Procédures modérées

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  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Cochons : 4
Souffrances
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Devenir
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 4

4 porcs vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit un cathéter jugulaire sous anesthésie, subit des prélèvements sanguins sur 24 heures puis un suivi jusqu'à trois semaines, avant d'être tué pour prélever des tissus. Le projet vise à roder une technique de pose écho-guidée, à former quatre opérateurs et à mesurer la cinétique d'un antibiotique. Le porteur affirme qu'il est "nécessaire" de pratiquer la technique in vivo pour assurer les gestes.

Objectifs

Dans le cadre de la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, retranscris en droit français par le décret no 2013-118 du 1er février 2013, le raffinement des techniques utilisées en expérimentation animale est souligné. Le but de ce projet est d'améliorer la technique de pose de cathéter veineux central chez le porc grâce à un appareil d'échographie permettant ainsi d'avoir une procédure moins invasive et non-chirurgicale. L'objectif est également de former certains opérateurs à cette nouvelle technique (4 opérateurs au total dont 2 ont déja eu un entrainement in vivo au préalable par un opérateur expérimenté). La pose de cathéter permet l'accés à une voie veineuse pour les études de cinétique (avec des prélèvements sanguins répétés) faites au laboratoire sur le modèle porc, de façon indolore et minimisant le stress pour les animaux. La 2e partie de ce projet porte sur une étude cinétique de la céfazoline. Il s'agit d'un antibiotique utilisé en médecine humaine en antibioprophylaxie, c’est-à-dire en antibiothérapie préventive, pour limiter le risque d'infections du site opératoire sur certaines interventions. Le porc est un modèle biomédical de l'Homme fréquemment utilisé pour lequel il est parfois nécessaire d'avoir également recours à ce type d'antibioprophylaxie. Or, il n'y a pas ou très peu de données concernant sa pharmacocinétique chez le porc conventionnel et donc peu de données permettant de justifier les doses à utiliser. Le 2e objectif de ce projet est donc de réaliser une étude de cinétique plasmatique de la céfazoline chez ces 4 porcs, en profitant de la pose des cathéters qui aura été effectuée chez ces animaux dans un but de formation.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de la mise en place de cette nouvelle technique de cathéter central sont multiples : - réduction de la durée d'anesthésie des animaux (environ 30-45 min); - diminution du risque infectieux car il n'y a pas d'ouverture chirurgicale, le seul geste invasif étant le passage de l'aiguille et du cathéter au niveau du cou - possibilité de retirer facilement le cathéter si celui-ci n'est plus fonctionnel; - amélioration globale du bien être des animaux grâce aux points précédents. Concernant la cinétique plasmatique de la céfazoline, les données récoltées permettront par la suite de calculer les paramètres phamarcocinétiques majeurs (volume de distribution, clairance...) permettant de proposer une posologie adaptée lorsque le recours à cet antibiotique est nécessaire en expérimentation animale chez le modèle porcin.

Procédures

Pour la pose d'un cathéter central au niveau de la veine jugulaire externe, une anesthésie générale d'une durée moyenne de 30-45 min est nécessaire. Le placement du cathéter central de façon écho-guidée, permet de réduire la durée de l'anesthésie et de minimiser le risque infectieux (procédure moins invasive qu'une technique chirurgicale). Cette procédure peut être source de stress et de douleur mais une contention maitrisée suivi d’une anesthésie/analgésie adaptée permettra de réduire au maximum ces désagréments. Une fois le cathéter posé (avec une rallonge du connecteur), les prélèvements de sang seront totalement indolores et sans contention particulière, et auront lieu sur une période de 24h. Puis les porcs seront gardés au maximum 2 semaines afin d'évaluer quotidiennent la fonctionnalité des cathéters (test pour voir si le sang est toujours prélevable puis rinçage du catheter).

Impact sur les animaux

La procédure de pose de cathéter réalisée sous anesthésie générale et avec des conditions d'asepsie stricte. Une fois le cathéter posé les prélèvements de sang et l'entretien des cathéters seront totalement indolores et donc non générateurs de stress. Il n'est pas attendu d'effet indésirable sauf un éventuel risque d'infection en cas d'erreur d'asepsie et/ou de mauvais entretien des cathéters (risque très faible). La dose de céfazoline utilisée est dans l'intervalle classique de dose thérapeutique chez l'Homme et dans d'autres espèces animales, sans effet toxique attendu.

Devenir

Chaque porc sera mis à mort à l’issue des 3 semaines d’expérimentation dans des conditions éthiques, et des tissus d’intérêt (muscle, foie reins) pourront être récoltés.

Remplacement

Un entrainement et une formation avec un expérimentateur aguerri à la technique avec échographe a déja été effectué pour 2 opérateurs, et d'autre entrainements sur des maquettes/fantômes sont prévus. Cependant, il est nécessaire de pratiquer cette technique in vivo sur un faible nombre d'animaux afin d'assoir les gestes techniques et évaluer l'efficacité de cette méthode. En outre, ces porcs serviront à la réalisation d'une cinétique plasmatique de la céfazoline, procédure qui ne peut pas être remplacée par des méthodes in vitro.

Réduction

Le nombre minimal d'animaux (4 porcs) a été défini pour permettre une manipulation de l'ensemble des opérateurs (4 opérateurs, entre une et 3 veines par opérateur). Concernant la cinétique plasmatique, le nombre d'animaux est faible mais suffisant pour évaluer correctement les paramètres pharmacocinétiques majeurs, surtout après administration intra-veineuse car la variabilité inter-animale est bien moindre que par voie extra-vasculaire.

Raffinement

La pose de cathéter se fait grâce à une anesthésie et analgésies adaptées. Les porcs seront hébergés par 2 lors de la phase d'acclimatation (5-7 jours) puis seront seuls par case (sur caillebotis) après la pose du cathéter afin de limiter les risques d'arrachement. Cependant, les barrières entre cases permettent un contact visuel, olfactif et tactile (groin à groin) entre porc voisin. Des jouets seront mis à disposition : balle et/ou rouleau et/ou jouets à macher suspendus. Les cathéters seront protégés avec un bandage adéquat qui sera vérifié régulièrement et changé s'il est trop souillé. Un suivi-post anesthésie individuel des animaux sera effectué. Les injections et prises de sang seront indolores grâce à la pose des cathéters. Des sessions d’interactions positives sont régulièrement effectuées lors des prélèvements sanguins par des caresses et grattages, ce qui permet d’améliorer le bien-être des animaux.

Choix des espèces

Il s'agit de l'espèce et de la gamme de poids cible et utilisée au laboratorie pour les études de cinétique plasmatiques pour diverses molécules.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Rats : 730
Souffrances
▲ 630
▲ -
▲ 100
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Devenir
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 730

730 rats vont être utilisés, 630 opérés puis tués sans réveil et 100 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie, chaque animal subit une chirurgie pouvant durer quatre heures, avec laparotomie, pose d'un ballonnet gastrique, laminectomie puis trois heures de stimulation et d'enregistrement nerveux. L'objectif est de développer un dispositif médical contre l'obésité par stimulation du système nerveux sympathique, en vue d'un développement clinique. Le porteur affirme qu'"il n'existe aucune méthode in vitro validée" et que l'obésité impose l'étude d'un organisme vivant.

Objectifs

L'objectif de ce projet est de développer un traitement (dispositif médical) contre l’obésité par stimulation bioélectronique du système nerveux chez le rat. Il existe de nombreux arguments et données scientifiques en faveur de l’existence d’une neuromodulation du système nerveux pour traiter l’obésité. En effet, les signaux acheminés par le système nerveux semblent jouer un rôle important dans la prise alimentaire. Les traitements actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre l’obésité. En effet, les traitements les plus efficaces sont les approches chirurgicales lourdes comme la réduction de l’estomac, la technique du court-circuit des aliments, visent à limiter le volume de l’estomac pour réduire les prises alimentaires. Cependant, ces traitements sont très invasifs et entraînent de nombreux effets indésirables (troubles digestifs, vomissement…) chez l’humain. Le développement d’un dispositif médical, permettant par électrostimulation du système nerveux la régulation de la prise alimentaire, pourrait être un outil très prometteur pour lutter contre l’obésité. Un dispositif similaire d’électrostimulation a déjà été approuvé en 2014 par l'Agence fédérale américaine des produits alimentaires et des médicaments pour le traitement de douleurs dorsales réfractaires à la chirurgie.

Bénéfices attendus

Les traitements actuels ne permettent pas de lutter efficacement contre l’obésité. Les traitements les plus efficaces sont des traitements lourds (chirurgie de l'obésité), engendrant de nombreux effets secondaires. Par conséquent, le développement de traitements moins invasifs, plus efficaces et sans effets secondaires pourraient apporter des solutions plus satisfaisantes pour les patients souffrant d’obésité.

Procédures

Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale qui n’excèdera pas 4h afin de réaliser les stimulations/enregistrements du système nerveux. Les durées sont : - injection de l'analgésie 30 secondes, -l'anesthésie à l'isoflurane 5 minutes, chimique injection 30 secondes - laparatomie et identification des nerfs cibles 20 minutes, - pose d'un ballonnet gastrique 20 minutes - laminectomie 20 minutes - stimulation et enregistrement 3h Au préalable une mise à jeun entre 14h et 20h pourra être effectuée pour les animaux de la procédure 1. Les animaux ne seront pas réveillés et seront euthanasiés à la fin de la procédure.

Impact sur les animaux

Les 2 procédures de ce projet décrivent des actes chirurgicaux. Les animaux seront soumis à une seule procédure chirurgicale, un certain niveau de douleur est attendu nécessitant des protocoles d’anesthésie / analgésie adaptés à l’espèce de façon à limiter au maximum la douleur. La chirurgie et les stimulations/enregistrements seront menés dans le respect de la règle des 3R.

Devenir

Les procédures comportent des chirurgies lourdes et invasives, il n’est pas envisagé de réveiller les animaux. Ils seront tous mis à mort dès la fin de la procédure expérimentale.

Remplacement

Il n’existe aucune méthode in vitro validée scientifiquement ou test in vitro connu qui offrirait une alternative à l’expérimentation animale pour répondre aux questions adressées dans ce projet. Le phénomène d’obésité ne peut être étudié correctement in vitro car il s’agit d’un phénomène complexe et doit donc être étudié chez l’animal, intégrant l'ensemble de la biologie d'un organisme vivant. L’utilisation d’un modèle expérimental in vivo est donc un prérequis à la phase de développement clinique. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour les animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect éthique de la règle des 3 R.

Réduction

Le nombre de rat a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables grâce à l’utilisation de tests statistiques.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué quotidiennement sans exception (Week-ends & jours fériés) par le personnel de l’établissement utilisateur. A la fin de la période d’acclimatation, les animaux seront observés 2 fois par semaine minimum par les expérimentateurs pour suivre l’état de santé général. Des points limites ont été établis afin d’anticiper toute dégradation de l’état de santé général des animaux et, le cas échéant, d’appliquer des protocoles de soins adaptés selon la fiche annexée à ce projet. Dans le cas où la santé de l’animal serait dégradée après 48h, une mise à mort sera réalisée immédiatement sur décision du directeur d’étude /ou du vétérinaire désigné. Lors des expérimentations, réalisées par du personnel compétent et qualifié, les animaux seront sous anesthésie et analgésie.

Choix des espèces

L’espèce rat sera utilisée en raison des données scientifiques démontrant une implication du système nerveux sympathique dans la prise alimentaire sur ce modèle. Ce modèle sera par la suite transposé à l’humain. Utilisation d’animaux adultes car l’objectif est le développement d’un dispositif médical pour les sujets adultes (≥ 8 semaines)

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système gastrointestinal
Souris : 14400
Souffrances
▲ -
▲ 1440
▲ 6480
▲ 6480
Devenir
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 14400

14 400 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 6 480 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des polluants par voie intranasale, des séjours en chambre d'inhalation jusqu'à quatre heures par jour, des administrations intrarectales, par gavage et dans l'eau de boisson, dans des modèles de maladies inflammatoires de l'intestin et de cancer colorectal qui provoquent inflammations et lésions du côlon. L'objectif est d'étudier l'effet des polluants atmosphériques sur l'intestin. Le porteur affirme que ces processus complexes ne peuvent être modélisés in vitro.

Objectifs

L'Organisation mondiale de la santé a identifié la pollution de l'air comme le plus grand risque pour la santé environnementale du 21e siècle (OMS, 2020). La surmortalité mondiale due à l'ensemble de la pollution de l'air ambiant est estimée à 8,8 (7,11-10,41) millions de décès par an, avec une perte d'espérance de vie de 2,9 (2,3-3,5) ans, un facteur supérieur à celui du tabagisme (Lelieveld et al., 2020). Géographiquement, la mortalité due à la pollution de l'air est dominée par l'Asie de l'Est (35 %) et l'Asie du Sud (32 %), suivies de l'Afrique (11 %) et de l'Europe (9 %). Les fractions correspondantes pour les années de vie perdues sont respectivement de 29 %, 36 %, 17 % et 6 %. Les polluants atmosphériques favorisent le développement de maladies respiratoires et cardiovasculaires, et de nouvelles études montrent qu’ils impactent également les tissus intestinaux. L’objectif de ce projet est d’étudier l’impact des polluants atmosphériques dans 2 types de pathologies intestinales humaines : les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et le cancer colorectal.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont une meilleure compréhension des effets de la pollution atmosphérique sur la santé intestinale, et donc la mise en évidence de facteurs permettant de limiter ces dommages.

Procédures

Les animaux seront soumis Procédure 1: administration intranasale sous anesthésie (durée variable : 1 seule fois ou maximum 3 fois par semaine pendant 2 semaines). Procédure 2: maintien en chambre d'inhalation pendant une durée maximale de 4heures par jour. Procédure 3: 1 administration intrarectale d'un composé. Procédure 4: administration d'un composé dans l'eau de boisson pendant pendant maximum 9 jours. Procédure 5: administration d'un composé dans l'eau de boisson pendant 5 jours. Procédure 6: 1 administration d'un composé par gavage. Procédure 7: 1 administration intrapéritonéale d'un composé. Procédure 8:1 administration intrapéritonéale d'un composé et 3 fois 1 administration d'un composé dans l'eau de boisson pendant 5 jours

Impact sur les animaux

Les modèles de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin et de cancer colorectal miment certains aspects de ces pathologies et entrainent des inflammations et des dommages du colon ou de l'intestin grêle.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour pouvoir analyser le niveau d'inflammation et/ou de cancer des tissus intestinaux.

Remplacement

Les processus physiopathologiques complexes des maladies inflammatoires chronqies de l'intestin et du cancer colorectal faisant intervenir les voies aériennes, les voies digestives, la sphère ORL, l'alimentation, le système immunitaire muqueux et sytémique , la flore intestinale, etc, ne peuvent pas être modélisés in vitro. Mais dès que possible, les mécanismes mis en jeu seront étudiés dans des modèles plus simples telles que des cultures cellulaires in vitro afin de satisfaire à la règle du remplacement.

Réduction

La souris est l’espèce utilisée depuis de nombreuses années pour modéliser les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et le cancer colorectal. Ces modèles sont bien décrits et leur bonne connaissance au niveau de la littérature scientifique et au niveau des expérimentateurs de notre laboratoire permet d’éviter les étapes de mise au point expérimentale et de minimiser les aléas expérimentaux, ce qui contribue à réduire le nombre d’animaux nécessaires. Le nombre de souris utilisées par groupe expérimental a été réduit au minimum nécessaire pour obtenir des conclusions statistiquement significatives et donc publiables. Les effectifs seront déterminés et les résultats seront analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Pour réduire l’angoisse, les procédures classiques seront appliquées : pas de bruit inutile et stressant, phase d’acclimatation pour tout changement d’environnement, enrichissement, application des procédures pour le nombre de souris par cage. Des anesthésies générales seront pratiquées quand les procédures sont douloureuses ou stressantes. Afin de palier à d'éventuels problèmes anormaux survenant au cours des expérimentations, des points limites ont été définis.

Choix des espèces

La souris est l’espèce utilisée depuis de nombreuses années pour modéliser les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et le cancer colorectal. Ces modèles sont bien décrits et leur bonne connaissance au niveau de la littérature scientifique et au niveau des expérimentateurs de notre laboratoire permet d’éviter les étapes de mise au point expérimentale et de minimiser les aléas expérimentaux, ce qui contribue à réduire le nombre d’animaux nécessaires. Pour l'étude des effets suite à une exposition prénatale, les expositions seront réalisées sur la mère pendant la deuxième et troisième semaine de gestation, et les effets seront étudiés sur la descendance après induction des procédures pathologiques 3 à 8. Pour l'étude des effets suite à une exposition adulte, les expositions seront réalisées sur souris agées de 8 semaines

Lipiodol et Hystérosalpingographie

(NTS-FR-396610v1 – 07/06/2022)
  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 200
Rats : 300
Lapins : 500
Souffrances
▲ 100
▲ 400
▲ 300
▲ 200
Devenir
 -
 -
 120
 880

1 000 souris, rats et lapins vont être utilisés dans des procédures couvrant tous les niveaux de souffrance, du plus léger au plus sévère, la plupart tués à l'issue et 120 réutilisés dans d'autres procédures. Ils subissent des accouplements, une synchronisation hormonale, des frottis vaginaux répétés, l'administration intra-utérine d'un produit de contraste par voie basse ou chirurgicale et une induction d'endométriose. L'objectif est de comprendre comment le Lipiodol, un produit de contraste iodé, améliore la fertilité féminine. Le porteur affirme que ce mécanisme ne peut s'étudier in vitro et conclut à une "nécessité" du recours à l'animal.

Objectifs

L'hystérosalpingographie est un examen radiographique (aux rayons X) de l’utérus et des trompes utérines généralement indiqué dans les bilans de d’infertilité féminine afin de vérifier la perméabilité des trompes de Fallope et la normalité de la cavité utérine. Elle consiste en une instillation de produit de contraste iodé (radio opaque) dans l’utérus et les trompes via une canule accolée au col de l'utérus. L'absence de passage du produit de contraste depuis les trompes de Fallope dans la cavité péritonéale signe une obstruction tubaire. Cette obstruction tubaire rend compte d’une infertilité féminine dans environ 35% des cas. Des travaux cliniques ont montré que l’hystérosalpingographie, quand elle est réalisée au moyen de l’injection d’une huile iodée, le Lipiodol, se traduit par une augmentation de la fertilité par rapport à la même technique réalisée au moyen de produits de contraste iodés hydrosolubles. Le mécanisme de cet effet n’est pas connu. Il existe quelques hypothèses dans la littérature. L’objet de ce projet est l’élucidation de ce mécanisme et des éventuelles conséquences endocrinologues (thyroïdiennes notamment) de l'administration d'un produit iodé ou huileux.

Bénéfices attendus

Les différentes études de ce projet seront réalisées dans le but de comprendre le rôle du Lipiodol dans l’amélioration de la fertilité et son mode d’action. Plusieurs hypothèses seront isolées et testées afin de connaître précisément le mécanisme du Lipiodol. Si un mécanisme est identifié, des essais cliniques pourront être lancés afin de confirmer l’effet en clinique. L’utilisation du Lipiodol pourra alors être revue et adaptée au mieux, pour les patientes chez lesquelles un effet pourrait être observé. En effet selon le mécanisme, il est possible que la totalité des causes d’infertilité féminines ne soit compatible avec une amélioration de la fertilité par l’administration du Lipiodol. Les patientes présentant un trouble de la fertilité pourraient donc par la suite bénéficier d’une meilleure prise en charge aboutissant à une augmentation des taux de grossesses, et évitant le recours aux procédures les plus invasives (fécondation in vitro ou autre).

Procédures

Imagerie RX, IRM ou échographie (15 minutes environ), accouplement, synchronisation du cycle œstral par supplémentation hormonale (une injection en vigile), frottis vaginal (2 minutes, en vigile): pourra être répété au cours de l’étude, avec un temps de récupération adapté entre chaque procédure. Administration intra-utérine d’un produit de contraste par voies basses ou chirurgie : une fois (1 heure au plus) puis suivi de quelques semaines par imagerie (15 minutes environ), sauf en cas de mise au point ou d’intérêt scientifique de répéter l’administration Induction d’endométriose : une chirurgie (1 heure environ), puis suivi clinique de quelques semaines.

Impact sur les animaux

Les procédures d’imagerie RX, IRM ou échographie, d’accouplement, de synchronisation ou d’identification par frottis vaginal du cycle oestral sont légères. Les nuisances attendues sur les animaux suite à ces procédures sont un potentiel inconfort au réveil dû à la durée de l’anesthésie ou lors de l’injection pour les procédures le nécessitant, ou du stress lors des contentions. La mise sous lampe chauffante ou sur tapis chauffant pendant les procédures d’anesthésie sera mis en place afin de maintenir la température corporelle, ainsi qu’au réveil. La procédure d’administration d’un produit par instillation intra-utérine, peut induire un inconfort gynécologique de l’animal, une irritation ou inflammation locale suite à l’insertion des cathéters, à la dilatation des trompes par l’injection du produit, ou à son écoulement. La procédure d’administration intra-utérine d'un produit par une procédure chirurgicale, et la procédure d’induction d’un modèle d’endométriose impliquent une chirurgie sous conditions stériles suivie d’une suture. Malgré la prise en charge analgésique post-opératoire, une démangeaison et/ou une douleur peuvent se manifester au niveau de la suture à cause de la tension des tissus et la cicatrisation. Une moindre activité et prise de nourriture peuvent être observées pendant quelques jours, suite à la chirurgie et l’anesthésie. Une collerette pourra être placée sur l’animal s’il touche trop leur plaie, et une hydratation pourra être envisagée au cas par cas si besoin. Les animaux seront surveillés quotidiennement et une prise en charge adaptée à chaque observation sera mise en place.

Devenir

En dehors des phases de mises au point, les animaux sont réveillés à l'issue de toutes les procédures. Les animaux seront suivis à leur réveil, plusieurs fois par semaine, pour évaluer leur état. En cas d'atteinte des points limites, une dernière procédure d'imagerie peut être effectuée sous anesthésie. A l’issue d’une étude (succession de plusieurs procédures), une mise à mort peut être réalisée sous anesthésie profonde à des fins d’analyse histologique ou de dosage, afin par exemple de caractériser la biodistribution et le mode d’action des produits testés.

Remplacement

La fertilité est le résultat de multiple processus complexes et interconnectés. Le mécanisme d’action du Lipiodol sur la fertilité est inconnu. L’étude de son effet est alors difficilement réalisable sur des modèles simplifiés in vitro. De plus, le Lipiodol n'est pas soluble dans les milieux de culture. Il semble donc nécessaire d'effectuer des études in vivo plus proche de la pratique clinique afin de mieux comprendre les effets induits par la présence de Lipiodol. Le recours au modèle animal apparaît donc comme une nécessité, au moins pour une partie des études. L’une des hypothèses mécanistiques de l’effet pro-fertilisant du Lipiodol est l’effet mécanique, par un meilleur débouchage des trompes, un effet viscosité du produit ou autre. Afin de remplacer le recours à des animaux, l’étude de cette hypothèse sera faite uniquement in vitro. Des études de cultures cellulaires in vitro pourront aussi être effectuées en complément afin d'étudier par exemple plus en détails la réponse immunologique sur un certain type cellulaire.

Réduction

Analyse bibliographique préclinique en amont pour ne pas refaire ce qui a déjà été fait, identifier les pistes à suivre, les erreurs à éviter, et faciliter les phases de mise au point. Macro-analyse de la littérature clinique pour en tirer les produits et donc paramètres qui semblent corréler avec les résultats de fertilité (guide vers une hypothèse mécanistique plutôt qu’une autre), et les pathologies répondant le mieux à l’amélioration de la fertilité après HSG (modèle le plus adapté). Recherche et contact d’équipes à contacter spécialistes dans les différents domaines (HSG clinique et préclinique, endométriose, fertilité et PMA) pour nous guider dans nos recherches (aide technique, pertinence des études, modèles, paramètres à suivre). Réutilisation des animaux pour les mises au point : - Lorsque cela est possible, premiers essais sur animaux post-mortem ou sans réveil d’animaux qui doivent être euthanasiés dans d’autres projets - Lors des étapes suivantes de mise au point, avec réveil, réutilisation d’un animal plusieurs fois si pertinent (échec précédent, non interférence avec les paramètres évalués) et procédure légère ou modérée - Un délai de 14 jours sera respecté avant réutilisation afin de permettre à l’animal de récupérer pour les HSG Lapins. Pour les souris, l’essai du passage du col et éventuellement l’injection vigile intra-utérine et contrôle par imagerie pourra être réalisé jusqu’à 3 fois par semaine, suivi d’un repos de 7 jours si une réutilisation pour le même usage est envisagée. Pour le protocole de synchronisation oestral des souris, un délai de 2 semaines sera respecté entre 2 administrations hormonales. Réutilisation des animaux au sein des études : - un échec de procédure légère ou modérée (par exemple échec d’administration intra-utérine d’un produit par voie naturelle) mènera à la réutilisation de l’animal pour un second essai, après temps de récupération nécessaire, à condition que les points limites ne soient pas atteints et si le protocole d’étude le permet. - suivi longitudinal de la distribution du produit en imagerie sur un même animal plutôt que par dosage sur prélèvement, pour réduire le nombre d’animaux en étude. - Les animaux dont l’euthanasie n’est pas nécessaire pour la finalité de l’étude pourront être réutilisés pour des mises au point de techniques/modèles, dans un autre projet, pour la formation, le prélèvement de matrices pour mises au point de techniques d'analyses.

Raffinement

Surveillance et relevé quotidien de l’état clinique, pesée régulière et scoring adapté à chaque protocole afin de quantifier l’état clinique, envisager un traitement et déterminer un score « point limite ». Enrichissement des cages d’hébergement : • Balle et bâtons en bois à ronger (lapins) • Bâtons à ronger, tubes en plexiglass pour l’abri, frisures de papier kraft pour le nid (rongeurs en groupes sociaux). Système de maintien de la température et monitoring de paramètres physiologiques lors des anesthésies. Anesthésie et analgésie : •Chez la Souris, l’administration intrautérine sera idéalement vigile en simple contention, comme cela est fait dans le cadre de l’insémination artificielle. La mise au point sera réalisée en premier lieu sous anesthésie gazeuse. Une habituation des animaux à la contention sera réalisée avant le début de la procédure afin de réduire le stress. •Chez la Ratte, si l’administration par voies naturelles est possible, elle se fera sous anesthésie gazeuse. •Dans les deux cas, si des signes de gêne ou de douleur apparaissent, une administration d’antispasmodique ou d'analgésique sera mise en place en curatif et/ou en préventif selon la fréquence d’observation de ces symptômes et la durée d’action de ces médicaments. •Chez la Lapine, la procédure sera réalisée sous anesthésie gazeuse de préférence, après administration d’un mélange d'un analgésique, d'un myorelaxant et sédatif, et d'un tranquillisant et sédatif. Une fois endormie, un antispasmodique sera administré afin de faciliter l’accès aux trompes en réduisant les spasmes tubaires. L’ensemble de cette médication devrait assurer le bon déroulement de la procédure et limiter les lésions éventuelles du tissu. Pour l’administration du produit par voie chirurgicale, ou chirurgie en vue de l’induction d’un modèle d’endométriose, une analgésie sera réalisée en pré-opératoire ainsi qu’en post-opératoire. Une nouvelle administration sera effectuée ultérieurement en cas de signe de souffrance les jours qui suivent. Mise en place d’une alimentation adaptée post chirurgie : •chez la Lapine, gel hydratant, quartiers de pommes, foin •chez le Rongeur, pellets placés dans la sciure plutôt qu’en hauteur, gels hydratants, friandises.

Choix des espèces

Notre espèce de choix est le Rat car c’est l’animal qui est classiquement utilisé dans les études de fertilité (réglementaires). De plus, des études de biodistribution et de toxicité à visée réglementaire seront effectuées sur cette espèce. Cela nous permettra de comparer certains résultats et d’être complémentaire à ces travaux destinés aux Autorités de Santé. Si la mise au point du modèle n’est techniquement pas possible chez le Rat, nous pourrons effectuer des études chez la Souris ou le Lapin, comme cela a aussi pu être fait dans la littérature. Ce sont également des espèces utilisées dans le domaine de l’étude de la reproduction. Les animaux seront des jeunes adultes, idéalement sexuellement matures. Pour les rats : 8-16 semaines. Pour les souris : 7-14 semaines. Pour les lapins : 3-8 mois. Pour la génération F1 : de la naissance jusqu’au sevrage.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système cardiaque
Souris : 136
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 136
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 136

136 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des souriceaux nouveau-nés reçoivent une injection sous-palpébrale dans chaque œil, sous analgésie par le froid sur de la glace, avec un risque de rejet par la mère au retour au nid, avant d'être tués pour disséquer leurs yeux. L'objectif relève de la recherche fondamentale sur le rôle des macrophages dans le développement du réseau lymphatique de l'œil. Le porteur affirme qu'"aucune alternative in vitro ou in silico n'existe" et que l'approche in vivo est nécessaire.

Objectifs

Les vaisseaux lymphatiques sont complémentaires des vaisseaux sanguins. Ils jouent un rôle important dans l’évacuation des déchets ainsi que la surveillance immunitaire au sein des organes et tissus. Ils transportent les cellules immunitaires et participent à l’activation de la réponse immunitaire. Une place de plus en plus importante du réseau vasculaire lymphatique apparaît dans le cadre des atteintes et troubles oculaires. La formation de nouveaux vaisseaux lymphatiques (lymphangiogenèse) a ainsi été observée dans les pathologies inflammatoires de l’œil (syndrome de l’œil sec, allergies oculaires, etc..). L’implication de ces vaisseaux dans le drainage de l’humeur aqueuse de l’œil et la régulation de la pression intraoculaire, facteur de risque majeur associé au développement du glaucome, a été également proposée. Une contribution de macrophages (cellules immunitaires impliquées dans la défense de l’organisme contre les substances étrangères ou les agents pathogènes) dans la lymphangiogenèse associée à plusieurs situations pathologiques a été décrite chez l’homme. L’objectif de ce programme est d’analyser si les macrophages peuvent également contribuer de façon directe et/ou indirecte à la formation du réseau lymphatique au cours des étapes précoces du développement. La compréhension et caractérisation des mécanismes impliqués dans le développement et la formation des vaisseaux lymphatiques oculaires est nécessaire pour élaborer des stratégies thérapeutiques ciblant ces vaisseaux lymphatiques.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront de définir si les macrophages exercent un rôle majeur au cours du développement du réseau lymphatique de l’oeil dans le modèle d’étude murin. Ils permettront d’appréhender en particulier si les macrophages peuvent constituer une source alternative de cellules endothéliales lymphatiques, cellules qui tapissent les vaisseaux lymphatiques. Comme indiqué précédemment, ces nouvelles connaissances permettront de mieux cibler la formation des vaisseaux lymphatiques lors de l’élaboration de stratégies thérapeutiques visant à interférer avec la formation de ces vaisseaux dans les pathologies oculaires.

Procédures

Injection sous-palpébrale (1 seule injection par œil de durée limitée : 5 à 10 secondes)

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus concernent : -la douleur qui pourrait être ressentie lors de la piqure pour l’injection, malgrè l’analgésie par le froid qui sera pratiquée ; -le rejet potentiel par la mère après retour dans le nid ; -le stress lié à la manipulation des souriceaux ainsi qu’à la variation des températures se produisant lors de l’analgésie par le froid

Devenir

L’ensemble des animaux utilisés dans la procédure décrite sera euthanasié afin de pouvoir procéder aux analyses des conséquences du traitement sur les macrophages et les vaisseaux lymphatiques oculaires après prélèvement et dissection des yeux.

Remplacement

Aucune alternative in vitro ou in silico n’existe à ce jour. Ces études fondamentales qui concernent le développement des vaisseaux lymphatiques nécessitent une approche in vivo. L’objectif du projet étant d’analyser ce développement après l’administration d’un traitement visant à supprimer les macrophages pour analyser leur contribution, ce traitement doit être au préalable réalisé et avoir produit ses effets avant d’euthanasier les animaux pour en analyser les conséquences.

Réduction

La molécule utilisée pour détruire sélectivement les macrophages, a une action effective seulement 24h post-administration voire quelques jours post-administration selon le tissu et le mode d’administration utilisé. C’est pourquoi l’euthanasie des animaux pour caractériser le réseau lymphatique nouvellement formé sera réalisée à Jour 2, Jour 3, Jour 5 et Jour 7 après l’injection, période au cours de laquelle se développe ce réseau vasculaire. Afin de tenir compte du principe de réduction du nombre d’animaux utilisés tout en évitant de compromettre l’obtention de résultats statistiquement significatifs, il sera utilisé un test statistique pour le traitement des données limitant le nombre de répétitions des expériences. Dans ce contexte, la prise en compte des résultats obtenus antérieurement permet de définir un nombre d’échantillons nécessaires à 8 yeux par groupe d’étude. Par ailleurs, l’œil des animaux étudiés se trouvant fermé aux âges considérés, les 2 yeux de chaque animal seront utilisés, lorsque justifié par l’expérience, dans le but de limiter le nombre d’animaux utilisés. De plus, le nombre d’animaux utilisés pourra être revu à la baisse à l’issue des résultats obtenus lors de la première série de traitement au cours de l’expérience de déplétion des macrophages, en privilégiant l’un des stades de développement proposés (jour 2, jour 3, jour 5 ou jour 7) pour la suite de l’étude.

Raffinement

La douleur potentielle de la piqure sera atténuée par l’analgésie par le froid en positionnant l’animal nouveau-né sur la glace avant la piqure. L’injection est réalisée à température ambiante sous loupe binoculaire permettant de visualiser avec précision le geste effectué. La finalisation du réchauffement du nouveau-né, débutée lors de la manipulation, est obtenue en plaçant celui-ci 2 à 3 minutes sur un tapis chauffant à 37°C avant son retour le plus rapidement possible dans le nid auprès de la mère. Il sera veillé à enduire le corps du nouveau-né avec une goutte d’urine de la mère pour éviter tout risque de rejet

Choix des espèces

Les souris utilisées dans ce projet sont des souris C57BL6/J sauvages. Ce modèle murin est bien caractérisé pour la distribution et le développement du réseau vasculaire lymphatique de la surface de l’oeil. Plusieurs études ont également montré de nombreuses similitudes du modèle souris avec le modèle humain pour la caractérisation des atteintes et troubles oculaires, notamment concernant la formation des vaisseaux ainsi que pour les voies et mécanismes de régulation de la pression intraoculaire. Les animaux utilisés seront des nouveau-nés : Injection à Jour 0 (jour de la naissance) ; Euthanasie à Jour 1 ou Jour 2, Jour 3, Jour 5 et Jour 7 après la naissance, selon l’expérience considérée. Les données de la littérature ainsi que nos observations montrent que les étapes précoces du développement du réseau vasculaire lymphatique de surface de l’œil de la souris C57BL6/J se déroulent au cours des premiers jours après la naissance (entre Jour 0 et Jour 7 après la naissance).

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Rats : 480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 480
▲ -
Devenir
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 -
 480

480 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une chirurgie d'implantation de cathéter vasculaire, des infusions intraveineuses et jusqu'à huit prélèvements sanguins sur 24 heures, parfois par ponction cardiaque terminale sous anesthésie, pour établir le profil pharmacocinétique de candidats médicaments. Le porteur agit comme prestataire de services et réalise ces études pour des clients de l'industrie pharmaceutique. Sur le remplacement, il affirme que les méthodes in vitro et la modélisation restent limitées et que l'évaluation in vivo demeure "incontournable".

Objectifs

Au cours du développement préclinique, un grand nombre d’études sont effectuées afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des candidats médicaments. Les études pharmacocinétiques, qui sont menées en parallèle, permettent d’étudier le devenir du composé dans un organisme vivant. Classiquement, il s’agit de caractériser son absorption, sa distribution dans l’organisme, son métabolisme (c’est-à-dire comment l’organisme procède à sa transformation) et enfin son élimination. Les données collectées dans le cadre de ces études permettent notamment d’affiner les doses et par conséquent de contribuer à la détermination de fenêtres/marges thérapeutiques, qui matérialisent la zone de concentrations permettant d’observer une efficacité tout en limitant la survenue d’effets secondaires/toxiques. En tant que prestataire de services pour l’industrie pharmaceutique, nous proposons à nos clients de réaliser la phase expérimentale de leurs études pharmacocinétiques. Ce projet a donc pour objectif de fournir à nos clients des échantillons de sang prélevés chez le rongeur (rat ou souris) et dont l’analyse permettra de connaître les variations de concentration plasmatique des candidats médicaments au cours du temps après une administration sous forme d’infusion intraveineuse, voie d’administration rencontrée lors de protocoles expérimentaux aigues réalisés au cours de procédures chirurgicales. Ainsi, ces études pharmacocinétiques permettront de mieux définir les doses à utiliser dans d’autres projets.

Bénéfices attendus

Les échantillons de sang collectés seront traités et les plasmas ou sérums obtenus seront analysés par nos clients afin d’établir le profil pharmacocinétique de leur candidat médicament et de déterminer les doses qui permettront d’obtenir un effet optimal avec des effets secondaires maitrisés.

Procédures

Les animaux seront soumis à des administrations par voie intra-péritonéale et sous-cutanée. Des prélèvements répétés de sang seront réalisés soit sur animal vigile via la veine de la queue, soit sur animal anesthésié par ponction directe de la veine jugulaire. Certains prélèvements pourront être réalisés en terminal par ponction intracardiaque sur animal anesthésié. Ces prélèvements seront réalisés le plus souvent pendant les 24h avec un maximum de 8 prélèvements sur cette période, mais ils pourront également être étalés sur 72h. Les animaux subiront des chirurgies d’implantation de cathéters vasculaires suivies d’une infusion des composés à tester. La durée de la chirurgie est d’environ 10-15 minutes. Les durées d’infusions n’excèderont pas 2 heures (1 heure si réveil de l’animal).

Impact sur les animaux

L’administration des anesthésiques et analgésiques nécessitera que les animaux soient maintenus en contention et les injections impliqueront l’introduction d’une aiguille. Afin d’effectuer l’infusion intraveineuse des composés, un cathéter sera implanté dans une veine au cours d’une chirurgie réalisée sous anesthésie générale. Des prélèvements de sang seront réalisés, impliquant parfois des ponctions directes dans les vaisseaux à l’aide d’une aiguille ou d’une lancette. Ces prélèvements pourront nécessiter également d’anesthésier les animaux et ce de façon répétée. Dans le cadre de prélèvements multiples, jusqu’à 8 prélèvements pourront être réalisés sur 24h. Lorsque des volumes importants de sang seront nécessaires, le prélèvement pourra être réalisé en intracardiaque de façon terminale sous anesthésie générale.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de la procédure 1.

Remplacement

Si des méthodes d’extrapolation in vivo des effets observés in vitro sont de plus en plus utilisées, comme la modélisation pharmacocinétique à fondement physiologique, ces approches présentent malgré tout encore certaines limites, notamment la difficulté à paramétrer certains processus mis en jeu en particulier pour les phases d’absorption et d’excrétion. Ces approches ne constituent qu’une aide à la caractérisation des interactions pharmacocinétiques, et l’évaluation in vivo du devenir d’un composé dans un organisme vivant reste incontournable

Réduction

Toutes les mesures seront prises pour limiter le nombre d’animaux utilisés dans ce projet tout en prenant en compte les besoins de nos clients (volumes de sang, nombre de points de prélèvements, de voies d’administrations et de doses à tester nécessaires). Chaque animal pourra être son propre contrôle, et le recours à des prélèvements répétés au cours du temps sur le même animal permet également de limiter le N total par étude. Aucune analyse statistique sera réalisée dans ce projet.

Raffinement

L’ensemble des expérimentations seront effectuées par un personnel compétent, formé et entraîné. L’état clinique des animaux sera suivi quotidiennement grâce à une grille de score. Des points limites précis et spécifiques sont également préalablement établis afin de s’assurer que toute douleur/souffrance éventuelle des animaux pourra être détectée et prise en charge rapidement. Les actes pouvant générer de la douleur seront réalisés sous anesthésie et/ou analgésie appropriée. Les prélèvements sanguins ainsi que les volumes d’administration seront réalisés selon les recommandations éthiques. Après chaque prélèvement, une injection de sérum physiologique sera réalisée (volume équivalent injecté directement dans la voie veineuse ou 3 fois le volume prélevé injecté en sous cutané) afin de compenser la perte de volémie. La chirurgie nécessaire pour l’implantation du cathéter sera réalisée en conditions aseptiques, et les animaux bénéficieront d’une surveillance accrue (minimum 2 fois par jour) en phase post-opératoire.

Choix des espèces

Le développement préclinique de nouveaux composés fait usage de nombreux modèles animaux de pathologies. Les études pharmacocinétiques permettent d’étudier le devenir du composé dans un organisme vivant (absorption, distribution métabolisme et élimination). Ainsi, en vue de réalisation d’études précliniques d’efficacité chez les rongeurs, les connaissances des données pharmacocinétiques pour un nouveau composé représentent des informations clé au regard de sa biodisponibilité selon la dose administrée, la voie d’administration utilisées, l’impact de l‘anesthésie, l’espèce d’intérêt, …. Les animaux utilisés dans le cadre de ces études sont des rats de tous âges, mâles ou femelles, soit environ 150 à 600g L’âge, la souche et le sexe des animaux dépendra du protocole à réaliser, des objectifs de l’étude et des candidats médicaments à tester.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Rats : 560
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 560
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Devenir
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 560

560 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat reçoit une injection de monocrotaline pour induire une hypertension pulmonaire, puis des traitements par injections, avec deux anesthésies pour échographie cardiaque et cathétérisme, avant d'être tué pour prélever poumons et cœur. Le porteur qualifie de bénins les effets attendus car la maladie est étudiée à un stade précoce, et applique une crème anesthésiante aux points d'injection. Sur le remplacement, il indique disposer de résultats sur cellules humaines mais vouloir les valider dans trois modèles animaux d'hypertension pulmonaire.

Objectifs

L'hyperTension Artérielle Pulmonaire (HTAP) est une maladie qui affecte les petits vaisseaux du poumon qui vont s'épaissir par un processus appelé remodelage vasculaire pulmonaire. Cette altération va imposer un effort au cœur qui à terme va aboutir à une insuffisance cardiaque. Bien que les mécanismes restent encore méconnues, il est maintenant établi que les protéines osseuses morphogénétiques joue un rôle important dans ce remodelage vasculaire pulmonaire. Cependant, les connaissances autour du mode de fonctionnement de ces protéines dans les petits vaisseaux du poumon sont très limitées. C'est pourquoi nous souhaitons étudier leurs rôles dans l'HTAP et tester l’efficacité de molécules ciblant ces protéines pour lesquelles nous avons trouvé une efficacité sur des cellules de vaisseaux pulmonaires en culture.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet seront multiples et devraient permettre non seulement de mieux comprendre le rôle des protéines présentes dans les petits vaisseaux du poumon, mais aussi leur contribution au développement de l'HTAP. De plus, ce projet permettra de tester l'efficacité de certaines molécules ciblant ces protéines pour lesquelles de premiers résultats in vitro sont encourageants.

Procédures

Les animaux seront anesthésiés pour effectuer une échocardiographie afin de valider le modèle avant les traitements (temps : 5 min/ rat). En fin de traitement les animaux seront à nouveaux anesthésiés afin de mesurer tous les paramètres nécessaires à l'étude (échographie et cathétérisme).

Impact sur les animaux

La procédure appliquée à ce projet nécessite d'effectuer 2 types d'injection chez le rat : 1 injection sous-cutanée et des injections intra-péritonéales pour les traitements ou du placébo. Pour limiter ces nuisances, une crème lidocaïne sera appliquée sur la zone où s'effectueront les injections. Également, deux anesthésies gazeuses (isoflurane) seront pratiquées sur l'animal : la première pour valider le modèle expérimental avant traitement par échographie transthoracique, et la deuxième pour évaluer l'efficacité du traitement par échographie transthoracique et cathétérisme. Nous veillerons donc au bon réveil de l'animal et évaluerons son bien-être et prendrons, si nécessaire, les mesures développées dans la description de la procédure. La première injection de la procédure est réalisée avec la monocrotaline, une molécule naturelle extraite de la plante Crotalaria. Cette molécule est connue pour induire une hypertension pulmonaire modérée chez le rat. Les effets seront bénins dans notre projet car nous étudierons la mise en place de la maladie en phase précoce. Nous avons également des données qui valident la non toxicité cellulaires de nos molécules pour les différents traitements du projet. D’ailleurs, une étude publiée récemment a démontré l’innocuité et l’efficacité de ce type de molécules pour lutter contre le métabolisme du glucose et des lipides dans le cadre de modèles animaux axés sur l’étude de l’obésité.

Devenir

Des prélèvements d'organes (poumons et cœur) seront réalisés afin de valider l'efficacité des traitements dans les tissus biologiques. De plus, comme décrites dans notre demande, différentes expérimentations biologiques seront réalisées au laboratoire pour démontrer les mécanismes mis en jeu.

Remplacement

Nous avons obtenu des résultats sur des échantillons pulmonaires humains et des cultures de cellules qui indiquent une altération de voies de signalisation dans les cellules endothéliales HTAP et que celle-ci peuvent être restaurées sous l'effet d'une molécule spécifique. Dans l'objectif de valider l'importance de ce défaut sur la fonction cardiaque et sur le remodelage des petites artères pulmonaires, nous souhaitons restaurer ces voies dans 3 modèles complémentaires d'HTAP reconnus internationalement et conclure sur son potentiel thérapeutique.

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d'animaux, nous avons choisi de cibler nos traitements sur les protéines de la voie ayant la plus forte dérégulation que nous comparons aux contrôles positifs et négatifs d'hypertension pulmonaire. De plus, les effectifs ont été calculés à l’avance et se basent sur nos études passées et celles récemment publiées autour de ce type de molécules. Le critère déterminant pour évaluer l'efficacité du projet est la mesure de la pression artérielle pulmonaire moyenne. Les données de ce projet seront traitées statistiquement à l'aide d'un logiciel spécifique. Par ailleurs, les échantillons provenant d'animaux témoins non malades et témoins d'HTAP pourront être réutilisés pour d'autres projets de recherche pour des analyses histologiques et moléculaires.

Raffinement

Les rats bénéficieront d'un enrichissement de milieu avec du coton, des rouleaux de carton et des bâtonnets en bois. Ces animaux ne seront jamais hébergés seuls dans des cages séparées et feront l'objet d'une période d'adaptation d'une semaine après leur arrivée avant de débuter une procédure. Pour la réalisation de la procédure, nous avons établi des points limites au moyen d'un score afin d'évaluer le bien-être animal. Les animaux seront donc suivis quotidiennement afin de veiller à ce bien-être et de prendre les mesures nécessaires développées dans la description de la procédure.

Choix des espèces

Les rats sont des modèles standards d’études de maladies cardiovasculaires. Afin que nos résultats soient comparés aux travaux de la littérature dans ce domaine, des rats âgés de 4 semaines et pesant 100 grammes chacun seront utilisés.

  • Formation professionnelle
Cochons : 15
Souffrances
▲ -
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▲ 15
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Devenir
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 15
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15 cochons vont être utilisés, gardés vivants à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal est anesthésié pour un prélèvement sanguin à la jugulaire et une biopsie musculaire à la cuisse, dans le cadre de travaux pratiques de formation à l'expérimentation animale. Le porteur indique que les cochons rejoignent ensuite un autre protocole de l'installation. Il déclare l'usage d'animaux vivants "indispensable" à la formation exigée par la directive européenne, les méthodes alternatives n'étant selon lui pas toutes adaptées à l'enseignement.

Objectifs

Afin de former les personnes aux techniques et expérimentations in vivo, le recours à l'animal vivant est indispensable. Les méthodes alternatives existantes ne sont pas toutes adaptées aux problématiques qui peuvent se poser dans l'enseignement. Les personnels impliqués directement dans l'expérimentation animal in vivo doivent, sinon être opérationnels, maitriser les techniques de base de l'expérimentation animale in vivo. Ce projet fait partie intégrante de la formation agrée que nous délivrons et qui est requise par la directive européenne 2010/63/UE.

Bénéfices attendus

Afin de former les personnes aux techniques et expérimentations in vivo, le recours à l'animal vivant est indispensable. Les méthodes alternatives existantes ne sont pas toutes adaptées aux problématiques qui peuvent se poser dans l'enseignement. Les personnels impliqués directement dans l'expérimentation animal in vivo doivent, sinon être opérationnels, maitriser les techniques de base de l'expérimentation animale in vivo. Ce projet fait partie intégrante de la formation agrée que nous délivrons et qui est requise par la directive européenne 2010/63/UE.

Procédures

Chaque animal sera anesthésié. Suite à cette anesthésie, un prélèvement sanguin en jugulaire et une biopsie musculaire à la cuisse seront réalisés.

Impact sur les animaux

Les animaux sont par ailleurs hébergés individuellement tout en ayant en permanence un contact visuel avec leurs congénères dans des cages respectant la directive. Les animaux sont surveillés quotidiennement par du personnel habilité et habitué à travailler sur ce modèle.

Devenir

Les animaux seont gardés en vie suite à ce TP et seront intégrés à un protocole se déroulant à l'installation.

Remplacement

Afin de former les personnes aux techniques et expérimentations in vivo, le recours à l'animal vivant est indispensable. Les méthodes alternatives existantes ne sont pas toutes adaptées aux problématiques qui peuvent se poser dans l'enseignement. Les personnels impliqués directement dans l'expérimentation animal in vivo doivent, sinon être opérationnels, maitriser les techniques de base de l'expérimentation animale in vivo. Ce projet fait partie intégrante de la formation agrée que nous délivrons et qui est requise par la directive européenne 2010/63/UE. L’étude est réalisée sur des animaux en fin de croissance (âge>10 mois).

Réduction

Le nombre d'animaux est réduit au minimun tout en restant dans des limites pédagogies efficaces pour la fomation et l'acquisition des compétences.

Raffinement

La douleur ou la souffrance sont limitées à de brèves manipulations. En effet, la totalité de la procédure se fait sous anesthésie générale et une injection sous cutanée de Lidocaine (Lurocaine 2 ml 20mg /ml) est réalisée au point de biopsie.

Choix des espèces

Afin de former les personnes aux techniques et expérimentations in vivo, le recours à l'animal vivant est indispensable. Les méthodes alternatives existantes ne sont pas toutes adaptées aux problématiques qui peuvent se poser dans l'enseignement. Les personnels impliqués directement dans l'expérimentation animal in vivo doivent, sinon être opérationnels, maitriser les techniques de base de l'expérimentation animale in vivo. Ce projet fait partie intégrante de la formation agrée que nous délivrons et qui est requise par la directive européenne 2010/63/UE. L’étude est réalisée sur des animaux en fin de croissance (âge>10 mois).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 530
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 530
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 530

530 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris reçoit une greffe de cellules tumorales de mélanome sous la peau, avec prélèvements de sang et de selles, pour tester l'effet de métabolites du microbiote sur la réponse à l'immunothérapie, avant d'être tuée pour prélever ses organes. Le porteur indique que l'immunothérapie ne bénéficie qu'à une minorité de patients et présente ce traitement comme "incontournable". Sur le remplacement, il répète qu'un système immunitaire ne peut être reconstitué in vitro et juge le recours à l'animal "indispensable".

Objectifs

L’immunothérapie est désormais incontournable dans la prise en charge des cancers du mélanome, du poumon et du rein. Ce traitement est basé sur la stimulation des défenses immunitaires de l’organisme favorisant la reconnaissance et la destruction des cellules cancéreuses. Bien qu’elle soit attractive, l’immunothérapie présente une efficacité restreinte, ne bénéficiant qu’à une minorité de patients répondeurs (35 %). Il est donc urgent de trouver de nouveaux biomarqueurs impliqués dans cette non-réponse à l'immunothérapie et d'en comprendre les mécanismes de résistance associés. Ce projet permettrait d'améliorer l'efficacité de l'immunothérapie des individus non-répondeurs à et in fine à en limiter la progression du cancer. Des études récentes suggèrent que le microbiote de l'hôte, c'est à dire l'ensemble des microorganismes de notre organisme, conditionne cette réponse immunitaire lors d'une l'immunothérapie et est indispensable à l'obtention d'un prognostique favorable du patient. Certains de ces effets bénéfiques du microbiote intestinal ont été attribués aux espèces bactériennes de l'hôte. Cependant, une simple corrélation de ces bactéries a été associée à une réponse efficace, sans démontrer leur causalité et les mécanismes associés. À l'heure actuelle, la métabolomique, est science récente qui permet d'étudier les métabolites issus de l'organisme et est utilisée pour identifier les métabolites, biomarqueurs d'impact sur le métabolisme complexe du patient et sur l'immunothérapie. Dans ce projet, nous sommes intéressés au métabolome de 3 cohortes de patients atteints de mélanome, recevant une immunothérapie. L’analyse du métabolome du sérum de patients hyper-répondeurs à l’immunothérapie et avec prognostique favorable, a permis d’identifier 17 métabolites d'origine de l'hôte et du microbiote. Basés sur ces résultats, l’objectif de notre projet est i) d’évaluer et valider in vivo l’effet de ces métabolites sur la croissance tumorale dans des modèles préclinique du mélanome, et d’en identifier les mécanismes métaboliques hôtes-microbiens associés, et ii) déterminer l’effet des meilleurs métabolites immunostimulants sur l'efficacité des agents immunothérapeutique dans le mélanome.

Bénéfices attendus

Ce projet sur les métabolites immunostimulateurs associé au mélanome et leur rôle potentiel dans l'efficacité de réponse à l'immunothérapie permettra: 1) de valider et de caractériser fonctionnellement les empreintes du microbiome intestinal associées au cancer et à l'immunothérapie 2) d'évaluer une pertinence clinique pour le pronostic des patients 3) développer des outils de diagnostic qui pourraient enrichir l'arsenal oncologique pour la prévention, la prédiction et la personnalisation de la thérapie du cancer.

Procédures

Au cours de l’expérimentation, nous prévoyons 2 prélèvements fécaux/souris récoltés de manière naturelle (lors de la prise de la souris engendrant une défécation naturelle) (2 à 3 fèces/ souris), au Jour 7, et lors de la fin de la procédure destiné à l'analyse de la composition du microbiote, métabolome, durée 10 secondes. Nous prévoyons également 2 prélèvements de sang/souris : sur souris vigiles après anesthésie locale (lidocaïne) à Jour 7, durée 5 minutes, , lors de la fin de la procédure pour l'étude du métabolome de l'hôte. Injections de cellules tumorales sous anesthésie générale: durée 2 minutes (une par animal).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont liées aux injections et prises de sang, ainsi qu'à la présence de tumeurs greffées par voie sous-cutanée.

Devenir

Les souris seront euthanasiées afin de prélèver différents organes pour analyse du métabolome et du microbiote intestinal.

Remplacement

Il est maintenant indispensable de valider leur effet anti-cancéreux et sur l’immunothérapie à l’échelle de l’organisme entier, de façon à prendre en compte les interactions complexe de la réponse immunitaire antitumorale, celle de l’hôte et du microbiote intestinal, d’où la nécessité d’utiliser un modèle animal. Ce projet pourra ainsi permettre d’améliorer l’efficacité des immunothérapies des non-répondeurs par l’intermédiaire de nouveaux biomarqueurs métaboliques. L’analyse de l’impact des métabolites sur le métabolisme de l’hôte et sur son système immunitaire nécessitant l’utilisation d’un organisme complexe, le recours à l’animal est indispensable. En effet, utiliser uniquement une approche in vitro exclurait la prise en compte des possibles interactions intervenant chez l’hôte. Nous avons besoin d’un modèle mimant le plus fidèlement possible l’environnement tumoral et le système immunitaire. Comme il est actuellement impossible de reconstituer un système immunitaire in vitro/ex vivo du fait de sa complexité, il est absolument nécessaire d’avoir recours à un modèle in vivo.

Réduction

Le nombre de souris nécessaire a été défini à l’aide d’études précédentes publiées dans la littérature scientifique, mais aussi grâce à un test de puissance afin de solliciter un nombre minimum d’animaux, tout en gardant la possibilité d’obtenir des résultats statistiques exploitables. Le nombre de groupes proposé inclut les groupes contrôles nécessaires. L’étude est divisée en plusieurs procédures séquentielles et sera arrêtée si une des procédures invalide l’hypothèse de travail ; le nombre de souris sera ainsi diminué. Par ailleurs, une veille bibliographique constante sera faite pour éviter toute expérimentation déjà rapportée dans la littérature. Les expérimentations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux.

Raffinement

Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures a été mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal. Durant l’expérimentation, l’état de santé des animaux sera surveillé quptodiennement permettant l’intervention rapide en cas de problème. La mise en place d’une grille de suivi clinique et des points limites qui seraont strictement appliqués permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation.

Choix des espèces

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par des raisons d’ordres scientifiques: i) La souris est l’animal dont la génétique est la mieux connue, ii) La souris est l’animal de laboratoire le plus couramment utilisé par la communauté scientifique internationale et pour les études précliniques. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. Enfin dans la littérature, la souris C57Bl6/J s’avère être la souche la plus utilisée pour l’analyse du métabolisme et l’étude de l'interaction du microbiote intestinal sur son métabolisme. Les animaux seront utilisés au stade adulte (6-9 semaines) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et dont le système immunitaire et le métabolisme est mature (développement thymique achevé). Ceci permet alors d’obtenir un modèle animal qui reflète au mieux la physiologie chez l’Homme adulte, âge où sont suivi est important. De plus, les paramètres étudiés étant le développement de la masse tumorale, une souris juvénile ou trop âgée induirait un biais dans l’expérimentation.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Chiens : 30
Souffrances
▲ -
▲ 10
▲ 20
▲ -
Devenir
 10
 -
 20
 -

30 chiennes vont être utilisées, gardées vivantes à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Golden retrievers porteuses d'une dystrophie musculaire, elles sont suivies deux ans avec des IRM et échographies sous anesthésie générale répétée, des biopsies musculaires sous morphiniques et des prélèvements de sang mensuels, pour savoir si elles développent une atteinte cardiaque comme les femmes porteuses de la myopathie de Duchenne. Le porteur indique que les anesthésies générales répétées représentent un risque et que les biopsies peuvent se compliquer. À l'issue, vingt chiennes porteuses rejoignent le cheptel reproducteur et dix chiennes saines sont proposées à l'adoption.

Objectifs

La myopathie de Duchenne (DMD) est une maladie génétique liée au chromosome X, qui touche le muscle chez les jeunes garçons, les contraignant à l'usage du fauteuil roulant vers l'âge de 10 ans, et entraînant un décès précoce d'insuffisance respiratoire ou cardiaque vers l'âge de 30 ans. Les mères et sœurs de ces garçons, porteuses de l'anomalie génétique, ont longtemps été considérées comme "porteuses saines" de la maladie. Cependant, de plus en plus d'études montrent que ces femmes peuvent présenter des atteintes musculaires squelettiques et cardiaques, à des degrés variables. Un suivi cardiologique leur est désormais proposé. La question se pose chez certaines de ces patientes de l’intérêt de mettre en place un traitement médicamenteux tel que des stéroïdes. Il n’est pas clairement établi si le phénotype de ces femmes est évolutif ou non. Parmi les modèles animaux de DMD, le chien GRMD (golden retriever muscular dystrophy) occupe une place pré-clinique immédiate dans le développement de thérapies car il reproduit de manière fidèle la maladie humaine, dans un organisme de grande taille, pouvant être suivi sur le long terme. Une étude récente sur des chiennes porteuses de l’anomalie génétique à l’origine de la GRMD, adultes, ne présentant pas de signe clinique évident, a permis d’identifier une fibrose myocardique et des arythmies ventriculaires chez tous les animaux. Ces anomalies suggèrent que ces animaux montrent, comme les femmes porteuses de DMD, un phénotype cardiaque et pourraient être inclus dans des études pré-cliniques permettant de répondre aux nombreuses questions posées pour ces patientes. Ce projet a le double objectif de caractériser plus avant le phénotype à la fois musculaire strié squelettique et cardiaque de ces chiennes porteuses de GRMD, et de déterminer si ce phénotype est évolutif et si oui dans quelle mesure. Dans ce but, des chiennes porteuses et non porteuses (témoins) seront suivies durant leurs deux premières années de vie à l’aide de différentes méthodes d’évaluation non-invasives. Des biopsies musculaires seront également prélevées. Cette étude permettra, par le biais d’une caractérisation approfondie, d’apporter une réponse à la question de l’évolutivité du phénotype chez les porteuses, et de poser les jalons de possibles études thérapeutiques pré-cliniques.

Bénéfices attendus

Cette étude permettra une caractérisation d'un éventuel phénotype chez les chiennes porteuses de GRMD, qui pourront ensuite être proposées comme modèle des femmes porteuses de DMD, dans le cadre d'études thérapeutiques. Par ailleurs cette étude permettra de déterminer dans quelle mesure le phénotype observé est évolutif chez ces animaux, ces données pourront être transposées aux femmes porteuses de DMD.

Procédures

Les animaux seront soumis aux examens suivants : - Examen IRM musculaire et cardiaque (7 examens entre 2 et 24 mois d'âge). Durée 2h30/examen, sous anesthésie générale - Mesure de force musculaire et échographie musculaire (7 examens entre 2 et 24 mois d'âge). Durée 1h/examen, sous anesthésie générale - Biopsies musculaires (5 fois entre 2 et 24 mois d'âge). Durée 45 min/2 biopsies, sous anesthésie générale - Evaluations locomotrice et respiratoire, tous les mois sur chien vigile. Durée 10 minutes par test. - Evaluation ECG holter (7 examens entre 2 et 24 mois d'âge). Durée 1 nuit sur chien vigile dans son environnement habituel. - Echographie cardiaque (7 examens entre 2 et 24 mois d'âge). Durée 30 minutes sur chien vigile. - Prélèvement de sang : 8 mL tous les mois (23 prélèvements au total). Durée moins de 5 minutes, sur animaux vigiles. - Prélèvement d'urine : 2 mL à 7 reprises, au cours d'une anesthésie générale, prélèvement guidé par échographie. Durée moins de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les nuisances qui pourraient être induites pas cette procédure expérimentale sont le stress lié aux prélèvements sanguins et examens réalisés sur chiens vigiles. Tout sera mis en oeuvre pour limiter ce stress, notamment par le recours au renforcement positif (friandises, caresses, dialogue avec le chien). Par ailleurs, cette procédure expérimentale aura recours à des anesthésies générales répétées. Cela représente forcément un risque pour l'animal, même si les protocoles d'anesthésie utilisés sont très maîtrisés et les accidents anesthésiques extrêmement rares. Un temps de récupération d'au moins deux jours sera respecté entre deux anesthésies générales. La douleur possiblement induite par les biopsies musculaires sera prévenue par l'utilisation systématique de morphiniques. la survenue d'une complication sur une plaie de biopsie musculaire (mauvaise cicatrisation, collection liquidienne sous-cutanée) ne peut pas être totalement exclue, même s'il s'agit d'un événement rare. Si elles surviennent, ces complications seront prses en charge par des soins vétérinaires adaptés.

Devenir

A l'issue du suivi, les chiennes porteuses intégreront le cheptel de femelles reproductrices, tandis que les chiennes saines seront mises à l'adoption.

Remplacement

Les questions posées dans le cadre de ce projet (caractérisation et évolutivité avec l'âge d'un phénotype impliquant les fonctions locomotrice, respiratoire, cardiaque et leurs intéractions) ne peuvent être élucidées qu'in vivo.

Réduction

Le nombre de chiennes prévu dans ce projet a été déterminé pour permettre de détecter un phénotype musculaire squelettique intermédiaire entre des chiens sains et GRMD (75 % de la force musculaire normale d'un chien sain, ce qui représente 2 fois celle d'un chien GRMD), et d'apprécier la variabilité phénotypique chez ces femelles porteuses.

Raffinement

Dans le cadre de ce projet, nous aurons recours essentiellement à des méthodes d'évaluation non invasives. Néanmoins, il sera nécessaire de prélever des biopsies musculaires, cela sera réalisé sous anesthésie générale avec une analgésie adaptée. Dès qu'un examen, même non invasif, sera susceptible d'entraîner un stress, ou de requérir une immobilité prolongée, il sera pratiqué sous anesthésie générale. Les examens ou prélèvements réalisés sur chiens vigiles le seront avec douceur et renforcement positif (voix, caresse, friandises). Sur le plan de l'hébergement, les chiens sont hébergés en petits groupes sociaux compatibles, sur litière, et ont à leur disposition des plateformes, lieux de couchage et jouets. Ils bénéficient de sorties quotidiennes 7j/7 en groupes plus larges et d'interactions quotidiennes avec l'Homme.

Choix des espèces

Ce projet fait suite à une étude précédente menée chez les chiennes porteuses de GRMD, montrant qu'une fibrose myocardique est présente chez des animaux adultes, et a pour objectif de déterminer comment évoluent les phénotypes cardiaque et musculaire squelettique (si ce dernier existe) chez de jeunes animaux, jusqu'à l'âge adulte. Par ailleurs, le chien est le modèle animal qui reproduit le mieux les caractéristiques cliniques et histologiques de la myopathie de Duchenne.Il peut donc être projeté que répondre à la question de l'évolutivité du phénotype chez ces chiennes porteuses permettra une transposition assez robuste des résultats obtenus aux patientes. Pour toutes ces raisons, cette étude sera menée dans l'espèce canine. Les chiennes seront suivies de l'âge de 2 mois (sevrage et arrivée dans la structure pour les chiots nés chez l'éleveur), à l'âge de 24 mois. Il s'agit d'une période de suivi classique pour les chiens GRMD qui correspond à la phase évolutive des symptômes locomoteurs puis cardiaques. Il semble donc judicieux de réaliser ce travail de caractérisation longitudinale des femelles porteuses sur la même tranche d'âge. Par ailleurs, une étude précédente a montré qu'une fibrose myocardique est bien présente sur des chiennes adultes même jeunes (les deux plus jeunes femelles examinées avaient

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 54
Souffrances
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Devenir
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 54

54 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque souris subit une irradiation puis une injection intraveineuse par voie rétro-orbitale sous anesthésie et deux injections intrapéritonéales, pour étudier une protéine régulant les lymphocytes T dans l'auto-immunité intestinale. Le porteur indique qu'environ 30 % des souris modifiées développent une inflammation ano-rectale, et que les animaux sont tués par dislocation cervicale pour prélever rate, ganglions et côlon. Sur le remplacement, il affirme que les interactions entre cellules immunitaires ne peuvent être reproduites in vitro de façon fiable.

Objectifs

Les maladies auto-immunes résultent d'un dysfonctionnement du système immunitaire conduisant ce dernier à s'attaquer aux constituants normaux de l'organisme. C'est par exemple le cas dans le diabète de type 1, la sclérose en plaques ou encore la maladie de Crohn. Ces maladies sont généralement la conséquence d’une activation incontrôlée des lymphocytes T (LT). La caractérisation des protéines régulant l’activité des LT a donc un fort intérêt thérapeutique. Nous avons développé un modèle de souris dans lesquelles la protéine X est spécifiquement invalidée dans les LT ; certaines de ces souris développent spontanément une auto-immunité spécifiquement dans le colon, caractérisée par une forte activation des LT. Nous souhaitons confirmer ces données sur une cohorte plus large d’animaux, puis étudier les rôles spécifiques de X dans les différents sous-types de LT afin d’identifier le mécanisme responsable de la survenue de l’auto-immunité.

Bénéfices attendus

Ces travaux ont tout d’abord une portée fondamentale, puisqu’ils pourraient permettre l’identification d’un mécanisme moléculaire responsable du développement des maladies auto-immunes touchant l’intestin. D’autre part, nous espérons mettre en évidence les niveaux d’expression de la protéine X comme facteur de risque ainsi que comme cible thérapeutique dans ces maladies.

Procédures

Les souris seront soumises à une irradiation (30 minutes), puis recevront une injection intraveineuse par voie rétro-orbitale sous anesthésie générale (1 minute). Huit semaines plus tard les animaux vigiles recevront deux injections intra-péritonéales à 24h d’intervalle (2x 30 secondes).

Impact sur les animaux

Environ 30% des souris déficientes pour la protéine X développent une inflammation ano-rectale à partir de 9 mois après la naissance ; il s’agit d’un phénotype dommageable de gravité moyenne. Les autres souches de souris utilisées ne présentent pas de phénotype dommageable. L'irradiation suivie de reconstitution de moelle, l'injection de cellules par voie intraveineuse et l'injection intrapéritonéale ne provoquent pas d’effets secondaires dommageables détectables chez la souris. Les animaux subissent donc un ensemble d’étapes de classe de gravité modérée, susceptible d’entraîner une angoisse légère et de courte durée. Le comportement, le poids, l’éventuelle déshydratation des souris, et l’apparition éventuelle d’inflammation au site d’injection seront suivis tout au long de l’expérience.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure par dislocation cervicale ; les rates, ganglions lymphatiques et colon seront prélevées pour analyse du phénotype immunitaire par cytométrie en flux et analyses histologiques. Ceci permettra de documenter la fonction des protéines X dans la fonction des lymphocytes au cours de l’auto-immunité intestinale.

Remplacement

Nous avons tout d’abord effectué un certain nombre d'expériences in vitro. Cependant, la validation de nos résultats nécessitera une série d'expériences dans un contexte physiologique pertinent, c’est-à-dire chez l’animal. À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, les interactions entre les différentes cellules immunitaires et leur microenvironnement, ne peut actuellement pas être remplacée par des systèmes in vitro fiables.

Réduction

Le nombre de souris par groupe a été défini à minima afin de permettre une analyse statistique des résultats. Notre analyse statistique a priori se base sur des données bien établies de la littérature.

Raffinement

Certains animaux transgéniques utilisés développent un phénotype dommageable (prolapsus rectal) ; d’autre part certaines procédures peuvent induire une douleur légère à modérée (irradiation, injections intraveineuses et intra-péritonéales). Les protocoles d’injection que nous suivrons sont bien établis pour réduire au maximum la douleur et l’angoisse. De plus un suivi adapté des points limites précoces et prédictifs, et la manipulation des animaux par des personnes compétentes, permettent de limiter la douleur ou souffrance des souris. Le comportement, le poids, l’éventuelle déshydratation des souris, et l’apparition éventuelle d’inflammation au site d’injection seront suivis tout au long de l’expérience. Pour garantir le bien-être animal, un enrichissement (morceaux de coton, morceaux de bois) est ajouté à chaque cage.

Choix des espèces

Le choix de l’expérimentation sur la souris est justifié par l’existence de différents modèles transgéniques nous permettant de mesurer spécifiquement le rôle de la protéine X dans les lymphocytes T et la survenue de l’auto-immunité. Ces animaux seront suivi jusqu’à un an après la naissance.

  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
    • Système nerveux
Rats : 56
Souffrances
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▲ 56
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Devenir
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 56

56 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat reçoit une injection de méthimazole pour détruire sa muqueuse olfactive et le rendre anosmique, puis passe un test de discrimination de deux odeurs sous restriction alimentaire, avant d'être tué pour analyse des tissus. Le porteur indique que la perte d'odorat peut perturber la prise alimentaire et le poids, suivis quotidiennement. L'objectif affiché est de valider ce modèle d'anosmie pour tester ensuite des implants olfactifs.

Objectifs

L'anosmie, ou perte complète de l’odorat, est une maladie qui affecte gravement la qualité de vie, étant donné l’importance de ce sens pour la prise alimentaire et les interactions sociales. L'anosmie est également liée à un risque accru de dépression et de décès, et peut handicaper les individus face aux dangers (nourriture avariée, fuite de gaz…). On estime que 5% de la population générale est anosmique. Par rapport à d'autres pertes sensorielles telles que la cécité ou la surdité, l'anosmie a attiré peu d'attention en partie parce qu'il s'agit d'une condition socialement « invisible ». La pandémie de COVID-19 a considérablement augmenté le nombre de personnes touchées par la perte d'odorat et a sensibilisé le grand public à ce sujet. Toutefois, il n'existe actuellement aucun traitement pour l'anosmie de longue durée, en dehors de l'entraînement olfactif, dont le bénéfice est significatif (surtout pour les anosmies causées par une infection virale) mais limité. L'implant olfactif représente une approche prometteuse pour traiter l'anosmie, toutefois il est nécessaire d'évaluer un tel dispositif sur des modèles animaux in vivo. Notre objectif est dans un premier temps d’induire une anosmie à long terme chez des rats afin de pouvoir par la suite tester des implants olfactifs qui seraient adaptables chez l'homme. L'anosmie sera induite pharmacologiquement par injection de méthimazole, composé connu pour produire une altération de la muqueuse olfactive. Nous avons choisi le rat, qui a un système olfactif dont l’organisation est proche de celle de l’Humain et qui permettra de tester l'efficacité d'un implant olfactif.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de valider un modèle d'anosmie induite chez le rat. Notre objectif est dans un premier temps d’induire une anosmie à long terme chez des rats afin de pouvoir par la suite tester des dispositifs de récupération olfactive.

Procédures

Les rats recevront une injection intra-peritoneale en début de protocole (1 injection/animal) qui doit altérer la muqueuse olfactive et diminuer significativement leur odorat. Afin de tester l'efficacité de cette méthode, les rats seront soumis à un test olfactif dans lequel ils doivent discriminer 2 odeurs. Pour cela, ils sont soumis à un test olfactif dans une cage dédiée à laquelle ils seront habitués au préalable. Deux odeurs sont présentées l'une récompensée par une boulette de sucre, l'autre non récompensée. Quand le rat sait quelle odeur prédit une récompense (son comportement l'indique) alors on considère qu'il discrimine bien les deux odeurs. Pour que le rat soit motivé à aller chercher sa récompense, on réduit sa nourriture. Cette réduction peut conduire à une perte de poids que l'on contrôle. La restriction dure environ 10 jours , le test olfactif 5 à 10 jours environ.

Impact sur les animaux

Le composé injecté peut présenter une toxicité qui devra être évaluée pré et post-mortem. L’anosmie chez le rat peut perturber la prise alimentaire, celle-ci ainsi que le poids des animaux devront être contrôlée quotidiennement suite au traitement.

Devenir

Analyse des tissus après euthanasie après 3 jours de traitement afin de voir si l'injection a bien conduit à une altération de la muqueuse olfactive: 12 rats traités / 12 rats véhicule maximum Analyse comportementale puis analyse histologique après euthanasie après 30 jours de traitement pour évaluer la durabilité du traitement: 16 rats traités / 16 rats véhicule maximum

Remplacement

Cette étude ne peut être remplacée par d’autre moyen, comme la culture cellulaire, car nous regardons le comportement de l'animal.

Réduction

Le nombre d’animaux sera réduit au minimum en optimisant au maximum les groupes expérimentaux. Pour une première approche histologique (3 jours), l'analyse est qualitative et un nombre d'animaux réduit sera utilisé. Cette procédure nous permettra de tester avec un nombre réduit d'animaux les éventuels effets indésirables et l'efficacité de notre traitement avant de décider si nous pouvons réaliser notre projet. Pour les test olfactifs, des tests statistiques montrent qu'une différence en fonction du traitement peut être observée avec un nombre d'animaux de 6 traités versus 6 controles. Nous prévoyons 2 groupes.

Raffinement

Tout sera mis en oeuvre afin de réduire au minimum la douleur, la souffrance et l'angoisse des animaux. Le bien-être animal est pour nous primordial vis-à-vis de l’animal mais aussi de nos expérimentations. Le stress modifie les capacités olfactives des animaux, ainsi les résultats de comportement ne peuvent être valable que si l’animal est bien portant. L’anosmie chez le rat peut perturber la prise alimentaire, celle-ci ainsi que le poids des animaux devront être contrôlée quotidiennement suite au traitement. Les tests olfactifs seront réalisés en condition de restriction alimentaire en s'assurant au préalable que l'état des animaux le permet. L’eau est disponible à volonté. Des points limites spécifique d’évaluation de la douleur à chaque procédure sera mise en place. Nous proposerons un autre type de nourriture si nous notons une dénutrition (gel nutritif ou nourriture enrichie en graisse et en sucre). Si l'animal présente une forte baisse du poids >15% malgré un régime adapté il est sera euthanasié s'il n'y a pas d'amélioration de son état. Une quantité de nourriture, mesurée par rapport au poids de l'animal, est donnée chaque jour aux animaux à heure fixe. Si l'animal présente une forte baisse du poids >15% il est remis sur un régime à volonté et le test est arrêté jusqu'à récupération. S’il y a l’apparition d’un mal être sévère (poil hérissé, catatonie, trouble du comportement...) et/ou une perte de poids de l’animal supérieure à 15% sans reprise malgré des soins particuliers (surveillance, nourriture en gel, réchauffement le cas échéant) au bout de 3-4 jours, l’animal sera euthanasié. Si une douleur est visible, elle sera soulagée par un analgésique, si la douleur persiste plus de 2 jours, l'animal sera euthanasié. Les cages sont agrémentées d’un nid végétal et d'objets pour le confort de l'animal.

Choix des espèces

Les rats ont de très bonnes capacités olfactives, ils peuvent apprendre facilement les odeurs. Le système olfactif est très conservé avec l'évolution, et les rats ont un système olfactif très similaire à celui de l'homme et sont de bons modèles pour tester l'implant olfactif sur lequel nous allons travailler. Les animaux sont utilisés à l'age adulte pour ne pas intérférer avec le développement.