Souris
Etude de tolérance et de biodistribution d’un nouveau traitement par aérosol chez la souris
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Troubles respiratoires
264 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacune est pesée tous les jours pendant une semaine, puis placée vigile dans une boîte d'exposition pour un traitement unique par aérosol de 30 à 45 minutes. Aucune n'est infectée, le projet mesurant seulement la tolérance et l'élimination de nouveaux antibiotiques activables par la lumière, l'efficacité étant renvoyée à une autre demande d'autorisation. Le porteur écrit que les études in vitro ne reproduisent pas la complexité du poumon et conclut que l'expérimentation animale reste une étape "incontournable et irremplaçable", tout en annonçant qu'une espèce plus proche de l'humain, le cochon, pourra être utilisée ensuite.
Objectifs
Ce projet vise à répondre à la pénurie d’antibiotiques restants actifs contre les bactéries pathogènes pour l’homme, en particulier celles responsables d’infections respiratoires. Il s’inscrit dans le cadre de l’appel lancé par l’organisation mondiale de la santé (OMS) pour le développement de nouveaux traitements ciblant une liste de bactéries pathogènes multirésistantes. Pour ce faire, de nouveaux antibiotiques activables par la lumière ont été mis au point et leur intérêt démontré en condition in vitro. Cependant, ces études ne permettant pas de reproduire la complexité d’un organe tel que le poumon ni de récapituler tous les paramètres d’une infection, des tests sur animaux doivent maintenant être effectués. La nébulisation permet de cibler directement les voies respiratoires et d’y atteindre une concentration élevée tout en réduisant la dose à administrer et ainsi les risques d’intolérance et/ou d’effets secondaires. L’objectif de ce projet est de déterminer si les nouveaux antibiotiques administrés sous forme d’aérosol chez des animaux non infectés sont bien tolérés et de quelle manière ils sont éliminés. Si une bonne tolérance est mise en évidence, l’efficacité pourra ensuite être évaluée (dans le cadre d’une autre demande d’autorisation de procédure) pour le traitement d’infections respiratoires par des bactéries résistantes aux antibiotiques.
Bénéfices attendus
Les composés mis au point pourraient avantageusement compléter les antibiotiques actuellement disponibles, lesquels tendent à perdre en efficacité du fait du développement de résistances chez les bactéries. Le mécanisme d’action des nouveaux composés développés est différent de celui des antibiotiques dits classiques. Il repose notamment sur une activation par la lumière causant de nombreux dommages aux bactéries, limitant ainsi leur possibilité d’adaptation et d’échappement au traitement. Au-delà de ce projet, la stratégie envisagée pourrait être adaptée pour traiter divers pathogènes responsables d’infections graves dans différents tissus et organes, en particulier chez les patients atteints de pneumonie, les grands brûlés, ou les personnes hospitalisées contractant une infection au cours de leur séjour dans un établissement de soins. Ce projet a donc le potentiel d’importantes répercussions économiques et sociales, au profit des patients, de leurs proches et plus généralement de la société dans son ensemble.
Procédures
Les animaux vigiles seront soumis à un traitement unique par aérosol dont la durée peut varier entre 30 et 45 minutes.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus seront : - Lors des pesées : les animaux pourront subir un stress dû à la contention pour procéder à la pesée laquelle sera effectuée tous les jours pendant 7 jours avant le traitement. Ce stress sera d’environ 30 secondes à chaque fois, son intensité étant estimée légère. - Lors du traitement par aérosol : les souris pourront éprouver un stress lors de l’étape d’aérosolisation dont la durée sera d’environ 30 minutes. Le traitement par aérosol est de gravité prospective modérée.
Devenir
Tous les animaux seront sédatés avant d’être mis à mort à différents temps afin de pouvoir procéder aux prélèvements post-mortem.
Remplacement
De nombreuses études préliminaires ont été menées au laboratoire (en condition dites in vitro) afin de s’assurer, autant que possible, que les composés pourront fonctionner en exerçant les effets souhaités chez la souris. Cependant, les études in vitro ne permettant pas de reproduire la complexité d’un organe tel que le poumon ni de récapituler tous les paramètres d’une infection, l’expérimentation animale (en ayant recours à un modèle pertinent reproduisant la pneumonie survenant chez l’homme) demeure une étape incontournable et irremplaçable.
Réduction
Les études in vitro menées au préalable ont permis de sélectionner des candidats et d’optimiser leur formulation, réduisant ainsi fortement le nombre d’évaluations à conduire chez l’animal. En effet, partant d’une collection de près de 50 composés, 4 composés ont été sélectionnés à ce stade pour être évalués in vivo. En outre, le nombre d'animaux est fixé au minimum en veillant à ne pas mettre en péril l'obtention de résultats exploitables ni compromettre les objectifs et chance de succès du présent projet.
Raffinement
La procédure sera enrichie par une phase d'habituation réalisée avant la nébulisation. Pour cela, une semaine avant le traitement par aérosol, les souris seront chaque jour transférées dans la boite d’exposition pendant 10 à 15 minutes, le temps d’être pesées avant d’être remises dans leur cage d’hébergement. Ceci permettra d’établir leur courbe de croissance avant traitement tout en habituant les animaux à la boite d’exposition. Un renforcement positif (par récompense de nourriture (beurre de cacahuète)) sera effectué après chaque pesée dans le but de réduire le stress pour les animaux. Des points limites ont été définis afin d'observer d’éventuelles nuisances et mettre en place un traitement analgésique approprié.
Choix des espèces
La souris est un modèle pertinent en première approche pour cette étude. Des animaux âgés de 8 à 10 semaines (poids 20-25 g) seront utilisés, comme dans d'autres études sur la pneumonie aigue. Les affections respiratoires humaines peuvent affecter des sujets jeunes comme plus âgés. Les effets du vieillissement sur le système respiratoire entraînent une diminution progressive des performances fonctionnelles, notamment une baisse du débit expiratoire de pointe, de l’échange de dioxyde de carbone et d’oxygène, ainsi que de la capacité vitale. Cependant, les jeunes peuvent également être touchés par des infections respiratoires telles que la pneumonie. La pneumonie est l’une des premières causes de mortalité infantile dans le monde. Il est donc essentiel de prendre des mesures pour toutes les tranches d’âge. Par la suite, selon les résultats obtenus avec cette DAP, il pourra être envisagé des expérimentations sur une espèce animale plus proche de l’humain du point de vue de son système respiratoire, en particulier le cochon.
Alphavirus : Etude de la réponse immunitaire en modèle murin.
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
Les alphavirus étudiés n'infectent pas naturellement les rongeurs et les souris immunocompétentes ne développent aucun symptôme, aussi le protocole commence par les priver de leur immunité innée par injection d'un anticorps, ce qui les rend capables de développer des pathologies sévères. 1 614 souris vont être utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Chacune est anesthésiée pour l'injection de l'anticorps, puis 24 ou 48 heures plus tard pour l'inoculation du chikungunya, du virus Mayaro ou du O'nyong-nyong, parfois réinfectée à distance, et subit deux prélèvements sanguins à un jour d'intervalle. Toutes les survivantes sont tuées à la fin de chaque procédure parce que les manipulations se font avec un virus infectieux, et le porteur annonce que ces résultats serviront d'abord à monter des expériences chez le primate non humain.
Objectifs
Les alphavirus causent des pathologies aiguës et chroniques chez l'homme, incluant des formes persistantes et débilitantes dans le cas du virus Chikungunya (CHIKV) qui s’est récemment répandu en Amérique et affecte des millions de personnes dans le monde. CHIKV est un virus qui co-circule avec des alphavirus autochtones antigèniquement proches, notamment le virus Mayaro (MAYV) en Amérique Latine et le virus O’nyong nyong (ONNV) en Afrique. Les connaissances sur les relations immunitaires liant ces alphavirus sont actuellement limitées mais pourtant nécessaires à la mise en place de programmes vaccinaux. Ce projet permettra, à travers l’utilisation de modèles murins d’infections maîtrisées, d’obtenir des données sur l’immunité croisée entre ces alphavirus.
Bénéfices attendus
Les résultats de ce projet amélioreront profondément la compréhension de l’immunité croisée entre ces alphavirus. Ils seront dans un premier temps utilisés pour mettre au point des expériences chez le primate non humains et, à plus large échelle, seront précieux pour la mise en place et la sécurité des futurs programmes de vaccination contre ces menaces émergentes pour la santé humaine.
Procédures
Les animaux, anesthésiés au préalable, seront immunodéprimés transitoirement grâce à l’injection d’un anticorps. Cette intervention durera en moyenne 3 minutes pour chaque animal (anesthésie + injection de l’anticorps). 24 ou 48h plus tard, les animaux anesthésiés seront soit infectés par un alphavirus (Chikungunya, Mayaro ou O’nyong-nyong) soit injectés par du sérum convalescent. Dans les deux cas, cette intervention durera en moyenne 3 minutes pour chaque animal (anesthésie + injection virus ou sérum). Dans certains cas, les animaux seront de nouveau infectés par un alphavirus à distance de la première infection (ou de l’injection de sérum), selon les mêmes modalités techniques et temporelles. Enfin, certains animaux seront anesthésiés afin de réaliser un prélèvement sanguin, qui durera en moyenne 4 minutes (anesthésie + prélèvement). Sur chaque animal, au total 2 prélèvements sanguins seront réalisés à un jour d’intervalle (1 seul prélèvement par jour).
Impact sur les animaux
Les alphavirus CHIKV, MAYV et ONNV utilisés dans cette étude n’infectent pas naturellement les rongeurs. Les souris immunocompétentes ne développent pas de symptomes lors d’une injection de ces virus. Ainsi, l’injection d’anticorps anti recepteurs de l’Interféron (IFNAR1) qui entraine une suppression transitoire de l’immunité innée. Les souris ayant reçue ces anticorps peuvent développer des pathologies sévères.
Devenir
Les manipulations s'effectuant avec un virus infectieux, l'ensemble des animaux survivants sont mis à mort à la fin de chaque procédure.
Remplacement
Les études sur la protection immunitaire, notamment dans le cadre de la production de vaccins, necessitent de recueillir des sérums immuns pour étudier l’immunité contre certains virus. Ainsi l’utilisation d’êtres vivants (animaux de laboratoires) est indispensable à ce type d’études. Ils permettent de reproduire l’infection naturelle par un virus et d’évaluer l’immunité croisée induite par celle-ci chez un animal vivant notamment via la réalisation d’expériences de challenge.
Réduction
Les effectifs ont été calculés grâce au logiciel de statistiques, ainsi nous avons déterminé les effectifs suivants : - 4 souris par lot pour les groupes non infectés - 6 souris par lot pour les groupes infectés - 8 souris par lot pour les groupes infectés par deux virus pour les expériences de challenge
Raffinement
Pour réduire au minimum la douleur, la souffrance et l’angoisse, les animaux seront anesthésiés avant toute inoculation de virus, administration d’anticorps ou prélèvement sanguin. D’autre part, un traitement analgésique sera administré chez les souris présentant une altération sévère de l’état général (évaluée grâce à une grille de score). Par ailleurs des points limites adaptés ont été choisis afin de détecter précocement ce type d’atteinte. Après une période d’acclimatation de 6 jours, les animaux seront hébergés en cage enrichie par un « aspen brick » et des « paper shaving » et ne seront soumis à aucune privation de nourriture ou d’eau. Ils seront surveillés cliniquement et pesés quotidiennement durant la période d’expérimentation.
Choix des espèces
Au vu de l’état de l’art rapporté dans la littérature, Mus musculus est le modèle de référence pour l’étude des alphavirus (via l’utilisation d’anticorps anti recepteurs de l’Interféron). Les expériences seront réalisées sur des souris adultes pour minimiser la variabilité due à l’immaturité du système immunitaires des jeunes animaux. Les souris seront reçues entre 6 et 8 semaines de vie.
Etude de la réponse immunitaire induite après administration nasale d’un candidat vaccin anti-paludique en modèle murin
- Recherche appliquée
- Maladies infectieuses
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Vigiles et maintenues en contention, 350 souris reçoivent trois instillations nasales et subissent quatre prises de sang en six semaines, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le candidat vaccin nasal testé cible le paludisme, l'enjeu étant de mesurer la réponse immunitaire déclenchée dans la rate et le foie. Le porteur affirme qu'aucune vaccination ni aucune prise de sang n'a jamais produit d'effets indésirables au laboratoire, avant d'admettre dans la même rubrique que la contention peut stresser les souris et les prélèvements provoquer un hématome et une douleur. Toutes sont tuées au bout de six semaines pour prélever les organes où se joue cette réponse.
Objectifs
Le paludisme est une maladie parasitaire responsable de 241 millions de cas et de 627 000 décès estimés dans le monde en 2020. Les deux vaccins candidats recommandés par l'OMS, affichent une efficacité modérée et un calendrier de vaccination contraignant nécessitant le développement de nouveaux candidats vaccins affichants une efficacité protectrice d'au moins 75 % d'ici 2030 (OMS). Le paludisme a un cycle de vie complexe impliquant l'invasion et le développement à l'intérieur des hépatocytes et des érythrocytes de l'hôte mammifère. A chaque étape de son cycle de vie, le parasite à travers ses différentes formes exprime de nombreuses protéines qui peuvent être la cible de candidats vaccins contre le paludisme. Ces dernières années, l'équipe a développé un candidat vaccin sous-unitaire administré par voie nasale en utilisant des nanoparticules. Celui-ci induit des réponses immunitaires humorales et cellulaires aux niveaux systémique et muqueux assurant une protection. L’équipe souhaite sur la base de cette expertise développer un vaccin contre le paludisme qui induit des réponses humorales et cellulaires au niveau systémique, et hépatique. Des travaux récents, en modèle d’hépatite B, ont montré que seule la vaccination nasale avait la capacité d’induire une réponse cellulaire hépatique en comparaison d’une immunisation systémique renforçant l’intérêt de la voie nasale comme une solution pertinente. Pour ces raisons, nous proposons de développer un vaccin nasal contre le paludisme, et valider l’induction d’une réponse immunitaire protectrice systémique au niveau splénique et hépatique.
Bénéfices attendus
Les vaccins contre le paludisme actuellement les plus avancés et recommandés par l'OMS montrent une efficacité d'environ 45 % et 66% respectivement qui reste insuffisante notamment pour protéger les enfants âgés de 5 à 17 mois au cours de la première année après la vaccination. Il est donc urgent de développer un vaccin plus efficace, éventuellement pour compléter ces deux vaccins. Dans ce but, nous proposons d'utiliser une nouvelle plateforme vaccinale qui a montré des résultats prometteurs. La capacité du candidat vaccin à induire une forte réponse immunitaire humorale et cellulaire systémique et hépatique forte spécifique de Plasmodium pourrait être d'un grand avantage pour un vaccin antipaludique. De plus, si notre calendrier vaccinal à trois immunisations par voie intranasale montre des réponses immunitaires robustes, ce sera une grande avancée dans la recherche sur le vaccin antipaludique. En effet, les vaccins dénommés RTS,S et R21/Matrix-M™ sont proposés sous la forme d'un schéma à quatre doses chez l'enfant à partir de 5 mois ce qui est une organisation difficile dans les pays endémiques (aiguille stérile, personnel médical). De plus, cibler différentes étapes du cycle de vie du parasite pourrait aider à compléter des candidats vaccins plus avancés et permettre d'augmenter la protection si peu de parasites parviennent à échapper à l'immunité hépatique.
Procédures
Les animaux subiront tous 4 prises de sang à J0, J14, J28 et J42. 3 instillations par voie nasale à J0, J14 et J28. Les prises de sang et les instillations/injections ne durent que quelques secondes sur animaux vigiles.
Impact sur les animaux
A ce jour dans le laboratoire, aucune des expériences de vaccinations utilisant des antigènes, ni aucune prise de sang n'a produit d'effets indésirables sur les animaux d'autant plus que les gestes sont très bien maitrisés. Cependant, il est possible que les contentions engendrent du stress, les prises de sang peuvent entrainer un hématome ainsi qu’une douleur légère au niveau du site de prélèvement.
Devenir
Les animaux seront mis à mort en fin d'expérimentation à J42 de façon à pouvoir étudier les réponses immunitaires induites par les différents types de vaccination notamment les réponses immunitaires hépatiques.
Remplacement
Il n'existe actuellement aucun modèle de remplacement capable de reproduire la complexité du système immunitaire et d'étudier l'ensemble des réponses immunitaires suite à une vaccination.
Réduction
Les résultats obtenus précédemment avec un extrait total du parasite supporte la preuve de concept qu'une immunisation par voie nasale est capable d'établir une réponse immunitaire hépatique. Afin de poursuivre cette étude, dans une stratégie de vaccin sous-unitaire nous allons dans un premier temps tester plusieurs protéines du parasite pour savoir lesquelles sont les plus immunogènes. Pour chaque protéine utilisée nous constitueront un groupe de 10 souris (5 mâles + 5 femelles). Cette première expérimentation permettra de récolter assez de données, notamment sur le choix des protéines à conserver et donc de réduire le nombre d'animaux utilisés dans la suite de nos expérimentations. Cette première expérimentation permettra de récolter assez de données notamment sur le choix des protéines à conserver et donc de réduire le nombre d'animaux utilisés dans la suite de nos expérimentations. Des tests statistiques ainsi qu'une analyse de normalité seront effectués.
Raffinement
Les souris sont hébergées en accord avec les directives européennes sur des portoirs ventilés et dans un environnement enrichi (objets en cellulose pour faire un nid ou à ronger). Une surveillance accrue sera effectuée à la suite de chaque procédure afin de détecter au plus tôt les points limites définis pour chaque procédure. Un enrichissement positif sera mis en place en introduisant un enrichissement permanent de type igloo dès la semaine d’adaptation des animaux. Un enrichissement positif ponctuel, à leur entrée dans la structure puis après chaque procédure, de type carré en kraft pendant 48h pouvant être dépouillé et permettant la confection d’un nid.
Choix des espèces
Le modèle d'étude d'un candidat vaccin administré par voie nasale est déjà établi chez la souris dans le laboratoire. De plus, l'espèce de souris retenue est décrite dans la littérature comme le modèle de référence permettant l'étude des réponses immunitaires hépatiques. Tous les outils immunologiques sont disponibles pour étudier la réponse immunitaire chez la souris. Des souris adultes sont utilisées car leur système immunitaire est complètement développé. Ce modèle murin permettra la preuve de concept de l’induction d’une réponse immunitaire systémique splénique et hépatique suite à une vaccination par notre candidat vaccin sous-unitaire par voie nasale avant de passer sur un modèle d’infection adapté.
Validation d’un candidat médicament dans un modèle murin exprimant le récepteur TREM-1 humain
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
Chaque souris subit un unique prélèvement de sang par ponction intracardiaque, dix minutes sous anesthésie, sans jamais se réveiller. 15 souris génétiquement modifiées pour exprimer un récepteur humain vont être utilisées ainsi, tuées avant tout réveil, la mise à mort servant à obtenir le volume de sang voulu. Deux expériences en laboratoire doivent vérifier que le gène humain fonctionne chez elles, l'objet réel étant de préparer des études réglementaires et une demande d'essai clinique. Le candidat médicament a déjà montré un effet sur du sang humain et du sang de singe, et le bénéfice avancé est de "limiter drastiquement" le recours aux primates non humains dans les tests de toxicité à venir.
Objectifs
Dans le contexte du développement d’un futur médicament pour le traitement de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (Maladie de Crohn et Rectocolite hémorragique), nous souhaiterions utiliser des souris génétiquement modifiées (souris exprimant un gène humain) afin d’évaluer la possibilité d’utiliser cette lignée de souris pour des futures études réglementaires. En effet, le futur médicament cible spécifiquement un gène humain et ne fonctionne pas avec ce même gène chez la souris, c'est pourquoi ces souris génétiquement modifiées ont été dévellopées. Le but de notre projet est de vérifier si le gène humain fonctionne correctement dans ces souris modifiées. Pour cela, nous avons besoin de récupérer le sang de ces souris pour isoler les cellules sanguines et réaliser des expériences au laboratoire. Les souris seront anesthésiées pour effectuer un prélèvement sanguin, un anti-douleur sera administré avant le prélèvement sanguin et le sang obtenu sera traité pour isoler les cellules sanguines (neutrophiles). Deux expériences seront realisées au laboratoire sur ces cellules sanguines pour démontrer que le gène humain fonctionne bien dans ces souris. L'objectif final de ce projet est de préparer la mise en place d'un essai clinique en Europe et aux Etats Unis pour montrer l'efficacité de notre futur médicament pour le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin .
Bénéfices attendus
En cas de résultats positifs avec ces souris génétiquement modifiées, nous pourrions les utiliser lors d’études réglementaires pour tester la tolérance et la toxicité de notre médicament dans le but de limiter drastiquement le recours à des singes (primates non humains).
Procédures
Injection en intrapéritonéale d'un analgésique, puis prélèvement sanguin sur animal anesthésié. Fréquence : 1 seul prélèvement sanguin par animal. Durée : 10min
Impact sur les animaux
Ces souris ne présenteront pas d'effets indésirables visibles à l'oeil. Le prélèvement sanguin sera réalisé sous antalgie et anesthésie pour éviter les douleurs/souffrances aux animaux. Cependant, un analgésique sera administré en intra péritonéal aux souris 1h avant la ponction intra-cardiaque pouvant engendrer une nuisance aux souris mais la douleur sera légère et de courte durée.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin d'obtenir le volume sanguin nécessaire au projet.
Remplacement
L'efficacité du candidat médicament a été validé au préalable dans un modèle cellulaire humain ainsi que dans un modèle cellulaire chez le singe. En effet, des tests préliminaires ont été réalisés en utilisant du sang humain et du sang de singe montrant un effet thérapeutique. Dans le cadre de notre demande d'autorisation d'essai clinique, ces tests doivent être réitérés chez la souris.
Réduction
Le nombre de souris utilisé pour le projet principal (10 souris: 5 males et 5 femelles) a été défini en fonction du nombre de cellules pouvant être isolées par millilitre de sang et du nombre de conditions expérimentales nécessaires pour répondre aux objectifs du projet. De plus, en mélangeant le sang des souris males et femelles, nous limitons les croisements et donc reduisons le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Les souris bénéficieront d'une période d'acclimatation de 1 semaine dans l'établissement utilisateur avant le début du projet afin de réduire le stress dû au transport et au changement d'animalerie. Les souris seront réparties en deux groupes de 5 souris par cage en fonction de leur sexe. Les cages seront enrichies avec des buchettes, du coton et de la frisure de papier craft. Afin d’appliquer le principe de raffinement, un anti douleur sera administré aux souris 1h avant le prélèvement sanguin. De plus, un anesthésique local sera également appliqué au niveau de la cage thoracique pour limiter la douleur induite par le prélèvement sanguin qui sera effectué sur un animal vivant anesthésié.
Choix des espèces
Notre molécule thérapeutique est spécifique d'une protéine humaine et n’interagit pas avec la souris. Pour palier à cela, nous avons développé un modèle de souris qui exprime cette protéine humaine afin de réaliser des études nécessaires au développement pré-clinique de notre candidat médicament. Pour ce projet, des souris adultes de 8 semaines seront utilisées car cela représente l'âge adulte. De plus, cet âge est optimum car il permet d'obtenir le volume sanguin nécessaire à la réalisation du projet avec seulement 10 souris.
Caractérisation de la composante neurodéveloppementale d’un nouveau modèle murin de l’Ataxie de Friedreich
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
Sortis de leur cage et séparés de leur mère trois à quatre fois par semaine, des souriceaux porteurs d'une mutation de l'ataxie de Friedreich subissent trois à neuf tests comportementaux, à dix dates entre leur deuxième et leur vingt-cinquième jour de vie. Un morceau d'oreille leur est prélevé au dixième jour pour le génotypage. 346 souris sont utilisées ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, l'un des tests pinçant la patte du nouveau-né pour mesurer un réflexe d'extension croisée. Les souriceaux sortis à deux et dix jours sont tués pour un prélèvement de tissus, les autres à vingt-cinq jours, tandis que les reproducteurs et les porteurs sains restent en vie pour entretenir la lignée, seize animaux étant réutilisés ailleurs.
Objectifs
L’ataxie de Friedreich (AF) est une maladie génétique rare qui se caractérise par une maladie neurologique avec une dégradation progressive des fonctions motrices et sensorielles qui conduit à une perte des mouvements volontaires. La maladie est due à une diminution d'une protéine essentielle pour le bon fonctionnement des neurones. Les approches thérapeutiques pharmacologiques développées ciblant principalement les effets secondaires sont à ce jour faiblement efficaces et l’AF reste une maladie incurable. Un nouveau modèle de souris avec une mutation ponctuelle dans le gène responsable de l'AF a été généré, afin de mimer les effets d’une mutation présente chez certains patients. Ce modèle murin permet pour la première fois de reproduire les niveaux très faibles de la protéine d'intérêt dans tous les tissus, et ce depuis le développement embryonnaire. Ainsi, nous allons pouvoir déterminer si des symptômes précoces peuvent être détectés à des stades post-nataux clés. Nous travaillons en effet avec l’hypothèse que l’AF est due non seulement à une mort progressive des neurones, mais aussi à des défauts de formation du système nerveux pendant le développement de l'embryon. Ce projet est le premier à étudier la possibilité d’un défaut de développement des neurones dans l’AF et pourrait également permettre de changer la prise en charge des patients, en mettant en place des tests plus précoces pour détecter la pathologie.
Bénéfices attendus
Il y a plusieurs bénéfices attendus de ce projet. Le premier sera de continuer la validation de ce nouveau modèle de souris qui présente des faibles taux de protéine d'intérêt dans tous les tissus et reproduit donc la pathologie de façon plus fidèle que les autres modèles utilisés jusqu’ici. Ce modèle est le premier qui pourrait nous permettre de détecter des symptômes présents dès la naissance si ceux-ci existent. Les données recueillies pourront nous permettre de valider une nouvelle batterie de tests comportementaux sur les nouveau-nés, qui pourront par la suite être utilisés par d’autres groupes de la communauté scientifique. De plus, confirmer la présence d’un phénotype précoce d’AF pourrait permettre d’améliorer la prise en charge des patients en commençant des traitements plus tôt dans la vie des patients.
Procédures
Les animaux utilisés en comportement seront sortis de leur cage et séparés de leur mère 3 à 4 fois par semaine. Les souriceaux subiront entre 3 et 9 tests comportementaux sur 10 dates entre leur 2ème et 25ème jour de vie. Ces tests dureront au maximum 15 minutes. Les animaux seront prélevés d'un morceau d'oreille pour effectuer le génotypage 10 jours après la naissance.
Impact sur les animaux
Les animaux utilisés pour l’élevage sont maintenus à un état ne présentant pas de phénotype. Ils ne présentent aucun phénotype dommageable et ne nécessitent pas de contrôle supplémentaires que les contrôles courants effectués en reproduction. Les animaux mutants utilisés pour la génération de nouveau-nés mutants présentent une taille réduite. Lors des tests comportementaux, les petits seront séparés de la mère, ce qui peut entraîner un stress. Certains tests peuvent entraîner une douleur légère, comme le test du réflexe d'extension croisée où la patte est pincée.
Devenir
Tous les animaux reproducteurs utilisés seront gardés en vie pour le maintien de la lignée. Les animaux sortis à 2 et 10 jours après la naissance pour prélèvement de tissus seront mis à mort. Les animaux sauvages et mutants seront mis à mort à 25 jours après la naissance pour prélèvement de tissus. Les animaux porteurs sains de la mutation seront rassemblés en groupes de sexe et d’âge pour le maintien de la lignée.
Remplacement
Ce projet vise à optimiser une approche de thérapie génique pour l’ataxie de Friedreich afin d’améliorer la vie des patients et de ralentir la progression de la maladie, voire la stopper de façon pérenne sans induire des effets secondaires invalidants. Tous les outils moléculaires utilisés ont été testés dans des cellules en culture mais il est indispensable de réaliser une validation in vivo sur un modèle murin de la maladie. Ce modèle souris présente une mutation homologue retrouvée chez les patients atteints de l’ataxie de Friedreich, est le premier qui présente des niveaux aussi bas de cette protéine. En effet, les autres modèles animaux n’expriment pas de niveaux aussi faibles de cette protéine et ainsi présentent des limites quant à l’étude des mécanismes de développement et d'évolution de la maladie suite à une diminution des taux de cette protéine.
Réduction
Nous n’avons pas pu effectuer de calculs de tailles de groupes en amont car aucune investigation du phénotype précoce de l’AF n’a été publiée à ce jour. Nous avons donc choisi de constituer des groupes de 30 animaux pour les études comportementales. Afin d’optimiser la production d’animaux, tous les animaux hétérozygotes seront réformés pour le maintien de la colonie. Aucune différence liée au sexe des animaux n’a été observée lors des études comportementales chez les souris mutantes adultes, et nous avons donc choisi de travailler sur des groupes mixtes afin de générer moins d’animaux.
Raffinement
A chaque session de comportement, les petits seront pesés individuellement et examinés rapidement afin de détecter au plus vite tout signe de mal-être (manque de nutrition, problème de croissance). Lors des tests comportementaux, les petits seront séparés de la mère et seront sortis de la cage avec leur nid, qui sera lui-même placé dans une couveuse disponible dans l’animalerie afin d’éviter un stress thermique. Les manipulations dureront au maximum 15 minutes par portée pour éviter un stress trop important de la mère et des petits. A chaque fin de session de tests comportementaux, de la nourriture gélifiée sera mise à disposition de la mère et des souriceaux dans la cage. Pour chaque nouvelle portée manipulée, une nouvelle paire de gants sera utilisée et frictionnée avec la litière de la cage correspondante pour garder une odeur familière lors du déplacement des souris.
Choix des espèces
Il n’existe à ce jour pas de méthodes alternatives pour évaluer in vivo la présence de défauts dans la formation du système nerveux périphérique dans l’AF au cours du développement néonatal précoce. Les modèles souris existants de l’ataxie de Friedreich reproduisent les symptômes de l’AF, mais ces modèles ont soit une absence totale de protéine dans un tissu spécifique, soit des niveaux trop hauts. Le modèle souris utilisé ici est porteur d’une mutation ponctuelle présente également chez les patients. C’est le premier modèle souris de l’AF présentant un aussi faible taux de protéine mutée dans tous les tissus. Il permet ainsi d’étudier les effets des niveaux bas de cette protéine sur la mise en place des différents tissus et organes durant le développement embryonnaire. De ce fait, ce modèle est le meilleur choix pour étudier les atteintes neuronales ainsi que des symptômes sensorimoteurs à des stades très précoces après la naissance. Les études aux stades postnataux débuteront à 2 jour après la naissance et se termineront à 25 jours, ou avant si les points limites fixés pour cette étude sont atteints. Afin de limiter au maximum le risque de cannibalisme des mères sur leur portée, les petits ne seront pas touchés pendant 2 jours après leur naissance. Les tests seront effectués jusqu’au sevrage des animaux et avant le début de l’adolescence considérée après 25 jours chez la souris.
Cancer et Sénéscence
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Greffées sous la peau du flanc avec des cellules d'adénocarcinome du pancréas, des souris immunodéprimées reçoivent trois injections d'un inhibiteur d'enzyme puis une chimiothérapie. 1 648 souris sont utilisées au total dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, toutes tuées pour le prélèvement de tissus. Une partie n'entre dans le projet que pour une biopsie de deux à trois millimètres au bout de la queue, à 21 jours. Le porteur laisse croître les tumeurs jusqu'à un point limite de 2 000 mm3 et affirme que la perte de poids, qu'il utilise comme indicateur de douleur, n'est pas corrélée à la taille de la tumeur. Le second axe, la production d'organoïdes à partir de pancréas prélevés à six mois, reste décrit en deux phrases, sans que l'effectif annoncé soit expliqué.
Objectifs
Les objectifs de ce projet comportent deux axes (1) développer un modèle de sénéscence chimio-induite in vivo et tester l'effet d'inhibiteur d'enzyme de la 0-glcNACylation (OGT) et (2) produire des organoides à partir de différentes lignées de souris transgéniques.
Bénéfices attendus
Les bénéfices de ce projet seront une meilleure compréhension des mécanismes cellulaires du cancer et identifier à terme de proposer de nouveaux candidats médicaments dans une pathologie qui manque de traitement efficace.
Procédures
Nous réaliserons un modèle de xénogreffe sous cutanée de cellules d'adénocarcinome pancréatique (par injection sous cutanée sur le flanc des souris). Ces souris recevront 3 injections d'inhibiteurs OSMI (inhibiteur spécifique de l'enzyme OGT) puis bénéficieront d'un protocole de chimiothérapie. Les différerentes injections durent quelques secondes. Pour le génotypage des biopsies de l'extrémité de la queue sont nécessaires. prélevement unique d'un échantillon de queue (2-3mm) à 21jours pour génotypage. Le prélevement est unique et prend quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les xénogreffes consistent en une tumeur sur le flanc de la souris. Pour ces tumeurs, un point limite (2000mm3) sera appliqué (taille de la tumeur au-delà de laquelle, l’expérimentation est stoppée). La sévérité de la procédure est estimée modérée. Il est possible que la chimiothérapie induise une perte de poids. La biopsie de queue est un acte rapide ne provoquant qu’un faible inconfort à l’âge auquel il est pratiqué. Cependant, si l’animal présente des signes de stress intense (comme des vocalisations), il sera redéposé dans sa cage d’origine et le prélèvement sera retenté plus tard après éventuellement quelques jours d’habituation à la manipulation humaine.
Devenir
mise à mort pour prélevement des tissus d'intéret.
Remplacement
axe 1: Il s’agit de modèles physiopathologiques préclinique de progression carcinogénétique et de réponse aux thérapies dont la complexité et la cinétique ne peuvent être reproduites in vitro. L'effet de l'inhibiteur pharmacologique et l'inhibition seront au prélable caractérisées sur des modèles cellulaires d'adénocarcinomes coliques. L'un des intéret de l'axe 2 est de produire des organoïdes qui seront à terme des modèles alternatifs d'études de la cancérogenèse pancréatique
Réduction
AXE1: Pour l'impact de l'inhibiteur OSMI/chimiothérapie: Les effectifs ont été calculés avec l’outil biostatgv. Le nombre total de sujet est de 10 souris par groupe (8 conditions expérimentales). AXE2: Nous prévoyons de réaliser 10 prélevements de pancréas pour chaque génotype (n=8) qui permettra d'avoir un effectif suffisant pour analyser d'un point de vue qualitatif
Raffinement
Pour réduire la douleur et l'angoisse: (i) acclimatation des animaux pendant 7jours avant le début des expériences (ii) sacrifice des animaux à distance des autres animaux. Le nombre de cohorte a été optimisé pour réduire le ombre de souris. Une surveillance accrue est effectuée avec un suivi régulier de l'état général des souris. Nous serons particulièrement attentifs à la détection précoce de tout signe de douleur. Nous surveillerons les courbes de poids de souris et rechercherons les signes de stress et de douleur. La perte de poids ne doit pas dépasser 20 % du poids initial. La diminution du poids de la souris est utilisé comme un indicateur de la douleur et de la cachexie associée à la douleur et il n'est pas démontré de corrélation statistique à la taille de la tumeur. Une injection sous cutanée d'analgésique sera realisée en cas de douleur. Si les signes de douleur persistent, un sacrifice anticipé sera effectué. Pour les xénogreffes, un point limite sera appliqué (taille de la tumeur au-delà de laquelle, l’expérimentation est stoppée). Des enrichissements adaptés (cabanes, carrés de cotons, …) sont présents en permanence dans les cages.
Choix des espèces
Les modèles expérimentaux sont: -Modèle standard de xénogreffes en souris immunodéprimées permettant l’implantation de lignées cellulaires. - Modèle de souris transgénique référence pour l'apparition de lésions néoplasiques pancréatiques Axe1: Les xénogreffes sont réalisées sur des souris Scid de 8 semaines suivant les protocoles classiques de la littérature scientifique. Axe2: les pancréas de souris seront prélevés à 6 mois (ce qui permettra d'évaluer une différence de pourcentage de pancréas néoplasiques vs le pancréas normal)
THERAPIE GENIQUE DES CELLULES SOUCHES HEMATOPOIETIQUES
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
- Recherche fondamentale
- Autre recherche fondamentale
- Oncologie
Irradiées, puis greffées sous anesthésie avec des cellules souches sanguines de souris ou humaines, 720 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Toutes sont tuées à l'issue pour que soit quantifiée la proportion de cellules greffées dans leur moelle et leur sang, chacune ayant subi jusqu'à trois prises de sang au cours de sa vie. Le projet vise à améliorer des protocoles de thérapie génique destinés à la drépanocytose et à la bêta-thalassémie, en testant des gènes thérapeutiques, de sélection, "suicides" ou activateurs de prolifération. Le porteur écrit que l'irradiation non létale n'est pas censée provoquer de douleur, et décrit par ailleurs une irradiation létale des souris immunocompétentes dont seule la greffe assure la survie.
Objectifs
Au laboratoire nous développons de nouveaux vecteurs thérapeutiques permettant de modifier plus efficacement les cellules souches sanguines pour optimiser les conditions de culture, de modification et de sélection des cellules « corrigées » qui seront injectées, afin d’améliorer les protocoles de thérapie génique chez l’humain dans le cadre de maladies génétiques. L’objectif de ce projet consiste à étudier l’effet de gènes thérapeutiques, de gènes de sélection, de gènes « suicides » ou de gènes activateurs de la prolifération cellulaire ayant un effet sur le processus physiopathologique des maladies de l’hémoglobine telles que la béta-thalassémie et la drépanocytose. Pour cela nous devons réaliser des études précliniques de transplantation dans des modèles murins de deux maladies (la drépanocytose et la béta-thalassémie), ainsi que dans un modèle murin immunodéficient (n’ayant pas de système immunitaire) qui permet la prise de greffe de cellules souches sanguines humaines.
Bénéfices attendus
Les bénéfices attendus du projet sont l’amélioration des protocoles de correction (des cellule souches sanguines défectueuses) et de transplantation des cellules souches sanguines corrigées pour des thérapies géniques qui pourront être appliqués à l’humain dans le cadre de maladies de l’hémoglobine ou de greffes de cellules souches sanguines.
Procédures
Chaque animal sera soumis à une irradiation, étape nécessaire à une bonne prise de greffe de cellules souches hématopoïétiques/sanguines (soit 3 min environ pour les souris immunodéficientes et 2 fois 5 min environ pour les souris immunocompétentes). Les animaux seront également transplantés avec des cellules souches hématopoïétiques/sanguines murines ou humaines. L’injection de CSHs qui ne dure que quelques secondes est réalisée sous anesthésie et analgésie. Les animaux seront soumis à un prélèvement sanguin une fois par mois et trois fois maximun durant la vie de l’animal. Ce geste ne dure que quelques secondes.
Impact sur les animaux
Les souris immunodéficientes (sans système immunitaire) ont un risque de développer des infections diverses en lien avec des pathogènes (virus, bactéries). L’irradiation non létale de ces souris n’est pas censée provoquer de douleur ou d’altération majeure de leur santé. Une perte de poids peut être observée dans de rares cas mais elle est transitoire (une semaine environ). Seule une infection potentielle peut s’avérer dangereuse mais elle est limitée au maximum grâce au maintien des animaux dans un environnement stérile et à un traitement antibiotique. L’irradiation létale des souris immunocompétentes nécessite une greffe de cellules souches hématopoïétiques pour assurer leur survie. Suite à l’irradiation, une perte de poids peut être observée mais elle est transitoire (une semaine environ). Les prélèvements sanguins peuvent générer du stress dû à la contention de l’animal ainsi qu’une légère et brève douleur au niveau de l’œil.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure afin de quantifier la proportion de cellules souches sanguines murines ou humaines présentes dans la moelle et le sang des souris et de les caractériser.
Remplacement
La prise de greffe au cours de la transplantation des cellules souches sanguines/hématopoïétiques (CSHs) est un phénomène complexe pour lequel il n’existe aucune méthode alternative in vitro permettant de mimer les processus physiologiques de guidage, d’implantation, de survie et de différenciation de ces cellules. La transplantation chez l’animal est le seul outil permettant d’évaluer la capacité des CSHs cultivées et modifiées par des vecteurs thérapeutiques à se loger au niveau de la moelle osseuse et reconstituer l’hématopoïèse (processus physiologique de production des cellules sanguines) à long terme. Par ailleurs il n’existe pas de protocole in vitro permettant de différencier les cellules érythroïdes humaines ou murines en globules rouges parfaitement matures. Les souris sont donc utilisées à la fois pour déterminer si des CSHs ont été génétiquement modifiées par les vecteurs de transfert de gènes mais également à terme, par l’étude de l’effet des vecteurs de thérapie génique sur la fonction des globules rouges.
Réduction
Pour limiter le nombre d’animaux, nous évaluerons d’abord l’effet des conditions de culture et/ou protocoles de modification des cellules dans des systèmes de culture in vitro afin de vérifier qu’ils ne génèrent pas de toxicité cellulaire. Le recours à l’animal est ensuite indispensable à l’étude de l’effet des procédures de culture sur la capacité des cellules à reconstituer le système hématopoïétique (de production de toutes les cellules sanguines). Notre expérience dans le domaine de la greffe des cellules souches sanguines dans le modèle murin ainsi que les résultats de la littérature nous indiquent que le nombre minimal d’animaux requis par groupe est de 6 animaux pour rendre des résultats statistiquement significatifs.
Raffinement
Les souris immunodéficientes (sans système immunitaire) sont élevées en conditions stériles. Les changes des cages sont réalisés sous poste de sécurité microbiologique afin de réduire au maximum les risques de contact avec des agents infectieux. L'eau de boisson est une eau en bouteille du commerce et qui est stérilisée. Toutes les manipulations des animaux sont réalisées avec des gants aseptisées à l'alcool. Les cages des animaux disposent de cotons (enrichissement) qui ont été au préalable stérilisés. Pour limiter au maximum les nuisances sur le bien-être des animaux, la greffe de cellules souches sanguines sera réalisée sous anesthésie grâce à un mélange anesthésique/analgésique. Durant les 15 jours suivant la greffe cellulaire les souris seront examinées par le porteur du projet 3 fois par semaine et une grille de suivi sera remplie en plus de la visite journalière des techniciens animaliers afin de pouvoir intervenir rapidement en cas d’effet inattendu. Des points limites ont été déterminés afin de mettre en place un traitement approprié ou d’envisager l’euthanasie si un des critères d’arrêt est atteint. Afin d’éviter toute infection, les souris seront traitées par antibiothérapie durant ces 30 jours. Au bout d’un mois, les souris seront observées par le porteur de projet une fois par semaine en plus de la visite journalière des techniciens animaliers afin de pouvoir intervenir rapidement en cas d’effet inattendu.
Choix des espèces
Les souris sont des animaux de petite taille, qui montrent de grandes similarités en termes de mécanismes moléculaires et cellulaires avec l'homme. Elles sont couramment utilisées pour l’étude de l’hématopoïèse après transplantation de cellules souches sanguines. Le projet porte sur quatre lignées murines. Deux lignées sont utilisées comme modèles de pathologies humaines du globule rouge, dans le cadre d’expériences de thérapie génique. Une lignée est utilisée comme lignée receveuse de transplantations effectuées à partir de cellules souches sanguines murines. Une autre lignée de souris immunodéficientes permet la greffe de cellules souches sanguines humaines qui sont capables de reconstituer le système sanguin. Ce système de greffe permet l’étude de l’efficacité de vecteurs de thérapie géniques sur les cellules souches sanguines humaines provenant de donneurs sains ou de patients atteints de drépanocytose ou de béta-thalassémie. Dans ce projet les animaux sont utilisés à l’âge de 10-12 semaines, moment où la prise de greffe est optimale.
Evaluation de la distribution sanguine et tissulaire ainsi que l’élimination d’un candidat médicament dans des modèles de tumeurs sous cutanées chez la souris
- Recherche fondamentale
- Oncologie
7 200 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, chacune pouvant passer jusqu'à 96 heures seule en cage à métabolisme. Après une greffe de cellules tumorales sous la peau du flanc ou de l'omoplate, elles reçoivent des molécules radiomarquées, avant deux prélèvements de sang derrière l'œil et une saignée terminale par ponction cardiaque. Le porteur décrit un projet répétitif, mené selon un même schéma pour les entreprises clientes, dont il retient les composés qui passeront ensuite en études d'efficacité. Le nombre d'animaux par groupe est fixé par le client, à quatre souris aux tumeurs jugées homogènes et exploitables, ce qui laisse sans explication l'effectif total de 7 200.
Objectifs
Chaque année, le cancer affecte des millions de personnes et représente la 2ème cause de décès dans le monde. Les modèles murins sont encore aujourd’hui indispensables en oncologie notamment pour comprendre la physiopathologie de ces maladies, trouver des thérapeutiques innovantes et évaluer leur efficacité. Les études de pharmacocinétique sanguine, de distribution tissulaire et d’élimination de candidats médicaments biologiques représentent une étape essentielle dans le développement d’un médicament. Ces études, demandées par les conseils scientifiques des entreprises clientes, ont pour but la compréhension et l’analyse du devenir du médicament dans l’organisme, d’évaluer une potentielle accumulation de ce dernier dans les organes et/ou tissus et ainsi de pouvoir mieux appréhender d’éventuels effets indésirables. Dans le cadre d'études en cancérologie, il est également crucial de vérifier le ciblage spécifique des candidats médicaments pour les cellules cancéreuses que ce soit dans un but diagnostic ou thérapeutique. Cette distribution est rendue possible par le marquage du candidat médicament avec un isotope radioactif non toxique aux doses utilisées, la radioactivité pouvant être suivie dans les tissus animaux après prélèvements ou par imagerie. Ces études in vivo s’inscrivent dans un contexte d’études répétitives car elles seront réalisées selon un même schéma directeur expérimental ayant pour objectif l’étude pharmacologique d'une sélection de candidats médicaments. Les variations peuvent porter sur la souche de souris sélectionnée, le modèle tumoral sous cutanée utilisé, le mode d’administration du candidat, le nombre d’animaux par groupe et le nombre de groupes (différentes doses et/ou différents temps d’euthanasie à analyser). Ces études in vivo sont menées à partir de la greffe des tumeurs sous cutanées puis par l’administration de candidats médicaments préalablement marqués par un isotope radioactif non toxique aux doses utilisées afin de tracer et de quantifier ces candidats dans les différents tissus dont le tissu tumoral et les fluides biologiques d’intérêt. Les candidats médicaments ont été testés au préalable chez nos clients et sont connus pour ne pas présenter d’effets délétères. Ce sont des protéines, des peptides et/ou des anticorps dilués dans des tampons respectant la physiologie de l’animal.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de caractériser la distribution tissulaire des composés thérapeutiques de nos clients dans l’organisme (tissus cibles, notamment tumeurs et organes non-cibles où ils pourraient s’accumuler de manière non désirée) et ainsi de sélectionner ceux qui feront ensuite l'objet d'études d'efficacité dans le cadre d'autres projets.
Procédures
Sur animal vigile : Pesée (de 1 à 7 fois/semaine, 20 s) ; Tonte du flanc en vue de la greffe ou de la mesure du volume tumoral (1 à 3 fois, 10 s) ; Greffe de cellules tumorales en sous-cutanée (1 injections, 15 s) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 2 fois, 15 s) Sur animal anesthésié : Tonte de l’omoplate en vue de la greffe (1-3 fois, 10 s) ; Greffe de cellules tumorales en sous-cutanée (omoplate) (1 injection, 15 s) ; Prélèvement de sang par voie rétro-orbitaire (2 fois maximum, 30 s) ; Prélèvement de sang terminal en intracardiaque sous analgésie (1 fois, 5 min) ; Administration de composé thérapeutique (maximum 2 fois, 15 s) ; hébergement individuel en cage à métabolisme (maximum 1 fois pendant 96 heures maximum)
Impact sur les animaux
Stress et douleur légère liés à l’administration des cellules tumorales en sous cutanées ; Stress et douleur légère liés à l’administration des molécules radiomarquées en sous cutanée, gavage oral, voie intra péritonéale, intramusculaire ou intraveineuse ; stress lié à l’anesthésie à l’isoflurane ; stress lié à la manipulation vigile pour les pesées ou les mesures de tumeurs au pied à coulisse ; stress modéré lors du placement en cage à métabolisme.
Devenir
Mise à mort de tous les animaux de chaque procédure lorsque l’une des conditions ci après est remplie : Prélèvement d’organe ou de tumeur en cours de l’étude ; Atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort de l’animal ; Fin de l’étude
Remplacement
Les canddats médicaments de nos clients ont fait l’objet d’études d’efficacité préliminaires in vitro et/ou in vivo au préalable. Néanmoins, évaluer la distribution tissulaire et l’accumulation d’un composé thérapeutique dans un organisme vivant implique d’être dans un système biologique complexe. En effet, son efficacité finale dépendra entre autres de son métabolisme et de sa distribution dans l'organisme ainsi que des caractéristiques de son environnement, ce qui n’est, actuellement pas possible de reproduire in vitro. Il est donc nécessaire d'utiliser des animaux dans le cadre de ce projet.
Réduction
Le nombre d'animaux utilisé par groupe est déterminé par le client par des méthodes classiques statistiques en fonction des résultats préalables qu'il a obtenus avec le modèle tumoral sélectionné (homogénéité de la croissance des tumeurs). Ce nombre est réduit au minimum afin d’avoir 4 animaux par groupe dont les tumeurs seront homogènes et exploitables. En effet, la méthode de quantification par mesure radioactive est très précise et répétable. Néanmoins, dans certains cas et lorsque c’est possible, ce nombre pourra être diminué.
Raffinement
Afin de réduire la douleur, la souffrance et l'angoisse au maximum, les animaux sont surveillés quotidiennement et des points limites les plus précoces possibles sont mis en place. Les animaux sont également hébergés en groupes sociaux harmonieux de 2 à 6 par cage maximum dans un environnement enrichi comme la réglementation l'exige. Les injections et les prélèvements de sang effectués sur l’animal vivant le seront selon les bonnes pratiques de bien-être animal en termes de volumes, de matériel utilisé, d’anesthésie éventuelle et de préhension des animaux.
Choix des espèces
Le choix de la souris comme modèle in vivo est guidé par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, les outils et les structures disponibles pour sa manipulation et des temps de gestation et de sevrage courts. De plus, l’analogie fonctionnelle des systèmes immunitaires murin et humain et l’existence de lignées immunodéprimées et/ou génétiquement altérées font de la souris un modèle pertinent pour analyser la distribution de candidats médicaments variés. Les souris seront utilisées à un âge compris entre 6 et 12 semaines lors de leur entrée en étude, âge auquel le système immunitaire de ces animaux est décrit comme mature.
Suivi de l’efficacité d’une molécule en suspension sur les souris modèle de progéria G609G
- Recherche appliquée
- Autres troubles humains
Porteuses de la mutation de la progéria, ces souris dépassent rarement 17 grammes, présentent des anomalies du squelette et de la peau, et meurent en moyenne vers 117 jours de troubles cardiaques. 206 d'entre elles vont être utilisées dans des procédures classées sévères, pour tester une molécule censée réduire la progérine, la protéine toxique en cause. Chacune reçoit une à deux injections intrapéritonéales par semaine pendant dix semaines, le porteur prévoyant en outre une inflammation légère des yeux au-delà de huit semaines de traitement. Elles sont tuées en fin de procédure pour que leurs tissus soient analysés, la maladie humaine dont elles portent la mutation emportant les enfants atteints vers 13 ans et demi.
Objectifs
Ce projet a pour objectif de tester l’efficacité in vivo d’un traitement sur un modèle murin de la Progéria (Hutchinson-Gilford Progeria Syndrome, HGPS). Cette maladie génétique extrêmement rare se déclare dès l’enfance et conduit à l’apparition d’un vieillissement prématuré et à une mortalité précoce, vers l’âge de 13,5 ans, des suites d’infarctus du myocarde ou d’accidents vasculaires. Il existe donc un fort besoin médical pour ces patients. Cette pathologie est due à l’accumulation d’une protéine toxique dans le noyau des cellules de patients, appelée la progérine. La quantité de progérine présente chez les patients est directement corrélée avec la sévérité de la maladie. La réduction de la quantité de cette protéine toxique est donc une cible potentielle pour changer le cours de cette pathologie dévastatrice. Récemment une molécule avec un bon index thérapeutique sur un modèle d’étude in vitro a été sélectionnée pour poursuivre le développement. Cette molécule a été testée ensuite chez la souris. Le traitement hebdomadaire avec cette molécule a montré des signes d’efficacité mais ne remplit pas tous les critères thérapeutiques. Ainsi, dans ce nouveau projet nous testerons une nouvelle molécule dérivée de l’ancienne molécule. Le but sera ici d’évaluer : la diminution de la progérine en évaluant l’efficacité de cette nouvelle molécule, ainsi que sa pharmacocinétique, sa toxicité in-vivo et l’effet thérapeutique à long terme.
Bénéfices attendus
A court terme, ce projet nous permettra : - de démontrer que la nouvelle approche thérapeutique envisagée est efficace sur les symptômes de la pathologie humaine ; - d’établir une relation pharmacocinétique/pharmacodynamique de la molécule testée. Un des effets attendus de cette utilisation est une meilleure tolérance et efficacité. A plus long terme, ce projet se poursuivra par un développement thérapeutique de cette molécule visant à obtenir une preuve clinique de son efficacité chez l’homme, avec pour objectif final de proposer un traitement efficace pour les patients atteints de Progéria.
Procédures
Injections intrapéritonéales (1X ou 2X/semaine, sur une durée maximale de 10 semaines). Les animaux seront injectés avec des anesthésiques (durée de l’injection moins d’une minute) avant que le sang soit prélevé par voie intracardiaque (durée 5 minutes).
Impact sur les animaux
Le modèle animal utilisé présente de nombreux signes cliniques retrouvés dans la pathologie humaine. Les souris homozygotes présentent des poids ne dépassant que très rarement 17g pour les mâles et 15g pour les femelles. La lignée est également caractérisée par une mortalité prématurée. En effet, la moyenne de survie basée sur l’ensemble des 7 publications utilisant ce modèle et présentant ce type d’étude est de 117 jours, soit 16,5 semaines environ. Des anomalies squelettiques sont également à noter ou des anomalies cutanées avec un pelage pouvant devenir épars. Enfin, des problèmes cardiaques importants sont souvent responsables de la mort prématurée de ces souris. Par ailleurs, nous nous attendons possiblement à la présence d’une inflammation légère au niveau des yeux sur les animaux traités avec la molécule pendant plus de 8 semaines.
Devenir
Les animaux seront euthanasiés en fin de procédure afin de collecter les tissus pour des analyses protéiques.
Remplacement
Notre projet s’inscrit dans la continuité d’une étude in vitro menée sur des cellules de patients. Cependant, ce modèle cellulaire ne permet pas d’explorer l’intégralité des mécanismes qui peuvent avoir lieu dans un organisme. Le passage au modèle in vivo est donc une étape indispensable avant d’envisager un essai thérapeutique chez l’Homme. Il nous est nécessaire de disposer d'un organisme entier pour pouvoir mieux comprendre la pathologie de la progéria. Le seul mammifère modèle de la maladie qui nous permet de réaliser des essais pré-cliniques en vue d’une mise en œuvre d’essais thérapeutiques chez l’Homme est la souris. Il existe aussi un modèle de porc, cependant, le phénotype de ce second modèle est moins documenté dans la littérature et la mise en place d’une telle étude serait plus complexe. Le choix de l’espèce est donc le plus approprié à l’objectif de l’étude proposée.
Réduction
Le nombre d’animaux a été limité au minimum nécessaire pour obtenir des résultats interprétables. Dans ce sens la cohorte destinée à l’analyse de l’efficacité précoce comporte 6-8 animaux par groupe. L’estimation du nombre d’animaux par groupe nécessaire a été réalisée sur le critère principal suivant : comparaison du niveau moyen de progérine entre chaque groupe de traitement (comparaison de moyennes). La deuxième cohorte destinée à l’évaluation d’un possible espacement du traitement comporte 6 animaux par groupes et par temps d’analyse. Enfin la dernière cohorte destinée à l’observation plus tardive d’un phénotype clinique mesurable comporte 10 animaux par groupe. Pour l’ensemble des cohortes, le nombre d’animaux utilisés a ainsi été optimisé pour permettre d’observer un effet du traitement.
Raffinement
Nous suivrons l'état général des animaux, le toilettage, la posture, la présence de vocalisation, l’apparence physique. Tous ces items nous permettront de décider de l'atteinte de points limites le cas échéant pouvant entrainer l’euthanasie de l'animal pour éviter toute souffrance. En cas d’inflammation des yeux, les animaux seront traités avec une crème ophtalmique 1 à 2 fois par jour pendant minimum 5 jours. En cas de rixe entre animaux, nous pourrons être amenés à isoler l'individu dominant pour éviter toute lésion. L’animal blessé sera sorti de la procédure temporairement (si on arrive à le soigner) ou définitivement et il sera alors mis à mort. Le cas échéant, des soins seront attribués. Si une douleur est présente, un antalgique pourrait être administré selon les recommandations vétérinaires. Les animaux seront pesés 2x/semaine et observés quotidiennement. Afin de maintenir un état nutritionnel correct, nous utiliserons, si nécessaire, une alimentation sous forme de gel, facile à ingérer par les souris afin d’éviter toute malnutrition.
Choix des espèces
Le modèle murin est le seul modèle envisageable pour tester des approches thérapeutiques dans le cadre de cette pathologie, puisqu’il s’agit d’une maladie génétique qui a été modélisée sur la souris. Le modèle que nous utilisons récapitule à la fois la mutation génétique de la maladie, ainsi que la majorité des caractéristiques cliniques et de l’évolution de la pathologie observée chez l’Homme. Une seule autre espèce génétiquement modifiée existe, il s’agit d’un modèle de porc. Cependant, le phénotype de ce second modèle est moins documenté dans la littérature et la mise en place d’une telle étude serait plus complexe. Le choix de l’espèce est donc le plus approprié à l’objectif de l’étude proposée. Les animaux seront traités à partir de l’âge de 5 semaines, avant que la pathologie ne se développe et jusqu'à maximum 15 semaines pour étudier l'efficacité tardive.
Etude des mécanismes protecteurs de l’inhibition du translocon dans la dysfonction adipocytaire dans le contexte de l’obésité chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
Deux chirurgies d'implantation de pastilles à diffusion lente, six prises de sang à la queue et trois épreuves de gavage au glucose suivies d'insuline : 48 souris rendues obèses par un régime gras vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles sont toutes tuées à la fin, pour prélever les organes destinés aux analyses lipidiques, protéiques et d'expression génique. L'objectif déclaré est de savoir si bloquer une protéine du stress cellulaire, le translocon, limite le diabète et le foie gras associés à l'obésité. Le porteur retient la souris comme modèle intégré, seul moyen selon lui d'observer les communications entre organes, et fait débuter le régime gras à huit semaines d'âge pour écarter les effets du développement.
Objectifs
Le but de notre projet est de déterminer l’implication d’une protéine connue pour être jouer un rôle dans le stress cellulaire, le tranlocon, dans la dysfonction du tissu adipeux, un évènement se déroulant au cours de l’obésité et qui est central dans l’apparition des complications de l’obésité (diabète, maladies cardiovasculaires, foie gras). A l’aide de souries rendues obèses avec un régime gras et qui présentent une dysfonction adipocytaire, nous allons déterminer si l’inhibition du translocon avec un inhibiteur pharmacologique améliore la bonne santé du tissu adipeux et limite les complications de l’obésité (diabète et foie gras). Notre approche va nous permettre d’éclairer les mécanismes conduisant aux complications métaboliques de l’obésité et de développer des stratégies thérapeutiques afin d’en limiter les conséquences.
Bénéfices attendus
Compte tenu des enjeux médicaux, sociaux et économiques liés aux complications métaboliques de l’obésité, la dysfonction adipocytaire qui est un mécanisme physiopathologique clé du développement de ces complications a été largement étudiée dans une multitude de contextes. Cependant, les mécanismes initiateurs de la dysfonction adipocytaires demeurent encore mal connus. Le rôle du translocon dans cette dysfonction n’a, a notre connaissance, jamais été étudiée à ce jour. Ceci reflète un vaste champ de connaissances fondamentales à explorer. Nos résultats préliminaires obtenus dans des modèles cellulaires montrent que le translocon induit l’augmentation de marqueurs de la dysfonction adipocytaire. A court terme, ce projet permettra de déterminer quels sont les mécanismes fondamentaux en jeux et éventuellement d'identifier des leviers à actionner sur ceux-ci. A moyen terme, en démontrant la possibilité de moduler l’activité du translocon pharmacologiquement ce projet favorisera le développement de stratégies thérapeutiques pour diminuer les complications métaboliques chez les patients obèses.
Procédures
Dans ce projet, les animaux subissent deux procédures chirurgicales pour implanter et renouveler au bout de trois mois des pastilles permettant de délivrer l’inhibiteur pharmacologique ou le placébo. Tous les mois, à six reprises au cours de cette période, du sang sera prélevé en vigil au niveau de l’extrémité de la queue. Tous les deux mois, à trois reprises au cours de cette période et a une semaine d'intervalle, du glucose sera administré par gavage et de l'insuline en intrapéritonéale, puis du sang sera prélevé au niveau de l’extrémité de la queue, le tout sur animal vigile.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont les suivants : sédentarité due au régime obésogène, potentielle sensibilité au niveau des point de délivrance (injection intrapéritonéale, gavage oral) ou de prélèvements (sang à la veine caudale) (qui devrait être très limité au regard de la fréquence espacée dans le temps).
Devenir
A la fin de chaque procédure les animaux sont euthanasiés pour prélever les organes d'intérêt pour les analyses de contenu lipidique, de contenu protéique et de mesure d'expression génique.
Remplacement
Le projet global dans lequel la présente demande s'applique repose sur d'autres modèles expérimentaux qui permettent de remplacer un certain nombre d’animaux : nous utilisons notamment des adipocytes en culture. Ce modèle cellulaire permet de remplacer les modèles animaux dans l’affinage de la détermination du rôle du translocon dans la dysfonction adipocytaire. L’utilisation de modèle animal reste indispensable car il permet d’étudier une pathologie qui résulte d’une communication interorgane ne pouvant être étudié que dans un modèle intégré.
Réduction
Le projet préconise l’utilisation d’un nombre de 48 animaux, ce qui, dans un souci de réduction correspond au nombre minimal d’animaux permettant d’obtenir des résultats significatifs. Nous avons précédemment défini la cinétique de la mise en place de la dysfonction adipocytaire chez les souris nourries avec un régime gras et donc de déterminer le temps traitement le plus approprié et de réduire le nombre d’animaux et le temps de l’expérimentation.
Raffinement
Nous avons pris en compte le bien-être animal, la définition de points limites adaptés (signes cliniques notables ou spécifiques) couplé à un examen clinique quotidien des animaux par du personnel formé permettra de prévenir les risques de stress et de souffrances. Nous avons intégré la gestion de la souffrance animale en utilisant des procédures adaptées en prêtant une attention particulière à la délivrance de l’inhibiteur pharmacologique (utilisation de pastilles à diffusion lente pour éviter toute injection quotidienne) et à la délivrance d’anesthétiques et d’antalgiques. Nous utilisons systématiquement des cages avec litières et des enrichissements (frisottis et un tube tunnel en polycarbonate ) et les animaux sont hébergés en groupes sociaux.
Choix des espèces
Les modèles animaux sont des modèles intégrés et sont l'unique moyen d’observer les effets systémiques des modèles pathologiques utilisés (obésité, diabète de type 2 et hépatopathie dysmétabolique pour ce projet) ainsi que la réponse physiologique intégrée et les communications inter-organes (conséquence systémiques d’une dysfonction adipocytaire à l’origine des complications de type diabétique et hépatique en ce qui concerne ce projet). Le modèle murin est le modèle de choix, il est utilisé de longue date pour caractériser les différentes complications cardiaques associées aux dérégulations métaboliques. Ce modèle nous permet également d’avoir accès à de nombreux outils de biochimie et/ou de biologie moléculaire qui nous permettront de découvrir de nouveaux déterminants moléculaires importants pour mieux comprendre les effets bénéfiques de l’inhibition du translocon. Pour tous les animaux débuterons l’administration de l’inhibiteur et du régime à 8 semaines d’âge de façon à travailler sur des animaux adultes. Le but de ce travail n’étant pas de déterminer l’effet de cette inhibition au cours du développement de l’organisme.
Effet de candidats-médicaments dans un modèle murin de la maladie de Parkinson, basé sur l’injection stéréotaxique de 6-hydroxydopamine (6-OHDA)
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
900 souris vont être utilisées dans des procédures classées sévères, toutes tuées au plus tard cinq semaines après l'opération pour que leurs tissus soient collectés. Chacune subit une chirurgie stéréotaxique de 45 minutes pour recevoir une injection de 6-hydroxydopamine dans la substance noire, lésion censée reproduire la neurodégénérescence de la maladie de Parkinson. Suivent jusqu'à deux administrations quotidiennes pendant cinq semaines, par gavage ou par injection sous la peau, dans le nez ou dans le ventre, et trois tests moteurs répétés. Le porteur justifie la classification sévère par la douleur postopératoire et le stress cumulés, et affirme que ce degré de complexité ne peut être atteint qu'avec un modèle animal, le projet s'inscrivant dans le développement préclinique de ses partenaires.
Objectifs
La maladie de Parkinson, qui touche 200 000 personnes en France, est la deuxième maladie neurodégénérative la plus courante, provoquant des problèmes de coordination motrice, de rigidité musculaire, de tremblements et de lenteur des mouvements. Le manque de médicaments efficaces contre cette maladie représente un défi majeur pour la santé. Notre modèle animal, basé sur l'injection de 6-hydroxydopamine (6-OHDA) dans la substance noire de souris de 3 mois, vise à reproduire la neurodégénérescence associée à la maladie de Parkinson, qui est liée à l'âge. Ce projet a pour objectif de déterminer le potentiel neuroprotecteur de divers candidats-médicaments dans ce modèle murin, s'inscrivant ainsi dans les projets de développement précliniques de nos partenaires.
Bénéfices attendus
Le projet s'intègre dans la phase préclinique du développement de candidats médicaments pour cette maladie incurable. En cas de résultats positifs, le développement du ou des candidats médicaments pourra se poursuivre.
Procédures
Tous les animaux de ce projet subiront une opération spécifique : une chirurgie stéréotaxique, qui dure environ 45 minutes, sous anesthésie générale et avec des médicaments pour gérer la douleur. Leur état de santé sera surveillé pendant cinq jours après l'opération pour repérer tout effet indésirable ou signe de souffrance. Le traitement inclut des soins réguliers (au maximum deux fois par jour, durant 30 secondes au plus) administrés soit par gavage, soit par des injections sous la peau, dans le nez, ou dans le ventre. Les capacités motrices des animaux seront testées à travers trois tests différents, chacun durant une minute et espacés de 10 minutes, pour évaluer leur coordination. Ces tests ne prendront pas plus de cinq minutes par jour. Enfin, les animaux subiront une prise de sang au niveau du cœur sous anesthésie profonde.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une chirurgie stéréotaxique sous anesthésie, qui peut causer des douleurs après l'opération. Les traitements quotidiens des souris (maximum deux fois par jour pendant cinq semaines) par gavage, ou par injections sous la peau, dans le nez ou dans le ventre, peuvent provoquer du stress, surtout au début. Les tests de motricité peuvent également être stressants car ils nécessitent de placer les souris dans des environnements nouveaux pour elles. Ces différents aspects (la douleur potentielle après l'opération, le stress causé par les traitements quotidiens et les tests de motricité) expliquent pourquoi la procédure est classée comme "sévère".
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort afin de collecter des tissus pour des échantillons biologiques au plus tard 5 semaines après la chirurgie
Remplacement
Les processus pathophysiologiques de cette pathologie impliquent l'interaction de plusieurs types cellulaires (neurones et cellules gliales) dans différentes structures cérébrales (striatum, substance noire). Ce degré de complexité ne peut être atteint qu’avec un modèle animal.
Réduction
Le nombre de souris (n par groupe) a été optimisé pour assurer l’obtention de résultats statistiquement significatifs. Ceci permet donc de réduire le nombre d'animaux nécessaire et d'optimiser l'utilisation de chaque souris. La motricité fine des souris sera évaluée, des études publiées dans la littérature scientifique suggèrent qu'un nombre de 12 souris par groupe est nécessaire pour obtenir des résultats statistiquement significatifs (puissance: 80%, seuil de significativité à 5%). Ainsi, pour ce projet, nous travaillerons avec n=12 souris par groupe pour détecter d’éventuels effets significatifs de candidats médicaments dans modèle animal de la maladie de Parkinson.
Raffinement
Le raffinement sera basé sur : (i) la présence d’objets d'enrichissement (papiers pour nids, tunnel en carton), (ii) des approches d'analgésies avant, pendant et après l'opération, (iii) et le contrôle strict des besoins physiologiques des animaux (température corporelle) pendant et après l'opération (pour assurer un rétablissement rapide). Les animaux seront hébergés par deux au minimum (5 au maximum), en cages ventilées, avec accès ad libitum à l'eau et à la nourriture. La souffrance des animaux sera limitée au maximum grâce à la recherche quotidienne de signes indicateurs de souffrances. Le projet a défini des points limites. Si un de ces points limites est atteint, le responsable de l’étude sera informé et l’animal sera mis à mort. Si des signes de souffrances sont détectés, le responsable de l’étude sera informé, et un analgésique sera administré. Dans le cas où le traitement analgésique se révèlerait être inefficace, l’animal sera mis à mort. Si un point limite est atteint, durant l'étude, les souris seront euthanasiées en utilisant les méthodes d’euthanasie autorisées. La méthode utilisée est l’euthanasie par surdose d’isoflurane, suivie par une dislocation cervicale.
Choix des espèces
La souris possède un système cérébral complexe, qui présente des similitudes avec le système nerveux humain. D'après la littérature et l'expérience du personnel du laboratoire, ce modèle d’étude est reproductible et pertinent pour l'étude de la maladie de Parkinson. La souris est donc un modèle approprié permettant la mise en place de protocoles expérimentaux courts, efficaces, simples et reproductibles. Nous avons le matériel chirurgical et les équipements dédiés aux études impliquant des souris. Nous utiliserons des animaux âgés de3 mois. Ce stade de développement chez la souris est approprié pour observer un processus de mort cellulaire.
Etude de biodistribution de molécules marquées par des approches non invasives d’imagerie optique
- Recherche fondamentale
- Multisystémique
- Oncologie
Rats : 180
Anesthésiés une fois pour être dépilés, une fois pour recevoir la molécule testée, puis à chaque séance d'imagerie optique, jusqu'à trois par jour, 270 souris et 180 rats, soit 450 rongeurs, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chaque anesthésie dure dix minutes au plus, et une prise de sang en cours d'étude puis une prise terminale peuvent s'y ajouter. Les molécules, des anticorps ou fragments d'anticorps par exemple, viennent de clients, et l'entreprise déclare ne pas en connaître la nature, d'où des effets indésirables "difficiles à anticiper". Le nombre de jours d'imagerie n'est pas précisé. Tous sont mis à mort en fin de procédure, pour des prélèvements de tissus et de sang.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont multiples. En effet, il s'agit d'évaluer le comportement de molécules ou biomolécules (anticorps, fragments d'anticorps...) après administration chez l'animal vivant, par des approches d'imagerie non invasive. Cela permettra d'analyser la distribution au sein de l'organisme (tissulaire, organes d'élimination,...), l'évolution dans le temps, la durée avant disparition du signal (élimination).
Bénéfices attendus
En évaluant la biodistribution de nouvelles molécules potentiellement thérapeutiques, ce projet permettra d'apporter des informations précieuses et cruciales sur leur devenir suite à leur administratrion chez l'animal vivant, et aidera à la sélection des meilleurs candidats médicaments avant essais chez l'Homme.
Procédures
Les animaux seront soumis à des anesthésies gazeuses : lors de la dépilation (1 fois), lors de l'administration de la molécule à tester (1 fois), puis une par session d'imagerie (maximum 3 par jour). Chaque anesthésie n'excèdera pas 10 minutes. Des prélèvements sanguins inférieurs à 1 minute (1 au cours de l'étude et 1 terminal) pourront être réalisés.
Impact sur les animaux
La manipulation, les administrations, les anesthésies et prélèvements peuvent provoquer du stress chez les animaux. Des effets indésirables liés à l'administration des molécules thérapeutiques (mauvaise tolérance...) peuvent être observés mais sont difficiles à anticiper car nous ne connaissons pas la nature des molécules de nos clients.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure car des prélèvements tissulaires post-mortem seront réalisés. Des prélèvements de sang total pourront également être réalisés.
Remplacement
La recherche et le développement de nouvelles molécules thérapeutiques impliquent la réalisation de tests chez l’animal pour plusieurs raisons : - Il n’existe pas de modèle in vitro permettant d'intégrer et de refléter les caractéristiques d'absorption, de distribution, de métabolisme et d'élimination d'une molécule donnée au sein d'un organisme vivant. Il existe cependant des modèles cellulaires permettant d'évaluer la cytotoxicité, l'absorption et le métabolisme de molécules in vitro. Ces tests permettent d'effectuer un premier criblage de molécules, mais doivent ensuite être confirmés chez l’animal. - Des premières données concernant la pharmacocinétique, le métabolisme et la distribution des molécules in vivo doivent être apportées avant de passer au stade clinique de développement de ces molécules (tests cliniques chez l’Homme). L'ensemble de ces données aident à la prédiction du comportement d'un médicament lors d'une administration chez l'Homme.
Réduction
Le design de l'étude étant un plan d'expérience contrôlé, le nombre d'animaux est réduit à son minimum pour chaque groupe. L'approche en imagerie non invasive permet de réduire et de raffiner le modèle d'étude : la stratégie d'expérimentation permet d'appliquer un modèle statistique pour un plan en mesures répétées et permet d'avoir une puissance de test importante car chaque animal est observé à différents temps et devient son propre contrôle (étude longitudinale). Des analyses post mortem (imagerie ex vivo et analyse des tissus) seront réalisées afin d'obtenir le plus d'informations possible relatives aux molécules administrées.
Raffinement
Evaluation des points finaux quotidiennement (poids, état d'hydratation, comportement de l'animal,...), enrichissement du milieu dans les cages (igloo, bûchettes, cotons pour nidification). Les procédures d'imagerie seront réalisées sous anesthésie générale, dans une enceinte avec lit chauffé. Afin de minimiser le potentiel de souffrance et/ou de détresse chez les animaux, les points limites établis en concertation avec le Comité de Suivi du Bien-Être Animal (SBEA) de notre établissement, sont les suivants : -Défaut d'alimentation et/ou de boisson sur une période de 24 à 48h se traduisant par un amaigrissement et une déshydratation ; - Perte de poids supérieure à 20 % du poids normal maintenue sur 72h ; - Hypothermie persistante, décelée par un animal froid au toucher et réticent à bouger ; - Difficulté respiratoire, avec augmentation du rythme respiratoire ; - Plaie nécrosée, purulente ou exsudative - Complication au niveau du site d’injection de la molécule. Si l'un de ces points limites est atteint, les animaux seront mis à mort immédiatement.
Choix des espèces
Les espèces animales utilisées dans ce projet (souris/rat) sont les plus utilisées et il s'agit d'excellents modèles pour ce type d'études. En effet, il existe de nombreuses références bibliographiques scientifiques relatives aux études dans ces espèces. Les multiples homologies de séquences entre ces espèces et l'Homme rendent ces modèles prédictifs du comportement des molécules après administration. Ils sont ainsi d'un grand intérêt pour le criblage de nouvelles molécules. De plus ils présentent certains intérêtes pratiques décisifs: faibles coûts, cycles de reproduction courts, croissance rapide, facilité de transport, facilité de manipulation, et une très bonne adaptation aux conditions expérimentales. Il est important de préciser que les molécules actuellement utilisées en clinique ont été découvertes ou évaluées sur ces modèles. Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (4-10 semaines) car il s'agit du stade auquel ils sont les plus susceptibles de fournir des résultats satisfaisants. Il permet d'allier à la fois maturité sexuelle, hormonale et immunitaire. Ces modèles animaux sont aussi adaptés aux études d'efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques.