Rongeurs
Rôle de PCSK9 dans le développement de la calcification valvulaire aortique via l’étude d’un modèle de souris
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Une heure de chirurgie pour resserrer l'aorte, quarante-cinq minutes d'IRM ou de PET-scan, trente minutes d'échocardiographie : 4 260 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 2 550 d'entre elles et modéré pour 1 710. S'y ajoutent l'implantation de matériel sous la peau et l'injection d'un vecteur viral, dont le porteur indique qu'elle peut entraîner infection, perte de poids et baisse de mobilité. Le projet cherche à établir le rôle d'une protéine du métabolisme du cholestérol dans la calcification de la valve aortique. Le choix se porte sur une lignée dépourvue de cette protéine, utilisée entre 10 semaines et 18 mois, le porteur jugeant impossible de modéliser autrement les contraintes mécaniques que subit une valve à chaque battement du cœur.
Objectifs
Le rétrécissement aortique calcifié (RAC) est une pathologie valvulaire cardiaque fréquente, caractérisée par une calcification de la valve cardiaque aortique, et pour lequel aucun traitement médical n’est à ce jour disponible. Les patients présentant une atteinte sévère sont ainsi référés en chirurgie cardiaque de remplacement valvulaire. Ce remplacement se fait principalement via l’implantation d’une prothèse valvulaire biologique, qui elle-même peut dégénérer avec le temps. L'hypercholestérolémie est décrite comme un facteur primordial dans le développement de la pathologie sur valve native, mais aussi de la dégénérescence des bioprothèses. La proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9 (PCSK9) est un protéine centrale impliquée dans le métabolisme du cholestérol, et est particulièrement impliquée dans le développement de l’hypercholestérolémie. L’objectif principal de ce projet est donc de définir le rôle de PCSK9 dans le développement de la calcification de la valve aortique native et de la bioprothèse. Cette étude permettra de confirmer que PCSK9 est une cible thérapeutique de choix pour les patients présentant un RAC.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le développement de la calcification de la valve aortique native et de la dégénérescence structurelle des bioprothèses, ainsi que l’identification de potentielles cibles thérapeutiques pour traiter les patients.
Procédures
Des approches d’imagerie (échocardiographie d’une durée de 30 min, IRM et PET-scan tous deux d’une durée de 45 min) sont réalisés. Ces approches non invasives sont réalisées sous anesthésie. Des chirurgies d’implantation de matériel en sous cutanées sont réalisées (durée 15 min). Une chirurgie de constriction aortique est réalisée (durée 1h). Une injection en intra péritonéal est réalisée, ainsi qu'un injection en intra veineux d'un AAV.
Impact sur les animaux
L’injection d’un AAV peut être associée à des effets indésirables de type infection, perte de poids, réduction de la mobilité ou changement de comportement des animaux, même si les données de la littérature et les précédentes expérimentations réalisées avec ce modèle et cet AAV sont rassurantes. Des chirurgies seront réalisées sur les animaux. Ces actes peuvent entrainer des effets indésirables en post chirurgie, tels que des problèmes au niveau des plaies, de la respiration, et/ou du comportement global de l’animal. Ces potentiels effets indésirables seront suivis quotidiennement en post chirurgie.
Devenir
Après chaque procédure, les animaux sont euthanasiés afin de réaliser différents approches expérimentales complémentaires
Remplacement
La modélisation in vitro ou in silico de la pathologie valvulaire cardiaque est limitée. En effet, les valves subissent à chaque cycle cardiaque des stress mécaniques multiples (tension, pression, flux) et répétitifs, qu’il est impossible de modéliser. De plus, le retentissement sur le myocarde de la pathologie, ne peut lui non plus être modélisé in vitro ou in silico. Une approche de physiologie et pathophysiologie intégrée est donc nécessaire pour répondre aux questions auxquelles nous faisons face. La culture primaire de cellules provenant d’animaux permet de s’affranchir des problématiques liées à la sous expression de protéines in vitro.
Réduction
Des analyses intermédiaires seront réalisées et permettront selon les résultats obtenus de réduire le nombre d’animaux par conditions. De plus, selon l’avancé des expérimentations in vitro et les premiers résultats obtenus en termes de quantité de cellules disponibles, nous pourrons réduire le nombre d’animaux traités chaque semaine, ainsi que le nombre de semaine d’expérimentation.
Raffinement
Les souris sont hébergées en cages ventilées (5 souris par cage), enrichies en frisottis et avec un tunnel, avec un accès à l’eau et la nourriture en continue. L’échocardiographie est une procédure d’imagerie non invasives permettant de suivre un même animal longitudinalement. Elle est réalisée sous anesthésies à l’isoflurane. Pour ce qui est des protocoles chirurgicaux, les souris recevront une analgésie appropriée à la chirurgie prévue, les animaux seront anesthésiés à l’isoflurane, la chirurgie sera réalisée sur tapis chauffant rétrocontrôlé. Après la chirurgie, les animaux seront placés dans une cage de réveil chauffé et surveillé jusqu’ai réveil complet. Une analgésie sera faite entre 4 et 6h post chirurgie. Un suivi régulier post chirurgie sera ensuite effectué afin de répertorier l’apparition de points limites. Cette approche permettra de modifier/raffiner le protocole expérimental.
Choix des espèces
L’étude du rôle de PCSK9 dans le développement de la calcification valvulaire implique de nombreux processus et systèmes biologiques intégrés qui sont par conséquent inter-régulés. Il est donc impossible de substituer ou modéliser par des approches in-vitro ou in-silico l’ensemble de ces processus et le recours au modèle animal est donc primordial. Le modèle murin sans PCSK9 est un modèle de choix pour l’étude des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le développement de pathologie cardiovasculaire. De nombreux outils de biochimie et de biologie moléculaire sont disponibles sur ce type de modèle. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 10 semaines et 18 mois). A ce stade, les paramètres cardiovasculaires sont stables. Pour ce qui est de l’étude du développement de la pathologie valvulaire, qui est un phénomène au long court, un suivi à long terme est nécessaire.
Etude de l’hétérogénéité des polypes intestinaux afin de prédire leur progression en cancer
- Recherche appliquée
- Cancers
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Cinq injections quotidiennes pour déclencher des polypes intestinaux, puis pour d'autres lots une greffe de polype sous la peau ou une injection de cellules tumorales dans le rectum irrité ou le cæcum : 630 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Le porteur annonce des mises à mort avant l'apparition de gros polypes susceptibles d'altérer la santé, tout en reconnaissant que ces polypes peuvent provoquer un mal-être plus tôt que prévu. Il affirme par ailleurs que ces deux lignées transgéniques ne développeront jamais de cancer, alors que le projet vise à repérer les polypes capables de se transformer en cancer et de métastaser au foie. Les souris sont tuées à la fin de chaque procédure pour prélever les tumeurs intestinales, et immédiatement si un point limite est atteint.
Objectifs
L'objectif du projet est de caractériser de façon très approfondie l'hétérogénéité des polypes (tumeur benigne) intestinaux pré-cancéreux afin d'identifier des marqueurs de prédiction de leur progression ou non en cancer. Pour ce projet, nous utiliserons des modèles de souris qui développent spontanément des polypes dans l'intestin. Ces modèles sont très pertinents pour la bonne réalisation de notre projet grâce ils représentent très bien ce qu'il se passe chez l'homme. Dans un premier temps, nous caractériserons les différences entre les polypes selon leur localisation et leur taille. Certains polypes seront utilisés pour l'étude de l'expression de gènes, d'autres seront utilisés pour la caractérisation de la présence de vaisseaux sanguins et lymphatiques, de fibroblastes et de cellules immunitaires. Dans un deuxième temps, nous identifierons le profil de facteurs protéiques produits localement par ces polypes ainsi que ceux libérés dans la circulation sanguine. Puis, nous avons pour objectif d'identifier quels sont les polypes qui ont la capacité à se transformer en cancer et à migrer dans d'autres organes vitaux tels que le foie, site préférentiel de métastases dans le cancer du côlon.
Bénéfices attendus
Grâce à la caractérisation approfondie de l’hétérogénéité des polypes intestinaux avec l’identification de signatures géniques, l’infiltration inflammatoire et de facteurs protéiques solubles locaux mais aussi dans la circulation, nous espérons identifier un ou des marqueurs sanguins spécifiques qui permettront de distinguer les polypes qui ont ou non le potentiel de se transformer en cancer. Ce projet est très pertinent en cancérologie puisqu’à l’heure actuelle, il n’y a pas de marqueurs sanguins spécifiques qui permettent de différencier les polypes à faible risque de ceux à haut risque de progresser en cancer du côlon. Si nous arrivons à mettre en évidence un ou des marqueurs sanguins qui permettent de savoir si le patient est en train de développer un adénome qui a le potentiel de se transformer en cancer, cela permettra d’éviter des coloscopies de dépistage inutiles et sûrement une compliance plus importante grâce à ce test de dépistage sanguin, pas seulement par rapport à la coloscopie mais aussi par rapport au dépistage Hemocult. D’après la littérature et les cliniciens, il y a un réel besoin de trouver une méthode alternative de dépistage précoce qui sera rapide, non invasive, peu couteuse et qui pourra être utilisée sur une plus grande population, pour dépister un adénome douteux même chez des patients asymptomatiques.
Procédures
Les animaux trangéniques (nous utilisons 2 modèles différents, 330 animaux au total) vont recevoir des injections d'une molécule à des doses non toxiques afin d'induire le développement de polypes spécifiquement dans l'intestin (durée de l'injection par animal : 10 sec). Les animaux recevront 5 injections au total, 1 par jour pendant les 5 premiers jours. Afin de déterminer le potentiel des polypes à se transformer en cancer et à former des métastases, les souris contrôles vont être soumis à des procédures chirurgicales de quatre types différents : Injection sous la peau de cellules issues de polypes (50 souris, chirurgie de 10-15min), greffe sous la peau d'un polype entier (50 souris, chirurgie de 10-15min), injection de cellules issues de polypes dans le rectum" irrité" (100 souris, chirurgie de 10-15min) et finalement injection de cellules de polypes dans le cecum (100 souris, chirurgie de 10-15min) (25-30min).
Impact sur les animaux
Le développement de polypes dans l'intestin sera induit chez les souris transgéniques qui seront euthanasiées avant que les souris ne commencent à développer de gros polypes qui peuvent vraiment altérer la santé de l'animal. Mais la présence de ces polypes dans l'intestin peuvent induire chez certains animaux un mal être plus tôt que prévu. La molécule aux doses utilisées n'est pas toxique pour les animaux mais son injection va induire un léger stress et une douleur de courte durée au point d'injection. Les injections de cellules de polypes en sous-cutanée va induire un léger stress et une douleur de courte durée au point d'injection. Les autres nuisances proviendront des actes chirurgicaux : des douleurs pré et post-chirurgicales. Si les cellules de polypes poussent et se transforme en masse ou tumeur, cela peut induire de la douleur.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l'issue de chaque procédure pour effectuer les prélèvements nécessaires au projet tels que les tumeurs intestinales. Si un des points limites est observé avant le temps suggéré pour chaque procédure, l'animal sera immédiatement euthanasié. Une grille de scoring pour chaque procédure sera mise en place.
Remplacement
L'utilisation des modèles murins de tumorigenèse intestinale précoce tels que les modèles décrits dans ce projet, est le seul moyen pour répondre au mieux aux questions posées dans ce projet. Il n'existe pas aujourd'hui de modèle in vitro pouvant récapituler l'hétérogénéité et la complexité des adénomes.
Réduction
Le nombre de souris que nous devons inclure dans nos expériences a été calculé rigoureusement pour réduire un maximum le nombre d'animaux tout en gardant une puissance statistique adaptée. Pour le projet, nous avons besoin de prélever plusieurs adénomes sur la même souris, des adénomes de tailles différentes et surtout à des localisations différentes dans l'intestin dans les 2 modèles animaux transgéniques. Parfois certaines souris développent moins d'adénomes que d'autres ou sont localisées à un certain endroit de l'intestin et moins dans les autres. Pour l'étude de la progression tumorale, nous avons des mises au point à faire pour déterminer quel modèle sera le plus adapté pour étudier la progression tumorale (injection de cellules ou greffe d'adénome en sous-cutanée) et métastatique (caecale ou rectale). Cependant, si nous voyons qu'une procédure fonctionne et est appropriée pour répondre à notre question pour le projet, nous arrêterons les autres procédures et n'utiliserons pas toutes les souris demandées. De plus, pour ce projet, nous pouvons utiliser les mâles et les femelles.
Raffinement
En plus des bonnes conditions d'hebergement, nous éviterons les animaux isolés et si un mâle doit être isolé, une femelle de compagnie agée sera rajoutée dans la cage. Une grille de scoring avec des points limites adaptés à chaque procédure sera utilisée pour éviter des douleurs inutiles aux animaux. Pour les chirurgies, les animaux seront anesthésiés et recevront des analgésiques (locaux et sous-cutané) en pré- et post-opératoire.
Choix des espèces
Notre projet utilisera deux modèles de souris transgéniques car il sont les plus pertinents pour répondre à nos questions. Dans ces 2 modèles de souris, les animaux vont développer des polypes spécifiquement dans l'intestin et ne développeront jamais en cancer. C'est pour cela que nous avons choisi ces 2 modèles qui sont très proches de ce qu'il se passe chez l'homme pour essayer de déterminer un ou des marqueurs de prognostique de risque à développer un cancer. Les animaux recevront la molécule pour induire les polypes à 8 semaines (quand l'intestin est mature) et seront ensuite utilisées pour le projet 5 mois après l'administration du produit. Concernant les chirurgies, les souris contrôles seront utilisées entre 6 et 8 semaines.
Etude d’une voie de signalisation moléculaire impliquée dans le développement de la cardiomyopathie dilatée dans un modèle murin.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
260 souris vont être utilisées, chacune passant onze échographies cardiaques sous anesthésie entre deux et sept mois, et 120 d'entre elles recevant en plus 75 gavages, un tous les deux jours pendant cinq mois. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et toutes les souris sont tuées à sept mois, le cœur prélevé lors d'une chirurgie terminale. La lignée utilisée développe à partir de quatre mois une cardiomyopathie dilatée qui évolue en insuffisance cardiaque, avec une cyphose, environ 20 % de perte de poids et une espérance de vie réduite. Le porteur écrit que la complémentation alimentaire testée "ne provoque aucune nuisance" et devrait plutôt être bénéfique, sur des animaux dont la maladie est justement ce qui les rend utiles.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont de comprendre la contribution d’une voie de signalisation moléculaire à la pathogenèse de la cardiomyopathie dilatée (CMD) et d’identifier de potentielles cibles thérapeutiques. La CMD se caractérise par une dilatation du ventricule gauche, une réduction de la fonction systolique possiblement associée des arythmies. Malgré l'efficacité des traitements classiques de l'insuffisance cardiaque, la CMD présente un taux élevé d'hospitalisations qui impose une charge financière aux systèmes de santé, liée à l’implantation de stimulateurs cardiaques et/ou des procédures de transplantation. Il est donc nécessaire de poursuivre l’étude des mécanismes physiopathologiques pour identifier des cibles thérapeutiques actionnables afin d’arrêter ou inverser le cours de cette maladie cardiaque. Plusieurs études ont montrées que la modulation la voie de signalisation moléculaire étudiée à l’aide de petites molécules présentent un intérêt croissant pour le traitement de la CMD. Si un nombre important de ces études expliquent les effets bénéfiques par l’activation de voies cellulaires connues, peu d'entre elles ont exploré l'impact de cette voie de signalisation dans la CMD. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour comprendre dans quelle mesure cette voie de signalisation moléculaire étudiée joue joue un rôle dans le développement de la CMD. Nous proposons d’identifier l’ensemble des protéines impliquées dans cette voie de signalisation dans le cœur d’un model murin de CDM, d’identifier les protéines d’intérêt et d’étudier le rôle de ces protéines dans la CDM. Pour y parvenir, nous administrerons des molécules régulatrices de cette voie de signalisation par gavage ou injection intraveineuse. La fonction cardiaque des animaux sera évaluée en échographie. Apres traitement nous procèderons à l’analyse protéomique, biochimique et moléculaire des cœurs extrait des animaux traités.
Bénéfices attendus
Le bénéfice premier de cette étude est de mettre en évidence un nouveau mécanisme de signalisation moléculaire impliqué dans le développement de la cardiomyopathie dilatée. L’identification de ce nouveau mécanisme ouvrira la voix à de nouvelles perspectives thérapeutiques qui seront étudiées à la suite de ce projet. La cardiomyopathie dilatée à une incidence estimée supérieure à 1 pour 2500 individus, les principales causes de mortalité de la CMD proviennent d’insuffisance cardiaque (70 pourcent) et d’arythmies (30 pourcent). Le développement de nouvelles approches thérapeutiques est donc d’un intérêt majeur en matière de politique de santé publique.
Procédures
Evaluation de la fonction cardiaque en échographie. 260 animaux de l’âge de 2 à 7 mois tout les quinze jours sur animal anesthésié. Soit 11 échographies par animal. Chaque échographie dure environ 5 minutes. Traitement par gavage. 120 animaux de l’âge de 2 à 7 mois tous les deux jours sur animal vigil. Soit 75 gavages par animal. Chaque gavage dure environ 30 secondes. Injection intra péritonéales. 164 animaux à l’âge de 7 mois sur animal vigil. Soit une fois par animal. Une injection dure environ 30 secondes. Injection intraveineuse. 160 animaux, une fois à l’âge de 3-5 jours sur animal vigil. Soit une fois par animal. Une injection dure environ 30 secondes. Chirurgie terminale sous anesthésie et analgésie: 164 animaux à l’âge de 7 mois. Soit une fois par animal. Une chirugie dure environ 10 minutes.
Impact sur les animaux
Le modèle murin de cardiomyopathie à un phénotype dommageable qui débute à 4 mois avec l’apparition progressive d’une cardiomyopathie dilatée d’abord légère et qui évolue vers 7 mois en insuffisance cardiaque. Cette progression de l’atteinte cardiaque est corrélée à une atteinte progressive et moins sévère des muscles squelettique, l’apparition d’une cyphose légère et une perte de poids d’environ 20 pour cent par rapport au poids de l’animale à 4 mois. Ce phénotype réduit l’espérance de vie des animaux. Le régime alimentaire des animaux sera complémenté par un composé impliqué dans la voie de signalisation moléculaire d’intérêt. Cette complémentation ne provoque aucune nuisances ou d’effets indésirables sur les animaux à long terme et devrait plutôt avoir un effet bénéfique. Toutefois, la méthode de délivrance par gavage peut générer un stress et une légère irritation au niveau de l’œsophage. Les injections nécessaires à ce projet peuvent générées un stress et une légère douleur lors de l’injection intraveineuse et en post injection pendant quelques jours.
Devenir
L'ensemble des animaux (260) sera euthanasié pour prélèvements d'organes. Le prélèvement des organes et notamment le cœur est indispensable pour effectuer les analyses nécessaires pour répondre à la question scientifique abordée dans ce projet.
Remplacement
Les cardiomyocytes adultes ayant atteint un état de différenciation terminale ne se divise pas. Il est par conséquent impossible d’en dériver une lignée cellulaire stable. Les cardiomyocytes adultes se conservent en culture primaire que quelques jours et ne peuvent pas être transfecté par des agents de transfection non viraux. D'autre part, aucun modèle d'expression in vitro ne reproduit les conditions physiologiques spécifiques du cardiomyocyte (expression de protéines spécifiques dans des domaines cellulaires spécifiques). Bien qu’il existe des lignées cellulaires derivée de cellules souches, celles ci ne récapitulent la physiologie d’un cœur que partiellement. Elles seront toutefois utilisées pour tester certaine de nos hypothèses qui ne nécessitent pas de modèle animal.
Réduction
Dans le but de réduire le nombre d'animaux utilisés, nous utiliserons les contrôles les mieux adaptés et nous n'utiliserons que des préparations virales dont le titre aura été évalué afin d'utiliser la dose minimum efficace dans la transduction in vivo. Nous utiliserons les données acquises sur tous les animaux : mâles et femelles, sauvages et mutés. Les fonds génétiques des souris sauvages et transgéniques sont identiques. La lignée mutée produisant exclusivement des animaux homozygotes mutés, les animaux sauvages seront achetés auprès d’un fournisseur agréé. Le fait d'injecter les virus chez des souriceaux entre 3 et 5 jours de vie nous permettra d'exploiter toutes les naissances, quel que soit le jour de la semaine où elles surviennent du fait des accouplements continus (pas d'injection le week-end) et ne pas faire naître d'animaux non nécessaires au projet. Pour n’utiliser que le nombre d’animaux nécessaire à ce projet, nous avons recourt au service d’un biostatisticien pour nous épauler dans l’élaboration de notre plan expérimental. Au total nous utiliserons 260 animaux.
Raffinement
Les animaux seront observés tous les jours par les membres qualifiés de l'animalerie et tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne responsable du projet. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères, 6 par cage maximum pour les cages après sevrage, jusqu'à 15 (souriceaux et reproducteur) pour les cages de reproduction. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire au maximum toute douleur, souffrance ou angoisse que pourraient subir les animaux: enrichissement du milieu (lanières de papier Kraft, maisons en carton), acclimatation d'une semaine avant toute manipulation, hébergement en groupe, formation technique des utilisateurs. Les points limites seront évalués régulièrement. Si un animal dépasse ces points limites, il sera euthanasié. Afin de prévenir au maximum l’irritation liée au gavage, nous utilisons des sondes de gavage en plastique souple dont la longueur et le diamètre sont adaptés à la morphologie de l’animale. Afin de réduire au maximum la douleur chez les animaux utilisés, nous privilégierons les injecterons par voie systémique afin d’éviter une chirurgie cardiaque lourde. Dans le but de limiter au maximum le nombre de manipulations réalisées sur les souriceaux, leur stress ainsi que celui de leur mère pour favoriser leur survie, nous identifierons par tatouage les souriceaux injectés. Pendant tout le temps que durera l'injection d'une portée, les souriceaux seront séparés de leur mère et gardés ensemble dans un peu de litière provenant de leur cage, puis ils seront rendus ensemble à leur mère en les déposant hors du nid. Nous vérifierons qu'ils sont bien repris en charge par la mère et ramenés au nid. Les caractéristiques physiologiques cardiaques de la maladie seront évaluées par des méthodes non invasives. Un protocole d’anesthésie/analgésie est mis en place pour tous les animaux impliqués dans la procédure de chirurgie sans réveil.
Choix des espèces
La souris est l’animal choisi pour ce projet en raison des similitudes de son système cardiovasculaire avec celui des humains et de l’existence d’une lignée génétiquement modifiée portant la mutation d'intérêt responsable à l’état homozygote de cardiomyopathie dilatée chez l’humain. Cette mutation est aussi présente dans notre modèle cellulaire de cardiomyocyte dérivés de cellules souches, ce qui rend comparable les résultats obtenus dans les deux modèles d’études. De plus, la souris est le modèle animal le plus utilisé dans ce champ de recherche, permettant ainsi des comparaisons avec d’autres études ou d’utiliser les résultats d’autres études afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des souris à différents stade de la progression de la pathologie étudiée (3, 5, et 7 mois) afin d’avoir une analyse complète du phénomène. De plus nous utiliserons des souriceaux pour l’injection de molécules d’intérêts. Cela présente l’avantage de diffuser ces molécules à l’ensemble des organes de l’animal, de limiter la réponse immunitaire et d’éviter un acte chirurgical lourd dans le cas de l’utilisation d’animaux plus âgés.
Utilisation de modèles murins de la dystrophie musculaire de Duchenne pour le repositionnement de médicaments à l’aide de l’intelligence artificielle pour les maladies neuromusculaires.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Troubles musculosquelettiques
Pour repérer par intelligence artificielle des médicaments existants réutilisables contre les maladies neuromusculaires, 760 souris porteuses de la dystrophie de Duchenne vont être utilisées, dont 80 sous anesthésie sans réveil et les autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Ces lignées développent des difficultés locomotrices, respiratoires et cardiaques. Chaque souris subit une biopsie de la queue, une injection intraveineuse du composé testé, trois prélèvements sanguins, deux électrocardiogrammes, deux échocardiographies et deux tests d'agrippement, avant d'être tuée pour le prélèvement des muscles. Le porteur indique utiliser des cellules souches humaines in vitro pour identifier les anomalies, avant de conclure que les modèles murins restent "indispensables" au développement du traitement.
Objectifs
La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est une maladie génétique à transmission récessive liée au chromosome X due à l’absence de la protéine dystrophine. Cette maladie entraine une dégénérescence de l’ensemble des muscles (squelettique, cardiaque ou lisse), une inflammation, de la fibrose et une perte de masse et de force musculaire. Il n’existe pas à ce jour de traitement pour la DMD. Ce projet vise à identifier des anomalies communes à plusieurs maladies neuromusculaires, dont la dystrophie musculaire de Duchenne, afin d’évaluer le potentiel thérapeutique de médicaments existants et de nouvelles entités moléculaires à l’aide de l’intelligence artificielle. Nous rechercherons notamment des défauts décrits dans un modèle murin de laminopathie, dans 2 modèles murins de la dystrophie musculaire de Duchenne.
Bénéfices attendus
La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD), causée par des mutations du gène DMD, est une dystrophie musculaire héréditaire grave et progressive qui touche 1 garçon sur 5 000 dans la population mondiale. La DMD est principalement reconnue comme une dystrophie musculaire squelettique et, historiquement, les insuffisances des muscles respiratoires étaient à l'origine de la grande majorité des décès des patients. Cependant, avec l'amélioration de la prise en charge de la maladie, la cardiomyopathie est devenue la principale cause de décès chez les patients bénéficiant d'une ventilation assistée. Nous attendons, comme bénéfice à court terme, une amélioration du phénotype dystrophique chez les souris traitées avec les différents composés. A long terme, cette stratégie thérapeutique pourrait être utilisable chez le patient atteint de myopathie de Duchenne mais aussi chez les patients atteints d’autres maladies neuromusculaires, seul ou en complément des outils de thérapie génique en cours de développement.
Procédures
Les animaux utilisés sont des modèles de souris dystrophiques. Une biopsie caudale sera réalisée une seule fois par animal (durée : quelques secondes) afin de connaitre leur patrimoine génétique et sélectionner les bons animaux. Les animaux seront injectés 1 seule fois par voie intra-veineuse afin de leur administrer des composés thérapeutiques. Ce geste dure quelques secondes et sera réalisé sous anesthésie gazeuse et analgésie. Trois prélèvements sanguins seront réalisés afin de mesurer l'efficacité du composé sur l'avancée de la pathologie. Ce geste dure quelques secondes et sera réalisé sous anesthésie gazeuse et analgésie. Deux électrocardiogrammes, qui permettent de mesurer l'influx électrique dans le coeur, d’une durée de 3 à 5 minutes seront réalisés. Ce geste est non invasif et ne nécessite pas de conditions particulières. Deux échocardiogrammes, qui permettent d'évaluer la fonction de contraction du coeur, d’une durée de 5 minutes seront réalisés sous anesthésie gazeuse légère. La capacité des animaux à s'accrocher sera mesurée par 2 tests d’agrippement d’une durée de 5 minutes. Ce geste est non invasif et ne nécessite pas de conditions particulières. En fin de procédure les animaux seront anesthésiés par injection intrapéritonale et euthanasiés.
Impact sur les animaux
Les modèles de souris dystrophiques développent un phénotype induisant des difficultés locomotrices, respiratoires et cardiaques à plus ou moins long terme. Les prélèvements à la queue permettant de déterminer le patrimoine génétique de l'animal pourront induire une douleur légère et de courte durée. Au moment des prélèvements sanguins, des injections intraveineuses et des procédures d’analyse fonctionnelle, les animaux subissent un stress (lorsqu’ils sont placés dans la cage à induction pour l’anesthésie gazeuse et au cours du test d’agrippement). Une douleur/inconfort équivalent à l'introduction d'une aiguille peut être ressenti lors des injections et prélèvement en intraveineux (anesthésie avant l’euthanasie). L’anesthésie pourra engendrer une baisse de la thermorégulation et dans de rares cas une détresse respiratoire. Enfin, les animaux pourraient être victimes d’un arrêt cardio-respiratoire suite à l’administration de l’anesthésie. Les lignées murines utilisées développent un phénotype induisant des difficultés locomotrices et respiratoires.
Devenir
La procédure d'élevage va générer les animaux pour les autres procédures d'expérimentation. Les animaux du mauvais génotype seront euthanasiés. Tous les animaux des procédures d'expérimentation seront euthanasiés pour récupérer les prélèvements nécessaires aux analyses prévues.
Remplacement
Le but de notre projet est l’identification de défauts communs à plusieurs pathologies neuromusculaires et le développement d’une thérapie innovante. L’utilisation de modèles murins de la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est indispensable car les modèles in vitro ne peuvent rendent compte de la pathologie dans son ensemble. La finalité́ de cette étude est de développer des stratégies thérapeutiques, ce qui ne peut se faire que sur un modèle animal. Néanmoins, autant que possible, l’identification des défauts cellulaires se fera sur des lignées de cellules souches pluripotentes induites (iPSC) in vitro afin de limiter au maximum le recours à l'utilisation de souris.
Réduction
Les processus expérimentaux seront conçus de façon à utiliser un nombre de souris limité permettant une analyse statistique. 760 animaux seront utilisés dans ce projet, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance et des tests statistiques seront utilisés pour une interprétation fiable des résultats.
Raffinement
Nous respecterons une période d’acclimatation de 2 semaines pour les animaux témoins provenant d’un éleveur extérieur. Les conditions d’hébergement et l’enrichissement du milieu sont gérés par l’animalerie. Elles consistent en un contrôle quotidien des cages, un changement une fois par semaine sous hotte aspirante, un nombre réduit d’animaux par cage (5 maximum) et l'hébergement individuel est évité au maximum. La température dans la pièce est entre 20 et 24 degrés et l'hygrométrie est mesurée. Le cycle jour/nuit est de 12 heures en zone d'élevage. Les cages sont ventilées et filtrées avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture qui pourra être déposée directement sur le plancher de la cage. Le milieu est enrichi avec un enrichissement de nidification (lanière kraft ou équivalent) et de rongement (bâton ou équivalent). Si l'animal présente des difficultés pour se nourrir, nous introduirons de la nourriture directement dans la cage sous forme de croquette ou de bouillie. Pour limiter la souffrance et l'angoisse, les procédures qui le nécessiteront seront réalisées sous anesthésie et sous analgésiques et du gel ophtalmique sera appliqué sur les yeux afin d'éviter leur assèchement. Au cours des procédures sous anesthésie, la température des souris est maintenue constante à l’aide d’une plate-forme chauffante thermorégulée à 37 degrés. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement afin de relever le moindre signe de souffrance. Nous mettrons en place des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum.
Choix des espèces
Ce projet a pour but la caractérisation de défauts communs à plusieurs maladies neuromusculaires afin d’identifier des cibles thérapeutiques potentielles qui seront testées sur ces mêmes modèles. La souris présente l’avantage de permettre des études moléculaires et fonctionnelles du muscle squelettique et cardiaque. Le premier modèle utilisé est recommandé dans les directives pour l'étude de la dystrophie musculaire de Duchenne. Ce modèle est bien caractérisé́ dans la littérature et pertinent pour l’études des muscles squelettiques, cependant il ne présente pas de phénotype cardiaque marqué, c’est pourquoi nous avons choisi d’étudier aussi un 2ème modèle de souris qui nous permettra d’étudier l’atteinte cardiaque. Les animaux seront utilisés entre 5 et 10 jours de vie pour la détermination de leur patrimoine génétique, puis : - pour la première lignée : les animaux seront injectées à 3 semaines de vie et analysées à 7 et 12 semaines. - pour la seconde lignée : les animaux seront injectées à l’âge de 2 mois et analysées à 3 et 6 mois.
Comprendre les mécanismes moléculaires sous-tendant la reprogrammation des cellules gliales en neurones induits chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Deux chirurgies cérébrales à cinq jours d'intervalle, la première pour déclencher une épilepsie, la seconde pour reprogrammer les cellules gliales en neurones : sur 561 souris, 516 passent sur la table stéréotaxique et 378 y reviennent une seconde fois, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées entre trois jours et huit semaines après l'opération pour le prélèvement du cerveau. Les 327 souris transgéniques reçoivent en plus deux injections par jour pendant deux semaines pour déclencher l'expression de leur transgène, après une biopsie de la queue au sevrage. Le porteur écrit que l'état de mal épileptique qui suit la chirurgie "n'est pas douloureux", que les crises ultérieures ne le sont pas davantage et que les troubles de mémoire et l'anxiété observés n'induisent pas de douleur, tout en déclarant l'ensemble du projet en souffrance modérée.
Objectifs
Le cerveau adulte est incapable de se régénérer, ce qui veut dire que les neurones détruits lors d’une pathologie sont définitivement perdus et les symptômes associés permanents. Dans de nombreuses pathologies, la mort des neurones est associée à la multiplication de cellules non neuronales, les cellules gliales ou glies, qui vont changer d’état et devenir réactives. Récemment, la reprogrammation cellulaire, qui consiste à transformer les cellules gliales en nouveaux neurones, a émergé comme une nouvelle stratégie thérapeutique afin de remplacer les neurones perdus et restaurer les fonctions cognitives. Plusieurs équipes, dont la nôtre, ont déjà démontré qu’il était possible de reprogrammer différentes catégories de cellules gliales en nouveaux neurones en exprimant dans les glies des facteurs de reprogrammation. Plus spécifiquement, nous avons récemment démontré dans un modèle d’épilepsie chez la souris que les cellules gliales qui se multiplient dans les premiers temps de la pathologie peuvent être reprogrammées en nouveaux neurones, dits induits, capables de réduire de moitié les crises d’épilepsie. Ces résultats démontrent pour la première fois l’intérêt de la reprogrammation cellulaire pour le traitement des épilepsies. Cependant, il reste encore beaucoup de choses à comprendre sur les mécanismes impliqués dans la reprogrammation des glies en neurones. En particulier, le type de cellules gliales qui est reprogrammé avec succès reste à ce jour inconnu. Par ailleurs, il est important de comprendre si la multiplication et la réactivation de ces cellules gliales impacte leur capacité à être reprogrammées en neurones. Enfin, il est essentiel d’étudier les changements de l’expression des gènes des cellules gliales permettant l’expression progressive des gènes neuronaux durant la reprogrammation. Notamment le rôle spécifique d’acteurs épigénétiques, c'est-à-dire d’acteurs capables de contrôler l’expression des gènes, dans ce processus reste à être élucidé. Utilisant un modèle murin d’épilepsie, les objectifs du présent projet sont : 1) Déterminer quel type de cellules gliales peut être reprogrammé durant la phase de développement de l’épilepsie. 2) Comprendre comment les gènes des cellules gliales de départ et leur modification impacte la reprogrammation des glies en neurones. Ceci permettra d’identifier ce qui rend certaines glies reprogrammables. 3) Évaluer le rôle spécifique de deux acteurs épigénétiques dans la reprogrammation glie-neurone.
Bénéfices attendus
Le cerveau adulte étant incapable de se régénérer, le développement de stratégies thérapeutiques visant à remplacer les neurones perdus en cas de traumatisme ou de maladie cérébrale pourrait avoir à terme un fort impact dans le domaine de la santé. Nous avons précédemment démontré que la reprogrammation cellulaire, qui consiste à convertir les cellules gliales résidant au site de la lésion en neurones induits fonctionnels, permettait de réduire les crises dans un modèle murin d’épilepsie réfractaire aux médicaments. Ces résultats sont très encourageants et représentent une première preuve de concept de l’utilisation de la reprogrammation pour le traitement des épilepsies. Cependant, de nombreuses limites doivent être surmontées avant de pouvoir envisager une thérapie en clinique (ex: identification du type de glies reprogrammées, impact de la prolifération, rôle des facteurs épigénétiques). En nous permettant de comprendre les mécanismes impliqués dans la reprogrammation cellulaire des glies réactives proliférantes, ce projet donnera des pistes essentielles pour dépasser ces limites et envisager des thérapies cellulaires futures pour le traitement des épilepsies pharmacorésistantes. Par ailleurs, une meilleure compréhension des mécanismes impliqués dans la reprogrammation cellulaire ouvrira la porte vers la généralisation de cette stratégie à d’autres pathologies où la prolifération gliale est limitée.
Procédures
Une partie du projet implique des animaux transgéniques (327 souris) pour lesquels il est nécessaire de déterminer le génotype. Une petite biopsie de queue est réalisée au sevrage afin de mesurer la présence des transgènes par PCR. Elle sera réalisée en moins d’1 min et sous anesthésie locale pour éviter toute douleur. Plusieurs injections d’un produit (2X/jour pendant 2 semaines) sont ensuite nécessaires pour déclencher l’expression du transgène chez ces animaux. Chaque injection est réalisée rapidement (
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une à deux chirurgies stéréotaxiques sous anesthésie générale complétée d’une analgésie locale. Il est nécessaire d’immobiliser l’animal en le prenant par la peau du dos pour injecter les produits anesthésiques et analgésiques. Cette immobilisation entraîne un léger inconfort et du stress pendant quelques secondes. La piqûre d'aiguille pour l’injection entraîne une douleur légère très brève. Le traitement de la douleur post-opératoire s’effectue par plusieurs injections d’analgésiques. La piqûre d’aiguille pour l’injection induit une douleur légère très brève. Dans les heures suivant la chirurgie visant à générer le modèle murin d’épilepsie, les animaux sont en « état de mal épileptique » non convulsif, c’est-à-dire que des décharges de pointes sont enregistrées sur un EEG dans leur cerveau. Celui-ci est associé à un arrêt du comportement naturel et à la présence de stéréotypies. Cet état de mal n’est pas douloureux mais les animaux vont moins s’alimenter durant cette période, pouvant entraînant une perte de poids transitoire (48h). Une fois cette période passée, le comportement des animaux est normal malgré la survenue de crises d’épilepsie focales non convulsives dans l’hippocampe. Celles-ci sont non douloureuses mais s’accompagnent de l’arrêt de l’activité de l’animal. Par ailleurs, les animaux épileptiques présentent quelques légers troubles de mémoire et une faible élévation de l’anxiété. Ces légers troubles n’impactent pas le comportement général de l’animal, ni sa capacité à se déplacer et se nourrir. Ils n’induisent pas non plus de douleur. Le génotypage des souris transgéniques sera effectué par biopsie d’un petit morceau de queue sur animal vigile sous analgésie locale. Ceci nécessite l’immobilisation des animaux qui peut entraîner inconfort et stress. Ces animaux recevront par ailleurs plusieurs injections d’un produit permettant de déclencher l’expression du transgène (2X/j pendant 10j). La piqûre d’aiguille pour l’injection induit une douleur légère très brève.
Devenir
Les expériences réalisées dans ce projet nécessitent de prélever le cerveau pour soit (1) isoler les cellules gliales de départ et celles en cours de reprogrammation et analyser quels gènes sont exprimés, soit (2) effectuer des analyses histologiques directement sur tranches de cerveau. Ces différentes analyses n’ont pas d’alternative qui éviterait la mise à mort des animaux.
Remplacement
Ce projet consiste spécifiquement à étudier, dans le contexte de l’épilepsie, ce qui rend les glies qui se multiplient lors des phases précoces de la maladie particulièrement sensibles à la reprogrammation. De plus, l’environnement cérébral, dont la complexité ne peut pas être reproduite en culture, a un impact sur la reprogrammation glie-neurone. Ceci ne peut donc être étudié que dans le cerveau d’un animal rendu épileptique.
Réduction
Toutes les expériences sont planifiées avec le nombre minimal d’animaux permettant de garantir des résultats robustes, nombre qui a été déterminé préalablement grâce à des calculs statistiques et basé sur les données de la littérature. Pour déterminer les différences dans l’expression des gènes dans les cellules gliales de départ et au cours de la reprogrammation, nous effectuerons différentes techniques d’analyse sur les mêmes cellules, permettant ainsi de réduire de moitié le nombre d’animaux utilisés dans ces expériences. Par ailleurs, ces expériences permettront de générer un grand nombre de données dont l’analyse s’étendra au-delà de ce projet. Des analyses comparées de ces données avec d’autres présentes dans la littérature devraient permettre d’étudier un certain nombre de questions sans passer par l’utilisation de nouveaux animaux. Enfin, nous avons défini des points d’arrêt à différentes étapes du projet nous permettant d’évaluer si nous devons procéder ou non à la suite des expériences en fonction des résultats déjà obtenus. Ceci permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés le cas échéant.
Raffinement
Toutes les chirurgies se dérouleront sous anesthésie générale et analgésie locale renforcée pour éviter toute douleur ou souffrance durant l’opération. Pour éviter toute douleur postopératoire, les animaux recevront par ailleurs plusieurs injections d’analgésique. Une surveillance sera mise en place en postopératoire avec un suivi renforcé dans les 72h post-chirurgie. Les animaux seront scorés selon une grille d’évaluation clinique adaptée à notre étude. En cas de signes de douleur, les animaux recevront une analgésie supplémentaire. Les animaux pourront également se voir présenter de la nourriture liquide et supplémentée afin de faciliter leur récupération après l’opération. L’interruption des expériences pourra intervenir pendant la chirurgie ou en postopératoire dans le cas d’apparition de signes indicatifs de gêne/douleur sévères. Raffinement des conditions d’hébergement : Une fois que les animaux ont récupéré de la chirurgie, ils sont regroupés avec leurs congénères. Les animaux bénéficient d’un milieu d’hébergement enrichi (nid en fibres de coton, tunnels en carton, igloos teintés en polycarbonate). Cas des animaux transgéniques : Le déclenchement de l’expression du transgène pourra se faire par gavage oral (3X, tous les 2j) pour réduire l’inconfort des animaux si cela s’avère aussi efficace que les injections répétées.
Choix des espèces
Ce projet fait suite à un projet précédent réalisé dans un modèle d’épilepsie chez la souris et vise à déterminer (1) les mécanismes impliqués dans la reprogrammation des glies se multipliant dans la phase précoce de la maladie et (2) l’impact de la modulation de deux facteurs épigénétiques sur l’efficacité de reprogrammation glie-neurone dans le contexte de l’épilepsie. Ce projet doit donc être réalisé dans le même modèle afin que les résultats obtenus soient directement comparables aux données précédemment générées Ce modèle d’épilepsie généré chez la souris que nous utilisons reproduit la plupart des aspects de la pathologie humaine et a été amplement validé. Les injections intracérébrales seront réalisées chez des souris adultes d’au moins 8 semaines afin de rester dans les mêmes conditions expérimentales que celles utilisées dans les études précédentes, pour permettre une comparaison directe entre les résultats obtenus dans nos précédentes études et les résultats générés lors de ce projet.
Elevage de la lignée murine modèle de la sclérose latérale amyotrophique à phénotype dommageable avec génotype invasif
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Les souris de cette lignée sont tuées dès que les points limites sont atteints, après une perte de poids vers 90 jours, une paralysie qui progresse à partir de 110 jours et une mort attendue vers 130 jours. 3 200 d'entre elles vont être élevées sur cinq ans, 2 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 800 un niveau modéré. Le génotypage passe par une biopsie de la queue sur animal vigile, et les reproducteurs sont tués en fin de période reproductive, leur descendance alimentant les projets de thérapie génique en cours ou à venir. Le porteur décrit une lignée choisie pour la sévérité de ses symptômes, avec pour horizon de "possibles essais cliniques" chez l'humain.
Objectifs
La Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie qui se traduit par la perte des motoneurones (cellules de la moelle épinière) et conduit à la paralysie puis au décès des patients dans un délai de 5 ans après le diagnostic. La maladie se présente sous forme sporadique ou héréditaire. Une certaine forme de la maladies est à l'origine d'une accumulation d'une protéine dans les cellules, entrainant toxicité et mort cellulaire. C’est sur cette forme de la pathologie que notre projet est focalisé. A l'heure actuelle il n’existe pas de traitements efficace chez l’Homme. L’étude sera réalisée sur une souche de souris transgéniques qui est le modèle le plus communément utilisé dans l’étude de cette maladie car les animaux développent les même symptômes que les patients. Ces animaux déclarent les premiers symptômes à 90 jours, puis leur état général se dégrade jusqu’à la mort à 130 jours environ. La stratégie thérapeutique consiste à modifier le matériel génétique en utilisant un vecteur dérivé des virus adéno-associés (AAV), dans le but de diminuer les quantités de protéines mutées toxique. L'objectif de ce projet est de déclarer l'élevage de ce modèle murin à phénotype dommageable avec nécessité de génotypage afin de répondre aux besoins pour les projets de recherche sur les cinq années à venir.
Bénéfices attendus
Ce projet permet d'élever la lignée murine modèle de la sclérose latérale amyotrophique, maladie se traduisant par la perte des motoneurones (cellules de la moelle épinière) et conduisant à la paralysie puis au décès des patients dans un délai de 5ans après le diagnostic. Les animaux permettront de mener à bien différents projets de recherche permettant de montrer l'efficacité de nos différents traitements sur la réduction des niveaux de protéines toxique et par conséquent sur la survie (avec attendu, une augmentation de la survie des souris injectées), l'amélioration des signes moteurs et le retard de l’apparition des symptômes, avec pour objectif à long terme, des possibles essais clinique pour une thérapie chez l'Homme.
Procédures
Les souris élevées pour ce projet sont susceptibles de développer un phénotype dommageable caractérisé par une perte de poids vers 90 jours puis une atteinte musculaire conduisant à la paralysie (vers 120 jours) puis la mort de l'animal. Une biopsie caudale sera réalisé sur ses souris vigiles afin de vérifier si elles sont ou non porteuses du gène qui nous intéresse. Ce geste ne nécessite que quelques secondes.
Impact sur les animaux
La Sclérose Latérale Amyotrophique est une maladie neurodégénérative des motoneurones de l'adulte qui se caractérise par une dégénérescence progressive des motoneurones. Elle provoque une paralysie progressive de l'ensemble des muscles. Selon le protocole dans lequel les souris seront inclues, et donc l'âge à l'euthanasie, elles pourront présenter des signes de dégénérescence comme la paralysie des pattes et/ou du bassin. Cela entrainera des difficultés pour se déplacer, s'hydrater et s'alimenter. La biopsie caudale entraînera une une faible douleur et un stress de courte durée.
Devenir
Les animaux reproducteurs seront euthanasiés en fin de période reproductive. Les animaux produits dans le cadre des accouplements serviront d’une part comme animaux reproducteurs (renouvellement des croisements), et d’autre part ils seront utilisés dans le cadre d’une utilisation continue au sein des projets de recherche préalablement autorisés en cours ou à venir.
Remplacement
Actuellement, aucun modèle in vitro n’existe pour pouvoir mener une étude pré-clinique dans la Sclérose Latérale Amyotrophique. Le modèle animal est indispensable pour optimiser et développer notre approche de thérapie génique pour cette maladie. Ce modèle, particulièrement bien caractérisé, nous permettra de quantifier l’efficacité de notre traitement sur la réduction des niveaux de protéines toxique et par conséquent sur la survie, l'amélioration des signes moteurs et le retard de l’apparition des symptômes. Néanmoins, des expériences in vitro avec des lignées cellulaires ont été réalisées en amont afin de sélectionner des vecteurs d'intérêt et, par conséquent, limiter au maximum le recours à l'utilisation de souris.
Réduction
Afin de définir le nombre nécessaire d'animaux à élever, nous nous sommes basés sur les effectifs concrets des années précédentes, ce qui nous permet de pouvoir prévoir de façon plutôt précise le nombre dont nous auront besoin pour les cinq années à venir. Le nombre d'accouplement sera ajustés tout au long de ces cinq années afin de produire uniquement le nombre d'animaux nécessaire par projet spécifique. Aucune analyse statistique ne sera mise en œuvre dans le cadre de ce projet d’élevage. Nous nous basons également sur le document « Working with ALS mice » afin d’optimiser au mieux les accouplements. Les animaux ne répondant pas aux exigences pour l’étude (porteur ou non de la maladie) seront systématiquement proposés pour d’autres projets déjà validées. De même, les mâles utilisés pour l'amplification de la colonie pourront également être inclus dans des groupes expérimentaux contrôle. Ces utilisations sont dans le cadre d'une utilisation continue. Nous avons donc ici 3200 animaux prévus au total avec approximativement 1600 mâles et 1600 femelles et pour chaque sexe, 800 souris malade et 800 non malade.
Raffinement
Dans la réalisation des futurs projets, l’ensemble des procédures sera mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec des enrichissements. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Enfin, chaque animal sera suivi quotidiennement, de sa naissance à sa mort et les points limites contrôlés régulièrement. Une fois ceux-ci atteints, cela entraînera automatiquement l'euthanasie de l'animal pour éviter toute souffrance. De plus, pour minimiser le stress des animaux, ceux-ci seront manipulés tout au long de l’expérimentation par la même personne afin de créer une habituation souris/manipulateur. La technique utilisée pour la réalisation des biopsies est la biopsie caudale, technique recommandée par les différents comités nationaux. Les biopsies sont réalisées avec du matériel propre et désinfecté, une compression avec de l'essui tout propre est effectué pour stopper le micro-saignement. Les souriceaux sont sur surveillance jusqu'à ce que leur mère les reprenne en charge dans le nid. Un soin particulier sera apporté aux animaux commençant à développer la maladie pour leur faciliter l’accès à la nourriture et à l’eau. Ainsi des croquettes ou de la bouillie pourront être placés directement dans la cage, ainsi que de l’hydrogel en cas de besoin.
Choix des espèces
Les modèles animaux les plus communément utilisés pour les projets de thérapie génique pour le traitement de la sclérose latérale amyotrophique sont des lignées murines commercialisées. Dans notre projet nous utiliserons un modèle qui reproduit les principaux symptômes de la Sclérose Latérale Amyotrophique et est par conséquent adapté pour évaluer l’efficacité de nos traitements sur la forme génétique de la maladie. Les animaux présentent des symptômes à partir de 90 jours (perte de poids) due à une accumulation d'une protéine entrainant une paralysie progressive à partir de 110 jours et la mort des animaux à 130 jours. Les animaux de ce projet d'élevage seront identifiés et génotypés entre le jour de la naissance et le 7ème jour de vie, puis ils entreront dans un projet d'expérimentation au 1er jour de vie ou au 50ème (selon le projet autorisé).
Etude du rôle de CD99 dans les cellules immunitaires et endothéliales au cours de l’insuffisance rénale aigue et chronique (EU1/2)
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
- Système urogénital
Quatre mesures de débit de filtration glomérulaire de quarante-cinq minutes chacune, six prélèvements de sang à la queue, six prélèvements d'urine, une irradiation du corps entier et une chirurgie de clampage de l'aorte rénale : 960 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie d'entre elles est transportée entre deux établissements pendant le protocole. L'objet du projet est de comprendre le rôle d'une protéine, CD99, dans l'insuffisance rénale aiguë et chronique, repérée d'abord dans les urines de patients opérés du cœur. Les souris sont tuées à la fin de la procédure pour le prélèvement de leurs reins, ou avant si elles perdent plus de 25 % de leur poids ou restent prostrées au-delà de vingt-quatre heures.
Objectifs
Récemment, nous avons identifié un peptide CD99 prédictif du développement d'une insuffisance rénale aigue (IRA) dans les urines obtenues 4h après un pontage cardiaque provenant d’une cohorte humaine. CD99 est une protéine principalement identifiée sur la membrane des cellules endothéliales et immunitaires. Dans la cohorte de patients utilisée pour identifier le ratio CD99 (peptide/protéine entière) comme nouveau biomarqueur de l'insuffisance rénale aiguë, l'expression du CD99 sur les cellules immunitaires circulantes (monocytes, neutrophiles, cellules B, cellules T) était similaire chez les patients ayant développé ou non une insuffisance rénale aiguë. Il est donc nécessaire de caractériser la façon dont les CD99 endothéliales et immunitaires modulent le risque de développer une insuffisance rénale aiguë avant de mettre en œuvre une approche thérapeutique ciblant les CD99. Ce projet est un projet multisite qui se déroule sur deux EU (EU1 et EU2).
Bénéfices attendus
Mieux caractériser le rôle respectif de CD99 endothélial et immunitaire dans le développement d’une insuffisance rénale aiguë et chronique afin de développer ensuite une approche thérapeutique ciblant CD99.
Procédures
1/prélèvements sanguins à la queue (sous anesthésie) avant chirurgie et avant mise à mort (EU1 et EU2). Pour l'étude d'insuffisance rénale aigue 2 prélèvements serons réalisés (J0 et J2). Pour l'étude d'insuffisance rénale chronique, 6 prélèvements seront réalisés (J0, J2, J7, J14, J21 et M1). Chaque prélèvement dure environ 2min par animal (anesthésie et prélèvement compris) 2/prélèvement d'urine lors de la contention de l'animal avant chirurgie et avant la mise à mort (EU1 et EU2). Pour l'étude d'insuffisance rénale aigue 2 prélèvements serons réalisés (J0 et J2). Pour l'étude d'insuffisance rénale chronique, 6 prélèvements seront réalisés (J0, J2, J7, J14, J21 et M1). Chaque prélèvement dure environ 2min par animal. 3/Mesure du Débit de Filtration Glomérulaire avant chirurgie et avant sacrifice (placement du capteur et injection en retro-orbitaire sous anesthésie) (EU1 et EU2). Pour l'étude d'insuffisance rénale aigue 2 prélèvements serons réalisés (J0 et J2). Pour l'étude d'insuffisance rénale chronique, 4 mesures seront réalisées (J0, J7 ou J14 J21 et M1). Chaque mesure dure environ 45min par animal (placement du capteur, injection en retro-orbitaire sous anesthésie et mesure) 4/irradiation (EU2). Une seule irradiation par animal est réalisée, la totalité de la procédure ne dépasse pas 2h (mise en cage, irradiation et retour en cage animalerie) 5/Induction d’une agression rénale (chirurgie, régime spécifique, injection de drogues) (EU1). Une seule chirurgie est effectuée par animal, la procédure dure entre 30 et 45min (anesthésie, chirurgie, clampage d'aorte rénale (le temps varie en fonction du sexe et de la souche) et souture).
Impact sur les animaux
Les animaux subiront : 1/Une irradiation
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure ou si l'un des points limites était atteint. A la fin de la procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever de l’urine, du sang et différents organes (dont le rein) en vue de leur analyse.
Remplacement
Le recours à l’expérimentation sur des animaux est indispensable car l’insuffisance rénale aiguë est impossible à reproduire in vitro.
Réduction
Les modèles expérimentaux sont bien maitrisés par les expérimentateurs impliqués, ce qui évite les étapes de mise au point couteuses en animaux. Le nombre d’animaux utilisé est calculé au plus juste d’après notre connaissance du modèle pour permettre d’identifier statistiquement des différences intergroupes scientifiquement interprétables pour chaque paramètre principal et chaque modèle. Il est prévu d’utiliser un maximum de 960 Souris.
Raffinement
Les études sont optimisées d’après la littérature ou les observations réalisées au laboratoire (doses injectées, durée du traitement). Les animaux seront hébergés dans un service de zootechnie agréé par le ministère, par groupes de 4 dans des cages comprenant des éléments d’enrichissement (papier, tunnels...), avec alimentation et eau ad libitum. Ils seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bien-être, et pesés une fois par semaine. Les personnels intervenant dans ce projet sont formés à l’expérimentation animale et à la chirurgie et les procédures sont optimisées de façon à limiter au maximum la souffrance des animaux (anesthésie, analgésie, suivi attentif des animaux tout au long des différentes procédures). Des points limites ont été définis : 1) Perte de poids supérieure à 25% du poids initial ; 2) Posture de prostration ou léthargie au-delà de 24 heures après l’agression rénale ; 3) Signes de souffrances (comportement ou apparence anormaux, présence de lésions, absence de toilette…) sans amélioration pendant plus de 24h. Si un de ces points est atteint au cours du protocole, les animaux concernés seront mis à mort. Concernant le transport des animaux entre l'EU1 et l'EU2, il sera effectué sur des animaux aptes à supporter le voyage qui sera effectué dans des conditions telles qu'ils ne puissent être blessés ou subir des souffrances inutiles. Le transport sera effectué par une société agrée qui effectue de manière régulière la navette entre l'EU2 et l'EU1.
Choix des espèces
L’espèce utilisée permet d’utiliser le moins d’animaux possible pour atteindre les objectifs du projet. De plus, la littérature indique qu’elle est celle qui fournit les résultats les plus satisfaisants et qu’elle est la moins susceptible de ressentir de la douleur, de la souffrance, de l'angoisse ou de subir des dommages durables dans les conditions de la procédure expérimentale. Nous utilisons le plus souvent la souris car elle est à l’origine d’un grand nombre de données dans la littérature et qu’il existe un nombre important de modèles de souris mutantes et transgéniques ciblant des protéines d’intérêt dans la régulation de la fonction rénale. Nous utiliserons des souris adultes âgées de 8 semaines au début de l'expérience, à cet âge les reins sont pleinement développés, ce qui permet de modéliser au mieux les conditions cliniques adultes
Elevage d’une lignée murine modèle de l’amyotrophie spinale à phénotype dommageable avec génotypage invasif
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Porteuses d'une mutation qui provoque une amyotrophie spinale, les souris de cette lignée développent dès le huitième jour de vie des difficultés de déplacement et une perte de poids. 2 500 d'entre elles vont être élevées sur cinq ans, 1 876 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 624 un niveau modéré. Le génotypage se fait au ciseau chirurgical sur un fragment de queue, prélevé le jour de la naissance ou le lendemain sur des souriceaux vigiles. Les reproducteurs sont tués en fin de période reproductive, leur descendance étant destinée soit au renouvellement des croisements soit aux projets de recherche du laboratoire, ce projet n'ayant d'autre finalité que d'alimenter les suivants.
Objectifs
L'amyotrophie spinale, ou SMA, est une maladie génétique neuromusculaire qui touche environ 1 naissance sur 6 000. Dans 95% des cas, cette maladie est provoquée par une mutation génétique. Bien que ce gène soit exprimé dans l’ensemble des cellules de l’organisme, sa mutation se manifeste par une dégénérescence progressive des neurones moteur (appelés motoneurones) de la moelle épinière, qui conduit à une paralysie et dans les cas les plus sévères à la mort du patient (SMA type 1). Dans le but de proposer des thérapies géniques efficaces pour cette pathologie ainsi que de comprendre les différents mécanismes intervenant dans le développement de la maladie et à la suite des traitements, un modèle murin de la pathologie est nécessaire. La stratégie thérapeutique consiste à réintroduire la forme originelle du gène d'intérêt dans un modèle murin de la SMA, en utilisant un vecteur dérivé des virus adéno-associés (AAV). L'objectif de ce projet est de déclarer l'élevage de ce modèle murin à phénotype dommageable avec nécessité de génotypage afin de répondre aux besoins pour les projets de recherche sur les cinq années à venir.
Bénéfices attendus
Ce projet permet d'élever la lignée murine modèle de l'amyotrophie spinale, maladie génétique neuromusculaire qui touche environ 1 naissance sur 6000. Les animaux permettront de mener à bien différents projets de recherche pour permettre de constater l'efficacité de traitements sur la survie des souris, l'amélioration des signes cliniques et le retard de l’apparition des symptômes. L'objectif à long terme est un possible essai clinique pour une thérapie chez l'Homme.
Procédures
Le phénotype dommageable de la lignée (difficultés de déplacement et perte de poids) apparait précocement à partir de J8, c'est pourquoi un fragment caudal sera prélevé à 0 ou 1 jours à l’aide de ciseaux chirurgicaux (après nettoyage des ciseaux à l'éthanol) sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
Le prélèvement pour génotypage peuvent induire un stress et une douleur légère et de courte durée chez l'animal. Le phénotype développé chez les souris malades induit une difficulté de déplacement et une perte de poids.
Devenir
Les animaux reproducteurs seront euthanasiés en fin de période reproductive. Les animaux produits dans le cadre des accouplements serviront d’une part comme animaux reproducteurs (renouvellement des croisements), et d’autre part ils seront utilisés dans le cadre d’une utilisation continue au sein des projets de recherche préalablement autorisés en cours ou à venir.
Remplacement
La thérapie génique consiste à introduire un gène thérapeutique dans un organisme malade. Ce projet de thérapie génique nécessite donc l’utilisation de mammifères modèles de la pathologie humaine, phénotypiquement et génétiquement caractérisés. La recherche en thérapie génique consiste à injecter un vecteur exprimant un transgène d’intérêt dans un organisme malade et d’en vérifier l’effet thérapeutique par des analyses phénotypiques, biochimiques, physiopathologiques, histopathologiques ou comportementales. Les modèles de l'amyotrophie spinale humaine (SMA) les plus communément utilisés pour la thérapie génique dans les laboratoires de recherche sont des lignées de souris présentant les mêmes symptômes que les patients. Nous avons arrêté notre choix sur cette lignée qui se distinguent par sa sévérité et la précocité de ses symptômes. Elle permet de mieux évaluer l’efficacité de notre traitement dans les formes les plus graves de la maladie.
Réduction
2500 animaux sont prévus pour ce projet. Ces utilisations sont dans le cadre d'une utilisation continue. Tous les animaux en élevage, sont uniquement présents pour établir des animaux d'intérêts qui seront ensuite destinés à un projet de recherche. Le nombre d'accouplements lancés est systématiquement revu en fonction du nombre d'animaux déclarés dans les projets de recherche. Les animaux sans génotype d'intérêt seront réutilisés en priorité (projets d'autres équipes de recherche ou projet de tutorat). Il n'y a pas d'analyses statistiques pour ce projet d'élevage.
Raffinement
Dans la réalisation des futurs projets, l’ensemble des procédures sera mis au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, analgésie, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation avec un cycle jour nuit automatique : les animaux sont hébergés avec leurs congénères (l’isolement est limité au maximum) en portoirs ventilés avec un système d’abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture et l’eau. Le milieu est enrichi avec un des enrichissements ci-après : carré de lanière kraft, carré de coton, batonnet en bois, rouleau en carton ou maisonnette. Les conditions de températures et d’hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont vérifiés quotidiennement. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, analgésie, etc.). Enfin, chaque animal sera suivi quotidiennement, de sa naissance à sa mort, et une fois les points limites atteint, l'animal sera automatiquement euthanasié pour éviter toute souffrance excessive. De plus, pour minimiser le stress des animaux, ceux-ci seront manipulés tout au long de l’expérimentation par la même personne afin de créer une habituation souris/manipulateur. Le fait de suivre dès la naissance les animaux permettra également de limiter leur stress. La technique utilisée pour la réalisation des biopsies est la biopsie caudale, technique recommandée par les différents comités nationaux. Les biopsies sont réalisées avec du matériel propre et désinfecté, une compression avec de l'essui tout propre est effectué pour stopper le micro-saignement. Les souriceaux sont sur surveillance jusqu'à ce que leur mère les reprenne en charge dans le nid. Un soin particulier sera apporté aux animaux commençant à développer la maladie pour leur faciliter l’accès à la nourriture et à l’eau. Ainsi des croquettes ou de la bouillie pourront être placés directement dans la cage, ainsi que de l’hydrogel en cas de besoin.
Choix des espèces
La recherche en thérapie génique consiste à injecter un vecteur exprimant un transgène d’intérêt dans un organisme malade et d’en vérifier l’effet thérapeutique par des analyses phénotypiques, biochimiques, physiopathologiques, histopathologiques ou comportementales. Les modèles de l'amyotrophie spinale humaine (SMA) les plus communément utilisés pour la thérapie génique dans les laboratoires de recherche sont des lignées de souris génétiquement modifiées. Nous avons arrêté notre choix sur une lignée murine qui se distingue par la sévérité et la précocité de ses symptômes. Elle permet de mieux évaluer l’efficacité de notre traitement dans les formes les plus graves de la maladie. Les animaux de ce projet d'élevage seront identifiés et génotypés à la naissance et entreront dans un projet d'expérimentation au 1er jour de vie car le phénotype dommageable de la lignée (difficultés de déplacement et perte de poids) apparait précocement à partir du 8ème jour.
Méthode de génotypage invasif pour l’élevage de modèles de souris transgénique
- Maintien des lignées génétiquement modifiées
- Recherche appliquée
- Troubles urogénitaux
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
- Système urogénital
84 000 souris vont être utilisées sur cinq ans dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour un projet dont l'objet unique est le génotypage des lignées transgéniques élevées par le laboratoire. À trois à six jours de vie, chaque souriceau est immobilisé moins de trois minutes et l'extrémité de sa queue est coupée, un second prélèvement pouvant être fait à l'oreille avec une pince emporte-pièce. Le porteur reconnaît un risque de rejet des nouveau-nés par la mère ou de cannibalisme, et indique qu'une méthode de génotypage sur le poil est à l'essai. Les souris ne portant pas le génotype recherché servent pour partie à l'apprentissage de la contention avant d'être tuées, les autres partent vers les projets de recherche du laboratoire ou vers le renouvellement des accouplements.
Objectifs
Les projets de recherche du laboratoire impliquent l'utilisation de plusieurs lignées de souris transgéniques qui nécessitent un élevage pour augmenter les effectifs de souris dont le génotype est adapté aux protocoles mis en place. Nous hébergeons et produisons environ 30 lignées différentes de souris génétiquement modifiées avec la nécessité parfois de créer de nouveaux modèles comme par exemple, des croisements de deux lignées génétiquement modifiées existantes. Le génotypage est une étape indispensable au bon déroulé des projets du laboratoire et doivent être réalisés précocément pour la mise en place ultérieure des protocoles expérimentaux.
Bénéfices attendus
Les recherches menées à l'unité grâce à l’utilisation d’animaux transgéniques ont des objectifs multiples : - accroitre les connaissances sur les mécanismes conduisant aux maladies rénales - développer des traitements, des outils et des approches plus efficaces contre l'insuffisance rénale - étudier la génétique des maladies rénales rares héréditaires et acquises - comprendre les mécanismes de formation des calculs rénaux. Ces thématiques sont d'une importance cruciale en matière de santé publique. Par ailleurs, la méthode utilisée pour la caractérisation du génome permet de sélectionner les animaux d’intérêts et ainsi constituer des groupes expérimentaux stables de manière précoce.
Procédures
Une contention de moins de 3 minutes pour la biopsie. Prélèvement d'une petite partie distale de la queue . Et si besoin d'un deuxième prélèvement il sera éffectué au niveau de l'oreille avec une pince emporte pièce adapté à la souris .
Impact sur les animaux
La manipulation et la contention des souriceaux induisent un léger stress. Un risque de rejet des nouveau-nés par la mère ou de cannibalisme est possible. Le prélèvement à la queue induit une brève douleur lors du prélèvement et un saignement est possible . Eventuel infection possible au niveau du prélèvement mais reste très rare .
Devenir
Les animaux ne portant pas le génotype d'intérêt seront pour une première partie utilisés pour de l'apprentissage à la contention et l'autre partie sera euthanasiée par une méthode réglementaire . Les autres animaux portant le bon génotype seront utilisés dans les projets de recherche ou pour des renouvellement d'accouplements, l'élevage étant en continue .
Remplacement
En raison notemment de la complexité du tissu rénal qui comporte des dizaines de types cellulaires et au vu de l'état encore embryonnaire de la recherche sur les organoides, l'étude des maladies rénales requiert l'obtention de tissu rénal prélevé sur l'animal. Il n'existe pas de méthode alternative in vitro pour analyser l'évolution de la défaillance chronique progressive d'organes. Les modèles murins que nous étudions sont à ce jour les seuls modèles disponibles pour étudier des mutations, des invalidations ou des surexpressions de gènes d'intérêt. Ils présentent l’avantage de mimer assez bien le phénotype humain , en particulier pour les étapes du développement embryonnaire.
Réduction
Le génotypage précoce des souriceaux permet de conserver uniquement les animaux avec le génotypage d’intérêt et de constituer des lots expérimentaux avant le sevrage des animaux, pour l’utilisation future dans des projets autorisés de l’unité . Dans le cadre de l'apprentissage à la contention nous utilisons une partie des animaux qui ne sont pas utilisés dans les projets de recherche. Compte-tenu de la nature du projet, aucun test statistique n’est utilisé. Le nombre d’animaux total a été calculé sur la base des productions des années antérieures. Le projet requiert l’utilisation de 84000 animaux sur une période de 5 ans en utlisant trente lignées différentes pour l'élevage.
Raffinement
Comme défini dans l'agrément de notre établissement, les animaux sont stabulés en portoirs ventilés ,dans les zones d’hébergement un contrôle de la température et de l’hygrométrie est effectué tous les jours , un cycle de lumière (12/12) et un accès ad libitum à la nourriture et à l’eau . Les animaux sont hébergés en groupes sociaux et disposent d’un enrichissement de nidification. La manipulation et les prélèvements sont effectués conformément aux bonnes pratiques vétérinaires. Un transfert d’odeurs est réalisé sur les gants de l’opérateur pour minimiser le risque de rejets des nouveaux- nés par la mère ou de cannibalisme . Une surveillance quotidienne est réalisée pour vérifier la bonne santé des animaux et les points limites définis.Une mise au point d'une autre méthode moins invasive est en cours d'essais pour du génotypage sur le poil .
Choix des espèces
Les équipes de recherche de l'unité travaillent sur des modèles souris génétiquement modifiées. Par conséquent, la plateforme animalerie est chargée de la production de ces souris et de la collecte des échantillons d’ADN (biopsie de queue) de manière précoce dans le but de caractériser le génome. Pour les besoins des activités de recherche, une identification et un génotypage précoces sont requis. Les deux interventions sont réalisées à l’âge de 3 à 6 jours post natal.
Etude de l’impact des chirurgies de l’obésité sur des rats obèses en insuffisance rénale chronique
- Recherche fondamentale
- Système gastrointestinal
- Système urogénital
Rendus obèses par trois mois de régime gras et sucré, puis mis en insuffisance rénale terminale par une injection dans la veine jugulaire, 180 rats Wistar subissent ensuite une chirurgie de l'estomac ou de l'intestin d'une heure trente. La moitié d'entre eux relève d'un niveau de souffrance sévère, l'autre d'un niveau modéré, et chaque animal passe trois séances d'IRM de deux heures sous anesthésie ainsi que quinze jours en cage individuelle après l'opération. Le porteur écrit que ces chirurgies "n'entraînent pas de dégradation de l'état général de l'animal obèse" et qu'elles devraient même améliorer sa fonction rénale, tout en annonçant une perte de poids allant jusqu'à 20 % et une mortalité inférieure à 5 %. Tous sont tués à la fin de la procédure pour l'analyse détaillée de leurs reins.
Objectifs
L’insuffisance rénale chronique (IRC) est une maladie des reins d’évolution silencieuse : progressivement, la fonction de filtration des reins se détériore et peut évoluer vers un stade terminal (IRCT) nécessitant la mise en place d’un traitement par dialyse ou une transplantation rénale. L'obésité (indice de masse corporel (IMC) ≥ 30 kg/m2) affecte plus de 30% des patients en IRCT. Ces dernières années, la chirurgie bariatrique, appelée aussi chirurgie de l’obésité qui est un remodelage du tractus gastro-intestinal (c'est-à-dire du tube digestif), s’est imposée comme le traitement de référence de l’obésité sévère. Grâce à son efficacité sur la perte de poids et sur le contrôle des facteurs de risque cardiovasculaires, la chirurgie bariatrique permet de faciliter l'accès à la transplantation rénale dans la population de sujets obèses en IRCT. En outre, la chirurgie bariatrique en elle-même pourrait avoir un rôle bénéfique sur la fonction rénale de ces patients. Cette étude vise à étudier et à comparer les effets des deux types de chirurgies bariatriques principalement réalisées en France et dans le monde : la Sleeve ou VSG (réduction de l’estomac) et le bypass en Y ou RYGB (dérivation intestinale à une petite partie de l’estomac), dans un modèle d'insuffisance rénale chronique chez le rat obèse. Le contrôle de ces deux types de chirurgies est une chirurgie dite blanche qui consiste à endormir l'animal, l’ouvrir et le refermer sans modifier le tube digestif.
Bénéfices attendus
Ce projet vise à étudier l’impact de la chirurgie bariatrique sur l’IRCT. Le modèle de rat obèse opéré de chirurgie bariatrique a un avantage important pour évaluer le devenir à moyen terme chez l’homme. En effet, 12 jours de vie d’un rat correspondent à 12 mois de vie d’un être humain. Les résultats de la chirurgie bariatrique à long terme ont déjà été analysés chez le rat obèse et il existe également des modèles de rats d’insuffisance rénale. Cependant, il n’existe aucune étude rapportant l’impact de la chirurgie bariatrique sur un modèle d’IRCT. Cette étude vise à étudier et comparer les effets de la chirurgie bariatrique de type Sleeve ou RYGB par rapport à une chirurgie blanche sur l'évolution de l'insuffisance rénale chronique chez le rat obèse. A terme ce projet permetra de déterminer chez les patients en IRCT et atteints d'obésité si la chirurgie bariatrique peut être une option thérapeutique en attendant la transplantation rénale et si oui quelle chirurgie bariatrique (Sleeve ou RYGB) est à recommander.
Procédures
Les animaux, après acclimatation, sont alimentés avec un régime riche en sucres et en graisse pour devenir obèses. Au bout de 3 mois de régime, leurs reins sont analysés par une analyse IRM sous anesthésie de 2heures. Durant l'anesthésie, ils ont un prélèvement de sang à la veine de la queue. Ils subissent ensuite une injection unique (de moins d'une minute), dans la veine jugulaire située dans le cou, d’un produit créant une l’insuffisance rénale chronique terminale (IRCT). Après quatre semaines, l’IRCT est mesurée par une nouvelle IRM de 2h avec un nouveau prélèvement de sang sous anesthésie. Une semaine plus tard, les rats sont opérés de chirurgie gastro-intestinale après une nuit de jeûne (mais accès libre à l'eau) : chirurgie blanche , ou chirurgie VSG , ou chirurgie RYGB. La chirurgie dure au maximum 1h30, elle est réalisée sous anesthésie avec une prise en charge de la douleur avant, pendant et après l’opération. Pendant les 15 jours suivant la chirurgie, les animaux sont hebérgés en individuel en cage cloisonée pour maintenir un contact visuel, olfactif, auditif avec leur congénaire. Quatre semaines après l’opération, les animaux ont une 3e IRM de 2h avec prélèvement de sang sous anesthésie pour déterminer si la chirurgie a amélioré les reins. Les animaux sont alors euthanasiés et leurs reins sont analysés en détails. Chaque procédure dure 22 semaines au total.
Impact sur les animaux
Le régime riche en sucres et en graisses entraîne une prise de poids sans autre maladie associée. L’IRCT peut induire des troubles comportementaux, des tremblements. La mortalité reste inférieure à 5% et la perte de poids est de l’ordre de 20%. Les chirurgies de l’obésité entrainent une diminution de la prise alimentaire pendant 15 jours puis les animaux s'adaptent en mangeant plus souvent. Elles entrainent une perte de poids qui est attendue et limitée (20% maximum). Elles n’entraînent pas de dégradation de l’état général de l’animal obèse, et au contraire, elle devrait même améliorer la fonction des reins des animaux en IRCT. Après la chirurgie, les animaux sont hebérgés en individuel pour évaluer leur prise alimentaire, cet hébergement peut entrainer un stress limité par le maintien d'un contact visuel, olfactif, auditif avec leur congénaire dans des cages cloisonées. Une irritation/inflammation est possible au niveau des cicatrices mais très rarement observée. L’IRM est strictement indolore. Les prélèvements sanguins sont limités et n'entrainent pas de nuisance. Le stress potentiellement provoqué par des IRM répétées est limité puisque ces IRM seront espacées d’au moins 4 semaines, et 3 sessions seront réalisées au maximum.
Devenir
Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure. Les reins sont prélevés pour être analysés en détails.
Remplacement
A ce jour, il n’est pas possible de mimer la complexité des relations entre le rein et le tube digestif sans utiliser de modèle animaux. De plus la chirurgie bariatrique (chirurgie intestinale de l'obésité) fait perdre du poids mais provoque aussi d'autres effets bénéfiques qui sont connus mais dont on ne connait pas l'origine. On ne peut pas tester l'effet de la perte de poids sur la santé des reins sans animaux et en plus il est possible que les effets de la chirurgie ne soient pas que du à la perte de poids. Ces autres effets possibles de la chirurgie sur les reins ne peuvent donc pas être testés dans des modèles de cellules rénales par exemple.
Réduction
Nous avons réalisé une étude statistique du nombre d’animaux nécessaires à ce projet à partir des résultats de l’étude pilote et de nos précédente données sur la chirurgie bariatrique. De plus l'IRM est un moyen de suivi non invasif fiable de l'IRC des animaux permettant des études longitudinales (au cours du temsp sur les mêmes animaux). et donc de réduire le nombre d'animaux dans le projet.
Raffinement
Les chirurgies sont réalisées sous anesthésie générale et la prise en charge de la douleur, est prévue avant, pendant et après l’opération. Nous avons inclus dans toutes les procédures des grilles de suivi de poids et de la prise alimentaire des animaux avec des pesées journalières les 14 jours après l'opération puis hebdomadaires, ainsi qu’une grille d'évaluation de la douleur avec des points limites précis et adaptés. Si un point limite est atteint pour un animal, un antidouleur est administré et s’il n'y a pas d'amélioration de l'animal dans les 12h, ce dernier est euthanasié. Les animaux ont donc ce suivi clinique mais également un suivi quotidien au cours duquel un inconfort ou une éventuelle douleur peut être reconnu par un changement de comportement de l'animal qui sera alors aussitôt pris en charge de façon appropriée. Après les opérations chirurgicales, les animaux sont hebergés en individuel dans des cages cloisonnées pendant 14 jours pour suivre leur prise alimentaire individuelle, la reprise du transit intestinal et de la miction puis ils sont remis ensemble. Concernant l’IRM, les sessions d’imagerie se réalisent sous anesthésie générale avec un monitoring continu du rythme cardiaque et le maintien de l’animal à 37°C. Les cages sont enrichies avec des tubes en polycarbonate.
Choix des espèces
Nous développerons notre projet en utilisant le modèle de rongeur rat Wistar. Le modèle wistar est connu depuis longtemps pour être un bon modèle d’étude de l’obésité et de l’insuffisance rénale induite. Il est suffisamment gros pour pouvoir reproduire le plus fidèlement possible les chirurgies bariatriques réalisées chez l'homme. Nous utilisons des animaux adultes obèses puisque c'est à l'âge adulte seulement que les êtres humains souffrent d’insuffisance rénale chronique et peuvent subir une chirurgie bariatrique.
Propriétés antioxidantes et origines des macrophages des îlots pancréatiques chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système endocrinien
- Système immunitaire
3 166 souris vont être utilisées, dont 40 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, les autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Régime riche en graisses pendant quatre ou douze semaines, jeûnes de six à seize heures, gavage, injections par quatre voies différentes, jusqu'à douze piqûres à la queue pour prélever une goutte de sang. L'injection d'insuline peut provoquer une perte de connaissance et des convulsions, celle de streptozotocine un diabète, et l'ensemble sert à comprendre le rôle des macrophages présents dans les îlots pancréatiques. Le porteur écrit avoir "besoin d'analyser l'organisme en entier" et conclut que les modèles animaux sont "indispensables", sur un projet dont la rubrique réduction tient en une phrase sans aucun chiffre.
Objectifs
Dans le pancréas, les îlots de Langherans sont centraux dans la régulation de la glycémie (taux de glucose dans le sang). Ces micro-organes ont pour fonction de produire les hormones permettant de réguler la glycémie, notamment l’insuline. Des cellules immunitaires sont également présentes dans les îlots et semblent contribuer au bon fonctionnement des cellules. Ces cellules possèdent d’importantes capacités antioxydantes qui pourraient réguler le fonctionnement des cellules des îlots. Dans ce projet, nous proposons donc d’étudier le rôle de ces propriétés antioxydantes dans les îlots pancréatiques en physiologie et lors de stress métabolique induite par un régime riche en graisses ou chimiquement. D’autres part, l’origine de ces cellules immunitaires n’est pas encore connue, nous allons donc explorer comment ces cellules s’accumulent dans les îlots pancréatiques.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mettre en lumière des données fondamentales sur l'origine et le rôle des propriétés antioxydantes des macrophages résidant dans les îlots pancréatiques à l'homéostasie ou lors du dévelopment de complications métaboliques liées à l'obésité.
Procédures
1 régime riche en graisses pendant 4 ou 12 semaines, 1 à 2 mises à jeun (6 ou 16h), 1 injection intra-péritonéale (20s), 1 gavage (20s), 1 injection sous-cutanée (20s), 1 injection intra-veineuse (30s), 1 anesthésie gazeuse (10min), 1 chirurgie terminale sans réveil, 5 à 12 prélèvements d’une goutte de sang à la queue (3s), 3 prélèvements de 25 uL de sang à la queue (30s).
Impact sur les animaux
• Injection ip : douleur modérée et localisée de courte durée • Injection sous-cutanée et rétro-orbitale: douleur modérée et localisée de courte durée (sous anesthésie) • Régime riche en graisse: prise de poids et diminution de la mobilité • Mise à jeun : gêne due à la sensation de faim • Gavage : contention soutenue et introduction de la sonde • Injection d’insuline : baisse de la glycémie pouvant entrainer une perte de connaissance et des convulsions • Injection de streptozotocine : augmentation de la glycémie pouvant entraîner un diabète avec une polyurie.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort pour analyses.
Remplacement
Afin d'étudier les réponses du système immunitaire inné à des régimes alimentaires spéciaux (mimants les maladies induites par l'obésité), nous avons besoin d'analyser l'organisme en entier, reflétant ainsi les intéractions cellulaires et inter-organes. En effet, les régimes alimentaires vont provoquer des altérations au niveaux du tissu adipeux, du foie, du muscle et du pancréas. Nous ne pouvons pas donc étudier ces effets in vitro, les modèles animaux sont donc indispensables.
Réduction
Les effectifs seront déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.
Raffinement
Les animaux seront maintenus dans des conditions optimales pour leur bien-être. De plus, lorsque cela est necessaire, nous avons prévu de recourir à des anethésies gazeuses ou avons mis en place des points limites adaptés.
Choix des espèces
La souris est le modèle de référence dans l’étude de l’obésité et du diabète. En effet, les gènes impliqués dans cette condition (dont les gènes de l’inflammation chronique) jusqu’à présent identifiés chez l’Homme sont conservés chez la souris. De nombreux outils sont disponibles sur le modèle murin et notamment la possibilité d’invalider un gène d'intérêt. Ce système permet, de façon très efficace, de cibler uniquement certains types cellulaires ou encore certain tissu. Dans notre projet, c'est la compilation de ces données issues des trois modèles de souris transgénique qui permettra une bonne compréhension des mécanismes mis en jeu en physiologie et au cours de l'obésité. Nous étudierons les souris au stade adulte. En effet, les souris seront étudiées à partir de 8 semaines, ce qui correspond à la maturité sexuelle des souris soit la stabilisation des hormones et de la différence entre les mâles et les femelles que nous explorerons dans cette étude. De plus à cet âge la maturation du système gastro-intestinal en lien avec le système immunitaire, largement étudié dans ce projet, a déjà eu lieu. Exceptionnellement, nous étudierons le nombre des cellules immunitaires dans les îlots pancréatiques en fonction de l'âge soit à 2, 4, 6, 8, 12, 24 et 48 semaines.
Etude des propriétés immunorégulatrices de métabolites d’origine tumorale et leur application dans les pathologies auto-immunes
- Recherche appliquée
- Troubles immunitaires
930 souris vont être utilisées, chacune recevant cinq injections en dix jours puis deux par semaine pendant dix semaines, avec un prélèvement de sang au coin de l'œil sous anesthésie chaque semaine du traitement. Ces procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et toutes les souris sont tuées à l'issue, pour l'analyse de leur système immunitaire et de leurs organes. La plupart développent spontanément un lupus, avec des atteintes rénales possibles dans les formes avancées, un autre groupe recevant une injection d'huile pour déclencher la maladie. Le porteur indique que le nombre d'animaux nécessaire à la puissance statistique est de dix par groupe, sans expliquer comment il parvient à 930.
Objectifs
Pour qu'un cancer puisse se dévelloper les cellules tumorales doivent produire des composés inhibant le système immunitaire. Partant de ce constat notre équipe a réussi à isoler, à partir de secretion de cellule tumorale, des composés ayant des capacités inhibitrice de l'immunité et permettre de trouver de nouveau outils thérapeutiques dans les maladies caractérisé par un excés d'activation de l'immunité contre son hote, les maladies auto-immune. Un composé a démontré une efficacité particulierement efficace dans des systèmes simplifié de l'immunité notamment sur les lymphocytes B. Le but de se projet et de montrer l'efficacité de cette molécule dans des modèles plus complet récapitulant toute la complexité du système immun. Afin de mieux comprendre les mécanismes d'actions de ce composé les souris seront vacciné contre différentes substance, le but étant d'induire différent type de réponse vaccinal et voir quelles types de cellules sont impactés par ce composé et comment est modulé la réponse vaccinale. Du fait de son potentiel sur les lymphocytes B nous allons nous concentré sur le lupus qui est une maladie auto-immune ou l'implication des lymphocytes B n'est plus a démontré. Le lupus étant une maladie complexe dépendant d'énormément de facteur nous allons utilisé différent modèle murins de lupus permettant de modéliser different aspect de la maladie et essayer de les traiter avec notre composé.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus de ce projet seront d’une part de comprendre les mécanismes par lesquelles les cellules tumorales peuvent inhiber le système immunitaire et proliférer et potentiellement développer de nouvelle thérapeutique afin de lever cette inhibition. D'autre part la description des ces mécanismes permettront de dévellopé de nouveaux outils thérapeutiques pour pathologies avec un excès d'activation du système immunitaire tel que les pathologies auto-immunes. En effet les thérapies actuellement disponibles, non spécifiques ou spécifiques du lymphocytes B vont engendrer de sérieux effets secondaires mais ont aussi un coût socio-économique non négligeable. Il y a donc une nécessité à développer de nouvelles voies thérapeutique à cibler.
Procédures
L'injection dans le ventre, dite intra-péritonéal est un moyen efficace pour diffuser un produit dans le système de la souris en n'entrainant quasiment pas d'incomfort et peut donc être effectué sur souris vigile. C'est cette voie qui est prévilégié pour toutes les injections dans nos différentes expériences. Pour la partie vaccination, les souris seront injecté 1 fois avec le vaccin et traité avec 5 injections pendant 10 jours. La majorité des souris vont dévellopé spontanément un lupus, cependant l'un des modèles va nécessiter une fois l'injection d'une huile pour induire un lupus. Les souris seront traité par notre composé par 5 injections pendant 10 jours puis 2 fois par semaines pendant 10 semaines. De plus afin de suivre l'évolution de la maladie le sang des souris sera prélévé 1 fois par semaine pendant toutes la durée du traitement. Ce prélévement se faisant au niveau du sinus au coin de l'oeil et pouvant être désagréable pour les souris, ils seront effectué sur souris sous anethésie générale par des professionnels formés. De plus afin de limité toutes séquelles sur l'animal une altéranance d'oeil gauche-droite sera effectué.
Impact sur les animaux
Les injections répétées peuvent entraîner une legère douleur de courte durée. Les modèles murins de lupus vont modéliser différents aspects de la maladie avec des degrés de sévérité variables en fonction des modèles. Dans les cas les plus avancé de la pathologie les souris peuvent dévelloper des atteintes rénales. Les souris seront prélevées une fois par mois pour l'urine sur la souris vigile et pour le sang par prélèvement rétro-orbital sous anesthésie générale. Ce geste peut entraîner une legère douleur de courte durée.
Devenir
Les animaux à l'issue de chaque procédure seront euthanasié afin de permettre d'une part une analyse détaillé du système immunitaire et évaluer l'inflammation ainsi que l'activité de la maladie et les atteintes d'organes.
Remplacement
Des études préliminaires de culture cellulaire in vitro ont été mises en place afin de minimiser au maximum l’utilisation de souris. Cependant seuls des modèles in vivo permettront d’une part d’étudier l’effet de ces nouvelles thérapeutique sur un organisme complet. D’autre part seuls des modèles in vivo permette de récapituler la dérégulation d’un système immunitaire complet ainsi que le phénotype délétère des pathologies auto-immune et donc de pouvoir d'évaluer l’intérêts thérapeutiques de ces nouveaux outils.
Réduction
Les test statistiques approprié seront utilisé pour comparer les différents groupes. et le nombre d’animaux nécessaires pour avoir la puissance statistique necessaire est de 10. La cinétique des réponses immunitaires ainsi que les modèles murins de lupus présentent de la variabilité expérimentale, elles seront répétées pour renforcer l'approche statistique. Nous avons déterminé le nombre minimum d’animaux à utiliser afin de pouvoir conclure avec une confiance suffisante. Afin d’éviter tout biais expérimentaux les cohortes seront randomisées et afin d’éviter les effet cage les animaux d’une même cage recevront des traitements différents en fonction des groupes expérimentaux. De plus afin de réduire le plus possible le nombre d’animaux tous les organes d’intérêt seront recueillis à chaque fois et utilisé ou congelé.
Raffinement
Le principe de raffinement décrit au second de l'article R. 214-105 du code rural et de la pêche maritime sera appliqué. Le bien-être des souris sera prise en compte tout au long de la procédure expérimentale. Les souris seront hébergées dans des cages de 2L à 5 animaux par cage. Chaque cage recevra un enrichissement du milieu de type nids de woodwoll. Pour réduire la douleur et la souffrance, les gestes techniques effectués sur les animaux seront réalisés par du personnel habilité et chevronné. De plus tout le long des procédure l’état générale des animaux sera évalué selon une grille de score objective permettant d’évaluer le stress et la détresse des animaux.
Choix des espèces
Les modèles murins de lupus sont les seuls disponibles permettant de récapituler certains aspects de la physiopathologie humaine. De plus, les modèles murins offrent le meilleur équilibre entre la capacité de produire des résultats satisfaisants et la susceptibilité à induire de la douleur, du stress ou des dommages durables. Les stades de développement ont été choisis afin de modéliser différents moments dans l'évolution de la maladie. Ainsi, dans certains cas, des souris jeunes seront utilisées afin de modéliser l'apparition de la pathologie, tandis que pour modéliser des états plus avancés de la pathologie, nous utiliserons des souris âgées.