Procédures sévères

3158 contenus, page 214 sur 264
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Saumons : 630
Souffrances
▲ 30
▲ 120
▲ -
▲ 480
Devenir
 -
 -
 -
 630

630 truites arc-en-ciel vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 480 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Vaccinées par immersion puis infectées par injection avec une souche virulente de Flavobacterium psychrophilum, elles servent à mesurer une dose létale 50 et l'efficacité du vaccin, le critère retenu étant la survie ou la mort. Le porteur indique que les poissons atteignant le point limite, défini par une détresse terminale (nage erratique, nécrose, animal ne répondant plus aux stimuli), sont mis à mort. L'objectif affiché est commercial, la mise sur le marché d'un vaccin pour la pisciculture de la truite.

Objectifs

Flavobacterium psychrophilum est une bactérie et l'agent responsable de la flavobactériose d’eau froide aussi connue comme syndrome de l'alevin de la truite arc-en-ciel qui revêt une importance économique notable . Cet agent pathogène est l'une des causes les plus courantes de maladie bactérienne dans la production aquacole en eau douce de la truite arc-en-ciel. Aucun vaccin commercialisé contre cet agent pathogène et ses manifestations cliniques n'est actuellement disponible. Le partenaire de ce projet a l'intention de commercialiser un vaccin vivant atténué contre Flavobacterium psychrophilum afin de contribuer à la prévention de la flavobactériose chez la truite arc-en-ciel. La souche vaccinale a conféré une protection significative à la truite arc-en-ciel lors d’épreuves d’infection réalisées avec la souche mère virulente isolée aux Etats-Unis. Plusieurs essais de vaccination de truites arc-en-ciel par immersion ont été réalisés à l'Université de l'Idaho. L'utilisation du vaccin a permis d'obtenir une protection significative par rapport au groupe ayant reçu le contrôle. Avant une mise sur le marché, il est nécessaire de valider l’efficacité du vaccin sur des souches responsables d’épisodes infectieux en Europe. Dans le contexte de la maîtrise de la pathologie infectieuse en production aquacole, ce projet vise à évaluer l’effet dose-réponse du vaccin vivant atténué contre l’infection par une souche virulente de la bactérie pathogène Flavobacterium psychrophilum isolée en France. Les poissons après avoir été vaccinés par immersion seront infectés dans des conditions contrôlées afin d’évaluer leur résistance et l'efficacité du vaccin.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mettre au point le protocole d’administration d’un vaccin (dose et temps de contact) et d’évaluer le potentiel protecteur de ce vaccin. Si les résultats sont positifs, le partenaire poursuivra les essais dans le but de mettre sur le marché et de commercialiser ce vaccin.

Procédures

Les deux étapes de vaccination (primo et rappel) sont réalisées par immersion pour répondre aux contraintes de la filière (praticité d’administration à l’échelle industrielle). Les infections expérimentales sont réalisées par injection. Elles sont réalisées sous anesthésie (par bain) et une seule injection par poisson est réalisée par des personnes compétentes en moins de 15 secondes. Les animaux sont mis à jeun 48 heures avant l’infection. Cette mise à jeun prévient toute régurgitation en cours d’anesthésie, diminue les besoins en O2 des poissons au cours des manipulations.

Impact sur les animaux

Le critère utilisé pour évaluer l’efficacité du vaccin est la résistance au pathogène suite à un challenge infectieux. La réponse est binaire : mortalité (avec précision du temps post-contamination avant la mort) ou survie. L’inocuité de la souche vaccinale a été démontrée lors d’expériences précédentes sur la truite arc-en-ciel menées par le partenaire du projet, aucun effet indésirable de l’étape de vaccination n’est attendu. Le stress lié à la manipulation (tri, pesée, transfert) et à injection lors du challenge sont compensés par anesthésie par bain (tricaïne à 100 mg/l).

Devenir

Tous les animaux de ce projet entreront dans un protocole d'infectiologie et ne pourront être réutilisés pour d'autres finalités, ils seront donc mis à mort en fin d'expérience.

Remplacement

Le projet que nous menons chez la truite arc-en-ciel ne peut être réalisé sur cultures cellulaires car il est nécessaire, pour évaluer l’efficacité du vaccin de soumettre les poissons à des épreuves d’infections expérimentales permettant d’obtenir des critères d'appréciation quantitative de leur résistance.

Réduction

La mesure de la dose létale 50 (DL50) est un protocole de référence en expérimentation animale nécessitant 6 doses avec 10 poissons par condition. La mise en évidence de différences significatives entre les conditions de vaccination (dose et durée d’immersion dans le vaccin) nécessite 30 poissons par aquarium. Des effets dépendants du bac d’élevage étant classiquement observés lors des épreuves infectieuses, il est indispensable de dupliquer les groupes infectés. Les effectifs proposés sont ceux utilisés récemment pour les analyses statistiques lors de l’évaluation de vaccins contre F. psychrophilum. Dans un but de réduction, la mesure de la DL50 sera mutualisée dans d’autres projets employant le même lot d’animaux et les mêmes conditions du challenge infectieux (même souche, mode d’infection).

Raffinement

Les animaux sont observés au moins deux fois par jour afin de surveiller l'apparition du point limite qui sera suivi par une grille de scoring et défini par une détresse terminale par l’observation cumulée de 2 signes cliniques minimum correspondant à : une nage erratique, hyper ou sous ventilation, nécrose au point d’injection pouvant conduire à un choc osmotique (dérégulation des pressions), caudale rongée, animal ne répondant plus aux stimuli (épuisette). Une anesthésie par bain de tricaïne (100 mg/L) est réalisée avant de procéder à l’injection intramusculaire. Tout au long de leur vie, les poissons sont élevés dans les meilleures conditions possibles. Ils sont nourris 2 fois par jour. Ils sont toujours en présence de congénères et les biomasses maximales (60g/l) sont rigoureusement respectées. La qualité de l’eau (T°C = 10°C, O2>7 mg/l, pH = 8, NO2

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est le modèle classique de la pisciculture continentale européenne : c’est la principale espèce d'élevage en France et c'est l'hôte naturel de Flavobacterium psychrophilum. Il est nécessaire de travailler sur des poissons vivants afin de mettre en place une mesure individuelle de la résistance au pathogène et permettre in fine l’evaluation de la protection du vaccin. Pour l'évaluation de la résistance à l’infection par Flavobacterium psychrophilum, les animaux sont utilisés au stade alevin, soit à des stades relativement précoces (5 g) où la sensibilité à des infections par Flavobacterium psychrophilum est maximale. De plus, c’est à ce stade que les animaux sont le plus sensibles à cette pathologie dans les élevages. L’objectif commercial est donc de vacciner les animaux sur ces stades précoces (1 g).

Création de lignées murines originales

(NTS-FR-243835v1 – 19/01/2023)
  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Souris : 15400
Souffrances
▲ -
▲ 5625
▲ 2575
▲ 7200
Devenir
 -
 -
 -
 15400

Mâles isolés tués au CO2 avant douze mois, femelles donneuses tuées par dislocation cervicale pour récolter leurs embryons, receveuses tuées au CO2 après un unique transfert : la création de lignées de souris génétiquement modifiées passe par la mise à mort de chaque catégorie d'adultes. 15 400 souris vont être utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à sévère. 5 625 femelles impubères de quatre semaines reçoivent deux injections d'hormones pour une superovulation, 2 250 receveuses subissent sous anesthésie un transfert d'embryons dans l'oviducte, et 325 mâles, dont 200 vasectomisés, vivent isolés entre deux nuits d'accouplement, un isolement qui peut, selon le porteur, "générer de l'anxiété". Les 7 220 souriceaux nés de ces transferts sont suivis pour de possibles "phénotypes dommageables", et le résumé ne dit pas ce qu'il advient d'eux.

Objectifs

Les équipes des instituts utilisent de nombreux modèles génétiques différents chez la souris, pour supporter des programmes de recherche visant à la fois à étudier le rôle de gènes dans le développement, à caractériser l’impact de mutations génétiques identifiées chez des patients , à évaluer des stratégies thérapeutiques adaptées en conséquence. Ce projet a pour objectif la génération de modèles murins transgéniques, via l'utilisation de nucléases spécifiques

Bénéfices attendus

L'utilisation de nucléases spécifiques sur l'embryon de souris permet l'obtention de souris d'intérêt génétiquement modifiées dans des délais courts, en utilisant peu d'animaux, et ce directement dans un fonds génétique d'intérêt donné.

Procédures

+ 200 mâles vasectomisés et 125 mâles reproducteurs seront herbergés en situation d'isolement sur 5 ans + 5625 femelles donneuses seront soumises à une stimulation hormonale (2 injections intra-péritonéales (durée inférieure à 5 secondes) à 48h d'intervalle) + 2250 femelles receveuses recevront des embryons par transfert d'embryons dans l'oviducte sous anesthésie générale (durée de l'intervention inférieure à 40min) + 7220 souriceaux seront suivis pour de potentiels phénotypes dommageables

Impact sur les animaux

Les mâles vasectomisés et les mâles reproducteurs sont hébergés en situation d'isolement intermittent entre deux périodes d'accouplement, ces accouplements n'ayant lieu que sur des périodes courtes (une nuit) pour permettre le contrôle et la synchronisation de l'initiation des pseudo-gestations (dans le cas des mâles vasectomisés) ou pour permettre la production d'embryon un jour donné (dans le cas des mâles reproducteurs). L'isolement peut générer de l'anxiété, la souris étant un animal vivant en groupes sociaux. Les femelles pseudo-gestantes peuvent être sujettes à de la douleur post chirurgie, suite à la réimplantation des embryons. A propos des animaux dits "fondateurs" obtenus après réimplantation des embryons modifiés, ceux-ci peuvent potentiellement avoir un phénotype dommageable. Une fiche de suivi sera attribuée à chacun d'entre eux

Devenir

+ Les mâles vasectomisés et les mâles reproducteurs en situation d'isolement seront mis à mort par inhalation de CO2 via un système dédié avant qu'ils aient 12 mois + les femelles donneuses sont mises à mort par dislocation cervicale afin de récolter les embryos post-mortem + les femelles receveuses ne peuvent pas être sujettes à un deuxième transfert d'embryons, elles sont donc mises à mort par inhalation de CO2 via un système dédié en fin de procédure

Remplacement

Il est impossible de remplacer l'utilisation de ces animaux, la génération de nouveaux modèles murins transgéniques impose l'utilisation d'animaux donneurs/receveurs d'embryons.

Réduction

La création de nouvelles lignées transgéniques sera limitée aux lignées qui ne sont pas disponibles, que ce soit sous forme respirante, d'embryons congelés, ou de semence congelée. Une seule série de production - électroporation/microinjection - réimplantation sera effectuée dans un premier temps par projet. La deuxième et éventuellement troisième série ne sera programmée qu'en cas d'absence d'un fondateur d'intérêt. Lors de ces éventuelles deuxièmes et troisièmes séries, plusieurs paramètres liés à l'efficacité du système Crispr/Cas9 seront modifiés (changement d'ARN guide, variation des concentratrion en ARN guide et Cas 9 etc) L'estimation des nombres maximum d'animaux à utiliser dans ce projet a été faite en se basant sur la litterature scientifique, notamment "Manipulating the Mouse Embryo: A Laboratory Manual, Fourth Edition" (Richard Berhringer and al.)

Raffinement

La technique chirurgicale de transfert d'embryons associe anesthésie générale et analgésie per et post opératoire, avec la mise en oeuvre de points limites opérationnels pour le monitoring du temps post opératoire. L'anesthésie est réalisée par injection intra-périonéale d'une combinaison de zoletil (40 mg/kg) et xylazine (5 mg/kg) sous un volume de 300 μl. L'analgésie per et post opératoire est réalisée par l'injection intrapéritonéale de buprenorphine 0,1 mg/kg sous un volume de 100 μl.

Choix des espèces

Pas d’autres possibilités que l’utilisation de souris pour la production de lignées de souris génétiquement modifiées. Les animaux utilisés sont des reproducteurs à l'âge adulte pour les femelles receveuses,les males vasectomisés et les mâles reproducteurs, aprés la puberté et avant tout vieillissement. Les femelles donneuses utilisées sont des femelles impubéres (4 semaines) pour faciliter l'efficacité du traitement de superovulation.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 230
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 70
▲ 160
Devenir
 -
 -
 -
 230

230 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 160 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une greffe de tumeur du col de l'utérus, des injections d'un composé de platine et des irradiations pouvant provoquer une toxicité cutanée. Le porteur teste de nouveaux complexes radiosensibilisants ayant fait l'objet d'un brevet européen, en évoquant une valorisation industrielle et une étude de marché. Il indique que les résultats obtenus en culture cellulaire doivent être vérifiés sur un organisme vivant avant la clinique.

Objectifs

La combinaison de la chimiothérapie (à base de cisplatine) avec la radiothérapie est une stratégie habituelle dans le traitement de certains cancers. Si cette stratégie a fait ses preuves, pour certains cancers le taux de survie globale des patients reste faible, des résistances apparaissent fréquemment et le cisplatine induit des effets indésirables avec de fortes toxicités secondaires. Le projet a pour objectif de développer une nouvelle série de complexes de platine aux capacités radiosensibilisantes supérieures à celles du cisplatine. Le choix s’est porté sur le cancer du col de l’utérus pour lequel les traitements actuels restent insuffisants, en particulier avec le développement des phénomènes de résistance. Nous avons montré que ces nouveaux complexes agissent en synergie avec la radiothérapie sur différentes lignées de cellules cancéreuses du col de l’utérus (qui sont résistantes à plusieurs chimiothérapies), ce qui les distingue du cisplatine puisque celui-ci n’exerce qu’un effet additif avec la radiothérapie. De plus, certains de ces complexes exercent leur effet radiosensibilisant à des doses n’engendrant pas de toxicités, permettant de réduire ainsi la toxicité intrinsèque de chacun des deux traitements et donc d’envisager un réel bénéfice pour le traitement des patients. Nous devons maintenant apporter la preuve de concept in vivo, sur des xénogreffes de tumeur du col de l’utérus d’intérêt. Cette étude permettra de valider sur des modèles in vivo les résultats démontrés sur les lignées cellulaires. Elle a pour but de déterminer si les complexes choisis pourraient être envisagés comme de potentiels nouveaux médicaments qui, administrés en combinaison avec la radiothérapie, surmonteraient les résistances médicamenteuses acquises des cancers du col de l’utérus

Bénéfices attendus

Les expériences programmées in vivo ont pour but de valider la stratégie de combinaison radiothérapie-chimiothérapie avec de nouveaux complexes de platine sur les xénogreffes de tumeurs du col de l’utérus dérivées de patientes résistantes à plusieurs traitements chimiothérapeutiques. Ainsi, si la preuve de concept que la combinaison des deux traitements apporte, au niveau de cette étude préclinique, un effet synergique comparé aux traitements isolés, ces complexes pourraient donc être envisagés dans le cas des cancers ayant développé des résistances et être pertinents également dans le cas d’autres cancers incurables pour lesquels la combinaison chimiothérapie/ radiothérapie est déjà préconisée. Les travaux sur ces complexes innovants ont conduit au dépôt d’un brevet européen revendiquant leur synthèse et leurs propriétés radiosensibilisantes, et une extension internationale a été déposée. Cette étape permet donc d’envisager une valorisation industrielle de ces complexes A court terme, si les résultats sont positifs, nous pourront envisager de regarder leurs activités sur d’autres cancers présentant encore à l’heure actuelle une impasse thérapeutique comme les cancers de l’œsophage (programme de prématuration qui débutera en septembre 2022) A plus long terme, nous pourrons envisager, après étude de marché lors du projet de prématuration, un programme ultérieur de maturation pour l’activité radiosensibilisante d’un complexe identifié comme pertinent sur des cancers dont le traitement actuel est insuffisant, en collaboration avec un industriel afin de faire bénéficier les patients de ces avancées thérapeutiques

Procédures

Dans la première procédure visant à caractériser la radiosensibilité des modèles tumoraux, des cellules tumorales seront injectées par voie sous cutanée sur le flanc aux animaux vigiles (une fois au cours de l’expérience) (durée du geste inférieure 1 minute). Quelques jours/semaines après la greffe, les animaux vigiles seront placés dans des systèmes de contentions avant d’être exposés au niveau de la tumeur aux rayonnements ionisants. L’irradiation de la tumeur sera réalisée 1 ou 5 fois en fonction des lots expérimentaux (durée du geste inférieure 15 minutes). Dans la deuxième procédure visant à évaluer l’efficacité de la combinaison des composés avec un traitement par radiothérapie, des cellules tumorales seront injectées par voie sous cutanée sur le flanc aux animaux vigiles (une fois au cours de l’expérience) (durée du geste inférieure 1 minute). Quelques jours/semaines après la greffe, les animaux vigiles seront traités une première fois (Jour 1) avec les composés ou le véhicule en utilisant la voie d’administration retenue à l’issue des expériences préliminaires (injection directement dans l’abdomen, injection en sous-cutanée autour de la tumeur ou administration orale). Le lendemain (Jour 2), les animaux vigiles recevront le traitement de radiothérapie retenu après la réalisation de la première procédure (durée du geste inférieure 15 minutes. Le troisième jour (Jour 3) sera réalisée la deuxième injection de composé sur animaux vigiles (durée du geste inférieure 1 minute).

Impact sur les animaux

L’administration des traitements peut induire une perte de poids observée pendant 7 à 15 jours. L’inoculation de tumeur conduira au développement de tumeurs en sous-cutanée qui seront mesurées régulièrement. L’irradiation en elle-même n’est pas douloureuse mais une toxicité cutanée (dépilation, plaies) peut apparaitre pour les doses les plus élevées.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort pour des analyses post-mortem

Remplacement

Nous avons mené des études in vitro sur des cellules humaines issues de cancer de col de l’utérus afin de valider nos hypothèses. Pour l'évaluation pré-clinique des traitements, il est nécessaire de vérifier ces résultats dans un système plus physiologique représentant un organisme vivant intégré tel que la souris avant une application clinique chez l’homme.

Réduction

Le nombre d’animaux a été défini à l’aide d’outils statistiques de façon à limiter les animaux utilisés tout en s’assurant d’obtenir des résultats exploitables.

Raffinement

Conformément aux recommandations internationales, les souris seront suivies deux fois par semaine pour s’assurer de leur bien-être et les expériences seront arrêtées si un des point limite défini dans la grille de score est atteint. Une grille de score sera mise en place pour évaluer de façon objective l’état des animaux Dans le cas d’une perte de poids liée aux traitements, les animaux recevront des aliments gélifiés en première intention. Une réhydratation parentérale sera également mise en œuvre. En cas d’apparition d’une toxicité cutanée suite à l’irradiation, une crème cicatrisante sera appliquée.

Choix des espèces

La souris est le modèle communément utilisé pour les expériences menées en biologie : les souches sont parfaitement décrites et la parenté biologique des souris avec l’Homme va nous permettre d’obtenir des informations extrapolables à la pratique clinique humaine. Les animaux seront utilisés au stade adulte du fait que le cancer du col de l’utérus est une tumeur de l’adulte. Les souris Swiss nude et BALB/c nude arriveront à l'animalerie, âgées de 6 semaines. Après une période d'adaptation de 7 jours à l'animalerie, les animaux seront alors utilisés à l'âge de 8 semaines de manière à favoriser la reproductibilité des résultats.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 128
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 108
▲ 20
Devenir
 -
 -
 -
 128

128 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 20 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une greffe de glioblastome humain dans le cerveau, puis des séances de radiothérapie, des anesthésies répétées et l'administration d'un composé. Le porteur teste la combinaison de ce composé avec la chimiothérapie et la radiothérapie, en évoquant un brevet européen et une valorisation industrielle. Il affirme que le remplacement par des méthodes alternatives n'est "pas possible" pour un phénomène dépendant du statut hormonal.

Objectifs

Les gliomes constituent l'un des groupes de tumeurs cérébrales les plus fréquents chez l'adulte. La forme la plus sévère est le glioblastome dont la survie médiane n'excède pas 15 mois. Ces tumeurs touchent préférentiellement les hommes et les femmes ménopausées, suggérant un rôle protecteur des hormones féminines (œstrogènes). Des études sur des modèles de rongeurs indiquent que les œstrogènes limitent l'agressivité de la tumeur et sont bénéfiques pour la survie des patients atteints de ce type de tumeur. Cependant, aucune donnée n'est aujourd'hui disponible sur les modalités de réponses des cellules tumorales aux œstrogènes. Ceci apparait donc comme un axe de recherche majeur. Dans une étude préliminaire, nous avons analysé les données moléculaires de patients atteints de glioblastomes et identifié qu'un récepteur était justement plus présent chez les femmes qui survivent longtemps avec une tumeur cérébrale que chez les hommes qui présentent un pronostic plus sombre. In vitro, nous avons montré pour la première fois que l'activation de ce récepteur par une molécule bloque la multiplication des cellules tumorales. La combinaison de cette molécule avec le traitement de radio et chimiothérapie actuellement prescrit contre les glioblastomes conduit à un effet anticancéreux amplifié. A terme, l'utilisation de cette molécule pourrait constituer une stratégie thérapeutique nouvelle, ce que nous voulons démontrer dans une étude "in vivo" (sur modèle animal), en étudiant les réponses selon le sexe.

Bénéfices attendus

Les résultats attendus de ce projet constitueront une base pour proposer l'utilisation du composé étudié pour le traitement des glioblastomes. En effet, ce projet innovant permettra de mieux comprendre les processus responsables des différences de survenue des glioblastomes et de réponse au traitement entre les hommes et les femmes. En cas de résultats probants, cela permettra d'apporter de nouvelles voies de stratégies thérapeutiques pour la recherche clinique, notamment en employant des agonistes (molécules interagissant avec des récepteurs membranaires) de certains récepteurs des œstrogènes dans le cas du traitement de tumeurs chimiorésistantes marquées par un échec thérapeutique (chimiosensibilisation).

Procédures

- Xenogreffe intracérébrale (1 seule itération à J0) : durée=45 min - Imagerie bioluminescence (au minimum 10 injections itératives IP) : durée 15 min - Traitement par radiothérapie (6 itérations) : durée 10 min pour chaque session - Traitement par le composé +/- combiné au temozolomide (12 itérations) : durée 1 min par traitement. Test d'éviction d'obstacle (3 fois par semaine ) : durée 5 min.

Impact sur les animaux

La première nuisance attendue sur les animaux est liée à l’implantation même du glioblastome (apparition d’une tumeur cérébrale avec des effets délétères attendus, non réversibles. Schéma de traitement par radiothérapie (itérations répétées) et imagerie par bioluminescence (2 ou 3 fois par semaine selon le timing dans le projet) nécessitent un transport et une anesthésie répétés des animaux. Une accoutumance liée à la répétition des anesthésies chimiques (kétamine) peut être observée. Les administrations quotidiennes du composé étudié conduisent à un dérangement journalier des animaux. Les injections intra-péritonéales répétées pourront conduire à une réaction cutanée modérée.

Devenir

Toutes les souris seront mises à mort à l'issue de la procédure. Ainsi 80 souris seront mises à mort dès lors de l'atteinte d'un point limite (étude efficacité/survie : 40 souris femelles et 40 souris mâles) ou plus précocement à l'issue du schéma de traitement de chaque groupe (souris "satellites" : 24 souris femelles et 24 souris mâles ). La mise à mort des souris "satellites" à la fin du schéma de traitement est justifiée de part la nécessité de réaliser des analyses histologiques et biochimiques pour pouvoir caractériser l'impact de chaque modalité de traitement.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n'est dans ce contexte pas possible puisque le développement des glioblastomes dépend de phénomènes biologiques complexes (influence des hormones naturellement présentes chez les souris mâles ou femelles ...). En l'occurrence, notre projet est directement associé à l'impact du statut hormonal engendré par le sexe des animaux. L'ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu'in vivo sur un modèle animal. Des études préliminaires ont déjà été réalisées in vitro mais aussi en biologie moléculaire et ont donné des résultats très encourageants. Il est donc primordial de conforter ces résultats sur un modèle "in vivo" de façon à se rapprocher le plus possible de la réalité clinique.

Réduction

- Dans le cadre de ce projet, les expérimentations seront menées de façon prospective, tout d’abord en réalisant l’étude sur les animaux « satellites » mâles et femelles de chaque groupe (24 souris mâles et 24 souris femelles avec un effectif de 6 souris par groupe de traitement). Si nos hypothèses concernant l’analyse des signatures moléculaires sont vérifiées (franchissement de la BHE=barrière hémato-encéphalique (barrière agissant comme un filtre protégeant le cerveau)), alors le projet sera secondairement mené sur les souris dédiées à l’étude d’efficacité/survie (de la même façon 40 souris mâles et 40 souris femelles avec un effectif de 10 souris par groupe de traitement). En raison du nombre important de souris dans l’étude, notre démarche consistera à réaliser successivement plusieurs séries d’animaux. Ces dernières seront ainsi constituées de représentants de chaque groupe et de chaque sexe pour éviter un biais expérimental. - Concernant le nombre de souris satellites : il s’agira de comparer, indépendamment chez les mâles ou les femelles, l’effet des traitements par rapport au groupe contrôle par l’analyse de marqueurs histologiques et moléculaires. Ces types d’analyses sont très fiables et ne nécessitent qu’un effectif réduit pour mettre en lumière un effet, s’il existe. Ainsi on estime - à priori - que même si l’effet des traitements sera faible, un effectif de 6 souris / groupe sera suffisant pour révéler une différence significative via des tests statistiques. Concernant le nombre de souris en suivi de croissance tumorale, de la même façon la comparaison se fera indépendamment chez les mâles et les femelles. Ainsi, sur la base de nos précédentes études, on estime que l’effet des traitements aura un effet faible sur la croissance tumorale. Au minimum 6 mesures (bioluminescence) seront réalisées en suivi de traitement. Après simulation, le nombre minimum d’animaux nécessaires par groupe est ainsi trouvé à n = 10 pour garantir une approche statistique pertinente.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux, d'une part lors de l'implantation de la tumeur (réalisée sous anesthésie chimique mélange kétamine/xylazine, désinfection plaie, chirurgie aseptique, suivi post-opératoire rigoureux) puis à la suite de la xénogreffe (pesée 3 fois/semaine, observation quotidienne du comportement, vérification de l'alimentation et de l'hydratation, suivi de la croissance tumorale). Une vigilance accrue sera également menée lors de la fenêtre temporelle d'administration des traitements (pesée quotidienne, vérification du comportement et de l'état sanitaire individuel des animaux, conditions de transport de façon à éviter au maximum stress des animaux). Un suivi quotidien garantissant le bien-être optimal des animaux sera mené (température d'hébergement optimale, eau de boisson et nourriture ad libitum, enrichissement sous forme de sopalin et de bâtonnets en bois à ronger, hébergement en portoir ventilé). Quel que soit le groupe, nous ne laisserons en aucun cas les animaux mourir de mort dégradée et anticiperons cette dégradation en réalisant nous-mêmes la mise à mort dès que les points limites définis apparaitront (perte de poids et problème de motricité essentiellement).

Choix des espèces

Dans les études menées en oncologie, les modèles animaux utilisés sont majoritairement les modèles rongeurs (souris et rats). Les souris constituent l'espèce de référence compte tenu de leur accessibilité et de leur facilité de manipulation. Les souris immunodéprimées sont classiquement utilisées dans le cas de greffes de cellules tumorales humaines, car du fait de leur immunodéficience, il n'y a pas de réaction de rejet du greffon tumoral implanté. Les souris mâles ou femelles seront âgées de 6-12 semaines au moment des greffes (22 à 30g), les animaux jeunes étant plus adaptés au développement de tumeurs cérébrales. L'intérêt lié au choix de cette tranche d'âge est également lié au fait que les animaux ont atteint leur maturité sexuelle et que leur système hormonal est fonctionnel.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 320
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 320
Devenir
 -
 -
 -
 320

320 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles subissent une restriction alimentaire pouvant durer cinq semaines, une chirurgie cérébrale, des injections et un isolement, pour reproduire la dénutrition de l'anorexie mentale. Le porteur étudie un gène associé aux comportements compulsifs, la compréhension de la maladie restant présentée comme un enjeu de santé publique. Il affirme que ces explorations comportementales sur animal vigile ne peuvent pas être remplacées par des approches in vitro.

Objectifs

L’anorexie mentale est un trouble des conduites alimentaires qui se caractérise par une restriction alimentaire et une activité physique compulsives aboutissant à une dénutrition chronique et à une détérioration de la santé physique et mentale. Elle a le taux de mortalité le plus élevé de tous les troubles psychiatriques et il n’existe, à ce jour, aucun traitement pharmacologique efficace. La compréhension des mécanismes qui sous-tendent l’anorexie mentale et son évolution est donc essentielle et représente un enjeu de santé publique. L’objectif de ce projet, mené chez la souris, est de déterminer les mécanismes neurobiologiques impliqués dans la pathologie et plus spécifiquement l’implication d’un gène, qui, chez l’humain, a été associé à une vulnérabilité accrue à développer des comportements compulsifs, caractéristiques de l’anorexie mentale. Nous évaluerons, dans un contexte expérimental qui mime l’état de dénutrition des patientes, les déficits comportementaux, neurochimiques et physiologiques liés à la modulation de l’expression de ce gène. Ces modèles permettront de mimer l’aspect plurifactoriel de l’anorexie mentale et de mieux appréhender les mécanismes neurobiologiques de l’installation et du maintien de cette psychopathologie.

Bénéfices attendus

Dans ce projet, nous évaluerons comment un modèle murin innovant, rassemblant des facteurs de risque génétiques et environnementaux, peut apporter des éléments de compréhension des mécanismes neurobiologiques des comportements compulsifs et addictifs caractéristiques de l’AM et comment ils interviennent dans l’installation et la chronicisation de cette pathologie.

Procédures

Prélèvements de sang à la queue : 2 à 3 fois par semaine en cours de restriction alimentaire, durée 5 secondes. Injection intra-péritonéale : 4 injections, durée 5 secondes. Injection sous-cutanée : 5 fois pour la chirurgie stéréotaxique et une fois pour la restriction alimentaire, 5 secondes.. Durée de la restriction alimentaire : 5 semaines maximum.

Impact sur les animaux

Perte de poids lors de la restriction alimentaire ou du jeune. Stress lors des prélèvements de sang à la queue ou de l’anesthésie pré-opératoire. Douleur et stress associés aux injections d’analgésiques et à la chirurgie. Perte de mobilité transitoire (quelques minutes) lors du test de catalepsie. Stress dû à l'isolement des animaux.

Devenir

Tous les animaux des deux procédures seront mis à mort pour permettre d'explorer l'expression de gène d'intérêt d'une part ou de mesurer par imagerie la présence de protéines d'intérêt en post-mortem.

Remplacement

Ce projet met en jeu des approches intégrées sur animal entier, des explorations fonctionnelles et comportementales complexes (cognition, comportement alimentaire, activité motrice) sur animal vigile, mimant la pathologie humaine et qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro.

Réduction

Une analyse de puissance statistique permet de déterminer le nombre d'animaux minimum nécessaire. Les résultats obtenus sont analysés avec des tests statistiques adaptés à chaque procédure.

Raffinement

Les animaux sont surveillés quotidiennement par un personnel compétent pour vérifier leur état physique et comportemental et leur poids est mesuré tous les jours (hors week-end). Pour réduire le stress lié à l’isolement, les animaux sont hébergés dans un environnement enrichi en cages ouvertes permettant de sentir et entendre leurs congénères. L’ajout de la roue d’activité constitue un enrichissement. La chirurgie est effectué sous analgésie et anesthésie générale. Pour le test de catalepsie, les animaux sont surveillés jusqu’à récupération complète de leur capacité motrice. D’autre part, des grilles de points limites gradés et un arbre décisionnel adaptés à chaque procédure sont mis en place. En fonction des observations faites, des mesures sont prises, à savoir soit des soins quand ceux-ci peuvent être mis en place, soit l’arrêt de l’expérience.

Choix des espèces

Le modèle murin est un modèle de choix pour l'exploration du comportement alimentaire et des comportements motivés permettant l’étude d’altération du système de la récompense. Les régulations mises en jeu ont été bien caractérisées dans cette espèce et une littérature abondante existe montrant une similitude avec les observations chez l’Homme. L’organisation anatomique et fonctionnelle du cerveau est relativement proche de celle de l’Homme, ce qui permet des études anatomiques et fonctionnelles. De plus, les modèles génétiquement modifiés utilisés dans ce projet ont été créés chez la souris et nous permettent de réaliser des études phénotypiques comparatives pour caractériser les voies moléculaires ou mimer certains aspects de pathologies humaines. L’anorexie mentale fait partie des pathologies neuropsychiatriques qui touchent principalement des sujets adolescents et jeunes adultes. Dans ce projet, les procédures sont initiées au cours de l’adolescence et chez de jeunes adultes

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Souris : 1680
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 480
▲ 1200
Devenir
 -
 -
 -
 1680

1 680 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 1 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une greffe de cellules de glioblastome dans le cerveau, développent des symptômes neurologiques et une perte de poids, puis subissent gavages et injections répétés pendant trois semaines. Le porteur teste l'inhibition de gènes et des médicaments contre ce cancer du cerveau, de nouvelles pistes thérapeutiques restant attendues. Il indique que des organoïdes remplacent une partie des tests, mais que la greffe intracrânienne reste selon lui le seul modèle des interactions tumorales.

Objectifs

L’Organisation Mondiale de Santé classifie les cancers du cerveau (ou glioblastomes) comme des tumeurs très agressives. Ils sont caractérisés par une grande diversité et une invasion importante du cerveau. La prise en charge thérapeutique de ces tumeurs se résume à un traitement associant la chimiothérapie et la radiothérapie. L’extraxtion partielle ou totale de la tumeur, lorsqu’elle est réalisable, améliore la survie des patients. Toutefois, malgré la lourdeur des soins, la survie des patients est aujourd’hui évaluée à environ 18 mois. L’objectif de ce projet est d’étudier dans un premier temps l’inhibition de trois gènes impliqués dans la croissance des glioblastomes. Dans un second temps, il s’agit d’étudier l’effet de médicaments sur le développement de ces tumeurs. Ces 2 approches nécessitent d’avoir recours à un modèle animal. Ce modèle consiste à injecter dans le cerveau de souris des cellules cancéreuses issues de patient ou de souris. Il est prévu de tester 16 lignées humaines afin de couvrir l’ensemble des 4 types de cancer du cerveau adulte et de l’enfant. 2 lignées de cancer murins seront testées afin d’évaluer le rôle du système immunitaire. L’étude de l’inhibition de gènes, consistera à évaluer le rôle de ces gènes dans le développement des tumeurs et donc de la survie des animaux. Pour cela un groupe de souris recevra des cellules dont l’expression du gène n’est pas modifiée, l’autre groupe des cellules dont l’expression du gène est inhibée. L’étude de l’effet de médicaments (5) sur la survie de souris greffées avec des cellules cancéreuses, consistera à comparer un groupe de souris traitées avec le médicament à un groupe de souris traitées avec un placebo.

Bénéfices attendus

Compte tenu de l’agressivité des glioblastomes, la recherche d’un nouveau traitement permettant de prolonger la survie des patients demeure une priorité. Ce projet se propose d’explorer l’intérêt du ciblage thérapeutique de différentes voies métaboliques récemment identifiées comme des acteurs importants du comportement agressif des glioblastomes. Ces travaux devraient donc fournir de nouvelles pistes thérapeutiques pour ces tumeurs.

Procédures

Les animaux subiront une chirurgie unique de 30 minutes maximum lors de la greffe des cellules tumorales. Celle-ci sera réalisée sous anesthésie adaptée en présence d’analgésie. Lors des traitements thérapeutiques (durée de trois semaines), certains animaux subiront des gavages (21 fois, 10 sec) ou des injections intrapéritonéales (21 fois, 2 sec) ou des injections intraveineuses (9 fois, 50 sec). Au cours de la mise en place du traitement thérapeutique, certains animaux recevront une anesthésie gazeuse une fois par semaine pendant un mois, pour la réalisation d’un suivi de croissance tumorale par imagerie (4 fois, 5 sec à 8 min). Ils recevront également une injection intrapéritonéale d’une molécule permettant le suivi en imagerie (4 fois, 2 sec). Des prélèvements sanguins, sous anesthésie locale, seront aussi réalisés chaque semaine (15 sec) au niveau de la queue pour mesurer la glycémie.

Impact sur les animaux

Ces animaux développeront des tumeurs avec les nuisances liées aux cellules tumorales de cancer du cerveau. Elles devraient développer comme chez l’homme des symptômes neurologiques, des céphalées et une perte de poids. Lors des traitements (durant trois semaines), certains animaux subiront également des gavages ou injections abdominales ou intraveineuses répétées. Ces traitements pourraient entrainer un inconfort ou des inflammations.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à la fin de la procédure expérimentale, afin de collecter les cerveaux pour analyses.

Remplacement

L’existence de modèles cellulaires en 3 dimensions appelés organoïdes permettent de remplacer une partie des études précliniques chez la souris en testant in vitro l’efficacité des drogues. Dans le cadre de notre projet, l’utilisation d’un modèle murins de greffe intracrânienne reste néanmoins le seul capable de modéliser finement les mécanismes et les interactions complexes qui prennent place dans une tumeur et son environnement biologique. Seuls les drogues ayant montré un effet significatif sur l’inhibition de l’agressivité des cellules tumorales in vitro seront testées in vivo.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, nous avons utilisé des guides statistiques et des résultats préalables détaillés dans la littérature. Grâce à ces approches, nous avons déterminé que des groupes expérimentaux composés de 10 animaux permettront d’obtenir des résultats statistiquement corrects qui ne compromettront pas l’interprétation de nos résultats.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe de 4 ou 5 selon leur poids. Toutefois, en cas d’agressivité (surtout observé chez les mâles) et afin de garantir le bien-être animal et le succès de l’étude, les animaux pourraient être temporairement isolés. Les animaux sont surveillés quotidiennement afin de d’observer leur comportement, leur apparence et les signes cliniques et identifier ainsi tout signe révélateur de souffrance. Toutes les manipulations des animaux seront effectuées dans le respect du bien-être animal et avec pour objectif de réduire au minimum le niveau de stress des animaux. C’est pourquoi, avant toute chirurgie, les souris recevront des analgésiques et seront anesthésiées (anesthésie générale et locale) lors de la chirurgie. Pendant, la chirurgie les souris bénéficieront d’un tapis chauffant pour maintenir la température corporelle, du gel sera appliqué sur leurs yeux pour éviter le dessèchement. L’administration d’analgésiques sera poursuivie pendant 48h après la greffe. Les prélèvements sanguins seront précédés d'une anesthésie locale. Pendant l’imagerie, les souris seront anesthésiées et déposées sur un plateau chauffant. Les animaux seront également suivis périodiquement et l’atteinte d’un des points limites entraînera leur mise à mort.

Choix des espèces

Dans le cadre de notre étude, nous utilisons des modèles qui sont bien caractérisés dans la communauté scientifique. Dans ce contexte, les modèles de souris immunodéficientes permettront de greffer des cellules tumorales de glioblastomes de patients sans rejet. Pour les études portant sur le compartiment immunitaire, nous utiliserons des souris immunocompétentes (albinos ou pas) qui permettront la compréhension des mécanismes immunologiques prenant place suite à l’étude des traitements thérapeutiques testés. Le modèle de souris albinos facilitera notamment l’imagerie intracrânienne que nous souhaitons réaliser pour étudier l’évolution des tumeurs en réponses aux traitements. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 à 12 semaines, pour les études avec des lignées de glioblastome adulte. Pour les lignées de glioblastome pédiatriques, des souris de 3 à 4 semaines seront utilisées.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système respiratoire
Souris : 295
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 295
Devenir
 -
 -
 -
 295

295 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par voie nasale avec des virus de la grippe aviaire, une partie servant à établir la dose létale 50, l'infection pouvant provoquer une anorexie sévère et une perte de poids supérieure à 20 %. Le porteur étudie un facteur de virulence pour prédire le potentiel pandémique de souches émergentes, cet outil de prédiction restant un objectif à long terme. Il indique que les cultures cellulaires et les organoïdes ne reproduisent pas l'organisme complet et conclut au recours au modèle souris.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de déterminer l’impact de PB1-F2 dans la pathogénicité de souches de virus influenza aviaires (souches H5N8). Le projet est très novateur car il vise à déterminer les bases moléculaires de la pathogénicité associée à PB1-F2 dans des modèles animaux pertinents, ici le modèle murin. Les virus mutants seront générés grâce au système de génétique inverse que nous maitrisons dans le laboratoire puis éprouvés en modèle souris en termes de morbidité (mesure des signes cliniques et analyses anapathologiques) et de mortalité. L’objectif ultime étant d’être capables de mieux prédire le potentiel pandémique d’une souche de VIA émergente (VIA = virus influenza de type A).

Bénéfices attendus

Les virus influenza représentent un problème majeur en santé publique comme en santé vétérinaire. Les virus influenza de type A (VIA) sont à l’origine de zoonoses, c’est-à-dire qu’ils sont capables de franchir les barrières d’espèce et d’infecter un large spectre d'hôtes allant des oiseaux aquatiques (constituant le réservoir viral) à d'autres espèces aviaires (oiseaux de rente, volailles) mais également des mammifères dont l’Homme. Depuis 2013-2014, le monde est frappé par une panzootie due à l'émergence d'une nouvelle constellation virale H5Nx dérivant des virus H5N1 de 2003. Les virus H5Nx ne cessent de se diversifier génétiquement et causent d'importantes pertes économiques et des campagnes d'abattages massifs (déjà 16 millions de volailles abattues en France cette année). PB1-F2 est un facteur de virulence des VIA. Notre projet s’appuie sur l’étude de ces souches directement issues du terrain. L’objectif à court terme de ce projet est de comprendre les déterminants de cette adaptation à l'hôte mammifère et de l’exacerbation de la pathogénicité des souches associées à PB1-F2. A plus long terme, les résultats obtenus dans ce projet permettront de développer des outils de prédiction du potentiel pandémique des souches émergentes de VIA.

Procédures

Les souris seront anesthésiées chimiquement par voie intrapéritonéale afin de les infecter par une administration en intra-nasale de virus (durée 1 min). Elles seront ensuite surveillées quotidiennement avec une mesure de leur poids et de leur température ainsi qu’une observation des signes cliniques liés à l’infection. Des prélèvements de sang seront effectués à J3, J5 et avant l’euthanasie des souris à la fin du protocole expérimental. Expérience 1 : 2 prises de sang à J3 et J15, durée 1 à 2 min. Expérience 2 : 1 prise de sang le jour de l’euthanasie, durée 1 à 2 min.

Impact sur les animaux

L’aspect dommageable de ce protocole réside dans l’infection virale elle-même. Les virus que nous souhaitons utiliser ont des virulences variables et peuvent générer des symptômes très légers à très sévères chez la souris. Le suivi quotidien est donc indispensable afin d’effectuer un contrôle drastique des signes cliniques. Les dommages principaux liés à l’infection sont : anorexie sévère avec perte de poids supérieure à 20% du poids initial, chute de température. Le suivi quotidien sera renforcé et 2 visites journalières seront faites par le personnel.

Devenir

A la fin de la procédure, les animaux seront tous euthanasiés afin de prélever les organes et tissus nécessaires à l’analyse des effets de l’infection par les VIA dans ces différents organes.

Remplacement

Le modèle d'infection grippale par le virus influenza chez la souris reproduit très bien les mécanismes inflammatoires que nous souhaitons étudier. L'emploi du modèle souris pour étudier les mécanismes pathologiques liés aux virus influenza est extrêmement puissant car il permet de comprendre la dynamique de l'inflammation pulmonaire et de suivre l'afflux de cellules immunitaires au niveau des voies respiratoires. D’autre part, le virus grippal induit une pathologie marquée qui peut être potentiellement mortelle pour la souris mais qui nous permet de déterminer le pouvoir pathogène d’une souche donnée chez l’hôte mammifère et par extension chez l’homme. De telles expériences ne peuvent pas être réalisées sur des cultures cellulaires qui ne permettent pas de reconstituer les communications entre les différents organes et notamment les recrutements de cellules immunitaires. D’autre part, l’usage d’organoïdes, malgré les récents progrès dans ce domaine, ne permettent pas d’étudier le tropisme viral au sein d’un organisme complet, ce qui est un des objectifs du projet.

Réduction

Une attention particulière sera apportée à l’emploi d’un nombre minimal d’animaux tout en maintenant des effectifs compatibles avec l’analyse bio-statistique. Une expérience pilote repose sur l'étude de lots de 5-10 animaux pour minimiser le nombre de souris tout en gardant des résultats statistiquement relevant. Ainsi dans la première partie de l’expérience visant à établir la dose létale 50 (LD50) des 6 souches virales étudiées, nous réduirons les effectifs des lots à 5 souris (5 lots par dose virale soit 150 souris infectées auxquelles il faut ajouter un groupe témoin de 5 souris soit 155 souris pour la première expérience). La détermination de la LD50 nous permettra de designer plus finement la seconde et de ne pas avoir à tester plusieurs charges virales infectieuses. Nous infecterons ainsi à une dose sous-létale nous permettant d’étudier la réponse inflammatoire. Pour cette seconde partie du projet, nous infecterons des lots de 20 souris, avec les 6 différents virus à tester (+ un groupe de 20 souris témoin recevant du PBS) soit une estimation à 140 souris. Le total de souris nécessaires pour le projet est donc de 295 souris.

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupe sociaux dans des cages (5 animaux maximum dans une cage). Concernant l’enrichissement du milieu, nous ferons au mieux mais les conditions et contraintes de manipulation en animalerie de niveau 3 ne nous permettent pas un enrichissement équivalent à ce qui pourrait être mis en place en zone conventionnelle (confinement minimum). En effet, les souris sont en cages qui elles-mêmes sont dans un isolateur. Du papier absorbant sera ajouté pour enrichir le milieu. Nous pouvons voir pour mettre des aliments de récompense après leur manipulation. Pour l’administration des virus (par voie intranasale), les souris seront anesthésiées chimiquement par voie intrapéritonéale. L’état de santé des animaux fera l'objet d'une attention particulière, les souris seront surveillées tout au long de l’expérience et l'état pathologique sera évalué grâce à des critères stricts basés sur la perte de poids, et la température corporelle. En cas de perte de poids supérieure à 20% ou une température inférieure à 35°C, les animaux seront euthanasiés. Une grille de suvi clinique sera utilisée afin de suivre l’état général de l’animal.

Choix des espèces

Le modèle d’infection grippale chez la souris permet de reproduire les mécanismes de la réponse inflammatoire que nous souhaitons étudier. Le modèle souris permet notamment d’étudier la dynamique de l’inflammation pulmonaire ainsi que l’afflux des cellules immunitaires au niveau des voies respiratoires. Le virus de la grippe induit une pathologie potentiellement mortelle chez la souris permettant l’étude du pouvoir pathogène des souches étudiées chez l’hôte mammifère donc par extrapolation chez l’Homme. Dans le cadre de cette étude, nous utiliserons des souris adultes âgées d’au moins 6 semaines.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 640
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 640
Devenir
 -
 -
 -
 640

640 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles sont infectées par le virus de l'encéphalite à tiques, par voie alimentaire ou sous-cutanée, l'infection pouvant provoquer des troubles neurologiques, une perte de poids et la mort. Le porteur cherche à mettre au point un modèle d'infection alimentaire, en lien avec des cas humains liés à des fromages au lait cru, et double l'effectif "afin de répliquer l'expérience si nécessaire". Il affirme que l'étude "ne peut se faire que sur un modèle animal" et qu'il n'existe pas d'alternative.

Objectifs

Le virus de l’encéphalite à tiques (TBEV) est un virus transmis principalement par la tique. TBEV est retrouvé en Europe et en Asie. Il existe une autre voie de contamination par TBEV : ingestion de produits laitiers non pasteurisés. Il est responsable, chez l’Homme, de l’encéphalite à tiques (TBE), une infection du système nerveux grave dont le taux de mortalité est d'environ 1 % et qui entraîne des séquelles graves chez 10 à 30 % des patients. Le nombre de cas de TBE en France est en constante augmentation depuis quelques années, avec notamment les premiers foyers dus à des fromages frais de chèvre contaminés survenus en 2020 (44 cas) et 2021(2 cas). L’infection par la piqûre de tique a été très étudiée et des modèles animaux d’infection sont déjà bien établis. Cependant, un manque de connaissances est observé sur l’ensemble des facteurs conduisant à l’apparition d’encéphalites suite à la consommation de produits laitiers crus contaminés. L’objectif global de notre projet est de mettre en place un modèle animal d’infection pour TBEV par la voie alimentaire dans le but d’identifier les facteurs pouvant influencer le pouvoir infectieux de TBEV lors d’une infection à la suite d’une ingestion de produits laitiers contaminés. Pour la mise en place de ce modèle d’infection, il est d’abord nécéssaire d’identifier la souche de souris qui répondra au mieux à nos interrogations (reproduire la maladie observée chez l’Homme). Pour aller plus loin, nous suivrons ensuite la progression au sein des tissus du virus à la suite d’une ingestion et nous comparerons cette progression avec celle observée à la suite d’une piqûre de tique. En effet, il a été observé que les symptômes neurologiques apparaissaient plus tôt lors d’une infection par la voie alimentaire et nous tenterons d’expliquer la raison en testant différentes hypothèses. Parmis les différentes hypothèses, l’implication de la flore intestinale de l’hôte et des composants chimiques et biochimiques des produits laitiers dans la virulence de TBEV est à investiguer.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de combler un manque de connaissances sur les facteurs impliqués dans l’apparition plus précoce d’encéphalites suite à l’ingestion de produits laitiers crus contaminés. Il permettra la mise en place d’un modèle animal d’infection pour TBEV par la voie alimentaire et d’investiguer le rôle de la flore intestinale et des composants chimiques et biologiques des produits laitiers dans la virulence de TBEV. Ce projet apportera des données permettant une prise de décision et l’instauration de mesures de prévention dans le cadre de la réglementation alimentaire sanitaire.

Procédures

Les souris seront infectées soit par la voie sous-cutanée soit par la voie alimentaire. Pour cela une contention de quelques secondes sera nécessaire (environ 30 secondes). Des prélèvements sanguins seront réalisés sur souris vigiles par des personnes formées à cette pratique. Le prélèvement sanguin ne dure que quelques secondes – manipulation de 30 secondes à 1 minute).

Impact sur les animaux

Les souris « contrôles positifs d’infection » peuvent ressentir de la douleur lors de l’injection du virus par la voie sous-cutanée. Un stress peut être induit lors de l’administration per os (contention). Les souris sont sensibles à l’infection par TBEV. Les signes cliniques décrits sont l’apparition de signes neurologiques (troubles de l’équilibre, motricité…), la perte de poids, l’inactivité et la mort. Les animaux seront contrôlés tous les jours.

Devenir

Dans le cadre de nos interrogations (multiplication et progression de TBEV dans les tissus,…), nous avons besoin, pour nos analyses, des organes des souris nécessitant la mise à mort de tous les animaux.

Remplacement

L’étude de l’infection de TBEV à la suite d’une contamination par la voie alimentaire ne peut se faire que sur un modèle animal. Il n’existe pas de modèle alternatif.

Réduction

Un total de 640 souris sera utilisé pour cette étude. L’infection expérimentale de souris par la voie alimentaire avec TBEV a très peu été étudiée (2 études jusqu’à ce jour), le nombre de souris a été doublé afin de nous permettre de répliquer l’expérience si nécessaire et de pouvoir faire face à tout aléa. Le nombre de souris par groupe est un compromis pour utiliser le moins de souris possible tout en ayant assez pour avoir des résultats robustes statistiquement.

Raffinement

Les souris seront plusieurs par cage (5/cage) avec un enrichissement de leur milieu (petite cabane, papier,..). Au cours de l’expérimentation, une surveillance quotidienne des souris sera mise en place. Un point limite adapté pour l’infection expérimentale de souris par TBEV a été défini.

Choix des espèces

Les souris (comparativement à d’autres modèles animaux) sont sensibles à l’infection par le virus de l’encéphalite à tiques (TBEV). Les rongeurs sont notamment impliqués dans le cycle de transmission naturel de TBEV. Les souris représentent donc le modèle idéal en laboratoire. Les souris auront entre 8 et 12 semaines afin d’avoir un système immunitaire mature et d’être assez grosses pour permettre des prélèvements sanguins sans altération de leur état de santé.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 1340
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 980
▲ 360
Devenir
 -
 -
 -
 1340

1 340 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 360 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent une injection de LPS provoquant un choc septique, avec chute de pression, troubles de conscience puis coma, suivie d'échographies et de prélèvements intracardiaques. Le porteur étudie le rôle d'une protéine, l'ANGPTL4, dans la fuite capillaire, l'objectif d'un traitement pour les patients restant à long terme. Il indique que des études in vitro préalables ne reproduisent pas les voies physiologiques en jeu et conclut au recours "nécessaire" au modèle animal.

Objectifs

Le choc septique se définit comme une infection généralisée de l’organisme entrainant une défaillance de l’ensemble des organes. Il constitue un enjeu de santé publique majeur et est responsable, d’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), d’environ 11 millions de décès chaque année. Lors d’un choc septique il existe notamment un déséquilibre majeur entre les besoins de l’organisme en oxygène et nutriments et les apports fournis par le système cardiovasculaire. Plus spécifiquement, la perméabilité des vaisseaux sanguins augmente drastiquement, provoquant ainsi une fuite majeure du plasma. Cette anomalie vasculaire, qui porte le nom de fuite capillaire, joue un rôle prépondérant dans l’évolution des patients en impactant très négativement leur pronostic vital. Pourtant, bien qu’une mortalité de 60% soit associée aux patients présentant une fuite capillaire, son origine reste néanmoins très peu connue et il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement disponible. Dans ce contexte, notre projet de recherche vise à trouver des cibles thérapeutiques pour contrôler la fuite capillaire au cours du choc septique chez l’Homme. Dans un travail prospectif de recherche translationnelle entre un service de réanimation médicale et un laboratoire de recherche, nous avons identifié chez 19 patients plusieurs protéines associées au syndrome de fuite capillaire. Cette étude a permis en particulier d’identifier l’ANGIOPOÏETINE-LIKE 4 (ANGPTL4), cible d’intérêt particulier du fait de son action sur les vaisseaux sanguins. Plusieurs données suggèrent un rôle protecteur de l’ANGPTL4 dans l’intégrité des vaisseaux sanguins. Notre objectif est ainsi de fournir la preuve de concept que la modulation de l’activité de l’ANGPTL4 permet de diminuer la fuite capillaire et ainsi la mortalité au cours du choc septique.

Bénéfices attendus

Le contrôle de la fuite capillaire au cours du choc septique est une approche totalement innovante. Elle répond à un besoin médical majeur, la fuite capillaire jouant un rôle majeur dans l’évolution défavorable des patients. L’objectif à long terme de ce projet est la mise au point de nouvelles thérapeutiques pour contrôler la fuite vasculaire chez les patients. La fuite capillaire induite par le choc septique est impliquée dans d’autres formes de syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS) lié à une agression aiguë sévère, comme le choc cardiogénique au sens plus large ou le syndrome de détresse respiratoire aiguë. La positivité de notre étude ouvrirait alors un large champ d’investigations et de thérapeutiques potentielles au cours de ces pathologies.

Procédures

Les animaux recevront chacun une injection en intra-péritonéal (IP) de LPS (d’une durée de moins d’une minute) puis d’ANGPTL4 qui se fera soit en IP de la façon précédemment décrite, soit en intraveineuse (au niveau caudal, procédure d’une durée d’environ 3 minutes), soit par minipompes (durée d’environ 10 minutes par souris pour l’implantation de cette dernière). Ensuite, une échographie (d'une durée totale de 20 minutes) suivie d’un prélèvement intracardiaque (typiquement 1 à 2 minutes) seront réalisés sur une partie des souris. Sur une autre partie, une mesure de la pression artérielle (également d’une durée de 20 minutes) sera réalisée. Enfin, une injection prophylactique d’antalgique (buprénorphine) sera réalisée systématiquement en IP en début d'expérimentation pour limiter la souffrance des animaux (durée de moins d’une minute).

Impact sur les animaux

Les effets indésirables liés à l'injection de lipopolysaccharides (LPS) sont les suivants : une baisse de la pression artérielle, insuffisance circulatoire avec des troubles de conscience (endormissement puis coma).

Devenir

Mise à mort, pour récupération post-euthanasie du sang et des tissus.

Remplacement

Dans un but de remplacement, des études préliminaires in vitro ont été réalisées au laboratoire. Cependant, ces conditions expérimentales ne sont pas satisfaisantes car elles ne permettent pas de reproduire les nombreuses voies physiologiques mises en jeu au cours du SRIS. La fuite capillaire est en effet d’origine multifactorielle et l’ANGPTL4 régule de nombreuses voies physiologiques, comme l’inflammation, l’angiogenèse ou le métabolisme lipidique. Notre projet nécessite par conséquent le recours à un modèle animal, qui intègre ces différentes composantes physiologiques.

Réduction

Le nombre d’animaux a été réduit à celui requis pour une validité statistique des résultats. Le nombre d’animaux nécessaires est calculé a priori. Le dimensionnement de notre étude a été réalisé grâce à un test de puissance.

Raffinement

À des doses modérées de LPS, le choc induit s’accompagne d’un effet analgésique, puis de troubles de conscience entraînant un coma, limitant l’inconfort des animaux. Cependant, les doses plus importantes utilisées ici peuvent davantage engendrer l’apparition de douleurs physiques et psychologiques entre l’injection de LPS et le stade de coma. Pour diminuer l’inconfort lié à cette phase précédent le coma, une antalgie prophylactique par une injection sous-cutanée (SC) de buprénorphine sera réalisée. Durant l’ensemble du projet, l’inconfort sera systématiquement dépisté par la « mouse grimace scale » toutes les 2h heures et complétée par le score validé par le comité éthique s’il est ≥ 2. Si ce score est ≥3 un traitement antalgique par buprénorphine sera administré par voie SC. Néanmoins, si malgré l’administration de buprénorphine, l’utilisation de tapis chauffants, l’enrichissement présent dans les cages et le suivi régulier des animaux, les expérimentateurs détectent une souffrance importante chez l’animal à l’issue d’une intervention comme les injections de LPS (en IP, en IV ou par le système de diffusion passive), les examens d’imagerie ou simplement dans le cadre du suivi (animal prostré, tremblant, isolé ou présentant une nécrose d’un membre ou une difficulté respiratoire), l’expérience sera interrompue par dislocation cervicale sous anesthésie profonde par isoflurane. Les animaux seront ainsi exclus de l’étude et rapportés dans un fichier spécifique. Concernant l’étude de survie, en plus des précautions prises ci-dessus, les animaux seront davantage surveillés (3 fois/jour). Enfin, les animaux sont élevés dans les conditions usuelles d’hébergement, en groupe, validées par la structure bien-être de l’animal au sein du centre de recherche agréé. Chaque chercheur demandeur du projet APAFIS est détenteur du niveau 1 d’expérimentation animale et du diplôme de chirurgie expérimentale.

Choix des espèces

Les souris ont été choisies car le protocole précis de SRIS (Syndrôme de Réponse Inflammatoire Systémique) au LPS est établi chez la souris et il permettrait la démonstration de la preuve génétique de l'implication de l’ANGPTL4 dans ce modèle. Ces expériences permettront de définir si l’ANGPTL4 peut être une nouvelle cible thérapeutique potentielle dans le traitement de la fuite capillaire au cours du SRIS chez l’homme. Les expériences seront réalisées sur des souris de 10 à 12 semaines, le modèle de SRIS étant bien défini dans la littérature pour ce stade de développement.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 8244
Souffrances
▲ 60
▲ -
▲ -
▲ 8184
Devenir
 -
 -
 -
 8244

8 244 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 8 184 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles reçoivent des injections de cellules tumorales dans la glande mammaire ou la veine de la queue, qui provoquent des cancers et des métastases aux poumons, au cerveau et aux os, puis des chimiothérapies répétées par gavage et injections. Le porteur étudie l'effet du vieillissement sur le cancer du sein en comparant des souris de 8, 36 et 72 semaines, les bénéfices pour les patientes restant renvoyés au long terme. Il affirme qu'il n'existe "pas de méthodes alternatives" et que le modèle animal est "nécessaire".

Objectifs

Le cancer est une maladie liée à l'âge. Bien que la plupart des cancers surviennent après l'âge moyen, les thérapies anticancéreuses sont le plus souvent conçues à l’aide de modèles animaux utilisant des sujets “jeunes”. Il est urgent de concevoir des approches pré-cliniques intégrant la composante de l’âge et visant à en améliorer potentiellement l'efficacité. Nous émettons l’hypothèse qu'un microenvironnement vieillissant, notamment dû à l'augmentation de la senescence, entraîne une incidence accrue du cancer et une diminution de l'efficacité des thérapies anticancéreuses. Nous proposons qu'agir sur le microenvironnement vieillissant permettrait d’augmenter l’efficacité des traitements, notamment en utilisant des molécules pour diminuer le nombre de cellules sénescentes.

Bénéfices attendus

Le but de ce projet est de concevoir des chimiothérapies mieux adaptées à l'âge des patients, notamment en tentant de contrer les effets de vieillissement, via un ciblage de la sénescence cellulaire.

Procédures

• Injection de cellules tumorales dans la glande mammaire, sur animaux anesthésiés, une fois, durée de 3 secondes. • Injection de cellules tumorales dans la veine de queue, sur animaux vigiles, une fois, durée de 20 secondes. • Injections dans la veine de la queue, de vésicules extracellulaires, sur animaux vigiles, 2 fois, durée 20 secondes. • Injection de chimiothérapie par gavage oral, sur animaux vigiles, tous les jours pendant 15 jours, durée 5 secondes. • Injection de chimiothérapie dans la cavité abdominale, sur animaux vigiles, 2 fois par semaine, durée 3 secondes. • Injection de chimiothérapie dans la cavité abdominale, sur animaux vigiles, tous les 3 jours, durée 3 secondes. • Injection de chimiothérapie dans la circulation sanguine, sur animaux vigiles, tous les 3 jours, durée 20 secondes. • Injections de chimiothérapie dans la cavité abdominale, sur animaux vigiles, pendant 3 jours consécutifs, durée 3 secondes. • Injection de traceurs lumineux dans la cavité abdominale sur animaux vigiles, 3 fois par semaine, durée 3 secondes.

Impact sur les animaux

L’injection des cellules tumorales entraînera le développement des cancers primaires mammaires et l'apparition de métastases principalement aux poumons, au cerveau, aux os et aux ganglions lymphatiques. Ceci peut s’accompagner d’inflammation au site d’injection, de pertes de poids et de difficultés respiratoires. De plus une tumeur mammaire pourrait causer problèmes dans la déambulation des souris. Les traitements de chromothérapies pourront conduire à des effets secondaires nommément la perte de pelage, fatigue et perte de poids. Les injections répétées de composées pourront conduire à de l’inflammation localisé au site d’injection. Tous ces aspects sont considérés dans l’établissement des points limites et décrit dans la procédure expérimentale.

Devenir

Les animaux ayant subi ces interventions seront mis à mort pour le prélèvement de sang et de tissus.

Remplacement

Il n'existe pas de méthodes alternatives pour remplacer le présent projet. Les études in silico et in vitro 2D ou 3D ne permettant pas de reproduire les conditions permettant de récapituler la complexité de la cascade métastatique. Le modèle animal est donc nécessaire.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé au minimum mais néanmoins suffisamment pour pouvoir réaliser une analyse statistique pertinente. De plus il utilise un système d’imagerie du petit animal qui permet un suivi longitudinal d’un même animal donc une réduction du nombre total nécessaire. Une étude exhaustive des données récentes de la littérature n'a pas permis d'identifier une équipe réalisant des expériences similaires.

Raffinement

Des points limites ont été établis pour éviter toute souffrance animale. Les procédures décrites dans ce projet (injections et imagerie) seront effectuées sous anesthésiés. Les souris seront vérifiées régulièrement 3 fois par semaine. En cas de symptômes traduisant l’apparition de douleurs (réduction de la réactivité, difficulté de locomotion, fourrure non entretenue, tendance à l'isolement), une injection d’un analgésique sera effectuée une fois par jour jusqu'à disparition des symptômes ou dans le cas contraire conduira au sacrifice des animaux.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris adultes car nous nous intéressons à l'évolution cancéreuse chez l'adulte uniquement. Pour analyser l’impact du vieillissement, il sera nécessaire d’employer des souris à différents âges, à 8 semaines (jeune), 36 semaines (mature) et 72 semaines (âgées), qui sont les âges corrélés à l'espèce humaine respectivement de 18 ans, 30 ans et 78 ans, ainsi que décrit par Wang et al. Life Sciences. 242 :117242 (doi : 10.1016/j.lfs.2019.117242). De plus les modèles murins utilisés reproduisent tout ou parti de l'évolution du cancer du sein chez la femme, notamment toute la cascade métastatique en peu de temps et ont déjà fait l'objet de nombreuses publications dans le domaine.

  • Production de routine
  • Tests réglementaires
Souris : 4270
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 70
▲ 4200
Devenir
 -
 -
 -
 4270

4270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 4200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chaque animal reçoit une injection de pristane, une irradiation puis une injection d'hybridomes qui provoque une accumulation de liquide et un gonflement de l'abdomen, la mise à mort se faisant par prélèvement d'un volume de fluides ne permettant pas la survie. Le porteur relie explicitement le nombre d'animaux aux "prévisions de vente" de tests de diagnostic. Il qualifie cette production in vivo d'anticorps d'"indispensable" à la santé publique tout en indiquant que les nouveaux kits passent à une production in vitro.

Objectifs

La fabrication de test de diagnostics de maladies infectieuses (telles que, le sida, les hépatites, la toxoplasmose ou les méningites bactériennes) nécessite un approvisionnement en Anticorps monoclonaux. Le principe de détection de ces kits repose sur la réaction spécifique d'antigènes viraux ou bactériens avec ces anticorps monoclonaux. Même si pour les nouveaux tests commercialisés, les Anticorps sont fabriqués "in vitro", il reste un certain nombre de produit fabriqué à base d'anticorps fabriqué "in vivo". En effet, le passage à une production "in-vitro" progresse mais il est toujours nécessaire de produire des anticorps en process "in-vivo" car nous sommes dépendants de certaines conditions : - Pour certains produits trop anciens, le passage de leurs anticorps en In-vitro est compromise par le manque de matière première biologique permettant de valider ces kits ; Si on change le type de production de l'anticorps, l'enregistrement devient alors irréalisable et par conséquent, le risque est de ne plus fournir un certain nombre de référence-produit destiné au diagnostic de maladies infectieuses (impossibilité pour le médecin d'avoir un diagnostic-patient dû à une rupture produit). C’est le cas par exemple de la trousse de détection du prion bovin pour laquelle il n’existe plus assez d’échantillons positifs pour pouvoir la revalider ce qui entrainerait un arrêt de cette trousse clé pour la détection de la maladie de la vache folle (BSE). - Difficultés d'enregistrement auprès des instances de certains pays (comme avec la Chine où les délais d'enregistrement sont de 18 à 24 mois minimum, sans pour autant être sûr d'un résultat positif). La quantité d'animaux utilisée dépend donc directement du besoin lié aux prévisions de vente des produits de diagnostic nécessaire pour le maintien de la santé publique et animale. Cependant, une politique de réduction de stock de ce type d'anticorps permet de diminuer le nombre d’animaux de façon significative. Ce projet suit les recommandations de raffinement issue de CNREEA et parues le 28 juin2017 sur la production d’anticorps par liquide d’ascite chez la souris

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont la production de réactifs de diagnostic in vitro. Ces réactifs permettent de dépister des maladies infectieuses telles que, le sida, les hépatites, la toxoplasmose ou les méningites bactériennes. Ces pathologies mondiales touchent pour le sida 38.4 millions de personnes (avec 1.5 million de contaminations par an), pour les hépatites 325 millions de personnes (dont 1.3 million de décès par an et 1.7 million de nouvelles contaminations), pour la toxoplasmose 2 millions de cas en Europe. Pour l’animal, les bénéfices attendus sont une acquisition de connaissances sur l’espèce utilisée (la souris) par le développement d’outils de raffinement de plus en plus adaptés. Le CNREEA note qu'il n'est pas souhaitable que la production d'anticorps in vivo indispensable à la santé publique soit délocalisée dans des pays tiers où la règlementation en matière de protection animale est peu développée.

Procédures

Chaque animal subira une injection intra-péritonéale d'agent activateur de la réponse immunitaire (sous traitement analgésique), suivi 15 jours plus tard d'une irradiation à une dose modérée, suivi 7 à 15 jours plus tard d'une injection intra-péritonéale d'hybridomes entrainant la production d'anticorps en 2-4 semaines.

Impact sur les animaux

Après les étapes de pristanisation et d'irradiation, l'animal peut être amorphe associé ou non à du poil hérissé pendant 24h maximum, puis récupère complètement. La multiplication des hybridomes dans le péritoine de la souris induit une production d’ascite qui engendre un gonflement de l’abdomen de l’animal qui induit des modifications du comportement et de l'aspect de l'animal.

Devenir

Sacrifice des animaux pour réaliser des prélèvements de fluides corporels à un volume ne permettant pas la survie de l’animal.

Remplacement

Dans les nouveaux produits et les nouvelles versions de produit, les anticorps utilisés sont fabriqués avec des anticorps produits uniquement avec un process « in-vitro ». A titre d'exemple : (1) Kit HIV (Version 1) : 4 anticorps in-vivo // Kit HIV (Version 2) : 4 anticorps in-vitro (2) Kit Hépatite : internalisation de la production d'un anticorps qui se fera in-vitro (actuellement production in-vivo) + passage de la production in-vivo vers une production in-vitro pour 2 anticorps dans le même kit (3) KIT HIV (autre format) en cours de développement : 2 anticorps produits in-vitro La mise au point des conditions de production in vitro est longue (plusieurs mois) et les rendements sont souvent inférieurs à ceux in vivo. Les développements nécessaires pour chaque production les rendent moins efficaces en termes de mise au point et ils ne sont guère compatibles avec certaines applications comme les screening de molécules. L'utilisation d'animaux est rendue nécessaire en cas d'urgence sanitaire où la production in vitro ne peut être imposée. L'approche alternative doit être mis en œuvre en effet dès lors que la production in vitro a d'ores et déjà donné des résultats satisfaisants pour un antigène considéré dans les critères de performances définis dans la formulation du produit final, sachant qu'il peut y avoir des échecs de la production in vitro en termes de quantité ou qualité. Les anticorps monoclonaux utilisés dans les tests de diagnostics provenant de ce projet ont été développées in vivo. La qualité et les quantités annuelles requises d'anticorps purifiés sont atteintes via des cycles de production in vivo, mais tous les anticorps en développement se font en technique in vitro.

Réduction

L'aspect réduction du nombre d'animaux est traité via une politique de réduction des stocks d'anticorps. Une baisse significative du nombre de souris peut être notée en 5 ans passant d’une demande de 7800 souris / an (soit 23400 animaux faite en 2018, sur 3 ans) à 4270 souris / an pour les années suivantes (soit un total de 4270 animaux pour la durée de ce projet). La baisse du nombre d’animaux est donc de 47%. Il est à noter que pour les nouveaux kits/produits commercialisés depuis la précédente demande d'autorisation, les anticorps sont produits in vitro.

Raffinement

Le raffinement sera obtenu par application dans le plus grand respect de la recommandation (issue de CNREEA et parue le 28 juin 2017) sur la production d’anticorps par liquide d’ascite chez la souris, associé à la mise au point de procédures rigoureuses à chaque étape du projet, à leur réalisation par du personnel formé et habilité (pour l'irradiation), à la surveillance quotidienne de l'état de santé des animaux, à une évaluation pré-transport des animaux, à un hébergement avec enrichissement adapté à l'espèce et à son état physiologique et à un protocole analgésique à chaque étape le permettant.

Choix des espèces

La souris possède une durée de vie courte, ce qui permet d'avoir des études de courtes durées et l'élaboration d'hypothèses sur des modèles plus complexes dont l'Homme. Le modèle souris est utilisé du fait de l'origine des hybridomes (murine). La souche de souris BALB/c est appropriée car elle se révèle excellente pour la production ultérieure in vivo d’anticorps à partir de ces hybridomes. Les animaux utilisés sont âgés au minimum de 8 semaines (souris adultes). A ce stade, les souris sont assez matures et robustes pour supporter l'injection des hybridomes sans mortalité en cours d'expérimentation.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 5040
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4320
▲ 720
Devenir
 -
 -
 -
 5040

5040 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Les mâles subissent des chirurgies des testicules, des laparotomies et des aspirations d'épididymes, des injections d'ADN ou d'ARN et des séances d'imagerie répétées, avant l'euthanasie pour prélever les testicules. Le porteur vise une technique de restauration de la fertilité pour les hommes atteints d'azoospermie, présentée comme un projet préclinique. Il affirme qu'aucun modèle in vitro ne reproduit la spermatogenèse et que le recours à la souris est "incontournable".

Objectifs

L’infertilité est un problème fréquent : 1 couple sur 7 serait concerné en France. L’infertilité est définie comme étant l’incapacité à obtenir une grossesse après un an de rapports sexuels réguliers sans moyen de contraception. On estime que dans la moitié des cas, l’infertilité est d’origine masculine. Certains hommes souffrent d’une absence totale de spermatozoïdes dans leur sperme. Ce phénomène concerne environ 15 % des hommes infertiles et se nomme « azoospermie non obstructive ». À l’heure actuelle, des solutions sont apportées aux couples souffrant d’infertilité grâce au développement des techniques de Procréation Médicalement Assistée (PMA). Néanmoins, ces approches ne s’appliquent pas aux patients souffrant d’azoospermie non obstructive, car elles nécessitent la présence de spermatozoïdes. De nouvelles stratégies thérapeutiques doivent être mises en place pour ces patients. L’azoospermie non obstructive est souvent liée à des défauts au niveau d’un seul gène, ce qui entraine l’absence de la protéine normalement produite grâce à ce gène. L'objectif de ce projet est de développer de nouvelles approches pour ces hommes infertiles qui ne peuvent pas être traités par la PMA. Il s’agit de réintroduire dans les cellules germinales productrices de spermatozoïdes, le message génétique capable de produire cette protéine manquante: soit de l’ADN du gène manquant ; soit de l’ARNm qui code pour la protéine manquante. Il ne s’agit pas de thérapie génique, car il n’y aura pas d’intégration dans le génome des cellules germinales, ce dernier ne sera donc pas modifié. Les molécules, ADN ou ARNm, seront injectées au niveau des testicules. Le message génétique ainsi introduit permettra ensuite aux cellules de produire la protéine manquante et de restaurer la fertilité.

Bénéfices attendus

Ce projet pré-clinique pourrait conduire à la mise au point d’une technique innovante de prise en charge de l’azoospermie non obstructive, une cause importante d’infertilité masculine.

Procédures

Les animaux sont répartis en deux procédures : -Les animaux de la première procédure PE1 (720) vont subir 3 chirurgies de 30 min sous anesthésie générale une au niveau des testicules, une laparotomie et 3 aspirations maximum au niveau des épididymes pour prélever des spermatozoïdes. Les chirurgies seront réalisées avec un intervalle de 7 jours minimum entre deux chirurgies. Ils subiront 20 séances d'imagerie sous anesthésie générale d'une durée de 10 min maximum et espacée de 7 jours sur une période de 120 jours. Seules les souris de la PE1 injectée avec ADN subiront en plus 20 injections de luciférines pour permettre l'imagerie in vivo par bioluminescences. . À la fin du cycle d’imagerie de chaque souris (120 jours), les souris seront euthanasiées pour réaliser des coupes histologiques des testicules. - Les animaux de la deuxième procédure PE2 (4320) vont subir une chirurgie de 30 min sous anesthésie générale au niveau des testicules. Ensuite, les animaux seront euthanasiés par dislocation cervicale à 6 temps 1-2-7-15-21-35 jours post injection afin de prélever les spermatozoïdes et les testicules. Dans cette deuxième procédure, aucun prélèvement ne sera réalisé sur animaux vivants.

Impact sur les animaux

L'anesthésie des animaux demandera leur préhension. Suite à la chirurgie, les males pourront perdre du poids et avoir une mobilité réduite sur quelques jours seulement. Les animaux transportés de l’animalerie Htag à l'animalerie I’IAB pour réaliser les séances d'imagerie pourraient avoir un stress engendré par le transport.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure, les testicules seront prélevés pour réaliser des coupes histologiques. Ce qui nous permettra de vérifier la qualité de la restauration de l’infertilité.

Remplacement

L’étude des mécanismes de la spermatogenèse et de l’ovogenèse, ainsi que de l’infertilité nécessite l’utilisation des animaux car ces processus ne sont pas reproductibles in vitro, et il n’existe pas de système de culture cellulaire permettant d’obtenir des gamètes viables. La fécondation nécessite l’obtention de gamètes matures, qui ne peuvent être obtenus que sur des animaux. L’étude des phénotypes d’infertilité humaine nécessite des animaux présentant les mêmes défauts que ceux observés chez les patients. En conclusion, il nous est impossible de remplacer l’animal vivant par un modèle cellulaire ou de simulation informatique. En effet, aucun modèle alternatif ne permet encore de reproduire en globalité la complexité de la gamétogenèse et les impacts sur la fertilité.

Réduction

Le nombre minimal d'animaux sera utilisé dans chaque procédure tout en garantissant une étude statistique correcte . La procédure d'imagerie in vivo va nous permettre de réduire le nombre d'animaux utilisé puisque les souris seront imagées à différents temps post-chirurgie sur une période de 4 mois. L'aspiration micro-chirurgicale de spermatozoïdes épididymaire et l'aspiration percutanée de spermatozoïdes épididymaires permettra de réduire le nombre d'animaux utilisés puisque chaque souris sera utilisée pour plusieurs mesures. Les deux testicules de chaque souris seront injectés, le testicule gauche sera injecté avec du PBS, il va servir de contrôle et le testicule droit sera injecté avec l’ADN ou de l'ARN. Cela va nous permettre de réduire le nombre d’animaux utilisés. Les deux techniques de transfection sonoporation et électroporation évoquées en PE1 et PE2 seront effectuées en parallèle mais nous n’utiliserons pas la technique non efficace dans la P2.

Raffinement

Les douleurs associées à la chirurgie sont traitées avec des anti-douleurs et des anesthésiques. L'acte chirurgical sera réalisé sur des tapis chauffants et le réveil se fera dans une cage chauffée. La personne réalisant la chirurgie attendra le réveil de tous les animaux. Suite à l'opération, des croquettes mouillées seront disposées dans la litière. Pendant l'opération, les yeux seront recouverts d’une pommade pour les yeux (Vitamine A Dulcie). Les opérations seront réalisées le matin et le comportement des animaux sera suivi toutes les heures dans l’après-midi. L’état de santé des animaux opérés sera quotidiennement suivi aprés l'opération pendant 7 jours . En cas d'inflammation et/ou suppuration, la souris sera traitée avec un antibiotique non critique par voie intra-péritonéale pendant 5 jours. Le suivis de l’état de santé des animaux est réaliser dans le respect des 3R et se basent sur un arbre décisionnel en fonction des observations faites pour l’application des points limites gradés précis, et qu’en cas de dépassement des points limites les souris sont sortie de l’étude et sacrifiées (critères d’arrêt).

Choix des espèces

Grâce aux connaissances acquises ces dernières années sur la génétique de la souris et du fait de la conservation, entre l’homme et la souris, de la majorité des gènes impliqués dans la gamétogenèse et la fécondation, la souris représente actuellement le modèle de choix pour étudier les causes génétiques de l’infertilité. L'utilisation du modèle de souris est incontournable car il n'existe à l'heure actuelle aucune technique permettant la production de spermatozoïdes ou d’ovocytes in vitro. Dix modèles de souris transgéniques seront utilisés pour les besoins de cette étude. Toutes les lignées de souris utilisées constituent des modèles d’inactivation génique ou de transgenèse additive qui ne concerneront que des gènes impliqués dans la fonction de reproduction. Lors de leur entrées dans les procédures les souris males utilisées seront matures, âgées minium de 6 semaines,car la spermatogenése n'est pas fonctionnelle avant 6 semaines