144 souris exposées à un cocktail de polluants 120 jours puis tuées, dont 24 en souffrance sévère, pour étudier un diabète environnemental.

144 animaux (souris) · dont 24 en souffrance sévère · tous tués

Ce document a été rédigé avant l'expérience. Les souffrances qu'il décrit sont prévues et autorisées. Les bénéfices qu'il annonce sont espérés.

Ce projet est soumis à une appréciation rétrospective, obligatoire pour les projets utilisant des primates ou comportant des procédures sévères (code rural et de la pêche maritime, article R214-120). Cette appréciation n'est pas rendue publique en France.

Ce que le laboratoire annonce, résumé par l'OXA

144 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 120 d’entre elles et sévère pour 24. Elles reçoivent des régimes contenant un cocktail de polluants dans l’eau de boisson pendant cent vingt jours, des injections, des tests de glycémie et des jeûnes qui exposent certaines lignées à des hypoglycémies, pour étudier un diabète lié aux contaminants de l’environnement. Le porteur affirme que la maladie « influence l’ensemble du métabolisme » et que le recours à des animaux est « nécessaire ». Sa rubrique de réduction annonce 114 souris là où les nombres déclarés en atteignent 144.

Résumé produit par un modèle de langage à partir du seul texte du laboratoire, selon une méthode arrêtée par l’OXA. Publié sans relecture individuelle préalable, sous la responsabilité de l’association, et corrigé au fil des relectures.

Ces résumés sont rédigés par les laboratoires à des fins de communication. Leurs affirmations scientifiques ne sont ni sourcées ni relues par les pairs. Les documents qui décrivent en détail les projets et les établissements, dossiers de demande d'autorisation et rapports d'inspection, s'obtiennent sur demande, et l'administration y occulte des passages, parfois au-delà de ce que les juridictions admettent. → Comment lire un résumé non technique


NTS-FR-152758v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale · Système endocrinien ·
Mots-clés
Métabolisme, Diabète, Polluants environnementaux, Production hépatique de glucose, Production intestinale de glucose
Souris : 144

Objectifs et bénéfices escomptés du projet, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

Décrire les objectifs du projet.

Note de l'OXA. Cette question est celle du formulaire européen de résumé non technique. Elle est posée au laboratoire qui demande l'autorisation, et sa réponse est écrite avant que la première procédure commence (arrêté du 1er février 2013, art. 5). Ces objectifs servent à justifier l'utilisation des animaux devant le comité d'éthique. Aucun document public ne dira ensuite s'ils ont été atteints : la directive permet aux États de faire mettre à jour le résumé avec les résultats de l'appréciation rétrospective (directive 2010/63/UE, art. 43), la base européenne prévoit de les recevoir, et aucune entrée française n'en porte (base ALURES).

Dans quel but fait-on ça ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le diabète, qui est une maladie caractérisée par des taux de sucre trop élevés dans le sang (hyperglycémie), est un enjeu majeur de santé publique. Le diabète présente des formes et origines diverses, qui restent encore mal connues. En dehors des formes classiques induites par l’obésité, il en existe des formes où les patients ne sont ni en surpoids, ni obèses. Parmi les facteurs de risque, l’exposition à des polluants de l’environnement joue un rôle important. En effet, ces produits chimiques toxiques présents dans notre alimentation, les emballages, et dans les produits d’entretien ou cosmétiques favorise l’apparition de maladies, dont le diabète. Même s’il existe une réglementation et que des seuils d’exposition maximum à ces toxiques ont été mis en place à l’échelle mondiale, ils ont des répercussions sur notre santé. En effet, il a été récemment rapporté qu’à des doses, même très faibles, ces polluants peuvent provoquer le diabète lorsqu’ils sont consommés de façon chronique. Néanmoins les mécanismes impliqués sont encore mal compris. Après ingestion via les aliments, ces molécules chimiques auraient un impact sur le métabolisme en augmentant la production de glucose(sucre) par l’intestin et le foie, ce qui conduirait à l’apparition du diabète au cours d’une exposition chronique à ces polluants. L’objectif de ce projet est de comprendre les mécanismes impliqués dans l’apparition du diabète suite à une exposition chronique à un cocktail de polluants administré à faibles dose à des souris.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Note de l'OXA. Le formulaire européen demande les bénéfices « susceptibles de découler » du projet. Il appelle donc une projection, et il l'obtient : ce que le laboratoire écrit ici est ce qu'il espère, avant d'avoir commencé. Deux chercheuses ont repris six corpus d'études précliniques déjà menées et pesé les dommages réellement infligés aux animaux contre les bénéfices cliniques réellement obtenus : moins de 7 % de ces études ressortaient défendables (Pound et Nicol, 2018).

Est-ce « inutile » ou « nécessaire » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Des études menées dans différents pays, dont la France et l’Inde, ont exploré l’association entre les polluants environnementaux et la prévalence du diabète. En effet, l’exposition à des doses élevées de polluants est connue dans la littérature pour induire le diabète et de nombreuses autres complications. Néanmoins, bien que la dangerosité de ces composés soit généralement étudiée à court terme et à très forte dose chez l’animal, peu de travaux s’intéressent aux effets délétères d’une exposition à long terme à un mélange de faibles doses de toxiques, ce qui est pourtant la situation la plus fréquente. Ce projet devrait permettre de mieux comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans le développement du diabète associé à une exposition chronique à un cocktail de contaminants chimiques de l’environnement, et de potentiellement les différencier de ceux associés à l’obésité. En effet, les résultats préliminaires indiquent que ce cocktail de contaminants induirait un diabète sans association avec l’obésité. Ces diabètes sont toujours difficiles à traiter et résistants aux traitements. Ce projet pourrait donc d’abord contribuer à une meilleure connaissance des diabètes sans obésité, mais aussi des diabètes induits par les polluants en général. L’objectif à terme est de proposer une meilleure prise en charge des patients diabétiques obèses et non obèses.

Nuisances prévues, selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Note de l'OXA. La formule « en règle générale » autorise une réponse générale, et c'est l'un des points sur lesquels les examens de qualité trouvent ces documents défaillants. Un examen publié en 2018 a établi que les résumés allemands et britanniques décrivaient mal ce qui est fait aux animaux et ce que ceux-ci pourraient éprouver (Taylor et al., 2018). L'adoption d'un modèle commun européen a nettement amélioré le premier point, à peine le second (Taylor et al., 2024).

Le droit d'accès aux documents · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Une biopsie de tissu (geste réalisé en quelques secondes) sera réalisée pour vérifier la modification génétique. L’invalidation de la production de sucre par le foie ou par l’intestin sera réalisée dans des modèles de souris transgéniques qui nécessitent un traitement injecté (5jours de suite). Les souris sans modification génique recevront le même traitement pour s’affranchir de ses effets possibles. Ce geste est réalisé en quelques secondes. L’activation de la production de sucre par l’intestin ne nécessite aucune intervention supplémentaire. Les souris recevront pendant 120jour, soit une alimentation standard, une alimentation riche en graisses et en sucres ou une alimentation standard et un mélange de produits chimiques dans l’eau de boisson. Le taux de sucre dans le sang (glycémie) sera mesuré tous les mois à partir d’une goutte de sang grâce à l’utilisation d’un glucomètre(réalisé en quelques secondes). Des tests permettant de caractériser le diabète seront réalisés soit à l’état nourri, ou à jeun. Ces tests consistent à administrer du sucre, de l’insuline ou du pyruvate aux souris et de suivre l’évolution de la glycémie (mesure avec un glucomètre à partir d’une goutte de sang). Une semaine entre chaque test permettra d’éviter le stress des animaux. Une prise de sang nécessitant une contention de 1-2minutes sera réalisée. Au total: – Les souris incapables de produire du glucose par le foie seront soumises à 10interventions dont 1biopsie, 1série d’injections, 3tests avec injections et prises de glycémie, 1mise à jeun de 6h, 1 mesure de glycémie, et 1prélèvement de sang terminal. – Les souris chez lesquelles la production de glucose par l’intestin est activée ou inactivée seront soumises à 9interventions dont 1biopsie, 3tests avec injections et prises de glycémie avec 3mises à jeun, 1mesure de glycémie, 1mise à jeun de 6h et 1prélèvement de sang terminal. Enfin, les animaux seront mis à mort par une méthode respectant l’éthique animale, afin de prélever leurs organes (dont le foie et l’intestin pour analyser la production de glucose).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Note de l'OXA. C'est l'endroit du document où les animaux devraient apparaître, et c'est celui qui résiste. Un nouvel examen, publié en 2024, a mesuré que cinq des six éléments attendus sur les dommages prévus progressaient depuis l'adoption d'un modèle commun européen. Les effets indésirables sont le sixième : 41 % des résumés allemands et 48 % des britanniques les décrivent complètement. Les auteurs relèvent aussi des effets présentés comme minimes sur des projets classés modérés ou sévères (Taylor et al., 2024). Ces mesures portent sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. L'examen de 2018 classait la France parmi les pays les moins bons pour l'identification, l'accessibilité et la qualité de ses résumés, sans les noter rubrique par rubrique (Taylor et al., 2018). Les résumés français suivent aujourd'hui le modèle européen commun.

Les animaux souffrent-ils ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les souris qui ne sont pas capable de produire de sucre par le foie, peuvent réguler leur glycémie grâce à une production de sucre par les reins et l’intestin, ce qui permet de limiter les hypoglycémies(baisse du taux de sucre dans le sang) au cours d’un jeûne. Les souris seront soumises à un jeûne de 6h, ce qui représente une période entre deux repas. Dès 2h après l’arrêt de la prise de nourriture ces souris peuvent développer des hypoglycémies pendant cette période. La connaissance du modèle animal a permis de définir des points limites, en contrôlant les risques d’hypoglycémie. Ainsi, des croquettes sont accessibles aux souris directement dans la cage pour leur éviter la perte d’énergie nécessaire pour atteindre les mangeoires. Avant la mise à jeun, une partie de leur cage est placée sur une plaque chauffante pour éviter les hypothermies (baisse de la température corporelle). Un suivi très régulier de ces animaux est réalisé par le technicien en charge du protocole expérimental. En effet, le suivi des premiers signes d’hypoglycémie qui se caractérisent par une diminution de la mobilité, prostration, et/ou refroidissement de l’animal est réalisé très régulièrement afin de pouvoir mesurer la glycémie et injecter une solution de glucose en cas de mal-être ou de valeurs de glycémie trop basse(mesure avec un glucomètre sur une goutte prélevée au niveau de la queue). Chez les souris saines, la glycémie est normalement régulée lors d’une période de jeûne grâce à une production de glucose assurée par le foie(majoritaire), les reins et l’intestin. Les souris sans production de sucre par l’intestin présentent un phénotype anxieux léger. Néanmoins, les conditions d’hébergement en milieu enrichi(nid, maison pour se cacher) sont suffisantes pour atténuer leur anxiété. Après 16 semaines de régime riche en graisses et en sucres, les souris sans modification génétique deviennent obèses et diabétiques. Dans cette étude, elles seront étudiées à un stade précoce du développement de l’obésité et du diabète afin de limiter les complications liées à ces maladies. Des travaux précédents avec le cocktail de polluants dans l’eau n’ont révélé aucune modification de la prise de boisson, ni aucun effet secondaire indésirable, aucune anxiété, ni aucun changement de comportement chez les souris. Les souris soumis à l’exposition chronique de ce mélange de polluant pendant n’ont pas développé d’obésité mais présentent comme attendue une hyperglycémie, signe de diabète.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Note de l'OXA. Le formulaire demande de justifier ce sort, non de le décrire. L'analyse dommage-avantage que la directive impose au comité d'éthique porte sur « la souffrance, la douleur et l'angoisse » infligées aux animaux (directive 2010/63/UE, art. 38). Quand ce sort est la mise à mort, celle-ci ne figure donc pas parmi les dommages que le comité met en balance avec les bénéfices annoncés. L'OXA écrit « mise à mort » plutôt que « sacrifice », qui emprunte au registre du don consenti, ou « euthanasie », qui désigne une mort décidée dans l'intérêt de celui qui meurt.

Peut-on parler d'éthique en expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Tous les animaux seront mis à mort par une méthode éthiquement autorisée pour prélèvement du sang et de différents tissus. Des études moléculaires, histologiques et biochimiques seront réalisées afin d’évaluer l’impact du mélange de contaminants chimiques sur le développement du diabète et la production de glucose par les différents organes producteurs de glucose (foie, reins et intestin). Des tissus non nécessaires à ce projet seront également prélevés afin de constituer une banque de tissus qui permettra à l’avenir de réduire le recours à des animaux supplémentaires.

Application de la règle des "3R", selon le laboratoire

Réponses rédigées par le laboratoire demandeur, à des fins de communication. Elles ne sont ni sourcées ni relues par des pairs.

1. Remplacement

Note de l'OXA. La directive demande au résumé « une démonstration de la conformité » aux exigences de remplacement, de réduction et de raffinement (directive 2010/63/UE, art. 43). C'est donc le demandeur qui démontre sa propre conformité, dans le document même qui sollicite l'autorisation. Cette démonstration peut prendre la forme d'une affirmation qu'aucune méthode de substitution n'existe, que le document n'a pas à sourcer. Ces trois exigences sont par ailleurs subordonnées à l'objectif du projet : elles cherchent à remplacer les animaux dans un projet donné, elles n'interrogent pas ce projet.

Comment avancer vers la fin de l'expérimentation animale ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Cette étude nécessite l’utilisation de modèles animaux puisque la pathologie étudiée, le diabète, influence l’ensemble du métabolisme de l’organisme et implique des dialogues entre organes. De plus, les contaminants chimiques testés sont capables de moduler la production de sucre par le foie et l’intestin. Ainsi, puisqu’elle implique de nombreux organes (et une communication entre eux), notre étude nécessite l’utilisation d’animaux.

2. Réduction

Note de l'OXA. La réduction dont il est question ici porte sur le nombre d'animaux par groupe expérimental, calculé pour que l'analyse statistique tienne. Le total annoncé dans la fiche est une estimation portant sur une autorisation de cinq ans au maximum (code rural, art. R214-123) : il ne dit pas combien d'animaux seront effectivement utilisés, et il ne se rapporte pas à une année.

Qui est concerné ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Le nombre de souris a été calculé au plus juste à partir des connaissances des pathologies étudiées, des modèles animaux, du métabolisme glucidique, et d’outils statistiques. Afin de pouvoir faire une analyse statistique adaptée, des groupes de 8 souris seront analysés. Au total, ce projet nécessitera 114 souris mâles transgéniques et non transgéniques (témoins). En fin de procédures, les animaux seront mis à mort afin de prélever différents tissus à analyser, mais également de nombreux autres tissus pour constituer une banque de tissus utilisable à l’avenir pour certaines analyses moléculaires sans animaux supplémentaires.

3. Raffinement

Note de l'OXA. Le raffinement nomme une amélioration technique de la procédure, sans dire ce qu'elle change pour l'animal qui la subit. La réglementation impose d'atténuer la douleur, dans une limite qu'elle inscrit elle-même : « pour autant que cela soit compatible avec la finalité de la procédure expérimentale » (code rural, art. R214-109). Ce qui reste de souffrance après cette limite est autorisé. Le raffinement ne porte par ailleurs que sur la procédure : les souffrances de la captivité elle-même, confinement, bruit, lumière, manipulations d'entretien, ne relèvent d'aucun des trois R.

La réglementation est-elle « très stricte » ? · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Les souris seront hébergées par groupe, dans un milieu enrichi pour favoriser la nidation et limiter le stress. L’invalidation de la production de sucre uniquement dans le foie évite les hypoglycémies sévères au cours d’un jeûne long grâce à l’induction de la production de sucre par les reins et l’intestin. La connaissance du modèle a permis de définir des points limites, en contrôlant les risques d’hypoglycémie et en limitant les efforts pour accéder à la nourriture et à l’eau de boisson. Pour limiter les hypoglycémies, le suivi des premiers signes d’hypoglycémie est réalisé très régulièrement. Si nécessaire, un suivi de glycémie sera réalisé et une injection d’une solution de glucose ou une mise à mort de l’animal sera réalisée si l’hypoglycémie intervient en fin de procédure (prélèvement des tissus dans ce cas). Enfin, une partie de la cage est placée systématiquement sur une plaque chauffante afin de maintenir la température corporelle de la souris. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés chaque semaine pour suivre leur prise de poids. Le recours à des grilles de score ou à l’échelle de grimace de souris permettra une évaluation précoce du bien-être. Lors de l’atteinte d’un point limite défini dans le projet, les souris pourront être mises à mort selon les méthodes autorisées par la législation. Enfin, la dose de contaminants utilisée dans ce projet n’entraine aucune altération physique. En effet, la dose utilisée dans les expériences sur les animaux est très faible (sous les seuils de tolérance admis chez l’Homme).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Note de l'OXA. Le dossier d'autorisation demande de justifier l'origine des animaux, leur espèce, leur nombre estimé et leur stade de développement (arrêté du 1er février 2013, art. 5). La justification attendue est technique : elle porte sur l'adéquation de l'espèce à l'objectif poursuivi. Ce que l'appartenance à une espèce autorise à faire subir à un individu est une question morale, et le formulaire ne la pose pas. L'appartenance à une espèce, prise seule, ne fonde pourtant pas de différence de statut moral entre des individus également capables de souffrir.

Spécisme et expérimentation animale · Comment lire un résumé non technique

Texte du laboratoire demandeur, reproduit tel quel

Souris (Mus musculus) En ce qui concerne la fonction étudiée, c’est-à-dire la production de sucre par l’organisme, les études réalisées sur des vertébrés inférieurs, tels que le poisson, montrent que les régulations observées ne sont pas les mêmes que chez les mammifères. Nous souhaitons donc réaliser ces expériences avec des modèles animaux dont les systèmes de régulation sont semblables à l’homme. De plus, le phénotype des modèles murins utilisés dans ce projet est bien caractérisé ce qui permet d’utiliser les modèles adaptés, dans des conditions limitant l’apparition de phénotype dommageable et dans le respect du bien-être animal. A l’âge de 6-8 semaines, les souris recevront des injections pour induire la modification génétique et leurs témoins (sauf pour le modèle d’activation de la production de sucre par l’intestin). Ainsi, après réalisation de la modification génétique à l’âge adulte, les animaux seront étudiés à l’âge de 11-13 semaines (soit 5 semaines après les injections, temps nécessaire à la disparition des effets potentiels de la molécule sur le métabolisme). Ensuite, les souris recevront un traitement (voir composition des groupes) pendant 120 jours. Enfin, les souris seront mises à mort pour prélever des tissus à analyser à l’âge de 28-30 semaines