Poissons zèbres

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  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Poissons zèbres : 1794
Souffrances
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Devenir
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 1794

Pour comprendre comment l'absence de dystrophine dérègle le calcium dans le muscle, 1 794 poissons zèbres vont être utilisés sur cinq ans, dont 234 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les adultes de 4 mois sont anesthésiés, amputés d'un fragment de nageoire caudale pour analyse génétique, puis isolés jusqu'à 24 heures derrière un séparateur transparent. Le porteur affirme que ce prélèvement n'entraîne pas de douleur et que la nageoire se reforme en deux semaines, sans dire sur quoi il fonde l'absence de douleur. Les alevins porteurs de la mutation à l'état homozygote sont tués entre 6 et 8 jours pour prélever leurs muscles, les géniteurs à 12 mois quand leur reproduction faiblit, et les surnuméraires issus des croisements annuels le sont aussi.

Objectifs

La contraction du muscle squelettique dépend d’un signal envoyé par un neurone moteur. Ce signal provoque une hausse du calcium dans les cellules musculaires, ce qui déclenche la contraction. Dans la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), une maladie génétique grave, il manque une protéine appelée dystrophine, essentielle au bon fonctionnement des muscles. L’absence de cette protéine perturberait la régulation du calcium, entraînant progressivement la dégradation des fibres musculaires. Des recherches menées chez différents modèles animaux ont montré que les poissons zèbres dépourvus de dystrophine présentent des atteintes musculaires proches de celles observées chez les patients atteints de DMD. Chez ces poissons, les premiers signes de dégradation apparaissent dès 3 jours de vie, et leur survie diminue après 8 jours. Notre projet utilise ce modèle pour étudier la contraction musculaire entre 6 et 8 jours de vie. L’objectif est de mieux comprendre comment l’absence de dystrophine altère la régulation du calcium dans le muscle et provoque la dégénérescence musculaire.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment l'absence de dystrophine, une protéine essentielle pour les muscles, perturbe le processus qui permet aux muscles de se contracter. Cela pourrait aider à mieux cerner les problèmes musculaires des personnes atteintes de la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Le poisson zèbre sapje présente des symptômes très similaires à ceux des patients atteints de DMD, et constitue ainsi un modèle fiable pour mieux comprendre les mécanismes de la pathologie. Les résultats de cette étude pourront contribuer au développement de nouveaux traitements, notamment des médicaments permettant de corriger les perturbations de l’excitation musculaire et la dégénérescence musculaire, afin de traiter cette maladie grave et incurable qui touche environ un garçon sur 3500.

Procédures

Les poissons adultes subiront une procédure pour sélectionner les poissons portant une seule copie mutée du gène de la dystrophine (hétérozygotes), grâce à une analyse de leur ADN. Pour cela, Les poissons âgés de 4 mois sont transférés dans un bac contenant de l’anesthésique qui induit leur perte de conscience en 20-40 secondes. De petits échantillons de nageoires qui serviront à l’analyse ADN sont ensuite prélevées à l'extrémité de la queue : ce prélèvement est rapide (

Impact sur les animaux

- Elevage des poissons hétérozygotes sur 5 ans : aucun effet indésirable dû à la mutation chez les poissons hétérozygotes mais présence d’un stress dû à la capture et la manipulation nécessaire pour anesthésier les poissons et faire le prélèvement d’une petite portion de nageoire - Prélèvement de petits échantillons de nageoire à l’extrémité de la queue - Isolement partiel des individus pendant une période courte (en moyenne 6 h et 24h au maximum) - Pour l'analyse moléculaire de la mutation conduisant à la myopathie: faible perte de mobilité à partir de l’âge de 3 jours et jusqu'à 8 jours (âge maximal des individus utilisé pour l'analyse)

Devenir

La lignée de poissons zèbres est maintenue à l’état hétérozygote pour la mutation du gène de la dystrophine. Les animaux âgés auront une capacité de reproduction affaiblie et peuvent également présenter une dégénérescence liée à l’âge. Ainsi ils seront mis à mort à l'âge de 12 mois. Afin de renouveler la population de géniteurs pour maintenir la lignée sur 5 ans, des accouplements et une analyse du génome des poissons produits seront réalisés tous les ans : les éventuels animaux en excédent seront également mis à mort. Les alevins issus de l’accouplement des hétérozygotes entre eux seront mis à mort entre 6 et 8 jours pour analyser leur génome et à prélever leurs muscles afin d’effectuer l’analyse moléculaire de l’excitation musculaire.

Remplacement

Les alternatives à l’utilisation de l’animal disponibles consisteraient à utiliser des cultures de cellules musculaires. Notre laboratoire a déjà expérimenté sur des cellules musculaires de souris en culture et a constaté que leurs propriétés étaient très immatures, rendant les résultats obtenus peu exploitables et difficilement transposables au muscle humain adulte. La caractérisation détaillée du processus de contraction musculaire ne peut donc se faire que sur des cellules prélevées chez l’animal qui présentent une maturité suffisante.

Réduction

La lignée de poissons sera maintenue sous forme hétérozygote, c’est-à-dire que les animaux porteront la mutation sans être malades. Seul le nombre minimal de reproducteurs nécessaire au maintien de la lignée sera conservé, soit 30 mâles et 30 femelles. Un renouvellement annuel des géniteurs sera effectué. Pour cela, des croisements contrôlés seront réalisés et la descendance sera élevée jusqu’à l’âge de 4 mois. Le nombre total d’alevins produits chaque année est limité à 312 poissons, ce qui correspond au minimum nécessaire pour 1/garantir un équilibre entre mâles et femelles, 2/ assurer la transmission stable de la mutation, et 3/compenser la présence éventuelle de mauvais reproducteurs. À l’âge de 4 mois, un petit fragment de nageoire sera prélevé au niveau de la queue afin d’effectuer une analyse génétique. Le nombre d’animaux prélevés sera strictement limité : les prélèvements seront interrompus dès que le nombre requis de poissons porteurs aura été identifié. Pour l’étude de la fonction musculaire, des croisements entre hétérozygotes seront effectués, produisant une descendance composée de 25 % d’animaux homozygotes mutants, 25 % de type sauvage et 50 % d’hétérozygotes. Les analyses seront menées sur les cellules musculaires de poissons mutants homozygotes et sauvages issus des mêmes croisements, ce qui permet d’éviter la production de poissons contrôles supplémentaires. Le nombre d’animaux utilisés pour cette étude a été calculé statistiquement afin de garantir la puissance nécessaire tout en minimisant le nombre d’animaux, soit 234 poissons âgés de 6 à 8 jours. Enfin, si des résultats concluants sont obtenus avec un nombre d’animaux inférieur, la taille des élevages sera révisée à la baisse.

Raffinement

Le prélèvement de l'extrémité de nageoire des poissons zèbres adultes sera réalisé sous anesthésie générale après 12h de jeûne afin de limiter régurgitation et contamination fécale. Le prélèvement se fera rapidement et sans saignement et concernera la plus petite portion de nageoire possible. A l’issue du prélèvement, le poisson sera transféré dans un bac de « réveil » où il sera surveillé pendant 10 min. Le réveil doit survenir en quelques minutes et si l’activité des branchies ne revient pas rapidement à la normale, une pipette sera utilisée pour aider au passage de l’eau dans les branchies. Le temps de l'analyse génétique, les poissons zèbres seront maintenus isolés en les plaçant 2 par aquarium de part et d’autre d’un séparateur transparent, afin de limiter le stress de l'isolement. Ils seront maintenus ainsi pendant une durée maximale de 24 h. Concernant les alevins comportant la mutation sapje à l’état homozygote, les défauts de motricité restent très faibles avant l'âge de 8 jours. Ainsi, afin de réduire au maximum les atteintes au bien-être tout en s’assurant que les muscles squelettiques soient suffisamment matures pour permettre l’étude de l’excitation des cellules musculaires, tous les alevins seront mis à mort entre 6 et 8 jours. Les alevins seront observés à chaque nourrissage, 4 fois par jour, et tout alevin présentant des signes d’altération du bien-être sera mis à mort. Le nourrissage se fera avec de la poudre de nourrissage très fine qui sera déposée à la surface et qui, une fois dissoute dans l’eau, permettra aux alevins de se nourrir facilement.

Choix des espèces

Nous avons déjà étudié le processus moléculaire de l'excitation dans des cellules musculaires de poisson zèbre sain et celui-ci présente de nombreuses similitudes avec celui du muscle humain. Cette étude préliminaire nous a permis aussi de développer une expertise spécifique à cette espèce et aux cellules musculaires de cette espèce . Par ailleurs, le modèle poisson zèbre, en reproduisant plus fidèlement les symptômes de la dystrophie musculaire de Duchenne en l’absence de la dystrophine, c'est à dire une perte de mobilité progressive, constitue un modèle animal susceptible de fournir des données plus pertinentes que le modèle souris (souris mdx) pour élucider les conséquences de la maladie au niveau de la cellule musculaire. L’entretien de la lignée nécessite des animaux en âge de procréer (agés de 4 à 12 mois) qui seront régulièrement renouvelés grâce à des accouplements réalisées tous les ans. La caractérisation détaillée du processus d’excitation des cellules musculaires sera réalisée sur des cellules obtenues à partir des muscles de poissons de type homozygotes et de type sauvage âgés entre de 6 et 8 jours. A ce stade, les cellules musculaires sont suffisamment matures pour pouvoir étudier de façon fiable le processus de la contraction au niveau cellulaire.

  • Enseignement supérieur
Poissons zèbres : 210
Souffrances
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▲ 210
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Devenir
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 210

Former des étudiants de master aux métiers de l'environnement : 210 poissons zèbres vont être utilisés sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous tués à l'issue, y compris les individus témoins. Chaque année, 36 poissons sont exposés au mercure inorganique pendant sept, quatorze ou vingt et un jours, et dix-huit d'entre eux restent ensuite seuls dans leur aquarium pendant une semaine. La mise à mort est réalisée par l'enseignant, par balnéation dans la benzocaïne, et figure parmi les gestes que les étudiants doivent apprendre à décrire. Le porteur juge ces travaux pratiques "indispensables" parce que les étudiants iront travailler dans des cabinets d'études chargés de pratiquer des expérimentations animales de toxicologie.

Objectifs

Ce projet de formation s’inscrit dans le cadre du programme de Master de Biologie de notre université qui forme des étudiants aux métiers de l’Environnement dans le domaine professionnel des laboratoires, des institutions et des entreprises (suivi de la qualité des milieux, dépollution, recherche en écotoxicologie, etc.). Au cours de la 1ère année du Master, les étudiants suivent des enseignements théoriques, dirigés et pratiques leur permettant de comprendre les phénomènes de pollution et leurs répercussions sur les organismes vivant dans les milieux aquatiques et terrestres. Les travaux pratiques (TP) sont proposés afin de leur montrer de manière très appliquée comment concevoir et mettre en place une expérimentation mimant un problème de contamination dans un milieu aquatique et donc un problème d'altération de sa qualité de l'eau, puis d'utiliser les résultats d’analyse issus de l’expérimentation pour évaluer et mieux comprendre les mécanismes de contamination. Au cours de cette expérimentation, les étudiants suivront la contamination d’unités expérimentales (aquariums) contenant différents types d’organismes aquatiques appartenant à des espèces se situant à des niveaux différents de la chaine alimentaire : végétaux (plantes aquatiques flottantes et enracinées : lentilles d’eau, élodées) et animaux (bivalves : palourdes asiatiques Corbicula fluminea) et poissons zèbre : Danio rerio). La multiplicité des espèces testées permettra aux étudiants de différencier les réponses des espèces face à une contamination de l’eau. Elle permettra aussi aux poissons de se retrouver avec des espèces végétales et animales dans un environnement enrichi, où les conditions artificielles tendront à se rapprocher de conditions plus naturelles. La prise en compte de la température dans cette expérience fait aussi écho au problème de réchauffement climatique, et visera à les sensibiliser aux multiples effets de ce phénomène global sur la qualité de milieux notamment déjà pollués. A l’issue de l’expérience, les étudiants compareront les niveaux de contamination des différentes espèces et auront pris conscience de la nécessité absolue de veiller au bien-être des animaux en expérimentation.

Bénéfices attendus

Au cours de ce TP les étudiants sont sensibilisés et formés à la démarche scientifique et à l’éthique de l’expérimentation animale. L’objectif de ce TP est en effet d’apprendre aux étudiants à concevoir, planifier, mettre en place et suivre une expérimentation avec des animaux : mise en place des aquariums (sédiment, bulleurs, résistances chauffantes…), techniques de manipulation des animaux, suivi de la qualité de l’eau (étalonnage et utilisation de sondes oxygène et pH), suivi du bien-être des organismes (observation et suivi du comportement des organismes, points limites, aliment), suivi de l’exposition (ajout compensé de mercure), description des méthodes de mise à mort réglementaires (mise à mort réalisée par l’enseignant compétent), recueil d’échantillons, élaboration de graphiques et analyse statistique des résultats. En plus d’être formés à la manipulation, au maintien et au suivi du bien-être des poissons, les étudiants acquièrent ainsi les bases pour concevoir et mener à bien, et dans le respect de l’éthique animale (Règle de 3 R), une expérimentation avec des organismes vivants. A l'issue de leurs études supérieures, les étudiants aborderont leur activité professionnelle avec une formation et une expérience préalable à l’utilisation d’animaux à des fins scientifiques.

Procédures

Chaque année, les poissons seront exposés à un contaminant : pendant 7 jours pour 12 poissons ; 14 jours pour 12 poissons supplémentaires et 21 jours pour 12 poissons également. Ces 12 poissons exposés au contaminant jusqu'à 21 jours, auxquels s'ajoutent 6 poissons contrôle, resteront seuls dans leur aquarium respectif pendant 7 jours.

Impact sur les animaux

Vie en milieu contraint, variation de température, exposition au mercure inorganique. Les données expérimentales montrent que le Danio peut vivre dans une gamme de température allant de 6,7 à 41,7°C. In situ, les poissons zèbres sont retrouvés dans des eaux dont la température s’échelonne entre 16,5 et 33°C. A priori une température d’hébergement entre 20°C et 26°C n’induit pas de stress chez le poisson zèbre, en particulier au stade adulte. Concernant l’exposition au mercure, et comme précisé dans le déroulé du projet, la concentration maximale testée (30 μg/L) est inférieure à la LC50 -96h (140 μg de mercure inorganique/L), les concentrations analysées dans l'eau de rivières étant proches de 10 μg/L dans des milieux pollués. Ce travail pratique est effectué depuis plus de 20 ans et aucun signe clinique lié à l’exposition au mercure n’a jamais été observé. Cependant, durant toute la durée de présence des poissons dans le laboratoire (de leur arrivée à la fin de l’expérience), des observations seront faites quotidiennement par les personnes qualifiées et compétentes (conformément à l’article 33). Elles seront attentives à des modifications comportementales (nage anormale, individu stationnaire, individu isolé, déplacement à la surface de l’eau, position anormale dans la colonne d’eau, hyperventilation, baisse de la prise de nourriture.

Devenir

Les poissons en mauvaise santé ainsi que tous les individus ayant suivi la procédure expérimentale seront euthanasiés.

Remplacement

Ces Travaux pratiques s’avèrent indispensables pour les étudiants afin de comprendre les méthodes qu’ils utiliseront dans leur carrière professionnelle. Un tel projet ne peut s'effectuer sur des modèles in vitro. Ces étudiants se destinent aux métiers de l'environnement (pratique d'élevage, échantillonnage de tissus, dosage, comparaison lots témoins/expérimentaux) notamment dans des cabinets d’études chargés de pratiquer des expérimentations animales de toxicologie. Le poisson Danio étant un modèle expérimental classiquement utilisé en recherche et en toxicologie, son utilisation par les étudiants en travaux pratiques s’avère être un prérequis qui leur sera indispensable pour leur futur professionnel. A l'issue de leurs études supérieures, ils aborderont leur activité professionnelle avec une expérience préalable de la manipulation des poissons en ayant déjà pris conscience de la nécessité absolue de veiller à leur bien-être.

Réduction

Le nombre de poissons a été optimisé afin de mettre à mort le moins d’organismes possibles tout en permettant une analyse statistique des résultats. Ce nombre de poissons nécessaires (3 poissons/aquarium) a été soigneusement évalué pour les analyses chimiques de bioaccumulation en se basant sur des tests préalables réalisés au cours d’expérimentations antérieures du laboratoire. Le nombre d’animaux utilisés est ainsi réduit au seuil de pertinence statistique. Ainsi un total de 54 poissons/an (dont 42 poissons faisant l'objet d'une procédure) pour les 18 aquariums et pour toute la durée de l’expérimentation seront nécessaires (soit 210 poissons dans cette demande de saisine pour toute la durée du projet de 5 ans).

Raffinement

Des conditions optimisées au maximum seront offertes aux poissons pendant leur accueil au laboratoire et en expérimentation: faible densité (

Choix des espèces

Le poisson-zèbre (Danio rerio) est une espèce modèle très utilisée en recherche et notamment en écotoxicologie. Les étudiants seront très probablement amenés à l’étudier dans des conditions similaires dans leur vie professionnelle. Ce poisson supporte très bien la stabulation en laboratoire, particulièrement à l’âge adulte. Il mesure à l’âge adulte entre 2 et 3 cm, sa durée de vie est relativement courte (3 ans). Sa taille permet de le prélever au cours de l’expérimentation sans perturber l’écosystème simplifié que représente l’aquarium avec les autres espèces et le fond sablo-vaseux. En expérimentation, il supporte très bien l’environnement de l’unité expérimentale (aquarium) d’un volume de 10 L d’eau douce, à raison de 3 poissons par unité expérimentale. Rappelons ici que notre étude ne concerne pas une exposition à un polluant par une toxicité aigüe entraînant la mort de l’animal mais à une toxicité chronique à doses modérées. Le poisson-zèbre (Danio rerio) est une espèce modèle très utilisée en recherche et notamment en écotoxicologie. Les étudiants seront très probablement amenés à l’étudier dans des conditions similaires dans leur vie professionnelle. Ce poisson supporte très bien la stabulation en laboratoire, particulièrement à l’âge adulte. Il mesure à l’âge adulte entre 2 et 3 cm, sa durée de vie est relativement courte (3 ans). Sa taille permet de le prélever au cours de l’expérimentation sans perturber l’écosystème simplifié que représente l’aquarium avec les autres espèces et le fond sablo-vaseux. En expérimentation, il supporte très bien l’environnement de l’unité expérimentale (aquarium) d’un volume de 10 L d’eau douce, à raison de 3 poissons par unité expérimentale. Rappelons ici que notre étude ne concerne pas une exposition à un polluant par une toxicité aigüe entraînant la mort de l’animal mais à une toxicité chronique à doses modérées.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Poissons zèbres : 900
Souffrances
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Devenir
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Privés du gène de l'immunoglobuline D par ciseaux moléculaires, les poissons zèbres créés dans ce projet perdent une partie de leurs défenses et deviennent plus sensibles aux infections. 900 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Chacun subit un génotypage par section d'un fragment de nageoire caudale sous anesthésie, geste de moins de deux minutes qui peut réduire son activité de nage et modifier sa prise alimentaire dans la journée. Seuls 50 hétérozygotes de la première descendance sont maintenus pour produire la génération suivante, dont les œufs partiront vers un autre laboratoire pour y être infectés par des virus, les 850 autres étant tués.

Objectifs

Malgré la conservation évolutive dans le système immunitaire de l'immunoglobuline D (IgD), les fonctions spécifiques de cette Immunoglobuline restent une énigme. Le rôle précis de l'IgD lorsqu'elle est exprimée avec d'autres immunoglobulines à la surface des cellules immunitaire (cellules B) n'a été clarifié ni chez les poissons ni chez les mammifères. On pense que l’IgD joue un rôle important dans les muqueuses mais son rôle exact n’est pas encore bien compris. Pour mieux comprendre la fonction de l’IgD nous allons utiliser le modèle poisson zébrafish qui produit aussi ces immunoglobulines D au niveau des cellules immunitaires B. Pour cela, nous créerons deux lignées de poissons-zèbres dont le gène de l’IgD aura été inactivé grâce à la technique des ciseaux moléculaires : les Crispr/Cas9. Dans un deuxième temps et dans un autre laboratoire (nouvelle demande d'autorisation de projet), les poissons mutants seront soumis à des infections virales afin d’étudier les effets de l’absence d’IgD sur leur système immunitaire.

Bénéfices attendus

Malgré la conservation évolutive de l'IgD, les fonctions spécifiques de cette immunoglobuline restent une énigme. C'est pourquoi la génération de mutants de poisson zèbre dépourvus de l'expression de l'IgD serait un outil extrêmement précieux pour comprendre le rôle de l'IgD à la fois lorsqu'elle est sécrétée et lorsqu'elle est co-exprimée avec l'IgM à la surface des cellules. Plus précisément, cela nous permettrait de déterminer comment l'absence d'IgD affecte la réponse immunitaire aux agents pathogènes qui pénètrent dans l'hôte par les voies muqueuses et comment elle conditionne la réponse IgM. Le fait de disposer de ces poissons sera déterminant pour clarifier le rôle immunitaire de cette immunoglobuline énigmatique.

Procédures

Ce projet concerne uniquement la création de 2 lignées mutantes n'exprimant pas le gène de l'immunoglobuline. Pour l'établissement de ces lignées, une procédure de génotypage (section d'un fragment de nageoire caudal) sera réalisé sur les animaux. Cette procédure est très rapide: moins de 2 minutes/animal, temps de l'anesthésie et de la récupération à l'anesthie du poisson compris.

Impact sur les animaux

L’inactivation du gène codant l’IgD peut entraîner une altération des fonctions immunitaires. Ainsi: la reconnaissance des microbes et la régulation des cellules immunitaires sont altérées.Les animaux pourraient être un peu plus sensibles aux infections ou au stress environnemental. Cependant, d’autres anticorps (comme l’IgM) peuvent compenser partiellement cette absence, donc les effets ne sont pas toujours graves, mais ils peuvent apparaître dans certaines conditions (infection, changement d’environnement, etc.). Le génotypage est invasif (prélèvement d'un très petit fragment de nageoire) mais les nuisances engendrées seront minimisées par l'anesthésie. Cette opération peut entrainer une réduction temporaire de l'activité de nage. L’anesthésie pratiquée pour le prélèvement de fragment de nageoire peut aussi entrainer une modification du comportement alimentaire dans la journée.

Devenir

Ce projet vise à créer 2 lignées mutantes pour étudier le fonctionnement du système immunitaire après l’inactivation de l’Immunoglobuline D. Seuls les 2 x 25 animaux hétérozygotes de la première descendance seront maintenus en vue de la production de la descendance suivante.

Remplacement

Les modèles in vitro ne permettent pas actuellement de reproduire la complexité du fonctionnement du système immunitaire. Il n’existe donc pas d’alternative à l’expérimentation in vivo pour étudier le rôle du gène IgD dans la fonction des cellules B du système immunitaire et les interactions avec les autres cellules immunitaires.

Réduction

In fine, il s’agit de créer 2 lignées pures (dans la descendance de 2ème génération) présentant une inactivation du gène de l'immunoglobuline D. Pour cela, par expérience un effectif de 200 oeufs est nécessaire pour obtenir seulement quelques individus de la porteurs de mutations intéressantes (génération fondatrice). Au maximum 150 de ces individus atteindront le stade adulte selon les chiffres habituels. La loi de Mendel implique l’obtention de 50 % d’animaux hétérozygotes (possédant des copies de gènes différentes) en descendance de 1ère génération lorsque les animaux fondateurs sont croisés avec des animaux de génotype naturel. Le croisement entre eux d’individus hétérozygotes de la génération de 1ère descendance produira une descendance de deuxième génération homozygotes pour la mutation (25% de l’effectif obtenu). Après validation de chacune des lignées, nous produirons et conserverons un minimum de poissons respectant dans le même temps la demande en œufs de cette descendance pure contenant 100 homozygotes mutants complets.

Raffinement

Les animaux sont élevés dans les conditions optimales de l’espèce. Les différents paramètres de suivi sont relevés quotidiennement. Les enrichissements faits de plantes seront aussi installés dans les aquariums, sachant que les animaux sont maintenus en densité optimale . Les manipulations des animaux comme la manipulation pour la mise en ponte ou la mise en bain anesthésiant seront réalisées le plus rapidement pour limiter le stress dû à la préhension. Le comportement des animaux sera observé quotidiennement. Par ailleurs, si une pathologie infectieuse se déclarait chez un animal (imputable ou non à l’invalidation génique de IgD) alors ce-dernier sera suivi par le vétérinaire qui supervise le cheptel du laboratoire. C’est lui qui prendra les décisions les plus appropriées pour maintenir le bien-être de l’animal (pouvant conduire éventuellement à l’euthanasie de ce dernier) et la SBEA sera immédiatement avertie. La procédure de génotypage (permettant d'estimer le taux de mutants) qui consiste en un prélèvement de fragment de très petite taille durera moins de 2 minutes, temps d'anesthésie et réveil du poisson compris.

Choix des espèces

La demande concerne la fourniture de 2 lignées zébrafish présentant une inactivation de gène en vue de test infectieux. Le zébrafish est un poisson osseux qui possède un système immunitaire adaptatif fonctionnel. Le zébrafish exprime les immunoglobulines communes aux mammifères. Dans le cas de zébrafish présentant une mutation de gène, cela permet de réaliser des cribles en conditions infectieuses à grande échelle, ce qui est non réalisable chez les mammifères. De plus, le poisson zèbre est une espèce chez laquelle les outils d’édition de génome peuvent être appliqués de manière simple en raison du très fort taux de fécondité chez cette espèce et du développement rapide : 1 animal mature sexuellement peut être obtenu en 3 mois. Il est possible de produire beaucoup d’individus avec un gène inactivé plus rapidement que chez d’autres modèles vertébrés. Les animaux seront utilisés au stade adulte (pour la génération fondatrice et les animaux de 1ère génération) pour la création de lignée puis les œufs de la 2ème génération seront fournis au demandeur pour la suite des expérimentations (tests ultérieurs d’infection virale non réalisés par notre laboratoire). Au préalable, une vérification du taux de transmission de la mutation sera faite sur des alevins de la 2ème génération âgés de 1 mois. Cela permettra aussi de vérifier la qualité phénotypique et comportementale des individus cette 2ème génération.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poissons zèbres : 12
Souffrances
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Devenir
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 12
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Gardés comme reproducteurs puis tués au bout de dix-huit mois, 12 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit, une fois, sous anesthésie générale, le prélèvement d'un fragment de moins de 2 mm2 de sa nageoire caudale destiné au génotypage, la moitié des poissons recevant en plus un analgésique une demi-heure avant et après, l'autre moitié servant de comparaison sans analgésie. Après l'intervention, ils passent dix minutes en test de locomotion, puis restent moins de vingt-quatre heures seuls, sans alimentation et dans un aquarium coupé de la circulation d'eau. Le porteur reconnaît que l'interaction entre les deux anesthésiques employés n'est pas documentée et que des effets indésirables peuvent survenir, et justifie la mise à mort à dix-huit mois par le risque sanitaire et les anomalies du vieillissement.

Objectifs

L’élevage et le maintien de lignées transgéniques sont nécessaires à de nombreux projets scientifiques qui mènent leurs travaux de recherche sur le poisson zèbre au stade embryonnaire. Pour que les animaux soient des reproducteurs intéressants nous devons les choisir en connaissant leur patrimoine génétique. Pour ce faire nous devons avoir accès à leur ADN. Ce geste consiste à faire une biopsie de moins de 2 mm2 de la nageoire des poissons. L’objectif de ce projet est de statuer sur la nécessité de mettre en place une analgésie péri-opératoire en plus de l’anesthésie générale lors de ce prélèvement. Nous vérifierons également que l’analgesiant utilisé n’entraine pas d’effet secondaire néfastes pour les poissons car elle contient des conservateurs. L’étude s’appuie sur un test comportemental et une évaluation du bien-être des poissons à l’aide d’une grille de score en post-intervention sur la période de récupération.

Bénéfices attendus

Le génotypage par prélèvement de nageoire est une pratique très courante et est aujourd’hui la méthode de référence pour connaitre le patrimoine génétique d’un poisson zèbre. Cette étude permettra d’apporter à la communauté scientifique les connaissances aujourd’hui manquantes de l’intérêt ou non de l’utilisation d’un analgésique lors d’un prélèvement de nageoire caudale inférieur à 2 mm2 chez le poisson zèbre. Ce projet pourrait permettre de partager par le biais d’une publication scientifique un protocole de génotypage chez le poisson zèbre qui réponde aux exigences réglementaires, environnementales, de bien-être animal tout en étant éprouvé dans sa mise en œuvre grâce à ce travail pour l’expérimentateur.

Procédures

Suivant le groupe auquel appartient l’animal, il est soumis ou non à un analgésique durant 30 minutes avant et après le prélèvement. Ce prélèvement est effectué sous anesthésie générale et ce une seule fois par animal. Le test comportemental effectué nous permet d’évaluer la locomotion du poisson ainsi que l’utilisation de la colonne d’eau durant 10 minutes. Au bout de 18 mois, les animaux seront mis à mort par une méthode réglementaire.

Impact sur les animaux

Les poissons sont pêchés à l’épuisette provoquant un stress et un frottement sur le corps de l’animal. Une biopsie cutanée de moins de 2 mm2 est faite au niveau de la nageoire caudale provoquant un léger traumatisme pouvant générer un inconfort et une gêne de courte durée pour l’animal. Le risque lié à l’anesthésie, comme l’arrêt respiratoire, est présent mais reste limité car l’anesthésie n’est pas une anesthésie très profonde ni très longue (environ 2-3 minutes). Après le prélèvement de nageoire pour génotypage, les aquariums ne sont pas remis en circulation et les poissons ne sont pas alimentés et ce durant moins de 24h. Restant seuls durant ce laps de temps, ils peuvent montrer des signes de stress. Les dommages causés par une intéraction entre la lidocaine et la benzocaine n'étant pas documentés, des effets indésirables peuvent survenir.

Devenir

Les poissons étant utilisé pour l’élevage, ils seront mis à mort au bout de 18 mois afin de limiter le risque sanitaire et le développement d’anomalies liées au vieillissement.

Remplacement

Pour comprendre certaines maladies qui touchent l’être humain, les chercheurs ont besoin d’un modèle animal qui puisse se rapprocher le plus possible du génome humain. Il a été montré que le poisson zèbre possède 71 % de gènes similaires aux gènes humains dont 86 % sont liés à des maladies humaines, ce qui en a fait, ces dernières années, un très bon candidat à la modélisation des maladies humaines. Son élevage et le maintien de lignées transgéniques sont nécessaires à de nombreux projets scientifiques.

Réduction

Les stratégies d’accouplements ont été calculées selon les expériences antérieures pour générer un nombre suffisant d’animaux pour mener à bien ce projet et effectuer les tests statistiques nécessaires à l'analyses des données.

Raffinement

Les poissons sont hébergés dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur pour l’espèce. Les biopies sont réalisées sur animaux anesthésiés. Des points limites stricts et spécifiques au projet sont définis.

Choix des espèces

Pour comprendre certaines maladies qui touchent l’être humain, les chercheurs ont besoin d’un modèle animal qui se rapproche le plus possible du génome humain. Le poisson zèbre possède 71 % de gènes similaires aux gènes humains dont 86 % sont liés à des maladies humaines, ce qui en fait un très bon candidat. Il présente l’avantage d’avoir des embryons uniformes et transparents qui se développent en dehors de la femelle. Il est également possible de le rendre transparent à l’âge adulte grâce à une mutation génétique. L’élevage et le maintien de lignées transgéniques (nécessitant une biopsie) sont donc indispensables pour de nombreux projets scientifiques. L’objectif de notre projet étant de récolter des données pour la mise en place de meilleures conditions de prise en charge lors de la réalisation d'un biopsie il est donc pertinent de travailler directement sur cette espèce. Les animaux seront prélevés entre 3 et 6 mois de vie. Cet âge assure une gestion plus facile de l’anesthésie par rapport aux stades plus jeunes et assure une meilleure récupération. Cela permet aussi d’avoir un pourcentage de prélèvement de tissu suffisamment faible par rapport à la taille totale du poisson.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Poissons zèbres : 504
Souffrances
▲ -
▲ 84
▲ 168
▲ 252
Devenir
 -
 -
 -
 504

Pour répondre à une exigence du règlement REACh, sans laquelle des monomères produits par l'entreprise ne pourraient plus être fabriqués ni utilisés en Europe, 504 poissons zèbres juvéniles sont exposés pendant 96 heures à cinq concentrations d'un produit chimique. 84 subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, 168 un niveau modéré et 252 un niveau sévère, la gamme étant calibrée pour que la concentration la plus forte produise environ 90 % d'effet. Privés de nourriture pendant tout l'essai, ils sont observés deux fois par jour pour relever les pertes d'équilibre, l'exophtalmie, les convulsions, les troubles de la ventilation et les morts. Les poissons exposés sont tous tués, les témoins retournant à l'élevage après une semaine de quarantaine, et seules les atteintes définies comme points limites entraînent une mise à mort anticipée, le protocole ne pouvant être modifié sous peine d'invalider le test.

Objectifs

L’objectif de ce projet est de réaliser les tests selon la ligne directrice OCDE 203 et de répondre ainsi à une exigence réglementaire qui consiste à caractériser les dangers et risques associés à la production et l’utilisation de nos produits. Le test OCDE 203 est destiné à déterminer les effets léthaux et sub-léthaux des produits chimiques sur le poisson zèbre et consiste à exposer les poissons à une série de 5 concentrations du produit chimique dissout dans l’eau, les effets étant comparés à un lot témoin non exposé. Les mortalités et les anomalies visibles relatives à l’apparence et au comportement sont enregistrées. Dans la mesure du possible, les concentrations qui ont un effet sur 50% des poissons (CL50) sont déterminées.

Bénéfices attendus

Ce test fait partie d’un ensemble de tests d’écotoxicité imposé par certaines réglementations (REACh notamment), il n’est réalisé qu’à la demande des autorités compétentes. En absence de réponse à cette exigence, les substances ne pourront plus être produites et/ou utilisées en Europe (les substances concernées sont des monomères produits par notre société et relevant notamment du règlement REACh qui s’applique aux produits chimiques hors biocides et produits phytosanitaires).

Procédures

Le test consiste à exposer des animaux juvéniles à une série de 5 concentrations du produit chimique testé dissout dans l’eau pendant 96 heures. Les points d’observation suivants, spécifiés dans la ligne directrice, seront relevés 2 fois par jour: - survie (les animaux morts sont retirés dès qu’ils sont repérés) - anomalies visibles (perte d’équilibre, tête en haut ou en bas, poisson flottant ou coulant, pigmentation, exophtalmie) - comportement ventilatoire (hyperventilation, hypoventilation ou ventilation irrégulière) - comportement natatoire (hyperactivité, hypoactivité, immobilité, convulsions, nage près de la surface ou du fond, augmentation ou diminution de la nage en groupe ou en banc) En cas de malformations et apparence anormale telles que l’organisme est en état de souffrance considérable et irréversible, celui-ci sera retiré de l’essai et euthanasié. Les effets léthaux et subléthaux sont évalués et comparés aux valeurs témoin pour déterminer la concentration la plus basse pour laquelle on observe un effet, et la concentration sans effet observé.

Impact sur les animaux

Selon les substances et les concentrations testées, les nuisances attendues tout au long de la période d’essai peuvent être les suivantes : stress, douleur, comportement anormal, ralentissement anormal de la croissance (en termes de taille et de prise de poids comparé au lot témoin). L'absence de nourrissage (imposé par la ligne directrice), de même que le changement d'eau lors des tests en conditions semi-statiques peuvent également avoir pour conséquence du stress pour l'ensemble des animaux). Parmi ces atteintes, seules celles définies comme étant des points limites auront pour conséquence une euthanasie des organismes concernés. Le protocole d'essai est clairement établi et ne peut être dérogé sous peine d'invalidité du test réalisé. La gamme d’essai étant choisie de sorte que la plus faible concentration testée ait environ 10% d’effet et la plus forte concentration environ 90%, nous considérons que les animaux exposés aux 2 plus faibles concentrations subiront un degré de gravité modéré et les animaux exposés aux 3 concentrations les plus élevées un degré sévère. Les organismes témoins subiront un degré de gravité légère.

Devenir

Tous les animaux exposés à la substance ne peuvent pas être réutilisés et doivent être euthanasiés. Les animaux témoins sont replacés dans le système d’hébergement et pourront être réutilisés après une période de quarantaine de 7 jours minimum

Remplacement

Aucun test in vitro n’ayant été validé par les autorités, il ne sera procédé à aucun test in vitro en amont. Le test de toxicité selon la ligne directrice OCDE 203 est le seul test validé par les autorités compétentes, il n’est réalisé que sur leur autorisation, obtenue pour chacune des substances testées.

Réduction

Pour chaque test, le nombre d'animaux utilisé est défini par le protocole d'essai et ne peut être diminué. Cependant, la ligne directrice autorise la possibilité de réaliser un pré-test permettant de définir les conditions exactes du test définitif, notamment la gamme de concentrations. Ce prétest est réalisé sur un nombre de concentration et de réplicat plus faibles. Afin de limiter le recours à ce test préliminaire, nous définissions nos gammes de concentrations à partir de données de toxicité aiguë déjà disponibles sur chacune de nos substances et obtenues sur d’autres organismes (algues et daphnies notamment). Ce processus permet également de réduire le risque d’invalidation d’un test dans le cas où la gamme de concentrations choisie ne permettrait pas d’atteindre les objectifs (par exemple dans le cas de concentrations trop élevées qui entraineraient une mortalité excessive ne permettant pas d’analyses statistique fiable. Dans cette situation nous serions obligés de recommencer le test et donc d’augmenter le nombre d’animaux utilisés).

Raffinement

Les organismes sont commandés auprès de fournisseurs disposant de l’agrément européen. Dès réception, les poissons sont transférés dans un local indépendant où se situe le système d’hébergement. Ils sont d’abord versés dans un aquarium « tampon », puis l’eau de transport est progressivement diluée avec l’eau provenant du système d’hébergement (on remplace 1L tous les 1/4h environ). Les poissons sont maintenus dans un milieu à 50% de dilution pendant au moins 30 minutes puis sont transférés à l’aide d’une épuisette dans le système d’hébergement final (environ 6 individus par bac de 3.5L). Une période d’observation de 2 semaines minimum est respectée afin de valider le lot reçu. Le système d’hébergement est une armoire spécifiquement dédiée à l’hébergement des poissons, composée de racks d’aquariums de 3.5L sous lesquels un visuel de gravier a été ajouté pour améliorer le bien-être des animaux. Le système régule la température à 26°C et le renouvellement du milieu (composé d’eau osmosé et de sels minéraux); des sondes associées à un système d’alarme contrôlent en permanence la température, le pH et la conductivité. Les techniciens contrôlent à minima une fois par semaine les paramètres oxygène dissous, nitrates, nitrites, ammoniaque et dureté. Ils assurent également quotidiennement l’apport en nourriture (aliment en poudre, daphnies et artémias). Une photopériode de 16h de jour/8h de nuit est appliquée automatiquement. Les organismes soumis au test OCDE 203 (organismes témoins et organismes exposés à la substance testée) seront placés dans des aquariums nus (un visuel de gravier sera ajouté à l'extrérieur des aquariums) et maintenus dans des conditions environnementales équivalentes au système d’hébergement. Des points limites nécessitant une euthanasie des individus concernés ont été définis en accord avec notre vétérinaire sanitaire (dans le cadre de l’hébergement et des tests de toxicité). Dans le cadre de raffinement, la nourriture vivante (daphnies et artémies) est privilégiée pour les organismes hébergés. Lors des tests, les animaux ne sont pas nourris.

Choix des espèces

Le Danio rerio est une des espèces recommandées par la ligne directrice qui précise que l’espèce doit être choisie en fonction de sa disponibilité immédiate, de sa facilité d’entretien et de son utilisation historique. Nous utilisons le Danio rerio comme organisme modèle depuis plus de 20 ans pour d'autres projets (dont le test de toxicité aux premiers stades de la vie du poisson). Notre fournisseur est français, agréé et reconnu pour la qualité de son élevage. La ligne directrice requiert que des juvéniles de 1 à 2 cm soient utilisés dans cet essai.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
Poissons zèbres : 18000
Souffrances
▲ -
▲ 18000
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 16200
 1800

Modifiés génétiquement, mais sans phénotype dommageable déclaré, des poissons zèbres sont triés pour constituer des groupes reproducteurs. 18 000 d'entre eux vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun subit, sous anesthésie et analgésie, le prélèvement de 10 % de sa nageoire caudale, geste qui lèse des terminaisons nerveuses et dont le porteur attend un retour à une nage normale en cinq minutes. 16 200 poissons resteront en vie comme reproducteurs et 1 800 seront tués faute de porter les caractéristiques génétiques recherchées, leurs embryons étant ensuite étudiés avant cinq jours de développement, stade auquel la réglementation sur l'expérimentation animale ne s'applique pas.

Objectifs

Ce projet vise à identifier certains poissons zèbre porteurs de caractéristiques génétiques spécifiques, sans qu’ils présentent de phénotypes dommageables. L’objectif est de former des groupes de poissons reproducteurs, capables de produire régulièrement des embryons, en fonction des besoins des chercheurs. Les études porteront ensuite sur les toutes premières étapes du développement des embryons (avant 5 jours). À ce stade, la loi ne considère pas ces recherches comme de l’expérimentation animale. Pour maintenir les lignées de poissons utiles à ces recherches, il est indispensable de prélever fragment de leur nageoire caudale, qui nous permettra de repérer les animaux d’intérêts.

Bénéfices attendus

Ce projet de prélèvements de tissus pour génotypage permet une sélection des animaux d’intérêt et ainsi d’optimiser la gestion et l’élevage des modèles animaux génétiquement altérés qui seront utilisées comme reproducteurs pour la production d’embryons dont l’étude (réalisée avant 5 jours de développement) ne relève pas de la législation de l’expérimentation animale. La méthode de génotypage utilisée dans la présente procédure présente deux bénéfices majeurs : Premièrement elle est parfaitement fiable, ce qui permet de minimiser le nombre d’animaux et le nombre de manipulations de ceux-ci. Deuxièmement, elle est sans incidence sur le bien-être de l’animal, celui-ci reprenant un comportement de nage parfaitement normal dès les premières minutes suivant le réveil d’anesthésie.

Procédures

Un prélèvement par animal de 10% (~2 mm2) de la nageoire caudale sera réalisé sur animal anesthésié et analgésié. L’ensemble de la procédure de prélèvement dure environ 5 minutes (2 min endormissement, 1 min prélèvement, 2 min réveil) et 5 minutes après le réveil les animaux présentent à nouveau un comportement de nage normal.

Impact sur les animaux

La biopsie entraîne la lésion de terminaisons nerveuses au niveau de la nageoire caudale. Les poissons ayant subi un prélèvement de nageoire doivent se réveiller rapidement (2 minutes) après la sortie de l’anesthésie et reprendre un comportement de nage normal au bout de 5 minutes. Dans le cas (extrêmement rare) d’un individu pour lequel la surveillance post-prélèvement indique un problème de réveil ou des altérations de la nage qui perdurent plus que 15 minutes, l’animal sera mis à mort par surdose d’anesthésique.

Devenir

Animaux gardés en vie pour l'utilisation continue en tant que reproducteurs (16200). Les animaux présentant des caractéristiques génétiques sans intérêt pour le travail expérimental ou le maintien des lignées seront mis à mort (1800).

Remplacement

Une alternative au génotypage par biopsie de nageoire adulte est le prélèvement de fragments de nageoire sur embryons. Celui-ci est réalisé entre 3 et 5 jours de développement et ne relève donc pas de la législation sur l’expérimentation animale. Cette approche de remplacement sera utilisée tant que possible, mais son utilisation reste limitée au vu de la petite quantité de matériel biologique et du temps limité (moins de 48h) disponible pour l’analyse.

Réduction

Les identifications seront adaptés et réduit aux mieux afin de répondre aux stricts besoins des projets de recherche sans surproduction. La procédure réalisée devra permettre l’identification de populations d’adultes reproducteurs permettant de i) répondre au besoin grégaire des animaux, ii) être sûr que chaque population compte aussi bien des mâles que des femelles, iii) avoir un nombre de reproducteurs suffisant pour la réalisation des expériences tout en permettant d’assurer des périodes de repos régulières aux reproducteurs.

Raffinement

Plusieurs mesures seront prises pour minimiser l’impact du prélèvement sur le bien-être des animaux : i) Les prélèvements seront réalisés sur animaux anesthésiés, afin d’éviter tout stress associé à la manipulation. ii) L’anesthésie sera de courte durée pour assurer un réveil rapide (

Choix des espèces

Plus de 80% des gènes associés à des pathologies humaines sont retrouvés chez le poisson zèbre. Son utilisation est pertinente pour deux raisons : Premièrement, la transparence de ses embryons, qui permet par exemple de visualiser des altérations du système cardiovasculaire sur l’animal vivant. Cette transparence permet de réaliser des études sur un organisme vertébré proche de l’homme sans que celles-ci relèvent de la législation sur l’expérimentation animale tant qu’elles sont réalisées au cours des 5 premiers jours de développement. La fécondation du poisson zèbre a lieu de manière externe ce qui veut dire que les embryons peuvent être produits par simple accouplement naturel d’adultes reproducteurs dont l’identification est l’objet de la présente demande. Le second avantage du poisson zèbre est la possibilité de réaliser des études génétiques. Ces études nécessitent de réaliser des prélèvements de fragments de nageoire sur animal adulte (>3 mois) pour d’identifier les animaux d’intérêt. Les animaux seront génotypés à l’état adulte (>3 mois) vu que i) l’objectif de la procédure est d’identifier des adultes reproducteurs et que ii) la nageoire adulte est suffisamment grande pour pouvoir effectuer un prélèvement qui est à la fois suffisant pour le génotypage est assez petit pour être sans incidence sur le bien-être du poisson.

  • Tests réglementaires
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Poissons zèbres : 162
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 30
▲ 132
Devenir
 -
 30
 -
 132

Pour déterminer la concentration d'un produit chimique qui tue la moitié des poissons exposés, 162 poissons zèbres juvéniles sont plongés 96 heures dans cinq concentrations croissantes, sans nourriture. 132 subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et sont mis à mort, les 30 témoins non exposés étant placés. La mortalité est le résultat mesuré, avec la perte d'équilibre et l'assombrissement de la peau. Le porteur indique proposer systématiquement à ses clients l'essai sur embryons de poissons, que les autorités refusent d'accepter en remplacement de l'essai sur juvéniles.

Objectifs

Le test réglementaire selon la norme OCDE 203 est destiné à tester l'impact des produits chimiques dans l'environnement et proteger les populations. Pour celà, nous allons determiner la Concentration Lethale pour 50% de poissons (CL50) qui permettra d'etiqueter le produit avec un pictogramme de danger. Les mortalités, les anomalies visibles relatives à l’apparence et au comportement sont enregistrées.

Bénéfices attendus

Obtention de la Concentration Létale du produit pour évaluer son écotoxicité dans l'environnement afin de répondre à des exigences réglementaires concernant la classification et l’étiquetage du produit testé. La valeur obtenue permet de savoir si le produit a un impact lors de son utilisation. Si l'impact pour l'environnment est averé, le produit sera etiqueté avec un pictogramme specifique à l'attention des utilisateurs.

Procédures

Les poissons sont exposés à 5 concentrations croissantes du produit pendant 96 heures. Il ne sont pas nourris pendant ce temps.

Impact sur les animaux

Les effets sur les poissons peuvent être notamment une perte d'equilibre, un changement de couleur (les poissons deviennent plus foncés) par exemple.

Devenir

Les animaux ayant servis de temoins sont placés car ils n'ont pas été intoxiqués = 30 poissons Les animaux ayant été mis en présence du produit à tester sont mis à mort = 132

Remplacement

Les essais sur embryons de poissons (OCDE 236), systématiquement proposés aux clients, et les tests in vitro/QSAR ne sont pas autorisés par les autorités compétentes pour remplacer l'essai sur poissons juvéniles (OCDE 203).

Réduction

le strict minimum de concentrations et de poissons par concentration sont employés. Le résultat du test préliminaire peut permettre une réduction du nombre de poissons dans le cas ou il permet un test Limit à une seule concentration pour l’essai définitif. Si des données bibliographiques sont disponibles le test préliminaire peut être évité car il est optionnel.

Raffinement

Des posters fonds marins ainsi que des plaques anti-vibration qui réduisent les nuisances sonores sont placées sous les aquariums. Le personnel habilité s'équipe de blouse bleu foncé pour s'approcher des aquariums afin de ne pas perturber les poissons. La temperature est suivie en continue à l'aide d'une application dediée et des seuils d'alarme sont activés. Lors de la mise à mort, une pre anesthesie est systematiquement réalisée à l'aide d'une solution versée dans l'aquarium.

Choix des espèces

Le poisson zèbre (Danio rerio) est recommandé par la ligne directrice de l’OCDE 203 poissons juveniles longueur 1 à 2 cm requis par OCDE 203

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Poissons zèbres : 7650
Souffrances
▲ -
▲ 7650
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 7650
 -

Isolement d'une nuit, anesthésie générale de deux à trois minutes, une minute hors de l'eau, prélèvement de un à deux microlitres de sperme jusqu'à trois fois par individu à une semaine d'intervalle : 7 650 poissons zèbres sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le champ structuré les déclare tous réutilisés, et le porteur ajoute que les animaux dont les lignées ne seront pas maintenues en élevage sont tués par surdose d'anesthésique. L'objectif est de constituer une banque de sperme pour sécuriser des lignées génétiques uniques créées par les équipes et indisponibles dans le commerce, ce que le porteur présente aussi comme un moyen de réduire le nombre de poissons surnuméraires. L'isolement d'une nuit est reconnu comme anxiogène chez une espèce qui vit en groupe, et rien n'est précisé sur la répartition entre mâles et femelles parmi les 7 650 individus, ni sur le nombre de lignées abandonnées.

Objectifs

Les équipes de recherche des instituts utilisent de nombreux modèles génétiques différents chez le poisson zèbre, pour supporter des programmes de recherche visant à la fois à étudier le rôle de gènes dans le développement, à caractériser l’impact de mutations génétiques identifiées chez des patients et à évaluer des stratégies thérapeutiques. Les opérations de cryoconservation et de fécondation in vitro des lignées génétiques impliquées vise à préserver des modèles uniques créés par les équipes de recherches et indisponibles dans le commerce.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à constituer une banque de sperme de poisson zèbre permettant de sécuriser les lignées uniques développées par les chercheurs utilisant l'animalerie. Cela permettra à la fois de diminuer le nombre d'animaux surnuméraires générés en maintenant des lignées non utilisées en procédures expérimentales mais aussi de limiter les dérives génétiques résultant de croisement à répétition en repartant sur un stock de sperme congélé en utilisant la technique de fécondation in vitro.

Procédures

Un prélèvement de sperme (1-2 µl) sera réalisé une fois par individu. Dans le cas où le nombre soit insuffisant, jusqu'à 3 prélèvements de sperme pourront être réalisés par individu en respectant un délais d'une semaine entre chaque prélèvement. Les prélèvements seront réalisés sous anesthésie générale. La récolte des oeufs sera réalisé une fois par individu.

Impact sur les animaux

Les mâles sont hébergés en situation d'isolement pendant une nuit avant le prélèvement de sperme pour éviter les stimulations avec les autres congénères. L'isolement peut générer de l'anxiété, le poisson étant un animal vivant en groupes sociaux. L'anesthésie générale (environ 2-3minutes) et le temps passé en dehors de l'eau (environ 1minute), nécessaires pour réaliser le prélèvement peut également induire un stress pour l'animal.

Devenir

Les animaux pour lesquels les lignées ne seront pas maintenues en elevage seront mis à mort par surdosage anesthésique.

Remplacement

Il n'y a pas de remplacement possible, la cryoconservation est la seule méthode possible pour garantir le stockage à long terme de lignées uniques. Elle sera limitée aux lignées originales pour lesquels ces lignées ne sont pas disponibles auprés d'un centre de ressouces

Réduction

Le nombre d'animaux a été évalué pour garantir la bonne réalisation de la cryoconservation. La procédure permettra de réduire le nombre d'animaux en élevage.

Raffinement

Les poissons sont élevés à 28°C dans une eau ayant un pH de 7,5 avec des cycles jour/nuit de 14h/10h. Nous veillerons à fournir un enrichissement aux poissons grâce à l'apport de nourriture vivante (artémias) et à maintenir un enrichissement social. Lors des prélèvements, les bacs d'anesthésie et de reveil seront maintenus à 28°C par l'utilisation de tapis chauffant. Une anesthésie générale sera réalisée. Des points limites strictes et spécifiques seront appliqués.

Choix des espèces

Le poisson zèbre se révèle être un modèle de choix pour l’étude des maladies génétiques. Le poisson zèbre présente de nombreuses similitudes avec l’Homme, aussi bien au niveau de sa structure, des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués au cours de son développement. De plus, l'existence de nombreuses lignées transgéniques permettent d'observer par simple microscopie in vivo (méthode non invasive) les différentes populations cellulaires. Les poissons seront utilisés à partir de 3 mois. Il est necessaire que les poissons aient atteint la maturité sexuelle et qu'ils soient en capacité de se reproduire.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
Poissons zèbres : 5260
Souffrances
▲ -
▲ 5260
▲ -
▲ -
Devenir
 -
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 -
 5260

5 260 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Les mâles sont anesthésiés pour qu'on aspire leur sperme à la papille génitale, jusqu'à trois fois chacun, les femelles pour qu'une pression sur l'abdomen libère une centaine d'œufs, une fois par mois pendant six mois. L'opération consiste à congeler des lignées qui ne sont plus activement utilisées, puis à réduire les effectifs vivants : les poissons de la première procédure sont tués à l'issue, seuls les individus témoins étant gardés vivants. Le porteur classe ce tri parmi les gains pour le bien-être des animaux non-humains, au motif qu'il libère de l'espace d'hébergement pour ceux qui restent.

Objectifs

Au cours des dix dernières années, l'utilisation du poisson zèbre en tant qu'organisme modèle a considérablement augmenté. Avec plus de 20 000 lignées mutantes, transgéniques et de type sauvage, le poisson-zèbre est devenu le deuxième en Europe. Cependant, il est encore possible d'améliorer la maintenance de la lignée et le processus de reproduction en appliquant la cryoconservation. L’objectif de ce projet est d’assurer la conservation de lignées de poissons-zèbres qui représentent un grand intérêt pour la recherche ou qui ne sont plus activement utilisées et ce de façon indéfinie, par cryoconservation.

Bénéfices attendus

La mise en place de cette technique permet de rationaliser considérablement l'espace d’hébergement disponible et les ressources nécessaires aux soins zootechniques, permettant une meilleure gestion des lignées utilisées activement pour la recherche et une meilleure gestion du bien-être animal. Cela permet également d’assurer la pérennité des lignées dans le temps en prévenant les problèmes de reproduction, l’apparition de mutations indésirables liées à la dérive génétique, réduit les contaminations microbiennes et libère de l’espace pour les animaux présents dans les structures contribuant ainsi à améliorer le bien-être animal. Enfin, elle facilite le partage au sein de la communauté scientifique grâce à une revitalisation rapide par fécondation in vitro ne nécessitant pas de quarantaine.

Procédures

Concernant les mâles, le sperme sera collecté sous anesthésie manuellement par aspiration au niveau de la papille génitale au maximum 3 fois par individu. Chez les femelles, les prélèvements d’ovocytes seront réalisés sous anesthésie, par légère pression abdominale. Environ une centaine d’œufs sera prélevée une fois par mois, pendant une durée de six mois.

Impact sur les animaux

Le prélèvement des gamètes, bien que non invasif, peut induire un stress lié à l’anesthésie ainsi qu’une légère douleur liée à la contention manuelle de l’animal.

Devenir

La première procédure a deux objectifs : 1 - Conserver des lignées de poisson-zèbre et réduire les effectifs des lignées non utilisées, 2 - Tester la qualité du sperme. Ainsi, pour le premier point, l’ensemble des animaux sera mis à mort en fin de procédure. Pour le deuxième point les animaux seront gardés en vie en fin de procédure car il s’agit d’animaux contrôles. La seconde procédure a pour but de : 1- Tester la qualité du sperme cryopréservé, 2- Revitaliser des lignées. Cette procédure utilise des individus contrôles, ainsi, l’ensemble des animaux pourront être gardés en vie en fin de procédure.

Remplacement

Cette procédure ne peut être remplacée par aucune autre méthode, les gamètes doivent être collectées sur des animaux vivants.

Réduction

Afin d’éviter des prélèvements superflus et ainsi réduire le nombre de poissons en procédure, les lignées cryopréservées seront limitées aux lignées non utilisées et non disponibles auprès d’autres laboratoires ou conservatoires. Le nombre de poissons zèbre utilisés par lot est limité au minimum nécessaire pour obtenir des échantillons de bonne qualité et en quantité suffisante pour revitaliser un lot.

Raffinement

Les animaux seront anesthésiés pendant toute la durée de la procédure. Les prélèvements s’effectueront sur champs opératoires humides jetables et remplacés après prélèvement d’un lot afin de limiter les contaminations bactériennes. Des points limites prédictifs et des dispositifs sont mis en place et appliqués dès que leur seuil est atteint afin d’éviter toute forme de douleur/souffrance.

Choix des espèces

Le poisson-zèbre est aujourd’hui un modèle majeur en biologie et biomédecine et ce projet répond à une demande spécifique des utilisateurs zebrafish. Le poisson-zèbre présente de nombreux atouts en tant qu’organisme modèle. Son génome, entièrement séquencé depuis 2013 et régulièrement mis à jour, partage environ 70 % d’homologie avec celui de l’homme, dont 86 % des gènes associés à des maladies humaines. Son développement rapide en fait un système d’étude particulièrement efficace avec des poissons fertiles en 3 mois. La fécondation, le développement ex utero et la transparence des embryons permettent une observation directe et continue des différentes étapes du développement. De plus, l’imagerie en temps réel, notamment par fluorescence, offre une résolution allant du niveau macroscopique au cellulaire. Associées à la disponibilité d’outils de manipulation génétique, ces caractéristiques expliquent l’intérêt croissant porté au poisson-zèbre comme modèle pour l’étude de nombreux processus biologiques et de diverses pathologies. Les animaux utilisés seront uniquement des individus sexuellement matures, donc des adultes, un état qui survient entre 3 et 6 mois. Au-delà de 15 mois, la fertilité diminuant, il serait alors nécessaire de multiplier les prélèvements. C'est pourquoi, afin de prélever un sperme et des œufs de bonne qualité issus de poisson-zèbre fertiles, il est nécessaire d’utiliser des mâles et des femelles âgés d’au minimum 6 mois et au maximum 15 mois.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 3550
Souffrances
▲ -
▲ 3550
▲ -
▲ -
Devenir
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 3550

Un fragment de nageoire coupé sous anesthésie, puis quelques jours d'isolement : c'est ce que subit une partie des 3 550 poissons zèbres de ce projet, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance léger. Les individus porteurs des mutations recherchées sont gardés vivants pour entretenir les lignées, alors que le champ officiel sur le devenir des animaux reste vide. Ces lignées reproduisent des maladies rares du cervelet, et le porteur annonce que les poissons mutants pourraient avoir du mal à nager, donc à s'alimenter. Il justifie l'effectif de 3 550 poissons par un nombre "rigoureusement calculé" d'après des expériences antérieures, sans donner aucun élément de ce calcul.

Objectifs

Ce projet a pour but de créer et maintenir des lignées de poisson zèbre, utilisés comme modèles de maladies rares du cervelet, une partie du cerveau essentielle pour coordonner les mouvements. Ces pathologies congénitales sont liées à des mutations dans des gènes spécifiques, dont les effets restent à préciser. Pour cela, ce projet vise à l’utilisation du modèle poisson-zèbre, un poisson souvent utilisé en recherche car il partage des similarités avec les humains au niveau des gènes et du développement. Ces recherches pourraient aider à mieux diagnostiquer ces maladies et à trouver de nouveaux traitements.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de mieux comprendre la fonction de gènes dont les mutations sont à l’origine de maladies rares du développement du cervelet. En avançant dans l’identification des gènes impliqués et des mécanismes pathologiques en aval, il permettra d’améliorer le diagnostique génétique, et d’identifier de potentielles approches thérapeutiques pour une meilleure prise en charge des patients.

Procédures

Un prélèvement d'un petit bout de nageoire sera réalisé sur certains poissons, sous anesthésie courte (1 minute) et sous analgésie, une seule fois au cours de la vie de l’animal.

Impact sur les animaux

Les poissons subiront un stress lié à l’anesthésie de courte durée pour le prélèvement de nageoire caudale pour le génotypage, et à l’isolement nécessaire de quelques jours qui s’en suit. Les poissons exprimant les mutations pourraient présenter des difficultés dans la nage qui pourraient perturber la capacité des poissons à s’alimenter.

Devenir

Les poissons porteurs des modifications génétiques seront gardés en vie pour le maintien des lignées.

Remplacement

Le projet vise à mieux comprendre comment le cervelet se forme pendant le développement embryonnaire, aussi bien dans des conditions normales que lorsqu’il est touché par des maladies génétiques rares. Ce processus est très complexe et dépend de nombreux facteurs, comme les interactions avec d’autres parties du cerveau et les influences de l’environnement. À ce jour, il n’est pas encore possible de reproduire complètement ce développement in vitro en laboratoire, car il s’agit d’un phénomène délicat et interconnecté. Étudier des organismes vivants reste essentiel pour avancer dans la compréhension de ces maladies et imaginer de nouveaux traitements.

Réduction

Le nombre d’animaux nécessaire pour ce projet a été rigoureusement calculé selon les expériences antérieures, afin de limiter leur utilisation tout en garantissant la réalisation du projet.

Raffinement

Les poissons sont élevés dans des conditions optimales où la qualité de l’eau, la température et l’éclairage sont vérifiés régulièrement. Les poissons bénéficient d’un apport en nourriture vivante (Paramécies et Artémias), et d’un enrichissement social par le maintien d’un nombre de poissons suffisant par aquarium et des accouplements réguliers. Dans le cadre de ce projet, un suivi génétique des poissons est nécessaire. Cela implique un prélèvement d’un petit fragment de nageoire. Celui-ci est réalisé sous anesthésie d’une durée très courte et avec une analgésie pour éviter toute douleur. Les poissons bénéficient d’une surveillance quotidienne pour détecter rapidement tout signe de stress ou de difficulté, comme des problèmes d’alimentation ou des comportements inhabituels. L'application de points limites stricts et spécifiques au projet permet d’éviter toute souffrance chez les animaux.

Choix des espèces

Le développement du cervelet chez le poisson-zèbre est très similaire à celui de l’Homme, notamment en ce qui concerne les gènes impliqués, la formation des neurones et leur organisation. Cette espèce présente plusieurs avantages pour la recherche : elle est très prolifique, se développe rapidement et permet d’étudier le développement du cerveau sur les embryons en utilisant peu d’animaux adultes reproducteurs. Les prélèvements pour suivi génétique des animaux seront réalisés chez les adultes.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Biologie du développement
    • Oncologie
    • Système nerveux
Poissons zèbres : 16950
Souffrances
▲ -
▲ 800
▲ 16150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 16950

Tués dès la fin de la procédure pour les uns, gardés jusqu'à douze mois puis mis à mort pour les géniteurs et génitrices, 16 950 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le projet consiste à créer et maintenir des lignées génétiquement modifiées pour étudier les protéines qui structurent les neurones. Chaque poisson subit à quatre mois, sous anesthésie, le prélèvement d'un morceau de nageoire caudale destiné au génotypage, geste que le porteur décrit comme sans dommage tout en reconnaissant qu'il peut induire du stress et de la douleur. L'effectif reste sans justification statistique, le porteur indiquant qu'aucune méthode n'a pu servir à le déterminer puisque aucune expérience n'est menée sur les poissons adultes.

Objectifs

Notre programme de recherche porte sur l’étude de neuropathies héréditaires humaines caractérisées par des atteintes neurologiques sensitives et motrices. La prise en charge clinique des patients est actuellement symptomatique et aucun traitement curatif n’existe à ce jour, ce qui pose l’urgence de développer des modèles animaux précliniques pour la mise au point des thérapies. Nous nous intéressons aux protéines qui forment l’architecture du neurone et qui sont mutées dans nombre de maladies neurologiques. Notre programme de recherche vise à comprendre le rôle physiologique de ces protéines structurelles et leur régulation. Afin de mener ce projet à bien, nous avons choisi le modèle du poisson zèbre, qui constitue un modèle/outil de choix pour l’étude du système neuromusculaire, similaire à celui de l'Homme et déjà fonctionnel dès le stade larvaire précoce. En outre, la transparence de l'animal durant le développement nous permet de capturer les processus dynamiques qui nous intéressent par imagerie dans un modèle in vivo. Pour réaliser ce projet, nous créerons et maintiendrons des lignées poisson zèbre transgéniques. Ces lignées nous permettront de générer des embryons dans le but d’étudier les protéines structurelles des neurones par des techniques de microscopie ou de biochimie à des stades larvaires (

Bénéfices attendus

Ce projet s’inscrit dans une démarche de recherche fondamentale permettant de mieux comprendre les fonctions des protéines contrôlant l'architecture des neuroneset leur implication dans des mécanismes pathologiques. L’objectif à long terme (>5ans) est de développer des stratégies thérapeutiques ciblant ces mécanismes.

Procédures

La création et le maintien de lignées de poissons-zèbre implique de pouvoir identifier les animaux transgéniques. Cette procédure d'identification nécessite le prélèvement d’un morceau de tissu de la nageoire caudale du poisson afin d’en extraire l’ADN. Ce prélèvement, d’une durée inférieure à 5 minutes, sera réalisé sous anesthésie une seule fois au cours de la vie de l’animal, à 4 mois. Classiquement, cette technique ne génère pas de dommages ni de mortalité. Il s’agit la du seul geste invasif qu’auront à subir les poissons zebres une fois dans leur vie.

Impact sur les animaux

Nous ne nous attendons pas à ce que les protéines étudiées induisent des nuisances dans les lignées transgéniques créées. Seule les formes mutées, avec des mutations retrouvées chez les patients, ont le potentiel de générer un phénotype dommageable (défauts sensorimoteurs). Ces défauts pourraient induire un défaut de nage chez ces poissons n’entrainant pas, au vu de la littérature sur les patients, de mortalité ou de conditions d’hébergement particulières. Nous porterons une attention particulière aux déficits moteurs en évaluant la qualité de la nage des poissons générés (notamment observable lors du nourrissage) et à l’apparition de signes de souffrance. Pour les autres lignées transgéniques, un suivi des poissons zebres sera réalisé afin de s’assurer qu’aucun d’entre eux ne développe de phénotype dommageable dans le temps. Lors de la création de ces lignées, un certain nombre de poissons zebres seront amenés à subir un prélèvement de nageoire caudale pour identification qui peut induire du stress et de la douleur.

Devenir

A l’issue de chaque procédure, les animaux d’intérêt (géniteurs et génitrices en nombre nécessaires) seront conservés jusqu’à leur 12 mois puis mis à mort. Les autres seront mis à mort dès la fin de chaque procédure afin de ne pas garder d’animaux génétiquement modifiés , non nécessaires à la conduite de ce projet et ne pouvant pas être replacés (adoption ou autre projet).

Remplacement

Le projet vise à acquérir une meilleure compréhension fondamentale des protéines controlant l'architecture des neurones. Bien qu'il existe des systèmes d'étude de cellules in vitro, ces modèles sont fortement limités car les neurones ne sont pas matures et ne permettent pas d'étudier complètement les fonction de ces protéines. Par conséquent, il n'existe actuellement aucun système in vitro qui réponde aux deux critères de complexité et de transparence des tissus, nécessaires pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. Cela nous rend dépendants de l'utilisation de systèmes in vivo. Les embryons de poisson zèbre ont un système neuromusculaire similaire à celui de l'homme, avec tous les types de cellules pertinents, qui est déjà fonctionnel au stade larvaire et qui a une transparence tissulaire ce qui en fait un modèle approprié pour répondre à nos questions biologiques. Nous souhaitons établir des lignées poisson-zèbre transgéniques afin de disposer d’outils pour étudier la biologie des neurones.

Réduction

Afin de réduire au maximum le nombre de poissons à élever jusque l’âge de 4 mois, une estimation préalable de l’efficacité des techniques utilisées sera réalisée sur des oeufs de poisson zèbre sauvages à 24-48h heures post fécondation. Nous limiterons également au maximum le nombre de poissons zèbres ayant à subir un prélèvement de nageoire caudale pour identification en réalisant les prélèvements par groupe de 16 poissons zèbres. Ainsi, dès lors que le nombre d’animaux nécessaires à la génération des lignées sera obtenu, les prélèvements seront stoppés. Pour le maintien des lignées créées, seul le nombre de poissons zèbres nécessaire au maintien de chaque lignée sera conservé, ce qui correspond à une vingtaine de géniteurs mâles et de génitrices femelles par an et par lignée. Étant donné qu'aucune expérience ne sera réalisée sur les poissons adultes, aucune méthode statistique n'a pu être utilisée pour déterminer le nombre d'animaux. Le nombre d'animaux a donc été déterminé sur la base du nombre de couples reproducteurs requis.

Raffinement

Tous les poissons adultes seront élevés en aquarium en conditions d’hébergement standard, avec une surveillance hebdomadaire. Les individus devant subir la procédure d'identification par prélèvement de nageoire caudale seront placés sous analgésie avant la procédure. Pendant cette procédure, l'exposition à l'anesthésique sera minimisée en effectuant rapidement les manipulations tout en s'assurant que le poisson est suffisamment sédaté pour ne pas sentir les manipulations. Une sédation adéquate sera confirmée en vérifiant l'absence de réaction de fuite provoquée par le toucher. Le plus petit morceau de nageoire possible sera prélevé afin de faciliter la cicatrisation et minimiser l’impact de cette procédure sur les animaux. La récupération de l'anesthésie sera étroitement surveillée : si le réveil n'est pas observé dans les 10 minutes, l'animal sera mis à mort pour éviter toute souffrance. Nous réduirons au minimum le temps d'isolement des animaux (24h à 48h maximum). Les animaux seront traités par lots de 16 ce qui permet de former des bancs réduisant ainsi le stress des poissons. Les poissons ayant subi la procédure seront surveillés pendant 15 jours soit le temps minimum de cicatrisation afin que tout comportement ou aspect anormal puisse être évalué lors des contrôles de routine effectués par les soigneurs. Des points limites précoces et adaptés aux modèles d'étude ont été définis (points limites d'altération de la morphologie ou de comportement). En cas d'atteinte d'un seuil limite, les poissons seront euthanasiés.

Choix des espèces

Grâce à la grande conservation fonctionnelle de ses gènes avec ceux de l'homme, le poisson zèbre est un modèle idéal pour étudier les fonctions des gènes et des protéines qui sont pertinentes pour la physiologie et la pathologie humaines. Les embryons de poisson zèbre ont un système neuromusculaire similaire à celui de l'homme, avec tous les types de cellules pertinents pour nos questions biologiques. En outre, la transparence des embryons de poisson zèbre permet de suivre des processus dynamiques dans un contexte d'organisme entier à l'aide de techniques non invasives.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Poissons zèbres : 169120
Souffrances
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▲ 169120
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Devenir
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 169120

Tous tués pour prélèvement d'organes, 169 120 poissons zèbres vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque individu peut passer sept séances d'imagerie avec coloration in vivo des tissus calcifiés, comptant 45 minutes de coloration et de lavage, et jusqu'à quatre échocardiographies. Certains sont soumis deux fois par jour à un régime riche en graisses pendant 90 jours ou plus, d'autres à un choc thermique local ou à des injections répétées, et les poissons génotypés sont isolés deux à sept jours en attendant le résultat de la biopsie. Le porteur explique cet effectif par la variabilité entre individus et par le caractère progressif de la calcification, et précise que 169 120 correspond au maximum qu'il peut utiliser.

Objectifs

La calcification cardiovasculaire (CCV) est une anomalie pouvant toucher différents tissus tels que les valves cardiaques, le myocarde ou les vaisseaux sanguins. La calcification vasculaire, qui inclut les pathologies de calcification de l’artère coronaire, touche 90% des hommes et 67% des femmes de plus de 70 ans. Malgré l’incidence mondiale de ces maladies, les traitements sont très limités, ce qui conduit à des taux de morbidité et mortalité élevés pour ces pathologies. De plus, les mécanismes exacts conduisant à la CCV restent mal définis, limitant la découverte de nouvelles pistes thérapeutiques. Nous utiliserons le modèle poisson zèbre pour clarifier les mécanismes de la CCV et identifier de nouvelles cibles thérapeutiques en nous appuyant (i) sur la facilité d’imagerie in vivo (ii) les possibilités de criblage haut débit (test de centaines de molécules sur les poissons présentant une CCV) et (iii) la conservation entre mammifères et poissons zèbres de la plupart des voies impliquées dans les systèmes cardiovasculaires et osseux (facilitant ainsi la translation des données générées chez les poissons zèbres vers les patients). Pour cela, nous caractériserons la dynamique cellulaire et les interactions au niveau moléculaire à travers différentes voies et signalisations, ainsi que l'impact fonctionnel de la calcification in vivo chez des mutants de poisson zèbre présentant des phénotypes de calcification cardiovasculaire. Cette caractérisation permettra l'établissement de nouveaux modèles génétiques de calcification cardiovasculaire, qui pourraient être utilisés dans la recherche de nouvelles thérapies pour bloquer ou inverser la calcification cardiovasculaire, ayant un impact considérable sur la population européenne, gravement touchée par ces maladies.

Bénéfices attendus

Notre projet a pour objectifs d’identifier les voies de signalisation impliquées dans la calcification cardiovasculaire puis de tester différentes molécules thérapeutiques pour réduire les taux de morbidité et mortalité associés à cette pathologie.

Procédures

Pour tous les gestes techniques, les animaux seront anesthésiés. Lorsque cela est possible, nous suivrons le même animal pour réduire la variabilité et appliquer les principes des 3R. Les animaux seront analysés par microscopie d'imagerie en direct (10 minutes d'imagerie par point de temps) avec une coloration in vivo pour les tissus calcifiés (45 minutes de coloration et de lavage). Chaque animal sera soumis à cette procédure au maximum 7 fois (à 5, 8, 12, 15, 20, 25 et 30 jours post fertilisation) sur les 30 jours de l’expérience. Une échocardiographie (10 minutes d'imagerie par point de temps) sera réalisée au maximum 4 fois par animal sur une durée maximale de l’expérience de 60 jours. Certains poissons recevront 2 fois par jours une alimentation avec des régimes riches en graisses et occidentaux sur une durée pouvant aller de 90 jours, voire plus. En ce qui concerne les traitements médicamenteux, si l'administration se fait dans un bain, l’incubation varie de 3 à 6h ; si l’administration du médicament se fait par injection, le temps d'anesthésie est inférieur à 2 minutes et l'injection est très rapide (quelques secondes). Les poissons seront traités pendant une durée maximale de 15 jours et seront analysés à différentes étapes. Les médicaments seront administrés en doses uniques ou répétées en fonction de leur durée de vie et des périodes d'absorption. Une autre intervention consistera en un choc thermique local d’une durée inférieure à une minute suivi de 10 minutes d'imagerie par point de temps. L’expérience pourra durer jusqu’à 90 jours, ou plus. Concernant le génotypage des poissons, les animaux seront anesthésiés (moins de 2 minutes) pour une biopsie (quelques secondes). Les poissons seront isolés jusqu’au résultat de la biopsie (2 à 7 jours).

Impact sur les animaux

Les animaux adultes seront soumis, lors de l'administration des médicaments ou des composés destinés au traçage et au marquage des cellules, à une injection d’une durée inférieure à 30 secondes, douleur légère. L'effet du médicament ou du traitement peut entraîner des phénotypes spécifiques d’une durée de 1 à 14 jours dont les douleurs seront de classe légère à modérée. Les études échographiques pourront engendrer une douleur légère de courte durée (5 minutes maximum). Pour les besoins expérimentaux, les animaux pourront être hébergés de manière isolée pouvant durer jusqu'à 14 jours (sévérité légère à modérée selon la durée). Les phénotypes dommageables potentiellement observés sur les lignées mutantes incluent des modifications de la morphologie (déformations squelettiques, variations de taille ou de l’opercule), des atteintes oculaires ou des nageoires, ainsi que des changements d’aspect ou de vitalité liés au vieillissement. Les niveaux de sévérité peuvent varier de léger à modéré sur une durée de 6 mois maximum. Une surveillance accrue sera effectuée afin de prévenir et limiter la souffrance des animaux. Tout individu présentant des effets indésirables entraînant une souffrance significative sera mis à mort.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour prélèvements d'organe et analyse.

Remplacement

Notre projet se déroule dans la continuité de tests in vitro pour comprendre la calcification cardiovasculaire. Cependant, ces modèles ne permettent pas de prendre en considération les caractéristiques complexes de ces maladies, puisqu'elles résultent de l'action de multiples facteurs et types de cellules. Des travaux récents ont proposé comme alternative l’utilisation ex vivo d’aorte de souris ou de rat. Là encore, les résultats peuvent être biaisés par les conditions de culture. L'utilisation de modèles animaux reste donc cruciale.

Réduction

La diversité entre les individus, particulièrement prononcée chez les jeunes poissons zèbres (à leurs stades larvaires), explique pourquoi il est nécessaire d'utiliser un plus grand nombre d'animaux afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour valider nos résultats. De même, la calcification cardiovasculaire, qui évolue progressivement et de manière très variable, requiert également un nombre accru d'animaux pour obtenir des résultats fiables. Cependant, étant donné que chaque fond génétique peut présenter une variabilité différente, nous prévoyons de réaliser nos expériences en plusieurs étapes, augmentant progressivement notre effectif, afin d'éviter d'utiliser un surplus d'animaux si la puissance statistique est atteinte avec un effectif moindre. Par conséquent, le nombre d'animaux requis correspond au maximum que nous pouvons utiliser. Étant donné la nature dynamique et hétérogène de la calcification cardiovasculaire, nous suggérons d'exploiter et de créer un grand nombre de lignées génétiques. Ceci permettra d'explorer les mécanismes moléculaires et cellulaires contribuant à l'établissement et à l'aggravation du phénotype de calcification. En utilisant des techniques d'imagerie en direct, nous serons en mesure de suivre la progression individuelle de la calcification chez les mêmes animaux, réduisant ainsi le recours habituel à un grand nombre d'animaux pour caractériser et quantifier les échantillons post-mortem ainsi que les coupes histologiques de tissus.

Raffinement

Tout au long de notre projet, les animaux seront maintenus dans des conditions optimisées pour assurer leur bien-être. Les paramètres de l’eau (température, conductivité et pH) ainsi que le cycle lumineux seront contrôlés. Un enrichissement sera assuré par l’ajout de nourriture vivante (artémias). Les accouplements sont réalisés dans des aquariums dédiés mimant les conditions naturelles d’accouplement. Les animaux feront l’objet d’une surveillance quotidienne. Des points limites sont fixés de manière à détecter précocement tout signe de souffrance et à prendre toutes les mesures nécessaires à la réduire. De plus, nous utiliserons des procédures non invasives (imagerie, échocardiographie) afin de caractériser le processus de calcification cardiovasculaire.

Choix des espèces

Le poisson zèbre est un modèle idéal pour la recherche en raison de ses caractéristiques uniques. Sa transparence durant les premières semaines après la fécondation permet des techniques d'imagerie exceptionnelles, impossibles avec d'autres modèles. Sa petite taille et sa grande progéniture facilitent son hébergement et sa manipulation, favorisant les études à haut débit. De plus, ses techniques avancées de transgenèse et de mutation offrent diverses méthodes pour étudier spécifiquement les gènes et les voies de signalisation. La similitude marquée entre le poisson zèbre et les mammifères renforce sa valeur en tant qu'organisme modèle. Sa remarquable capacité de régénération tissulaire tout au long de sa vie le rend particulièrement intéressant d'un point de vue d’application clinique. Pour notre projet, le poisson zèbre offre la possibilité d'acquérir des images en temps réel à différents stades de développement et de cibler des cellules spécifiques grâce à des techniques d'ablation génétique. Cela en fait l'organisme idéal pour notre étude sur l'établissement de la calcification cardiovasculaire, aussi bien au cours du développement que chez les adultes. Nous examinerons les stades larvaires et juvéniles (5, 8, 12, 15, 20, 25, 30 jours post-fécondation) pour comprendre les étapes clés du développement cardiovasculaire, ainsi que les stades adultes (60, 90 et >90 jours post-fécondation) pour observer les tissus sains et malades chez les jeunes et les animaux plus âgés.