Procédures sévères
Evaluation de l’efficacité de molécules thérapeutiques dans des modèles murins du syndrome de Netherton
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Diagnostic des maladies
- Maladies infectieuses
- Troubles immunitaires
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système immunitaire
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
4320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Génétiquement modifiées pour développer un syndrome de Netherton, elles présentent dès la naissance une inflammation cutanée grave, et certaines lignées ne survivent pas plus de quatre heures. Sur cinq ans d'élevage, elles subissent applications topiques, gavages, injections sous-cutanées, intrapéritonéales et intraveineuses, imagerie et ponction cardiaque pour tester douze molécules, tandis qu'environ un quart des animaux au génotype inadéquat sont tués. Le porteur annonce au conditionnel une amélioration de la prise en charge des patients et décrit les modèles génétiques comme "un atout majeur".
Objectifs
Le syndrome de Netherton (SN) est une maladie génétique cutanée rare dont l'incidence est estimée à 1/200000. Il est caractérisé par une dermatose inflammatoire génétique, une anomalie capillaire et des manifestations allergiques. Ces symptômes sont présents dès la naissance, entrainant des infections bactériennes, une déshydratation, une hypothermie et une perte de poids extrême et sont à l’origine d’un taux de mortalité postnatal élevé. Ces symptômes conduisent à une inflammation sévère de la peau évoluant par poussées ayant un fort impact sur la qualité de vie des personnes atteintes. Jusqu’à présent, il n’existe pas de traitement efficace pour les sujets atteints du SN. Le gène SPINK5 code la protéine LEKTI, un inhibiteur de protéase multi-domaine exprimé dans la couche supérieure des épithéliums stratifiés. LEKTI joue un rôle essentiel dans l’homéostasie cutanée en régulant l’activité des protéases épidermiques (notamment KLK5 et KLK7) et son absence induit une augmentation de l’activité protéolytique et une perte d’adhérence de la couche cornée. L’utilisation de différentes lignées de souris génétiquement modifiées mimant le plus fidèlement possible les symptômes du SN, a permis d’étudier la maladie et de découvrir des cibles thérapeutiques majeures. L’objectif du projet est de tester l’efficacité de 12 molécules thérapeutiques in vivo qui ont été préalablement validées in vitro, sur des cellules issues de patients. Afin d’atteindre ces objectifs, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées, avec un phénotype dommageable, qui développent les signes de la maladie SN.
Bénéfices attendus
A terme, les résultats de ce projet permettront d’étudier l’effet thérapeutique de différentes molécules sur le phénotype de ces animaux et de préciser leur impact sur la physiopathologie du SN. Ces résultats nous permettront également de vérifier si ces molécules thérapeutiques n’ont pas d’effets indésirables sur les modèles animaux. Ainsi, l’utilisation de ces animaux est un atout majeur pour l’amélioration de la prise en charge thérapeutique des patients.
Procédures
Cette étude se compose de 5 procédures. La procédure 1 consiste en l'élevage et la production de souris pendant une période de 5 ans. Les animaux seront observés quotidiennement et les souris présentant un phénotype léger à modéré seront conservées pour l’essai des traitements thérapeutiques tandis que les souris au phénotype sévère seront euthanasiées. Tous les animaux des procédures 2 à 5 sont issus des élevages de la procédure 1. Les procédures 2 à 5 contiennent 11 interventions énumérées ci-dessous. La durée de ces interventions varie de 1 à 10 minutes répétées deux ou une fois par jour ou une fois tous les trois jours sur une période maximale de 5 semaines, ou de manière continue pendant 3 semaines (dans le cas d’administration de composés thérapeutiques per os). • Anesthésie par inhalation de mix d’oxygène et d'isoflurane (4% induction, 2% maintien) • application topique de tamoxifene • administration de composés thérapeutiques par voie topique • administration de composés thérapeutiques per os • administration de composés thérapeutiques par injection sous-cutanée • administration de composés thérapeutiques par injection intrapéritonéale • administration de composés thérapeutiques par injection intraveineuse • administration de sonde fluorescente par injection intrapéritonéale • imagerie in vivo • anesthésie Kétamine/Xylazine par IP (100 mg/kg, 10 mg/kg) • ponction cardiaque
Impact sur les animaux
Toutes les souris élevées dans le cadre de la procédure 1 ont un phénotype dommageable. Les souris seront observées quotidiennement dès la naissance et la sévérité de leur phénotype cutané sera évaluée selon un système de notation / grilles de décision qui prend en compte la présence et l'étendue des lésions cutanées, la perte de poids, l'inconfort physique ou les comportements anormaux. Nous n'attendons pas d’effets indésirables majeurs des molécules testées sur les souris traitées. Des études in vitro sur des kératinocytes issus de patients sont réalisées en amont de nos études sur le modèle murin. Nos études faisant partie d’études précliniques menées par nos collaborateurs industriels, nous ne sommes pas dans la capacité de décrire les molécules testées (composés organiques de petite taille, peptide, ou anticorps monoclonaux). Cependant, nos expérimentations animales sont réalisées en aval des premières études précliniques menées par le groupe industriel, c’est-à-dire après avoir étudié : -La génotoxicité -La distribution et la pharmacocinétique -La détermination de la NOAEL (dose la plus élevée de la molécule pour laquelle aucun effet toxique n’est observé) -Les effets sur le système cardiovasculaire et respiratoire -La toxicité aigüe -L’irritation et la corrosion cutanée Nos collaborateurs industriels mènent également leurs propres études d’efficacité sur des modèles murins non génétiquement modifiés, ce qui nous permet de pouvoir lancer nos expérimentations avec un range de doses d’efficacité fixé. C’est pourquoi seulement deux doses en plus du placebo sont utilisées dans nos études. Ces doses sont fixées grâce aux résultats préliminaires obtenus par nos collaborateurs industriels. L’aspect et le comportement des souris traitées seront surveillés quotidiennement et une grille de score hebdomadaire sera établie avec notamment un scoring et un suivi du poids corporel. La décision d'euthanasier la souris sera prise selon les critères décrits dans les pointes limites.
Devenir
Toutes les souris seront euthanaisées à la fin de chaque procédure. Cela permettra de collecter échantillons de tissue et faire des analyses histologiques et moléculaires pour déterminer si le traitement a eu efficacité thérapeutique.
Remplacement
Nos expérimentations animales sont réalisées en aval des premières études précliniques menées par le groupe industriel, notamment des études de toxicité et d’efficacité sur des modèles in vitro (lignées cellulaires humains et murines). Cela nous permet alors de ne lancer les expérimentations animales qu’après l’obtention de résultats positifs avec leurs molécules in vitro. De plus, nous utiliserons également des modèles cellulaires cultivés en monocouches ou en trois dimensions (kératinocytes humains primaires, issus de patients) pour montrer l'engagement cible du composé testé.
Réduction
Le nombre optimal de souris pour obtenir des données fiables a été calculé en réduisant la variabilité des souris au sein des groupes expérimentaux (sélection des souris présentant des phénotypes de maladie de peau similaires et un âge similaire). Nous avons calculé la taille d'échantillon nécessaire pour les analyses ANOVA des données à 9 souris par groupe (puissance 80%) et un alpha fixé à 5%. Nous anticipons la perte d'animaux pendant le protocole de traitement en raison du phénotype sévère. Pour compenser cette perte, nous ajustons la taille de l'échantillon à 10 souris par groupe. Des études d’efficacité sur des modèles murins non génétiquement modifiés ont été réalisées en amont par nos collaborateurs, permettant de pouvoir lancer nos expérimentations avec un range de doses d’efficacité fixé. C’est pourquoi seulement deux doses en plus du placebo sont utilisées dans nos études. Afin de maintenir 6 lignées viables qui permettent de mimer le SN, un élevage est maintenu avec différents couples en reproduction. Les nouveau-nés issus sont hébergés dans la même cage que leurs parents durant 21 jours avant d’être sevrés. Ils sont tatoués et prélevés pour réaliser un génotypage à l’âge de 10 jours. Pour ce faire, un petit morceau de l’extrémité de la queue est coupé, puis directement envoyé au laboratoire pour réaliser le génotypage. En fonction des résultats, les nouveau-nés peuvent être gardés pour tester nos molécules et partir en procédure 2, 3, 4, ou 5 (environ 70%) ou peuvent être conservés pour faire de nouveaux couples reproducteurs afin de maintenir l’élevage (environ 5%). Les autres souris dont le génotype ne permet pas de réaliser nos expérimentations seront euthanasiés (environ 25%). Le maintien de lignées génétiquement modifiées demandant beaucoup de souris, les expérimentations animales sont organisées et optimisées en fonction du résultat des génotypages. Ce qui signifie que nous n’attendrons pas d’avoir l’effectif final désiré pour lancer nos expérimentations, mais que nous réaliserons les traitements au fur et à mesure de l’arrivage des souris possédant le génotype et phénotype désiré. Cela permet de réduire au maximum la perte d’animaux. Lors de la procédure 1 le nombre de couples reproducteurs peut varier en fonction des besoins. C’est-à-dire que nous diminuerons le nombre de souris en accouplement si le besoin en souris diminue afin que le nombre de nouveau-nés soit adapté aux expérimentations prévues sur les prochains mois.
Raffinement
Les souris seront hébergées par 2 ou 3 dans la cage lors des expérimentations. Pour éviter tout conflit entre les animaux, ces derniers seront tant que possible hébergés entre frères ou entre sœurs issus des mêmes parents. Un enrichissement sera présent dans toutes les cages d’hébergement (cylindres rouges, bâtonnets à ronger et coton). De plus, un suivi rigoureux sera réalisé afin de veiller à prévenir toute souffrance endurée par les animaux (observations quotidiennes et scoring deux fois par semaine avec points limites établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire). Tout le suivi par scoring se fera visuellement et ne sera donc pas invasif pour les animaux, permettant de voir l’évolution du phénotype au fur et à mesure de l’expérimentation. Les volumes de traitement et les volumes d’injection seront limités le plus possible. Par exemple, pour une souris de 25g : -200µL pour le traitement topique -200µL pour le gavage -100µL pour l’injection sous-cutanée -100µL pour l’injection intrapéritonéale -50µL pour l’injection intraveineuse Les vestes qui seront appliquées aux animaux lors de la procédure 2 (traitement topique) permettront d’empêcher ces derniers de se gratter et ainsi d’aggraver leur phénotype. Enfin, l’imagerie in vivo permettra de suivre de manière longitudinale la distribution de la molécule de manière non invasive. Une anesthésie sera pratiquée dès que possible telles que (1) anesthésie par inhalation avec un mix d’oxygène et d'isoflurane (4% induction, 2% maintien), (2) anesthésie locale oeil (Proparacaine (Alcaine) 0.5%) ou (3) anesthésie avec mélange de Kétamine/Xylazine injecté par voie intrapéritonéale (100 mg/kg, 10 mg/kg).
Choix des espèces
La souris est le modèle expérimental le plus adapté pour ce projet car il existe plusieurs modèles murins génétiquement modifiés qui reproduisent les principales caractéristiques cutanées et systémiques du syndrome de Netherton. Il est facile de produire des animaux génétiquement modifiés dans le modèle murin et d’en étudier les conséquences fonctionnelles. •Les souris TghKLK5 et Tg.hKLK5/IL36rKO : de 10 jours à 5 semaines d'âge seulement pour les traitements topiques et injections s.c. car le phénotype d'inflammation de la peau chez ces souris atteint une expression maximale à l'âge de 3 semaines. Entre 10 jours et 5 semaines est la période pendant lequel on peut observer l'inflammation de la peau et mesurer l'apparition et la sévérité de lésions cutanées. •Les souris TghKLK5 et Tg.hKLK5/IL36rKO : 5 mois d'âge pour les injections i.p., gavages, traitement par alimentation et injections IV. À cet âge, le phénotype d'inflammation de la peau chez ces souris réapparait, mais seulement au niveau du cou et de la tête. De plus, à cet âge les souris se grattent au niveau des zones inflammatoires. La taille corporelle des souris âgées de 5 mois permettra de réaliser des traitements plus invasifs tels que les injections i.p. ou i.v.. •Les souris Spink5cKO, Spink5cKO/IL36rKO, Spink5cKO/Klk5KO, Spink5cKO/IL36rKO/Klk5KO : de 4 à 10 semaines d'âge. L'induction du phénotype par l’activation de CreER par le tamoxifène est plus efficace chez les souris Spink5cKO âgées de 3 à 6 semaines. Les souris de 3 à 6 semaines d'âge seront utilisées pour l'induction au tamoxifène, puis utilisées pour le protocole de traitement. •Les souris Spink5KO seront utilisées 1 à 4 heure(s) après la naissance, car les souris homozygotes pour l'allèle Spink5KO ne survivent pas plus de 4 heures après la naissance.
Imagerie longitudinale de l’activité neuronale dans le cortex et l’hippocampe en développement
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
357 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Dès la naissance, elles subissent une ablation de phalange pour l'identification génétique, une injection d'un virus dans le cerveau, puis la pose d'une fenêtre optique sur le crâne avant plusieurs jours d'imagerie de l'activité neuronale. Les animaux sont ensuite tués par perfusion d'un fixateur dans le cœur sous anesthésie, et les nouveau-nés non retenus pour leur génotype sont tués au dioxyde de carbone. Le porteur qualifie cette recherche fondamentale d'"indispensable" et renvoie ses applications aux troubles du spectre autistique, présentées comme lointaines.
Objectifs
L'objectif principal de ce projet est de comprendre comment les motifs d'activité neuronale évoluent au cours du développement postnatal dans l'hippocampe. Pour cela, nous analyserons, grâce à l'imagerie in vivo, l'émergence des séquences et des assemblées neuronales dans la région CA1 de l'hippocampe à partir de la troisième semaine post-natale.
Bénéfices attendus
Ce projet de recherche est essentiel car il permet de décrypter les mécanismes fondamentaux anatomique et fonctionnel par lequel les neurones glutamatergique excitateurs et les neurones GABAergiques inhibiteurs contribuent à la mise en place de la dynamique des réseaux corticaux. Cette recherche fondamentale est indispensable pour comprendre, par exemple, ce qui dysfonctionnerait dans des pathologies neurodéveloppementales tels que les Troubles du Spectre Autistique (TSA).
Procédures
Nos expériences s'effectuant sur des nouveaux-nés issus majoritairement de lignée murine transgénique hétérozygote, il est nécessaire de pouvoir identifier les individus ET de les caractériser d’un point de vue génétique. Pour cela, nous utiliserons l’ablation de phalange comme méthode d’identification et de caractérisation génétique. Nous suivrons les recommendations émises par le Comité national de réflexion éthique sur l’expérimentation animale du 03/02/2021. Cette ablation est très rapide (moins de 10s) et se fera à P0, juste avant l'injection de virus. Les expériences d'imagerie calcique seront réalisées sur des animaux âgés entre P13-P40. La raison est de décrire les dynamiques neuronales à partir de la troisième semaine postnatale au stade adulte. Les animaux seront injectés entre P0-P1 avec des Adéno-Associé Virus (AAV) permettant l'expression de sondes calciques (GCaMP6s, jRGECO1a....) ou des marqueurs fluorescents (GFP, Td-Tomato..) dans le ventricule latéral (temps de l'intervention moins de 15 min). Une fenêtre optique sera placée sur le crâne de la souris à P13 ou P18 (temps de l'intervention moins de 90 min). Deux jours plus tard, les expériences d'imagerie in vivo débuteront et se poursuivront sur plusieurs jours. Un total de 357 animaux est prévu.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront des injections stereotaxiques intraventriculaires à P0 suivies 13 ou 18 jours plus tard d'une chirurgie pour placer une fenêtre optique sur le crâne permettant d'imager l'activité neuronale in vivo. Dans les deux cas, le stress et la douleur seront contrôlés deux fois par jour ; la douleur sera minimisée, si besoin par l'administration d'analgésiques (burprenorphine, 0.1mg/kg/SC). Si les points limites sont atteints, les animaux seront euthanasiés.
Devenir
A la fin des les expériences d'enregistrement en imagerie calcique, la vérification histologique de la position des neurones enregistrés et de la fenêtre d’imagerie se feront après perfusion intracardiaque d'une solution fixative (4% paraformaldéhyde). Après une analgésie (burprenorphine 6,6ml/kg d'une solution 0.015mg/ml; 0.1mg/kg, SC) suivie 30 min plus tard d'une anesthésie profonde (Domitor à 0.9mg/kg et Zoletil 60mg/kg), la cage thoracique de l'animal est ouverte et une canule est insérée dans le coeur, la solution fixative est alors administrée (1 ml/g). Une fois la perfusion terminée, le cerveau sera prélevé et préparé en fonction des expériences neuroanatomiques suivantes. Les animaux de la portée, âgé de P21 et n’étant pas sélectionnés pour leur profil génétique seront euthanasiés par les zootechniciens par excès de dioxyde de carbone selon le protocole mis en place dans l’animalerie de l’institut.
Remplacement
L’étude des réseaux corticaux, de par leur complexité d’organisation, de développement et de fonctionnement ne peuvent pas être envisagée hors du contexte intégré retrouvé au sein de l’organisme entier. En ce sens, seules des approches menées chez un modèle animal peuvent améliorer les connaissances fondamentales sur le cerveau dont pourra bénéficier à terme les études menées chez l’homme. C’est dans ce contexte que se situent nos travaux dont l’objectif est d'étudier l'organisation morpho-fonctionnelle de la mise en place des activités corticales de l'échelle cellulaire à l’échelle du réseau.
Réduction
Les expériences seront réalisées avec un souci permanent de réduction du nombre d’animaux. La méthode utilisée d’imagerie calcique in vivo permet l'enregistrement d'un très grand nombre de neurones (plusieurs centaines) par animal, . De plus, une même portée sera utilisée par plusieurs expérimentateurs, les nouveau-nés transgéniques non utilisés pour les études développementales seront utilisés dans le cadre d'études menées chez l'adulte et mâles et femelles seront utilisés. L'ensemble de ces points permettent donc de diminuer le nombre d'animaux générés
Raffinement
Le bien-être des animaux, qu'il s'agisse des souris gestantes comme de leur progéniture, sera évalué régulièrement (croissance staturo-pondérale, aspect général, comportement). Une attention particulière sera portée aux nouveau-nés au cours des chirurgies pour réduire douleur et stress (anesthésie générale et locale, tapis chauffant, suivi strict postchirurgie des nouveau-nés en particulier après leur réintroduction au sein de la portée). Les mères et leur nouveau-nés opérés ou non seront hébergés dans des armoires ventilées, sous environnement contrôlé, dans des cages avec un environnement enrichi d'igloos cartonnés et de mini-rouleaux de papier foisonnant permettant aux femelles de faire des nids. Les animaux plus agés seront hébergés et contrôlés dans les mêmes conditions.
Choix des espèces
Les raisons de l'utilisation de modèle murin sont multiples. Concernant nos expériences, les souris présentent une organisation morpho-fonctionnelle suffisamment complexe et évoluée pour en tirer des conclusions générales sur la mise en place développementale de la dynamique des réseaux corticaux. L'existence de nombreuses et différentes lignées transgéniques permettent de cibler telle ou telle sous-population de neurones comme par exemple les neurones générés tôt. De plus, le modèle murin est couramment utilisé en neuroscience rendant nos résultats intéressants pour une large communauté scientifique et permettant de mieux les confronter aux résultats déjà publiés. Les expériences seront réalisées sur des animaux âgés entre P13-P40. La raison est de décrire les dynamiques neuronales à partir de la troisième semaine postnatale au stade adulte. Les animaux seront injectés entre P0-P1 avec des Adéno-Associé Virus (AAV) permettant l'expression de sondes calciques (GCaMP6s, jRGECO1a....) ou des marqueurs fluorescents (GFP, Td-Tomato..) dans le ventricule latéral. Une fenêtre optique sera placée sur le crâne de la souris à P13 ou P18. Deux jours plus tard, les expériences d'imagerie in vivo débuteront et se poursuivront sur plusieurs jours.
Evaluation chez la souris de l’activité de deux nouvelles molécules à activité anti bactérienne dans un modèle de péritonite à Staphylococcus aureus.
- Tests réglementaires
- Autres tests de tolérance et d’efficacité
336 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une péritonite leur est provoquée par injection intrapéritonéale de Staphylococcus aureus, qui peut entraîner poil hérissé, dos voûté, apathie, détresse respiratoire et la mort, pour tester deux molécules antibactériennes. Le porteur indique maintenir les animaux vigiles et limiter la souffrance par la buprénorphine, et classe la procédure en sévère du fait de la mortalité attendue. Il affirme que la corrélation in vitro-in vivo n'est pas satisfaisante et que le recours à l'animal est "indispensable".
Objectifs
Le traitement des infections à Staphylococcus aureus reste problématique et il n’existe pas de consensus à l’heure actuelle sur le choix de l’antibiothérapie la plus efficace. L’émergence de la résistance à la méticilline chez les souches de S. aureus et la production de toxines par certains d’entre eux, augmentant la virulence de la bactérie, complique la prise en charge des patients. Face à cette augmentation continue des résistances bactériennes, il apparait donc indispensable d’évaluer de nouvelles molécules thérapeutiques. Le but de notre travail est d’évaluer l’activité de deux nouvelles molécules à activité anti bactérienne dans le modèle murin expérimental de péritonite et de comparer leur activité à celle d’un antibiotique de référence.
Bénéfices attendus
Développement de nouvelles molécules qui pourraient être actives sur les souches bactériennes multi résistantes, l'antibiorésistance étant devenue un problème majeur, avec l'émergence et la diffusion croissante de souches bactériennes de plus en plus résistantes aux antibiotiques.
Procédures
Animaux de la procédure 1 Tous les animaux (n=36) recevront une injection IP de 0.6ml de la souche bactérienne. Ils recevront également une injection SC de 30µl de Buprénorphine (0.1 mg/kg) 15 min avant infection, puis 5h et 10h après. Ces injections de buprénorphine à 0.1mg/kg seront renouvelées 3 fois le lendemain. Animaux de la procédure 2 Tous les animaux (n=300) recevront une injection IP de 0.6ml de la souche bactérienne. Le premier jour du protocole, ils recevront 3 injections SC de 200µl de la molécule de traitement. Ils recevront également une injection SC de 30µl de Buprénorphine (0.1 mg/kg) 15 min avant infection, puis 5h et 10h après. Ces injections de buprénorphine à 0.1mg/kg seront renouvelées 3 fois le lendemain. Une fois cette phase sévère passée, en fonction de l’état général des souris, si nécessaire, d’autres injections SC de 30µl de buprénorphine (0.05 – 1 mg/kg) pourraient être réalisées. Tous les animaux (procédures 1 et 2) resteront vigiles tout au long de l’étude.
Impact sur les animaux
Dû à l’infection bactérienne, les animaux pourraient présenter, au cours des 48 premières heures du protocole, un ou plusieurs effets indésirables parmi les suivants : Poil hérissé, dos vouté, perte de poids, larmes, yeux collés, isolement, comportement apathique, respiration ralentie ou difficile. Malgré la mise en place des critères d’arrêt (points limites) dont la mise en œuvre sera aussi précoce que possible, cette évaluation sera susceptible d’entrainer la mort et/ ou de causer des états pathologiques graves, c’est pourquoi nous la réaliserons sur le plus petit nombre possible d’animaux par groupe (n=6) et nous classons la procédure en sévère. L’intensité de la souffrance sera réduite autant que possible, par l’injection de buprénorphine, la mise en place de biberons d’eau additionnée de buprénorphine ainsi que par une surveillance accrue.
Devenir
Tous les animaux utilisés dans cette étude seront euthanasiés à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Les techniques in vitro ne permettent pas d’obtenir des données fiables sur l’activité in vivo d’un antibiotique. La corrélation in vitro - in vivo n’étant pas satisfaisante, le recours à l’utilisation de modèles animaux est indispensable.
Réduction
Les premiers temps de l’expérimentation consistent à la validation du modèle avec les souches à étudier, ce qui permet d’utiliser le moins d’animaux possible lors de l’évaluation thérapeutique proprement dite. Pour les évaluations thérapeutiques, le nombre de souris par groupe a été réduit au minimum afin de garder une analyse statistique fiable. Le test du log-rank (Mantel-Cox), test statistique non paramétrique, sera utilisé afin de comparer les distributions des différentes séries de survie.
Raffinement
Avant l’expérimentation : - Conditions d’hébergement : Acclimatation des animaux durant une semaine avant l’expérimentation. Assurance d’une non surpopulation dans la salle d’hébergement. Les animaux sont conservés dans des cages répondant aux dernières normes. La litière est changée 1 fois par semaine avec accès libre à l’eau et à la nourriture (alimentation spécifique pour rongeur). - Détermination des points limites : cf annexe 1, figure 3 Pendant l’expérimentation : - Soins pré et post intervention : Les souris recevront 3 injections de buprénorphine (0,1mg/kg) pendant 48h (période de sévérité du protocole). De la buprénorphine (0.009mg/kg) sera ajoutée à l’eau de boisson 10h après infection et le biberon restera en place pendant 48h. - Application des points limites : cf annexe 1, figure 4 - Euthanasie : dislocation cervicale après pré-anesthésie
Choix des espèces
Le modèle murin de péritonite est un modèle bien caractérisé et parfaitement adapté pour tous les types d’analyses prévus pour cette étude. Cinq semaines de vie permettant une manipulation simple sur un animal robuste.
Formation du personnel
- Formation professionnelle
Rats : 140
Cochons d'Inde : 180
Hamsters dorés : 200
Gerbilles de Mongolie : 80
Chats : 225
Chiens : 210
Furets : 130
1 765 animaux non-humains vont être utilisés pour former le personnel, dont des souris, rats, cobayes, hamsters, gerbilles, chats, chiens et furets, une partie tuée, une partie réutilisée ou adoptée. Ils servent à s'exercer à la manipulation, la contention, l'administration de substances et les prélèvements, mais aussi à l'anesthésie et à l'euthanasie. Le porteur indique que les gestes mal assurés peuvent causer inconfort et stress, et que les rongeurs sans réutilisation possible sont tués à l'issue. Il justifie l'ensemble par la qualité des gestes, présentée comme garante du "bien-être" des animaux non-humains, et décrit la formation comme un prérequis "obligatoire".
Objectifs
Toute personne entrant dans un établissement utilisateur doit suivre un programme de formation pour travailler sur les animaux puis doit faire l’objet d’une formation continue. Elle doit également être formée et qualifiée avant de mettre en pratique toute nouvelle technique sur animaux. De plus, pour certaines nouvelles procédures ou après une période longue sans pratique de la technique, une formation est nécessaire. Ce pré-requis est obligatoire pour garantir la qualité des gestes réalisés et donc le bien-être animal.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont en lien avec les 3R : - Raffinement : diminution du stress, de l’inconfort et de la durée des manipulations. - Réduction : Bien faire du premier coup pour ne pas refaire d’étude et donc réduire le nombre d’animaux utilisés. Ils seront matérialisés par la qualification du personnel en charge des gestes techniques sur animaux et assureront des résultats fiables et répétables dans les études.
Procédures
Dans le cadre de la formation du personnel, les animaux seront utilisés pour l'apprentissage, la manipulation, la contention, l'administrations de substances par différentes voies (sous-cutanée, orale...), et les prélèvements (sanguins, urinaires, écouvillons). Le personnel se formera également à l'anesthésie et à l'euthanasie des animaux.
Impact sur les animaux
Aucun effet indésirable n’est attendu lors des formations. Cependant, lors de l’apprentissage, un geste technique mal assuré peut entraîner de l’inconfort chez l’animal qui pourrait alors exprimer un stress ou un comportement anormal. Dans ce cas, le formateur pourra à tout moment interrompre la séance s’il le juge nécessaire.
Devenir
Mise à mort: - lorsqu’il y a des risques de dommages persistants chez l’animal. - rongeurs : lorsqu’il n’y a pas de réutilisation possible des animaux après les séances de formation. Réutilisation: Une fois le prélèvement effectué, les animaux réveillés sont replacés dans leurs locaux usuels d’hébergement. Placement: dans tous les autres cas lorsque le placement répond aux conditions décrites dans le décret
Remplacement
La formation commencera toujours par la prise de connaissance des documents internes en vigueur (instructions) permettant de réaliser le geste technique à apprendre. Ensuite des formations théoriques, plus spécifiques relatives à l’anatomie, la physiologie, aux points limites avec reconnaissance des signes de douleur et de stress, à l’observation quotidienne des animaux et à la maîtrise de l’environnement sont réalisées. Enfin une observation sur le terrain d’une personne qualifiée sera mise en place avant toute pratique sur animaux.
Réduction
Les animaux peuvent être réceptionnés spécifiquement pour la formation des personnes, mais la préférence sera toujours à la réutilisation des animaux chaque fois que cela est possible. Les formations seront mutualisées pour limiter le nombre d’animaux utilisés. Seul le strict minimum d’animaux sera utilisé pour la formation.
Raffinement
Tous les animaux utilisés sont hébergés dans un environnement enrichi afin de leur permettre d'exprimer un maximum de leurs comportements naturels. Des points limites spécifiques et précis sont mis en place afin d'arrêter toute procédure qui engendrerait une souffrance inutile dans l'atteinte des objectifs de formation. Dans tous les cas, si le geste technique peut provoquer de la douleur chez l’animal, il sera réalisé sous anesthésie. Chez les carnivores domestiques, le renforcement positif est systématiquement appliqué après une manipulation, une récompense est distribuée et des gestes d’affection sont réalisés (ex: caresses, prise dans les bras…). Afin de limiter le stress des animaux, une période d'habituation à la contention et aux gestes techniques est mise en place (si nécessaire) avant le début de la formation. Dans le cas de formation à une technique d’administration de produit, l’apprentissage du geste technique sera réalisé avec un produit neutre type sérum physiologique. Lors de la formation, d’autres produits pourront être utilisés, par exemple injection d’un anesthésique puis vérification de l’endormissement de l’animal.
Choix des espèces
Il s'agit de toutes les espèces notées dans l'agrément et utilisées au sein de l'unité animale Animaux sevrés et adultes peuvent être utilisés car représentés dans les études. Il est utile de se former sur de jeunes animaux sevrés, car les techniques de prélèvement, notamment, peuvent être plus difficiles à réaliser du fait du petit format des animaux
Etude du rôle de l’épigenèse dans le développement de cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
810 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles subissent une immobilisation forcée de deux heures par jour pendant quarante jours, puis, sur leur descendance, une inoculation de tumeurs suivie de séances d'imagerie et de prélèvements sanguins. Le porteur indique que ce stress par contention est "susceptible de provoquer une angoisse persistante" et cherche à savoir si un traumatisme se transmet aux générations suivantes en favorisant la croissance tumorale. Il présente la mise à mort des animaux porteurs de tumeurs comme relevant d'un "but 3R" et affirme qu'aucune méthode alternative ne peut mimer ce processus.
Objectifs
Contexte scientifique : Notre projet a trait à l'étude du rôle du stress dans les cancers. Plus précisément, nous nous intéressons à la transmission de génération en génération du stress par des phénomènes qui ne sont pas dû au programme génétique mais à d'autres facteurs. Cet ensemble de phénomène s'appelle l'épigénétique. La démonstration a été faite qu'un stress chez la souris, peut se transmettre sur 2 générations grâce à ces mécanismes épigénétiques. En parallèle à cette démonstration de nombreuses équipes ont démontré que certains stress avaient une action promotrice sur le développement de tumeurs. Description des objectifs du projet : La question à laquelle nous souhaitons répondre est : est-ce que des informations environnementales stressantes peuvent être transmises d'une génération à la suivante et promouvoir la croissance tumorale ? Les retombées attendues sont importantes d'un point de vue scientifique puisque cette démonstration n'a pas été faite, mais aussi au niveau clinique pour la prise en charge des patients dont les ascendants ont subi des expériences traumatiques. Egalement dans la pratique même de l'expérimentation animal où ces paramètres environnementaux ne sont pas connus ni donc pris en compte. Nous nous proposons pour cela de faire suivre à des souris des expériences stressantes, puis de les mettre en accouplement et de réaliser sur leurs descendances des inoculations de cellules tumorales. La comparaison de ces mesures avec celles d'un lot de souris témoins dont les parents n'ont pas subi de stress devrait confirmer ou infirmer notre hypothèse de travail. La bonne santé des animaux sera évaluée tout au long de l'expérimentation selon la législation actuelle. Dans ce projet nous utilisons le minimum d'animaux nécessaire à notre démonstration. A ce jour, il n'existe pas de méthodes alternatives suffisamment prédictives pour mimer le processus que nous souhaitons étudier.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus sont très importants : en terme de connaissance en soi de ce processus qui n’a jamais été démontré mais aussi en ce qui concerne l’aspect clinique au niveau pronostique et thérapeutique pour la prise en charge des patients dont les ascendants ont subi des expériences traumatiques
Procédures
Stress par immobilisation des animaux (2h/j, 40j) Inoculation de tumeurs (1/animal, animaux anesthésiés) Suivi par imagerie de la croissance des tumeurs (5 imageries de 20 min/animal, animaux anesthésiés) Prélèvement de sang (3/animal, animaux anesthésiés)
Impact sur les animaux
Le stress par immobilisation des animaux est par nature susceptible de provoquer une angoisse persistante chez ces souris.
Devenir
Les animaux utilisés auront des tumeurs. Dans un but 3R, il est nécessaire de les euthanasier.
Remplacement
A ce jour, il n'existe pas de méthodes alternatives suffisamment prédictives pour mimer le processus complexe que nous étudions et semblables à celle de l’homme. Nous ne pouvons pas remplacer l'utilisation des animaux par des tests in vitro ou in silico car le mécanisme que nous étudions est trop complexe pour être modélisé sans expérimentation chez la souris. A ce jour, il n'existe pas de méthodes alternatives suffisamment prédictives pour mimer le processus complexe que nous étudions et semblables à celle de l’homme. Nous ne pouvons pas remplacer l'utilisation des animaux par des tests in vitro ou in silico car le mécanisme que nous étudions est trop complexe pour être modélisé sans expérimentation chez la souris.
Réduction
Afin de restreindre le nombre d’animaux, nous combinerons nos lots témoins. De plus, le nombre d’animaux a été défini d'un point de vue statistique afin de réduire leur nombre. Nous avons déterminé via des tests statistiques qu'un lot de 10 souris par groupe était nécessaire pour avoir des données statistiquement exploitables à la fin de l'étude
Raffinement
En matière de raffinement : le bien-être de nos animaux sera pris en compte dès leur naissance jusqu’à leur mort : hébergement en cages collectives, enrichissement de l'environnement et points limites précoces adaptés à chaque protocole et/ou situation nous permettant de prendre les décisions qui s’imposent face à la souffrance ou l’inconfort de nos animaux.
Choix des espèces
Pour cette étude seront utilisés des souris NSG et NSG-beta ADR B2_KO. Nous utiliserons ces souris dont la forte immunodépression nous permettra de greffer des cellules tumorales humaines. Les souris invalidées pour l'expression du récepteur de l'adrénaline nous permettrons de voir l'implication de cette molécule dans le processus étudié. Stress des parents : Pour les mâles, la spermatogenèse étant un processus continu nous stresserons de jeunes adultes de 4 à 7 semaines, soit une semaine après le début de la fertilité. F1 : xénogreffes : Les souris NSG seront incluses dans le protocole expérimental à l'âge de 8-10 semaines. C'est cet âge adulte qui est la référence au niveau international.
Evaluation de l’impact d’une série de composés en développement sur la cachexie
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
116 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une cachexie leur est induite par inoculation de cellules tumorales sous la peau, provoquant une fonte musculaire et une perte de poids progressives, puis elles reçoivent des injections quotidiennes pendant quinze jours avant d'être tuées pour prélèvement des muscles et des organes. Le porteur indique que l'étude est commanditée par une société cliente pour évaluer l'efficacité de ses composés, et que le modèle est limité à vingt et un jours "pour des raisons éthiques". Il affirme qu'aucune méthode sans animaux ne permet d'étudier l'efficacité réelle d'un composé sur la cachexie.
Objectifs
Le projet faisant l’objet de la présente demande d’autorisation vise à étudier les effets d'une série de composés chez un modèle de cachexie induite par des cellules LLC (Lewis Lung Carcinoma). Cette étude est commanditée par une société cliente, dans le cadre de la recherche de l’efficacité de leurs composés dans ce domaine d’application.
Bénéfices attendus
Si la présente étude pemet de mettre en évidence une efficacité des composés en développement sur la cachexie, ces deniers seront employés ultèrieurement dans le cadre d'études cliniques et pourraient, à terme, obtenir une autoristion de mise sur le marché. Ils constituraient ainsi les premiers taitements autorisés pour traiter la cachexie.
Procédures
Ce projet comport 3 types d'interventions différents: Inoculation de cellules LLC : Durée de 5 minute environ. Mesures de composition corporelle : Durée de 1-2 minutes (répétée 3 fois au cours du projet). Administrations sous-cutanées : Durée 10 secondes environ; adiministrations quotidiennes pendant 15 jours.
Impact sur les animaux
Le modèle employé dans le présent projet est un modèle de cachexie résultant du développement d'une tumeur sous-cutanée induite par l'inocculation de cellules Lewis Lung Carcinoma (LLC). Le développement tumoral induit un état de cachexie progressif s'accompagnant d'une réduction de masse maigre et d'une perte de poids corporel. Pour des raisons éthiques, le modèle est limité à 21 jours post inoculation des cellules LLC après lesquels les animaux seront euthanasiés.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de la procédure. En effet, l'étude implique des anayses biochimiques et histiologiques sur les muscles gastrocnémien, soleus, et plantaris, sur le tissu adipeux sous-cutané, le foie et certaines portions du tube digestif qui devrnt ainsi être collectés à l'issue de la procédure.
Remplacement
L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’efficacité réelle d’un composé sur l’état de cachexie. Nous avons choisi un modèle utilisant l'espèce souris qui est parfaitement caractérisé dans la littérature scientifique.
Réduction
Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Le groupe contrôle du modèle (heated-treated LLC/ Vehicule) a été réduit à 8 animaux (contre 12 pour les groupes cachexique) du fait d'une moindre variabilité des paramètres msurés, ces souris ne dévelopant pas de tumeur.
Raffinement
Le modèle animal qui sera utilisé est un modèle parfaitement caractérisé dans la littérature et couramment utilisé dans les études précliniques. Il s'agit d'un modèle de cachexie chez la souris induit par une inoculation de cellules LLC. Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum tout stress et tout inconfort pour les animaux. Les animaux seront hébergés en cages individuelles et un enrichissement du milieu sera assuré par l'ajout de petites maisons dôme (mouse house) et de materiel de nidification. Afin de réduire toute douleur au cours des procédures expérimentales, l'inoculation des cellules LLC sera réalisée sous anesthésie gazeuse (les animaux seront placés sur tapis chauffant) et les administrations orales seront réalisées à l'aide de canules de gavage souples pourvues d'un emboût en silicone. Enfin, compte-tenu du développement d’une tumeur et d’un état de cachexie progressif chez les animaux, un suivi journalier particulièrement étroit des animaux à l'aide d'une grille de score de souffrance permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis.
Choix des espèces
Le modèle souris C57BL/6 est très bien documenté dans la littérature en tant que modèle de cachexie induit par une inoculation de cellules LLC. Le choix du modèle souris C57BL/6 a été validé avec le client et le chef de projet. Les animaux utilisés seront de jeunes souris adultes (5 semaines à réception ; 8 semaines au début du traitement). Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine qui sera ciblée par les composés à tester, à savoir une population adulte présentant un état cachectique lié au cancer.
Mise en place et test d’efficacité de nouveaux candidats médicaments dans le test d’induction de convulsion par le pentylènetétrazole (PTZ), un modèle d’épilepsie.
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
3 936 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Contenues dans un appareil, elles reçoivent en intraveineuse du pentylènetétrazole qui déclenche des convulsions, puis sont tuées par dislocation cervicale dès l'apparition des trois comportements convulsifs observés. Le porteur indique que ce modèle sert au criblage de candidats médicaments pour l'industrie pharmaceutique et le décrit comme "largement utilisé". Il affirme qu'il n'existe "pas de méthode alternative pour l'épilepsie" et que le recours à l'animal est "nécessaire".
Objectifs
L’épilepsie est une maladie caractérisée par l’apparition de convulsions récurrentes et qui affecte plus de 6 millions de personnes à travers le monde. Les traitements actuels ne peuvent que partiellement contrôler la maladie et induisent de nombreux effets indésirables (Fatigue, somnolence, perte de poids, dépression, perte de la coordination motrice et problème délocution par exemple). La recherche pour des médicaments plus efficaces et ayant moins d’effets indésirables reste un challenge cruciale pour l’industrie pharmaceutique. Les convulsions induites par le PTZ chez la souris est un modèle in-vivo bien décrit dans la littérature et largement utilisé pour le screening des nouveaux candidats médicaments. L’objectif de ce projet est la mise en place du modèle (Convulsion induite par l’administration de PTZ) puis d’utiliser ce modèle pour tester le potentiel antiépileptique de nouveaux candidats médicaments.
Bénéfices attendus
L’épilepsie est une maladie caractérisée par l’apparition de convulsions récurrentes et qui affecte plus de 6 millions de personnes à travers le monde. Les traitements actuels ne peuvent que partiellement contrôler la maladie et induisent de nombreux effets indésirables (Fatigue, somnolence, perte de poids, dépression, perte de la coordination motrice et problème délocution par exemple). La recherche pour des médicaments plus efficaces et ayant moins d’effets indésirables reste un challenge cruciale pour l’industrie pharmaceutique. Les convulsions induites par le PTZ chez la souris est un modèle in-vivo bien décrit dans la littérature et largement utilisé pour le screening des nouveaux candidats médicaments.
Procédures
L’animal, juste avant l’administration du PTZ, est placé dans un appareil à contention pour effectuer l’injection. Une aiguille de 27G relié à une seringue de 1 ml est utilisée pour l’injection. L’aiguille est implantée dans une des deux veines latérales de la queue de l’animal. Le placement de l’aiguille dans la veine est vérifié par l’apparition de sang dans le cathéter reliant l’aiguille à la seringue. Afin d’éviter tout retrait de l’aiguille, elle est scotchée autour de la veine avec du sparadrap. L’administration de PTZ se fait de façon continue à une vitesse de 0.25 ml/min. L’administration du produit de référence ou du nouveau candidat médicament est effectuée entre 15 et 60 min avant l’administration du PTZ. Ce temps est décidé en accord avec le donneur d’ordre et/ou la littérature selon la voie d’administration et la pharmacocinétique du produit testé. Les administrations (molécule de référence, candidats médicaments...) sont réalisées une seule fois avant le test. La voie orale (gavage) est généralement privilégiée pour administrer le ou les produits étudiés parce que c’est celle qui sera prescrite chez l’homme. Le cas échéant (produit destiné à être administré par d’autres voies chez l’homme, ou biodisponibilité nécessitant un autre mode d’administration) les voies intrapéritonéales, sous cutanée, intraveineuse ou intranasale peuvent être choisies.
Impact sur les animaux
Les administrations (molécule de référence, candidats médicaments...) sont réalisées une seule fois avant le test. Le mode et le nombre d’administrations des solutions sont déterminés en fonction des caractéristiques pharmacologiques des produits. La voie orale (gavage) est généralement privilégiée pour administrer le ou les produits étudiés parce que c’est celle qui sera prescrite chez l’homme. Le cas échéant (produit destiné à être administré par d’autres voies chez l’homme, ou biodisponibilité nécessitant un autre mode d’administration) les voies intrapéritonéales, sous cutanée, intraveineuse ou intranasale peuvent être choisies L’administration de nouveaux candidats médicaments peut entraîner certains effets indésirables tels que les crampes abdominales ou la sédation qui peuvent apparaître après administration. Ainsi pour vérifier une éventuelle toxicité et en limiter les risques, les animaux sont suivis après injection. L’état général des animaux est évalué selon notre grille de surveillance pour détecter des signes éventuels de douleurs. De ce fait, si un animal atteint, à un moment donné de l'expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort. Lors de l’administration du PTZ et une fois les 3 comportements observés, l’animal est tout de suite mis à mort (dislocation cervicale : rupture immédiate du tronc cérébral).
Devenir
L’administration de PTZ (100mg/kg) en intraveineuse (i.v) doit induire une convulsion. Les paramètres suivants sont enregistrés : la première secousse musculaire, la latence d’apparition de convulsions cloniques, la latence d’apparition de l’extension des pattes arrière et la latence de mort. Une fois les 3 comportements observés, l’animal est tout de suite mis à mort.
Remplacement
A ce jour, il n’existe pas de méthode alternative pour l’épilepsie, le recours à l’animal de laboratoire s’avère donc nécessaire pour étudier l’efficacité de nouvelles molécules.
Réduction
Le nombre total d’animaux utilisés pour une étude est fonction du nombre de groupes et du nombre d’animaux par groupe nécessaire pour l’obtention de résultats statistiquement exploitables ; ceci afin d'éviter de multiplier les expériences. Il correspond à ce qui est classiquement utilisé en expérimentation animale. Les données sont présentées en moyenne ± SEM. La différence entre les groupes est évaluée à l'aide de tests paramétriques : t de Student et de l'analyse de la variance (ANOVA). Une valeur de p ≤ 0,05 est considérée comme statistiquement significative. NB : Les tests paramétriques sont utilisés en première intention car présentant une puissance statistique supérieure aux tests non paramétriques c’est-à-dire permettant la mise en évidence d’une différence avec des effectifs plus faibles.
Raffinement
Les animaux sont hébergés dans des locaux appropriés et dans des cages contenant des enrichissements conformément aux standards réglementaires. Leur état sanitaire sera évalué quotidiennement selon notre grille de surveillance. De ce fait, si un animal atteint à un moment donné de l’expérience, un de ces points limites définis, il sera immédiatement mis à mort.
Choix des espèces
Le répertoire comportemental des souris correspond aux domaines de recherche abordés, contrairement à des espèces présentant un système nerveux central moins développé. De plus, les rongeurs sont des modèles simples à élever et leur reproduction est relativement bien contrôlée. Dans le cas de ce projet, la proximité clinique entre le modèle de souris et la maladie humaine fait de celui-ci le modèle le plus fiable pour étudier l’effet des traitements sur cette maladie dans toute sa complexité. Les lignées utilisées sont : la souris Swiss et la C57Bl/6 Entre 4 et 12 semaines au moment du test. Les molécules développées sont destinées à des adultes
Effet de la mutation Cldn16L151F sur l’homéostasie du calcium et du magnésium
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
240 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, 200 tuées à l'issue par anesthésie terminale et 40 transférées vivantes vers un autre laboratoire. Porteuses d'une mutation du gène Cldn16 liée à une maladie rénale humaine rare, elles subissent des injections rétro-orbitaires, des régimes carencés, un hébergement en cage à métabolisme et des prélèvements sanguins à la veine mandibulaire sur animal éveillé. Le porteur indique que ces gestes peuvent provoquer hémorragies et hématomes rétro-oculaires, exophtalmie et angoisse liée au confinement. Il affirme que le remplacement est impossible puisqu'il s'agit d'étudier une mutation sur un "organisme entier".
Objectifs
L’étude récente de maladies rares humaines a montré l’importance des transports par les voies paracellulaires. Les claudines sont des protéines structurelles des jonction serrées, qui déterminent la sélectivité et la perméabilité aux divers ions qui peuvent emprunter la voie paracellulaire. Quelques claudines ont été impliquées dans des maladies humaines. Parmi elles, la Claudine 16 est impliquée dans une maladie appelée Hypomagnésémie Familiale avec Hypercalciurie et Néphrocalcinose [Mendelian Inheritance in Man MIM #248250]. Il s’agit d’une maladie rare de transmission autosomique récessive [1]. Nous ne possédons pas de traitement efficace de cette maladie. Le but du projet est de caractériser les anomalies créées par l'expression chez la souris d'une protéine claudine16 anormale, porteuse de la mutation la plus fréquemment rencontrée chez l'humain (L151F).
Bénéfices attendus
Le projet permettra 1. de connaitre précisément l'impact de la mutaion du Cldn16 sur le débit de filtration glomérulaire 2. de comprendre l'adaptation des différents segments tubulaires rénaux à la perte de fonction de Cldn16, de comprendre le phénotype global et, possiblement, de tirer des informations utiles pour développer des approches thérapeutiques plus efficaces que celles existant actuellement
Procédures
Procédure "Mesure du débit de filtration glomérulaire ": rasage d'une surface de 4 cm2 sur l'abdomen, injection dans le sinus retro orbital de FITC sinistrine (1 fois, 1 minute), hébergement isolé en cage individuelle pour mesure de la décroissance de la FITC-sinistrine (1 fois, 2 heures) Procédure "Régime alimentaire appauvri en magnesium" : pas d'intervention hormis le régime alimentaire pendant 2 semaines Procédure "Régime alimentaire appauvri en calcium" : pas d'intervention hormis le régime alimentaire pendant 2 semaines Procédure "Hébergement en cage à métabolisme pour recueil de sang et d'urine" : hébergement en cage à métabolisme pendant une durée moyenne de 7 jours, prélèvement sanguin par ponction de la veine mandibulaire sur animal vigile (1 minute, 1 fois), injection intrapéritonéale pour l'anesthésie terminale. Procédure "Effet du furosémide sur l'excrétion ionique urinaire" : injection intrapéritonéale, prélèvement sanguin par ponction de la veine mandibulaire sur animal vigile (1 minute, 1 fois), injection intrapéritonéale pour l'anesthésie terminale. Procédure "Effet de l'hydrochlothiazide sur l'excrétion ionique urinaire" : injection intrapéritonéale, prélèvement sanguin par ponction de la veine mandibulaire sur animal vigile (1 minute, 1 fois), injection intrapéritonéale pour l'anesthésie terminale. Procédure "Effet de l'amiloride sur l'excrétion ionique urinaire" : injection intrapéritonéale, prélèvement sanguin par ponction de la veine mandibulaire sur animal vigile (1 minute, 1 fois), injection intrapéritonéale pour l'anesthésie terminale.
Impact sur les animaux
Les effets ci-dessous ne sont pas tous attendus mais ils sont possibles. Procédure "Mesure du débit de filtration glomérulaire " : hémorragie retro oculaire, hématome retro oculaire, exophtalmie Procédures "Régime alimentaire appauvri en magnesium" et "Régime alimentaire appauvri en calcium" : pas d'effet attendu Procèdure "Hébergement en cage à métabolisme pour recueil de sang et d'urine", "Effet du furosémide sur l'excrétion ionique urinaire", "Effet de l'hydrochlorothiazide sur l'excrétion ionique urinaire" et "Effet de l'amiloride sur l'excrétion ionique urinaire": angoisse liée à l'hébergement en cage à métabolisme, douleur lors de la ponction transcutanée, hémorragie lors du prélèvement veineux
Devenir
Les 40 animaux de la procédure 1 sont gardés en vie et transférés à l'institut de myologie pour l'étude du métabolisme musculaire. Les 40 animaux de la procédure 2 sont transférés dans la procédure 4, les 40 animaux de la procédure 3 sont transférés dans la procédure 4, Hormis les 40 animaux de la procédure 1 qui sont gardés en vie, les 200 animaux restants subissent une anesthésie générale terminale pour prélèvement d'organes, ce qui est léthal.
Remplacement
La complexité des déterminants des transports ioniques transépithéliaux et de leurs conséquences systémiques est telle Le remplacement n'est pas possible puisqu'il s'agit d'étudier les conséquences d'une mutation génétique sur un organisme entier, avec toute sa complexité et ses capacités d'adaptation. Il n'y a pas d'alternative à cette étude, les modèles cellulaires existant ne permettant pas de rendre compte de la complexité du fonctionnement de l'organisme intact.
Réduction
Les mesures réalisées tiennent compte de l'état de l'art de manière à avoir la meilleure performance des mesures réalisées et réduire au maximum le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux par groupe a été calculé en tenant compte de la variabilité des paramètres d’intérêt en fonction des conditions expérimentales; les nombres d'animaux nécessaires ont été déterminés en appliquant des tests statistiques appropriés.
Raffinement
Toutes les procédures le nécessitant seront réalisées sous anesthésie. Dans la mesure du possible, en fonction des contraintes des procédures, les animaux bénéficient d’un environnement enrichi et leur souffrance est prise en compte et atténuée au maximum (raffinement). Des points limites ont été définis et les animaux sont l'objet d'une surveillance au cours des différentes procédures exposées dans la demande
Choix des espèces
Le modèle de mutagénèse dirigée de la claudine 16 aboutissant à la mutation L151F a été développé chez la souris Les animaux sont utilisés à partir de l'âge de 8-9 semaines. Les animaux ont alors terminé leur phase de croissance rapide et sont considérés comme matures. Leur taille permet la réalisation des manoeuvres expérimentales décrites dans la section "procédures". Les animaux sont identifiés par le port d’une « puce » sous cutanée ; le génotypage a lieu vers l’âge de 3 semaines, par PCR sur l’ADN extrait d’un petit fragment de queue.
Etude de l’impact d’une exposition à des atmosphères complexes réalistes dans un modèle murin de fibrose pulmonaire
- Recherche appliquée
- Troubles respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
480 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une fibrose pulmonaire leur est induite par instillation de bléomycine, puis elles sont exposées une semaine à une atmosphère reproduisant la pollution de l'air de Paris, avant lavage broncho-alvéolaire et prélèvement des poumons. Le porteur indique que la fibrose peut provoquer une insuffisance respiratoire sévère et une mortalité d'environ 20 %, ce qui justifie le classement en sévère. Les retombées annoncées, des mesures préventives pour les patients atteints de fibrose, restent au conditionnel, et le porteur affirme qu'aucune méthode sans animaux ne permet cette étude intégrée.
Objectifs
Nous émettons l’hypothèse que l’exposition à la pollution atmosphérique urbaine pourrait favoriser l’aggravation de la fibrose pulmonaire soit directement en accélérant le(les) processus physiopathologique(s) fibrosant(s), soit indirectement en potentialisant l’effet délétère d’un autre facteur déclenchant. Nous émettons également l’hypothèse que les variations saisonnières de la pollution atmosphérique urbaine ( selon le degré d’ensoleillement et/ou de l’activité industrielle) pourraient moduler ses effets sur le poumon. L’objectif général de notre projet est donc d’étudier par une approche intégrée les effets potentiellement délétères d’atmosphères polluées complexes reproduisant de façon réaliste la pollution de l’air de Paris lors de la saison hivernale et lors de la saison estivale sur la fibrose pulmonaire induite expérimentalement chez la souris par la bléomycine. Nos objectifs spécifiques sont les suivants : - Objectif 1 : évaluer si l’exposition à une atmosphère polluée complexe est suffisante pour initier par elle-même une exacerbation de la fibrose pulmonaire expérimentale, et déterminer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. - Objectif 2 : évaluer si l’exposition préalable à une atmosphère polluée complexe potentialise l’exacerbation de la fibrose pulmonaire induite par un agent oxydant, et déterminer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. - Objectif 3 : comparer les effets de l’atmosphère polluée complexe « Paris été » à ceux de l’atmosphère « Paris hiver » dans ces 2 modèles expérimentaux.
Bénéfices attendus
Si notre étude démontrait expérimentalement un lien de cause à effet entre atmosphère polluée complexe et survenue d’exacerbation aigue dans la fibrose pulmonaire, cela aurait des conséquences importantes tant d’un point de vue scientifique qu’en matière de santé publique. Sur le plan scientifique, ces résultats permettraient de confirmer les résultats observés dans les études épidémiologiques. Par ailleurs, si l’impact de l’exposition à la pollution atmosphérique varie selon la saison (Paris été ou Paris hiver) cela pourrait nous permettre de mieux comprendre la différence de prévalence des exacerbations aigues au cours d’une année. En matière de santé publique, des mesures préventives vis-à-vis des polluants aériens évitables chez les patients ayant une FPI pourraient être instaurés au moment de leur prise en charge ou au cours du suivi, afin de réduire le risque d’évolution vers une exacerbation et améliorer leur survie. Avec notamment la mise en place de conseils autour de la protection lors des pics de pollution, diminution des sources de pollution dans le logement et un contact précoce avec l’équipe médicale. Ces mesures préventives pourraient diminuer la morbidité et la mortalité de la FPI ainsi que les coûts en santé
Procédures
Pour répondre à nos objectifs nous utiliserons un modèle murin de fibrose pulmonaire induite à la blémoycine. Suite à cela les souris développant une fibrose pulmonaire seront exposées pendant une semaine à une atmosphère polluée complexe ou à l’air à l'aide du montage PolluRisk. Sur ces animaux la mesure des variables ventilatoires sera réalisée par plethysmographie sur animaux non anesthésié et non contraint. Ensuite, aprés anesthésie, la saturation sera mesurée. Enfin deux groupes seront réalisés. Dans le premier un lavage broncho-alvéolaire sera réalisé avant euthanasie des animaux. Dans le second, la compliance sera évaluée puis lles poumons seront prélevés pour analyses.
Impact sur les animaux
Le développement d’une fibrose pulmonaire est indolore du fait de l’absence d’innervation sensitive à la douleur dans le parenchyme pulmonaire. En revanche elle peut entraîner une insuffisance respiratoire sévère chez les souris et une mortalité d’environ 20%, justifiant sont classement en tant que procédure « sévère ».
Devenir
A la fin du projet, l'ensemble des animaux sera euthanasié pour prélèvement d'organe.
Remplacement
il n'existe pas à ce jour de méthode alternative à l'expérimentation in vivo pour étudier de façon intégrée l'impact de la pollution atmosphérique sur l'aggravation de la fibrose pulmonaire et l'utilisation de la souris permettra d'étudier les altérations pulmonaires causée par l'exposition à ces particules atmosphériques. D'autre part, l'étude des mécanismes sous-jacent à ces aggravations peut-être plus facilement entreprise dans cette espéce du fait de l'existance d'outils moléculaires.
Réduction
Nous veillerons à réduire le nombre d'animaux utilisés. Nous disposons de données, publiées ou non, nous permettant de réaliser des calculs statistiques permettant de définir le nombre d'animaux nécessaire pour obtenir un effet statistiquement significatif et pour déterminer des points d'arrêt d'expérimentation.
Raffinement
Toutes les procédures seront réalisées dans le respect total des règles du raffinement et les animaux seront hébergés dans un environnement enrichi. Le personnel travaillant avec les animaux possède les diplômes d'expérimentation animale requis. Les conditions de soins et les méthodes utilisées sont les plus appropriées pour réduire le plus possible toute souffrance que pourrait ressentir les animaux. Des points limites précis et des critéres d'arrét sont prévus.
Choix des espèces
Notre projet nécessite d'induire une fibrose pulmonaire , d'exposer les aniamux à des atmosphéres complexes réalistes et de prélever des tissus, Pour cela notre choix c'est porté sur la souris car: - c'est un modèle qui s'héberge et se reproduit facilement, avec une gestation courte permettant l'obtention rapide des individus nécesaires à nos séries expérimentales. - Le modéle murin de fibrose pulmonaire induite par instillation intra-trachéale de bléomycine est validé et courament utilisé dans la littérature internationale - Le protocole d'exposition à des atmosphéres complexes réalistes permet d'évaluer l'impact de la qualité de l'air sur la santé Les animaux utilisés seront des souris mâles adultes agés de 8 semaines. Pour cette étude, nous avons besoins que le système ventilatoire soit mature et fonctionnel. De plus la fibrose pulmonaire est une pathologie du patient âgé. En outre, les souris plus jeunes sont moins sensibles à la bléomycine que les souris agées. Cependant, il est décrit dans la littérature que les souris C57Bl6/J agées développent une fibrose pulmonaire sévére, risquant d'accroite le risque de surmortalité. Le compromis que nous avons choisit est des souris agèes de 8 semaines au moment du début de l'expérimentation. Les animaux seront identifié par un système de marquage à l'oreille
Evaluation du produit X infusé pendant 3 jours pour le traitement des accidents vasculaires cérébraux dans un modèle d’AVC hémorragique intracérébrale chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
47 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une hémorragie cérébrale leur est provoquée par injection de collagénase dans le striatum lors d'une chirurgie de la tête, un cathéter jugulaire et une pompe sous-cutanée diffusent le traitement, puis elles passent des IRM avant une perfusion transcardiaque terminale pour prélever cerveau et reins. Le projet, financé par un industriel, teste une molécule censée limiter la lésion et l'inflammation d'un saignement cérébral. Le porteur affirme que ces procédures ne peuvent être remplacées, les méthodes sans animaux n'apportant pas le même niveau d'information.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de tester une nouvelle molécule dont le mécanisme d’action est susceptible d’agir sur différentes phases de l’hémorragie : la phase aigüe (24h) pour limiter la lésion et la phase inflammatoire qui s’installe les jours suivants. De plus, l’étude permettra d’apporter des éléments concernant la sécurité du médicament en s’assurant qu’il n’augmente pas le saignement.
Bénéfices attendus
Ce projet fait l'objet d'un financement industriel afin d'étudier une nouvelle molécule susceptible de limiter la lésion ainsi que l'inflammation causé par un saignement cérébral.
Procédures
Les animaux seront soumis à une chirurgie d'environ 20 minutes au niveau de la tête afin de pouvoir injecter de la collagénase, provoquant ainsi une hémorragie dans le striatum. De plus, la pose d'un cathéter jugulaire et la mise en place d'une pompe en sous cutanée sera réalisée permettant ainsi l'infusion du traitement. La cathétérisation ainsi que la mise en place de la pompe durera environ 15 minutes . A J+1 et J+3, ces mêmes animaux seront passés à l'IRM sous anesthésie générale pour une durée totale de 14 minutes à J+1 puis 60 minutes à J+3. Enfin, à la fin du projet, les animaux seront soumis à une laparo-thoracotomie pour accéder au coeur. Les animaux subiront une perfusion transcardiaque permettant la fixation du cerveau et des reins avant prélèvement. La durée de cet intervention sera comprise entre 10 et 15 minutes pour la perfusion puis 10 minutes minutes pour les différents prélèvements. Les procédures douloureuse (chirurgie, persfusion transcardiaque) seront réalisées sous anesthésie générale associée à une couverture analgésique.
Impact sur les animaux
Nous pouvons nous attendre à déceler sur certains animaux des signes de complications et de détresse postchirurgicales tels qu'une absence de réaction aux stimuli, une inactivité de l'animal dans sa cage ou encore une perte de poids suite à un arrêt de la prise alimentaire. Les situations précédemment citées définissent nos points limite à appliquer pour ce projet. Nous surveillerons à ce qu'ils ne soient pas dépassés.
Devenir
A la fin du projet, tous les animaux seront donc mis à mort permettant le prélèvement du cerveau et des reins post fixation pour analyse.
Remplacement
Les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants car des techniques de remplacement ne sont pas susceptibles d'apporter le même niveau d'information.
Réduction
Les données de la littérature ainsi qu’une étude de puissance statistique en amont permettent de nous assurer que nous utiliserons le nombre minimal d'animaux pour pouvoir conclure d’un effet ou non de nos stratégies thérapeutiques.
Raffinement
Les expériences seront réalisées par du personnel qualifié en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux, tout en veillant à ne pas dépasser les points limites fixés au préalable. Le bien-être des animaux sera suivi bi-quotidiennement par du personnel qualifié 5j/7 et quotidiennement pendant les week-ends et jours fériés et cela pendant toute la durée du projet. Les animaux seront hébergés dans des cages standards répondant aux normes européennes actuelles (Directive 2010/63/UE). Pour éviter de stresser les animaux, les cages seront isolées de tout bruit extérieur et l’accès à l’eau et à la nourriture sera ad libitum. Enfin, une importance particulière sera apportée au bien-être des animaux. Tout sera mis en oeuvre pour réduire l’angoisse, la souffrance et la douleur de chaque animal, pouvant être occasionnées pendant le projet. Les principes éthiques et les standards de raffinement seront utilisés jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Choix des espèces
La souris (Mus musculus) est l’espèce animale qui a été la plus étudiée dans le domaine des neurosciences et notamment dans le cadre de développement de stratégies de thérapies pharmacologiques. L’ensemble des connaissances et des acquis dont nous disposons au laboratoire et dans la littérature rend cette espèce particulièrement intéressante pour étudier l’hémorragie intra crânienne. Les animaux utilisés seront âgés de 8 semaines et auront un poids de 25 g environ. Nous effectuerons notre modèle sur des adultes afin de pouvoir comparer les données de cette étude avec la majorité des données déjà disponibles sur les modèles d’AVC.
Modulation du niveau de DNM2 par croisement génétique dans le traitement des myopathies liées à MTM1
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
70 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Porteuses de deux maladies musculaires génétiques, la myopathie myotubulaire et la maladie de Charcot-Marie-Tooth, elles subissent une série de tests de force et de locomotion nommés, hanging test, grip, marche sur tapis roulant, barre crantée et électromyographie, avant une mesure des propriétés musculaires sous anesthésie suivie de la mise à mort. Le porteur décrit une faiblesse musculaire et des difficultés de déplacement dès six semaines mais affirme qu'aucune douleur n'est observée, alors que les procédures sont classées en gravité sévère. L'objectif est une preuve de concept, montrer que moduler la protéine Dynamine 2 par croisement génétique améliore le phénotype de la myopathie.
Objectifs
Nous souhaitons valider chez la souris, une preuve de concept pour les myopathies myotubulaires lié à MTM1 en modulant le niveau de la protéine Dynamine 2 par croisement génétique. En effet, Les animaux mutant Mtm1-KO montrent une sur expression de la Dynamine 2 que nous souhaitons faire diminuer par croisement avec une souris mutante (atteinte de CMT) présentant une diminution du niveau de cette même protéine.
Bénéfices attendus
Le projet vise à fournir une preuve de concept que la modulation de la protéine dynamine 2 peut améliorer le phénotype MTM1. Ceci pourrait conduitre au développement d'approches thérapeutique pour les patients atteints de myopathie myotubulaire.
Procédures
Les souris seront soumises à une série de tests phénotypiques à l'âge de 7 à 8 semaines. Hanging test-Mesurer la force du corps. Les souris sont suspendues sur le couvercle de la cage durant 60 secondes maximum. La force des souris sera mesurée 1 fois/semaine, 3 essais/jour/souris, avec 15 minutes de pause entre chaque essai. 2. Grip-Mesurer la force des pattes. Le test sera effectué 3 fois/souris, avec un temps de repos de 15 minutes entre les différents essais. Le Grip test sera effectué une fois par semaine, sur 2 ou 4 pattes. 3. Gait-mesurer la position des pattes pendant le déplacement. L'animal est déposé sur un tapis roulant se déplaçant à une vitesse comprise entre 8 m/s et 14 m/s pendant 1 minute maximum. Ce test sera exécuté une fois par semaine. 4. Barre cranté-Mesurer l’habilité à se déplacer sur une barre cranté de 110 cm de long. Le test sera effectué 1 fois/semaine, 3 essais/jour/souris, avec un temps de repos de 15 minutes entre les différents essais. 5. EMG (Electromyographie)-Mesurer l’activité électrique musculaire. Ce test sera réalisé une seule fois. 6. Mesure des propriétés contractiles musculaires in situ (AURORA). C'est une PE sans réveil.
Impact sur les animaux
Pour cette étude deux modèles murins seront utilisés, un modèle atteint de myopathie myotubulaire (MTM1) et un deuxième atteint de la maladie de CMT. La souris atteinte de CNM développe une faiblesse musculaire et peut montrer des difficultés de locomotion qui apparaissent vers 6 semaines. Ces animaux mutants ont également un poids corporel inférieur au animaux contrôles. Aucune douleur n'est observée chez ces animaux. La souris atteintes de la maladie de CMT présente une légère perte de poids par comparaison avec la souris contrôle. Aucune douleur n'est observée chez ces animaux.
Devenir
Les animaux seront gardés en vie et replacés dans leur cage jusqu'à la procédure suivante pour ce qui concerne le Hanging test, Grip, Gait, Barre cranté. En revanche, à la fin de la mesure de l'EMG, l’animal est réchauffé sur une plaque maintenue à 37°C jusqu’à son réveil. Aucun autre test comportemental ne sera effectué le jour de l’EMG. La dernièere expérimentation qui est "sans réveil" consiste à mesurer les propriétés contractiles musculaires in situ (AURORA) sous anesthésie. A l'issue de cette procédure, les animaux sont mis à mort par dislocation cervicale sous anesthésie. Cela concerne l'ensemble des animaux d'expérience (70).
Remplacement
Pour caractériser cette maladie (CMT) et évaluer l’efficacité de ce croisement génétique nous souhaitons étudier la souris. Le modèle murin étant physiologiquement et structurellement assez proche de l’Homme, nous permet d’étudier d’une part la physiopathologie et d’autre part l’amélioration des symptômes apporté par la régulation de cette protéine par croisement génétique. D’une part, une étude exclusivement réalisée sur des cellules ne pourrait pas se suffire à elle-même car les effets sur l’ensemble de l’organisme et l’évaluation sur le bénéfice de la force musculaire seraient impossibles à évaluer. D’autre part une étude sur culture de cellules mutante ne peut être envisagée car le phénotype pathologique ne se développe pas et le bénéfice de la force musculaire ne peut être mesuré (REMPLACEMENT).
Réduction
Plusieurs procédures expérimentales seront réalisées avec un test maximum par jour. Le nombre d’animaux sera réduit au maximum pour obtenir une puissance statistique suffisante. Le nombre de géniteurs sera réduit en créant des cages d’accouplements avec deux femelles pour un mâle. Nos connaissances sur ce modèle animal mutant et les études réalisées sur d’autres thérapies montrent que 15 souris par groupe seront nécessaires pour obtenir une étude concluante. Cependant une première étude pilote sera réalisée avec 10 animaux, afin de vérifier le phénotype et le niveau de la protéine Dynamine 2. En tenant compte des géniteurs, des animaux d’expérience, nous prévoyons 100 animaux pour cette étude (REDUCTION).
Raffinement
Un certain nombre de procédures seront mises en place afin d’améliorer le bien-être de l’animal. Si des difficultés de locomotion apparaissent, de la nourriture sera placé dans la cage afin de soulager l’animal dans ses déplacements. Les souris seront hébergées par groupe de 2 à 4 par cage et la qualité de l’air sera assurée par une ventilation. Des nids seront disposés dans chaque cage avec un accès illimité à la boisson et à la nourriture. Les cages d’accouplements seront constituées de deux femelles par cage facilitant l’élevage des petits. Le bien-être des animaux sera contrôlé quotidiennement afin de détecter au plus tôt les premiers signes de souffrance comme l’apathie, la prostration, l’abaissement des paupières et l’apparition d’une cyphose. Pour le nouveau-né, la souffrance sera évaluée visuellement : capacité à se retourner, couleur de la peau, capacité à se mouvoir. À partir du sevrage, une perte de poids de 20% en une semaine conduira à l’arrêt du protocole. En cas de douleur intense, un analgésique pourra être administré et l’étude sera prématurément stoppée (RAFFINEMENT).
Choix des espèces
Afin d’évaluer et de comprendre les mécanismes cellulaires induits par une mutation du gène DNM2 et les effets de la modulation de cette protéine, nous avons besoin d'effectuer des expériences physiologiques in vivo. Ces mesures ne peuvent pas être réalisées sur d'autres espèces évolutivement plus éloignées de l’homme car la structure du muscle est différente. De plus, la souris est la seule espèce physiologiquement et structurellement assez proche de l’Homme dans laquelle nous pouvons réaliser les manipulations génétiques pour obtenir ces modèles de pathologie humaine. Lors d'une précédente étude nous avons constaté qu'à l’âge adulte c'est à dire à 7 et 8 semaines, le phénotype lié à la maladie était exprimé. Ainsi, nous souhaitons réaliser les test comportementaux à cet âge afin d'évaluer la maladie et le bénéfice de ce croisement sur la pathologie.
Optimisation du recyclage du cuivre et du zinc, depuis leur apport en alimentation animale jusqu’à leur retour au sol chez le porc charcutier
- Protection de l’environnement
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
210 porcs vont être utilisés, dont 80 renvoyés en élevage et 130 tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Ils subissent des prises de sang toutes les trois semaines, la tête bloquée au tord-nez, ainsi que des prélèvements fécaux par voie rectale après une nuit de mise à jeun, les 130 tués l'étant à l'abattoir expérimental pour prélever leur foie et leurs os. L'objectif est de tester des aliments appauvris en cuivre et en zinc pour réduire l'impact environnemental de la production porcine tout en maintenant la croissance, une visée agronomique et industrielle. Le porteur affirme que ces mesures ne sont possibles que sur un "animal entier et vivant" et qu'aucune méthode in vitro ou mathématique ne peut les remplacer.
Objectifs
Le projet s’inscrit dans l'enjeu global d’améliorer la durabilité des systèmes agricoles. L’objectif de ce projet est de tester l’incorporation d’aliments à teneurs réduites en Cu et Zn en condition d’élevage sur la digestibilité des aliments et sur les performances de croissance des animaux.
Bénéfices attendus
Notre hypothèse est que nous pouvons réduire la teneur en Cu et Zn de l’aliment, et donc leur excrétion et l’impact environnemental de la production porcine en maintenant les performances de croissance des animaux. Nous vérifierons le statut métabolique en Cu et en Zn des animaux en mesurant leur concentration plasmatique et hépatique. Pour que la réduction d’impacts obtenues au kg d’aliment produit soit conservée au kg de porc produit, il faut que la santé et les performances de croissance soient maintenues.
Procédures
Lors de l'essai 1, les animaux subissent plusieurs prises de sang. Elles auront lieu toutes les 3 semaines sur chaque porc afin de vérifier le statut métabolique en Zn de l’animal. Pour procéder à la prise de sang, les animaux seront bloqués au « tord nez » dans leur case durant maximum deux minutes, le prélèvement se fera en utilisant un vacutainer et une aiguille (0.90 X 38mm) à usage unique. Le volume prélevé sera de 10 mL. Les prélèvements seront réalisés sur des animaux après une nuit de mise à jeun. Un échantillon fécal (100g) sera réalisé toutes les 3 semaines sur chaque porc par prélèvement rectal, en même temps que le prélèvement sanguin, afin de mesurer l’exportation du Cu et du Zn vers les déjections sur le long terme. Lors de l'essai 2, une prise de sang sera effectuée sur chaque animal à la fin de la période d’adaptation en flat-decks afin de vérifier le statut métabolique en Zn de l’animal et comparer les différents régimes. Pour procéder à la prise de sang, les animaux seront bloqués au « tord nez » dans leur case durant maximum deux minutes, le prélèvement se fera en utilisant un vacutainer et une aiguille (0.90 X 38mm) à usage unique. Le volume prélevé sera de 10 mL. Les prélèvements seront réalisés sur des animaux après une nuit de mise à jeun.
Impact sur les animaux
Une baisse des performances de croissance des animaux pourrait être observée en diminuant les teneurs en Cu et en Zn de l'aliment.
Devenir
Procédure n°1 : Les porcs seront conservés pendant 13 semaines puis abattus à l’abattoir expérimental de l’UE3P de St-Gilles. Des prélèvements du foie et d’os et un dernier prélèvement de sang seront réalisés à l’abattoir. Procédure n°2 : L’ensemble des animaux retourneront dans l’élevage de production à la fin de la procédure expérimentale. La décision de garder en vie les animaux revient au responsable du projet en coordination avec le responsable de l’élevage
Remplacement
L’objectif de ce projet est de tester l’incorporation d’aliments à teneurs réduites en Cu et Zn en condition d’élevage sur l’utilisation digestive des aliments et sur les performances de croissance des animaux. Ces objectifs ne peuvent être atteints par des méthodes mathématiques ou in vitro et nécessitent le recours à une étude in vivo. L’essai 1 nous permettra d’évaluer l’impact des aliments à teneurs réduites en Cu et Zn sur les performances de croissance des porcs en engraissement. L’essai 2 nous permettra d’étudier l’utilisation digestive des aliments à teneurs réduites en Cu et Zn chez le porc. Les mesures sur animaux sont requises car il n’est pas possible d’étudier cet aspect autrement que sur un animal entier et vivant.
Réduction
Lors de l'essai 1, 130 animaux sont utilisés. Les précédents travaux de l’unité menés sur ce sujet ont montré que les réponses des porcs à des stratégies alimentaires sont très variables d’un individu à l’autre à l’intérieur de chaque groupe sexuel. Cela justifie l’utilisation de 12 mâles entiers et 12 femelles pour chaque lot expérimental. Lors de l'essai 2, un total de 80 animaux est utilisé. Des protocoles similaires conduits dans l’unité ont utilisés entre 4 et 8 porcs par régime pour obtenir une précision satisfaisante dans les valeurs de digestibilité. En conséquence, nous conduirons nos mesures avec 8 porcs par régime.
Raffinement
Lors de l'essai 1, les animaux sont placés en loge individuelle afin de limiter les risques d’agressivité des porcs mâles entiers entre eux et vis-à-vis des porcs femelles. Lors de l'essai 2, l’appétit, l’ingestion d’eau, le comportement des animaux (posture) ainsi que l’état de la cage seront observés minimum deux fois par jour par le personnel des animaleries afin de détecter des blessures éventuelles, des troubles respiratoires ou des troubles du transit digestif. Tout animal présentant l’un de ses troubles sera pris en charge immédiatement. Les loges et cages individuelles utilisées lors de ces deux essais sont équipées de barreaux et placées dans la même pièce, proche les unes des autres, afin de permettre aux animaux de maintenir un contact visuel, tactile, olfactif et auditif entre eux.
Choix des espèces
La cible de l’étude est le porc en croissance-finition. Nous allons utiliser un croisement répandu dans les élevages commerciaux français (Piétrain X (Large White X Landrace)). Les animaux seront des porcs en croissance-finition (30 à 120 kg). Il est choisi de travailler avec des animaux dont le poids vif moyen atteint au cours de l’étude correspond au poids vif moyen des porcs en élevage commercial