Lapins

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  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
Lapins : 77
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77 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 66 dans des procédures de niveau sévère. Ils reçoivent un cathéter veineux par chirurgie, sont immunodéprimés, puis infectés par voie intra-trachéale avec la bactérie Acinetobacter baumannii résistante aux carbapénèmes, pour tester la rifampicine seule ou associée au méropénème. Le porteur indique que l'infection entraîne chez les témoins une atteinte sévère pouvant provoquer une détresse respiratoire et la mort, des points limites devant en principe déclencher la mise à mort avant. Il affirme que reproduire la complexité d'une infection pulmonaire n'est aujourd'hui possible qu'à travers des modèles in vivo, et que le recours à l'animal est une étape "obligatoire et règlementaire".

Objectifs

Le présent projet vise à évaluer l’efficacité de la rifampicine dans un modèle d’infection pulmonaire à CRAb (Acinetobacter baumannii résistants au carbapénèmes) chez le lapin immunodéprimé. En effet les carbapénèmes constituaient la dernière ligne de traitement antibiotique efficace contre ce pathogène fréquemment associé aux infections nosocomiales (acquises en milieu hospitalier), telles que les pneumonies sévères acquises sous ventilation chez les patients de réanimation ou immunodéprimés. Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude réalisée par le laboratoire ayant donnée de bons résultats avec la rifampicine chez le modèle murin.

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans la continuité d’une étude déjà réalisée par notre équipe chez la souris où la rifampicine a entrainé une forte réduction bactérienne pulmonaire après l’infection par une souche d’Acinetobacter baumannii résistante aux carbapénèmes. La combinaison de la rifampicine avec un carbapénème (le méropénème) pourrait représenter une nouvelle ligne thérapeutique contre les infections à A. baumannii résistant aux carbapénèmes.

Procédures

Les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale de pose de cathéter veineux. Certain subiront également une immunodépression via ce cathéter. Des traitements (rifampicine et méropénème) et des prélèvements sanguins (de 5 sur 5 jours pour le suivi de l’immunodépression à 12 sur 8h répétés 2 fois pour l’étude pharmacocinétique du méropénème) seront aussi réalisés par le cathéter.

Impact sur les animaux

1) Pose de cathéter : les animaux de ce projet devront subir un acte chirurgical pour la pose d’un cathéter veineux central. Cette chirurgie réalisée sous anesthésie générale et accompagnée d’une analgésie adaptée, reste un acte invasif susceptible d’entrainer une gêne ou une douleur chez l’animal. La pose de cathéter permettra de limiter l’impact (stress et douleur) des prélèvements et des traitements répétés. 2) Immunodépression : Une trop forte dose d’endoxan (immunosuppresseur) peut entrainer des effets secondaires. Dans notre recherche de la dose idéale résultant en une immunodépression sans effet néfaste pour l’animal, un suivi rapproché sera mis en place pour anticiper l’atteinte des point limite. 3) Infection : réalisée elle aussi sous anesthésie générale, l’infection par voie intra-trachéale entrainera chez les animaux témoins, une infection sévère impliquant parfois une détresse respiratoire pouvant aboutir à la mort. → Des points limites spécifiques à ces nuisances ont été mis en place afin de limiter au maximum la souffrance des animaux

Devenir

Procédure 1 : Les animaux seront cathétérisés et immunodéprimés, ils ne pourront pas être réutilisés ou placés (risque d’infection élevé). Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure. Procédure 2 : Les animaux seront cathétérisés et subiront jusqu’à 2 procédures de traitement antibiotique, ils ne pourront pas être réutilisés ou placés. Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure. Procédure 3 : Les poumons et la rate des animaux de cette procédure seront collectés pour réaliser des analyses microbiologiques. Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de la procédure.

Remplacement

Des analyses in vitro ont déjà été réalisées sur l’efficacité de la rifampicine sur certaines souches d’Acinetobacter baumannii. Toutefois réussir à retranscrire la complexité d’une infection bactérienne pulmonaire ainsi que sa diffusion tissulaire et systémique n’est aujourd’hui possible qu’à travers les modèles in vivo.

Réduction

Un protocole progressif sera utilisé pour la mise au point de l’immunodépression et permettra de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés. Grace à la réutilisation des animaux, seulement 3 lapins seront nécessaires pour l’étude pharmacologique du méropénème. Pour réaliser une analyse statistique fiable, 6 animaux par groupe seront nécessaire à l’évaluation de l’efficacité de la rifampicine (estimation de la diminution de la charge bactérienne dans les poumons et la rate par une analyse Anova (test post hoc Bonferroni)).

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans un environnement adapté, enrichi et seront surveillés quotidiennement après la chirurgie puis au moins 2 fois par jour après l’immunodépression. La pose de cathéter sera réalisée sous anesthésie avec une analgésie. L’infection sera également réalisée sous anesthésie générale. Des critères d’arrêts de l’étude, supportés par une grille de score clinique, ont été définis afin d’assurer le bien-être des animaux.

Choix des espèces

La rifampicine est un antibiotique antibactérien de la famille des rifamycines, antituberculeux, antilépreux, dont le mode d'action est la formation d'un complexe stable avec la RNA polymérase des bactéries. Utilisé en clinique, son spectre antibactérien est large et comprend les staphylocoques, les streptocoques et les bactéries à croissance intracellulaire telles que les mycobactéries. Dernièrement, des études in vitro et in vivo ont démontré une activité intéressante chez Acinetobacter baumannii multi résistants (en fonction des résistances). La mesure de l’efficacité de la rifampicine ne peut se faire sans avoir recours au modèle animal, ce d’autant que certains échecs de traitement ne peuvent être anticipés autrement. Pour l’heure, le recours à des animaux est une étape obligatoire et règlementaire dans le développement de molécules à visée thérapeutique. Les lapins représentent classiquement un des modèles de choix pour la réalisation d’infections bactériennes pulmonaires. Il est également particulièrement approprié à l’humanisation de la pharmacocinétique de traitement antibiotique. L’étude débutera lorsque les lapins auront atteint un poids compris entre 2,8 et 3,3kg, soit environ 10-12 semaines. Tous les animaux doivent avoir un profil identique afin de ne pas induire de biais dans la comparaison des groupes.

  • Formation professionnelle
Lapins : 440
Souffrances
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Devenir
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440 lapines vont être utilisées, opérées sous anesthésie générale et tuées avant tout réveil. Chaque étudiant vétérinaire de quatrième année pratique l'ablation d'un ovaire par laparotomie, une intervention de deux à quatre heures, non pour soigner l'animal mais pour s'entraîner au geste. Le porteur précise que ces lapines sont des animaux de production destinés à la réforme et que la durée de l'opération, très supérieure à la normale, ainsi que les erreurs d'asepsie liées à l'inexpérience motivent leur euthanasie en fin d'intervention. Il décrit un projet de simulateur en 3D "en cours d'élaboration" qui remplacerait les lapines s'il aboutit sous cinq ans, tout en jugeant les mannequins actuels insuffisants.

Objectifs

L'objectif du projet est de former les étudiants vétérinaires en 4ème année à des gestes chirurgicaux qu'ils auront à réaliser couramment dans la suite de leur cursus (rotations cliniques) et au cours de leur vie professionnelle future. L'apprentissage du comportement à adopter dans un bloc chirurgical et des bonnes pratiques en matière de chirurgie sont des compétences attendues dans le référentiel des études vétérinaires.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu est l'acquisition pratique, par les étudiants vétérinaires, de compétences chirurgicales basiques, qu'ils pourront mettre à profit dans la suite de leur cursus, lorsqu'ils auront à réaliser des ovariectomies sur des lapins ou des carnivores domestiques appartenant à des clients, et lors de leur vie professionnelle future.

Procédures

Injections sur animaux vigiles pour les anesthésier : prémédication : 1 injection sous-cutanée de xylazine (5 mg/kg), induction : 1 injection intramusculaire (muscles lombaires) d'un mélange acépromazine (0,75 mg/kg) /kétamine (35 mg/kg), durée : 10 à 15 secondes par injection. Intervention chirurgicale sur animaux anesthésiés : laparotomie + ovariectomie, durée : 2 à 4 heures. Injections sur animaux anesthésiés : injection éventuelle d'une demi-dose supplémentaire d'anesthésiques (acépromazine/kétamine) par voie intramusculaire (muscle triceps), durée : 3 à 5 secondes ; injection létale de pentobarbital sodique (152 mg/kg) par voie intraveineuse (veine auriculaire) à la fin de l'intervention chirurgicale, durée : 5 secondes.

Impact sur les animaux

Les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie générale, avec contrôle de l'analgésie et, en fin d'intervention, les animaux seront euthanasiés, sans être réveillés. En outre, à tout moment, les encadrants pourront intervenir pour corriger d'éventuels incidents per-opératoires graves (Ex : hémorragie massive). Par conséquent, aucune nuisance majeure n'est attendue.

Devenir

Les animaux utilisés seront des lapines de production, initialement destinées à être réformées, donc sacrifiées. En outre, la durée de l'intervention chirurgicale sera très supérieure à la normale et des erreurs d'asepsie pourront être commises du fait de l'inexpérience et du manque de dextérité des étudiants (comparée à celle d'un chirurgien confirmé), ce qui engendre des risques de complications post-opératoires. La combinaison de ces éléments motive l'euthanasie des animaux sous anesthèsie générale, en fin d'intervention chirurgicale.

Remplacement

Les modèles de simulation actuellement disponibles sur le marché (mannequins reproduisant une portion d'abdomen de chat) ne permettent pas d'obtenir un niveau de réalisme suffisant pour préparer les étudiants aux conditions de pratique "de terrain". L'idéal serait de disposer de modèles qui, au-delà de reproduire uniquement l'anatomie de la cavité abdominale, simuleraient les mouvements respiratoires et des différents organes abdominaux (notamment intestins et vessie) et pourraient également être évolutifs, de manière à pouvoir placer les érudiants dans des situations potentiellement délicates (saignements, patiente obèse, utérus pathologique ...). Un projet visant à concevoir ce type de modèles et impliquant notre établissement et des professionnels de l'animation en 3D est en cours d'élaboration. Si ce projet abouti dans un délai inféreur à 5 ans, nous abandonnerons l'utilisation de lapines au profit des modèles alternatifs ainsi mis au point.

Réduction

Le nombre de lapines nécessaire a été calculé de manière à permettre à chaque étudiant de 4ème année (176 étudiants/promotion en moyenne sur 5 ans) de réaliser l'ablation d'un seul ovaire, ce qui est le minimum pour l'apprentissage de l'ovariectomie.

Raffinement

Au cours de leur cursus universitaire, les étudiants auront préalablement (en 3ème année) participé à une séance de TP portant sur le maniement des instruments chirurgicaux et la réalisation de l’hémostase (manipulation du bistouri électrique), de sutures et de ligatures sur des pieds de porc et de la peau artificielle. Le jour de la séance, avant d'intervenir sur les animaux, ils regarderont un film, commenté en direct par les encadrants, leur présentant les gestes chirurgicaux qu'ils auront à réaliser. Tous les actes chirurgicaux seront réalisés sous anesthésie générale (prémédication à la xylazine (5 mg/kg), injectée par voie sous-cutanée, puis, 20 minutes plus tard, induction grâce à un mélange acépromazine (0,75 mg/kg) /kétamine (35 mg/kg), injecté par voie intramusculaire) Tout au long de l'anesthésie, le degré de narcose, d'analgésie et de myorelaxation sera évalué par les enseignants chercheurs encadrant le TP, grâce à la mesure des fréquences cardiaque et respiratoire, de l'évaluation du tonus musculaire, de l'observation des globes oculaires (position, diamètre de la pupille) et du réflexe palpébral. Toute diminution de la profondeur de l'anesthésie sera corrigée par l'injection immédiate d'une demi-dose supplémentaire d'anesthésiques par voie intramusculaire.

Choix des espèces

Avec l'augmentation du nombre de nouveaux animaux de compagnie (NAC), les vétérinaires sont de plus en plus amenés à pratiquer des ovariectomies chez des lapines. Par ailleurs, étant donné que le format du lapin est proche de celui du chat, il constitue également un bon modèle pour l'apprentissage de l'ovariectomie chez la chatte. Par ailleurs, son caractère doux et ses caractéristiques anatomiques (peu de graisse en général) facilitent respectivement les manipulations pré-opératoires et la réalisation de l'intervention chirurgicale par les étudiants. Enfin, même si la lapine n'est pas le modèle idéal pour aborder l'ovariectomie de la chienne, si la configurationanatomiques, les procédures et les gestes sont bien compris, les étudiants disposeront des premières bases sur lesquelles s’appuyer pour appréhender l’intervention sur dans cette espèce. Les femelles doivent avoir atteint la maturité sexuelle. L’âge peut varier d’un lot à l’autre, en fonction des disponibilités du fournisseur. Toutefois, les animaux étant euthanasiés en fin de procédure, il a été précisé au fournisseur que l'utilisation de lapines de réforme devait être privilégiée.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Lapins : 100
Souffrances
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Devenir
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100 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque lapin est sédaté puis reçoit une injection de fer dans un muscle de la cuisse, avant d'être mis à mort une semaine plus tard pour prélever et analyser ce muscle, afin de contrôler des produits vétérinaires destinés au marché chinois. Le porteur indique que ce test in vivo est exigé par la Pharmacopée Chinoise, tout en visant à démontrer que les contrôles physico-chimiques déjà réalisés en France suffiraient à s'en passer. Il affirme qu'aucune méthode alternative n'existe pour cette exigence réglementaire.

Objectifs

Les injections de fer sont très souvent utilisées chez les jeunes animaux de rente (porcins, ovins, caprins, bovins…) dans le cadre de la prévention et du traitement de l’anémie ferriprive après la naissance. Dans le cadre de l’élevage porcin, les injections de fer sont presque systématiquement réalisées dans les 3 jours suivant la naissance. La Chine est le 1er producteur de porcs au monde et un marché important pour les industries pharmaceutiques vétérinaires. Ce projet est réalisé dans le cadre de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en Chine de produits vétérinaires injectables composés de fer, possédant déjà des AMM en France. A chaque libération d’un nouveau lot de ces produits en France, un contrôle qualité est réalisé à l’aide de différents tests physico-chimiques décrits dans la Pharmacopée Européenne. Pour la commercialisation sur le marché chinois, les autorités chinoises demandent la réalisation d’un test in vivo d’absorption du fer au point d’injection chez le lapin. Ce test fait partie des tests de contrôle qualité réalisés lors de la libération de lots de produits contenant du fer en Chine. Il permet de valider la qualité du lot en analysant l’absorption du fer après une injection unique et de s’assurer que la quantité de fer non absorbée au niveau du point d’injection ne dépasse pas 20% de la quantité injectée. Le but de cette vérification est de s’assurer que chaque lot commercialisé est conforme, et que le produit est sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. Ce projet a donc 2 objectifs : 1) la réalisation du test d’absorption de fer au point d’injection demandé par les autorités chinoises dans le cadre d’une demande d’AMM. 2) démontrer que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapins lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.

Bénéfices attendus

1) Obtenir l’autorisation de mise sur le marché en Chine des produits testés. Ainsi, chaque lot commercialisé et autorisé sera conforme et sûr, aussi bien pour la santé animale que pour la consommation humaine. En effet, ce projet va permettre de valider en Chine des produits permettant de lutter contre l’anémie ferriprive rencontrée dans les élevages. 2) Prouver que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapin lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois.

Procédures

Les interventions prévues sur les animaux sont : 1) Injection pour la sédation des animaux : durée inférieure à 30 secondes. 2) Les animaux sédatés recevront une injection unique dans le muscle vaste médial de l’un des membres postérieurs, l’autre servant de contrôle non injecté : durée inférieure à 30 secondes. La sédation permet de diminuer le stress de l’animal et facilite sa contention. Elle facilitera également l’injection qui doit être réalisée précisément dans le muscle vaste médial. 3) Une semaine plus tard, pour l’euthanasie des animaux : durée inférieure à 30 secondes. 4) Sur les animaux euthanasiés, dissection et analyse du muscle vaste médial de l’un des membres : couleur du muscle au point d’injection et prélèvement du muscle pour doser la quantité de fer restant au niveau du point d’injection. Les résultats obtenus avec le muscle traité sont comparés avec ceux obtenus avec le muscle témoin qui n’a pas reçu d’injection.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont rattachés aux procédures et interventions prévues par le projet sur les animaux : 1) Stress et inconfort potentiellement induits par le port et la contention des animaux avant la sédation : durée inférieure à 5 minutes. 2) Stress et inconfort potentiellement induits lors de la pesée des animaux : durée inférieure à 1 minute. 3) Douleur induite par l’aiguille (piqure) lors de l’anesthésie des animaux : durée d’environ 10 secondes. 4) Stress potentiel dans la phase où l’animal redevient complètement vigile au fur et à mesure de la disparition de la sédation.

Devenir

Les animaux inclus dans ce projet seront mis à mort afin de pouvoir prélever et analyser le muscle injecté étudié. Ces prélèvements de muscle sont primordiaux pour répondre aux objectifs de ce projet.

Remplacement

Remplacement : le remplacement n’est pas envisageable car le test d’absorption du fer au point d’injection est une procédure expérimentale in vivo demandée par la réglementation chinoise, dans le cadre de la commercialisation sur le marché chinois de produits vétérinaires composés de fer. L’absorption de fer est un processus dynamique nécessitant le passage de la molécule étudiée du site d’absorption vers le sang pour pénétrer dans la circulation systémique. Ce type d’étude doit se réaliser sur animaux. Cependant, l’un des buts de ces études est de démontrer que les contrôles qualité réalisés en France sont suffisants pour permettre à terme de s’affranchir de l’utilisation d’animaux pour chaque nouvelle libération de lot. Afin de démontrer ceci, l’utilisation d’animaux est ici nécessaire et aucune méthode substitutive n’existe. En effet, l’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet, ne peut pas être remplacée par des méthodes alternatives n’impliquant pas l’utilisation d’animaux.

Réduction

Réduction : Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été calculé à partir des directives mentionnées dans la Pharmacopée Chinoise, dans laquelle il est stipulé qu’il faut utiliser 2 animaux par lot testé, et à partir des besoins pour le projet (estimation du nombre de lots à tester sur la durée du projet). De plus l’un des objectifs du projet est de démontrer que les contrôles physico-chimiques réalisés en France sont suffisants pour pouvoir s’affranchir de l’utilisation de lapins lors de la libération de chaque lot de produit commercialisé sur le marché chinois. Il a été estimé que 10 lots seraient testés par an, soit 100 lapins au total sur la durée du projet qui est de 5 ans.

Raffinement

Raffinement : 1) Les animaux seront suivis quotidiennement. Toute anomalie sera rapportée au vétérinaire qui interviendra dans le diagnostic, la prescription et mise en place d’un traitement thérapeutique adapté et/ou des soins divers, dans le but de soigner ou soulager l’animal. 2) La surveillance, les soins des animaux et l’administration du traitement prescrit sont assurés par du personnel formé, qualifié, compétent et sensibilisé à appliquer des points limites spécifiques au protocole 3) La surveillance des lapins sera accrue à des moments sensibles du projet tels que pour gérer/désamorcer les risques de bagarres entre lapins après la constitution des binômes dans les cages, durant la sédation et l’injection, après sédation et injection, jusqu’à ce que l’animal redeviennent complètement vigile. 4) Une grille décisionnelle/scores est appliquée pour atténuer ou abréger la douleur. 5) Une sédation du lapin sera pratiquée avant l’injection du produit à tester (anesthésie générale légère) pour diminuer le stress de l’animal et faciliter sa contention pour l’injection. La douleur, souffrance et angoisse de l’animal sont d’abord réduites puis supprimées pour que la manipulation puisse être réalisée dans les meilleures conditions. Il est primordial que l’injection soit réalisée précisément au niveau du muscle vaste médial, pour cela l’animal ne doit pas bouger. 6) Les lapins sont hébergés dans des conditions optimales en zones confinées, conçues pour protéger leur statut sanitaire Exempt d’Organismes Pathogènes Spécifique et les préserver des infections. 7) Les paramètres critiques d’ambiance tels que la température et la ventilation sont maintenus stables, régulés en permanence et sous alarmes. 8) Les lapins sont rassurés par le personnel qui leur parle continuellement et les manipule de façon apaisante. 9) Les animaux sont hébergés en groupe harmonieux et ont accès à un enrichissement varié pour exprimer un large répertoire de comportements normaux, d’interactions sociales entre congénères. 10) Les animaux ne subissent ni stress de transport, ni de changement d’environnement (personnel, mode opératoire, aliment…) car ils sont nés sur place et maintenus dans les mêmes conditions, qu’ils soient expérimentation qu’en élevage. 11) Le respects de critères d’inclusion des lapins (age, bonne santé et poids) permettant de n’utiliser que des lapins les plus optimum.12) L’aliment et l’eau de boisson sont à volonté, leur disponibilité est vérifiée quotidiennement.

Choix des espèces

Le lapin est l’espèce utilisée pour ce projet car c’est l’animal demandé et décrit dans la Pharmacopée Chinoise pour la réalisation de tests d’absorption du fer au site d’injection. Conformément à la Pharmacopée Chinoise, les animaux utilisés seront des adultes pesants entre 1,5 et 2,5 kg.

  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
Lapins : 11
Souffrances
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▲ 11
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Devenir
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 8
 3

Onze lapins vont être utilisés, dont huit réutilisés d'une étape à l'autre avant d'être tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque animal subit trois prises de sang et une chirurgie pouvant atteindre une heure et demie donnant accès au foie, décrite par le porteur comme une "chirurgie lourde pour le lapin", ainsi qu'un abord musculaire, pour tester un pansement hémostatique en poudre. Le porteur indique une douleur per et post-opératoire prise en charge par analgésie, et prévoit des prélèvements du foie à deux, treize et vingt-six semaines. Il affirme que le pansement doit être testé dans un environnement d'organes et de fluides corporels que le modèle in vitro ne peut reproduire.

Objectifs

Le pansement idéal n’existe pas. Mais il doit présenter certaines caractéristiques : maintenir la plaie en milieu humide et chaud, être modifié selon les stades de cicatrisation, être perméable aux échanges gazeux mais non aux bactéries, absorber l’excès d’exsudat produit par la plaie, ne pas coller à la plaie mais adhérer à la peau saine sans se décoller ou s’abîmer rapidement, le tout en étant facilement applicable et confortable, ne pas être toxique et être hypoallergénique, protéger des chocs, être transparent afin de pouvoir visualiser la plaie sans retirer le pansement, être le moins coûteux possible et réduire le temps de traitement. Le pansement à base d’alginate de calcium répond à l’ensemble de ces critères mais son utilisation est réservée à la prise en charge de plaies cutanée et très peu sur les organes internes lors de chirurgie. Pour maitriser les saignements, les chirurgiens ont recours à différentes techniques conventionnelles. Lorsque ces techniques sont insuffisantes, notamment lors d’hémorragies capillaires dites « en nappe », des hémostatiques chirurgicaux résorbables sont utilisés comme traitement.

Bénéfices attendus

Le projet est destiné à confirmer l’intérêt des propriétés hémostatiques du produit (sous format de poudre) sur le saignement d’un organe intra-abdominal comme le foie et sur un tissu non lésé (muscle) mais aussi de suivre la résorption du produit dans le temps au niveau des zones d’implantation. L’objectif est de pouvoir avoir un pansement hémostatique naturel (non synthétique) pour le traitement des plaies chirurgicales et qui ne nécessite pas son retrait avant fermeture de l’incision chirurgicale comme les pansements actuels commercialisés.

Procédures

-Prise de sang sur animal vigiles : 3 fois , le prélèvement est effectué après application d'un anesthésique local et dure moins d'une minute. -Chirurgie: une seule intervention comprenant un abord du foie dont la durée ne devrait pas excéder 1h30 (5 minutes pour l’abord, 5 minutes pour l’accès au foie, 25 minutes pour les temps de saignement, 10 minutes pour le contrôle final de l’arrêt du saignement, 20 minutes pour la fermeture des plans musculaire et cutané), puis un abord musculaire sur le flanc dont la durée ne devrait pas excéder 30 minutes (incision, dissection, implantation du produit, suture).

Impact sur les animaux

L’accès au foie est une chirurgie lourde pour le lapin. Afin de limiter l’impact et de ne pas risquer un incident de chirurgie, nous avons opté pour un abord sous costal (incision sous les côtes) à la laparotomie médiane (ouverture de l’abdomen). Le risque hemorrhagique suite à la lésion hépatique reste extrèmement limité par la taille de la lésion réalisée et les moyens d'hémostase à dispositon. La douleur attendue en per et post opératoire est prise en charge par une analgésie adaptée. La chirurgie est réalisée stérilement ce qui limite le risque de complications infectieuses. Les plaies sont protégées.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort, soit parce qu’ils auront atteint un point limite soit parce qu’ils auront atteint le temps du prélèvement final : J+2 semaines EU 1/2, J+13 semaines et J+26 semaines EU 2/2. L'étude histologique de l’intégration du pansement hémostatique dans l’organe sera réalisée et nécessite le prélèvement du foie.

Remplacement

L’objectif de cette étude est de vérifier l’efficacité hémostatique tissulaire d’application locale d’un produit à base d’alginate (produit naturel), de constater sa persistance sur le tissu lésé et de suivre sa résorption sur un tissu lésé et un autre non lésé. La preuve de concept de ce nouveau type de pansement hémostatique sous forme de poudre permettra de mettre au point un nouveau dispositif médical pour la gestion des saignements intra-cavitaire et cutanés en cours de chirurgie et d’observer son intégration sur le tissu à différents temps post-opératoire. Il nous est nécessaire de tester le pansement hémostatique dans un environnement avec les différents organes et les fluides corporels qui ne peuvent être reproduit en in vitro. Ce passage sur le modèle animal est la dernière étape de la preuve de concept.

Réduction

Nous utiliserons 11 lapins au total dont 9 animaux répartis en 3 groupes, il y a 2 animaux supplémentaires prévus afin de compléter l’un des groupes si nécessaires. Si le pansement ne permet pas de stopper le saignement et amène à faire une intervention chirurgicale pour l’arrêter nous stopperons le projet sans utiliser tous les animaux prévus. Pour réduire le nombre d’animaux, nous avons développé la voie d’abord sur des animaux décédés. Dans un principe de réduction, nous ferons simultanément un test de résorption sur tissus sain et un test d'hémostase/resorption sur le foie. Il s’agit d’une preuve de concept, le nombre d’animaux permettra d’obtenir des résultats suffisants pour cette étape du projet.

Raffinement

L’animal sera placé 3 semaines en acclimatation. Après une semaine et demie d’acclimatation, une puce d'identification électronique permettant de mesurer sa température corporelle sera implanté sous la peau, puis l’animal sera habitué au passage du lecteur et au pyjama pour faciliter le suivi post-opératoire. Le vétérinaire, sur place, intervient quotidiennement dans le suivi post-opératoire et prend en charge tout symptôme clinique: complication de plaie, hypo activité etc... Il prend également la décision de recourir à une mise à mort si l'état de l'animal le nécessite ou à son exclusion si le traitement nécessaire à sa prise en charge n'est pas compatible avec la poursuite du projet.

Choix des espèces

Le lapin est un animal de taille intermédiaire, dont le foie a une taille suffisante pour supporter les scarifications prévues et l’implantation de la poudre hémostatique (le produit) en quantité thérapeutique pour obtenir l'effet pharmacologique souhaité (hémostatique). Les animaux seront réceptionnés à 2.5-3 kg pour atteindre 3.5-4 kg (âge adulte). L’utilisation d’animaux adulte permet de bénéficier d’une taille permettant la chirurgie sur le foie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Lapins : 18
Souffrances
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Devenir
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 6
 6

18 lapins vont être utilisés en gravité légère, six tués à l'issue, six réutilisés et six proposés à l'adoption. Ils inhalent un aérosol d'eau de source concentrée deux fois par jour sur deux périodes de cinq jours, un lavage des poumons sous anesthésie étant pratiqué sur une partie d'entre eux. Le porteur décrit un simple stress lié aux manipulations répétées, les poumons étant prélevés après mise à mort pour analyse tissulaire. Il affirme qu'il faut démontrer l'innocuité de cette eau chez l'animal avant tout essai humain, ce qui rendrait le modèle animal incontournable.

Objectifs

Une eau de source française particulière possède une composition qui a montré des effets positifs au niveau immunitaire sur des expériences effectuées sur des cultures in vitro de cellules de poumon. Cet effet pourrait s’avérer particulièrement intéressant dans le cadre de certaines pathologies pulmonaires chroniques chez l’humain. Suite à cette phase in vitro, l’objectif de cette étude est de mettre en évidence l’innocuité de l’inhalation de cette eau concentrée en aérosolthérapie sur un modèle animal, avant le passage chez l’humain.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est la démonstration de l’innocuité de l’aérosol d’eau de source concentrée avant les tests chez l’humain.

Procédures

Les animaux subiront une nébulisation d’eau de source ou de sérum physiologique de 5 min, 2 fois par jour pendant 2 sessions de 5 jours. Un suivi clinique deux fois par jour sera ensuite effectué pendant 2 semaines. Un lavage broncho-alvéolaire pourra être effectué sur quelques individus sous anesthésie générale (15 min).

Impact sur les animaux

Un stress peut être présent chez les animaux qui seront manipulés deux fois par jour pendant les phases de traitement et post-traitement.

Devenir

Plusieurs animaux seront mis à mort pour effectuer des prélèvements d’organes (poumon) afin de faire des analyses tissulaires. Les autres qui seront conservés pourront être réutilisés dans un autre projet ou replacés pour adoption.

Remplacement

Des études in vitro ont été effectuées en amont et ont démontré l’efficacité de l’eau de source testée dans ce protocole. Avant de débuter les tests chez l’humain, il est nécessaire de démontrer l’innocuité de la substance sur un modèle animal, qu’il n’est donc pas possible de remplacer.

Réduction

Cette étude sera effectuée sur un nombre limité d’animaux. La majeure partie des données d’études seront le suivi clinique sur l’animal sur 1 mois et seul une partie des individus seront mis à mort à des fins d’analyses tissulaires. Par ailleurs, les animaux qui ne seront pas mis à mort au cours de la procédure, et s’ils ne présentent pas de séquelles consécutives au traitement, pourront être réutilisés dans un autre projet de recherche.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans le respect du bien-être animal. Les animaux seront gardés pendant une période d'acclimatation de 5 jours minimum entre leur entrée dans l’animalerie expérimentale, et leur première entrée en procédure. Leur environnement comportera un enrichissement (bûchettes à ronger, foin...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé et de bien-être sera évalué tout au long du protocole expérimental. Si un animal présente un signe de douleur ou de souffrance, des analgésiques pourront lui être administrés. Si une infection survient, un traitement antibiotique adapté au lapin pourra être mis en place. Dans le cas où l'animal présenterait une souffrance, une maladie ou une altération physique sans qu'il soit possible de le soulager efficacement (atteinte d'un point limite), l'animal sera sorti d'expérimentation et mis à mort. Les animaux seront habitués à la manipulation pendant les 4 jours précédant le début du traitement. Par ailleurs, les animaux qui ne seront pas mis à mort au cours de la procédure, et s’ils ne présentent pas de séquelles consécutives au traitement, pourront être proposés à l’adoption.

Choix des espèces

Le lapin possède un volume pulmonaire compatible avec les volumes utilisés pour l’appareil de nébulisation et compatible avec un lavage broncho-alvéolaire à des fins d’analyse. Un stade particulier de développement n’est pas nécessaire pour cette étude, toutefois des sujets matures sont préférés (au-delà de 2,5 kg) par souci d’homogénéisation.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Lapins : 42
Souffrances
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Devenir
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42 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur rompt chirurgicalement le ligament croisé du genou pour provoquer une arthrose, avant de poser un dispositif externe de distraction lors d'une seconde opération, avec un risque d'infection, de fracture ou de luxation. Le porteur décrit une douleur et une perte de mobilité du genou, les articulations étant prélevées après euthanasie pour analyse. Il affirme qu'aucune autre méthode ne peut remplacer l'animal et retient le lapin comme premier modèle de grande taille avant l'humain.

Objectifs

L’arthrose est une cause majeure de douleur et d’incapacité chez les personnes âgées. Cette maladie articulaire dégénérative ne résulte pas simplement d’un processus d’usure mais plutôt d’un remodelage anormal des tissus articulaire induit par des médiateurs inflammatoires. Il n’existe à ce jour aucun traitement capable d’enrayer l’évolution du processus arthrosique. Les options de traitement restent limitées et ne sont capables que de ralentir la progression de cette maladie. Lorsqu’un traitement chirurgical s’impose, la seule intervention possible avant la prothèse de genou est l’ostéotomie qui permet de décharger l’articulation affectée. Pour pallier à ce manque de traitement, nous avons développé un dispositif externe de distraction articulaire. Ce dernier a pour objectif de favoriser la réparation du cartilage en soulageant la charge appliquée sur l’articulation du genou. Cette étude comprend deux objectifs distincts. Le premier est de mettre au point le dispositif final de distraction articulaire (taille du dispositif, types et tailles des vis utilisées …) afin de permettre un confort optimal des animaux tout en maintenant au mieux la distraction. Le deuxième est d’évaluer l’effet de ce dispositif combiné ou non à une ostéotomie sur le développement de l’arthrose au niveau du genou.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de montrer que la distraction articulaire via la pose de ce dispositif externe permet de lutter contre les atteintes ostéo-chondrales et inflammatoires induite par l’arthrose. In fine, le but de ce projet est de montrer que le dispositif externe pourrait representer une alternative plus efficace dans le traitement de l’arthorse que celui pratiqué actuellement en médecine humaine à savoir l’ostéotomie.

Procédures

Les animaux seront soumis a une ou deux procédures chirurgicales sous anesthésie générale selon le groupe (durée de la procédure de 1 heure environ). Un à trois prélévements de sang seront réalisés pendant l'anesthésie pour réaliser des analyses sanguines (prélèvements réalisés en quelques secondes dans le cathéter artériel mis en place pour le suivi de la pression artérielle pendant l'anesthésie).

Impact sur les animaux

La rupture chirurgicale du ligament croisé craniale provoque une instabilité du genou qui entraine le developpement accélré de l'arthrose du genou. Les nuisances sont la douleur et la perte de fonction du genou (amplitude de mouvement diminuée). Complications post-opératoires potentielles de l'intervention chirurgicale d'implantation du dispositif de distraction et de stabilisation du genou : complications infectieuses (Infection superficielle du site opératoire, arthrite septique fémoro-tibiale); œdème/hématome sévère au niveau du site chirurgical avec boiterie empêchant l’animal de se déplacer, complicaton du montage distractif (fracture fémorale ou tibiale, luxation articulaire du genou opéré).

Devenir

La première procédure correspond à la déstabilisation de l'articulation du genou pour induire une arthrose, tous les animaux seront maintenus en vie. Suite à l'induction de l'arthriose du genou, la deuxième procédure vise à mettre en place le dispositif de distraction articulaire et à suivre l'évolution de l'arthrose, tous les animaux seront euthansiés afin de récupérer les articulations affectées pour analyses histoligiques et par imagerie.

Remplacement

A l’heure actuelle, il n’existe pas d’autres méthodes permettant d’éviter ou remplacer l’utilisation des animaux pour l’approche thérapeutique abordée dans ce projet.

Réduction

Etude préalable sur pièce anatomique pour permettre une première phase, utilisation d'une modèle d'arthrose bien connu et maîtrisé, traitement statistique des résultats obtenus

Raffinement

Les manipulations se dérouleront dans le strict respect du bien-être des animaux. L’hébergement est assuré dans des cages individuelles conformément à la réglementation en vigueur avec enrichissement. Le modèle chirurgical est maîtrisé et réalisé par des chirurgiens qualifiés. Des traitements analgésiques adaptés seront mis en place et ajustés au niveau de douleur identifiée individuellement sur chaque lapin. Toute maladie concomitante apparaissant pendant l’étude fera l’objet de soins et traitements adaptés. L’échec aux traitements conventionnels et l’impact de la maladie sur les résultats de l’étude seront évalués comme point limite. Les animaux ont accès librement aux granulés spéciaux pour lapins et à l’eau de boisson (ad libitum). L’enrichissement du milieu se fait par des jouets et des blocs de foin compacté et une tablette surélevée permettant aux lapins de se placer au-dessus ou en dessous. Les moyens mis en œuvre pour détecter, identifier et mettre un terme sans délai aux douleurs, souffrance et angoisse potentielles consiste en une surveillance quotidienne des animaux, l'administration d'analgésiques pour gérer la douleur peropératoire et l'utilisation d'un arbre décisionnel d'intervention (soin, analgésie, euthanasie) à partir des signes comportementaix et physiques observés sur les animaux. Par ailleurs, le soin des lapins est assuré par un personnel qualifié dans un hébergement conforme et enrichi. Les animaux sont manipulés dans un environnement calme et sous sédation ou anesthésie dès lors que la manipulation est stressante et source d’inconfort. L’immobilisation chimique est réalisée par voie sous-cutanée ce qui évite de requérir à une contention physique pour réaliser l’injection des produits sédatifs et analgésiques.

Choix des espèces

Le choix des lapins est fondé sur plusieurs critères : - Animaux adultes : maturité squelettique - Premier modèle animal de type "grand animaux" avec la possibilité d'avoir un dispositif de distraction à l'échelle du futur dispositif humain - Modèle d’arthrose induite du genou chez le lapin largement répondu et décrit dans la littérature et correspondant à l'articulation cible chez l'homme. Animaux adultes (squelette arrivé à maturité)

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Lapins : 25
Souffrances
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Devenir
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 25

25 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une tumeur leur est greffée pour reproduire des métastases péritonéales, puis ils subissent trois anesthésies avec chirurgies par cœlioscopie et administration de chimiothérapie en aérosol pressurisé. Le porteur indique qu'une anorexie, une perte de poids et une accumulation de liquide dans l'abdomen sont attendues, les animaux étant tués en fin de protocole pour prélèvements. Il présente ce projet comme "indispensable" avant tout essai chez l'humain, la souris étant jugée trop petite pour la technique.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’implication de la réponse aux traitements par nanomédicaments de platine/Doxorubicine administrés via PIPAC (Chimiothérapie intrapéritonéale pressurisée par aérosol) dans un modèle animal immunocompétent. Cette approche validera l’utilisation de l’approche immunothérapeutique pour traiter les métastases péritonéales d'origine gastrique. L’évolution de la tumeur primaire et des métastases péritonéales (PM) sera étudiée dans un modèle animal lapin. Des modèles existants de lapins présentant des métastases après injection de tumeur VX2 (carcinome à cellules squameuses de lapin transplantables) vont être traités par chimiothérapie pressurisée par voie coelioscopique (groupe test) versus contrôle (injection de sérum physiologique).

Bénéfices attendus

Ce projet est indispensable avant de réaliser les tests d'efficacité de traitements chimiothérapeutiques sur des individus qui ne sont pas pris en charge par la thérapie curative de nos jours. Au-delà de la valorisation scientifique, les applications en santé humaine seront facilement transposables en raison de l'absence d'études dans ce domaine.

Procédures

Tous les animaux (25) sont soumis à 3 anesthésies générales d'une durée totale maximum d'1h30. Ils reçoivent les mêmes gestes chirurgicaux (incision, insertion de trocart, biopsie et aérosolisation) durant les anesthésies par laparotomie légère et coelioscopie pour chaque PIPAC. La seule différence est le type d'agent thérapeutique administré. Un scanner est réalisé en plus (10 min maximum) lors de la 1ère anesthésie avant la chirurgie. Une dernière anesthésie générale permet de réaliser un 2ème scanner (10 min) avant mise à mort.

Impact sur les animaux

Une anorexie et une perte de poids peuvent apparaître, ainsi qu’une altération de l’apparence physique et du comportement en conséquence. Une augmentation du diamètre abdominal est à prévoir en raison de l'accumulation du liquide d'ascite dans la cavité péritonéale, en particulier les dernières semaines post greffe, d'où la décision de limiter la durée de la manipulation jusqu’aux semaines 5 à 7. Le fonctionnement du transit intestinal peut aussi être perturbé (selles liquides).

Devenir

À l'issue de la procédure, les 25 animaux sont euthanasiés dans le but d'effectuer des prélèvements et des analyses tissulaires et moléculaires.

Remplacement

Des études in vitro ont déjà été effectuées sur ce sujet mais ont montré leurs limites. Les modèles in vitro ne permettent pas de modéliser la complexité de la réponse histologique d’un organisme entier face à l’administration de thérapeutiques, et encore moins en prenant en compte l'environnement tumoral (une métastase en 3 dimensions ne répondra pas aux traitements chimiothérapeutiques de la même façon qu'une culture en 2 dimensions) et la coopération avec le système immunitaire. Ils sont aussi insuffisants pour envisager des essais cliniques chez l’Homme. Les modèles de lapins de carcinose péritonéale sont bien décrits et permettent de mimer le phénomène observé chez l’Homme.

Réduction

Le modèle de carcinose péritonéale et hépatique est maitrisé par l’équipe et les porteurs de ce projet, ce qui permet de limiter des étapes de mises au point, déjà réalisées par le passé dans des laboratoires de renom. De plus, des expériences in vitro ont déjà permis de définir les valeurs de la gamme de concentration des cellules de cancer colorectal murin selon leur cinétique de croissance. Celles in vivo sont organisées dans un ordre précis, avec des témoins choisis de sorte à limiter la répétition d’expériences. Le lapin est l’espèce modèle la plus adaptée pour ces études précliniques.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions d’hébergement (température et hygrométrie de l’environnement, présence systématique d’enrichissement, change régulier de la litière (qui n'est pas en contact avec les animaux mais dans un plateau sous la grille de la cage), nourriture et eau ad libitum, surveillance quotidienne de l’état général des animaux) qui respectent leur bien-être. Une attention particulière sera apportée à l'hydratation des animaux pour surveiller d'éventuels troubles du transit. De plus, l’ensemble des procédures sera réalisé de manière à limiter le stress et la souffrance des animaux (anesthésie, tapis ou lampe chauffante pendant la chirurgie, analgésique post opératoire).

Choix des espèces

Pour l’étude des métastases péritonéales, la souris est l’animal le plus couramment utilisé. Néanmoins, la coelioscopie et la surpression due à la PIPAC/ePIPAC n’est pas compatible avec la taille de la souris à ce jour. Le modèle de lapin est ainsi le plus approprié pour étudier les métastases péritonéales gastriques. Le lapin est un animal avec une durée de vie plus longue que la souris, ce qui permet de réaliser des plans expérimentaux répétés sur de plus longues périodes. Il a une anatomie abdominale et une physiopathologie péritonéale proche de celle de l’homme, ce qui en fait un modèle stratégique en cancérologie digestive. Les lapins seront des jeunes individus (2.5-3.5 kg) pour ne pas interférer avec les processus de vieillissement (si animaux plus âgés) ou des processus de croissance juvénile (si animaux plus jeunes).

  • Formation professionnelle
Lapins : 50
Souffrances
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Devenir
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 50

50 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque animal sert de support d'entraînement pour des prises de sang, des injections et des inoculations, à raison de trois actes maximum, la mise à mort faisant elle-même "partie de la formation". Ces séances ne produisent aucune connaissance mais visent à entretenir les gestes techniques du personnel pour d'autres projets sur animaux de rente. Le porteur affirme que la pratique sur animal vivant est "indispensable" et présente la maîtrise des gestes comme bénéfique au "bien-être des animaux non-humains".

Objectifs

Dans le cadre de l'expérimentation animale, les personnes accomplissant des actes vétérinaires sur les animaux doivent avoir les compétences techniques nécessaires pour le faire. Ces compétences sont acquises au cours de la formation initiale et doivent être maintenues régulièrement par des formations pratiques validées par l'établissement utilisateur (arrêté du 1er Février 2013). Les formations spécifiques en expérimentation animale officiellement reconnues proposent souvent des applications pratiques ciblées sur les modèles murins et peu étendues à d’autres espèces terrestres ou aquatiques, ce qui ne correspond pas aux besoins des essais expérimentaux sur animaux de rente. Le but de ce projet est de permettre aux personnes d'acquérir ou de perfectionner les bons gestes pour la réalisation des actes vétérinaires sur les lapins (prélèvements, injections, mise à mort, …). Les formations sont destinées aux personnes réalisant des actes vétérinaires lors d’essais mis en oeuvre sur animal de rente.

Bénéfices attendus

La réalisation de gestes techniques sur les lapins est un enjeu majeur compte tenu des besoins dans la réalisation de multiples projets expérimentaux sur les animaux de rente. Offrir des conditions optimales à nos agents pour se former en amont de la réalisation des actes permet de disposer de personnes pouvant réaliser ces gestes avec la meilleure assurance possible lorsque cela est nécessaire. Cela constitue la meilleure garantie d’une prise en compte du bien-être des animaux et des manipulateurs au cours de ces interventions et leur est ainsi bénéfique. En effet, la maîtrise technique des actes permet immanquablement de réduire le stress des animaux ainsi que leur douleur.

Procédures

Il s'agit : d'écouvillonnages, de prises de sang, d’inoculations, d'injections sur animal vigile. Les actes décrits sont des actes très brefs (de l’ordre de quelques secondes à une dizaine de secondess). Le nombre d'actes maximum (tout acte confondu) est limité à 3 par animal, avec un temps de repos entre chaque prélèvement (à minima de 5 minutes).

Impact sur les animaux

Les procédures ne devraient pas être à l'origine de souffrance prolongée pour les animaux. Les actes décrits sont des actes très brefs. La douleur maximale attendue est équivalente à la piqure d'une aiguille. Pour les actes réalisés à l’oreille, de la crème anesthésiante (type EMLA 5 %) est utilisée. Les lapins pourraient éprouver du stress lors des contentions. Les formations durent 1 journée maximum. Les animaux seront mis à mort au plus tard, en fin de journée. Sont prévues au maximum 5 formations sur une période de 5 ans, avec 10 animaux pour chacune des formations (1 animal/personnel formé), soit 50 animaux au total au maximum.

Devenir

La mise à mort fera partie de la formation.

Remplacement

Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstration enregistrées en vidéo (lorsque disponible), afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque possible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, le remplacement complet des animaux n'est pas possible, puisque le but de ce projet est la maîtrise des gestes pour respecter au mieux le bien-être des animaux et que celle-ci ne peut s'acquérir qu'en pratiquant.

Réduction

Les personnes seront formées en premier lieu à l'aide de démonstrations enregistrées en vidéo (lorsque disponible), afin de réduire le nombre d'animaux utilisés. Elles s'exerceront ensuite sur modèle inerte (lorsque possible) avant de pratiquer sur animal vivant pour permettre d’acquérir plus de fluidité dans les gestes. Toutefois, la pratique sur animaux est indispensable pour l'acquisition de la maîtrise des gestes. Le nombre d’animaux utilisés sera néanmoins réduit au nombre minimum suffisant pour l’acquisition et la maîtrise des différents actes, eu égard aux étapes préalables de la formation.

Raffinement

Le but de ce projet est le raffinement, permettant d'une part aux personnes de réaliser les actes avec les gestes les plus indolores et les moins stressants possibles pour les animaux ainsi que pour les manipulateurs et d'autre part de réduire les manipulations aux seuls actes utilisés lors des autres projets expérimentaux du laboratoire. Le produit qui sera injecté ou instillé sera un produit indolore (sérum physiologique). La formation sera donnée par des personnes ayant une maîtrise des actes. Le personnel formé visualisera d'abord des enregistrements vidéo (lorsque disponible), s'exercera ensuite sur modèle inerte (lorsque possible) avant de pratiquer sur animal vivant. Les animaux seront gardés en groupe dans des parcs, et bénéficieront d'un enrichissement social (à minima deux lapins par parc). Ils auront à leur disposition des enrichissements adaptés (ex : cachette, plateforme…). Ils disposeront à minima d’1 jour d’acclimatation à leur environnement avant la formation. Ils seront nourris selon leurs besoins et abreuvés à volonté. Ils seront examinés au cours d'une visite quotidienne tout au long de la période précédant la formation.

Choix des espèces

Le lapin est une espèce classique d’élevage d’animaux producteurs de denrées. L'âge des animaux sera fonction des besoins de la formation (liés aux essais prévus). Cet âge pourra varier de 5 à 20 semaines d’âge.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Lapins : 30
Souffrances
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Devenir
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 30

30 lapins vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Des cellules de glioblastome humain leur sont implantées dans le cerveau selon trois techniques comparées, avec des chirurgies sous anesthésie, deux scanners et la pose d'électrodes intracrâniennes lors de la dernière intervention. Le porteur indique que la croissance tumorale peut provoquer une atteinte des fonctions cérébrales et, rarement, une paralysie d'une patte, les animaux étant tués en fin de protocole pour prélever les tissus. Il qualifie l'usage d'animaux d'"indispensable" et présente ce modèle comme un futur outil pour la recherche translationnelle et la formation des neurochirurgiens.

Objectifs

Les glioblastomes constituent des tumeurs cancéreuses cérébrales ayant un potentiel d’infiltration agressif, qui sont à l’origine d’une véritable problématique en thérapeutique humaine. Ces tumeurs sont difficiles à extraire totalement en chirurgie, ce qui entraîne généralement une survie limitée. Le projet consiste en la création d’un modèle de glioblastome chez le lapin, à partir de cultures primaires de cellules issues de tumeurs fraiches humaines de glioblastome. Afin de déterminer la meilleure méthode d’implantation, 3 techniques seront évaluées dans ce protocole. Étant donné qu’il n’existe actuellement aucun modèle sur le gros animal de tumeur gliale avec les caractéristiques du glioblastome, la possibilité d’utiliser un tel modèle pourrait permettre à l’avenir d’améliorer les méthodes diagnostiques (imagerie, électrophysiologie), afin d’explorer de nouvelles stratégies thérapeutiques et d’améliorer les existantes.

Bénéfices attendus

Fournir un modèle de glioblastome issu de culture primaire de cellules extraites de tumeur fraiche humaine avec une voie d'implantation validée permettant : • De servir de modèle pour les projets de recherche translationnelle sur les glioblastomes • De valider de nouvelles approches thérapeutiques, notamment la chimiothérapie intra-artérielle (seule ou en association à la chirurgie) • D’évaluer de nouvelles techniques diagnostiques • D’enseigner la chirurgie d’exérèse aux neurochirurgiens en formation Dans un même temps, ce projet permettra pour la première fois sur un modèle animal d’identifier certains marqueurs de l'invasion cérébrale par la tumeur.

Procédures

La première session chaque animal aura la procédure chirurgicale adaptée à son groupe de voie d’implantation sous anesthésie générale (60 à 120 minutes environ). Une deuxième anesthésie générale sera effectuée au jour 10pour le contrôle scanner (30 min environ). Le dernier contrôle au jour 30 demandera également une anesthésie générale pour le contrôle scanner, et une chirurgie pour l’implantation d’électrodes sEEG et la pose de grille mini-ECoG permettant les mesures électrophysiologiques, pour laquelle l’animal ne sera pas réveillé à son terme (1 h environ).

Impact sur les animaux

L’anxiété et le stress sont des effets indésirables attendus avant, et après chaque procédure/prélèvement. Après mise en place des abords vasculaires des douleurs peuvent survenir suite à l’intervention. Il existe également une possibilité, très rare, de paralysie de la patte arrière du lapin en cas de lésion du nerf fémoral. L’étude portant sur des tumeurs cérébrales, une possible atteinte fonctionnelle du cerveau pourrait survenir en cas de croissance rapide.

Devenir

Les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de prélever les pièces anatomiques à des fins d’analyse en histologie.

Remplacement

Ce projet vise à concevoir un modèle de glioblastome chez le gros animal permettant la recherche pré clinique (diagnostique, thérapeutique). L'utilisation d'animaux dans le cadre de ce projet est indispensable.

Réduction

Un contrôle intermédiaire effectué par scanner à 10 jours après l’implantation tumorale permettra de confirmer la croissance tumorale sans sacrifice. Pour chaque voie d’implantation étudiée, il a été décidé de n’utiliser que deux lapins par culture cellulaire pour diminuer le nombre d’animaux utilisés dans cette étude pilote.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans le respect du bien-être animal. Les animaux seront gardés pendant une période d'acclimatation de 5 jours minimum entre leur entrée dans l’animalerie expérimentale, et leur première entrée en procédure. Leur environnement comportera un enrichissement (bûchettes à ronger...). Les animaux seront suivis quotidiennement et leur état de santé et de bien-être sera évalué tout au long du protocole expérimental. Les animaux seront anesthésiés et analgésiés pendant les procédures chirurgicales et seront suivis au cours de la procédure. Un suivi renforcé sera effectué durant les premiers jours après chaque procédure opératoire. Le comportement des lapins sera particulièrement suivi pour mettre en évidence une éventuelle atteinte des fonctions cérébrales, qui traduiraient une croissance rapide de la tumeur. Si un animal présente un signe de douleur ou de souffrance, des analgésiques pourront lui être administrés. Si une infection survient, un traitement antibiotique adapté au lapin pourra être mis en place. Dans le cas où l'animal présenterait une souffrance, une maladie ou une altération physique sans qu'il soit possible de le soulager efficacement (atteinte d'un point limite), l'animal sera sorti d'expérimentation et mis à mort. Par ailleurs, la décision a été prise d’effectuer un premier test d’implantation sur un nombre réduit d’animaux avec une lignée cellulaire connue moins agressive afin d’obtenir des informations sur le processus et d’améliorer la prise en charge.

Choix des espèces

Les modèles petits animaux (souris, rats) ne permettent pas d’utiliser les outils d'imagerie cliniquement disponibles en raison de leur petite taille et ne permettent pas le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques telles que le traitement par voie endovasculaire (chimiothérapie intra-artérielle) en raison de la limitation de la navigation distale des cathéters dans le réseau vasculaire. Le lapin possède une anatomie vasculaire intra crânienne se rapprochant de celle de l’Homme avec un polygone vasculaire à la différence du porc. Enfin, la taille des vaisseaux du lapin permet une navigation endovasculaire avec les micro-cathéters utilisés en neuroradiologie interventionnelle chez l’humain. Le poids des lapins New-Zealand adulte est supérieur à 3.5kg, soit autant qu'un nouveau-né, ce qui permet d'utiliser les appareils d'imagerie disponibles en clinique et d’évaluer des stratégies chirurgicales ou endovasculaires. Les animaux utilisés seront des adultes de plus de 3kg500 pour la taille des artères.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Lapins : 12
Souffrances
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Devenir
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12 lapins vont être utilisés, tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque lapin reçoit sous la peau, sous anesthésie générale, un biomatériau osseux à tester et un témoin, avant une analyse des tissus après mise à mort. Le porteur attend une réaction inflammatoire pouvant provoquer douleur locale, encapsulation ou abcès, et évalue la tolérance du matériau en vue d'un marquage CE. Il affirme qu'il "n'existe pas d'autre méthode" pour étudier la tolérance de l'hôte et justifie l'usage par la "nécessité" de poursuivre les recherches sur de nouveaux biomatériaux.

Objectifs

En médecine humaine, les biomatériaux osseux servent à combler un défaut après un traumatisme ou une chirurgie. Ils constituent une alternative à l’autogreffe osseuse. Le biomatériau osseux idéal devrait être biocompatible, biorésorbable, tout en présentant une intégrité structurelle similaire à celle de l’os, une matrice ostéoconductrice, et contenir des facteurs ostéo-inducteurs. Actuellement, aucun substitut osseux ne répond à toutes ces exigences et la greffe autologue avec ses complications qu’elle entraîne, reste le traitement majoritairement utilisé. C’est pourquoi il est nécessaire de poursuivre les recherches quant à la création de nouveaux biomatériaux. De plus, pour l’obtention du marquage CE, la biocompatibilité des matériaux développés doit être évaluée selon la norme ISO 10993-6 concernant l'évaluation biologique des dispositifs médicaux.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de s’assurer de la tolérance et l’inocuité tissulaire locale de ce biomatériau destiné in fine à un usage en médecine humaine pour la reconstruction osseuse.

Procédures

1 intervention chirugicale d'implantations sous la peau du biomatériau à tester et du biomatériau témoin sous anesthésie générale durant approximativement 1 heure 1 anesthésie générale terminale avant euthanasie

Impact sur les animaux

En raison de l’objectif de l’étude, l’effet indésirable majeur est le developpement d’une réaction inflammatoire prolongée au niveau des sites d’implantation, pouvant générer une douleur locale, une inflammation chronique avec encapsulation et/ou abcédation. Un retentissement systémique de cette réaction inflammatoire prolongée avec baisse d'activité et de l'appétit enraînant une perte de poids constitue un des points limites lorsqu'un échec thérapeutique à l'administration d'antalgiques et de soins locaux est constaté.

Devenir

Nécessité de réaliser une analyse histopathologique détaillée des sites d'omplantations, seulement réalisable après prélèvement des tissus post-mortem. Néanmoins, les 2 lapins supplémentaires prévus en cas de pertes d'animaux non liées au protocole seront affectés à un autre protocole dans le cas où ils ne seraient pas utilisés.

Remplacement

A l’heure actuelle, il n’existe pas d’autres méthodes d'étude de la tolérance de l'hôte permettant d’éviter ou de remplacer l’utilisation d’animaux pour l’approche thérapeutique abordée dans ce projet.

Réduction

Compte-tenu d’études comparables déjà publiées, le nombre d’animaux par groupe correspond au nombre minimal requis pour atteindre une significativité́ statistique. L’animal étant son propre témoin, cela nous permet de réduire la variabilité individuelle, d’augmenter la puissante du test statistique et de travailler sur des faibles effectifs (n=5) sans perdre la validité statistique.

Raffinement

Les manipulations se dérouleront dans le strict respect du bien-être des animaux. L’hébergement est assuré dans des cages individuelles conformément à la réglementation en vigueur. Le modèle chirurgical est maîtrisé et réalisé par des chirurgiens qualifiés. Des traitements analgésiques adaptés seront mis en place et ajustés au niveau de douleur identifiée individuellement sur chaque lapin. Toute maladie concomitante apparaissant pendant l’étude fera l’objet de soins et de traitements adaptés. L’échec aux traitements conventionnels et l’impact de la maladie sur les résultats de l’étude seront évalués comme point limite. Les animaux ont accès librement aux granulés spéciaux pour lapins et à l’eau de boisson (ad libitum). L’enrichissement du milieu se fait par des jouets et des blocs de foin compacté et une tablette surélevée permettant aux lapins de se placer au-dessus ou en dessous. Les moyens mis en œuvre pour détecter, identifier et mettre un terme sans délai aux douleurs, souffrance et angoisse potentielles consiste en une surveillance quotidienne des animaux et l'utilisation d'un arbre décisionnel d'intervention (soin, analgésie, euthanasie) à partir de la collection de comportements et de signes physiques anormaux identifiés sur les animaux. Par ailleurs, le soin des lapins est assuré par un personnel qualifié dans un hébergement conforme et enrichi. Les animaux sont manipulés dans un environnement calme et sous sédation ou anesthésie dès lors que la manipulation est stressante et source d’inconfort. L’immobilisation chimique est réalisée par voie sous-cutanée ce qui évite de requérir à une contention physique pour réaliser l’injection des produits sédatifs et analgésiques.

Choix des espèces

Le choix des lapins est fondé sur plusieurs critères : - Animaux adultes : maturité squelettique - Animaux faciles à gérer en stabulation ; - Modèle d’inflammation induite chez le lapin largement répondu et décrit dans la littérature. Animaux adultes : aspect anatomique (modèle validé)

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Lapins : 120
Souffrances
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Devenir
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120 lapines vont être utilisées puis gardées comme reproductrices pour d'autres protocoles, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent des collectes de lait à quatre stades de lactation, précédées d'une injection d'ocytocine pour faciliter l'éjection, afin de décrire les oligosaccharides du lait et leur lien avec le microbiote des lapereaux. Le porteur précise que soixante lapereaux seront tués pour prélever leur contenu caecal, ces morts étant comptées "hors procédure", et que les lapereaux non retenus rejoindront la filière de consommation à soixante-dix jours. Il inscrit le projet dans la réduction des antibiotiques en élevage cunicole et le présente comme "impératif" pour la santé des lapereaux.

Objectifs

Les oligosaccharides sont des composés présents dans le colostrum et le lait. Ces molécules sont des polymères composés d'au moins 3 sucres et présentent une grande diversité de structure. Ils ne sont pas digérés par les jeunes mammifères mais utilisés par les bactéries intestinales. Dans l’espèce humaine, ils ont des effets bénéfiques sur le microbiote intestinal des bébés (effet prébiotique), contre des pathogènes, bactéries, virus et parasites et sur l’activité des cellules intestinales épithéliales et immunitaires. Leurs effets dépendent de leur structure. Chez les animaux d’élevage, cependant, leurs bénéfices sont peu ou pas connus. En élevage cunicole, les lapereaux sont très susceptibles aux troubles digestifs (diarrhée notamment), qui sont généralement traités par des antibiotiques. Dans l’enjeu de suppression de l'utilisation d'antibiotique en élevages et d’amélioration du bien-être des animaux, il est impératif de développer des stratégies préventives qui permettent de préserver la santé des lapereaux. Dans ce contexte, le projet vise d’abord à décrire les oligosaccharides du lait de lapine et leur diversité de structure et ensuite à étudier les liens entre ces profils en oligosaccharides du lait et le microbiote intestinal et la santé des lapereaux.

Bénéfices attendus

A court terme, le projet apportera des connaissances nouvelles sur le lien entre les profils d’oligosaccharides et la santé intestinale des lapereaux allaités. Afin de bénéficier au plus grand nombre, les données sur les oligosaccharides du lait de lapine, quantité et diversité de structure, alimenteront une base de données multi-espèce qui sera mise à disposition dans un répertoire public. A plus long terme, ces connaissances permettront de tester des stratégies de nutrition préventive pour les lapereaux, en étudiant les effets d’oligosaccharides spécifiquement identifiés comme potentiellement bénéfiques. Nous fournirons ainsi des pistes à la filière cunicole pour développer un aliment premier âge pour lapereaux allaités qui serait enrichi en oligosaccharides bénéfiques, aliment qui permettrait de réduire les problèmes digestifs des lapereaux au sevrage, une phase critique en élevage.

Procédures

Les 120 lapines seront soumises à une collecte de lait à 3, 10, 17, 25 jours de lactation (objet de la procédure 1). Les 60 lapereaux sélectionnés sur le poids moyen de la portée pour les prélèvements de contenu caecal pour les analyses de microbiote seront euthanasiés (1 par portée x 10 portées x 2 lignées x 3 stades de prélèvement : 10, 17, et 25 jours; hors procédure)

Impact sur les animaux

Les nuisances pour les lapines : Le prélèvement de lait nécessite une injection préalable d’ocytocine afin de faciliter l’éjection du lait, engendrant la douleur d'une piqure. La lapine est replacée au contact du nid dès la fin du prélèvement (10 minutes maximum). Les nuisances pour les lapereaux : le prélèvement de lait n’impacte pas la poursuite de la tétée. Les prélèvements de contenu caecal pour l’analyse du microbiote sont effectués post mortem (hors procédure et non comptabilisés ci dessous).

Devenir

Les 120 lapines, objet de la procédure 1 seront gardées comme futures reproductrices pour d'autres protocoles expériementaux.

Remplacement

Les deux objectifs du projet sont de décrire les profils en oligosaccharides du lait de lapine et d’étudier les liens entre ces profils et le microbiote intestinal des lapereaux. Le projet porte donc sur le continuum lapine-sécrétions lactées- lapereaux et nécessite d’être réalisé sur des animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux prévus est de 120 lapines (procédure 1) et 60 lapereaux (1 lapereau / portée x 10 portées x 2 lignées x 3 stades de lactation; prélèvement post-mortem hors procédure). Afin d’évaluer la diversité génétique des profils d'oligosaccharides du lait, toutes les femelles disponibles dans le troupeau de lapines seront prélevées (2 x 60). Toutes ces lapines auront été génotypées en amont dans le cadre de l’expérimentation de sélection. Lors d'un essai préalable, nous avons pu caractériser la variabilité des profils d'oligosaccharides au sein d'une seule lignée sur la base de 75 lapines à un stade de lactation seulement. Dans le présent projet, ce nombre est également suffisant pour suivre la cinétique d’évolution de ces profils sur 4 semaines de lactation. Le prélèvement de contenu caecal post mortem sera réalisé sur un sous effectif de lapereaux. Pour des raisons de réduction de l’utilisation des animaux à des fins expérimentales nous n’utiliserons que 20 portées sur les 120 disponibles car les résultats obtenus antérieurement indiquent que l’unité statistique minimum pour mettre en évidence des différences de composition du microbiote est de n=10 lapereaux par groupe et par stade. Ces lapereaux seront issus de 10 portées par lot. Les 2 x 10 portées parmi les 2 x 60 portées seront choisies parmi celles respectant une taille de portée initiale de 10 lapereaux à 7 jours d'âge et représentatives du poids moyen intra lot. Au sein des 2 x 10 portées sélectionnées, les lapereaux seront euthanasiés à 10, 17 ou 24 jours. Les lapereaux seront des mâles représentatifs du poids moyen de leur portée. Les 3 stades de prélèvement permettent de suivre la cinétique d’évolution du microbiote intestinal des lapereaux pendant leur phase d’allaitement. Ce choix est basé sur nos expériences précédentes, validées. Les cinétiques seront étudiées par analyse de variance comportant l’effet temps de prélèvement et l’effet lapine. Les animaux non utilisés poursuivent le cycle d’élevage : les lapereaux sont élevés jusqu’à 70 jours d’âge à destination de la consommation humaine, tandis que les femelles poursuivent leur carrière reproductrice et pourront être réutilisées pour d’autre protocole.

Raffinement

L’ensemble des procédures sera réalisé par du personnel expérimenté et en respectant des points limites afin de réduire la souffrance et la douleur des animaux. Les mesures de raffinement consisteront à réduire le plus possible l’intensité et la durée du stress que peuvent engendrer la manipulation de la lapine pendant la prise de lait. Ainsi, les lapines et les lapereaux sont habitués aux mêmes personnels tout au long du protocole. En cas de signe de difficulté ou de nervosité pendant la prise de lait, le prélèvement sera interrompu et la femelle repositionnée dans son logement avec sa portée. Les lapines et les lapereaux seront particulièrement surveillés après la prise de lait et la poursuite de la tétée par les lapereaux sera suivie.

Choix des espèces

Les deux objectifs du projet sont de décrire les profils en oligosaccharides du lait de lapine et d’étudier les liens entre ces profils et la mise en place du microbiote intestinal des lapereaux. Le projet porte sur la transmission de substrats (oligosaccharides) de la lapine aux lapereaux via le lait. Il utilise donc des lapines en lactation et des lapereaux allaités par ces lapines

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 1800
Lapins : 750
Souffrances
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▲ -
▲ 2550
▲ -
Devenir
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 2550

2 550 souris et lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, les animaux servant aux tests étant tués et les autres pouvant être réutilisés pour d'autres projets. Les lapins subissent un jeûne alimentaire d'environ quatorze heures et un jeûne hydrique de trois heures, deux injections sous la peau et six prélèvements de sang à l'oreille, les souris deux injections et un prélèvement à la joue. L'objet n'est pas la recherche mais le contrôle libératoire de lots commerciaux d'insuline exigé par les pharmacopées américaine et chinoise. Le porteur indique qu'un test sans animaux existe mais n'est accepté par ces pharmacopées que pour certaines insulines, et que le nombre d'animaux est fixé par la réglementation.

Objectifs

L’objectif de ces tests de contrôle de la qualité est de pouvoir mettre à disposition de patients des lots contrôlés d’insuline utilisés notamment pour le traitement de maladies métaboliques comme le diabète. En effet ce projet supporte la réalisation de tests de contrôle qualité dits « libératoires » pour des produits pharmaceutiques. La référence réglementaire appliquée à la réalisation de ces tests est la Pharmacopée (Américaine – USP et Chinoise – CH). Deux procédures sont décrites dans ce projet : L’une utilisant des lapins (Pharmacopée Américaine - US) et l’autre utilisant des souris (Pharmacopée Chinoise - CH). Ces essais permettent de vérifier l’activité hypoglycémique du médicament après son injection à un groupe de lapins ou de souris, en comparaison avec une solution d’insuline de référence injectée à un groupe témoin de lapins ou de souris. La glycémie est ensuite mesurée grâce à différents échantillons de plasma prélevés à différents temps après l’injection.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu de ce projet est de pouvoir mettre à disposition des médicaments à des patients. Ces tests (Insuline – USP et Insuline – CH) sont demandés pour la libération des lots de médicaments à base d’insuline ou homologue à destination des marchés Américain et Chinois (obligation réglementaire pour libération sur le marché). Ces tests sont décrits dans les Pharmacopées, et dans de nombreux dossiers d’AMM. Dans ce cadre, ce test est obligatoire réglementairement comme test libératoire de produits pharmaceutiques.

Procédures

Procédure avec les lapins (vigiles) : - Animaux : Les lapins seront séparés en 4 groupes de 2 lapins - Mise à jeun alimentaire effectuée +/- 14h avant chaque jour de test - Mise à jeun hydrique : au moment des injections, les animaux subissent une mise à jeun hydrique qui durera +/- 3h - Injections : Chaque lapin recevra 2 injections en sous-cutanées en un point d’injection. Volume d’injection maximum 0.3 mL/kg. Les 2 injections se font entre 2 et 7 jours d’intervalle. - Prélèvements : Chaque lapin se vera prélever 1mL de sang via la veine marginale (oreille) : avant injection ; 1h après injection et 2h30 après injection. Procédure avec les souris (vigiles) : - Animaux : Les souris seront séparées en 4 groupes de 5 souris - Injections : Chaque souris recevra 2 injections en sous cutanée en un point d’injection. Volume d’injection maximum 10 mL/kg. Les 2 injections se font avec à minima 3 heures d’intervalle. - Prélèvements : Chaque souris se fera prélever environ 150 μL de sang via la voie submandibulaire : 40 minutes après injection. - Après le premier prélèvement une réhydration est effectuée par injection de NaCl (300 μL) en sous cutanée.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances pour l’animal sont : l’administration répétée des produits pharmaceutiques (2 injections par lapin et 2 injections par souris), prélèvements de sang (6 prélèvements par lapin et 2 prélèvements par souris), l’euthanasie en fin de protocole. Pour la procédure avec les lapins la mise à jeun alimentaire (+/- 14 heures) et hydrique (+/-3 heures) (procédure avec les lapins),

Devenir

Procédure avec les lapins : Les lapins non utilisés pour le test type Insuline pourront être utilisés pour d’autres projets après une période de 3 semaines de repos et si aucun signe clinique anormale est détecté ou être réutilisé pour un projet simialire (dégré de sévérité modéré). Procédure avec les souris : Les souris utilisées seront mises à mort et les souris non utilisées pour le test type Insuline pourront être utilisées pour d’autres projets.

Remplacement

Ce test est réglementaire et rentre dans le cadre de la pharmacopée Américaine et Chinoise. Ce test permet de valider l’activité des médicaments à base d’insuline. Aucun test équivalent sans animaux n’est proposé par la pharmacopée Chinoise. Le test équivalent sans animaux proposé par la pharmacopée Américaine n’est réglementairement accepté que pour certains types d’insuline à libérer (e.g. Insuline Lispro).

Réduction

Le nombre d’animaux à utiliser est fixé par les pharmacopées CH (souris ) et USP (lapins ). Au regard des contraintes opérationnelles liées à l’exécution de ces procédures des animaux supplémentaires peuvent être commandés : 2 lapins en plus et 4 souris en plus. En effet – la pharmacopée CH demande une différence de poids de 3g maximum entre toutes les souris utilisées pour tester un produit à J0. A noter que le transport des souris inhérent à la réalisation de ce test peut leur faire perdre jusqu’à 10% de leur poids à réception. Également, les 2 procédures demandes des timings entre les injections et les prélèvements serrés. En cas d’incident (opérationnel ou sur l’animal), un autre congénère pourra être utilisé. Cela permettra d’éviter le renouvellement d’un test en entier et donc d’éviter d’utiliser plus d’animaux in-fine. Les animaux non utilisés lors de ces procédures pourront être utilisés à des fins de formation ou dans d’autres projets éthiques approuvés.

Raffinement

Lors des essais : - Les animaux sont hébérgés dans un environnement adapté à l’espèce, au nombre d’individus et à l’âge de ceux-ci, - Le milieu d’hébergement sera enrichi avec des moyens adaptés à l’espèce, - Des points limites sont définis et appliqués durant l’étude, - Une observation journalière des animaux est réalisée dès leur réception jusqu’à la fin de l’étude afin de garantir leur bien-être et d’identifier au plus tôt l’apparition de potentiel point limite, - Durant le test les animaux sont surveillés en permanence par les techniciens animaliers - Un poids minimal pour les souris utilisées a été validé avec le vétérinaire - Une réhydratation par injection (300 µL) de NaCl 0,9 % en sous-cutané des souris est effectuée après le premier prélèvement (bien que non demandée par la Pharmacopée CH) - Les prélèvements des souris sont effectués via la voie submandibulaire alors que la pharmacopée CH demande un prélèvement par la voie sinus rétro-orbitale.

Choix des espèces

Les espèces des animaux à utiliser sont fixées par les pharmacopées USP (lapins – procédure 1) et CH (souris – procédure 2). Les critères de sélection des animaux sont : -Lapins (USP) : poids supérieur ou égal à 1.8kg au début du protocole (requis pharmacopée) -Souris (CH) : poids supérieur ou égal à 35g à J0 (décision interne) et 3g maximum d’écart entre les souris (requis pharmacopée)