Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Un produit injecté à des souris nouveau-nées pour induire des symptômes proches de la schizophrénie leur cause une perturbation motrice de deux heures. 5 520 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l’issue pour le prélèvement d’organes. Une partie subit en plus une chirurgie de trente minutes pour poser une canule, avec douleurs post-opératoires, inflammation du site d’implantation et perte de poids possibles, ainsi qu’un isolement réparti sur deux semaines. Le porteur annonce des tests de comportement qu’il dit « indispensables à l’étude », sans préciser lesquels.

NTS-FR-850376v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles nerveux ·
Mots-clés
schizophrénie, cibles thérapeutiques, cerveau, traitement, mini-anticorps
Souris : 5520

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La schizophrénie est une maladie psychiatrique touchant environ 1 % de la population. Les symptômes sont classés en trois groupes : positifs (hallucinations, délires…), négatifs (apathie, retrait social…) ou cognitifs (mémoire réduite, attention limitée…). Plusieurs hypothèses proposent des dysfonctionnements de la transmission de certaines informations dans le cerveau. Ces informations sont des sortes de messages chimiques qui circulent dans le cerveau pour aller activer ce qu’on appelle des récepteurs. Les traitements existants ne permettent de traiter que les symptômes positifs, ce qui cause de nombreux abandons de traitement, d’où la recherche de nouvelles cibles thérapeutiques. Des mini-anticorps , ont la capacité de cibler spécifiquement les récepteurs impliqués dans la transmission des messages chimiques dans le cerveau. Ils constituent un espoir de traitement qu’il convient d’investiguer. Ce projet a donc pour ambition d’évaluer le potentiel thérapeutique de plusieurs mini-anticorps chez la souris, et plus précisément sur des souris traitées pour mimer des symptômes proches de la schizophrénie humaine.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Evaluer le potentiel thérapeutique des mini-anticorps permettra de poser les bases d’un développement thérapeutique futur allant de la souris jusqu’à l’Homme. Ce travail permettra également de mieux comprendre comment de petits agents thérapeutiques tels que ces mini-anticorps peuvent pénétrer et agir dans le cerveau, permettant ainsi une approche thérapeutique moins invasive et risquée pour l’Homme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Tous les animaux de ce projet seront traités par différentes voies : – Pour toutes les injections, le geste de contention et injection durera quelques secondes par animal Chaque injection sera au minimum espacée de 2 jours. – Pour les inhalations, le geste de contention et inhalation durera quelques dizaines secondes par animal. Les inhalations seront au nombre maximum de 4 espacées d’une semaine les unes des autres. – Certains animaux de ce projet connaitront une chirurgie (réalisée sous anesthésie et analgésie) d’une durée de 30 minutes pour mettre en place une canule permettant par la suite une injection (sous anesthésie légère). Les injections seront uniques. De plus, certains animaux auront un isolement temporaire pour un test comportemental. Cet isolement sera réparti sur 2 semaines.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Induction la maladie et traitement par les mini-anticorps : Les aiguilles d’injections peuvent conduire à une légère douleur à l’endroit de l’injection. Cependant, aucun effet nocif de nos mini-anticorps n’a été observé dans nos précédentes études. Le produit injecté pour induire les symptômes de la schizophrénie conduit à une perturbation motrice des nouveaux nés pendant 2h après l’injection. Chirurgie : Des douleurs en suite d’opération (problèmes sur la cicatrisation, inflammation du site d’implantation, perte de poids transitoire) peuvent être observées. Isolement temporaire des animaux pouvant générer un stress.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Afin de retirer le maximum d’informations des expériences, tous les animaux seront mis à mort pour le prélèvement d’organes nécessaire à une étude complémentaire.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Dans cette étude, il n’est pas possible de remplacer les souris. En effet, les mini-anticorps que notre équipe a développés sont conçus spécialement pour fonctionner dans le corps d’une souris. Leurs propriétés et efficacité ont été testées en amont au laboratoire. Mais, sans animaux, on ne peut pas reproduire la façon dont ces mini-anticorps se déplacent dans le sang, traversent la barrière qui protège le cerveau, et agissent une fois à l’intérieur. De plus, cette étude porte sur une maladie mentale que les scientifiques ne comprennent pas encore totalement. Pour l’étudier, il existe plusieurs modèles de souris malades qui reproduisent certains symptômes de cette maladie. Pour mesurer ces symptômes, on fait passer des tests de comportement à ces souris, et ces tests sont indispensables à l’étude.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux utilisés pour l’étude a été déterminé afin de minimiser l’utilisation de l’animal tout en assurant la pertinence statistique des études réalisées par la suite. Des variabilités attendues sur la base de travaux antérieurs ont été prises en compte. Enfin, nous avons programmé cette étude de manière à ce que les premiers résultats observés nous permettent de réduire le nombre d’animaux au cours du projet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Lors des traitements les animaux seront surveillés dans les 2 heures qui suivent l’injection. Avant la procédure de chirurgie, les animaux concernés sont pesés et leur état général sera vérifié. L’étape de chirurgie est pratiquée sous anesthésie gazeuse générale sur tapis chauffant avec la mise en place d’une couverture antalgique adaptée. Une analgésie locale sera mise en place ainsi qu’une protection oculaire. Ces animaux feront l’objet d’un suivi post-opératoire particulier. Les résultats d’autres études permettent d’assumer que le traitement au mini-anticorps n’entraine pas d’inconfort particulier chez l’animal. Tous les animaux suivront une période de quatre jours d’habituation à la manipulation afin de réduire à son maximum le stress lié au contact humain et à l’environnement de l’étude.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris que nous utiliserons permettent de reproduire des symptômes de la schizophrénie qui apparaissent à l’adolescence chez l’Homme. Pour obtenir ces symptômes les souris doivent être traitées lorsque le cerveau est en pleine formation. Par la suite, les effets seront étudiés à l’âge adulte.