Procédures modérées

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Hamsters dorés : 240
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240 hamsters syriens vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie reçoit des injections répétées de mélatonine, une autre subit une chirurgie d'implantation d'un système d'infusion continue d'hormones thyroïdiennes dans le cerveau, pour étudier la prolifération cellulaire saisonnière de l'hypothalamus. Le porteur indique que la chirurgie est douloureuse, que le passage en jours courts provoque une perte de poids d'environ 15 % et que l'isolement en cage individuelle peut générer du stress. Tous les animaux sont ensuite tués pour prélever le cerveau, le sang et les testicules.

Objectifs

L’hypothalamus est une partie du cerveau qui contrôle les fonctions métaboliques et reproductives. Chez les mammifères, il a été montré que les changements saisonniers des hormones thyroïdiennes et de la mélatonine régulent l’activité de l’hypothalamus pour ajuster les fonctions métaboliques et reproductives avec les saisons. Notre projet déterminera quel est le rôle des hormones saisonnières (mélatonine et hormones thyroïdiennes) dans la prolifération cellulaire saisonnière de l’hypothalamus du hamster syrien, un mammifère saisonnier. Des études chez le mouton ont montré que l'exposition à des jours courts d’hiver (avec un pic long de mélatonine), qui induit une activation de leur reproduction, est associée à une augmentation de la prolifération cellulaire dans l’hypothalamus. Nos données préliminaires chez le hamster syrien montrent que l'exposition à des jours courts (qui, à l’inverse du mouton, inhibent sa reproduction) induit également une prolifération cellulaire dans l’hypothalamus. Ces observations suggèrent que la prolifération saisonnière des cellules hypothalamiques se produit en réponse au signal saisonnier, indépendamment de la stratégie de reproduction de l'animal. Notre projet testera quelles hormones saisonnières (mélatonine et/ou hormones thyroïdiennes) induit la prolifération cellulaire hypothalamique en jours courts chez le hamster syrien mâle.

Bénéfices attendus

Ce projet nous aidera à mieux comprendre la nature du signal saisonnier endocrine (mélatonine et/ou hormones thyroïdiennes) qui contrôle la prolifération cellulaire saisonnière dans l'hypothalamus du cerveau adulte d’un mammifère. Les résultats obtenus nous permettront ensuite d’envisager de futures expériences pour 1) établir la nature des cellules hypothalamiques nouvellement formées suite au changement des saisons, 2) analyser le rôle physiologique de la prolifération cellulaire adulte saisonnière et 3) d’étudier l’effet de perturbateurs saisonniers (réchauffement climatique, pollution lumineuse nocturne) sur la prolifération cellulaire saisonnière. Ces travaux ont des implications cliniques potentielles car des études récentes montrent que la physiologie humaine présente aussi des variations saisonnières d’hormones liées au métabolisme, à la reproduction et à la croissance.

Procédures

Dans la première expérience où nous testons l’effet d’un allongement du pic nocturne de mélatonine en jours longs, chaque hamster recevra une injection de solvant ou de la mélatonine (durée de la préhension plus injection : 2 min) chaque jour pendant 2 ou 4 semaines. Un jour avant la fin de l’expérience, une injection intrapéritonéale d’une substance qui permet la visualisation des cellules nouvellement formées (durée de la préhension plus injection : 2 min) sera donnée sur chaque hamster vigile. Toutes les injections se feront sur animal vigile. Les hamsters seront stabulés à raison de de 3 individus par cage enrichie (tunnel, nid, bâton en bois). Dans la deuxième expérience où nous testons l’effet d’une augmentation des concentrations des hormones thyroïdiennes en jours courts, chaque hamster aura une chirurgie pour implanter un système permettant l’infusion continue de solvant ou d’hormones thyroïdiennes dans le cerveau (durée de la chirurgie sous anesthésie profonde : 30 min) pendant 2 ou 4 semaines. Un jour avant la fin de l’expérience, une injection intrapéritonéale d’une substance qui permet la visualisation des cellules nouvellement formées (durée de la préhension plus injection : 2 min) sera donnée sur chaque hamster vigile. Les hamsters seront stabulés en cages individuelles enrichies (tunnel, nid, bâton de bois) car la situation de jours courts les rend naturellement agressifs et les animaux pourraient s’attaquer les uns aux autres, notamment au niveau des plaies des implantations. A la fin de l'étude, tous les animaux seront mis à mort après anesthésie profonde.

Impact sur les animaux

Le hamster syrien peut être stressé par les manipulations/préhensions qu’il devra subir régulièrement. Les injections intrapéritonéales peuvent engendrer une douleur locale mais de courte durée. L’intervention chirurgicale est jugée douloureuse per se (douleur modérée) et peut également entrainer des inflammations. Le transfert en jours courts entraine naturellement une perte de poids d’environ 15%, mais il est possible que la perte de poids soit supérieure. Les hamsters opérés et leurs contrôles sont suite à l'impantation transférés en jours courts et sont placés en cage individuelle (car étant naturellement plus agressifs en jours courts, ils pourraient s’attaquer, notamment au niveau des plaies) ce qui peut conduire à un stress de l’isolement.

Devenir

Mise à mort de tous les animaux pour prélèvements 1) du cerveau post-mortem dans le but d’analyser la prolifération cellulaire grâce à la visualisation par une technique de coloration de cellules nouvelles nées par immunohistochimie ; 2) du sang pour doser les hormones de la reproduction, 3) des testicules dont la masse indique le statut reproducteur de l’animal.

Remplacement

Le projet vise à étudier l’effet de plusieurs hormones de la saisonnalité sur les processus de prolifération cellulaire dans l’hypothalamus. Ce sont des fonctions intégrées typiques des mammifères qui par conséquent ne peuvent pas être étudiées chez des organismes non-mammifères, des lignées cellulaires ou des modèles biomathématiques, et qui nécessitent des organismes entiers. Dans ce contexte il n'est encore pas possible de proposer d’alternatives pour des études préliminaires dans des modèles hors-champs.

Réduction

Le nombre de animaux a été calculé sur des connaissances du modèle et une méthode mathématique en intégrant la variabilité inhérente au modèle et aux gestes réalisés. Ce nombre permettra d’obtenir des résultats statistiquement exploitables. Les tests statistiques utilisés pour comparer les groupes ont été choisis pour permettre d’évaluer l’effet de plusieurs hormones de la saisonnalité sur les processus de prolifération cellulaire dans l’hypothalamus.

Raffinement

Tous les hamsters seront dans des cages enrichies avec du matériel de nidation, un bâton à ronger, et tunnel de refuge. Avant et pendant les traitements, les hamsters, qui sont des animaux sociaux, seront placés en cage collective (3 individus par cage). Il y aura une exception pour les hamsters stabulés en jours et ayant eu une intervention chirurgicale qui seront isolés car il y a des risques qu’ils soient agressifs entre eux. Les hamsters soumis à des traitements seront traités avec des analgésiques et anesthésiques adaptés pour réduire leur souffrance induite par les procédures à un niveau minimum. Les animaux seront habitués à la manipulation avant le début des injections pour limiter le stress généré par celles-ci. Ils seront observés quotidiennement pour détecter tout signe de souffrance. Des points-imites ont été établis pour soustraire l’animal à la souffrance durant la durée de l’étude.

Choix des espèces

Le hamster syrien est un modèle de rongeur dont la physiologie saisonnière est bien caractérisée. Des résultats récents chez le hamster syrien ont montré l’existence d’une prolifération cellulaire hypothalamique augmentée lors du transfert en jours courts type hiver. De plus les procédures expérimentales proposées chez cette espèce sont bien maitrisées, ce qui contribuera à en limiter les effets dommageables pour l’animal. Pour ce projet seuls les mâles seront utilisés car la bonne intégration de l’information photopériodique est facilement observable par la modification de la taille des testicules. Nous utiliserons des hamsters mâles post-pubères âgés entre 3 et 8 mois, car notre expérience nécessite que les hamsters aient un âge où la maturation sexuelle est optimale.

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Souris : 5050
Souffrances
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5050 souris transgéniques 5XFAD vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des composés en développement par voie orale jusqu'à 50 jours ou par injection, avec des prélèvements sanguins hebdomadaires, avant d'être tuées pour prélever le cerveau et enregistrer l'activité neuronale sur coupes. Le porteur indique n'attendre aucun effet indésirable notable hormis une possible agressivité des mâles. Il précise que les animaux surnuméraires servent à l'entraînement technique du personnel puis sont eux aussi tués.

Objectifs

La maladie d’Alzheimer (MA) est un syndrome neurodégénératif associé à une perte progressive des fonctions cognitives. La MA est corrélée à des modifications cérébrales incluant le dépôt de plaques amyloïdes, des dégénérescences de neurones et la mort neuronale qui conduisent inévitablement à la perte de mémoire et aux déficits dans la transmission synaptique. L’objectif de ce projet est d’étudier les modifications du réseau neuronal par électrophysiologie sur coupes cérébrales dans des modèles animaux transgéniques présentant des déficits cognitifs et de tester l'efficacité de molécules en développement sur ces modifications. Pour ce projet, nous utiliserons le modèle 5XFAD, bien décrit dans la littérature. Ce modèle de souris associe 5 mutations responsables de la MA: trois mutations du gène de l’APP : la suédoise, la « Florida », la londonienne, et deux mutations du gène PS1. La lignée 5xFAD présente une accumulation intracellulaire précoce d'un peptide caractéristique de la MA dès 1,5 mois, suivie à 2 mois d’une perte neuronale importante. Une atteinte de la mémoire de travail, de la mémoire associative et de la mémoire de référence sont observées dès l’âge de 3 mois. Les souris transgéniques 5XFAD présentent les principales caractéristiques de la MA et constituent un modèle de choix pour l’étude de la neurodégénérescence intra neuronale et l’efficacité de composés en développement. Les modèles de souris sur lesquels nous allons travailler ne présentent pas de phénotype dommageable à l'âge auquel nous les utilisons (moins de 6 mois).

Bénéfices attendus

Ce projet scientifique associé à notre plateforme d'électrophysiologie ex-vivo (sur coupes cérébrales) permettra de tester les effets neurotoxiques/neuroprotecteurs de composés en développement sur les modifications du réseau neuronal liées à la maladie d’Alzheimer (MA). La technique utilisée sera l'électrophysiologie ex-vivo, c'est-à-dire sur coupes cérébrales.

Procédures

Au cours de ce projet, nous allons tester l'effet de composés en développement sur les modifications de plasticité synaptique observées dans le modèle 5XFAD. Pour cela, des composés seront administrés à des souris 5XFAD, par voies entérales (orale) ou parentérales (intrapéritonéal, sous-cutané, intramusculaire et intraveineux). -voie intrapéritonéale : La durée d’administration consécutive du produit sera fonction de la nature du véhicule utilisé ou de la tolérance du produit et ne pourra dépasser 21 jours, à raison d’une fois par jour. -voie orale : de 1 à 50 jours maximum, une ou deux fois par jour. -voie sous-cutanée : de 1 à 7 jours maximum, une fois par jour. -voie intraveineuse : de 1 à 7 jours maximum, une fois par jour. -voie intramusculaire : 1 à 7 jours maximum, une fois par jour Lors de l’expérimentation, des prélèvements sanguins au niveau de la veine caudale pourront être effectués 1 fois par semaine maximum sur animal vigile selon les méthodes en vigueurs suivantes : - Au niveau de la veine caudale, sur animal vigile maintenu dans une boite à contention ; - Au niveau de la veine sub-mandibulaire, sur animal vigile ; - Au niveau de la veine jugulaire, sur animal anesthésié à l’isoflurane (après induction 3min à 5%). Selon les recommandations, le volume maximum prélevé sera de 7,5% de volume sanguin total (soit 100 à 140µL de sang). Un point de compression sera réalisé pour arrêter tout saignement avant que l’animal ne retourne dans sa cage.

Impact sur les animaux

A priori, aucun effet indésirable n’est attendu sur ces animaux, hormis une augmentation possible d’agressivité chez les mâles. En cas d’agressivité, un isolement des animaux sera mis en place. Une fiche d’observations/points limites (en annexe) permettra d’assurer le suivi des points limites adaptés aux modèles et aux différentes voies d’administration des composés. Les animaux sont évalués sur leur comportement, leur respiration, leur aspect général, si besoin leur poids quotidiennement. Les points limites ainsi que les procédures de soins ou d’hébergement seront affinés en fonction des observations réalisées sur cette lignée. Les recommandations du fournisseur concernant l’hébergement (stabulation, enrichissement…) seront suivies afin d’améliorer le bien-être animal. Le modèle de souris transgéniques 5XFAD que nous utiliserons présentent un phénotype non dommageable à l'âge étudié (moins de 6 mois). Si des phénomènes inattendus, non répertoriés par le fournisseur se manifestaient, les points limites seraient adaptés. Suite à l’administration des composés à tester, il se peut que des signes d’inconfort ou d’intolérance se manifestent (rougeur, gonflement…). L’altération de l’état d’un animal entraînera la mise en place d'interventions précoces et adaptées et des procédures de modifications de soins pourront être mises en œuvre en cas de besoin comme détaillé dans la fiche de suivi. Les animaux exprimant des signes permanents de douleur seront exclus de l’étude et mis à mort immédiatement, sur décision du directeur de l'étude et/ou du vétérinaire désigné.

Devenir

A la fin de la période d'administration du composé, les animaux seront mis à mort afin de réaliser des coupes cérébrales et d'enregistrer l’activité neuronale par la technique d’électrophysiologie ex-vivo. Les animaux surnuméraires seront utilisés pour la formation et le maintien des gestes techniques du personnel et seront mis à mort à la fin de la procédure.

Remplacement

L'organisation des réseaux neuronaux et la plasticité synaptique peuvent être étudiés sur des coupes cérébrales de rongeurs par électrophysiologie. Elles ne peuvent pas être reproduites, ni étudiées dans des modèles de cultures cellulaires in-vitro. L'étude de l'effet de composés en développement et une meilleure compréhension des pathologies du système nerveux central nécessitent donc l'administration de composés sur un organisme entier. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour nos animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect éthique de la règle des 3 R.

Réduction

Le nombre de souris a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par un programme statistique. Les résultats seront analysés avec un logiciel adapté. Nous adapterons les tests statistiques en fonction de la distribution des observables, qu'elle soit normale ou non.

Raffinement

Dès leur arrivée, les animaux seront hébergés dans des cages collectives avec un environnement enrichi (par exemple : igloos, briques de bois à grignoter, ambiance sonore dans la salle, commutation progressive de la lumière, etc.). Suivra alors une période d’acclimatation de 5 jours minimum, pendant laquelle aucun geste technique lié à la procédure expérimentale ne sera réalisé. Les conditions d’hébergement et de soins et les méthodes utilisées ont été choisies et conçues de manière à réduire au maximum toute douleur, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Le contrôle mortalité des animaux sera effectué quotidiennement sans exception (Week-ends & jours fériés inclus) par du personnel compétent et qualifié. Le bien-être des animaux sera évalué par l’observation des signes cliniques. Soins : Des points limites ont été établis afin d’anticiper toute dégradation de l’état de santé général des animaux et, le cas échéant, d’appliquer des protocoles de soins adaptés.

Choix des espèces

Nos expérimentations sont réalisées chez la souris, petit rongeur dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour une large communauté scientifique nationale et internationale. Ces rongeurs, de petite taille et d’élevage facile, possèdent un système nerveux dont le développement est extrêmement proche de celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est suffisamment complexe. Pour l'étude des déficits de la maladie d'Alzheimer, la souris représente un modèle de choix pertinent car il existe des modèles transgéniques, bien décrits dans la littérature et couramment utilisés pour tester l'effet de composés en développement. Les animaux seront utilisés de l'âge de 3 semaines à 24 semaines, âge auquel le phénotype n’est pas dommageable, et ceci afin de couvrir tous les âges, du jeune à l'adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Équidés : 6
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6 chevaux sains vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis gardés vivants comme animaux d'enseignement. Chaque cheval subit une biopsie de la langue réalisée à travers la joue sous sédation et anesthésie locale, ainsi que des examens cliniques et des administrations orales de médicaments sur trois jours. Le porteur reconnaît que des complications modérées à sévères comme une hémorragie ou une anorexie peuvent survenir. Il présente cette étude comme une étape préliminaire "indispensable" avant des prélèvements sur des chevaux malades, pour améliorer le diagnostic de la maladie de l'herbe.

Objectifs

Démontrer la tolérance et la faisabilité de la technique de biopsie de langue réalisée à travers la joue, chez des chevaux vivants sains. Ce travail est une étape préliminaire indispensable à la réalisation des prélèvements chez des chevaux symptomatiques, dans un contexte clinique.

Bénéfices attendus

Permettre de valider la faisabilité et la tolérance d'une technique de biopsie linguale sur des chevaux debouts, afin d'améliorer le diagnostic et la prise en charge des chevaux atteints de la maladie de l'herbe. Le diagnostic précoce et fiable de cette maladie présente un réél enjeu éthique et financier.

Procédures

3 interventions : 3 examens cliniques par jour pendant 3 jours, soit 9 examens cliniques, 10 minutes par examen ; 2 administrations per os de médicaments par jour pendant 3 jours, soit 6 per os, 1 minute par administration ; la réalisation de la biopsie linguale transbuccale (à travers la jour) sous anesthésie locale et sédation.

Impact sur les animaux

Des complications modérées à sévères pourraient éventuellement survenir, telles qu'une hémorragie ou une anorexie (perte totale d'appétit). Des complications plus modérées pourraient éventuellement survenir, telles qu'une dysorexie (difficultée à manger, perte d'appétit partielle) les premiers jours après l'intervention, une inflammation douloureuse ou une infection du site d'incision de la joue, des symptômes de fièvre et d'infection généralisée.

Devenir

A l'issue de la première procédure, les 3 chevaux seront replacés pour l'enseignement de l'anatomie. A l'issue de la 2e procédure, les 3 chevaux seront conservés au sein de l'EU, en tant que chevaux d'enseignement clinique.

Remplacement

Une étude préliminaire a été effectuée sur des cadavres afin de garantir la faisabilité de la technique. Notre projet cherche maintenant à démontrer la faisabilité de cette procédure sur des chevaux vivants debouts, avec les difficultées que cela représente : comportement d'acceptation de la procédure, déglutition, mastication et mouvements de langue. La procédure vise également à recenser les complications éventuelles qui pourraient survenir. Aucun modèle inerte ne peut être utilisé pour cette étape du projet.

Réduction

Aucun projet ne s'est intéressé à la réalisation de biopsie linguale chez des chevaux vivants. La faisabilité de la procédure par approche transbuccale a été au préalable évaluée sur des cadavres et la technique a été améliorée au fur et à mesure des essais. Les analyses histologiques effectuées ont démontré la bonne qualité des prélèvements. La procédure a été optimisée avant d'être employée sur des chevaux vivants, permettant de réduire leur nombre. Aucun test statistique n'a été utilisé pour déterminer le nombre d'animaux nécessaires.

Raffinement

Nous optimisons la technique pour améliorer le bien-être des animaux. Les chevaux seront logés au box sur une litière paillée, avec une nourriture standard (foin et granulés), avec des congénères en visuel et sortis 2 fois par jour. Un enrichissement du milieu à l'aide de jeux, de pierres à sel et de pipolino sera effectué selon les individus et leur niveau d’habituation, afin de ne pas générer une source de stress supplémentaire. Pour la réalisation des biopsies, les chevaux seront tranquillisés, après l’administration d’antalgiques et des anesthésies locales seront réalisées pour tous les actes pouvant être inconfortables. Enfin, les chevaux seront remis au box et re-nourris dès que les effets de la sédation auront disparu. La procédure sera réalisée si le cheval supporte une sédation adéquate, sans agitation avec un arrêt de la mobilité de la langue, afin de prélever la biopsie dans des conditions optimales. Si tel n’est pas le cas, la procédure sera arrêtée et le cheval sorti du protocole.

Choix des espèces

Espèce cible pour la pathologie concernée Chevaux adultes. La maladie de l'herbe se déclare le plus souvent chez de jeunes adultes entre 2 et 7 ans. Notre projet vise à tester la faisabilité des biopsies chez des chevaux de taille adulte.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 6060
Souffrances
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6060 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Après implantation d'électrodes dans le cerveau par stéréotaxie, elles reçoivent des composés en développement par voie orale jusqu'à 50 jours ou par injection, avec un prélèvement sanguin hebdomadaire possible, pour tester des effets neuroprotecteurs ou neurotoxiques sur des modèles de la maladie d'Alzheimer. Le porteur indique que ces souris présentent un phénotype dommageable et que des signes de douleur peuvent persister après la chirurgie malgré les analgésiques. Les retombées annoncées se limitent à mieux comprendre les réseaux neuronaux, l'implantation cérébrale entraînant la mise à mort de tous les animaux pour contrôle histologique.

Objectifs

La neurodégénérescence avec perte progressive des structures et fonctions neuronales est le facteur causal clé de troubles neurologiques dévastateurs tels que la maladie d'Alzheimer (MA). Malgré les progrès significatifs de la recherche en neurobiologie, la prévalence de ces pathologies continue d’augmenter en raison du manque de traitements curatifs. La MA est un syndrome neurodégénératif associé à une perte progressive des fonctions cognitives. Elle est corrélée à des modifications incluant des plaques amyloïdes, des dégénérescencesde neurones et la mort neuronale. Les premières lésions apparaissent dans une zone du cerveau impliquée dans l'apprentissage et la mémoire, l'hippocampe. L’apprentissage et la mémoire reposent sur la plasticité des circuits de notre cerveau, c’est-à-dire la capacité des neurones à modifier de façon durable l’efficacité de leur transmission synaptique. De plus, un nombre croissant de données épidémiologiques a démontré un lien entre le diabète de type 2 et la MA. Cette découverte a permis d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherche pour mieux appréhender la physiopathologie des maladies neurodégénératives et ouvrir de nouvelles approches thérapeutiques. Dans ce projet, nous proposons d'étudier dans des modèles de souris transgéniques de la MA et mutantes du diabète présentant des altérations de l’apprentissage et de la mémoire : -les modifications des réseaux neuronaux liées au génotype par des enregistrements électrophysiologiques in-vivo (animal vigile ou anesthésié). -l'efficacité / toxicité de composés en développement sur les modifications des réseaux neuronaux. Pour ces études, des enregistrements électrophysiologiques (animal vigile ou anesthésié) permettront d’étudier les modifications du réseau neuronal induites par administration unique ou répétée de composés en développement par voie entérale (orale) ou parentérale (intraveineuse, intrapéritonéale, sous-cutanée, intramusculaire).

Bénéfices attendus

Ce projet scientifique associé à notre plateforme d'électrophysiologie in vivo (sur animal vigile ou anesthésié) permettra de mettre en évidence les modifications des réseaux neuronaux associés à des modèles de la MA et de tester les effets neurotoxiques/neuroprotecteurs de composés en développement sur les modifications du réseau neuronal liées à la MA.

Procédures

Au cours de ce projet, nous allons tester l'effet de composés en développement sur les modifications de plasticité synaptique observées dans des modèles animaux de la maladie d'Alzheimer, après implantation d'électrodes par stéréotaxie au cours d'une unique chirurgie. Pour cela, des composés seront administrés à des souris, par voies entérale (orale) ou parentérales (intrapéritonéal, sous-cutané, intramusculaire et intraveineux). -voie intrapéritonéale : La durée d’administration consécutive du produit sera fonction de la nature du véhicule utilisé ou de la tolérance du produit et ne pourra dépasser 21 jours, à raison d’une fois par jour. -voie orale : de 1 à 50 jours maximum, une ou deux fois par jour. -voie sous-cutanée : de 1 à 7 jours maximum, une fois par jour. -voie intraveineuse : de 1 à 7 jours maximum, une fois par jour. -voie intramusculaire : 1 à 7 jours maximum, une fois par jour Si nécessaire, un prélèvement sanguin par semaine de moins de 7.5 % du volume sanguin circulant sera effectué.

Impact sur les animaux

Les modèles de souris que nous utiliserons présentent un phénotype dommageable. Leur bien-être sera attentivement suivi durant toute la durée du projet grâce à des fiches d'observation/points limites adaptées aux modèles. Des procédures de prise en charge adaptées seront mises en place. En cas d’administration de composés, il se peut que des signes d’inconfort ou d’intolérance se manifestent. Pour les études sur l’animal vigile, suite au placement par chirurgie des électrodes, il se peut que les animaux présentent des signes de douleur malgré les précautions prises pendant la chirurgie (analgésiques, anesthésiques) et en post-opératoire (antibiotiques). Dans tous les cas, des points limites préalablement définis et adaptés permettront d’assurer un suivi de l’état général des animaux et de mettre en place des interventions précoces et adaptées en cas de souffrance animale.

Devenir

Une chirurgie permettant l'implantation des électrodes nécessaires aux enregistrements électrophysiologiques sera effectuée sur tous les animaux de ce projet. A la fin des procédures expérimentales, tous les animaux seront donc mis à mort. Un contrôle histologique permettant de vérifier l'emplacement des électrodes pourra être réalisé.

Remplacement

L'organisation des réseaux neuronaux et la plasticité synaptique peuvent être étudiées sur animaux vigiles ou anesthésiés par électrophysiologie in vivo. Elles ne peuvent pas être reproduites ni étudiées dans des modèles de cultures cellulaires in vitro. L'étude de l'effet de composés en développement nécessite l'administration de ces composés sur un organisme entier. La souris représente un modèle de choix car il existe des protocoles bien établis permettant d'étudier la plasticité synaptique, l'activité oscillatoire et les taux de décharge, couramment utilisés par la communauté scientifique d'après les données bibliographiques. Nos expérimentations au sein de la société, même si elles nécessitent l’utilisation d’animaux, sont pratiquées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux et de bien-être pour nos animaux en expérimentation. Toutes les expériences sont réalisées dans le respect éthique de la règle des 3 R.

Réduction

Le nombre de rongeurs utilisé a été réduit autant que possible, tout en étant suffisant pour l'obtention de résultats exploitables. Sur un même animal, nous pourrons enregistrer simultanément différents paramètres électrophysiologiques (plasticité synaptique, transmission synaptique, activité neuronale). L'évaluation du nombre d'animaux nécessaire a été effectuée par l'utilisation de tests statistiques. Les résultats seront analysés avec un logiciel adapté. Nous adapterons les tests statistiques en fonction de la distribution des observables, qu'elle soit normale ou non.

Raffinement

Avant la chirurgie, une période d’acclimatation des animaux d’au moins 5 jours sera respectée. Pendant la chirurgie, des mesures seront mises en place afin de réduire au maximum la douleur : anesthésiques et analgésiques, gel ophtalmique, maintien d'une température constante... Pour les études sur animal vigile après la chirurgie, les animaux seront isolés afin d'éviter tout dommage au niveau des implants ou l'apport de germes susceptibles de provoquer une infection. Les animaux recevront une antibiothérapie adaptée. Un suivi renforcé des animaux sera réalisé après la phase d’opération. Une période de récupération post-chirurgicale d’au moins 7 jours sera respectée. Dès réception des animaux, une observation journalière sera mise en place. Des points limites préalablement définis et adaptés permettront d’assurer un suivi de l’état général des animaux (souffrance, angoisse…) et de préserver leur bien-être. En cas d’altération de l’état de l’animal, la surveillance sera rapprochée et les animaux seront soignés en fonction de la sévérite de la douleur observée.

Choix des espèces

Nos expérimentations sont réalisées chez la souris, petit rongeur dont l’étude est extrêmement répandue au sein des laboratoires de recherche en Neurosciences, rendant les résultats pertinents pour une large communauté scientifique nationale et internationale. Ces rongeurs, de petite taille et d’élevage facile, possèdent un système nerveux dont le développement est extrêmement proche de celui du système nerveux humain, et dont l’organisation, certes simplifiée, est suffisamment complexe. Pour l'étude des déficits de la maladie d'Alzheimer, la souris représente un modèle de choix pertinent car il existe des modèles transgéniques, bien décrits dans la littérature et couramment utilisés pour tester l'effet de composés en développement sur le fonctionnement cérébral. Les animaux seront utilisés de l'âge de 4 semaines à 40 semaines afin de couvrir tous les âges, du jeune à l'adulte et tous les stades de la pathologie.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 4320
Souffrances
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Devenir
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 4320

4320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal reçoit une greffe de cellules tumorales sous la peau, puis des injections répétées d'anticorps et d'inhibiteurs deux à trois fois par semaine, avec un risque de nécrose de la tumeur, de cachexie et d'isolement. Le porteur, une société, indique évaluer l'efficacité anticancéreuse de ses anticorps monoclonaux en combinaison, et affirme qu'aucun modèle in vitro ne permet ce test faute de système immunitaire fonctionnel. Les animaux dont la tumeur ne prend pas sont eux aussi mis à mort.

Objectifs

Ces dernières années l’immunothérapie a connu un essor important dans la prise en charge des cancers. Elle a montré une efficacité conséquente dans diverses indications, cependant un certain nombre de patients présentes des résistances spontanées ou acquises. Notre société développe des anticorps monoclonaux à visée thérapeutique dans le cancer. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’efficacité anti-cancéreuse des anticorps monoclonaux en combinaison avec des inhibiteurs de point de contrôle dans des modèles de souris. L’objectif secondaire est d’appréhender les mécanismes d’action de ces anticorps par l’évaluation des modulations du système immunitaire.

Bénéfices attendus

Notre hypothèse est que nos cibles thérapeutiques jouent un rôle dans le développement tumoral. Notre société évalue l’effet anti-tumoral de thérapies ciblées seules ou en combinaison avec des inhibiteurs de point de contrôle dans le cadre de plusieurs projets cliniques. Les travaux présentés dans ce projet permettront une meilleure compréhension du fonctionnement des candidats médicaments et de leur fonctionnement en association avec des inhibiteurs de point de contrôle. Ils permettront également de mieux définir le profil des patients éligibles au traitement et susceptibles d’y répondre.

Procédures

Toutes les souris prévues dans le protocole subiront des injections intrapéritonéales d'anticorps ciblés (2 injections par semaine sur toute la durée du suivi tumoral, soit du jour d'inclusion dans un groupe de traitement jusqu'à l'obtention d'un point limite) et/ou inhibiteurs de point de contrôle (3 injections espacées de 4 jours à partir de l'inclusion des animaux dans les groupes de traitement). Une injection sous-cutannée de lignées cellulaires est réalisée lors de la greffe (une seule fois). Toutes les injections sont réalisées dans un volume de 100μL. Elles sont faites sur animal vigile dans un délais de 20 secondes à partir de la contention.

Impact sur les animaux

Dans les deux procédures il est possible d’observer des phénomènes de nécrose des tumeurs à la surface de la peau. Les individus concernés seront mis à mort. Des signes de fatigue, cachexie et d'isolement sociale sont également possibles. Des mesures d'enrichissement du milieu et de nourriture semi-liquide dans la cage seront mises en œuvre dans un premier temps. Si les point limites sont atteints, les animaux seront mis à mort et une autopsie sera effectuer de manière à évaluer la présence potentielle de métastases. Si de telles observations sont avérées, les surveillances des animaux restants seront accrues.

Devenir

Tous les animaux porteurs de tumeurs seront donc mis à mort en fin de procédure expérimentale selon les critères décrits dans le projet. Des prélèvements tumoraux postmortem seront effectués afin d'analyser le mécanisme d'action des différentes combinaisons de traitements. Etant donné la variabilité de prise de greffe des différents modèles cellulaires, certains animaux peuvent ne pas présenter de tumeur. Ayant subi une injection de cellules, il ne peuvent être considérés comme naïfs de traitement et réutilisés dans d'autres procédures.Les animaux ne présentant pas de prise tumorale seront mis à mort 2 mois après la greffe, en fin de procédure. Des prélèvements biologiques postmortem pourrons également être réalisés sur ces animaux afin d'obtenir des tissus contrôles sains en référence de nos expérimentations

Remplacement

La présence de tous les acteurs micro-environnementaux est nécessaire à la compréhension des mécanismes biologiques qui impliquent l’activité de nos anticorps monoclonaux. Il n'existe pas de modèles d'étude in silico ou in vitro permettant l'évaluation de l'efficacité des inhibiteurs de point de contrôle car ils nécessitent la présence d'un système immunitaire fonctionnel.

Réduction

Nous avons calculé le nombre minimum de souris à inclure, en prenant en compte notre expérience, les études déjà publiées utilisant ces modèles ainsi que pour de disposer de suffisamment de matériel biologique pour rendre nos résultats interprétables. Pour les procédures 1 et 2) D'après notre expérience la variabilité des modèles de greffes sur souris immunocompétentes traitées avec ces composés ne permet pas de voir l'effet de ces drogues seules ou en combinaison au-dessous d'un effectif de 12 souris. Compte tenu des aléas de prise tumorales, nous envisageons des groupes de 15 souris. Dans l’analyse des résultats, nous porterons une attention à la fréquence des animaux répondeurs. Une réduction a été opérée dans les différentes procédures en mutualisant les bras contrôle pour plusieurs lignes de traitement. Une réduction sera opérée dans la procédure 2 sur la base des réponses observées en procédure 1.

Raffinement

Tout au long de notre expérience, le suivi rigoureux des animaux permettra la recherche de tout signe de souffrance. Dans toutes les procédures le volume tumoral sera évalué 2 fois par semaine avec un pied à coulisse. Le poids des animaux sera évalué 1 fois par semaine. Pour l’ensemble des procédures, les signes de souffrance (prostration, propreté, amaigrissement, isolement social) seront surveillés à chaque mesure tumorale ou pesée soit 2 fois par semaine. Des signes de fatigue, cachexie et d'isolement sociale sont également possibles. Des mesures d'enrichissement du milieu et de nourriture semi-liquide dans la cage seront mises en œuvre dans un premier temps. Si les point limites sont atteints, les animaux seront mis à mort et une autopsie sera effectuer de manière à évaluer la présence potentielle de métastases. Si de telles observations sont avérées, les surveillances des animaux restants seront accrues.

Choix des espèces

Certaines de ces molécules sont des anticorps dirigés contre des cibles de souris. La souris compétente est le modèle le plus approprié pour greffer du tissu de cette même espèce tout en permettant de faire des suivis de pharmacocinétique et pharmacodynamie dans le cadre de traitements avec des anticorps monoclonaux et de inhibiteurs de point de contrôle. Par ailleurs les schémas d'administration des anticorps sont bien standardisés (voie, doses, posologies, ...) contrairement à d'autres modèles tels que le zebrafish. Par conséquent, les modèles immunocompétents tels que les souris BalbC ou C57b6 sont nécessaires à la réalisation de cette étude. Les expérimentations seront effectuées sur des souris adultes (âge supérieur à 7 semaines) conformément aux modèles établis.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 75
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 75
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 75

75 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules tumorales humaines leur sont greffées dans le cerveau, suivies d'un suivi par bioluminescence, de séances de radiothérapie et d'une injection sous ultrasons, les animaux présentant en fin de protocole des symptômes neurologiques. Le porteur indique tester une molécule, l'AsiDNA, contre des tumeurs cérébrales pédiatriques qu'il décrit comme incurables, et affirme qu'il faut évaluer in vivo le passage de la molécule dans un cerveau entier. Les retombées pour les enfants malades sont présentées comme un espoir à court terme.

Objectifs

Les tumeurs cérébrales constituent la première cause de mortalité et de morbidité par cancer chez l'enfant et l'adulte jeune. Les gliomes infiltrant de la ligne médiane (ou DMG), qui représentent 10 à 15% des tumeurs cérébrales pédiatriques, sont les formes les plus graves et les plus mal connues sur le plan biologique. Ces tumeurs sont inopérables en raison de leur nature infiltrante et de leur localisation profonde dans le tronc cérébral. Elles sont chimiorésistantes et la radiothérapie, traitement standard, n'est efficace que transitoirement. En cela, ces tumeurs sont universellement incurables et constituent le plus grand défi thérapeutique de l'oncologie pédiatrique à ce jour. Les AsiDNA sont des molécules composées de courts ADN. Lors de l'absorption, les cellules perçoivent les AsiDNA comme un dommage à la cellule et déclenchent une activation aberrante des voies de signalisation de réparation à l'ADN. Ce large mécanisme d'action en fait un radio- et chimiosensibilisateur efficace dans un large éventail de tumeurs malignes, y compris les tumeurs cérébrales, telles que le glioblastome. Dans ce projet, nous souhaitons mettre en évidence un effet antitumoral des AsiDNA en combinaison à la radiothérapie dans nos modèles de xénogreffes de DMG. Dans une première étude cinétique et pharmacodynamique, nous confirmerons le passage de ces molécules à travers la barrière hémato-encéphélique (BHE) et l’effet potentialisant d’un système d’ouverture de la BHE par des ultrasons sur ce passage. Puis, dans le cas où le passage est suffisant pour atteindre la tumeur et provoqué une réponse dans celle-ci, nous évaluerons l’effet antitumoral des molécules sur un modèle de xénogreffes de DMG par un suivi longitudinal de la croissance tumorale couplée à une étude de survie. Dans le cas où ses objectifs seraient atteints, les molécules seront directement transférées en clinique chez des patients pédiatriques en phase I.

Bénéfices attendus

Les DMG sont des tumeurs pédiatriques universellement incurables et constituent le plus grand défi thérapeutique de l'oncologie pédiatrique à ce jour car aucun traitement à ce jour ne permet d’améliorer de façon importante la survie des patients. Le traitement par des AsiDNA est un nouvel espoir thérapeutique pour traiter ses tumeurs. Nous espérons pouvoir améliorer la survie de ces enfants à court terme.

Procédures

Greffes intracérébrales stéréotaxiques sous anesthésie générale thermostatée à 37°C, durée 20 minutes, une fois. Suivis en bioluminescence sous anesthésie générale thermostatée à 37°C, durée 15 minutes: 1 à 3 fois. Irradiation de radiothérapie localisée à 4 kGy guidée par l'image (SARRP), sous anesthésie générale thermostatée à 37°C, durée 2 minutes, maximum 8 fois. Injection intranveineuse sous stimulation ultrasonique sous anesthésie générale, durée 15 minutes, une fois.

Impact sur les animaux

Les animaux seront greffés avec des tumeurs directement en intracérébral. Bien que nous contrôlions la croissance tumorale, en fin de protocole, les animaux présenteront des symptômes neurologiques (principalement apathie) qui correspondront à la fin de la procédure et à l'arrêt de la procédure. Les doses de radiothérapie utilisées ici sont très bien tolérées chez l’animal et n’engendrent aucun effet secondaire. Les doses utilisées d’AsiDNA pour traiter les souris sont bien inférieures aux doses maximales tolérées. Les ultrasons à faibles intensités (stimulation ultrasonique) n'induisent aucun effet secondaire chez l'animal à court ou à long terme.

Devenir

Afin de pouvoir étudier les effets des traitements sur les tumeurs et le tissu cérébral, nous devrons mettre à mort l'animal afin d'étudier son cerveau.

Remplacement

L’efficacité des AsiDNA développées par la société Onxeo a été évaluée dans un 1er temps in vitro, avec un bénéfice supérieur lorqu’ils sont utilisés en combinaison avec de l’irradiation. Toutefois, il est reconnu que la BHE est un réel frein quant aux passages de molécules dans les tumeurs cérébrales. Il est donc nécessaire d’évaluer dans un contexte in vivo le passage et la pharmacodynamique des AsiDNA dans un cerveau vivant entier. De plus, pour le soutien du passage de la molécule vers un essai clinique humain, il est nécessaire d’avoir des données précliniques chez l’animal démontrant l’efficacité et la non toxicité des médicaments.

Réduction

Nos xénogreffes sont suivies par bioluminescence. Ce suivi longitudinal permet d'extrapoler le volume tumoral sans avoir besoin de sacrifier des animaux. Cela permet donc de diminuer le nombre des animaux par procédures et de prévoir au plus tôt la souffrance des animaux. De plus, les animaux développent des tumeurs de façon homogènes et reproductibles (100% de prise tumorale). Pour la procédure 1, nous utiliserons uniquement 3 animaux par conditions pour confirmer le passage de la molécule dans le tissu cérébral. Nous ne ferons pas statistiques sur cette partie. Pour la procédure 2, nous avons calculer le nombre optimum de souris afin d'avoir un résultat statistiquement fiable, soit l'utilisation de 60 souris pour 6 conditions différentes testées.

Raffinement

Pour limiter la souffrance liée à la progression tumorale, les animaux seront suivis chaque jour pour observer leur comportement, et dès l'apparition d'un signe clinique, les animaux recevront un antalgique (0,1 mg/kg de buprénorphine par voie souscutanée (10mL/kg)). Toutes les procédures sont réalisées sous anesthésie générale pour limiter la douleur et le stress des animaux. Les injections seront réalisées après anesthésie locale (Lidocaïne). Les animaux seront hébergés en groupe dès leur réveil et recevront nourriture et boisson ad libitum. Les procédures dureront entre 1 et 6 mois suivant la croissance tumorale du modèle et la réponse au traitement. La dose du médicament évalué est inférieure à la dose maximale tolérée chez l’homme, 1300mg et des études d’efficacité chez la souris dans d’autres types tumoraux n’ont montré aucun effet toxique à la dose quenous utiliserons. Nous n’attendons donc pas à avoir de la toxicité. Les études précliniques utilisant les AsiDNA, n'ont pas rapporté de toxicité supplémentaire de ces médicaments seuls ou en association avec des agents génotoxiques. De plus, les résultats récents de l'essai clinique de phase I/II du DRIIM ont démontré que l'administration locale d'AsiDNA améliorait la réponse radiologique des métastases cutanées du mélanome, sans toxicité cutanée supplémentaire. Les doses d’irradiation ont été déterminées par l’étude de la radiorésistance in vivo dans nos modèles et n’engendre aucun effets secondaires. Des point limites adaptés et des critères d'arrêt précoces de souffrance ont été définis et seront strictement appliqués.

Choix des espèces

La souris est l'espèce privilégiée en oncologie. Dans ce projet, des cellules humaines seront greffées à des souris immunodéficientes nudes, modèle sur lequel les chercheurs en cancérologie ont un très grand recul, ce qui permet d'obtenir des résultats fiables et comparables. Les animaux utilisés auront entre 4 et 6 semaines correspondant à l’âge du jeune adulte. Nos études préalables nous ont montrées qu'il n'y avait pas de différences de prise de greffe chez des animaux juste sevrés (4 semaines) et des animaux adultes (plus de 6 semaines). Cependant, le développement de la tumeur étant lent (entre 2 mois et 6 mois), nous utiliserons des animaux jeunes afin de ne pas avoir un état général dégradé qui pourrait être dû à la dégénérescence du modèle en fin de protocole.

  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 1800
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 180
▲ 1620
Devenir
 -
 -
 -
 1800

1800 rats vont être utilisés, toutes tuées à l'issue, dans des procédures majoritairement classées de souffrance sévère. Rendus obèses par un régime gras et sucré, ils subissent des gavages, des injections d'insuline et des prises de sang sur animal vigile, et une partie une chirurgie de l'estomac et de l'intestin de type bariatrique. Le porteur affirme qu'il n'est pas possible de recréer sans animaux la complexité des interactions entre l'intestin et le système immunitaire, tout en indiquant développer en parallèle des mini-intestins en culture pour les remplacer à terme. L'objectif est de comprendre le rôle de l'immunité intestinale dans les effets de la chirurgie de l'obésité.

Objectifs

L’obésité est une maladie chronique et un problème de santé publique majeur souvent associée au diabète. En France, elle est en augmentation constante depuis plusieurs années et touche maintenant près de 15% de la population. La chirurgie bariatrique (appelée aussi chirurgie de l'obésité) est le traitement de référence quand l’obésité devient très grave et dangereuse pour la santé. C'est une chirurgie qui remodèle l'estomac et l'intestin. Les deux chirurgies les plus pratiquées en France sont la Vertical Sleeve Gastrectomy (VSG, 80% de l'estomac est retiré) et le Roux-en-Y Gastric Bypass (RYGB, l'estomac et une partie de l'intestin sont détournés du circuit des aliments). L’obésité est asociée à une inflammation qui se caractérise par une augmentation des cellules immunitaires qui ont de nombreux effets délétères. L'intestin possède ses propres cellules immunitaires qui sont peu étudiées mais qui pourraient être impliquées dans le développement de l’obésité et du diabète, et donc pourraient jouer un rôle dans les effets bénéfiques de la chirurgie sur la perte de poids ou la réduction du diabète. Les objectifs du projet sont de caractériser le système immunitaire de l'intestin au cours de l’obésité et après chirurgie bariatrique et de déterminer son rôle sur la résolution du diabète observée après l’opération. Nous allons également comparer les effets de la chirurgie sur le diabète aux effets d’un antidiabétique couramment utilisé, la metformine, et caractériser les effets de la combinaison des deux (chirurgie et metformine).

Bénéfices attendus

Ces travaux permettront d’obtenir des données uniques pour caractériser les conséquences de la chirurgie bariatrique de type VSG et RYGB sur l’immunité intestinale et comprendre le rôle de l’immunité intestinale dans les effets bénéfiques de la chirurgie bariatrique combinée ou non à un anti-diabétique couramment utilisé chez l'homme.

Procédures

Les animaux sont nourris pendant 14 semaines avec un régime riche en graisses et sucres qui va leur faire prendre du poids. Ils sont soumi, éveillés, à des gavages (glucose ou anti-diabétique), des injections intra-péritonéales (insuline) et des prélèvements de sang à la queue. Au maximum, les animaux, toujours éveillés, subissent 3 gavages de glucose et 3 injections d'insuline suivis de prélèvements à la queue. Chaque manipulation est séparée d'au moins une semaine. Une partie des animaux aura une chirurgie intestinale (opération RYGB ou VSG ou contrôle) qui sera réalisée sous anesthésie et analgésie et va entrainer une perte de poids.

Impact sur les animaux

Le régime riche en graisses et en sucres est extrêmement agréable pour les animaux mais il entraine une prise de poids. Cependant, et contrairement à l'homme, il n'y a pas de maladies associées dans ce modèle (ni diabète, ni foie gras). Une augmentation modérée du taux de sucre dans le sang est parfois observée. L'anti-diabétique est très utilisé chez l'homme, il permet de diminuer le taux de sucre dans le sang des animaux diabétiques sans effets néfastes associés. Les chirugies sont réalisés sous anesthésie avec une prise en charge de la douleur avant, pendant et après l’acte chirurgical .Ces chirurgies entrainent une perte de poids sans aucun autre problème associé (pas de dénutrition majeure, pas de diarrhée). Les gavages, les injections et les prélèvements sanguins sont réalisés dans le respect du bien-être animal.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à la fin de toutes les procédures afin de prélever et d'analyser leur système immunitaire intestinal

Remplacement

Il n’est pas possible de re-créer sans l'usage d'animaux, la complexité des interactions entre le tractus gastro-intestinal et le système immunitaire intestinal dans les maladies associées à l’obésité comme le diabète. En parallèle de l’étude chez l’animal, la mise en place d’organoïdes à partir des intestins prélevés, c'est-à-dire de culture de cellules permettant de recréer et d'étudier des mini-intestins sans animaux, va permettre à terme de remplacer les animaux pour certaines études.

Réduction

Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. Un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables. Au final, ce projet nécessitera l'utilisation de 810 rats Wistar et 810 rats GK sur 5 ans. Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du projet.

Raffinement

L'ensemble des procédures de ce projet se fera dans le respect du bien-être animal. Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et la prise en charge de la douleur, avec l’administration d’analgésique, comme cela se fait chez les patients opérés d’une VSG ou d’un RYGB, est prévue avant, pendant et après l’opération. Nous avons inclus dans toutes les procédures des grilles de suivi de poids et de la prise alimentaire des animaux avec des pesées journalières les 15 jours après l'opération puis hebdomadaires, ainsi qu’une grille d'évaluation de la douleur avec des points limites précis et adaptés. Nous essayons de limiter au maximum l'isolement des animaux mais quand cela est nécessaire nous enrichissons les cages avec des tubes en polycarbonate.

Choix des espèces

Le rat est connu depuis longtemps pour être un bon modèle d’étude de l’obésité, suffisamment gros pour pouvoir reproduire le plus fidèlement possible les chirurgies réalisées chez l'homme. De plus il existe une souche de rat qui devient naturellement diabétique que nous utilisons également dans ce projet. Nous utilisons des animaux adultes mâles et femelles obèses car 80% des chirurgies sont réalisées chez des femmes adultes et 20% chez des hommes adultes.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 100
Rats : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 100
▲ 100
Devenir
 -
 -
 50
 150

200 animaux, 100 souris et 100 rats, vont être utilisés dans des procédures classées de souffrance modérée à sévère, la plupart tués à l'issue et cinquante animaux témoins réutilisés. Les rats reçoivent une tumeur cérébrale et les souris un accident vasculaire cérébral provoqué, la gravité venant de ces modèles et non des séances d'imagerie qui suivent. Le porteur indique que l'objectif est d'optimiser des séquences d'IRM et de TEP fournies par le constructeur, un travail de mise au point technique de la plateforme. Il justifie le recours à l'animal par la nécessité d'étudier ces pathologies dans un "organisme entier".

Objectifs

Le projet consistera principalement à optimiser des séquences en imagerie par resonance magnétique grâce à un imageur à très haut champ. La plateforme dispose également d’un imageur hybride qui réalise des imageries par resonance magnétique couplés à de la tomographie par émission de positons qui permet des imageries à haute résolution. Les séquences et acquisitions à optimiser bénéficieront aux deux imageries. Pour cela nous avons prévu d'étudier les deux pathologies à étude. Les séquences à optimiser seront celles disponibles pour nos imageurs que nous souhaitons optimiser : anatomiques, de diffusion, de perfusion, ... avec injection ou non de produits de contraste ou de produits spécifiques.

Bénéfices attendus

Nous souhaitons optimiser nos séquences d'imagerie à la mailleure qualité possible afin d'assurer aux chercheurs un maximum de signal réalisant des manipulations le plus courtes possibles (techniques moins invasives pour les animaux et moins de frais de temps machine et personnel).

Procédures

Les animaux setont inclus dans les groupes expérimentaux: - rats : tumeurs ou controles. - souris : accident vasculaire cérébral ou controles. Ils suivront donc une des deux procédures ou en seront les controles (sans chirurgie). Modèle tumoral : anesthésie maximum 30 minutes. Modèle d'accident vasculaire cérébral, anesthésie maximum 120 minutes. Dans les deux casn ils suivront les optimisations d'imagerie suivant maximum 3heures d'expérience pour les rats et 1,5h pour les souris, incluant le temps de pose de cathéter quand nécessaire (autour de 5 minutes).

Impact sur les animaux

Les animaux suivront des procédures d'imagerie qui ne sont pas invasives. Les séances se feront sous anesthésie et analgésie. Nous savons de facto qu'une pose de cathéter sera nécessaire pour des challenges en imagerie dynamique par exemple ou pour l'injection simple de contrastes, l'analgésie sera faite en conséquence. Nous avons prévu une analgésie locale (lidocaïne en spray) puis également à la buprénorphine au moment de la sédationLes animaux qui suivront des procédures pour la création d'AVC ou de tumeurs cérébrales auront en plus suivi le modèle propre à la thématique et qui prévoit une analgésie adaptée. La sévérité du protocole ne vient pas des séances d’imagerie mais des modèles utilisés (création de tumeurs et d’AVC) en amont de cette imagerie. Pour le modèle tumoral, d'après notre expérience les animaux ont un comportement social et score clinique normal. Néanmoins, un suivi du volume tumoral et du poids de l'animal est fait pour suivre le bien-être des animaux. Pour le modèle d'AVC, d'après notre expérience les animaux récupèrent de la chirurgie sans problème de comportement ou de score clinique une fois l'analgésie post-opératoire faite. Néanmoins, un suivi du score clinique est réalisé afin de suivre le bien-être des animaux.

Devenir

Les animaux modèle ont eu des procédures chirurgicales qui sont cumulées à l'imagerie. Ils seront mis à mort à la fin de la dernière séance d'imagerie, sous anesthésie (comme décrit dans l'onglet mise à mort). Les animaux contrôle seront réutilisés si possible pour les formations prévues en interne car ils n'auront pas subi d'interventions invasives (les animaux avec contraste auront eu une pose de cathéter veineux à la queue, nous attendrons une récupération totale avant réutilisation, au minimum d'une semaine). Ces animaux que nous prévoyons pouvoir réutiliser sont les 5 controles utilisés par an, donc 25 pour chaque espèce et pour l'intégralité du projet.

Remplacement

Le recours à des animaux est justifié par la nécessité d’étudier les deux pathologies à étude dans un organe spécifique qu’est le cerveau et d’un organisme entier.

Réduction

Pour chaque pathologie, 15 animaux « modèle » et 5 « contrôle » seront utilisés au maximum afin de valider ces séquences d’IRM par an (20 rats et 20 souris par an, donc 100 rats et 100 souris maximum en total pour tout le projet). Nous tenons compte du temps machine disponible en interne pour notre section de recherche et développement et la disponibilité de notre personnel pour réaliser deux séances de test par mois maximum. De plus, ces groupes expérimentaux sont calculés suivant le fait que le constructeur Bruker met à disposition 41 séquences d'imagerie que nous souhaitons optimiser pour assurer aux chercheurs un maximum de signal dans le minimum de temps possible. Cette optimisation ne nécessitera donc pas plus d'animaux que 50 par an maximum.

Raffinement

Tous les moyens sont mis en oeuvre afin de limiter la souffrance animale. En pré-opératoire et lors de la chirurge les animaux seront anesthésiés à l'isoflurane (4% en induction dans l'O2; 2.5% dans un mélange O2/N2O 30/70%). Une anesthésie locale est appliquée aau niveau de la sutire cutanée (xylocaïne 2%). En péri-opératoire, l'analgésie est assurée par l'injection de buprénorphine (0.05mg/kg au moment de l'installation dans la paillasse) et répétée à 6-8h post-chirurgie. Une surveillance post-opératoire est effectuée quotidiennement pour le suivi des points limites avec une pesée pour le suivi de croissance tumorale (3 fois par semaine). Si l'apparition de signes de critères de mise à mort s'avèrent, les animaux seront ethanasiés. Lors des examens d'imagerie par IRM et/ou TEP, les animaux seront anesthésiés de la même manière.

Choix des espèces

D’après l’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et grâce à l’expérience des plateformes thématiques développant ces modèles, nous avons décidé d’utiliser les espèces choisies : - des rats wistar pour l’implantation intrastriatale de cellules 9L permettant de développer des tumeurs. - des souris swiss dans le cas de l’étude de l’AVC, avec une occlusion de l’artère cérébrale moyenne reperfusées au bout de 20 minutes. Les rats seront âgés d’environ 8 semaines (250g) et les souris 8-10 semaines (30-35g) en début de protocole. Nous effectuons les procédures sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles de tumeurs cérébrales et d’AVC.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
Souris : 231
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 171
▲ 60
Devenir
 -
 -
 -
 231

Une colite provoquée par du dextran sulfate de sodium versé dans l'eau de boisson, répétée jusqu'à trois cycles de cinq jours, entraîne douleur, perte de poids et prostration chez des souris étudiées pour les symptômes psychologiques des maladies inflammatoires de l'intestin. 231 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, avec, pour 90 d'entre elles, des tests comportementaux répétés six fois, un test de nage forcée pour 30, et pour 45 autres trois jours de gavage d'antibiotiques suivis d'une transplantation fécale par gavage. Le porteur promet pourtant un "bien-être optimal tout au long de l'étude". Toutes sont tuées à l'issue de chaque procédure pour l'examen de leur intestin.

Objectifs

Le projet a pour objectif d’étudier l’impact de stratégies thérapeutiques de modulation de l’écologie microbienne intestinale en développement dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) sur un plan comportemental. Le projet a recours à un modèle murin de référence de MICI : colite au dextran sulfate de sodium (DSS). Cette molécule soluble dans l’eau de boisson des animaux entraine une inflammation de la muqueuse intestinale, reproduisant ainsi les lésions existantes dans la maladie humaine et ses caractéristiques physiopathologiques. Les animaux seront étudiés sur un plan comportemental avec une batterie de tests successifs pour évaluer leur état d’anxiété, leur état de dépression, leur réaction au stress et leur capacité de socialisation. Ces tests seront menés de manière séquentielle pour tous les groupes d’animaux. Enfin, l’administration de thérapeutique sera réalisée et l’évaluation sera faite par une nouvelle séquence de tests comportementaux, afin de montrer un avantage ou non de la thérapeutique sur les aspects comportementaux de la colite au DSS. Ceci répondra à des questions de physiopathologie des symptômes psycho-comportementaux des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, et d‘étudier la réponse de ces symptômes aux stratégies thérapeutiques. Etant donné les expériences nécessaires à la mise en place du projet, un nombre minimal de souris a été fixé permettant une bonne analyse des résultats. Le nombre d’animaux a été réduit au maximum sans entraver l’interprétation des résultats et leur significativité au plan statistique. Ainsi, un maximum de souris sera nécessaire pour une étude scientifique pertinente. Chaque animal bénéficiera d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. Par ailleurs, ils seront hébergés en groupes dans un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification, bâtonnets à ronger). Enfin, l'eau et la nourriture sont mises à disposition en permanence.

Bénéfices attendus

Le projet permettra d’améliorer les connaissances sur le modèle de colite au DSS, notamment à court terme sur la faisabilité d’un modèle consistant en une répétition de cycles d’exposition. Le projet consiste en une étude pré-clinique de test d’hypothèse thérapeutique afin d’obtenir des données qui permettront des études en population humaine pour apporter une réponse thérapeutique aux symptômes extra digestifsneuro-comportementaux des MICI. Ces bénéfices du projet sont à long terme.

Procédures

Induction d'une colite inflammatoire par boisson au DSS (exposition de 5 jours par inductions) : - Procédure expérimentale 1 pilote : 6 groupes de 6 souris (un groupe par dosage), une seule induction, mise à morts d'une souris par cage (cages de 3) pour étude histologique et biologique à J5, J10 et J12. - Procédure expérimentale 2 : 6 souris, 2 cycles d'induction avec rémission complète plus repos de 7 jours entre chaque cycle, mise à mort de toutes les souris en fin de procédure pour étude histologique et biologique. - Procédure expérimentale 3 : 9 souris, 3 cycles d'induction avec rémission complète plus repos de 7 jours entre chaque cycle, mise à mort de toutes les souris en fin de procédure pour étude histologique et biologique. - Procédure expérimentale 4 : 45 souris, 3 cycles d'induction avec rémission complète plus repos de 7 jours entre chaque cycle, mise à mort de toutes les souris en fin de procédure pour étude histologique et biologique. - Procédure expérimentale 5 : 90 souris, 2 cycles d'induction avec rémission complète plus repos de 7 jours entre chaque cycle, mise à mort de toutes les souris en fin de procédure pour étude histologique et biologique. Prélèvement sanguin par ponction de la veine mandibulaire avant les mises à mort pour dosage des différents marqueurs inflammatoires dans la procédure expérimentale 1 (36 souris concernées). Test comportementaux léger : 90 souris dans la procédure expérimentale 4, passés à 6 reprises, lors des pics inflammatoire et en fin de rémission pour chaque cycle. Test de la nage forcée : 30 souris dans la procédure expérimentale 4. Gavage antibiotique pour déplétion du microbiote intestinal pendant 3 jours consécutifs, puis gavage pour transplantation fécale le 4ème jour : 45 souris dans la procédure expérimentale 5, entre les 2 cycles d'induction.

Impact sur les animaux

Colite au DSS : douleur, perte de poids, prostration, stress pendant la durée d’exposition au DSS dans l’eau de boisson. Tests comportementaux : stress pendant une période réduite de quelques heures après le test.

Devenir

Mise à mort de toutes les souris à l’issue de chaque procédure pour étude et comparaison histologique et biologique de l'intestin.

Remplacement

Notre projet porte sur l’étude comportementale d’un modèle de colite inflammatoire. Les alternatives expérimentales aux animaux vivants ne permettent pas l’étude comportementale.

Réduction

Le nombre d’animaux destiné au projet a été calculé afin de garantir une puissance nécessaire et suffisante d’analyse statistique. Le nombre d’animaux pour la PE1 et PE2 a été réduit au minimum pour permettre de construire de manière adapté le protocole final. Les PE3 et 4 nécessite un nombre plus important d’animaux du fait de la variabilité importante et inhérente aux analyses comportementales. Les tests statistiques comportent des analyses descriptives et des analyses de comparaisons. Du fait du faible nombre de données les analyses seront menées par des tests non paramétriques.

Raffinement

Les nuisances pour les animaux seront prévenues par une surveillance accrue lors de l’exposition au DSS sur le plan du comportement, du stress, de la douleur et du poids. Afin de limiter le stress lié aux tests comportementaux, les animaux seront habitués aux procédures et au matériel de manière progressive. Concernant le gavage de la PE5, celui-ci sera réalisé par un expérimentateur entrainé. Les cages d’hébergements seront enrichies (nid et bâton à ronger).

Choix des espèces

La souris est l’espèce référencée pour le modèle au DSS. Elle répond aux compétences de l’animalerie PLEXAN où l’expérimentation va être menée. Cette espèce est bien référencée sur les études comportementales et la littérature existante permettra une analyse de qualité. Les animaux seront achetés à l’âge de 6 semaines, et seront utilisé dans le projet à l’âge de 8 semaines. L’âge adulte correspond aux données de la littérature en termes de modèle DSS et d’étude comportementale.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 192
Souffrances
▲ -
▲ 96
▲ 96
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 192

192 souris transgéniques vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Elles subissent une injection dans le cerveau par chirurgie stéréotaxique ou une injection intraveineuse, puis sont gardées trois mois avant une mise à mort permettant l'analyse des neurones et des synapses. Le porteur affirme qu'aucune méthode autre que ces modèles animaux ne permet d'étudier la perte progressive de neurones adultes. L'étude cherche à savoir si moduler une protéine, l'APOE, protège contre la maladie d'Alzheimer, cible thérapeutique évoquée au conditionnel.

Objectifs

La maladie d'Alzheimer (MA) est caractérisée par une perte de synapses et de neurones, la perte de synapses étant corrélée au déclin cognitif. Des mutations dans les gènes codant pour l’ « Amyloid Protein Precursor » (APP) ou ses enzymes de clivage Presenilins (PS) 1 ou 2 entraînent des formes familiales précoces de MA. A l'opposé, l’isoforme APOE2 de l'Apolipoprotéine E procure une résistance exceptionnelle à la maladie. De plus, un individu homozygote pour la mutation APOE3ch ne présente pas de détérioration intellectuelle à 70 ans en dépit d’une mutation dans PS1 qui entraine normalement un début d’altération cognitive vers 45 ans. Les protéines APOE2 et APOE3ch sont caractérisées par une faible affinité pour leurs récepteurs, et donc une diminution de leur internalisation. Ces données indiquent qu’une réduction de l’internalisation (perte de fonction) ou une augmentation de la concentration extracellulaire d’APOE pourraient exercer un effet protecteur contre la MA. Nous avons pour objectif de déterminer si les pertes de synapses et de neurones observées dans un modèle transgénique murin de MA pourraient être réduite par une perte de fonction de l’APOE induite par une diminution de son expression, ou au contraire par une augmentation de la concentration extracellulaire d’APOE.

Bénéfices attendus

Ces études permettront de déterminer si la modulation positive ou négative des niveaux d'APOE est une cible thérapeutique envisageable pour la MA.

Procédures

Les procédures utilisées reposent sur la réalisation d’une chirurgie unique (injection stéréotaxique) sur animaux anesthésiés/analgésiés, ou sur une injection intraveineuse unique sur animal vigile, et le maintien de l'animal en cage d'habitation pendant 3 mois. La procédure de chirurgie dure une heure, celle d'injection intraveineuse dure 5 minutes.

Impact sur les animaux

La réalisation d’une chirurgie nécessite de placer la souris dans un cadre stéréotaxique (contention au niveau des incisives et des oreilles), puis de réaliser une incision de la peau sur le crane, une fenêtre cranienne, et enfin une suture. Cela est effectué sous anesthésie, mais pourrait entrainer des douleurs post-opératoires. Nous administrons donc un antalgique en pré- et postopératoire.

Devenir

Nous étudions les effets d'une diminution ou d'une augmentation d'APOE sur le maintien des synapses et des neurones chez des souris adultes modèles de MA. Comme ces pertes deviennent significatives à 6 mois, et que nous modifions les niveaux d'expression par des injections d'AAV chez les souris de 3 mois, nous devons attendre 3 mois après chaque procédure pour analyser les effets. Les effets sont analysés suite à une procédure terminale permettant leur mesure. L'euthanasie des souris est nécessaire pour les analyses post-mortem des effets des traitements sur le nombre de neurones et de synapses.

Remplacement

Il n’existe pas de méthode alternative, autre que le recours aux modèles animaux, pour atteindre les objectifs du projet. En effet ces modèles animaux sont les seuls à permettre d’étudier la perte progressive de synapses et de neurones adultes, comme ce qui se produit dans la maladie d’Alzheimer.

Réduction

Nous utiliserons au total 192 souris. Le nombre d’animaux utilisés est réduit au maximum, la taille des groupes d’animaux étant définie en fonction de nos expériences antérieures pour nous permettre de générer des données reproductibles et donc solides

Raffinement

Les méthodes sont choisies pour réduire ou supprimer la douleur, la souffrance et l’angoisse : (i) les souris ont à disposition, comme élément d’enrichissement, des composants de nidification ; (ii) une surveillance quotidienne des paramètres environnementaux (lumière, température, hygrométrie, pH de l’eau) et régulière des animaux (pelage, comportement, locomotion, etc) est effectuée, afin de détecter un état de stress ou de douleur nécessitant un traitement, ou la mise en place d’une procédure d’euthanasie ; (iii) les chirurgies sont réalisées dans les conditions usuelles d'anesthésie-analgésie, avec un traitement analgésique et un suivi post-opératoire. En cas de blessure, de pathologie, d’hypoactivité et de mouvement anormal, de perte de poids importante, l’avis du vétérinaire sera demandé, et si il le recommande les animaux seront euthanasiés.

Choix des espèces

Nous utilisons des souris transgéniques modèles de MA. Il n’existe pas à notre connaissance de modèles autres que les souris transgéniques permettant d’atteindre les objectifs du projet. Chez ces souris adultes les AAVs seront injectés avant que les pertes de synapses et de neurones ne soient observées, et leurs effets seront analysés 3 mois plus tard, quand ces pertes sont significatives.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Rats : 140
Souffrances
▲ -
▲ 50
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 140

140 rats vont être utilisés, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Ces rats d'une lignée naturellement atteinte d'une maladie du foie reçoivent des injections intraveineuses et de nombreuses prises de sang sur deux mois, tantôt vigiles sous contention, tantôt sous anesthésie. Le porteur indique que le traitement testé peut provoquer des réactions allant jusqu'au choc anaphylactique, une hypotension ou des troubles rénaux, et affirme que le recours à l'animal est obligatoire pour le développement clinique. L'objectif est d'élargir l'accès à la thérapie génique aux patients porteurs d'anticorps, retombée renvoyée à la clinique future.

Objectifs

Aujourd’hui, dans le cadre d’une utilisation clinique de la thérapie génique utilisant un virus adeno-associé recombinant, seuls les patients séronégatifs, c'est-à-dire ceux qui ne possèdent pas d’anticorps préexistants dirigés contre ce virus, peuvent bénéficier du traitement. Cette réponse en anticorps est variable selon le type de virus adeno-associés : les études ont montré que 5% à 70% de la population possèdent des anticorps neutralisants, y compris parmi la population pédiatrique. Cette forte immunisation limite considérablement l’accèssibilité au traitement. Pour remédier à cela, différentes approches ont été explorées au cours des dernières années : (i) immunomodulations pharmacologiques ou physiques, telles que l'utilisation d'immunosuppresseurs ou de la plasmaphérèse, (ii) ingénierie des virus recombinants pour contourner les défenses immunitaires, etc... mais aucune de ces techniques ne permet aujourd’hui l’inclusion des patients séropostifs, c'est-à-dire les patients qui possèdent les anticoprs, dans les essais cliniques. L'utilisation de l’imlifidase, une enzyme d'origine bactérienne capable de dégrader les anticorps humains, semble être une approche très prometteuse que nous souhaitons développer jusqu’à la clinique. Notre laboratoire a conçu un virus adeno-associé recombinant spécifique pour traiter le syndrome de Crigler-Najjar, une maladie métabolique extrêmement rare (1 naissance sur 1 million en France). Il est important de permettre à tous les patients atteints par cette maladie, y compris aux patients séropositifs, de bénéficier de ce traitement. Pour cela, nous souhaitons étudier l'efficacité de l'imlifidase à éliminer les anticorps préexistants dirigés contre notre virus recombinant et évaluer ses potentiels impacts sur la thérapie génique pour Crigler-Najjar. Ces études seront réalisées chez le modèle animal de cette pathologie, le rat Gunn. Les résultats de ces travaux serviront non seulement pour cette maladie, mais aussi à l’ensemble des programmes utilisant le virus adéno-associé recombinant pour une thérapie génique.

Bénéfices attendus

A l’heure actuelle, de nombreux patients ne peuvent pas avoir accès aux traitements innovants qui sont développés à base de virus adeno-associés recombinants, car ils possèdent des taux d’anticorps neutralisants trop importants. Le statut sérologique des patients est aujourd’hui un des critères d’exclusion qui écarte le plus de patients d’un essai clinique. Les travaux de recherche pouvant aboutir à l’inclusion de ces patients sont donc extremement attendus par la communauté scientifique mais surtout par les patients eux-même, qui espèrent voir un jour la possibilité de recevoir un traitement. Nous souhaitons développer cette approche jusqu’à la clinique, dans un premier temps pour le syndrome Crigler-Najjar, mais elle pourra être étendue à tous les programmes scientifiques basés sur l’administration de virus adeno-associés recombinants, soit plus de 260 études cliniques référencées courant octobre 2021.

Procédures

En début de procédure, à j0 et j1, des injections intraveineuses (2 à 3 selon les procédures) seront reálisées sur les animaux vigiles placés sous contention (~200uL/injection). Les rats seront suivis et pesés pendant 2 mois et des prises de sang régulières seront effectuées (à j-2, j0, j1, j14, j30, j45, j60). Le volume maximal prélevé sera ~600uL/semaine. Ces prises de sang seront réalisées alternativement sur rat vigile, sous contention (veine caudale) et sur rat anesthésié sous isoflurane (veine submandibulaire).

Impact sur les animaux

Le rat Gunn est atteint d’une hyperbilirubinémie modérée pouvant provoquer chez lui, dans de rares cas, une atteinte neurologique. Toute manipulation/contention du rat vigile est susceptible de provoquer chez lui un stress. Aucun effet indésirable n'est attendu suite à l'administration des traitements décrits dans ce projet. Il est toutefois décrit quelques effets secondaires possibles comme : des réactions d’hypersensibilité/allergiques pouvant aller jusqu'au choc anaphylactique, une certaine hypotension, ou des troubles rénaux.

Devenir

A la fin des procédures 1 et 2, les rats sont euthanasiés afin de collecter les organes pour analyses.

Remplacement

Imlifidase étant une enzyme qui fonctionne essentiellement sur les anticorps humains, la grande majorité des informations essentielles à la démonstration de la faisabilité et de l’efficacité de cette approche seront tirées des expériences réalisées in vitro, sur des prélevements sanguins de donneurs et/ou patients (i.e cinétique d’action, dose efficace, ...). De plus, cette molécule étant déjà commercialisée (domaine des transplantations rénales), beaucoup de données sont disponibles dans la littérature. Cependant le recours à l’animal s’avère obligatoire pour le développement clinique de cette molécule dans une application en thérapie génique, afin d’étudier ses interférences éventuelles sur l’efficacité des virus adéno-asscociés recombinants, nottament celui que notre laboratoire a developpé pour la maladie de Crigler-Najjar. En effet, les paramètres physiologiques tels que la biodisponibilité du virus, une/des réponse(s) immunitaire(s) qu’il peut engendrer, une réaction inflammatoire, etc… sont autant de facteurs qui interviennent dans ces études et qui ne peuvent pas être reproduits, à l’heure actuelle, in vitro. De plus, pour apporter ces preuves que la loi exige avant tout essai chez l’Homme, nous devons nous assurer de l’absence de contre-indications éventuelles de l'imlifidase avec notre traitement de thérapie génique. Pour cela, il n’existe aucune méthode substitutive. Le rat Gunn est le modèle animal atteint du syndrome Crigler-Najjar qui est le plus prédictif pour évaluer l’efficacité du produit de thérapie génique développé pour cette maladie, c’est pourquoi il a été choisi pour ce projet.

Réduction

Nous avons réfléchi cette étude dans le souci d’utiliser le nombre adéquat d’animaux nous permettant de répondre à la problématique posée, tout en veillant à ce que ce nombre soit le plus bas possible. Nous avons optimiser les procédures de façon à ne pas dupliquer des groupes contrôles inutilement. Ainsi la dose d'imlifidase efficace sera définie dans la même étude que l'evaluation des interactions avec le virus adéno-associé recombinant. Le nombre d’animaux par groupe experimental a été établi par étude statistique. Puisque l’efficacité du transfert de gène est le paramètre essentiel dans ce projet, nous avons choisi d’utiliser le niveau de bilirubine plasmatique comme marqueur discriminant pour l’étude statistique. Nous avons donc décidé d’utiliser un nombre d’animaux approprié pour détecter une diminution d’environ 50% de la valeur contrôle : un traitement efficace doit être capable de faire passer un taux de bilirubine plasmatique de 7mg/dL (chez les animaux malades) à un taux maximum de 3 mg/dL, reflet d’une activité enzymatique restaurée dans le foie. Au regard de nos études précédentes (pour déterminer variance et écart-type) et à l'aide d'un test unilatéral standard de comparaison des moyennes pour calculer ce nombre, 6 rats seront utilisés par groupe : n= 2x(SD²/Δ²)x(zα/2-zpuiss)² • la différence attendue entre la moyenne d’un groupe contrôle et celle d’un groupe traité : Δ = 7-3=4 • les écart-type observés au cours des études précédentes= environ 2mg/dL • une puissance statistique de 90% et un risque d’erreur à 5% (loi normale, zα/2= 1.96 ; zpuiss =-1.28), n=2x(2²/4²)x(1.96-(-1.28))²=2x(4/16)x3.24²=2x0.25x10.5=5.2

Raffinement

La taille des cages devrait permettre aux rats de démontrer des comportements importants pour leur qualité de vie : ils seront hebergés par 2 ou 3 individus (selon leur poids) de même âge, favorisant les comportements normaux de l’espèce, comme le jeu et les relations sociales. L’enrichissment des cages avec des élements tels que des aménagements pour favoriser l’activité physique ou se cacher / éviter le contact (tubes, séparateur), des matières pour permettre de creuser, des objets à macher (blocs en bois) etc… devraient limiter le stress des animaux, les rendre moins craintifs et moins agressifs et favoriser leur bien-être général. Dès leur arrivée en zone d'expérimentation (2 semaines avant le début des traitements), les rats seront manipulés et contentionnés au moins 3 fois avant le début de la procédure, afin d’être familiarisés aux expérimentateurs et aux gestes expérimentaux. Le rat étant très sensible au stress, cette habituation est importante. ceci devrait réduire stress et angoisse. Avant chaque intervention, l’identification de l’animal doit être vérifiée et son état général observé avec attention. Les informations pertinentes pourront alors être notifiées sur une fiche d'évaluation. En effet, l'évaluation du comportement de l'animal et de ses signes cliniques doit etre réalisée de manière minutieuse afin de détecter tout changement ou signes d'inconfort de stress ou de douleur. Après chaque acte experimental, une surveillance minutieuse sera mise en place pour garantir que l’animal récupère pleinement. Une surveillance accrue sera établie durant les premières 48 heures afin de surveiller l’apparition eventuelle de signes d’hypersensibilité ou d’inflammation aigue. Afin de diminuer le recours à l'anesthésie et limiter la repetition des ponctions au meme site de prélevement, le sang sera prélevé alternativement à la veine submandibulaire et à la celle de la queue.

Choix des espèces

Le rat est une espèce animale qui développe une hyperbilirubinémie semblable au syndrome Crigler Najjar humain. Ce modèle animal naturel est le rat GUNN. Il est le modèle de référence pour cette maladie et le plus pertinent pour estimer les doses thérapeutiques de thérapie génique. Nous souhaitons traiter des animaux dont le foie est pleinement developpé. En effet, la croissance du foie pourrait entrainer une perte d'effacité à long terme de la thérapie génique. Pour cela nous allons utiliser des rats adultes ou jeunes adultes : basés sur nos études précédentes réalisées sur ce modèle, des animaux de plus de 6 semaine pourront être inclus.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Maladies infectieuses
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 1980
Souffrances
▲ 630
▲ 240
▲ 1110
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1980

1980 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont une partie sous anesthésie sans réveil et le reste de gravité légère à modérée. Elles sont infectées par la bactérie Helicobacter felis, qui provoque des lésions gastriques et un cancer de l'estomac avec perte de poids, et reçoivent des gavages et des injections répétés. Le porteur indique suivre l'apparition des lésions sur des durées d'au moins six mois et mettre à mort les animaux dès l'atteinte de scores de souffrance définis. Il qualifie le modèle animal d'"indispensable" faute de méthode reproduisant ce processus, l'objectif restant de comprendre le rôle de certaines cellules dans la tumeur.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de découvrir les mécanismes impliqués dans les propriétés inflammatoires et pro-tumorales des cellules tuft en utilisant des modèles murins innovants suite à une infection à Helicobacter.

Bénéfices attendus

Elucider les mécanismes moléculaires impliqués dans les propriétés pro-oncogeniques des cellules intestinales suite à une infection à H. felis. Les analyses moléculaires pourraient permettre l'identification de substances biologiques potentiellement médicamenteuses. Cela mettrait en lumière de nouveaux mécanismes d’interaction entre H. felis, les cellules tuft et la muqueuse gastrique, ouvrant ainsi la voie à des approches thérapeutiques inexplorées.

Procédures

Gavage sur animal vigile : 1100 souris, 1 fois par jour sur 3 jours Injection intrapéritonéale sur animal vigile : 150 souris, 1 fois par jour pendant 5 jours Prélèvement sanguin rétro-orbitaire sous anesthésie générale : 1980 souris, 1 fois en phase terminale

Impact sur les animaux

Perte de poids liée à l’infection à H. felis et au développement de lésions gastriques dans les expériences d’infection d’une durée supérieure ou égale à 6 mois. Souffrance observée.

Devenir

Nous souhaitons faire des analyses sur les prélèvements issus des animaux. Pour cela les animaux seront sacrifiés à la fin de la procédure pour que leurs organes soient prélevés.

Remplacement

Nous souhaitons étudier les propriétés inflammatoires et pro-tumorales des cellules tuft gastriques suite à une infection à H. felis. A ce jour il n’existe pas de méthodes alternatives pour mimer ce processus ce qui rend le modèle animal indispensable.

Réduction

Le modèle d’infection à H. felis est connu et maitrisé par notre équipe. En souris contrôle (dit WT) nous utiliserons les souris non transgéniques issues des accouplements des lignées dans un but de réduire le nombre d’animaux. Nous prévoyons également d’utiliser des mâles et des femelles pour l’objectif 5 dans les expériences de lineage tracing, toujours dans un but de réduction. Pour les autres objectifs, des mâles seront utilisés car la réponse inflammatoire et la carcinogenèse sont maximales chez les mâles d’après les études antérieures du laboratoire et d’après la littérature scientifique. Sur les échantillons prélevés nous prévoyons de réaliser des études statistiques ; pour cela, d’après les publications précédentes de l’équipe et d’après la littérature scientifique sur ces modèles murins d’infection par H. felis qui présentent une certaine hétérogénéité de réponse entre animaux, des groupes de 10 animaux par condition expérimentale sont requis.

Raffinement

Les souris seront suivies en suivant les critères de la feuille de scoring fournie en annexe. Pour un score compris entre 6 et 12 les souris recevront de la nourriture humidifiée dans la cage. Si l’état de l’animal ne s’améliore pas en 48 h il sera immédiatement sacrifié. Si le score est supérieur ou égal à 12, l’animal sera sacrifié sans attendre. Les souris seront pesées (de façon hebdomadaire), si la perte de poids est de 10% par rapport à la semaine précédente l’animal sera sacrifié sans attendre.

Choix des espèces

Le modèle d’infection à H. felis a été mis au point chez la souris. De plus nous disposons de plusieurs lignées de souris transgéniques pour ce projet qui nous permettront de répondre aux objectifs fixés. Les souris seront utilisées à un âge de 6-7 semaines car c’est l'âge optimal pour permettre une infection à H. felis. Après ce stade l’infection ne se met pas en place.