Procédures sévères

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  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 1390
Souffrances
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Devenir
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 1390

1 390 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance modérés à sévères. Une fibrose pulmonaire ou cutanée leur est provoquée, puis elles reçoivent des injections répétées, dont une quotidienne pendant 28 jours, et des gavages, pour tester des inhibiteurs des protéines HSPB1 et HSPB5. Le porteur annonce une perte de poids et une baisse de la capacité respiratoire, applique une pommade anesthésiante avant les injections douloureuses et prélève les poumons après mise à mort. Il juge l'expérimentation in vivo "indispensable" faute de reproduire la complexité du tissu pulmonaire, les nouvelles stratégies thérapeutiques restant à mettre en évidence.

Objectifs

La fibrose pulmonaire idiopathique (FPI) est une maladie extrêmement grave associée à la destruction de la structure des poumons, par accumulation de collagène. C’est une maladie rare avec une prévalence de 10 à 20 cas pour 100 000. Elle conduit à une insuffisance respiratoire et au décès avec une médiane de survie de 2 à 6 ans après diagnostic. Il n’existe actuellement aucun traitement médicamenteux efficace. Seuls le Nintedanib (NTD) et la Pirfenidone (PFD) sont utilisés mais ne font que ralentir la pathologie. La fibrose pulmonaire est la conséquence d’une cicatrisation exagérée du tissu pulmonaire suite à une lésion, ce qui stimule une production excessive de collagène qui s’accumule et encombre les alvéoles pulmonaires. Cette fibrose peut être idiopathique (sans cause identifiée) ou bien survenir progressivement en conséquence d’une autre pathologie auto-immune comme par exemple une pathologie qui touche la peau, et qui est aussi associée à un dépôt excessif de collagène, la sclérodermie (SSc-ILD). Ces fibroses progressives secondaires sont tout aussi graves que la fibrose idiopathique et l’efficacité de la pirfénidone (PFD) et du nintédanib (NTD) dans ces cas tout aussi modeste. Notre équipe a pu montrer que plusieurs médiateurs endogènes, dits protéines de choc thermique (HSP), telles que HSPB1, HSPB5 sont impliquées dans le développement de la fibrose pulmonaire. On les retrouve en grande quantité dans le tissu pulmonaire des patients atteints de cette maladie et celui des souris rendues fibreuses dans les modèles murins de FPI. Nous avons précédemment mis en évidence l’efficacité de molécules qui inhibent HSPB1 et d’HSPB5 à limiter le développement de la fibrose dans des modèles de fibrose pulmonaire chez la souris. Notre objectif actuel est de poursuivre l’évaluation de l’efficacité de nos inhibiteurs d’HSPB1 et d’HSPB5, seuls ou associés aux traitements conventionnellement utilisés actuellement pour traiter les patients, la pirfénidone et le nintédanib. Nous testerons ces traitements sur un modèle de fibrose pulmonaire idiopathique et sur 1 modèle de fibrose pulmonaire secondaire à la sclérodermie induite chez le rongeur. Ces expérimentations nous l’espérons permettront de mieux caractériser l’intérêt de poursuivre le développement de ces molécules pour traiter la fibrose pulmonaire.

Bénéfices attendus

La fibrose pulmonaire idiopathique ou progressive et secondaire à une autre pathologie systémique est un processus pathologique létal, pour lequel il n’existe actuellement aucun traitement pharmacologique curatif efficace. Ces expériences permettront de mettre en évidence de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant HSPB1 et HSPB5.

Procédures

Les animaux seront soumis à : - Injection intratrachéale : une seule fois sur souris préalablement anesthésiées. Durée moyenne : 30 secondes - Injection sous-cutanée : quotidiennement en vigile durant 28 ou 42 jours. Durée moyenne : 5 secondes. - Injection intrapéritonéale : quotidiennement en vigile durant 14 ou 18 ou 31 jours. Durée moyenne : 4 secondes. - Injection intraveineuse : tous les deux jours en vigile avec un total de 8 ou 9 ou 16 injections. Durée moyenne : 2 minutes - Gavage : quotidiennement en vigile durant 14 ou 18 ou 31 jours. Durée moyenne : 1 minutes.

Impact sur les animaux

- Injections intra-trachéales : Celle-ci se dérouleront sous anesthésie générale (inhalation d’isoflurane). Nous avons l’expérience, il s’agit d’un geste invasif mais non traumatisant car rapide et n’entrainant pas de lésions tissulaires. Les animaux tout au plus présentent une toux transitoire, avant de retrouver une activité normale. - Injections intrapéritonéales et sous-cutanée : L’injection en elle-même est associée à un inconfort léger lié à la perforation de la peau et à la contention. - Injections intraveineuses et gavages : Seule la contention liée à la procédure d’injection est susceptible de provoquer un inconfort chez les animaux. - Rasage : Cette étape se réalise sous anesthésie générale (inhalation d’isoflurane). - Induction de la FPI : Les symptômes pouvant être observés sont ceux associés à la maladie (diminution de la capacité respiratoire) ou à l’exposition à des adénovirus (phase d’inflammation durant les trois jours post-injection). Les animaux perdent du poids classiquement lors de la première phase d’induction de la maladie.

Devenir

A la fin de chaque expérience ou si les points limites sont atteints, les animaux seront placés sous anesthésie générale profonde afin d’effectuer une laparotomie puis un prélèvement de sang via l’artère abdominale pour des études post mortem. Nous canulerons par la suite la trachée afin de réaliser un lavage broncho-alvéolaire (LBA) avant de récupérer les poumons pour des études post-mortem. De plus, une partie du derme au site d’injection sera récupéré pour examens histologiques.

Remplacement

Cette expérience fait suite à la mise en œuvre de tous les tests in vitro possibles pour commencer à répondre à nos questions scientifiques. Mais le tissu pulmonaire est un tissu complexe issu de différentes cellules épithéliales, fibroblastiques, mésothéliales, organisées en tissu et interagissant dans un système dynamique. La fibrose pulmonaire et cutanée sont des processus complexes dont le développement implique plusieurs processus (inflammation, remodelage tissulaire, le recrutement de cellules de l’immunité, etc…). Notre objectif est de tester les effets de traitements administrés de façon chronique. Tout ceci rend indispensable la réalisation d’expérimentations in vivo.

Réduction

Nous avons réduit le nombre d’animaux au minimum tout en respectant nos objectifs scientifiques. Le nombre d’animaux représentera le nombre minimal d’animaux permettant de produire des résultats statistiquement interprétables.

Raffinement

Une attention particulière sera apportée au bien-être des animaux. Les animaux seront hébergés dans un environnement contrôlé (lumière, température, bruit). Leur surveillance et l’entretien des cages seront réalisés par un personnel expérimenté. Ils bénéficieront d’un enrichissement du milieu de vie par des éléments creux plastiques (tunnels), et des bandelettes de papiers (permettant leur isolement dans la cage). De plus, ils bénéficieront depuis 7 jours avant le début du protocole et pendant toute sa durée, d’une alimentation enrichie sous forme d’aliments gélatineux déposés sur la litière, ce qui en facilite l’accès pour limiter la perte de poids et la déshydratation qui caractérisent le modèle de FPI. Les modèles mis en œuvre seront appliqués par du personnel qualifié et entrainé. Afin de réduire la douleur, les animaux seront suivis au moyen d’une échelle d’évaluation de la douleur. Les points limites fixés nous permettront de décider de la mise à mort des animaux si nécessaire. Afin de limiter l’inconfort de l’injection de BLM tous les jours, pendant 28 jours en s.c. dans le bas du dos, une pommade à la lidocaïne (EMLA) est appliquée 10 minutes avant chaque injection.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris car le processus de fibrose pulmonaire est très bien documenté dans la littérature dans cette espèce, ce qui en fait un modèle d’étude validé par la communauté scientifique. Ces souris seront âgées de 8 semaines, correspondant à un stade de développement adulte de l’animal, et à un poids suffisant. Pour minimiser la dégradation de l’état général des animaux induit par le développement de la fibrose pulmonaire, nous utiliserons des souris de poids supérieur à 21g.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 2709
Souffrances
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Devenir
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 2709

2 709 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 645 d'entre elles et sévère pour 2 064. Elles subissent une chirurgie d'injection d'un virus dans le cerveau, une chirurgie d'implantation puis une imagerie tête immobilisée, après une déplétion en dopamine reproduisant la maladie de Parkinson et un traitement à la L-DOPA. Le porteur décrit peu les procédures elles-mêmes et n'en précise pas la durée pour chaque animal. Il affirme qu'"aucun modèle in vitro ne peut reproduire" la connectivité cérébrale étudiée, ce qui justifie selon lui le recours à la souris.

Objectifs

Nos actions quotidiennes nécessitent la sélection de comportements moteurs adaptés tout en supprimant les comportements indésirables. Cette fonction, que l'on appelle la régulation des actions motrices, est essentielle à l'interaction et à la survie dans un environnement en constante évolution, comme l'illustrent peut-être le mieux les conditions neurologiques dans lesquelles cette capacité est perturbée. Par exemple, dans la maladie de Parkinson (MP), la perte de la dopamine, un neurotransmetteur, est associée à des déficiences motrices dévastatrices qui commencent d'abord par une bradykinésie/hypokinésie (c'est-à-dire le ralentissement/l'incapacité d'initier une action volontaire), mais qui peuvent rapidement passer à un comportement extrême et opposé sous traitement à la lévodopa, comme les mouvements involontaires amormaux (MIAs), également connus sous le nom de dyskinésie induites par la lévodopa (DIL). Notre projet vise à mettre en lumière les bases neuronales qui sous-tendent le déclenchement normal de l'action motrice et la façon dont ces mécanismes sont perturbés dans des conditions pathologiques qui entraînent soit une incapacité à exécuter un plan moteur désiré (comme dans l'état akinétique de la maladie de Parkinson : MP), soit, au contraire, l'incapacité à s'abstenir de mouvements indésirables (comme dans les DIL). Nous avons montré récemment que le globus pallidus (GPe) est composé de deux populations neuronales, nommées neurones prototypiques (PROTO) ou arkypallidaux (ARKY) qui ont des fonctions distinctes dans le contrôle du mouvement. L'hypothèse principale de notre projet est que les neurones ARKY représentent un substrat cellulaire clé dans le réseau des ganglions de la base pour contrôler l’exécution du mouvement volontaire. En outre, nous proposons également que la dérégulation de la fonction des neurones ARKY pourrait contribuer aux déficits moteurs présents dans l'état akinétique (MP) ou dyskinétique (DIL) de la maladie de Parkinson. Toutes les expériences seront réalisées sur des souris contrôles (Sham), des souris déplétées en dopamine (MP) et des souris déplétées en dopamine avec un traitement à la L-DOPA (DIL).

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d'identifier de nouvelles cibles thérapeutiques pour l'amélioration des traitements, ou le développement de nouveaux traitements pour réduire les symptômes moteurs des patients atteints de la maladie de Parkinson et des effets secondaires "dyskinésies" qui surviennent suite à la prise de traitements dopaminergiques.

Procédures

Procédure chirurgicale pour injection de virus : entre 20 et 40 min, - procédure chirurgicale avec implantation : entre 1 et 2H, imagerie avec tête restreinte

Impact sur les animaux

L'effet indésirable attendu sur les animaux est inhérent à l'induction de la maladie de Parkinson qui induit un déficit moteur (réduction d'activité locomotrice et comportement rotatoire). Les procédures postopératoires et l'analgésie se feront sans douleur. Le stress sera limité avec une habituation progressive à l'expérimentateur. Toutes les procédures ont été régulièrement utilisées en laboratoire. Les expérimentateurs auront une solide expérience dans l'exécution des procédures. Les effets indésirables attendus sur les animaux comprennent: 1/ un risque de douleur durant la chirurgie et douleur aiguë lié à la récupération post- chirurgie implantatoire, ce risque est compensé par l’analgésie. 2/ un risque d'infection lié aux chirurgies et aux implants 3/ un risque de stress à court terme induit par notre paradigme expérimental de tête restreinte.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l'issue de chaque procédure

Remplacement

Le but du projet est connaitre la fonction d’une sous-population neuronale du globus pallidus externe (GPe) et le reste du réseau des ganglions de la base dans le contrôle de la motricité volontaire. La méthode la plus appropriée pour atteindre cet objectif consiste à combiner des approches d'injections stéréotaxiques, afin de rapporter des protéines capables d'être activer ou d’inhiber l’activité neuronale avec des d'enregistrements électrophysiologiques ou optique ex vivo sur tranches de cerveau, ou in vivo chez l’animal se comportant et nécessite donc le recours à l’animal. Aucun modèle "in vitro" ne peut reproduire la connectivité complexe entre le GPe et le reste du réseau des ganglions de la base.

Réduction

L'utilisation des mâles et des femelles nous permettra de porter une attention particulière au R de réduire dans la règle des 3R. En effet, tous les animaux transgéniques produits seront utilisés et ainsi moins d'animaux seront sacrifiés inutilement. La force de notre hypothèse, les expériences pilotes précédentes ainsi que la qualité de nos procédures basées sur des années d'expérience, nous permettront de réduire significativement le nombre d'animaux utilisés. Le nombre d'animaux a été calculé par l'estimation de la variance observée avec ce type de donnée permettant d'atteindre une signification statistique. Nous utiliserons des tests statistiques appariés (t-test apparié pour des données paramétriques ou le test de Wilcoxon pour des données non parametrique).

Raffinement

Nous utilisons plusieurs procédures de raffinement, à savoir: 1/ choisir le modèle rongeur de maladie de Parkinson et de dyskinésies le mieux adapté pour reproduire les symptômes moteurs observés chez les patients Parkinsonsiens 2/ l'utilisation d'animaux hébergés dans la même strucutre ce qui ne nécessite aucun transport et donc limite le stress des animaux 3/ une manipulation des animaux par l'expérimentateur afin là aussi de limiter le stress 4/ l'établissement de points limites 5/ La mise en place de soins adéquats si nécessaire pendant et après l’opération et l'utilisation de l’anesthésie/analgésie leur de chaque protocole invasifs. A chaque étape du projet, le bien-être de nos animaux sera au coeur de nos préoccupations. Nos animaux naitront dans notre animalerie de haut statut sanitaire, hébergés en cages collectives sur racks ventiles, garnies de litières leur permettant de reproduire un comportement naturel de fouissage et d’un enrichissement constitué d'un nid végétal et de tubes de cartons, pour leur permettre de construire des nids, de jouer, ronger. Leur soin est confié à des personnels qualifiés et experts. Ils surveillent quotidiennement l’ensemble des animaux et de façon plus poussée et spécifique pendant les phases de récupération qui suit les procédures chirurgicale. Nous utilisons des anesthésiques et analgésiques adaptes aux procédures de chirurgie. L’expérimenter a une forte expérience pour toutes les procédures proposes. Des points limites suffisamment précoces sont définis pour éviter des souffrances aux animaux avec la mise en place de mesures pour les soulager comme une réhydratation, le réchauffement, une nourriture adaptée

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des vertébrés. L'organisation du système nerveux central de cette espèce est assez similaire à celle de l'homme, ce qui permet d'extrapoler les résultats obtenus dans cette espèce à l'espèce humaine pour mieux comprendre les mécanismes cellulaires au niveau comportemental. Les propriétés du systéme nerveux central de la souris présentent de nombreuses similitudes avec d'autres mammifères, dont l'homme. Ainsi, les enseignements tirés de l'étude des tissus de la souris sont largement transférables à l'homme. Les procédures expérimentales seront réalisées sur des animaux âgés de plus de 5 semaines, ce qui correspond à l'âge adulte chez cette espèce lorsque l'animal est en pleine capacité d'apprentissage. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d'injection et/ou d'implantation.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 144
Souffrances
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▲ 120
▲ 24
Devenir
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 144

144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 120 d'entre elles et sévère pour 24. Elles reçoivent des régimes contenant un cocktail de polluants dans l'eau de boisson pendant cent vingt jours, des injections, des tests de glycémie et des jeûnes qui exposent certaines lignées à des hypoglycémies, pour étudier un diabète lié aux contaminants de l'environnement. Le porteur affirme que la maladie "influence l'ensemble du métabolisme" et que le recours à des animaux est "nécessaire". Sa rubrique de réduction annonce 114 souris là où les nombres déclarés en atteignent 144.

Objectifs

Le diabète, qui est une maladie caractérisée par des taux de sucre trop élevés dans le sang (hyperglycémie), est un enjeu majeur de santé publique. Le diabète présente des formes et origines diverses, qui restent encore mal connues. En dehors des formes classiques induites par l’obésité, il en existe des formes où les patients ne sont ni en surpoids, ni obèses. Parmi les facteurs de risque, l’exposition à des polluants de l’environnement joue un rôle important. En effet, ces produits chimiques toxiques présents dans notre alimentation, les emballages, et dans les produits d’entretien ou cosmétiques favorise l’apparition de maladies, dont le diabète. Même s’il existe une réglementation et que des seuils d’exposition maximum à ces toxiques ont été mis en place à l’échelle mondiale, ils ont des répercussions sur notre santé. En effet, il a été récemment rapporté qu’à des doses, même très faibles, ces polluants peuvent provoquer le diabète lorsqu’ils sont consommés de façon chronique. Néanmoins les mécanismes impliqués sont encore mal compris. Après ingestion via les aliments, ces molécules chimiques auraient un impact sur le métabolisme en augmentant la production de glucose(sucre) par l’intestin et le foie, ce qui conduirait à l’apparition du diabète au cours d’une exposition chronique à ces polluants. L’objectif de ce projet est de comprendre les mécanismes impliqués dans l’apparition du diabète suite à une exposition chronique à un cocktail de polluants administré à faibles dose à des souris.

Bénéfices attendus

Des études menées dans différents pays, dont la France et l’Inde, ont exploré l'association entre les polluants environnementaux et la prévalence du diabète. En effet, l’exposition à des doses élevées de polluants est connue dans la littérature pour induire le diabète et de nombreuses autres complications. Néanmoins, bien que la dangerosité de ces composés soit généralement étudiée à court terme et à très forte dose chez l’animal, peu de travaux s’intéressent aux effets délétères d’une exposition à long terme à un mélange de faibles doses de toxiques, ce qui est pourtant la situation la plus fréquente. Ce projet devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans le développement du diabète associé à une exposition chronique à un cocktail de contaminants chimiques de l’environnement, et de potentiellement les différencier de ceux associés à l’obésité. En effet, les résultats préliminaires indiquent que ce cocktail de contaminants induirait un diabète sans association avec l’obésité. Ces diabètes sont toujours difficiles à traiter et résistants aux traitements. Ce projet pourrait donc d’abord contribuer à une meilleure connaissance des diabètes sans obésité, mais aussi des diabètes induits par les polluants en général. L’objectif à terme est de proposer une meilleure prise en charge des patients diabétiques obèses et non obèses.

Procédures

Une biopsie de tissu (geste réalisé en quelques secondes) sera réalisée pour vérifier la modification génétique. L’invalidation de la production de sucre par le foie ou par l’intestin sera réalisée dans des modèles de souris transgéniques qui nécessitent un traitement injecté (5jours de suite). Les souris sans modification génique recevront le même traitement pour s’affranchir de ses effets possibles. Ce geste est réalisé en quelques secondes. L’activation de la production de sucre par l’intestin ne nécessite aucune intervention supplémentaire. Les souris recevront pendant 120jour, soit une alimentation standard, une alimentation riche en graisses et en sucres ou une alimentation standard et un mélange de produits chimiques dans l’eau de boisson. Le taux de sucre dans le sang (glycémie) sera mesuré tous les mois à partir d’une goutte de sang grâce à l’utilisation d’un glucomètre(réalisé en quelques secondes). Des tests permettant de caractériser le diabète seront réalisés soit à l’état nourri, ou à jeun. Ces tests consistent à administrer du sucre, de l’insuline ou du pyruvate aux souris et de suivre l’évolution de la glycémie (mesure avec un glucomètre à partir d’une goutte de sang). Une semaine entre chaque test permettra d’éviter le stress des animaux. Une prise de sang nécessitant une contention de 1-2minutes sera réalisée. Au total: - Les souris incapables de produire du glucose par le foie seront soumises à 10interventions dont 1biopsie, 1série d’injections, 3tests avec injections et prises de glycémie, 1mise à jeun de 6h, 1 mesure de glycémie, et 1prélèvement de sang terminal. - Les souris chez lesquelles la production de glucose par l’intestin est activée ou inactivée seront soumises à 9interventions dont 1biopsie, 3tests avec injections et prises de glycémie avec 3mises à jeun, 1mesure de glycémie, 1mise à jeun de 6h et 1prélèvement de sang terminal. Enfin, les animaux seront mis à mort par une méthode respectant l’éthique animale, afin de prélever leurs organes (dont le foie et l’intestin pour analyser la production de glucose).

Impact sur les animaux

Les souris qui ne sont pas capable de produire de sucre par le foie, peuvent réguler leur glycémie grâce à une production de sucre par les reins et l’intestin, ce qui permet de limiter les hypoglycémies(baisse du taux de sucre dans le sang) au cours d’un jeûne. Les souris seront soumises à un jeûne de 6h, ce qui représente une période entre deux repas. Dès 2h après l’arrêt de la prise de nourriture ces souris peuvent développer des hypoglycémies pendant cette période. La connaissance du modèle animal a permis de définir des points limites, en contrôlant les risques d’hypoglycémie. Ainsi, des croquettes sont accessibles aux souris directement dans la cage pour leur éviter la perte d’énergie nécessaire pour atteindre les mangeoires. Avant la mise à jeun, une partie de leur cage est placée sur une plaque chauffante pour éviter les hypothermies (baisse de la température corporelle). Un suivi très régulier de ces animaux est réalisé par le technicien en charge du protocole expérimental. En effet, le suivi des premiers signes d’hypoglycémie qui se caractérisent par une diminution de la mobilité, prostration, et/ou refroidissement de l’animal est réalisé très régulièrement afin de pouvoir mesurer la glycémie et injecter une solution de glucose en cas de mal-être ou de valeurs de glycémie trop basse(mesure avec un glucomètre sur une goutte prélevée au niveau de la queue). Chez les souris saines, la glycémie est normalement régulée lors d’une période de jeûne grâce à une production de glucose assurée par le foie(majoritaire), les reins et l’intestin. Les souris sans production de sucre par l’intestin présentent un phénotype anxieux léger. Néanmoins, les conditions d’hébergement en milieu enrichi(nid, maison pour se cacher) sont suffisantes pour atténuer leur anxiété. Après 16 semaines de régime riche en graisses et en sucres, les souris sans modification génétique deviennent obèses et diabétiques. Dans cette étude, elles seront étudiées à un stade précoce du développement de l’obésité et du diabète afin de limiter les complications liées à ces maladies. Des travaux précédents avec le cocktail de polluants dans l’eau n’ont révélé aucune modification de la prise de boisson, ni aucun effet secondaire indésirable, aucune anxiété, ni aucun changement de comportement chez les souris. Les souris soumis à l’exposition chronique de ce mélange de polluant pendant n’ont pas développé d’obésité mais présentent comme attendue une hyperglycémie, signe de diabète.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort par une méthode éthiquement autorisée pour prélèvement du sang et de différents tissus. Des études moléculaires, histologiques et biochimiques seront réalisées afin d’évaluer l’impact du mélange de contaminants chimiques sur le développement du diabète et la production de glucose par les différents organes producteurs de glucose (foie, reins et intestin). Des tissus non nécessaires à ce projet seront également prélevés afin de constituer une banque de tissus qui permettra à l’avenir de réduire le recours à des animaux supplémentaires.

Remplacement

Cette étude nécessite l’utilisation de modèles animaux puisque la pathologie étudiée, le diabète, influence l’ensemble du métabolisme de l’organisme et implique des dialogues entre organes. De plus, les contaminants chimiques testés sont capables de moduler la production de sucre par le foie et l’intestin. Ainsi, puisqu’elle implique de nombreux organes (et une communication entre eux), notre étude nécessite l’utilisation d’animaux.

Réduction

Le nombre de souris a été calculé au plus juste à partir des connaissances des pathologies étudiées, des modèles animaux, du métabolisme glucidique, et d’outils statistiques. Afin de pouvoir faire une analyse statistique adaptée, des groupes de 8 souris seront analysés. Au total, ce projet nécessitera 114 souris mâles transgéniques et non transgéniques (témoins). En fin de procédures, les animaux seront mis à mort afin de prélever différents tissus à analyser, mais également de nombreux autres tissus pour constituer une banque de tissus utilisable à l’avenir pour certaines analyses moléculaires sans animaux supplémentaires.

Raffinement

Les souris seront hébergées par groupe, dans un milieu enrichi pour favoriser la nidation et limiter le stress. L’invalidation de la production de sucre uniquement dans le foie évite les hypoglycémies sévères au cours d’un jeûne long grâce à l’induction de la production de sucre par les reins et l’intestin. La connaissance du modèle a permis de définir des points limites, en contrôlant les risques d’hypoglycémie et en limitant les efforts pour accéder à la nourriture et à l’eau de boisson. Pour limiter les hypoglycémies, le suivi des premiers signes d’hypoglycémie est réalisé très régulièrement. Si nécessaire, un suivi de glycémie sera réalisé et une injection d’une solution de glucose ou une mise à mort de l’animal sera réalisée si l’hypoglycémie intervient en fin de procédure (prélèvement des tissus dans ce cas). Enfin, une partie de la cage est placée systématiquement sur une plaque chauffante afin de maintenir la température corporelle de la souris. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés chaque semaine pour suivre leur prise de poids. Le recours à des grilles de score ou à l’échelle de grimace de souris permettra une évaluation précoce du bien-être. Lors de l’atteinte d’un point limite défini dans le projet, les souris pourront être mises à mort selon les méthodes autorisées par la législation. Enfin, la dose de contaminants utilisée dans ce projet n’entraine aucune altération physique. En effet, la dose utilisée dans les expériences sur les animaux est très faible (sous les seuils de tolérance admis chez l’Homme).

Choix des espèces

Souris (Mus musculus) En ce qui concerne la fonction étudiée, c’est-à-dire la production de sucre par l’organisme, les études réalisées sur des vertébrés inférieurs, tels que le poisson, montrent que les régulations observées ne sont pas les mêmes que chez les mammifères. Nous souhaitons donc réaliser ces expériences avec des modèles animaux dont les systèmes de régulation sont semblables à l’homme. De plus, le phénotype des modèles murins utilisés dans ce projet est bien caractérisé ce qui permet d’utiliser les modèles adaptés, dans des conditions limitant l’apparition de phénotype dommageable et dans le respect du bien-être animal. A l’âge de 6-8 semaines, les souris recevront des injections pour induire la modification génétique et leurs témoins (sauf pour le modèle d’activation de la production de sucre par l’intestin). Ainsi, après réalisation de la modification génétique à l’âge adulte, les animaux seront étudiés à l’âge de 11-13 semaines (soit 5 semaines après les injections, temps nécessaire à la disparition des effets potentiels de la molécule sur le métabolisme). Ensuite, les souris recevront un traitement (voir composition des groupes) pendant 120 jours. Enfin, les souris seront mises à mort pour prélever des tissus à analyser à l’âge de 28-30 semaines

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Cochons : 8
Souffrances
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▲ 8
Devenir
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 8

8 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Âgés de trois mois pour rester en croissance, ils subissent une chirurgie d'environ deux heures sous anesthésie pour l'implantation de biomatériaux osseux, avec des risques de douleur, de saignement et d'infection reconnus par le porteur, puis des examens buccaux sous sédation aux jours trois et sept. L'objectif est de valider un modèle porcin pour évaluer des substituts osseux destinés aux enfants porteurs de fentes faciales. Le porteur affirme que les modèles de culture peinent à reproduire la perfusion et les contraintes mécaniques de la mastication, ce qui rendrait "pertinent" de disposer d'un modèle animal.

Objectifs

En France, l’incidence des fentes labiales et / ou palatines, toutes formes cliniques confondues, est de 1 pour 700 à 1000 naissances. Leur prise en charge nécessite plusieurs temps de réparation chirurgicale. La greffe osseuse alvéolaire secondaire (GOAS) intéresse les enfants en cours de croissance cranio-faciale, entre 5 et 7 ans. Bien que les biomatériaux soient utilisés en reconstruction osseuse adulte, leur emploi dans le domaine des fentes reste peu courant. Ils permettraient pourtant de s’affranchir de prélèvements iliaques aux complications multiples. En outre, l’amélioration des biomatériaux doit se confronter à un nombre limité de modèles animaux à même de retranscrire les particularités d’une greffe en site en cours de croissance cranio-faciale. Le choix du modèle porcin s’est fait en raison de son utilisation dans la littérature comme modèle dans l’étude des defects osseux maxillo-faciaux. En effet, il est considéré comparable à l’homme aux vues de sa ressemblance en terme d’anatomie, de morphologie, de sa capacité de guérison, de remodelage osseux et de sa densité minérale. De ce fait, sa pertinence est largement supérieure à celle du modèle rongeur pour les objectifs visés ici. L’objectif de ce projet est de valider un modèle gros animal (porcin) dédié à l’évaluation de biomatériaux de substitution osseuse destinés aux GOAS réalisée en cours de croissance cranio-faciale, par l’intermédiaire de l’implantation in-vivo de matériaux conventionnels et de nouveaux biomatériaux mis forme par impression 3D.

Bénéfices attendus

Les nouvelles approches thérapeutiques, comme l'ingénierie tissulaire, utilisent des échafaudages de biomatériaux (scaffolds) pour stimuler et guider la régénération tissulaire. Ils constituent un réseau tridimensionnel qui imite le micro-environnement extracellulaire favorisant la viabilité, la fixation, la croissance et la migration des cellules tout en maintenant la structure du tissu régénéré in-vivo. La littérature montre que les scaffolds sur mesure améliorent la précision et réduit le temps d'opération, tout en étant associés à de meilleurs résultats cliniques. Les principales applications de ce projet sont la mise à disposition d’un modèle gros animal à même de permettre l’évaluation de tel scaffolds implantés en site de croissance, ainsi que les premières évaluations de nouveaux biomatériaux de reconstruction utilisables pour les GOAS des fentes.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale afin d'implanter les biomatériaux de substitution osseuse sous anesthésie générale. La manipulation de chaque animal devrait durer environ 2h en comptant les phases pré et post-opératoires. Ils recevront en post-opératoire une antibiothérapie (Amoxicilline 1 g 3 fois par jour pendant 3 jours) ainsi que des antalgiques (anti-inflammatoires) systèmatiques pendant 48h. Il s'agit là d'injections réalisées en quelques secondes. A J3 et J7 post-opératoire, un examen clinique sous sédation ou anesthésie générale (la choix sera fait en fonction des résultats du pré-essai)sera réalisé sur l'ensemble des animaux pour effectuer un examen endo-buccal pour surveiller la cicatrisation. L’animal sera aussi pesé. Ces examens devraient durer environ 30min.

Impact sur les animaux

Durant l’intervention la douleur sera prise en charge puisque la réalisation du geste s'effectuera sous anesthésie générale et analgésie. Risque inhérent à l’anesthésie générale. Risque de saignement per opératoire. En post opératoire, les animaux seront particulièrement surveillés sur les points suivant: signes de douleurs, problèmes de cicatrisation, infection du site opératoire. Les douleurs et le risque infectieux sont principalement existant durant les 48 premières heures post opératoire. Difficultés d’alimentation en post opératoire pouvant résulter en une perte de poids. Une nouvelle évaluation clinique sera réalisée à 3 et 7 jours, source potentielle de stress et douleur liée à l’injection d’anesthésique en intramusculaire.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l'issu des procédures pour réaliser une évaluation radiologique et anatomopathologique.

Remplacement

L’évaluation physico-chimique et biologique in vitro est un préalable à l’utilisation de nouveaux biomatériaux en chirurgie oro-faciale. Pour autant, mêmes les modèles de culture tridimensionnels peinent à reproduire la physiologie humaine, notamment la perfusion constante des zones greffées et l’application de contraintes mécaniques à la mastication. A ce titre, il devient pertinent de disposer de modèles animaux d’évaluation des biomatériaux.

Réduction

Notre étude est une étude interventionnelle. Pour répondre à l’objectif principal qui est la validation du modèle, les défauts laissés vacants devront constituer des défauts critiques. Pour répondre aux objectifs secondaires, à savoir l'efficacité des matériaux implantés, l’évaluation se fera en comparaison à l’absence d’implantation de matériel correspondant au témoin sur le même animal. Une pré-étude afin de valider les protocoles chirurgicaux sera réalisé en amont sur 1 à 2 animaux. Pour évaluer les résultats nous réaliserons une analyse radiologique et anatomopathologique à 3 périodes, 30 jours, 60 et 120 jours. Ainsi nous réaliserons les expérimentations sur 3 lots de deux animaux. Ceci permettra une fiabilisation des résultats et de ne pas mettre en péril l’étude en cas de problème sur un animal. S’agissant de la validation d’un modèle, l’objectif principal reposera sur la bonne cicatrisation des zones greffées et le maintien de la physiologie des animaux, tout en validant la taille du défaut critique. Pour répondre à cette approche, l’utilisation de deux animaux par lot permettra d’obtenir des résultats tout en s’affranchissant de la variabilité individuelle. En parallèle, les paramètres de densité et volume osseux seront étudié de manière descriptive sans emploi de méthode statistique.

Raffinement

Afin de diminuer le stress péri-opératoire, il sera prévu une période d’acclimatation des animaux avant la prise en charge chirurgicale ainsi que l’administration d’une prémédication. L’intervention chirurgicale sera réalisée sous anesthésie générale et pour éviter toute douleur pendant l’intervention des antalgiques seront administrés en per opératoire, une couverture chauffante sera mise en place afin de prévenir l’hypothermie, un protocole d’asepsie sera strictement appliqué pour éviter le risque d’infection du site opératoire et une antibioprophylaxie préviendra également ce risque. Une injection de lidocaïne sera faite au niveau du site opératoire afin de diminuer les douleurs post opératoires et le risque de saignement per opératoire. Des antalgiques seront administrés de façon systématique afin de prévenir les douleurs en post opératoire.

Choix des espèces

Le porc est un animal de choix pour tester les biomatériaux de substitution osseuse car son taux de régénération osseuse (1,2-1,5 μm/j) est comparable à celui des humains (1,0-1,5 μm/j). De plus, il est considéré comme un des modèles représentatifs proches des processus de régénération osseuse chez l'homme en ce qui concerne l'anatomie, la morphologie, la capacité de guérison, le remodelage, la densité minérale. Le modèle porcin adulte a récemment été validé pour tester l’efficacité de greffe osseuse au niveau maxillo-facial. Pour autant, aucun travail n’a porté sur l’individu en cours de croissance. Les animaux seront âgés de 3 mois pour qu’ils soient toujours en cours de croissance.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 264
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 264
Devenir
 -
 -
 -
 264

264 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Un accident vasculaire cérébral leur est provoqué par chirurgie sous anesthésie, suivi de jusqu'à onze séances d'imagerie, de prélèvements sanguins et d'injections dans le sinus rétro-orbitaire, pour tester un traitement répété à l'apéline. Le porteur reconnaît que l'infarctus peut entraîner des troubles de la déglutition, une asphyxie et la mort, ainsi qu'une hémiplégie potentiellement durable qui motive la mise à mort. Il affirme qu'aucun modèle in silico ou in vitro ne permet de reproduire un AVC et prélève le cerveau de tous les animaux.

Objectifs

L’Accident Vasculaire Cérébral (AVC) constitue la première cause d'handicap acquis chez l’homme, la 2ème cause de démence et la 3ème cause de mortalité en France. Sa forme ischémique est causée par l’occlusion d’une artère cérébrale par un caillot de sang. L’occlusion de l’artère entraine une crise énergétique, par défaut d’apport en glucose et oxygène et provoque la destruction rapide et définitive d’une zone du cerveau. Malgré l’avancée des traitements de recanalisations (thrombolyse chimique et thrombectomie mécanique), 50% des patients traités gardent des séquelles. La plasticité vasculaire et neuronale constitue le pivot de la récupération post-AVC. En situation post-AVC, différents mécanismes compensatoires de création de nouveau vaisceaux sont activés. Ces mécanismes physiologiques compensatoires peuvent s’avérer insuffisants pour assurer une reperfusion efficace lors d’épisodes ischémiques aigus, mais également chroniques. Plusieurs pistes expérimentales sont étudiées pour améliorer la récupération post-AVC (thérapies régénératives, agents neuroprotecteurs, entrainement physique + cognitif). Une molécule "l'Apeline" et son récepteur sont largement distribués dans différents tissus et organes. La littérature suggère un effet protecteur de l’Apeline sur la neurotoxicité, le stress oxydatif, l’apoptose neuronale et joue un rôle neuroprotecteur après une lésion aigue d’ischémie-reperfusion cérébrale. Cependant dans ces études une seule administration d’Apeline est faite le jour de l’ischémie, les bénéfices sont évalués à très court terme. L’objectif de ce projet est d’une part de caractériser le modèle AVC chez la souris à l’aide de l’imagerie clinique nucléaire et d’évaluer par la suite l’effet thérapeutique d'un traitement répété d’Apeline sur la récupération post-AVC dans ce modèle d'AVC murin.

Bénéfices attendus

Notre projet a pour objectif d’évaluer le potentiel neuroprotecteur d'injections répétées d’Apeline dans un contexte d’accident vasculaire cérébral (AVC) chez la souris. Ceci n’a jamais été rapporté dans la littérature à ce jour. Les troubles cognitifs pouvant être associés à l’AVC ont des répercussions négatives sur la qualité de vie du patient, sur le taux de mortalité dans les 4 années suivant l’AVC, et représentent un impact médico-social considérable pour la société. Il est donc essentiel de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques dans le but de réduire ces troubles cognitifs. L’Apeline est un peptide dont l’effet neuroprotecteur est décrit lors d'une injection pendant l'ischémie. Dans ce modèles, les conséquences neurovasculaires de l’administration d’apeline sont encore très peu décrites. Dans ce projet l’objectif est de mettre en évidence l’intérêt d’un traitement répété sur une durée de traitement plus longue et d’évaluer l’impact de ce traitement sur la réduction des différents troubles moléculaires, moteurs et cognitifs après la survenue d’un AVC.

Procédures

(1) Chirurgie pour le modèle d'AVC, elle se fait sous anesthésié général gazeuse (durée moyenne 1h30 ) 1 fois par animaux. (2) imagerie isotopique: se fait sur souris anesthésié (5min pour l'injection du traceur, puis 30 minutes pour l'acquisitions des images) les animaux pourront avoir jusqu'à 11 imageries répartie sur 1 mois. (3) 3 Prélèvements sanguins (5 µL) par micro-incision sur la veine caudale, se fait sur animal anesthésié et 4 prélèvements de 150µl répartis sur 30 jours (durée 5 minutes le temps de l'induction de l'anesthésie gazeuse et du réveil). (4) injection des traitements, se fera en par injection dans le sinus retro-orbitaire sur animal anesthésie maximum 3 injections sur 3 jours (durée 5 minutes le temps de l'induction de l'anesthésie gazeuse et du réveil). (5) Frottis vaginaux 3 fois par semaines maximum sur animal anesthésiés (durée 5 minutes le temps de l'induction de l'anesthésie gazeuse et du réveil).

Impact sur les animaux

Ce projet nécessite des prélèvements sanguins itératifs, qui seront effectués par incision caudale pouvant entrainant une douleur au moment de l’incision et un risque d’infection. La chirurgie a pour conséquence de générer un infarctus cérébral conduisant à une perte de mobilité plus ou moins transitoire et d’intensité variable. Durant les premières heures, l'animal ne sera peut-être pas capable de boire ou manger, car il peut présenter des troubles de la déglutition, entrainant fausse route, asphyxie et décès. Une perte de poids peut être observée dans les jours suivants la chirurgie, ainsi que l'apparition d'infection au niveau des plaies. L’anesthésie prolongée lors de la chirurgie et des imageries peut induire un risque l’hypothermie. Les injections intraveineuses répétées dans les veines caudales ou dans les sinus rétro-orbitaires peuvent engendrer l’apparition de bleus et des risques de complications de cicatrisation.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin des procédures, qui entrainerait une hémiplégie potentiellement durable. A la fin des protocoles les cerveaux des animaux seront récupérer afin de faire des études complémentaires de type immunohistochimie ou analyse par westerne blot ou Elisa.

Remplacement

L’étude des Accidents Vasculaire Cérébraux (AVC) et de ces traitements, nécessite un modèle animal complexe (système nerveux, système vasculaire, connexion en les organes). En effet, les AVC ont des impacts au niveau de différentes structures du cerveau ainsi que de conséquences moteur et physiologiques sur l’ensemble de l’organisme. Il n’existe à l’heure actuel aucun modèle in silico ou in vitro permettant de mimer les impacts d’un AVC ou d’étudier les effets d’un traitement. Suite à l’induction du modèle chez les souris, et à la fin de nos études in vivo nous récupérons les organes pour compléter et enrichir nos données avec des études ex vivo.

Réduction

Cette étude nous permettra d’évaluer l’effet de l’Apeline dans la réduction de la neurotoxicité cérébrale suite à un AVC. La première phase du projet nous permettra d’évaluer la faisabilité du projet. Si nous n'arrivons pas à obtenir un modèle de'AVC chez la souris suffisamment reproductible (nombre d'échecs < ou = à 20% sur 15 chirurgies consécutives) le projet sera arrêté. Une souris avec un AVC réussi répondra à 3 critères : (1) perte de la perfusion cérébrale d’au moins 80%pendant l’ischémie ; (2) un score d'évaluation clinique à J1 supérieur à 4 ; (3) survie de plus de 5 jours. Le nombre maximal de chirurgies réalisées pour un opérateur pour valider le modèle sera de 50. Pour évaluer le modèle ischémie cérébrale transitoire chez la souris au cours du temps nous utiliserons l’imagerie isotopique, technique permettant des études non invasives, longitudinales, multiparamétriques et quantitatives, ce qui permet de minimiser le nombre d’animaux nécessaire. Nous nous basons sur l’expertise de la plateforme et nous aurons donc besoin de 8 souris par traceurs. Ce nombre est suffisant pour prendre en compte la variabilité interindividuelle et permettre de déterminer la meilleure fenêtre d’imagerie pour chaque traceur dans notre modèle. Le modèle d'AVC chez le rongeur a des impacts physiologiques et fonctionnels interindividuels très variés. Les études déjà publiés chez la souris utilisent des effectifs par groupe très variable. Pour la dernière phase de notre étude où nous évaluerons les effets d’un traitement précoce d’Apeline sur 3 jours, études qui n’ont jamais été réalisées chez la souris, nous nous baserons sur notre expérience du modèle chez le rat pour déterminer le nombre d’animaux nécessaire. Nous avons donc choisi d'avoir des groupes de 12 animaux pour nous permettre une évaluation statistique fiable à la fin de l'étude (anova two way pour les analyses longitudinales entre les différents groupes et test non paramétrique de wilcoxon pour les comparaisons entre 2 groupes).

Raffinement

Les chirurgies, prélèvements sanguins, les injections iv et les séances d’imagerie se feront sous anesthésie générale gazeuse, ce qui permettra de minimiser le stress de l’animal et un réveil rapide de l’animal. Les souris anesthésiées seront toujours placées sur un tapis ou lit chauffant avec contrôle de la température pour éviter tout risque d’hypothermie. Les expérimentations douloureuses seront toujours accompagnées en plus de l’anesthésie générale d’une analgésie locale et/ou générale par injection en s.c de morphinique . Pendant une heure après la chirurgie une surveillance accrue des animaux sera mise en place, pour éviter tout complications post-opératoires. L’accès à la nourriture et à l’eau ne permise qu’une fois que l’animal sera parfaitement réveillé pour éviter les problèmes de fausse route. Puis le bienêtre des animaux sera surveillé quotidiennement par du personnel qualifié, ce qui nous permettra d’intervenir rapidement dès le moindre signe éventuel de souffrance pour la prendre en charge. Tout signe et/ou comportement anormal : difficultés à respirer, souris prostrée, en retrait, ou une perte de poids, par exemple, sera signalé et pris en charge par des compléments alimentaires ou une médication adaptée. Si les signes clinique ne s’améliore pas ou que la perte de poids est supérieur à 20% du poids initial l’animal sera sorti du protocole et mis à mort sans délai pour éviter toutes souffrances inutiles. Les conditions d’hébergement classique, animaux hébergés en groupe (maximum 5 par cage), avec accès à la nourriture et l’eau sans restriction et avec un cycle jour/nuit de 12/12h, seront enrichi en alternance par l’ajout de dôme, de tube, de matériel (fibre de coton) pour la nidification, afin d’enrichir l’environnement et d’éviter les comportements de stéréotypies.

Choix des espèces

Le modèle d’AVC transitoire chez la souris est bien décrit dans la littérature. Cette technique d’occlusion de l’artère cérébrale moyenne (tMCAO) par un filament de nylon introduit dans l'artère carotide commune via l’artère carotide interne pour occlure l’artère cérébrale moyenne, reproduit l’accident vasculaire cérébral ischémique le plus fréquent chez l’humain (par occlusion de l’artère cérébrale moyenne). Les animaux seront utilisés au stade adulte entre 3 et 4 mois conformément au modèle décrit dans la littérature. Après réception, les animaux seront hébergés pendant 7 jours minimum avant le début du protocole expérimental.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 210
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 200
▲ 10
Devenir
 -
 -
 -
 210

210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 200 d'entre elles et sévère pour 10. Ces souris sans système immunitaire reçoivent des greffes de cellules tumorales sous la peau et par injection dans le sang, puis des molécules d'imagerie dont le porteur reconnaît qu'elles peuvent provoquer des chocs anaphylactiques ou des détresses cardio-respiratoires. L'objectif est de tester de nouveaux traceurs pour détecter et suivre les tumeurs et leurs métastases, avec un bénéfice médical annoncé au conditionnel et à terme. Le porteur affirme qu'il n'existe aucune alternative aux animaux pour ces mesures physiologiques en temps réel, et toutes les souris sont tuées pour analyser les métastases.

Objectifs

Nous poursuivons 2 objectifs scientifiques et technologiques principaux : i) le développement d'un modèle métastatique afin d'améliorer la détection et le suivi de ce type particuliers de tumeur, ii) le développement de nouveaux candidats d'imagerie afin d’améliorer le traitement des tumeurs. Ainsi, l’utilisation d’animaux est nécessaire pour évaluer les effets validés in vitro, en les validant in vivo dans des modèles de tumeurs chez la souris.

Bénéfices attendus

D'un point de vue médical, le potentiel de ciblage thérapeutique de nos molécules constitue l'objectif majeur de nos recherches, avec à terme, un bénéfice attendu qui pourrait permettre des avancées majeures dans le milieu médical et sur le quotidien des patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à differentes injections : -des injections i.v. (durée : 2 secondes) de suspension cellulaire tumorale et des "candidats imageries" seront réalisées dans la veine caudale -une injection intraperitonéale (durée : maximum 2 secondes) de substrat luciferine, -les implantations des cellules tumorales se font en sous-cutanée sur le flanc de l’animal anesthésié et prennent quelques secondes. Les imageries dureront de quelques minutes à quelques heures.

Impact sur les animaux

Dans ce projet nous proposons d’étudier la biodistribution de nos candidats imagerie sur des temps d’incubations relativement courts. Les effets indésirables pour les souris sont principalement le stress causé par la capture, l'implantation des cellules tumorales en sous-cutanées et injectées par i.v., les injections en i.v. des candidats imagerie, ainsi que le développement de la tumeur primaire et des métastases chez l’animal en tant que pathologie. Les composés pharmacologiques peuvent (éventuellement) causer des effets secondaires observés post-administration comme des chocs immunitaires (anaphylactique), des réactions allergiques, des détresses cardio-respiratoires et des troubles comportementaux.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les animaux seront mis à mort pour caractériser ex-vivo les métastases et afin de prélever certains organes pour analyse ex vivo de la biodistribution.

Remplacement

Toute étude de mesures physiologiques en temps réel, de ciblage thérapeutique ou pharmacocinétique, impliquent tôt ou tard l’utilisation d’animaux. Il n'existe à l'heure actuelle aucune alternative qui permet d'avoir accès aux grandes fonctions mécaniques et physiologiques des mammifères proches de l’homme. Les rongeurs représentent cette famille de petite taille, facile d'utilisation et d’élevage, et idéale pour la mise en place de premières approches précliniques. La partie développement de nos candidats imagerie ne peut être réalisée que par une approche in vivo pour réellement en mesurer le bénéfice.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe expérimental a été réduit au minimum requis pour l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Le nombre total de souris pour cette étude s'élève à 210 souris. Il tient compte du suivi des modèles expérimentaux développés dans le projet et de la variabilité de développement des tumeurs qu’il peut exister dans les différents modèles. L’optimisation de nos vecteurs in vitro nous permet aussi de limiter le nombre d’individus ainsi que le fait que chaque animal est son propre controle. Cela sera suffisant pour appréhender la détection et l’accumulation de nos molécules dans les tumeurs. Cette estimation a été faite d’après les données bibliographiques et/ou les résultats antérieurs obtenus par la société et pour permettre d'obtenir un résultat significatif.

Raffinement

La formation initiale et l’expérience du personnel permettent d’avoir suffisamment de recul pour appréhender tout signe et/ou comportement caractéristique d’une douleur ou gène chez l’animal, appuyés si besoin par la présence sur site d’un pharmacien pour exercer dans le respect des 3R. Nous porterons une attention particulière à la phase amont de l’expérimentation qui regroupe l’ensemble des préparatifs, l’adaptation, le conditionnement et la stabulation des animaux. Dès leur arrivée les souris sont placées dans une pièce cyclée (12h/12h), insonorisée, armoire ventilée, sous température et hygrométrie contrôlées, avec nourriture et boisson ad libitum. Ils sont ainsi maintenus dans un contexte familier (pour les odeurs), avec la même cage (taille standard pour portoir ventilé+couvercle à filtre), un maximum de 5 individus par cage, litières (copeaux de bois) et alternance d'enrichissement, dômes, tubes, fibres pour faire des nids. Les animaux sont ainsi isolés du lieu d’expérimentation (odeurs et bruits) pour éviter toute communication de stress et angoisse. Une personne compétente (formation en experimentation animale + chirurgie) réalisera les injections des cellules tumorales qui se feront sous anesthésie gazeuse. Une observation hebdomadaire des animaux (poids, douleurs/souffrance) sera faite ainsi qu'une surveillance du volume des tumeurs. Toute perte de poids, signe de douleur (analgésiques prévus en cas de nécessité) ou souffrance notable (cardiaque, respiratoire) de l'animal éveillé après anesthesie ou au cours du developpement tumoral constituera un point limite. Dans cette procédure, nous utiliserons des animaux issus d’élevages extérieurs d'un seul fournisseur extérieur.

Choix des espèces

- Facilité d'utilisation en général, espèce athymique comme modèle in vivo, pour faciliter la mise en place et la prise de tumeurs solides (facilité et maîtrise de l’injection, déficience du système immunitaire), ainsi que pour le suivi de leur croissance. - Modèle d’injection de lignées tumeurs en sous-cutanée bien décrit dans la littérature et déjà utilisé dans le passé par des membres du laboratoire ou membres du projet collaboratif. Nous utiliserons les paramètres décrits dans la littérature pour ce type de modèle d’injection de lignées cancéreuses, c’est à dire des souris athymiques « jeunes adultes » âgés de 6 semaines au moment de l’implantation de la lignée tumorale et 10 à 12 semaines au moment du traitement (injection du candidat imagerie) en fonction de la taille des tumeurs.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 36
Rats : 8
Souffrances
▲ -
▲ 8
▲ -
▲ 36
Devenir
 -
 -
 -
 44

36 souris et 8 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère pour les souris et léger pour les rats. Les souris reçoivent chaque semaine, pendant dix semaines, des injections de globules rouges de rat pour déclencher une anémie hémolytique auto-immune qui provoque fatigue et perte de poids, avant de recevoir un traitement expérimental, puis elles sont tuées. Les rats sont ponctionnés chaque semaine pour fournir les globules rouges injectés aux souris, et le porteur indique qu'il s'efforcera de les reclasser, faute de quoi ils seront tués eux aussi. Il affirme que la complexité de cette maladie "ne peut pas être modélisée in vitro", ce qui justifierait selon lui le modèle animal.

Objectifs

L’anémie hémolytique auto-immune (AHAI) est caractérisée par un dysfonctionnement du système immunitaire. Les patients atteints de cette maladie produisent des auto-anticorps qui attaquent leurs globules rouges. Ils présentent également une forte activité des lymphocytes T et une diminution de la quantité de lymphocytes T régulateurs. Les thérapeutiques actuellement utilisées dans sont d’une part insuffisante pour un nombre non négligeable de patients qui ne répondent pas ou incomplètement à ces traitements et d’autre part engendrent des effets indésirables potentiellement graves. L’objectif de ce projet est d’étudier l’efficacité d’une nouvelle thérapie à l’étude pour une utilisation clinique, le surnageant de cellules immunosuppressives généré au sein de notre équipe pour traiter l’AHAI. Cette nouvelle thérapie permettrait une régulation de la réponse immunitaire notamment via l’inhibition des lymphocytes activés et l’augmentation des lymphocytes T régulateurs.

Bénéfices attendus

L’AHAI n’est pas une maladie orpheline ; cependant le nombre de traitements est restreint et à ce jour de nombreux patients présentent des rechutes fréquentes ou restent réfractaires aux thérapeutiques actuellement proposées qui sont parfois responsables de complications graves. Les travaux de l’équipe ont montré que les cellules immunosuppressives ou leur surnageant permettent de réguler la réponse immunitaire auto ou allo-immune in vitro et in vivo tout en évitant une immunodépression prolongée à haut risque infectieux. A notre connaissance il s’agit du seul essai utilisant une thérapie cellulaire ou de leur surnageant dans un modèle expérimental d’AHAI. Nous espérons pouvoir démontrer que notre surnageant peut réduire l’anémie.

Procédures

1 fois par semaine, nous prélèverons du sang d’un rat. Sur les 10 semaines du modèle, 4 rats seront utilisés en alternance. Pour induire le modèle d’AHAI, les souris recevront 1 injection intrapéritonéale, 1 fois par semaine pendant 10 semaines. A partir de la 6ème semaine, les souris recevront un traitement administré sous la forme de 2 injections intrapéritonéales par semaine. Au cours du modèle, du sang sera prélevé 4 fois au total chez les souris pour surveiller l’évolution de la maladie. Aucun prélèvement sur animaux vigiles et aucune procédure chirurgicale ne sont prévus dans cette étude. 1 fois par semaine, nous prélèverons du sang d’un rat. Sur les 10 semaines du modèle, 4 rats seront utilisés en alternance. Pour induire le modèle d’AHAI, les souris recevront 1 injection intrapéritonéale, 1 fois par semaine pendant 10 semaines. A partir de la 6ème semaine, les souris recevront un traitement administré sous la forme de 2 injections intrapéritonéales par semaine. Au cours du modèle, du sang sera prélevé 4 fois au total chez les souris pour surveiller l’évolution de la maladie. Aucun prélèvement sur animaux vigiles et aucune procédure chirurgicale ne sont prévus dans cette étude.

Impact sur les animaux

Les souris développeront une anémie, responsable d’une fatigue qui se traduira par une réduction de l’activité et possiblement une perte de poids.

Devenir

Les souris seront mises à mort 10 semaines après le début du modèle à la suite d’une anesthésie à l’isoflurane suivie d’une dislocation cervicale. Nous nous efforcerons de reclasser les rats mais si ils ne trouvent pas preneurs, ces rats seront mis à mort à la fin de l’expérience (10 semaines) grâce à une surdose de barbiturique suivi d’une dislocation cervicale.

Remplacement

Nous avons déjà montré que le surnageant de HuMoSC régulait la réponse immunitaire in vitro et in vivo. La complexité des réactions immunitaires au cours de l’anémie hémolytique auto-immune ne pouvant pas être modélisée in vitro, nous n’avons pas de moyen de remplacement du modèle animal et nous devons donc effectuer nos études sur des animaux vivants.

Réduction

Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables (les analyses seront faites en utilisant le test de Student du fait de la petite taille des effectifs). Cependant, à cause des variabilités inter‐animales et inter-groupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. En effet dans ce modèle, seules 60 à 80% des souris présentent une anémie hémolytique auto-immune. Il est donc nécessaire d’injecter 18 souris pour avoir 2 groupes de 6 souris qui présenteront une AHAI pour l’étude. Nous prévoyons de faire cette expérience une seconde fois si les résultats sont encourageants.

Raffinement

La réduction de l’angoisse et de la souffrance des animaux sera notre priorité. Une période d’acclimations d’une semaine sera respectée à l’arrivée des animaux afin de réduire leur stress. Le personnel technique de l’animalerie se chargera de la surveillance quotidienne et de l’entretien des cages dans le respect des bonnes pratiques liées à l’expérimentation animale. Les cages disposeront d’enrichissement (nids, tunnels) afin d’améliorer le bien-être des animaux et ces derniers bénéficieront d’un libre accès à la nourriture et à la boisson. Pour préserver les contacts sociaux entre les individus, les souris seront hébergées en groupe avec 6 individus par cage. De même, les rats seront hébergés en groupe avec 2 individus par cage. Un score mesurant l’état général sera établi pour chaque souris et sera réalisé 2 fois par semaine. Si besoin, de l’alimentation humidifiée sera déposée au fond de la cage et une surveillance biquotidienne sera effectuée par l’expérimentateur. Si l’anémie est trop sévère, les souris seront sacrifiées pour éviter toute souffrance supplémentaire. Concernant la mise à mort des souris, celles-ci seront anesthésiées par voie gazeuse (oxygène et isoflurane) et une dislocation cervicale sera réalisée, ce qui entrainera la mort de la souris

Choix des espèces

Les souris C57BL/6J sont utilisées dans ce modèle expérimental d’anémie hémolytique auto-immune. L’AHAI dans ce modèle est induite par des injections hebdomadaires de globules rouges de rat Sprague Dawley et provoquent des effets similaires à ceux présents chez les patients atteints de cette maladie. Nous utiliserons des souris adultes, âgées de 7-8 semaines, les plus fréquemment utilisées pour l’étude de cette maladie. Nous utiliserons des rats de 12 semaines, c’est-à-dire des rats ayant atteint leur poids adulte afin de ne pas créer de risque pour l’animal lors des prélèvements de sang.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système immunitaire
Saumons : 4500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 4500
Devenir
 -
 -
 -
 4500

4 500 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Exposées pendant plusieurs mois au fluorure de sodium et au tébuconazole, deux perturbateurs endocriniens, elles sont ensuite infectées par un virus qui provoque exophtalmie, perte d'équilibre et une mortalité débutant cinq à sept jours après l'infection. Le porteur affirme que l'étude des perturbations endocriniennes "ne peut pas être substituée" par des tests in vitro ou embryo-larvaires. Les poissons, utilisés du stade embryon au stade juvénile, sont tués et congelés pour analyse.

Objectifs

Le projet propose une approche comparative i) d’un perturbateur endocrinien (PE) suspecté, le fluorure de sodium (NaF), listé comme substance prioritaire, et ii) d’un PE avéré, le tébuconazole (TBZ), sur les premiers stades de développement d’un poisson d’eau douce modèle, la truite arc-en-ciel (TAC), en ciblant de manière originale et novatrice les effets sur, et les interactions entre, le système hormonal thyroïdien (SHT), les microbiotes branchial et intestinal et le système immunitaire (SI) au travers du suivi de différents paramètres (morbidité/mortalité, morphométrie, comportement, hormones thyroïdiennes, réponse immunitaire, histopathologie) et de la résistance face à une épreuve infectieuse au virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (vNHI) après une exposition chronique de plusieurs mois.

Bénéfices attendus

Les données générées par l’étude d’un PE avéré, un autre suspecté, à deux concentrations d’exposition environnementale (doses subléthales moyenne et forte observées dans les eaux de surface et potables au niveau Européen) et en utilisant une approche méthodologique complémentaire associant techniques classiques et omiques, permettront d’identifier des modifications potentielles à différents niveaux biologiques (molécules, cellules, individu et holobionte). Ces résultats permettront d’évaluer les effets et d’identifier les mécanismes d’action de ces deux molécules, de participer à l’identification de nouveaux biomarqueurs d’exposition et/ou d’effets et de proposer des voies d’actions potentielles. Les résultats obtenus permettront de suggérer l’impact sur les populations de poissons dans l’environnement naturel et a plus large échelle l’impact potentiel de la consommation de ces poissons par l’homme.

Procédures

Dans un premier temps, 5 prélèvements post-mortem auront lieu à différent temps d’exposition chimique/ stade de vie pour obtenir des données biométrique, virologique, histologique, hormonale et immunitaires ainsi que pour réaliser le calibrage des tests. Dans un second temps, 6 échantillonnages post-mortem seront réalisés à différent temps d’exposition chimique/ stade de vie pour de l’histologie, le dosage d’hormones thyroïdiennes, des mesures morphométrique, des tests de comportements, de la mesure de paramètres immunitaires ainsi que pour des dosages virologiques mais aussi pour l’étude du microbiote, de la protéomique et des analyses bactériennes.

Impact sur les animaux

1) Induction possible d’un léger stress des animaux du fait des conditions expérimentales. 2) Peu d’effets indésirables visibles attendus sur les animaux qui seront exposés à de faibles concentrations de PE (doses dites subléthales). 3) Comportements et symptômes caractéristiques de l’infection virale (exophtalmie importante, perte d’équilibre, …), avec une mortalité débutant en moyenne à 5-7 jours post-infection.

Devenir

Afin de mettre fin à l’expérimentation, les animaux restants seront mis à mort, pesés et conservés à -80°C pour analyse.

Remplacement

L’étude des perturbations endocriniennes nécessite la mise en place de systèmes biologiques représentatifs de la complexité du fonctionnement d’un organisme. Ceci est encore plus vraie dans le cas de l’étude d’interactions entre différents systèmes biologiques comme ici le SHT, le SI et le microbiote. Elle ne peut pas être substituée, notamment pour l’étude des effets sur différents systèmes et des interactions entre ceux-ci, par des méthodes alternatives (tests in vitro ou embryo larvaires).

Réduction

Ces expérimentation seront menées en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés tout en conservant une pertinence scientifique et statistique. Le nombre maximum de poissons a été estimé à 4500, répartit comme suit : - 900 (50 poissons x 3 réplicats x 6 conditions (Contrôle + 6 concentrations de NaF) ; - 3600 (300 poissons x 3 réplicats x 4 conditions (Contrôle + 2 concentrations de NaF + 1 concentration de TBZ). Le nombre d’individus a été déterminé statistiquement sur la plateforme BiostaTGV avec un risque α (risque d’avoir un faux positif) de 5% et un risque β (risque de conclure qu'il n'y a pas d'effet alors qu’il y en a un) de 80%.

Raffinement

Les mesures de raffinement viseront : - à assurer des conditions optimales d’hébergement des animaux afin de s’assurer de leur bien-être : une biomasse (nombre d’animaux par bassin) contrôlée permettant l'expression des comportements alimentaires et natatoires attendus de l'espèce étudiée, un volume d'eau adapté et renouvelé en continu, une saturation en oxygène suffisante, un rythme jour/nuit naturel, et une alimentation adaptée à leur stade de développement et la biomasse. - réaliser des observations quotidiennes de l’état de santé général des poissons et de leur comportement natatoire et alimentaire. - à mettre à mort de façon compassionnelle des animaux présentant certaines caractéristiques. Des points limites stricts et spécifiques au projet seront mis en place et appliquer

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) est une espèce idéale : (1) elle est d'un grand intérêt économique et représente un modèle environnemental pertinent proche des espèces endémiques (c.à.d, Salmo trutta fario) des eaux européennes, (2) les caractéristiques spécifiques de cette espèce, notamment la présence de follicules thyroïdiens dans les tissus rénaux, un organe hématopoïétique-lymphoïde important chez les poissons téléostéens, en font un organisme très intéressant pour les études fonctionnelles, (3) c'est une espèce facile à élever en laboratoire, avec un cycle de développement plus long que le poisson-zèbre, ce qui permettra par la suite des expositions chroniques aux stades embryonnaires, larvaires et juvéniles, et (4) son génome, entièrement séquencé, est disponible, facilitant ainsi les analyses génétiques. Les animaux seront utilisés du stade « embryon » au stade « alevin/juvénile » (de 0 à 8 mois post-éclosion), stades qui sont connus pour leur grande sensibilité aux contaminants chimiques.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 210
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ 180
Devenir
 -
 -
 -
 210

210 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance légers pour 30 d'entre elles et sévères pour 180. Elles sont infectées par Mycobacterium avium au moyen d'un aérosol de deux heures, puis reçoivent des antibiotiques par gavage et par injection dans le ventre cinq jours par semaine pendant un à quatre mois. Le porteur reconnaît que les gavages réalisés par des personnes novices peuvent provoquer des saignements, une inhalation ou la mort, et prévoit un entraînement préalable sur une fausse souris. Il affirme qu'il n'existe à ce jour aucune solution alternative satisfaisante et met à mort tous les animaux en fin de traitement pour mettre leurs poumons en culture.

Objectifs

L'objectif principal du projet est de déterminer l'efficacité d'un nouvel antibiotique, contre les infections respiratoires à Mycobacterium avium, une bactérie particulièrement difficile à traiter. Les objectifs secondaires sont de déterminer les meilleures combinaisons de traitements avec cet antibiotiques et de décrire la réaction des tissus de l'organisme sous ce(s) traitement(s).

Bénéfices attendus

Cet antibiotique a déjà montré une efficacité in vitro (en laboratoire) sur Mycobacterium avium, mais l'efficacité in vivo (chez l'être vivant) reste à démontrer. Si notre hypothèse de travail est correcte, notre projet permettra de mettre en évidence l'efficacité de ce nouvel antibiotique seule et en combinaison avec d'autres antibiotiques spécifiques. Cette efficacité permettra d'informer à court terme d'autres études expérimentales sur des combinaisons à tester et leur durée de traitement, mais également à moyen terme les essais cliniques thérapeutiques pour des patients en grand besoin de traitements plus efficaces et mieux tolérés dans cette indication.

Procédures

Il n'est pas prévu de prélèvement sanguin ou d'intervention chirurgicale. En revanche les souris seront infectées par des aérosols de mycobactérie (durée 120mn) et seront par la suite traitée par différents antibiotiques afin de déterminer leur efficacité. Si l'infection par aérosol est indolore, l'administration des antibiotiques se fait par voie orale (à la seringue) et/ou par voie injectable (dans le ventre). Ces administrations sont répétés tous les jours (durée 5 à 10 secondes), cinq jours par semaine pendant 1 mois, 2, 3 ou 4 mois pour certaines souris.

Impact sur les animaux

La procédure expérimentale du gavage et de l'injection, bien qu'en soit peu délétère, est répétée quotidiennement, pouvant provoquer un stress sur les animaux. C'est pourquoi il est prévu un rapport écrit de la surveillance quotidienne avec évaluation a posteriori du projet. Des points limites spécifiques ont été établis pour la surveillance. Les effets indésirables attendus, surviennet essentiellement lorsque les gavages sont faits par des novices. Ce sont : des saignements, un stress, une inhalation, le décès. Lors des injections, ce sont des douleurs, des hématomes, des troubles cutanés. Toutefois, le personnel novice sera dans un premier temps entraîné sur une souris d'entrainement fictive (Mimicky mouse, Dorset, UK) jusqu'à ce qu'ils acquièrent la dextérité et l'aisance nécessaire pour ne pas faire subir d'effet indésirable inutile aux souris.

Devenir

Afin de pouvoir tester l'efficacité des antibiotiques les animaux doivent être infectés puis traités. Après la durée de traitement prévue dans le protocole il est nécessaire de mettre en culture les poumons afin de mesurer l'efficacité des antibiotiques. Tous les animaux sont donc mis à mort à la fin de la durée de traitement.

Remplacement

La procédure de préhension et de gavage sera apprise sur une souris fictive jusqu'à ce que les personnes formées soient à l'aise avec ces procédure. Des analyses in vitro ont été réalisées en amont pour sélectionner les candidats, mais à ce jour, il n'existe pas de solution alternative satisfaisante pour remplacer les animaux dans cette indication.

Réduction

Le nombre de souris est calculé au plus proche de ce qui est nécessaire pour voir une différence significative entre les groupes de traitement.

Raffinement

Les mesures de raffinement suivantes seront prises pour diminuer la douleur, la souffrance et l'angoisse des animaux. Les souris seront suivies quotidiennement. Dans la cas où une douleur serait observée, les souris auront une injection d'analgésique une fois par jour jusqu'à normalisation de l'échelle de la douleur. Dans le cas d'une aggravation des signes de douleur, les souris concernées seront euthanasiées. Nous avons défini des points limites spécifiques au gavage. Les souris seront gardées dans des cages collectives (en respectant la limite de souris par cage) et enrichies (litières foisonnantes et absorbantes, tunnels, …). Nourriture et boisson seront ad libitum.

Choix des espèces

Dans notre étude précédente la souris BALB/c était le modèle animal répondant le mieux à l’antibiothérapie semblant le plus se rapprocher des données humaines. Il n'est pas justifié d'utiliser des modèles de souris immunodéprimées (ou d'autres espèces animales) moins semblables aux données cliniques

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 110
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ 80
Devenir
 -
 -
 -
 110

110 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures dont une partie atteint un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par aérosol avec la mycobactérie M. avium puis gavées d'antibiotiques cinq jours par semaine pendant un à quatre mois, la répétition quotidienne des gavages justifiant à elle seule la gravité sévère. Elles sont tuées à la fin du traitement pour mettre leurs poumons en culture et mesurer l'efficacité des molécules. Le porteur affirme n'avoir pas observé de nuisance liée à l'infection et juge qu'il n'existe "pas de solution alternative satisfaisante".

Objectifs

L'objectif principal du projet est de déterminer l'efficacité de la méfloquine et de ses énanthiomères contre les infections respiratoires à Mycobacterium avium (M. avium). Les objectifs secondaires sont de déterminer les meilleures combinaisons de traitements avec l'omadacycline et de décrire l'anatomie pathologique sous ce(s) traitement(s).

Bénéfices attendus

La méfloquine et ses dérivés ont déjà montré une efficacité in vivo sur M. avium, mais l'efficacité en combinaison avec les antimycobactériens de références reste à démontrer. Si notre hypothèse de travail est correcte, notre projet permettra de mettre en évidence une combinaison plus efficace que le traitement de référence, ce qui permettra d'informer à court terme d'autres études expérimentales sur des combinaisons à tester et leur durée de traitement, mais également à moyen terme les essais cliniques thérapeutiques pour des patients en grand besoin de traitements plus efficaces et mieux tolérés dans cette indication.

Procédures

Il n'est pas prévu de prélèvement sanguin ou d'intervention chirurgicale. En revanche les souris seront infectées par des aérosols de mycobactérie (durée 120mn) et seront par la suite traitée par différents antibiotiques afin de déterminer leur efficacité. Si l'infection par aérosol est indolore, l'administration des antibiotiques se fait par voie orale (à la seringue). Ces administrations sont répétés tous les jours (durée 5 à 10 secondes), cinq jours par semaine pendant 1 mois, 2, 3 ou 4 mois pour certaines souris.

Impact sur les animaux

Les gavages et injections étant répétés quotidiennement amènent la procédure à être classée sévère. Lors de nos précédentes expérimentations, nous n'avons pas observé de nuisance dûe à l'exposition à M. avium. Des points limites spécifiques sont mis en place en fonction de nos précédentes observations sur ce type de protocole.

Devenir

Afin de pouvoir tester l'efficacité des antibiotiques les animaux doivent être infectés puis traités. Après la durée de traitement prévue dans le protocole il est nécessaire de mettre en culture les poumons afin de mesurer l'efficacité des antibiotiques. Tous les animaux sont donc mis à mort à la fin de la durée de traitement.

Remplacement

La procédure de préhension et de gavage sera apprise sur une souris fictive jusqu'à ce que les personnes formées soient à l'aise avec ces procédure. Des analyses in vitro ont été réalisées en amont pour sélectionner les candidats, mais à ce jour, il n'existe pas de solution alternative satisfaisante pour remplacer les animaux dans cette indication.

Réduction

Le nombre de souris est calculé au plus proche de ce qui est nécessaire pour voir une différence significative entre les groupes de traitement.

Raffinement

Les mesures de raffinement suivantes seront prises pour diminuer la douleur, la souffrance et l'angoisse des animaux. Les souris seront suivies quotidiennement. Dans la cas où une douleur serait observée, les souris auront une injection d'analgésique une fois par jour jusqu'à normalisation de l'échelle de la douleur. Dans le cas d'une aggravation des signes de douleur, les souris concernées seront euthanasiées. Nous avons défini des points limites spécifiques au gavage. Les souris seront gardées dans des cages collectives (en respectant la limite de souris par cage) et enrichies (litières foisonnantes et absorbantes, tunnels, …). Nourriture et boisson seront ad libitum.

Choix des espèces

Dans notre étude précédente la souris BALB/c était le modèle animal répondant le mieux à l’antibiothérapie semblant le plus se rapprocher des données humaines. Il n'est pas justifié d'utiliser des modèles de souris immunodéprimées (ou d'autres espèces animales) moins semblables aux données cliniques.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 320
Devenir
 -
 -
 -
 320

320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent deux chirurgies avec pose d'un implant crânien, un état de mal épileptique déclenché au réveil, des injections quotidiennes pendant huit jours et des enregistrements EEG sous contention, avant d'être tuées pour prélever leurs organes. L'objet du projet est d'évaluer par IRM l'effet de médicaments antiépileptiques sur un modèle de crises focales. Le porteur qualifie la procédure de sévère tout en affirmant que ces crises focales ne provoquent "pas de signe de souffrance".

Objectifs

Un tiers des patients épileptiques ne répond pas aux médicaments antiépileptiques et, parmi eux, 1/4 peuvent bénéficier d'une chirurgie résective. L'identification des zones du cerveau à enlever par chirurgie (la zone épileptogène, ZE) est un processus difficile. Il nécessite un ensemble d'outils complexes comprenant des examens cliniques, d'imagerie et neurophysiologiques, y compris des enregistrements électroencéphalographiques intracrâniens (iEEG) lorsque les procédures non invasives se sont révélées insuffisantes. Cependant, même en utilisant les informations de l'EEG, la chirurgie de l'épilepsie peut avoir des résultats défavorables chez 20 à 60% des patients, ce qui implique que le développement de nouvelles méthodes pour délimiter le tissu épileptogène reste une question cruciale. La neuro-imagerie, non invasive et largement disponible dans le contexte clinique, apparaît comme un candidat naturel pour aborder cette question. Nous avons récemment montré que l'IRM (imagerie par résonance magnétique) quantitative multiparamétrique (mqMRI) et de la spectroscopie de résonance magnétique combinées à des outils d'apprentissage automatique, pouvaient améliorer la détection de la zone épileptique. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de médicaments anti-épileptiques utilisés en routine clinique en utilisant un modèle de crises focales sur la souris.

Bénéfices attendus

Les données recueillies dans cette étude nous permettrons de caractériser l'impact de différents médicaments antiépileptiques sur les mesures IRM en corrélation avec l'électroencéphalographie, l'histochimie et les analyses biochimiques. Ces informations seront utilisées pour modéliser l'impact attendu des médicaments chez l'homme lors de l'évaluation clinique de ces mêmes méthodes d'imagerie.

Procédures

Les animaux seront soumis à une anesthésie générale à chaque interventions (20 min pour chacune des deux chirurgies). Une contention quotidienne pour des injections en intra péritonéales sur une durée de 8 jours. Deux séries d'enregistrements électroencéphalographiques impliquant une contention pour branchement au système.

Impact sur les animaux

Mise en place d'un status epilepticus après réveil de la chirurgie. Inconfort due à la pose d'un implant crânien. Stress due à l'isolement social.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure car il est nécessaire de récupérer les organes pour analyses.

Remplacement

Nous avons effectué une recherche bibliographique approfondie sur Pubmed et Google Scholar afin de nous assurer de l'inexistence d'approches alternatives in vitro qui pourraient être utilisées pour reproduire l'interaction entre malformations du développement cortical, crises épileptiques et fonction de la barrière hémato-encéphalique. Nous avons utilisé des combinaisons de mots-clés tels qu'épilepsie, crise, électroencéphalographie, dysplasie, cerveau, neurone, modèles animaux, in vitro et tests animaux alternatifs. Cette recherche n'a pas identifié de solution in vitro alternative pour notre étude. En effet les méthodes in vitro basées sur la culture cellulaire ne présentent pas les systèmes de communications multicellulaires nécessaires à ce projet.

Réduction

Les effectifs ont été déterminés avec une approche statistique pour utiliser un minimum d'animaux tout en nous permettant de répondre aux objectifs du projet. Cette étude permettra de faire des analyses longitudinales répétées sur chaque souris (e.g., électroencéphalographie). Les mêmes séries d'animaux utilisées pour la pharmacologie et l'électroencéphalogramme seront utilisées en histologie pour les explorations moléculaires. De plus, nous avons prévu de créer une banque d'échantillons à partir des prélèvements qui seront effectués (organes et sang). Elle nous servira à la suite du projet ou encore pour des études préliminaires dans de nouveaux projets.

Raffinement

Le modèle provoque une crise focale localisée dans l'hippocampe, donc non généralisée. Ce type de crise focale ne provoque pas de signe de souffrance et de mortalité. Le raffinement passe par une adaptation de l'enrichissement dans les cages notamment en cas d'isolement des souris pour les besoins de l'expérience. Tous les animaux seront surveillés tout au long de la procédure. Les chirurgies sont effectuées sous anesthésie et analgésie et l'état de l'animal monitoré tout au long de la chirurgie. Nous utiliserons une grille de score et des points limites pour le suivi des animaux post chirurgicaux. Si une souffrance est observée, l'animal sera pris en charge, en fonction de son état, par de l'analgésie ou sortie d'expérimentation par euthanasie. Pour les enregistrements d'électroencéphalographie, une habituation à la contention sera effectuée chaque jour pour minimiser le stress lors des enregistrements.

Choix des espèces

Notre projet propose l'utilisation de petits animaux in vivo (souris). Les souris ( 8 semaines d’âge) sont très couramment utilisées en recherche sur l’épilepsie. Ce modèle animal exprime les mêmes marqueurs et récepteurs cérébraux que l'homme. Il constitue donc un modèle adapté pour les expériences proposées par notre étude, où l'unité neuro-vasculaire complètement fonctionnelle est requise pour investiguer les effets des médicaments antiépileptiques sur les crises. La littérature fournit des preuves de la fiabilité du monitoring électroencéphalographique in vivo pour le suivi de la progression de la pathologie et sa réponse aux traitements. Enfin, ce modèle étant bien établi, y compris au laboratoire où il est utilisé en routine, les expérimentations seront immédiatement ciblées sur les questions posées, et de fait le nombre d’animaux immédiatement optimisé.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 5164
Rats : 5164
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ 2800
▲ 7448
Devenir
 -
 -
 -
 10328

10328 souris et rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures dont une partie atteint un niveau de souffrance sévère. Pendant dix semaines ils reçoivent des injections répétées pour installer une cirrhose, puis un régime gras et sucré et des agents toxiques déclenchent une défaillance hépatique aiguë, avec état de choc et détresse cardio-respiratoire attendus. Le porteur précise que, dans les études de survie, la mort est le point final expérimental et qu'aucun point limite anticipé n'est alors appliqué. Il conclut que l'évaluation des molécules candidates dans un "système biologique complexe et global" reste "nécessaire", après une première sélection in vitro.

Objectifs

Les cirrhoses du foie sont caractérisées par des modifications hémodynamique et structurelles qui conduisent à une insuffisance hépatique majeure. La précipitation de la défaillance hépatique aigue est un syndrome fulminant chez le patient souffrant d’hépatique chronique, qui conduit à la défaillance de multiples organes et entraine une survie à 28 jours de 20% à 70% selon la sévérité. Au cours de cet épisode aigu, les évènements inflammatoires liés à l’infection sont majeurs, des molécules exogènes issues des pathogènes activent l’inflammation et le système inflammatoire. D’autres substances endogènes produites par des cellules en état de stress activent la signalisation immunitaire. Dans la phase d’emballement des réactions immunitaires et inflammatoires soit déterminantes lorsque la défaillance hépatique aigue survient chez le patient cirrhotique dont le foie est lésé. Il présente des facteurs prédisposants comme des taux sanguins de toxines bactériennes (=endotoxémie) et de cytokines inflammatoires élevés. La prise massive d’alcool agit sur le microbiote intestinal et augmente l’endotoxémie et précipite la défaillance hépatique aigue. Notre projet vise à établir un modèle expérimental qui reproduit rapidement un état pathologique du foie susceptible de subir cette perte subite de fonction. Notre défi est d’associer les facteurs prédisposants à l’installation de la cirrhose pour accélérer le processus et d’étudier ensuite les facteurs déclencheurs de la défaillance aigue. Nous envisageons pour cela d’associer l’induction par voie alimentaire (régime riche en gras et sucres) à celle d’un agent chimique toxique pour le foie, puis de précipiter la décompensation par une toxine bactérienne associée ou non à un inhibiteur de synthèse protéique qui va empêcher les cellules de produire les enzymes utiles à leur défense face à l’agression. Le déclanchement peut aussi être initié par une molécule pro-inflammatoires naturellement produite par des cellules de défense de l’organisme ; ou encore à l’aide d’une absorption massive d’alcool. Chacune des nouvelles procédures expérimentales sera dans un premier temps caractérisée puis mise en place dans les conditions permettant l’évaluation de l’efficacité de produits à visée thérapeutique. Ces procédures qui constituent ce projet seront pour certaines basées sur le principe des études de survie, et seront d’une gravité sévère.

Bénéfices attendus

Lors d’épisodes ACLF, il est nécessaire de prendre en charge les patients pour les défaillances multiples le plus précocement possible pour préserver le capital hépatocytaire qui subsiste, et qui peut se révéler être vital lors de la survenue d’un second épisode d’ACLF Aujourd’hui les traitements employés agissent sur les symptômes tels que la pression portale, l’infection, l’hémorragie digestive ou le syndrome hépato-rénal à l’aide de corticoïdes par exemple de manière à préserver les chances d’éligibilité à la transplantation. Les solutions thérapeutiques que nous espérons proposer visent à agir simultanément sur les différentes voies qui sont à l’origine des défaillances multiples donc sur les mécanismes à l’origine des effets fulminants observés. (Infection, inflammation, immunité et métabolisme).

Procédures

• Pendant la Phase d’induction d’une durée de 10 semaines au maximum : Chaque animal recevra 2 injections dont la durée de 15 secondes chacune par semaine, soit 20 injections au total. A la fin de la période, chaque animal subira un prélèvement sanguin qui durera 1 minute sous anesthésie gazeuse d’une durée de l’ordre de 3 minutes. • Le déclenchement de l’accident hépatique par un agent d’induction sera pratiqué selon les cas soit par : -1 seule injection dont la durée de 15 secondes ou -3 injections dont la durée de 15 secondes c’est-à-dire 1 injection par jour au cours de 3 jours consécutifs, ou -1 seule administration par voie orale (durée de 30 secondes). • Les traitements avec les composés à tester seront réalisés selon la nature physico-chimique du produit par 1 injection (durée 15 secondes) ou par 1 gavage oral (durée 30 secondes).

Impact sur les animaux

L’ACLF représente un évènement grave chez un patient, sa survie est engagée. Le modèle d’étude développé chez la souris présente lors de l’induction de l’ACLF des signes cliniques d’inconfort manifestes. On s’attend à observer des animaux en état de choc et de détresse cardio-respiratoire, avec des épisodes de troubles de la régulation de la température corporelle. Les effets cités sont observés de manière plus ou moins prononcée, ces signes constituent les critères d’atteinte des points limites. Certains animaux atteindront des stades qui nécessiteront un point d’arrêt anticipé lorsqu’il sera possible de les appliquer par exemple lors de la mise à mort à un temps fixe précoce pré-déterminé. En revanche, dans les situations d’études de survie où la mort est le point final expérimental, il ne pourra pas y avoir recours à des points limites anticipés. Pour évaluer les effets de nos composés, nous nous fixons comme objectif de reproduire une gravité qui sera jugée sévère mais qui permette de maintenir des animaux dans un état acceptable du point de vue éthique et conservant toute pertinence scientifique.

Devenir

L'évaluation histologique des organes majeurs (foie, reins et poumons) et une investigation approfondie des biomarqueurs plasmatiques circulants imposent la mise à mort des animaux

Remplacement

La possibilité de disposer d’un modèle animal qui permet d’évaluer les effets des nouveaux composés sur tous les aspects d'une pathologie présente chez l’homme constitue une étape clé dans la lutte contre ces maladies et font de nos modèles des outils translationnels très pertinents. Bien qu'une première phase de sélection des meilleurs composés soit effectuée sur des modèles acellulaires ou cellulaires, contribuant ainsi à l’utilisation de méthodes alternatives visant à remplacer partiellement l’utilisation des animaux comme nous le rappelle la règle des 3R’s, l’évaluation finale du potentiel thérapeutique des produits dans des modèles animaux reste cependant nécessaire. Le recours à l'emploi d’un animal vivant permet d’évaluer la réelle efficacité des composés dans un système biologique complexe et «global », capable de métaboliser les pricipes actifs donc de déceler les effets secondaires, capable d'activer toutes les voies de signalisation qui participent à la caractérisation de ce modèle. Son remplacement à ce stade du projet scientifique (phase pré clinique) n'est pas envisageable dans une système biologique isolé ou cellulaire qui quelque soit sa nature ne pourra apporter tous les enseignements issus de l'expérimentation in vivo.

Réduction

La stratégie de réduction consiste à ne réaliser que les essais avec les composés les plus prometteurs ayant satisfait aux étapes de sélection préliminaires in vitro. La réduction du nombre d'animaux est motivée par la longueur/lourdeur des procédures expérimentales, cela nous a conduit lors d'essais pilotes ou préliminaires de cibler le juste nombre d'individus nécessaires à l'obtention de résultats pertinents. Les paramètres que nous étudions in vivo (bio marqueurs, induction/repression de gènes, effets histologiques etc) doivent être relevants. Nous écartons les paramètres dont la pertinence serait trop faible pour être statistiquement décelable qu'avec des effectifs trop importants.

Raffinement

Les rats sont hébergés par paire, les souris par trio, l’enrichissement du milieu est systématisé par l’apport de dispositifs permettant aux animaux de ronger (blocs ou billes des bois), un apport de coton compressé permet de maintenir l’instinct de création du nid, des tunnels en polycarbonate transparent teinté en rouge sont placés dans les cages pour apporter un espace simulant la dissimulation et favorisant le maintien de l’instinct grégaire des rats. L'établissement de points limites dans ce modèle expérimental nous permet d'écarter tout individu susceptible de subir un inconfort trop important ou de la douleur. Bien conscient que nous développons dans ce projet des modèles sévères, nous nous efforçons d'avoir recours à des moyens analgésiques adaptés et non confondants. La pathologie et les mécanismes qui la déclenchent sont en partie connus, l'emballement inflammatoire en est une composante, le recours à des moyens de lutte contre la douleur peut introduire un biais expérimental ; une étape de validation s’impose pour chaque situation.

Choix des espèces

La littérature scientifique, est remativement riche sur la cirrhose du foie , les espèces communément employées à ce stade de la recherche sont les rongeurs rats et souris, qui sont pour certaines souches de bons répondeurs aux stimuli métaboliques, ce qui représente une condition importante dans la pathologie développée dans ce projet. Nos modèles ayant pour objectif d'être des moyens vivants de valider l’efficacité d’une nouvelle molécule dans le traitement de cette pathologie. Les animaux seront employés à l'âge adulte généralement vers 8 semaines d'âge. Les traitements induits aux animaux affectent essentiellement la fonction hépatique et produisent des modifications métaboliques. Il est nécessaire de les appliquer sur un organisme développé, qui puisse mettre en place des mécanismes de réparation et de défense. L’animal au stade de jeune adulte qui a un système immunitaire compétent (microbiote bien établi) et des mécanismes de réponse à des stress inflammatoires correspond au stade de vie requis pour développer notre modèle expérimental.