et facteurs (cf description du projet et procédures) sur des animaux jeunes rendus obèses par un régime nutritionnel approprié pour lesquels une insulino-résistance peut se développer. Les animaux seront hébergés entre 8 semaines et 7 mois, ce qui correspond à un âge Humain compris entre jeune adulte et adulte d’âge moyen. La mise en régime obésogène débutera à 3 mois, afin d’induire une obésité et une insulino-résistance chez la souris adulte.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2181
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2181
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2181

2 181 souris vont être utilisées, chacune greffée de cellules tumorales ovariennes humaines chimiorésistantes puis transportée entre deux sites distants de trois kilomètres pour environ 45 minutes d'imagerie TEP sous anesthésie. Toutes sont tuées à l'issue, le porteur écrivant qu'elles le seront "pour récupération et valorisation des tissus". Les procédures d'un niveau de souffrance modéré comprennent l'injection de radiotraceurs, des prélèvements sanguins à la veine saphène sous contention, et une irradiation localisée possible des organes où les traceurs s'accumulent, le seul suivi comportemental décrit étant une inspection quotidienne notant la prostration, la rupture du lien social et une grimace scale. Les retombées annoncées pour les patientes atteintes de cancer de l'ovaire séreux de haut grade sont formulées dans "l'espoir d'augmenter leurs perspectives de survie", quand le projet en est encore à vérifier où se distribuent quatre familles de molécules.

Objectifs

Dans le domaine de la médecine nucléaire, la thérapie par radioligand (TRL) représente une avancée majeure pour le traitement des cancers. Cette approche théranostique repose sur l’utilisation d’agents biologiques, tels que des peptides ou des anticorps, ciblant spécifiquement des protéines exprimées à la surface des cellules tumorales, couplés soit à un radioisotope d’imagerie pour le diagnostic, soit à un radioisotope thérapeutique. Cependant, aucun agent théranostique n’existe encore pour des cancers agressifs tels que le cancer de l’ovaire séreux de haut grade dont le sombre pronostic est généralement associé à des résistances à la chimiothérapie. Ce projet vise à évaluer l’efficacité de nouveaux radioligands, développés pour cibler de façon spécifique différentes protéines membranaires surexprimées à la surface des cellules tumorales ovariennes. À ce jour, quatre cibles dont les ligands naturels sont déjà bien caractérisés ont été identifiées. Le premier objectif de ce projet consistera à évaluer la biodistribution de différentes molécules dirigées contre ces quatre cibles d’intérêt, après couplage à un radioisotope d’imagerie, afin de vérifier leur spécificité. Le second objectif sera d’étudier l’efficacité thérapeutique de ces molécules en les couplant avec un radioisotope thérapeutique émettant des rayonnements ionisants afin de créer des dommages à l’ADN des cellules tumorales ciblées et de provoquer leur mort. Des souris porteuses de tumeurs ovariennes humaines (chimiorésistantes) seront ainsi utilisées soit pour réaliser des imageries par Tomographie à Emission de Positron (TEP) après injection d’un radioligand couplé à un radioisotope d’imagerie ; soit pour étudier le suivi de la croissance tumorale après injection d’un radioligand couplé à un radioisotope thérapeutique. Cette étude a pour but d’évaluer la spécificité et l’efficacité thérapeutique de radioligands ciblant des protéines surexprimées dans les cancers de l’ovaire. Cela permettra de sélectionner les candidats les plus prometteurs qui pourraient avoir un intérêt dans le traitement de ces cancers.

Bénéfices attendus

Ces travaux permettront de déterminer la faisabilité d’une approche théranostique, chez les patientes atteintes de cancer de l’ovaire, en fournissant de précieuses informations sur la distribution des radioligands au sein de l’organisme, son excrétion et stabilité dans le sang, connaissances indispensables pour le choix des radioligands possédant la meilleure efficacité thérapeutique, tout en minimisant les effets sur les tissus sains. Ainsi, cela permettrait d’envisager de nouvelles méthodes de prise en charge des patientes atteintes de cancer de l’ovaire grâce à la théranostique, dans l’espoir d’augmenter leurs perspectives de survie et d’améliorer leur qualité de vie pendant et après le traitement, par la diminution des effets secondaires. De plus, les 4 récepteurs d’intérêt étant également surexprimés dans d’autres types de cancers, cela pourrait étendre les bénéfices de ces composés innovants à d’autres patients.

Procédures

Injection de cellules tumorale (5minutes sous anesthésie gazeuse). Transfert entre les deux sites : moins de 3 km (environ 10 minutes). Injection de radiotraceurs (2 minutes) sous anesthésie gazeuse suivi d'imagerie TEP sous anesthésie gazeuse : environ 45 minutes. Prélèvements sanguin (veine saphèene) sous contention : 1 minute.

Impact sur les animaux

Une inspection détaillée et quotidienne dans les périodes critiques, i.e. après implantation et après traitement, de chaque animal est effectuée afin d’observer le comportement et les symptômes cliniques de l’animal : rupture du lien social, prostration, grimace scale. De plus, de l’aliment gélifié leur sera proposé Les animaux ressentiront de l’inconfort, voire de la douleur, en raison de la nécessité de procéder à des injections de cellules tumorales ou de radiotraceurs : - stress de la préhension des souris pour l'implantation des tumeurs : environ 2 minutes - inconfort associé au développement tumoral : légère gêne au niveau moteur : maximum 2 semaines - au moment du tranfert des animaux : stress du au changement d'environnement : environ 3 jours - injection des radiotraceurs sous anesthésie : pas de stress en dehors de celui de la préhension pour sédation - imagerie TEP : pas de stress ni douleur prévu, car non invasif et réalisé sous anesthésie. Les signes de toxicité possibles des radio ligands sont principalement liés à l’accumulation des radiotraceurs dans certains organes qui peut entrainer une irradiation localisée. Ces toxicités seront évaluées via les études de bio distribution (et comptage gamma après prélèvements d’organes). Nous serons tout de même attentifs aux pertes d’appétit, de diarrhée et de perte de poids.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour récupération et valorisation des tissus.

Remplacement

Bien que de nombreux modèles in vitro, de plus en plus poussés, existent et qu’il s’agisse d’un champ de la biologie en essor, il n’est à l’heure actuelle pas possible de remplacer un organisme vivant par une puce microfluidique ou un organoïde. En effet, dans le cadre de l’étude présentée ici, il est nécessaire d’évaluer des paramètres tels que la distribution au sein d’un organisme entier ainsi que l’excrétion des radioligands. Tout ceci nécessite des systèmes circulatoires et excrétoires, dont toute la complexité ne saurait encore être retranscrite artificiellement. C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir recours à un modèle murin. Les étapes de recherche de récepteurs cibles ont été menées in silico. Par ailleurs, les étapes de validation des cibles ainsi qu’une première sélection des ligands présentant les meilleures caractéristiques (liaison spécifique au récepteur cible et capacité d’internalisation) ont été réalisées in vitro, sur des lignées cellulaires de cancer ovarien. Cela permet ainsi de réduire l’utilisation d’animaux et leur utilisation n’arrive qu’à la fin d’un processus réfléchi et optimisé, de sorte à en minimiser l’usage.

Réduction

Les différents tests in vitro permettent de sélectionner uniquement les composés ayant montré les meilleures caractéristiques pharmacologiques avant l’utilisation d’animaux. La quantité d’animaux utilisée a été réduite au minimum nécessaire, en limitant la quantité de ligands testés grâce à une analyse « en entonnoir ». Ainsi, le nombre d’animaux annoncé est un nombre maximum est pourra être réduit si un des radioligands testés répond à tous les paramètres étudiés. De plus, le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés.

Raffinement

Concernant l'hébergement les cages sont insérées dans un portoir ventilé, permettant le maintien d’un statut sanitaire exempt d’organismes opportunistes et pathogènes et d’éviter l’apparition d’infections. Pour chaque procédure chirurgicale, les souris sont maintenues sur des tapis chauffants et leurs yeux lubrifiés afin d’éviter toute sècheresse ou irritation oculaire. Les conditions d’anesthésie sont réalisées pour une meilleure prise en compte de la douleur. Afin de diminuer l'effort en convalescence, de aliment gélifié est placé dans les cages après chaque anesthésie (il aura été présenté en amont aux souris pour les habituer et passer l’étape de néophobie alimentaire). En fin de protocole, les souris seront placées dans une salle isolée du reste des souris pour la mise à mort et les manipulations post-euthanasies seront également réalisées dans une autre pièce. Les animaux seront transportés entre les deux établissements (3 km) suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport). Tout au long du déroulement des expériences, une observation quotidienne de l’état clinique des souris utilisées sera assurée. Les greffes sont réalisées sous anesthésie gazeuse afin de réduire à son strict minimum le stress et la souffrance de l’animal. Les antalgiques ou anti-inflammatoires non stéroïdiens sont prévus et pourront être utilisés si nécessaire. Les tumeurs seront mesurées 2 fois par semaine afin de suivre leur progression et/ou l'apparition de zones de nécrose. Des points limites suffisamment prédictifs et spécifiques au projet seront appliqués.

Choix des espèces

La souris demeure un modèle de choix pour les études précliniques en oncologie : les souches sont parfaitement décrites et la parenté biologique des souris avec l’Homme permet d’obtenir des informations extrapolables à la pratique clinique humaine. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, soit entre deux et six mois. Les expériences sur adultes permettent de garantir une bonne reproductibilité et donc une réduction du nombre d’animaux à utiliser.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Lapins : 20
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 20
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 20

Les points limites reposent sur la Rabbit Grimace Scale, une lecture des joues, des yeux, des oreilles et des moustaches pour repérer la douleur. 20 lapins New Zealand sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, gardés trois mois en observation puis tués pour analyse histologique. Chacun subit l'ablation du cristallin d'un œil et la pose d'un sac capsulaire artificiel sous anesthésie générale, puis des collyres quotidiens pendant deux semaines, avec une irritation de la cornée annoncée pour sept à dix jours et une gêne visuelle d'une quinzaine de jours. Le résumé décrit une anesthésie unique d'une heure trente couvrant les deux interventions, et annonce ailleurs que les lapins seront implantés deux semaines après le retrait du cristallin.

Objectifs

La perte du cristallin chez les patients à deux origines majeures : *La cataracte qui est une opacification partielle ou totale du cristallin qui menace la vue à long terme. Elle touche plus d’une personne sur cinq à partir de 65 ans et près de deux sur trois après 85 ans. L’opération de la cataracte consiste à inciser le cristallin, puis à y injecter une lentille intraoculaire IOL (Intraoculaire Lens) afin de restituer l’acuité visuelle du patient. Certaines complications de l’opération peuvent amener à une rupture du sac capsulaire entraînant un déplacement de l’IOL dans la cavité vitréenne. L’IOL sélectionné ne peut plus être utilisé et le chirurgien doit alors envisager une opération secondaire pour le remplacer. *L’aphaquie congénitale ou traumatique : La luxation ou l’absence totale de cristallin peut aussi intervenir : • Suite à des maladies du tissu élastique ou certaines pathologies oculaires, qui fragilisent le complexe cristallin-sac capsulaire-zonule • Suite à un traumatisme contusif violent • Suite à de la radiothérapie pour des traitements ophtalmiques oncologiques Notre équipe en collaboration avec un laboratoire spécialisé dans les implants oculaires a développé un sac capsulaire artificiel, remplaçant totalement le cristallin et permettant de : • Eviter les opérations secondaires de la cataracte suite à des complications • Apporter une alternative facilement implantable suite au cas de luxation ou d’absence naturelle totale de cristallin. Après de multiples tests d’implantations dans des yeux artificiels, une étude préclinique chez l’animal est indispensable avant le passage chez l’homme.

Bénéfices attendus

L’implantation de ce sac capsulaire artificiel appelé MIOS remplacera totalement le cristallin et permettra d’éviter les opérations secondaires de la cataracte suite à des complications des anciennes génération d’implants (IOL) et apportera une alternative facilement implantable suite au cas de luxation ou d’absence naturelle totale de cristallin de plus il peut permettre d’intégrer des inserts cosmétiques permettant de traiter les défauts d’IRIS (Aniridie). L’opération de la cataracte est l’intervention chirurgicale la plus fréquente au monde. Près de 4.700.000 personnes sont opérées en Europe chaque année (INSERM 2017) et 800.000 opérés en France en 2020

Procédures

Une anesthésie générale de 1h30 avec deux interventions chirurgicales ophtalmologiques: Exérèse du cristallin (20 min) puis pose d'un implant oculaire (sac capsulaire artificiel) (15 min). Des soins post opératoires quotidien de 5 minutes (instillation de collyre) pendant 2 semaines. Une anesthésie pour la mise à mort de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux ressentiront une gêne dans l’acclimatation de la vue pendant environs 15 jours après l’opération. Ils ressentiront une irritation de la cornée au niveau du site opératoire pendant une période de 7 à 10 jours.

Devenir

Tout les animaux ayant subit la procédure seront gardés en observation pendant 3 mois puis ils seront mise à mort pour évaluation histologique.

Remplacement

Pour répondre au principe de remplacement la mise au point de la technique de greffe du sac capsulaire artificiel a été réalisée sur des yeux artificiels malgré tout il est indispensable de passer sur un modèle animal pour suivre l’intégration et la fonctionnalité de l’implant au court du temps.

Réduction

Ce projet a pour but une application direct en médecine humaine de cette nouvelle forme d’implant. Il est donc important de prouver la bonne intégration et le bon fonctionnement de ce nouveau dispositif médical intraoculaire. En nous basant sur des études antérieures ayant permis la mise en application de prothèses intraoculaires nous avons pu déterminer que 20 lapins seraient suffisant. Dans un premier temps 10 lapins seront opérés d’un œil (retrait du cristallin) puis implantés deux semaines plus tard. Au terme des 3 mois d’évaluation sans complication majeure et avec une parfaite récupération de la vue le projet sera arrêté et l’étude validée. Dans le cas de complications lors de l’implantation, de rejet de l’implant par défaut de d’intégration ou de problèmes de récupération de la vue, 10 nouveaux lapins seront opérés en concertation avec le SBEA de notre établissement afin d’apporter des mesures correctives. Le minimum d’animaux utilisés sera donc de 10 et le maximum 20.

Raffinement

L’ensemble des procédures seront effectuées sous sédation profonde monitorée, couplée à une anesthésie locale médiée par un collyre ophtalmique. Le temps opératoire sera très courts maximum 30 minutes par œil et pratiqué par un chirurgien qualifié. Afin de garantir une parfaite transposition chez l’humain les soins post opératoires seront les mêmes qu’en médecine traditionnelle : -Injection sous conjonctivale d’anti-inflammatoire en fin d’intervention, ainsi qu'un collyre anti-rejet. -Pommade ophtalmique deux fois par jour jusqu’à cicatrisation totale soit 7 à 10 jours. Chaque jour, un examen ophtalmologique sera pratiqué ainsi que des photos seront réalisées afin de suivre la bonne intégration de l'implant. A 3 mois post-greffe les cornées seront prélevées pour analyses histologiques. La manipulation des lapins sera facilitée par des séances d’entrainement récompensée (Fruity bites) durant les deux semaines d’acclimatation pré-opératoire. Des Bunny Block, des briquettes de bois et de luzerne seront disposés dans la cage de façon alterné afin d'assurer l'enrichissement du milieu et de la musique douce sera diffusée quotidiennement. Les lapins seront hébergés par deux dans de grandes cage aux normes européennes. Les points limites seront déterminés en se basant sur le Rabbit Grimace Scale. Cette évaluation consiste à observer attentivement les joues, les yeux, les oreilles, le museau et les moustaches de l'animal en tenant compte d'une échelle d’évaluation des expressions faciales du lapin. Dans cette étude nous porterons une attention toute particulière aux yeux et au regarde.

Choix des espèces

L’espèce choisie est le lapin new zealand. L’expérimentation proposée est relativement facile chez le lapin car la taille de l’œil est proche de celle de l’homme. Les lapins peuvent sous sédation être facilement examinés au biomicroscope pour la réalisation de photos post-opératoires et sont de très bons candidats pour cette mise au point. Stade adulte afin que l'oeil de l'animale ait atteint sa taille maximale. Soit 2kg à 2.5 kg

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 280
Souffrances
▲ -
▲ 140
▲ 140
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 280

Vingt et un jours d'hébergement individuel, cinq injections en cinq jours consécutifs puis une greffe de cellules tumorales : 280 souris sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées à l'issue par exsanguination sous anesthésie profonde. L'objectif est de comprendre comment des protéines des cellules immunitaires du cerveau éteignent la sensation de faim au cours d'un cancer, la perte de poids et la fonte musculaire attendues étant décrites comme les paramètres mêmes de l'étude. Le porteur justifie la souris par des interactions que ni culture cellulaire ni simulation informatique ne reproduiraient, et conclut que le recours à la souris vivante est, selon ses mots, "indispensable". Seuls des mâles entrent dans le protocole, les femelles issues des croisements étant affectées au maintien des lignées et conservées pour une seconde phase annoncée.

Objectifs

Le cancer s'accompagne fréquemment d'une perte d'appétit sévère et d'une perte de poids importante, un syndrome appelé cachexie cancéreuse. Ce syndrome touche plus de la moitié des personnes atteintes de cancer et est directement responsable de 20% des décès liés au cancer. Malgré son impact considérable sur la qualité de vie et la survie, aucun traitement efficace n'existe à ce jour. On sait que la tumeur produit des substances chimiques qui circulent dans le sang et agissent sur le cerveau pour éteindre la sensation de faim. Ces substances agissent sur une région du cerveau qui joue le rôle de chef d'orchestre de la faim et de la satiété. Dans cette région, des cellules immunitaires du cerveau semblent jouer un rôle clé en relayant les signaux de la tumeur vers les neurones qui déclenchent la sensation de faim. Quand ces cellules immunitaires sont activées par la tumeur, elles produisent des substances nocives qui inhibent les neurones de la faim. Mais le mécanisme précis par lequel cela se produit reste inconnu. Nos recherches ont identifié des protéines présentes dans ces cellules immunitaires du cerveau qui semblent contrôler leur réponse aux signaux tumoraux. En l'absence de ces protéines, les cellules immunitaires du cerveau deviennent moins agressives et produisent moins de substances nocives pour les neurones de la faim. Ce projet vise à comprendre comment ces protéines contrôlent la perte d'appétit associée au cancer, et à évaluer si agir sur elles pourrait constituer une nouvelle piste thérapeutique pour aider les personnes atteintes de cancer à maintenir leur appétit et améliorer leur qualité de vie.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de comprendre comment les substances produites par une tumeur agissent sur les cellules immunitaires du cerveau pour éteindre la sensation de faim chez les personnes atteintes de cancer. Ces connaissances combleront une lacune majeure dans la compréhension de la perte d'appétit associée au cancer, pour laquelle aucun traitement efficace n'existe à ce jour. À plus long terme, comprendre ce mécanisme ouvrira la voie au développement de nouveaux traitements capables de restaurer l'appétit chez les personnes atteintes de cancer. Cela représente un enjeu majeur car maintenir un bon état nutritionnel améliore la tolérance aux traitements anticancéreux, réduit les complications liées à la dénutrition et améliore significativement la qualité de vie. Les découvertes réalisées dans ce projet pourraient également s'appliquer à d'autres maladies provoquant une perte d'appétit et une fonte musculaire, comme certaines maladies inflammatoires chroniques, l'insuffisance cardiaque ou le vieillissement, élargissant ainsi considérablement leur impact potentiel sur la santé humaine.

Procédures

- Injections d'une molécule permettant d'activer la modification génétique (5 fois, sur 5 jours consécutifs, durée < 30 secondes par injection) - Injection de cellules tumorales ou de solution physiologique pour les contrôles (1 fois, durée < 30 secondes) - Prélèvements sanguins (2 fois, espacés de minimum 3 semaines, durée < 2 minutes) - Évaluation de la composition corporelle et de la force musculaire (3 fois, aux jours 0, 14 et 21, durée < 2 minutes) - Pesée et mesure de la prise alimentaire quotidienne (durée < 1 minute) - Chirurgie finale sans réveil sous anesthésie et analgésie

Impact sur les animaux

Les effets attendus sur les animaux utilisés dans ce projet sont principalement liés au développement tumoral et à ses conséquences sur l'organisme, qui constituent précisément le phénomène étudié. Les souris porteuses de tumeurs pourront présenter une perte de poids progressive, une réduction de la prise alimentaire, une diminution de l'activité et une fonte musculaire au cours des 21 jours de suivi. Ces manifestations sont caractéristiques du modèle de cachexie cancéreuse et représentent les paramètres scientifiques étudiés. Le développement tumoral peut entraîner une gêne locale au site d'injection ainsi qu'un stress modéré lié à la présence de la masse tumorale. Une surveillance quotidienne de l'intégrité de la peau au site d'implantation sera assurée. Les injections répétées sur cinq jours consécutifs peuvent induire un stress modéré lié aux manipulations répétées, sans entraîner de souffrance. Les prélèvements sanguins sont des procédures brèves pouvant induire une douleur ponctuelle lors de l'introduction de l'aiguille. L'hébergement individuel pendant 21 jours peut engendrer un stress lié à l'absence de contact physique avec les autres animaux, atténué par le maintien d'un contact visuel et auditif entre les animaux grâce à des cages transparentes disposées côte à côte. Globalement les effets indésirables attendus sont modérés et feront l'objet d'un suivi clinique rigoureux. À l'issue du protocole, tous les animaux sont mis à mort sous anesthésie et analgésie pour permettre les analyses tissulaires.

Devenir

Les animaux sont mis à mort en fin de protocole expérimental pour prélèvement et analyse des tissus, ou lors de l'atteinte des points limites afin de limiter la souffrance. La mise à mort est réalisée par exsanguination sous anesthésie profonde suivie d'une perfusion intracardiaque d'une solution de fixation.

Remplacement

Les questions posées dans ce projet nécessitent d'étudier comment les cellules immunitaires du cerveau communiquent avec les neurones de la faim dans un contexte de cancer, et quelles en sont les conséquences sur le comportement alimentaire et le métabolisme de l'organisme entier. Ces phénomènes font intervenir des interactions complexes entre le système immunitaire, le cerveau et les organes périphériques qu'aucun modèle informatique ou culture cellulaire ne peut reproduire. Des expériences sur cellules sont réalisées en amont de ce projet pour valider les mécanismes impliqués. Ces expériences permettent de réduire le recours à l'animal en limitant les expériences chez la souris aux seules questions qui ne peuvent pas être résolues autrement. Cependant le recours à l'animal vivant est indispensable pour plusieurs raisons. La communication entre les substances produites par la tumeur, les cellules immunitaires du cerveau et les neurones de la faim implique des interactions avec la circulation sanguine et les barrières naturelles du cerveau qui ne peuvent pas être reconstituées en dehors d'un organisme vivant. De même la mesure de la prise alimentaire, du poids et de la composition corporelle nécessite un organisme intègre. Enfin l'utilisation de souris génétiquement modifiées est la seule approche permettant de démontrer le rôle causal des protéines étudiées dans ce contexte. L'utilisation d'animaux vivants est donc indispensable et ne peut pas être remplacée par des alternatives non animales pour atteindre les objectifs de ce projet.

Réduction

Le nombre d'animaux prévu pour ce projet a été déterminé sur la base d'un calcul statistique rigoureux réalisé à partir de données préliminaires disponibles au laboratoire sur la prise alimentaire et le poids corporel de souris porteuses de tumeurs. Ce calcul garantit que le nombre d'animaux utilisés est suffisant pour obtenir des résultats fiables, sans être supérieur au strict nécessaire. Il indique un effectif de 15 animaux par groupe auquel un coefficient de 25% est ajouté pour tenir compte des pertes éventuelles, portant l'effectif à 20 animaux par groupe. Le projet est organisé en trois groupes d'animaux indépendants correspondant aux trois lignées de souris génétiquement modifiées étudiées, chacune avec ses propres animaux contrôles issus de la même portée. Chaque groupe comprend des animaux avec et sans tumeur, soit un total de 280 animaux sur l'ensemble du projet. Plusieurs mesures sont prises pour limiter le nombre total d'animaux utilisés. Des expériences sur cellules sont réalisées en amont pour valider les hypothèses scientifiques et limiter le recours à l'animal aux seules questions ne pouvant pas être résolues autrement. Les tissus prélevés au sacrifice sont partagés entre toutes les analyses prévues afin qu'un même animal contribue simultanément à l'ensemble des mesures sans nécessiter d'animaux supplémentaires. L'utilisation d'animaux issus de la même portée comme contrôles permet de réduire la variabilité entre les individus et donc le nombre d'animaux nécessaires pour obtenir des résultats significatifs. Des analyses statistiques sont prévues pour comparer les résultats entre les groupes.

Raffinement

Plusieurs mesures concrètes sont mises en place pour réduire au minimum le stress et la souffrance des animaux tout au long de ce projet. Chaque animal est observé quotidiennement par du personnel formé, ce qui permet de détecter rapidement tout signe de mal-être et d'intervenir immédiatement. Des points limites stricts sont définis et appliqués sans délai dès qu'un animal présente des signes de souffrance, afin de ne pas prolonger inutilement son inconfort. Les cages sont aménagées avec des matériaux de nidification, des abris et des tubes qui permettent aux souris de se réfugier et servent également à les manipuler sans contact direct avec la main, réduisant considérablement leur stress lors des manipulations. Si des signes de perte d'appétit apparaissent, une alimentation adaptée et facilement accessible est proposée pour faciliter l'accès à la nourriture des animaux à mobilité réduite. Dans ce cas, la mesure quotidienne de la prise alimentaire n'est plus interprétable, mais l'animal reste inclus dans le suivi clinique et les analyses tissulaires terminales.. Toutes les manipulations sont réalisées par du personnel formé à la manipulation des rongeurs. Une anesthésie et une analgésie adaptées sont administrées pour la mise à mort, garantissant l'absence de souffrance. Tout au long du projet, une veille scientifique est assurée afin d'intégrer les nouvelles méthodes de raffinement disponibles et toute évolution des recommandations en matière de bien-être animal.

Choix des espèces

La cachexie cancéreuse implique des interactions complexes entre le système immunitaire, le cerveau et les organes du corps qui ne peuvent être étudiées que dans un organisme vivant entier. Les organismes plus simples comme la mouche du vinaigre ou le ver de terre ne possèdent pas de région cérébrale comparable à celle étudiée dans ce projet, ni de cellules immunitaires du cerveau équivalentes à celles de la souris et de l'homme. Ils ne permettent donc pas d'étudier la communication entre les cellules immunitaires du cerveau et les neurones de la faim dans un contexte de cancer. De plus les outils génétiques utilisés dans ce projet sont spécifiquement développés et validés chez la souris. Le recours à la souris est donc indispensable et constitue le modèle le plus pertinent scientifiquement tout en représentant le niveau de complexité biologique minimal requis pour répondre aux questions posées. L'induction de la modification génétique est réalisée à l'âge de 6 semaines, suivie d'une période de repos de 4 semaines. Les souris ont donc 10 semaines au moment de l'implantation tumorale. À cet âge leur système immunitaire et leur cerveau sont pleinement matures, ce qui garantit une réponse représentative de la situation adulte et comparable à ce qui est observé chez les personnes atteintes de cancer. Ce projet utilise initialement des souris mâles, en cohérence avec nos données préliminaires et avec les modèles de référence en cachexie cancéreuse, garantissant la comparabilité des résultats. Le cycle hormonal féminin module la prise alimentaire, le métabolisme et les réponses inflammatoires de façon cyclique, ce qui augmente la variabilité entre individus et les effectifs nécessaires. Conformément aux recommandations actuelles, cette stratégie sera étendue aux femelles dans une seconde phase du projet, après validation du mécanisme chez les mâles. Les femelles issues des croisements sont affectées au maintien des lignées (reproduction) et conservées en vue de l'extension de l'étude aux femelles prévue en seconde phase du projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 3140
Rats : 3140
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6280
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6280

Le choix entre le rat et la souris dépend des demandes des clients de l'entreprise : 3 140 souris et 3 140 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour des prélèvements post-mortem, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un inducteur chimique ou une exposition hormonale déclenche chez les femelles un syndrome des ovaires polykystiques, avec des administrations jusqu'à deux fois par jour pendant dix-huit semaines, un régime gras pendant dix semaines, des frottis vaginaux quotidiens et des chirurgies de trente minutes, ovariectomies, implantation de pellets, injections intra-ovariennes ou intracérébroventriculaires. Le porteur indique que ces dernières peuvent entraîner des lésions, que des composés sont administrés à des nouveau-nés non sevrés au risque que la mère les rejette, et que le syndrome induit peut faire apparaître insulinorésistance, diabète et hypertension artérielle. Rien ne fonde l'effectif de ces 6 280 souris et rats, il écrit : "Aucun test statistique pour déterminer la taille des lots n'a été fait".

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets de candidats médicaments dans un modèle mimant le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) chez le rongeur.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patientes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques. En effet, actuellement, les traitements utilisés sont uniquement symptomatiques et l’évaluation de candidats médicaments traitant la pathologie dans son ensemble (origine du dysfonctionnement hormonal) serait bénéfique. L’UTILISATION DE DIFFÉRENTS INDUCTEURS DANS LES MODÈLES EXPÉRIMENTAUX DE SYNDROME DES OVAIRES POLYKYSTIQUES (SOPK) CHEZ LE RONGEUR PRÉSENTE UN INTÉRÊT MAJEUR, CAR AUCUN MODÈLE NE REPRODUIT À LUI SEUL L’ENSEMBLE DES COMPOSANTES ENDOCRINIENNES, REPRODUCTIVES, OVARIENNES ET MÉTABOLIQUES DU SYNDROME HUMAIN. LE PHÉNOTYPE OBTENU DÉPEND NOTAMMENT DE LA NATURE ET DE LA DOSE DE L’INDUCTEUR, DE SA VOIE D’ADMINISTRATION, DE L’ÂGE AUQUEL DÉBUTE L’EXPOSITION, DE LA DURÉE DU TRAITEMENT, AINSI QUE DE L’ESPÈCE, DE LA SOUCHE ET DU RÉGIME ALIMENTAIRE UTILISÉS. CES PARAMÈTRES DOIVENT DONC ÊTRE PRIS EN COMPTE LORS DE LA SÉLECTION ET DE L’INTERPRÉTATION D’UN MODÈLE EXPÉRIMENTAL.

Procédures

Les animaux pourront recevoir des traitements de candidats médicaments et/ou D’INDUCTEUR DE LA PATHOLOGIE par différentes voies d’administration pendant maximum 18 semaines de façon biquotidienne AU MAXIMUM POUR LES VOIES D’ADMINISTRATION CLASSIQUES. Les administrations étant réalisées par du personnel expert, ces gestes dureront de 30 sec à 1 min environ. CERTAINES ADMINISTRATIONS NECESSITERONT UNE CHIRURGIE SOUS COUVERTURE ANESTHESIQUE ET ANALGESIQUE ADAPTEE (ENVIRON 30 MIN DE CHIRURGIE). Les animaux seront pesés régulièrement (à chaque administration à minima, 30 SEC POUR REALISER CE GESTE) et pourront être mis sous régime gras type « high fat » pendant maximum 10 semaines, subir DES CHIRURGIES selon le protocole expérimental (environ 30 minutes de chirurgie). Des frottis vaginaux seront réalisés afin de connaître le cycle oestral des animaux, au maximum un frottis quotidien. Il faut environ 30 sec pour faire un frottis par animal. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours de l’étude avec de petits volumes (1 GOUTTE POUR DES ANALYSES BIOLOGIQUES) ou des volumes un peu plus importants pour les études de pharmacocinétique PAR EXEMPLE OU AUTRE. Un prélèvement sanguin de petit volume durera environ 30 sec 1 minute. La fréquence et le volume dépendront des demandes. Cependant, les prélèvements seront effectués en concertation avec le responsable éthique de l’entreprise et en total respect de la réglementation internationale et européenne. Un prélèvement sanguin terminal plus important sera réalisé sous anesthésie ou sédation (environ 1 min pour prélever le volume terminal). Des tissus (ovaires, cerveau, tissu adipeux, utérus...) seront prélevés à la fin de l’expérimentation.

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments. Toutefois, des manipulations, administrations répétées, prélèvements de sang, anesthésies sur les animaux peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille). Ce modèle agit essentiellement sur le système endocrinien des animaux pouvant provoquer un dérèglement hormonal influençant leur comportement. De plus, dans ce modèle, une insulinorésistance, du diabète ainsi qu’une hypertension artérielle peuvent apparaître, augmentant ainsi le risque de maladies métaboliques et cardiovasculaires. Les contentions et administrations de substances répétées pourront générer du stress chez les animaux. De plus, certaines étapes du protocole pourront entraîner une douleur légère ou modérée (au point d’injection de l’aiguille, lors des chirurgies (implantation de pellets, ADMINISTRATIONS INTRA-OVARIENNE OU INTRACEREBROVENTRICULAIRE, ovariectomie). L’ADMINISTRATION DE COMPOSES CHEZ DES NOUVEAU-NES NON SEVRES PEUT INDUIRE UN STRESS AUX ANIMAUX, UN MAL-ETRE POUR LA FEMELLE ALLAITANTE QUI PEUT REJETER LES NOUVEAU-NES. L’ADMINISTRATION INTRACEREBROVENTRICULAIRE PEUT ENTRAINER DES LESIONS SUR LES ANIMAUX. UNE OBSERVATION RENFORCEE DU COMPORTEMENT DES ANIMAUX SERA REALISEE POUR DETECTER TOUT SIGNE D’ATTEINTE NEUROLOGIQUE.

Devenir

A l’issue de la procédure, les animaux seront euthanasiés car des prélèvements tissulaires post-mortem seront réalisés.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement du syndrome des ovaires polykystiques. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. En effet, aucun de ces modèles ne peuvent mimer le dysfonctionnement hormonal de cette pathologie en tenant compte des différents organes intervenants et des multiples hormones, sachant que le paramètre hormonal est primordial pour cette pathologie. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Nous avons établi une stratégie d’expérimentation nous permettant, dans la mesure du possible, de mesurer la valeur basale de chaque animal pour les paramètres sanguins (l’animal est son propre contrôle). Cette stratégie permet donc de réduire sensiblement le nombre d’animaux par groupe. Ce modèle étant nouveau pour nous, une ou deux études pilotes pour mettre au point le modèle seront nécessaires dans un premier temps (test sur un nombre restreint d’animaux). Aucun test statistique pour déterminer la taille des lots n’a été fait mais en considérant la variabilité interindividuelle des animaux (et en accord avec ce qui a déjà été publié par des équipes scientifiques et leurs résultats obtenus) nous conduit à dimensionner les groupes de traitement avec des effectifs de 8-10 animaux par groupe afin d’envisager des différences statistiquement significatives entre les groupes de traitement. Ce projet nécessite l’utilisation de femelles gestantes et seuls les nouveau-nés femelles seront gardés pour la suite des procédures expérimentales. Les nouveau-nés mâles pourront être utilisés pour d’autres dap (formation aux gestes techniques par exemple), permettant ainsi de diminuer l’utilisation du nombre d’animaux. Ce projet étant nouveau, il nous semble que 3 études par an soit une estimation raisonnable par rapport à nos autres modèles et aux demandes de nos clients.

Raffinement

En accord avec la règle de raffinement, les procédures chirurgicales seront réalisées sous anesthésie générale avec maintien de la température corporelle via l’utilisation de plaque chauffante thermo-régulée. Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et un enrichissement sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure, … Pour chaque intervention chirurgicale, les animaux sédatés seront placés sur des plaques chauffantes thermorégulées afin d’éviter toute hypothermie et recevront un analgésique (type buprénorphine) afin de limiter la douleur post-opératoire et un gel ophtalmique sera utilisé. Après chaque intervention chirurgicale, une attention particulière sera apportée sur le réveil des animaux et l’absence d’agressivité vis-à-vis de leurs congénères. L’ADMINISTRATION DE COMPOSES CHEZ DES NOUVEAU-NES NON SEVRES PEUT INDUIRE UN STRESS AUX ANIMAUX, UN MAL-ETRE POUR LA FEMELLE ALLAITANTE QUI PEUT REJETER LES NOUVEAU-NES. UNE MANIPULATION PARTICULIERE DES NOUVEAU-NES SERA REALISEE AFIN DE LIMITER AU MAXIMUM UN REJET POSSIBLE DE LA MERE (CHANGEMENT DE GANTS ENTRE CHAQUE CAGE, FROTTER LES GANTS SUR LA LITIERE AVANT DE MANIPULER LE PETIT POUR CONSERVER L’ODEUR, REMETTRE LE PETIT CONTRE SA MERE, GESTE RAPIDE, ATTENTION PARTICULIERE POUR MAINTENIR LE PETIT AU CHAUD…). AUGMENTATION DE L’OBSERVATION DES ANIMAUX SUITE A UNE ADMINISTRATION INTRACEREBROVENTRICULAIRE POUR VOIR SI DES TROUBLES NEUROLOGIQUES APPARAISSENT.

Choix des espèces

LE SOPK DEBUTANT A L’ADOLESCENCE LORS DE LA PUBERTE, LE MODELE INDUIT PAR UN INDUCTEUR CHIMIQUE SERA REALISE SUR DES ANIMAUX ADULTES OU PREPUBERES (3 SEMAINES). DE CE FAIT, NOUS UTILISERONS DES ANIMAUX AGES D’AU MOINS 3 SEMAINES (ANIMAUX LIVRES AVEC LEUR MERE CAR LE SEVRAGE NE SERA PAS TERMINE). POUR LE MODELE D’EXPOSITION AUX HORMONES, NOUS UTILISERONS DES FEMELLES GESTANTES DE 2-3 MOIS OU NON GESTANTES AGEES DE 4 SEMAINES MINIMUM (FEMELLES PREBUBERES OU ADULTES SELON LES MODELES), ET DES NOUVEAU-NES FEMELLES AGES DE 10 JOURS MINIMUM. SELON LE MECANISME D’ACTION ET LA CIBLE DU CANDIDAT MEDICAMENT, LE RAT ET/OU LA SOURIS POURRONT ETRE UTILISES. LE CHOIX DU MODELE UTILISE SERA DEPENDANT DES DEMANDES CLIENTS CAR LES MODELES SOPK INDUITS PAR UN INDUCTEUR CHIMIQUE OU PAR EXPOSITION HORMONALE SONT BIEN DECRITS DANS LA LITTERATURE CHEZ LES DEUX ESPECES. LE CHOIX DES MODELES DEPEND DE L’OBJECTIF DE L’ETUDE.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 2875
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 300
▲ 2575
Devenir
 -
 -
 -
 2875

Greffées sous la peau ou injectées dans le sang avec des cellules tumorales humaines, opérées dans certains cas pour retirer la tumeur, soumises jusqu'à cinq prélèvements sanguins et à une imagerie hebdomadaire sous anesthésie, 2 875 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, toutes tuées pour que soient prélevés les tumeurs et les tissus d'autres organes. Une partie d'entre elles est immunodéficiente, donc exposée, écrit le porteur, à "l'infection par un large éventail d'agents pathogènes". Le laboratoire agit comme "prestataire de services" pour des laboratoires publics ou privés, et prévoit trente études précliniques en cinq ans. Il concède que ces protocoles "demandent à être améliorés", tout en disant espérer "le développement dans un futur proche de thérapies innovantes".

Objectifs

Malgré les progrès de la médecine, le cancer reste actuellement la première cause de décès en France. Dans ce contexte, nous avons pour objectif de réaliser des tests précliniques chez la souris afin d'évaluer l'efficacité de candidats médicaments innovants. La réalisation complète de ce projet permettrait sur 5 ans de mener 30 études précliniques en cancérologie.

Bénéfices attendus

En tant que prestataire de services, nous réalisons ces études pour des laboratoires partenaires publics ou privés. Dans ce projet, nous offrons la possibilité à la communauté scientifique de pouvoir évaluer l’efficacité de nouveaux candidats médicaments à l’aide de modèles précliniques dont nous assurons la reproductibilité et la robustesse nécessaires au développement des projets en immuno-oncologie. Bien que ces modèles demandent à être améliorés, ils ont permis de reproduire chez la souris certains aspects des pathologies humaines et, en complément des autres modèles expérimentaux, ils laissent ainsi espérer le développement dans un futur proche de thérapies innovantes.

Procédures

Les souris devront être transplantés soit au niveau sous-cutané sous anesthésie gazeuse (1x5min), soit par injection dans la voie sanguine à l’aide d’un tube de contention adapté à ce type de procédure de manière à la rendre rapide et limiter le stress de l’animal (1x2min). Une partie des animaux recevra l’administration de candidats médicaments (douleur d’une aiguille/1-2min). Une partie des animaux subira jusqu’à 5 prélèvements sanguins réalisés sous anesthésie gazeuse (5 min/souris). En fonction des conditions expérimentales, une intervention chirurgicale sous anesthésie sera nécessaire afin d’effectuer la résection de la tumeur. Enfin, le suivi du développement tumoral sera effectué soit bihebdomadairement par une mesure au pied à coulisse (contention de 2min), soit hebdomadairement par imagerie, un procédé non invasif mais nécessitant l’anesthésie des souris (durée= 6 à 10 minutes/souris). Les actes de pesée des animaux seront réalisés à minima bihebdomadaires et dureront quelques secondes.

Impact sur les animaux

Les nuisances sont relatives : 1) aux interventions chirurgicales et aux risques d’infection liés; 2) au développement d’une tumeur sous-cutanée qui pourrait s’accompagner d’une faible gêne lors de la locomotion et plus rarement d’une perte de poids ; 3) au développement de nouvelles tumeurs secondaires (métastases), éloignées de la tumeur primaire d’origine), qui pourrait affecter le bon fonctionnement des organes envahis ; 4) aux manipulations et anesthésies (prélèvements sanguins ou imagerie) qui seront une source potentielle d’un stress de courte durée ; 5) à l’administration du traitement à évaluer (au maximum durant 4 semaines) et aux effets indésirables associés qui constitueront potentiellement jusqu’à une nuisance modérée et 6) aux souris immunodéficientes (ayant un système immunitaire non fonctionnel) qui sont sensibles à l’infection par un large éventail d’agents pathogènes.

Devenir

Afin de caractériser l'effet de nos traitements ; notamment l'effet biologique, nous devons récupérer en fin d'expérience les tumeurs des animaux traités et non traités. Nous devons pour cela procéder à l’euthanasie de l'ensemble des animaux du projet. L'étude moléculaire des tumeurs, ainsi que celles des tissus des autres organes est indispensable pour évaluer les effets anti tumoraux mais également la toxicité des traitements testés

Remplacement

Notre projet avant d’impliquer des souris, fait appel à différents modèles expérimentaux développés in vitro à partir de prélèvements tumoraux, de cultures de cellules ou d’organoides/tumoroides (modèle de mini organes simplifiés). Ces expériences permettent de sélectionner les traitements les plus prometteurs. Une telle approche permettra de réduire significativement le nombre d’animaux que nous utiliserons. Cependant, le passage au modèle in vivo est une étape indispensable avant d’envisager un essai thérapeutique chez les patients. Nous avons besoin d’un modèle permettant de reproduire d’un point de vue phénoménologique toute la complexité de la croissance tumorale. Un organe isolé ou une espèce, autre que les mammifères, ne permettra pas d’évaluer la distribution dans l'organisme du candidat thérapeutique évalué, ni le role du système immunitaire dans la réponse anti-tumorale ou les éventuels phénomènes de résistance. La souris est alors le modèle rongeur le plus utilisé permettant de modéliser cette pathologie humaine et qui permet en plus de faire un suivi de l’évolution du développement tumoral par des mesures cinétiques non invasives par imagerie.

Réduction

Afin de réduire au strict nécessaire le nombre d’animaux tout en permettant d'obtenir un effet statistique robuste et significatif, nous avons réalisé un calcul d’effectif en utilisant d'anciennes données afin de déterminer le nombre d'animaux nécessaires. D’autre part, dès que possible, nous procèderons à la mutualisation de groupes contrôles et la transplantation sera réalisée au niveau des 2 flancs des animaux afin de diviser par 2 le nombre d’animaux. Le projet comprend 3 étapes séquentielles et chaque étape ne sera réalisée que si la précédente aura été validée

Raffinement

Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne et une pesée à minima bihebdomadaire, par du personnel compétent afin de détecter précocement toute altération du bien-être animal. L’apparition de signes d’inconfort ou d’éventuelle souffrance nous conduira à choisir l’action appropriée (comme par exemple l'apport d'un analgésique) à mener en fonction d’une grille de score du bien-être et de points limites prédictifs et spécifiques au projet. Les greffes, les prélèvements et l’imagerie seront réalisées sous anesthésie gazeuse et sur tapis chauffant, afin de réduire à son strict minimum le stress et la souffrance des animaux. Une analgésie per-opératoire sera appliquée lors de la chirurgie. En cas d’administration orale de traitement, lorsque possible, mise en place de protocoles d'administrations orales volontaires après apprentissage. Enfin, le suivi du développement tumoral se fera par des mesures cinétiques utilisant un procédé non invasif à savoir soit des mesures au pied à coulisse, soit des acquisitions de bioluminescence par imagerie optique sous anesthésie gazeuse.

Choix des espèces

Le recours à l’expérimentation animale se justifie par l’impossibilité réglementaire de conduire ce type d’études chez l’homme sans données précliniques solides. Le modèle murin a été choisi car certaines souches de souris possèdent un système immunitaire déficient permettant ainsi la transplantation de cellules tumorales humaines tout en maitrisant les risques de rejet de greffe. Conformément à la littérature et à nos expériences précédentes, nous utiliserons des souris jeunes adultes âgées de 6 à 12 semaines au moment de l’injection des cellules tumorales humaines

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
    • Troubles nerveux
Souris : 3180
Rats : 2700
Souffrances
▲ -
▲ 405
▲ 5475
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5880

Établir les données exigées par les autorités avant un essai clinique ou une mise sur le marché : 5 880 rongeurs, 3 180 souris et 2 700 rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une substance leur provoque une hypersalivation, unique ou entretenue, puis ils reçoivent des candidats-médicaments jusqu'à deux fois par jour pendant trois à quatre semaines, avec prélèvements répétés de salive et de sang et des jeûnes de six à huit heures chez la souris, de douze heures chez le rat. Certains arrivent avec un cathéter déjà implanté dans une veine, l'opération ayant été faite chez le fournisseur avant la livraison. Le porteur affirme qu'il n'existe "donc pas de modèle alternatif reproduisant nos procédures expérimentales" et présente ces expériences comme un "prérequis réglementaire majeur" pour les dossiers déposés auprès des autorités.

Objectifs

Dans le cadre de nos programmes internes de maturation et de développement préclinique, nous évaluons de nouvelles molécules pharmaceutiques, qu'il s'agisse de composés innovants ou de médicaments repositionnés. Chaque molécule du pipeline fait l'objet d'études de toxicologie, de pharmacocinétique et d'efficacité. La présente demande porte spécifiquement sur des études d'efficacité dans le domaine de la sialorrhée chez le rat ou la souris. La sialorrhée (hypersalivation ou défaut de clairance salivaire) est un symptôme fréquent chez les patients atteints de pathologies neurologiques telles que la sclérose latérale amyotrophique, la maladie de Parkinson, certaines paralysies cérébrales ou d'autres affections neurodégénératives. Elle altère fortement la qualité de vie, entraîne des difficultés de communication et d'alimentation et accroît le risque de fausses routes et d'infections respiratoires. La caractérisation de l'effet d'un candidat-médicament sur la production salivaire est une étape indispensable du développement préclinique. Elle permet de sélectionner les modèles les plus pertinents, de caractériser l'intensité et la durée de l'effet, de définir les doses et schémas d'administration optimaux tout en limitant les effets indésirables, et d'établir une relation entre le profil pharmacocinétique et l'activité biologique. Le débit salivaire ne pouvant être mesuré de façon fiable chez les patients cibles, ce projet vise à établir, chez le rat ou la souris, la relation entre l'exposition systémique d'agents anti-sialorrhée et l'inhibition de la sécrétion salivaire. Ces données ne peuvent être obtenues qu'au moyen de modèles animaux intégrant les mécanismes physiologiques impliqués (système nerveux autonome, glandes salivaires, distribution du traitement). Elles constituent un prérequis réglementaire majeur pour les dossiers soumis aux autorités, en vue d'un essai clinique ou d'une AMM.

Bénéfices attendus

Ce projet se focalise sur l’étude et la validation, dans un contexte physiopathologique pertinent, de l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques ou de molécules déjà approuvées pour une autre indication pouvant avoir un effet dans la sialorrhée. Il inclura le screening in vivo de molécules efficaces et l’étude, si nécessaire, de leur mécanisme d’action dans un contexte physiologique et pertinent avant une éventuelle administration chez l’homme. Ainsi, nos études permettront de trouver potentiellement des médicaments dont les effets sur la sialorrhée seraient supérieurs aux molécules de référence, fournissant un préalable nécessaire à toute expérimentation ou commercialisation chez l’Homme.

Procédures

Les animaux seront soumis à des administrations d’inducteur de la sialorrhée (aigues ou répétées) donnant des modèles aigus ou chroniques, ainsi qu’à des administrations de candidats-médicament de manière aiguë (une seule administration) ou répétée. Les administrations dureront au maximum 15 minutes par séance (temps nécessaire à la contention, l’injection et l’observation immédiate). Le nombre d’administrations dépendra de la molécule et de la voie d’administration considérées, d’une fois par semaine à deux fois par jour pendant 3-4 semaines maximum. Des prélèvements de salives seront réalisés à différents temps quelques minutes après induction du modèle et jusque plusieurs jours après induction à l’aide de dispositifs adaptés. Selon les besoins expérimentaux, la collecte sera effectuée sous anesthésie générale gazeuse ou sous contention légère lorsque cela est possible afin d’optimiser le bien-être de l’animal et la qualité des prélèvements. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés sous anesthésie gazeuse au cours de l’étude (environ 5 minutes par prélèvement). Afin de limiter les nuisances potentielles associées aux prélèvements sanguins répétés, des animaux porteurs de cathéters vasculaires pourront être utilisés, les procédures chirurgicales associées à l'implantation des cathéters ayant alors été réalisées chez le fournisseur dans une veine adaptée aux objectifs de l’étude et permettant la réalisation de prélèvements sanguins répétés sans manipulations invasive répétées. Selon les besoins de l’étude, plusieurs prélèvements pourront être réalisés au cours d’une même journée, tout en veillant à maintenir la perméabilité du dispositif et à assurer le bien-être de l’animal. Tous les prélèvements sanguins respecteront les préconisations concernant le volume maximal autorisé ainsi que le temps de récupération des animaux. En fonction du produit testé, de sa fréquence d’administration et de données scientifiques concernant son absorption, une mise à jeun pré- et/ou post-administration pourra être envisagée. La durée de jeûne sera limitée à la période la plus courte compatible avec l’objectif scientifique, généralement 6 à 8h chez la souris et 12h chez le rat. L’accès à l’eau sera maintenu pendant cette période.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont principalement liées à l’induction transitoire de la sialorrhée, aux possible administrations répétées, aux prélèvements de salive et de sang, ainsi qu’à la contention ou à l’anesthésie nécessaire à certaines procédures. Les injections peuvent provoquer une douleur transitoire ou une petite irritation au point de ponction. L’administration orale peut entraîner un inconfort, une irritation de l’œsophage et du stress lié à la contention. Les administrations répétées, quel que soit le mode, peuvent générer une appréhension de la manipulation et un stress accru. Les animaux pourront présenter une gêne transitoire, une modification temporaire de l’activité, un stress lié à la mise à jeun ainsi que des effets pharmacologiques attendus des composés administrés tels que l’hypersalivation, des larmoiements/sécrétions nasales augmentés, des troubles digestifs et neurologiques (tremblements) légers, une bradycardie transitoire, une somnolence, une modulation de la prise alimentaire/eau. Les prélèvements sanguins intermédiaires (réalisés sous anesthésie) peuvent causer une douleur passagère, une petite hémorragie locale ou un stress lié à la contention ou à l’anesthésie. La cathétérisation d’animaux par le fournisseur agréé pourrait générer des nuisances spécifiques (douleur, inflammation locale) qui seront limitées par une surveillance régulière, l’adaptation des prélèvements, une anesthésie si nécessaire et l’application de points limites adaptés. Les doses administrées seront choisies sur la base de la littérature et/ou des résultats d’études préalables de telle sorte qu’elles n’induisent pas d’effets délétères ou de souffrance chez l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure car certains bio-fluides et tissus devront être prélevés pour réaliser des analyses complémentaires indispensables à l'évaluation scientifique des expérimentations menées. Nous prévoyons de collecter différents bio-fluides (salive et sang) et tissus (comme les glandes sublinguale, submandibulaire, parotide, de la muqueuse buccale) afin de réaliser des analyses d'expression génique ou histologique pour évaluer les éventuels changements morphologiques ou dégénératifs. Ces analyses sont essentielles pour valider les résultats physiopathologiques observés durant les expériences, en apportant des preuves complémentaires au niveau cellulaire et moléculaire.

Remplacement

Notre projet se focalise sur trois modèles d’étude d’efficacité de nouvelles molécules ou de molécules en repositionnement pouvant agir sur la sialorrhée et nécessitant l’utilisation de modèles animaux adéquats mimant au mieux les symptômes observés chez l’Homme. Le débit salivaire ne pouvant pas être mesuré de façon fiable chez les patients cibles, des échelles cliniques validées sont le plus souvent mise en place. Cependant chez le rat ou la souris, le débit salivaire pourra être étudié précisément à travers nos différents modèles afin de reproduire au mieux la pathophysiologie humaine. Bien que des expériences in vitro seront réalisées en amont, ce système est indispensable pour reproduire la physiologie d’un organisme entier et est un prérequis réglementaire majeur dans la constitution des dossiers soumis aux autorités compétentes, notamment dans la perspective d’une autorisation d’essai clinique ou d’une demande d’autorisation de mise sur le marché. Les modèles cellulaires permettent d'étudier certains mécanismes impliqués dans la sécrétion salivaire mais ne permettent pas de reproduire l'ensemble des interactions physiologiques entre le système nerveux autonome, les glandes salivaires, la pharmacocinétique du traitement et la réponse pharmacodynamique observée chez l’animal. Il n'existe donc pas de modèle alternatif reproduisant nos procédures expérimentales.

Réduction

Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre nécessaire et suffisant d’animaux pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats et pour avoir le nombre de contrôles internes suffisant, afin de pouvoir conclure sur l’efficacité (6-12 animaux/groupe) du traitement. Une analyse statistique appropriée sera réalisée à l’aide d’un test non paramétrique.

Raffinement

Les conditions d’hébergement respecteront les exigences pour le respect du bien-être de l’animal ; il y aura 2 à 3 rats ou 5 à 6 souris par cage selon le poids de l’animal, avec nourriture à disposition (sauf pendant les périodes de mise à jeun), eau à disposition et présence d’un enrichissement du milieu. Les procédures auront lieu dans une pièce calme, avec une manipulation délicate et habituation à l’expérimentateur. Un tunnel sera utilisé pour manipuler les souris sans les saisir par la queue. Les animaux seront randomisés afin d’optimiser l’expérience. L’objectif est de préserver le bien-être animal et de garantir la validité des résultats en limitant les biais. A la fin des procédures, lors des prélèvements de sang avant euthanasie, une analgésie sera réalisée par l’ajout d’un collyre en plus de l’anesthésie.

Choix des espèces

La souris et le rat sont des modèles d'étude très développés et caractérisés, étant donné leurs tailles et leurs spécificités. Ce sont des espèces communément utilisées pour les études d’efficacité en accord avec les recommandations internationales et la littérature. Le choix de l'espèce utilisée dépendra en particulier de la molécule utilisée, des objectifs et des besoins de l'étude. Elle pourra être éventuellement testée dans les 2 espèces afin de montrer une efficacité espèce-indépendante. Pour se fournir en animaux, 3 fournisseurs agréés différents sont envisagés pour pallier tout éventuel problème de commande ou de délai d’approvisionnement même si nous privilégions un fournisseur en particulier pour la réalisation de nos études. Les animaux seront âgés de 6 à 8 semaines au minimum, à un stade de jeune adulte pour permettre de déterminer l’efficacité du traitement sur des animaux à maturité sexuelle dont les organes et le système immunitaire sont pleinement développés au début de l’étude

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 5520
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 5520
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 5520

Un produit injecté à des souris nouveau-nées pour induire des symptômes proches de la schizophrénie leur cause une perturbation motrice de deux heures. 5 520 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour le prélèvement d'organes. Une partie subit en plus une chirurgie de trente minutes pour poser une canule, avec douleurs post-opératoires, inflammation du site d'implantation et perte de poids possibles, ainsi qu'un isolement réparti sur deux semaines. Le porteur annonce des tests de comportement qu'il dit "indispensables à l'étude", sans préciser lesquels.

Objectifs

La schizophrénie est une maladie psychiatrique touchant environ 1 % de la population. Les symptômes sont classés en trois groupes : positifs (hallucinations, délires…), négatifs (apathie, retrait social…) ou cognitifs (mémoire réduite, attention limitée…). Plusieurs hypothèses proposent des dysfonctionnements de la transmission de certaines informations dans le cerveau. Ces informations sont des sortes de messages chimiques qui circulent dans le cerveau pour aller activer ce qu’on appelle des récepteurs. Les traitements existants ne permettent de traiter que les symptômes positifs, ce qui cause de nombreux abandons de traitement, d’où la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques. Des mini-anticorps , ont la capacité de cibler spécifiquement les récepteurs impliqués dans la transmission des messages chimiques dans le cerveau. Ils constituent un espoir de traitement qu’il convient d’investiguer. Ce projet a donc pour ambition d’évaluer le potentiel thérapeutique de plusieurs mini-anticorps chez la souris, et plus précisément sur des souris traitées pour mimer des symptômes proches de la schizophrénie humaine.

Bénéfices attendus

Evaluer le potentiel thérapeutique des mini-anticorps permettra de poser les bases d’un développement thérapeutique futur allant de la souris jusqu’à l’Homme. Ce travail permettra également de mieux comprendre comment de petits agents thérapeutiques tels que ces mini-anticorps peuvent pénétrer et agir dans le cerveau, permettant ainsi une approche thérapeutique moins invasive et risquée pour l’Homme.

Procédures

Tous les animaux de ce projet seront traités par différentes voies : - Pour toutes les injections, le geste de contention et injection durera quelques secondes par animal Chaque injection sera au minimum espacée de 2 jours. - Pour les inhalations, le geste de contention et inhalation durera quelques dizaines secondes par animal. Les inhalations seront au nombre maximum de 4 espacées d’une semaine les unes des autres. - Certains animaux de ce projet connaitront une chirurgie (réalisée sous anesthésie et analgésie) d’une durée de 30 minutes pour mettre en place une canule permettant par la suite une injection (sous anesthésie légère). Les injections seront uniques. De plus, certains animaux auront un isolement temporaire pour un test comportemental. Cet isolement sera réparti sur 2 semaines.

Impact sur les animaux

Induction la maladie et traitement par les mini-anticorps : Les aiguilles d’injections peuvent conduire à une légère douleur à l’endroit de l'injection. Cependant, aucun effet nocif de nos mini-anticorps n’a été observé dans nos précédentes études. Le produit injecté pour induire les symptômes de la schizophrénie conduit à une perturbation motrice des nouveaux nés pendant 2h après l’injection. Chirurgie : Des douleurs en suite d’opération (problèmes sur la cicatrisation, inflammation du site d’implantation, perte de poids transitoire) peuvent être observées. Isolement temporaire des animaux pouvant générer un stress.

Devenir

Afin de retirer le maximum d’informations des expériences, tous les animaux seront mis à mort pour le prélèvement d’organes nécessaire à une étude complémentaire.

Remplacement

Dans cette étude, il n'est pas possible de remplacer les souris. En effet, les mini-anticorps que notre équipe a développés sont conçus spécialement pour fonctionner dans le corps d'une souris. Leurs propriétés et efficacité ont été testées en amont au laboratoire. Mais, sans animaux, on ne peut pas reproduire la façon dont ces mini-anticorps se déplacent dans le sang, traversent la barrière qui protège le cerveau, et agissent une fois à l'intérieur. De plus, cette étude porte sur une maladie mentale que les scientifiques ne comprennent pas encore totalement. Pour l'étudier, il existe plusieurs modèles de souris malades qui reproduisent certains symptômes de cette maladie. Pour mesurer ces symptômes, on fait passer des tests de comportement à ces souris, et ces tests sont indispensables à l'étude.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour l’étude a été déterminé afin de minimiser l’utilisation de l’animal tout en assurant la pertinence statistique des études réalisées par la suite. Des variabilités attendues sur la base de travaux antérieurs ont été prises en compte. Enfin, nous avons programmé cette étude de manière à ce que les premiers résultats observés nous permettent de réduire le nombre d’animaux au cours du projet.

Raffinement

Lors des traitements les animaux seront surveillés dans les 2 heures qui suivent l’injection. Avant la procédure de chirurgie, les animaux concernés sont pesés et leur état général sera vérifié. L’étape de chirurgie est pratiquée sous anesthésie gazeuse générale sur tapis chauffant avec la mise en place d’une couverture antalgique adaptée. Une analgésie locale sera mise en place ainsi qu’une protection oculaire. Ces animaux feront l’objet d’un suivi post-opératoire particulier. Les résultats d’autres études permettent d’assumer que le traitement au mini-anticorps n’entraine pas d’inconfort particulier chez l’animal. Tous les animaux suivront une période de quatre jours d’habituation à la manipulation afin de réduire à son maximum le stress lié au contact humain et à l’environnement de l’étude.

Choix des espèces

Les souris que nous utiliserons permettent de reproduire des symptômes de la schizophrénie qui apparaissent à l’adolescence chez l’Homme. Pour obtenir ces symptômes les souris doivent être traitées lorsque le cerveau est en pleine formation. Par la suite, les effets seront étudiés à l’âge adulte.