Poissons zèbres

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  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 320
Souffrances
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Devenir
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 320

Une heure d'anesthésie deux fois par semaine pendant six à huit semaines : 320 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque poisson est mis à jeun douze heures avant chaque séance d'imagerie du cerveau, destinée à suivre des cellules souches neurales. Le RNT relève un stress lors des premières séances, qu'il estime s'atténuer après trois ou quatre passages. Tous les poissons sont mis à mort pour le prélèvement du cerveau.

Objectifs

Notre projet a pour but de comprendre comment les cellules souches neurales du cerveau adulte chez les vertébrés s’organisent en une hiérarchie qui permet à la fois une augmentation globale du nombre de cellules souches et la production de neurones.

Bénéfices attendus

La population de cellules souches neurales du cerveau antérieur adulte chez les vertébrés est composée de trois sous-populations imbriquées. Ce projet permettra de caractériser de façon différentielle le comportement de ces trois sous-populations de cellules souches neurales, et de déterminer quels paramètres peuvent prédire leurs comportements. Il permettra de comprendre comment la combinaison des trois sous-populations souches et la coordination de leurs dynamiques individuelles assure à la fois le maintien de cellules souches et la production de neurones tout au long de la vie. Comprendre les mécanismes de maintien contrôlé des cellules souches neurales à l’intérieur du cerveau adulte est absolument crucial puisque, chez l’homme et l’animal, la perte de ces cellules corrèle avec des déficits cognitifs ou émotionnels, et à l’inverse leur amplification crée un terrain favorable au développement de tumeurs.

Procédures

Anesthésie pour Imagerie durant 1 heure, 2 fois par semaine, pendant 6 à 8 semaines.

Impact sur les animaux

Nous prévoyons un stress léger lors des premières sessions d’imagerie au moment où les poissons seront prélevés dans leur aquarium pour anesthésie. Ce stress dure quelques dizaines de secondes au maximum jusqu’à ce que l’animal s’endorme. D’expérience, il s’ensuit rapidement une habituation et aucun stress n’est visible chez l’animal au bout de 3-4 sessions d’imagerie. L’anesthésie elle-même, d’une durée d’une heure au maximum, peut être suivie d’effets indésirables légers de courte durée. Enfin, l’animal est mis en jeûne la veille de chaque session d’imagerie, pour une durée de 12 heures, jusqu’à la fin de la session d’imagerie du lendemain. Si un effet indésirable inattendu apparaissait, nous arrêtons cette expérience et mettrons a mort les animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de prélever le cerveau pour analyses ex vivo.

Remplacement

Nous souhaitons comprendre un aspect fondamental de la biologie des cellules souches neurales (CSNs), à savoir comment ces cellules s’organisent en sous-populations coordonnées dans le temps et l’espace. Le travail sur cellules souches neurales en culture, bien que techniquement possible, a révélé que les cellules souches neurales isolées montraient des comportements aberrants jamais observés in vivo, notamment concernant leur mode et leur fréquence de division. Par ailleurs, toute mise en culture détruira l’organisation spatiale entre cellules au sein de leur niche, donc leur coordination spatio-temporelle, et les relations de voisinage sont l’un des paramètres que nous souhaitons mesurer. Il n’est donc pas possible de travailler en culture pour ce projet.

Réduction

Nous limiterons précisément le nombre d’animaux utilisés aux besoins statistiques de nos analyses, et ces besoins ont été calculés précisément avec un biostatisticien. De plus, les poissons seront imagés par groupe de 10, et les films seront analysés avant de passer au groupe suivant. Ceci permettra d’adapter nos besoins : lorsqu’un nombre suffisant de cellules souches d’un groupe d’intérêt aura été filmé pour conduire des analyses statistiques, l’expérience pourra être interrompue. Enfin, notre procédure de suivi direct des cellules souches par imagerie au cours du temps permet également en elle-même de limiter le nombre d’animaux utilisés, puisqu’un seul poisson sert pour analyser les cellules à différents points de temps.

Raffinement

Nous limiterons précisément le nombre d’animaux utilisés aux besoins statistiques de nos analyses, et ces besoins ont été calculés précisément avec un biostatisticien. De plus, les poissons seront imagés par groupe de 10, et les films seront analysés avant de passer au groupe suivant. Ceci permettra d’adapter nos besoins : lorsqu’un nombre suffisant de cellules souches d’un groupe d’intérêt aura été filmé pour conduire des analyses statistiques, l’expérience pourra être interrompue. Enfin, notre procédure de suivi direct des cellules souches par imagerie au cours du temps permet également en elle-même de limiter le nombre d’animaux utilisés, puisqu’un seul poisson sert pour analyser les cellules à différents points de temps.

Choix des espèces

Nous avons choisi le poisson Danio rerio. Le cerveau adulte de Danio rerio, à la différence des modèles « classiques » mammifères, maintient un grand nombre de cellules souches neurales. Utiliser cette espèce permet donc d’avoir accès à un beaucoup plus grand nombre de cellules souches neurales par animal. Ces cellules sont également organisées en une monocouche superficielle au lieu d’être profondes, permettant des approches d’imagerie sans chirurgie. Ces deux points répondent au principe de « réduction ». Par ailleurs, les cellules souches neurales de Danio rerio sont identiques aux cellules souches des mammifères (cellules gliales, quiescentes, capables d’auto-renouvellement et de multipotence, et dont l’état d’activation est contrôlé par les même voies moléculaires). Les résultats obtenus seront donc directement transposables aux mammifères. Tous les animaux seront utilisés à l’âge adulte jeune (3 mois post-fécondation [mpf]), car nous travaillons sur la biologie des cellules souches neurales adultes. Les premiers signes de ralentissement de l’activité des cellules souches neurales sont observés in vivo à environ 5-6 mpf, et il est important également de nous placer avant ce stade.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Poissons zèbres : 2000
Souffrances
▲ 2000
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Devenir
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 2000

Issues de lignées mutantes et transgéniques, 2 000 larves de poissons zèbres vont être utilisées, toutes tuées sous anesthésie sans réveil, dans une étude par imagerie du développement cardiaque. L'invalidation des gènes ciblés peut perturber la formation du cœur, le RNT notant qu'à ce stade la larve survit sans système cardiovasculaire fonctionnel. Certaines subissent aussi un choc thermique lors de leur immobilisation à 37 °C. Le porteur retient le poisson zèbre pour la transparence de ses larves, qui rend l'imagerie possible sans chirurgie.

Objectifs

Notre projet consiste à effectuer de l'imagerie sur des larves anesthésiées issues de lignées transgéniques et mutantes afin d'étudier le développement cardiaque normal et pathologique. Notre équipe s'intéresse au développement normal et pathologique du cœur. Dans ce contexte, nous recherchons la nature des gènes impliqués dans le développement cardiaque et les mutations qui pourraient conduire à des cardiopathies congénitales. Le développement cardiaque du poisson-zèbre est hautement similaire au développement cardiaque humain et présente l'avantage d'être observable du fait de son développement externe. De plus, la transparence des larves et la rapidité du développement du poisson-zèbre nous offrent la possibilité d'effecteur de l'imagerie in vivo permettant des analyses morphologiques et fonctionnelles rapides de l'organe.

Bénéfices attendus

Les cardiopathies congénitales sont une cause majeure de morbidité infantile mais leur nature génétique reste encore mal connue. A court terme, ce projet permettra d’analyser le rôle de gènes spécifiques sur la morphologie et la fonction cardiaques. A long terme, ce projet devrait bénéficier à la santé humaine en identifiant les gènes/processus nécessaires au développement cardiaque normal et pathologique.

Procédures

Tous les animaux seront anesthésiés et seront imagés en microscopie photonique ou bi-photonique.

Impact sur les animaux

La mise en contact avec l’anesthétique peut potentiellement générer un stress transitoire chez les larves. L’invalidation des gènes candidats au sein des lignées utilisées peut potentiellement avoir un rôle délétère sur le développement cardiaque mais à ce stade de développement, le poisson-zèbre peut survivre sans système cardio-vasculaire fonctionnel. Enfin, la larve peut subir un choc thermique lors de son immobilisation à 37ºC mais les larves sont déjà sous anesthésie générale lors de cette variation température.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort (classe sans réveil)

Remplacement

Les mécanismes du développement cardiaque sont très complexes, impliquant la participation de nombreux types cellulaires différents. Le développement des techniques alternatives d’organoïdes actuelles ne permettent ni d'étudier le développement d'un organe en son entier et de ses structures complexes (ex: valves, cavités, trabéculation, etc) ni d’explorer la fonction de l’organe dans un contexte physiologique ou physiopathologique. Ce projet nécessite donc de travailler avec un modèle animal permettant d’étudier la morphologie et la fonction de l’organe cardiaque.

Réduction

L’évaluation du nombre d’animaux s’appuie sur nos précédents travaux publiés et des tests statistiques qui nous ont permis de définir un nombre minimum d’animaux nécessaires pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés.

Raffinement

Afin de limiter aux maximum les contraintes sur les animaux, nous travaillons sur des stades très précoces (à 7 jours post fécondation, jpf). De plus, l’ensemble de la procédure est réalisé sous anesthésie. Les techniques d’imagerie mise en œuvre reposent sur une méthode non-invasive, permettant l’acquisition de données grâce à la transparence du stade larvaire des animaux.

Choix des espèces

Le poisson-zèbre présente 85% d’homologie avec l’homme pour les gènes impliqués dans des pathologies humaines. Le développement cardiaque du poisson-zèbre étant très proche de celui observé chez l'homme, cet animal se présente comme un modèle de choix pour identifier rapidement les gènes potentiellement responsables de malformations cardiaques congénitales. De plus, le développement rapide et externe de l'animal associé à la relative transparence des larves nous permet d'effectuer de l'imagerie cardiaque en temps réel. Les animaux sont utilisés à 5 ou 7jpf. A 5 jpf, le développement cardiaque est assez avancé pour effectuer des analyses fonctionnelles et étudier les performances cardiaques. Par exemple, la trabéculation du myocarde n'est clairement développée qu’à 5 jpf. La valve aortique n'est quant à elle pas formée avant 7 jpf.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 3060
Autres poissons : 3060
Souffrances
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▲ 689
▲ 5217
▲ 214
Devenir
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 6120

Pour étudier le développement et l'évolution des circuits neuronaux, 6 120 larves de poisson zèbre et d'Astyanax mexicanus sont utilisées dans des procédures d'un niveau de souffrance allant de léger à sévère, toutes tuées à l'issue. La plupart des séances consistent en imagerie sur larve éveillée mais immobilisée dans un gel, avec des stimulations visuelles, mécaniques, électriques ou optogénétiques. Certaines procédures invasives suppriment de manière ciblée des neurones, par laser ou chirurgie, sous anesthésie. Le porteur classe ces travaux en recherche fondamentale destinée à la connaissance et à la vulgarisation, les applications médicales n'étant évoquées qu'à long terme.

Objectifs

Le projet a pour but de réaliser des expériences de recherche fondamentale afin de mieux comprendre le fonctionnement du système nerveux, en particulier le développement et l’évolution des circuits neuronaux. L’équipe cherche à comprendre comment le cerveau assure les fonctions cognitives et contrôle le comportement animal. Pour cela, le projet s’appuie sur deux modèles animaux, le poisson zèbre et Astyanax mexicanus. Ces espèces présentent des avantages génétiques, comportementaux et méthodologiques, notamment pour les approches d’imagerie. Leur génome bien caractérisé en fait des modèles particulièrement adaptés à l’utilisation de techniques génétiques avancées, telles que l’optogénétique, permettant de moduler l’activité de certains neurones à l’aide de la lumière. Dans ce cadre, des larves transgéniques exprimant des protéines fluorescentes sensibles à l’activité cellulaire sont utilisées, ce qui permet de visualiser et d’enregistrer l’activité de larges populations neuronales à l’échelle cellulaire, ainsi que d’étudier de manière ciblée certains circuits neuronaux. Astyanax mexicanus constitue par ailleurs un modèle précieux pour étudier l’évolution, car il existe des morphes de surface et cavernicoles au sein de la même espèce. Certaines populations se sont adaptées à la vie en cavernes sans lumière, tandis que les populations de surface ont conservé des traits ancestraux. Cette comparaison permet d’analyser comment des pressions environnementales différentes conduisent à des adaptations des circuits neuronaux et des comportements associés. Ainsi, la combinaison de ces deux modèles permettent d’aborder les questions centrales du projet, notamment l’apparition et l’évolution de l’activité spontanée du cerveau au cours du développement et de l’évolution, son rôle biologique, et la manière dont le cerveau traite les informations provenant de l’environnement.

Bénéfices attendus

Ce projet comporte exclusivement des travaux de recherche fondamentale, dont l’objectif est d’améliorer les connaissances sur le fonctionnement du cerveau et de les diffuser auprès du grand public. Cet objectif est poursuivi à travers des actions de communication et de vulgarisation scientifiques. À plus long terme, ces connaissances pourraient contribuer à ouvrir la voie au développement de nouvelles approches pour la réparation du cerveau après un traumatisme ou dans le cadre de maladies neurodégénératives, comme la maladie de Parkinson. Elles pourraient également aider à mieux comprendre les mécanismes permettant d’améliorer les capacités cognitives et l’adaptation aux changements rapides de l'environnement

Procédures

Les larves sont soumises à différentes procédures expérimentales, classées en procédures non invasives et invasives. La majorité des procédures réalisées sont non invasives. Elles consistent en des sessions d’observation et d’enregistrement de l’activité cérébrale à l’aide de techniques d’imagerie, ainsi qu’en des tests comportementaux en nage libre. Ces sessions durent au maximum deux heures, à raison d’une session par jour pendant quatre jours consécutifs au maximum. Pendant les expériences d’imagerie, les larves sont éveillées mais temporairement immobilisées dans un gel adapté afin de permettre les enregistrements. Des stimulations sensorielles peuvent être appliquées afin d’évaluer les réponses des animaux. Elles incluent des stimulations visuelles, auditives, mécaniques ou d’origine optogénétique, d’une durée d’un seconde et répétées un nombre limité de fois. Des stimulations électriques très brèves et faibles peuvent également être utilisées pour déclencher des réponses comportementales de sursaut. Un traitement pharmacologique par immersion peut être appliqué pendant une durée maximale d’une heure. Ces traitements visent à moduler temporairement l’activité nerveuse ou sensorielle, de manière réversible. Les procédures invasives correspondent à des interventions visant à supprimer ou réduire de manière ciblée l’activité de certaines neurones ou structures, réalisées soit par des approches génétiques, soit par exposition de quelques secondes au laser, ou chirurgie réalisée avant le stade de larve autonome. Dans tous les cas, pour les procédures invasives, les larves sont anesthésiées.

Impact sur les animaux

Les poissons utilisés dans ce projet sont maintenus éveillés pendant la majorité des procédures, sans recours systématique à l’anesthésie. Pour certaines procédures d’imagerie, les poissons peuvent être temporairement immobilisés, ce qui peut entraîner un stress de courte durée lié à la restriction de leurs mouvements. Certaines interventions chirurgicaux, même si réalisés sous anesthésie, pourraient éventuellement provoquer un stress ou un inconfort temporaire. Les observations réalisées dans des études précédentes indiquent que, sur la période suivie après ce type d’intervention, les poissons ne présentent pas de modification notable de leur comportement de nage ni de leur capacité à s’alimenter, et semblent s’adapter à ces conditions et peuvent bien interagir avec leur environnement.

Devenir

À l’issue des procédures, toutes les larves sont euthanasiées. Les larves utilisées étant génétiquement modifiées, elles ne peuvent pas être replacées en dehors du laboratoire. De plus, certaines études nécessitent des analyses réalisées après la fin de l’expérience, directement sur les animaux post-mortem, afin d’obtenir des informations complémentaires.

Remplacement

Ce projet vise à comprendre comment l’activité du cerveau est liée aux informations sensorielles et au comportement. Ces phénomènes reposent sur des interactions complexes entre de nombreux neurones, qui ne peuvent pas être reproduites de manière réaliste à l’aide de modèles informatiques ou de cultures de cellules isolées. L’étude nécessite donc l’utilisation d’un organisme vivant, dans lequel il est possible d’observer simultanément l’activité cérébrale et le comportement. Les larves de poisson zèbre et d’Astyanax mexicanus constituent à ce jour les modèles vertébrés les plus adaptés pour répondre à ces questions. Leur transparence permet l’observation directe de l’activité du cerveau à l’aide de techniques de microscopie non invasives, tout en limitant fortement les interventions sur l’animal.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés est strictement limité au minimum nécessaire pour répondre aux objectifs scientifiques, tout en garantissant des résultats fiables. Les poissons adultes des deux espèces, poisson zèbre et Astyanax mexicanus, sont uniquement utilisés pour produire des embryons et pas pour l’expérimentation. Ils vivent en groupe, ce qui est essentiel pour leur bien-être, et leur nombre est maintenu aussi bas que possible tout en assurant de bonnes conditions de vie. Sur toute la durée du projet, environ 6120 larves seront utilisées, soit environ 136 larves par chercheur et par an. Ces estimations reposent sur l’expérience acquise au laboratoire afin d’utiliser uniquement le nombre d’animaux réellement nécessaire. Pour chaque type de procédure, le nombre de larves est adapté en fonction de l’ampleur attendue des différences entre groupes expérimentaux. Lorsque ces différences sont plus nettes, un nombre réduit de larves (environ 3 à 5 par groupe) est suffisant. À l’inverse, lorsque les différences attendues sont plus modestes, un nombre légèrement plus élevé est requis (environ 6 à 10 larves par groupe). Cette approche permet d’identifier des effets biologiquement pertinents sans augmenter inutilement le nombre d’animaux. Afin d’éviter de produire trop d’animaux, seuls les embryons réellement utiles aux expériences sont conservés. De plus, un même animal peut parfois être utilisé pour plusieurs types d’analyses complémentaires, ce qui permet de limiter encore le nombre total d’animaux utilisés. L’ensemble de ces mesures vise à réduire au maximum le recours aux animaux tout en permettant de faire avancer les connaissances scientifiques.

Raffinement

Toutes les mesures possibles sont mises en œuvre afin de limiter au maximum la douleur, la souffrance, le stress ou les dommages durables chez les animaux. Les larves sont maintenues dans des conditions d’élevage adaptées à chaque espèce (28 degrés Celsius pour le poisson zèbre, 24 degrés Celsius pour A. mexicanus), en groupes. Elles sont nourries deux fois par jour avec une solution de paramécies afin de maintenir un état physiologique optimal et de stimuler des comportements naturels, notamment la chasse. Un suivi quotidien est assuré lors des nourrissages, et une surveillance est également mise en place les week-ends par un prestataire spécialisé. La plupart des expériences utilisent des méthodes non invasives, c’est-à-dire qu’elles ne nécessitent pas d’intervention lourde sur les animaux. Par exemple, des techniques de microscopie permettent d’observer l’activité des neurones chez des larves sans les endommager. Après les expériences, les larves restent en bonne santé, ne présentent pas de troubles du comportement et peuvent continuer à se développer normalement jusqu’à l’âge adulte, comme cela a déjà été constaté dans des études précédentes. Pour des procédures plus invasives, les larves sont d’abord anesthésiées par refroidissement, puis avec une solution anesthésiante. Elles sont ensuite maintenues immobiles dans une substance gélifiée qui aide à limiter les saignements et favorise la cicatrisation. Une attention particulière est portée au bien-être des animaux tout au long des procédures et une quantité de nourriture plus importante est prévue pour compenser les éventuelles perturbations sensorielles liées aux interventions. Si, au cours d’une expérience, une larve présente des signes de détérioration de son état de santé ou de souffrance, l’expérience est immédiatement arrêtée et l’animal est euthanasié, afin d’éviter toute souffrance inutile.

Choix des espèces

Les larves du poisson zèbre et d’A. mexicanus possèdent une peau transparente, ce qui permet d’observer directement, chez l’animal intact, l’activité de grands réseaux de neurones grâce à des techniques de microscopie. Leur génome bien connu en fait des candidats idéaux dans l’utilisation de nouvelles techniques de génétique, tels que l’optogénétique, qui permettent de contrôler l’activité de certains neurones à l’aide de la lumière. Dans ce cadre, des larves transgéniques exprimant des protéines fluorescentes qui émettent un signal en réponse à l’activité cellulaire dans des neurones spécifiques ou dans les cellules gliales sont utilisées, permettant de visualiser et d’enregistrer l’activité de dizaines de milliers de cellules, ainsi que de manipuler de manière ciblée certains circuits neuronaux. De plus, ces deux espèces présentent une riche variété de comportements moteurs, facilitant l’étude des liens entre activité cérébrale et comportement. A. mexicanus constitue par ailleurs un modèle précieux pour étudier l’évolution, car il existe des morphes de surface et cavernicoles de la même espèce; donc certains s’étant adaptés à la vie en cavernes sans lumière tandis que les populations de surface ont conservé des traits ancestraux . Cette comparaison permet d’analyser comment des pressions environnementales différentes conduisent à des adaptations rapides des circuits neuronaux et des comportements associés. Les expériences sont réalisées principalement entre 2 et 9 jours après la fécondation, période durant laquelle les larves respirent directement à travers leur peau, ce qui permet de les immobiliser sans risque. Pour des stades plus avancés (10 à 30 jours), des dispositifs assurant un apport en oxygène sont utilisés afin de maintenir des conditions compatibles avec l’enregistrement de l’activité neuronale.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Poissons zèbres : 70
Souffrances
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▲ 70
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Devenir
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 70

Pour mettre au point une imagerie de longue durée des tumeurs chez le poisson zèbre adulte, 70 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré. Porteurs de mélanomes sur la tête, le dos ou le flanc, ils sont anesthésiés, immobilisés dans l'agarose et intubés jusqu'à 24 heures d'affilée pour l'observation au microscope. Le porteur indique surveiller des signes de mal-être liés aux tumeurs, nage modifiée, respiration accélérée ou apathie, et appliquer des points limites précoces. Tous sont tués à l'issue, le résumé précisant que des animaux susceptibles de développer des tumeurs "ne peuvent être replacés ou adoptés".

Objectifs

Le cancer est la première cause de mortalité en France. Malgré des progrès thérapeutiques importants au cours des 20 dernières années, le taux de survie à 5 ans des patients atteints de tumeurs solides agressives, comme le mélanome, demeure faible. Une compréhension approfondie des mécanismes de progression tumorale est nécessaire pour concevoir de nouvelles stratégies thérapeutiques. L'implication du microenvironnement tumoral, c’est-à-dire tout ce qui entoure les cellules cancéreuses au sein de la tumeur, est de plus en plus reconnu comme un acteur essentiel de la progression. L'interaction dynamique entre les cellules tumorales et des cellules saines voisines comme les cellules des vaisseaux sanguins, est très importante pour la croissance, l'invasion locale et la dissémination des cellules tumorales. Il n’existe à l’heure actuelle aucun modèle qui reproduise suffisamment fidèlement les vaisseaux sanguins en 3D pour visualiser leurs interactions avec les cellules tumorales en dehors d’un animal. Le poisson zèbre est un modèle vertébré fiable pour étudier le développement du mélanome car il reproduit l'environnement des tumeurs humaines. De plus, des lignées fluorescentes permettent de marquer certaines cellules saines présentes dans les tumeurs, comme les vaisseaux sanguins. Cependant, à l’heure actuelle, peu de laboratoires dans le monde ont développé des protocoles d’imagerie en temps réel dans des poissons zèbres adultes. L’objectif de ce projet est de mettre au point un protocole d’imagerie de longue durée par microscopie dans des tumeurs primaires chez des poissons zèbres adultes possédant des vaisseaux sanguins fluorescents, permettant ainsi l’observation en temps réel des interactions entre cellules tumorales et cellules des vaisseaux dans leur environnement naturel.

Bénéfices attendus

Ce projet doit permettre d’établir une base technique robuste pour documenter les interactions dynamiques entre les cellules tumorales et les cellules saines voisines, en temps réel et dans un organisme vivant, révélant ainsi des informations uniques sur les mécanismes de développement des cancers. Une meilleure compréhension de ces interactions pourrait mener à la conception de nouvelles stratégies de lutte contre les cancers et au développement de traitements innovants.

Procédures

Les poissons seront mis à jeun pendant les 4 heures précédant la procédure puis pendant toute la durée de la procédure (24h maximum). Lors de l’optimisation de l’anesthésie de longue durée, les poissons seront anesthésiés, immobilisés avec de l’agarose dans une chambre spécialement conçue et imprimée en 3D et recevront en continu de l’eau contenant de l’anesthésique et de l’oxygène dissous par un tube placé dans leur bouche pendant une période allant jusqu’à 24 heures. Pour l’optimisation de l’imagerie en temps réel dans des mélanomes primaires, des poissons zèbres adultes développant des tumeurs sur la tête, le dos ou le flanc seront sélectionnés un par un, anesthésiés, immobilisés, intubés et imagés pendant une période allant jusqu’à 24 heures. Après optimisation de tous les paramètres, un groupe de poissons portant des tumeurs sur la tête, le dos ou le flanc sera imagé suivant le protocole établi puis réveillé pour s’assurer que la procédure n’entraine pas de dommages aux poissons. Ils seront surveillés pendant une semaine. A l’issue des procédures, les poissons seront mis à mort.

Impact sur les animaux

Les poissons seront mis à jeun pendant les 4 heures précédant la procédure puis pendant toute la durée de la procédure (24h maximum), ce qui pourrait leur causer un léger stress. La manipulation des poissons en vue de leur anesthésie peut induire un stress supplémentaire. La mise en place de la tubulure pourrait causer des dommages au niveau de la bouche du poisson. D’éventuels effets négatifs de l’illumination laser au cours de l’imagerie pourraient se traduire par une dégradation de la morphologie des cellules ou de l’organisation du tissu. Certains animaux peuvent présenter lors des observations hebdomadaires des signes de stress ou de mal-être dus au développement de tumeurs. Les signes les plus précoces et les plus légers comprennent des modifications de la nage, une respiration accélérée passagère ou une apathie. L’anesthésie de longue durée pourrait entrainer une oxygénation insuffisante des organes et une diminution du tonus musculaire. Ces effets indésirables se manifesteraient après le réveil par une respiration accélérée prolongée ou une incapacité à maintenir sa position dans la colonne d’eau.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue de chaque procédure. En effet, les animaux susceptibles de développer des tumeurs ne peuvent être replacés ou adoptés.

Remplacement

Le modèle animal est indispensable à la réalisation de ce projet, car il n’existe actuellement aucun modèle in vitro permettant d’étudier, sur de longues périodes et dans un contexte physiologiquement pertinent, les interactions dynamiques entre les cellules cancéreuses et les cellules de leur microenvironnement tumoral. Des systèmes de culture complexes en 3D tels que des modèles de peau humaine reconstruite, dans lesquels sont co-cultivés cellules cancéreuses et différents types cellulaires du microenvironnement tumoral, pourraient permettre certaines analyses mécanistiques ; cependant, ils ne peuvent à l’heure actuelle reproduire la complexité chimique, biologique et physique d’un organisme vivant pour étudier le comportement des cellules dans un environnement physiologique.

Réduction

L’imagerie en temps réel permet d'observer des phénomènes localisés et furtifs tels que l'interaction entre une cellule tumorale et une cellule des vaisseaux sanguins dont la détection par simple dissection nécessiterait un nombre extrêmement élevé d'animaux. Ainsi, ce projet participe à la réduction du nombre d'animaux à utiliser pour pouvoir répondre à la question biologique du rôle des interactions dynamiques entre cellules dans le développement des cancers. Il est possible que l’optimisation de chaque paramètre nécessite moins de poissons que prévu. De plus, si l’optimisation des paramètres d’imagerie requiert moins de 10 poissons portant des tumeurs, les poissons suivants seront utilisés pour la validation finale du protocole. Afin de réduire le nombre de poissons utilisés, le protocole d’imagerie sera optimisé en utilisant un seul type de mélanome et une seule lignée de poissons présentant des vaisseaux sanguins fluorescents.

Raffinement

Le mal-être éventuel associé au développement de tumeurs peut être prévenu par une surveillance attentive des animaux et l’application de points limites définis suffisamment précoces, facilités par notre connaissance du modèle. L’utilisation de poissons transparents permet de détecter plus tôt l’apparition des tumeurs par inspection visuelle. De plus, la microscopie ne permettant d'observer qu'une minuscule épaisseur de tissu, nous pourrons utiliser des tumeurs de très petite taille, ce qui préviendra toute souffrance éventuelle liée au développement des tumeurs. La mise à jeun pendant les 4 heures précédant l’immobilisation permettra d’éviter les déjections et une éventuelle régurgitation et d’augmenter le confort du poisson. Le stress éventuel de l’immobilisation, du positionnement de la tubulure, puis de l’imagerie sera réduit par le recours à une anesthésie générale ajustée tout au long de la procédure. La solution anesthésique sera oxygénée en permanence à l’aide d’une pierre à air, maintenue à une température de 28 degrés et remplacée toutes les 4 heures pour garder le poisson dans ses conditions de confort. Dans un souci de raffinement, des petits crustacés seront données aux poissons une fois par jour en plus de leur régime alimentaire normal pour préserver leurs instincts prédateurs, enrichir leur milieu et répartir la nourriture dans toute la colonne d’eau.

Choix des espèces

Le poisson zèbre représente un organisme modèle particulièrement adapté aux manipulations génétiques et à l’imagerie pour l’étude du cancer. Les gènes impliqués dans le développement des cancers sont conservés à 80% entre l'homme et le poisson et il existe de très bons outils pour reproduire les altérations génétiques trouvées dans les tumeurs humaines dans les poissons adultes. C’est ainsi qu’ont été générés des modèles très fiables de mélanome dans le poisson zèbre. De plus, plusieurs lignées avec différents types cellulaires marqués par fluorescence sont disponibles ce qui rend possible l'imagerie en temps réel. Des espèces d'animaux invertébrés pourraient être envisagées mais leurs organes diffèrent considérablement de ceux de l’homme, ce qui limite leur utilité pour l’étude du cancer. Le poisson représente une bonne alternative à la souris à la fois parce qu'il offre d'excellentes possibilités de manipulation génétique et parce qu’il présente des capacités inégalées pour l’imagerie en temps réel. Dans ce projet, les poissons seront utilisés du stade une cellule pour microinjection (hors DAP) jusqu'à l'imagerie sur l'adulte qui sera réalisée entre 12 et 52 semaines en fonction de la vitesse d'apparition des tumeurs.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Poissons zèbres : 1050
Souffrances
▲ -
▲ 1050
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Devenir
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 100
 950

Créer une lignée de poissons zèbres mutants pour un gène de la reproduction, tel est l'objet de ce projet qui utilise 1 050 poissons zèbres dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. Le génotypage passe par la section d'un fragment de nageoire sous anesthésie, et les femelles peuvent voir leurs pontes se bloquer, ce qui conduit alors à leur mise à mort. Après deux générations, les animaux sont tués pour l'analyse de leurs ovaires, et 100 poissons hétérozygotes sont réutilisés pour maintenir la lignée. Le projet vise à vérifier si l'effet d'un microARN sur la reproduction, déjà observé chez le médaka, se retrouve chez le poisson zèbre.

Objectifs

Les microARN sont de petits régulateurs qui contrôlent l’expression de certains gènes seulement. Comme ils sont très conservés au cours de l’évolution, on pense que leurs gènes cibles le sont aussi. Dans l’ovaire, un microARN est fortement et spécifiquement exprimé. Quand on l’inactive chez la femelle médaka et la femelle zebrafish, on observe le même type de défaut de reproduction : moins d’œufs produits et moins bien fécondés. Chez le médaka, un des gènes responsables de la baisse du nombre d’œufs a déjà été identifié comme cible de ce microARN. Le projet consiste à supprimer, chez le zebrafish, uniquement le site de fixation de ce microARN sur ce gène, pour empêcher leur interaction. Si les femelles mutantes pondent elles aussi moins d’œufs, cela montrera que la cible du microARN est conservée au cours de l’évolution. En parallèle, des analyses d’histologie et de biologie moléculaire permettront de décrire plus finement les conséquences de cette mutation sur la reproduction.

Bénéfices attendus

Les microARN sont très bien conservés au cours de l'évolution, et on considère généralement que leurs cibles le sont aussi. Pourtant, aucun modèle expérimental n'a encore démontré cette conservation évolutive des cibles de microARN, ni celle des phénotypes associés à leur régulation. Notre microARN d'intérêt ayant un impact similaire sur les phénotypes reproducteurs chez le médaka et le zebrafish, démontrer une conservation évolutive de ces phénotypes et de leurs gènes cibles chez le zebrafish pourrait ouvrir de nouvelles voies pour étudier les défauts de fertilité humaine.

Procédures

Ce projet concerne la création d'une lignées mutante. Pour l'établissement de cette lignée, une procédure de génotypage (section d'un fragment de nageoire caudale) sera réalisée sur les animaux. Cette procédure est très rapide: moins de 2 minutes/animal, temps de l'anesthésie et de la récupération à l'anesthésie du poisson compris. La récolte des oeufs est faite dans l'aquarium, une fois qu'ils sont tombés dans le fond après que le mâle a fécondé les oeufs expulsés par la femelle (il n'y a donc pas manipulation directement sur l'animal pour cette récolte).

Impact sur les animaux

Les effets attendus de cette modification génétique concerneront principalement le système reproducteur, car nos gènes d’intérêts sont principalement exprimés dans les gamètes. Le gène sera modifié pour empêcher la fixation de son inhibiteur dessus et donc empêcher sa régulation. Nous nous attendons principalement à une réduction du nombre d’œufs pondus. Cependant, chez le médaka, il peut arriver un blocage des pontes lorsque les poissons sont mis en couple (arrêt des pontes par la femelle), caractérisé par une absence d’œufs dans le bassin et un gonflement anormal du ventre de la femelle. Si cet événement venait à se produire chez le zébrafish, un autre male serait d’abord ajouté en première instance, afin de stimuler la femelle. Et si cela ne débloque pas la femelle, et que des modifications de la nage ou de comportement alimentaire venant à apparaitre, une euthanasie sera effectuée. Le génotypage est invasif (prélèvement d'un très petit fragment de nageoire) mais les nuisances engendrées seront minimisées par l'anesthésie. Cette opération peut entrainer une réduction temporaire de l'activité de nage. Les anesthésies pratiquées pour les prélèvements (fragment de nageoire) peuvent entrainer une modification du comportement alimentaire dans la journée.

Devenir

Ce projet vise à étudier le fonctionnement des capacités de reproduction après l’inactivation d’un gène spécifique. Les animaux sont euthanasiés après deux générations pour l’analyse de leurs organes. De cette même génération 100 poissons hétérozygotes (c’est-à-dire présentant une version du gène altéré et une « normale ») seront réutilisés afin de faire un maintien de la lignée (procédure faisant l’objet d’une autre demande d’autorisation de projet à venir ensuite).

Remplacement

L’objet du projet est d’étudier le rôle précis de l’interaction entre miR‑202 et le gène tead3b sur la fonction ovarienne et les phénotypes de reproduction. À ce jour, aucune méthode ne permet de reproduire fidèlement la complexité de la régulation génique et des interactions cellule–cellule sans recourir à l’animal entier. Le poisson‑zèbre a été choisi car il s’agit d’un modèle vertébré bien établi en biologie du développement et de la reproduction, présentant un système de reproduction fonctionnel, une proximité avec le modèle médaka déjà étudié pour miR‑202, et des outils génétiques disponibles et maîtrisés.

Réduction

In fine, il s’agit de réaliser des prélèvements post-mortem sur 6x4 individus mutants (animaux homozygotes pour la mutation obtenus en F2) et 6x4 individus de génotype sauvage (WT), soit 48 animaux de 2 génotypes différents. Par expérience un effectif de 200 oeufs est nécessaire pour obtenir seulement quelques individus F0 porteurs de mutations intéressantes. La loi de Mendel implique l’obtention de 50 % d’animaux hétérozygote en F1 lorsque les F0 sont croisés avec des animaux WT. Le croisement entre eux d’individus hétérozygotes (+/-) de la génération F1 produira une génération F2 homozygotes pour la mutation (25% de l’effectif de la génération F2). Nous produirons donc le nombre d’individus strictement nécessaires assurant la réalisation de l’analyse de l’ovaire des 48 animaux.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans les conditions optimales de l’espèce (température, photopériode, qualité d’eau, densité). Les enrichissements faits de plantes seront aussi installés dans les aquariums, sachant que les animaux sont maintenus en aquariums de 10 litres avec la densité de 30 animaux maximum/aquarium. Les manipulations des animaux comme la manipulation pour la mise en ponte ou la mise en bain anesthésiant seront réalisées le plus rapidement pour limiter le stress dû à la préhension. Le comportement des animaux sera observé quotidiennement. Par ailleurs, si une pathologie infectieuse se déclarait chez un animal (imputable ou non à la mutation) alors ce-dernier sera suivi par le vétérinaire qui supervise le cheptel du laboratoire. C’est lui qui prendra les décisions les plus appropriées pour maintenir le bien- être de l’animal (pouvant conduire éventuellement à l’euthanasie de ce dernier).

Choix des espèces

Le poisson-zèbre est particulièrement pertinent pour ce projet car il appartient à la même famille phylogénétique que le médaka, un téléostéen, permettant de tester directement la conservation évolutive de l'interaction entre gène/inhibiteur d’expression et des phénotypes reproducteurs associés. Il présente un système reproducteur bien caractérisé avec des phénotypes de fertilité facilement mesurables (nombre d'œufs pondus, taux de fécondation, dynamique folliculaire). Les outils d'édition génomique y sont parfaitement maîtrisés et efficaces, il présente un fort taux de fécondité (200-300 œufs par ponte) et un développement rapide (maturité sexuelle à 3 mois), permettant une production rapide de lignées mutantes. Son ovaire est accessible à l'analyse histologique et transcriptomique Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (3 mois âge de maturité et 6 mois), l’analyse moléculaire, transcriptomique et histologique des ovaires permettant une étude a deux stades de maturité de développement de l’organe.

  • Recherche fondamentale
    • Système urogénital
Poissons zèbres : 900
Souffrances
▲ -
▲ 900
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 75
 825

Sectionnés d'un fragment de nageoire caudale pour le génotypage puis soumis à un prélèvement de sperme, 900 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger. La lignée mutante créée sert à vérifier si l'inactivation d'un site de fixation d'un microARN réduit la fertilité, comme observé chez le médaka. La plupart sont tués après deux générations pour l'analyse des organes, 75 individus hétérozygotes étant réutilisés pour entretenir la lignée dans un autre projet. Le porteur reconnaît qu'une lignée déjà présente au laboratoire, où ce microARN est désactivé, ne montre aucun effet délétère, ce qui interroge l'ampleur des atteintes attendues ici.

Objectifs

Les microARN sont de petits régulateurs qui contrôlent l’expression de certains gènes seulement. Comme ils sont très conservés au cours de l’évolution, on pense que leurs gènes cibles le sont aussi. Dans les testicules, un microARN est fortement et spécifiquement exprimé. Quand on l’inactive chez le male médaka et la femelle zebrafish, on observe le même type de défaut de reproduction : moins de spermatozoïdes et moins fécondant. Chez le médaka, un des gènes responsables de la baisse de la capacité de reproduction du male a déjà été identifié comme cible de ce microARN. Le projet consiste à supprimer, chez le zebrafish, uniquement le site de fixation de ce microARN sur ce gène, pour empêcher leur interaction. Si les males mutants ont aussi une baisse la qualité et de la quantité spermatique, cela montrera que la cible du microARN est conservée au cours de l’évolution. En parallèle, des analyses d’histologie et de biologie moléculaire permettront de décrire plus finement les conséquences de cette mutation sur la reproduction.

Bénéfices attendus

Les miARN, dont celui de l'étude, sont très bien conservés au cours de l’évolution, et il est généralement admis que leurs cibles le sont également. Pourtant, à ce jour, aucun modèle expérimental n’a permis de démontrer clairement une conservation évolutive des cibles de ces microARN, ni une conservation des phénotypes associés à la régulation d’un miARN sur un gène cible. Dans notre cas, le miARN travaillé, chez le médaka et le zebrafish, un impact similaire sur les phénotypes de reproduction, la mise en évidence d’une conservation évolutive des phénotypes et de leurs cibles chez le zebrafish pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies d’étude des défauts de fertilité humaine.

Procédures

Ce projet concerne la création d'une lignée mutante. Pour valider une lignée mutante un génotypage par fin clip (section d'un fragment de nageoire caudale) sera réalisé sur des animaux anesthésiés. Cette procédure est très rapide : moins de 2 minutes par animal, anesthésie et récupération incluses. Les animaux de première génération seront isolés jusqu’à 8 jours maximum, le temps de recevoir les résultats de séquençage du prestataire. Afin d'identifier les poissons, ceux-ci resteront dans des bacs individuels à paroi transparente, permettant un contact visuel avec leurs congénères. Les animaux mutants et sauvages de troisième génération subiront un prélèvement de sperme sur animal anesthésié.

Impact sur les animaux

Les effets attendus de cette modification génétique concerneront principalement le système reproducteur, car ce microARN est surtout exprimé dans les gonades. Le gène cible sera modifié pour empêcher la fixation du microARN et donc sa régulation. Nous anticipons principalement une diminution de la fertilité. Dans une lignée déjà présente au laboratoire où le microARN est désactivé, aucun phénotype délétère n’a été observé, nous ne nous attendons donc pas à des effets graves. Cependant, chez le médaka, un blocage des pontes peut survenir (arrêt de ponte par manque de stimulation mâle), caractérisé par l’absence d’œufs et un gonflement abdominal de la femelle, d’où un suivi spécifique des femelles zébrafish. Le génotypage est invasif (petit fragment de nageoire) mais réalisé sous anesthésie pour minimiser les nuisances, pouvant causer une réduction temporaire de l’activité locomotrice. La récolte de sperme est bien maîtrisée et n’entraîne pas d’inconfort notable. Les anesthésies pour prélèvements peuvent modifier temporairement le comportement alimentaire le jour même.

Devenir

Ce projet vise à étudier le fonctionnement des capacités de reproduction après l’inactivation d’un gène spécifique. Les animaux sont euthanasiés après deux générations pour l’analyse de leurs organes. De cette même génération 75 poissons hétérozygotes (c’est-à-dire présentant une version du gène altéré et une « normale ») seront réutilisés afin de faire un maintien de la lignée (procédure faisant l’objet d’une autre demande d’autorisation de projet).

Remplacement

L’objet du projet est d’étudier le rôle précis de l’interaction entre un micro ARN et un gène sur la fonction ovarienne et les phénotypes de reproduction. À ce jour, aucune méthode ne permet de reproduire fidèlement la complexité de la régulation génique et des interactions cellule–cellule recourir à l’animal entier. Le poisson‑zèbre a été choisi car il s’agit d’un modèle vertébré bien établi en biologie du développement et de la reproduction, présentant un système de reproduction fonctionnel, une proximité avec le modèle médaka déjà étudié pour le microARN et des outils génétiques disponibles et maîtrisés.

Réduction

In fine, il s’agit de réaliser des prélèvements post-mortem sur au moins 12 individus mutants (animaux homozygotes pour la mutation obtenus en 2ème génération) et au moins 12 individus de génotype sauvage (non mutés) soit 48 animaux de 2 génotypes différents. Par expérience un effectif de 200 oeufs est nécessaire pour obtenir seulement quelques individus fondateurs porteurs de mutations intéressantes. La loi de Mendel implique l’obtention de 50 % d’animaux hétérozygote en 1ère génération lorsque les individus fondateurs sont croisés avec des animaux de génotype sauvage. Le croisement entre eux d’individus hétérozygotes (+/-) de la 1ère génération produira une 2ème génération homozygotes pour la mutation (25% de l’effectif de cette 2ème génération ). Nous produirons donc le nombre d’individus strictement nécessaires assurant la réalisation de l’analyse des testis d’au moins 24 animaux.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans les conditions optimales de l’espèce (température, photopériode, qualité d’eau,densité). Les enrichissements faits de plantes seront aussi installés dans les aquariums, sachant que les animaux sont maintenus en aquariums de 10 litres avec la densité de 30 animaux maximum/aquarium. Le génotypage ainsi que la récolte de sperme se feront sous anesthésie. Les manipulations des animaux comme la manipulation pour la mise en ponte ou la mise en bain anesthésiant seront réalisées le plus rapidement pour limiter le stress dû à la préhension. Le comportement des animaux sera observé quotidiennement. Par ailleurs, si une pathologie infectieuse se déclarait chez un animal (imputable ou non à la mutation) alors ce-dernier sera suivi par le vétérinaire qui supervise le cheptel du laboratoire. C’est lui qui prendra les décisions les plus appropriées pour maintenir le bien- être de l’animal (pouvant conduire éventuellement à l’euthanasie de ce dernier).

Choix des espèces

Le poisson-zèbre est particulièrement pertinent pour ce projet car il appartient à la même famille phylogénétique que le médaka, un téléostéen, permettant de tester directement la conservation évolutive de l'interaction entre gène/inhibiteur d’expression et des phénotypes reproducteurs associés. Il présente un système reproducteur bien caractérisé avec des phénotypes de fertilité facilement mesurables (nombre d'œufs pondus, taux de fécondation, dynamique folliculaire). Les outils d'édition génomique y sont parfaitement maîtrisés et efficaces, il présente un fort taux de fécondité (200-300 œufs par ponte) et un développement rapide (maturité sexuelle à 3 mois), permettant une production rapide de lignées mutantes. Le testicule est accessible à l'analyse histologique et l’analyse de l’expression des gènes. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte, les testicules permettant une étude au stade de maturité de développement de l’organe.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 7200
Souffrances
▲ -
▲ 7200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 7200

Tués à douze mois pour éviter, selon le porteur, l'apparition de signes de vieillissement, 7 200 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet consiste à créer et entretenir des lignées où douze gènes liés à l'habituation sont remplacés par une protéine fluorescente. Aucune intervention n'est déclarée sur les poissons de plus de cinq jours, la surveillance se limitant à cinq jours sur sept, avec pour points limites la scoliose, une nage anormale ou des femelles remplies d'œufs. Le tri des embryons de moins de cinq jours, hors du champ réglementaire, réduit selon lui le nombre d'individus élevés, sans que le RNT indique combien sont écartés à ce stade.

Objectifs

Chez les patients atteints de schizophrénie ou d'autisme, le processus d'habituation, un type de mémoire, est impacté. Nous avons reproduit ce mécanisme d'habituation chez le poisson zèbre. Quand il est soumis à des éclairs ou des bruits, le poisson zèbre réagit en changeant de direction. Lorsqu'il est soumis de façon répétée à ces stimuli, cette réponse diminue, formant l’habituation. Suite à la recherche de gènes impliqués dans cette habituation, nous étudions 12 protéines. Dans ce projet, nous voulons générer des poissons zèbres avec des neurones où les gènes ciblés seront remplacés par de la fluorescence ce qui nous permettra d'étudier les effets des protéines invalidées sur l'habituation en évitant le génotypage par prélèvement de la nageoire.

Bénéfices attendus

Les défauts d'habituation observés dans les cas de pathologies psychiatriques comme la schizophrénie ou l’autisme chez l'homme nous montrent l'importance de cette étude. En comparaison des lignées classiques invalidées pour ces gènes, la création de ces lignées nous permettra non seulement de comprendre où sont localisées les protéines, d'étudier leur rôle tout en évitant un génotypage par biopsie de la nageoire caudale.

Procédures

Aucune intervention ne sera réalisée sur les poissons âgès de plus de 5 jours.

Impact sur les animaux

Lors de la génération et l'élevage des individus mutant, aucun effet indésirable n'est attendu considérant nos résultats précédents avec des lignées similaires mais non fluorescentes. Toutefois, la création de ces lignées avec insertion d'une protéine fluorescente à la place du gène n'étant pas un simple knock-out, une surveillance 5 jours sur 7 sera réalisée par du personnel qualifié et l'expérimentateur avec pour points limites l’observation d’anomalies physiques du poisson (couleur de la peau anormale, hyperventilation, déformation morphologique du poisson, scoliose, siphose, blessure, femelles remplies d'oeufs), d’anomalies de son comportement (prostration, comportement de fuite) et d’une nage anormale dans l’aquarium (attitude de nage anormale, défaut de flottabilité), prostration au fond du bac à l'abri de la lumière.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à 12 mois pour éviter l'apparition de signes de vieillissement et donc d'impacter le bien-être des animaux.

Remplacement

L'étude de la mémoire et du comportement ne peut pas être réalisée in vitro (sur des cellules en culture) et implique obligatoirement l'utilisation de modèles animaux vivants. Le poisson zèbre présente le modèle vertébré ayant un cerveau le plus simple nécessaire pour entreprendre ces expériences visant à comprendre les adaptions du cerveau des vertébrés face à des stimuli extérieurs. De plus, le cerveau et le génome du poisson zèbre présente des similarités avec celui de l'Homme.

Réduction

Afin de minimiser le nombre de poissons à élever, un tri des embryons âgés de moins de 5 jours et présentant une fluorescence appropriée sera réalisé (non soumis à une DAP). Ceci permettra de réduire drastiquement le nombre d'individus élevés et de garder après 5 jours de développement uniquement les poissons pour le maintien de la lignée et obtenir des alevins nécessaires aux études de comportement. Pour le maintien des lignées, nous faisons une nouvelle génération tous les 8 mois ce qui permet sur 5 ans de diminuer le nombre de générations. Pour surveiller le bien-être animal, nous observerons les poissons qui seront utilisés ensuite pour créer les générations suivantes.

Raffinement

Les poissons-zèbres générés et conservés devraient tous être sans phénotype dommageable d'après notre expérience précédente. Tous les individus sont regroupés dans des bacs de 3.5l pour être au minimum 8 par bac et au maximum 20 par bac. Une fois par jour des artémias vivants leur sont donnés afin de maintenir leur activité de prédation. Les nourrissages manuels assurés chaque jour permettront une observation régulière de chaque individu tout au long des procédures pour détecter une altération de la nage ou de la prise alimentaire. La mise en place de points de contrôle et de critères d’arrêt bien définis permettra d’assurer le maintien des animaux dans les meilleures conditions.

Choix des espèces

Les gènes de l'Homme et du poisson zèbre présentent de grandes similarités, le poisson zèbre constitue un modèle idéal pour étudier le fonctionnement du système nerveux humain. La fertilisation externe, avec des pontes de plus de 100 oeufs, permet de générer rapidement de nombreux individus par rapport à d'autres modèles tels que la souris et ainsi obtenir des résultats statistiquement très robustes. Enfin, la transparence des larves permet un suivi non invasif en temps réel du système nerveux, ce qui nous permettra de relier les événements dans les neurones avec le comportement d'apprentissage de l'animal. Notre objectif est de maintenir des couples reproducteurs qui nous permettrons de générer des individus de moins de 5 jours pour les études de comportement (hors cadre). Ainsi, ces reproducteurs seront gardés jusqu'à 12 mois; avant l'apparition de signes de vieillesse.

  • Formation professionnelle
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Poissons zèbres : 12720
Souffrances
▲ -
▲ 5700
▲ 7020
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 12720

12 720 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 7 020 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un infarctus est provoqué chirurgicalement sur le cœur, suivi de biopsies et de six prises d'image par animal sous anesthésie, le porteur annonçant une baisse d'activité ou d'appétit après l'opération. L'espoir de stratégies pour régénérer les tissus humains est renvoyé au long terme, l'objet immédiat étant d'identifier les séquences d'ADN qui activent la régénération du cœur du poisson, une partie des animaux étant aussi utilisée pour la formation de personnels. Le porteur affirme que les cultures de cellules et les modèles informatiques ne reproduisent pas ce qui se passe dans un cœur vivant, et justifie l'effectif par des stratégies d'accouplement calculées d'après des expériences antérieures, sans donner de chiffre.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment certains tissus peuvent se régénérer après une lésion chez le poisson zèbre. Ce petit poisson est utilisé comme modèle scientifique car il possède une capacité naturelle à reconstruire des organes endommagés, comme la nageoire ou le cœur. Pour atteindre cet objectif, les approches suivantes seront adaptées : 1. Identifier les séquences d'ADN responsables de l'activation des programmes de régénération cardiaque. 2. Évaluer l’impact de l’inhibition pharmacologique ou de la délétion génique de ces éléments sur la régénération cardiaque. En étudiant ces mécanismes, nous espérons identifier des processus biologiques communs qui pourraient, à long terme, aider la recherche médicale à développer de nouvelles stratégies pour favoriser la régénération des tissus chez l’être humain, par exemple après un accident ou une maladie.

Bénéfices attendus

Le poisson zèbre permet d’étudier comment le cœur peut se réparer après un infarctus. En comprenant comment les gènes s’activent pour régénérer le cœur chez le poisson, nous pourrons mieux comprendre pourquoi le cœur humain a plus de difficultés à se réparer. Ces connaissances pourraient ensuite aider à développer de nouvelles stratégies pour améliorer la récupération du cœur après une attaque cardiaque.

Procédures

Biopsie: réalisée une seule fois sous anesthésie générale et analgésie, durée

Impact sur les animaux

LLes effets indésirables prévus sur les animaux : • Biopsie: sous anesthésie générale et analgésique peut induire une gêne très brève de quelques secondes. • Chirurgie cardiaque : sous anesthésie générale et analgésique peut induire une douleur modérée de courte durée après l’infarctus expérimental, pouvant s’accompagner d’une baisse d’activité ou d’appétit. •Imagerie : réalisée sur animaux anesthésiés, 6 photos par animal, chaque photo prenant environ 1 minute.

Devenir

L'ensemble des poissons de ce projet seront mis à mort à la fin de ce projet car l’ensemble des analyses auront été́ réalisées soit au court des procédures soit seront réalisées en post mortem.

Remplacement

Dans ce projet, l'utilisation d'animaux est nécessaire pour comprendre comment le cœur peut se réparer naturellement après une blessure. Ce phénomène de régénération implique des mécanismes très complexes qui concernent l’ensemble du corps, comme la circulation du sang, les réactions du système immunitaire ou encore les échanges entre différents types de tissus. Aujourd’hui, les expériences sur des cellules cultivées en laboratoire ou des modèles informatiques ne permettent pas de reproduire avec précision ce qui se passe dans un cœur vivant. Le poisson zèbre, un petit poisson dont le cœur a une grande capacité naturelle de régénération, est utilisé dans ce projet. Il constitue un modèle reconnu et précieux pour mieux comprendre les mécanismes qui pourraient un jour aider à réparer un cœur humain malade.

Réduction

Les stratégies d’accouplements ont été calculées selon les expériences antérieures pour générer un nombre suffisant d’animaux pour mener à bien ce projet et effectuer les tests statistiques nécessaires à l'analyses des données.

Raffinement

Les poissons utilisés dans ce projet sont élevés dans de bonnes conditions (eau propre, température adaptée, éclairage approprié) et leur comportement est observé chaque jour. Toutes les interventions sont réalisées avec le plus grand soin et sous anesthésie, avec des traitements pour limiter la douleur. Des points limites stricts et spécifiques au projet sont appliqués afin de réduire au maximum tout inconfort pour les animaux. Après chaque intervention, les poissons sont surveillés et, si leur état se dégrade, une mise à mort sans douleur est pratiquée immédiatement.

Choix des espèces

Le poisson zèbre (zebrafish) est un animal largement utilisé en recherche biomédicale car il partage environ 70 % de son génome avec l’être humain, et son système cardiovasculaire fonctionne de manière très similaire au nôtre. Pendant le développement, ses embryons se forment à l’extérieur de la mère et sont transparents, ce qui permet d’observer en détail la formation du cœur et des vaisseaux, sans chirurgie ni extraction. Notre étude se fera chez l’adulte, ce poisson possède une capacité remarquable de régénération : il peut réparer entièrement une partie de son cœur après une blessure. Cette aptitude exceptionnelle en fait un modèle idéal pour étudier la régénération des organes et mieux comprendre les mécanismes qui pourraient un jour inspirer la médecine humaine.

  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
Poissons zèbres : 1800
Souffrances
▲ -
▲ 900
▲ 900
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1800

Une lignée est créée porteuse d'une mutation du collagène qui provoque une myopathie dégénérative, avec des difficultés à se déplacer ou à respirer. 1 800 poissons zèbres vont être utilisés, tous tués à l'issue, dont 900 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une biopsie de nageoire et un isolement de sept à dix jours le temps du génotypage, que le porteur reconnaît stressant, pour que les différences de structure du muscle soient observées de la naissance à un an. Aucun ne sortira vivant du laboratoire, le porteur indiquant que l'adoption d'animaux génétiquement modifiés est interdite par la loi.

Objectifs

Les myopathies dégénératives sont des maladies incapacitantes dont les symptômes s'aggravent avec l'âge. Diverses pathologies ont été répertoriées chez l'homme. Ces myopathies sont généralement des maladies génétiques et nombre de ces pathologies sont liées à des mutations du collagène identifiées chez les humains. Une grande partie de ces pathologies sont des maladies dites 'orphelines' pour lesquelles il n'existe aucun traitement à l'heure actuelle. Les atteintes musculaires sont généralement multiples et couvrent un champ étendu de la physiologie musculaire qui mènent à la dégénérescence musculaire. Chez les malades, la progression de la maladie reste relativement imprédictible. Une même modification génétique peut aboutir à une évolution des symptômes très différents d'un individu à l'autre. Cette diversité est due au contexte génétique et physiologique propre à chaque individu et certainement à des causes environnementales ou comportementales, lié au parcours personnel des malades. L'étude de la mécanistique de progression de ces maladies chez les humains est impossible car elle nécessiterait de réaliser des analyses invasives et incapacitantes. Aussi, afin de mieux appréhender ces pathologies, les symptômes des myopathie nécessitent d'être étudiés à l'échelle physiologique. L'objet de cette étude implique de créer deux lignées de poissons-zèbres porteuses d'un marqueur fluorescent observable in vivo. L'une de ces lignées reproduit une myopathie dégénérative due à une mutation génétique et l'autre est normale. Le but du projet est d'observer les différences structurelles du muscle apparaissant chez la lignée mutante au cours du temps (entre la naissance et un an) par des techniques d'imageries in vivo chez la larve et sur des muscles fixés chez les adultes.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mieux comprendre le mécanisme de dépôt du collagène dans le muscle dans un contexte normal et pathologique et améliorera la compréhension des mécanismes en jeux dans les myopathies dégénératives, ouvrant éventuellement la voie à de nouvelles pistes pour le développement de traitement.

Procédures

Une partie des animaux seront soumis à une unique biopsie de nageoire caudale réalisée sous anesthésie d'une durée d'environ 5 minutes. Il n'y a pas d'autre intervention prévue sur les animaux vivants.

Impact sur les animaux

Les animaux porteurs de la mutation du collagène sont susceptibles de développer une myopathie dégénérative qui peut entraîner des difficultés de déplacement ou respiratoires. Certains animaux subiront une biopsie de nageoire qui peut entrainer une douleur temporaire. La recherche des modifications génétiques implique de conserver les animaux testés en isolement pendant 7 à 10 jours ce qui peut entrainer du stress.

Devenir

En fin de procédure, les animaux seront mis à mort. Les animaux utilisés dans toutes les procédures sont des animaux génétiquement modifiés dont l'adoption est interdite par la loi.

Remplacement

Pour comprendre la mise en place de la pathologie étudiée, il est nécessaire d'étudier sa mise en place dans l'organisme entier et par conséquent nécessite le recours à l'animal.

Réduction

Le nombre de poissons a été réduit au minimum nécessaire afin d'assurer la pérennité de chaque lignée. Le faible taux de succès attendu lors du protocole de création de lignées génétiquement modifiées impose d'utiliser un nombre important d'animaux pour générer la modification désirée. Les étapes de sélection des animaux sont réalisées sur les stades embryo-larvaires transparents ce qui permet de réduire le nombre d'animaux mis en élevage. Le nombre d'animaux mis en élevage est calculé à partir des constantes d'élevage de l'animalerie (taux de survie à l'issue de l'alevinage, ratio mâle/femelle, ...). L'ensemble des analyses in vivo sont réalisées sur des formes embryo-larvaires afin de limiter le nombre d'animaux mis en élevage.

Raffinement

Les lignées sont maintenue en bac de 20 à 30 poissons ce qui permet de maintenir une sociabilisation adéquat. Des artémies vivantes sont utilisées de manière journalière comme nourriture afin de solliciter l'instinct de prédation des poissons. Les accouplements sont réalisés dans un environnement d'image de flore aquatique pour limiter au maximum le stress. Une minorité des poissons élevés sera génétiquement testée. Des points limites adaptés ont été définis pour permettre le suivi des animaux soumis à ces tests. Chez les animaux porteurs de la mutation, nous rechercherons avec attention l'apparition de signes annonciateurs de myopathie afin d'éviter toute souffrance inutile. Lorsqu'il sera nécessaire d'isoler des animaux, ceux-ci seront placés dans des bacs aux cloisons transparents qui permettent de maintenir un contact visuel et olfactif avec leurs congénères afin de permettre une poursuite des interactions sociales et limiter le stress. Des points limites prédictifs adaptés au modèle utilisé ont été établis et seront utilisés pour évaluer le bien-être des animaux en expérimentation.

Choix des espèces

L'utilisation du poisson-zèbre facilite l'observation des stades les plus précoces de la pathologie en permettant un accès aux embryons sans avoir recours à des protocoles invasifs. De plus, si les muscles des poissons zèbres porteurs de mutation dans le gène collagène montrent des atteintes cellulaires similaires à celles observées chez les mammifères, les conséquences en terme de comportement sont réduites, la nage étant moins impactée que la marche par les atteintes musculaires. Ainsi lorsque l'on observe la nage spontanée, les poissons porteurs de la mutation sont capables de se déplacer de façon normale. Certains animaux seront soumis à un test génétique entre 3 et 6 mois, les animaux plus jeunes étant plus fragiles. Les animaux porteurs de mutations seront suivis tout au long de la vie pour surveiller l'éventuelle apparition de symptômes.

  • Protection de l’environnement
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système gastrointestinal
Poissons zèbres : 700
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Les poissons zèbres utilisés portent une modification génétique qui rend fluorescent un gène du métabolisme intestinal, ce qui permet de lire à l'œil ce qu'une substance fait dans leur intestin. 700 d'entre eux vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Exposés à des perturbateurs endocriniens entre 72 et 120 heures après la fécondation, ils passent ensuite cinq séances d'imagerie sans anesthésie jusqu'à l'âge de trois mois, chacune d'une dizaine de secondes. Ils sont tués pour prélever leurs intestins et mesurer l'expression du gène, et le porteur présente la lignée transgénique comme un moyen de réduire le nombre de poissons employés dans les tests réglementaires.

Objectifs

Dans le cadre de l’étude des perturbateurs endocriniens en lien avec les pathologies métaboliques telles que l’obésité, le diabète ou la stéatose, nous développons une lignée transgénique de poisson zèbre apte à rendre compte d’effets de substances au niveau du métabolisme intestinal, y comprit chez l’Homme. La quantification de la fluorescence dans cette lignée transgénique permet de suivre l'expression de notre gène d'intérêt et est réalisée après exposition d’embryons issus de cette lignée à des substances pendant 48h, de 72 heures post-fécondation (hpf) à 120hpf. Afin d’étudier la réversibilité de la réponse de ce modèle nous souhaitons poursuivre les mesures de fluorescence au microscope au-delà de 120hpf, jusqu’à 3 mois. Les animaux ne seront donc pas exposés aux substances passé 120hpf. L’utilisation de la lignée transgénique apportera des informations complémentaires sur les mécanismes d’action des substances sans augmenter le nombre de poissons nécessaires à la réalisation des essais pour l’identification des perturbateurs endocriniens. A terme, le modèle que nous développons permettra d’évaluer l’impact de perturbateurs endocriniens en ayant recours à des embryons âgés de moins de 120hpf et les données générées au cours de ce projet permettront le développement/l’amélioration de voies de toxicité impactant le métabolisme qui pourront être utilisées pour une meilleure évaluation des dangers et des risques des perturbateurs endocriniens au niveau réglementaire.

Bénéfices attendus

L’étude la réversibilité de la réponse après exposition des embryons de poissons zèbres aux substances de 72hpf à 120hpf permettra d’approfondir notre connaissance des mécanismes régulant cette réponse. Nous pourrons ainsi analyser si l’expression de la fluorescence, induite ou inhibée à la suite de l’exposition aux substances, persiste ou au contraire revient à la normale alors que les poissons n’y sont plus exposés. Ainsi, la fluorescence étant relative à l’expression de notre gène d'intérêt, acteur clé du métabolisme intestinal chez le poisson zèbre, cette expérimentation permettra d’étudier les effets au long terme (jusqu’à 3 mois) sur ce métabolisme à la suite d’une exposition courte (48h) aux substances inductrices ou inhibitrices de de ce gène. Dans le cadre du développement d’un modèle de poisson zèbre apte à rendre compte des impacts des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme intestinal, y comprit chez l’Homme, l’étude de la réversibilité de la réponse aux substances a toute son importance. Ces données participeront à la caractérisation du modèle et de fait à l’élaboration d’un outil d’évaluation de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme chez l’Homme, au cœur des objectifs du projet européen dans lequel s’inscrivent ces travaux.

Procédures

Les poissons zèbres seront soumis à des prises d'image en microscopie à fluorescence. Les animaux (5, 7, 10, 15 et 20 jours post fécondation) ne seront pas anesthésiés mais resteront dans de l'eau tout le temps de l'imagerie qui ne durera que 10 secondes environ. Chaque animal sera soumis à 5 imageries au cours de l'expérimentation.

Impact sur les animaux

L’exposition aux substances réalisée en début d’expérimentation (de 72hpf à 120hpf) aura un effet sur l'expression de notre gène d'intérêt (et probablement d'autres qui ne seront pas mesurés) sur le court terme et peut être le long-terme mais aucun effet toxique ou développemental n'est attendu aux concentrations sélectionnées. Les manipulations répétées tout au long de l’expérimentation (la prise d'image au microscope à fluorescence) pourraient entrainer un stress chez les animaux.

Devenir

Les animaux seront tous mis à mort à la fin de l'expérimentation afin de prélever les intestins pour réaliser des mesures d'expression du gène d'intérêt à l'aide de techniques de biologie moléculaire.

Remplacement

L’étude de la réversibilité de la réponse dans le modèle poisson zèbre que nous développons ne peut s’affranchir de l’utilisation d’animaux vivants. En effet, cette expérimentation est essentielle à la caractérisation de ce modèle biologique, permettant de renseigner de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme à l’échelle de l’organisme entier, une problématique encore peu investiguée. Les modèles cellulaires ne permettent pas cette approche. Quant aux modèles mathématiques, s’agissant d’une problématique émergente, la modélisation de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme est encore balbutiante. A terme, l’expérimentation menée ici permettra d’établir un modèle de poisson zèbre pertinent pour l’évaluation de l’impact des perturbateurs endocriniens sur le métabolisme.

Réduction

L'utilisation d'animaux transgéniques pour le suivi des effets dans le temps des substances permet de limiter au maximum le nombre d’animaux utilisés en réutilisant les mêmes individus à chaque temps d'étude. Les effectifs ont été calculé en tenant compte de la variabilité de l'expression de notre gène d'intérêt et de la mortalité normale au cours du développement afin de pouvoir mettre en évidence des effets des substances de plus de 50% (test statistique).

Raffinement

Les animaux sont conservés dans un environnement controlé connus pour engendrer un minimum de stress (aquariums teintés en bleu si possible avec un fond en décors graviers, paramètres physico-chimiques de l'eau et photopériode contrôlés). Ils sont hébergés en groupe afin de respecter leur comportement grégaire et limiter l’anxiété que pourrait entrainer l’isolement, en gardant des populations faibles afin d’éviter les comportements agressifs. Les poissons sont également nourris en partie avec des artémies vivantes, leur permettant ainsi d’enrichir l’éventail de leurs comportements sociaux, notamment celui de la chasse. Tout au long des expérimentations, les animaux seront suivi avec une grille de bien-être adaptée à chaque stade de développement. L'ensemble de ces procédures est réalisé par des personnes formées et sensibilisées à l'évaluation de la souffrance animale.

Choix des espèces

Le poisson zèbre est une des espèces recommandées pour la réalisation de tests réglementaires sur les perturbations endocriniennes. Sa petite taille permet des expositions dans de faibles volumes d’eau d’où une faible consommation de substances toxiques et une quantité de déchets générés moindre. Ces dernières années un nombre croissant de lignées de poissons zèbres génétiquement modifiés ont été développées et se sont avérées être des outils pertinents pour la détection des perturbateurs endocriniens tout en réduisant le nombre d'animaux.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Poissons zèbres : 36
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Sortis de l'eau à l'épuisette puis amputés d'un fragment de nageoire caudale sous anesthésie, 36 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le projet veut établir si une analgésie doit compléter l'anesthésie lors de ce prélèvement de génotypage, ce qui suppose qu'un tiers des poissons le subisse sans analgésique. Après l'acte, ils passent moins de vingt-quatre heures seuls dans un bac sans circulation d'eau ni nourriture, ce que le porteur reconnaît comme une source de stress, et leur locomotion est filmée dix minutes. Ils sont ensuite gardés vivants et réutilisés pour la reproduction, puis tués au bout de dix-huit mois.

Objectifs

L’élevage et le maintien de lignées transgéniques sont nécessaires à de nombreux projets scientifiques qui mènent leurs travaux de recherche sur le poisson zèbre au stade embryonnaire. Pour que les animaux soient des reproducteurs intéressants nous devons les choisir en connaissant leur patrimoine génétique. Pour ce faire nous devons avoir accès à leur ADN en faisant un prélèvement. Ce geste consiste à faire une biopsie de petite taille de la nageoire caudale des poissons de plus de 3 mois de manière à récupérer l’ADN qui se trouve dans ce tissu. L’objectif de ce projet sera de statuer sur la nécessité de mettre en place une analgésie péri-opératoire en plus de l’anesthésie générale lors de ce prélèvement. Ceci sera appuyé par une étude comportementale et une évaluation du bien-être des poissons à l’aide d’une grille de score en post-intervention sur la période de récupération. Une recommandation pourra alors être rédigée à l’issue de cette étude.

Bénéfices attendus

Le prélèvement de nageoire est une pratique très courante et est aujourd’hui la méthode de référence pour connaître le patrimoine génétique d’un poisson zèbre. Cette étude permettra d’apporter à la communauté scientifique les connaissances aujourd’hui manquantes de l’intérêt ou non de l’utilisation d’un analgésique lors d’un prélèvement de nageoire caudale chez le poisson zèbre. Ce projet pourrait permettre de partager par le biais d’une publication scientifique un protocole de prélèvement chez le poisson zèbre qui réponde aux exigences réglementaires, environnementales, de bien-être animal tout en étant prouvé dans sa mise en œuvre grâce à ce travail pour l’expérimentateur.

Procédures

Suivant le groupe auquel appartient l’animal, il est soumis ou non à un analgésique durant 30 minutes avant et après le prélèvement. Ce prélèvement est effectué sous anesthésie générale et ce une seule fois par animal. L’étude comportementale effectuée nous permet d’évaluer la locomotion du poisson ainsi que l’utilisation de la colonne d’eau durant 10 minutes. Au bout de 18 mois, les animaux sont euthanasiés par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Les poissons sont sortis de l'eau avec une épuisette provoquant un stress et un frottement sur le corps de l’animal. Un prélèvement cutané de petite taille est fait au niveau de la nageoire caudale provoquant un léger traumatisme pouvant générer un inconfort et une gêne de courte durée pour l’animal. Le risque lié à l’anesthésie, comme l’arrêt respiratoire, est présent mais reste limité car l’anesthésie n’est pas une anesthésie très profonde ni très longue. Après le prélèvement, les aquariums ne sont pas remis en circulation et les poissons ne sont pas alimentés et ce durant moins de 24 heures. Restant seuls durant ce laps de temps, ils peuvent montrer des signes de stress.

Devenir

A l’issue de la procédure les poissons sont gardés en vie pour une éventuelle réutilisation comme de la reproduction.

Remplacement

Pour comprendre certaines maladies qui touchent l’être humain, les chercheurs ont besoin d’un modèle animal qui puisse se rapprocher le plus possible du génome humain. Il a été montré que le poisson zèbre possède 71 pourcents de gènes semblables aux gènes humains dont 86 pourcents sont liés à des maladies humaines, ce qui en a fait, ces dernières années, un très bon candidat à la modélisation des maladies humaines. Il présente l’avantage d’être facile à élever et d’avoir des embryons uniformes et transparents qui se développent en dehors de la femelle. De plus, il est possible de le rendre transparent à l’âge adulte grâce à une mutation génétique. Ainsi, inutile de procéder à une dissection ou à des méthodes invasives destinées à observer des effets dans le corps du poisson. Son élevage et le maintien de lignées transgéniques sont nécessaires à de nombreux projets scientifiques. Il nous faut donc connaître leur patrimoine génétique. Notre objectif portant sur la méthode de prélèvement pour connaître le patrimoine génétique des poissons et sur la prise en charge de la douleur associée, il n’est pas possible d’envisager un remplacement.

Réduction

Pour cette étude notre effectif a été défini à l’aide d’un test statistique. Nous testons un anesthésique avec ou sans 2 analgésiques, ce qui donne 3 groupes. 12 animaux sont testés par groupe, c’est pourquoi nous utilisons 36 animaux au total. Nous étudions la locomotion et l’occupation de la colonne d’eau grâce à des vidéos ainsi que la cicatrisation de la nageoire caudale grâce à des photos. Chaque expérience est faite une seule fois par poisson. Les résultats sont analysés avec un test statistique.

Raffinement

Les poissons sont hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Les poissons sont mis à jeun le matin de l’expérience afin de préserver la qualité de l’eau. Durant l’expérience, ils sont transférés délicatement à l’aide d’une épuisette entre chaque bac. Ils sont mis en acclimatation individuellement afin de limiter leur stress. Pour les groupes traités, on ajoute au goutte à goutte de l’analgésique de la manière la plus homogène possible sur la totalité de la surface de l’aquarium pour permettre au poisson de s’habituer. Le bain contenant l’anesthésiant est tamponné pour limiter le comportement anxiogène du poisson. Ce dernier est sorti de l’eau à l’aide d’une cuillère en plastique percée atraumatique et déposé sur une surface plane en plastique afin de réaliser le prélèvement. La taille de celui-ci est réduite au maximum. Tout au long de l’expérience des vidéos sont réalisées pour observer le poisson sans le perturber et minimiser son stress. Le poisson reste moins de 24 heures dans le bain sans circulation d’eau ni nourrissage sur une étagère sans lumière directe. Un suivi est effectué avec une grille d'évaluation des points limites qui prend en compte des comportements ou signes visibles tels que la nage en position anormale, recherche active d’oxygène, isolement au fond de l’aquarium, rétraction des pigments. Cela nous permet d’attribuer un score et de mener les actions nécessaires afin de réduire le stress ou la douleur après prélèvement. Suivant le score attribué au poisson, il sera euthanasié. Nous formons à la suite de l’isolement des couples mâle – femelle qui vont nous permettre d’identifier chaque individu et de poursuivre le suivi. Ces couples sont transférés dans des aquariums puis remis en circulation.

Choix des espèces

Pour comprendre certaines maladies qui touchent l’être humain, les chercheurs ont besoin d’un modèle animal qui se rapproche le plus possible du génome humain. Le poisson zèbre possède 71 pourcents de gènes semblables aux gènes humains dont 86 pourcents sont liés à des maladies humaines, ce qui en fait un très bon candidat. Il présente l’avantage d’avoir des embryons uniformes et transparents qui se développent en dehors de la femelle. Il est également possible de le rendre transparent à l’âge adulte grâce à une mutation génétique. L’élevage et le maintien de lignées mutées sont donc indispensables pour de nombreux projets scientifiques. L’objectif de notre projet étant de récolter des données pour la mise en place de meilleures conditions de prise en charge lors de la réalisation du prélèvement, il est donc pertinent de travailler directement sur cette espèce. Les animaux seront prélevés entre 3 et 6 mois de vie. Cet âge assure une gestion plus facile de l’anesthésie par rapport aux stades plus jeunes et assure une meilleure récupération. Cela permet aussi d’avoir un pourcentage de prélèvement de tissu suffisamment faible par rapport à la taille totale du poisson.

Etude de la régénération cardiaque

(NTS-FR-876262v1 – 04/02/2026)
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Poissons zèbres : 2700
Souffrances
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▲ 900
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Devenir
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 2700

Une résection de 20 % du ventricule cardiaque, pratiquée hors de l'eau sous anesthésie en cinq minutes au plus : 2 700 poissons zèbres vont être utilisés dans ce projet, 1 800 dans des procédures d'un niveau de souffrance sévère, tous tués à l'issue pour analyse du cœur. Une partie reçoit en plus une injection quotidienne sous anesthésie hors de l'eau, sept jours de suite. Le porteur indique qu'aucune méthode d'analgésie connue ne semble compatible avec l'étude de la régénération cardiaque, les poissons ressentant après l'opération un inconfort et une douleur liés à la cicatrisation. Le poisson zèbre est retenu précisément parce qu'il régénère entièrement son cœur, capacité que les mammifères adultes n'ont pas, l'objectif étant de tester ensuite les gènes identifiés chez la souris.

Objectifs

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les maladies cardiovasculaires sont responsables de près de 18 millions de morts dans le monde chaque année, soit 31% des décès. Alors que les mammifères adultes sont incapables de régénérer leur cœur suite à un infarctus, un certain nombre d’espèces vertébrées possèdent quant à elles cette propriété. En particulier, le poisson zèbre est capable, suite à l’ablation d’une portion du muscle cardiaque, de totalement régénérer son cœur. Nous avons précédemment développé des systèmes d’ingénierie génétique chez le poisson zèbre permettant d’étudier la fonction des gènes impliqués dans les processus régénératifs, plus précisément les gènes exprimés dans les cellules musculaires cardiaques (cardiomyocytes). Notre principal objectif est d’identifier les différents gènes qui régulent la régénération du muscle cardiaque chez le poisson zèbre pour ensuite les tester chez les mammifères

Bénéfices attendus

Inscrit dans un cadre de recherche globale en santé humaine, l’identification des gènes/processus nécessaires à la régénération cardiaque chez le poisson zèbre, pourrait potentiellement participer au développement d’approches thérapeutiques visant à induire la régénération cardiaque chez l'homme. L’objectif de notre projet à court terme vise à identifier des nouveaux gènes impliqués dans les mécanismes de la régénération des tissus, plus particulièrement du cœur. À moyen terme, nous collaborerons avec nos collègues pour tester le rôle de ces gènes chez les mammifères adultes tels que les souris, ce qui pourrait ouvrir à long terme une transposition de ces découvertes chez l’homme.

Procédures

L’ensemble des interventions sera réalisé sous anesthésie. Les poissons-zèbres subiront une chirurgie du muscle cardiaque, une résection de l’apex du ventricule du coeur de l’ordre de 20%, durant laquelle ils seront maintenus sous anesthésie hors de l’eau pour une durée de 5 minutes maximum. Un groupe de poissons-zèbres impliqués dans le suivi de la prolifération des cardiomyocytes subira des injections quotidiennes d'un faible volume, sous anesthésie hors de l’eau pour une durée d’une minute maximum, chaque jour durant 7 jours consécutifs.

Impact sur les animaux

Les poissons-zèbres subiront un stress léger au cours de la pêche à l’aide d’une épuisette à maille fine. Suite à la chirurgie, les poissons ressentiront un inconfort lié à une diminution de la mobilité et une douleur conséquente au processus de cicatrisation. Les poissons pourront présenter une légère inflammation au niveau du site d’injection et un inconfort lié à la répétition des anesthésies hors de l’eau.

Devenir

L'ensemble des animaux sera mis à mort en fin de procédure afin de réaliser des études histologiques et evaluer la régénération cardiaque.

Remplacement

Les mécanismes de régénération du myocarde sont très complexes, impliquant la participation de nombreux types cellulaires différents. Le développement des techniques alternatives d’organoïdes actuelles s’attache aux modèles mammifères qui ne présentent malheureusement pas cette capacité régénérative. Il n’y a pas aujourd’hui à notre connaissance d’alternative à l’utilisation de poisson-zèbre pour la mise en œuvre de ce projet

Réduction

L’évaluation du nombre d’animaux s’appuie sur nos précédants travaux publiés qui nous ont permis de réduire efficacement le nombre d’animaux necessaires. Nous avons également fait appel à des tests et calculs de puissance statistiques qui nous ont permis de réduire efficacement le nombre d'animaux nécessaire tout en permettant d'obtenir des résultats scientifiques robustes

Raffinement

Actuellement aucune méthode d'analgésie connue ne semble compatible avec les recherches sur la régénération cardiaque. Dans notre équipe, un projet en cours de réalisation a pour objectif d’identifier des molécules analgésiques n’interférant pas avec les mécanismes de régénération du coeur, si de telles molécules sont identifiées elles seront alors appliquées à ce projet également. Dès lors nous apportons un soin particulier à déterminer précisément les stades d’anesthésie chirurgicale adaptés (immobilité, perte de conscience, mouvements respiratoires lents et absence de réaction aux stimuli). Nous apportons un soin particulier à l’étape post-opératoire, les animaux sont placés dans un aquarium contenant de l'eau préalablement stérilisée pendant 30 minutes. Pendant cette période, les animaux sont observés d'abord constamment pendant la phase de réveil (2 à 5 min), puis toutes les 5 minutes, en s’appuyant sur les éléments établis sur la feuille d’évaluation. Si les poissons ne présentent pas de signes d'inconfort, c’est-à-dire que nous observons un comportement de nage normal et la reprise d’un comportement exploratoire, ils sont replacés dans l'aquarium avec leurs congénères au bout de la période initiale de 30 minutes post-opératoires. Si les poissons montrent des signes d'inconfort ou de souffrance (immobilité, nage erratique), ils sont surveillés pendant une heure supplémentaire. Si les poissons semblent toujours mal à l'aise après cette période, ils sont mis à mort. Pendant les jours suivants la chirurgie, une attention particulière est apportée aux poissons, tous les matins, midis et soirs lors des nourrissages. Nous portons une attention particulière aux comportements suivants : nage continue au milieu de l'aquarium (ni au fond, ni à la surface), absence de mouvements erratiques, prise de nourriture. Enfin une attention maximale sera portée aux conditions environnementales (maitrise de l’asepsie, des paramètres physicochimique), à la prise en charge efficace de la douleur post-opératoire, et l’observation des animaux avec la mise en place d’une grille d’évaluation de la douleur étudiée spécifiquement pour ce projet, nous permettant d’estimer l’atteinte d’un point limite de manière précoce, et nous permettant de mettre en œuvre les mesures adaptées à la prise en charge de la souffrance des animaux.

Choix des espèces

Le recours au poisson zèbre s'explique d'un part car il s'agit d'une éspèce domestique modèle élevée en captivité depuis plus d'un siècle, mais également par son extraordinaire capacité à régénérer son cœur. Le génome du poisson-zèbre présente 70% d’homologie avec le génome humain (estimé à 85% pour les gènes impliqués dans des pathologies humaines). Notre projet portant sur la régénération d'un organe en contexte physiologique, l'approche sur animal vivant (poisson) est nécessaire. Nous travaillons uniquement sur des aniamaux ayant atteint le stade adulte, les phénomènes de régénaration d'un organe suite à une lésion ne pouvant être observés sur des individus encore en cours de developpement.