Procédures modérées
Roles des astrocytes dans les interactions sociales en physiologie et pathologie évalués par des cages intelligentes
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Après cinq jours d'injections de tamoxifène sans anesthésie, puis une chirurgie du cerveau en stéréotaxie pour des injections ou une implantation optique, 2 280 souris sont placées dans une cage dite "intelligente" qui filme et suit en continu leur activité et leurs interactions sociales. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, et toutes sont tuées en fin de procédure pour prélever leur cerveau. Le porteur décrit après la chirurgie une perte de poids pouvant atteindre 10 % et des douleurs aiguës, et, pour la clozapine N-oxyde injectée, une altération de la locomotion, de la posture et de la respiration. Le projet porte sur le rôle des astrocytes dans l'hypersociabilité et l'hyposociabilité, sans que le résumé dise comment ces troubles sont provoqués chez les souris.
Objectifs
Les astrocytes sont des cellules du cerveau qui jouent un rôle important en aidant les neurones à communiquer efficacement. Cette communication est essentielle pour les pensées, les émotions et les comportements. Ce projet vise à mieux comprendre comment ces cellules influencent les interactions sociales en physiologie et lors de défaut de sociabilité (hyper- et hypo-sociabilité).
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre le role des astrocytes dans lors de dérégulation du comportement social. A long terme ce projet permettrait de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour des pathologies associées à des défauts de sociabilité comme le trouble du spectre autistique ou le syndrome de William en manipulant l'activité ou la structure des astrocytes.
Procédures
Les animaux vigiles recevront des injections durant environ 5 minutes, une fois par jours pendant 5 jours consécutifs par souris. Des chirurgies durant de 30-40 minutes seront également réalisées dans ce projet (1 chirurgie par animal). Pendant ces interventions, les animaux seront anesthésiés (anesthésie générale) et ne seront donc pas vigiles. Enfin les animaux verront leur comportement évalué dans une cage intelligente, un système automatisé permettant de suivre en continu et sans manipulation de l’animal le comportement des souris dans leur environnement de vie. Elle combine notamment vidéosurveillance, reconnaissance/traçage automatique des animaux et analyse comportementale, afin de quantifier des paramètres tels que l’activité, les interactions sociales et les déplacements.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables liés à l’administration de tamoxifène dilué dans l’huile de maïs, considérée comme une intervention légère, peuvent inclure une irritation péritonéale transitoire. Les interventions chirurgicales, classées comme modérées, comprennent notamment des injections intracérébrales et/ou des implantations réalisées sous anesthésie générale à l’aide d’un cadre stéréotaxique. Elles peuvent entraîner une perte de poids pouvant atteindre 10 %, une apathie transitoire, des douleurs aiguës ainsi que de légères réactions inflammatoires au niveau des sites d’injection ou d’implantation pendant 24 à 48 heures. Des effets liés à l’anesthésie peuvent également survenir, notamment une dépression respiratoire ou une hypothermie. Les complications postopératoires possibles comprennent une infection ou un saignement. Les tests comportementaux, considérés comme des interventions légères, peuvent provoquer une augmentation transitoire du stress ou de l’anxiété liée à la manipulation et au changement d’environnement. Afin de limiter ces effets indésirables, les animaux feront l’objet d’une surveillance régulière. Une grille de score clinique et de douleur sera utilisée afin d’évaluer la gravité des symptômes. Une analgésie et des soins vétérinaires adaptés seront mis en place si nécessaire. Des critères d’arrêt expérimentaux prédéfinis permettront d’interrompre la procédure et d’euthanasier l’animal lorsque les effets indésirables dépasseront le seuil éthique établi. En cas de complication grave, telle qu’une convulsion persistante ou une détresse respiratoire, l’animal sera euthanasié sans délai afin d’éviter toute souffrance prolongée. Les effets indésirables liés à l'injection de clozapin N oxide sont une altération de la locomotion, de la posture, de la réactivité et de la respirations. Les effets liés à l'administration de fasudil sont des effets vasodilatateurs entrainant une baisse de l'activité ou une altération de l'état général.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de pouvoir prélever leur cerveau pour des études en histologie.
Remplacement
Le but de ce projet est de mieux comprendre comment le cerveau permet les interactions sociales et pourquoi celles-ci peuvent être altérées dans certains troubles. Les comportements sociaux font intervenir plusieurs zones du cerveau qui fonctionnent ensemble, ainsi que des substances naturelles produites par l’organisme et impliquées dans le lien social. Pour étudier ces mécanismes, il est indispensable d’observer des animaux vivants. En effet, les interactions sociales sont des comportements complexes qui ne peuvent pas être reproduits par ordinateur ni étudiés uniquement sur des cellules en laboratoire. Ces approches ne permettent pas de prendre en compte l’ensemble du cerveau, ni les échanges entre différentes régions, ni l’influence des hormones. Nous souhaitons en particulier comprendre comment une hormone connue pour son rôle dans les liens sociaux agit sur certaines cellules du cerveau pendant les interactions entre individus. Ces mécanismes ne peuvent pas être étudiés dans des modèles plus simples. L’utilisation de souris est donc nécessaire pour répondre à ces questions.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet a été réduit au minimum possible selon nos expériences passées pour nous permettre d’obtenir des résultats statistiquement fiables et tiennent compte des différentes problématiques expérimentales qui peuvent être rencontrées.
Raffinement
Les chirurgies sont faites sous anesthésie et avec une analgésie appropriée. En post opératoire les animaux seront placés sous surveillance jusqu’au réveil puis, replacés dans leur cage d’origine (avec leur congénères) et restent sous une surveillance renforcée jusqu'à récupération totale. Nous utiliserons une grille d'évaluation du bien être animal pour suivre quotidiennement les animaux définissant ainsi sur des critères de changements dans l'aspect physique ou comportemental, despoints limites adaptés. Si des blessures sont constatées ou si leur bien être est compromis nous utiliserons des antalgiques en premier lieu et si aucune amélioration n'est constatée le jour suivant les animaux seront mis à mort.
Choix des espèces
La souris est l’espèce de référence en neurosciences et bénéficie d’un écosystème expérimental exceptionnel : nombreuses lignées transgéniques déjà disponibles, outils viraux et capteurs génétiquement encodés validés. Ce cadre permet d’interroger directement, in vivo, les interactions neurones–astrocytes au cours de comportements sociaux complexes, dans des circuits pertinents tels que le cortex préfrontal et le noyau accumbens, et dans le contexte de la modulation ocytocinergique propre aux mammifères. Les expériences seront réalisées chez des souris adultes, stade où les circuits sociaux sont matures et où les influences liées au développement précoce ou au vieillissement sont limitées. Les deux sexes seront pris en compte. Les injections seront effectuées entre 1 et 6 mois, et les évaluations comportementales débuteront au moins 3 semaines après les injections ou l’implantation optique, afin de permettre la récupération et l’expression stable des outils.
Ciblage de la matrice extracellulaire pour renforcer l’efficacité de la radiothérapie sur les tumeurs cérébrales 2/3
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Cancers
2 607 souris vont être utilisées dans trois établissements, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie étant opérée sous anesthésie et tuée avant tout réveil. Elles reçoivent des cellules cancéreuses sous la peau ou, par chirurgie, dans le cerveau, des injections tous les deux jours pendant trois semaines sans anesthésie, une radiothérapie et jusqu'à seize séances d'imagerie de trente minutes sous anesthésie. Le personnel s'entraîne d'abord à l'injection dans le cerveau sur des souris mortes puis vivantes, jusqu'à six par personne, avant les essais qui doivent montrer si deux peptides rendent les tumeurs plus sensibles aux rayons X. Toutes sont mises à mort à la fin de chaque étape, dans ce que le porteur appelle des "conditions strictes de respect du bien-être animal".
Objectifs
Le glioblastome (GBM) est le cancer du cerveau le plus fréquent et le plus dangereux chez l’adulte avec une incidence de 2 à 5 personnes pour 100 000 habitants par an en Europe et aux États-Unis. Malgré les traitements actuels combinant chirurgie, radiothérapie (rayons X) et chimiothérapie, le pronostic reste très défavorable : la survie médiane est d’environ 15 mois et moins de 5% des patients survivent au-delà de 5 ans. Il est donc urgent de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques. Des recherches récentes ont montré que le GBM crée autour de lui un microenvironnement protecteur, riche en différentes protéines de la matrice extracellulaire qui favorise la croissance tumorale et la résistance aux traitements. Notre équipe a développé deux peptides innovants capables de perturber spécifiquement ce microenvironnement. Ces peptides, testés individuellement en laboratoire, ralentissent la croissance tumorale en stimulant la réponse immunitaire et en limitant la formation de nouveaux vaisseaux sanguins nourrissant la tumeur. L’objectif de ce projet est d’évaluer si deux peptides peuvent améliorer l’efficacité de la radiothérapie en rendant les cellules tumorales plus sensibles aux rayons X. Le projet se déroulera dans trois établissements utilisateurs et comprendra quatre étapes : une formation du personnel à l’injection intracérébrale de cellules tumorales chez la souris, réalisée d’abord sur animaux morts puis sur animaux vivants, une validation du rôle d’une protéine spécifique de la matrice extracellulaire dans la progression du GBM ; des tests sur des modèles de tumeurs sous-cutanées chez la souris pour identifier les conditions optimales de traitement combinant peptides et radiothérapie et une validation finale sur des modèles orthotopiques où les tumeurs se développent dans le cerveau. Ce projet permettra de mieux comprendre l’action combinée des peptides et de la radiothérapie, et ouvrira la voie à des stratégies thérapeutiques plus efficaces pour les patients atteints de glioblastome.
Bénéfices attendus
Le glioblastome est une forme de cancer du cerveau très grave et particulièrement résistante aux traitements classiques. Aujourd’hui, même avec les meilleurs soins (opération, rayons X et chimiothérapie), moins de 5% des patients survivent au-delà de 5 ans. Trouver des solutions innovantes est donc une nécessité. Ce projet vise à tester deux molécules inédites, conçues pour s’attaquer à l’environnement protecteur dont profite la tumeur pour se développer et échapper aux défenses du corps. Chacune de ces deux petites molécules a déjà démontré une capacité à freiner différents cancers dans des expériences en laboratoire ou chez l’animal. Mais leur efficacité n’a jamais été étudiée et spécifiquement contre le glioblastome, une tumeur particulièrement agressive. L’un des principaux bénéfices attendus serait donc de montrer que ces traitements, pris séparément, ont aussi un effet contre ce cancer du cerveau. Le projet va également permettre de tester, pour la première fois, ce qui se passe lorsqu’on utilise ces deux molécules ensemble en combinaison avec la radiothérapie. Notre projet s’attache aussi à vérifier la sécurité de ces traitements (pour détecter et limiter tout effet indésirable) et à comprendre où ces molécules circulent dans le corps, afin de s’assurer qu’elles atteignent leur cible sans toucher d’autres organes. Grâce à cette recherche, nous espérons ouvrir la voie à de nouvelles thérapies qui, en combinant traitements innovants et donneront de réelles chances d’améliorer le sort des patients atteints de glioblastome.
Procédures
A) Dans l’Etablissement Utilisateur (EU) 2/3 nous ferons un entrainement à l’injection intracérébrale pour maitriser la technique. B) Dans l’EU1/3 nous ferons une injection de cellules cancéreuses en sous-cutanée pendant 1 minute sous anesthésie générale gazeuse. C) Dans l’EU3/3 nous feront un traitement par radiothérapie pendant 4 minutes après anesthésie générale gazeuse. D) Dans l’EU1/3 ou 2/3 nous ferons des injections d’une minute sur animale vigile tous les 2 jours sur une durée de 3 semaines. E) Dans l’EU2/3 nous ferons une chirurgie de 30 minutes avec une injection d’une minute et suture sous anesthésie générale et locale. F) Dans l’EU3/3 nous ferons une imagerie de 30 minutes sous anesthésie générale pour l’observation de la croissance tumorale. Cette procédure sera réalisée une fois par semaine avec un total de 16 imageries.
Impact sur les animaux
Effets indésirables : 1) Toxicité potentielle des nouveaux traitements : - Analyses de sang hebdomadaires pour surveiller l’état de santé général. - Intervention rapide en cas d’anomalie détectée. 2) Modèle de tumeur cérébrale (orthotopique) : - Lésions au niveau de la tumeur cérébrale. 3) Exposition à la radiothérapie (rayons X) : - Fatigue, perte de poids. Effets bénéfiques potentiels : - Régression ou disparition de la tumeur après traitement.
Devenir
À la fin de chaque étape prévue dans le projet, tous les animaux seront mis à mort dans des conditions strictes de respect du bien-être animal. Cette décision permet de réaliser des analyses approfondies sur leurs tissus et leurs tumeurs. Les informations recueillies grâce à ces prélèvements sont essentielles pour mieux comprendre l’efficacité des traitements testés, leurs effets secondaires éventuels, et guider de futurs progrès dans la lutte contre le cancer du cerveau.
Remplacement
Avant d’envisager des expériences sur des animaux, toutes les possibilités in vitro ont été exploitées pour travailler en laboratoire, à l’aide de cultures cellulaires en 2D et 3D. Ces essais ont démontré que les nouvelles molécules testées peuvent stopper ou ralentir la croissance de cellules cancéreuses. Cependant, une tumeur dans un organisme vivant est bien plus complexe : elle interagit avec de nombreux types de cellules, crée un environnement de soutien spécifique et échappe souvent aux défenses de l’organisme. Aujourd’hui, il est donc indispensable de valider ces résultats dans des conditions plus proches du fonctionnement réel d’un corps vivant. Le modèle utilisé sera la souris, qui permet de reproduire de façon fidèle le développement du cancer et les interactions entre la tumeur, les tissus environnants et le système immunitaire. Cette étape chez l’animal permettra d’évaluer de manière précise la dynamique de croissance tumorale et la réponse réelle aux différentes combinaisons thérapeutiques. Il n’existe à ce jour aucun modèle informatique ou cellulaire qui puisse remplacer ce niveau de complexité biologique. C’est pourquoi le recours à un modèle animal devient nécessaire pour garantir la sécurité et l’efficacité future des traitements.
Réduction
La formation sera d’abord effectuée sur animal mort. De plus, lors de la formation, le nombre de 6 animaux/personne est un nombre maximum pour la validation du geste. Ce projet a été conçu avec le souci constant de limiter au strict nécessaire le nombre d’animaux utilisés. Pour cela, la démarche suivie se déroule en plusieurs étapes successives : À chaque phase, si les premiers résultats sont négatifs ou montrent une toxicité, les essais sont arrêtés pour éviter d’exposer inutilement d’autres animaux à des traitements inadaptés. Ce schéma progressif permet donc de s’assurer que chaque animal participe à une expérimentation qui a du sens, limitant le gaspillage et la souffrance inutile. De plus, la taille des groupes d’animaux a été calculée à l’avance pour être la plus petite possible, tout en offrant des résultats fiables du point de vue scientifique. Les calculs sont réalisés grâce à un logiciel spécialisé, sur la base de critères reconnus, afin de ne pas utiliser plus d’animaux qu’il n’en faut pour tirer de vraies conclusions. Enfin, les données issues de chaque groupe seront analysées avec des méthodes adaptées pour garantir une interprétation correcte et juste.
Raffinement
Pour limiter au maximum le stress et l’inconfort des souris pendant toute l’étude, différentes mesures d’attention et de précaution seront prises : - Période d’acclimatation de deux semaines avant le début des expérimentations pour que les souris s’habituent à leur nouvel environnement. - Nombre de souris par cage limité (4-10 animaux) afin d’assurer leur confort et leur bien-être social. - Accès illimité à l’eau et à la nourriture. - Enrichissement du milieu de vie avec des petits abris et des tubes en carton pour stimuler le comportement naturel des animaux. - Habituation à la manipulation pour réduire le stress avant les procédures. - Utilisation systématique d’une anesthésie générale par inhalation (isoflurane) lors de toute intervention pouvant causer de la douleur ou du stress (injection de cellules, examens). - Surveillance quotidienne de l’état de santé, pesée régulière (3 fois par semaine minimum), et remplissage d’une grille d’observation pour détecter rapidement toute souffrance ou problème. - Contrôle renforcé après chaque série d’injections pour s’assurer que les souris ne souffrent pas d’effets indésirables. - Pour la radiothérapie, les souris seront installées sur un tapis chauffant pour garder une température stable, endormies par anesthésie générale par inhalation pour ne ressentir ni douleur ni stress et un gel sera appliqué sur leurs yeux pour les protéger. Un équipement spécial permettra de délivrer précisément les rayons sur la zone à traiter en protégeant le reste du corps et en évitant d’exposer les tissus sains.
Choix des espèces
La souris a été choisie car elle permet de reproduire fidèlement certains aspects de la maladie humaine, comme la formation de vaisseaux sanguins autour de la tumeur, le fonctionnement du système immunitaire, et d’autres réactions biologiques impossibles à observer dans une simple boîte de culture. C’est l’animal de référence en recherche sur le cancer et il existe de nombreux outils scientifiques pour étudier soigneusement l’effet des traitements chez elle. De plus, la souris permet d’implanter des cellules cancéreuses humaines afin d’observer la croissance de tumeurs à l’endroit exact où elles apparaissent chez l’Homme. Les souris employées dans cette étude commenceront les procédures à l’âge adulte (8 semaines), ce qui évite que les résultats soient faussés par la croissance, la puberté ou, au contraire, par le vieillissement. À ce stade, elles sont dans les meilleures conditions physiques pour supporter les interventions nécessaires à l’expérience. En résumé, l’utilisation de souris adultes permet de garantir que les résultats obtenus seront à la fois fiables et utiles pour imaginer de futurs traitements pour les personnes touchées par le glioblastome, tout en respectant les principes éthiques et scientifiques de la recherche biomédicale.
Évaluation thérapeutique de molécules inhibitrices de cellules profibrosantes dans la fibrose rénale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système urogénital
Une ligature de l'uretère sous anesthésie, ou l'injection sans anesthésie d'une molécule qui provoque une insuffisance rénale, sert à induire une fibrose du rein chez 1 224 souris, utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit ensuite l'une des trois molécules testées en une injection trois jours avant l'induction, une autre une injection tous les deux jours pendant une durée encore à déterminer, et toutes subissent des recueils d'urine deux fois par semaine sous contention. Toutes sont anesthésiées pour une dernière prise de sang puis tuées sans réveil, afin de savoir si ces inhibiteurs, étudiés jusqu'ici contre la fibrose du poumon, ralentissent la maladie rénale. Le porteur justifie le choix de la souris par l'expérience du personnel et l'abondance des données publiées, ce qui en fait selon lui un choix "particulièrement pertinent".
Objectifs
La fibrose est une maladie qui s’aggrave progressivement. Elle se caractérise par une accumulation excessive de tissu cicatriciel dans les organes, ce qui finit par perturber leur fonctionnement. Elle est souvent liée aux maladies rénales chroniques, qui touchent environ une personne sur dix dans le monde. Ces maladies peuvent être causées par des problèmes fréquents comme le diabète ou l’hypertension. Ces maladies évoluent lentement et les traitements actuels permettent surtout de ralentir leur progression, mais pas de les guérir. C’est un vrai défi pour la santé publique. Les chercheurs ont découvert que, dans certaines formes de fibrose (comme celle des poumons), des protéines spécifiques jouent un rôle clé. Parmi elles, on trouve : Une protéine qui favorise la formation de cicatrices. Une famille de protéines qui empêchent la mort naturelle des cellules néfastes et qui peuvent aggraver la fibrose. Des médicaments inhibiteurs capables de bloquer cette famille de protéine sont actuellement testés avec pour objectif de délimiter la progression de la maladie et préserver le fonctionnement des organes. Nos objectifs sont : 1. Comprendre comment la famille de protéines évolue au fil du temps, quand la fibrose se développe. 2. Tester ces médicaments qui bloque son effet dans deux modèles de fibrose rénale différents (mécanique et toxique) afin de déterminer s’ils peuvent ralentir la maladie ou même améliorer l’état des reins. Aujourd’hui, il n’existe pas de traitement pour guérir la fibrose rénale. En comprenant mieux ses mécanismes, nous espérons ouvrir la voie à des thérapies plus efficaces et offrir un meilleur avenir aux patients.
Bénéfices attendus
Aujourd’hui, il n’existe aucun traitement efficace contre la fibrose rénale, une maladie grave qui touche de nombreuses personnes. C’est pourquoi il est urgent de trouver de nouvelles solutions pour mieux la combattre. Des recherches précédentes ont montré que des médicaments bloquant des protéines impliquées dans la formation de cicatrices internes néfastes au bon fonctionnement pourraient protéger les poumons contre la fibrose. Mais leur effet sur les reins n’a jamais été étudié. À long terme, ce projet pourrait conduire à des essais cliniques chez l’homme, offrant ainsi un espoir de traitement pour les patients atteints de fibrose rénale.
Procédures
(1) Modèles expérimentaux : Les souris recevront soit une injection d’une molécule induisant une insuffisance rénale (1 minute par animal) (modèle toxique) et une seconde injection pour favoriser la réhydratation (30 seconde par animal), à l’état vigile, soit une ligature de l’uretère rénale (modèle mécanique /chirurgical) sous anesthesie générale accompagnée d’un protocole antalgique complet, sur un plateau chauffé à 37 degrés. La chirurgie dure environ 10 minutes. (2) Traitements : 3 molécules seront testées soit en préventif, soit en curatif. Une partie des souris recevra une injection à l’état vigile 3 jours avant l’induction du modèle experimental. Une autre partie recevra une injection tous les deux jours à l’état vigile, pendant une durée qui sera déterminée dans la première partie du projet ( 1 minute par injection) (3) Recueil des urines : à l’état vigile, 2 fois par semaine (1 minute par animal). (4) Euthanasie associée à un prélèvement sanguin: tous les animaux seront anesthésiés et analgésiés ; nous effectuerons un unique prélèvement sanguin immédiatement suivi de l’euthanasie par une méthode réglementaire (sans réveil des animaux).
Impact sur les animaux
(1) Modèles expérimentaux : pour le modèle toxique, les animaux peuvent perdre du poids en raison d’une réponse inflammatoire et métabolique secondaire à une insuffisance rénale aiguë. Pour le modèle chirurgical, une douleur post-opératoire modérée peut survenir dans les 48 premières heures. L’obstruction entraîne une altération progressive du rein ligaturé, sans insuffisance rénale systémique grâce au rein controlatéral. Les animaux peuvent montrer une baisse transitoire d’activité et une perte de poids modérée. (2) Injections : Les injections peuvent provoquer une douleur brève, une inflammation locale ou un stress lié à la contention. (3) Recueil urinaire : les recueils urinaires peuvent générer du stress lors de la contention. (4) Aucun effet secondaire des médicaments testés ne peut être exclu en l’absence de données de tolérance propres au protocole expérimental. La surveillance du poids et de l’état général permettra de détecter d’éventuelles nuisances. (5) Complications liées à l’euthanasie : Risque de détresse respiratoire, d’arrêt cardiorespiratoire ou de stress thermique sous anesthésie.
Devenir
Tous les animaux (1224) seront euthanasiés en fin de chaque procédure, par une méthode réglementaire sous anesthésie générale et analgésie par une personne expérimentée afin de réaliser les différents prélèvements nécessaires pour les analyses.
Remplacement
En raison notamment de la complexité du tissu rénal qui comporte des dizaines de types cellulaires et au vu de l’état encore embryonnaire de la recherche sur les organoïdes, l’étude des maladies rénales requiert l’obtention de tissu rénal prélevé sur l’animal d’expérience ou l’homme. Il n’existe pas de méthode alternative in vitro pour analyser l’évolution de défaillance chronique progressive d’organes. De plus, l'un des critères majeurs est la fonction rénale, qui doit être mesurée par le dosage de la concentration plasmatique de créatinine et d'urée. Des experiences complémentaires in vitro seront réalisées en parallèle sur des cellules rénales en culture pour approfondir certains mécanismes associés aux molécules étudiées dans ce projet.
Réduction
Des expériences préliminaires ont permis d’évaluer l’hétérogénéité inter-individuelle du phénotype étudié (lésions tissulaires rénales) dans nos deux modèles d'insuffisance rénale aigue. Des lots de 10 ou 8 animaux selon le modèle sont nécessaires pour obtenir la puissance suffisante pour mettre en évidence les différences phénotypiques entre les groupes d’animaux, et s’assurer de la reproductibilité de ces résultats d’une série à l’autre. Chaque procédure sera effectuée deux fois sur des lots indépendants. Le nombre total d'animaux est de 1224 souris. De plus, nous utiliserons des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Afin de réduire au maximum les nuisances pour les animaux, des mesures de raffinement adaptées seront systématiquement appliquées tout au long de l’étude. (1) Raffinement des injections : après chaque injection , une manipulation douce sera effectuée au niveau du site d’injection pour favoriser la diffusion du produit. Les animaux feront ensuite l’objet d’une observation attentive afin de détecter rapidement tout signe d’inconfort ou de réaction anormale. Pour limiter la douleur, des aiguilles très fines seront utilisées. (2) Réhydratation post-induction : le soir même de l’induction d’un modèle, les souris bénéficieront d’une injection de sérum physiologique avec une aiguille très fine. (3) Prise en charge périopératoire (modèle mécanique ) : pour les interventions chirurgicales, une prise en charge complète de la douleur et une anesthésie adaptée seront mises en place. Par ailleurs, tous les instruments chirurgicaux utilisés seront stérilisés afin de prévenir toute infection. (4) Raffinement de l’anesthésie : pendant les procédures nécessitant une anesthésie, les animaux seront systématiquement placés sur un plateau chauffant pour maintenir leur température corporelle et améliorer leur confort. (5) Raffinement de l’hébergement et du bien-être : avant le début des procédures, les animaux seront acclimatés dans l’animalerie pendant au moins une semaine pour s’adapter à leur environnement. Leur bien-être sera optimisé grâce à : une litière en cellulose composée d’éléments de tailles variées, initialement compacte mais que les animaux pourront décompacter eux-mêmes. Des morceaux de bois à ronger et un dôme refuge en cellulose dans chaque cage, offrant des possibilités d’exploration et de cachette. Une nourriture humide déposée au fond de la cage après l’induction des modèles pour favoriser leur récupération. Une surveillance quotidienne de leur aspect physique et de leur poids sera assurée par le personnel qualifié de l’animalerie ou les responsables du projet. Des points limites ont été définis pour garantir une surveillance stricte de leur bien-être tout au long de l’expérience. Enfin, les animaux seront hébergés dans des conditions strictement conformes à la réglementation en vigueur.
Choix des espèces
Les modèles utilisés dans cette étude sont bien maîtrisés par le personnel du laboratoire, qui possède une grande expérience avec cette espèce. De plus, de nombreuses données relatives à ce modèle sont déjà disponibles dans la littérature scientifique, ce qui en fait un choix particulièrement pertinent, surtout en comparaison avec d'autres espèces. Les animaux sélectionnés pour cette étude seront à un stade adulte (9 semaines) . À cet âge, ils possèdent un système rénal mature, tout en ne présentant pas encore de lésions dues au vieillissement, ce qui garantit des résultats plus fiables et représentatifs.
Evaluation de la biocompatibilité et de la biodégradation de nouvelles membranes pour la médecine régénérative par un modèle d’implantation sous-cutané chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
120 souris vont être utilisées, chacune passant jusqu'à cinq examens d'IRM sous anesthésie générale, de trois heures au plus chacun, avant et après une chirurgie qui lui implante une membrane sous la peau. Dans ces procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, des souris immunocompétentes et immunodéficientes reçoivent une membrane fabriquée à partir de cordon ombilical, dont l'équipe évalue la tolérance et la dégradation. Le porteur cite comme complications possibles le stress des manipulations et une défaillance cardiorespiratoire liée à l'anesthésie. Toutes sont tuées sans réveil après le dernier examen, pour des analyses post-mortem, alors que l'usage en clinique des dispositifs médicaux "innovants" visés n'est attendu qu'"à long terme".
Objectifs
Notre objectif principal est de développer des membranes pour la médecine régénérative à partir de cordon ombilical, considéré comme un déchet opératoire. Les études in vitro préalablement effectuées ont permis de sélectionner des membranes avec un potentiel thérapeutique important (biodégradation et antimicrobien). Leur biocompatibilité a été évaluée in vitro, mais ces études ne peuvent modéliser la complexité des systèmes physiologiques mis en place lors de la réponse inflammatoire et lors de la cicatrisation in vivo. Pour cette raison, nous souhaitons par ce projet évaluer la biocompatibilité et la biodégradation par un modèle d’implantation sous-cutanée chez la souris par un suivi longitudinal par imagerie par résonance magnétique (IRM). En effet, l’IRM est un outil d’exploration non invasive et non irradiant permettant pour cette étude d’observation la présence de l’inflammation et suivre l’évolution de la membrane implantée.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet à court terme sont : i) La vérification de la bonne tolérance biologique et tissulaire de ces membranes innovantes ; ii) Le développement de biomatériaux à dégradation tissulaire contrôlée pour une utilisation en médecine régénérative. Les bénéfices attendus à long terme sont de pouvoir proposer en clinique chez l’Homme, des dispositifs médicaux innovants doués de propriétés cicatrisantes, antibactériennes et biomécaniques améliorées par rapport aux dispositifs médicaux actuellement disponibles sur le marché dans le but de répondre à des impératifs cliniques élargis et adaptés à des situations pathologiques spécifiques (médecine régénératrice personnalisée).
Procédures
Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale sous anesthésie générale (durée maximum : 15 min). Chaque souris sera suivie dans le temps (une semaine avant la chirurgie puis à 48h, 1, 2 et 3 semaines après la chirurgie) par IRM, méthode d’imagerie biomédicale non invasive et non irradiante, sous anesthésie générale avec un monitorage en temps réelle (durée max. d’un examen IRM : 3h).
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables attendus sont liés à la réaction inflammatoire post-chirurgicale. Les possibles complications auxquelles nos animaux pourront être exposés, sont les suivantes : stress lors des manipulations et une défaillance cardiorespiratoire suite à l’anesthésie.
Devenir
A la fin de chaque procédure les animaux seront mis à mort sans réveil après le dernier examen en imagerie effectué sous anesthésie pour des examens complémentaires post-mortem.
Remplacement
En amont de l’étude in-vivo, différents tests ont été effectués in-vitro sur les membranes seules afin de sélectionner les deux plus prometteuses. Ces tests ont permis une première phase d’ajustement des paramètres de l’IRM qui seront à affiner dans les conditions in-vivo limitant ainsi au maximum le nombre d’animaux dans la procédure 1. Afin d’étudier la biodégradation et biocompatibilité des membranes en prenant en compte les phénomènes annexes telle que l’inflammation, nous ne pouvons pas à l’heure actuelle éviter l’usage de modèle animal.
Réduction
Dans l’optique de réduire autant que possible le nombre d’animaux nous avons effectué en amont de ce projet in-vivo, une étude in-vitro des membranes afin de sélectionner les deux plus prometteuses. L’intégration dans le temps chez un même animal de ces membranes sera suivie par IRM. Cette technique d’imagerie biomédicale permet de réduire le nombre d’animaux par le suivi longitudinal d’un même animale.
Raffinement
L’IRM est une méthode d’imagerie biomédicale non invasive et non irradiante, nécessitant uniquement une anesthésie gazeuse dans ce projet. Durant les examens, les animaux seront monitorés en temps réel et positionnés dans une enceinte chauffée. Une période d’acclimatation de deux semaines sera respectée avant le démarrage du projet. L’hébergement se fera en groupe sociaux en présence d’enrichissements (tunnel, éléments pour la nidification, bâton à ronger). A noter que le tunnel permettra la manipulation des animaux éveillés limitant ainsi le stress de la manipulation et un playpen pourrait être utilisé lors des changes. Les souris immunodéprimées seront hébergées dans une armoire ventilée dédiée et le change des cages se fera sous hotte. Les animaux auront une anesthésie adaptée lors des différentes étapes (chirurgie et imagerie). Des points limites adaptés aux procédures ont été définis.
Choix des espèces
Le modèle d’implantation sous-cutanée est considéré comme une référence pour évaluer la réponse biologique vis-à-vis d’un biomatériau. Nous avons choisi de travailler sur la souris pour laquelle notre IRM est la mieux équipée pour permettre une optimisation du raffinement en réduisant le temps d’anesthésie nécessaire pour une résolution spatiale donnée. Nous travaillerons avec deux souches de souris, une immuno-compétente et une immuno-déficiente afin d’établir la réaction immunitaire induite par l’implantations des membranes. Nous utiliserons des souris mâles et femelles adultes âgées de 8 semaines présentant la surface optimum pour implanter une membrane et un système immunitaire mature.
2/2 – Caractérisation par IRM multimodale et phénotypage comportemental d’un modèle murin de syndrome de déficience intellectuelle
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Issues d'un élevage existant d'une lignée génétiquement modifiée plus sujette à l'épilepsie, 146 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leur cerveau. Elles passent trois tests sur la mémoire et l'orientation dans l'espace, de vingt minutes au plus, que le porteur qualifie de "passifs" sans les nommer, puis sont transportées vers un second établissement pour une IRM d'environ deux heures trente sous anesthésie gazeuse. Une partie subit enfin une chirurgie terminale de vingt minutes, sous anesthésie profonde et sans réveil. Sur le remplacement, le porteur affirme que cultures cellulaires, organoïdes et simulations informatiques ne reproduisent pas "toute la complexité du cerveau adulte", et revendique un "modèle génétique reproduisant fidèlement la pathologie humaine".
Objectifs
Le syndrome de déficience intellectuelle étudiée est une maladie génétique rare qui affecte le développement du cerveau. Les personnes atteintes présentent souvent une déficience intellectuelle, une tête plus petite, un retard de croissance, des troubles du spectre de l’autisme et une susceptibilité accrue à l'épilepsie. Cette maladie est causée par des anomalies d'un gène qui joue un rôle essentiel dans la formation et le fonctionnement du cerveau. Des recherches récentes ont montré que lorsque ce gène ne fonctionne pas correctement, certaines cellules nerveuses importantes migrent mal au cours du développement. Cela perturbe l'équilibre entre les signaux qui stimulent et ceux qui freinent l'activité cérébrale. L’objectif de ce projet est donc de caractériser les altérations cérébrales associées à la déficience intellectuelle étudiée , chez un modèle de souris, (portant la même anomalie génétique et présentant des caractéristiques proches de celles observées chez les patient) par plusieurs techniques d'imagerie par résonance magnétique (IRM) ainsi que des tests comportementaux. Cette approche fournira des biomarqueurs d'imagerie utilisables comme critères de jugement intermédiaires pour les futures évaluations thérapeutiques précliniques. Ce projet se déroule dans 2 Etablissements Utilisateurs.
Bénéfices attendus
Sur le plan fondamental, ce projet qui se déroulera au sein de deux établissements utilisateurs permettra de mieux comprendre comment la perte partielle du gène d'intérêt affecte le fonctionnement du cerveau, ainsi que d'autres troubles du développement neurologique liés à un déséquilibre entre les signaux excitateurs et inhibiteurs des neurones. Grâce à une technique d'imagerie appelée GluCEST, il sera possible de mesurer le glutamate qui est la principale molécule excitatrice dans l'ensemble du cerveau de souris porteuses de cette anomalie génétique et de vérifier si ce déséquilibre, déjà observé au niveau des cellules, est également présent à l'échelle de l'organisme entier. Ce projet pourrait aussi avoir des retombées pour les patients. En effet, l'identification de marqueurs visibles à l'IRM pourrait faciliter le diagnostic et le suivi de la maladie chez l'Homme, mais aussi servir à évaluer l'efficacité de futurs traitements lors d'essais précliniques. Enfin, ce travail contribuera à développer et standardiser l'utilisation de la méthode GluCEST chez la souris pour l'étude des maladies neurodéveloppementales, le système glutamatergique étant impacté dans un grand nombre de ces pathologies.
Procédures
Les souris ne reçoivent aucun traitement pharmacologique dans le cadre de ce projet (en dehors des anesthésiques et de l'analgésie locale liés aux procédures elles-mêmes). Les interventions sont les suivantes : Dans le premier établissement utilisateur: 3 tests comportementaux passifs permettant d’évaluer la mémoire à court terme, les souvenirs d'événements vécus et l'orientation dans l'espace: 1 fois par animal et par test, durée maximale 20 min/test. • Transfert entre les établissements utilisateurs (1 fois). Dans le deuxième établissement utilisateur: • Anesthésie gazeuse pour l'IRM : Durée totale environ 2h30. • pour une partie des animaux : une chirurgie terminale sous anesthésie profonde sans réveil d’une durée de 20 minutes et résulte en la mort.
Impact sur les animaux
Nuisances liées au phénotype dommageable : la lignée génétiquement modifiée présente une susceptibilité accrue à l'épilepsie, congénitales et stables. Une surveillance dédiée est mise en place. Nuisances liées aux procédures : • L'IRM sous anesthésie entraîne une diminution de la température corporelle et un risque de dépression respiratoire, gérés par le chauffage et le monitorage en continu. • Le transfert entre sites engendre un stress, atténué par les cages sécurisées et l’acclimatation de 2 semaines. • La chirurgie terminale est réalisée sous anesthésie profonde sans réveil. Elle induit un stress et une douleur de courte durée au moment de l’anesthésie, ainsi qu’une hypothermie et une dépression cardiorespiratoire.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort à l'issue des procédures afin d’effectuer des prélèvements d’organes d’intérêt (cerveaux).
Remplacement
La compréhension des mécanismes physiopathologiques et des altérations cérébrales associées au syndrome de déficience intellectuelle étudié nécessite l'étude d'un organisme entier. La caractérisation in vivo de la connectivité cérébrale, de la microstructure tissulaire et des mécanismes chimiques impliquant le glutamate nécessite l’utilisation d’animaux vivants et de techniques d’imagerie comme l’IRM. De même, l’évaluation comportementale ne peut être réalisée que sur un organisme entier. À l’heure actuelle, les méthodes alternatives telles que les cultures de cellules, les organoïdes ou les simulations informatiques ne sont pas capables de reproduire toute la complexité du cerveau adulte et de son fonctionnement. La souris est l'espèce mammifère la plus proche de l'Homme dans laquelle nous disposons d'un modèle génétique reproduisant fidèlement la pathologie humaine.
Réduction
Les groupes expérimentaux ont été dimensionnés sur la base de nos études IRM antérieures permettant de déterminer le minimum d'animaux pour une analyse statistique de puissance suffisante. L'utilisation des animaux issus de l'élevage existant et la mutualisation des animaux entre modalités (comportement → IRM → prélèvements terminaux sur le même animal) permettent de réduire le nombre à 130 animaux expérimentaux (146 total).
Raffinement
Compte tenu du phénotype dommageable de la lignée étudiée, une surveillance dédiée est mise en place, intégrant la grille faciale de douleur de la souris et un suivi spécifique des crises épileptiques spontanées. Les conditions d'élevage sont enrichies (nidification doublée, tunnel) et l'hébergement en groupes assure une vie sociale, particulièrement importante pour cette lignée présentant des phénotypes de type Trouble du Spectre Autistique. Une semaine avant les tests de comportement les animaux sont habitués à être manipulées par l’expérimentateur. Le transport entre les 2 établissements utilisateurs se fait dans des cages spécialisées avec nourriture et eau gélifiée. Une période d’acclimatation de 2 semaines est respectée avant les examens IRM. L'anesthésie IRM est optimisée sur des animaux indépendants ; le monitorage continu (respiration, température) et le maintien thermique limitent les complications anesthésiques. Les yeux des animaux sont protégés à l’aide d’un gel ophtalmique et ils sont réhydratés à l’issue des IRM. Les prélèvements terminaux sont réalisés lors de la chirurgie terminale sous anesthésie profonde sans réveil. Des points limites ont été établis afin de soustraire les animaux à la douleur.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l'espèce de choix pour générer des modèles de maladies génétiques humaines : sa physiologie et sa génétique sont bien connues, et les méthodes de manipulation génétique y sont les plus développées. La nécessité d'utiliser une lignée transgénique est liée à l'absence de modèle spontané de la lignée génétiquement modifiée. Les animaux seront utilisés à l'âge adulte (à partir de 2 mois). À cet âge, le développement cérébral est complet, le comportement exploratoire et les aptitudes de mémorisation sont stables, et les phénotypes neuroanatomiques de la lignée génétiquement modifiée (microcéphalie, microstructure tissulaire) sont pleinement exprimés.
Évaluation de nouvelles thérapies anti-infectieuses dans des modèles murins d’infection musculaire de la cuisse.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Infectées par une bactérie injectée dans les deux cuisses, puis traitées jusqu'à 23 fois dans les études les plus longues, qui peuvent durer 84 jours, 6 810 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. L'infection peut provoquer inflammation, œdème, douleur locale et boiterie, et certaines souris reçoivent au préalable un immunosuppresseur. Le projet doit évaluer de nouveaux antibactériens, leur dose, leur fréquence et leur voie d'administration, en partie par un cathéter veineux "préalablement implanté" dont le résumé ne dit ni quand ni comment il est posé. Le porteur présente cette mise à mort systématique comme une garantie du "respect des exigences en matière de bien être animal".
Objectifs
Ce projet a pour objectif de mieux comprendre les infections bactériennes localisées des tissus mous. Ces infections peuvent entraîner une inflammation importante, une destruction des tissus musculaires et, dans certains cas, une propagation de l’infection vers des formes plus graves. Elles représentent un enjeu important de santé publique, en particulier en raison de l’augmentation des résistances aux antibiotiques. Pour cela, des études sont réalisées chez la souris afin d’observer comment l’infection se développe au niveau musculaire et d’évaluer l’efficacité de nouveaux traitements antibactériens. Ces modèles permettent notamment de mesurer la capacité des médicaments à réduire la charge bactérienne dans les tissus infectés, à limiter l’inflammation locale et à améliorer l’évolution de l’infection. Ils permettent également d’étudier le comportement des traitements dans l’organisme afin d’optimiser leur utilisation. Avant d’être testés chez l’animal, les composés font l’objet d’études préalables en laboratoire (en dehors de l’organisme) afin de sélectionner les candidats les plus prometteurs. Les expérimentations animales ne sont réalisées que lorsque les informations recherchées ne peuvent pas être obtenues par des méthodes alternatives. Ces travaux permettront de mieux identifier les traitements les plus efficaces et de mieux comprendre les relations entre l’exposition des médicaments et leur activité anti-infectieuse. À terme, ce projet vise à contribuer au développement de nouvelles approches thérapeutiques contre les infections bactériennes des tissus mous, notamment dans les situations où les traitements actuellement disponibles sont insuffisants ou moins efficaces.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à améliorer la compréhension et le traitement des infections bactériennes localisées des tissus intramusculaires de la cuisse. Ces infections peuvent entraîner une inflammation importante, une destruction des tissus musculaires et, dans certains cas, évoluer vers des formes plus graves difficiles à traiter. Elles représentent un enjeu important de santé publique, en particulier dans le contexte de l’augmentation des résistances aux antibiotiques. Les principaux bénéfices attendus concernent le développement de nouveaux traitements antibactériens plus efficaces. Les études permettront d’identifier des composés capables de réduire la charge bactérienne dans les tissus infectés et de déterminer les conditions optimales de leur utilisation (dose, fréquence et voie d’administration). Ces travaux contribueront également à mieux comprendre l’évolution des infections musculaires localisées, la réponse inflammatoire associée et les mécanismes d’action des traitements au sein d’un organisme entier. Ils permettront ainsi d’améliorer les connaissances scientifiques dans le domaine des infections bactériennes des tissus mous. À terme, les résultats de ce projet pourraient contribuer au développement de nouvelles approches thérapeutiques pour les patients, en particulier dans les situations où les traitements actuellement disponibles sont insuffisants ou moins efficaces en raison de phénomènes de résistance aux antibiotiques. Enfin, en optimisant les modèles expérimentaux et les approches utilisées, ce projet participe à une utilisation raisonnée et limitée des animaux en recherche, en évitant la répétition d’études inutiles et en permettant d’obtenir des résultats fiables avec le nombre minimal d’animaux nécessaire.
Procédures
Les animaux seront soumis à différents types de gestes expérimentaux, incluant des administrations de substances, des infections expérimentales, des prélèvements sanguins et un suivi clinique régulier. Aucune procédure chirurgicale lourde n’est prévue. Les principales étapes sont les suivantes : • Acclimatation : minimum 5 jours avant toute procédure, sans intervention. • Utilisation d’un cathéter veineux préalablement implanté : Manipulation du cathéter (connexion, administration en perfusion, rinçage, vérification de la perméabilité) réalisée en conditions aseptiques par du personnel formé. • Pré-conditionnement (si nécessaire) : administration d’agent immunosuppresseur (voie sous cutanée, J 4 et J 1 avant infection) ou d’antihistaminiques. • Infection expérimentale : administration intramusculaire unique dans les 2 cuisses, réalisée sous anesthésie générale et en quelques minutes. • Traitement : administration prophylactique ou thérapeutique par voie intraveineuse, intrapéritonéale, sous cutanée ou orale jusqu’à 63 jours avant le début de l’infection en 2 ou 3 fois. Les volumes et fréquences respectent les recommandations. Le nombre maximal d’injections est généralement de 2 à 6 sur modèles courts (~25 h) et peut atteindre 20 à 23 sur modèles prolongés. • Prélèvements sanguins : o soit réalisés une fois en phase terminale o soit en cours d’étude (PK), jusqu’à 7 prélèvements sur 24 h, de faible volume, sur animal vigile ou anesthésié selon la technique o utilisation possible de cathéters pour limiter les ponctions répétées • Suivi clinique : réalisé 6 à 8 fois par jour selon le modèle (évaluation du score clinique, signes d’infection), avec une mesure du poids corporel réalisée 1 à 2 fois par jour. • Mise à mort : en fin d’étude ou dès atteinte des critères d’arrêt, avec réalisation de prélèvements terminaux. La durée des études est généralement d’environ 25 heures pour les modèles d’efficacité ou PK/PD, et peut atteindre jusqu’à 21 jours post infection. Soit un total maximal de 84 jours pour les études de survies si la thérapie est utilisée en prophylactique.
Impact sur les animaux
Les effets indésirables attendus dans ce modèle d’infection intramusculaire sont principalement liés à l’établissement d’une infection localisée dans le tissu musculaire et aux manipulations expérimentales associées. Le développement de l’infection peut entraîner une altération légère à modérée de l’état général des animaux, se traduisant par une diminution de l’activité, une posture voûtée, un pelage ébouriffé, une perte de poids modérée et une baisse de la prise alimentaire. Des signes locaux spécifiques au modèle sont également attendus au niveau du site d’injection intramusculaire, incluant une inflammation, un œdème, une douleur locale et une possible boiterie ou diminution de l’appui sur le membre affecté. Ces manifestations reflètent la réponse inflammatoire et l’évolution locale de l’infection dans le muscle. Selon l’agent infectieux et la progression du modèle, une dissémination bactérienne peut survenir et conduire dans de rares cas à des signes systémiques (hypothermie, déshydratation), bien que le modèle soit principalement localisé. Ces effets sont considérés comme de sévérité légère à modérée, mais peuvent devenir modérés en raison de leur cumul au cours du protocole expérimental. Un suivi clinique régulier basé sur une grille de score est mis en place afin de détecter précocement toute dégradation de l’état des animaux. Des mesures de soutien sont instaurées dès l’apparition des premiers signes cliniques et des critères d’arrêt prédéfinis sont appliqués de manière stricte afin de limiter toute douleur ou souffrance excessive.
Devenir
À l’issue des procédures expérimentales, les animaux sont systématiquement mis à mort. Aucune réutilisation, remise en liberté ou maintien en vie après la procédure n’est envisageable. En effet, les animaux ont été exposés à des agents infectieux potentiellement pathogènes et les procédures impliquent généralement des atteintes physiologiques incompatibles avec une récupération complète dans des conditions garantissant leur bien être. Le recours à la mise à mort permet également la réalisation de prélèvements terminales indispensables à l’atteinte des objectifs scientifiques du projet. Cette approche garantit à la fois la qualité des données générées et le respect des exigences en matière de bien être animal, en évitant toute utilisation ultérieure inappropriée des animaux.
Remplacement
Avant de recourir à l’utilisation d’animaux, des méthodes alternatives sont systématiquement mises en œuvre afin de limiter leur utilisation. Les molécules testées sont d’abord étudiées en laboratoire, en dehors de l’organisme, grâce à des tests réalisés sur des micro organismes (bactéries) et des cellules. Ces approches permettent de vérifier si les candidats traitements sont susceptibles d’être efficaces et d’éliminer ceux qui ne présentent pas d’intérêt. Des modèles informatiques et des analyses de données existantes sont également utilisés pour mieux comprendre le comportement des médicaments et sélectionner les doses appropriées avant toute expérimentation animale. Ces méthodes permettent de réduire le nombre d’animaux utilisés en ne testant que les molécules les plus prometteuses. Elles sont systématiquement privilégiées dès que cela est possible. Cependant, certaines questions scientifiques ne peuvent pas être étudiées sans recourir à un organisme entier. Les infections étudiées impliquent des interactions complexes entre l’agent infectieux et l’ensemble de l’organisme, notamment la circulation du pathogène dans différents organes et la réponse globale de l’organisme. À ce jour, ces phénomènes ne peuvent pas être reproduits de manière fiable par des méthodes alternatives. Le recours à l’animal reste donc nécessaire dans certaines situations, mais il est limité au strict nécessaire, et uniquement lorsque les informations recherchées ne peuvent pas être obtenues autrement.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés dans ce projet est limité au strict nécessaire grâce à plusieurs mesures mises en place dès la conception des études. Avant toute expérimentation, les chercheurs s’appuient sur les données déjà disponibles (littérature scientifique, résultats internes) afin d’éviter de répéter des études déjà réalisées. Des tests préalables en laboratoire permettent également d’identifier les conditions les plus adaptées avant d’utiliser des animaux. Les modèles sont d’abord optimisés avec un nombre réduit d’animaux afin de définir précisément les paramètres expérimentaux (dose d’infection, durée de l’étude). Ces informations permettent ensuite de concevoir les études de manière plus efficace et d’éviter d’avoir à les répéter. Le nombre d’animaux par groupe est déterminé à l’aide de méthodes statistiques permettant d’obtenir des résultats fiables tout en utilisant le minimum d’animaux nécessaire. Par ailleurs, les études sont organisées de manière à limiter le nombre de manipulations réalisées sur chaque animal. Lorsque les besoins expérimentaux sont importants, des groupes distincts d’animaux (appelés cohortes) sont utilisés afin d’éviter d’imposer un trop grand nombre de prélèvements ou d’injections à un même animal. Enfin, plusieurs types de données (par exemple observations cliniques et mesures biologiques) sont recueillis chez un même animal lorsque cela est possible, ce qui permet de réduire le nombre total d’animaux nécessaires. L’ensemble de ces approches permet de concilier la qualité scientifique des résultats avec une utilisation raisonnée et limitée des animaux.
Raffinement
Le projet met en œuvre différentes mesures afin de réduire au maximum la douleur, la souffrance et le stress des animaux tout au long des études. Les animaux sont hébergés dans des conditions adaptées et contrôlées, avec un enrichissement du milieu (matériel de nidification, abris, tunnels) qui favorise leur bien être et leur permet d’exprimer des comportements naturels. Ils sont acclimatés avant toute expérimentation afin de réduire le stress lié au changement d’environnement. Les manipulations sont réalisées par du personnel formé, en utilisant des techniques adaptées pour limiter l’inconfort et la durée de contention. Lorsque cela est nécessaire, une anesthésie est utilisée pour certaines procédures. Des traitements contre la douleur peuvent également être administrés si des signes de gêne apparaissent. Les animaux font l’objet d’une surveillance régulière (plusieurs fois par jour si nécessaire) afin de détecter rapidement toute dégradation de leur état de santé. Une grille de suivi permet d’évaluer leur état de manière objective. Des mesures de soutien sont mises en place en cas de besoin, comme l’apport d’eau ou de nourriture facile d’accès, ou un environnement chauffé si les animaux présentent des signes de fragilité. Des critères d’arrêt précoces sont définis : dès qu’un animal présente des signes importants de souffrance, il est pris en charge ou euthanasié afin d’éviter toute dégradation de son état. Enfin, l’organisation des études permet de limiter le nombre de manipulations par animal, notamment grâce à l’utilisation de groupes distincts lorsque nécessaire. L’ensemble de ces mesures permet de réduire autant que possible l’impact des procédures sur les animaux tout en garantissant la qualité des résultats scientifiques.
Choix des espèces
La souris est l’espèce choisie pour ce projet car il s’agit d’un modèle largement utilisé en recherche médicale. Elle permet d’étudier de manière fiable le développement des infections et d’évaluer l’efficacité de nouveaux traitements dans un organisme entier. De nombreuses connaissances scientifiques existent déjà sur ce modèle, ce qui facilite l’interprétation des résultats et permet de limiter la répétition d’expériences. L’organisme de la souris présente des similitudes importantes avec celui de l’Homme pour l’étude des infections, notamment en ce qui concerne la manière dont les agents infectieux se propagent dans le corps et la façon dont l’organisme réagit. Cela en fait un outil pertinent pour améliorer les connaissances et développer de nouveaux traitements. Les animaux utilisés sont des adultes. Ce choix permet de travailler sur un organisme dont les fonctions sont totalement développées et stables, ce qui garantit des résultats plus fiables et reproductibles. Chez les adultes, le système immunitaire et les caractéristiques physiologiques sont mieux établis, ce qui est essentiel pour étudier correctement les infections. Selon les besoins de l’étude, des animaux avec un système immunitaire normal ou temporairement affaibli peuvent être utilisés. Cela permet d’explorer différentes situations, notamment celles où les défenses de l’organisme sont diminuées, comme cela peut être le cas chez certains patients. Ce choix d’espèce et de stade de développement permet de répondre aux objectifs scientifiques du projet tout en utilisant le modèle le plus adapté et le mieux caractérisé.
Etude de l’activité respiratoire chez des modèles rongeurs d’hypoventilation centrale associée ou non à une encéphalopathie autoimmune
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Rats : 115
Tous tués à la fin des actes pour prélever des parties de leur système nerveux central, 658 rongeurs, 543 souris et 115 rats, vont être utilisés dans des procédures dont le niveau de souffrance va de l'anesthésie sans réveil au sévère. Des nouveau-nés de cinq jours au plus sont anesthésiés quelques minutes puis tués pour isoler une partie de leur système nerveux et y mesurer la commande respiratoire. Les souris adultes passent des mesures de respiration d'une heure en enceinte fermée, portent un collier qui mesure l'oxygène du sang et subissent deux ou trois chirurgies du cerveau en stéréotaxie, une partie recevant aussi cinq jours de traitement immunosuppresseur par le nez sous anesthésie. Pour justifier l'emploi de rongeurs dans l'étude de l'hypoventilation liée à une encéphalopathie auto-immune, le porteur affirme qu'il n'est "pas possible de recréer in vitro la complexité d'un organisme entier".
Objectifs
L’hypoventilation alvéolaire centrale est une maladie neuro-respiratoire grave, secondaire à l’atteinte de la commande automatique respiratoire. Cette atteinte peut survenir à différents niveaux, le principal étant une perte de la sensibilité du cerveau à l’excès de dioxyde de carbone, qui déclenche et augmente normalement la respiration. Cette ventilation insuffisante ne garantit plus les échanges gazeux et nécessite une ventilation mécanique, nocturne et parfois diurne, pour survivre. Ses causes sont multiples : génétiques, lésionnelles, médicamenteuses et, plus récemment, inflammatoires. Des travaux récents ont ainsi montré qu'un tiers des patients atteints d'encéphalopathie autoimmune (une inflammation cérébrale médiée par des anticorps) présentaient une hypoventilation centrale pendant le sommeil. Dans une partie des cas, les anticorps responsables sont identifiés. De plus, on ignore quelles structures cérébrales sont touchées et causent cette hypoventilation, ainsi que les moyens de la contrer, si ce n'est par le biais d'une ventilation mécanique. En l’absence de diagnostic et de prise en charge rapide, les patients atteints d’une encéphalite et d’une hypoventilation alvéolaire décèdent dans les semaines ou les mois qui suivent l’apparition de cette hypoventilation. Notre projet vise à identifier les mécanismes qui conduisent à la survenue des hypoventilations centrales.
Bénéfices attendus
Les hypoventilations centrales sont des maladies graves, mortelles chez l’humain. Les centres respiratoires situés dans le tronc cérébral ne sont pas accessibles à une biopsie et les informations apportés par l’imagerie cérébrale sont très peu précises chez l’humain. Une étude chez des modèles animaux présentant une hypoventilation centrale soit par expression d’une mutation soit induite par une injection d’auto-anticorps responsables d’une encéphalopathie autoimmune apportera des informations précieuses sur le plan anatomopathologique. La prévalence des encéphalopathies autoimmunes est estimée à 13,7 cas pour 100000 personnes et celle des hypoventilations centrales congénitales est de 1 sur 200000 naissances. L’étude vise à mieux comprendre les mécanismes physiopathologiques responsables de l’apparition d’une hypoventilation centrale, à identifier quelles structures de la commande respiratoire sont impactées. Et enfin a tester la réversibilité de l’atteinte ventilatoire par un traitement immunomodulateur ou pharmacologique.
Procédures
Des rongeurs nouveau-nés sont anesthésiés (quelques minutes) puis euthanasiés afin d’isoler rapidement une partie du système nerveux central afin de mesurer l’activité de la commande respiratoire. Des souris adultes vigiles seront utilisées pour la mesure des variables ventilatoires qui sera réalisée de façon non invasive pendant 60min (nécessite une habituation de 5 jours minimum) dans une enceinte hermétiquement fermée et alimentée par un flux d’air en continu (pléthysmographie) avant et après les chirurgies. Des souris adultes seront utilisées pour la mesure de la saturation en O2 (1h) et la mesure de pression artérielle (10 minutes) de manière non invasive (par un collier contenant un détecteur pour la saturation et un manchon placé au niveau de la queue pour la pression artérielle) avant et après les chirurgies. Un traitement immunosuppresseur sera appliqué à une partie des animaux en intranasal pendant 5 jours (5 minutes par jour), l'administration intranasale se déroule sous anesthésie générale. Les animaux seront soumis à une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie générale et analgésie (2 fois par animal, acte de 30 minutes pour une partie des animaux ; 3 fois pour une partie des animaux, acte de 30 minutes). Tous les animaux sont euthanasiés après la dernière mesure des variables physiologique (respiration, saturation en dioxygène et pression artérielle) en vue des prélèvements.
Impact sur les animaux
La manipulation des animaux pourra induire un stress. Le dispositif de collier d’enregistrement de la saturation en oxygène peut engendrer un stress et un inconfort pour l’animal. L’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse cardio-respiratoire. Les interventions chirurgicales pourront engendrer des douleurs et des risques d’infections.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin des actes en vue des prélèvements et pour les analyses anatomopathologiques de certaines parties du système nerveux central.
Remplacement
Un organisme vivant est nécessaire pour étudier les acteurs mis en jeu dans le développement hypoventilations centrales associées ou non aux encéphalopathies auto-immunes à travers les différentes structures cérébrales nécessaire dans la mise en oeuvre de ce projet. Il n’est pas possible de recréer in vitro la complexité d’un organisme entier avec tous les acteurs cellulaires rentrant en jeu; en effet l'apparition et la diffusion des anticorps associés aux encéphalopathies auto-immunes dans les différentes structures cérébrales seront corrélées avec les caactéristiques clinique (tests respiratoires), non dissociables pour comprendre le mécanisme physiopathologique de ces maladies. La fonction respiratoire nécessite l’utilisation de modèles murins ex vivo et in vivo. Le projet nécessite d’avoir accès à la commande respiratoire dans des conditions qui ne peuvent être obtenues autrement que par un travail sur des souris vivantes.
Réduction
Nous utilisons aussi bien les mâles que les femelles dans les études ex vivo chez les nouveau-nès dans nos travaux afin de limiter le nombre d’animaux. 658 rongeurs seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats
Raffinement
Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements (carré de lanière kraft/coton, batonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette). Si un animal se retrouve isolé (seul mâle d’une portée, animal arrivé seul d’un fournisseur, agression entre congénères, dernier animal dans la cage…), il bénificiera de deux enrichissements et il sera vérifié par la Structure Bien Etre Animale (SBEA) pour valider son hébergement individuel. La températures et le taux d'humidité sont contrôlées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Nous nous efforçons de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Les souris adultes seront habituées pendant au moins 5 jours aux enceintes de pléthysmographie, pour diminuer le stress. Sous anesthésie, une surveillance du rythme cardiorespiratoire est assurée jusqu’au réveil complet. Si défaillance, l’anesthésie est stoppée, la souris est réanimée.
Choix des espèces
Les rongeurs sont depuis de nombreuses années les espèces animales de choix pour l’étude des mécanismes associés à la genèse et à la régulation de la commande respiratoire et les fonctions cardio-vasculaires. Nouveau-nés (0-5 jours) : étude de la commande respiratoire sur préparations ex vivo, au-delà de 5 jours, elles ne génèrent plus d’activité car problème d’oxygénation du tissu. Les nouveau-nés sont identifiés par l’expérimentateur par un code (nom expérimentateur et un chiffre incémenté au fur et à mesure des expériences) Adultes (8 semaines minimum) : l’enregistrement simultanée de la ventilation et de l’électroencéphalographie, la mesure de la pression artérielle et de la saturation en dioxygène n’est réalisable que chez les adultes du fait de contraintes liées au matériel.
Etude des effets de candidats médicaments dans un modèle préclinique d’hypertension artérielle pulmonaire (modèle SUGEN/Hypoxie) MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
Injectés d'un composé qui freine la formation des vaisseaux, puis enfermés trois semaines dans une enceinte d'hypoxie où l'humidité dépasse 80 %, 1 800 rats sur les 2 000 du projet vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. De retour en air normal, la maladie s'aggrave et devient irréversible, au point que le porteur prévoit jusqu'à 40 % de morts dans les groupes suivis plus de trois semaines. Le but est de tester des candidats médicaments contre l'hypertension artérielle pulmonaire, donnés par gavage ou injection jusqu'à deux fois par jour, avant une ouverture du thorax pour mesurer les pressions et la mise à mort de tous les rats encore en vie. Le porteur décrit dans l'enceinte une humidité élevée, un risque d'accumulation d'ammoniaque et de CO2 et un bruit plus fort qu'en salle classique, puis affirme que les absorbeurs assurent des "conditions correctes pour les animaux".
Objectifs
L’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie cardiovasculaire et pulmonaire rare et grave : sa prévalence dans la population générale en France est estimée à 15 cas par million et la survie médiane sans traitement après diagnostic est inférieure à 3 ans. Elle se caractérise par l’augmentation des résistances artérielles pulmonaires, responsable d'une hypertension, et aboutit à une insuffisance cardiaque. Cette maladie peut survenir de cause inconnue, dans un contexte familial ou compliquer l’évolution de certaines pathologies (insuffisance cardiaque). En identifiant et en traitant les patients le plus tôt possible, il est possible de retarder la progression de l'HTAP. Malheureusement, cette maladie est souvent mal diagnostiquée et traitée, car les symptômes initiaux sont légers et peu spécifiques (essoufflements, lipothymie et asthénie). Si les options thérapeutiques ont progressé ces dix dernières années et ont permis d'améliorer les conditions de vie des malades, la prise en charge de l'HTAP demeure incomplète car ne prolonge pas significativement le durée de vie après diagnostic. Ainsi, la recherche de médicaments ciblant de nouveaux mécanismes physiopathologiques reste un enjeu majeur pour les années à venir. Les tests de nouvelles molécules doivent se réaliser sur des modèles animaux suffisamment prédictifs de la maladie, afin d’optimiser la sélection des candidats médicaments qui entreront en phase clinique. Le modèle présenté d'HTAP chez le rat, induit conjointement par l’administration d'un composé diminuant la formation de vaisseaux sanguins et par une hypoxie (diminution des apports en oxygène) chronique, est un modèle qui reproduit l'ensemble des caractéristiques physiopathologiques décrites chez l'Homme, à savoir une atteinte vasculaire qui est associée à long terme avec le développement d'une insuffisance cardiaque droite. De plus, les traitements actuellement proposés chez l'Homme montrent des résultats bénéfiques significatifs dans ce modèle. Ainsi, ce modèle d'HTAP représente un modèle préclinique de choix pour l’étude de l’HTAP. Ce modèle nous permettra d’évaluer, chez le rat, l’efficacité de nombreux candidats médicaments qui s’intéressent à des mécanismes d’actions connus (atteintes vasculaires) et des cibles thérapeutiques nouvelles (atteintes cardiaques). Ce modèle nous permettra également une meilleure compréhension des mécanismes mise en jeu dans la maladie afin d’améliorer la prise en charge des patients.
Bénéfices attendus
L’HTAP est une maladie rare et grave pour laquelle il n’existe actuellement pas de traitements curatifs efficaces. Si les traitements prescrits actuellement, essentiellement des vasodilatateurs, permettent une amélioration de la qualité de vie des patients et une prolongation de la survie en freinant l’évolution de la pathologie, la moitié des patients décèdent dans les sept ans qui suivent le diagnostic. Compte-tenu de l’évolution de l’HTAP dans ce modèle animal qui mime fidèlement la maladie humaine, la réalisation d’études précliniques utilisant des candidats médicaments novateurs apparait primordiale pour mettre en évidence de nouvelles pistes thérapeutiques. Ainsi, à terme, l’utilisation de ce modèle animal permettra de sélectionner des composés présentant des bénéfices sanitaires significatifs en vue d’essais cliniques.
Procédures
Une injection sous-cutanée (S.C.) du composé diminant la formation des vaisseaux est réalisée sous anesthésie gazeuse. Les animaux sont ensuite placés dans une enceinte d’hypoxie pendant 3 semaines avant de retourner en condition de normoxie (conditions d'hébergement classique) durant 0 à 6 semaines. Pendant la période de normoxie, les animaux pourront être traités quotidiennement, une à 2 fois par jour selon le composé testé, par gavage, injection intrapéritonéale (I.P.), sous-cutanée (S.C.), ou intranasale (I.N.). Les animaux pourront subir une chirurgie sous anesthésie générale afin de placer sous la peau une pompe contenant des substance, permettant la diffusion continue de candidats médicaments et dont la durée d'intervention est d'environ 15-25min. Des injections intraveineuses sous anesthésie gazeuse pourront également être réalisées 1 à 2 fois par semaine. Durant la normoxie, des prélèvements de sang à la veine jugulaire ou des examens échocardiographiques de suivi pourront être réalisés sous anesthésie gazeuse. A la fin du protocole, une chirurgie sous anesthésie gazeuse et analgésie est réalisée afin de mesurer les pressions artérielles en insérant un cathéter relié à un capteur de pression dans l’artère carotide. Une thoracotomie est ensuite réalisée afin d’insérer un cathéter dans le ventricule droit puis dans l’artère pulmonaire pour des mesures de pressions. Un prélèvement de sang terminal intracardiaque pourra être réalisé avant la mise à mort des animaux par surdose de produit euthanasiant. [MODIFICATION: Les animaux seront soumis à un test d'effort sur tapis roulant dont la l'intensité maximale augmente progressivement jusqu'à l'épuisement de l'animal. Ce test sera réalisé au maximum 2 fois au cours du protocole, avant le début des traitements et à la fin du protocole (durée maximale du test 35 min).]
Impact sur les animaux
Les animaux sont soumis à une anesthésie et reçoivent une injection sous-cutanée pour induire une hypertension artérielle pulmonaire. Ils sont ensuite placés dans une enceinte d’hypoxie pendant 3 semaines. L’humidité dans l’enceinte est supérieure à 80%. En hypoxie, les animaux présentent une prise de poids ralentie de 50% par rapport à une stabulation conventionnelle à cause du stress et de l’asthénie provoqués par la déplétion en oxygène. De plus, le confinement dans l'enceinte d'hypoxie génère un inconfort, indépendamment de l'hypoxie elle même, via une humidité élevée et un risque d'accumulation d'ammoniaque et de CO2. De plus, le niveau sonore est plus élevé dans les caissons hypoxiques que dans les salles d'hébergements classiques pouvant engendrer du stress et de l'inconfort pour les animaux. A la fin de ces 3 semaines d’hypoxie, ils retournent dans la pièce d’hébergement conventionnelle pendant 0 à 6 semaines, période pendant laquelle la pathologie va s’aggraver et devenir irréversible. A long terme, les animaux peuvent mourir de la pathologie. Pendant la période de normoxie, les animaux pourront être traités quotidiennement, une à 2 fois par jour selon le composé testé, par gavage, injection intrapéritonéale, sous-cutanée, ou intranasale. Ces administrations peuvent êtres associées à des risques de fausses route, d'irritation ou de lésions de l'oesophage. Une chirurgie d’implantation de pompe contenant les composés pourra être réalisée après ouverture de la peau pouvant être source de douleur et/ou d'une gêne avec la présence de la pompe et de la diffusion des subtances. Des injections intraveineuses sous anesthésie pourront également être réalisées 1 à 2 fois par semaine. Des anesthésies gazeuses seront potentiellement réalisées au cours du protocole afin de réaliser des prélèvements de sang à la veine jugulaire ou des examens échocardiographiques de suivi. A la fin du protocole, les animaux sont anesthésiés afin de réaliser un acte chirurgical qui permet de mesurer les pressions artérielles en insérant un cathéter relié à un capteur de pression dans l’artère carotide. Une thoracotomie est ensuite réalisée afin d’insérer un cathéter dans le ventricule droit puis dans l’artère pulmonaire pour des mesures de pressions. Un prélèvement de sang terminal intracardiaque pourra être réalisé avant la mise à mort des animaux par surdose de produit euthanasiant. [MODIFICATION: Les tests d'efforts induisent un stress comportementale et physique.]
Devenir
A la fin de la procédure, tous les animaux HTAP seront mis à mort afin de récupérer des organes pour des analyses de tissus (cœurs, poumons, artères pulmonaires) et/ou des analyses de morphologie des organes (pesée des deux ventricules du cœur). Les mesures de pressions dans le ventricule droit sont également trop invasives pour envisager un réveil des animaux. Un prélèvement de tissu sur les animaux Sham (non porteurs d'un HTAP) est nécessaire pour comparer aux conséquences cardiovasculaires des animaux porteurs de la maladie.
Remplacement
S'il existe un certain nombre de modèles de culture de cellules musculaires lisses, ces modèles in vitro sont utilisés en première intention (modèles de screening) et sont utilisés uniquement pour tester des activités moléculaires et identifier des voies de signalisation. Ces modèles cellulaires in-vitro ne permettent pas de tester l'efficacité d'un candidat médicament sur l'aspect de la restauration hémodynamique et morphologique mais sont utilisés en amont afin de sélectionner les meilleurs candidats à tester sur nos modèles in vivo. La validation de la formation aux techniques de mesures de pressions nécessite d’avoir recours à des animaux vivants car les phases critiques de l’approche chirurgicale reposent sur les risques hémorragiques qui peuvent entraîner des mesures de pression faussées, voir la mort de l’animal.
Réduction
Pour chaque groupe avec une HTAP, le nombre d'animaux nécessaire par groupe est fixé à 11. Ce nombre a été déterminé par un calcul de N, sur la base de données obtenues préalablement et prenant en compte les moyennes et déviations standards mesurées pour chaque paramètre. Basés sur les données historiques dans ce modèle d’HTAP, un pourcentage de perte de 15% est attendu jusqu’à 3 semaines de normoxie, correspondant aux animaux qui meurent au cours du protocole à cause du développement de la pathologie. Le nombre d’animaux inclus dans chaque groupe en début d’étude est donc de N=13. Lorsque le protocole inclus une période de normoxie supérieure à 3 semaines (jusqu’à 6 semaines), le nombre d’animaux par groupe est fixé à N=18 car le développement de la pathologie entraîne une mortalité plus importante des animaux (jusqu’à 40% de perte). Généralement, le groupe contrôle négatif (non malade) n’est composé que de 6 animaux car il y a peu de variabilité des paramètres cardiovasculaires étudiés. Ainsi, 1800 rats HTAP sont prévus dans le cadre de cette procédure et 120 rats Sham. Des échantillons de plasmas et/ou de tissus d'animaux sont prélevés à l'issue de certaines séries expérimentales et conservés pour pouvoir être utilisés dans le cadre d’autres projets de recherche (par exemple recherche d’un récepteur cible présent dans le plasma ou dans les tissus cardiaques ou vasculaires). L'utilisation de ces banques de tissus pour d'autres projets de recherches permet de réduire significativement le nombre d’animaux utilisés car il permet de réduire le nombre de séries expérimentales réalisées.
Raffinement
A l’arrivée des animaux, une période d'acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. L'administration du composé induisant la pathologie est réalisée sous anesthésie. Pendant les 3 semaines d'hypoxie, les animaux sont hébergés dans des grandes cages en plexiglass prévues à cet effet avec une sciure particulièrement absorbante (8 animaux/cages). Les caissons d’hypoxie sont ouverts et nettoyés tous les jours. De la chaux sodée est placée dans le caisson pour absorber le C02 et changée tous les jours, de l'acide borique permet d'absorber l'ammoniaque générée par les urines et est remplacé toutes les semaines ; et des absorbeurs d'humidité sont présents assurant des conditions correctes pour les animaux. La ventilation des caissons peut être adaptée à l’aide d’aérations présentes sur les caissons dont l’ouverture et la fermeture peut être ajustée pour diminuer une humidité excessive. Les animaux sont observés quotidiennement et tout signe de douleur ou de détresse entraîne l’établissement d’un score grâce à une grille d’évaluation du bien-être animal. En fonction du score obtenu, un protocole d’analgésie approprié est mis en place si besoin. Des points limites spécifiques au protocole sont établis (présence de plaies cutanées, fausse route…) Si des prélèvements de sang sont réalisés au cours du protocole, les animaux sont anesthésiés. Une anesthésie locale est également réalisée. Les rats sont placés sur un tapis chauffant avec contrôle de la température, et une réhydratation est réalisée en injectant en S.C. 3 fois le volume prélevé. Si des injections en voie I.V. sont réalisées, les animaux sont anesthésiés avec une analgésie locale et contôle de la température corporelle. Les mesures hémodynamiques réalisées en fin de protocole se font sur animaux anesthésiés ayant reçus une injection préalable d'analgésiant. Pour chaque anesthésie, les animaux sont placés sur un tapis chauffant retro-contrôlé et du gel ophtalmique est déposé sur leurs yeux. Les pompes osmotiques sont implantées en s.c. sous anesthésie générale et analgésie locale. Un massage de la zone d'implantation de la pompe est effecuté pour limiter la fibrose des tissus et optimiser son fonctionnement. [MODIFICATION: A la suite des test d'efforts, les animaux seront réhydratés. Les animaux seront habitués au tapis roulant à hauteur de 3 fois maximum par semaine à faible intensité.]
Choix des espèces
Même si de nombreuses espèces animales sont concernées, la majorité des modèles d’HTAP ont été développés chez le rat adulte parce qu’il permet d’obtenir, après induction de la pathologie, des données hautement reproductibles. De plus, les rats présentent des modifications cardiovasculaires similaires à l’homme : modifications des pressions, remodelage vasculaire et cardiaque, perte de fonction. Finalement, ce modèle d'HTAP développé chez le rat représente un modèle de référence pour l’étude de l’HTAP car la progression de la pathologie est continue au cours du temps et mime ainsi l’évolution délétère de la maladie observée chez l’homme. Des rats de 4/6 semaines au moment où ils arrivent en acclimatation dans nos locaux sont utilisés pour ce modèle. Ce modèle est sensible à l’âge et des animaux plus âgés ne présentent pas le même développement de la pathologie.
Etude de l’efficacité de candidats médicaments dans un modèle préclinique d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) chez le rat (modèle monocrotaline) MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système respiratoire
1 960 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Une injection de monocrotaline sous anesthésie leur provoque une hypertension artérielle pulmonaire. Ils reçoivent ensuite des composés chaque jour pendant cinq semaines, passent au moins deux imageries cardiaques et jusqu'à deux tests d'effort sur tapis roulant dont l'intensité augmente "jusqu'à l'épuisement de l'animal", avant une chirurgie terminale pour mesurer la pression dans le cœur. Les molécules retenues "pourraient ensuite" être étudiées chez l'être humain, alors que la maladie infligée peut réduire l'activité, l'appétit et le poids des rats. Sur le remplacement, le porteur affirme que les cellules ou tissus isolés ne rendent pas compte des "effets globaux" du médicament, et conclut que l'utilisation d'un "modèle animal est nécessaire".
Objectifs
L’objectif de ce projet est de tester de nouveaux médicaments destinés au traitement d’une maladie grave des poumons appelée hypertension pulmonaire artérielle. Cette maladie entraîne une augmentation de la pression dans les vaisseaux des poumons, ce qui fatigue progressivement le cœur et peut conduire à une insuffisance cardiaque. Elle peut apparaître sans cause connue, être liée à des facteurs familiaux, ou être associée à d’autres maladies ou à certains médicaments. Bien que des traitements existent déjà pour soulager les symptômes, leur efficacité reste limitée et variable selon les patients. Le but de cette étude est donc d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques dans un modèle animal, afin de mieux comprendre leur potentiel avant une éventuelle utilisation chez l’être humain.
Bénéfices attendus
Le modèle utilisé dans ce projet reproduit de manière fiable les principales caractéristiques de la maladie étudiée, en particulier les atteintes des vaisseaux des poumons et du cœur. Chez les animaux, l’augmentation progressive de la pression dans les poumons entraîne des modifications du cœur similaires à celles observées chez les patients atteints de cette maladie. L’utilisation de ce modèle permet de mieux comprendre les mécanismes de la maladie et d’évaluer l’effet de nouveaux médicaments dans des conditions proches de celles rencontrées chez l’être humain. Les résultats obtenus permettront d’identifier les futurs molécules thérapeutiques les plus prometteuses, qui pourraient ensuite être étudiés chez l’homme dans le cadre d’essais cliniques, avec pour objectif d’améliorer la prise en charge future des patients.
Procédures
Les animaux sont anesthésiés afin d’injecter la substance induisant une augmentation de la pression artérielle dans les petits vaisseaux sanguins localisés dans les poumons c'est-à-dire l'hypertension artérielle pulmonaire (durée de l’intervention : 6-8 min). Durant les 5 semaines suivantes, les animaux seront traités quotidiennement avec plusieurs composés par différentes voies d'administration selon les objectifs de l’étude (durée de 1 à 5 minutes selon la voie choisie). Le traitement pourra également être administré via des pompes diffusant les composés, implantées sous anesthésie et analgésie. [MODIFICATION: Les animaux seront soumis à un test d'effort sur tapis roulant dont la l'intensité maximale augmente progressivement jusqu'à l'épuisement de l'animal. Ce test sera réalisé au maximum 2 fois au cours du protocole, avant le début des traitements et à la fin du protocole (durée maximale du test 35 min).] Au cours du protocole, les animaux seront à nouveau anesthésiés afin de réaliser une imagerie cardiaque (environ 20 min) pour contrôler les répercussions de l'induction de la pathologie et l'effet potentiel des nouvelles molécules thérapeutiques à tester. Une autre imagerie cardiaque sera effectuée en fin de protocole (environ 20 min), puis une chirurgie sera effectuée sous anesthésie et analgésie afin de réaliser des mesures de pression dans le cœur et dans l'artère pulmonaire (environ 20 min). Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours du protocole sur animaux vigiles ou anesthésiés (environ 5 minutes par prélèvement), ou en fin de protocole après les mesures de pression et avant leur mise à mort.
Impact sur les animaux
Les animaux recevront une substance destinée à provoquer la maladie étudiée. Cette administration est réalisée sous anesthésie générale et peut entraîner une gêne passagère, notamment au niveau respiratoire ainsi qu'une gêne au niveau du site d'injection (démangeaisons, sensation de brûlure). Avec le développement de la maladie, les animaux peuvent présenter une diminution de l’activité, une baisse de l’appétit et de la prise de boisson, pouvant conduire à une perte de poids. Une intervention chirurgicale pourra être réalisée pour implanter un dispositif diffusant le traitement. Cette intervention implique une ouverture de la peau et peut entraîner une douleur ou une gêne temporaire liée à la présence du dispositif. L’administration répétée de médicaments peut générer du stress, car elle nécessite une manipulation et une contention des animaux. Certains effets indésirables liés aux médicaments testés ou aux gestes techniques peuvent survenir, en particulier avec de nouvelles molécules. Des prises de sang et des examens d’imagerie cardiaque seront réalisés sous anesthésie ou avec contention, ce qui peut entraîner un inconfort temporaire, du stress ou une douleur légère. [MODIFICATION: Les tests d'efforts induisent un stress comportemental et physique.]. En fin de protocole, des mesures complémentaires seront effectuées sous anesthésie générale.
Devenir
Afin de caractériser l'effet des traitements testés, notamment l'effet biologique, nous devons faire des mesures qui sont trop invasives pour permettre le réveil de l’animal, et il est indispensable de récupérer le cœur et les poumons en fin d'expérience pour évaluer l’efficacité des traitements
Remplacement
Ce projet vise à évaluer l’efficacité de nouveaux médicaments dans un organisme vivant. Les tests réalisés sur des cellules ou des tissus isolés ne permettent pas d’étudier les effets globaux du médicament sur le cœur et les poumons. L’utilisation d’un modèle animal est nécessaire pour mieux comprendre ces effets et le comportement du médicament dans le corps.
Réduction
Les effectifs ont été ramenés au minimum permettant toutefois d’avoir un effet statistique significatif. Nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d'animaux nécessaire en utilisant les données précédemment acquises dans notre laboratoire. Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, de l'imagerie est utilisée pour permettre de suivre plusieurs paramètres dans le temps sur le même animal.
Raffinement
A l’arrivée des animaux, une période d'acclimatation d’au moins 5 jours est respectée. Une importance particulière est portée au suivi des animaux pour prévenir et remédier à l’apparition de douleur ou de mal-être. Les points limites sont fixés avant le début des expérimentations. Une grille de score est établie afin de faire un suivi clinique des animaux, avec la mise en place de mesures adaptées en fonction du score et des critères d’arrêt de souffrance. Des enrichissements multiples leur sont proposés en alternance, pour limiter l’habituation et l’ennui. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous anesthésie et/ou analgésie. Lorsqu’une chirurgie avec réveil sera nécessaire, elle sera réalisée en conditions propres (sans microbes) et les animaux auront un suivi post-opératoire intensif pendant au moins 3 jours. Par ailleurs, les animaux seront habitués à la manipulation et à la contention ainsi qu’aux environnements nouveaux afin de réduire le stress. [MODIFICATION: A la suite des tests d'efforts, les animaux seront réhydratés. Les animaux seront habitués au tapis roulant à hauteur de 3 fois maximum par semaine à faible intensité.]
Choix des espèces
Le rat est le modèle animal le plus approprié pour cette étude car la maladie peut y être reproduite de façon fiable et ses effets sur le cœur sont comparables à ceux observés chez les patients. Sa taille permet également de réaliser des prises de sang répétées pour mieux suivre l’action du médicament dans l’organisme. Des rats entre 4 et 8 semaines au moment où ils arrivent en acclimatation dans nos locaux sont utilisés dans ce modèle. L’âge des animaux impactant la sévérité du modèle, ces paramètres seront choisis selon les objectifs de l’étude.
MODIFICATION-Evaluation de l’immunogénicité de vaccins contre le SARS- CoV-2 (nouveaux variants), les virus Nipah et HBV, et les bactéries Chlamydiae trachomatis (CT), Bordetella pertussis ou encore Tuberculosis mycobacterium affectant l’homme – MODIFICATION
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
3 612 souris vont être utilisées, chacune recevant deux ou trois injections de vaccin, par voie intrapéritonéale, sous-cutanée, intradermique, intranasale, intramusculaire ou intravaginale, et jusqu'à sept prises de sang. Selon les procédures, une injection d'acétate de médroxyprogestérone, une hormone, précède la vaccination de cinq jours. Ces souris, dont des lignées génétiquement modifiées pour exprimer des protéines humaines, sont utilisées pour tester 18 vaccins, leurs adjuvants et leurs voies d'administration dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, et toutes sont mises à mort à la fin de chaque procédure pour prélever moelle osseuse, rate et ganglions. Face à ces atteintes, le porteur résume les bénéfices attendus au "développement de nouveaux vaccins", contre six agents infectieux allant du SARS-CoV-2 à la tuberculose.
Objectifs
Les objectifs du projet sont de tester la capacité de vaccins à activer des réponses immunitaires dans les infections comme l’infection à SARS-CoV-2 (nouveaux variants), à Nipah virus (un virus léthal qui émerge contre lequel il n'existe pas de vaccin), HBV (le virus de l'hépatite B contre lequel il n'existe pas de vaccin), Chlamydiae trachomatis (CT, une bactérie sexuellement transmissible contre laquelle il n'existe pas de vaccin), Bordetella pertussis (responsable de la coqueluche dont les cas sont en nette augmentation du fait d'une diminution de la protection induite par le vaccin acellulaire) ou encore Tuberculosis mycobacterium (afin de traiter les formes latentes de la tuberculose) et d’identifier pour chaque vaccin la meilleure voie d’administration et le meilleur adjuvant afin d’obtenir des réponses immunitaires optimales et adaptées à chaque pathogène. Les vaccins que nous évaluons dans ce projet ont démontré leur innocuité dans une précédente étude. Ce qui change ici ce sont les antigènes (petits morceaux de microbes qui ne donnent pas la maladie) véhiculés par ces vaccins. Nous devons nous assurer que ces antigènes sont bien capables d'activer des réponses immunitaires dans un organisme vivant. Cette évaluation préclinique est primordiale avant de pouvoir tester ces vaccins chez l'homme dans des essais cliniques. Certains de nos vaccins sont des anticorps associés à des petits fragments de microbes. Ces anticorps reconnaissent des protéines humaines à la surface des cellules clefs pour activer le système immunitaire. Pour tester ces vaccins, nous devons utiliser des souris génétiquement modifiées qui expriment ces protéines humaines. Le projet vise également à déterminer la persistance de la réponse immunitaire induite par les vaccins après avoir choisi les plus efficaces et l’adjuvant le plus efficace pour chaque vaccin.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont le développement de nouveaux vaccins dans des maladies infectieuses avec un impact sur la santé humaine.
Procédures
Les interventions effectuées seront : une injection sous-cutanée d'acétate de médroxyprogestérone 5 jours avant la vaccination selon les procédures, des injections de vaccins (durée: 30 secondes) par voie intrapéritonéale, sous-cutanée, intradermique, intranasale, intramusculaire ou intravaginale selon les procédures ( à semaine 0, 3 et 5) et un prélèvement périodique de sang (durée 30 secondes) pratiqué sur les souris (Semaine (S)-1, S0+1 jour, S2, S3+1jour, S4, S5+1 jour, et le jour de la mise à mort) après la vaccination.
Impact sur les animaux
Les animaux recevront 2 à 3 injections de vaccin et seront soumis à des prélèvements sanguins réguliers. La réponse immunitaire générée est sans conséquence sur l’animal tout le long de la cinétique expérimentale. Les effets indésirables pourraient être une infection après l'utilisation d'aiguilles au moment de l'injection des vaccins ou des prélèvements de sang. Les aiguilles sont changées entre chaque animal pour limiter cet effet indésirable.
Devenir
Les animaux sont mis à mort à la fin de chaque procédure afin d'évaluer les réponses immunitaires induites par les vaccins dans les organes lymphoïdes primaires (moelle osseuse) et secondaires (rate et ganglions lymphatiques) et dans les tissus périphériques portent d'entrée des pathogènes.
Remplacement
Les vaccins utilisés dans ce projet ont déjà été évalués dans un précédent projet. Ce qui change ici se sont les antigènes (petits fragments de microbes qui ne provoquent pas la maladie) véhiculés par nos vaccins. Nous devons nous assurer que ces antigènes sont bien capables d'activer des réponses immunitaires dans un organisme vivant. Cette évaluation préclinique est primordiale avant de pouvoir tester ces vaccins chez l'homme dans des essais cliniques. Les nouvelles versions de vaccins que nous allons tester dans ces modèles animaux ont été présélectionnés sur la base de plusieurs tests in vitro sur des cellules en culture. Ainsi seuls les vaccins candidats qui auront donné les meilleurs résultats seront ensuite utilisés chez l’animal. Nous nous proposons ici de tester l’efficacité de ces vaccins pré-sélectionnés dans des modèles de souris (induction de réponses immunitaires systémiques, muqueuses et de longue durée). Les réponses immunitaires sont des processus complexes dont la mise en place est conditionnée par des interactions dynamiques impliquant de nombreux partenaires cellulaires présents dans différents compartiments de l’organismes (site d’entrée du pathogène/antigène, ganglion drainant, site effecteur). A l’heure actuelle, aucune approche in vitro ne permet de reproduire de façon satisfaisante l’ensemble des phénomènes impliqués dans l’initiation des réponses immunitaires dans le cadre d’une infection naturelle ou après une vaccination. C’est pourquoi nous avons besoin de travailler avec ces modèles animaux.
Réduction
Dans le cadre de la « Réduction », nous avons calculé le nombre minimal de souris (n=7 par groupe) nécessaires pour que les résultats soient significatifs et selon nos précédents travaux. Il s'agit ici de tester 18 vaccins avec et sans adjuvant et injectés selon différentes voies afin de trouver les meilleures conditions d'utilisation de ces vaccins c'est-à-dire l'adjuvant et la voie d'administration qui induiront les réponses immunitaires optimales. Ce nombre est estimé à 3612 souris et est calculé sur la base d’une formule statistique couramment utilisée dans l'expérimentation animale afin de calculer au plus juste le nombre d'animaux par procédure.
Raffinement
Les souris sont élevées avec soin et respect, en présence d’éléments d’enrichissement (bandelette de coton et neslets pour faire un nid et un tunnel en carton pour se réfugier et jouer) afin de réduire au maximum la souffrance animale, qu’elle soit physique ou psychique. Nous avons ainsi établi une grille de bien-être des animaux qui comprend l'évaluation de 10 signes cliniques et prend en compte des points limites. Les animaux sont toujours manipulés par une personne expérimentée.
Choix des espèces
Nous avons choisi de travailler chez la souris car notre projet nécessite d’étudier les réponses immunitaires chez des animaux génétiquement modifiés afin de d'exprimer un gène humain dans un type cellulaire donné. En effet, certains de nos vaccins sont des anticorps associés à des petits fragments de microbes. Ces anticorps reconnaissent des protéines humaines à la surface des cellules clefs pour activer le système immunitaire. Pour tester ces vaccins, nous devons utiliser des animaux génétiquement modifiées qui expriment ces protéines humaines. Ces modifications génétiques sont possibles chez la souris. D’autre part, les modèles murins de vaccination ont déjà été mis au point et sont largement décrits dans la littérature. Les souris seront utilisées à l’âge adulte (après 8 semaines afin de minimiser l’impact des perturbations endocriniennes observées avant cette tranche d’âges).
Identification de nouvelles molécules pour la régénération de la moelle épinière chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une partie des souris appartient à des lignées transgéniques, que le porteur dit disponibles chez la souris et non chez le rat, et toutes ont 28 jours au moins, un âge qu'il qualifie d'adulte. Au total, 1 242 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, une partie étant opérée sous anesthésie et tuée avant tout réveil. Chacune peut subir jusqu'à deux chirurgies et trois injections, parmi lesquelles une lésion de la partie superficielle de la moelle épinière, qui fait perdre la sensibilité des pattes arrière, un pincement du nerf sciatique, la pose d'un cathéter et des injections dans le nerf, le dos ou l'œil. Toutes sont mises à mort à la fin de chaque procédure pour prélever leurs tissus, afin de tester des molécules censées faire repousser la moelle.
Objectifs
Les lésions de la moelle épinière touchent près de 500 000 personnes par an. Aujourd’hui il n’y pas de traitement pour réparer la moelle épinière. De ce fait, les patients subissent de lourds handicaps pour le reste de leur vie. Ce sont souvent des personnes jeunes. Ainsi il est d’intérêt publique de trouver des moyens de réparer la moelle épinière. Nous avons identifié des molécules qui présentent une activité régénératrice.
Bénéfices attendus
Le projet permettra de définir des molécules pour promouvoir la neuroprotection et la régénération la moelle épinière. De ce fait il est important de comprendre leurs actions dans un contexte de lésion de la moelle épinière. Ainsi ce projet contribuera à identifier des approches thérapeutiques pour des maladies comme les lésions de la moelle épinière permettant le retour fonctionnel.
Procédures
Les souris peuvent subir une ou plusieurs injections. Une souris subira au minimum une injection et au maximum 2 chiruriges et 3 injections. Toutes les souris ne subbissent pas l'ensemble de ces intervantions : - le nerf sciatique : les souris sont endormies environ 5 min. L’injection dure 1min - dans le dos : les souris sont endormies environ 10 min. L’injection dure 2min - dans l’œil : les souris sont endormies environ 5 min. L’injection dure 1min. Les souris subissent une lésion de la partie superficielle de la moelle : les souris sont endormies environ 45 min. La chirurgie dure 30 min. -une lésion du nerf sciatique : les souris sont endormies environ 5 min. Le pincement du nerf dure 1min - la mise en place d’un cathéter: les souris sont endormies environ 30 min. La chirurgie dure 15min.
Impact sur les animaux
- La lésion de la colonne dorsale entraine une perte de sensibilité des pattes postérieures - La mise en place du cathéter peut entrainer une gêne - Les injections dans la moelle (type peridurale lors des accouchements) répétés peuvent entrainer une inflammation - La lésion du nerf sciatique entraine une perte de sensibilité de la patte concernée.
Devenir
A la fin de chaque procédure les souris sont mises à mort car notre projet nécessite de récupérer les tissus pour les analyser.
Remplacement
Pour atteindre nos objectifs, les modèles murins sont essentiels et non remplaçables car i) les structures anatomiques sont similaires à l’humain, et ii) les mécanismes de repousse de la moelle épinière nécessitent l’intervention de différents cellules et ne peuvent être mimés efficacement dans un système unicellulaire ou modélisé. Le modèle murin est le standard international reconnu pour la recherche sur la régénération de la moelle épinière.
Réduction
Plusieurs mesures sont appliquées pour permettre la réduction du nombre d’animaux utilisés dans ce projet : -L’entrainement de toutes les personnes qui pratiquent les expériences pour ne pas perdre d’animaux suite à de mauvaises chirurgies. -L’utilisation de tests statistiques optimaux pour avoir le nombre d’animaux le plus restreint possible tout en gardant une valeur biologique et statistique suffisante. -Les molécules ont été déjà testés sur des cellules en culture. Nous n’utilisons que les molécules qui ont déjà montré un effet significatif sur les cellules en culture.
Raffinement
L’état de santé des animaux sera suivi tout au long de l’expérience, notamment suite à la chirurgie. Les interventions sur la moelle épinière ou le nerf sciatique sont des chirurgies et seront réalisées sous anesthésie générale. Les souris recevront une injection d’un médicament anti-douleur et anti-inflammatoire adapté avant l’opération. Après chaque anesthésie, les souris seront placées sous une lampe chauffante jusqu’à leur réveil. Les critères de poids, d’apparence physique, et de comportement (basés sur la grille proposée par le comité d’éthique n°004) seront pris en compte dans le suivi des animaux qui subissent une intervention chirurgicale. Nous serons également vigilants quant à leur motricité et fonctions physiologiques comme la miction.
Choix des espèces
La régénération de la moelle épinière est un phénomène multifactoriel. La modélisation de ces processus dans un système unicellulaire (telle que la culture cellulaire) ne permet ni d’identifier correctement traitements ni de tester efficacement les capacités de régénération. La souris représente le modèle standard dans la communauté scientifique grâce à une grande similitude anatomique avec l’homme. Ceci n’est pas possible avec d’autres modèles telles que le poisson zèbre dont le système nerveux central régénère spontanément ou la drosophile dont le système nerveux est trop éloigné de celui des mammifères. La souris permet l’utilisation de toutes les chirurgies nécessaires pour répondre à nos questions. Enfin, les modèles transgéniques nécessaires à notre projet sont disponibles chez la souris ce qui n’est pas le cas pour d’autres modèles tels que le rat. Pour l’ensemble des expériences proposées nous utiliserons des souris adultes (animaux de 28 jours minimum). Nous voulons étudier les mécanismes de régénération de la moelle épinière adulte pour être le plus proche possible des lésions chez l’homme.
Evaluation préclinique de microsuture après implantation autour du système nerveux périphérique-MODIFICATION
- Formation professionnelle
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Lapins : 204
Sous anesthésie générale, le nerf sciatique de 204 rats et 204 lapins, intact ou lésé au préalable par chirurgie, reçoit un fil de microsuture ou une gaine lors d'une opération de 20 à 40 minutes, suivie d'environ deux semaines d'examens quotidiens. Ces 408 rats et lapins sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, puis tous mis à mort pour l'analyse au microscope du nerf et des tissus voisins. Il s'agit d'essais de sécurité et de performance de dispositifs médicaux, commandés par un "donneur d'ordre" en vue d'une autorisation de mise sur le marché. Le résumé déclare des procédures sévères mais ne cite comme effet néfaste que la douleur liée à l'implantation, et il annonce des tests de motricité et de sensibilité sans dire lesquels.
Objectifs
Ce projet vise à développer un modèle animal adéquat pour étudier la tolérance locale (évaluation de la réaction d’un organisme en contact avec un produit étranger) et/ ou la performance de dispositif médicaux destiné à une utilisation en microchirurgie notamment et plus spécifiquement en neurochirurgie pour anastomose des nerfs périphériques après coupure/cassure (fil de microsuture ou nerve wrap (gaine/feuillet qui se met autour de chaque extrémité du nerf) par exemple. L’utilisation clinique de ces types de produit étant le même à savoir l’anastomose en microchirurgie, leur dénomination est regroupée sous le terme « microsuture »).). La neurochirurgie comprend toute chirurgie qui interviendrait au niveau du système nerveux central ou périphérique. L’anastomose des nerfs périphériques est une des neurochirurgies les plus courantes et peut survenir à la suite de nombreux traumatismes (coupures, accident de la route, …). La sécurité biologique sera évaluée par analyses des tissus qui ont été en contact avec les dispositifs médicaux sutures. La performance technique (cohésion du fil tout au long de l’implantation par exemple) ou la performance biologique (le fait que le nerf retrouve sa fonction après une cassure, par exemple) pourront aussi être évaluées. L’ensemble de ces données permettra de réduire les risques de complications lors des phases de tests des produits chez l’humain. Dans le cadre de ce projet, des formations adaptées pourront être menées afin d'assurer et de maintenir les compétences du personnel de l'EU sur les études couvertes par ce projet.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’obtenir un modèle animal fiable et reproductible pour l’obtention de données de sécurité des microsutures/pansements ou autre dispositif médical utilisés en neurochirurgie. Ainsi avec ce projet, il est possible d’analyser ces produits en vue de répondre aux exigences des autorités réglementaires dans l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché. Ce modèle animal pourra être utilisé en vue de sélectionner un produit parmi un panel de produits en développement (essais de screening), en comparant leurs données de sécurité. Ces essais de screening sont essentiels dans la stratégie de réduction du nombre total d’animaux utilisés, en poussant seulement le développement des produits les plus intéressants et en écartant rapidement des recherches les produits ne présentant pas les qualités de sécurité satisfaisantes. Par la suite des essais de screening, ce modèle animal permet aussi de mener des essais de confirmation de sécurité / performance d’un produit en développement, en le comparant à un autre produit déjà commercialisé, afin de s’assurer qu’il présente un bénéfice au moins égal ou supérieur.
Procédures
L’ensemble des animaux sera opéré sous anesthésie générale et traitement analgésique pour placer le dispositif médical autour du nerf sciatique (intact ou lésé chirurgicalement). Cette intervention chirurgicale aura une durée d’environ 20 à 40 minutes. Les animaux seront ensuite examinés quotidiennement pendant la phase post-opératoire (environ 14 jours) pour pouvoir apprécier la bonne guérison du site chirurgical et évaluer les signes de douleur, les effets sensoriels et sur la motricité. Enfin, pour évaluer l’efficacité et l’absence d’effet indésirable, des prises de sang pourront être réalisées sur les animaux en cours d’étude. Celles-ci pourront se faire sous anesthésie ou non, selon le contexte de réalisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l’étude ou juste avant l’euthanasie des animaux en fin d’étude). Ils seront finalement mis à mort pour permettre l’observation et l’analyse microscopique des tissus de la zone d’implantation (nerf et tissus environnants).
Impact sur les animaux
A l’instar des effets secondaires possibles chez l’humain lors de microsutures, les effets indésirables connus pouvant survenir chez l’animal sont : - douleur et stress liés à l’implantation du fil de microsuture auour du nerf sciatique, controlée par la prise d’analgésique (morphonique) et par la réalisation d’une anesthésie générale.
Devenir
Afin de s’assurer de la sécurité des dispositifs médicaux une observation des tissus environnant la zone d’implantation est nécessaire. Ceci permet d’évaluer la tolérance locale de ces produits, ce qui est l’objectif des études réalisées dans ce projet. Des prélèvements de tout ou partie de certains organes peuvent éventuellement être nécessaires, en particulier en cas d’anomalie constatée, pour évaluer les effets tissulaires à l’échelle microscopique. L’ensemble de ces éléments explique l’impossibilité en fin d’étude de maintenir en vie les animaux utilisés.
Remplacement
Les essais in vivo de sutures/nerve wrap de microchirurgie sont nécessaires car les interactions complexes s’établissant entre le dispositif médical et le système nerveux périphérique ne peuvent être recréées ex vivo. Il n’existe donc pas de méthodes alternatives pour prouver l’efficacité des sutures/ nerve wrap de microchirurgie. Des mesures ex vivo (tests de sutures/ nerve wrap sur/autour d’un nerf du système nerveux périphérique d’un animal euthanasié) peuvent être réalisées en amont des études in vivo, et permettent d’estimer les meilleures conditions pour disposer le fil de microsuture / nerve wrap. Cependant, ces méthodes ne permettent pas de fournir l’ensemble des réponses nécessaires à l’évaluation de la sécurité des produits de sutures de microchirurgie en vue de leur utilisation chez l’humain. Les études in vivo sont donc nécessaires pour répondre aux exigences réglementaires et de qualité dans le but de mettre sur le marché les produits de sutures/ nerve wrap de microchirurgie.
Réduction
Le donneur d’ordre demandant la réalisation de ces tests s’engage à ne pas faire renouveler à l’identique un essai déjà mené précédemment. De plus, l’interprétation des résultats nécessite toujours de comparer ceux obtenus chez des animaux qui reçoivent le produit évalué avec ceux obtenus d’animaux qui reçoivent un produit « contrôle », dont l’effet attendu est déjà connu. Pour réduire encore le nombre d’animaux inclus en étude, il est possible d’utiliser un même groupe « contrôle » pour plusieurs groupes « test » recevant des produits à tester différents. Enfin, nous avons déjà mentionné la possibilité de réaliser des études pour sélectionner parmi un panel de produits celui qui présente le plus d’intérêt à être développé, réduisant ainsi le nombre de tests réalisés sur des produits ayant un intérêt moindre. Par ailleurs, si l’effet attendu d’un produit est trop incertain, il est possible de réaliser une étude dite « pilote » sur quelques animaux seulement. Les études dites "pilotes" sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir à orienter les choix de poursuite de développement d'un produit, avant d'entamer les études réglementaires à plus grande échelle et devant répondre aux normes en vigueur pour l'élaboration du dossier pour la mise sur le marché (nombre d'animaux minimum, durée de mise en contact minimum, etc). Le nombre d'animaux étant réglementé par les normes, aucune approche statistique ne sera réalisée.
Raffinement
-La douleur des animaux : la chirurgie est réalisée sous anesthésie et analgésie (à base de morphiniques). En phase postopératoire immédiate, les suivis quotidiens sont renforcés pour détecter précocement tout signe clinique ou de douleur. En cas de signes de douleur, un traitement analgésique supplémentaire est administré. Des soins post-opératoires spécifiques peuvent être mis en place (surveillance ou réfection des pansements (si applicable), désinfection des sites chirurgicaux …). - Point limites stricts et spécifiques du projet : Les animaux seront suivis quotidiennement à l'aide d’une grille de suivi du bien-être animal portant spécifiquement sur l'apparition de lésion auto-induite et un suivi de la locomotion et des signes de douleurs.
Choix des espèces
Le lapin est un modèle de plus en plus utilisé pour réaliser des expériences sur les nerfs périphériques alors que le rat reste le premier modèle qui avait été développé faisant de ces deux modèles, des modèles de choix en termes de disponibilité de la littérature. Le choix entre les deux espèces, sera surtout en fonction de la taille du nerf ciblé ou en fonction de la taille du dispositif. En effet la taille du nerf sciatique chez le lapin (le plus cité dans la littérature) est équivalente aux nerfs que l’on peut retrouver au niveau du poignet ou des mains chez l’Homme (diamètre compris entre 2 et 4 mm, longueur inférieure à 30mm). Le rat par ailleurs est une espèce chez laquelle différents tests et scoring de motricité et de sensorialité ont été établis dans la littérature, permettant un suivi précis des animaux opérée. L’utilisation d’animaux adultes d’un poids minimum de 2,5 kg pour les lapins ou d’environ 300g pour les rats lors de la chirurgie est recommandée, afin de limiter les risques liés à l’anesthésie et de permettre la mise en oeuvre des techniques chirurgicales et post-opératoires adéquates.