Procédures modérées

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  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 124
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124 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie subit une chirurgie pour l'implantation d'un capteur sous-cutané porté dix-sept jours, toutes courent ou marchent sur un tapis, puis sont endormies profondément pour des prélèvements de sang et de liquide céphalo-rachidien. Le porteur indique que l'étude vise à savoir si certains neurones de la moelle épinière thoracique participent à la régulation cardiovasculaire, un objectif de connaissance fondamentale sans application annoncée. Les animaux sont mis à mort pour collecter un maximum de tissus.

Objectifs

Cette demande d’autorisation de protocole s’inscrit dans un projet plus large qui vise à déterminer si les neurones présents autour du canal central dans la moelle thoracique et qui sont en contact avec le liquide céphalorachidien (cellules appelées LCR-cNs) font partie du système nerveux autonome sympathique (SNAS) en charge, entre autres, de la régulation cardiovasculaire. L’objectif de ce projet sera donc de regarder la pression artérielle de base et sa modulation lors d’un exercice moteur chez des souris dont les LCR-cNs seront spécifiquement invalidés pour le gène codant pour une protéine appelée PKD2L1 qui leur confère une sensibilité aux déformations mécaniques et aux variations de pH. En parallèle de ces expériences, nous regarderons l’effet d’un exercice physique sur la composition du plasma sanguin et du LCR chez la souris. Les molécules identifiées seront alors testées sur l’activité des LCR-cNs en tranches par des approches électrophysiologiques.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de savoir si l'activité de certains neurones de la moelle épinière thoracique sont capables de moduler la commande nerveuse du système nerveux autonome et de participer à la régulation du tonus cardiovasculaire. Ces neurones constitueraient ainsi un système sensoriel intrinsèque à la moelle épinière qui pourrait informer directement les réseaux neuronaux des changements métaboliques de l’organisme sans obligatoirement passer par les structures présentes dans l’encéphale. Les informations recueillies fourniront de nouvelles données sur l’organisation de la moelle épinière et son implication dans la régulation des fonctions vitales.

Procédures

Certains animaux subiront une chirurgie peu invasive d’une heure environ pour suivre leurs paramètres cardio-vasculaires dans le temps et courront sur un tapis, 15 minutes pendant 4 jours d’affilé (n=28) Ces animaux porteront un capteur en sous-cutané pendant 17 jours. D'autres marcheront (n=24) ou courront (n=48) à 2 vitesses différentes (24 animaux par vitesse), pendant 15 minutes. Enfin les 24 marcheurs, 48 coureurs et 24 sédentaires seront profondément endormis avant des prélèvements de sang et de liquide céphalo-rachidien.

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une chirurgie peu invasive mais seront suivis avec une analgésie adaptée. Les animaux marcheront ou courreront pendant 15 minutes sur un tapis roulant après une phase d'entrainement où aucun système aversif ne sera utilisé

Devenir

Les animaux sont euthanasiés à l'issue des procédures car nous travaillons à mieux comprendre des systèmes biologiques aujourd'hui mal connu et il est important de collecter un maximum d'information via les prélèvements de tissus.

Remplacement

Cette étude in-vivo fait suite à plusieurs années de recherche ex-vivo sur des moelles épinières extraites. Malgrès les nombreuses connaissances accumulées, il est impossible de mettre en évidence les interactions entre les populations de cellules de la moelle épinière étudiées ici et le reste de l'organisme sans réaliser des expérimentations in vivo.

Réduction

Afin de cibler très précisément des questions soulevées par le projet, des études préliminaires sur moelles extraites ont été faites et ont permis de grandement limiter le nombre d'animaux utilisés. De plus le nombre d'animaux a été reduit au minimum afin d'avoir des résultats statistiquement viables à exploiter . Enfin pour réduire le nombre d'animaux utilisés, nous allons utiliser un système de mesure de la pression artérielle qui sera implanté (télémétrie ). Ainsi, chacun des animaux sera son propre contrôle (avant et après exercise physique). Le nombre d’animaux a été établi sur la base des minimums nécessaires pour effectuer des tests statistiques robustes et des données bibliographiques dont nous disposons.

Raffinement

La technique de télémétrie permet à l'animal d'être libre de ses mouvements dans la cage. Sauf en cas d'avis vétérinaire pour un soin, aucun animal ne sera isolé afin de préserver le caractère grégaire de la souris. Lors de la chirurgie d'implantation, des soins post-opératoires seront faits (anesthésie et analgésie), les conditions d'asepsies seront respectées (stérilisation du matériel) et le personnel dédié à la chirurgie sera parfaitement formé . Les animaux seront vus quotidiennement et seront évalués suivant une méthode d'évaluation validée avec des points limites gradés et précis. Toutes les cages seront enrichies avec du matériel de nidification et un tunnel en carton.

Choix des espèces

La souris est une espèce dont le génome est parfaitement connu et que l'on peut très facilement manipuler. Ainsi dans le cadre de notre étude, la lignée cellulaire à étudier a été ciblée en supprimant un gène cible. De plus, la souris est une espèce dont la gestation et la phase juvénile est courte, permettant ainsi d'avoir régulièrement des animaux au génotype voulu. Les animaux seront utilisés adultes (autour de 7 semaines). Nous devons attendre que les animaux fassent 22gr pour leur implantation en télémétrie (recommandation du fabriquant) mais nous ne voulons pas avoir des animaux trop âgés par soucis technique (implantation facilitée chez les individus jeunes).

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 363
Souffrances
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 363

363 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers à modérés. Une colite est provoquée chimiquement par injection intra-rectale de DNBS, puis les animaux reçoivent par gavage la bactérie testée, avec pour effets attendus une perte de poids, des diarrhées et des saignements anaux suivis sur trois jours. Le projet, mené par une entreprise, vise à évaluer une bactérie vivante comme futur médicament contre les maladies inflammatoires de l'intestin. Le porteur affirme que ces modèles d'inflammation induite sont les seuls à reproduire la maladie et qu'un modèle in vitro ne restitue pas la complexité du microbiote.

Objectifs

La maladie de Crohn (MC) touche plus de 2,3 millions de personnes dans le monde, avec une prévalence en constante augmentation, en particulier dans les pays nouvellement industrialisés. L'étiologie de la maladie est liée à de multiples facteurs, notamment des facteurs environnementaux, génétiques, immunitaire et un microbiome intestinal altéré. Les patients sont atteints d’anomalies du système immunitaire intestinal associées à un microbiote intestinal peu diversifié et à une perte de bactéries bénéfiques par rapport aux individus sains. La qualité de vie des patients atteints de MC est fortement altérée car ils souffrent de douleurs abdominales atroces, de diarrhées récurrentes, de douleurs articulaires, etc. Les traitements disponibles - à ce jour (par exemple, corticostéroïdes, molécules immunosuppressives et agents biologiques) ou en développement - ciblent les voies responsables de l'inflammation qui déclenche ces symptômes. Cependant, il existe un fort besoin médical de nouvelles thérapeutiques avec un mode d'action différent, car ces traitements ne guérissent pas la maladie et sont associés à de nombreux effets secondaires. Aujourd'hui, il n'y a pas de nouvelle solution pour guérir la maladie. L’objectif du projet est de proposer un nouveau schéma thérapeutique pour la gestion de maladies inflammatoires de l’intestin, pour ceci nous allons évaluer le potentiel thérapeutique, ainsi que de déterminer le profil toxicologique d’une bactérie vivante Christensenella minuta dans des modèles précliniques bien établie qui reprennent les principaux symptômes de l’inflammation au niveau du colon. Ce projet rentre dans le programme de recherche de l’entreprise qui s’inscrit dans sa lignée de développement de nouveau médicament à base de microbiote.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la détermination d’un nouveau traitement qui aura une activité bénéfique dans la gestion de l’inflammation, basée sur une bactérie vivante de l’intestin, ainsi qu’une amélioration de la composition bactérienne et de ce fait nous pourrons ainsi proposer un nouveau schéma thérapeutique pour les patients atteints de maladies inflammatoires de l’intestin, telle que la maladie de Crohn.

Procédures

Les interventions auxquelles seront soumis les animaux sont : injection intra-réctale de DNBS pour l’induction de la colite sous anésthésie. La durée du geste est de moins d’une minute. Un prélèvement sanguin sera également réalisé sur certains animaux. La durée du geste de prélèvement est évaluée à moins d’une minute. L'administration orale par gavage des traitements sur tous les animaux du projet sera également réalisé. La durée du geste de gavage est évaluée à moins d’une minute. Les différentes interventions sont réalisées par une personne formée et les animaux sont suivis quotidiennement selon les critères mis en place au sein de l'établissement.

Impact sur les animaux

La colite chez les souris sera induite chimiquement par le Dinitrobenzène acide sulfonique (DNBS), afin de créer l’inflammation au niveau du côlon, cette procédure a pour effet une perte de poids des animaux qui sera surveillée attentivement au cours des 3 jours qui suivent l’induction. Une grille d’évaluation associée aux mesures à prendre a été mise en place et sera suivie tout au long de la procédure. De plus, il est important de prendre en considération que l’absence ou une perte de poids moindre chez nos animaux traités est un paramètre important marquant l’efficacité de notre traitement. Des effets sur le transit intestinal peuvent être observés, tel que des diarrhées ou des saignements au niveau de l’anus, qui seront suveillés et scorés sur les 3 jours post-induction (jour du sacrifice).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort en fin d’expérimentation afin de réaliser des tests et analyses ex-vivo permettant de valider et compléter les données.

Remplacement

L’efficacité et de la tolérabilité d’un médicament en cours de développement doit fait l'objet d'études réglementaires d’évaluation avant toute mise sur le marché, celles-ci exigent l’utilisation de modèles précliniques, qui puissent répondre à des questions toxicologiques. L’ensemble des données générées par ces modèles animaux nous permettront de pouvoir envisager une application thérapeutique chez l’homme. Le recours à des modèles d’inflammation induite chez le rongeur est une étape nécessaire dans notre démarche. Il s’agit des seuls modèles mimant la physiopathologie et la symptomatologie de la colite observées chez les patients atteints de la maladie de Crohn. La réponse immunitaire exprimée suite à l’induction de l’inflammation chez ces modèles précliniques est égalament similaire à celle observée chez l’homme, ce qui nous permet d’évaluer l’impact de notre médicament non seulement d’un point de vue clinique mais également physiologique. Par ailleurs, afin de minimiser au maximum l’utilisation d’animaux, nous avons réalisé au préalable des tests in vitro de criblage sur modèles cellulaires, qui ont permis d’identifier quelques bactéries pertinentes ayant des effets immunomodulateurs et anti-inflammatoires. Nous souhaitons donc tester ces bactéries sur ces modèles animaux et valider l’effet de C. minuta sur la colite induite et sur la modulation du microbiote intestinal, ce paramètre ne pouvant pas être obtenues par des modèles alternatifs ex vivo ou in vitro, car ils ne reconstituent pas de manière optimale la complexité et la diversité des interactions du microbiote intestinal.

Réduction

Le plus petit nombre d’animaux nécessaire par groupe a été défini tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement exploitables, en se basant sur la variabilité interindividuelle et de la sensibilité des marqueurs biochimiques, dont les cytokines. Ce nombre tient aussi compte du fait que les expériences seront réalisées trois fois de manière indépendante afin de s’assurer de la reproductibilité des résultats.

Raffinement

Afin de raffiner les procédures et de réduire tout stress, un soin particulier est apporté aux questions relatives au bien-être animal en garantissant un enrichissement de l’environnement et une habituation aux personnes travaillant avec les animaux . Après 7 jours d’acclimatation qui leur permet de s'adapter à leur environnement, ils seront hébergés entre 3 à 5 par cage pour le respect la cohésion sociale de l'espèce, et manipulés quotidiennement jusqu’au début des expériences. Cette période d’habituation permet de réduire leur niveau de stress lors des manipulations ultérieures. Les cages, transparentes, sont enrichies (tunnels de manipulation en carton, carrés de cellulose et bâtonnets) et sont rapprochées les unes des autres, afin que les animaux aient un contact visuel avec leurs congénères. Un suivi des points limites sera mis en place suivant une méthode de prise en charge adaptée au projet. Les expérimentations sont réalisées lorsque cela le nécessite, sous anesthésie générale avec l'utilisation d'analgésiques adaptés. Les animaux sont suivis quotidiennement par du personnel formé et expérimenté, soucieux du bien-être des animaux.

Choix des espèces

La souris est une espèce de référence en toxicologie et immunologie ; disciplines au carrefour desquelles la thématique du laboratoire nous positionne. La souris est un modèle d’étude très largement utilisé dans le cadre de l’étude de pathologies humaines et de leur impact sur le microbiome intestinal. La disponibilité de modèles animaux d’induction de colite murins pertinents pour nos questions de recherche et le besoin ponctuel de travailler en environnement axénique (complétement stérile) , principalement en isolateurs, compatibles avec la taille des animaux, constituent de plus des facteurs important qui en fait l’espèce animale de choix. Les animaux seront utilisés à partir de 6-8 semaines (adultes), afin que le système immunitaire et le microbiote instestinal soient installés, ainsi nous pourrons évaluer l’impact de notre bactérie sur la structure, la composition de l’intestin, ainsi que la gestion de l’inflammation associée à la colite induite, et ce dans l'objectif de proposer aux patients une solution thérapeutique adaptée et efficace.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 220
Souffrances
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220 rats vont être utilisés, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit une chirurgie créant un défaut osseux au fémur, puis un suivi par micro-scanner sous anesthésie toutes les deux semaines pendant deux mois, avant l'euthanasie pour analyses histologiques. Le porteur revendique un modèle déjà maîtrisé et reproductible dans son unité, et affirme qu'aucune approche in vitro ne permet d'évaluer les biomatériaux au regard de la réglementation. Les retombées annoncées, de nouveaux dispositifs de comblement osseux pour les patients, restent formulées au conditionnel.

Objectifs

Si les greffes de tissus osseux sont désormais courantes pour réparer un os à la suite d’une fracture ou d’autres lésions, cette stratégie présente des limites. C’est pourquoi notre équipe travaille sur le développement de fragments d’os synthétiques ou hybrides (incluant des cellules souches) qui sont nommés des biomatériaux. Ces biomatériaux doivent être à la fois souples et résistants, mais aussi poreux afin qu’ils puissent être colonisés par des cellules. Pour étudier le potentiel ostéogénique du biomatériau (c'est à dire sa capacité à reformer de l'os) nous souhaiterions avoir recours à un modèle animal déjà développé et maîtrisé au sein de notre unité. Ce modèle est facile à mettre en œuvre et reproductible. Le modèle étudié est un défaut osseux au niveau du fémur du rat afin d'évaluer le pouvoir régénérant des biomatériaux implantés. La formation de l'os sera suivie dans le temps grâce à une technique d'imagerie de pointe, indolore et non invasie : un système de tomographie préclinique micro scanner X. L'objectif étant à terme de pouvoir proposer aux patients des matériaux implantables efficaces et adaptés.

Bénéfices attendus

Ce projet permettrait le développement de nouveaux dispositifs médicaux (matériaux de comblement ou membranes pour la régénération osseuse guidée) qui pourraient être proposés aux patients atteints de pathologie osseuses ou accidentés (fracture...).

Procédures

Les animaux subiront une chirurgie au niveau du fémur (création d'un défaut). Cette intervention dure environ 30 min par animal. Elle est réalisée sous anesthésie générale et le suivi des animaux durant la phase de récupération est renforcé. Suite à l'opération, le suivi par micro scanner de la régénération osseuse pour chaque rat sera réalisé à des intervalles de temps espacés (toutes les 2 semaines). Lors de cette procédure d'imagerie non invasive, les rats seront anesthésiés à l'isoflurane (et maintenu au masque dans l'enceinte du scanner). L'acquisition du microscanner dure environ 15 min. Il est envisagé de réaliser 5 fois cette acquisition sur chaque rat (suivi longitudinal sur 2 mois, avec une acquisition à: T0, 2, 4, 6 et 8 semaines).

Impact sur les animaux

Les animaux subiront une intervention chirurgicale sur un site orthopédique, cette intervention ne nécessite pas de fixation interne de l'os. Toutefois, la chirurgie pourra engendrer une douleur modérée pour les animaux et leur mobilité sera atteinte lors des premiers jours post-opératoires. Les signes de douleur et de récupération des animaux représente ceux communément observés pour une telle intervention chez l'Homme suite à une reconstruction osseuse suite à un accident par exemple. Une surveillance rigoureuse sera établie afin de pallier à ces inconvénients et de mettre toutes les mesures en place afin de prendre en charge les animaux.

Devenir

Suite à la chirurgie, les animaux seront suivi par microscanner sur 2 mois (examen d'imagerie non invasive). Après le dernier temps d'acquisition (2 mois après la chirurgie), les animaux seront euthanasiés par les expérimentateurs formés à ce geste, afin de pouvoir réaliser des analyses histologiques sur ces animaux et poursuivre les examens post-mortem permettant de valider le pouvoir ostéogénique du biomatériau étudié.

Remplacement

Les produits destinés a être implantés chez l'Homme doivent nécessairement être testés chez l'animal avant les essais cliniques. Il n'existe pas de méthode basée sur une approche in vitro permettant d'évaluer ces matériaux pour répondre à l'objectif du projet et à la réglementation en vigueur dans le cadre de l'évaluation des dispositifs médicaux implantables chez l'Homme.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux utilisé, un suivi longitudinal par analyse au micro scanner sera réalisé.

Raffinement

Pour réduire l’angoisse, une période d’adaptation d’une semaine sera respectée avant le début des expérimentations. Une cage après l’autre sera amenée à la salle de chirurgie, séparée de la zone d’hébergement des animaux pour éviter toutes sources de stress des animaux opérés et des animaux à opérer. Après la chirurgie, chaque rat se réveille dans une cage à part pour éviter le contact avec des congénères non anesthésiés. Après le réveil complet, le rat reviendra dans sa cage d’origine. Les examen d'imagerie par micro-scanner sont réalisés sous anesthésie générale, avec un suivi des paramêtres tout au lon de l'exeman. Le raffinement des conditions d’hébergement est réalisé notamment par l'enrichissement de l’environnement d’hébergement (la litière en copeaux, jouets, bâtons à ronger mis à disposition) et suivi quotidien des animaux par le personnel qualilié et attentif au bien-être des animaux.

Choix des espèces

Le Rat est une espèce adaptée à la première étape de validation chez l'animal de matériaux destinés au traitement des pertes osseuses. De par sa taille, il permet de réaliser des lésions circulaires de diamètre suffisant au niveau du fémur. Le rat permet ainsi de valider la biocompatibilité, la stabilité dans le temps et l'efficacité thérapeutique du produit, étape primordial dans le cadre du processus de validation d'un disposition médical à destinée humaine. Des rats adultes de 10 semaines, d'un poids d'environ 400 g seront utilisés. En effet les animaux utilisés doivent avoir achevé leur développement et leur croissance.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Rats : 84
Souffrances
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Devenir
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 84

84 rats vont être utilisés, toutes tuées à l'issue, dans des procédures classées de souffrance modérée à sévère. Ils subissent une chirurgie crânienne pour la pose d'un dispositif de contention, puis reçoivent pendant trois jours un composé neurotoxique de référence, le 3,3'-iminodipropionitrile, avant une mise à mort par perfusion intracardiaque. Le porteur indique que ce toxique provoque une dépression du système nerveux, une faiblesse musculaire, une hypothermie et des troubles de l'équilibre qui persistent dans le temps, et décrit deux tests comportementaux, le retournement et la suspension par la queue. L'objectif affiché est de valider les méthodes du laboratoire pour évaluer plus tard la toxicité de produits industriels sur l'oreille interne.

Objectifs

Ce projet consiste à valider des méthodes qui seront utilisées pour évaluer la toxicité de produits industriels, rencontrés dans le monde de travail, sur les récepteurs de l’audition et de l’équilibre, tous deux situés dans l’oreille interne à l'aide d'une molécule de référence: 3, 3' iminodipropionitrile. Cette étude permettra au laboratoire de poursuivre l'investigation de molécules suspectées toxiques pour l'oreille interne et d’informer les préventeurs sur des risques potentiels de certains produits industriels en renseignant notamment les fiches toxicologiques.

Bénéfices attendus

Les tests mis en oeuvre dans cette pré-étude avec le 3, 3' iminodipropionitrile, molécule de référence connue pour altérer l'audition et l'équilibre chez l’animal, permettront de valider les méthodes expérimentales qui seront déployées afin d'évaluer la toxicité de produits industriels sur la cochlée et le vestibule, récepteurs de l'audition et de l'équilibre.

Procédures

Chirurgie crânienne: Les animaux (42 rates) sont équipées d’un dispositif de contention au niveau de leur crâne, dans le but d'enregistrer leur mouvement oculaire (nystagmus post-rotatoire) après stimulation du système vestibulaire par rotation. Cette intervention chirurgicale sera réalisée sous anesthésie gazeuse et n’excèdera pas une heure par animal. Elle sera réalisée 1 seule fois. Mesures du nystagmus post-rotatoire : Ces mesures seront effectuées sur les 42 rates ayant subi une chirurgie cranienne, au moins 21 jours auparavant. Elles seront réalisées avant administration du 3, 3' iminodipropionitrile ou de NaCl 0,9% (T0) et 1 mois après traitement (T1). Cette mesure nécessite une contention. La durée de cette procédure est estimée à 10 minutes par animal. Tests comportementaux : A T0 et T1, 42 rates seront soumises à 2 tests comportementaux permettant une mesure de la fonction vestibulaire : le test de retournement et la suspension par la queue. Moins de 10 minutes par animal sont requis pour effectuer ces 2 tests comportementaux. Une fois ces mesures effectuées, les rates sont soumises aux mesures des produits de distorsion acoustique. Mesure des produits de distorsion acoustique : 42 rates seront soumises à une anesthésie légère (kétamine / xylazine, 45 / 5 mg/kg) afin d’enregistrer les produits de distorsion acoustique après avoir positionné une sonde au niveau de l’oreille gauche. Ces mesures seront effectuées avant traitement au 3, 3' iminodipropionitrile (T0) puis 1 mois (T1) après traitement. Quinze minutes par animal sont nécessaires. Traitement par voie intrapéritonéale avec le 3, 3' iminodipropionitrile ou NaCl 0,9% : Les rates seront traitées pendant 3 jours successifs par voie intrapéritonéale (2mL/kg) soit au NaCl 0,9% (20 rates), soit à une des trois doses de 3, 3' iminodipropionitrile : 150, 200 ou 300mg/kg (64 rates). Au terme des expérimentations, les animaux seront mis à mort par perfusion intracardiaque afin de réaliser l’histologie de l’oreille interne.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables attendus dans ce projet sont ceux résultant du traitement des rats avec le 3, 3’ iminodipropionitrile, décrit dans la littérature comme un toxique engendrant des dommages au niveau des récepteurs de l’audition et de l’équilibre. Il est rapporté une apparition rapide d’un effet dépresseur sur le système nerveux central, ainsi qu’une faiblesse musculaire et une hypothermie. Des troubles de l'équilibre et des effets sur le système locomoteur apparaissent dans les jours qui suivent la fin du traitement et persistent dans le temps. Des pertes de poids reversible sont attendues pendant la semaine du traitement. L’utilisation de ce toxique nous permettra de valider les outils mis au point au laboratoire pour évaluer la toxicité de produits chimiques rencontrés par les salariés au niveau de leur poste de travail.

Devenir

Tous les animaux de la procédure 1 (Evaluation de la fonction vestibulaire par la mesure du nystagmus post-rotatoire chez des rates traitées au 3, 3’ iminodipropionitrile) seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de tissus biologiques. Tous les animaux de la procédure 2 (Evaluation de la fonction vestibulaire par la mesure du nystagmus post-rotatoire chez des rates contrôles) seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de tissus biologiques. Tous les animaux de la procédure 3 (Evaluations des fonctions vestibulaire et auditive par l’utilisation de tests comportementaux et par la mesure des produits de distorsions acoustique chez des rats traités au 3, 3’iminodipropionitrile) seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de tissus biologiques. Tous les animaux de la procédure 4 (Evaluations des fonctions vestibulaire et auditive par l’utilisation de tests comportementaux et par la mesure des produits de distorsions acoustique chez des rates contrôles) seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements de tissus biologiques.

Remplacement

La toxicité de certains solvants industriels sur la cochlée a été démontrée par de nombreuses études expérimentales (rat, cobaye) mais aussi par des études épidémiologiques en entreprise. A l’inverse, les effets de ces substances sur le vestibule qui partage de nombreuses similitudes avec la cochlée n’ont jamais été étudiés in vivo. Il est à noter, cependant, qu'un modèle in vitro de culture d’explants vestibulaires, développé au laboratoire, a suggéré une toxicité de ces solvants sur le vestibule. Ces données devront être confirmées par une étude sur l’animal avant d’alerter les services de santé au travail de la dangerosité de ces substances sur cet organe. L’étude prévue s’appuiera sur des mesures fonctionnelles, comportementales et histologiques qui devront permettre une comparaison fiable et objective des effets cochleotoxiques et vestibulotoxiques. Etant donné l’absence de recul sur ces techniques appliquées au vestibule, il s’averait nécessaire de valider et calibrer nos méthodes à l’aide d’une molécule toxique à la fois pour la cochlée et le vestibule. Le choix s’est porté sur le 3, 3’ iminodipropionitrile. Les méthodes utilisées dans le cadre de cette étude évaluent les fonctionnements physiologiques de ces deux systèmes sensoriels ainsi que diverses réponses réflexes. Ces méthodes ne peuvent être testées que sur des organismes vivants. Ces tests sont des mesures de produits de distorsion acoustique pour l'audition et la mesure du nystagmus post-rotatoire ainsi que deux tests comportementaux pour l'équilibre (retournement et suspension par la queue). Des analyses histologiques seront également réalisées. D’autre part, pour évaluer la toxicité de ces agents chimiques, il est nécessaire que ces derniers soient métabolisés par des organismes vivants.

Réduction

Tous les efforts ont été faits pour limiter le nombre d’animaux utilisés afin de répondre à la question scientifique. Trois doses différentes de 3, 3’ iminodipropionitrile sont nécessaires pour encadrer le seuil de toxicité qui doit se trouver vers 3 x 200 mg/kg. Le dispositif crânien des rates destinées aux mesures du nystagmus post-rotatoire ne permettant pas les mesures de produits de distorsion acoustique, des lots de rates dédiés spécifiquement à ces tests seront donc prévus. Ainsi pour chaque dose de 3, 3’ iminodipropionitrile, 2 groupes expérimentaux seront programmés, l’un pour la mesure du nystagmus post-rotatoire et le second pour les mesures de comportement suivies des mesures de produits de distorsion acoustique. De la même manière, 2 groupes contrôles seront également prévus. Le nombre d’animaux par groupe expérimental a été déterminé en réalisant un calcul de puissance statistique (logiciel G-Power) en se basant sur un test de comparaison de moyennes à partir de données obtenues dans une étude antérieure avec un autre toxique où des variations de 25 % du nombre de saccades du nystagmus post-rotatoire sont attendues (contrôle : 100 ± 10, traités 75 ± 15, p

Raffinement

Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront placés en cycle inversé jour-nuit de 12h / 12 h, à une température de 22 ± 2°C et une hygrométrie de 55 ± 15%. Ils seront stabulés à 2 ou 3 animaux par cage dans des cages de polycarbonate ayant une surface au sol de 1032 cm2, et une hauteur conforme aux critères habituels pour leur espèce. Seuls les animaux ayant subi une intervention chirurgicale, afin de les équiper du dispositif crânien, seront hébergés seuls pendant deux semaines afin d’assurer une bonne cicatrisation. L’utilisation de cages ouvertes et transparentes leur permettra de créer des liens sociaux et des contacts visuels, olfactifs et auditifs nécessaires à leur bien-être. La litière utilisée sera constituée de carrés de cellulose irradiée. Leur environnement sera enrichi par des tunnels en carton. Selon les procédures du projet, les animaux seront habitués à être manipulés dans un premier temps puis à la contention.

Choix des espèces

Le rat est une espèce couramment utilisée dans les études de toxicologie et, est un modèle sélectionné dans les lignes directrices de l’OCDE portant sur les essais in vivo de toxicité des produits chimiques. Par ailleurs, le métabolisme des solvants par le rat est proche de celui de l'Homme. De plus, les expérimentations doivent être menées sur des souches de rat pigmentées comme les rats Long Evans puisque la mélanine est présente au niveau de l'oreille interne, comme chez l'Homme. Les souches albinos sont dépourvues de mélanine ce qui les rend plus sensibles aux solvants. Par ailleurs, la plupart des études expérimentales portant sur les systèmes sensoriels de l'audition et de l'équilibre ainsi que les études comportementales ont été menées avec cette souche de rat ce qui facilitera la comparaison avec nos résultats obtenus au sein du laboratoire. Les rates seront utilisées, pour les mesures fonctionnelles, à l'âge adulte entre 16 et 18 semaines car l'oreille interne ainsi que les cytochromes intervenant dans le métabolisme des toxiques doivent être matures.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Souris : 16
Souffrances
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Devenir
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 16

16 souris mâles vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules souches embryonnaires leur sont injectées dans les testicules par chirurgie pour y former des tumeurs bénignes, analysées ensuite au microscope. Le porteur indique que l'ensemble du projet a jusqu'ici été mené sur cellules en culture, sans animaux, et que le recours à la souris vise à démontrer un résultat réclamé dans la phase de finalisation pour publication. Les souris sont mises à mort au plus tard huit semaines après l'injection ou dès l'atteinte des points limites.

Objectifs

Contexte. Les cellules souches embryonnaires (cellules ES) apparaissent au début de l’embryogénèse et sont à l’origine de la formation de tous les tissus qui constituent les embryons. Les cellules ES peuvent être cultivées en laboratoire indéfiniment, tout en conservant leurs 2 propriétés principales. 1) l’auto-renouvellement qui permet à une cellule ES de se diviser en 2 cellules filles identiques. 2) La pluripotence, c’est à dire la capacité à changer d’identité pour se transformer en toutes les cellules constituant les organes. Comprendre comment les cellules ES conservent leur identité ou en changent est donc essentiel pour différents champs d’application de la biologie et de la médecine car cela contribue aussi bien à améliorer la médecine de la reproduction qu’à mieux comprendre certaines pathologies humaines telles que le cancer. Hypothèse. Depuis 2018, une protéine a été identifiée pour son implication dans un mécanisme biologique essentiel qui aboutit à la fabrication des protéines, appelé traduction. Il a été établi que cette protéine est très exprimée dans les cellules ES et est essentielle pour qu’elles conservent leur capacité à se diviser à l’identique mais pas pour leur capacité à changer d’identité (pluripotence). Toutes les expériences ont été réalisées sur des cellules ES en culture et doivent maintenant être confirmées par des expériences in vivo qui miment le développement embryonnaire. Description du modèle. Toutes les expériences in vitro ont été réalisées sur des cellules ES de souris, aussi les tests in vivo doivent être réalisés chez la souris afin de limiter les biais d’analyse entre différentes espèces. Le test in vivo consiste à injecter des cellules ES dans les testicules de souris mâles adultes. Les cellules ES injectées vont former des tumeurs bénignes non disséminantes et constituées, non pas de cellules cancéreuses, mais de cellules ES qui auront changé d’identité. L’enjeu principal de ces tests est donc d’identifier les types cellulaires différenciés une fois la tumeur bénigne formée, grâce à des analyses au microscope des tumeurs collectées. Objectif. Le projet a pour finalité de déterminer si la perte de la protéine impliquée dans la traduction dans les cellules ES entraîne une modification de leur capacité à changer d’identité in vivo afin de confirmer les nombreuses observations qui ont été réalisées sur des cellules ES de souris in vitro.

Bénéfices attendus

L’étude des processus responsables du développement précoce des embryons chez l’homme et chez les mammifères contribue à l’amélioration de la prise en charge de l’infertilité (par ex., fécondation in vitro). Un des modèles biologiques les plus étudiés pour mieux comprendre ces processus sont les cellules souches embryonnaires (ou cellules ES). Les cellules ES présentent le gros avantage de pouvoir être cultivées en laboratoire tout en conservant leur capacité à former tous les tissus qu’on retrouve dans les embryons qui se développent. Pour améliorer nos connaissances de la biologie du développement des embryons, il est donc essentiel de décortiquer les mécanismes qui contrôlent l’activité des cellules ES et donc les mécanismes qui contrôlent l’expression des gènes dans ces cellules ES. De plus, ces mécanismes fondamentaux peuvent être conservés dans d’autres types de cellules souches à l’origine de pathologies humaines telles que le cancer. En conséquence, approfondir la connaissance des mécanismes moléculaires qui régissent l’identité des cellules ES présente un enjeu majeur aussi bien pour la recherche fondamentale en biologie, pour la médecine de reproduction et pour la cancérologie. Au cours d’une étude portant sur le rôle du mécanisme responsable de la synthèse des protéines dans les cellules ES chez la souris, et un tout nouveau facteur a été identifié comme jouant un rôle essentiel dans ce mécanisme. Grâce à des approches in vitro, c’est à dire, sur des cellules en culture en laboratoire, ce facteur a été montré comme essentiel pour préserver les propriétés des cellules souches. Ce facteur est présent dans d’autres types de cellules souches (cellules ES humaines, cellules souches adultes, cellules souches cancéreuses) et pourrait donc jouer un rôle important dans le développement des embryons humains et dans certains types de cancers tel que le cancer du colon où il est fortement exprimé.

Procédures

Les souris seront soumise à une unique procédure chirurgicale d'une durée de 10-15 min sous anesthésie générale et traitement entalgique pour éviter toute douleur.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables qui sont attendus pour les animaux sont ceux qui peuvent découler : i) de la procédure chirurgicale (inflammation, infection et douleurs localisées), ii) de la présence de sutures cutanées qui peuvent entrainer des blessures cutanées à postériori causées par l’animal lui-même par démangeaisons, iii) de douleurs et de modifications du comportement de la souris (perte de poids) liées à la procédure.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort après une anesthésie générale dès l'atteinte des points limites ou après une période maximale de 8 semaines après l'injection des cellules ES dans les testicules.

Remplacement

Jusqu’à présent, tout le projet a complètement été réalisé grâce à des expériences en laboratoire sur cellules ES de souris, donc sans faire appel à aucun modèle animal. Dans sa phase de finalisation pour publication, il nous est demandé de démontrer par d’autres approches que les cellules ES que nous étudions, maintiennent leur capacité à générer des embryons. Cela ne peut être réaliser sans le recours à des modèles animaux.

Réduction

Le nombre de souris utilisées sera réduit à 16 (2 groupes de 8 souris) pour les raisons suivantes : 1) Le choix des testicules comme site d’injection permet de doubler le potentiel de développement de tumeurs bénignes sans augmenter le nombre d’animaux. 2) Le résultat attendu de ce projet est l’observation qualitative de tissus adultes au sein des tumeurs bénignes mais nous ne recherchons d’effet statistique, permettant ainsi de réduire la taille des groupes d’animaux. Notre expérience antérieure nous permet de prédire que 2 souris sur 3 injectées avec des cellules ES développent des tumeurs bénignes dans les testicules. Ceci, combiné aux données de la littérature, nous permet de réduire le nombre de souris receveuses à 8 par condition pour obtenir un nombre suffisant de tératomes analysables et ne pas reproduire l'expérience inutilement.

Raffinement

Durant toute la procédure, et en particulier dès le réveil post-chirurgie, les souris seront observées régulièrement (2 à 3 fois par semaine) afin de détecter tout signe de souffrance qui conduirait à la mise à mort de ces souris. De plus, anesthésiques et analgésiques seront utilisés pendant l’expérimentation avant, pendant et après la procédure opératoire.

Choix des espèces

L’ensemble du projet est focalisé sur l’étude de la biologie des cellules souches embryonnaires de souris. Bien que nous ayons montré que le rôle de la protéine candidate est conservé dans les cellules souches embryonnaires humaines et dans les cellules souches pluripotentes induites (iPSC) de souris, il nous apparaît donc plus opportun de réaliser les expériences de formation de tératomes chez la même espèce afin de récapituler au mieux les voies de signalisations qui vont induire la différenciation des cellules souches embryonnaires dans les tératomes. Toutes les expériences seront réalisées avec des souris adultes de 6 à 8 semaines, qui est l'âge habituellement utilisé pour l’induction de tératomes.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Cochons : 2076
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2076
▲ -
Devenir
 -
 2076
 -
 -

2076 porcs vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la plupart envoyés ensuite à l'abattoir et une partie mise à mort pour des prélèvements de tissus. Le projet laisse les queues entières et expose les animaux à la caudophagie, les morsures de queue entre congénères, pour tester des additifs et des formulations alimentaires censés en réduire la fréquence. Le porteur décrit un bénéfice attendu de mise sur le marché d'une ou plusieurs solutions, et affirme que la complexité des régulations physiologiques ne permet pas de recourir à des modèles in vitro. Les prises de sang sont réalisées sur animal vigile, avec un maximum de trois tentatives par prélèvement.

Objectifs

Mordiller et mordre sont des comportements naturels chez le porc, qui passe une partie de son temps à explorer son environnement, en reniflant, manipulant et mordillant tout ce qui est à disposition (objets, paille, différents éléments de sa case). Ces comportements s’expriment également vis-à-vis des autres animaux présents et font partie des comportements sociaux. Par ailleurs, la mise en place de la hiérarchie lors de la constitution du groupe s’accompagne d’agressions plus ou moins marquées et de morsures chez certains animaux. Ces comportements peuvent aussi survenir quand les porcs cherchent à accéder à des ressources convoitées, comme l’auge, l’abreuvoir, ou la zone de confort. Dans certaines situations, la fréquence des morsures augmente et provoque des lésions graves sur un ou plusieurs porcs. Ces morsures s’exercent majoritairement sur la queue des animaux et on parle dans ce cas de caudophagie. L’importance de la caudophagie en France est mal connue. Des observations menées en 2016 en abattoir dans l’ouest de la France sur des animaux issus de 263 élevages différents indiquent que plus de 40 % des élevages avaient au moins un porc avec une lésion sévère. L’évolution de la réglementation va dans le sens de l’arrêt de la coupe des queues chez le porcelet, fait de manière routinière aujourd’hui pour empêcher la caudophagie. L’arrêt de cette pratique risque d’augmenter la prévalence de la caudophagie si des solutions ne sont pas trouvées. Il est donc nécessaire de travailler sur cette problématique. L’objectif du projet est de tester différentes stratégies permettant de lutter contre la caudophagie dans les élevages de porc. Différentes solutions pourront être mises en œuvre selon les essais : ajouts d’additifs, modulation du niveau des nutriments, etc. Le projet étudiera la caudophagie chez les porcs depuis le sevrage à 21 jours d’âge, jusqu’à l’abattage, à environ 180 jours d’âge ; car tous ces stades sont concernés.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus du projet sont la mise sur le marché d'une ou plusieurs solutions ou additifs permettant d’empêcher totalement ou a minima de diminuer la prévalence et l’importance des cas de caudophagie chez le porc.

Procédures

Tous les animaux du projet auront les queues entières (le projet utilise des animaux de 21 à 180 jours d'âge environ) et pourraient souffrir de caudophagie, de la même façon que les porcs engraissés en élevage classique. Des points limites stricts seront appliqués afin de limiter la souffrance des animaux. Les prises de sang pourront être réalisées sur animal vigile. Au maximum 15 animaux par traitement expérimental pourront être prélevés avec au moins 7 jours de récupération entre 2 prélèvements et un maximum de 3.85% de la volémie totale de l’animal par prélèvement. Pour chaque prise de sang, le nombre de tentatives sera limité à 3 pour réduire le temps de prélèvement (estimé à environ 5 minutes par prise de sang) et la douleur engendrée. Les prélèvements de salive et de fèces seront réalisés sur animaux vigiles. Ces prélèvements n’étant pas invasifs, ils pourront être réalisés sur l’ensemble des animaux de la procédure. Le nombre de tentative par prélèvement de fèces est fixé à 3 maximum (au maximum 3 stimulations de 30 sec). Des prélèvements de tissus pourront être réalisés après euthanasie des animaux. Le temps de prélèvement de salive est estimé à environ 10 minute par animal.

Impact sur les animaux

s porcs pourront être atteints de caudophagie dans des proportions limitées, puisque le respect des points limites permettra d’éviter que des stades de caudophagie trop importants soient atteints.

Devenir

A la fin de chaque essai, les animaux entreront dans le circuit de consommation pour la plupart, sauf ceux ayant reçu un additif non autorisé dans l’Union européenne et ceux sur lesquels des prélèvements de tissus seront réalisés. Ces derniers seront mis à mort puis partiront à l’équarrissage.

Remplacement

L’objectif du projet est de développer des solutions permettant de lutter contre la caudophagie dans les élevages de porc : ajouts d’additifs, modulation du niveau des nutriments, etc. L'effet d'une solution nutritionnelle ou d'un changement de teneur en nutriments dans l’aliment sur les performances de croissance des porcs est la résultante d'une série de mécanismes et régulations physiologiques (digestives, métaboliques, endocrinologiques) interagissant entre elles. La complexité de ces interactions ne permet donc pas d'utiliser des modèles alternatifs comme la modélisation ou la mise en place d'études in vitro. Par ailleurs, l'évaluation des paramètres d’intérêt du projet (prévalence de la caudophagie, et croissance en particulier) ne peut être réalisée que sur des animaux vivants.

Réduction

Dans ce projet, il s’agit d’étudier la prévalence de l’apparition de la caudophagie ainsi que la sévérité des lésions observées, il faut donc utiliser le test du Chi². Une différence de 20% de prévalence entre 2 traitements expérimentaux permet d’établir que le traitement a un effet significatif sur la caudophagie. Le minimum de cas à observer pour que cette observation ait un sens, est fixée à 7 individus. Avec ces éléments, le nombre minimal d’animaux par traitement expérimental doit être de 35 individus en période de post sevrage. En engraissement, le nombre d’animaux par traitement est augmenté à 72 porcs par traitement, car il y a moins d’animaux par case, ce qui diminue la probabilité d’observer de la caudophagie.

Raffinement

L’état de santé des animaux sera vérifié quotidiennement par les techniciens animaliers de l’établissement utilisateur. Si un porc présente des signes de stress, des douleurs (caudophagie, boiteries, blessures…), alors il sera écarté de l’étude. Des points limites stricts et définis à l’avance sont appliqués tout au long du projet. De plus, le nombre de tentatives de collecte d'échantillons biologiques sera limité et la manipulation des animaux sera restreinte afin de réduire la souffrance ou le stress appliqué à ces animaux. Par ailleurs, ce projet sera réalisé en condition « élevage » pour que les réponses observées soient directement transposables sur le terrain. Les cases seront enrichies avec des jouets sous optimaux et minimes en nombre suffisant pour respecter la règlementation. Des interactions sociales entre les animaux seront possibles car les porcs seront logés collectivement.

Choix des espèces

L'espèce choisie pour la réalisation du projet est le porc car les phénomènes physiologiques (digestifs, métaboliques, endocrinologiques) et la prévalence de la caudophagie étudiés dans le cadre de ce projet sont hautement spécifiques de l'espèce porcine. En période de post-sevrage, les animaux pèseront en moyenne entre 6 et 30-35 kg. En période d’engraissement, les animaux pèseront en moyenne entre 30-35 et 125 kg. C’est pendant ces phases que les problèmes de caudophagie sont observés.

  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Poules : 15800
Dindes : 450
Autres oiseaux : 750
Souffrances
▲ -
▲ 16500
▲ 500
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 17000

17 000 oiseaux, poules, dindes et autres espèces, vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent jusqu'à dix administrations de produits immunologiques, parfois in ovo, avec prélèvements de sang, de larmes et écouvillons, pour évaluer l'innocuité et l'efficacité de vaccins vétérinaires avant leur mise sur le marché. Le porteur indique qu'un test de tumorigénicité peut provoquer un nodule ou une ulcération entraînant une mise à mort immédiate. Il affirme que l'évaluation sur l'espèce cible est une "exigence règlementaire" et que ces produits sont "essentiels" en élevage de volaille.

Objectifs

Le projet a pour but d’évaluer l’innocuité et/ou l’efficacité de substances d’essai immunologiques sur les espèces aviaires (poule, canard et dindes), ainsi que sur leur environnement via des études de diffusibilité (animaux en contact, environnement, humains). Les espèces aviaires sont les espèces cibles des produits considérés.

Bénéfices attendus

Ces études sont menées selon les exigences, du Règlement (UE) 2019/6, de la Pharmacopée Européenne, de guidelines (dont VICH GL44) et d’autres exigences règlementaires spécifiques à chaque pays et en conformité avec la Directive Européenne 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques La finalité de ces études est la mise au point de produits immunologiques ou immunostimulants ayant un niveau d’innocuité et d’efficacité satisfaisant chez les animaux cibles. Ces produits sont essentiels en élevage de volaille afin de protéger les animaux contre les maladies infectieuses et de garantir les performances zootechniques et économiques, tout en réduisant l’impact des maladies infectieuses sur les populations.

Procédures

Ce projet comporte 8 procédures : #1 : Les animaux reçoivent jusqu’à 5 administrations, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produit(s) immunologique(s) étudié(s) et de l’objectif de l’étude. La durée est généralement comprise entre 9 et 90 jours en fonction du produit testé et des études réalisées. Dans quelques rares cas (exigences réglementaires spécifiques à certaines pathologies) cette durée peut être augmentée jusqu’à 120 jours voire 10 semaines. #2 : Les animaux reçoivent jusqu’à 10 administrations en moyenne, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer de 15 à 70 semaines. #3 : Les animaux reçoivent 1 administration (in ovo). Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer jusqu’à 120 jours. #4 : Les animaux reçoivent jusqu’à 5 administrations, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins, de larmes et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer jusqu’à 120 jours. #5 : Les animaux reçoivent 1 seule administration. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction de l’agent étudié. La procédure peut durer 28 jours à 10 semaines. #6 : Les animaux reçoivent au plus une administration. Des prélèvements sanguins peuvent être effectués en fonction de l’agent étudié. La procédure peut durer jusqu’à 120 jours. #7 : Les animaux reçoivent 1 seule administration. Des prélèvements sanguins peuvent être effectués. La procédure peut durer 28 à 60 jours. #8 : Les animaux reçoivent jusqu’à 3 administrations, espacées d’au moins 2 semaines. Des prélèvements sanguins et/ou des écouvillons peuvent être effectués en fonction du/des produits immunologiques étudiés et de l’objectif de l’étude. La procédure peut durer jusqu’à 90 jours.

Impact sur les animaux

Dans ce projet, les opérations conduites sur les animaux peuvent au plus générer un stress et une douleur légère de courte durée en fonction de l’occurrence des administrations, des examens individuels, des pesées et des prélèvements. Dans la procédure spécifique de tumorigenicité, le canard comme le poulet peuvent présenter dans quelques cas rares un nodule dont la taille et/ou la localisation l’empêcherait de poursuivre ses activités normales ou présenterait une ulcération cutanée. Dans ce cas, l'animal sera immédiatement euthanasié.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés compte-tenu des autopsies souvent nécessaires en fin d’étude (exigées notamment dans le cadre d’étude d’innocuité règlementaire). De plus, l’âge des animaux en fin d’étude ne correspond plus à un âge recommandé pour la vaccination, ils ne peuvent donc être réutilisés (la règlementation demandant de tester le(s) vaccin(s) à l’âge minimum recommandé pour la vaccination). Dans des cas exceptionnels, si l’animal atteint des points limites ou un critère d’alarme spécifique à la procédure pendant l’étude, il est euthanasié.

Remplacement

Lorsque cela est possible, une première étape consiste à tester in vitro différents candidats. Ceci permet une première sélection de ces derniers, réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Une série de tests analytiques permet de garantir un certain niveau de sécurité pour les animaux recevant le produit. Un recueil d’informations est aussi apporté par la bibliographie lorsque cela est possible.

Réduction

Concernant les études règlementaires, le nombre minimum d’animaux à inclure est fixé par les textes reglementaires. En amont, lors des phases recherche, les effectifs sont évalués au plus juste (historique, définition des objectifs, tests statistiques de puissance…) de façon à limiter le nombre d’animaux et les études non conclusives.

Raffinement

Pour chaque étude, une période d’acclimatation systématique est prévue dans le but de limiter le stress des animaux et stabiliser leur état physiologique (sauf cas exceptionnels subordonnés au protocole expérimental).

Choix des espèces

L’évaluation chez l’espèce cible est une exigence règlementaire. Les espèces aviaires sont les espèces cibles des substances d’essai étudiées. Des espèces d’oiseaux différentes de l’espèce cible peuvent être utilisées pour évaluer la diffusibilité et/ou l’innocuité des produits sur des espèces potentiellement en contact avec les animaux vaccinés ou sur de espèces potentiellement sensibles à l’agent étudié (exemples : espèce d’origine d’un nouveau vecteur viral, ou espèce d’origine du support de culture de l’agent étudié). Dans la majorité des études, les animaux utilisés ont entre 1 jour et 18 semaines d’âge (en fonction des études et des espèces). Les animaux utilisés dans des études menées chez les poules pondeuses, peuvent avoir jusqu’à 70 semaines d’âge (en fin d’experimentation). L’âge des animaux au moment de la vaccination dépend des besoins des différents types d’études qui sont à effectuer. Ces besoins dépendent de l’objectif de l’étude, du produit testé et répondent à l’exigence expérimentale d’utilisation du produit en vue de sa mise sur le marché. Dans la majorité des cas, l’âge des animaux correspond au plus jeune âge recommandé pour la vaccination ou utilisation du produit immunostimulant étudié, conformément aux exigences réglementaires.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Rats : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

60 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue par asphyxie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils sont isolés en cage métabolique puis mis à jeun seize heures, avant la mise à mort et le prélèvement d'organes, pour comparer des farines de quatre insectes destinées à l'alimentation humaine. Le porteur reconnaît que l'environnement appauvri et la privation de nourriture induisent une angoisse et un stress modérés. Il affirme que ces effets nutritionnels ne peuvent être évalués in vitro ni maîtrisés directement chez l'homme.

Objectifs

Pour nourrir la population mondiale de demain, il y a un enjeu majeur à trouver d'autres sources de protéines riches en composés nutritionnel d'intérêt pour pallier la consommation de poissons (dont la disponibilité diminue) et de viandes. Les insectes riches en protéines de haute qualité sont considérés comme une alternative durable aux protéines animales face à̀ la raréfaction des ressources naturelles et à l’augmentation de la population mondiale. Actuellement, 2/3 des terres agricoles dans le monde sont consacrées à l’élevage ou à la production d’aliments pour le bétail. Ce mode de production a des répercussions négatives sur notre environnement, notamment sur l’émission de gaz à effet de serre, sur l’eau potable et sur les surfaces agricoles. L’élevage des insectes, plus vertueux, utilise des déchets organiques et nécessite en moyenne quatre fois moins de nourriture qu’un élevage conventionnel. Suite aux résultats obtenus dans une étude préliminaire précédemment autorisée, il a été identifié une première farine d’insectes, source de protéines et enrichie en certains oligo-éléments (fer). Dans ce contexte, cette étude a pour objectif d’approfondir les effets observés en évaluant les impacts sur d’autres nutriments (fibres, acides gras, acides aminés) mais aussi en évaluant des impacts physiologiques (activité anti-inflammatoire, effet prébiotique, effet sur l’immunité). De plus, 3 autres types de farines provenant d’autres insectes seront étudiées et comparées.

Bénéfices attendus

Nous pensons que le statut nutritionnel en minéraux, oligo-éléments, vitamines, acides aminés, acides gras essentiels et le statut antioxydant de ces farines d'insectes seront supérieur à une alimentation standard, ce qui mettra en évidence un potentiel bénéfice nutritionnel à la consommation de ces farines dont il est envisagé qu'elles puissent être utilisées en alimentation humaine en substitut aux protéines d'origine animale.

Procédures

Les rats seront placés en cage métabolique pendant 40 heures au total. Durant les 24 premières heures, les rats recoivent eau et aliments spéciaux sans restriction. Ensuite, les rats seront placés à jeun pendant 16 heures toujours en cage métabolique, l'eau sera accessible sans restriction durant cette période. A l'issue de la procédure expérimentale, les rats seront mis à mort par asphyxie.

Impact sur les animaux

Ce protocole nécessite l’isolement des animaux en cage individuelle tout au long du protocole et la mise à jeun pendant 16h, ceci classe la procédure en classe gravité modérée selon les recommandations réglementaires (https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/LEGITEXT000027038877/2020-09-23/) : en effet, l'environnement apauvri (pendant 2 jours) et la privation alimentaire (pendant une journée) induisent une angoisse et un stress modérés.

Devenir

Les rats seront mis à mort par asphyxie afin de recueillir tissus et organes qui doivent être analysés pour obtenir les résultats scientifiques escomptés.

Remplacement

L'étude des effets bénéfiques nutritionnels d’une alimentation enrichie en farine d’insectes ne peut pas être évaluée in vitro. De plus, le recours à l’expérimentation animale permet de maîtriser les apports et les consommations en nourriture enrichie en farines d’insectes sur la durée totale du projet (42 jours) ainsi que tous les facteurs qui pourraient influencer ces paramètres, ce qui ne serait pas possible si l’étude était réalisée directement chez l’Homme.

Réduction

Le nombre d’animaux s’appuie sur une étude statistique de l’effectif nécessaire basée sur des données de la littérature qui permet chez un groupe ayant consommé des protéines d’insectes de mesurer des modifications des statuts nutritionnels statistiquement différentes d’un groupe témoin. De plus, nous souhaitons tester des farines issues de quatre insectes qui présentent des propriétés nutritionnelles différentes afin d’identifier celle qui sera la plus pertinente à proposer pour l'alimentation humaine.

Raffinement

Les rats seront nourris avec un régime standard auquel sera ajouté au maximum 30 % de farines d’insectes. La formulation finale des aliments permet de couvrir l’ensemble des besoins nutritionnels, caloriques et physiologique des rats (aliments sous forme de croquettes à ronger). Les animaux seront hébergés dans des cages individuelle, dans un environnement adapté et contrôlé dépourvu de pathogènes. La nourriture et l’eau de boisson seront fournies sans restriction excepté pendant les heures de jeun. Le milieu sera enrichi pour pallier l'isolement. Les rats seront traités selon les règles éthiques de l’expérimentation animale. L’ensemble du projet est mené par un personnel compétent en expérimentation animale qui maîtrise parfaitement les gestes techniques nécessaires. Les animaux bénéficieront d'une surveillance quotidienne avec des critères d'observation stricts. Au-delà du non-respect d’un certain nombre de ces critères, ils seront considérés en souffrance et sortiront de l'étude.

Choix des espèces

Le modèle animal a été choisi en tenant compte de la littérature récente. En effet, les études sur le sujet ont pour la plupart été réalisées sur des rats. Nous nous appuyerons sur les données décrites dans ces études pour l’analyse de nos résultats. De plus, ce projet s’inscrit dans la continuité de l’étude préliminaire précédemment autorisée réalisée sur des rats. Nous utiliserons de jeunes rats âgés de 6 semaines au démarrage de l’étude. Notre étude cible une population de jeunes adultes plus disposée à consommer des protéines issues d’insectes. Nous souhaitons donc adapter notre modèle animal à cette tranche d'âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 90
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 90
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 90

90 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont sensibilisées à un allergène par injections intrapéritonéales puis intranasales sous anesthésie, avant des mesures respiratoires réalisées après trachéotomie sans réveil, pour produire des lignées de cellules de muscle lisse bronchique. Le porteur indique un risque de dyspnée corrigé par nébulisation de salbutamol. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne rend compte du remodelage bronchique, tout en présentant ces cultures cellulaires comme un moyen de réduire à terme le nombre de souris.

Objectifs

L’asthme est une maladie très fréquente des voies respiratoires qui touche 300 millions de personnes dans le monde. Le terme « d’asthme sévère » s’applique aux patients présentant un asthme dont le contrôle est impossible malgré des traitements inhalés à fortes doses. Un des besoins non couvert dans l’asthme sévère est la prévention efficace des exacerbations. Ces exacerbations sont des épisodes caractérisés par une majoration des symptômes d'essoufflement, de toux, de respiration sifflante ou d'oppression thoracique et par une diminution de la fonction respiratoire. L'asthme est caractérisé par une hyperréactivité, une inflammation et un remodelage bronchique. Le remodelage bronchique est un changement structurel qui comprend entre autre des altérations de l’épithélium, des modifications de la matrice extracellulaire, un épaississement de la membrane basale, une hyperplasie des cellules à mucus, et une augmentation de la taille du muscle lisse bronchique (MLB). La taille du muscle lisse bronchique est une valeur très importante car son augmentation est associée à une fonction respiratoire dégradée et à un taux d’exacerbation plus élevé. Les muscles lisses des bronches d’asthmatique se caractérisent par l’excès de prolifération cellulaire dont les mécanismes sont encore inconnus. Les travaux de notre laboratoire ont déjà mis en évidence un lien entre la taille du muscle lisse bronchique et l’augmentation de la masse mitochondriale. L’augmentation de la masse mitochondriale est un support pour la prolifération des cellules du muscle lisse bronchique. L’étude sur les cellules musculaires lisses bronchiques en culture offre une possibilité de mieux déceler les mécanismes sous-jacents à l’augmentation de la masse mitochondriale des MLB et à son influence sur le remodelage bronchique. Le but de ce travail est de produire les lignées primaires de MLB à partir des bronches de souris témoins et asthmatiques sensibilisées soit à l’ovalbumine soit aux acariens. Ces cellules primaires seront analysées avec les techniques très variées. Les résultats ainsi obtenus seront comparés avec ceux obtenus avec les lignées primaires de MBL humaines de témoins et asthmatiques. Cette approche nous indiquera les mécanismes communs jouant le rôle primordial dans l’asthme. Cela permettra également d’apercevoir les différentes caractéristiques des MLB suite au fait d’être allergique aux acariens ou à l’ovalbumine.

Bénéfices attendus

L’obtention des cultures primaires des MLB des souris asthmatiques et témoins permettra considérablement élargir le champs techniques d’études de remodelage bronchiques. Les résultats ainsi obtenus seront comparés avec ceux obtenus avec les lignées primaires de MBL humaines des témoins et asthmatiques. Cette approche in vitro nous indiquera les mécanismes communs jouant le rôle important dans l’asthme. Cela permettra également de repérer la différence dans les caractéristiques des MLB suite au fait d’être allergique aux acariens ou à l’ovalbumine.

Procédures

Les animaux seront soumis à deux injections intrapéritonéales de l’allergène et à 9 injections intranasales sous l’anesthésie gazeuses (2 minutes). A la fin de protocole les mesures des paramètres respiratoires seront effectuées sur les animaux trachéotomisés (protocole sans réveil sous anesthésie).

Impact sur les animaux

Le risque de dyspnée chez les animaux suite à l’instillation de l’allergène sous anesthésie gazeuses existe. Après l’anesthésie, les animaux seront observés par l’opérateur et la dyspnée éventuelle sera corrigée par la nébulisation de salbutamol.

Devenir

L’objectif de ce projet est la récupération des bronches des animaux asthmatiques et témoins afin de produire les lignées primaires de MLB. La première phase nous permet de développer l’asthme murin. Lors de la seconde phase, les mesures des paramètres respiratoires seront faites et les animaux seront euthanasiés pour le prélèvement des organes d’intérêt.

Remplacement

En raison de la complexité de la communication intercellulaire menant à la maladie, il n’existe pas de modèle in vitro qui permet d’estimer l’évolution du remodelage bronchique dans l’asthme. L’utilisation du modèle d’asthme chronique murin dans nos études nous donnera une meilleure compréhension des phénomènes. Les lignées primaires des MLB nous permettront d’utiliser plusieurs techniques additionnelles pour déceler les causes de la maladie. Au final, cela permettra de réduire le nombre des souris de l’expérimentation animale dans l’étude de l’asthme.

Réduction

Se souciant de réduire le nombre des animaux en expérimentation, comme pour chaque test statistique, nous avons défini le nombre de souris par groupe pour obtenir des résultats significatifs, et nous réaliserons de multiples études ex vivo sur différents organes et selon différentes techniques. Ainsi, nous utiliserons 10 souris dans chacun des trois groupes pour trois productions des lignées primaires en question. Le nombre défini est le nombre minimal de souris qui peut être utilisé pour l'obtention de données scientifiques robustes.

Raffinement

Afin de diminuer la souffrance et l’angoisse des animaux, des dispositifs sont prévus (anesthésie pour les instillations, analgésie et anesthésie pour les mesures des paramètres respiratoires), raffinement des conditions d’hébergement (hébergement en groupes sociaux, copeaux et bâtons), vérification par la structure en charge du bien-être des animaux et nous avons soigneusement décrit des points limites en relation avec notre protocole (critères de perte de poids, comportement anormal ou difficulté respiratoire). La dyspnée éventuelle induite par les instillations intranasales d’allergène, peut être traitée par la nébulisation pendant 15 s d’un broncho-dilatateur d’action rapide (salbutamol 1g/ml). La dernière phase du projet, comporant les mesures des fonctions respiratoires est réalisée sous anesthésie générale avec une couverture analgésique adaptée, sans réveil pour l'animal.

Choix des espèces

La souris est une espèce classiquement utilisée pour l’étude de la réactivité des voies aériennes normales et pathologiques. De plus, le laboratoire utilise cette espèce depuis plusieurs années, et dispose donc dans cette espèce, de nombreuses données sur lesquelles s’appuie la présente étude. Les animaux utilisés pour commencer le protocole sont des jeunes adultes âgés de 5 à 10 semaines. La plupart des études scientifiques dans le domaine pneumologique sont réalisées sur les animaux de cet âge.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Diagnostic des maladies
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 345
Souffrances
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▲ 345
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Devenir
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 -
 345

345 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La plupart reçoivent une greffe de tumeur du pancréas par chirurgie, puis des injections d'agents de contraste radiomarqués et un prélèvement de sang intracardiaque suivi de la mise à mort, pour étudier la détection du zinc par imagerie. Le porteur indique un suivi par grille de score, avec mise à mort si la perte de poids dépasse 20 % ou si les signes cliniques s'aggravent. Il affirme que la complexité des tumeurs pancréatiques ne peut se modéliser que sur un "organisme vivant entier".

Objectifs

Le zinc revêt un intérêt particulier car il s'agit d'un micronutriment essentiel requis pour plus de 300 processus cellulaires différents. La teneur en zinc est particulièrement importante dans le pancréas : le zinc est relargué avec l’insuline et est impliqué dans le diabète mais aussi dans le cancer pancréatique. C’est estimé que le cancer du pancréas deviendra la deuxième cause de mortalité liée au cancer au cours de la prochaine décennie, dans les pays occidentaux. Son pronostic actuel est extrêmement mauvais avec un taux de survie global à 5 ans de seulement 3% en raison de l'absence de symptômes spécifiques et de l'absence de diagnostic précoce. Des chercheurs ont développé des agents de contraste détectables en IRM sensibles au zinc. Après complexation avec le zinc présent au niveau du pancréas, il va s’ensuivre une variation du signal sur l’image du pancréas. Des études précédentes, déjà validées par le ministère, ont permis l’obtention de preuve de concept de la détection IRM de Zn2+ in vivo dans le cadre du diabète et dans le cadre de l’adénocarcinome de pancréas. Néanmoins, la technique d'IRM ne permet pas une quantification absolue de l'agent de contraste dans un organe d'intérêt du fait que le signal dépend à la fois de la concentration locale d’agent mais aussi de son environnement. L’utilisation d’un analogue radioactif permet l’accès à la distribution relative de l’agent dans l’organisme (biodistribution) car l’activité qui est retenue par chaque organe dépend exclusivement de la concentration locale en agent. L’objectif de cette saisine est d’étudier la biodistribution in vivo (par tomographie d’émission monophotonique, TEMP) et ex vivo (prélèvement d’organes post-mortem à des temps précis), des agents de contraste développés (et validés en IRM) en souris saines et souris modèle de cancer de pancréas (modèles adénocarcinome et insulinome), à l'aide des analogues marqués à l'111In ou à l'165Er, deux émetteurs gamma possibles de visualiser par TEMP.

Bénéfices attendus

L'objectif de cette demande est donc d'évaluer la possibilité de détecter et quantifier le zinc par TEMP, grâce à des agents de contraste dédiés, développés par le client, dans des souris témoins saines et modèles de cancer du pancréas. Des biodistributions ex vivo de ces agents de contraste sont réalisées. L'objectif à long terme de ce projet sera de fournir un diagnostic précoce aux populations à haut risque afin d'accroître leur taux de survie et d'améliorer le suivi des patients après traitement.

Procédures

270 souris auront des greffes orthotopiques au niveau du pancréas (procédures 1, 2, 3) Elles seront placées sous paracétamol (analgésique) dans l'eau de boisson la veille de l’intervention (500mg dans un biberon de 200mL) jusqu’à 24h post induction. L'induction sera réalisée sous anesthésie gazeuse (isoflurane 2% dans l'air). A la fin de l’intervention, une injection de tolfédine 4mg/kg (anti inflammatoire) sera réalisée en sous cutané (50μL) et renouvelée le lendemain de l'intervention. Elles subiront une seule chirugie lors de l'induction tumorale qui durera 20 minutes maximum. 75 souris vigiles (dont 60 avec des tumeurs pancréatiques) recevront 2 fois 150μL d'agent de contraste radiomarquée par voie intraveineuse au niveau de la queue (à un temps précoce J7 et à un temps tardif J21 ou J35) (procédure 2) et 180 souris vigiles (dont 120 avec des tumeurs pancréatiques) recevront 1 fois 150μL d'agent de contraste radiomarquée par voie intraveineuse au niveau de la queue. 180 souris vigiles portant une tumeur du pancréas recevront une IP de 50μL de glucose 40% (modèle insulinome dans les procédures 1, 2 et 3). 180 souris ((dont 120 avec des tumeurs du pancréas) anesthésiées à l'isoflurane (2% dans l'air) subiront un prélevement sanguin de 400μL en intracardiaque qui sera immédiatement suivi par la mise à mort sans réveil intermédiaire. (procédure 3)

Impact sur les animaux

Les dommages attendus lors de ce projet sont dûs au développement tumoral pancréatique. Pour suivre cela, nous mettons en oeuvre une grille de scoring qui permettra de prendre les mesures nécessaires afin d'éviter toute souffrance chez l'animal. En pratique, une perte de poids et une modification du comportement pourront être observés (diminution de la locomotion, prostration, amaigrissement, aspect du pelage).

Devenir

Procédure 1: A la fin de la procédure tous les animaux seront mis à mort afin de pouvoir prélever les foies et les pancréas post mortem pour le dosage du Zinc présent. Procédure 2: A la fin de la procédure tous les animaux seront mis à mort. Les souris ayant des tumeurs pancréatiques et ayant été injectées avec des agents de contraste radiomarquées ne peuvent être réutilisées. Procédure 3: A la fin de la procédure tous les animaux seront mis à mort, afin de pouvoir prélever différents organes (pancréas, rate, foie, coeur, poumons, reins, cerveau, intestins, muscles) post mortem afin de quantifier précisément des molécules marquées à l'111In ou à l’165Er préalablement administrées.

Remplacement

Le modèle animal souris est fondamental dans notre cas, puisqu'à notre connaissance il n'existe pas de modélisation capable de représenter la complexité des tumeurs pancréatiques et la distribution des agents de contraste à tester in vitro ; cette étude ne peut se faire que sur un organisme vivant entier.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement pertinents et reproductibles.

Raffinement

Les animaux seront suivis par observation individuelle chaque jour de la semaine pour anticiper, le cas échéant, le développement de douleurs ou de souffrances. Les animaux seront également suivis individuellement par pesée 1 fois par semaine. Si une perte de poids est supérieure à 20% du poids initial, cela entraînera la mise à mort de l’animal (points limites). Par ailleurs, l’absence de socialisation des animaux, le changement d’aspect de la peau (reflet de la qualité du toilettage de l’animal) et l’absence de toilettage seront évalués quotidiennement pour anticiper la souffrance des animaux. Les modèles de tumeur pancréatique peuvent se dérouler sur une période maximale de 35 jours postinjection des cellules. De par notre expérience, à J35, les tumeurs auront une taille inférieure ou égale à 100mm3. Si toutefois un animal venait à présenter des signes de souffrance, il serait mis à mort avant. Une grille de scoring sera utilisée pour le suivi clinique des animaux :ASPECT GENERAL, COMPORTEMENT/ LOCOMOTION, PHYSIOLOGIE CLINIQUE Chaque animal sera mis à mort dès que le score d’un paramètre sera égal à 2, ou dès que le total des scores sera strictement supérieur à 3. De plus, l’imagerie TEMP est une approche non invasive pratiquée sous anesthésie générale.

Choix des espèces

Le modèle d’adénocarcinome chez la souris a été décrit et mis en oeuvre par notre équipe depuis plusieurs années. La lignée immunodéprimée Swiss nude est la lignée qui répond le mieux à l’induction de l’adénocarcinome. Les niveaux de zinc changeant avec la lignée et le sexe des souris, cette même lignée sera utilisée comme témoin et pour l’induction des insulinomes. Des souris femelles âgées adultes de 6-8 semaines seront utilisées conformément aux études déjà publiées sur ce modèle.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 36
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 36
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 36

36 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de vaccination puis la greffe chirurgicale d'un fragment de tumeur gastrique sous la peau, pour tester si cette vaccination ralentit le développement tumoral. Le porteur indique qu'une tumeur va croître et pourrait gêner les déplacements, avec une douleur modérée en cas d'ulcération. Il qualifie la vaccination de modèle "gold standard" dans la littérature et affirme qu'un passage à l'"organisme entier" est "indispensable" après la phase in vitro.

Objectifs

Notre projet repose sur une procédure de vaccination chez la souris en lui administrant des cellules traitées qui induirait une MCI (mort cellulaire immunogène). Cette MCI induite par vaccination permettrait de ralentir ou d’empêcher le développement de tumeur, induite dans un second temps chez les souris vaccinées en procédant à l’implantation d’une tumeur de cancer gastrique en sous-cutané. Cette procédure est considérée, dans la littérature, comme le " gold standard" permettant de démontrer l'induction de la MCI. Cette mort cellulaire, dite immunogène, pourrait à son tour stimuler la réponse aux immunothérapies et en augmenter l’efficacité.

Bénéfices attendus

Le cancer gastrique (CG) est un cancer très agressif associé à une médiane de survie de 10 mois et à un taux de survie à 5 ans inférieur à 25%. La stratégie thérapeutique actuelle repose sur la chirurgie combinée à la chimiothérapie à base de sels de platine (oxaliplatine). Ce traitement est agressif, avec de nombreux effets secondaires qui impactent très négativement la qualité de vie des patients, et le pronostic de ces tumeurs reste sombre. Très récemment, les immunothérapies (qui visent à mobiliser le système immunitaire du patient contre la tumeur) ont été développées pour la prise en charge des patients avec une tumeur CG. Ces alternatives thérapeutiques peuvent provoquer des réponses tumorales complètes et de longue durée, mais ce uniquement chez environ 20% des patients. Nous souhaitons évaluer l’hypothèse qu’un traitement de ces cancers avec des thérapies ciblées déjà utilisées dans la pratique clinique puisse provoquer une mort cellulaire particulière qui stimule le système immunitaire. Le but ultime est d’ouvrir de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le traitement des cancers gastriques.

Procédures

Les 36 souris engagées dans ce projet subiront d'abord une injection sous-cutanée. Une semaine plus tard, un fragment de tumeur de la même lignée cellulaire sera implantée en sous-cutanée . Cette intervention nécessite une anesthésie, en effet, une incision est faite sur le flanc droit pour insérérer le fragment tumoral et un point de suture est réalisé pour refermer. Les animaux sont ensuite suivis durant maximum 4 semaines.

Impact sur les animaux

Les animaux engagés dans ce projet subiront une première injection (vaccination) en sous-cutané au niveau du flanc gauche. Une semaine plus tard, une chirurgie sera pratiquée pour implanter en sous-cutané un fragment de tumeur sur le flanc droit des mêmes animaux. Cette étape nécessite de faire une incision de la peau sur quelques millimètres et donc de faire un point de suture après l’implantation. Cette chirurgie dura une quinzaine de minutes. Un développement de tumeurs est attendu sur les animaux. Les tumeurs grossiront et pourront gêner les souris dans leurs déplacements. Si la peau au niveau de la tumeur devait s'ulcérer, une douleur modérée pourrait apparaître.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin du projet. En effet, il est nécessaire de pouvoir continuer l'étude en réalisant des analyses au laboratoire à partir des tissus prélevés sur ces animaux.

Remplacement

Après plusieurs travaux in vitro très encourageants, l’utilisation d’un modèle animal est indispensable. En effet, la démonstration la plus robuste de ces phénomènes repose sur la vaccination de modèles animaux. La démonstration de la mobilisation de la réponse immunitaire en réponse au traitement est impossible in vitro, et demande l’utilisation de souris immunocompétentes, chez lesquelles le déclanchement d’une réponse immunitaire anti-tumorale est réalisable par des expériences de vaccination. Ainsi, les enjeux de ce projet sont la démonstration de l’efficacité in vivo de cette modalité thérapeutique, qui pourra à terme trouver une application dans l’amélioration de la prise en charge des patients.

Réduction

Le projet nécessitera un nombre maximum 36 souris. Ce nombre a été réduit au maximum tout en restant suffisant et statistiquement robuste pour apporter des réponses claires à notre projet.

Raffinement

Les souris seront hébergées dans des conditions sanitaires contrôlées en disposant d’un enrichissement adapté (carrés de coton pour la fabrication des nids ainsi que des tunnels ou maisonnette et des bâtons de bois à ronger). Les animaux sont surveillés quotidiennement comme l'exige la réglementation en vigueur. Un suivi régulier comprenant l’observation de critères définis (poids, taille des tumeurs, état général) sera effectué. Des points limites ont été définis (taille et aspect de la tumeur) permettant de soustraire l’animal au protocole limitant ainsi dans le temps la souffrance et le stress potentiels.

Choix des espèces

La preuve d'une Mort Cellulaire Immunogène (MCI) complète nécessite des éléments in vivo, chez des modèles murins immunocompétents, à travers des expériences de vaccination. Cette approche vaccinale est la seule approche admise dans la littérature permettant de prouver la mobilisation du système immunitaire et la constitution d’une mémoire immunitaire anti-tumorale. Il nous est donc indispensable, après la phase in vitro de passer à un modèle d'organisme entier, ici la souris. Des souris de 6 à 8 semaines seront utilisées. En effet, l’âge de 6 à 8 semaines correspond à la période de maturation de la réponse immunitaire, et plus particulièrement de la réponse lymphocytaire.

  • Formation professionnelle
Lapins : 750
Chiens : 625
Furets : 40
Cochons : 175
Souffrances
▲ 110
▲ 1225
▲ 255
▲ -
Devenir
 170
 -
 1075
 345

1 590 animaux non-humains, lapins, chiens, cochons et furets, vont être utilisés pour former du personnel aux prélèvements, injections et chirurgies, et mettre au point des techniques, dans des procédures allant de la souffrance légère à la chirurgie sous anesthésie sans réveil. Une partie est réutilisée dans d'autres projets ou proposée à l'adoption, le reste est tué à l'issue des procédures chirurgicales. Le porteur indique des nuisances brèves lors des prélèvements et une douleur post-opératoire de quelques jours. Il affirme que la formation exige de reproduire sur animaux vivants les "conditions réelles" des expériences, et qu'avoir du personnel formé est "exigé par la réglementation".

Objectifs

Les objectifs sont de : - former le personnel de l’établissement utilisateur aux gestes techniques de prélèvement, d’administration et de chirurgie - le maintien de ces compétences dans le temps. Avoir du personnel formé et maintenir ses compétences est exigé par la réglementation. - mettre au point et/ ou développer de nouvelles techniques d’administration, d’anesthésie de prélèvement ou de chirurgie ou de modèles. Ces mises au point/ développements sont requis en amont des études précliniques réglementaires ou des procédures de prélèvements qui nécessitent des voies d’administrations, de prélèvements ou des procédures chirurgicales particulières ou des modèles particuliers, afin de valider ces techniques - améliorer des techniques déjà utilisées (raffinement de procédures/techniques existantes pour réduire l’impact négatif des procédures sur le bien-être animal).

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont les suivants pour la partie formation : • avoir du personnel formé , compétent et aux compétences entretenus garantit in fine la fiabilité des données générées dans les autres projets de l’établissement (évite la répétition éventuelle d’études) • limiter le stress, les contraintes et la durée des procédures/ contention pour les animaux lors des procédures. Les bénéfices attendus sont les suivants pour la partie développement/ raffinement de techniques : • permettre l’évaluation préclinique de nouvelles thérapies / médicaments pour l’homme ou pour les animaux, thérapies/ médicaments apportant un gain d’efficacité par rapport aux thérapie existantes, ou moins invasives que les thérapies existantes ou des effets indésirables moindres ou un degré de contrainte moindre pour le patient futur. • Diminuer le stress, les contraintes pour les animaux dans les études précliniques avec la validation de techniques moins invasives, ayant moins d’effets secondaires, ou plus rapides.

Procédures

Prélèvement de sang (1 à 2 par jour), Gavage orale (1 à 2 par jour maximum), Injection sous-cutanée, intra- musculaire ou intradermique (1 par jour) , Examen opthalmologique (1 par jour) – ces actes durent au maximum quelques minutes. Chirurgie sous anesthésie (jusqu’à quelques heures) avec un protocole et un suivi postopératoire adapté à l’espèce. Cette liste est non exhaustive.

Impact sur les animaux

Les nuisances pour les animaux peuvent être les suivantes : - Stress, inconfort ou douleur brève lors de procédures d’administration, de prélèvement de sang ou de pose de cathéter, n’excédant pas quelques minutes - Douleur légère à modérée en post-opératoire (quelques jours) pour les développements de techniques incluant de la chirurgie

Devenir

A l’issue des procédures N°1 à 4, les animaux seront réutilisés si possible dans un autre projet (par exemple études de toxicologie) si leur âge/ gabarit et antécédents est compatible. Les animaux ne pouvant pas être réutilisés seront proposés à l’adoption si leur état de santé est compatible et qu’il ne présente pas de danger pour l’environnement, la santé animale et les hommes. Les animaux seront euthanasiés a l’issue des procédures 5 et 6

Remplacement

Nécessité de réaliser les dernières étapes de la formation sur animaux vivants afin de mimer les conditions réelles des procédures expérimentales. L’utilisation d’animaux dans ce projet est essentielle afin de développer de nouvelles techniques qui seront utilisés ensuite dans des études précliniques ou dans des procédures de collecte de matrices (qui serviront pour le développement et la validation de techniques analytiques utilisées dans les études précliniques). Il est nécessaire de s’assurer au préalable que ces techniques sont bien adéquates et il faut donc mimer les conditions expérimentales de ces futures études ou procédures. C’est la raison pour laquelle, ce projet ne peut être réalisé in vitro, in silico ou ex vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux pour ce projet a été estimé en tenant compte du nombre théorique de personnel à former (recrutement pour remplacer ou création de postes, retour de congé longue durée, ….) et pour lequel un entretien de compétence est nécessaire, la variété de gestes techniques qui nécessitent une formation pratique, les potentiels développements nécessaires pour les futures études. Les gestes techniques suivants ne sont pas enseignés sur des animaux à seule visée de formation mais sont soit enseignés par tutoriat au cours des études soit ex-vivo réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés : implantation de micropuce, euthanasie, anesthésie, technique de suture des tissus. Pour la partie développement de techniques, des échanges sont réalisés avec les autres sites du groupe afin de collecter les pratiques et les procédures, ce qui permet in fine de limiter le nombre d’animaux utilisés. Dans la mesure du possible, les techniques sont d’abord mises au point ex vivo (si pertinent) afin de réduire le nombre d’animaux utilisés).

Raffinement

Le nombre d’actes de formation pouvant être réalisé par jour est limité (cf chaque procédure – 2 gavages maximum par jour). Les animaux utilisés dans les formations sont suivis quotidiennement (a minima une observation quotidienne), et ont regulièrement un examen physique. Les animaux utilisés dans ce projet bénéficient d’un programme d’enrichissement adapté à l’espèce (ex : planche de repos, batonnet de bois à ronger, jouet pour les lapins). Des points limites basés sur le comportement, l’état clinique et la perte de poids sont décrits dans une PSO interne et appliqués aux animaux de stock utilisés pour ce projet. Pour les développements/ mise au point, des points limites spécifiques sont décrits dans le plan d’étude ou la note technique si les points limites généraux de la PSO ne sont pas pertinents ou sont incomplets.

Choix des espèces

Il s’agit des espèces utilisées ensuite dans les études précliniques, les formations et développements de technique doivent donc se faire sur ces espèces. Du fœtus à l’âge adulte, puisque ces stades de développement sont utilisés dans l’étude préclinique