Procédures modérées

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  • Conservation des espèces
  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Autres rongeurs : 100
Souffrances
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Devenir
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100 mulots sylvestres capturés dans la nature vont être utilisés, tous tués à l'issue par dislocation cervicale, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des prélèvements de sang par voie rétro-orbitaire sous anesthésie et une injection de LPS, avant d'être tués pour prélever leurs organes. Le porteur anticipe une mortalité de 3 % dans les pièges et un stress lié à la capture et à l'hébergement. Il affirme que l'usage d'animaux sauvages est "requis", la réponse immunitaire des individus sauvages différant de celle des animaux de laboratoire.

Objectifs

Le concept de «One Health» postule que la santé humaine, animale et environnementale sont liées et promeut une approche systémique des questions environnementales, au profit des problématiques de santé publique associées. De nombreux changements environnementaux induits par les activités humaines (Fragmentation des habitats, pollution, zoonoses, ...) affectent les écosystèmes et la faune sauvage à l’échelle mondiale. Parmi ces menaces, l’exposition aux éléments traces métalliques (ETM) peut induire de nombreux effets toxiques à tous les niveaux d’organisation biologique (de la molécule aux services écosystémiques). L’exposition de Mammifères sauvages à des ETM toxiques a montré un effet immunosuppresseur aussi bien en laboratoire qu’en milieu naturel, les rendant potentiellement plus susceptibles aux pathogènes circulant dans l’environnement. Les performances du système immunitaire des animaux sont par ailleurs modulées par la qualité et la quantité des ressources alimentaires disponibles dans leur environnement. Les études abordant les effets des métaux sur le système immunitaire des Mammifères terrestres in natura sont rares et les mécanismes de l’immunomodulation par les métaux et par les ressources alimentaires mal connus. Des études comparatives portant sur le système immunitaire de rongeurs ont montré une différence significative des réponses immunitaires entre des groupes d’individus sauvages et de laboratoires, rendant nécessaire l’expérimentation sur le terrain, en complément d’approches en laboratoire. Dans ce contexte, l’objectif du présent projet vise à comprendre les mécanismes des impacts des métaux toxiques et de la qualité nutritionnelle sur l’état et le fonctionnement du système immunitaire de Rongeurs sauvages. Après une étude préliminaire visant à la mise au point, chez le Mulot sylvestre, de tests immunologiques développés chez la Souris domestique, le projet portera sur le site d’une ancienne fonderie de zinc (Zn) et de plomb (Pb) située dans les Hauts-de-France. Ce site se distingue par un gradient de concentrations en cadmium (Cd), Pb et Zn dans les sols : les concentrations décroissent des zones les plus contaminées, situées au pied de l’ancien site métallurgique, vers des zones peu affectées à plusieurs kilomètres de l’ancienne usine (et considérées comme « témoin » dans la présente étude).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra une meilleure compréhension de l’impact des polluants métalliques sur le système immunitaire d’une espèce sauvage, le Mulot sylvestre. Ces résultats permettront de développer des marqueurs de toxicité non conventionnels (par opposition aux marqueurs classiquement utilisés en évaluation des risques écotoxicologiques (ERE) que sont la mortalité, la croissance ou la reproduction) qui pourront à terme être transposés dans les procédures réglementaires d’ERE. L’immunomodulation du système immunitaire par les métaux permettra également d’évaluer l’impact potentiel sur la susceptibilité de ces Rongeurs à héberger des pathogènes zoonotiques, c’est-à-dire transmissible à l’Homme (par exemple les bactéries Borrelia sp. responsables de la maladie de Lyme).

Procédures

Pour les procédures 1 et 2, une prise de sang sera réalisée sous anesthésie générale pour chaque animal. Pour la procédure 3, les animaux recevront deux prises de sang sous anesthésie générale espacées de 5 jours. La prise de sang est effectuée en insérant une pipette Pasteur dans le sinus rétro-orbitaire des Mulots sylvestres pour collecter un échantillon sanguin (~150-200 µL en fonction de la masse de l’animal considéré) par capillarité, méthode de prélèvement considérée comme la moins stressante chez des souris de laboratoire. Le volume de sang maximal prélevé est estimé à 1,5% de la masse corporelle, soit 300 µL de sang pour un individu de 20 g. La prise de sang sera réalisée 2h après une injection intrapéritonéale de LPS (500 µg/kg). A la suite de cette intervention les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale.

Impact sur les animaux

Mortalité La littérature ainsi que l’expérience des personnels impliqués dans ce programme laissent envisager un taux de mortalité de l’ordre de 3%. Les causes de décès peuvent être un stress conduisant à une rupture des cervicales ou un refroidissement en période froide (peu probable au printemps) et/ou pluvieuse dans les pièges. Des arrêts cardiaques peuvent être constatés dans les pièges ou lors des manipulations. En dehors de l’arrêt des captures en cas de conditions météorologiques défavorables, ces mortalités indésirables sont difficilement totalement évitables. Stress à la capture et durant les manipulations Les captures d’organismes sauvages entrainent nécessairement un stress, réduit au minimum par la relève des pièges dès que possible le matin (les captures ayant généralement lieu la nuit). Dès que les animaux sont sortis des pièges ou des cages, et après détermination spécifique immédiate, les animaux non-cibles (Campagnols par exemple) sont immédiatement relâchés, réduisant le stress au minimum. Les animaux-cibles (Mulots sylvestres) sont immédiatement anesthésiés pour la suite des manipulations (examen morphologique pour la détermination du sexe, mesures mophométriques pour la détermination de l’âge, prise de sang, injection de LPS). Les animaux trop jeunes sont relâchés dès les mesures morphométriques permettant d’estimer leur âge, de même que les femelles gestantes. Stress durant l’hébergement L’hébergement, sous tente et avec contrôle des conditions environnementales (Température, hygrométrie), dure de quelques heures à 5 jours maximum dans le présent projet. L’hébergement est individuel, ce qui, au printemps, correspond au comportement solitaire des Mulots sylvestres en période de reproduction et évite d’éventuels comportements antagonistes. L’observation comportementale et la pesée (permettant d’évaluer un point-limite fixé à une perte de masse de 20%) sont quotidiennes de manière à détecter un éventuel stress élevé chez les individus. L’expérience de l’équipe sur cette espèce montre que les individus tolèrent la captivité courte (5 jours) sans montrer de comportements (activité motrice, alimentaire…) dénotant un stress élevé.

Devenir

Les individus seront mis à mort pour un prélèvement d'organes. Ces organes permettront la mise au point de mesures immunologiques et la mesure de l’exposition aux métaux, grâce aux mesures des concentrations dans les tissus. Il s’agit d’une décision prise collégialement par les membres de la structure du bien-être animal de notre unité, au regard des aspects éthiques, scientifiques et logistiques.

Remplacement

L’objectif du projet est d’étudier la réponse immunitaire d’animaux exposés à une contamination environnementale en fonction de leur charge parasitaire (helminthes intestinaux) et de la qualité nutritionnelle de leur alimentation. L’utilisation d’animaux est requise car, à notre connaissance, aucune approche de modélisation ne permettrait d’obtenir de telles données. Des études comparatives sur le système immunitaire de rongeurs ayant montré que la réponse immunitaire d’individus sauvages et d’animaux de laboratoire différaient significativement, l’utilisation d’animaux sauvages est donc aussi requise.

Réduction

La variabilité inter-individuelle des réponses immunitaires est très forte en conditions naturelles. La variabilité liée à la biodisponibilité des ETM (Capacité de transfert de l’environnement vers un organisme) conduit aussi à des concentrations variables en ETM dans les organes cibles de différents individus du même site. Sur la base de ces informations, les effectifs prévus pour les procédures 1, 2 & 3 ne peuvent être inférieurs à 20 Mulots (Procédure 1), 40 Mulots (Procédure 2) et 40 Mulots (Procédure 3) pour garantir une puissance statistique suffisante et la valorisation scientifique des résultats.

Raffinement

Suite à une procédure invasive telle qu’une prise de sang dans le sinus rétro-orbitaire ou une injection de LPS, les animaux sont remis en cage et observés à différents temps après la procédure pour évaluer leur état sanitaire (blessure à l’œil, comportement dénotant une diminution de la vue, apathie, manque d’appétit…). Un point-limite (perte de 20% de la masse) est évalué quotidiennement lors des périodes d’hébergement (qui n’excédent pas 5 jours dans le présent projet). Les animaux seront hébergés sous tente avec un contrôle des conditions environnementales (Température, hygrométrie) et les anesthésies, mesures et prélèvements seront effectués dans le véhicule agréé pour expérimentation animale, donc en un lieu séparé de l’hébergement. Les animaux conservés pour les expérimentations sont hébergés entre quelques heures et 5 jours maximum en fonction de la procédure concernée. Les animaux sont hébergés dans les meilleures conditions possibles (hébergement individuel pour éviter des comportements antagonistes, cages adaptées, enrichissement). L’ensemble des procédures est effectuée par ou sous supervision directe de personnels hautement qualifiés et expérimentés dans le domaine de ce type d’expérimentation.

Choix des espèces

L’espèce choisie est le Mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus). Il s’agit d’un Micromammifère abondant, ubiquiste, opportuniste avec un régime alimentaire varié (Majoritairement granivore). Son positionnement trophique intermédiaire le place comme une source de nourriture de premier choix pour un grand nombre de prédateurs (Rapaces et Mammifères) incluant des espèces patrimoniales (Milan royal par exemple). Leurs nombreuses utilisations dans la littérature permettent de les définir comme bio-indicateurs des impacts des activités anthropiques dans les écosystèmes, incluant la pollution environnementale. Leur facilité de capture et leur capacité à être maintenus en captivité en font un modèle biologique idéal par rapport aux objectifs scientifiques de cette étude. Les Mulots sylvestres utilisées dans la procédure 1 permettront de tester le croisement possible entre les techniques développées sur Souris et l’espèce modèle retenue dans ce projet, le Mulot sylvestre. Seuls des individus d’âge subadulte et adulte (masse supérieure à 15g) seront utilisés pour cette étude.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 52
Souffrances
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Devenir
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52 souris âgées de 15 mois vont être utilisées, toutes tuées à l'issue sous anesthésie profonde sans réveil, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent des injections dans le cerveau d'un facteur pathogène et, pour une partie, la pose d'électrodes puis un isolement une semaine sur deux pour enregistrer leur sommeil pendant plusieurs mois. Leur cerveau est ensuite prélevé pour analyse après la mort. Le porteur affirme que la souris reste "incontournable" et présente le projet comme visant à valider un premier modèle animal évolutif de la maladie de Parkinson.

Objectifs

La maladie de Parkinson (MP) est connue pour ses symptômes moteurs dus une dégénérescence neuronale bien identifiée. D’autres symptômes de la MP sont aujourd’hui caractérisés comme le trouble du comportement en sommeil paradoxal (TCSP). Pendant le sommeil paradoxal (SP), nous sommes inconscients et naturellement paralysés. Les patients TCSP (âgés d’une cinquantaine d’années) perdent cette paralysie et extériorisent alors leurs rêves sous forme de mouvements incontrôlés dangereux. Le TCSP est le meilleur marqueur diagnostic à 10 ans de la MP, ces deux pathologies étant donc intimement liées. Sur la base de nos travaux récents chez les rongeurs, nous avons formulé une hypothèse sur ces mécanismes délétères communs aux deux pathologies, affectant d’abord les neurones controlant le sommeil, puis au cours du vieillissement ceux atteints dans la MP. Le délai entre l’apparition du TCSP et de la MP refléterait la lente propagation des processus dégénératifs à travers le cerveau au cours du vieillissement. Notre objectif est de tester cette hypothèse en tentant de reproduire chez la souris âgée ces mêmes processus pathologiques affectant le SP puis d’observer si un syndrome parkinsonien se develope avec le temps, comme observé chez les patients MP. Ce projet de recherche préclinique s’articule autours de deux volets experimentaux complémentaires et menés en parallèle, l’un anatomo-pathologique (neurones dégénérés), l’autre physiologique (modification du sommeil) et comportemental (comportements de type parkinsonien), permettant de corréler les différents evénements pathologiques et leur évolution au cours du vieillissement.

Bénéfices attendus

Malgré d’intenses recherches, un modèle animal reproduisant fidèlement au cours du vieillissement la maladie de Parkinson (MP) fait encore défaut, en particulier au cours de la période pendant laquelle la pathologie s’installe insidieusement dans le cerveau. L’un des biomarqueurs pré-symptomatiques de la MP reconnu aujourd’hui est une maladie du sommeil (Trouble comportemental en sommeil paradoxal) qui anticipe la MP d’une dizaine d’années. Il y a donc un intérêt à comprendre les mécanismes pathologiques liant le TCSP et la MP. Concrètement, ce projet scientifique ambitieux vise à valider le premier modèle animal évolutif dont la puissance résiderait dans la reproduction chronologique des évènements pathologiques prenant place, insidieusement, pendant la phase pré-symptomatique de la MP. Cet outil ouvrirait des perspectives pour l’élaboration de stratégies neuroprotectrices pour anticiper précocement l’évolution aujourd’hui encore irréversible vers la MP.

Procédures

Pour ce projet de recherche préclinique, 2 procédures expérimentales sont prévues nécessitant l’utilisation d’un total de 52 souris âgées de 15 mois. Procédure 1 (n = 20 souris, 2 lots de 13 et 7 individus, respectivement): les souris subiront sous anesthésie générale controlée une intervention chirurgicale consistant en deux injections intracérébrales du facteur pathogène (ou contrôle) responsable de la MP, suivi de l'implantation d'électrodes à demeure permettant l'enregistrement chronique du sommeil. Les souris seront isolées une semaine sur 2 en chambre d'enregistrement, dans un baril de plexiglass transparent de 25cm de diamètre contenant enrichissement, eau et nourriture ad libitum et filmées 24h/24h. En fin de procédure (12 mois maximum apès la chirurgie selon l’évolution de leur état général), les souris subiront une anesthésie chirurgicale profonde sans réveil pour l’analyse post-mortem des cerveaux. Procédure 2 (n = 32 souris, 4 lots, n = 8 individus chacun): les souris subiront sous anesthésie générale controlée une intervention chirurgicale consistant en une injection intracérébrale du facteur pathogène responsable de la MP. Selon les lots experimentaux, les souris ainsi traitées subiront 30, 60, 90 ou 180 jours après la chirurgie une anesthésie chirurgicale profonde sans réveil pour l’analyse post-mortem des cerveaux afin de corréler l’évolution des modifications anatomo-pathologiques aux effets physiologiques observés et au vieillissement.

Impact sur les animaux

Procédure experimentale n° 1 de degré de sévérité modéré: les souris seront soumises à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale pour deux injections intracérébrales du facteur pathogène (ou contrôle) responsable de la MP. Des électrodes permettant l’enregistrement en continu de l’activité du cerveau pendant le sommeil seront posées à demeure. Pendant cette intervention d’une durée de 90 min, toute douleur sera couverte par l’administration générale et locale d’analgésiques avant, pendant et après la chirurgie. Une légère perte de poids est attendue (-5%) avec un retour au poids initial en 48h. Pendant la semaine de récupération, les souris seront 2 par cage avec un séparateur grillagé de sorte qu’elles puissent interagir tout en limitant les possibilités d’agression et de détérioration des électrodes. Elles seront isolées une semaine sur 2 en caisson individuel pour l’enregistrement de leur sommeil et de leurs comportements pour toute la durée de la procédure. Nous attendons l’apparition d’un TCSP sans savoir par avance si/quand il apparaîtra, ce délai constituant de fait l’objectif de l’étude. Nous serons quotidiennement vigilants pour détecter dès que possible l’apparition de signes comportementaux et physiologiques indicateurs du TCSP, de modifications quantitatives et qualitative de leurs sommeil et de leurs comportements. En fin de procedure, elles subiront une perfusion intracardiaque sous anesthésie générale profonde sans réveil. Procédure expérimentale n°2 de degré de sévérité modéré: les souris seront soumises à une intervention chirurgicale sous anesthésie générale pour l’injection intracérébrale du facteur pathogène responsable de la MP. Pendant cette intervention d’une durée de 60 minutes, toute douleur sera couverte par l’administration générale et locale d’analgésiques avant, pendant et après la chirurgie. Une légère perte de poids est attendue (- 5%) avec un retour à la normale en 48h. Les souris seront alors placées à 4 par cage pour favoriser les interactions sociales. Elles subiront une perfusion intracardiaque sous anesthésie générale profonde sans réveil après 30, 60, 90 et 180 jours de survie apres la chirurgie pour prélever leur cerveau. N’attendant pas de dérèglement de leur sommeil ni de leur comportement, elles seront cependant régulièrement observées pour détecter de légères dégradations de leur état général, possible au cours du vieillissement.

Devenir

A l'issue des procédures 1 et 2, les souris subiront une anesthésie générale profonde et sans réveil pour nous permettre de récupérer leur cerveau dans les meilleures conditions de préservation des tissus neuronaux et d’analyser ainsi l’évolution des phénomènes dégénératifs cérébraux au cours du vieillissement (selon la durée de survie après la chirurgie initiale) et de les corréler avec les modifications de leur sommeil et de leurs comportements. Les données anatomiques ainsi obtenues chez des souris âgées seront comparées à celles obtenues chez des souris jeunes avec les mêmes paradigmes expérimentaux, permettant de mieux comprendre ce qui se passe pendant le vieillissement.

Remplacement

L’intérêt d’étudier le TCSP réside dans son caractère prédictif de la MP. Il est impossible d’aborder ces questions chez l’homme sain ou malade car aucune méthode d’imagerie cérébrale spécifique de la MP n’est encore disponible à l’hôpital. Des contrôles anatomo-pathologiques sont souvent réalisés chez des patients décédés pour confirmer le diagnostic mais ils ne permettent pas d’étudier l’origine de la maladie. Par ailleurs, des animaux moins évolués que les mammifères (drosophile, poisson rouge, vers C. elegans etc.) sont parfois utilisés pour l’étude du sommeil (activité/inactivité) mais ils ne possèdent de sommeil paradoxal et la complexité de leur cerveau n’est en rien comparable avec celle de l’Homme. D’autres méthodes prometteuses se développent actuellement comme la modélisation in silico, l’intelligence artificielle, les cultures cellulaires sur puces et depuis peu les organoïdes cérébraux mais elles ne constituent pas encore d’alternatives crédibles à la souris pour aborder des mécanismes pathologiques complexes responsables de ces pathologies évolutives et neurodégénératives. Aussi, l’utilisation de la souris est encore aujourd’hui incontournable et c’est un animal parfaitement adapté aux études physiologiques et comportementales de très longue durée prévues dans ce projet.

Réduction

Le nombre d'animaux (n=52) nécessaire pour cette étude est légitimé par son organisation en 2 procédures expérimentales (physiologie/comportement et anatomo-pathologie) conduites en parallèle. La taille de chaque lot a été calculée, optimisée et réduite à son minimum sur la base de nos travaux antérieurs mettant en œuvre les mêmes techniques expérimentales chez la souris. Ces calculs tiennent compte, sans compromettre la reproductibilité et la significativité statistique des données expérimentales (petits échantillons): 1) des « erreurs et échecs » possibles à chaque étape des procédures expérimentales ; 2) la variabilité interindividuelle des paramètres physiologiques considérés ; et 3) la dégradation des signaux au cours du temps (plusieurs mois de suivi longitudinal) pouvant rendre leur interprétation aléatoire. Chaque animal ne sera soumis qu’à une seule procédure expérimentale se terminant par une anesthésie sans réveil avec prélèvement du cerveau pour analyses post-mortem, éliminant toute possibilité de réutilisation. En revanche, le nombre de lots, et donc celui des souris, pourra être sensiblement réduit selon les résultats obtenus, en particulier pour la procédure expérimentale n°2. Ainsi, les lots prévoyant des temps de survie post-traitement de longue durée seront abandonnés si des indices de TCSP et de perturbations locomotrices apparaissent plus précocement.

Raffinement

Pour minimiser le stress individuel par le maintien d’interactions sociales quotidiennes, les souris seront hébergées dès leur arrivé dans notre animalerie en groupes de 4 individus par cage jusqu’à ce qu’elles atteignent l’âge de 15 mois, marquant alors le début des deux procédures expérimentales. L’agressivité peut augmenter avec le temps chez certains mâles, nous obligeant alors à les séparer du groupe. Le cas échéant, ils seront placés dans une cage double munie d’un séparateur grillagé afin que les deux souris puissent interagir mais sans contact direct. De plus, des enrichissements seront systématiquement mis en place dans les cages pour favoriser le bien-être des animaux pendant toute la durée des procédures. Après l’étape de chirurgie sous anesthésie générale, l’état de santé des animaux sera suivi régulièrement jusqu’à la fin des procédures, une attention particulière étant d’abord portée à la récupération post-opératoire (ajout d’AINS si nécessaire, suivi du poids, de la mobilité et du comportement). Nous utiliserons donc une grille d’évaluation de différents paramètres pour suivre leur retour objectif à des valeurs normales pendant la semaine de récupération. Une fois les procédures débutées, notre préoccupation sera de suivre quotidiennement l’évolution de plusieurs paramètres physiologiques et locomoteurs pertinents pour notre étude (qualité et quantité du sommeil, locomotion, exploration, etc.) pour détecter rapidement l’apparition de signes caractéristiques du TCSP et suivre de près la dégradation de l’état de santé général, aussi lié au vieillissement naturel. Ces modifications constitueront dès lors le point limite de nos procédures expérimentales avec mise à mort sans délai, pour prévenir l’apparition d’une éventuelle souffrance et d’une dégradation de leur autonomie, tout en établissant la preuve de concept recherchée dans cette étude.

Choix des espèces

Pour plusieurs raisons, nous avons choisi de travailler avec des souris âgées de 15 mois au début des procédures expérimentales. A cet âge-là, les souris sont à la moitié de leur espérance de vie, en pleine santé et sont matures sur le plan cérébral et locomoteur avec un cycle veille-sommeil stabilisé, efficace et consolidé. C’est à cet âge moyen qu’apparaît le TCSP chez les patients, précurseur de la MP. Le sommeil paradoxal (SP) est spécifique aux mammifères incluant la souris et l’Homme. Des animaux de niveau phylogénétique inférieur (mouche, poisson, vers etc) sont parfois utilisés pour l’étude du sommeil (activité / inactivité) mais ils n’ont pas de SP et la complexité de leur système nerveux n’est pas comparable à celle des mammifères. Ces modèles animaux ne sont donc pas des alternatives à la souris pour étudier le sommeil et développer des modèles précliniques de ses principales pathologies. Nos travaux récents ont identifié chez la souris les structures cérébrales ciblées dans le TCSP, leur organisation anatomique étant très similaire à celle du cerveau humain. Enfin, c’est une espèce animale plus adaptée que le rat aux études physiologiques et comportementales de longue durée (pas d’augmentation significative du poids et du volume corporel) facilitant ainsi leur manipulation et hébergement sur le long terme et raccourcissant la durée des procédures du fait de leur plus courte espérance de vie (2,5 ans maximum).

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 40
Souffrances
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▲ 10
▲ 30
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Devenir
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 40

40 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 10 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 30 un niveau modéré. Selon le modèle, elles subissent une chirurgie intracrânienne pour détériorer localement la myéline ou une induction d'encéphalomyélite provoquant une paralysie progressive des membres, avant des séances d'IRM sous anesthésie. Elles sont ensuite tuées à différents temps pour des analyses histologiques. Le porteur affirme que l'étude de la pathologie "ne peut actuellement pas être remplacée" par des systèmes in vitro et que l'animal vivant est "nécessaire" pour valider un biomarqueur avant la clinique.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d’évaluer et de mettre au point des mesures par imagerie de résonance magnétique, technique non invasive, à très haut champ magnétique (11,7T) pour le suivi des atteintes de la gaine protectrice des neurones (la myéline) telles celles que l’on observe chez les patients atteints de sclérose en plaques (maladie neurologique). Deux modèles de souris présentant des lésions dans la gaine de myéline seront utilisés: 1) le modèle LPC pour lequel la lésion est localisée 2) le modèle EAE pour lequel les lésions sont plus petites et réparties dans le cerveau.

Bénéfices attendus

Ce projet va contribuer à établir de nouvelles méthodes de mesure par imagerie pour le suivi de la dynamique de la détérioration/reconstitution de la gaine de myéline –protectrice des neurones- chez les sujets atteints de sclérose en plaques au cours de la maladie. Ces phénomènes doivent être davantage explorée, à un moment où des thérapies innovantes pour aider à la reconstitution de la gaine de myéline doivent être évaluées cliniquement. De plus, la mise au point de biomarqueurs d’imagerie non invasive réalisée dans ce projet représente un bénéfice pour les futures études thérapeutiques sur le petit animal puisque l’imagerie permettra le suivi du même animal et donc de réduire le nombre d’animaux.

Procédures

Chirurgie intracranienne pour détériorer localement la gaine de myéline des neurones pour mimer la sclérose en plaque. Une seule chirurgie sur l'animale. Pas de prélèvement sur animal vigile.

Impact sur les animaux

La démyélinisation focale au LPC nécessite une chirurgie (injection stéréotaxique, durée < 1h)et n’engendre pas de signes cliniques persistents. Seule la cicatrisation post-chirugie est à surveiller et seuls les animaux ayant complètement récupéré et cicatrisé seront éligibles au suivi par IRM haut-champ, réalisé sous anesthésie générale (4 sessions de 2 h maximum réalisées sur 3 mois). Pour le modèle EAE, un altération de l’état général de l’animal est attendu avec un score clinique maximal généralement entre 15 et 25 jours après l’induction de l’EAE, suivi d’unerémission partielle. Les animaux subissent un ensemble d’étapes de classe de gravité légère (injections i.v.) à moyenne (symptômes cliniques de l’EAE) et il existe une gradation des symptômes allant de la queue molle; au réflexe de redressement avec facultés affaiblies et parésie d'un membre à la paralysie des membres postérieurs et/ou antérieurs. La procédure complète est de classe de gravité moyenne. Il est nécessaire de préciser que la faiblesse ou la paralysie des membres n’entraîne pas de douleur en soi, mais plutôt une gêne pour l’animal dans ses déplacements, à l’instar de la pathologie humaine.

Devenir

Ils seront mis à mort à différents temps en vue de réaliser des mesures histologiques post-mortem.

Remplacement

À notre connaissance, et malgré les progrès récents dans les domaines de la culture cellulaire et de la biologie computationnelle, l'étude de la pathologie ne peut actuellement pas être remplacée par des systèmes in vitro fiables. Nous utiliserons des modèles de pathologies très bien décrits dans la littérature, ce qui permettra un suivi précis de la sévérité de la maladie. L’animal vivant est nécessaire pour valider un biomarqueur d’imagerie avant som implémentation en clinique, dans une démarche de recherche translationnelle

Réduction

Pour chacune des procédures expérimentales, le nombre d’animaux a été réduit au minimum nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats fiables et interprétables, en tenant compte de la variabilité biologiques des modèles animaux. Le nombre maximal de souris utilisées dans ce projet est de 40. Le suivi longitudinal effectué en imagerie permet d’obtenir jusqu’à 4 points de mesure par animal pour suivre les phases de démyénisation et remyélinisation sans mise à mort intermédiaire des groupes supplémentaires d’animaux.

Raffinement

Les points limites qui permettront d'arrêter le protocole sont les suivants: cicatrisation de la plaie crânienne, changement de poids corporel , apparence physique i.e. pelage, posture et comportement (vocalisations non sollicitées, automutilation, animal très agité ou immobile). L'arret des souffrances si elles sont constatées se fera par traitement antalgique ou par euthanasie des animaux concernés.

Choix des espèces

L’IRM haut champ ne peut accueillir que des petits animaux de type rongeur. Nous avons réalisé une première étude sur rat du fait d’un cerveau plus grand que la souris ce qui a facilité la mise en œuvre des techniques IRM avec des volumes à explorer plus gros. L’objectif étant d’étudier les pathologies cérébrales, les procédures de cette demande se feront chez la souris afin d’étudier notamment le modèle de sclérose en plaques EAE modèle pour lequel les protocoles expérimentaux sont bien établis et permettent de reproduire fidèlement les symptômes de la sclérose en plaques. Animaux adultes ayant un développement cérébral achevé (7-10 semaines).

  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Rats : 60
Souffrances
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▲ 60
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Devenir
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 60

60 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent des prélèvements de sang par voie rétro-orbitaire sous anesthésie, puis une plongée simulée en caisson hyperbare suivie d'une heure d'observation pendant laquelle un accident de décompression peut provoquer des symptômes douloureux. Le porteur indique que les rats seront tués dès l'apparition des premiers symptômes, et qu'ils sont tous mis à mort pour prélever sang et organes. Il justifie le recours à l'animal par l'absence de biomarqueur fiable et par l'étude sur "l'organisme entier".

Objectifs

L’accident de décompression (ADD) est un syndrome systémique survenant suite à la formation de bulles dans la circulation sanguine et dans les tissus lors d’une diminution de la pression environnementale. Les mécanismes de l’ADD sont encore aujourd’hui assez peu connus et cet accident est décelé uniquement sur la base des symptômes qu’il déclenche. Dans le but d’approfondir les connaissances sur le rôle de l’inflammation et de la coagulation dans la mise en place et la susceptibilité à l’ADD, nous allons étudier les réponses cellulaires de globules blancs et de plaquettes lorsque ces dernières sont exposées à différents stress rencontrés en plongée. L’objectif de ce projet est donc double : (i) confirmer/infirmer l’existence d’une relation entre la résistance à l’ADD et des modifications fonctionnelles des globules blancs et des plaquettes, (ii) étudier les différences liées au sexe dans les mécanismes de résistance à l’ADD.

Bénéfices attendus

Les résultats obtenus permettront de mieux comprendre les mécanismes de résistance à l’accident de décompression (ADD) ainsi que les mécanismes physiologiques impliqués dans la mise en place de ce syndrome. Ces travaux pourront être bénéfiques en santé humaine et plus particulièrement dans un cadre de prévention de l’ADD. A court terme, les bénéfices de ce projet portent sur la compréhension de la sensibilité à l’ADD. Plus particulièrement, sur l’implication des réponses leucocytaires et plaquettaires face à une modification de la pression hydrostatique et de la pression de l’air. A moyen terme, l’intégration de ces réponses au niveau physiologique et la caractérisation du type de stress ayant eu un impact plus marqué sur les réactions cellulaires permettra d’orienter nos recherches futures. A plus long terme, la mise en évidence de facteurs de risque permettrait de prévenir l’ADD avant une plongée. La perspective d’avoir une meilleure approche sur les mécanismes de l’ADD permettrait de mettre en place des protocoles de décompression toujours plus fiables afin de mieux prévenir l’accident.

Procédures

Les animaux seront soumis à un prélèvement sanguin par voie rétro-orbitaire réalisé sous anesthésie / analgésie. Si cela est nécessaire, les animaux de l'étude préliminaire pourront être soumis à un deuxième prélèvement sanguin dans les mêmes conditions. Les deux prélèvements seront séparés d'une période de 3 semaines. Au minimum 4 semaines après le dernier prélèvement retro-orbitaire, les animaux seront soumis à un protocole hyperbare de 60 minutes au total suivi d'une période d'observation d'1 heure.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus sont : - Le stress lié à la préhension et à l’injection d'asnesthésiques / analgésiques. Ces nuisances légères ne durent que le temps de l’injection (1 – 2 minutes). - Une possible diminution de la température corporelle au cours de l’anesthésie. Cette nuisance est légère et dure environ 20 minutes. - Le prélèvement sanguin au niveau du sinus rétro-orbitaire entraine un stress. Ces nuisances ne durent que le temps du prélèvement (1 – 2 minutes). - L’angoisse lors de la plongée simulée. Cette nuisance est légère et dure 2h30 (temps de l’exposition hyperbare et temps d’observation). - La douleur induite par l’apparition de symptômes de l’ADD lors de la période d’observation. Ces nuisances seront modérées et très brèves (moins de 1 minutes).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de cette procédure car nous avons besoin de prélever du sang et des organes afin de réaliser des analyses multiples (Cultures primaires, dosages sanguins (facteurs inflammatoires, facteurs de coagulation), histologie…).

Remplacement

Notre travail porte sur l’étude de la sensibilité à l’accident de décompression (ADD). Les connaissances actuelles ne nous permettent pas de travailler uniquement sur le modèle cellulaire car il n’existe pas encore de biomarqueur fiable permettant de définir une sensibilité accrue à l’accident. De plus, l’accident de décompression est un syndrome systémique impliquant de nombreuses réponses autres que l’inflammation et la coagulation comme le stress oxydant et la dysfonction vasculaire par exemple. L’analyse des tissus post exposition hyperbare nous permettra de confronter nos résultats obtenus au niveau des globules et des plaquettes sanguines à ce que l’on observe sur l'organisme entier.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé dans cette étude a été déterminé afin d’obtenir des résultats statistiquement exploitables et de permettre la réalisation d’une mise au point de la culture primaire (déterminer la quantité de cellules que nous pouvons mettre en culture suite au premier prélèvement, viabilité cellulaire…). Les tests statistiques utilisés intègreront 2 facteurs à étudier : susceptibilité à l’accident de décompression et sexe. De plus, après mise à mort des animaux, les prélèvements tissulaires vont nous permettre d’approfondir nos résultats de manière intégrée en sortie de plongée.

Raffinement

Tout au long du protocole, les conditions de stabulation sont réalisées dans un souci de bien-être de l’animal et les animaux sont suivis quotidiennement. Toute la procédure expérimentale est réalisée par des personnes formées et habituées à travailler avec des animaux de laboratoire. Pour réduire au maximum la douleur du prélèvement sanguin, l’animal sera ponctionné sous anesthésie/antalgie. L’induction de l’anesthésie sera réalisée par voie gazeuse afin de réduire au maximum le stress lié à la préhension et à l’injection. L’animal sera placé sur tapis chauffant et sa température corporelle sera monitorée jusqu’au réveil. Après le prélèvement sanguin, un suivi quotidien des animaux est réalisé avec une grille de score adaptée. Avant de démarrer le protocole d’exposition hyperbare, les animaux sont maintenus pendant 30 minutes dans le caisson hyperbare afin de les habituer à l’environnement et de réduire le stress. Le protocole de plongée utilisé limite au maximum l’apparition d’ADD sévère et les animaux seront mis à mort dès l’apparition des premiers symptômes pour réduire au maximum la souffrance.

Choix des espèces

Le rat est un modèle très utilisé pour l’étude des mécanismes de l’accident de décompression. De ce fait, nous disposons d’un certain nombre de données, en particulier sur la souche Wistar qui est couramment utilisé au laboratoire afin de caractériser les mécanismes de résistances à l’accident de décompression. Nous possédons de nombreuses données biologiques concernant les effets de l’exposition hyperbare et une bonne connaissance des symptômes de l’accident de décompression. Cette expertise acquise au cours des projets précédents permettra une meilleure gestion du projet et de ses résultats. Nos travaux précédents ont été effectués sur des animaux matures sexuellement. Nous souhaitons donc utiliser des animaux au stade de « jeunes adultes », matures sexuellement. Lors de l’étude préliminaire, le prélèvement sanguin sera réalisé à l’âge de 8 et 11 semaines et la plongée simulée dans le caisson hyperbare à l’âge de 15 semaines. Lors de l’étude définitive, le prélèvement sanguin sera réalisé à l’âge de 10 semaines et la plongée simulée dans le caisson hyperbare à l’âge de 14 semaines.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 590
Souffrances
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Devenir
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 590

590 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Rendues diabétiques et obèses par leur lignée db/db, elles sont exposées à des sons de forte intensité, jusqu'à 116 décibels, provoquant des pertes auditives, puis subissent des mesures d'audition sous anesthésie et des prélèvements de sang répétés. Leur oreille interne est prélevée après la mise à mort, ce prélèvement ne pouvant se faire sur un animal vivant. Le porteur affirme qu'il n'existe "pas de méthodes alternatives validées" et conclut à la "nécessité" du recours à l'animal.

Objectifs

La transmission d’un son de l’oreille externe en signaux aux cellules ciliées, cellules sensorielles de l’oreille interne situées dans la cochlée et reliées au nerf auditif. La vibration du tympan est transmise via la fenêtre ovale au liquide de l’oreille interne via les osselets (marteau, enclume et étrier). Les ondes sonores transmises dans le liquide de l’oreille interne sont traduites en signaux électriques par les cellules ciliées. Ces signaux électriques sont transmis au cerveau par le nerf auditif. Lorsque les cellules ciliées sont lésées, par une substance chimique, un traumatisme ou par le vieillissement, la personne a une perte auditive. Plus de 90% des pertes auditives sont dues à une destruction des cellules ciliées ou du nerf auditif (Hildebrand et al., 2008; Kujawa and Liberman, 2019). Dans le cadre du diabète et plus particulièrement celui de type-2, le mécanisme conduisant à une surdité n’est pas clairement établi. Plusieurs hypothèses ont été avancées, notamment une atteinte vasculaire au niveau de la cochlée, par analogie avec la rétinopathie et la néphropathie diabétique résultant d’une altération des micro-vaisseaux sanguins avec l’épaississement du sang par l’hyperglycémie. En parallèle, le diabète de type 2 induit une inflammation systémique chronique qui à terme peut avoir des répercussions au niveau de l’oreille interne et entraîner une dégradation des cellules ciliées, ou une augmentation de la susceptibilité au bruit. Chez la souris, il a été démontré qu’un trauma acoustique modéré, provoquant une surdité temporaire chez les animaux sains, induisait une surdité permanente chez des animaux diabétiques (Han et al., 2018). Enfin, une neuropathie périphérique ciblant le nerf auditif pourrait également conduire au développement de la surdité en lien avec le diabète. Il n’existe aucun traitement pharmacologique pour la surdité et les traitements du diabète, bien que permettant un meilleur contrôle de la glycémie ils ne traitent pas le cause de l’hyperglycémie qui reste élevée avec des conséquences au long-terme. Face à l’augmentation constante de la prévalence de ces deux pathologies, la recherche d’une solution thérapeutique adaptée reste un enjeu majeur de santé.

Bénéfices attendus

Les bénéfices escomptés sont de valider ou d’invalider l’efficacité de candidats médicaments dans ces indications thérapeutiques. Ceci permettra de mieux sélectionner les candidats médicaments et de concentrer la rechercher et développement uniquement sur les candidats médicaments avec un haut potentiel d’efficacité.

Procédures

Les animaux vigiles seront exposés à des sons de forte intensité 2 intensités seront testées 100 et 116dB. Trois protocoles d’exposition seront testés : 100dB durant 2 heures 100dB durant 2 heures chaque jour jusqu’à 7 jours consécutifs 116dB pendant 1 heure Des mesures d’audition seront réalisées chaque semaine sous anesthésie générale. Un prélèvement de sang sera réalisé chaque semaine (au maximum 100µl) L’administration de traitement sera réalisée. Le traitement pourra être administré chez les animaux vigiles lors des traitements administrés par voie orale, intra-péritonéale, intraveineuse, sous cutanée. Le traitement sera réalisé chez des animaux sous anesthésie générale lors des traitements par transtympanique.

Impact sur les animaux

Développement d’un diabète de type 2 et d’une obésité. Pertes auditives consécutives à l’exposition au son de forte intensité

Devenir

Les animaux sont euthanasiés car des prélèvements de l’oreille interne sont réalisés pour des analyses anatomopathologiques. Le prélèvement de l’oreille interne ne peut se réaliser sur des animaux vivants donc les animaux sont euthanasiés en vue de ces prélèvements.

Remplacement

Remplacer : le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas de méthodes alternatives validées pour évaluer l’audition et développer des modèles pathologiques de trauma acoustique ou d’acouphènes. Les atteintes des cellules ne peuvent pas être étudiées via la culture cellulaire ou les modèles informatiques car nous ne pouvons pas reproduire la complexité des mécanismes conduisant aux troubles de l’audition. L’influence d’une pathologie métabolique telle que le diabète de type-2 sur la surdité est complexe, impliquant plusieurs facteurs (vasculaires, inflammatoires et modifications lipidiques) qui ne peuvent être évalués que in vivo chez l’animal. Néanmoins nous réalisons une veille bibliographique active afin de suivre les modèles de remplacement qui sont susceptibles d’être développés à l’avenir.

Réduction

Réduire : le nombre d’animaux nécessaire a été calculé, selon des méthodes de biostatistiques, en tenant compte de la variabilité des modèles et des méthodes d’induction des troubles auditifs. Cette approche nous permettra d’obtenir des résultats fiables

Raffinement

Raffinement : dans nos études, les impératifs éthiques associés, tels que les modalités d’administration et de prélèvement, l’hébergement et l’enrichissement du milieu, la prévention de toute douleur, détresse ou inconfort chez l’animal, seront intégrés avec une attention particulière pour le phénotype diabétique et obèse (entre 5 et 25 semaines d’âge fenêtre d’âge des animaux inclus dans nos études). Un contrôle hebdomadaire de la glycémie et du poids des animaux nous permettra de suivre l’hyperglycémie et l’obésité dans le temps. Parmi les complications liées au diabète possiblement attendus, la polyurie (augmentation de la fréquence et du volume d’élimination urinaire), la polydipsie (augmentation de la sensation de soif) et la polyphagie (augmentation de la sensation de faim) sera prise en charge via des conditions d’hébergement adaptés (change des cages plus fréquent, mise à disposition de plus d’eau et de nourriture) . Une attention particulière sera portée aux procédures anesthétiques sur animaux obèses, par rapport au stockage de certains produits anesthésiants dans les graisses.

Choix des espèces

Le modèle de diabète chez la souris db/db est bien établi et caractérisé. Nous sommes en mesure de suivre l’évolution de l’audition chez cette espèce. C’est pourquoi nous avons choisi de travailler avec cette espèce dans le cadre de ce projet. Concernant le stade de développement nous allons inclure de jeunes adultes (développement du diabète à partir de 5 semaines et jugé non délétère selon la bibliographie de l’éleveur jusqu’à 25 semaines). Pour s’affranchir des pertes auditives liées à l’âge et se focaliser sur l’influence du diabète.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Rats : 12
Souffrances
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▲ 12
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Devenir
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 12

12 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque rat reçoit une injection de collagénase dans un disque de sa queue pour provoquer une discopathie que le porteur décrit comme une douleur "intense et longue", puis une pompe analgésique, une injection de plasma enrichi en plaquettes et un suivi par IRM chaque semaine pendant douze semaines. À la fin, les rats sont tués pour prélever leur queue et réaliser des coupes histologiques. Le porteur présente l'application à l'humain comme un transfert facile si la régénération du disque est démontrée.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'évaluer l'efficacité de l'injection de Plasma riche en plaquettes (PRP) pour la régénération discale chez le rat.

Bénéfices attendus

Les bénéfices seront de deux ordres : 1) si l’injection de PRP permet une régénération discale chez le rat, ceci pourra être facilement transféré en clinique pour aider au traitement des discopathies humaines. 2) l’IRM est une méthode d’imagerie non-invasive qui devrait permettre d’évaluer l’efficacité thérapeutique du PRP sans biopsie et à des temps précoces.

Procédures

Toutes les procédures décrites dans ce document seront réalisées sous anesthésie générale, grâce à l'inhalation d'isoflurane à dose contrôlée. Chaque rat de ce projet subira une discopathie dans 1 disque de la queue grâce à une injection de collagénase. Sept jours plus tard, une pompe osmotique sera implantée en sous-cutané pour libérer un analgésique en continu. Puis 1mL de sang sera prélevé par la veine caudale pour préparer le PRP. Celui-ci sera injecté dans le disque pathologique la même journée. Finalement, des examens IRM seront réalisés 1 fois par semaine (sans nécessité d’injection d’agents de contraste) pendant 12 semaines.

Impact sur les animaux

La discopathie mécanique entraine une douleur intense et longue si elle n’est pas soignée, comme c’est le cas chez l’humain. C’est pour cela qu’une administration continue d’analgésique sera réalisée depuis l’induction de la maladie jusqu’à l'euthanasie de l’animal.

Devenir

Les animaux seront euthanasiés lorsque les points limites seront atteints ou lorsqu'ils auront subi les 12 semaines de suivi IRM. Cette euthanasie est nécessaire pour prélever les queues et réaliser des coupes histologiques pour détecter la présence de sites inflammatoires, valider la régénération du complexe disco-vertébral et ainsi corréler avec le signal IRM obtenu.

Remplacement

La technique IRM permet de définir, chez l’homme, la maladie établie. Notre projet, à visée translationnelle, vise à optimiser une séquence IRM permettant un diagnostic plus précoce de la maladie humaine de discopathie dégénérative, afin d’améliorer la prise en charge de la maladie chez l’homme. Ce projet utilise un modèle animal de discopathie chez le rat dans cet objectif.

Réduction

Seulement 12 rats seront utilisés car notre étude précédente a permis de suivre par IRM l’inflammation discale sans traitement par PRP. Nous souhaitons donc désormais utiliser principalement des rats traités au PRP. Nous analyserons la différence de vitesse de réparation du disque entre les 2 groupes. Un test Anova sera pratiqué.

Raffinement

Les 12 rats seront répartis dans 4 cages avec des tubes en carton, de la paille, du coton, un bois à ronger, de la nourriture et de l’eau à volonté. Des observations quotidiennes et des scorages d’évaluation de la douleur hebdomadaires seront pratiqués dès le début de l’expérimentation pour évaluer l’évolution de la maladie. De ce fait, des points limites ont pu être établis. La cellule bien-être du laboratoire sera impliquée quotidiennement dans l’évolution du protocole. L’analgésie sera appliquée dès le début de l’expérimentation sur l’animal, et sera administrée en continue grâce à l’installation de pompes osmotiques en sous-cutanée tout au long des 12 semaines d’observations IRM.

Choix des espèces

Les rats Lewis seront utilisés du fait de leur utilisation courante dans la littérature. Nous pourrons ainsi comparer facilement nos résultats. Comme nous souhaitons transférer les séquences IRM 3D nouvellement développées à l’homme, les animaux seront utilisés à l’âge adulte (250g pour les rats) car la croissance est terminée et le prélèvement sanguin de 1 mL possible.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 600
Souffrances
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Devenir
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 600

600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un modèle génétique leur fait développer des tumeurs pulmonaires chez toutes les souris dès six semaines, avec un affaiblissement respiratoire et une mortalité atteignant 100 % à 35 semaines, et elles reçoivent sur animal vigile un génotypage par prélèvement de la queue puis des injections répétées dans l'abdomen. Les souris perdant plus de 20 % de leur poids ou qui se prostrent sont mises à mort. Le porteur affirme qu'aucun modèle in silico ou in vitro ne permet cette évaluation et conclut à la "nécessité" d'un système immunitaire complet.

Objectifs

Ces dernières années l’immunothérapie connu un essor important dans la prise en charge des cancers. Elle a montré une efficacité conséquente dans diverses indications, cependant un certain nombre de patients présentes des résistances spontanées ou acquises. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’efficacité anti-cancéreuse des anticorps monoclonaux seuls ou en combinaison avec une immunothérapie dans des modèles de souris. L’objectif secondaire est d’appréhender les mécanismes d’action de ces anticorps par l’évaluation des modulations du système immunitaire.

Bénéfices attendus

Nous évaluons l’effet anti-tumoral de thérapies ciblées seules ou en combinaison avec une immunothérapie dans le cadre de plusieurs projets cliniques. Les travaux présentés dans ce projet permettront une meilleure compréhension du fonctionnement des candidats médicaments et de leur fonctionnement en association avec des inhibiteurs de point de contrôle. Ils permettront également de mieux définir le profil des patients éligibles au traitement et susceptibles d’y répondre.

Procédures

Toutes les souris prévues dance ce protocole subiront un prélèvement tissulaire de 2mm au niveau de la queue afin de réaliser leur génotypage et un marquage à l’oreille à 4 semaines postpartum. Ce geste est pratiqué sur animal vigile et prend 5 secondes. Toutes les souris prévues dans le protocole subiront des injections intrapéritonéales d'anticorps ciblés (2 injections par semaine à partir de 8 semaines) et/ou une immunothérapie (1 injection par 2 semaines de 12 à 18 semaines). Elles sont faites sur animal vigile dans un délais de 20 secondes à partir de la contention.

Impact sur les animaux

Le modèle de souris conduit à la formation de tumeurs pulmonaires dans 100% des souris à partir de 6 semaines et de manière moins fréquente à des lymphomes thymiques. Les symptômes du développement tumoral et l’apparition possible d’une mortalité chez certains individus est observée à partir de 12 semaines. Une mortalité de 100% des souris est observée à 35 semaines. Ces lésions induisent ainsi des difficultés respiratoires conduisant à l’affaiblissement général de l’animal. Toutes les souris prévues dans le protocole subiront des injections intrapéritonéales pouvant générer de la douleur. Elles sont faites sur animal vigile dans un délais de 20 secondes à partir de la contention.

Devenir

Tous les animaux porteurs de tumeurs seront donc mis à mort en fin de procédure expérimentale selon les critères décrits dans le projet. Les animaux ne présentant la modification génétique à l’origine du développement tumoral seront mis à mort à 18 semaines dans la procédure 1 ou en même temps que les dernières souris présentant la modification génétique et qui atteignent un point limite dans la procédure 2.

Remplacement

La présence d’un système immunitaire complet, des cellules tumorales et du tissu sain d’origine est nécessaire à la compréhension des mécanismes biologiques qui impliquent l’activité de notre candidat médicament. Il n'existe pas de modèles d'étude in silico ou in vitro permettant l'évaluation de son efficacité dans le contrôle de l’immunité et les cellules cancéreuse.

Réduction

Nous avons calculé le nombre minimum de souris à inclure, en prenant en compte notre expérience, les études déjà publiées utilisant ce modèle ainsi que pour disposer de suffisamment de matériel biologique pour rendre nos résultats interprétables. Procédure 1) Le nombre de souris sera de 20 par groupe de traitement avec 4 traitement différents effectués sur des animaux porteurs ou non de la maladie. Soit un total de 20 souris x 8 groupes = 160 souris. Cette procédure sera réalisée en 2 lots de souris soit 320 souris pour l’ensemble de la procédure de manière à pouvoir réaliser l’ensemble des analyses biologiques nécessaire à l’évaluation de l’activité du candidat médicament et à la compréhension de son mécanisme d’action. Procédure 2) Le nombre de souris sera de 35 par groupe, permettant d’effectuer les études de survie avec les 4 traitements différents sur les animaux porteur ou non de la maladie. Soit 35 x 8 = 280 souris. Procédure 3) Le nombre de souris sera de 10 par lot dans les deux procédures. Chaque lot de la procédure 3 est préalable aux lots de la procédure 1 et 2. Soit un total de 30 souris. La réalisation du second lot de la procédure 1 et la procédure 2 seront conditionnés aux résultats obtenus avec la première expérience. S’il n’y a pas d’effet sur l’incidence tumorale, le reste du protocole ne sera pas réalisé, constituant une réduction. La stratégie de croisement des souris génétiquement modifiées est optimisée de manière à générer des individus qui seront tous utilisés dans les différentes procédures. De plus, les femelles et les mâles entreront dans les analyses de manière à utiliser tous les individus générés pour ce projet.

Raffinement

Tout au long de notre expérience, le suivi rigoureux des animaux permettra la recherche de tout signe de souffrance. Le poids des animaux sera évalué 1 à 3 fois par semaine selon les phases du développement tumoral. Pour l’ensemble des procédures, les signes de souffrance seront surveillés 2 fois par semaine puis 3 fois par semaine à partir d’un âge de 12 semaines. Des signes de fatigue, cachexie et d'isolement sociale sont également possibles ainsi qu'un blanchissements et refroidissement des extrémités. Ces signes peuvent être en lien avec l’affaiblissement provoqué par l’atteinte pulmonaire caractéristique de ces souris. Les individus concernés seront mis à mort. Les animaux seront mis à mort si la perte de poids supérieure est à 20% du poids maximal observé ou la prostration de l'animal. Tous les animaux sont mis à mort en fin de procédure, soit à 18 semaines en procédure 1 ou à l’obtention d’un point limite en procédure 2. Les animaux non porteurs de la maladie de la procédure 2 seront mis à mort en même temps que les derniers animaux porteurs. Dans la procédure 3, la stratégie de croisement fait appel à des femelles sauvages de manière à ce qu’elles ne présentent pas les effets délétères liés à la mutation génétique. Les mâles sont prélevés et restitués à l’élevage de la lignée de manière à ne pas avoir à générer d’individus pourteurs de la maladie supplémentaires.

Choix des espèces

Certaines de ces molécules sont des anticorps dirigés contre des cibles de souris. La souris compétente est le modèle le plus approprié pour greffer du tissu de cette même espèce tout en permettant de faire des suivis de pharmacocinétique et pharmacodynamie dans le cadre de traitements avec des anticorps monoclonaux et de inhibiteurs de point de contrôle. Par ailleurs les schémas d'administration des anticorps sont bien standardisés (voie, doses, posologies, ...) contrairement à d'autres modèles tels que le zebrafish. Par conséquent, les modèles de souris immunocompétentes tels que les souris sont nécessaires à la réalisation de cette étude. Les expérimentations seront effectuées sur des souris adultes (âge supérieur à 7 semaines) conformément aux modèles établis.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 230
Souffrances
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▲ 200
▲ 30
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Devenir
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 230

230 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 30 un niveau modéré. Une partie subit une greffe de tumeur du pancréas sous anesthésie, puis des injections intraveineuses et des séances d'imagerie TEP et IRM, avant dissection après la mort, pour évaluer des nanoparticules servant d'agents de contraste. Le porteur qualifie lui-même le modèle de cancer pancréatique de sévère mais annonce le réserver à une seconde phase pour limiter le nombre d'animaux. Les retombées cliniques annoncées restent une simple opportunité, l'objectif immédiat étant de caractériser la biodistribution des nanoparticules.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de valider l’utilisation de nouvelles familles innovantes d’agents de contraste, appelés Hybrid PolyIon Complex (HPIC) obtenus par une voie de synthèse/formulation simple et reproductible à une échelle industrielle. Ces agents sont issus de la complexation de polymères fonctionnels avec des ions métalliques utilisés en imagerie médicale (imagerie par résonance magnétique (IRM), Tomographie par Emission de Positons (TEP), SPECT (de l'anglais : Single Photon Emission Computed tomography)…), comme par exemple des ions Gadolinium, Gallium, Zirconium… avec des polymères . Leurs propriétés paramagnétiques et leur grande stabilité en milieu physiologique démontrent la grande potentialité de ses systèmes. Ainsi, en se basant sur cette nouvelle approche et grâce à un choix judicieux des composants de la formulation, des agents de contraste possédant des fonctionnalités variées (luminescence, propriétés de reconnaissance...) et utilisables dans différentes techniques d’imagerie peuvent être facilement accessibles et ouvrent de nouvelles opportunités cliniques. Dans ce projet, différentes stratégies d’optimisations des HPIC seront utilisées pour augmenter leur stabilité chimique et les composés les plus prometteurs seront évalués in vivo. Pour étendre le champ d'application, nous devons répondre à trois questions importantes : Comment assurer une grande stabilité chimique des HPIC pour les expériences in vivo ? Comment étendre le champ d'application de ces HPIC à des techniques d'imagerie autres que l'IRM, comme la TEP ? Comment avoir accès à des agents de contraste ayant des propriétés de ciblage ? Le cancer du pancréas est actuellement la quatrième cause de décès par cancer dans les pays occidentaux. La survie à cinq ans est de 3%. Le seul traitement curatif du cancer pancréatique est la résection chirurgicale, qui n’est malheureusement possible que dans 10 à 15 % des cas, avec un gain minimal de survie de 5% à 5 ans. Il est donc urgent de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques pour ce cancer. Pour cette raison, un modèle murin de cancer du pancréas sera mis en œuvre pour étudier les propriétés de ciblage des HPIC. Les modalités d’imagerie mises en œuvre dans ce projet permettront d’étudier in vivo ces propriétés de ciblage et de biodistribution. L’objectif serait d’utiliser ces nanoobjets comme vecteur d’adressage d’agents thérapeutiques qui pourraient être encapsulés à l’intérieur.

Bénéfices attendus

Les observations et quantification faites dans le cadre de ce projet d'imagerie multimodale ouvriront de nouvelles opportunités pour utiliser cette plateforme colloïdale comme nouveaux agents de contraste moléculaires ou de ciblage.

Procédures

5 types de procédures expérimentales sont mises en œuvre dans ce projet. La chirurgie pour induction des tumeurs pancréatiques a une durée moyenne de 20 minutes par souris. Les animaux sont placés sous anesthésie préalablement à l'acte chirurgical et un analgésique leur est administré avant chirurgie pour éviter toute souffrance. Les autres procédures sont des procédures d'imagerie in vivo, non invasives et atraumatiques. Les animaux subissent, sous anesthésie isoflurane, une injection par voie intraveineuse (veine caudale). Ce geste se fait en moins de 5 minutes généralement. Ces injections permettent de leur administrer soit un radiotraceur (procédures d’imagerie TEP, durée totale d’anesthésie 90 minutes maximum pour les acquisitions TEP) soit un agent de contraste non radioactif (procédure d’imagerie IRM, durée totale d’anesthésie 90 minutes maximum pour les acquisitions IRM). Les prélèvements sanguins sont effectués sur les animaux anesthésiés en moins de 5 secondes et les prélèvements d'organes sont faits post-mortem (15 minutes par souris).

Impact sur les animaux

Les modalités d'imagerie TEP et IRM n'engendreront aucune nuisance aux animaux puisqu'il s'agit de modalités d'imagerie non invasives et atraumatique utilisées en routine clinique. Le modèle de cancer pancréatique en revanche de classe sévère, c'est pourquoi il ne sera mis en œuvre qu'après une première phase de caractérisation de la distribution et sélection des HPIC présentant les meilleures caractéristiques pour réduire autant que possible le nombre d'animaux mis en œuvre. La douleur sera supprimée par administration d'analgésique immédiatement après la chirurgie et répétée si nécessaire.

Devenir

Tous les animaux sont sacrifiés en fin de procédures expérimentales. Les animaux ayant reçu injection de HPIC radiomarqués pourront être disséqués post-mortem pour comptage radioactif de leurs organes.

Remplacement

Les phases d'optimisation des HPIC (augmentation de la stabilité, quantification de la libération des ions métalliques) seront intégralement menées in vitro. Cependant, la validation des propriétés de distribution aux organes, d’élimination par voie urinaire et/ou hépatobiliaire tout comme les propriétés de ciblage tumoral ne peuvent se faire qu’en utilisant le petit animal. Les propriétés pharmacocinétiques des nanoparticules (HPIC) de distribution et élimination seront caractérisées chez l’animal sain avant de passer sur un modèle tumoral pour caractériser et mesurer leur capacité de ciblage des tumeurs.

Réduction

L'imagerie, par opposition aux biodistributions in vivo classiques, permet de réduire le nombre global d'animaux mis en oeuvre pour une procédure donnée car la même cohorte pourra être suivie au cours du temps ce qui permet de réduire la variabilité inter animal (chaque souris étant son propre contrôle). Les mêmes animaux pourront également subir plusieurs sessions d’imagerie (une session par semaine pour le suivi du développement tumoral). Les variables quantitatives issues de l'analyse des images obtenues en PET et en IRM seront analysées en utilisant des méthodes de statistique non paramétrique. En particulier le test de Kruskal-Wallis sera utilisé pour comparer les résultats obtenus avec les 5 HPIC prévus dans l'étude.

Raffinement

Les premières phases de caractérisation in vivo des HPIC (imagerie TEP et IRM) seront menées sur des souris saines (procédures classées légères) pour réduire autant que possible l’inclusion d’animaux porteur de cancer pancréatique (procédure d’induction du cancer classée modérée). Tous les animaux sont hébergés selon les conditions de la réglementation en vigueur (directive européenne 2010/63, décret n°2013-118 du 1er février 2013). Tout animal présentant des signes de souffrance, de léthargie, une perte de poids supérieure à 20% ou une tumeur de 10% du poids corporel sera exclu de l’étude et sacrifié. Nous veillerons à ce que chaque cage bénéficie d’un enrichissement adapté (igloo, tunnel ou paper wool). Pour les animaux devant subir une chirurgie pour greffe de cellule tumorales pancréatiques l’analgésie est assurée par injection préalable, sous cutanée de Buprenorphine (0.05mg/kg) pour limiter la douleur. Les animaux sont conservés dans la salle de chirurgie sous une source de chaleur et leur respiration est observée jusqu’à leur réveil. En cas d’apparition de signes de douleur (isolement, yeux fermés, dos voûté, poils hérissés, immobilité, perte de poids, déshydratation, yeux et abdomen creux, automutilation etc.), une nouvelle dose d’analgésique sera administrée une fois par jour jusqu’à disparition des signes.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies comme modèle d’étude selon plusieurs critères : -Il s’agit d’une espèce de petite taille facile à manipuler, son cycle de vie est court et son élevage facile et peu couteux. -leur petite taille facilite la manipulation en particulier pour l’imagerie in vivo (ou plusieurs souris peuvent être placées en même temps dans certaines caméras). Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (7 à 12 semaines environ) après atteinte de la maturité sexuelle, hormonale et immunitaire. Ce stade est également optimal pour l'induction tumorale par transplantation de cellules cancéreuses pancréatiques.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Souris : 414
Souffrances
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 414

Au premier jour, une prise de sang sous la mâchoire, puis une vaccination, par le nez sous anesthésie pour 260 souris, sous la peau du cou et sans anesthésie pour 100 autres. Au soixantième jour, une nouvelle prise de sang, puis jusqu'à 30 minutes dans une chambre de contention pour inhaler un aérosol de bacilles de la tuberculose, et une dernière prise de sang au cent cinquième jour. Au total, 414 souris, dont 54 infectées seulement pour calibrer l'aérosol, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, pour comparer six candidats vaccins au BCG, puis toutes sont tuées. Le porteur décrit la piqûre, la contention et les prises de sang comme des "nuisances modérées", sans rien dire de la tuberculose que l'infection peut ensuite déclencher.

Objectifs

La tuberculose (TB) demeure un problème majeur de santé publique et constitue un frein au développement économique. Les données épidémiologiques pour cette maladie sont édifiantes : 1/4 de la population mondiale est infecté et le taux de mortalité chez les adultes (1.5 millions de mort par an) est plus élevé que celui causé par le SIDA, le paludisme et toutes les autres infections tropicales réunies. Des thérapies existent mais sont souvent tenues en échec par leur coût, leurs effets secondaires et l’apparition de souches résistantes. De même, un vaccin vivant, Mycobacterium bovis BCG, est disponible mais son efficacité est extrêmement variable en fonction des populations vaccinées. Il est donc urgent de développer et d’optimiser de nouveaux vaccins pour arriver à contrôler la tuberculose. Au cours des dernières années, différents candidats vaccins reposant sur des antigènes ou des combinaisons d’antigène ont été évalués mais n’ont pas permis d’obtenir une efficacité supérieure au vaccin actuel le BCG. Ces résultats ont poussé la communauté scientifique à reconsidérer les vaccins vivants dérivés de Mycobacterium tuberculosis, l’agent principal de la tuberculose humaine, ou de BCG. Dans ce contexte, notre objectif est de comparer, entre eux et avec le vaccin actuel, les 6 candidats vaccins les plus prometteurs. Cette étude multicentrique impliquera plusieurs laboratoires français et internationaux. Pour réaliser cette comparaison, les différents laboratoires utiliseront plusieurs modèles de souris et plusieurs voies de vaccination. Notre rôle dans cette étude, consistera à comparer l’efficacité de protection de ces 6 candidats dans le modèle de souris C3HeB/FeJ. Le choix de cette lignée de souris immunocompétentes se justifie par sa réponse anti-TB, présentant des granulomes hypoxiques et nécrotiques (C3HeB/FeJ) retrouvés chez l’homme.

Bénéfices attendus

Nos études visent à identifier un vaccin vivant atténué de nouvelle génération qui mérite d'être étudié plus en profondeur dans le cadre d'essais pré-cliniques et cliniques et d’un développement potentiel en tant que vaccin amélioré contre la tuberculose. L'analyse comparative des performances de 6 souches de vaccin vivant atténué administrées par différentes voies dans 2 modèles de souris présentant une résistance variable à l’infection par les bacilles de la tuberculose contribuera à orienter l'allocation cruciale de ressources mondiales limitées pour identifier et développer une souche de vaccin vivant atténué plus efficace pour remplacer le BCG.

Procédures

Ce projet implique: 1) pour la procédure de calibration du système d'infection par aérosol: une infection par aérosol sur animaux vigiles placés dans des chambres de contention. Celle-ci sera réalisée une fois et la durée maximale sera de 30 minutes. Elle concerne 54 souris. 2) pour la procédure d'évaluation de l'efficacité protectrice: Tous les animaux subiront 3 prélèments très espacés dans le temps de 100µl de sang au niveau de la veine mandibulaire (Jour 0, Jour 60, Jour 105). Ces prélèvements seront réalisés sur animaux vigiles . Une partie des animaux (260 souris) sera vaccinée par voie intranasale (40µl de vaccin) après anesthésie. L’anesthésie sera vérifiée par pincement à la base de la queue. Après vaccination, les souris seront transférées dans leur cage et le réveil sera vérifié. Le reste des animaux (100 souris) sera vacciné par voie sous-cutanée à la base du cou (200µl de vaccin). Cette intervention sera réalisé une fois sur animaux vigiles à J0. Enfin tous les animaux seront infectés par voie aérosol avec 100 bacilles de la tuberculose. Cette infection sera réalisée une fois à J60 sur les animaux vigiles placés dans des chambres de contention pendant 30min maximum .

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables sur les animaux sont présents à deux niveaux dans nos expériences : 1) lors de l’anesthésie, des prélèvements, de la vaccination et de l’infection des animaux, et 2) lors de la pathologie éventuelle induite par l’infection. Pour le 1er niveau, il s’agit de nuisances modérées (piqûre, contention et prélèvement d’un volume limité de sang).

Devenir

Mise à mort

Remplacement

Différents modèles cellulaires ou animaux sont utilisés par les équipes travaillant sur la tuberculose. Malheureusement il n’existe aucun modèle cellulaire pertinent pour comparer l’efficacité de candidat vaccin. Le modèle animal est donc incontournable à l’heure actuelle. Dans ce contexte, le modèle animal le plus couramment utilisé en première intention est le modèle souris. Ce modèle reproduit notamment au niveau immunologique bon nombre des observations faites chez l’homme.

Réduction

Les différentes phases des projets (clairement identifiées dans les procédures détaillées) seront suivies de décisions de poursuite ou d’arrêt de l’étude en fonction des résultats. Nos expériences antérieures nous ont fourni des indications sur la taille des lots d’animaux à respecter pour obtenir en première intention des résultats statistiquement significatifs. Par ailleurs, la taille des lots à utiliser a été déterminée par une équipe de statisticien. Toutes les expériences impliquant des animaux font l’objet d’un protocole expérimental écrit et validé par le responsable de l’animalerie. Nous utilisons des lots d’animaux homogènes pour réduire la variabilité.

Raffinement

Dans ces expériences, les souches de souris ont été choisies en fonction de l’objectif de l’expérimentation (détaillé dans le descriptif de la procédure expérimentale). L’état sanitaire et le bien-être des animaux sont évalués tout le long de l’expérience par des personnels formés. Des mesures seront prises pour réduire au minimum les nuisances: anesthésie lors de la vaccination intranasale, limitation au minimum des temps de contention lors de l'infection et des prélèvements, surveillance accrue après chaque geste, mise en place d'une grille de scoring et de points limites précoces.

Choix des espèces

Il existe plusieurs modèles animaux (souris, cobaye, lapin, porc, bovin, primate non humain) pour la tuberculose chacun présentant des avantages et des inconvénients. Pour notre projet visant à comparer l’efficacité de candidats vaccin-vivant, la souris constitue le modèle de choix en raison i) de l'existence et de l'excellente caractérisation des fonds génétiques de résistance variable à la pathologie, ii) du fort degré de convergence avec les paramètres de l'immunité protectrice chez l'homme, iii) de la prédominance des outils d'analyse (réactifs immunologiques disponibles) par rapport aux autres espèces envisageables. Pour ces raisons, le modèle souris est généralement le modèle utilisé en première intention dans les études précliniques. Nous n’utiliserons pour ce projet que des souris adultes et, si possible, par soucis d’homogénéité, âgées entre 6 et 10 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 110
Souffrances
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Devenir
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 110

Des cellules de tumeur mammaire sont injectées dans deux coussinets graisseux mammaires de chaque souris, puis les tumeurs sont irradiées sous anesthésie, ce qui peut provoquer leur nécrose ou leur ulcération. 110 souris femelles de six à huit semaines vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, avec une prise de sang par semaine au plus, sous sédation, pendant quatre mois au maximum, et toutes sont tuées à l'issue ou dès qu'un point limite est atteint. Le but est de caler les doses d'irradiation pour un projet ultérieur associant nanoparticules et rayons, en cherchant un effet qui laisse subsister une partie des cellules tumorales. Le porteur indique que des métastases, surtout pulmonaires, peuvent apparaître sans être détectables avant l'autopsie, et ne chiffre pas le "volume critique" de tumeur qui déclenche la mise à mort.

Objectifs

Un des axes d’amélioration thérapeutique dans le traitement du cancer par radiothérapie consiste en une augmentation de la dose d’irradiation ciblant les cellules tumorales, tout en limitant au maximum l’irradiation des cellules saines localisées autour de la masse tumorale. . Après avoir réalisé des études in vitro sur le potentiel thérapeutique d’une approche combinant irradiation et présence de nanoparticules dans les cellules cancéreuses , il est désormais nécessaire d’évaluer l’effet in vivo, où le système immunitaire des animaux pourrait augmenter encore l’effet souhaité. Ainsi, dans le cadre de ce projet, nous cherchons à développer et caractériser un nouveau modèle murin de cancer du sein, pour l’utiliser afin d’évaluer l’action de nouvelles nanoparticules sur la sensibilité aux irradiations des cellules cancéreuses. Nous utiliserons également ce modèle pour étudier l’impact de la réponse immunitaire sur l’effet à distance suite à un traitement. Le développement de ce nouveau modèle nécessite la réalisation de greffes de cellules tumorales mammaires dérivées d’un type de souris génétiquement modifiée dans des souris receveuses/hôtes, pour mimer ainsi les différentes étapes de la progression tumorale du cancer du sein. Le premier objectif est d’évaluer les paramètres cliniques de la progression tumorale, après greffe de ces cellules de tumeurs mammaires. Le second objectif correspond à la détermination des doses optimales d’irradiations et de leurs fractionnements pour observer une régression tumorale dans ce modèle murin. Enfin, le dernier objectif est d’évaluer la réponse immunitaire sanguine et tumorale des animaux suivant l’irradiation.

Bénéfices attendus

Ce projet va permettre - d’évaluer la faisabilité d’un modèle de greffe de cellules tumorales du sein, qui puisse être reproductible et utilisable pour tester des traitements anti-cancéreux. - de déterminer les conditions optimales d’irradiation de ce modèle. Pour un projet ultérieur, testant l’efficacité d’un double traitement avec nanoparticules et irradiations, il est nécessaire de déterminer une fenêtre d’irradiation réunissant deux conditions : un effet de l’irradiation seule doit être observé d’une part, mais sans éliminer l’ensemble des cellules tumorales présentes d’autre part, afin d’évaluer objectivement l’effet d’un double traitement.

Procédures

Les animaux seront soumis à trois types d’intervention, à savoir des prélèvements sanguins, une injection de cellules tumorales, et une irradiation. Chacune de ces interventions ne dure pas plus de quelques minutes (anesthésie comprise) - Les prélèvements sanguins sous sédation seront réalisés à partir du jour de l’injection de cellules tumorales, au maximum une fois par semaine, et pour un volume maximal de 60µl de sang. Les prélèvements seront effectués au maximum pendant quatre mois, correspondant au temps d’inclusion des animaux dans les procédures. - L’injection de cellules tumorales sera réalisée en une fois, dans deux coussins adipeux mammaires par souris. - Les irradiations seront effectuées sous anesthésie dans un irradiateur pour petit animal. Les animaux feront l’objet d’un suivi clinique, et l’apparition de nécrose ou ulcération tumorale sera répertoriée, afin de détecter l’apparition d’un point limite

Impact sur les animaux

Les effets indésirables induits par les traitements peuvent être d’une part dus à l’injection de cellules, avec une possible réaction inflammatoire au point d’injection. Avec un suivi adapté et une analgésie si nécessaire, ces effets peuvent être limités à quelques heures. Si l’inflammation persiste, l’animal sera exclu de l’étude, cette réaction pouvant entrainer un biais dans l’analyse de la réaction immunitaire. Les cellules tumorales injectées sont censées former une masse tumorale en croissance. Cette croissance sera progressive et pourra atteindre un volume critique, qui sera considéré comme un point limite. Dès l’atteinte de ce point limite, l’animal sera euthanasié. De même, une croissance tumorale qui serait défavorable au comportement normal de l’animal sera considérée comme point limite. Des métastases (pulmonaires essentiellement) sont susceptibles d’apparaître chez certains animaux. Elles ne seront pas détectables avant l’autopsie. La croissance des tumeurs et métastases peut également mener à une perte de poids globale et des signes cliniques de mauvais état général. Dans ce cas, l’utilisation d’une grille de score (outil d’évaluation quantitatif de points limites) permettra d’évaluer la nécessité de procéder à une euthanasie. Enfin, l’irradiation peut favoriser, notamment avec de fortes doses, l’apparition d’une nécrose ou ulcération de la tumeur irradiée. Cet effet sera reporté dans le tableau de scoring et utilisé comme point limite menant à l’euthanasie.

Devenir

Les animaux du projet seront tous euthanasiés, selon deux critères : - soit l’animal a atteint un point limite fixé dans ce document et sera euthanasié. - Soit l’animal n’a pas atteint de point limite dans le cadre de l’étude, mais est porteur de tumeurs, donc sera euthanasié en fin d’étude (soit au plus tard quatre mois après inclusion) car ne pourra pas être réutilisé.

Remplacement

Le projet présenté s’inscrit dans le cadre d’un programme plus large, visant à évaluer l’efficacité antitumorale d’un double traitement associant des nanoparticules à des irradiations. De nombreuses études sur l’augmentation des effets des irradiations par les nanoparticules métalliques ont été réalisées in vitro, et parfois sur des modèles 3D. Les résultats obtenus, très contrastés, sont la plupart du temps éloignés des résultats obtenus in vivo chez la souris, voire en essais cliniques. En effet, il est désormais admis que cet effet potentialisant est au moins en partie dû à la survenue d’une réponse inflammatoire et l’intervention de cellules immunitaires. De plus, le projet cherche également à mettre en évidence l’effet à distance d’un tel traitement, c’est-à-dire la régression d’une tumeur à distance du lieu d’irradiation. Ainsi un modèle in vitro, même de type organoïdes, ne permettrait ni de réellement évaluer l’efficacité de radiosensibilisation des nanoparticules, ni d’estimer le potentiel abscopal de ce type de traitement. Par conséquent, il est nécessaire de mettre en place un modèle pertinent de tumeurs du sein, objet de cette demande .

Réduction

Ce projet va permettre de déterminer les fenêtres de caractérisation et d’irradiations (doses et fractionnement) optimales dans ce modèle pour observer un effet sur la régression tumorale. Ce projet nous permettra de réduire le nombre d’animaux au minimum pour déterminer la dose d’irradiation optimale. Le modèle développé pour ce projet permet également de générer des tumeurs homogènes chez les souris receveuses/hôtes, assurant ainsi une meilleure reproductibilité dans la réponse thérapeutique.

Raffinement

Dès l’injection des cellules tumorales dans les souris, les animaux seront surveillés les lundis, mercredis et vendredis, chaque semaine. Chaque animal fera l’objet d’une observation dans la cage tout d’abord, puis sera anesthésié à l’isoflurane pour être caractérisé plus précisément. Les observations seront répertoriées dans des feuilles de suivi (de scoring) afin de pouvoir assurer un suivi et détecter une évolution défavorable des signes. L’observation du comportement des animaux d’une part, et la mesure du poids et de la taille des tumeurs d’autre part, nous permettra d’évaluer la nécessité d’apporter une solution analgésique ou de procéder à l’euthanasie des animaux si leur condition l’indique (amaigrissement important, prostration, etc...). Des aspects supplémentaires seront répertoriés (réaction à l’anesthésie et aux prélèvements sanguins, aspect clinique de la tumeur), afin de déterminer l’apparition d’autres points limites menant à l’euthanasie. Les animaux seront maintenus en groupe selon les conditions habituelles d’hébergement dans l’établissement utilisateur.

Choix des espèces

La souris est un modèle de choix en cancérologie. Les cellules tumorales utilisées proviennent du modèle murin génétiquement modifié qui développe des tumeurs mammaires spontanées comparables aux tumeurs humaines, en matière de carcinogénèse, et de types histologiques et moléculaires. Les cellules seront greffées dans des souris receveuses/hôtes, qui ont donc le même fond génétique que les cellules greffées, afin d’éviter tout rejet de greffe ou réaction inflammatoire indésirable. Enfin, les souris receveuses sont immunocompétentes (capables de produire une réponse immunitaire face à un corps étranger), critère indispensable dans notre étude qui cherche à déterminer les modifications de la réponse immunitaire. Le développement de cancers étant évalué à l’âge adulte, nous utiliserons des souris femelles âgées de 6 à 8 semaines. Le développement de cancers étant évalué à l’âge adulte, nous utiliserons des femelles âgées de 6 à 8 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 780
Souffrances
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 780

780 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent deux injections dans le muscle de la patte et des prélèvements de sang au niveau de l'oeil, avant la mise à mort et le prélèvement d'organes, pour comparer des candidats vaccins contre le SARS-CoV-2 et la grippe. Le porteur affirme n'attendre aucune souffrance, tout en prévoyant l'exclusion et la mise à mort immédiate des souris montrant prostration ou perte de poids. Sur le remplacement, il indique que le modèle souris est adapté mais aussi "imposé par son utilisation dans les tests précliniques des compagnies pharmaceutiques".

Objectifs

Les épidémies de coronavirus et de grippe posent un problème majeur de santé publique. Ces 2 virus sont soumis à de nombreuses modifications génétiques limitant l’efficacité des vaccins actuels. Le virus SARS-Cov2 possède, entre autres, une protéine permettant l’entrée du virus dans les cellules. C’est la cible des vaccins actuels qui génèrent une réponse immunitaire générant de nombreux anticorps de courte durée de vie. Le virus possède également la nucléocapside (N) contenue à l’intérieur du virus, qui est la protéine qui mute le moins entre les différentes souches de coronavirus. Pour le virus de la grippe, il existe également une protéine très conservée, la nucléoprotéine (NP), faisant d’elles des cibles pertinentes pour l’efficacité des vaccins sur le long terme. La technologie mise au point permet aux candidats vaccins d’être très accessible aux cellules du système immunitaire pour protéger des infections. Un partenariat avec une entreprise de biotechnologie permet l’obtention de nouveaux candidats contre la Grippe ou le SARS Cov2 contenant cette technologie. Il est intéressant d’étudier si ces nouvelles formulations vaccinales sont capables de produire des anticorps permettant de lutter contre les virus, mais également de stimuler le système immunitaire afin d’obtenir une protection longue dans le temps. Plus précisément, pour le projet SARS Cov2 les réponses immunitaires sont étudiées suite à l'injection de différents candidats vaccins contenant la protéine permettant l’entrée du virus et/ou la nucléocapside. Pour le projet grippe, des formulations vaccinales avec NP sont caractérisées dans la lutte contre les épidémies saisonnières. Ces études seront réalisées chez le modèle souris. Techniquement, les formulations vaccinales à tester sont injectées dans le muscle de la patte qui est une voie utilisée pour étudier de nombreux phénomènes immunologiques. Des prélèvements de sang réalisés permettront de quantifier les anticorps générés chez les animaux, et des prélèvements d’organes, post mortem, seront étudiés pour valider si les candidats vaccins sont efficaces.

Bénéfices attendus

Les nouveaux condidats vaccins sont très prometteurs pour la santé humaine. Les vaccins récemment développés contre le SARS-CoV-2 ou produits chaque année contre la grippe saisonnière, sont majoritairement destinés à générer une réponse anticorps vis-à-vis de protéines du virus présent à sa surface. Avec l’apparition de nombreuses mutations et donc l’apparition de nouveaux variants, des formulations vaccinales, visant à développer une réponse immunitaire à long terme, pourrait permettre de pallier les problèmes des vaccins actuels. Cela permettrait de mieux traiter les patients avec un vaccin capable d’induire une protection contre différentes souches de SARS-CoV-2 et de la grippe. Selon les résultats obtenus, il pourra être envisagé de porter ce projet à plus grande échelle avec la possibilité de phases cliniques.

Procédures

Tous les animaux du projet vont recevoir 2 injections dans le muscle de la patte sans anesthésie préalable. Ces injections sont espacées de 21 ou 28 jours selon la procédure utilisée et dureront environ 5 à 10 secondes par souris. Pour 30% des animaux, 2 prélèvements de sang seront réalisés, le premier durant les phases d'immunisations, et le second au jour de sa mise à mort. 100ul de sang seront prélevés au niveau de l'oeil sur animaux vigiles. Pour 70% des animaux, seul un prélèvement de sang sera réalisé au jour de la mise à mort de l'animal. Avant chaque prélèvement de sang, une goutte d'un collyre anesthésique local (Tétracaïne) sera appliqué. Chaque prélevement durera 5 secondes par souris.

Impact sur les animaux

Pour l'ensemble du projet aucune souffrance des animaux n'est attendue. Toutefois, si une souris présente des signes de souffrance tel que la prostration, l'absence de réponse aux stimuli extérieurs ou la perte de poids, elle sera exclue de la procédure et immédiatement mise à mort.

Devenir

L'ensemble des animaux du projet sont mise à mort lors de chaque procédure.

Remplacement

La vaccination repose sur la mise en place d’une réponse immunitaire faisant appel à l’ensemble des organes lymphoïdes et des différents tissus ciblés. Le choix du modèle souris est donc adapté, et également imposé par son utilisation dans les tests précliniques des compagnies pharmaceutiques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé est réduit à minima sans compromettre les objectifs du projet. Pour obtenir des résultats statistiquement interprétables, des groupes de 6 souris sont nécessaires. L'analyse de puissance et l'estimation de la taille de l’échantillon se font en amont de l’expérimentation. Test d’hypothèse: est-ce que la moyenne de la population traitée avec une constructions X est différente de la moyenne de la population contrôle et de la moyenne des autres groupes immunisés. Pour les analyses des résultats et les comparaisons de plusieurs échantillons nous utilisons les Analyses de variance ou ANOVA (one-way analyses of variance) qui va consister à chercher le rapport entre la variance entre les groupes et la variance à l'intérieur des groupes. Également les tests statistiques comme des tests de comparaison de moyennes de Student, ou non paramétrique (Mann Whitney) avec un seuil minimal du risque alpha fixé à 5% peuvent être utilisés selon les comparaisons souhaitées.

Raffinement

Les souris seront acclimatées durant une semaine. L'immunisation est réalisée dans le muscle. C'est une voie permettant l'obtention d'une bonne réponse immunitaire et étant le peu invasif pour l’animal. Enfin, avant chaque prélèvement de sang, un collyre anesthésique local (Tétracaïne, une goutte) sera appliqué.

Choix des espèces

La réponse immunitaire est un phénomène biologique complexe faisant intervenir de multiples types cellulaires et une organisation spatiale particulière qui rend impossible son étude dans des tests in vitro

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 1450
Souffrances
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Devenir
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 1450

1 450 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une inflammation de l'oeil leur est induite par injection d'une émulsion et d'une toxine, avec transfert de cellules immunitaires et suivi par imagerie de la rétine, pour tester le récepteur CD47 comme cible thérapeutique. Le porteur affirme que cette uvéite n'entraîne pas de douleur perceptible et que la perte de vision importe peu, la souris se déplaçant grâce à ses vibrisses. Il justifie l'effectif élevé par la forte variabilité du modèle et écarte le remplacement, les études in vitro ne montrant pas les signes cliniques.

Objectifs

Le projet vise à induire un modèle d'uvéite, l'Uvéite Autoimmune Expérimentale (EAU) chez des souris et d'évaluer le potentiel thérapeutique de différentes cibles en empêchant soit l'activation du système immunitaire soit le recrutement de cellules immunitaires dans l'œil soit en induisant la mort de ces cellules immunitaires. Nous allons donc induire une EAU chez des animaux n'exprimant pas ces récepteurs identifiés ou traiter des animaux qui développent une uvéite avec des agonistes ou antagonistes de ces récepteurs afin de déterminer l'effet potentiellement bénéfique de ces cibles pour inhiber la réponse immunitaire au cours de l'uvéite.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d'évaluer le rôle du récepteur CD47 comme potentielle cible thérapeutique chez l'Homme en empêchant soit l'activation et/ou le recrutement du système immunitaire dans l'œil soit en induisant la mort de ces cellules immunitaires et déterminer quelles cellules immunitaires sont impliquées.

Procédures

Induction de l’Uvéite Auto-immune Expérimentale (EAU) par injection sous-cutanée (ISC) d’une émulsion protéique ou le transfert adoptif de cellules immunitaires par injection intraveineuse (IV). L’induction de l’EAU est un phénotype qui n’entraîne pas de douleur perceptible. Puis traitements par injections intrapéritonéale (IP) ou intra-vitréenne (IVT). Toutes les injections (ISC, IV, IP et IVT) sont rapides (moins d’une minute). Les nuisances attendues sont celles de l’introduction d’une aiguille pour les injections (qui sont réalisées sous anesthésie, il n’y a donc pas de douleur attendue). Le suivi de l’évolution de la maladie (EAU) par des actes non invasifs (donc pas de douleur ou de détresse) : imagerie rétinienne (fond d’œil – 5 min) et OCT (tomographie en cohérence optique – 5 min). Tous les prélèvements se feront suite à l’euthanasie par méthode réglementaire de l’animal. Il n’y a pas de procédure chirurgicale engagée dans ce projet.

Impact sur les animaux

Induction d’EAU par injection sous-cutanée d’une émulsion de peptides et injection IP d’une toxine, transfert adoptif de cellules immunitaires par injection IV et suivi de l’évolution de la maladie (EAU) par des actes non invasifs (imagerie rétinienne (fond d’œil) et OCT (tomographie en cohérence optique) => phénotype modéré car nuisance visuelle (EAU) mais vision non indispensable à la souris pour se déplacer (utilisation de ses vibrisses). L’induction de l’EAU est un phénotype qui n’entraîne pas de douleur perceptible (pas de changement du comportement de la souris). Avec ce projet les nuisances attendues sont celles de l’introduction d’une aiguille pour les injections (qui sont réalisées sous anesthésie, il n’y a donc pas de douleur attendue). L’évolution de la maladie est surveillée par des actes non invasifs qui n’engendrent donc pas de douleur ou de détresse.

Devenir

Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem, cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux.

Remplacement

Les études in vitro et sur animaux invertébrés ne permettent pas l'études des signes cliniques de la pathologie ; la souris est donc une des espèces les plus appropriées pour ce type d'étude.

Réduction

Nous devons induire plusieurs expériences en raison de la grande variabilité dans le développement de la pathologie entre les souris d'un même lot. Certains ne développeront pas la maladie, d’autres la développeront à un stade plus avancé ou la sévérité de l’inflammation sera différente. Nous aurons donc besoin de 10 animaux par lots pour un total de 1450 souris. Le nombre de 10 animaux par groupe est basé sur les résultats de nos expériences dans notre laboratoire afin de permettre la réalisation des analyses statistiques adéquates pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

La seule anesthésie mise en oeuvre sera la gazeuse à base d'un mélange dioxygène/isofluorane. Les animaux sont hebergés en goupe avec un coton pour faire un nid dans chaque cage. Les animaux sont hébergés en groupe de 5 dans des cages ventilées. Les animaux sont examinés quotidiennement par les expérimentateurs et par le personnel de l'animalerie. Les animaux auront une période d'une semaine d'acclimatation avant l'expérimentation. Si nécessaire, et en cas d'agressivité des mâles, les animaux seront séparés. Les animaux sont identifiés par bague numérotée ou tatoués. Les animaux sont génotypés par PCR après prélèvement par le personnel animalier compétent. Tous signes d’inconfort ou de détresse avant l’apparition des signes cliniques autres que ceux de l’EAU, tels que l'apparence (poil ébouriffé, dos courbé, perte excessive de poils) et un comportement anormal (agressivité soudaine, inactivité, vocalisation et mutilation, isolement, diminution de l’appétit), feront l’objet d’une surveillance accrue et d’un isolement en cas de besoin. Les critères absolus (état de choc, léthargie, inconscience, immobilité, forte hypothermie, difficultés respiratoires) entraîneront l’euthanasie. Toutefois, les critères absolus ne devraient pas être mis en évidence aux vues des procédures utilisées.

Choix des espèces

Les souris sont utilisées pour ces expériences car elles constituent un modèle bien établi pour l'EAU. En outre, il est relativement simple d'examiner le système visuel et d'autres tissus chez la souris, et ce modèle offre l’avantage de multiples options pour les analyses. De plus, notre projet nécessite l'utilisation de souris car c'est l'espèce dans laquelle a été développée le modèle d'invalidation génique conditionnelle et le modèle de uvéité, EAU. Les animaux seront utilisés entre 2 et 4 mois, âge auquel ils sont susceptibles de développer la pathologie.