Rongeurs

11885 contenus, page 472 sur 991
  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
Souris : 10010
Rats : 900
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 10910
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 10910

Évaluer pour un laboratoire l'efficacité de composés contre le psoriasis, l'acné et la rosacée conduit à utiliser 10 010 souris et 900 rats, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'inflammation cutanée est provoquée par dix injections sous-cutanées quotidiennes sur deux semaines, puis deux à trois injections intradermiques ou des applications sur la peau, avant l'administration des composés à tester jusqu'à trois fois par jour. Le porteur décrit des atteintes possibles (érythème, œdème, épaississement de la peau, lésions, croûtes, saignements) ainsi qu'une inactivité, une absence de réaction aux stimuli et des vocalisations, qu'il qualifie de transitoires. Il rappelle par ailleurs que ces maladies sont le plus souvent bénignes et provoquent surtout une "gêne esthétique".

Objectifs

L’objectif de ce projet consiste à évaluer l’efficacité thérapeutique de nouveaux composés dans des modèles rongeurs mimant la physiopathologie humaine de maladies inflammatoires cutanées telles que le psoriasis, l’acné et la rosacée. Ces pathologies sont le plus souvent bénignes, elles affectent pour le psoriasis et la rosacée 2 à 3% de la population alors que l’acné vulgaire affecte 80% des adolescents et concerne plus de la moitié des consultations en dermatologie. Ces pathologies inflammatoires chroniques progressent par poussée d’intensité variable et de période de rémission inconnue et engendre ainsi du fait de leurs symptômes une gêne esthétique. Par ailleurs, elles peuvent également dans certains cas évoluer vers des formes modérées voir sévères conduisant à des rhumatismes psoriasiques (20% des cas de psoriasis) ou des hypertrophies au niveau du visage dans 5% des cas de patients atteint de rosacée. De nombreux modèles animaux ont été générés pour mimer la physiopathologie de ces maladies inflammatoires cutanées. Ils ont permis de développer des traitements visant à réduire les symptômes (démangeaisons, rougeurs, présence de squames de pustules, d’œdèmes, …), la gêne occasionnée et ainsi d’améliorer la qualité de vie des patients. Néanmoins aucun traitement curatif n’est à ce jour disponible. Notre objectif premier consiste à développer des modèles de choix permettant de reproduire le plus fidèlement possible la pathologie humaine afin d’évaluer l’efficacité de thérapies innovantes ou de nouvelles combinaisons thérapeutiques. En effet, la découverte récente de nouveaux acteurs cellulaires et moléculaires, l’influence du microbiote cutanée, impliqués dans les diverses phases de la réponse inflammatoire ouvre de nouvelles perspectives de traitement. Notre second objectif sera d’identifier, grâce à ces modèles de choix translationnels avec la clinique, de nouveaux biomarqueurs systémiques ou cutanés, de nouvelles cibles thérapeutiques ou de nouvelles voies de signalisation permettant d’adapter les futures thérapies.

Bénéfices attendus

A ce jour il n’existe pas de traitements curatifs de l’acné, de la rosacée ou du psoriasis. Les traitements actuels sont utilisés pour réduire les symptômes ou la gêne esthétique. Par ailleurs, des récidives aux traitements actuels ou des complications observées dans le cadre des thérapies biologiques soutiennent la recherche de solutions thérapeutiques innovantes. Notre projet s’inscrit dans le cadre d’une recherche innovante et translationnelle. L’utilisation de modèle de choix récapitulant la physiopathologie humaine, nous permettra de prédire l'efficacité de nouveaux candidats médicament dans ces pathologies. A plus long terme, les données générées seront utilisées pour déterminer les doses efficaces qui seront évaluées chez les patients dans les phases d’investigation cliniques. L’identification de nouveaux biomarqueurs permettra d’adapter les nouvelles thérapies ou réaliser des combinaisons de traitements efficaces menant ainsi à de la médecine personnalisée pour des patients atteints de formes sévères ou récidivant aux thérapies actuelles.

Procédures

Les gestes techniques concernent tous les animaux : •Immunisation: 10 administrations sous-cutanées quotidiennes sur 2 semaines, durée 30 secondes par administration; •Induction du modèle : 2 à 3 administrations intra-dermiques (durée 30 secondes), séparées de 24h à 72h, ou une application cutanée (durée 30 secondes) une fois par jour, sur une semaine maximum, selon les modèles •Pesées : Durée 30 secondes sur animal vigile, jusqu’à une fois par jour sur la durée des études. •Mesures d’épaisseurs cutanées quotidiennes : durée de 4 minutes maximum sous anesthésie générale, maximum 7 fois. •Mesure de la dilatation des vaisseaux : durée de 1 minute sous anesthésie générale •Prélèvements de sang sur animal vigile ou anesthésié : Durée 30 secondes à une minute; maximum 4 prélèvements par animal sur la durée de la procédure et des périodes de récupération seront mises en place pouvant aller jusqu'à une semaine. •Administrations de composés à potentiel thérapeutique : durée 30 secondes par animal sur animaux vigiles. Fréquence selon voie d’administration, 1 à 3 fois par jour sur une semaine.

Impact sur les animaux

Ces procédures peuvent engendrer chez quelques individus une dégradation de l’état de santé de l’animal pouvant se traduire par une modification du comportement animal (inactivité, absence de réaction aux stimuli, des vocalisations), des atteintes cutanées sévères (érythème, œdème, épaississement de la peau, lésions, croutes, saignements, …) et une perte de poids. Ces effets surviennent suite au développement de pathologies inflammatoires chroniques cutanées suite à l’application continue de substances maintenant cette inflammation. Néanmoins ces effets sont transitoires. Des points d'intervention anticipés et des points-limites adaptés sont appliqués pour limiter au maximum l'inconfort des animaux.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l'issue des études. Les modèles décrits ne permettent pas la réutilisation des animaux.

Remplacement

Il n'existe pas de modèles in silico ou in vitro qui permettent d’évaluer une potentielle efficacité thérapeutique de composés dans des pathologies inflammatoires cutanées. Seul un modèle animal peut permettre de mimer de manière séquentielle le développement de la pathologie et contenir tous les acteurs cellulaires et moléculaires nécessaires à ces diverses étapes.

Réduction

Les composés auront préalablement été évalués de manière extensive sur une batterie de tests in silico et in vitro. Ces tests permettent de prédire le profil pharmacocinétique du composé (ex : lipophilie, absorption, distribution, métabolisme), de déterminer les caractéristiques d'interaction du composé avec la cible d'intérêt (ex. un récepteur, un canal ionique, une enzyme). En outre, le profil pharmacocinétique chez le rongeur aura aussi été déterminé. De nombreux composés auront donc été éliminés du fait de leur faible performance sur ces tests. La probabilité d'observer une activité sur les modèles qui font l’objet des procédures de ce projet sera par conséquent élevée. Le nombre d'animaux prévu pour ce projet se base sur les données de la littérature et les données de mise en place des modèles. Des tests d’analyses de puissance seront utilisés pour la détermination de la taille des groupes expérimentaux. A posteriori des analyses de puissance rétrospectives seront conduites pour s'assurer de la bonne adéquation du nombre d'animaux par groupe et de la puissance statistique recherchée Ce dernier sera révisé pour les futures études en fonction des résultats obtenus.

Raffinement

Les animaux seront hébergés dans des locaux conformes aux standards réglementaires de la directive n°2010/63/UE. Ils seront groupés dans des cages contenant de l'enrichissement et des matériaux spécialisés pour faciliter la nidification. Les procédures potentiellement douloureuses ou source d'inconfort ou de stress se feront sous anesthésie. Les animaux feront l'objet d'une surveillance clinique et sanitaire journalière sur la durée de la procédure. Les locaux d'hébergement font l'objet de surveillance sanitaire régulière par le biais de contrôles environnementaux des systèmes d'hébergement et d'animaux sentinelles. Des soins adaptés seront donnés aux animaux affectés, par ou sous l'autorité du vétérinaire, ou les animaux seront mis à mort selon les méthodes règlementaires et recommandations internes à l'établissement. Un plan d'action sera établi et mis en place lors d'apparition d'évènements inattendus. Le nombre de manipulations sur l'animal sera réduit au strict nécessaire. Le stress lié à la manipulation peut avoir un impact sur la réponse inflammatoire et immunitaire. Des critères d'arrêt anticipés seront mis en place pour chaque procédure afin de réduire tout inconfort, stress, souffrance ou douleur inutile.

Choix des espèces

La grande majorité des modèles et techniques utilisés dans la recherche médicale et pharmaceutique ont été décrits chez le rat et la souris. De nombreuses données sur les modèles de pathologies inflammatoires cutanées chez le rongeur existent déjà dans la littérature et peuvent être utilisées pour la mise en place des modèles et aider à l'avancement des projets (doses de l'agent inflammatoire, effets de molécules de références etc.) Des souris seront utilisées en majorité car c'est l'espèce la plus décrite et pour laquelle les outils d'analyse sont les plus nombreux. Des rats seraient utilisés si la souris s'avérait ne pas être adaptée pour un projet (par exemple une différence significative d'homologie de séquence de la protéine cible entre la souris et l'homme). Le stade adulte est utilisé : Les données de la littérature indique clairement que les rats et les souris adultes représentent des modèles fiables pour l'évaluation de l'efficacité de composés dans le domaine des pathologies inflammatoires cutanées.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système nerveux
Souris : 8704
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 5248
▲ 3456
Devenir
 -
 -
 -
 8704

Des composés injectés provoquent chez les souris des crises de type épileptique que le porteur reconnaît douloureuses. 8 704 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dont 3 456 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 5 248 un niveau modéré. Toutes subissent injections, chirurgies d'environ 40 minutes et tests comportementaux quotidiens de cinq minutes pendant une semaine, une partie passant en plus trente minutes en imagerie. Le porteur annonce l'administration d'antalgiques au titre du raffinement, puis écrit qu'il n'est pas possible d'en utiliser dans les expériences sur l'inflammation, "afin de ne pas modifier les résultats expérimentaux".

Objectifs

I'interleukine (IL1) est une molécule essentielle dans l’initiation de l’inflammation suite à une infection ou une lésion. Cette molécule est en outre impliquée dans le développement de nombreuses pathologies comme l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde, le diabète de type 2 et contribue au développement de maladies de type auto-inflammatoire. De nombreuses études suggèrent également que cette molécule modulerait de nombreux processus physiologiques ou pathologiques comme la mémoire ou la douleur. Cependant, en l’absence d’outils pertinents permettant d’étudier cette cytokine dans le temps et dans l’espace, les rôles précis de l'IL1 secrétée par différents types cellulaires selon le contexte physiopathologique ne sont pas connus ou controversés. Notre équipe a récemment développé un modèle de souris exprimant un capteur de l’IL1 qui émet de la lumière. Cette souris ‘2 en 1’ permet 1/soit de visualiser chez l’animal de façon spatiale et temporelle la production d’IL1 par mesure de la luminescence, 2/ soit d’inactiver spécifiquement la synthèse de l’IL1 dans un type cellulaire donné. Basé sur ce modèle murin innovant, ce projet a pour but de déterminer précisément le rôle de l’IL1 et les voies de signalisation cellulaire gouvernant sa libération, dans différents contextes physiologiques et pathologiques. A terme, ce projet devrait permettre d’identifier des cibles thérapeutiques potentielles dans le traitement de différentes pathologies impliquant l’IL1. Ce projet sera réalisé dans deux établissements utilisateurs (EU1 et EU2).

Bénéfices attendus

Les bénéfices espérés du projet sont multiples : Il est attendu une meilleure compréhension du rôle de l’ IL1 dans divers contextes physiopatholoqiues et ainsi proposer de nouvelles pistes therapeutiques ciblant l’inflammation. Plus précisément, grâce à l’utilisation d’animaux exprimant un capteur de l’ IL1, nous pourrons définir précisément la provenance de cette molécule et la signalisation cellulaire associée à sa libération. De plus, l’invalidation génique de l’IL1 dans un type cellulaire donné nous permettra d’évaluer spécifiquement la contribution de l’ IL1 dans le développement de l’inflammation, des douleurs associées et des comorbidités anxio-dépressives.

Procédures

L'ensemble des animaux recevront des injections, des chirurgies et feront des tests comportementaux. Dans l'EU1, les expériences d'injection, de chirurgies et de tests comportementaux seront réalisés. Dans l'EU2, l'imagerie des animaux sera réalisée ainsi que des injections. Les tests comportementaux permettront de déterminer les troubles des fonctions motrices et cérébrales. Les animaux seront gardés en vie deux mois, le reste des animaux sera gardé en vie au maximum 15 jours après l'induction de l'inflammation. Les test comportementaux ont une durée de 5 minutes quotidiennes, pendant une semaine. Les chirurgies ont une durée d'environ 40 minutes. L'imagerie des animaux dure 30 minutes.

Impact sur les animaux

Des douleurs légères des injections par piqure, des douleurs à prendre en charge pendant et après des chirurgies. Des composés vont induire des crises de type épilepsie qui sont douloureuses pour les animaux. Les tests de comportement vont induire un stress modéré dans certaines conditions.

Devenir

Les animaux sont euthanasiés afin de prélever les organes d'intérêt.

Remplacement

Ce projet s’appuie sur l’utilisation d’un modèle murin unique et innovant permettant de suivre précisément dans le temps et dans tout l’organisme l’expression d’une molécule pro-inflammatoire. Il permettra également de ne plus avoir l'expression, spécifiquement dans un type cellulaire donné, de cette interleukine afin de definir de nouvelles pistes therapeutiques. Il n’est donc pas possible de s’affranchir de l’utilisation d’animaux vivants. Enfin, notre projet s’appuie sur différents tests comportementaux chez l’animal ainsi que l’obtention d’organes pour en étudier les caractéristiques histologiques.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour ce projet a été défini au plus juste pour nous permettre d’atteindre nos objectifs scientifiques et être statistiquement pertinents. L’avantage de notre souris exprimant le capteur de l’IL1 est la réutilisation possible d’un même animal pour un suivi longitudinal, notamment lors de la mesure de bioluminescence in vivo à différents temps, permettant ainsi de réduire le nombre d’animaux utilisés. Par ailleurs, nous avons défini des stratégies de croisement de manière à limiter au maximum la production d’animaux qui ne seraient pas utiles pour l’expérimentation. Il est bien établi qu’il existe un important dymorphisme sexuel dans les mécanismes inflammatoires. Les études seront donc réalisées à la fois chez le mâle et la femelle. Les tests comportementaux et l’analyse des tissus seront effectués sur les mêmes animaux afin d‘en réduire le nombre. Pour définir statistiquement la taille des lots d'animaux à tester, nous nous appuyons sur des travaux publiés, ainsi que sur l'utilisation du logiciel G Power (ver 3.4.10) approprié pour l'évaluation statistique du nombre d’animaux requis. La taille de chacun des lots d’animaux à générer pour ce projet a été calculée sur la base de tests paramétriques permettant de détecter une différence significative sur la base d’un risque d’erreur α fixé à 5% et une puissance de 0.80.

Raffinement

Le suivi de l’évaluation de l’état de santé des animaux sera strictement respecté et effectué régulièrement. Des points limites spécifiques ont été définis (perte de poids continue et excessive; prostration ; poils ébouriffés, arrêt d’alimentation, etc.) et le raffinement (adminstration d’antalgiques ou analgesiques) s’appliquera pour une prise en charge adaptée des animaux. Pour les scores les plus importants, cette prise en charge pourra conduire à l'euthanasie de l’animal. Dans la partie de notre projet s’intéressant à l’inflammation dans différents contextes inflammatoires, il n’est pas possible d’utiliser des analgésiques ou des antalgiques afin de ne pas modifier les résultats expérimentaux. Pour le transport des animaux, nous suivrons la procédure validée par le réseau des animaleries de Montpellier, après demande d'autorisation auprès du vétérinaire et de la direction départementale de la protection des populations. Nous ajoutons à la litière des frisottis et/ou des buchettes en bois, des aliments et du gel hydrique.

Choix des espèces

La souris est un modèle bien connu dans la caractérisation des mécanismes sous-tendant l’inflammation. Ce modèle permet également l'utilisation de souris invalidées pour nos cibles d'intérêt ou exprimant des biosenseurs, ce qui permet de facilement considérer les rôles et fonctions de différentes protéines. De plus, les études précédentes de référence ont été réalisées sur des souris, ce qui permet de se baser et de comparer directement les résultats qui seront obtenus Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 2 et 6 mois), ce qui permet de s’affranchir des effets développementaux et de senescence.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1560
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1560
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1560

Toutes tuées à l'issue, 1 560 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, dont une perfusion intracardiaque terminale. Les interventions comprennent des injections intracrâniennes de 25 minutes, la pose de canules et de pompes osmotiques sous la peau, puis des tests de mémoire épisodique, contextuelle et spatiale, ce dernier répété quatre fois par jour pendant neuf jours. L'objet déclaré est le lien entre le déclin de certains facteurs de croissance avec l'âge et la baisse des performances de mémoire, étudié sur des souris de 3 et de 16 mois. Le porteur justifie le sort des animaux en une ligne : ils seront mis à mort "selon le respect des 3R".

Objectifs

L'objectif de ce projet est de mettre en évidence et de caractériser le rôle des hormones au niveau des processus de mémorisation du cerveau et de déterminer un lien possible entre le déclin de des facteurs de croissance observe avec l'âge et la diminution des performances de mémoire au cours du vieillissement. Tout comme l’homme, les souris possèdent également ces récepteurs et hormones d’intérêt que nous pouvons suivre et étudier au cours de leur vieillissement.

Bénéfices attendus

En résumé, ce projet pourrait permettre de conduire au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques ou préventif pour ralentir et limiter les issues du vieillissement.

Procédures

- Injections intrapéritonéales et/ou sous cutanées. - Injections des hormones par pousse seringue (durée 2 min) - Contention (max = 2 min). - Procédures chirurgicales : injections intracraniennes (25 min par souris) ; pose de canules (10 min par souris); pose de pompes osmotiques sous-cutanée (10 min par souris). - Tests comportementaux : mémoire épisodique : test sur 15 minutes ; mémoire contextuel : test sur 4 minutes ; mémoire spatiale test sur 4 x 2minutes par jour sur 9 jours. - Perfusion intracardiaque.

Impact sur les animaux

Les différentes injections sous cutanées ou intrapéritonéales peuvent induire un stress et une douleur légère de courtes durées. Lors de l’intervention chirurgicale (25 minutes par souris), l’anesthésie conduit à des modifications physiologiques transitoire de l’animal. La mise en cadre stéréotaxique entraine une compression légère et temporaire des tissus cutanés le temps de l’intervention chirurgicale. La perforation et l’ouverture du plan cutané entrainera une nuisance directe de cet acte le temps de la cicatrisation des tissus osseux et cutanés d’une durée de plusieurs jours. Suite à la chirurgie, les plaies chirurgicales peuvent présenter des signes d'infections ou d'inflammation. La pose de pompes osmotiques et de canules d'administrations locales peut entrainer une gêne légère et nécessitera un temps d'adaptation pour les souris. Pour les administrations locales, la contention de l'animal peut générer également un stress transitoire. Lors des tests comportementaux, des changements d’environnement peuvent générer un stress temporaire et très modéré de courtes durées mais nécessaires à la stimulation des processus physiologiques de mémorisation.

Devenir

Les animaux seront mis à mort selon le respect des 3R

Remplacement

Une veille bibliographique a été réalisée pour ce contexte scientifique. A ce jour, il n’existe pas dans la littérature de modèle de remplacement pour étudier le comportement animal. Pour réaliser les tests de comportement, nous devons utiliser des modèles in vivo.

Réduction

Des prélèvements auront lieu pour des analyses histologiques après la mise à mort, de biologie cellulaire et moléculaire afin d’extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Le nombre de souris par groupe se composeront de 20 souris car pendant les tests de comportement les variabilités inter individuelles sont importantes. Cet effectif pour chacun des groupes a été déterminé afin de pouvoir réaliser une analyse statistique.

Raffinement

La chirurgie sera faite une semaine après la période d'acclimatation des animaux aux conditions d'hébergement, sous anesthésie générale profonde pour éviter toute douleur et des antalgiques sont prévus en pré et post-opératoire. Pour assurer le bien-être des souris, elles seront placées en cages groupées par 5 individus dans un milieu enrichi pour réaliser une nidification à façonner (matière fibres végétales). Les souris seront sous surveillance journalière et des points limites ont été établis, entrainant la mise à mort anticipée de l’animal si nécessaire.

Choix des espèces

L'objectif de ce projet est de mettre en évidence et de caractériser le rôle des facteurs de croissance au niveau des processus de mémorisation du cerveau et de déterminer un lien possible entre le déclin de des facteurs de croissance observé avec l'âge et la diminution des performances cognitives au cours du vieillissement. Le projet met en jeu des approches intégrées sur animal entier, des explorations fonctionnelles et comportementales sur animal vigile qui ne peuvent donc pas être substituées par des approches in vitro. Des animaux âgés de 3 mois (jeune adulte) et de 16 mois (adulte âgé) seront utilisé pour ce projet axé sur le vieillissement. La souris constitue un excellent modèle pour ce projet : -Les gènes d'intérêt sont exprimés dans le cerveau de la souris comme dans celui de l'homme ; - Nous disposons de nombreux outils spécifiques de la souris ; -La durée de vie des souris et leur capacité reproductive sont particulièrement adaptées à ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 288
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 288
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 288

Pour tester deux molécules censées prévenir les troubles du rythme cardiaque, 288 souris porteuses d'une mutation provoquant une cardiomyopathie dilatée vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune subit sept gavages, douze échocardiographies sous anesthésie, six électrocardiogrammes sur animal vigile et trois prises de sang, entre l'âge de 28 jours et 7 mois. Le porteur décrit un phénotype qui débute à 4 mois par une cardiomyopathie légère, évolue vers l'insuffisance cardiaque à 7 mois et s'accompagne d'une cyphose et d'une perte de poids d'environ 20 %. Aucun point limite intermédiaire n'interrompt cette évolution, les souris étant mises à mort systématiquement à 7 mois pour prélever leurs organes.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès dans le monde avec près de 18 millions de morts chaque année et constituent des facteurs de comorbidité pour de nombreuses autres maladies. Malgré l’amélioration des méthodes de diagnostic, de la prise en charge des personnes et de la prévention sur les facteurs de risques tels que la consommation de tabac, les maladies cardiovasculaires restent un groupe d’affections fortement mortelles. Parmi les maladies cardiovasculaires, les cardiomyopathies sont des atteintes du muscle cardiaque qui causent des dysfonctionnements électriques et/ou mécaniques. Parmi les maladies cardiovasculaires, la cardiomyopathie dilatée se caractérise par une augmentation de la masse du coeur, une dilatation des ventricules et une augmentation de la fibrose interstitielle. Avec une incidence estimée supérieure à 1 pour 2500 individus, les principales causes de mortalité de la cardiomyopathie dilatée sont l’insuffisance cardiaque (70 pour cent) et les arythmies cardiaques (30 pour cent). Le but de ce projet est de tester un traitement pharmacologique préventif des arythmies cardiaques. L'inhibition d’une enzyme impliquée dans développement du cœur, prévient la cardiomyopathie dilatée. Bien que ce traitement ait un effet bénéfique sur le remodelage cardiaque, son impact sur les arythmies et les défauts de conduction reste à étudier. Nous supposons qu'un traitement avec un inhibiteur de lenzyme d'interet agirait à la fois sur les défauts de conductions directs et sur ceux induits par la fibrose. Nous proposons dans ce projet de traiter un modèle murin de cardiomyopathie dilaté avec deux molécules inhibitrices de l'enzyme concernée et d’en étudier l’impact, sur la fonction cardiaque, remodelage et activité électrique, in-vivo. Nous étudierons aussi l’impact du traitement sur les voies de signalisations moléculaires et cellulaires qui participent à l’apparition des défauts de conductions et des arythmies associés la cardiomyopathie dilatée.

Bénéfices attendus

Les données générées par ce projet collaboratif contribueront à une meilleure compréhension de la pathogenèse de la cardiomyopathie dilatée. Ces résultats seront utilisés comme une preuve de principe qui permettra de proposer un essai clinique pour les jeunes patients. Étant donné que la cardiomyopathie dilatée partage de nombreuses caractéristiques communes avec d'autres cardiomyopathies à l'éthologie différente, nos résultats ouvriront des perspectives thérapeutiques pharmacologiques pour traiter celles ci.

Procédures

Les animaux subiront 6 interventions différentes. 1. Un gavage sur une période de 3 semaines. Les molécules thérapeutiques sont diluées dans l’eau de boisson. Elles sont bien tolérées par l’organisme et n’entrainent pas d’effets indésirables à la concentration fixée dans ce protocole. Les animaux seront traités 7 fois, de 28 jours à 49 jours d'âge. Chaque intervention dure une trentaine de seconde. 2. Une échocardiographie sous anesthésie gazeuse. Les animaux seront suivis tous les 15 jours à partir de 2 mois jusqu’a 7 mois, soit un total de 12 échocardiographies par animal. Chaque intervention dure entre 5 et 10 minutes. 3. Un électrocardiogramme sur animaux vigiles. Chaque animal sera évalué de 2 mois à 7 mois tous les mois, soit un total de 6 électrocardiogrammes par animal. Chaque intervention dure entre 2 et 4 minutes. 4. Un électrocardiogramme sous anesthésie gazeuse. L’intervention est réalisée une fois et dure 10 minutes. 5. Un prélèvement sanguin. Les animaux seront prélevés trois fois à un moi d’intervalle. L’intervention dure environ 2 minutes. 6. Une chirurgie sous anesthésie. 50 pourcent des animaux subiront une fois cette chirurgie, soit un prélèvement d’organe sous anesthésie et analgésie. 50 pourcent des animaux subiront une fois ce prélèvement.

Impact sur les animaux

Le phénotype dommageable des souris débute à 4 mois avec l’apparition progressive d’une cardiomyopathie dilatée d’abord légère et qui évolue vers 7 mois en insuffisance cardiaque. Cette progression de l’atteinte cardiaque est corrélée à une atteinte progressive et moins sévère des muscles squelettique de type oxydatif, l’apparition d’une cyphose légère et une perte de poids d’environ 20 pour cent par rapport au poids de l’animale à 4 mois (environ 20g). Ce phénotype réduit l’espérance de vie des animaux. L’ensemble des procédures liées à ce projet peuvent générées un stress lié à la manipulation de l’animal. De plus certaines de ces procédures peuvent engendrées de légères irritations, des lésions et des hémorragies avec risque d’infection. Les procédures avec anesthésie comportent un risque de stress thermique (refroidissement de la température de l’animal) et dans de rares cas de détresse respiratoire. La chirurgie peut induire une douleur et des risques d'infection.

Devenir

Tous les animaux (n = 288) seront euthanasiés pour prélèvement d’organe à 7 mois. Le prélèvement d'organe est indispensable pour étudier les mécanismes moléculaires mis en jeu au cours de l'expérimentation.

Remplacement

Les études précliniques nécessitent une validation sur des modèles animaux qui ne peut pas être remplacée par des modèles cellulaires. De plus, les cardiomyocytes (cellules cardiaques) adultes ayant atteint un état de différenciation terminale ne se divise pas. Il est par conséquent impossible d’en dériver une lignée cellulaire stable. Bien qu’il existe des lignées cellulaires, celles ci ne récapitulent la physiologie d’un cœur que partiellement. Elles seront toutefois utilisées pour tester certaine de nos hypothèses qui ne nécessitent pas de modèle animal. D'autre part, aucun modèle cellulaire ne reproduit les conditions physiologiques spécifiques du cardiomyocyte, ni récapitule dans son ensemble les caractéristiques d’un cœur entier dans son environnement physiologique.

Réduction

Dans le but de réduire le nombre d'animaux utilisés, nous utiliserons les contrôles les mieux adaptés. Nous utiliserons les données acquises sur tous les animaux : mâles et femelles, commerciaux et atteints de cardiomyopathie dilatée. Les fonds génétiques des animaux commerciaux et transgéniques sont identiques. La lignée développant la cardiomyopathie dilatée produisant exclusivement des animaux homozygotes mutés, les animaux commerciaux seront achetés auprès d’un fournisseur agréé. Pour n’utiliser que le nombre d’animaux nécessaire à ce projet (288), nous avons recourt au service d’un biostatisticien pour nous épauler dans l’élaboration de notre plan expérimental.

Raffinement

Les animaux seront observés tous les jours par les membres qualifiés de l'animalerie et tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne responsable du projet. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour (6h-18h). Les animaux sont hébergés avec leurs congénères, 6 par cage maximum. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire au maximum toute douleur, souffrance ou angoisse que pourraient subir les animaux: enrichissement du milieu (lanières de papier Kraft, maisons en carton), acclimatation d'une semaine avant toute manipulation, hébergement en groupe, formation technique des utilisateurs. Afin de diminuer la douleur et le stress des animaux, une analgésie et/ou une anesthésie sera réalisée pour les procédures le nécessitant. L’isolement des animaux est évité au maximum, cependant il est possible que certains animaux se retrouvent isolés de manière imprévue (seul mâle d’une portée, animal arrivé seul d’un fournisseur, agression entre congénères, dernier animal dans la cage…). Dans ce cas, l’animal bénéficiera d’un enrichissement supplémentaire dans sa cage. Le modèle murin de cardiomyopathie à un phénotype dommageable. Le phénotype dommageable débute à 4 mois avec l’apparition progressive d’une cardiomyopathie dilatée d’abord légère et qui évolue vers 7 mois en insuffisance cardiaque. Cette progression de l’atteinte cardiaque est corrélée à une atteinte progressive et moins sévère des muscles squelettique, l’apparition d’une cyphose légère et une perte de poids d’environ 20 pour cent par rapport au poids de l’animale à 4 mois (environ 20g). Ce phénotype réduit l’espérance de vie des animaux. Afin de réduire la contrainte liée au phénotype dommageable, une fiche de scoring est utilisée pour suivre l’évolution du phénotype et les animaux sont mise à mort systématiquement à l’âge de 7 mois.

Choix des espèces

La souris est l’animal choisi pour ce projet en raison des similitudes de son système cardiovasculaire avec celui des humains et de l’existence d’une lignée génétiquement modifiée portant une mutation responsable à l’état homozygote de cardiomyopathie dilatée chez l’humain. De plus, la souris est le modèle animal le plus utilisé dans ce champ de recherche, permettant ainsi des comparaisons avec d’autres études ou d’utiliser les résultats d’autres études afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. Pour les traitements, les animaux seront utilisés à 28 jours (âge auquel les animaux passe à une alimentation entièrement solide). Pour obtenir un effet optimum, l’âge de début du traitement doit être le plus précoce possible. Pour l’exploration fonctionnelle du cœur, les animaux sont utilisés entre 2 et 7 mois.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 63
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 63
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 63

Trois prélèvements de sang dans le sinus rétro-orbitaire, onze mesures de tumeur, trois injections dans la veine de la queue en tube de contention et trois sessions de mesure de l'haleine de 30 à 60 minutes : 63 souris athymiques nude vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Trente-neuf d'entre elles reçoivent en plus une greffe sous-cutanée de cellules cancéreuses du col de l'utérus. Le projet teste un promédicament censé libérer un anticancéreux dans la tumeur et, du même coup, une molécule volatile expirée dans l'haleine qui signalerait que le traitement agit. Le porteur écrit que ces souris immunodéprimées ont un phénotype dommageable, tout en affirmant que les conditions d'hébergement empêchent ce phénotype de s'exprimer.

Objectifs

Le cancer représente un problème de santé publique mondial et les outils thérapeutiques actuels ne permettent pas encore d’éradiquer sélectivement et efficacement les tumeurs solides. De plus, il est difficile de suivre l’efficacité d’une molécule anticancéreuse en temps réel, quel que soit la nature du cancer traité. La conception de molécules capables de traiter cette pathologie tout en émettant un signal témoignant de l’efficacité du traitement représente une alternative extrêmement prometteuse. Dans ce projet, nous souhaiterions introduire un nouveau concept qui repose sur un système d’administration d’un promédicament appelé le vecteur 1. Ce dernier est capable de se lier avec certaines molécules du sang de manière stable et il sera sélectivement activé par une enzyme présente en concentration élevée dans l’environnement de la plupart des tumeurs solides, libérant l’agent anticancéreux. L’agent anticancéreux libéré pénètre dans les cellules tumorales pour exercer son effet cytotoxique alors que la substance volatile est exhalée dans l’haleine des animaux. La mesure de la molécule volatile dans l’haleine et le sang des animaux traités pourrait constituer un traceur attestant la libération de l’agent anticancéreux. Afin de connaître le potentiel thérapeutique du vecteur 1, il est nécessaire d’évaluer ce concept sur des modèles animaux sains ou des individus ayant subi une greffe de cellules tumorales. Les modèles animaux sont indispensables à l’application de notre étude car la méthode de détection des substances volatiles dans l’haleine et le sang témoignant de l’efficacité de l’agent anticancéreux n’a nul équivalent in vitro ou in silico. La mesure simultanée du sulfure de carbonyle et une corrélation positive dans l’air expiré et dans le sang permettra de vérifier qu’une augmentation de sulfure de carbonyle libérée dans l’un ou l’autre compartiment est bien liée à l’activation de l’agent anticancéreux. Nous émettons l’hypothèse que l’administration intraveineuse du vecteur 1 permettra (1) le traitement sélectif des tumeurs grâce à la libération intratumorale de l’agent anticancéreux et (2) l’évaluation de l’efficacité du traitement au cours du temps par mesure des niveaux de molécules volatiles dans l’haleine et le sang des animaux. Ces deux aspects devraient uniquement être détectés chez les souris malades possédant un environnement tumoral riche en enzyme retrouvée autour de la plupart des tumeurs solides et absents chez les souris saines.

Bénéfices attendus

Notre étude menée in vivo démontrera à court terme que le suivi de la molécule volatile dans l'haleine et le sang des animaux permettra (1) la discrimination des souris porteuses de tumeurs par rapport aux individus sains, (2) la preuve de l'activation des vecteurs dans les tumeurs par l’enzyme retrouvée dans l’environnement de la plupart des tumeurs solides, (3) la prédiction de l'efficacité du traitement anticancéreux et (4) l'identification des animaux guéris ainsi que ceux avec une tumeur résiduelle tout au long du protocole thérapeutique avec le vecteur 1. Notre étude pourrait être profitable dans le domaine de la santé humaine car la molécule volatile ainsi que l’enzyme intratumorale étudiées dans ce projet constitueront des traceurs caractéristiques de l'état de santé du patient ce qui offrira de nombreux avantages. Ainsi, il sera possible de (1) suivre et d’expliquer les variations des niveaux de substance volatile présente dans l’air expiré des patients et dans la circulation sanguine en fonction du stade d’évolution de la maladie et (2) le concept global sera également étudié à des fins pronostiques.

Procédures

Une injection sous cutanée de cellules tumorales (J0) et 11 mesures de masses tumorales (2 fois par semaine) et 3 prélèvements sanguins seront réalisées sur les animaux greffés (39 souris) sous anesthésie gazeuse avec une durée de 5 min par acte. De plus, la pose d’une bague sur l’oreille (pour l’identification des souris) sera réalisée sur tous les lots d’animaux (63 souris) sous anesthésie gazeuse avec une durée de 5 min par acte. La totalité des animaux vigiles (63 souris) seront pesés 2 fois par semaine avec une durée de moins de 1 min par pesée. De plus, 3 injections intraveineuses dans la veine de la queue seront réalisées sur tous les lots d’animaux vigiles (63 souris) sous anesthésie locale dans des tubes de contention avec une durée de 5 min par acte. La substance volatile retrouvée dans l’haleine des animaux sera mesurée pendant 30 à 60 min 3 fois sur tous les animaux vigiles (63 souris) au cours de l’étude.

Impact sur les animaux

Les souris athymic nude immunodéprimées ont un phénotype dommageable. Néanmoins, les conditions d’hébergement de notre animalerie sont adaptées et compatibles pour le maintien de ces animaux génétiquement modifiés, ce qui permet que le phénotype dommageable ne s’exprime pas. La protubérance de la tumeur sous- cutanée peut être responsable d’une légère gêne dans la locomotion des animaux greffés. Les données récoltées au cours des précédentes études in vivo menées dans le laboratoire révèlent que la greffe de cellules tumorales du col de l’utérus n’entraîne aucune perte de poids chez les animaux. De plus, l’anesthésie gazeuse nécessaire lors de la greffe, des prélèvements sanguins et des mesures de la masse tumorale peut entraîner un stress léger et transitoire au cours du réveil des animaux. Les prélèvements sanguins peuvent provoquer un stress passager et des lésions potentielles du système veineux rétro-orbitaire qui sera réduit par la réalisation du geste sous anesthésie gazeuse et après application d’un anesthésiant local oculaire (tétracaïne 1%) avant le geste et ils seront espacés de 7 jours en alternant l’œil prélevé, permettant 15 jours de repos pour chaque œil. La pesée des animaux vigiles peut également engendrer un léger stress transitoire mais ce dernier n’est pas une nuisance car les animaux vont s’habituer aux manipulateurs pendant 15 jours avant le début de l’étude. Les injections vigiles seront réalisées en utilisant des tubes de contention ce qui pourra entraîner un stress passager pour les animaux. Néanmoins, les injections dureront 3 à 5 min, elles seront espacées au minimum de 7 jours et elles seront réalisées dans la veine de la queue en présence d’un anesthésique local (lidocaïne à 2%).

Devenir

Mise à mort sous anesthésie gazeuse pour prélèvements tissulaires et analyses histologiques.

Remplacement

Nous avons déjà réalisé tous les tests in vitro indispensables à la validation du concept en mesurant la réponse des cellules cancéreuses du col de l’utérus (cellules KB) au vecteur 1. En effet, nous avons stimulé ces cellules avec des doses croissantes de vecteur 1 et les résultats démontrent une baisse importante de la survie des cellules cancéreuses proportionnelle à la concentration de vecteur utilisée. De plus, nous avons pu détecter la présence de la molécule volatile en utilisant une fibre sur des cellules cancéreuses stimulées avec le vecteur 1. Enfin, nous avons identifié la présence de l’agent anticancéreux dans les cellules tumorales lorsque ces dernières sont en présence du vecteur 1. A présent, les expériences in vivo sur souris sont indispensables à la réalisation de notre projet scientifique. En effet, il n’existe pas de test in vivo ou in silico pour confirmer l’action de ce médicament « nouvelle génération ».

Réduction

Certaines études antérieures confirment que les vecteurs sensibles aux enzymes sont stables et non toxiques lorsqu’ils sont dans le sang. De plus, ils sont sélectivement ciblés au contact de l'enzyme retrouvée dans l'environnement de la plupart des tumeurs solides pour permettre la libération des agents anticancéreux. Il n’est donc pas nécessaire de réaliser une étude de toxicité en amont ni d’augmenter le nombre d’animaux nécessaires dans ce projet. Les données recueillies lors de ces précédentes expériences ont été utilisées pour affiner au mieux les procédures expérimentales. La « Règle des 3R » établie par Russel et Burch a été prise en compte et un test statistique a été réalisé afin de réduire au maximum le nombre d'animaux nécessaires à l'expérimentation, tout en assurant un nombre suffisant pour une étude optimale dans le but d’éviter de reproduire ces expériences.

Raffinement

Les souris athymic nude sont des animaux possédant un système immunitaire déficient. Les conditions d’hébergement contrôlées de l’animalerie sont compatibles et adaptées pour le maintien du statut sanitaire de ces animaux immunodéprimés, ce qui va permettre la non expression du phénotype dommageable. De plus, les actes chirurgicaux effectués sur les souris seront réalisés en conditions stériles pour éviter toute contamination. Les souris seront hébergées dans un environnement de température et d’hygrométrie répondant à la réglementation afin de s'assurer du bien-être des animaux tout au long de l’étude. Pour satisfaire leurs interactions sociales, elles seront maintenues en groupe de 5 individus par cage ventilée (500 cm²) dans un milieu enrichi avec des structures (nids...) et des outils adaptés (jouets, rognage de matériaux) afin de satisfaire leurs exigences comportementales. Avant de débuter les expérimentations, une période d’acclimatation de 15 jours permettra d’habituer les animaux aux expérimentateurs et au matériel. La fibre nécessaire à la mesure de la molécule volatile sera située en hauteur dans la cage et elle sera non invasive pour les animaux. Au cours de ce projet, la majorité des actes effectués sur les animaux (implantation des cellules cancéreuses, pose de la bague d’identification à l’oreille, mesure de la masse tumorale, prélèvements sanguins) seront réalisés sous anesthésie gazeuse en condition de température contrôlée (tapis chauffant) afin de réduire au maximum le stress et la douleur ressentis par les animaux. De plus, pour les prélèvements sanguins, un anesthésiant local oculaire sera administré en plus de l’anesthésie gazeuse pour limiter la douleur et ils seront espacés de 7 jours en alternant l’œil prélevé, permettant 15 jours de repos pour chaque œil. Les injections seront réalisées sur les animaux vigiles (veine de la queue) sous anesthésie locale pour minimiser la douleur. En effet, certains tests ont montré que le gaz utilisé lors de l’anesthésie perturbe les mesures de molécules volatiles. Tout au long de l’étude, l’état de chacun des animaux et leur comportement seront scrupuleusement vérifiés lors de visites quotidiennes en se référant à une grille d’évaluation des signes cliniques gradés établie pour chacun des individus permettant de définir des points limites suffisamment précoces pour prendre en charge l’apparition de signes de souffrance et de mal-être.

Choix des espèces

Nous avons choisi de travailler avec l’espèce souris car le développement tumoral est rapide et bien caractérisé chez ces animaux. Nous avons choisi de travailler avec le modèle des souris athymic nude car ces animaux se caractérisent par la présence d’une mutation qui engendre une déficience immunitaire, ce qui permet de limiter les réactions de rejet lors de la greffe des cellules tumorales. De plus, c’est un modèle de choix pour ce projet car d’après les résultats obtenus précédemment, ces souris immunodéprimées expriment des concentrations élevées d’enzyme retrouvée dans l’environnement de la plupart des tumeurs solides qui est indispensable à l’activation du promédicament (vecteur 1). Nous utiliserons des souris âgées de 8 semaines que nous allons acclimater aux manipulateurs et au matériel qui sera utilisé lors des expérimentations pendant 15 jours supplémentaires dans l’animalerie. Dans ces conditions et à cet âge de 10 semaines, les animaux auront fini leur croissance et se seront remis du stress du transport permettant ainsi d’avoir un poids stable qui est un critère important témoignant de leur état de santé.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 316
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 316
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 316

316 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une injection de cellules tumorales pancréatiques leur donne des métastases au pancréas, aux poumons et au foie, avant jusqu'à neuf scanners sous anesthésie, quatre prises de sang et trois injections intraveineuses sur animal vigile. Le porteur signale une possible insuffisance respiratoire ou hépatique liée aux métastases, ainsi qu'une irritation de l'œil après prélèvement rétro-orbitaire. Sur le remplacement, il écrit que seul un modèle vivant reproduit la complexité de la réponse immunitaire antitumorale et conclut au caractère "nécessaire" du recours aux animaux non-humains.

Objectifs

D’un point de vue épidémiologique, le cancer du pancréas est projeté pour devenir, d’ici à 2040, la 4ème cause de décès par cancer. La majorité des patients présentent donc des pathologies avancées ou avec progression métastatique au moment du diagnostic. La survie globale à 5 ans des patients est inférieure à 10%. La plupart des approches thérapeutiques actuellement disponibles ciblent directement les cellules tumorales. Or d’un point de vue clinique, les cellules tumorales sont entourées par un tissu très dense appelé stroma tumoral, dont l’impact a été sous-évalué. Récemment, la présence de ce stroma massif a émergé en tant qu’acteur et contributeur à la fois à l’initiation et à la progression tumorale. Notre hypothèse est que le remodelage du stroma pourrait représenter une nouvelle opportunité thérapeutique dans le cadre du cancer du pancréas métastatique. Les objectifs de notre étude sont donc les suivants (1) Évaluer la croissance tumorale, caractériser le stroma tumoral et l’infiltrat immunitaire dans deux modèles murins métastatiques (2) Évaluer le potentiel thérapeutique d’une combinaison d’anticorps dans ces modèles métastatiques.

Bénéfices attendus

A court terme, les bénéfices du projet sont multiples : (1) Élucider les mécanismes impliqués dans la formation et le maintien du stroma tumoral dans le cancer du pancréas (2) Démontrer le remodelage du stroma tumoral via l’utilisation d’anticorps thérapeutiques (3) Proposer une nouvelle opportunité thérapeutique dans les cas de cancer du pancréas métastatique en démontrant l’impact du remodelage du stroma dans la prévention des mécanismes d’échappement. A long terme, les objectifs de ce projet ont pour but de conduire au développement de nouvelles thérapies dans le contexte préclinique et clinique appliqué à l’immuno-oncologie. En effet, le développement de modèles murins pour le cancer du pancréas en préclinique permet une meilleure représentativité de la pathologie en clinique et ainsi favorise la transposition d’informations scientifiques entre la préclinique et la clinique.

Procédures

Les animaux pourront subir le(s) effet(s) indésirable(s) suivant(s) : - Injection de cellules tumorales induisant des métastases pouvant entraîner une atteinte des organes cibles (pancréas, poumons, foie) - Prélèvements sanguins, sous anesthésie (durée maximale 2 minutes, une fois par semaine, 4 répétitions maximum) - Examens d’imagerie (scanner), sous anesthésie (durée maximale de 10 minutes, une fois par semaine, 9 répétitions maximum) -Injection intra-veineuse sur animaux vigiles (durée maximale 2 minutes, une fois par semaine, 3 répétitions maximum)

Impact sur les animaux

Les deux anticorps thérapeutiques, déjà utilisés dans de précédents protocoles pour d’autres types tumoraux n’induisent pas d’effet secondaires indésirables. Les nuisances attendues sont l’apparition de métastases pouvant induire une insuffisance respiratoire ou hépatique. Le prélèvement rétro-orbitaire pourra aussi provoquer une irritation de l’œil.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer les organes cibles pour analyses histologiques et moléculaires

Remplacement

Seul un modèle in vivo chez l’animal peut permettre d’étudier la capacité tumorigénique et l’impact de traitements. En parallèle des analyses complémentaires seront réalisées in vitro à l’aide de lignées de cancer du pancréas métastatique. Cependant, ces modèles ont des limites et ne permettent pas de reproduire la complexité de la réponse immunitaire antitumorale observée in vivo, c’est pourquoi le recours aux modèles animaux est nécessaire dans notre projet.

Réduction

Le nombre maximal de souris utilisées dans ce projet a été calculé au minimum pour obtenir des résultats statistiquement interprétables et reproductibles.

Raffinement

La bonne connaissance des modèles expérimentaux, le suivi adapté de points limites précoces et clairement définis, et la manipulation des animaux par des personnes compétentes en expérimentation animale permettent de limiter au maximum toute douleur ou souffrance des animaux. Dans le cadre du présent projet l'apparition de signes généraux (par exemple : difficultés respiratoires, hypothermie, perte de poids >20% du poids maximal) constituent des points limites qui conduirais à la mise à mort afin de limiter toute souffrance des animaux. Nous évaluerons l’état de bien être ou de souffrance des animaux au minimum 2x/semaine.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus pertinente pour l’étude du cancer du pancréas. Bien qu’il existe des différences entre l’immunologie murine et humaine, de nombreuses découvertes effectuées chez la souris sont transposables chez l’homme. Dans le cadre de ce projet, des souris âgées entre 6 et 7 semaines seront utilisés car ce stade de développement est standard pour les études visant à comprendre des mécanismes au niveau du système immunitaire.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 350
Souffrances
▲ 300
▲ -
▲ 50
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 350

Des rats sont opérés pendant deux heures pour l'implantation d'électrodes dans le cerveau et placés sous respiration artificielle, puis restent jusqu'à dix heures de plus sous anesthésie pendant des enregistrements, avant d'être tués sans réveil. D'autres reçoivent, lors d'une chirurgie d'une heure trente, une injection de traceurs dans le cerveau, et sont gardés en vie une semaine, pesés et observés chaque jour pour repérer douleur ou changement de comportement, avant d'être tués. 350 rats vont être utilisés dans des procédures sans réveil ou impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour l'étude de leur cerveau. L'équipe étudie l'activité cérébrale pendant un arrêt de l'oxygénation du cerveau et lors d'une réanimation, ainsi que le rôle de la sérotonine dans les expériences de mort imminente. Le résumé ne décrit pas comment l'arrêt de l'oxygénation est provoqué chez ces rats.

Objectifs

Un arrêt de l’apport en oxygène au cerveau total et prolongé, consécutif à un arrêt cardiaque et/ou respiratoire, est souvent responsable de graves lésions neurologiques et demeure l’une des principales causes de décès. Les processus neuronaux à l’origine des lésions et ceux accompagnant la récupération des fonctions cérébrales lors d’une réanimation réussie restent aujourd’hui mal connus. L'élucidation de ces processus représente un enjeu majeur en neurosciences puisqu’elle pourrait permettre d’améliorer la prise en charge des patients. Les récentes recherches sur des modèles animaux reproduisant les conditions d’une privation en oxygène au cerveau ont cependant permis des avancées dans notre compréhension des changements électriques du cortex cérébral qui surviennent successivement dans l'électroencéphalogramme (EEG) lors d’une privation d’oxygène : une première bouffée d'activités rapides, suivie d’un ralentissement et une atténuation des activités qui finissent par s’annuler et être remplacées par un EEG plat. Survient alors une onde de grande amplitude, qui marque l’arrêt d’activité des neurones du cortex et le début des processus de mort cellulaire. Si le cerveau est rapidement réoxygéné, les neurones récupèrent leur activité. Cette restauration des activités du cortex se traduit par la survenue d’une deuxième onde EEG appelée « onde de réanimation ». Les activités rapides au début de l’arrêt de l’apport en oxygène que l’on retrouve chez les patients ressemblent à celles observées au cours de l’éveil alors que les patients sont visiblement inconscients. Il a donc été suggéré qu’elles pourraient constituer un corrélat neuronal pour les expériences de mort imminente (EMI), qui sont souvent associées à de vives perceptions sensorielles et un sentiment de bien-être profond. Il a par ailleurs été montré de fortes similitudes entre les EMI et les effets hallucinatoires des drogues psychédéliques agissant sur un des grands systèmes de neuromodulation, le système à sérotonine. L’ensemble de ces observations nous a conduit à émettre l’hypothèse d’une participation du système à sérotonine aux EMI et aux changements séquentiels d’activité dans le cortex.

Bénéfices attendus

L'anoxie cérébrale globale consécutive à un arrêt cardio-respiratoire ou à un accident vasculaire cérébral, est une cause majeure de décès et 57 pourcent des patients conservent des déficits neurologiques permanents de degrés divers, principalement causés par des lésions ischémiques/anoxiques corticales. Ce projet permettra tout d’abord de mieux comprendre les mécanismes cérébraux conduisant à la mort cellulaire lors d’une anoxie cérébrale et ceux qui sous-tendent la récupération des activités et fonctions cérébrales lors d’une réanimation. Nous espérons trouver des nouveaux marqueurs électriques permettant de prédire la capacité du cerveau à récupérer après une anoxie. Dans ce contexte, nos travaux de recherche fondamentale devraient ainsi permettre à plus long terme une meilleure prise en charge des patients qui arrivent à l’hôpital après un arrêt cardiaque. Notre étude nous permettra également de faire progresser nos connaissances sur les mécanismes neuronaux à l’origine des sensations et perceptions qui accompagnent les expériences de mort imminente. Nous déterminerons plus particulièrement le rôle d’un des grands systèmes de neuromodulation cérébrale dans ces phénomènes qui demeurent pour le moment mystérieux.

Procédures

Une partie des animaux sera soumise à une procédure chirurgicale (une fois par animal, durée environ 2h), avec une prise en charge anesthésique et analgésique adaptées, permettant la mise en place d’électrodes d’enregistrement au niveau de différentes régions cérébrales et la mise sous respiration artificielle. Les animaux seront maintenus sous anesthésie pendant 10h supplémentaires maximum, pendant lesquelles des enregistrements intracérébraux seront réalisés puis ils seront euthanasiés par une méthode règlementaire. Une autre partie des animaux sera soumise à une procédure chirurgicale avec une prise en charge anesthésique et analgésique adaptées (une fois par animal, durée environ 1h30) durant laquelle une injection intracérébrale de traceurs sera réalisée pour colorer certains neurones. Les animaux seront gardés en vie une semaine puis seront euthanasiés selon une méthode règlementaire.

Impact sur les animaux

Les procédures chirurgicales seront associées aux nuisances et effets indésirables suivants : Les manipulations pré-chirurgicales réalisées sur l’animal générant un stress ; - La douleur induite par la procédure chirurgicale ; - Le risque rare de complications, tels que le saignement et l’infection, entraînées par la chirurgie ; - Les effets de l’anesthésie sur les variables physiologiques (hypothermie, dépression cardiorespiratoire) et une sécheresse oculaire.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à l’issue des procédures expérimentales afin de réaliser des études histologiques sur leur cerveau.

Remplacement

Nous prévoyons de tester une partie de nos hypothèses en réalisant sur ordinateur un modèle biophysique des neurones enregistrés ce qui permet de remplacer en partie les expériences chez l’animal. Cependant, ce projet de recherche fondamental, qui vise à comprendre les évènements électriques cérébraux survenant pendant l’arrêt de l’oxygénation cérébrale mais aussi lors de sa restauration, requiert de réaliser des enregistrements électrophysiologiques à différentes échelles (extracellulaires et intracellulaires) chez le rat pour être mené à son terme. En effet, ce type de préparation in vivo est la seule permettant de maintenir intacte les propriétés des neurones individuels et des réseaux neuronaux, condition absolument nécessaire à la survenue spontanée des évènements électriques cérébraux produits lors d’un arrêt transitoire de l’apport en oxygène au cerveau.

Réduction

Une stratégie expérimentale méthodique a été mise en place pour réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés. Nous combinerons également différents protocoles d’enregistrements cellulaires (différents tests sur l’activité et les propriétés des neurones à l’échelle unitaire, enregistrements de longue durée et si possible de plusieurs neurones/animal) au sein d’une même expérience, ce qui nous permettra de n’utiliser que les animaux nécessaires à l’obtention de résultats fiables et reproductibles. Enfin, la taille des effectifs a été établie grâce à un calcul de puissance (350 animaux au total) et il sera nécessaire de procéder à des tests statistiques pour une interprétation fiable des résultats.

Raffinement

Une durée d’une à deux semaines d’acclimatation à la zone d’hébergement est respectée après la livraison des animaux. Avant le début de chaque expérience, une période d’acclimatation de 30 à 40 minutes sera observée au cours de laquelle les animaux, placés seuls dans leur cage dans la pièce d’expérimentation, ne seront pas manipulés. Cela leur permettra de s’habituer à leur nouvel environnement et éviter toute forme de stress. Les animaux bénéficient de nourriture et d’eau à volonté ainsi que d’un environnement enrichi à l’aide de tunnels. En ce qui concerne les enregistrements électriques cérébraux chez les animaux anesthésiés, un soin tout particulier sera apporté à la réduction de l’inconfort, de la douleur ou du stress des animaux grâce à une surveillance constante des paramètres physiologiques (activité cérébrale, fréquence cardiaque, température, pression artérielle, saturation en oxygène) et un protocole d’intervention spécifique (utilisation appropriée d’anesthésiques généraux ou locaux et myorelaxants) pour chaque indicateur de souffrance (sensibilité au pincement de la patte, réflexes musculaires, variation de température ou de fréquence cardiaque, modification du patron d’activité électrique cérébral). Pour les injections intra cérébrale de traceurs neuronaux chez des animaux anesthésiés, un protocole d’intervention sera mis en place pour chaque indicateur de souffrance (modification de comportement, signes identifiables de douleur ou d’inconfort, perte de poids, difficultés d’alimentation). La chirurgie sera réalisée avec une prise en charge anesthésique et analgésique adaptée. La profondeur de narcose sera contrôlée tout au long de la chirurgie. La température de l’animal sera maintenue à partir de l’induction de l’anesthésie et jusqu’à son réveil complet (tapis chauffant puis chambre réveil chauffée à 37 degrés celsius). Du gel oculaire sera appliqué pour prévenir toute sécheresse oculaire et du sérum physiologique sera injecté par voie sous-cutanée pour éviter toute déshydratation. Les zones d’incisions et de chirurgie seront préalablement aseptisées. Après la chirurgie, l’animal sera surveillé jusqu’à son réveil puis il sera transféré dans sa cage. Un suivi renforcé sera assuré (pesées et observations quotidiennes) pendant une semaine post-chirurgie. Des points limites sont définis et seront respectés pour éviter toute souffrance animale.

Choix des espèces

Les expériences seront réalisées chez des rats. Le rat constitue une espèce de choix pour les enregistrements intracellulaires in vivo en raison de leur taille et d’une très bonne cartographie anatomique de leur cerveau permettant un positionnement précis des électrodes d’enregistrement dans les différentes structures cérébrales. Nous utiliserons des rats adultes (âgés de deux à trois mois). Ces critères nous permettent d’effectuer nos expériences sur des rats ayant terminé leur développement cérébral. Les rats adultes fournissent une représentation plus fiable des conditions cérébrales observées chez les adultes humains. Etant donné que la plupart des cas d‘anoxie cérébrale (par arrêt cardiaque) touchent des adultes, étudier les dynamiques cérébrales survenant lors de l’arrêt et la reprise de l’oxygénation cérébrale sur des rats adultes permettra de mieux comprendre ses mécanismes et ses conséquences au sein de cette population.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 4200
Souffrances
▲ -
▲ 4200
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4200

Selon les protocoles, des souris reçoivent un régime enrichi en gras pendant 4, 8 ou 20 semaines, des injections dans l'abdomen tous les deux jours, puis, le jour de leur mise à mort, une prise de sang à la veine mandibulaire sur souris vigile et une perfusion par le cœur. 4 200 souris, dont des souris génétiquement modifiées, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, toutes tuées à l'issue pour l'analyse de leurs artères. L'équipe étudie l'athérosclérose et le rôle de protéines de la famille PI3K, qu'elle espère proposer comme cibles thérapeutiques. Comme effets néfastes, le porteur cite la seule douleur "légère de courte durée" des piqûres et de la prise de sang. Il dit réduire le nombre de souris "en respectant les contraintes de publication".

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde et sont en croissante progression dans les pays à revenus faibles ou modérés. La principale cause sous-jacente de ces maladies est l'athérosclérose, une pathologie complexe et multifactorielle qui touche principalement les artères de gros et moyens calibres. Cette pathologie consiste en un dépôt de lipide dans la paroi des artères. Elle se développe dès l'enfance mais la progression des lésions augmente avec l'âge et varie selon le mode de vie (alimentation, exrcice physique, stress, tabagisme...) et nos facteurs de risque (diabète, hypertension, obésité). La première étape du développement de la plaque d'athérome est la perte d'intégrité (ou dysfonction) de l'endothélium qui est une barriere entre le sang et paroi artérielle. Cette perte d'intégrité de la barrière endothéliale favorise l'infiltration des lipoprotéines de basses densité (LDL) circulantes dans l'espace sous-endothélial induisant des réponses cellulaires de type inflammatoires et fibroprolifératives à l'origine des lésions athéromateuses. Au cours du temps, cette plaque d'athérome vient obstruer la lumière de l'artère et sa rupture sera responsable des conséquences dramatiques de cette pathologie comme l'infarctus du myocarde ou l'accident vasculaire cérébral. L'objectif de ce projet est donc de mieux comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dès l'initiation de cette pathologie jusqu'aux stades tardifs pour évaluer la vulnérabilité de la plaque et proposer de nouvelles cibles thérapeutiques dans ce contexte physiopathologique. Plusieurs travaux de notre équipe ont déjà identifié que des protéines de la famille des phosphoinositides 3-kinase (PI3K) pourraient être des cibles thérapeutiques intéressantes dans ce contexte et nous souhaitons valider leur implication au cours de ce travail.

Bénéfices attendus

Ce projet permettrait de mettre en évidence de nouvelles cibles thérapeutiques qui pourraient être utilisées pour prévenir ou ralentir le développement de l'athérosclérose et diminuer ses conséquences dramatiques sur les maladies cardiovasculaires.

Procédures

Tout ou partie des animaux enrolés dans ce protocole seront soumis à: 1/un régime enrichi en gras pendant 4SEM ou 8 SEM ou 20SEM 2/des injections en intrapéritonéal tous les 2 jours (volume max: 100µl, durée: 30sec) 3/un prélèvement sanguin une seule fois le jour de la mise à mort à la veine mandibulaire sur animal vigile (durée: 1 min) 4/une perfusion intracardiaque une seule fois le jour de la mise à mort (durée: 10min)

Impact sur les animaux

La piqure d'une aiguille tous les 2 jours en intrapéritonéal entraine une douleur légère de courte durée . Le prélèvement sanguin à la veine mandibulaire entraine une douleur légère de courte durée.

Devenir

A l'issu de chacune des procédures, les animaux seront mis à mort pour analyser par immunofluorescence l'endothélium (pour les étapes initiatrices du développement de l'athérosclérose) ou les dépôts lipidiques signant la présence de plaque d'athérome (pour les stades précoces à plus avancés).

Remplacement

Notre équipe développe des modèles in vitro en 2D et 3D des vaisseaux pour éviter à son maximum la nécessité d'avoir recours à des modèles animaux. Néanmoins, l'athérosclérose est une pathologie multifactorielle qui fait intervenir les cellules de paroi vasculaire mais également les cellules inflammatoires et plusieurs facteurs circulants. Il est encore prématuré de pouvoir complètement modéliser cette pathologie complexe in vitro. Les animaux vivants resprésentent le seul modèle intégré et restent indispensables pour obtenir des résultats fiables sur cette pathologie.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé est réduit à son maximum en respectant les contraintes de publication, sans compromettre les objectifs de l'étude et pour permettre de bonnes analyses statistiques. Nous utiliserons des tests statistiques appropriés en fonction du design de chaque expérience. Nos études antérieures ont montré que des groupes de 20 animaux sont requis pour obtenir une répartition normale des mesures et des résultats robustes dans notre contexte d'étude. Le choix du groupe témoin sera optimisé pour permettre sa comparaison avec plusieurs groupes expérimentaux et ainsi diminuer l'utilisation inutile d'animaux. Enfin, sur chaque animal le coeur et l'aorte seront simultanément prélevés et les autres tissus de l'animal mis à mort seront proposés aux autres membres de l'équipe et de notre institut de recherche pour permettre d'optimiser au maximum l'utilisation de chaque animal.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en cages ventilées, selon les normes de la directive 2010/63/EU, avec un enrichissement dans chaque cage (igloo, batônnets de bois, coton, sizzle nest), et un statut sanitaire SPF contrôlé trimestriellement. Des méthodes alternatives à la préhension par la queue sont utilisées, les procédures de mise à mort sont réalisées sous anesthésie et analgésie. Quelle que soit la procédure utilisée, une observation des animaux en expérimentation est réalisée quotidiennement par du personnel compétent ayant un livret de compétence à jour et formé aux approches de chirurgie. L’état général de l’animal est évalué : prise de nourriture, toilette et mouvements habituels sont considérés comme des signes de bonne santé. La douleur est évaluée par les signes de prostration, de perte d’appétit ou de poids et de mouvements pénibles. Toute altération du bien-être (prostration, perte de poids, piloerection, blessures) des animaux sera évalué en concertation avec la SBEA et le vétérinaire référent pour déterminer les soins ou l'action à appliquer pour réduire le stress, l'angoisse ou la souffrance animale.

Choix des espèces

La souris ets le seul modèle expérimental pour lequel il existe des animaux génétiquement modifiés: 1/ pour les différentes cibles étudiées dans ce projet et 2/permettant de récapituler de façon induite par un régime ou spontanée le développement de l'athérosclérose. De plus cette espèce de rongeur a des propriétés zootechniques (petite taille, un cycle de reproduction court permettant rapidement d’obtenir des générations successives pour les études à long terme) autorisant une mise en œuvre des protocoles expérimentaux de recherche facilitée et maîtrisée par notre équipe de recherche. Cette espèce présente également des paramètres physiologiques proches de l’Homme, la plaçant comme un organisme-modèle de choix pour l'étude des pathologies cardiovasculaires. Pour évaluer l'impact de l'invalidation de nos différentes cibles moléculaires au cours du développement de l'athérosclérose, les animaux utilisés seront agés de 14 SEM (étape initiatrice de l'athérosclérose), 18 SEM (stade précoce du développement de cette pathologie artérielle) ou 30 SEM (stade tardif du développement de cette pathologie artérielle).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 150
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 150
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 150

150 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune passant cinq semaines seule en cage à cause de la prothèse fixée sur son crâne. Deux interventions chirurgicales, de 45 à 90 minutes puis de 90 à 120 minutes, ouvrent la peau et le crâne pour une injection stéréotaxique et la pose d'une lentille dans le cerveau. Les souris sont ensuite habituées à porter un appareil d'imagerie sur la tête, puis soumises à une tâche d'apprentissage que le porteur qualifie de légèrement désagréable. L'étude vise la compréhension des mécanismes de la mémoire, les retombées annoncées pour Alzheimer ou Parkinson étant renvoyées à un "à terme" sans échéance.

Objectifs

La mémoire est la clé de notre existence. Les mécanismes fondamentaux de la mémoire ont été étudié depuis plusieurs décennies par les neuroscientifiques, mais c’est seulement récemment que la démonstration expérimentale des conséquences physiologiques de l’expérience vécue et de sa rétention sur le cerveau a été possibles. Il a notamment été montré que des groupes de neurones – les cellules constituant le cerveau et briques élémentaires de la cognition – dispersés dans diverses régions cérébrales étaient nécessaires et suffisants pour permettre l’encodage et le rappel de la mémoire. Ces groupes constituent l’engramme. L’objectif global de notre projet est de comprendre les processus d'encodage et de stockage de la mémoire, chez les mammifères. Pour mener ces études, nous souhaitons étudier, en temps réel, l’activité des neurones du cortex préfrontal impliqués dans une tâche d’apprentissage associatif. Nous analyserons, ensuite, l’activité associé aux différentes phases de la tâche, ainsi que la réactivation de ces neurones dans les jours qui suivent la séance d’apprentissage.

Bénéfices attendus

Notre objectif est la compréhension des mécanismes fondamentaux de la mémoire. Néanmoins, leur bonne connaissance nous permettra à terme de mieux comprendre les pathologies qui sont associées à des troubles de la mémoire, comme les maladies neurodégénératives - Alzheimer, Parkinson – ainsi que les pathologies génétiques liées aux déficits cognitifs.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à deux interventions chirurgicales sous anesthésie et analgésie : la première durera environ 45 à 90 minutes, et la deuxième durera de 90 à 120 minutes. En outre, ils subiront une intervention sous sédation (sans acte invasif) d'une durée d'environ 60 minutes pour la pose d'une prothèse sur la tête. Pour des raisons techniques liées à la présence d'une prothèse, il est nécessaire d'adapter les conditions d'hébergement. Les animaux seront hébergés individuellement pendant une période de 5 semaines, avec des périodes d'échange entre congénères. Les animaux seront progressivement habitués à accepter la pose d'un appareil d'imagerie sur leur tête au cours de séances d'entraînement, dont la durée augmentera progressivement de 2 à 30 minutes. Par la suite, les animaux effectueront une tâche comportementale légèrement désagréable d'environ 30 minutes en présence de l'appareil d'imagerie, qui sera positionné sur leur tête. Le lendemain, ils seront de nouveau exposés à la tâche comportementale, cette fois pendant environ 20 minutes.

Impact sur les animaux

Les animaux seront soumis à deux interventions chirurgicales sous anesthésie et analgésie : le risque d'inconfort, de douleur modérée de 2 jours, d'infection et/ou de perte de poids est inhérent suite à l'incision de la peau, la craniotomie, l'injection stéréotaxique, l'installation de la lentille GRIN et la réalisation des points de sutures. Ils seront à nouveau endormis, exposant ainsi un risque d'hypothermie ou de problèmes respiratoires temporaires. Ils seront soumis à une tâche comportementale légèrement désagréable et stressante pour l'animal. Ils seront entraînés à porter un appareil d'imagerie sur leur tête, ce qui représente une contrainte pour la posture de l'animal. La pose d'une prothèse implique également une contrainte pour l'animal, ce qui nous obligera à adapter les conditions d'hébergement par le séparateur en plexiglasse.

Devenir

L'ensemble des animaux est euthanasié à la fin de la procédure afin de réaliser des expériences histologiques.

Remplacement

En l’état actuel de nos connaissances, la recherche proposée ne peut pas être substituée par des approches in silico car le projet traite de fonctions cérébrales complexes à la base de la mise en place de la mémoire chez les mammifères. Il n’y a donc aucune alternative à l’utilisation d’animaux. La culture cellulaire n’est pas appropriée car les propriétés synaptiques de réseaux sont modifiées dans ces préparations. Déterminer comment les informations cognitives et sensorielles sont traitées exigent que l'animal soit intact.

Réduction

Nous avons réfléchi à notre projet de recherche de façon à réduire au minimum le nombre d’animaux utilisés. La conception expérimentale soigneuse de notre projet permettra une stratégie de réduction à minima de nombre des animaux nécessaires à l’exploitation statistique des résultats. Pour estimer correctement le nombre d'animaux nécessaires, nous avons sollicité l'avis de deux experts renommés dans le domaine. Dans une optique de réduction, nous avons également prévu des études pilotes permettant l’évaluation de la faisabilité technique de certains aspects de notre étude. Nous avons également intégré une stratégie permettant une évaluation précoce de nos résultats au fur et à mesure dès leur obtention. Cela nous offrira, si nécessaire, la flexibilité de réduire le nombre d'individus requis pour atteindre nos objectifs scientifiques, tout en garantissant la validité et la robustesse de nos conclusions.

Raffinement

i) Surveillance quotidienne. ii) Vérification de l'état de l'animal avant et après chaque expérience ou manipulation. iii) Perfectionnement des procédures chirurgicales pour réduire le risque de douleur ou de souffrance : utilisation d'une crème pour les yeux et d'un tapis chauffant pour maintenir la température de l'animal. Utilisation d'anesthésiques et d'analgésiques pour chaque intervention chirurgicale. Ajout d'un analgésique local à longue durée d'action et d'un anti-inflammatoire lors de la deuxième intervention chirurgicale. iv) Application de soins préventifs après la chirurgie v) Animaux manipulés quotidiennement avant les séances de comportement afin de réduire le niveau de stress. vi) Entraînement à la porte de l'appareil d'imagerie, vii) Utilisation des techniques de manipulation prévu pour réduire le stress de la manipulation viii) Habituation à la salle de comportement, ix) Définition de points limites spécifiques et de mesures conservatrices pour chaque phase de la procédure. x) Mécanismes d'intégration des nouvelles techniques de perfectionnement : formation régulière des expérimentateurs, consultation de sites éducatifs en bien être animal, consultation d'experts dans le domaine.

Choix des espèces

La souris est une espèce de choix pour les études sur le système nerveux central des mammifères. L’organisation du système nerveux central de cette espèce est proche de celle de l’homme, ce qui permet une extrapolation des résultats obtenus chez cette espèce à l’espèce humaine afin de mieux comprendre l’importance des mécanismes neuronaux sur l’adaptation comportementale. De plus, les modèles génétiques murins sont des modèles d'expérimentation animale de choix pour l’étude du système nerveux en conditions pathologique. Le projet sera réalisé sur des animaux de 6 à 32 semaines d’âge, ce qui correspond chez cette espèce à l’âge adulte. Leur poids et leur taille sont stabilisés, et la taille du cerveau est homogène garantissant ainsi une bonne reproductibilité des sites d’injection.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Rats : 289
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 289
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 289

289 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une chirurgie crânienne d'une heure trente, puis deux séances d'imagerie cérébrale d'une heure et demie à deux et quatre jours d'intervalle, certaines sur animal éveillé, d'autres sous anesthésie avec un courant électrique appliqué sur la patte. Le laboratoire évalue ainsi des candidats analgésiques non opioïdes qu'il a lui-même développés et dont il indique qu'ils ont déjà montré un effet chez le rat et la souris. La mise à mort est justifiée en ces termes : "dans un objectif de réduction de la douleur et pour le bien être des animaux, ils ne pourront pas être réutilisés".

Objectifs

Face à la crise des opioïdes largement répandue en Amérique du Nord, et qui menace aussi les pays européens, il est devenu essentiel de développer de nouveaux médicaments analgésiques non opioïdes, plus sûrs et sans risques d’addiction. L'objectif de ce projet est d'évaluer l'efficacité de nouveaux candidats-médicaments non addictifs et de mieux comprendre comment ils traitent la douleur. Les candidats- médicaments développés par le laboratoire ont montré un effet antidouleur significatif chez les rats et les souris. Pour renforcer ces résultats, nous utiliserons des techniques d'imagerie cérébrale pour observer les effets de ces médicaments sur le cerveau. Cette imagerie nous permet de visualiser et de comprendre les effets précis de ces molécules. Dans cette étude, nous utiliserons l'imagerie fonctionnelle pour observer la réponse du cerveau après l'administration des candidats-médicaments en les comparant à des analgésiques de référence. Cette méthode nous aide à mieux comprendre comment ces médicaments agissent sur le cerveau et à confirmer leur potentiel en tant que traitements sûrs et efficaces contre la douleur.

Bénéfices attendus

Les candidats médicaments développés par le laboratoire sont des molécules très affines et sélectives pour leur cible. Leur haute affinité les rend actives à faible dose et leur sélectivité limite les effets indésirables. Ces molécules ont montré des activités thérapeutiques très intéressantes lors d’études pré-cliniques. L’imagerie fonctionnelle permettrait d’apporter des informations complémentaires sur les mécanismes pharmacologiques de ces molécules et ainsi mieux comprendre leurs effets thérapeutiques. Dans ce projet nous nous intéresseront à leur effet analgésique et cela pourra aboutir au développement de potentiels nouveaux analgésiques plus sûrs pour les humains.

Procédures

Dans les deux expériences, chaque animal subira une chirurgie préalable (1h30) aux sessions d’imagerie. Cette chirurgie se fera sous anesthésie générale et sera complétée d’une anesthésie locale, d’une analgésie et d’une injection d’anti-inflammatoires. A J+2 et J+4 de cette chirurgie, 2 sessions d’imagerie d’une heure et demie (30 min de préparation + 1 heure d’acquisition) auront lieu. Les sessions d’imagerie se font chez l’animal éveillé libre des ses mouvements dans l'expérience 1 et sous anesthésie au cours de l'expérience 2. Au cours des sessions d’imagerie de l'expérience 2, le candidat-médicament sera injecté en sous-cutané puis un court stimulus sera appliqué par un courant électrique sur la patte de l'animal.

Impact sur les animaux

La chirurgie nécessaire pour préparer l'animal à l'imagerie, peut occasionner une douleur locale ainsi que du stress physique immédiatement après la procédure. Elle peut également conduire à une réduction temporaire de la prise alimentaire due à l'inconfort lors de la mastication et provoquer une perte de poids. De plus, l'implantation d'un dispositif pour l'imagerie éveillée, le cas échéant, peut engendrer une douleur post-opératoire et une gêne. Au cours de l’acquisition d’imagerie, le stimuli électrique appliqué provoquera une douleur courte et transitoire de la patte

Devenir

Dans un objectif de réduction de la douleur et pour le bien être des animaux, ils ne pourront pas être réutilisés. Ils seront donc euthanasiés à la fin de chaque procédure.

Remplacement

L’objectif du protocole est d’étudier la réponse du cerveau à l’effet analgésique d’un candidat médicament. La douleur étant un processus physiologique complexe, il n’existe pas actuellement de modèle in vitro permettant d’étudier l’intégration et le traitement du message nerveux douloureux dans sa globalité.

Réduction

Les analyses seront effectuées avec 8 animaux par condition, afin d’assurer une puissance statistique suffisante. Pour la procédure 1, ce nombre a été augmenté à 9 du fait d’une possible perte des dispositifs de maintien de la sonde. Pour réduire le nombre d’animaux, chaque animal pourra réaliser jusqu’à trois acquisitions d’imagerie

Raffinement

La douleur sera prise en charge à chaque étape de l’expérience (pré, per et post-opératoire) afin d’être minimisée. Les animaux seront suivis quotidiennement à l’aide d’une grille de score permettant dévaluer leur état général selon différents critères (apparence, comportement, poids). En cas de mal-être constaté, des mesures seront prises pour améliorer l’état de l’animal. Le stress sera minimisé grâce à une habituation aux expérimentateurs, un hébergement en groupe et des enrichissements. Le nombre d’animaux utilisés sera réduit au minimum selon les résultats de tests statistiques. En cas d'atteinte de points limites, les animaux seront euthanasiés.

Choix des espèces

Le rat est une espèce utilisée très régulièrement dans le développement préclinique de médicaments et l’étude physiopathologique du système nerveux central. Les premières études précliniques caractérisant les effets analgésiques du candidat médicament ont été réalisées chez le rat. Dans un souci de reproductibilité, le rat semble donc l’espèce la plus adapté à notre étude . Il s’agit également d’une espèce bien adaptée à la méthode d’imagerie. Les rats seront âgés de 6 semaines (225-250g) à leur arrivée au laboratoire afin d’étudier l’effet des agents pharmacologiques sur des cerveaux pleinement développés.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système immunitaire
Souris : 1170
Souffrances
▲ -
▲ 576
▲ 594
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1170

Irradiées onze minutes, ou en deux doses de 5 puis 4,5 grays à quelques heures d'intervalle, les souris receveuses reçoivent ensuite une greffe de cellules souches sanguines. 1 170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour isoler ces cellules, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 576 d'entre elles et modéré pour 594. L'objectif déclaré est de vérifier si un régime riche en graisses accélère le vieillissement du système sanguin. Le reste du protocole tient en une phrase, des injections intraveineuses et des prélèvements sanguins "comme décrit dans nos procédures", sans que soient précisés leur nombre ni leur fréquence, et la douleur possible après une greffe qui échoue n'est pas davantage détaillée.

Objectifs

Le système hématopoïétique vieillit avec l'âge, ce qui entraîne de nombreuses maladies liées à l'âge, comme les leucémies et autres. On ne sait pas si les signaux de stress subis précocement dans la vie donnent lieu à des phénotypes de vieillissement du système hématopoïétique. Notre objectif est donc de vérifier si un régime alimentaire riche en graisses, en tant que stress, donne lieu à de tels phénotypes.

Bénéfices attendus

Dans ce projet, nous testerons si un régime riche en graisses entraîne le vieillissement du système hématopoïétique et nous découvrirons comment cela se produit au niveau moléculaire. Cela permettra d'identifier un mécanisme de vieillissement et pourrait donc offrir des moyens de lutter contre le vieillissement du système hématopoïétique et les maladies hématopoïétiques liées à l'âge.

Procédures

Les souris receveuses seront irradiées pendant 11 minutes dans un irradiateur X ou en utilisant 5 Gy le matin et une autre dose de 4,5 Gy après 4 à 6 heures. Les souris subiront des injections intraveineuses et des prélèvements sanguins comme décrit dans nos procédures.

Impact sur les animaux

La piqûre de l'aiguille pour le prélèvement de sang et l'injection i.v. chez les souris, au cours de la procédure 1, 2 ou 3, provoque une légère douleur de courte durée. Les souris ressentent une douleur lors de l'injection avec l'aiguille. Les souris peuvent également ressentir une douleur/blessure après l'irradiation en cas d'échec de la greffe. Faim/soif/malnutrition : sans objet, stress physique/thermique : sans objet, environnement inadapté (stabulation)/isolement : sans objet. Les souris seront surveillées et notées pour les aspects physiques tels que la perte de poids et l'apparence du site d'injection au moins deux fois par semaine, et les points limites de la grille d'observation seront respectés.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure dans le but d’isoler et d’étudier les cellules souches hématopoïetiques.

Remplacement

Ce protocole étudie l'interaction entre différentes cellules, par exemple les cellules souches hématopoïétiques, et les cellules de leur microenvironnement, également connues sous le nom de cellules de niche.Cependant, il existe pas de système in vitro approprié pour étudier hématopoïèse qui soit comparable à un organisme de mammifères et qui permette d’établir une niche hématopoïétique dans laquelle les CSH peuvent rester quiescentes En réalité, les CSH en culture perdent progressivement leur phénotype quiescent. Seules certaines expériences peuvent être réalisées in vitro, telles que les essais de formation de colonies, et ce sont ces dernières qui seront utilisées. Par conséquent, les expériences in vivo sur des souris sont essentielles.

Réduction

Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, chaque groupe contiendra le nombre minimum nécessaire pour la quantité de matériel nécessaire à l'expérience et pour obtenir des résultats statistiquement pertinents. Nous effectuerons 3 répétitions pour vérifier si la variation est significative. Si les deux premières expériences donnent le même résultat, la troisième expérience sera annulée pour réduire le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Les points limites de notre expérience seront définis sur la base de la grille d'observation mentionnée précédemment. Pour limiter la douleur résultant de la prise de sang, nous utiliserons un anesthésique. En ce qui concerne les transplantations, les souris irradiées feront l'objet d'une surveillance quotidienne pendant les deux premières semaines suivant l'irradiation, par la suite, la surveillance se fera deux fois par semaine. Nous administrons des antibiotiques aux souris.

Choix des espèces

La souris est le système idéal pour étudier l'hématopoïèse, car le système hématopoïétique est hautement conservé entre les souris et les humains. En outre, le vieillissement du système hématopoïétique est bien défini et l'approximation des âges pertinents entre l'homme et la souris est connue. Les animaux utilisés pour les experiences seront âgés de 2 à 4 mois males et females.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Multisystémique
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 2720
Souffrances
▲ -
▲ 2720
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2720

1 360 souris subissent un prélèvement de sang à la veine caudale, 1 280 reçoivent une injection intrapéritonéale de chélateurs de fer ou d'antagonistes de l'hepcidine, 560 sont gavées. Les 2 720 souris utilisées le sont dans des procédures que le porteur classe toutes en souffrance légère, y compris l'anesthésie terminale. Le projet porte sur l'accumulation de fer dans le cerveau au cours d'une maladie neurodégénérative pédiatrique, la piste explorée étant une mort cellulaire déclenchée par le fer. Une perte de poids supérieure à 20 % en une semaine déclenche la mise à mort, et toutes les souris sont de toute façon tuées pour la nécropsie.

Objectifs

Des mutations ou des défauts dans cette machinerie de recyclage des sucres provoquent généralement une accumulation progressive de fragments de cahines de sucres partiellement dégradés dans un compartiment de la cellule appelé lysosome. Cela conduit à une pathologie métabolique grave nommée maladie neurodégénérative pédiatrique est caractérisée par l’accumulation de sucres défectueux ayant un effet délétaire dans le cerveau. Les conséquences cliniques de celle-ci sont la perte des facultés d’élocution, de compréhension et de motricité des jeunes enfants atteints ainsi que des décès prématurés. A l’heure actuelle, établir un diagnostic précoce de la pathologie est complexe et aucun traitement ne permet de ralentir la détérioration mentale. Des essais de thérapie génique sont en cours d'étude (notre équipe et collaborateurs). Un premier essai à base de vecteurs a été réalisé chez 4 patients, le suivi de 5 ans montre des résultats encourageants. Ainsi, d’autres alternatives thérapeutiques restent à être recherchées pour les patients qui seront exclus de cette approche et pour les patients chez qui la thérapie génique aurait échoué. Parmi elles, l’exploration de l’accumulation du fer observée dans le cerveau de patients et dans notre modèle de souris mutante. Le fer est extrêmement toxique et est capable de produire du stress oxydant, de l’inflammation, voire une mort cellulaire dépendante du fer ou ferroptose. De ce fait, nous souhaitons explorer la ferroptose en vue de diagnostic et/ou traitement associant la thérapie génique en cours. Les objectifs de ce projet sont de mettre en évidence de la ferroptose et identifier les populations cellulaires touchées dans ce contexte.

Bénéfices attendus

Ce travail va nous permettre de mieux comprendre la maladie étudiée. A travers l'étude approfondie des cultures cellulaires issues des animaux, nous allons pouvoir decrypter les mécanismes associés. La modélisation de la surcharge en fer va aussi nous permettre d'étudier avec précisions aussi bien sur l’inflammation que le stress oxydant. L’étape suivante sera la perspective de se projeter vers une solution thérapeutique majeure à cette pathologie pédiatrique grave qui n’est actuellement toujours pas soignée.

Procédures

1360 animaux vont subir un prélevement sanguin à la veine caudale. Pour les 1360 souris cela se fera en quelques secondes avec une couverture analgésique et un anesthésique approprié. 1280 souris vont avoir une injection non douloureuse de chélateurs de fer ou d’antagonistes de l’hepcidine ou de serum physiologique en intrapéritonéale en une seule fois avec un volume réglementaire de 100 µl maximum/souris. C’est un geste qui sera réalisé avec un minimum de contention par des personnes habitués et qui dure moins de 10 secondes. 560 souris seront gavéess avec un volume maximal de 10ml/kg avec un geste durant 5 secondes. Toutes les 2720 souris (males et femelles) suivront une anesthésie et analgésie terminale en vue d'une euthanasie réglementaire necessaire à la bonne réalisation des expériences de nécropsie associées (immunologie et culture).

Impact sur les animaux

Les injections en intrapéritonéale ou le gavage avec une solution tamponnée peuvent générer une gêne transitoire. Il n'est pas attendu d'effets néfastes aux doses administrées. Les modèles de souris à générer ne présentent aucun phénotype dommageable et sera surveillé et notifié si cas contraire observé. Les interventions sur l’animal sont traduites dans les 3 procédures par des actes induisant une douleur ou une gêne classée comme « légère ». L’injection du fer est une injection unique générant chez la souris une douleur classée « légère ». Les traitements de chélation de fer ou d’inhibition d’hepcidine se font par gavage ou injection intrapéritonéale induisent chez la souris une douleur ou une gène classée « légère ». En fin d’expérimentation, les souris seront anesthésiées avec un mélange de kétamine 400mg/kg) et de Xylazine (10 mg/kg) -intrapéritonéal avec un matériel approprié est un acte induisant une douleur ou une gêne classée légère.

Devenir

Tous les animaux sont mis à mort à l’issue des procédures afin de pouvoir etre exploiter et permettre la démonstration de nos hypothèses expérimentales.

Remplacement

Quand cela est possible, le modèle animal est remplacé par des cultures cellulaires mais qui restent issues de l’animal. Nous avons une étape « in vitro » indispensable à la compréhension et au décryptage des interactions cellulaires et des voies de signalisation de la ferroptose dans notre modèle Afin de valider ces interactions cellulaires au sein du cerveau, actuellement seul le modèle in vivo peut modéliser les interactions entre plusieurs cellules du cerveau pour une démarche thérapeutique. Nous sommes également vigilantes sur les avancées des modèles organoïdes afin de mettre en perspective le remplacement de notre modèle animal. Pour l’instant, la complexité physiologique et les réponses systémiques de ce projet ne peuvent pas être reproduites in vitro.

Réduction

Un nombre restreint de souris est utilisé dans chaque groupe (n=10) afin de perfectionner la procédure et de maximiser les chances de réussite et de réduire le nombre de pertes potentielles. Notre étude utilise des méthodes expérimentales validées, publiées et utilisées extensivement par les laboratoires de recherche. Les analyses statistiques seront effectuées à l'aide d'un logiciel de statistique performant.

Raffinement

Afin de réduire au maximum les douleurs et l’inconfort des animaux, cette étude sera conduite par un expérimentateur formé à l’expérimentation animale et avec le diplôme de chirurgie. Les injections intrapéritonéales seront réalisées par un personnel compétent et habitué. Le gavage des animaux est un geste difficile qui est réalisé par un personnel formé et entrainé. Le comportement des souris sera évalué quotidiennement par un personnel compétent. De toute façon, nos procédures nécessitent une manipulation fréquente des animaux qui permettra à l’expérimentateur d’observer et d’évaluer l’état de santé de l’animal ainsi que son évolution dans le temps. En particulier, nous observerons : Les altérations physiques : • Les variations du poids de l’animal (et variations de l’ingestion de nourriture et d’eau), flan creusé/dos vouté, yeux enfoncés/vitreux • Les signes cliniques observables (fréquence respiratoire et cardiaque) •Les changements du comportement •Les réponses comportementales aux stimuli externes Tout écart de la normalité sera répertorié et des solutions seront considérées pour pallier à cette situation. L’ensemble de ces 4 critères sera utilisé pour déterminer l’état de santé de l’animal. Dans le cas où une souris montrerait un état de santé détérioré qui ne pourra être amélioré par les traitements (antidouleur, antibiotiques, administrations de solutions glucosées), la souris sera euthanasiée. En tous cas, une perte de poids supérieure à 20 % dans l’espace d’une semaine est considérée en soi comme un point limite et engendra la mise à mort de l’animal. Ces cas sont très rares, dans le cadre de nos expériences mais le nombre d’animaux utilisés prend en considération ces éventuelles pertes pour les tests statistiques. Nous réaliserons les expériences anatomiques, cellulaires et moléculaires sur les mêmes animaux utilisés. La technique de préhension de l’animal sera réalisée sans lui tenir la queue suivant les recommandations du service du bien-être animal.

Choix des espèces

Le métabolisme du fer a été très étudié chez la souris qui s'est révélé être un modèle pertinent. Les hypothèses scientifiques sur lesquelles reposent le projet ont été élaborées sur la base de travaux déjà publiés chez la souris. Cette souche muté d’intéret est adaptée pour étudier la pathologie et développer des thérapies pour les maladies lysosomales. Notre projet de recherche est basé sur l’utilisation de modèles animaux génétiquement modifiés qui nécessitent d’utiliser des animaux contrôles sauvages. Aucune autre espèce n’est disponible avec autant d’outils précieux qui sont indispensables pour disséquer les mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués. Cette espèce présente certains intérêts pratiques décisifs justifiant l’utilisation des souris comme modèles dans ce type de projet : faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation et une bonne adaptabilité aux conditions expérimentales. Les stades de développements sont adaptés aux caractéristiques physiopathologiques de la maladie que nous voulons étudier. Les animaux seront utilisés à 2 et 5 mois. Ce sont des âges assez précoces qui vont nous permettre de pourvoir étudier le développement de la pathologie avec ou sans apport en fer. A 2 mois ces animaux ont les 1ers influx de fer et à 5 mois on peut voir les consequences de cette accumulation sur les fonctions du cerveau et des differents types cellulaires qui y coexistent.