Procédures modérées

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 450
Souffrances
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Devenir
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 450

Toutes les souris subissent une chirurgie d'environ 15 minutes destinée à provoquer des microhémorragies disséminées dans tout le cerveau, par des cyclodextrines à forte dose qui ouvrent la barrière hématoencéphalique en "érodant" les membranes cellulaires, puis une IRM de 30 minutes sous anesthésie sept jours après l'injection. Les 450 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dont des souris de lignées hémophiles ou atteintes de la maladie de von Willebrand, pour observer si leurs microhémorragies se transforment en hémorragie cérébrale. Le porteur présente l'hémorragie intracérébrale comme "le type d'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) le plus dévastateur", et n'envisage chez les souris opérées qu'une possible "gêne" : perte d'appétit, de motivation, anxiété accrue. Toutes sont mises à mort à la fin de la procédure, et leur cerveau est prélevé pour des analyses histologiques et immunohistochimiques.

Objectifs

Notre projet repose sur l'utilisation d'un modèle pré-clinique de microhémorragies cérébrales (MHC) disséminées dans tout le cerveau du rongeur, modèle se rapprochant ainsi des cas cliniques retrouvées dans certaines maladies neurodégénératives. Ce modèle repose sur l’utilisation de cyclodextrines (CD) qui, à forte dose, ouvrent les barrières biologiques comme la barrière hématoencéphalique (BHE), en « érodant » les membranes cellulaires endothéliales jusqu'à obtenir des MHC disséminées. Ce modèle a été validé chez la souris. Les MHC sont des constructions radiologiques qui se présentent sous la forme de foyers hypointense visibles et qui sont prédicteurs d'une future hémorragie intracérébrale (HIC), le type d'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) le plus dévastateur sans traitement validé à ce jour. Le but de ce projet est d'évaluer dans quelles mesures les troubles hémostatiques influencent l'incidence des MHC et leur transformation en HIC. L'existence d'un trouble hémostatique favorise-t-il la transformation en macro-saignement? Par quels mécanismes? Les anomalies hémostatiques congénitales telles que l'hémophilie et la maladie de von Willebrand sont des situations uniques, dans lesquelles l'HIC est fréquente et dévastatrice. Grâce à l'utilsation de lignées murines d'hémophilie et de maladie de Von Villebrand, nous explorerons la transformation potentielle des MHC en HIC et étudierons le rôle de ces défauts hémostatiques sur la réponse inflammatoire autour du saignement.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre l'influence de troubles de l'hémostase (défaut de coagulation ou de l'hémostase primaire) sur la fréquence et la taille des MHC, ainsi que les mécanismes impliqués dans leur transformation en HIC, notamment sur la réponse inflammatoire autour du saignement. L'identification des facteurs prédictifs d'une future hémorragie cérébrale est de la plus haute importance chez les personnes atteintes de graves déficiences hémostatiques et peut conduire à une modification du régime de traitement préventif des patients, et peut aussi, en cas d'HIC, leur permettre de bénéficier de traitements innovants pour lesquels ils sont actuellement exclus par principe de précaution. A partir d'un scénario plutôt caricatural d'une maladie génétique rare, ces nouvelles connaissances peuvent également profiter à tous les patients présentant d'autres anomalies hémostatiques (par exemple les personnes traitées par anticoagulants oraux).

Procédures

Tous les animaux subiront la chirurgie permettant d'induire les MHC (environ 15 min par intervention), ainsi qu'une IRM à 7j de l'injection (chaque IRM dure 30 min).

Impact sur les animaux

L'induction des MHC chez les animaux se fait par une chirurgie réalisée sous anesthésie. Malgré nos précautions, il se peut que que cela entraine une gêne chez l'animal à plus ou moins long terme (perte d'appétit, de motivation, augmentation de l'anxiété). De même, les animaux subiront une IRM nécessitant une anesthésie non invasive sous isoflurane pouvant entrainer un stress et un mal-être chez l'animal mais qui reste proche de l'induction et dont les effets sont minimes et à court terme. La mise en place d'une surveillance rapprochée et de points limites permettra de limiter au maximum ces gènes potentielles.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure. Le cerveau sera ensuite prélevé dans le but de réaliser des études histologiques et immunohistochimiques.

Remplacement

L’expérimentation proposée vise à comprendre les mécanismes impliqés dans la survenue de MHC dans un contexte de troubles hémostatiques Il s’agit de l’étude d’un modèle physiopathologique intégré faisant appel à de nombreux types cellulaires et à de nombreux mécanismes donc la complexité et la cinétique ne peuvent être reproduites in vitro.

Réduction

L’ensemble des procédures expérimentales nécessaires à l’accomplissement de ces études requiert un nombre total de 450 animaux. Le nombre minimal nécessaire d'animaux a été défini pour assurer la validité scientifique et statistique des résultats (différences statistiquement observables entre les animaux traités et les animaux contrôles). Les données et les analyses statistiques sont conformes aux recommandations sur la conception expérimentale et l'analyse en pharmacologie.

Raffinement

Dans tous les cas, l'ensemble des procédures expérimentales sera réalisé en limitant au maximum (durée et intensité) toute douleur et/ou stress pour les animaux. Les animaux seront surveillés quotidiennement et une vigilance particulière sera réalisée sur les points limites afin de respecter au mieux le bien-être animal. Selon les critères observés et la cause identifiée, les animaux seront soit isolés et soignés, et/ou recevront un traitement analgésique, ou seront mis à mort dans une salle dédiée. La structure BEA (Bien-Etre Animal) ou le vétérinaire référent seront sollicités pour avis si besoin. Les conditions d'hébergement sont optimisées avec un environnement contrôlé (température, pression, humidité de l'air) et de l'enrichissement dans les cages.

Choix des espèces

Le retentissement des conséquences neurologiques induites par cette ces procédures varie en fonction des espèces choisies. En accord avec ces données de la littérature et surtout afin de stabiliser la reproductibilité des lésions cérébrales contribuant à terme à réduire le nombre d’animaux opérés, nous avons choisi des souris C57bl6 homozygotes stables. Le choix de cette espèce de rongeurs repose sur les recommandations STAIR et est adapté à l’évaluation expérimentale. Nous utiliserons des souris âgées de 3 à 4 mois, âge nécessaire pour permettre la mise en place des troubles hémostatiques.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 3600
Rats : 450
Souffrances
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Devenir
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 4050

4 050 rongeurs, souris et rats, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 450 d'entre eux et sévère pour 3 600. Ils subissent une chirurgie stéréotaxique avec perçage du crâne pour une administration intracérébrale, puis jusqu'à huit prélèvements de sang en 24 à 48 heures, pour caractériser la pharmacocinétique de candidats médicaments pour le compte de clients. Le porteur reconnaît des douleurs post-opératoires de 24 à 48 heures et un risque lié au geste sur des molécules innovantes peu connues. Il affirme que l'évaluation in vivo reste "incontournable" et que la tolérabilité comportementale ne peut pas s'étudier in vitro.

Objectifs

Au cours du développement préclinique, de nombreuses études sont effectuées afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des candidats médicaments (i.e., nouveaux composés ayant un potentiel thérapeutique). Les études pharmacocinétiques, qui sont menées en parallèle, permettent d’étudier le devenir du composé dans un organisme vivant. Classiquement, il s’agit de caractériser son absorption, sa distribution dans l’organisme, son métabolisme (c’est-à-dire comment l’organisme procède à sa transformation) et enfin son élimination. Les données collectées dans le cadre de ces études permettent notamment d’affiner les doses et par conséquent de contribuer à la détermination de fenêtres/marges thérapeutiques, qui matérialisent la zone de concentrations permettant d’observer une efficacité tout en limitant la survenue d’effets secondaires/toxiques. De plus, l’efficacité d’un composé est également dépendant de sa voie d’administration. Dans le cadre de pathologies touchant le système nerveux central (SNC), une des voies d’administration pouvant être la plus efficace est l’injection intracérébrale (ICB). Cette voie d’administration permet de contourner la barrière hémato-encéphalique (BHE) qui limite voire empêche le passage de certaines molécules provenant de la circulation sanguine. De plus, cette voie d’administration permet d’agir directement sur le tissu cérébral donc de focaliser de manière plus précise la biodistribution du composé dans la zone à traiter. In fine, cela permettrait de réduire la dose à injecter et donc de possiblement limiter les effets secondaires/toxiques potentiels. Cependant, il n’est pas impossible que certaines molécules injectées en ICB traversent la BHE et se retrouvent dans la circulation sanguine. Ainsi, en tant que prestataire de services pour l’industrie pharmaceutique, nous proposons à nos clients de réaliser la phase expérimentale de leurs études pharmacocinétiques. Ce projet a donc pour objectif de fournir à nos clients des échantillons de sang et/ou de tissus prélevés chez le rongeur (rat ou souris) dont l’analyse permettra de connaître les variations de concentration plasmatique (au cours du temps et/ ou en terminal) et/ou tissulaires (en terminal) des candidats médicaments après une administration unique. La tolérabilité de ces composés, injectés par voie ICB, pourra également être objectivée au cours du temps à partir d’une analyse comportementale basée sur une grille d’observation fonctionnelle (FOB test) de l’animal.

Bénéfices attendus

Les échantillons de sang et d’organes collectés seront traités et analysés par nos clients afin d’établir le profil pharmacocinétique de leur candidat médicament. En parallèle, l’analyse comportementale permettra de compléter les analyses tissulaires en évaluant les répercussions fonctionnelles du candidat médicament (FOB test) sur les animaux et ainsi d’en juger la tolérabilité afin d’affiner la dose optimale avec des effets secondaires maitrisés.

Procédures

Les animaux seront soumis à une administration de composé unique par voie intracérébrale sous anesthésie gazeuse dont la durée est variable allant de 30min à 1h30. Des prélèvements répétés de sang seront réalisés soit sur animal vigile, à la veine de la queue ou submandibulaire (souris uniquement) (durée : 5min), soit sur animal anesthésié par ponction directe de la veine jugulaire (durée : 10min). Ces prélèvements seront réalisés le plus souvent pendant les 24 à 48h suivant l’administration avec un maximum de 8 prélèvements sur cette période, mais ils pourront également être étalés sur plusieurs semaines (1 à 2 prélèvements par semaine maximum). Certains prélèvements pourront être réalisés en terminal par ponction intracardiaque pour les prélèvements sanguins sur animal anesthésié. Les souris de plus de 2 mois seront isolées pour tous le protocole dont la durée dépendra des objectif du client (de 7 jours à plusieurs semaines).

Impact sur les animaux

-Un des effets indésirables potentiel est lié à l'administration du candidat médicament. Le personnel est formé et entrainé à l’administration intracérébrale pour réduire tout risque. Cependant, un problème lors du geste technique ou un effet secondaire du composé testé peut-être observé surtout pour les nouvelles molécules innovantes avec peu de recul. -Les animaux seront soumis à une administration intracérébrale sur un ou plusieurs sites nécessitant une chirurgie réalisée sur un cadre stéréotaxique et sous anesthésie gazeuse pour disséquer les tissus cutanés et pour percer l'os crânien. Cette étape peut engendrer des douleurs durant les 24-48h suivant la chirurgie. La peau du crâne sera ensuite suturée ce qui peut provoquer des démangeaisons lors de la cicatrisation et un risque de retrait du point par l'animal. Des prélèvements de sang seront réalisés sur animal vigile soumis à une contention, impliquant parfois des ponctions directes dans les vaisseaux à l’aide d’une aiguille ou d’une lancette pouvant être à l’origine 1) d’une douleur, 2) de stress et 3) d’un écoulement sanguin persistant. Ces prélèvements pourront nécessiter également d’anesthésier les animaux et ce de façon répétée. Dans le cadre de prélèvements multiples, au maximum, 8 prélèvements pourront être réalisés sur 48h, ou encore 2 prélèvements maximum par semaine pendant plusieurs semaines. Lorsque des volumes importants seront nécessaires, le prélèvement pourra être effectué en intracardiaque de façon terminale, sous anesthésie. En cas de prélèvement du cerveau, les animaux subiront une thoracotomie précédent une perfusion intracardiaque sous anesthésie chimique et analgésie morphinique. Afin de limiter tout risque de bagarre (rapport dominant/dominé) et donc de blessures, les souris dont l’âge est au-dessus de 2 mois seront isolées ce qui est également une source importante d'anxiété.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en fin de procédure afin de collecter du sang et/ou des organes.

Remplacement

Si des méthodes d’extrapolation in vitro-in vivo sont de plus en plus utilisées, comme la modélisation pharmacocinétique à fondement physiologique, ces approches présentent malgré tout encore certaines limites, notamment la difficulté à paramétrer certains processus mis en jeu en particulier pour les phases d’absorption et d’excrétion. Ces approches ne constituent qu’une aide à la caractérisation des interactions pharmacocinétiques, et l’évaluation in vivo du devenir d’un composé dans un organisme vivant reste incontournable. De même, il n’est pas possible d’évaluer la tolérabilité des composés sur la réponse comportementale fonctionnelle sur des modèles in vitro.

Réduction

Toutes les mesures seront prises pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ce projet tout en prenant en compte les besoins de nos clients (volumes de sang, nombre de points de prélèvements et de doses à tester nécessaires). Chaque animal pourra être son propre contrôle, et le recours à des prélèvements répétés au cours du temps sur le même animal permet également de limiter le N total par étude.

Raffinement

L’ensemble des expérimentations seront effectuées par un personnel compétent et entraîné. L’état clinique des animaux sera suivi quotidiennement grâce à une grille de score. Des points limites précis et spécifiques à chaque procédure sont également établis afin de s’assurer que toute douleur/souffrance éventuelle des animaux pourra être détectée et prise en charge rapidement. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous anesthésie et/ou analgésie. Les animaux seront également habitués à la manipulation et à la contention pour diminuer le stress lié à ces procédures. Les prélèvements sanguins ainsi que les doses et volumes d’injection des anesthésiques chimiques (i.p), analgésiques (s.c) et de sérum physiologique (NaCl 0,9%) seront réalisés selon les recommandations éthiques pour chaque espèce. Après chaque prélèvement, une injection de NaCl 0,9% sera réalisée (volume équivalent injecté directement dans la voie veineuse ou 3 fois le volume prélevé injecté en sous cutané) afin de compenser la perte de volémie. Les chirurgies ICB seront sous anesthésie et analgésie et les animaux bénéficieront d’une surveillance accrue (minimum 2 fois par jour sur 48h) en phase post-opératoire. De la nourriture et/ou des gels enrichis seront déposés dans la cage afin de limiter la perte de poids des animaux après la chirurgie. Par ailleurs, l'eau et la nourriture seront fournis ad libitum et les animaux bénificiront d'un environnement enrichi. Les animaux hébergés (souris) individuellement disposeront d’un environnement avec plusieurs type d'enrichissements (petite maison et plusieurs matériaux pour la réalisation de leur nid). Ces dernières seront également disposées dans des cages transparentes et placées les unes à côté des autres pour qu'elles puissent se sentir et s'observer. La manipulation des animaux au cours du FOB test peut être une source d'anxiété. De plus, afin de limiter tout risque de bagarre (rapport dominant/dominé) et donc de blessures, les souris dont l’âge est au-dessus de 2 mois seront isolées ce qui est également une source importante d'anxiété.

Choix des espèces

Ces études de pharmacocinétique vont permettre de déterminer les doses qui seront ensuite utilisées pour les études d’efficacité et de pharmacologie de sécurité chez le rongeur, ce qui justifie le choix des espèces retenues pour ce projet. Le choix entre souris et rat sera ensuite conditionné notamment par l’historique des études déjà réalisées par nos clients, le choix du modèle de pathologie envisagé par la suite, et les volumes de sang requis pour les bioanalyses. Les animaux utilisés dans le cadre de ces études sont : - Des rats de tous âges soit environ 150 à 600g - Des souris de tous âges soit environ 20 à 40g Les études seront effectuées sur des animaux en post-sevrage dont l’âge des animaux dépendra du protocole à réaliser, des objectifs de l’étude et des candidats médicaments à tester.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1420
Souffrances
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▲ 1420
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Devenir
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 1420

1 420 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales sous la peau, un suivi de la croissance tumorale trois fois par semaine au pied à coulisse et des injections de traitements, pour étudier l'épuisement des lymphocytes T face aux tumeurs. Le porteur indique que la croissance tumorale et les injections peuvent provoquer stress et douleurs de courte durée. Il affirme que la complexité de l'étude des tumeurs interdit de la reproduire in vitro et espère identifier des cibles pour surmonter la résistance aux immunothérapies.

Objectifs

Chez l’homme, les réponses immunitaires développées contre les cancers sont souvent insuffisantes. Cela est notamment dû au développement d’un épuisement des réponses immunitaires. Ce phénomène est en partie lié à l’expression par les lymphocytes T de protéines bloquant leurs fonctions, aussi appelés «points de contrôle ». Depuis une dizaine d’années, le développement de traitements dirigés contre ces points de contrôle a permis d’améliorer considérablement le pronostic de certains cancers. Malheureusement, seule une fraction des patients répond à ces traitements. Certaines molécules sécrétées en contexte inflammatoire contribuent au développement d’un épuisement des réponses immunitaires, notamment via la baisse d'expression d'une protéine aux fonctions multiples. L'objectif est d'identifier les molécules de l'inflammation responsable de cet épuisement, ainsi que les acteurs associés afin d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques potentielles permettant d'améliorer l'efficacité des traitements existants.

Bénéfices attendus

Au terme de ce projet, nous pourrons déterminer si le traitement testé pourrait avoir une efficacité anti-tumorale. De plus, nous espérons que ces nouveaux traitements permettent de rattraper une résistance éventuelle aux thérapies existantes.

Procédures

Injection sous-cutanée de cellules tumorales (30 secondes/injection/souris). Mesure trois fois par semaine de la croissance tumorale à l'aide d'un pied à coulisse pendant 3 semaines environ (1 minute/mesure/souris). Pour certains animaux seulement, injection intrapéritonéale de un ou deux traitements (30 secondes/injection/souris) pendant 4 à 5 injections espacées de 3 jours, soit 15 jours de traitement au total.

Impact sur les animaux

Les injections sous-cutanées peuvent entraîner une douleur légère de courte durée. Les injections par voie intrapéritonéale peuvent entraîner un stress et une douleur de courte durée chez les animaux. La croissance tumorale peut occasionner un stress, une gêne ou des douleurs aux animaux. Enfin la manipulation des souris pour mesurer les tumeurs à l’aide d’un pied à coulisse peut également induire un stress de courte durée chez les animaux.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort à l'issue de chaque procédure afin de prélever les organes pour analyser les cellules immunitaires et l'expression de plusieurs protéines d'intérêt.

Remplacement

La complexité inhérente à l'étude des tumeurs ne permet pas de récapituler les évènements immunologiques impliqués dans des systèmes in vitro, obligeant à utiliser l’expérimentation animale. Les hypothèses testées chez l'animal ont préalablement été testées dans des systèmes in vitro et en se basant sur des données publiées de la littérature.

Réduction

Les effectifs ont été déterminés et les résultats seront analysés à l'aide de tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les conditions d’élevage, d’hébergement et de soins sont contrôlées pour réduire toute douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable potentiels. Des points-limites ont été établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. L’état général des animaux sera suivi de manière quotidienne par le personnel qualifié de l'animalerie, et minimum trois fois par semaine par le responsable du projet. Des mesures pour remédier à la souffrance seront mises en œuvre si nécessaire (mise à mort et analyse des animaux).

Choix des espèces

La souris Mus musculus a été choisie car c’est un excellent modèle pour étudier le développement tumoral. En effet, de nombreuses voies de régulation sont conservées entre souris et homme, permettant une extrapolation des résultats obtenus. De plus, la disponibilité de modèles de souris transgéniques nous permet d'étudier le rôle de différentes voies de signalisation dans le développement tumoral. Ces modèles expérimentaux sont également des outils précieux pour étudier les mécanismes d'action d'agents pharmacologiques et pour envisager leur validation dans des études précliniques chez l'homme. Enfin, la disponibilité de données bibliographiques importantes sur la physiopathologie de la souris est un atout important dans l'analyse et l'interprétation de nos travaux de recherche sur ce modèle animal. Nous utiliserons des souris adultes de 8 à 14 semaines car il est nécessaire que le système immunitaire soit mature pour étudier l’impact des traitements sur le développement tumoral.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1080
Souffrances
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▲ 120
▲ 960
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Devenir
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 1080

1 080 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 120 d'entre elles et modéré pour 960. Elles reçoivent du tamoxifène dans leur alimentation puis sont infectées par un champignon, Candida albicans, dont la souche virulente provoque selon le porteur une perte de poids d'environ 15 % pendant les premiers jours, afin d'étudier le rôle des macrophages de la langue. Le porteur affirme que le modèle animal est "indispensable" et que seules des souris génétiquement modifiées permettent de répondre de manière "irréfutable" aux questions posées. Les retombées thérapeutiques annoncées contre la candidose des personnes immunodéprimées restent une perspective.

Objectifs

Le projet ci-dessous vise à étudier le rôle immunitaire des macrophages de la langue. Il sera divisé en deux parties : 1) L'identification de la niche nutritive des macrophages qui permettra de supprimer de manière spécifique, non-directe et permanente un type de macrophage de la langue, 2) L'analyse du rôle des macrophages linguaux dans la défense contre Candida albicans.

Bénéfices attendus

La langue est un organe complexe qui remplit des fonctions vitales pour l'hôte, comme la détection des saveurs, la mastication et la parole. En raison de sa position anatomique, la langue est l'un des premiers organes à être exposé aux microorganismes présents dans la nourriture ou en suspension dans l'air. Malgré cela, la physiologie et l'immunité de la langue restent mal comprises. Les macrophages sont des cellules immunitaires multifonctionnelles qui ont récemment retenu l'attention des chercheurs en raison de leur capacité à maintenir l'homéostasie et à réguler la réponse immunitaire. Les macrophages de la langue en particulier sont encore largement inconnus, que ce soit en termes de leur identité moléculaire, de leur profil transcriptomique ou de leur localisation. Ce projet vise à 1) développer des outils pour manipuler spécifiquement chaque sous-type de macrophages de la langue, ce qui est essentiel pour étudier leur rôle dans des contextes pathologiques et homéostatiques, 2) déterminer leur rôle dans la défense contre les infections fongiques de la langue. Si les macrophages jouent effectivement un rôle crucial, cela nous permettra de mettre en évidence les voies moléculaires mises en jeu pour contrôler l'infection, ce qui pourrait déboucher sur de nouvelles voies thérapeutiques pour traiter la candidose chez les patients immunodéprimés.

Procédures

Procédure 1 : - Les souris seront nourries avec de la nourriture contenant du tamoxifène pendant 4 semaines. Procédure 2 : - Les souris seront nourries avec de la nourriture contenant du tamoxifène pendant 4 semaines. - Injection intrapéritonéale d'anesthésique, répété une fois 45 minutes après la 1re injection pour une durée d'anesthésie totale de 90 minutes. - Suivi quotidien du poids pendant 21 jours maximum.

Impact sur les animaux

1) L'administration de tamoxifène par voie orale via des croquettes enrichies en tamoxifène peut entraîner une très légère diminution de poids transitoire chez les animaux, en raison d'une réduction temporaire de l'appétence pour les croquettes. Toutefois, notre équipe n'a pas observé d'effets indésirables significatifs lors de la mise en place de cette méthode dans le passé. 2) L'évaluation de l'effet antifongique des macrophages implique l'utilisation de deux souches différentes de C.albicans, une souche virulente et une souche commensale. La souche virulente qui sera utilisée est la souche SC5314, couramment utilisée pour l'analyse de la réponse immunitaire contre C. albicans. Les effets de cette souche sur les souris ont été largement documentés, avec une perte de poids d'environ 15% les 3 premiers jours en raison de l'inflammation aiguë qu'elle provoque, suivi d'une reprise de poids à partir du 4ème jour. L'utilisation d'une souche commensale de C.albicans est relativement nouvelle. Nos collaborateurs utilisent régulièrement cette souche et ont observé une colonisation durable de la souris par ce fungus sans causer de nuisances significatives, ni même de perte de poids.

Devenir

A l’issue des procédures les animaux sont mis à mort afin de prélever les organes.

Remplacement

L´utilisation du modèle animal est indispensable ici, car il n´est pas possible de reproduire la complexité des interactions cellules stromales/macrophages in vitro. Par ailleurs, les modèles expérimentaux permettant de répondre aux questions posées reposent exclusivement sur l´utilisation de souris génétiquement modifiées.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaires pour l'étude a été calculé en prenant en compte des facteurs tels que la puissance statistique (80%), le niveau de risque acceptable (5%) et l'écart de moyenne attendu entre les groupes expérimentaux et contrôle (40%). Pour les analyses statistiques, des tests non-paramétriques seront utilisés, car ils sont moins sensibles aux hypothèses de distribution de la population et de variances égales.

Raffinement

Le statut EOPS de notre animalerie permet de minimiser les variabilités dues aux infections. Les conditions d'hébergement des souris respectent la DIRECTIVE 2010/63/UE : - Les cages utilisées dans les zones ont une surface de 530 cm2. Il est possible d'y héberger 5 souris adultes d'un poids >= à 30 g (souris âgées de plus de 6 semaines). Les souris sont donc élevées en groupes sociaux afin de satisfaire leur instinct grégaire, de favoriser les comportements naturels et limiter l’agressivité. - Du coton ou du sizzel pad pour confectionner des nids est introduit dans chaque cage. - Les animaleries bénéficient d'une Température régulée à 21°c, d'une Hygrométrie contrôlée, ainsi que d'une photopériode contrôlée. - Les animaleries sont calmes. Dans la procédure 2, l'infection se fera pendant une anesthésie générale de 90 minutes. Les animaux seront placés sur un coussin chauffant et un gel oculaire sera appliqué et renouvelé tout au long de l'anesthésie. Des points limites stricts et l'utilisation d'analgesiques sont renseignés dans chaque procédure.

Choix des espèces

L´espèce murine a permis de développer de nombreux modèles génétiquement modifiés, et leur utilisation dans ce projet est nécessaire pour répondre de manière irréfutable aux questions posées. Tous les animaux seront utilisés à l'âge adulte, entre 6 et 20 semaines, puisque nous nous intéressons aux rôle des macrophages à l’âge adulte et non lors du développement.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 530
Souffrances
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▲ 530
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Devenir
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 530

530 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Porteuses de deux formes de la maladie de Charcot-Marie-Tooth, elles reçoivent des injections de vecteurs viraux dans la moelle épinière ou les muscles des pattes arrière, puis passent des tests locomoteurs nommés rotarod, gait, Von Frey et grip, pour évaluer une thérapie génique. Le porteur décrit des injections à faibles effets et une classification modérée liée au cumul du phénotype et des tests. Il renvoie les retombées cliniques au conditionnel et au long terme, et affirme que seuls des modèles souris permettent d'établir la preuve de concept.

Objectifs

Ce projet a pour but de tester des approches de thérapie génique sur des modèles souris de la maladie de Charcot Marie Tooth (CMT). Il s'agit notamment de déterminer l'effet bénéfique d'injection ciblée de vecteurs viraux médicaments exprimant un gène thérapeutique.

Bénéfices attendus

L'ensemble de ce projet nous permettra de déterminer si les approches de thérapie génique proposées ont un effet bénéfique pour améliorer ces deux formes de Charcot Marie Tooth (CMT). Il s'agit d'une étude préclinique qui permettra, en cas de bénéfices thérapeutiques, d'établir la preuve de concept de l'efficacité de ce type d'approche de thérapie génique ciblée pour la maladie de Charcot marie tooth (CMT). A plus long terme ces approches pourront être mise en place pour d'autres formes de CMT et déboucher sur des essais cliniques pour les patients atteints de CMT.

Procédures

L'ensemble des animaux (n=530) subiront des injections ciblées au niveau de la moelle épinière ou dans les muscles des pattes arrières. Ces interventions sont de courte durée (de l'ordre de 5 minutes).

Impact sur les animaux

Les deux types d’injections se feront sous courte anesthésie gazeuse. Ces injections seront réalisées au moyen de fines seringues à insuline et ne nécessite pas d’incision de la peau ou du muscle au préalable. En se basant sur notre expérience et celle de nos collaborateurs ,ces injections entrainent peu d'effets indésirables. Nous espérons notamment retarder voire prévenir l'apparition des symptômes grâce à l'approche thérapeutique que nous proposons. Néanmoins, elles peuvent occasionallement induire une inflammation locale ou légères irritations et ainsi un léger inconfort qui sera surveillé dans les jours suivants l’intervention. Par la suite, les fonctions locomotrices de ces souris seront évalués au cours du temps au moyen de 3 ou 4 tests permettant d'analyser la démarche de la souris tels que le rotarod et le gait, la sensibilité de ces pattes avec le test VonFrey ou encore la force de ces muscles avec le test du grip. Ces tests entrainent peu d’inconfort aux souris. L’ensemble de ces tests pour un stade donné, seront effectué sur 3 ou 4 semaines afin de ne réaliser qu’un test par semaine et assurer une récupération aux animaux. Une grille de score sera utilisée pour évaluer différents critères (poids, apparence, comportement général, blessure etc.) rendant compte de l'état de santé général de l'animal. La classification modérée des procédures prend en compte le cumul du phénotype de la souris CMT et des injections et tests effectués chez ces animaux.

Devenir

A l'issu des études comportementales l'ensemble des animaux seront euthanasiés afin de déterminer l'effet bénéfique des thérapies proposés au niveau cellulaire sur les tisssus atteints dans la pathologie de Charcot Marie Tooth (CMT) (diminution de la dégénérescence axonale, réduction des défauts de myéline, etc.).

Remplacement

Il est difficile d'accéder aux cellules de patients du système nerveux périphériques (neurones moteurs et sensitifs et cellules de Schwann) et particulièrement les cellules de Schwann qu'il est impossible de différentier à partir de cellules pluripotentes humaines. Ainsi seuls des modèles souris nous permettent à l'heure actuelle d'établir la preuve de concept des thérapies que nous proposons pour envisager par la suite un essai thérapeutique chez l'homme

Réduction

Le nombre d'animaux a été limité au minimum nécessaire pour mettre en évidence un effet significatif sur des paramètres de locomotion, force musculaire et vitesse de conduction nerveuse. De plus il s'agit d'une étude longitudinale c'est-à-dire que les mêmes groupes d'animaux seront suivis à différents stades (3,6 et 12 mois) afin de suivre à long terme l'effet bénéfique des thérapies

Raffinement

Afin d'améliorer le bien être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture à volonté, enrichissement (maisonnette et sizzle pad), stabulation en petit groupe, analgésiques avant et après injection ainsi que réalisation des expériences sous anesthésie. Des points limites seront définis et les animaux seront mis à mort lorsqu'ils atteindront le critères d'interruption.

Choix des espèces

La souris reste un des modèles les plus aisés à modifier génétiquement et proche de l'homme (99% des gènes sont identiques). Elle est l'espèce la plus utilisée pour modéliser des maladies neurodégénératives ou neuromusculaires telles que la CMT. Elles développent la plupart du temps des anomalies observées chez l'homme et ont permis de mieux comprendre les mécanismes cellulaires sous-jacents à ces pathologies. Dans notre cas, les lignées utilisées pour la CMT2A et la CMT4H reproduisent de manière progressive (entre 6 mois et 1 an) la majorité des anomalies cellulaires et comportementales, observés chez ces patients telles que une dégénérescence axonale, des défauts locomoteurs et des anomalies de myéline.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 1872
Souffrances
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Devenir
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 1872

1 872 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de tamoxifène et une alimentation à la doxycycline, après une biopsie digitale pratiquée dès l'âge de 7 à 10 jours pour les génotyper, afin de suivre le devenir des noyaux des cellules musculaires marqués par fluorescence. Le porteur ne décrit comme nuisance que la biopsie et affirme que le tamoxifène ne fait pas plus mal qu'une injection d'anesthésique, sans détailler d'autre atteinte pour une gravité classée modérée. Il conclut que ces conditions ne peuvent pas être reproduites in vitro et que seule la souris permet cette étude.

Objectifs

L'homéostasie tissulaire est maintenue par la génération de nouvelles cellules et la perte de cellules existantes. La génération de nouvelles cellules est généralement assurée par les cellules souches des tissus, qui se divisent continuellement et dont les cellules filles se différencient en cellules matures. Les cellules musculaires ont un défi très particulier à relever pour maintenir l'homéostasie tissulaire car elles possèdent des centaines de noyaux dans un cytoplasme partagé. En outre, les noyaux musculaires se différencient pour remplir des fonctions spécialisées, comme les cellules mononucléées différenciées des tissus ordinaires. Lorsque les cellules souches musculaires se divisent, des cellules filles fusionnent avec une cellule musculaire existante pour former de nouveaux noyaux. Malgré cette propriété intrigante, nous ne connaissons pas le sort des noyaux des cellules souches musculaires et des noyaux musculaires existants : que deviennent les noyaux musculaires nouvellement fusionnés ? quelle est la cinétique de la perte des noyaux musculaires pour chaque sous-type nucléaire spécialisé ? Dans ce projet, nous voulons répondre à cette question en marquant les noyaux des cellules souches et des muscles avec des protéines fluorescentes et en suivant leur devenir.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet donneront un tout nouvel aperçu de la façon dont nous pensons à l'homéostasie des tissus musculaires. Ceci, à son tour, aura un large impact sur la compréhension des maladies musculaires ou des mécanismes de l'exercice.

Procédures

Le groupe expérimental d’animaux A recevra une injection intrapéritonéale (IP) de tamoxifène par jour pendant 5 jours. Le groupe B sera nourrit avec une alimentation contenant de la doxycycline pendant 1 mois. Et le groupe C sera nourrit avec une alimentation contenant de la doxycycline pendant 1 mois puis recevra une injection IP de tamoxifène par jour pendant 5 jours et continuera d’avoir une alimentation contenant de la doxycycline. Les injections IP sont faites très rapidement en quelques secondes. Tous ces animaux auront été préalablement identifiés et génotypés par le prélèvement d’une biopsie digitale à l’âge de 7 à 10 jours. Cet acte est très rapide, il ne dure que quelques secondes.

Impact sur les animaux

La seule nuisance attendue est celle provoquée par le prélèvement de biopsie digitale pour l’identification et le génotypage : Il s'agit d’une procédure très rapide qui prend moins d'une minute par animal et qui sera faite très tôt sur les animaux âgés de 7 à 10 jours par du personnel qualifié. Les souris seront remises dans leur cage après l'expérience où elles seront surveillées pendant leur rétablissement. L'alimentation à la doxycycline est supposée ne provoquer aucune gêne. L’injection intrapéritonéale de tamoxifène ne sera pas plus douloureuse qu’une injection intrapéritonéale d’anesthésique qui correspond à la douleur causée par l’aiguille.

Devenir

Pour parvenir à des conclusions scientifiques solides avec le nombre minimal d'animaux utilisés, nous collecterons les biopsies musculaires de tous les animaux à la fin de chaque procédure. Par conséquent, nous ne réutiliserons pas, ne remplaçerons pas et ne ferons pas adopter les animaux.

Remplacement

Notre projet porte sur la dynamique cellulaire entre les myofibres et les cellules souches musculaires et nécessite la présence des cellules souches musculaires, des myofibres, des tendons (pour la JMT) et des motoneurones (pour la JNM) fonctionnels dans des conditions physiologiques normales. Ces conditions ne peuvent pas être reproduites actuellement in vitro, ce projet ne peut être étudiée que chez des animaux vivants.

Réduction

Nous prendrons des mesures permettant de minimiser le nombre d'animaux utilisés. 1. Dans un premier temps des analyses histologiques approfondies seront effectuées pour déterminer à quels périodes après la dernière injection IP de tamoxifène ou après un mois sous doxycycline réaliser le séquençage d’ARN de noyaux uniques. 2. Nous collecterons tous les tissus musculaires pertinents de chaque souris.

Raffinement

L’alimentation à la doxycycline est supposée ne provoquer aucune gêne et les injections IP de tamoxifène ne seront pas plus douloureuse qu’une injection IP d’anesthésique qui correspond à la douleur causée par l’aiguille. Aucune mesure particulière n’est jugée nécessaire. Néanmoins d’une manière générale, tout signe de douleur sera pris en charge par des mesures appropriées en fonction du niveau de douleur observé (0 à 3). Si une douleur est présente, elle sera traitée soit par l’administration d’un analgésique, soit par l’euthanasie prématurée des animaux concernés. Niveau 0 : aucune douleur, aucun inconfort détecté. Niveau 1 : douleur légère, dans ce cas les souris seront contrôlées quotidiennement. Niveau 2 : la douleur est présente, dans ce cas un analgésique sera administré à la souris et elle sera sous surveillance. Niveau 3 : douleur intense, dans ce cas un analgésique plus puissant sera administré et les animaux seront surveillés régulièrement. Ils seront euthanasiés prématurément si nécessaire pour éviter une douleur chronique. Les souris seront surveillées régulièrement et plus particulièrement après les injections IP de tamoxifène. Le suivi de nos souris comprend une observation du comportement général (perte de poids, apathie, yeux fermés).

Choix des espèces

Nous utiliserons plusieurs stratégies de marquage des lignées pour suivre le devenir des noyaux des cellules musculaires et des noyaux des CSM. Tous ces marquages ont été développés dans des modèles de souris et nécessitent la création de lignées mutantes. La souris est donc le meilleur choix pour mener cette étude. Comme notre projet porte sur la régulation de la dynamique cellulaire dans le muscle mature, nous devons utiliser des souris dont le développement est terminé. Par conséquent, l'âge de 10 semaines (avant administration de doxycycline et injection de tamoxifène) est l’âge le plus approprié.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 130
Souffrances
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▲ 130
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Devenir
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 130

130 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont gavées et subissent des prélèvements de sang à la sous-mandibule ou en arrière de l'œil toutes les trois semaines, avec une privation d'eau et de nourriture de quatre heures avant chaque gavage, pour comparer l'effet inflammatoire d'émulsions stabilisées par des émulsifiants dits durables. Le porteur qualifie lui-même ces gestes de stressants mais "nécessaires" à l'expérimentation. Il affirme que les modèles in vitro ne reproduisent pas la complexité du tube digestif et que seul l'animal permet une approche intégrée.

Objectifs

Les vitamines liposolubles sont essentielles pour la santé. Malheureusement, apports et statuts inadéquats en vitamines liposolubles sont très courants. Les émulsions huile dans eau sont souvent utilisées pour encapsuler et délivrer ces vitamines. La plupart des études disponibles reposent sur des études in vitro et mettent en jeu des émulsifiants tels que le polysorbate 80, la carboxyméthylcellulose ou l'hydroxypropylcellulose. Bien qu'il s'agisse d'émulsifiants largement utilisés par l'industrie alimentaire, leur utilisation dans les produits de consommation courante fait l'objet d'une certaine controverse car certaines données suggèrent que ces émulsifiants ont un impact négatif sur le microbiote intestinal, en augmentant sa capacité à pénétrer la couche de mucus normalement stérile, et qu'ils peuvent être à l'origine d'une inflammation intestinale et d’états pathologiques associés. Parallèlement à cette controverse, l'intérêt pour une transition vers des aliments et des ingrédients plus durables est apparue ces dernières années, tant dans la communauté des chercheurs que dans l'industrie alimentaire. Les régimes alimentaires durables sont des régimes alimentaires ayant de faibles conséquences sur l’environnement, qui contribuent à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à une vie saine pour les générations présentes et futures. Ce projet de recherche vise donc à évaluer l'effet inflammatoire/anti-inflammatoire d’émulsions stabilisées par des émulsifiants « durables » (protéines de pois, arabinoxylanes), sans et avec vitamines liposolubles, chez la souris et de comparer leurs effets à ceux induits par une émulsion stabilisée par des polysorbates.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de clarifier plusieurs questions scientifiques, à savoir : • Connaître l'effet inflammatoire/anti-inflammatoire et l’effet sur la perméabilité intestinale de nouveaux émulsifiants « durables » et voir si les vitamines peuvent réguler cet effet inflammatoire.

Procédures

Les animaux seront soumis à des prélèvement sanguins à la sub-mandibule, ou rétro-orbitaux au début puis 1 fois toutes les 3 semaines pendant la procédure. La durée de chaque prélèvement sanguin est calculée autour de 5 minutes. Le gavage sera réalisé avec les animaux en état de vigile. La procédure de gavage est estimée à 2 minutes hors la préparation de la seringue.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sur les animaux sont : 1) Stress lié à la manipulation pendant les prélèvements, pesées hebdomadaires et des changements de litière 2) Stress pendant les prélèvements sanguins submandibulaires ou retro-orbitaux 3) Stress pendant le gavage. 4) Stress lie à la privation d’eau et de nourriture pendant 4h avant les gavages, et la séparation des individus pendant le temps nécessaire pour collecter les matières fécales (approximativement 1 h) Malheureusement il s’agit de gestes nécessaires pour l’expérimentation.

Devenir

Les animaux de cette procédure seront mis à mort afin de prélever les tissus d'intérêt qui seront ensuite étudiés (expression génique, histologie, dosages protéiques et en micronutriments) pour évaluer les effets des émulsifiants sur l’inflammation.

Remplacement

Les modèles in vitro (culture cellulaire, chambre d’Ussing) ne reproduisent pas la complexité biologique du tube digestif (mucus, mouvement, échange entre organes, présence d’un microbiote). Le recours au modèle animal demeure la meilleure approche pour étudier l’inflammation puisque (actuellement) seul un modèle animal permet d’avoir une approche intégrée du phénomène d’absorption et inflammation intestinale.

Réduction

Ce projet est constitué de 13 conditions au maximum. Ce nombre est choisi en se basant sur les résultats préliminaires physicochimiques qui ont permis d’éliminer les conditions non pertinentes et donc de réduire drastiquement le nombre d’individus. Pour chacune de ces conditions, et compte tenu de la variabilité interindividuelle existant chez la souris et de la difficulté de la mise en place du protocole, des groupes de 10 individus sont nécessaires pour assurer la validité statistique du phénomène observé. Un nombre plus restreint d’animaux ne permettrait pas une finesse suffisante des résultats pour répondre à nos objectifs de recherche.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en cage de 2 ou 4, et l'environnement sera enrichi par la présence d'un igloo en plastique et de matériel de nidification (bandelettes de papier kraft). Le début des régimes aura lieu après 7 jours d’adaptation dans l’animalerie. Les animaux seront manipulés régulièrement pour les habituer à notre contact et ainsi limiter leur stress. L’enrichissement sera actualisé toutes les semaines afin d’apporter de la nouveauté aux souris. L’enrichissement sera fait avec des igloos, des tubes, des cabanes, du papier kraft, de la cellulose, du bois ou du foin. Des conflits entre animaux au sein d’une même cage pourraient se produire et engendrer des blessures. Dans ce cas, l’animal blessé sera soigné et placé dans une cage individuelle permettant de garder des contacts visuels, olfactifs et auditifs avec ses congénères jusqu’à la fin du protocole. Tout animal présentant des signes de mal-être sera mis à mort. Une phase d'habituation au gavage sera réalisée pendant 3 jours avant le début de l'étude. Les souris seront observées 15 minutes après la procédure pour détecter des signes de douleur ou de détresse. Dans le cas d’une fausse route lors du gavage ou d’un mal-être des souris, les animaux seront mis à mort. Toutes les procédures invasives (prélèvement sanguins, mis à mort) seront réalisées sous anesthésie générale. Lors des prises de sang, si le saignement venait à ne pas s'arrêter, l'animal serait immédiatement mis à mort.

Choix des espèces

Les expériences de biodisponibilité des micronutriments et évaluation de l’inflammation sont le plus souvent réalisées chez la souris, dont le système de digestion et d’absorption est anatomiquement proche de celui de l’Homme. En effet, les modèles cellulaires disponibles (Caco2) ne disposent pas de couche d’eau non-agitée et de mucus, qui sont très importants dans le contexte des études de l’absorption et de l’inflammation intestinale. Les co-cultures Caco2/ HT29 permettent de reproduire partiellement une couche de mucus mais dans des quantités souvent insuffisantes. Ces modèles cellulaires ne permettent pas non plus d’évaluer l’impact des émulsifiant via le microbiote. Le modèle de souris offre des avantages comme la facilité de la mise en œuvre et le faible coût. Enfin, les souris constituent un modèle in vivo de référence pour l’étude de l’effet d’émulsifiants par rapport à d’autres animaux. L’utilisation de ce modèle permettra la comparaison avec des études scientifiques. Les animaux seront âgés de 6 semaines à l’achat et d’environ 7 semaines lors du début du protocole. Ces animaux correspondent donc à de jeunes adultes, afin de ne pas faire intervenir de paramètres confondants tels que le vieillissement et rester comparable avec les études déjà faites, qui utilisent aussi de jeunes adultes.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Souris : 656
Souffrances
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▲ 92
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Devenir
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 656

656 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 564 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 92 léger. On leur induit un cancer sous-cutané ou colorectal par un agent cancérigène, ce dernier provoquant une inflammation intestinale avec perte de poids et diarrhée sanglante, pour tester une souche de lactobacille administrée par voie nasale ou orale. Le porteur indique viser un complément probiotique anticancéreux d'abord pour les chiens et les chats, puis un possible dépôt de brevet et une mise sur le marché. Il affirme qu'il n'existe pas d'alternative fiable à ce stade, les cultures cellulaires ne reproduisant pas les communications entre organes.

Objectifs

Le projet a comme objectif d’étudier des alternatives thérapeutiques contre le cancer pour les animaux de compagnie et basées sur une souche bactérienne particulière en les testant d’abord chez la souris. Aujourd’hui, le cancer chez les animaux de compagnie (principalement chiens et chats) est diagnostiqué plus précocement. Le cancer représente 27% de cause de mortalité chez eux, quel que soit l’âge, et la première cause de décès (avec près de 45%) chez les chiens de plus de 10 ans. Les propriétaires demandent souvent une qualité de soins proche de celle utilisée en santé humaine pour leurs animaux. Il existe donc une demande de plus en plus importante pour une prise en charge anticancéreuse et elle va probablement augmenter à l’avenir. Malheureusement, les traitements actuellement disponibles pour lutter contre le cancer chez le chien (curatif ou palliatif) demeurent insuffisants. Les thérapies par chimiothérapie présentent des limites telles que leurs coûts, les effets secondaires et la nécessité d’une hospitalisation de l’animal en clinique spécialisée. Le développement de nouvelles thérapies anticancéreuses plus accessibles et non invasives semble ainsi nécessaire. Actuellement, il y a un manque en produits alternatifs en cancérologie vétérinaire malgré la forte demande (insatisfaite) vis-à-vis de produits naturels. Des approches dites « non conventionnelles » telles que la phytothérapie, la mycothérapie, l’homéopathie, etc. représentent des stratégies alternatives et/ou complémentaires. Les probiotiques représentent une option intéressante pour traiter et prévenir le cancer chez le chien. En effet, des études récentes ont montré que la consommation de probiotiques peut avoir un rôle préventif et/ou protecteur dans le développement de différents types de cancer chez l'homme. En outre, une étude récente a signalé les potentiels effets bénéfiques de probiotiques sur certains symptômes gastro-intestinaux chez des chiens atteints de lymphome et soumis à une chimiothérapie. Cependant, à ce jour, aucune autorisation de mise sur le marché n'a encore été accordée à un probiotique pour la prévention ou le traitement du cancer chez le chien. Les perspectives à moyen terme seraient de développer un complément alimentaire et probiotique pour prévenir et traiter certaines formes de cancer chez le chien, et à plus long terme et si les résultats sont positifs, de proposer un tel complément chez l'homme.

Bénéfices attendus

Nous attendons de ce projet qu’il fasse progresser nos connaissances scientifiques sur les biothérapies à base de probiotiques contre le développement du cancer chez les animaux de compagnie et chez l’humain. En se basant sur nos résultats validés in vitro et en complément des essais in ovo (en cours chez l’embryon de poulet), ces expérimentations animales sur les différents modèles souris nous permettront de valider l’effet bénéfique d’une souche bactérienne particulière in vivo. S’ils sont positifs, nous envisageons par la suite un dépôt de brevet portant sur la caractérisation de l’effet anti-cancer de cette souche chez le chien. Actuellement, des discussions avec des partenaires privés sont aussi en cours et les expérimentations animales faisant l’objet de cette demande d’autorisation nous serviront à décider si une demande d’Autorisation de Mise sur le Marché est envisageable à l’avenir.

Procédures

Dans ce projet nous utiliserons des souris et deux modèles de maladies cancéreuses : un modèle de cancer sous cutané pour évaluer un effet bénéfique à distance de la souche bactérienne qui sera donnée par voie intra-nasale et un modèle de cancer colo-rectal où la bactérie sera donnée par voie orale. Pour le modèle d’induction de tumeur sous-cutanée / test d’un effet bénéfique à distance (systémique) : Chaque animal recevra sous anesthésie (anesthésie faite par injection dans l’abdomen sur animal vigile, environ 15 secondes de manipulation de l’animal) 3 administrations intra-nasale des produits à évaluer (10µl de liquide) espacées de 2 semaines et une administration sous-cutanée de cellules tumorales, qui génèreront une tumeur par la suite au site d’injection. Chaque animal sera placé quelques minutes toutes les deux semaines en pot transparent afin de récolter des déjections. Chaque animal sera pesé régulièrement (au moins une fois par semaine, environ 15 secondes de manipulation de l’animal). La taille des tumeurs sera mesurée pour chaque animal chaque semaine avec un pied à coulisse électronique (environ 30 secondes de manipulation de l’animal). En fin d’essai, un prélèvement sanguin sur animal vigile (environ 30 secondes de manipulation de l’animal) est effectué avant la mise à mort et la collecte d’organes. Pour le modèle d’induction de tumeurs colo-rectales / test d’un effet bénéfique local : Chaque animal recevra une administration orale par gavage quotidienne des produits à évaluer pendant toute la durée de l’expérimentation, soit un total de 58 administrations (animal vigile). Chacune de ces administrations est réalisée rapidement (environ 15 secondes de manipulation par animal). Chaque animal recevra une injection dans l’abdomen d’un agent cancerigène (animal vigile) une fois (environ 15 secondes de manipulation par animal). Chaque animal sera placé quelques minutes par jour en pot transparent afin de récolter des déjections. Chaque animal sera pesé quotidiennement (environ 15 secondes de manipulation par animal) et évalué sur un ensemble de paramètres d’état général par des observations. En fin d’essai, un prélèvement sanguin sur animal vigile (environ 30 secondes de manipulation de l’animal) est effectué avant la mise à mort et la collecte d’organes.

Impact sur les animaux

En ce qui concerne le modèle d’induction de tumeur sous-cutanée : Suite à l’injection des cellules tumorales, les souris développeront une tumeur localisée au site d’injection, non douloureuse. Dans certains cas, il peut y avoir formation d’une plaie susceptible de s’infecter. Le modèle d’induction de cancer colorectal déclenche dans un premier temps une inflammation intestinale qui entraine une perte de poids modérée pour une souris (10-15%) et une modification de la consistance des déjections pouvant aller jusqu’à une diarrhée accompagnée de saignements. Cette inflammation reviendra de manière cyclique et sera suivie de périodes de récupération qui permettent la disparition presque complète de ces symptômes. En fin de protocole, il y a apparition d’une ou plusieurs tumeur(s) de taille proche de 2mm3 au niveau du côlon.

Devenir

Le prélèvement des différents organes est incompatible avec la survie de l’animal

Remplacement

Nous avons effectué de nombreux essais in vitro et in ovo (dans des œufs de poule) avant d’envisager une confirmation dans deux modèles souris pour valider ces résultats et passer aux étapes suivantes de caractérisation du produit d’intérêt (une souche de bactérie probiotiques). A notre connaissance, il n’existe pas d’alternatives fiables à l’utilisation des animaux à ce stade. De telles expériences ne peuvent être réalisées sur des cultures cellulaires qui ne permettent pas de reconstituer les communications entre les différents organes. De plus, les paramètres inflammatoires et cancéreux tels que la modification de la consistance des fèces, la perte de poids, le développement des tumeurs coliques ou cutanées ne peuvent pour le moment être quantifiés que sur l’animal.

Réduction

Comme mentionné précédemment, les microorganismes à tester sont issus d’un programme de sélection in vitro au préalable. Ce programme est par ailleurs complété par des essais in vivo sur des embryons de poulet. A partir d’une collection contenant près d’une quinzaine de souches de microorganismes, ces essais ont permis d’identifier une souche de bactérie particulièrement intéressante. Nous avons donc retenu une approche permettant de limiter les tests in vivo à la meilleure candidate que nous avons pu identifier jusque là. Par ailleurs, nous utilisons toujours une approche statistique pour déterminer la taille de nos groupes en fonction de l’intensité des effets que nous souhaitons mettre en évidence et des données déjà disponibles. Nous effectuerons des tests statistiques adaptés pour évaluer les performances de la souche bactérienne en comparaison des groupes témoins.

Raffinement

Tout au long des procédures expérimentales, les animaux sont observés et pesés régulièrement : suivi hebdomadaire pour le modèle d’induction de tumeur sous-cutanée et suivi quotidien pour le modèle de cancer colo-rectal. De plus, pour le modèle de cancer colo-rectal, un score clinique quotidien est réalisé. Toutes ces mesures représentent une surveillance accrue nécessaire lors de ces phases expérimentales. Par ailleurs, les animaux sont hébergés à plusieurs (4 ou 5) afin de ne pas exposer ces animaux sociaux à un stress lié à l’isolement. Les quelques fois où les animaux sont séparés ne représentent qu’un temps très faible (5-10 minutes, environ une fois par semaine, pour les collectes de fécès des animaux de la procédure 1 et quotidiennement pour les animaux de la procédure 2). Des anesthésies sont prévues lors des phases qui pourraient être stressantes/douloureuses pour l’animal vigile (administrations intra-nasales ou injection sous-cutanées des cellules tumorales pour l’induction de la tumeur sous-cutanée). Nous veillons toujours à ce que les durées d’anesthésie soient limitées au minimum nécessaire (30-45 minutes environ). Nous incluons des enrichissements dans les cages : cellulose à dechiqueter et permettant la création de nids, bâtons à ronger et maisonnettes en carton (sans encre). Le matériel que nous utilisons (sonde de gavage) est adapté à nos animaux. Les sondes de gavages sont en plastique souple et fin (diamètre externe voisin du millimètre), à bords arrondis et de taille adaptée (4cm) pour empêcher les blessures et réduire l’inconfort. Enfin, des points limites sont définis afin de réduire au maximum la douleur ressentie par les animaux.

Choix des espèces

La souris est une espèce de référence en nutrition, toxicologie, cancérologie et immunologie; disciplines au carrefour desquelles la thématique du laboratoire nous positionne. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies cancéreuses et inflammatoires humaines. Elle est également pertinente pour envisager une approche vétérinaire pour les animaux de compagnie. Les animaux sont utilisés à un âge de 8 semaines (adultes). Cet âge est régulièrement utilisé par d’autres laboratoires. Cet âge constitue donc un point d’ancrage pour les comparaisons avec les données disponibles dans la littérature.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
Saumons : 720
Souffrances
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▲ 720
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Devenir
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 720

720 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Pour valider des indicateurs de bien-être en pisciculture, une partie subit une réduction de moitié du volume d'eau une fois par semaine et 360 sont soumises à une infection provoquée pendant dix jours, avec des pesées sous anesthésie. Le porteur signale un stress aigu, des furoncles et une surmortalité liés à l'infection. Il indique tuer tous les poissons en fin de protocole faute de pouvoir relâcher des individus potentiellement infectés, et affirme que l'évaluation des enrichissements ne peut se faire que sur animaux vivants.

Objectifs

Le projet cherche à valider des indicateurs opérationnels du bien-être des truites en pisciculture. Nous étudierons dans quelles mesures un milieu enrichi physiquement (abris, plantes, ombrière) permet-il d’améliorer le bien-être et la robustesse des truites et de contrecarrer les effets de stress rencontrés en pisciculture. Les résultats seront transférés aux professionnels de la filière et aux structures d’enseignement agricole.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont d'apporter des éléments objectivés et mesurés (diminution du stress, meilleure prise de poids, comportements adaptés, résistance aux maladies) de l'effet de différents types d'enrichissements physiques dans le milieu d'élevage de la truite arc en ciel. Cela permettra de valider l'effet des enrichissements sur le bien-être et d'apporter des éléments de discussion pour déployer l'usage des enrichissements chez les poissons (en élevage, en expérimentation animal, en aquarium).

Procédures

Pesée sous anesthésie : 3 pesées (T0, T1 et T2) pour tous les animaux (T0 =720, T1 = 600 et T2 = 480 animaux). L'anesthésie et la pesée dure environ 7-8 minutes pour 1 animal. Réduction de moitié du volume d'eau dans le bac d’élevage : 45 animaux, 1 fois par semaine, soit 9 fois pendant 1 heure. Challenge infectieux : 360 animaux pendant 10 jours.

Impact sur les animaux

Pesée sous anesthésie, nuissances: stress de l'anesthésie. Réduction de moitié du volume d'élevage, nuissances : stress aigue. Challenge infectieux, nuissances: stress, furoncle surmortalité

Devenir

L'euthanasie des poissons est prévu en fin de protocole, pour des raisons notamment sanitaire (impossibilité de relacher ou de réutiliser des poissons potentiellement infectés par A. salmonicida)

Remplacement

L'objectif du projet CASDAR AQUA BEA étant d'évaluer l'efficacité d'enrichissements sur le bien être et la robustesse des animaux, cela ne peut se faire que sur animaux vivants.

Réduction

Pour vérifier la répétabilité de notre protocole et éviter l'effet bac, chaque condition sera réalisée en triplicat (3 bacs). Pour le calcul du nombre de poissons nécessaires à notre étude, nous avons utilisé le site internet https://biostatgv.sentiweb.fr/et les données obtenues sur la mesure du cortisol dans les écailles et le plasma dans des projets précédents et dans la littérature. Le test de comparaison de deux moyennes observées avec un risque alpha de 0.05, une puissance à 0,8 et un test unilatéral, un nombre de 13 poissons par lot est préconisé. Pour prendre en compte notre étude en triplicat, le nombre d'animaux prélévés par lot est amené à 15 (3 x 5). Pour l'évaluation de la robustesse des animaux suite au challenge infectieux, en utilisant le site internet https://biostatgv.sentiweb.fr/, le test de comparaison de 2 proportions observés (pourcentage de mortalité dans le lot non enrichi et stressé estimé a 50%, pourcentage de mortalité dans le lot enrichi P2 estimé a 30% - 40 %), avec un risque alpha de 0.05, une puissance à 0,8 et un test unilatéral, un nombre de 36-37 poissons par lot est préconisé. Le nombre d'animaux restant si aucune mortalité avant challenge est de 45 poissons par lot et répond donc au nombre d'animaux préconisé.

Raffinement

Les animaux seront observés 2 fois par jour durant toute le durée du protocole (12 semaines). Les points limites sont d'une part les paramètres d'ambiance de l'élevage (température, oxygène). Si les paramètres critiques sont atteints (température > 20°C, oxygène 1 cm² lors du challenge seront retirés de l'expérimentation et euthanasiés par surdosage d'anesthésique.

Choix des espèces

La truite arc en Ciel est l'espèce de poisson la plus élevée en france, il est donc important de travailler sur cette espèce pour améliorer le bien être animal Les truites utilisées pèseront environ 150g au début pour aller jusqu'a 250g environ. Cela représente une partie de l'élevage de truite pour aller jusqu'au stade dit portion commercialisable (250g). Ce poids permet d'observer facilement les animaux pour remplir les grilles de bien être et de comportements. Des enrichissements adaptés à ces stages seront également adaptés pour des poissons plus gros.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système immunitaire
Souris : 1600
Souffrances
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▲ 1600
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Devenir
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 1600

1 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur injecte des cellules tumorales puis des composés immunomodulateurs testés pour des laboratoires clients, avec suivi de la tumeur et prises de sang répétées, l'étude n'autorisant ni anti-inflammatoire ni analgésique jugés incompatibles avec les molécules évaluées. Le porteur affirme que les doses injectées n'induiront aucun effet indésirable et que des points limites précoces limiteront la gêne liée à la tumeur. Il indique devoir se placer à l'échelle de l'"organisme entier" et écarte toute méthode substitutive.

Objectifs

Le domaine d’expertise de notre unité de service est centré sur la caractérisation et l’étude fonctionnelle des populations du système immunitaire murin en conditions normales, inflammatoires ou dans un contexte tumoral. En tant que prestataire de services, nous réalisons ces études pour des laboratoires partenaires publics ou privés. L’objectif principal du projet décrit dans cette demande, est l’évaluation de la réponse immunitaire suite au développement d'une tumeur dans des souris contrôles ou génétiquement modifiées, en présence ou non d'un traitement thérapeutique de composés immunomodulateurs. Les essais thérapeutiques récents utilisant des composés immunomodulateurs ont donné des résultats extrêmement prometteurs sur certains types de cancers comme les Mélanomes métastatiques. Certaines immunothérapies ont des effets spectaculaires sur l’inhibition de la croissance tumorale. La recherche s’intéresse donc de très près à la caractérisation de nouveaux composés immunomodulateurs et aux thérapies combinatoires pour atteindre un taux de succès plus élevé. Ce projet s’inscrit non seulement dans la validation de nouveaux anticorps thérapeutiques mais également dans la description exhaustive de toutes les cellules immunes infiltrant la tumeur et leur rôle dans le contrôle de la pousse tumorale sous l'effet d'un traitement immunothérapeutique. Dans cette dernière optique, nous envisageons de caractériser de façon plus précise les cellules ayant infiltrées la tumeur et les cellules nouvellement circulantes qui viennent de rentrer dans la tumeur.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à évaluer de façon qualitative et quantitative la capacité d’un modèle murin à rejeter une tumeur après traitement immunothérapeutique en comparaison avec des animaux contrôles sans traitement. Ainsi, nous pourrons valider de nouveaux candidats dans le cadre d'immunothérapies anti-tumorales. Nous pourrons également déterminer l'action anti-tumorale de ces nouveaux composés grâce à l'étude du système immunitaire et définir la dose optimale à administrer. Ces études présenteront une avancée majeure dans le traitement des cancers par immunothérapie.

Procédures

Les souris seront régulièrement manipulées lors de ce projet à raison d’un jour sur deux pour différentes raisons : 1/ Les suivis de poids et de mesures tumorales : les souris seront manipulées à l’état vigile pour être déplacées dans une balance à pesée dynamique puis contenues par un manipulateur pour la mesure du volume tumoral au moyen d’un pied à coulisse. La contention sera la plus courte possible (inférieure à une minute au total par souris pour une pesée+mesure) pour limiter les contraintes subies par l’animal. 2/ Les injections de cellules tumorales (injection unique) : une contention sur souris vigile sera réalisée pour l’injection de l’anesthésique (15 à 30 secondes maximum par souris). Les souris seront ensuite manipulées une fois endormies pour l’injection des cellules tumorales et de l’Antisedan qui permettra d’écourter le temps total d’endormissement à environ 15 minutes, afin de permettre une meilleure récupération des souris. L’anesthésie par voie chimique permet d’assurer une reproductibilité de l’injection des cellules tumorales et d’éviter les grattages au niveau du site d’injection qui pourrait impacter l’implantation de la tumeur. 3/ Les injections de composés immunomodulateurs ou d’anticorps conjugué à un fluorochrome : Ces injections seront réalisées soit sur souris vigile, soit sur souris anesthésiée par voie gazeuse. Les injections pourront être réalisées de façon hebdomadaire, bi-hebdomadaire ou journalière en fonction du mode d’administration choisi ainsi que des recommandations des laboratoires porteurs de projet. Sur souris vigile, le temps de contention et d’injection n’excèdera pas 30 secondes. Selon la voie d’injection, une boite de contention pourra être utilisée. Le temps de contention sera alors le plus bref possible compte-tenu du temps de mise en place de l’animal dans la boite de contention et du temps d’injection. Sur souris anesthésiée, la phase d’induction de l’endormissement durera 3 minutes. Après sortie de la boite, le temps de manipulation et d’injection sur souris endormie sera de 10 à 20 secondes maximum. La souris se réveillera au bout de 30 secondes. 4/Les prélèvements sanguins : Les animaux seront soumis à l’état vigile à quatre ou cinq prélèvements sanguins au cours de la procédure expérimentale. La durée d’un prélèvement n’excèdera pas 30 secondes par souris. Tous les gestes techniques seront réalisés par un manipulateur expérimenté afin de limiter la durée de contention et le stress subi par l'animal.

Impact sur les animaux

Les tests de toxicité des composés immunomodulateurs seront effectués en amont par les laboratoires demandeurs. Les doses injectées n'induiront donc aucun effet indésirable sur les animaux dans le cadre de ce projet. Les effets indésirables liés à la croissance tumorale seront limités grâce à la mise en place de points limites précoces pour limiter la gêne et l'inconfort des animaux dû à la présence de la tumeur. Cette étude ne permet pas l’addition d’anti-inflammatoires ou d’analgésiques, incompatibles avec les immunomodulateurs testés et l’étude de la réponse immunitaire associée. Les animaux seront soumis à plusieurs actes techniques nécessitant une contention pouvant engendrer du stress (pesée, anesthésie, injections ou mesure tumorale). Les contentions seront réalisées par du personnel expérimenté et expert dans ces actes afin de limiter les contraintes subies par l’animal.

Devenir

Pour les deux procédures expérimentales, quel que soit le protocole choisi, tous les animaux sélectionnés pour l'Immunophénotypage seront mis à mort afin de procéder au prélèvement des organes et à leur analyse. Les animaux ne rentrant pas dans les critères de sélection définis dans les procédures expérimentales seront également mis à mort. Dans le cas où une expérience de rechallenge serait envisagée, une partie des animaux ayant rejetés la tumeur (6 maximum par groupe à la fin de la première expérience d'immunophénotypage) seront maintenus pendant 60 jours au minimum (post-injection tumorale) avant de procéder au rechallenge tumoral. Après le rechallenge, les animaux seront soit maintenus 60 jours maximum pour vérifier le rejet tumoral puis euthanasiés, soit euthanasiés 3 jours après le rechallenge pour le prélèvement des organes et leur analyse.

Remplacement

Concernant le principe de « Remplacement », dans ce modèle il n’est pas envisageable d’utiliser une méthode alternative et/ou substitutive. En effet, nous devons nous placer à l’échelle de l’organisme entier pour permettre la mise en place de toutes les boucles de régulation impliquées dans ce type de modèle ainsi que pour caractériser la réponse immunitaire des animaux.

Réduction

Concernant le principe de « Réduction », les méthodes de standardisation développées au sein de notre laboratoire nous permettent de réduire le nombre d’animaux tout en ayant des résultats statistiquement significatifs. Cette standardisation est caractérisée par l’utilisation d’automates et d’instruments de mesure calibrés ainsi que d’outils d’analyse automatisés limitant les variations liées aux manipulateurs. En se basant sur ces procédures standardisées, le bio-informaticien de notre service a ainsi déterminé un calcul de puissance nous permettant de définir le minimum de souris nécessaires pour caractériser les différentes populations d’intérêt pour chaque mutation étudiée et chacune des conditions testées. De plus, certains animaux seront conservés dans plusieurs étapes des protocoles définis pour éviter d’avoir à générer à chaque fois une nouvelle cohorte d’animaux.

Raffinement

Pour ce qui est du principe de « Raffinement », les souris seront hébergées par groupe de 5 au maximum, l’aliment et l’eau seront distribués ad libitum et les cages seront systématiquement enrichies par l’ajout d'un carré de coton et d'un bâtonnet de papier ou « Enrichment Diamond Twists » que les souris pourront grignoter afin de se confectionner un nid. Un temps d’adaptation d’une semaine minimum sera également respecté entre la réception des animaux et le début du protocole expérimental. Pour permettre aux souris un meilleur réveil et une meilleure récupération après l’anesthésie, de l’Antisedan sera administré aux animaux à la fin de la greffe des cellules tumorales. Les souris seront observées quotidiennement par le personnel de zootechnie formé et qualifié et des points limites précoces seront préalablement établis. En ce sens, une grille de score sera utilisée prenant en compte le comportement naturel et provoqué de l’animal, la variation pondérale et la caractérisation expérimentale (aspect et volume tumoral). Des points limites terminaux sont établis pour chaque observation (valeur maximale de la grille de score) qui entraîneront la mise à mort de l’animal s’ils sont atteints.

Choix des espèces

Nous utiliserons le modèle murin car ce sont des mammifères dont 99% des gènes sont orthologues à l’homme. C’est un animal de petite taille, à reproduction rapide et facile d’élevage. De plus, la communauté scientifique dispose à ce jour d’une bonne connaissance anatomique, physiologique et biologique de ce modèle. Le modèle murin est donc un modèle de choix pour l'étude du système immunitaire grâce aux connaissances acquises et au nombre d'outils disponibles. Nous avons en effet à notre disposition un grand nombre d'anticorps marqués par une grande variété de fluorochromes permettant un phénotype du système immunitaire à très haut contenu. Pour ces expériences nous utiliserons des animaux adultes de 10 à 12 semaines avec un poids supérieur ou au minimum égal à 22g. Les animaux doivent en effet avoir un système immunitaire mature et un poids suffisant pour être stable au début du protocole et éviter les variations physiologiques non dues à la procédure expérimentale.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Cochons : 60
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 60

60 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une inflammation du tendon du genou leur est provoquée par injection de collagénase, un produit irritant, puis ils subissent des angiographies et une embolisation, et juste avant leur mise à mort des embolisations supplémentaires sont pratiquées sur d'autres organes comme les reins, la prostate ou l'utérus. Le porteur indique que le modèle est "maîtrisé" et qu'aucune nuisance supplémentaire n'est attendue, et signale que le projet sert aussi à former des internes en radiologie interventionnelle. Il affirme qu'il n'existe pas de méthode alternative reproduisant des conditions proches des cas cliniques.

Objectifs

Les inflammations chroniques des tendons et des articulations sont fréquentes et difficiles à soigner. C'est un problème de santé publique avec un coût médico-économique important et des arrêts de travail prolongés (douleur épaule, coude, poigner, genou) et arrêt de sport. Dans cette pathologie, des nouvelles artères (néovaisseaux) se forment et entretiennent cette inflammation. Une équipe de chercheurs rapporte que le fait de boucher ces néovaisseaux, c'est à dire de réaliser une embolisation, permet d'améliorer les patients souffrant de ces maladies chroniques. L’agent utilisé pour boucher les vaisseaux est un antibiotique, et n’a pas l’autorisation en France pour être utilisé dans les artères. Cette approche doit être validée sur un modèle animal avant de pouvoir faire des tests chez l'Homme notamment pour prouver qu'il n'existe pas de risque à priver de sang les tendons ou les articulations inflammatoires et d’étudier les différents agents d’embolisation possibles. Dans une étude précédente, notre équipe a mis au point un modèle porcin reproductible d’inflammation du tendon du genou qui associe une inflammation du tendon et le développement de vaisseaux pathologiques. Il a été utilisé pour tester l'embolisation avec des microbilles définitives, montrant l’absence de complication sévère chez l’animal. Cependant l’embolisation avec ces petites billes semble avoir des résultats nettement moins bons sur la douleur que les publications utilisant l’antibiotique comme agent d’embolisation. Dès lors, il est nécessaire d’étudier l'efficacité de cet antibiotique sur notre modèle animal, ainsi que celle de nouveau agents d’embolisation pour orienter la prise en charge future de ces patients. L’objectif de ce projet est donc de proposer notre modèle validé, reproductible et maîtrisé par les radiologues interventionnels, à différentes équipes pour tester la sécurité et l'efficacité de leurs matériaux d'embolisation.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra de mieux comprendre les mécanismes d’action de l’embolisation dans la pathologie tendineuse. Ceci permettra de mieux comprendre les douleurs des patients et ainsi de leur apporter un nouveau traitement antalgique qui permettra de limiter le recours aux médicaments, soins de kinésithérapie, d’accélérer la reprise du travail et la reprise du sport. De plus, ce projet contribuera également à la formation d'internes en radiologie interventionnelle à la réalisation de gestes techniques.

Procédures

Les animaux seront impliqués dans une seule procédure opératoire qui se déroulera en plusieurs étapes : le 1er jour, induction d'une inflammation au niveau du tendon du genou du porc par injection intra-tendineuse d'une produit irritant (collagénase) sous échographie (30 min maximum). Après une semaine, réalisation d'une angiographie (examen d'imagerie d'environ 1 heure) afin de valider la présence de néovaisseaux et embolisation le cas échéant. Après deux semaines, réalisation d'une angiographie pour vérifier la réussite de l’embolisation. Juste avant la mise à mort, d'autres procédures d'embolisations pourront être réalisées sur d'autres organes (reins, prostate, utérus...) avec différents agents embolisants. L'objectif sera d'évaluer la faisabilité en vue de futurs protocoles de recherche sans avoir à utiliser de nouveaux animaux. Ce sont des méthodes mini-invasives non chirurgicales, possibles par l'accès à la carotide qui sera déjà utilisé au cours de la procédure expérimentale, et qui permet d'amener le cathéter jusqu'aux artères alimentant les différents organes (artère rénale, prostatique...). Ainsi aucune autre technique ne sera utilisée pour réaliser ces gestes supplémentaires. L'ensemble de cette dernière phase n'excèdera pas 2 heures.

Impact sur les animaux

L’étude précédente ayant permis la validation de la dose de collagénase n’a montré aucun signe d’apparition d’inconfort ou de douleur, ni de changement de comportement chez les animaux. Ainsi, le modèle étant désormais maîtrisé, aucune nuisance supplémentaire n'est attendue. Concernant les effets indésirables, devant le risque ischémique lié à l’utilisation des agents embolisants testés, il conviendra de s'assurer de l'absence de complication locale visible au niveau des cuisses de l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront seront mis à mort en fin de procédure afin d'effectuer le prélèvement des tendons.

Remplacement

Il s’agit d’une étude ayant pour objectif de vérifier l'efficacité et la précision d'une technique interventionnelle. Il n’existe pas de méthode alternative permettant d’atteindre cet objectif dans des conditions le plus proches possibles des cas cliniques.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit en veillant toutefois de travailler sur un nombre suffisant pour obtenir une différence significative entre les groupes en cas de comparaison, ou un groupe suffisamment important pour valider un groupe pilote sur un nouvel agent. Dans un souci de Réduction du nombre d’animaux utilisés, nous souhaitons profiter de l’anesthésie générale finale, après l’artériographie et donc juste avant l’euthanasie de l’animal, pour réaliser ces gestes, similaires à ceux réalisés sur les genoux, sur d’autres organes. Cela permettra de valider leur faisabilité technique soit en prévision de projets futurs, soit pour répondre à des questions ponctuelles, sans engendrer de souffrance supplémentaire pour les animaux déjà anesthésiés profondément et mis à mort juste après, et sans nécessité d’écrire un nouveau protocole impliquant un nombre supplémentaire d’individus. Enfin, cette démarche contribuera également à la formation d'internes en radiologie interventionnelle à la réalisation de ces gestes techniques. Aucun étude statistique ne sera prévu sur ces expérimentation (étude de faisabilité).

Raffinement

Nous attacherons une importance majeure au raffinement des conditions d’hébergement et d'enrichissement pendant la période d'acclimatation d'une semaine et tout au long de la procédure. Afin de limiter leur stress, les animaux seront hébergés en groupe. L'enrichissement est réalisé en créant une zone de repos couverte de litière, leur permettant de s'allonger tous ensemble et de répondre à leur comportement de fouissement. Ils disposent également de jouets suspendus à mordiller. Ce modèle ayant été mis au point dans les mêmes conditions, toutes les techniques expérimentales ont été optimisées. Pour la phase d'injection dans le tendon, une anesthésie légère. Les gestes interventionnels (angiographie) seront toujours réalisés sous anesthésie générale afin de prévenir la souffrance et l’angoisse de l’animal, de même que la mise à mort. Lors des quelques gestes possiblement douloureux, un morphinique. La mise en place des cathéters sera réalisée sous échographie, évitant l'ouverture cutanée à l'exception de la ponction à l'aiguille.

Choix des espèces

De manière générale, le porc est un bon modèle d'étude proche de la physiologie humaine, notamment au niveau de la vascularisation, ce qui permet de se former sur l'animal avant l'usage chez l'Homme. Nous profiterons également de la mise en place de ce projet pour réaliser des formations aux radiologues interventionnels sur cette nouvelle technique d’embolisation. Les animaux sont choisis au terme du post-sevrage à l'âge de 2-3 mois, pour des raisons techniques d'une part (poids entre 25 et 35 kg, permettant des groupes homogènes) et pour des raisons de coût d'autre part.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 150
Souffrances
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▲ 150
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Devenir
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 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des composés par gavage quotidien jusqu'à cinquante jours, passent des tests de reconnaissance d'objet, de labyrinthe à quatre bras et de labyrinthe en Y, puis sont mises à mort par décapitation pour des enregistrements sur coupes de cerveau, afin de tester des composés contre la maladie d'Alzheimer. Le porteur indique de possibles signes d'inconfort et une perte de poids après administration. Il affirme que les tests de mémoire et l'électrophysiologie sur coupes ne peuvent être reproduits en culture cellulaire.

Objectifs

La maladie d’Alzheimer (MA) se caractérise par une perte progressive de la mémoire et des capacités de notre cerveau qui nous permettent d'être en interaction avec notre environnement : percevoir, se concentrer, acquérir des connaissances, raisonner, s'adapter et interagir avec les autres. La zone du cerveau impliquée dans l'apprentissage et la mémoire est l'hippocampe. Dans ce projet, afin d’évaluer l'effet des composés testés par voie orale, des tests comportementaux seront utilisés pour quantifier les déficits de mémoire chez les souris âgées. Puis l’effet des composés testés par voie orale sera évalué sur l’activité électrique des cellules neuronales par la technique d’électrophysiologie, sur coupes cérébrales, chez des rongeurs.

Bénéfices attendus

Ce projet scientifique associé à notre plateforme d'électrophysiologie et de comportement permettra de mieux comprendre la physiologie des cellules neuronales, dans le but de développer de nouvelles approches thérapeutiques chez l’Homme afin de traiter les pathologies cérébrales et notamment la maladie d’Alzheimer.

Procédures

-Administration quotidienne jusqu’à 50 jours, 1 à 2 maximum/jour par voie orale avec une sonde alimentaire de taille adaptée à l’espèce : 10 secondes -Test de reconnaissance d’objet dans une arène, 3 séances à 24h d’intervalles de 10 minutes avant la fin de l’étude -Test du labyrinthe des 4 bras, 1 séance de 5 minutes 48 h avant la fin de l’étude -Test du labyrinthe en Y, une séance de 15 minutes d’entrainement puis 24 h après une séance de test de 5 minutes avant la fin de l’étude. -Anesthésie pour prélèvement sanguin : anesthésie de la souris par inhalation (induction : 4-5% isoflurane) (maximum 3 minutes) -Prélèvement sanguin : 10 secondes jusqu’à 1 fois par semaine (maximum 5 prélèvements sur animal vigile ou anesthésié) et le dernier jour d’étude sur animal anesthésié : 10 secondes - Euthanasie : Administration intrapéritonéale du mélange d’anesthésiques/analgésiques (10 secondes), ou anesthésie de la souris par inhalation (induction : 4-5% isoflurane, maximum 3 minutes), décapitation (3 secondes)

Impact sur les animaux

Suite à l’administration des composés à tester, il se peut que des signes d’inconfort ou d’intolérance se manifestent (baisse d’activité, perte de poids, poils hérissés, modification des selles...). Dans tous les cas, un suivi quotidien de l’état général des animaux et une pesée hebdomadaire seront réalisés afin de repérer tout signe de mal-être. Les 3 tests comportementaux différents seront réalisés 48h, 24h avant et le jour de l’euthanasie et ne dureront pas plus de 15 minutes chacun. Aucune nuisance n’est attendu pendant ces tests comportementaux qui sont de l’exploration d’objets ou de territoire.

Devenir

Les animaux seront tous euthanasiés afin de réaliser les coupes cérébrales et procéder aux enregistrements de l’activité cérébrales sur ces coupes.

Remplacement

Les tests de comportement nécessitent l’utilisation d’animaux vivants pour quantifier les déficits d’apprentissage et de mémoire. L'organisation des réseaux neuronaux peut être étudiée sur des coupes cérébrales de rongeurs par électrophysiologie. Ces expériences ne peuvent pas être reproduites, ni étudiées dans des modèles de cultures cellulaires. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour nos animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect de l'éthique animale.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme adapté. Les résultats seront analysés par des tests statistiques. Nous adapterons les tests statistiques en fonction des observations. Les tests comportementaux et les enregistrements électrophysiologiques seront fait sur les mêmes animaux afin de réduire le nombre d’animaux.

Raffinement

Les animaux plus âgés pourront être placés individuellement pour éviter le risque de bagarre dès leur arrivée, suite à un retour d’expérience et aux recommandations de l’éleveur. Ils resteront toujours en contact visuel et olfactif. Avant toute administration, une période d’acclimatation des animaux d’au moins 5 jours sera respectée. Un suivi quotidien des animaux sera effectué sans exception (Week-ends & jours fériés), les animaux seront pesés une fois par semaine dès la fin de la période d’acclimatation par les expérimentateurs pour suivre l’état de santé général . En particulier, ils seront observés après chaque geste technique (administration, prélèvement), afin de s’assurer de l’absence d’effet indésirable inattendu. En cas d’altération de l’état de l’animal, la surveillance sera rapprochée et il sera soigné selon les recommandations du vétérinaire et en accord avec le directeur d’étude. Ce suivi nous permettra de déceler précocement tout signe de souffrance ou d’angoisse et nous appliquerons strictement les points limites définis. Les animaux seront évalués grâce à la fiche d’observation /points limites et l’atteinte d’un point limite entrainera les actions documentées dans cette fiche. Un entrainement (première exposition dans l’arène ou labyrinthe, présentation des objets) sera réalisé une fois, 24h avant de réaliser un test comportemental afin de diminuer le stress de l’animal et de rendre des résultats fiables. Lors des prelevement sanguins réalisées par du personnel compétent et qualifié, les animaux pourront être sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Nos expérimentations sont réalisées chez la souris dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour la communauté scientifique nationale et internationale. Ces rongeurs, de petite taille et d’élevage facile, possèdent un système nerveux dont le développement est extrêmement proche de celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est suffisamment complexe. Ils constituent des modèles de choix pour l’étude des mécanismes du fonctionnement cérébral. Les animaux seront utilisés de l'âge de 3 semaines à 95 semaines, afin de couvrir tous les âges, du jeune à l'adulte.