Procédures modérées

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 360
Souffrances
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Devenir
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 360

360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent de la cuprizone dans leur nourriture pour détruire leur myéline pendant quatre à douze semaines, puis une injection létale afin de prélever leur cerveau, pour étudier le rôle du récepteur RXRg dans la remyélinisation. Le porteur affirme que la cuprizone n'entraîne ni douleur ni inconfort et laisse un comportement normal, tout en déclarant le projet en gravité modérée. Il indique qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la remyélinisation, processus dynamique qui ne pourrait selon lui être observé que chez l'animal vivant.

Objectifs

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune affectant le système nerveux central (SNC). Causée par une dysfonction du système immunitaire, elle engendre des lésions de la myéline qui provoquent des perturbations motrices, sensitives, cognitives, visuelles et autres. Les traitements actuels sont insuffisants pour empêcher la progression du handicap à moyen terme. La myéline est une gaine qui entoure les fibres nerveuses. Cette gaine est nécessaire pour une bonne conduction de l’influx nerveux. Lorsque la myéline est dégradée, elle doit être reformée par des cellules spécialisées. Toutefois, dans la SEP, la myéline est la cible du système immunitaire qui engendre une réaction inflammatoire excessive. A long terme, cette inflammation empêche la myéline de se reformer conduisant aux symptômes cités précédemment. Il est important de comprendre pourquoi la myéline n’est pas reformée. En effet, une stratégie thérapeutique serait de stimuler la régénération de la myéline. Grâce à l’utilisation de souris génétiquement modifiées, nous étudierons comment la myéline se forme et comment différents facteurs peuvent stimuler sa régénération dans la SEP.

Bénéfices attendus

La myéline est une gaine biologique qui entoure les fibres nerveuses dans le système nerveux central. Cette gaine est nécessaire pour la transmission des informations entre les neurones. La dégradation de la myéline et son remplacement sont un processus physiologique naturel, toutefois chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) la myéline est la cible du système immunitaire ce qui entraine différents troubles neurologiques tels que des troubles moteurs, et une réaction inflammatoire importante. Une des conséquences de cette réaction inflammatoire est d’empêcher la régénération de la myéline et donc de contribuer à la maintenance des troubles cités. Différents acteurs ont été identifiés comme facteurs stimulant la formation de myéline dans la SEP. En utilisant des souris modifiées génétiquement, nous déterminerons l’implication de ces facteurs dans la formation de myéline en conditions pathologiques. Ceci pourrait mettre en lumière un mécanisme de remyélinisation précis qui pourrait également ouvrir une nouvelle voie de recherche dans la SEP et vers de nouvelles pistes thérapeutiques.

Procédures

Ici, n=300 animaux recevront un régime alimentaire comprenant de la Cuprizone pour générer une perte de myéline pendant différents temps (4, 5, 6, 12 semaines et un groupe deux fois 4 semaines). A l’issue de ces différents temps de consommation, les animaux ayant consommé la Cuprizone ainsi que les contrôles (n=30) non nourris à la Cuprizone pendant 5 semaines recevront une injection létale d’anésthésique et seront mis à mort. Le cerveau de ces animaux sera prélevé pour réaliser des analyses immunohistochimiques.

Impact sur les animaux

La cuprizone est un traitement introduit dans la nourriture qui induit une démyélinisation des neurones et une activation du système immunitaire. Ce traitement n’entraîne pas de douleur ou d’inconfort chez l’animal, et les symptômes moteurs liés à ce traitement, telle que la coordination motrice, sont faibles. De plus, le traitement à la Cuprizone n'engedrera aucune modification du comportement animal, les animaux auront un comportement tout à fait normal. Toutefois, au début de la consommation, une légère perte de poids peut être observée chez la souris bien qu'il y ait une absence de faim/soif chez l'animal. L’effet de la Cuprizone est également réversible, c’est-à-dire que l’arrêt de sa consommation entraîne la restauration de la myéline. Un dernier effet attendu est le léger stress généré chez l’animal par les injections intrapéritonéales d’anesthésique/analgésique.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure afin de prélever les organes pour réaliser des analyses histologiques.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer les modèles murins par un modèle in vitro dans cette étude pour trois raisons principales : (i) la myélinisation développementale ou remyélinisation est un processus dynamique et multifactoriel dépendant des activités de types cellulaires différents et ne peut être reproduit que chez un animal vivant dans son intégrité; (ii); une analyse de remyélinisation est espèce-dépendant, cependant la souris reste un très bon modèle de la myélinisation chez l’Homme; (iii) la souris est notre modèle de référence dans la recherche sur les récepteurs de vitamine A car c’est dans ce modèle que nous avons déjà identifié des programmes moléculaires contrôlés par ces récepteurs ainsi que des traitements pharmacologiques pour les futurs développements de nouvelles stratégies thérapeutiques. De plus, ce projet émane des nombreuses analyses menées préalablement in vitro sur des cultures primaires des oligodendrocytes, microglie ou des neurones qui nous ont amenées à proposer ce projet et tester in vivo nos hypothèses de travail.

Réduction

Dans ce projet, nous prévoyons d’utiliser 10 animaux par lot de chaque sexe. Ces effectifs tiennent compte de la variabilité inter-individus ainsi que de potentielles différencies liées au sexe. Les analyses seront réalisées avec des tests statistiques adaptés. Si des différences liées au sexe sont mises en évidence, des études plus poussées seront réalisées dans un second temps. Dans l’éventualité où des complications apparaissent durant l’expérience, 10 % d’animaux supplémentaires par lignée seront prévus (soit n=10 par lignée) afin de conserver un nombre suffisant de réplicat pour réaliser des analyses statistiques. Ceci représente un ajout de n=10 animaux/lignées, soit 30 animaux en plus. A des fins de réduction, les animaux générés en plus pourront servir aux différents temps de consommation de Cuprizone si besoin est. Il est possible que peu voire aucun animal ne meurt durant l’expérience. Dans ce cas, les 10% d'animaux supplémentaires prévus par lignée ne seront pas utilisés.

Raffinement

En vue de raffiner les procédures, les animaux sont hébergés en groupe dans des conditions optimales (dans des portoirs ventilés et avec un nid) et ils font l’objet d’un suivi adapté et régulier et de soins vétérinaires au besoin. Ici, nous ne nous attendons pas à engendrer une douleur/souffrance aux animaux. En effet, la Cuprizone est faiblement concentrée, les dégradations de myéline seront mineures et principalement localisées dans le corps calleux, ce qui ne devrait pas générer de phénotype durant le suivi expérimental. Quelques troubles de coordination motrices peuvent cependant être observés en début de traitement. De plus, une légère perte de poids peut être observée au début de la consommation de Cuprizone. Le poids corporel des animaux sera alors contrôlé avant, pendant, et après consommation de Cuprizone. Si une perte de poids comprise entre 5 % et 10 % est observée, de la nourriture gélifiée sera mise à disposition de la souris pour faciliter sa prise alimentaire. Si une perte de poids supérieure à 10 % est observée, l’animal sera exclu de la procédure. A l’issue de la consommation de Cuprizone, la procédure expérimentale sera réalisée sous anesthésie générale par injection d'un mélange d'anesthésique : analgésique afin d’éviter aux animaux tout ressenti douloureux. Les injections sont peu douloureuses également, et génèrent principalement un stress à l'animal. A l’issue de la procédure, les animaux seront mis à mort par un manipulateur expérimenté en minimisant le stress animal.

Choix des espèces

La myéline est une gaine biologique qui entoure les neurones assurant ainsi leur protection d’une part, et la transmission des messages nerveux d’autre part. La dégradation de la myéline et son remplacement sont un processus physiologique naturel. Cependant, chez des patients atteints de sclérose en plaques (SEP), la myéline est dégradée par le système immunitaire ce qui engendre différents troubles moteurs et cognitifs, et une réaction inflammatoire importante. Cette dernière va empêcher la régénération de myéline et donc maintenir les troubles cités précédemment. Une stratégie thérapeutique serait de stimuler la régénération de myéline. Pour comprendre comment la remyélinisation se met en place, nous utiliserons le modèle murin puisque ce modèle récapitule très bien la myélinisation chez l’Homme. De plus, les souris génétiquement modifiées utilisées dans ce projet nous permettent d’étudier des programmes moléculaires importants dans la régénération de myéline, et différents traitements pharmacologiques ciblant ce programme ont déjà été validés chez la souris. Nous utiliserons des souris adultes (âgées de 8 semaines) pour évaluer la régénération de la myéline dans des conditions pathologiques mimant la sclérose en plaques.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 360
Souffrances
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▲ 320
▲ 40
▲ -
Devenir
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 360

360 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, 320 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 40 modéré. Des femelles gestantes subissent une laparotomie pour injecter le cytomégalovirus dans le cerveau de leurs embryons, puis les ratons sont soumis au test du réflexe de retournement et au test d'éloignement du vide et suivis pour des crises d'épilepsie. Le porteur indique que 60 à 80 % des ratons infectés présentent une hyperextension des membres et que 25 à 40 % font des crises généralisées, les petits étant tués au plus tard au dix-septième jour. Il affirme que ces mécanismes ne peuvent être modélisés ni in vitro, y compris sur cérébroïdes, ni in silico.

Objectifs

L'objectif principal de ce projet est d'explorer si une voie moléculaire connue pour être impliquée dans des processus inflammatoires, influence dans le cerveau en cours de développement, l'apparition et la sévérité de différents types de problèmes post-nataux, notamment neurologiques, constatés préalablement, ou anticipés, après infection du cerveau en développement par le cytomégalovirus (CMV). Outre une meilleure connaissance des évènements influençant les troubles neurologiques causés par ces infections congénitales dans l'espèce humaine, notre étude ouvrirait la voie vers de potentielles applications, cette voie moléculaire pouvant être modulée par de nombreuses molécules déjà existantes ou par d'autres stratégies thérapeutiques adaptées au ciblage de cette voie dans certains types de cellules cérébrales.

Bénéfices attendus

Les infections congénitales par le cytomégalovirus sont fréquentes (0.7 à 1% des naissances) et représentent une cause majeure de pathologie neuro-développementale, avec des conséquences médicales sévères et un impact socio-économique important. Cependant, les mécanismes restent mal compris et peu abordés. Les difficultés à générer un vaccin efficace et l'absence de traitement satisfaisant rendent nécessaires l'identification et l'exploration de nouvelles pistes mécanistiques. De ce point de vue, notre projet, en proposant l'implication de mécanismes inflammatoires dans la neuropathogénèse de ces infections, doit apporter des informations importantes pour la compréhension de la pathologie, tout en ouvrant la possibilité de cibler une voie moléculaire bien connue et pour laquelle de nombreuses molécules et stratégies d'intervention existent, sont améliorables et adaptables, ou peuvent être envisagées. Ainsi, la disponibilité d'un modèle récapitulant certains aspects-clés de la pathologie humaine et sa complexité, permettra à terme, à travers la compréhension de certains mécanismes-clés, d'obtenir des preuves de faisabilité pour la mise au point de telles stratégies d'intervention.

Procédures

Des femelles gestantes au 15ème jour de gestation subissent une chirurgie sous anesthésie générale, afin d’accéder aux embryons. Dépendant du nombre d’embryons à injecter, la durée de la chirurgie varie entre 30 et 45 minutes. Ceci nous permet de réaliser des injections intracérébroventriculaires de CMV directement dans le cerveau des embryons. Une seule injection par embryons est réalisée. A la fin de la procédure d’injection, les cornes utérines sont replacées dans la cavité abdominale de la femelle gestante puis réhydratées à l’aide d’une solution saline tempérée à 38°C. Le muscle et la peau sont suturés. La cage est placée sur un tapis chauffant. Le réveil des animaux, comme leur récupération post-opératoire, font l’objet d’un suivi attentif. Après l’intervention, les embryons poursuivent leur développement. En général, la cicatrisation de la femelle gestante est bonne, et la mise-bas se produit au stade attendu. Après la chirurgie, les rates gestantes font l'objet d'un suivi régulier et attentif, elles sont examinées quotidiennement pour guetter l'apparition éventuelle de signes et paramètres cliniques, comportementaux ou biologiques (les animaux font l’objet d’un suivi journalier reporté dans un registre, y compris les weekends et jours fériés). Au premier jour postnatal, les ratons d’une même portée sont déposés dans une cage placée sur un tapis chauffant. Chaque raton est identifié par un tatouage au niveau des pates avant et/ou arrière, et une biopsie (1 à 2 mm du bout de la queue) est prélevée pour identifier leur génotype. Les ratons sont l’objet d’un suivi attentif quotidien au cours des deux premières semaines de vie postnatale, ce qui nous permet d’évaluer leur état général (croissance pondérale, posture), le développement du système sensorimoteur (test du réflexe de retournement lorsque l’animal est placé sur le dos, réalisé dès le 1er jour postnatal, test du réflexe d’éloignement du vide lorsque la tête de l’animal est dans le vide, l’animal étant posé sur une plateforme élevée d’environ 8 cm, réalisé dès le 4eme jour postnatal), et la survenue de crises généralisées d’épilepsie. Chaque animal effectuera donc ces sessions de tests quotidiennement, d’une durée maximale de 2 à 3 minutes, après quoi il sera déposé délicatement dans le nid avec sa maman.

Impact sur les animaux

Les femelles gestantes subissent une laparotomie sous anesthésie générale pour accéder aux cornes utérines et réaliser des injections intracérébroventriculaires de CMV ou de solution contrôle dans le cerveau des embryons. L'anesthésie des femelles gestantes peut engendrer des dépressions respiratoires, une hypothermie, une déshydratation. La chirurgie elle-même peut engendrer en post-opératoire sur des temps courts (1 à 3 jours maximum) de rares et faibles hémorragies vaginales, des avortements partiels, des douleurs abdominales, une diminution de la mobilité / inactivité, une perte de poids, une inflammation des sutures. Les femelles gestantes sont isolées lors de la période post-opératoire jusqu'à la mise bas. Leur bien-être après chirurgie est évalué quotidiennement par mesure de paramètres cliniques, comportementaux ou biologiques (voir la fiche de suivi post-opératoire en annexes). La majorité des femelles gestantes (>97%) récupèrent très bien après la chirurgie et la gestation se poursuit normalement jusqu’à la mise bas. Concernant les animaux infectés in utero par le CMV, nous avons déjà établi dans notre modèle que cette infection cérébrale provoque un ensemble de phénotypes observables à partir de 4-5 jours après la naissance. Le suivi quotidien des ratons au cours des deux premières semaines de vie postnatale a mis en évidence la survenue d'hyperextension des membres inférieurs (ce symptôme a été observé à partir de P5 (5ème jour de vie postnatale) dans 60-80% des ratons infectés), la survenue de crises d'épilepsie (des crises d'épilepsie généralisées tonico-cloniques déclenchées par la manipulation ont été observées à partir de P7 jusque vers P15 dans 25-40% des ratons infectés), un défaut de développement de réflexes sensorimoteurs évalués par le test d'éloignement du vide (cliff aversion test) et le test de retournement (rigthing reflex) (la plupart des ratons infectés échouent à réaliser ces tests, ou les réalisent avec un certain délai, à partir de P4-P5).

Devenir

Les femelles gestantes récupèrent en général bien après la chirurgie, et le développement embryonnaire se poursuit normalement jusqu’à la mise bas. Dans cette situation, les nouveaux-nés, qui feront l’objet d’un suivi quotidien pendant les 2 premières semaines postnatales, sont laissés avec leur mère. A l’issue de cettre période, les mères sont mises à mort. Les femelles ne sont en aucun cas réutilisées pour d’autres expériences, ou pour le maintien de la colonie (les cornes utérines et les muscles abdominaux ayant déjà fait l’objet d’une manipulation et d’une chirurgie), ce qui évite tout trauma supplémentaire. Tous les ratons utilisés pour évaluer les conséquences cliniques de l’infection au CMV sont mis à mort à l’issue des sessions de tests permettant d’évaluer les phénotypes postnataux in vivo et in vitro, soit au plus tard à P17. Nous n’envisageons pas dans le présent projet de réaliser des tests à plus long terme chez des animaux adultes, bien que cela soit techniquement possible.

Remplacement

Les mécanismes neurophysiopathologiques des infections congénitales par le CMV reposent de manière inhérente sur des interactions développementales multiples, entre la dynamique de l'infection virale elle-même, celle des réseaux neuronaux, et celle du système immunitaire cérébral (microglies, infiltrations par des cellules périphériques). Il est évident que certains de ces évènements, ainsi que leur complexité, et leurs relations réciproques, et évidemment leurs conséquences phénotypiques comportementales, ne peuvent être modélisés in vitro, y compris en utilisant des cérébroïdes, et encore moins in silico. Lorsque cela était possible, nous avons décidé de réaliser une partie de nos expériences d'enregistrements des activités épileptiques in vitro, sur des tranches aigues de cerveau, afin de réduire l’expérimentation sur l’animal vivant.

Réduction

Nous avons basé le nombre minimal d'animaux nécessaires sur la base de nos résultats antérieurs obtenus sur des portées sauvages (non mutées), et sur des calculs classiques de puissance statistique pour les tests les plus prévisibles. Nous optimisons la réduction des animaux utilisés de plusieurs manières : - chaque gestation et tous les embryons injectés in utero sont utilisés : ainsi, les croisements hétérozygotes utilisés génèrent les trois génotypes à comparer, ce qui homogénéise les résultats en diminuant les risques de biais de portées, diminuant ainsi la variabilité des résultats et donc le nombre d'animaux à utiliser pour atteindre une significativité statistique. - par ailleurs, un même animal est utilisé pour l'ensemble des tests (un animal passe tous les tests de la période néonatale, puis est utilisé pour les enregistrements in vitro à partir de P14 ; ceci a de plus l'avantage de permettre d'établir d'éventuelles corrélations entre plusieurs anomalies chez les mêmes animaux.

Raffinement

Le bien-être des animaux est évalué quotidiennement chez les femelles gestantes et chez les ratons nés après infection au CMV par des mesures de paramètres cliniques, comportementaux ou biologiques adaptés, y compris les weekends et jours fériés. Le tout est enregistré dans un registre. Tous les détails sont donnés en annexes (fiche de suivi post-opératoire pour les femelles gestantes, qui permet d'établir un score, et fiche de suivi des cohortes de ratons injectés au CMV) Chaque rate gestante et sa portée est hébergée dans une cage, avec nourriture et eau à volonté. L’environnement est enrichi avec des matériaux souples (rouleaux de papier foisonnant, litière en carrés de cellulose vierge) permettant la confection d’un nid et avec un tunnel en carton. Les femelles gestantes subissent une intervention chirurgicale, qui est réalisée sous anesthésie générale, sur un tapis chauffant. Le rythme respiratoire des animaux est surveillé en permanence, et une injection intra-péritonéale de sérum physiologique est réalisée en fin d’intervention. Après leur réveil, les femelles sont placées sur un tapis chauffant pendant au moins 30 minutes. Un suivi post-chirurgical est réalisé (voir fiche de suivi en annexe permettant d'établir un score post-opératoire) en particulier une surveillance de la cicatrisation (nettoyage de la plaie et nouvelles sutures si détérioration), de l’absence d'hémorragie vaginale, de la mise bas (euthanasie si retard de la mise bas supérieur à 1 jour), de la perte de poids (euthanasie si > à 20%), de l'hypothermie (froid au touché), des signes de douleur (prostration, agressivité, absence de réaction aux stimuli). En fonction du score obtenu, une injection d'analgésique ou d’anti-inflammatoire peut être pratiquée. Un suivi des ratons infectés avec le CMV est également réalisé (voir fiche de suivi des ratons injectés au CMV en annexe), avec notamment une surveillance quotidienne de leur état général et de leur prise de poids, et l’observation des phénotypes caractéristiques de notre modèle (échec aux tests de développement sensori-moteurs, hyperextension des membres inférieurs, crises généralisées tonico-cloniques).

Choix des espèces

Les animaux que nous utilisons, en l'occurrence les rats, sont des rongeurs de petite taille et d’élevage facile, avec une gestation d'une durée adaptée aux exigences des travaux de recherche. Ils possèdent un système nerveux central dont le développement présente de nombreuses similitudes avec celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est cependant suffisamment complexe pour être représentative. D'une manière générale, ils constituent des modèles de choix pour l’étude des mécanismes pathologiques du développement cérébral. Le rat est particulièrement adapté à des études électrophysiologiques, cognitives et comportementales. Dans le projet présenté ici, le choix de l'espèce est aussi orienté par l'utilisation d'une souche de cytomégalovirus de rat recombinante, car les cytomégalovirus, y compris ceux de rat, sont spécifiques d'espèce. Les rates gestantes seront âgées d'environ 10 semaines à 6 mois. Les infections in utero seront réalisées à E15, donc au début du dernier tiers de gestation, ce stade d'infection tenant compte de l'état de développement cérébral et des microglies notamment, d'impératifs méthodologiques (chirurgie des cornes, injection des ventricules cérébraux embryonnaires), et conduisant à reproduire les conséquences neurologiques postnatales rappelant la pathologie humaine modélisée ici. L'étude quotidienne des phénotypes post-nataux sera réalisée entre P1 et P14 (sur animaux non sevrés, donc), compte tenu de nos observations préalables. Pour l'étude des activités épileptiformes in vitro, des tranches de neocortex seront prélevées autour de P15 (entre P14 et P17), période classique où le cerveau immature, correspondant à la période néonatale chez l'homme, présente une plus forte susceptibilité aux activités épileptiques.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 700
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ 640
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 700

700 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, 640 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 60 mises à mort sous anesthésie sans réveil. Rendues obèses par un régime gras sur trois à six mois, elles subissent des prises de sang répétées, des tests de tolérance au glucose et à l'insuline, puis une chirurgie de prélèvement des cellules du foie au cours de laquelle elles meurent. Le porteur indique que les injections intrapéritonéales peuvent provoquer des comportements de gêne ou de souffrance et des lésions au site d'injection. Il affirme qu'il n'existe pas de modèle in vitro reproduisant les interactions entre organes et conclut au recours à la souris.

Objectifs

L’obésité augmente le risque de développer des maladies du foie. Ces complications hépatiques ont augmenté dramatiquement en France, et affectent essentiellement les individus obèses. Aucun traitement n’est disponible. Il est crucial de comprendre les mécanismes moléculaires impliqués pour proposer des approches thérapeutiques. Le premier stade de ces complications hépatiques est la stéatose hépatique (« foie gras »), de bon pronostic. Avec les années, les complications hépatiques peuvent progresser vers des stades graves (comme la cirrhose). Les mécanismes moléculaires qui sous-tendent l’évolution de ces maladies restent peu clairs. Parmi les mécanismes impliqués, l'activation d'une voie de stress à l'intérieur des cellules du foie jouerait un rôle crucial. Cette voie est transmise au niveau moléculaire par 3 protéines. Une sur-activation hépatique de ces voies a été mise en évidence dans le développement des complications hépatiques à la fois au sein de modèles murins et de chez l’homme grâce à des prélèvements (biopsies du foie). Nos résultats préliminaires publiés indiquent une activation de la voie de la protéine transmembranaire 1 dans la stéatose et sa transition vers les complications hépatiques, que nous souhaitons étudier dans ce projet. L’objectif est d’étudier spécifiquement son rôle dans les cellules du foie, lors du développement des complications hépatiques Ainsi, nous analyserons si l'absence de la protéine transmembranaire 1 dans les cellules du foie de souris protège du développement de la maladie. Nous prévoyons d'utiliser 700 souris sur une période de 5 ans. La règle des 3Rs est donc prise en compte ici de la façon suivante : pour satisfaire à la réduction, chaque procédure prévoit d'utiliser le nombre minimum d'animaux nécessaires à des études statistiques pertinentes. Pour le raffinement, l'hébergement sera réalisé dans des locaux appropriés et les personnes réalisant les procédures sont autorisées et appliqueront les règles d'éthiques. L'environnement sera enrichi pour diminuer le stress. Le suivi sanitaire régulier permettra d'identifier, le plus rapidement possible, les souris souffrantes et de prendre les mesures nécessaires. Enfin, conformément au principe de remplacement, notre hypothèse a été précédemment éprouvée in vitro. Il faut l'étudier dans un contexte plus physiologique, or il n'existe pas de modèle in vitro qui pourrait remplacer ces aspects.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider in vivo, nos résultats préliminaires obtenus in vitro. Nous pourrons ainsi mieux appréhender les mécanismes moléculaires (inflammation, métabolisme, mort cellulaire dépendants de la protéine transmembranaire 1) et comprendre leur impact dans la progression des complications hépatiques. Il n'existe pas de traitements des maladies hépatiques chroniques. La compréhension de ces mécanismes permettrait d'identifier des nouvelles cibles thérapetiques (IRE1 elle-même mais aussi des voies moléculaires qu'elle pourrait réguler).

Procédures

Pendant les régimes de 3 à 6 mois, les animaux seront soumis à 3 prises de sangs, de quelques minutes. Pour les tests de tolérance au glucose et à l’insuline, 1 seule injection est réalisée (avec le glucose ou avec l’insuline) puis le niveau de sucre dans le sang (glycémie) est mesuré 7 fois (une goutte de sang, lecture instantanée) pendant 2 heures. Le jour de la mise à mort, 1 prise de sang sera réalisée. Après l’injection unique de l’antibiotique, une seule prise de sang est réalisée avant la mise à mort de la souris. Pour la procédure chirurgicale permettant de récupérer les cellules du foie, l’animal est injecté une seule fois avec un mélange anesthésique/analgésique. L’animal meurt pendant la procédure. Après l’injection unique du composé inflammatoire, une seule prise de sang est réalisée avant la mise à mort de la souris.

Impact sur les animaux

Avant l’arrivée aux points limites décrits dans chaque procédure, les animaux pourront subir des nuisances et des effets indésirables auxquels nous serons très attentifs. Ces effets indésirables sont principalement la prise de poids chez l’animal. Les injections par voie intra-péritonéale pourront entrainer des comportements significatifs d’une gêne ou d’une souffrance et des altérations locales au site d’injection (rougeur, infection, ...).

Devenir

Tous les animaux sont morts à la fin de chaque procédure. Le foie et les autres organes indiqués (tissu adipeux..) seront prélévés pour analyse histologique et moléculaire.

Remplacement

Pour répondre à l’exigence de remplacement, des études seront réalisées in vitro sur des lignées cellulaires afin de mettre au point les différentes conditions expérimentales avant de réaliser les expériences sur les cellules primaires. Il est nécessaire de réaliser des études in vivo car les études in vitro ne permettent pas de reproduire les interactions complexes qui existent entre les différents organes et les différents types cellulaires présents dans un organe.

Réduction

Pour satisfaire à la réduction, nous utiliserons un nombre d'animaux minimum mais nécessaire pour réaliser des études statistiques pertinentes (tests statistiques paramétriques). En utilisant ces tests, nous avons déterminé au travers de nos différents travaux publiés que le nombre adéquat d'animaux à intégrer par groupe doit être compris entre huit et dix. Ce nombre est communément admis et utilisé dans l'ensemble des études publiées dans le domaine du métabolisme. Nous choisirons dans cette demande de projet un nombre fixe de dix animaux par groupe afin d'obtenir une puissance statistique suffisante. Les expériences seront reproduites une seconde fois pour confirmer la significativité statistique (niveau de significativité 0.05) quand celle-ci est proche d'être atteinte lors du premier set d'expérience. Si un résultat significatif est obtenu (niveau de significativité 0.05), une seconde expérience ne sera pas réalisée. Cet effectif prédictif est confirmé par G-Power.

Raffinement

Pour répondre au raffinement, leur bien-être est scrupuleusement pris en compte dans toutes les procédures en termes de conditions d'élevage (température et de l'hygrométrie). L'hébergement sera réalisé dans des locaux appropriés avec un enrichissement systématique avec présence de tige en coton et d'igloo dans les cages. De plus, les souris seront hébergées en groupe (6 souris par cage, et 5 souris par cage si plus une souris fait plus de 30g). Les personnes réalisant les différentes procédures respecteront les règles éthiques lors des manipulations et mises à mort des animaux. La surveillance quotidienne des animaux par les animaliers et nos surveillances régulières (au moins une fois par semaine ou par jour en fonction des procédures) nous permettront d'identifier précocement tout changement physique (blessure), ou de comportement : animal prostré, animal manquant de soin (qui ne fait pas sa toilette) qui sont des signes de stress et de souffrance, d'appliquer les points limites que nous avons définis pour chaque procédure.

Choix des espèces

La souris est une espèce utilisée dans les études du métabolisme, particulièrement les maladies du foie pour ce projet. Le modèle murin est donc un modèle de choix, bien établit, pour l'étude de ces pathologies hépatiques. De plus, le modèle murin transgénique permet d'étudier précisément notre protéine d'intérêt et de répondre à la question de sa relevance thérapeutique. C'est un modèle disponible et utilisable, de surcroit doté d'une natalité importante. Notre laboratoire a des locaux d’hébergement et des conditions d’expérimentation appropriés à cette espèce. La similitude de son patrimoine génétique, avec celui de l’Homme, permet dans la mesure du possible, d'extrapoler les résultats à l’Homme. Les données in vivo de la littérature sont obtenues sur des souris et cette espèce permet d'obtenir assez de "matériel" pour réaliser des analyses biologiques, ainsi que protéiques, génomiques et histologiques. Compte tenu de tous ces arguments, il semblerait que ce soit le modèle le plus approprié dans notre cas. Dans toutes les procédures les souris seront âgées de 8-10 semaines. Le modèle animal de l’obésité nutritionnelle utilisé dans notre laboratoire consiste à mettre les animaux sous régime riche en lipides (à l’âge de 8-10 semaines) pour une durée allant de 12 semaines (3 mois : temps requis pour induire la stéatose) à 24 semaines (6 mois: temps requis pour induire la NASH).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1920
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1920
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1920

1 920 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont maintenues à 90 % de leur poids pendant environ huit semaines, subissent une chirurgie stéréotaxique de quatre-vingt-dix minutes, un régime hypercalorique de treize semaines puis une injection de lipopolysaccharide, pour étudier le lien entre inflammation, dopamine et "fatigue". Le porteur indique que le lipopolysaccharide provoque un comportement de maladie avec fièvre et perte d'appétit pendant une douzaine d'heures. Il affirme que ces dimensions comportementales ne sont pas modélisables in vitro ou in silico.

Objectifs

De nombreuses études cliniques montrent que l'inflammation peut conduire au développement de symptômes dépressifs, en particulier la "fatigue". Ce projet vise à déterminer si et comment la manipulation d'enzymes de la voie de synthèse de la dopamine sélectivement au sein de la voie mésocorticolimbique est suffisant pour restaurer les troubles motivationnels induits par un état inflammatoire.

Bénéfices attendus

Ces études permettront de comprendre comment l'inflammation perturbe la transmission dopaminergique, et si manipuler la voie de synthèse de la dopamine mésocorticolimbique pourrait permettre de réverser les troubles motivationnels induits par l'inflammation.

Procédures

Les procédures de conditionnement opérant nécessitent une déprivation alimentaire légère (maintien à 90% du poids ad libitum) durant environ 8 semaines - 1 chirurgie stéréotaxique d'environ 90 minutes- Exposition chronique à des régimes hypercaloriques pendant environ 13 semaines- Administration aigue de lipopolysaccharide (quelques secondes).

Impact sur les animaux

Une déprivation alimentaire légère (maintien à 90% du poids ad libitum) a des effets très limités pour l'animal. Les chirurgies stéréotaxiques présentent un degré de sévérité modéré durant la période entourant l'opération. L'exposition chronique à des régimes hypercaloriques conduit au développement d'une obésité. L'administration aigue de lipopolysaccharide induit un comportement dit "de maladie" (fièvre, perte d'apétit, etc..) pendant une douzaine d'heure.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure pour procéder à des analyses histologiques.

Remplacement

Ce projet ne peut être réalisé sans l'utilisation de modèles animaux puisqu'il s'intéresse à des dimensions comportementales, non modélisables sur des modèles in vitro ou in silico.

Réduction

Tous les efforts seront faits pour réduire le nombre d'animaux utilisés. En particulier, nous utiliserons une stratégie de croisements génétiques qui permettra l'utilisation de tous les animaux de la descendance et comparerons les mâles et les femelles. Du fait de cette stratégie, tous les animaux (génotypes et sexes) issus de nos croisements seront utilisés. Le nombre d'animaux nécessaires est basé sur des expériences précédemment effectuées au laboratoire permettant de révéler des différences statistiques entre groupes.

Raffinement

Tous les efforts seront faits pour réduire la souffrance des animaux. Les animaux seront hébergés en cages collectives et environnement enrichi (igloo, bâtons à ronger et lanières de papier). Du fait de la déprivation alimentaire durant les expériences de conditionnement opérant, les animaux seront observés et pesés tous les jours de la semaine. Concernant la chirurgie stéréotaxique, des analgésiques et anesthésiques seront administrés. Les animaux seront observés jusqu'au réveil puis 2 fois par jour pendant 3 jours. Les points limites seront évalués à l'aide d'une grille basée sur des scores de 0 à 3 et seront consignés sur une fiche de scorage: - Perte de poids anormale (15% score 1, 15-20% score 2) - Comportements anormaux (poil hérissé, prostration,...) score 3 - Signes neurologiques score 2 Si un score entre 9 et 12 persiste pendant plus de 48h les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale suivie de décapitation. Dans tous les cas, si des blessures apparaissent, elles seront immédiatement soignées et les animaux seront surveillés 2 fois par jour. Si un animal présente un comportement anormal traduisant un état de mal-être il sera immédiatement isolé et surveillé. Si l'animal ne montre pas d'amélioration significative il sera mis à mort dans les 48h.

Choix des espèces

Ce projet nécessite l'utilisation de modèles transgéniques disponibles uniquement dans des modèles souris. Les animaux expérimentaux seront utilisés à l'âge adulte (>8 semaines) puisque le projet vise à évaluer les conséquences fonctionnelles des manipulations de la synthèse de dopamine sur le cerveau mature.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système endocrinien
Souris : 120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 120

120 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les unes reçoivent de la streptozotocine par injection cinq jours de suite pour induire un diabète, les autres un régime gras pour devenir obèses, puis toutes sont gavées douze jours avec trois composés bloquant les récepteurs CB1. Le porteur indique un risque important de déshydratation chez les animaux diabétiques et une possible dermatite chez les animaux obèses. Il affirme qu'il est "indispensable" de travailler sur l'organisme entier et qu'aucun modèle cellulaire ne peut se substituer totalement au modèle animal.

Objectifs

L’obésité et ses conséquences métaboliques sont de plus en plus répandues et souffrent d’un manque de traitements pharmacologiques fiables. Les pathologies liées à l’obésité sont nombreuses et incluent le diabète lui-même facteur de risque de néphropathie. La néphropathie diabétique (ND) consiste en une perte de fonction rénale pouvant déboucher sur insuffisance rénale chronique touche des millions de patients dans le monde et malgré les efforts de recherches, peu d'options thérapeutiques sont disponibles. Récemment, 3 composés visant à bloquer une nouvelle cible (A , B et C) ont été sélectionnés pour être testés in vivo après avoir démontré une absence de toxicité à travers plusieurs approches de modélisation informatique et de tests in vitro. Ainsi, notre objectif est de tester l’efficacité in vivo de ces 3 composés chez 2 modèles animaux différents. Procédure 1 : chez un modèle de souris diabétique de type 1 Procédure 2 : chez un modèle de souris rendue obèse suite à une alimentation riche en graisse.

Bénéfices attendus

Le diabète et l’obésité représentent un véritable enjeu de santé publique ; ces pathologies étant classées parmi les urgences sanitaires du XXIème siècle du fait de l’évolution rapide du nombre de patients. À ce jour, malgré des efforts et des recherches considérables, peu d'options thérapeutiques restent disponibles pour les cliniciens pour traiter ou ralentir l’évolution de ces pathologies et de leurs complications. L’étude, le développement et la caractérisation de nouvelles cibles et de nouveaux agents pharmacologiques apparaît donc primordial afin de remédier à ce besoin médical non satisfait. Les bloqueurs des récepteurs aux cannabinoïdes 1 présentent un intérêt certain, l’un d’eux est d’ailleurs actuellement en cours d’évaluation au sein d’une étude clinique de phase II avec comme indication, la ND.

Procédures

Pour chaque test de glycémie, une petite incision à la veine caudale sera réalisée après avoir appliqué un anesthésique local et la quantité de sang total prélevée à un moment donné sera d’environ de 2 à 2,5 μL afin de pouvoir réaliser une mesure à l’aide du glucomètre. Ce type de prélèvement durera 3-4 secondes et n’aura lieu que 2 fois par animal pour la procédure 1 et 7 fois pour la procédure 2. Les injections intrapéritonéale de streptozotocine auront lieu quotidiennement pendant 5 jours consécutifs pour chaque souris. Pour chaque injection, l’animal sera immobilisé pour une durée de 5 secondes. Pendant les 12 jours de traitements, les drogues seront administrées par voie orale via gavage. Pour chaque gavage, l’animal sera immobilisé pour une durée de 5 secondes.

Impact sur les animaux

Tout au long de ce projet, l’état général des animaux obèses et des animaux diabétiques sera surveillé quotidiennement car bien que ces pathologies ne soient pas des points limites, les conséquences qu’elles génèrent peuvent être une source de dérèglements internes. Ainsi les risques de déshydratations sont très importants chez les animaux diabétiques et nécessite une attention particulière. Pour le modèle d’obésité, une prise de masse trop importante peut entraîner une difficulté d’accès à la nourriture et à l’eau de boisson. De plus un excès d’apport alimentaire en lipides peux également entraîné le développement passager de dermatite.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à la fin de la procédure afin de procéder aux analyses post-mortem et déterminer les mécanismes d’actions mis en jeux.

Remplacement

L’obésité et le diabète sont des pathologies multifactorielles entraînant une élévation incontrôlée du glucose sanguin ayant des conséquences dramatiques sur de nombreux tissus et organes. Afin d’étudier les conséquences métaboliques et les pathologies associées, il est indispensable de travailler sur l’organisme vivant en entier ce qui justifie ainsi la nécessité de réaliser des expérimentations in vivo. Ainsi, aucun modèle cellulaire ne peut être utilisé pour substituer totalement l’utilisation de modèles animaux. En revanche, l’utilisation de lignées cellulaires in vitro nous permettra de réduire le nombre d’animaux dont nous aurions initialement eu besoin pour les études mécanistiques.

Réduction

Pour le modèle STZ, la sévérité de la pathologie est estimée par la mesure du degré d’hyperglycémie et d’albuminurie développé par les animaux. Dans le cas où un test non paramétrique serait nécessaire, nous utiliserons le test non paramétrique de Mann-Withney. Le minimum d’animaux par groupe pour atteindre la significativité de différence de traitement est de 8-10. Toutefois, ce nombre pourra être réduit dès que la significativité sera atteinte. Pour le modèle d’obésité, la même approche sera employée en analysant la perte de poids et la diminution de quantité de graisse contenue dans le foie.

Raffinement

Depuis leur arrivée en provenance du fournisseur, les souris seront hébergées en groupe afin d’éviter l'isolement. De plus, les souris auront accès à enrichissement de milieu dans toutes les cages avec du papier absorbant pour nicher et un tunnel en plastique pour se cacher. Lors des 4 dernières semaines, les souris seront hébergées individuellement afin de permettre l’évaluation quotidienne de la prise alimentaire. A nouveau, les souris auront accès à enrichissement de milieu dans toutes les cages avec du papier absorbant pour nicher et un tunnel en plastique pour se cacher. Tout au long de ce projet, plusieurs mesures de raffinement sont prévues.

Choix des espèces

L’étude d’une pathologie a pour but d’en comprendre les mécanismes afin d’établir des stratégies thérapeutiques applicables à l’Homme. C’est pourquoi, le choix des modèles est important. Ainsi, il apparait logique de choisir un modèle de vertébré dont la physiologie et la physiopathologie sont le plus proche possible de celles de l’Homme. C’est le cas pour la souris. Son métabolisme au sens large présente de nombreuses similarités avec celui de l’Homme. De plus, cette espèce animale fait partie des espèces les plus étudiées avec des données bibliographiques abondantes ce qui diminue le risque de duplication inutile de travaux et veille à réduire au mieux le nombre d’animaux utilisés. L’induction du diabète et de l’obésité sera réalisée chez des souris de 6 semaines. Pour le modèle STZ (streptozotocine), les souris seront âgées de 20 semaines au du début des traitements pharmacologiques et de 22 semaines lors de la mise à mort. Pour le modèle d’obésité, les souris seront âgées de 22 semaines au du début des traitements pharmacologiques et de 24 semaines lors de la mise à mort. Cet âge est privilégié dans le but d’étudier des pathologies d’ordre métabolique telles que le diabète et ses conséquences sur la fonction rénale normalement diagnostiqué chez l’Homme à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poules : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
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 60
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 -

60 volailles vont être utilisées, maintenues en cages individuelles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis remises en élevage si le responsable du bien-être animal le valide. Les mâles subissent des prélèvements de semence par massage dorso-lombaire trois fois par semaine et les femelles sont inséminées artificiellement, pour comparer deux cryoprotecteurs de la semence. Le porteur décrit ces gestes comme des "pratiques d'élevage courantes" et justifie l'isolement en cage par les comportements agressifs des mâles. Il affirme qu'aucun test in vitro ne peut remplacer l'évaluation in vivo de la fertilité.

Objectifs

L’objectif de cette expérimentation est de définir quel serait le meilleur cryoprotecteur non toxique pour les spermatozoïdes de coqs entre le diméthylacétamide (DMA) et le diméthylformamide(DMF).Nous allons cryoconserver de la semence aviaire avec les deux cryoprotecteurs et réaliser des analyses in vitro de qualité de la semence avant et après congélation afin de déterminer quel cryoprotecteur est le moins délétère pour la semence.

Bénéfices attendus

Suite à ce projet nous serons capables d’affirmer quel cryoprotecteur parmi le DMF et le DMA est le meilleur cryoprotecteur à utiliser pour cryopréserver de la semence de Gallus gallus. Suite à ce projet, nous pourrons optimiser le protocole de manière à obtenir un taux de fertilité maximal après cryopréservation de la semence avec l’un de ces cryoprotecteur. L’avantage de cette technique est qu’il ne sera pas nécessaire de rétirer le cryoprotecteur à la décongélation avant de réaliser les inséminations à l’inverse du protocole actuel qui utilise le glycérol comme cryoprotecteur. Le glycérol étant un spermicide il est nécessaire de le rétirer à la décongélation ce qui complique l’utilisation de la semence cryopréservée aviaire.

Procédures

Mise en cages individuelles Les prélèvements de semence auront lieu 3 fois par semaines espacés de 48h par du personnel qualifié. La méthode de collecte se fera par la technique de massage dorso lombaire décrite par Burrow et Quin, ce prélèvement dure entre 20 et 40 secondes. 3 inséminations artificielles seront réalisées espacées de 48h, ce geste d'élevage duren environ 5 secondes.

Impact sur les animaux

Des pratiques d’élevage courantes seront mises en œuvre, collecte de semence, inséminations artificielles. Les animaux devront être placés en cage individuelle pour éviter les comportements agressifs des mâles et pour suivre la ponte et la fertilité des femelles.

Devenir

Les animaux seront remis en élevage, si le responsable du bien-être animal valide cette possibilitée.

Remplacement

Etant donné que nous souhaitons étudier l’effet de la cryopreservation sur le potentiel de fertilité de la semence aviaire aucun test in vitro ne pourra remplacer les étapes in vivo (test de fertilité).

Réduction

Le nombre d’animaux est réduit au minimum informatif et est basé sur les publications récentes sur le sujet. Etant donné le taux de ponte des femelles utilisées pour cette expérimentation, le nombre de 30 femelles est le minimum pour pouvoir tirer des conclusions sur l’effet des cryoprotecteurs sur le potentiel de la semence congelée-décongelée. Le nombre de mâles est défini à 30 pour avoir suffisament de matériel biologique (semence, 1 ml par éjaculat pour tester les différentes conditions de cryiopréservation et réaliser les tests de fertilité dans le temps imparti (8 semaines). Nous allons calculer des pourcentages de fertilités et comparer les 2 conditions. Nous allons comparer les pourcentages de fertilités entre les différentes conditions. Les variables suivies seront la fertilité des poules. Les données de fertilité seront analysées afin d'évaluer l'influence des conditions suivantes : DMF vs DMA. Nous comparerons les résultats obtenus avec ceux de la littérature pour savoir si les moyennes de fertilités de notre expérimentation sont proches des résultats préalablement obtenus.

Raffinement

Les poules et les coqs hébergés en cages individuelles de 0.75 m² pendant 8 semaines au maximum bénéficient d'un milieu enrichi par un jouet à picorer ainsi qu'un perchoir, et de la proximité avec leurs congénères permettant des échanges visuels, olfactifs et auditifs.

Choix des espèces

Travaillant avec les sélectionneurs avicoles, mon modèle d’étude est la poule. Cette étude est mise en place suite aux sollicitations des sélectionneurs pour mettre au point une méthode d’utilisation de la semence cryopréservée simplifiée. Le stade de développement correspond à l’âge des animaux utilisés pour renouveler les cheptels des lignées parentales des sélectionneurs avicoles.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 5488
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4368
▲ 1120
Devenir
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 5488

5 488 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 4 368 d'entre elles et sévère pour 1 120. Des femelles gestantes subissent une chirurgie pour induire des mutations chez leurs embryons, puis les petits reçoivent des électrodes intracrâniennes et développent une épilepsie avec plusieurs crises par jour, avant des traitements par injection, gavage ou injection intracérébrale. Le porteur décrit une possible agressivité envers les congénères, des douleurs après la chirurgie et un risque de rejet des petits par la mère. Il affirme que ni la modélisation informatique ni la culture cellulaire ne reproduisent les crises d'épilepsie et revendique le recours à des "organismes entiers".

Objectifs

L'épilepsie touche plus de 50 millions de personnes dans le monde. Les épilepsies focales sont parmi les plus fréquentes et sévères des épilepsies, et sont souvent liées à une malformation cérébrale. Parmi elles, les dysplasies focales corticales (DCF) sont caractérisées par une désorganisation locale du cortex cérébral et la présence de cellules neurales anormalement grande. Ces anomalies du développement sont responsables d’épilepsies qui résistent aux traitements médicamenteux et sont associées à des retards du développement et des déficits cognitifs. Notre laboratoire s’intéresse aux causes génétiques des DCF et a déjà montré l’implication de plusieurs gènes de la voie de signalisation cellulaire mTOR qui régule de nombreuses fonctions cellulaires (croissance, prolifération, métabolisme,…). Ces anomalies du développement cérébral peuvent être dues à des mutations génétiques présentes uniquement dans une population neuronale restreinte et apparaissant précocement au cours du développement du cerveau. Il est nécessaire de mieux comprendre l’origine des crises épileptiques suite à ces mutations afin de pouvoir développer de nouveaux médicaments antiépileptiques ciblés, et potentiellement proposer une médecine personnalisée. Afin de modéliser ces épilepsies focales d’origine génétique, nous proposons d’induire ces mutations au cours du développement du cerveau chez la souris afin d ‘étudier les crises d’épilepsie et tester des molécules antiépileptiques. Ce travail de recherche permettra de mieux comprendre les mécanismes à l’origine des crises épileptiques en fonction des différents gènes mutés et d’identifier des cibles thérapeutiques.

Bénéfices attendus

Le projet de recherche permettra de créer de nouveaux modèles d’épilepsie induits par des variants génétiques. Ces pathologies sont rares, graves et orphelines. En effet, la majorité des patients atteints par ces mutations présente une épilepsie pharmacorésistante qui nécessite donc le recours à une chirurgie invasive pour contrôler les crises. Il est donc urgent d’utiliser des modèles reproduisant la physiopathologie de ces maladies afin de : - tester des thérapies ciblées sur les voies moléculaires en cause afin de permettre à court terme de diminuer le recours à ces chirurgies mais également de proposer une thérapie aux patients présentant une forme non opérable. - découvrir de nouvelles cibles thérapeutiques pour traiter à la fois l’épilepsie mais également les comorbidités associées à ces pathologies (autisme, dépression, troubles de l’hyperactivité, …) - Mieux comprendre les mécanismes qui sont à l’origine des crises d’épilepsies et autres comorbidités.

Procédures

Chirurgie sous anesthésie et analgésies sur les mères gestantes pour induire les mutations, afin de générer les groupes d’animaux. Durée maximale 1h, une seule fois. Après le sevrage des souriceaux, les femelles seront euthanasiées. Groupe exploratoire : Chirurgie sous anesthésie et analgésie pour l’implantation d’électrodes (1h maximum) puis isolement et enregistrement des crises sur animal vigile (session d’1 semaine séparé par 1 semaine de repos, jusqu’à l’apparition de crises ou à un âge maximal d’un an). Les souris seront ensuite euthanasiées. Traitement ip : Chirurgie sous anesthésie et analgésies pour l’implantation d’électrodes (1h maximum) puis isolement et enregistrement des crises sur animal vigile (session d’1 semaine séparée par 1 semaine de repos, jusqu’à l’apparition de crises ou à un âge maximal de 6 mois) PUIS injection intrapéritonéale de molécules thérapeutiques (1 injection de 30s tous les 2 jours pendant 2 semaines), PUIS enregistrement des crises sur animal vigile (4 sessions d’1 semaine séparées par 1-2 semaine de repos). Les souris seront ensuite euthanasiées. Traitement par gavage : Chirurgie sous anesthésie et analgésie pour l’implantation d’électrodes (1h maximum) puis isolement et enregistrement des crises sur animal vigile (session d’1 semaine séparée par 1 semaine de repos, jusqu’à l’apparition de crises ou à un âge maximal de 6 mois) PUIS Gavage de molécules thérapeutiques (1 gavage de 1 min tous les 2-3 jours pendant 3 semaines maximum), PUIS enregistrement des crises sur animal vigile (4 sessions d’1 semaine séparées par 1-2 semaine de repos). Les souris seront ensuite euthanasiées. Traitement par injection intracérébrale : Chirurgie sous anesthésie et analgésie pour l’implantation d’électrodes + injection en même temps (1h10 maximum) puis isolement et enregistrement des crises sur animal vigile (4 sessions d’1 semaine séparées par 1-2 semaine de repos). Les souris seront ensuite euthanasiées.

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : 1) Pour la laparotomie subie par la femelle gestante : Isolement préopératoire et jusqu’à la naissance de embryons. Risques de déficience respiratoires, cardiovasculaires et hypothermiques durant l’anesthésie. Douleur au niveau du site d’ouverture et utérin, inconfort général durant les heures suivant la chirurgie, perte d’embryon(s), mise bas prématurée à E18 (jour embryonnaire 18). Possible risque d’infection au niveau du site d’ouverture. 2) Induction d’un phénotype épileptique : Le développement prédit d’un phénotype épileptique avec plusieurs crises par jour. Possible agressivité des souris envers leurs congénères. 3) Pour la chirurgie due à l’implantation intracrânienne d’électrodes : Risques respiratoires, cardiovasculaires et hypothermiques durant l’anesthésie. Douleur, inconfort général, isolement des animaux durant la période suivant la chirurgie. Possible risque d’infection au niveau du site d’ouverture. Risque de non acceptation post-chirurgie par la mère des animaux implantés avant sevrage. 4) Injection chronique IP : stress durant les contentions, perte de poids et possible douleur (œdème) dus à l’insertion répétée de l’aiguille sur le site d’injection. 5) Gavage oral : stress durant les contentions, perte de poids et possible douleur au niveau de l’œsophage due à l’insertion répétée de la sonde dans le système digestif.

Devenir

(1)Induction de mutations : les femelles gestantes seront euthanasiés dès qu’un point limite sera atteint, ou après le sevrage des souriceaux. Elles ne peuvent être réutilisées pour des accouplements à cause de la chirurgie. Les souris GFP négatives suite à l’induction de mutations ne peuvent être utilisées en procédure 2 à 5 du fait de leur génotype et elles ne peuvent être utilisées dans un autre projet car il est impossible de savoir si elles n’ont pas été induites (du fait de leur inaccessibilité lors de la chirurgie) ou si elle n’a pas été suffisamment efficace (ce qui pourrait induire un phénotype léger). (2)Enregistrement des crises et traitements : les animaux seront euthanasiés dès qu’un point limite sera atteint, ou à la fin de la procédure, dans la limite d’un an d’âge si aucune crise ne survient. Les animaux étant implantés avec des électrodes, nous ne pouvons pas réutiliser les animaux.

Remplacement

Les résultats attendus de cette étude ne peuvent être obtenus par modélisation informatique car celle-ci nécessite des données expérimentales encore manquantes. De même, la culture cellulaire ne reproduit pas les interactions cellulaires, les voies de migration cellulaires, ni les crises d’épilepsie. La modélisation in vitro n’est donc pas indiquée dans notre type d’étude. De plus, nous ne pouvons éthiquement pas reproduire les modifications cérébrales nécessaires à notre étude chez des patients sains, ni tester nos traitements expérimentaux sur les patients atteints de ces troubles sans études précliniques préalables. Enfin l’utilisation d’organismes entiers, à la physiologie proche de l’humain et communément utilisé en étude préclinique nous permettra de tenir compte de la pharmacodynamie et de la pharmacocinétique de nos potentiels traitements. Nous pourrons ainsi rapporter les éventuels effets indésirables, la durée de traitement, la dose efficace et les effets attendus de nos traitements lors de nos discussions avec les cliniciens en charge des patients atteints de ces troubles avec lesquels nous travaillons étroitement.

Réduction

Nous ferons une planification rigoureuse des expériences en testant préalablement la faisabilité des expériences, en combinant différents protocoles au cours d’une même expérience et en réalisant une exploitation maximale des données à l’aide de l’utilisation appropriée de tests statistiques fiables. Le calcul du nombre d’animaux est fait suivant les recommandations internationales. Il nous faut donc au moins 10 souris par groupe traitement. Ce calcul de puissance sera ajusté selon les premiers résultats, car nous ne pouvons pas encore prédire les différences de moyennes entre nos groupes. Nous utiliserons un premier groupe exploratoire afin de déterminer le stade le plus propice à notre étude et limiter ainsi le nombre d’animaux dans les autres procédures. De plus, pour les traitements administrés par injection et par gavage, chaque animal sera son propre contrôle : le phénotype épileptique sera comparé avant et après traitement, ce qui augmente la puissance statistique. Nous avons prédit 10 animaux par groupe soit 1120 souris si nous réalisons toutes les procédures décrites. Pour générer ces souris il est nécessaire d’utiliser des femelles gestantes. Nous avons choisi d’utiliser préférentiellement une souche de souris largement décrites dans la littérature scientifique. Cette souche offre aussi l’avantage de concevoir un nombre optimal d’embryons pour l’induction de mutations génétiques, d’être peu sensibles au stress et d’avoir peu de perte d’embryon ou de souriceaux entre l’induction de mutations et le sevrage. Nous avons prévu d’utiliser au maximum 336 souris gestantes. Parmi les souris issues de ces mères, une partie ne sera pas génétiquement modifiée (inaccessibilité des embryons lors de la chirurgie ou induction de mutations inefficace). Nous avons prévu un nombre maximum de 4032 souris générées mais négatives. Le nombre maximal de souris utilisées en procédure sera donc de 5488.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans des cages ventilées (maximum 6 par cage), enrichies d’un nid de coton. En cas d’animaux isolés (souris gestantes, inconfort, ou opération chirurgical), la cage sera enrichie d’une maison et de coton afin de diminuer le stress des animaux impliqués. Nous n’avons pas encore caractérisé le phénotype de nos lignées. Si un animal fait une crise épileptique de plus de 15 minutes, ou présente une posture hypertonique après une crise, nous l’euthanasierons pour abréger ses souffrances. De même lors des enregistrements des crises: si un animal fait plus de 15 crises par jour. Les animaux feront donc l'objet d'une surveillance étroite par le personnel de soin animalier. Le poids, l'apparence physique et des changements de comportement seront les facteurs pris en compte. Suite à la chirurgie nécessaire à l’induction de mutation, les animaux feront l'objet d'un suivi postopératoire avec une surveillance rapprochée de l'expérimentateur jusqu'au réveil complet de l'animal et surveillance quotidienne étroite de l'expérimentateur et du personnel de soin animalier pendant les deux semaines suivant la chirurgie, ou jusqu’à la mise bas des souriceaux. Les mouvements, le poids, la respiration et les réflexes tels que le retrait de la patte seront observés. En cas de signe de souffrance on administre un analgésique toutes les 24h jusqu’à la mise-bas des souriceaux. Si les signes de douleur persistent malgré l’analgésie, l’animal sera euthanasié. Après cette mise-bas, nous surveillerons les signes de douleur de la femelle, et si les souriceaux sont bien nourris. Suite à la procédure d’implantation d’électrodes, on administre de la un analgésique toutes les 12h. Ce traitement pourra être prolongé jusqu’au rétablissement de l’animal. L'expérimentateur pèsera les animaux chaque jour suivant la chirurgie pendant une semaine, puis une fois par semaine, et évaluera objectivement l'apparence physique de l'animal (convulsions, dos voûté) et son comportement (lenteur des mouvements) au moins une fois par semaine. Si une perte de poids supérieure à 20 pourcent chez l'animal adulte ou des signes de douleur sont notés, les animaux seront euthanasiés.

Choix des espèces

Nous travaillerons sur une espèce animale: la souris. Notre choix a été motivé par des raisons scientifiques: (1) Nos études portent sur des modèles génétiques d'épilepsie nécessitant des modifications génétiques ciblées, possibles chez ces animaux. (2) L'établissement de lignées pures avec un fond génétique stable et homogène utilisées dans les laboratoires du monde entier permet la reproductibilité et la comparabilité des résultats et donc la réduction du nombre d’animaux. (3) Ces deux souches sont majoritairement utilisées pour modéliser les crises d’épilepsies. Elles ont donc été explorées de manière exhaustive de la molécule au comportement, permettant une solide base scientifique sur laquelle baser nos travaux. (4) Les rongeurs ont un cerveau suffisamment élaboré pour générer des activités épileptiques dont les mécanismes pathologiques aux niveaux cellulaire et moléculaire sont similaires à l'humain. Les femelles gestantes seront utilisées à l’âge adulte (plus de 2 mois). Leurs embryons seront génétiquement modifiés à E14.5, afin de cibler la couche corticale 2-3. Pour les implantations et traitement, les animaux seront utilisés après sevrage (plus de P21), une fois que les souris sont autonomes afin de caractériser au plus tôt leur phénotype prévu épileptique.

Modèles expérimentaux d’allergie oculaire

(NTS-FR-370171v1 – 30/03/2023)
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 4200
Rats : 1800
Cochons d'Inde : 900
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6900
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 6900

6 900 animaux non-humains, 4 200 souris, 1 800 rats et 900 cobayes, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont sensibilisés à l'ovalbumine et au pollen d'ambroisie, puis reçoivent des gouttes oculaires et des injections répétées, pour tester des substances contre la conjonctivite allergique. Le porteur indique que le nouveau contact avec l'allergène provoque un gonflement de la conjonctive, une hyperémie et un larmoiement, et que des nodules peuvent apparaître au site d'immunisation. Il affirme qu'aucune méthode ne reproduit l'œil dans sa globalité et conclut à la nécessité de recourir à ces animaux.

Objectifs

Comme l’allergie respiratoire, l’allergie oculaire est associée à une hypersensibilité allergique de type immédiat. Elle concerne essentiellement les conjonctivites allergiques bégnines c’est-à-dire la conjonctivite allergique saisonnière et la conjonctivite allergique péri-annuelle. Cette hypersensibilité concerne aussi pour partie les conjonctivites sévères compliquées de kératite comme la kératite conjonctivale vernale et la kératite conjonctivale atopique. Les allergènes responsables sont des pneumallergènes, aussi responsables de symptômes respiratoires, tels que les acariens ou les pollens ainsi que des trophallergènes comme l’arachide ou le blanc d’œuf. Ce projet a pour but de contribuer au développement de nouveaux traitements médicaux en permettant d’identifier et de tester l’efficacité de substances thérapeutiques visant à diminuer l’effet des allergènes dans la conjonctivite allergique. Dans ce cadre, nous proposons de mettre en place un protocole de sensibilisation à deux antigènes (l’ovalbumine et le pollen d’ambroisie) chez la souris, le rat ou le cobaye. Dans un second temps, nous testerons différents types de traitements.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu du projet est de proposer des modèles expérimentaux qui permettront d'évaluer l'efficacité de nouveaux traitements. La recherche de traitements est en constante évolution et nécessite de pouvoir les tester dans les meilleures conditions possibles et dans le plus grand respect du bien-être animal.

Procédures

Les procédures expérimentales nécessitent l'administration de différents produits par instillations (gouttes oculaires), par voie sous cutanée, intramusculaire ou intrapéritonéale (anesthésies). Ces procédures ne durent que quelques secondes. Les examens ophtalmologiques se feront à l'aide de techniques non invasives (imagerie, observations au biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’homme en cabinet médical par un ophtalmologiste sans anesthésie et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Ces examens pourront se faire pour une partie sur animaux vigiles mais certains qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie légère, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Des prélèvements de sang pourront être réalisés au cours des procédures expérimentales afin de doser le principe actif ou tout autre marqueur d'intérêt. Ces prélèvements de sang se feront par ponction et dureront moins d'une minute.

Impact sur les animaux

Après un nouveau contact entre l'allergène et l'organisme « sensibilisé » par une précédente exposition, les nuisances attendues se manifesteront au niveau local par un gonflement de la conjonctive accompagné d'une hyperémie et d'un larmoiement. Au niveau du site d'immunisation, une réaction inflammatoire avec potentiellement la présence de nodules sous-cutanés peut être observée. L'administration des produits devrait engendrer tout au plus une gêne transitoire de courte durée.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, tous les animaux seront mis à mort pour permettre des réalisés les évaluations ex vivo (évaluations histologiques, dosages...).

Remplacement

L’œil est un organe complexe. Il est composé de plusieurs tissus anatomiquement et physiologiquement très différents. Il est de plus soumis à d'importantes variations environnementales mécaniques et physicochimiques, ainsi qu'à d’importantes interactions biologiques avec les tissus et organes voisins. A ce jour, aucune méthode alternative ne permet de mimer l’œil dans sa globalité fonctionnelle et environnementale. C'est pour cela que l’utilisation d’animaux vivants dans ces procédures expérimentales sont nécessaires pour atteindre les objectifs de ce projet.

Réduction

Le nombre maximum d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé en fonction de la distribution théorique rencontrée dans les données bibliographiques et historiques de l'établissement, du nombre d'études estimées et tient compte des variations du métabolisme, de la robustesse des mesures et de notre expérience. Ce nombre limité doit nous permettre de conclure sur l’efficacité ou non d’un traitement. L'effet d'un traitement sera évalué à chaque moment à l'aide de tests statistiques. Un calcul de l’effectif sera réalisé avant chaque étape afin d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures. De plus, dès que les procédures expérimentales le permettront, des évaluations non invasives seront choisies tout au long du projet pour améliorer la condition animale et éviter la mise à mort inutile des animaux. De même, l'analyse des deux yeux sera privilégiée autant que possible afin de réduire le nombre d'animaux utilisé.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les rongeurs seront placés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum et enrichissement à ronger. Si la procédure expérimentale le permet un abri sera ajouté. Les examens non invasifs choisis pour évaluer les signes cliniques de la maladie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou chez l’animal en cabinet vétérinaire. Les examens de l'œil qui requièrent l’immobilité de l'animal pourront être réalisés pour son confort sous anesthésie légère. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l'établissement.

Choix des espèces

Les espèces animales choisies ont une physiologie, une anatomie et un métabolisme largement décrits dans la bibliographie scientifique. L’extrapolation à l’homme des effets sur l’œil en est d’autant plus facilitée. De plus, les modèles expérimentaux concernant cette pathologie sont largement utilisés et décrits sur ces espèces dont les publications de référence sur laquelle le projet est basé. Pour ce projet, des souris, des rats et des cobayes ont été retenus pour tenir compte des particularités anatomiques et physiologiques de chaque espèce afin d’augmenter les chances de mener ce projet à terme. Les rongeurs ont minimum 6 semaines au début de l’étude, les cobayes 8 semaines. Ce qui correspond à de jeunes adultes ayant atteint leur maturité de développement oculaire comme il convient au modèle.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 321
Souffrances
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Devenir
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321 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une irradiation cérébrale sous anesthésie et une administration intranasale, puis passent des tests de mémoire et de locomotion et des échodopplers répétés sur six mois, avant euthanasie pour prélever leurs structures cérébrales. L'objet est de tester des vésicules issues de cellules souches contre les troubles cognitifs qui suivent une radiothérapie du cerveau. Le porteur indique que les transports entre établissements peuvent stresser et amaigrir les animaux, et juge le modèle in vivo incontournable.

Objectifs

La radiothérapie dans le traitement des tumeurs cérébrales peut conduire à la mort de cellules non tumorales comme les cellules constituant les vaisseaux sanguins et les neurones. En effet, 50% à 90% des patients traités par radiothérapie pour des tumeurs du cerveau présentent dans les 6 mois après leur traitement des troubles neurologiques avec des troubles de l’attention, de la mémoire ou de la résolution de problèmes. De nouveaux traitements permettraient d’améliorer la qualité de vie des patients. Dans ce projet, nous allons évaluer l’efficacité thérapeutique des vésicules extracellulaires issues de cellules souches mésenchymateuses (CSM) pour limiter les impacts de la radiothérapie. Les CSM sont un type de cellules souches très utilisé en médecine dite régénérative. Elles ont la capacité de se renouveler pour créer des cellules spécialisées capable de réparer la fonction d’un organe. Elles sont prélevées chez une personne à partir de la moelle osseuse ou de la graisse corporelle. Elles sont mises en culture puis administrées à l’homme. Cependant, cette stratégie thérapeutique cellulaire a ses limites telles que la transplantation autologue (prélèvement et administration chez la même personne) des CSM. Cette technique limite le nombre de patients pris en charge en raison du temps nécessaire à la mise en culture des CMS. On note surtout une efficacité diminuée en fonction de l’âge et de facteurs de risques associés (hypertension, cholestérol). Les cellules peuvent être aussi inutilisables si elles ont été irradiées lors du traitement par radiothérapie. Des études ont démontré que l’effet thérapeutique des CSM serait majoritairement lié à des vésicules extracellulaires (VE) qu’elles sécrètent. Elles sont produites en grand nombre par les CSM suite à leur activation par des facteurs stimulants. Une production de VE in vitro permet de s’affranchir des limites liées à l’utilisation des CSM via le patient. Les VE sont stockées et conservées sous forme lyophilisée simplifiant leur administration. Les VE permettent de limiter la destruction des vaisseaux sanguins (qui est observée après exposition aux rayonnements ionisants) et pourraient donc limiter le développement des troubles cognitifs. Dans le cadre de ce projet, la mesure du flux sanguin cérébral sera réalisée de façon non invasive dans un autre établissement possédant expertise et équipement adaptés .

Bénéfices attendus

Les bénéfices que ce projet pourrait apporter sont multiples tels que : -une nouvelle thérapie non-invasive -une réduction des troubles cognitifs (troubles de l’attention, de la mémoire ou de la résolution de problèmes) -une amélioration de la qualité de vie des patients vis-à-vis des troubles cognitifs

Procédures

Aucune chirurgie. Prélèvement sanguin 1 fois sous anesthésie avant euthanasie, durée du prélèvement sanguin 15 secondes. Perfusion intracardiaque sous anesthésique, durée 15 minutes. Irradiation cérébrale sous anesthésie: 10 min.Administration intra-nasale sous anesthésie : environ 5 min par administration, 1 seule administration. Les animaux subiront plusieurs fois les interventions qui suivent à différents temps. Tests comportementaux 3 à 10 min (mémoire, locomotion) réalisés 4 fois sur une période de 6 mois): Analyse echodoppler 1 fois par mois sous anesthésie : 10 min.

Impact sur les animaux

Pour les irradiations, les animaux étant anesthésiés pour limiter les mouvements, il peut y avoir un effet des anesthésies répétées et les effets potentiels de l’anesthésie sur les variables physiologiques. Pour les administrations, même si les animaux sont légèrement anesthésiés, il est possible de noter un inconfort transitoire après l’administration. Pour les transports, il peut être noté un stress chez les animaux suite aux changements des conditions environnantes. Après irradiation, un animal peut développer des difficultés à se déplacer et/ou une apparence extérieure piloérection, dos rond ou amaigri Après injection nasale, les effets indésirables peuvent être un écoulement nasal important et/ou une tête penchée, difficultés à se déplacer, amaigrissement Le transport des animaux peut également conduire à du stress et de l’angoisse conduisant à un amaigrissement

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser les prélèvements des structures cérébrales.

Remplacement

Le nouveau développement de stratégie thérapeutique doit être validé sur des modèles précliniques (modèles animaux). En effet, lors des demandes d’Autorisation de mise sur le marché (AMM) ou des médicaments de thérapie innovante auprès de l’ANSM les études précliniques (modèle rongeurs, porcins ou primates) sont demandés. De plus, les modèles in vitro (culture isolée de cellules en boîte de pétri) ne permettent pas d’évaluer le réseau vasculaire ni les troubles cognitifs. Par conséquent l’utilisation d’un modèle murin est indispensable pour valider notre approche thérapeutique.

Réduction

Les modèles d’expérimentation animale présentent une certaine variabilité de réponse. De plus le retour d’expérience des médecins, chercheurs et biostatisticiens déterminent qu’un nombre de 12 ou 15 animaux dans chaque groupe expérimental est nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement robustes afin de valider notre nouvelle thérapie.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera réalisé par les personnes compétentes impliquées dans ce projet, afin d’appliquer les points limites pour réduire la souffrance des animaux. De plus, lors de leur transport, les animaux seront placés dans des boites avec sciure, coton et gel qui remplace l’eau et les croquettes (4 animaux par boites de transport, nous ne mélangeons pas les groupes d’animaux). Si un animal présente des signes de souffrance, son euthanasie anticipée sera réalisée.

Choix des espèces

Nous avons déjà démontré dans différents modèles murins soumis aux rayonnements ionisants l’efficacité thérapeutique des VE-CSM dans les processus de néovascularisation et la réparation tissulaire. Pour cette étude nous utliserons un modèle pré-clinique murin à l’age de 8 semaines. Ce stade a été choisi afin d’éviter une hétérogénéité liée à l’âge qui pourrait modifier les paramètres étudiés. Enfin, nous maîtrisons, chez la souris, les techniques et les équipements afin d’évaluer les paramètres vasculaires, inflammatoires (anticorps) et cognitifs indispensable pour démontrer l’efficacité de notre traitement. L’utilisation d’un modèle in vivo est aujourd’hui incontournable pour développer et proposer des thérapies innovantes. En effet, lors des demandes d’Autorisation de mise sur le marché (AMM) ou des médicaments de thérapie innovante auprès de l’ANSM les études précliniques (modèle rongeurs, porcins ou primates) sont demandés.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 1620
Souffrances
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 1620

1 620 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Selon les lots, elles subissent une injection abdominale chez la femelle gestante, la suture d'un œil, une injection intracérébrale, un AVC provoqué par coagulation d'un vaisseau à travers le crâne, ou une imagerie cérébrale, chaque geste réalisé une fois. L'objet est d'étudier le rôle des astrocytes dans la plasticité du cerveau, avec des applications annoncées pour l'amblyopie, l'autisme et la récupération après AVC. Le porteur reconnaît qu'une des lignées utilisées est considérée comme dommageable, ses effets n'ayant pas été étudiés.

Objectifs

La plasticité cérébrale décrit la capacité du cerveau à remodeler ses connexions en fonction des expériences vécues par l'individu. Cette plasticité est maximale dans l’enfance, où elle participe à l’apprentissage. Elle diminue ensuite chez l’adulte, mais peut être réactivée au décours d’une lésion cérébrale comme un AVC pour faciliter la récupération des fonctions perdues. Par ailleurs, une altération de cette plasticité au cours du développement cérébral peut être responsable de maladies comme l’amblyopie (défaut d’acquisition de la vision d’un des yeux chez l’enfant) ou l’autisme. Des études récentes ont montré que certaines cellules du cerveau, appelé « astrocytes », jouaient un rôle fondamental dans la plasticité au cours du développement. Notre projet a pour but d’explorer comment les astrocytes et les autres cellules du cerveau régulent cette plasticité. Ceci permettra de mieux comprendre les troubles du neurodéveloppement de l’enfant d’une part, et de trouver de nouvelles façons de stimuler la plasticité chez l’adulte, notamment après un AVC, d’autre part.

Bénéfices attendus

D’un point de vue scientifique, ces travaux doivent enrichir nos connaissances concernant le rôle des astrocytes et des autres cellules du cerveau dans la régulation de la plasticité. D’un point de vue plus biomédical, ces travaux doivent offrir de nouvelles pistes de compréhension des troubles du développement cérébral chez l’enfant (tels que l’amblyopie et l’autisme). Ils ouvriront également de nouvelles perspectives thérapeutiques : promouvoir la plasticité chez l’adulte permettrait de faciliter la récupération après une lésion cérébrale comme un AVC.

Procédures

Injection dans la cavité abdominale chez la femelle gestante (environ 5 minutes, une seule fois par souris). Suture d'un seul oeil (environ 15 minutes, une seule fois par souris). Injection intracérébrale (environ 30 minutes, une seule fois par souris). Procédure de photothrombose, c'est-à-dire coagulation d’un vaisseu cérébral par la lumière pour reproduire un AVC (environ 30 min, une fois par souris). Imagerie cérébrale chez l’animal vivant (environ 2h, une seule fois par souris).

Impact sur les animaux

L’injection dans la cavité abdominale peut induire une douleur et un stress légers à la piqure. La suture d’un œil sous anesthésie générale peut s’accompagner d’une douleur légère autour de l’œil au réveil et une plaie superficielle dûe au grattage est possible dans les jours suivants. Au long cours, la fermeture d’un œil a une incidence modérée sur le bien-être de l’animal. L’injection intracérébrale sous anesthésie générale nécessite d’inciser la peau du crâne et de réaliser une ouverture dans ce-dernier. Au réveil, des douleurs post-opératoires modérées peuvent être présentes sur une courte durée. La procédure de photothrombose pour reproduire un AVC se fait par par illumination à travers le crâne, sous anesthésie. Elle nécessite d’inciser la peau au-dessus du crâne mais pas d'ouvrir ce-dernier. Au réveil, des douleurs post-opératoires modérées peuvent être présentes sur une courte durée. La lésion d’AVC en elle-même a une incidence modérée sur le bien-être de l’animal (perte de sensibilité sans perte de motricité). L’imagerie cérébrale chez l’animal vivant se fait également par illumination à travers le crâne, sous anesthésie. Elle nécessite d’inciser la peau au-dessus du crâne et de réaliser une ouverture dans ce-dernier dans certains cas seulement (quand un colorant aura été préalablement injecté). Deux lignées de souris génétiquement modifiées seront utilisées dans le projet. Pour la première (lignée "PrismPlus"), il n'a pas été rapporté de nuisance sur la santé, le comportement ou le bien-être de l'animal dans la littérature. Pour la deuxième (lignée "Aldh1l1-Cre"), les conséquences des modifications génétiques sur la santé, le comportement ou le bien-être de l'animal n'ont pas encore été étudiées. Elles sont donc a priori considérées comme dommageables.

Devenir

Les animaux ne pourront être réutilisés à l'issue de chaque procédure et seront donc mis à mort.

Remplacement

Nos travaux précédents réalisés chez la souris ont montré que les astrocytes jouent un rôle crucial dans la régulation de la plasticité cérébrale. Dans ce projet, nous utiliserons ces résultats pour tenter de stimuler cette plasticité. Pour cela, il n’est pas possible de remplacer les enregistrements du cerveau intact par des simulations ou par des cultures de cellules du cerveau.

Réduction

Dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés, nous avons optimisé la taille des lots en accord avec la littérature existante. De plus, pour plusieurs analyses, un même animal sera utilisé pour l’étude de plusieurs types de cellules. Enfin, dans plusieurs expériences, un animal sera son propre contrôle en comparant un hémisphère cérébral à l’autre hémisphère, ce qui permettra de réduire le nombre d’animaux de façon significative.

Raffinement

Durant les procédures expérimentales, nous utiliserons des médicaments anesthésiques et antidouleurs appropriés pour limiter au maximum l’inconfort des animaux. Suite à la suture d’un oeil, l’injection intracérébrale ou la lésion d’AVC, les animaux seront surveillés quotidiennement en prenant en compte leur apparence et leur comportement. De plus, la technique d'imagerie cérébrale et la technique d’AVC sont minimalement invasives et ne nécessitent pas de chirurgie lourde. Par défaut, les animaux seront logés à plusieurs dans des cages contenant du coton pour faire leur nid et boisson et nourriture à volonté. Dans certaines expériences étudiant l’effet d’un environnement enrichi sur la plasticité du cerveau, différents jeux seront en outre installés dans des cages avec plusieurs étages pour stimuler les souris. Un tel environnement a un effet bénéfique sur le bien-être de l’animal.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car leur développement est proche de celui de l’homme et les mécanismes de leur plasticité cérébrale ont très bien été étudiés. Ceci permettra une meilleure comparaison avec les résultats décrits dans la littérature. De plus, notre équipe utilise couramment cette espèce et possède une expertise technique sur ces animaux. Par ailleurs, la période de gestation est courte et le nombre de souris par portée important, ce qui nous permet de générer suffisament d’animaux pour plusieurs expériences avec relativement peu de parents. Enfin, les souris permettent de nombreuses manipulations génétiques non disponibles chez d’autres mammifères. Pour la majorité des expériences, les animaux seront utilisés à l’âge adulte, plus de 100 jours après la naissance. Pour les procédures 5 et 8, les animaux seront utilisés à différentes étapes du développement pour étudier l’évolution de la plasticité : 21ème jour, 28ème jour, 50ème jour, 100ème jour après la naissance.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 1576
Souffrances
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Devenir
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1 576 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection intraveineuse de cellules tumorales issues de patients, puis des traitements par gavage, dans l'eau de boisson ou par voie intrapéritonéale, avec une imagerie hebdomadaire, avant sacrifice pour analyser l'infiltration tumorale. Le porteur indique que l'injection de cellules tumorales peut provoquer une perte de poids rapide et une hépatite, et vise à tester des traitements contre un lymphome intestinal compliquant la maladie cœliaque. Il affirme que la réponse des cellules malignes ne peut être reproduite in vitro.

Objectifs

La maladie coeliaque est une maladie intestinale inflammatoire fréquente induite par l’ingestion de gluten un protéine présente dans les farine (blé, orge, seigle). Une complication rare mais sévère est l’émergence de lymphomes intestinaux chez des patients ne répondant pas au régime sans gluten. L'accumulation de lymphocytes intestinaux peut donner naissance, chez certains patients coeliaques à un lymphome intestinal aussi appelé maladie coeliaque réfractaire de type II. Les cellules formant le lymphome contiennent des mutations hautement récurrentes augmentant l'activité d'une enzyme et/ou d'un facteur de transcription ainsi qu’un spectre de complémentaire d’autres mutations. Notre hypothèse est que ces mutations confèrent un avantage dans l’environnement intestinal inflammatoire des patients coeliaques. Le clone de cellules mutées pourrait ainsi s’expandre aux dépends des cellules normales et aboutir à un lymphome intestinal. Ce lymphome évolue initialement à bas bruit mais peut dans 40-50% des cas évoluer vers un lymphome invasif de très mauvais pronostic. Un objectif important est la mise au point de traitements capables d’éliminer les cellules mutées précocement avant l'aggravation de la maladie. Il semble en particulier important de tester les inhibiteurs spécifiques de l'enzyme et du facteur de transcription muté. Néanmoins la présence d’un nombre important de mutations additionnelles expose au risque de résistance des cellules au traitement. Notre but est de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques dans un modèle de souris obtenu par injection de lignées cellulaires malignes issues des biopsies intestinales de patients atteints de maladie coeliaque réfractaire de type II. Nous chercherons à évaluer leur efficacité sur le développement tumoral mais aussi le risque de sélection de cellules tumorales résistantes aux traitements, ceci afin d’évaluer les bénéfices et risques des traitements pour les patients.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra de tester l’efficacité des différentes molécules ciblant les voies de signalisations impliquées sur le développement des cellules tumorales et de tester un possible échappement. Seules des drogues déjà autorisées en clinique humaine seront utilisées, suggérant qu’il n’y aura pas de toxicité excessive. A terme, ce projet pourrait permettre de développer des traitements permettant de prévenir ou stopper le développement de lymphomes chez les patients coeliaques.

Procédures

Injection de cellules tumorales de patient (réalisée sur 1576 souris) : Les lignées cellulaires humaines transduites ou non seront injectées par voie intraveineuse rétro-orbitaire avec des seringues menues d’aiguilles à insuline(durée de l’injection : 5 secondes). Administration de traitements (réalisé sur 1176 souris) : - un traitement délivré en per os dans l’eau de boisson tous les deux jours (réalisé sur 294 souris) (durée de l’injection : 5 secondes) - deux traitements administrés par gavage oral tous les jours à l’aide d’une aiguille de gavage d (réalisé sur 588 souris) (durée de l’injection : 5 secondes). - un traitement administré par voie intra-péritonéale deux fois par semaine (réalisé sur 294 souris) (durée de l’injection : 5 secondes). Imagerie intra-vitale (réalisée sur 616 souris) : Les souris seront imagées à l’aide de l’IVIS spectrum 1 fois par semaine depuis l’injection des cellules tumorales jusqu’au sacrifice. Le temps d’imagerie dépend de la puissance du signal mais ne dépasse pas 30 min par animal.

Impact sur les animaux

Le degré de sévérité des procédures expérimentales dans lesquelles sont inclus les animaux est modéré. Les souris génétiquement modifiées que nous souhaitons utiliser ne présentent pas de phénotype dommageable dans nos conditions d'utilisation. L'injection de cellules tumorales humaines est succeptible d'entrainer une perte de poids rapide ainsi qu'une hépatite.

Devenir

Les animaux seront tous sacrifiés à la fin de chaque procédure afin d'analyser l'infiltrat de cellules tumorales dans les différents organes (rate, foie, sang, rein et intestin).

Remplacement

La réponse de cellules malignes à un traitement est un mécanisme complexe qui ne peut être récapitulée in vitro. Nous avons dans un premier temps utilisé des cultures primaires in vitro pour cerner les drogues d’intérêt, nous permettant de réduire fortement l’utilisation d’animaux. Les cellules de patients étant fragiles et difficiles à cultiver in vitro, l’utilisation de modèle murin nous permettra de les amplifier dans un contexte riche en IL-15 afin de tester plusieurs stratégies thérapeutiques et de déterminer les effets de ces molécules sur les cellules transformées et d’évaluer le risque d’échappement tumoral favorisant leur progression vers des lymphomes invasifs.

Réduction

Le nombre de souris à utiliser a été calculé avec l’objectif de réduire le nombre d’animaux autant que possible en tenant compte d’un minimum de cellules à collecter pour l’analyse, incluant pour chaque série d’expériences le nombre nécessaire de contrôles et de la nécessité de reproduire les résultats. Le nombre de 5 souris/lot est choisi pour permettre les analyses statistiques. Afin de limiter le nombre de souris, la viabilité cellulaire sera quantifiée avant toute injection pour optimiser la prise de greffe.

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des cages adaptées aux rongeurs, mâles et femelles séparés, et le nombre d’individus par cage limité entre 2 et 5 individus pour préserver leurs interactions sociales et limiter les phénomènes d'agréssion ou de stress engendrés par une population trop importante. Nous serons aussi très attentifs au bien-être des animaux. Nous veillerons à l’enrichissement de l’environnement par la mise à dispositionde boules de coton, de maisonnettes en carton, de bâtonnets à ronger et d’un tunnel. La surveillance du bien-être des animaux sera assurée au quotidien par le personnel de l’animalerie et hebdomadaire par les expérimentateurs. Les expériences et en particulier l’injection de cellules seront réalisées par des personnes expérimentées et qualifiées afin d'éviter toutes fausses manipulations ou un éventuel stress pour les animaux. Les procédures d’injection sont peu douloureuses mais l’utilisation d’anti-inflammatoires ou analgésiques pourrait compliquer l’interprétation des résultats sur la progression tumorale. Les animaux seront alors particulièrement surveillés lors de ces procédures. Afin de limiter au maximum la souffrance et l’angoisse infligée aux souris, les prélèvements de sang se dérouleront sous anesthésie locale avec de la tétracaïne et les injections de cellules malignes humaines sous anesthésie générale . Le réveil se déroulera dans un environnement calme et silencieux. Des points-limite ont été établis, consuisant à la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire. L’état général des animaux sera surveillé de façon quotidienne et selon la progression des symptômes observés via une grille d’évaluation, la prise de greffe et les variations de poids corporel.

Choix des espèces

Les souris immunodéficientes constituent un modèle d’étude reconnu pour la réalisation de greffes humaines. L’expression d'un facteur de croissance humain que nous savons indispensable à l’expansion des cellules malignes in vitro et qui assurera l'expansion des cellules de patients après injection chez la souris immunodéficiente. Les souris utilisées seront des souris adultes d’environ 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 224
Souffrances
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Devenir
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 224

224 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des mères reçoivent un antibiotique dans l'eau de boisson et leurs ratons subissent des gavages quotidiens entre le vingt-deuxième et le trente-cinquième jour de vie, avant mise à mort pour accéder au contenu de leur gros intestin. Le porteur indique que les mères ne peuvent être réutilisées et sont tuées après le sevrage, et prévoit d'utiliser les portées surnuméraires pour une étude annexe sur l'appétence au lait de soja. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne rend compte de la colonisation du tube digestif.

Objectifs

Il est établi que, chez l’adulte, le microbiote intestinal interagit, de façon variable selon sa composition, avec la santé de l’hôte. Les données récentes suggèrent que ceci serait également vrai en période néonatale avec d’éventuelles répercussions sur le risque de maladie tout au long de la vie. Comprendre les mécanismes qui contrôlent la composition et l’assemblage du microbiote en période néonatale constitue donc un enjeu majeur en termes de prévention à long terme de la santé. Nous supposons que certaines molécules secrétées par les bactéries dénommées « auto-inducteurs » (AIs) sont impliquées puisqu’elles permettent la communication inter-bactérienne et peuvent interagir avec la composante immunitaire de l’hôte, qui participe au contrôle de l’assemblage du microbiote. Notre objectif est donc de démontrer l’implication de ces auto-inducteurs dans la modulation de l’assemblage néonatal du microbiote intestinal. Pour ce faire, nous évaluerons i) l’influence d’une modulation de la composition des microbiotes néonataux, induite par antibiothérapie transitoire des mères, sur la production des autoinducteurs par le microbiote des descendants au cours de son assemblage et ii) la capacité d’aliments modèles, enrichis en différents autoinducteurs, à moduler le microbiote non stabilisé.

Bénéfices attendus

Le projet établira la contribution des AIs au contrôle de l’assemblage du microbiote intestinal chez le rat. Ce résultat revêt un intérêt en termes de transposabilité à d’autres couples hôte/microbiote (ex microbiote intestinal chez l’homme, microbiotes cutané, vaginal, …). En outre, en identifiant les AIs majoritairement impliqués, il contribuera à accroître la connaissance des mécanismes d’interaction hôte-microbiote et à garantir la sécurité des aliments fermentés dont certains contiennent naturellement des AIs. De telles avancées ouvrent la voie à de nouvelles stratégies de modulation des microbiotes ce qui revêt un intérêt majeur au vu de l’implication du microbiote dans la régulation de la santé de l’hôte.

Procédures

Tous les animaux inclus dans ce projet seront soumis à manipulation lors de la constitution des portées ou des suivis pondéraux. Certains d’entre eux (i.e. les 64 ratons élevés par les 8 mères dont l’eau de boisson sera supplémentée en antibiotique) seront soumis à un traitement antibiotique indirect alors que d’autres (ie les 80 ratons inclus dans la procédure 2) seront soumis, quotidiennement entre leur 22e et 35e jour de vie, à des gavages intra-stomaccaux réalisés sur animaux vigiles.

Impact sur les animaux

Pour les animaux inclus dans ce projet, les nuisances induites par les 2 procédures qui relèvent des classes de sévérité « légère » ou "modérée" devraient se limiter au stress généré par les séparations mères/portées ponctuelles et par la manipulation lors de leurs pesées, gavages et mises à mort puisque les traitements qui seront appliqués ne devraient entraîner aucun effet indésirable spécifique. En effet, le traitement antibiotique qui sera appliqué est d’usage courant en médecine vétérinaire et la supplémentation d’aliments modèles enrichis en AIs mime des situations usuelles puisque les AIs sont des composés naturellement présents dans l’alimentation humaine.

Devenir

Compte tenu de l’influence connue du nombre de gestations vécues sur la physiologie et le comportement maternel, les rates utilisées pour générer les portées au sein de chacune des 2 procédures ne peuvent être réutilisées dans nos expérimentations animales et seront mises à mort une fois leurs ratons sevrés. Dans chacune des 2 procédures, l’accès aux contenus du gros intestin, segment intestinal dans lequel l’implication des AIs est la plus probable, est indispensable. De ce fait, la mise à mort des ratons en fin de mise en place du microbiote intestinal est inévitable.

Remplacement

Aucun des modèles in vitro existant ne permet de rendre compte de la complexité des mécanismes physiologiques et immunitaires mis en jeu lors de la colonisation du tube digestif par les bactéries en période périnatale. L’étude in vivo est donc irremplaçable pour d’atteindre l’objectif de ce projet.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé en tenant compte des différences entre mâles et femelles, des nombres d’individus statistiques nécessaires ainsi que des risques de non fécondation des rates ou d’obtention de portées naturelles de taille insuffisante. En absence de données de concentrations luminales en AIs, les nombres d’individus statistiques ont été déterminés par calcul d’effectif réalisé à partir de données décrivant l’impact d’une antibiothérapie au cours de la gestation sur diverses caractéristiques du microbiote des descendants. La procédure n°1 repose sur le traitement de rates allaitantes : l’individu statistique indépendant correspond donc à la portée. Ainsi, 18 rates saillies de l’avant-veille seront commandées afin de garantir l’obtention de 16 portées de 8 ratons (4 mâles et 4 femelles) à subdiviser entre les 2 groupes expérimentaux. L’utilisation à différents stades de développement des 128 ratons mâles et femelles issus de ces portées valorisera au mieux les animaux obtenus à la mise bas. Pour la procédure n°2, les traitements seront appliqués aux descendants sevrés, chacun de ceux-ci constitue un individu statistique pertinent. De ce fait, 10 rates saillies de l’avant-veille seront commandées afin de garantir l’obtention de 8 portées de 10 ratons (5 mâles et 5 femelles), ces 80 descendants seront ensuite repartis (1 male et 1 femelle de chaque portée) dans les 5 groupes expérimentaux pour générer un effectif final de 8 males et 8 femelles consommant chacun des 5 suppléments testés. Pour éviter un gaspillage des animaux, les mères gestantes surnuméraires obtenues dans chacune des procédures (au maximum 4) et leurs descendants excédentaires seront utilisés pour une étude ancillaire destinée à évaluer la possibilité d’un projet futur en mesurant l’appétence des ratons nouvellement sevrés pour les boissons végétales à base de soja. Ces portées seront alors élevées sans traitement spécifique tout au long de la lactation. Après leur sevrage, les ratons, à qui sera proposé le lait de soja en parallèle de leur eau de boisson, feront l’objet d’un suivi de croissance et de consommationjusqu'à leur mise à mort (35e jour de vie). Cette valorisation des portées surnuméraires sera possible puisque pour chacune des procédures, le nombre de portées surnuméraires sera connu dès la mise bas alors que les traitements spécifiques seront appliqués soit au 5e jour de lactation (procédure 1) soit à l’issue du sevrage des ratons (procédure 2).

Raffinement

Le stress généré par les procédures en particulier par la manipulation des portées qui interférera avec les soins maternels et, dans le cas de la procédure 2, par des gavages sera limité du fait de leur mise en œuvre rapide mais sans brusquerie par un personnel compétent et entraîné, dans le respect de la charte nationale sur l’éthique de l’expérimentation animale et des recommandations relatives aux volumes administrables par gavage. En outre, la sélection d’une souche de rat présentant de bonnes qualités maternelles (Sprague-Dawley), l’usage de tapis chauffants sur lesquels positionner les portées séparées de leurs mères, l’enrichissement des cages à l’aide de matériau cellulosique pour le nid et de tunnels et l’hébergement par 2 pendant la majeure partie de la gestation et après sevrage contribueront à minimiser le stress des mères et des ratons. L’absence de nuisance durable sur le bien-être animal sera néanmoins vérifiée par observation des animaux lors des visites qui seront effectuées quotidiennement, y compris le week-end. L’évaluation de l’état des animaux qui sera alors effectuée conditionnera les éventuelles décisions d’administration d’analgésique dans le cas d’observation de signes attestant d’une souffrance (dos vouté, ventre rétracté, facies contracté, aggressivité, vocalisation).

Choix des espèces

Le choix du rat comme modèle d'étude résulte du fait que son microbiote intestinal s’établit au cours des premières semaines de vie, qu'il presente un développement rapide, qu'il est omnivore et que son coût est modéré. En outre, comparativement à la souris, sa moindre susceptibilité au stress le rend plus adapté à la manipulation des descendants au cours de la lactation et sa taille facilite la collecte de contenus intestinaux en quantité adaptée aux besoins de l’étude. De plus, l’expérience acquise par notre unité de recherche sur ce modèle renforce l’intérêt pour ce modèle animal dans le cadre de ce projet particulier.