Souris
Rôles fonctionnels de PAK1 dans la plasticité de la myéline chez la souris.
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
Une lésion démyélinisante créée par injection dans la moelle épinière, sous anesthésie, en une heure d'opération au plus : c'est la principale procédure infligée à une partie des 2 084 souris de ce projet. Toutes seront tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 1 044 d'entre elles et modéré pour 1 040. Les autres reçoivent cinq injections quotidiennes dans le ventre pour supprimer une protéine dans leurs oligodendrocytes, puis une partie passe huit semaines seule en cage avant un test de sociabilité de cinquante minutes, l'objet étant de comprendre comment la myéline se reforme. Le porteur décrit la souris comme un animal grégaire entretenant de fortes interactions sociales, et en isole certaines pendant huit semaines pour mesurer ce que cet isolement fait à leur myéline.
Objectifs
Dans le système nerveux central (cerveau et moelle épinière), les neurones communiquent sous forme d’influx électrique, appelé influx nerveux, transporté le long de leurs axones. Afin d’assurer le bon transport de l’information électrique, la formation de gaines isolantes autour de l’axone est essentielle. Ces gaines sont nommées ‘gaines de myéline’. Elles sont formées par des cellules appelées les ‘oligodendrocytes’ et permettent donc de moduler la vitesse de conduction de l’influx nerveux afin que les messages transmis dans le cerveau se déplacement de façon coordonnée. Ces gaines de myéline sont formées au cours du développement post-natal mais sont dynamiques et modifiées tout au long de la vie afin d’assurer l’adaptation du circuit cérébral à l’environnement. Certaines pathologies, telles que la sclérose en plaque, sont caractérisées par une perte de ces gaines, menant à une perte de l’axone et un défaut cognitif et/ou moteur en fonction du site de la perte myélinique. Il a été démontré que la gaine de myéline peut parfois se reformer spontanément, mais les mécanismes à l’origine de cette remyélinisation ne sont pas bien compris. Il a été démontré qu’une protéine A, présente dans les oligodendrocytes, est essentielle à la formation de ces gaines de myéline, de par son action sur le « cytosquelette d’actine », un des échafaudages de la cellule lui permettant d’adopter plusieurs morphologies. Une première étude de cette protéine A chez la souris a permis de valider son rôle dans la myélinisation du cerveau au cours du développement. L’objectif de ce projet est de continuer l’étude du rôle de la protéine A dans la formation des gaines de myéline chez la souris afin de mettre en évidences de nouvelles cibles thérapeutiques. En effet, nous voulons étudier en profondeur les effets la protéine A sur (1) la modulation des gaines de myéline à l’âge adulte et (2) la réparation de la myéline (remyélinisation). La validation potentielle de la protéine A en tant que cible moléculaire permettant d’actionner cette dynamique chez l’adulte représente ainsi un espoir thérapeutique très important dans plusieurs pathologies de la myéline. Selon nos résultats préliminaires la protéine A est un excellent candidat à cibler pour exercer l’un de ces rôles, voire éventuellement les deux. En effet, puisque cette protéine régule la myélinisation développementale, il est possible qu’elle contrôle également la myélinisation adaptative et, ou la remyélinisation.
Bénéfices attendus
A terme, l’étude approfondie du rôle de la protéine A dans le contrôle de la myélinisation adaptative (myélinisation adulte) et de la remyélinisation permettra de mettre en avant de nouvelles cibles thérapeutiques permettant de stimuler la myélinisation et sa réparation.
Procédures
Pour obtenir les souris porteuses du génotype d’intérêt permettant cette étude, nous devons générer des accouplements de souris. Les petits issus de ces croisements seront identifiés génétiquement à un stade juvénile (prélèvement d’un petit bout de queue par une personne compétente une seule fois sur animal vigile en moins de 2 minutes). Cela permettra de sélectionner les bons animaux qui sont porteurs des gènes d’intérêt. L’ensemble des souris génétiquement modifiées, porteuses du génotype d’intérêt seront sujettes à une injection en intrapéritonéal (injection à l’âge adulte sur animal vigile, 60 jours de vie, sur cinq jours consécutifs), cela permettra de supprimer la présence de la protéine A dans les oligodendrocytes de ces souris. Puis, une partie de ces souris sera inclue dans une expérience de sociabilisation (hébergement groupé ou isolé pendant huit semaines, puis à l’issue de ces huit semaines, évaluation de la sociabilisation par un test non invasif de 50 minutes au total). Une autre partie des souris sera sujette à une chirurgie à 90 jours de vie afin de créer une lésion démyélinisante et observer comment l’absence de la protéine A affecte les capacités de la souris à remyéliniser cette lésion. Cette chirurgie sera effectuée une seule fois (une heure au total au maximum), par une personne compétente sur souris anesthésiées et analgésiées avant, pendant et après l’opération. Elles seront suivies de près en postopératoire afin de détecter au plus tôt les signes de souffrance ou d’infection potentielle. Une partie de l’étude sera effectuée sur souris sauvages, non génétiquement modifiées. Ces souris recevront un traitement thérapeutique quotidien par voie orale pendant 6 semaines. L’euthanasie des animaux sera effectuée en fin de période de maintien par une méthode réglementaire.
Impact sur les animaux
Une légère et brève douleur au moment du prélèvement de peau sur l’extrémité de la queue (1mm) pour le génotypage au stade juvénile de la souris. Un stress peut être observé chez les souris transgéniques suite à la contention et à l’injection d’une molécule en intrapéritonéal (but de ce traitement : supprimer l’expression de la protéine A dans les cellules d’intérêt. Mais les principales nuisances attendues sont liées à l’acte chirurgical lors de l’étude de la remyélinisation : injection au niveau de la moelle épinière sous anesthésie générale de la souris (risques d’hypothermie, douleur au point d’injection, hématome, risque anesthésique, saignement, infections). De plus, il est possible que les animaux soient stressés suite à l’étude en condition d’isolement. Enfin, de façon générale, les tests comportementaux peuvent représenter un stress pour les animaux : nouvel environnement et manipulation.
Devenir
Les animaux seront tous euthanasiés : -Soit avant le sevrage puisqu’ils ne seront pas porteurs du génotype d’intérêt -Soit à des fins expérimentales pour une étude structurelle de la myéline -Soit s’ils sont devenus trop vieux pur être utilisés comme reproducteurs
Remplacement
La myéline est une structure en trois dimensions : une extension de la membrane des oligodendrocytes qui s’enroule autour d’un axone électriquement actif. Suivant le principe de remplacement, nous avons déjà étudié en détail le rôle de la protéine A de manière in vitro (sur des cellules). Cependant, il est essentiel dans le cadre de cette étude, de passer par une étude in vivo (chez la souris) de la mutation afin de pouvoir observer la formation de la myéline impactée par toutes les interactions cellulaires présentes dans le cerveau. D’autant plus que nous voulons étudier le rôle de la protéine A sur la modulation de la myéline à l’âge adulte (myélinisation dite ‘adaptative’, modulée par l’expérience sociale) et sur la remyélinisation. Les interactions sociales et leurs impacts ne peuvent être observées que sur un animal complexe susceptibles d’interagir avec des congénères.
Réduction
Nous optimiserons l’utilisation de nos animaux (2084 souris). Ainsi, le nombre d’animaux utilisés sera limité au strict nécessaire pour obtenir des données statistiquement exploitables. Toutes les expériences seront réalisées sur des mâles et des femelles afin d’évaluer la présence éventuelle d’un sex-ratio. Toutes les quantifications se feront en aveugle. Nous travaillerons en étroite collaboration avec des statisticiens pour définir toutes les tailles d’échantillons et les tests statistiques appropriés (taille des effectifs calculés avec un calcul de puissance, test statistiques fiables pour une bonne interprétation des résultats).
Raffinement
L’animalerie est agréée, les conditions d’hébergement (température, hygrométrie, éclairage et espace) et les conditions d’enrichissement de l’environnement (coton, bâtonnet à ronger), d’alimentation et soins quand nécessaires seront contrôlés. Une période d’habituation à la manipulation par l’expérimentateur d’une semaine sera effectuée avant toute procédure expérimentale pour ne pas stresser l’animal. Les animaux seront suivis régulièrement (deux fois par semaine de façon générale, tous les jours pendant une semaine après la chirurgie) et de manière adaptée aux différentes procédures par notre équipe et la zootechnie, ainsi que par notre vétérinaire. Pour la condition expérimentale d’animal hébergé de façon isolée, un enrichissement supplémentaire sera ajouté dans la cage (papier kraft, maison en carton). Les injections de cette étude seront toutes faites par des personnes compétences. La lésion de démyélinisation (chirurgie) sera pratiquée sous analgésie et anesthésie, et reste localisée pour éviter les conséquences d’une démyélinisation plus globale. Des points limites sont mis en place et respecter pour éviter toute souffrance, sans décision ou prise en charge rapide des animaux.
Choix des espèces
De toute évidence, l’étude de la myéline nécessite l’utilisation de modèles animaux vertébrés. En effet, seuls les systèmes nerveux de vertébrés sont myélinisés. De plus, puisque nous étudions une voie moléculaire spécifique dans l’établissement de la myélinisation avec une visée thérapeutique future, il est indispensable que le modèle que nous choisissions ait une forte homologie de séquence génétique de cette dite voie moléculaire avec l’Homme. Le modèle souris présente plusieurs avantages pour notre étude : c’est un vertébré dont les gènes codant la voie étudiée présentent une forte homologie de séquence avec ceux de l’Homme. La plasticité de la myéline, similaire à celle retrouvée chez l’Homme, a été bien établie chez la souris, ce qui nous permet de mener à bien nos expériences de plasticité et de sauvetage de la myéline à l’âge adulte. Les souris entretiennent de fortes interactions sociales (animal grégaire) qui vont être le étudiées ici (hébergement isolé versus hébergement en groupe). Pour la génération de lignée de souris transgénique, les souris seront mises en accouplement à partir de 8 semaines (âge de maturité sexuelle). Pour l’étude sur la myélinisation adaptative, nous induirons la délétion de l’expression de la protéine A chez le jeune adulte (à 60 jours de vie) et étudierons les conséquences de cette délétion plus tard, à 120 jours de vie. Ainsi, nous pourrons étudier comment l’absence de la protéine A influence le cerveau déjà formé (le cerveau adulte). Pour l’étude de la remyélinisation, nous induirons la délétion de l’expression de la protéine A (ou bien nous modulerons l’activité de cette protéine) chez le jeune adulte (à 60 jours de vie. Nous effectuerons la lésion démyélinisante un mois après (donc à 90 jours de vie). L’étude des animaux sera ensuite effectuée à quatre stades post-chirurgie (4, 7, 14 et 30 jours après la lésion démyélinisante), afin d’observer successivement l’évolution des différents stades mis en jeu dans la remyélinisation.
Création et caractérisation d’un modèle de souris pour l’étude d’un syndrome de retard mental d’origine génétique EU2/2
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
1 064 souris vont être utilisées, toutes tuées, dont 322 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. La création de la lignée passe par deux générations d'accouplements, une biopsie d'identification sur chaque animal, une chirurgie de trente minutes sur quatorze femelles gestantes, et une chirurgie sans réveil sur jusqu'à 140 souriceaux pour préparer des tissus. Le porteur reconnaît ne pas savoir quelles atteintes attendre puisque la lignée n'existe pas encore, et avance comme hypothèses la mortalité embryonnaire ou périnatale, le retard de croissance et l'hydrocéphalie, l'électroporation des embryons pouvant à elle seule en tuer un dixième. Aucun calcul de puissance n'était possible pour la même raison, et le porteur conclut qu'un modèle murin est "nécessaire" pour compléter des expériences déjà menées en culture cellulaire et in silico.
Objectifs
Les troubles du neurodéveloppement (TND) concernent près d’une naissance sur 10 dans les pays développés. Ils constituent un groupe hétérogène d’atteintes du développement du système nerveux qui regroupe des maladies souvent invalidantes et avec peu de perspectives thérapeutiques, tels que des syndromes de retard mental, ou des déficits musculo-squelettiques. Les TNDs sont très fortement influencées par la génétique, mais plusieurs centaines de gènes de prédisposition ont été identifiés, ce qui rend indispensable la compréhension de la fonction de ces gènes pour trouver les dénominateurs communs expliquant la symptomatologie et les pistes thérapeutiques potentielles. Ce projet a pour finalité de créer des modèles de souris pour étudier une maladie causée par la mutation d'un gène qui a jusqu'à présent quasi exclusivement été étudié dans le contexte de son rôle dans la progression tumorale. Les fonctions de ce gène dans le développement du système nerveux et musculaire sont pour l’heure quasiment inconnues. L'objectif est de caractériser les fonctions de ce gène dans les neurones et les muscles pour comprendre la pathologie humaine. Pour cela, en collaboration avec une équipe américaine, nous allons générer une lignée de souris dite KO spécifique (uniquement dans les neurones) et caractériser cette lignée. Nous utiliserons également des souris pour des études cellulaires et pour des procédures chirurgicales pour étudier la connectivité cérébrale. Ce projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (EU) où auront lieu respectivement l'élevage et la production des animaux, et le prélèvement de tissus.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra de mieux comprendre les causes du syndrome de retard mental en identifiant les fonctions du gène d'intérêt de l'étude, fonctions qui sont pour l’instant inconnues. Ces données permettront de mieux comprendre l’évolution de la maladie et d’améliorer le conseil génétique fourni aux familles de patients. Grâce au contact avec une association de patients, les connaissances issues de ce projet bénéficieront directement aux patients. De façon plus large, ce projet permettra de mieux comprendre les bases du développement cérébral et fournira des hypothèses pour d’autres maladies (retard mental etc...) causées par des mutations dans des gènes proches du gène d'intérêt.
Procédures
Le projet comprend la création d'une nouvelle lignée qui implique des accouplements pour créer les animaux (2 générations), puis des accouplements réguliers pour produire les animaux (nombre variable, étalé sur la durée du projet). Les animaux seront manipulés quotidiennement pour des observations non invasives et pesées. Des animaux seront mis à mort pour du prélèvement de tissus. Des animaux (14 femelles au maximum) subiront une procédure chirurgicale, d'une durée de 30 minutes, une fois pendant le projet. Des animaux (140 souriceaux au maximum) subiront une procédure chirurgicale sans réveil pour la préparation de tissus pour l'histologie.
Impact sur les animaux
S’agissant de la création d’une nouvelle lignée, les nuisances sont inconnues. Sur la base de ce qui est connu du syndrome de retard mental chez l’homme, nous pouvons émettre l’hypothèse que les nuisances ci-après peuvent survenir : mortalité embryonnaire ou périnatale, retard de croissance, hydrocéphalie. Ces nuisances peuvent entraîner du stress lié à la compétition avec le reste de la portée pour l’accès à la nourriture. Les animaux subiront une biopsie dans le but de leur identification, qui entraîne une douleur temporaire. Les animaux seront manipulés régulièrement pour le suivi de la lignée et les accouplements, entraînant un stress léger. Des femelles gestantes subiront une procédure chirurgicale avec réveil, sous anesthésie, une seule fois, d’une durée de 30 minutes. Dans de rares cas, nous pouvons observer une dystocie. Les infections sont en théorie possibles, mais en pratique jamais observées suite au respect des règles d’asepsie. La chirurgie peut entraîner une mortalité fœtale (estimée à 10 pour cent maximum des embryons électroporés). Le projet se déroulera dans deux établissements utilisateurs (EU). Dans l'EU1, les animaux seront produits et manipulés. Au moment de la mise à mort, les animaux seront transférés dans l'EU2, dont les locaux sont situés à un autre étage du même bâtiment (durée de transport 2 minutes).
Devenir
Les animaux sont des souris génétiquement modifiées et nous prédisons un phénotype dommageable. Nous ne pouvons donc pas replacer les animaux à l'issue de l'étude.
Remplacement
Ce projet est consécutif à des expériences in vitro du gène d'intérêt qui ont démontré son importance pour le développement des neurones. Les données in silico (études transcriptomiques) et les données de la littérature ont été croisées avec les données de patients. Il est à présent nécessaire de confirmer les fonctions de ce gène dans le développement cérébral en générant un modèle animal, qui permettra de reproduire les atteintes retrouvées chez les patients souffrant du syndrome. Ce modèle permettra à terme de réaliser des expériences qui ne peuvent pas être reproduites in vitro telles que des tests des fonctions cognitives ou du comportement social. Par ailleurs, l’architecture cérébrale (développement et connectivité des neurones corticaux) ne peut pas être complètement reproduite à l’aide des cultures d’organoides, qui ne permettent notamment pas d’étudier la connectivité cérébrale. Par conséquent, la création d’un modèle murin est nécessaire pour compléter les études in vitro déjà réalisées.
Réduction
Ce projet vise à créer une nouvelle lignée, par conséquent il n'est pas possible de savoir à quoi s'attendre et de faire un test de puissance statistique préalable. Pour calculer un nombre d’animaux à inclure dans le projet, des hypothèses réalistes ont été émises sur la base notamment de l'expérience préalable avec d’autres lignées. Les calculs ont été optimisés pour utiliser le moins d'animaux possibles et maximiser les informations revueillies. Selon les données collectées, nous comparerons des proportions (génotypes), ou nous comparerons des valeurs moyennes (poids en fonction de l’âge), à l'aide de tests statistiques adaptés. Concernant la génération d’animaux en vue du prélèvement de tissus, le nombre d’animaux a été calculé afin d’avoir une quantité suffisante de tissus pour conduire les expériences tout au long du projet, sans avoir d’animaux surnuméraires. Pour certaines expériences, les souriceaux seront sélectionnés par l’observation transcranienne de la fluorescence au moyen d’une lampe LED. Ceci permettra de détecter dès la naissance un éventuel problème expérimental et de ne pas réaliser de procédure inutilement sur un souriceau qui ne sera pas exploitable pour les résultats de l’étude.
Raffinement
Ce projet repose sur des procédures maitrisées par les chercheurs impliqués. Les points limites sont basés sur les phénotypes attendus d’après la pathologie chez les patients, afin de prédire au mieux et le plus tôt possible des manifestations conduisant à la mise en place de traitements ou à l’arrêt de la procédure. L’approche chirurgicale sera réalisée selon les standards de la médecine vétérinaire (asepsie, anesthésie et analgésie). Un soin particulier sera porté à la récupération postopératoire, et à la limitation du stress autour de la période de la naissance. Pour limiter la perte de données et tirer plus d’informations par animal, l’équipe de recherche utilise des outils d’imagerie et d’analyse qui ont été optimisés afin d’obtenir un maximum d’information concernant les patterns de connectivité corticale. Le transport des souriceaux entre établissements utilisateurs est rapide puisque les deux sont situés dans le même bâtiment. Les animaux seront placés dans une cage de transport et mis dans un sac opaque, amenés dans l’EU2 (transport 2 minutes), où la mise à mort sera réalisée immédiatement afin de limiter le stress lié à un nouvel environnement. Les animaux seront traités individuellement, pendant que le reste de la portée sera isolée dans un portoir ventilé qui procure une isolation visuelle, acoustique et olfactive.
Choix des espèces
La souris présente les avantages suivants : - un cerveau comparable au cerveau humain, notamment en ce qui concerne l’organisation du cortex cérébral, - un développement embryonnaire rapide (21 jours) et un développement postnatal court (21 jours pour des circuits neuronaux « matures »), - Une petite taille adaptée à des préparations histologiques, - la possibilité de modifier l’expression de gènes par croisement de lignées transgéniques déjà existantes. Les animaux seront sélectionnés à l’âge de maturité sexuelle (6 semaines chez les mâles, 7 semaines chez les femelles) et utilisés en reproduction préférentiellement jusqu’à l’âge de 6 mois, après quoi la fertilité diminue et les animaux seront réformés. En cas de besoin les animaux pourront être mis en reproduction après 6 mois, en l’absence de reproducteurs plus jeunes disponibles. Les tissus seront prélevés à des âges standards dans la communauté scientifique, et selon les phénotypes exprimés : jour embryonnaire E15.5 , jour postnatal P1, jour postnatal P10-P12, au moment du sevrage , et au jour P45 ou au-delà. Pour les expériences de culture de cellules musculaires, les animaux seront utilisés entre le jour postnatal P4 et P7.
Validation de nouvelles stratégies thérapeutiques pour traiter les cancers agressifs tels que les cancers du sein
- Recherche appliquée
- Cancers
1 880 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, chacune portant une greffe de cancer du sein humain pendant treize semaines, avec seize séances d'imagerie sous anesthésie et treize prises de sang à la joue sur animal éveillé. La tumeur est mesurée deux fois par semaine, les traitements sont injectés dans la veine de la queue ou directement dans la tumeur sans anesthésie, et le porteur attend douleurs, difficultés à se déplacer, lésions aux points d'injection et métastases pouvant provoquer gêne respiratoire et atteinte du foie. Toutes sont tuées à treize semaines, ou plus tôt si un point limite terminal est atteint, pour prélever la tumeur et les organes. Le bénéfice annoncé, un transfert vers la clinique "dans un futur proche" pour des cancers du sein métastatiques sans solution, reste au conditionnel, quand l'atteinte est immédiate et déclarée sévère pour les 1 880 animaux.
Objectifs
Il n’existe aucun traitement efficace pour traiter les patients atteints de cancer du sein avec métastases. Les objectifs du projet sont donc de développer de nouveaux médicaments capables de cibler la tumeur primaire ainsi que les métastases dans les cancers du sein. En particulier les objectifs de ce projet sont de proposer de nouvelles thérapies innovantes seules ou en combinaison avec des drogues de chimiothérapie pour proposer un traitement efficace de ces cancers du sein pour lesquels il y a un réel manque de solutions thérapeutiques.
Bénéfices attendus
Le cancer est l'une des principales causes de mortalité dans le monde. Le nombre de nouveaux cas devrait augmenter au cours des prochaines décennies. C’est ainsi que l’apparition de métastases dans les cancers du sein très aggressifs est la principale cause de décès et ces cancers très agressifs sont ceux qui bénéficient le moins des thérapies ciblées. Malgré le développement de nouvelles stratégies, des traitements efficaces sont encore en devenir pour les cancers dits métastatiques. Des approches thérapeutiques innovantes, guidées par des découvertes fondamentales, sont nécessaires d'urgence pour répondre à cette problématique. Notre projet permettra de tester et valider de nouveaux médicaments efficaces contre le cancer du sein métastatique pour permettre dans un futur proche un transfert vers la pratique médicale en clinique aux bénéfices des patients atteints de cancer du sein métastatique en réel manque de solutions thérapeutiques.
Procédures
Les souris, sous anesthésie, recevront une injection unique sous la peau au niveau de la glande mammaires des cellules de cancer du sein humain (durée 30s). Un suivi de la taille de la tumeur sera réalisé 2fois par semaine (2 minutes). Cinq semaines après l’injection des cellules tumorales, les souris seront analysées en imagerie après une injection d’un produit de contraste au niveau de l’abdomen (sous anesthésie, durée 10 min) 2 fois par semaine pendant 8 semaines. En fonction des groupes d’animaux, deux traitements seront administrés avec des dosages, modes d’administration (dans la veine de la queue, sans anesthésie; durée 30 secondes ou au niveau de la tumeur, sans anesthésie; durée 30 secondes) et durées différents. Une prise de sang au niveau de la joue sur animal éveillé sera réalisée 1 fois par semaine pendant 13 semaines (durée 30s, sans anesthésie).
Impact sur les animaux
L'injection des cellules tumorales peut entrainer une douleur de courte durée au site d'injection. Lors du développement d’une tumeur au niveau de la glande mammaire, il peut en découler une douleur et lorsque la tumeur grossira une éventuelle difficulté de locomotion. Les souris peuvent aussi présenter du stress lié à la mesure répétée de la taille de la tumeur (2 fois par semaine), l'injection répétée des traitements et les anesthésies répétées pour les séances d'imagerie. Les injections répétées des traitements peuvent également générer une douleur et des lésions au niveau du site d'injection. L’apparition de métastases pourrait engendrer de la douleur, une difficulté respiratoire, éventuellement une atteinte hépatique. Le prélèvement sanguin peut être source de stress et pourrait entrainer une hémorragie.
Devenir
Tous les animaux seront euthanasiés soit à la fin de la procédure (13 semaines après le début) soit de manière anticipée si atteinte d’un point limite terminal. Post-mortem, des prélèvements de la tumeur primaire et des différents organes des souris seront effectués pour analyser la présence et contenu des cellules tumorales.
Remplacement
Le modèle murin de cancer du sein que nous utiliserons reproduit la physiopathologie de la progression du cancer du sein que l’on retrouve chez la femme avec tout d’abord une croissance de la tumeur, puis l’apparition de métastases. Ce modèle animal entier vivant permet aussi de reproduire la biodistribution des traitements que l'on retrouve dans le corps humain. Les interactions des cellules cancéreuses avec l’hôte (ici la souris) ne peuvent pas être reproduites en culture cellulaire. Nous avons réalisé au préalable le maximum d’expériences in vitro avec des cellules humaines dans des tubes à essai. Néanmoins, l’utilisation d’animaux est indispensable car malheureusement la capacité de former des métastases ne peut pas être évaluée in vitro.
Réduction
Le nombre d’animaux a été réduit au minimum après estimation des effectifs basée sur les données antérieures du laboratoire et une simulation statistique afin de garantir l’obtention de résultats statistiquement recevables.
Raffinement
Nous serons attentifs au bien-être des animaux en veillant à ce que les animaux soient maintenus autant que possible en groupe dans un environnement agréable et stimulant grâce à leur mise disposition des carrés de coton et des tunnels en carton. Tout au long du déroulement de l’expérience, une surveillance quotidienne (visuelle) sera effectué ainsi qu’une observation systématique de l’état clinique (3 fois par semaine) des souris utilisées sera assurée. L’état des animaux sera scrupuleusement évalué grâce à une grille de critères d’observation prédéfinis qui dirigerons la mise en place d’actions spécifiques en cas de souffrance. L’injection de cellules tumorale sera fera sous anesthésie générale par injection d’anesthésiques. L’imagerie de l’apparition des métastases sera faite sous anesthésie gazeuse. En cas de signes d'affaiblissement de la souris, nous ajouterons de la nourriture humidifiée dans la cage. Si la tumeur présente une zone de nécrose, un traitement local avec un anti-douleur sera mis en place juste avant l'injection des traitements anti-cancéreux. En cas de lésions liées aux injections répétées, la zone sera désinfectée et la cicatrisation surveillée. Si l'état de la souris ne s'améliore pas en 24h, l'euthanasie sera réalisée.
Choix des espèces
Nous utilions dans ce projet des souris, car le modèle de cancer du sein est bien décrit dans la littérature scientifique et les nouvelles thérapies peuvent y être testés avec la possibilité d'utiliser des voies d'administration similaire à celles réalisées chez les patientes. Les souris utilisées seront âgées de 6 à 8 semaines, âge à partir duquel les souris sont sexuellement matures et considérées comme jeunes adultes. Cela correspond à la période au stade de développement chez la femme de ce type de cancer.
Évaluation thérapeutique du blocage des récepteurs de chimiokines sur la douleur cornéenne chronique dans un modèle murin.
- Recherche appliquée
- Troubles sensoriels
- Recherche fondamentale
- Système nerveux
La cornée abrasée sous anesthésie puis exposée à des molécules inflammatoires, ou les glandes lacrymales retirées en quinze minutes de chirurgie : 1 600 souris mâles subissent l'un de ces deux modèles de douleur oculaire. Toutes sont tuées pour prélèvements et analyses post-mortem, 1 000 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 600 un niveau léger. Le porteur attend les mêmes sensations que chez les patients humains, picotements, démangeaisons, brûlures, impression de corps étranger et sensibilité accrue à la lumière, et fait passer aux souris des tests de sensibilité cornéenne sur animal éveillé, une à quatre fois selon le modèle. L'effectif de 1 600 est présenté comme le fruit d'un calcul de puissance, sans que le nombre de groupes ni la répartition entre les deux modèles ne soient donnés, et rien n'indique combien de souris subissent l'ablation des glandes lacrymales.
Objectifs
La douleur oculaire est un symptôme d'alerte en réaction à une inflammation ou un traumatisme, affectant particulièrement la cornée, la sclérotique et la conjonctive. La douleur oculaire est remarquable par la variabilité de l'intensité qu'elle peut générer, allant d'une simple gêne oculaire à une douleur intense, voire insupportable. les douleurs chroniques de la surface oculaire entraînent, au-delà de la souffrance exprimée par les patients, une réelle altération de leur qualité de vie puisqu'on estime que près de 60 pour cent des patients sont gênés dans leurs activités quotidiennes. Diverses maladies inflammatoires ou infectieuses, des troubles neurologiques et des interventions chirurgicales oculaires peuvent être la cause sous-jacente de douleur cornéenne chronique. Dans les cas pathologiques graves, les lésions des nerfs cornéens peuvent entraîner une sensibilité accrue à la lumière et/ou des douleurs, une altération des fonctions physiques et sociales, une privation de sommeil, une anxiété et une dépression. Le poids des maladies de la surface oculaire, associant des symptômes douloureux intenses, des comorbidités émotionnelles et des altérations psychosociales, nous a conduit à en étudier les mécanismes sous-jacents. Une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués est un des enjeux cruciaux pour le développement de nouvelles stratégies de prise en charge et thérapeutiques efficaces pour soulager la douleur oculaire chronique.
Bénéfices attendus
Les douleurs chroniques de la surface oculaire entraînent, au-delà de la souffrance exprimée par les patients, une réelle altération de leur qualité de vie puisqu'on estime que près de 60 pour cent des patients sont gênés dans leurs activités quotidiennes. La prise en charge de la douleur chronique oculaire est actuellement un enjeu majeur alors que les traitements restent peu efficaces. Le bénéfice de ce projet est d’aboutir à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués, principalement inflammatoires et neurogènes, qui sont des enjeux cruciaux pour le développement de stratégies de prise en charge et thérapeutiques efficaces pour soulager la douleur oculaire.
Procédures
Deux modèles seront mis en œuvre dans le cadre de ce projet. Le modèle de douleur inflammatoire est induit par l’abrasion de la cornée effectuée sous anesthésie et analgésie (1 fois -10 minutes) associé à l’instillation de molécule inflammatoires le jour de l’abrasion lors de la même anesthésie (quelques secondes) et une seconde fois 3 jours après sur animal vigile par simple contention (quelques secondes). Le modèle de sécheresse oculaire est induit par exérèse des glandes lacrymales. Cette chirurgie est effectuée sous anesthésie et analgésie et dure au maximum 15 minutes. Ces modèles reproduisant le contexte de la maladie étudiée sont réalisés sous anesthésie et analgésie dans le respect des normes et recommandations concernant le bien-être animal et l’éthique en vigueur Dans toutes les procédures, les animaux seront soumis à des tests de sensibilité cornéenne, d’imagerie de la cornée, avant, durant et après la mise en place des modèles mimant ces douleurs. Ces tests ne durent qu’entre 1 à 5 minutes. Ils seront réalisés 2 fois chez les souris modèles de douleur inflammatoire, 4 fois chez les souris modèles de sécheresse oculaire. - Test de sensibilité cornéenne : animal vigile (pas d’anesthésie), durée du test : 1 minutes/session - Imagerie de la cornée par biomicroscopie : animal anesthésié, 1 injection d’anesthésique et le test dure 3 minutes. - Imagerie de la cornée par imagerie confocale in vivo : animal anesthésié, durée du test : 5 minutes. Les examens ophtalmologiques se feront à l’aide de techniques non invasives (lampe à fente, biomicroscope). Ces examens sont réalisés chez l’Homme par un ophtalmologiste sous anesthésie locale et sans hospitalisation. Ils le sont également chez l’animal en clinique vétérinaire. Le test de la sensibilité cornéenne se fera chez l’animal vigile contrairement aux études d’imagerie de la cornée qui nécessitent une immobilisation complète de l’animal et qui seront alors pratiqués sous anesthésie générale. Toutes les procédures comprennent une euthanasie qui sera réalisé selon une méthode réglementaire effectuée sous anesthésie générale et analgésie en vue des différents prélèvements pour analyses.
Impact sur les animaux
Des contentions de courtes durées et les injections sur animal vigile nécessaires aux anesthésies pourront être sources de stress ou d’inconfort pour l’animal. Les nuisances attendues dans les modèles de sécheresse oculaire sont celles observées chez l’Homme à savoir des picotements, des démangeaisons, des sensations de brulure, de corps étrangers dans l’œil, une sensibilité accrue à la lumière. L'anesthésie durant la chirurgie peut entrainer une détresse respiratoire ou cardiaque, une hypothermie. Les tests pratiqués peuvent engendrer une gêne transitoire de courte durée comme on peut le constater chez l’Homme
Devenir
Des prélèvements et analyses post-mortem sont nécessaires ce qui implique l’euthanasie des animaux à la fin de chaque procédure.
Remplacement
À l’heure actuelle, ce projet nécessite l’utilisation d’animaux car aucune alternative in vitro ne peut mimer la pathologie de sécheresse et douleur oculaire qui lui est liée. La complexité et l’interaction du circuit mis en jeu (cornée, ganglions trigéminés et cerveau) et activité du système immunitaire inné ne peuvent également être étudiés et remplacés par un modèle vitro. Bien que les questions soulevées par ce projet visent à mieux comprendre les mécanismes physiologiques mis en jeu dans cette pathologie chez l’Homme, il est d’abord nécessaire d’élucider ces points clés à travers l’utilisation d’un modèle rongeur. De plus, une veille bibliographique réalisée confirme qu’à l’heure actuelle, aucun model in silico n’existe pour répondre à ces questions.
Réduction
Nous utiliserons au maximum 1600 animaux dans ce projet. Afin de respecter la règle de réduction, notre étude portera sur plusieurs structures (cornée, ganglion trigéminal, cerveaux,) de chaque animal. Nous utiliserons un nombre limité de souris et de groupes tout en gardant la significativité des résultats via une analyse statistique adaptée. Ces effectifs ont été établis grâce à une calcul de puissance statistique.
Raffinement
Afin de réduire le stress et l’anxiété, les animaux seront reçus une semaine avant le début des expérimentations. L’hébergement des animaux est effectué en confinement adapté à la stabulation de lignés de souris. Les conditions d’hébergement ont été optimisées pour réduire le stress des animaux : présence d’enrichissement dans les cages (copeaux de bois compacté, tube en carton) et maintien des animaux en groupe de 5 congénères afin d’éviter le stress de l’isolement. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. La température de la zone d’hébergement est maintenue à température règlementaire et suit un cycle d’éclairage non inversé 12h jour/12h nuit. Les animaux seront observés et manipulés quotidiennement afin de minimiser le stress et la douleur qui seront évalués à l’aide de points limites validés par le comité local du bien-être animal en concertation avec les responsables de l’animalerie. Toute observation anormale sera notée dans un tableau des points limites et nous suivrons l’échelle décisionnelle que nous avons définie. L’application de cette échelle permettra de modifier la procédure en cours avec l’administration d’un traitement antalgique, et/ou de décaler dans le temps les actes prévus par la suite ou enfin d'euthanasier l’animal en dernier recours. Pour éviter toute souffrance les procédures de chirurgie se feront sous anesthésie générale associée à un protocole analgésique en pré-, per- et post-opératoire. Aucun acte ne sera entrepris avant que l’animal ne soit stabilisé pour ces différentes constantes. Les tests d’imageries qui peuvent induire un stress et nécessitent que l’animal soit immobile seront réalisés sous anesthésie générale légère.
Choix des espèces
Le développement de modèles précliniques chez la souris est hautement reconnu et utilisé en routine pour la recherche portant sur la douleur oculaire. La souris de laboratoire est l'animal de choix car (1) elle possède les structures oculaires et cérébrales adéquates, (2) nous avons accès à tous les outils génétiques requis. Ce projet nécessite l’utilisation de souris mâles adultes sauvages C57BL/6J, de souris mâles adultes issus des lignées transgéniques. Ces animaux arriveront à l’animalerie à l’âge de 7 semaines (poids environs 20-25g) afin de respecter une semaine d’acclimatation et seront utilisés à l’âge de 8 semaines (âge de la maturité sexuel). Cela permettra de travailler sur des souris adultes tout en évitant des biais liés au changement physiologique de l’animal vieillissant. En effet l’ensemble des procédures de ce projet durant entre 3 à 11 semaines maximum. Les souris auront donc au maximum 19 semaines en sortie de procédure.
Etude de l’altération liée à l’âge du récepteur aux œstrogènes alpha a, conséquences pour la protection artérielle féminine.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
1 080 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leurs tissus, 720 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 120 sous anesthésie sans réveil. 240 femelles sont ovariectomisées à trois, douze ou vingt-deux mois, opération de vingt-cinq minutes, puis gardées deux semaines avant la mise à mort. 360 femelles et 180 mâles reçoivent une capsule à libération prolongée posée sous la peau, et 180 femelles y ajoutent une pompe osmotique qui les rend hypertendues, urinant tant que les cages doivent être changées plus souvent, avec une atteinte possible du cœur, des reins, des rétines et du cerveau. Le porteur écrit qu'aucun système de culture cellulaire n'a reproduit les variations hormonales de la ménopause et qu'il n'y a donc "pas d'autre alternative" que l'animal vivant, pour un projet qui vise à tester l'estetrol comme traitement hormonal.
Objectifs
Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de décès chez les femmes après la ménopause. Le vieillissement joue un rôle majeur dans les altérations des artères, entraînant un risque accru de maladies cardiovasculaires chez les hommes comme chez les femmes. Les différences des facteurs de risque de maladies cardiovasculaires entre les hommes et les femmes sont largement attribuées aux œstrogènes. La ménopause est marquée par la fin définitive des cycles menstruels et l'arrêt de la production d'œstrogènes par les ovaires. Cependant, les rôles respectifs du vieillissement vasculaire et de la diminution des hormones sexuelles après la ménopause sur le risque cardiovasculaire sont controversés. Les œstrogènes classiques confèrent une protection contre les maladies cardiovasculaires s’ils sont débutés à un stade précoce de la ménopause chez les femmes avant 60 ans, alors qu’ils sont délétères s’ils sont administrés après 70 ans. L’estetrol, une hormone naturellement produite durant la grossesse est actuellement évaluée chez l’Homme, pour le traitement hormonal de la ménopause. Ce projet a pour objectifs d’établir l'effet du vieillissement sur la réponse à ces hormones notamment sur la protection artérielle. Cette recherche revêt une importance particulière dans le contexte de la santé cardiovasculaire féminine, ouvrant la voie à de nouveaux traitements.
Bénéfices attendus
Compte tenu du vieillissement rapide de la population, les femmes passent plus de 30 % de leur vie en post-ménopause. La ménopause est associée à un risque accru d'ostéoporose ainsi que de maladies cardiovasculaires et métaboliques. Le traitement hormonal de la ménopause est très efficace pour réduire ces symptômes. Cependant, les résultats négatifs d’une étude américaine ont participé à de nouvelles orientations concernant la prescription du traitement hormonal de la ménopause, par les médecins. De nouvelles études ont montré que l'utilisation du traitement hormonal de la ménopause chez les femmes plus jeunes ou chez les femmes ménopausées précocement avait un effet bénéfique sur le système cardiovasculaire. L’amélioration du traitement de la ménopause revêt donc une importance majeure pour la santé des femmes. Les principaux objectifs du projet sont : 1) mieux caractériser la perte de protection artérielle avec l'âge. 2) proposer de nouvelles alternatives pour le traitement de la ménopause.
Procédures
240 femelles seront ovariectomisées à 3 mois, 12 mois et 22 mois (60 par groupe d’âge) et 120 femelles de 3 mois, 12 mois, 22 mois (40 par groupe d’âge) seront gardées intactes. Elles seront gardées 2 semaines en stabulation avant d’être sacrifiées pour réaliser des analyses. L’ovariectomie est évaluée à 25 minutes par souris. 180 mâles subiront une pose de capsule à libération prolongée de molécule ou une opération factice, 360 femelles subiront une pose de capsule à libération prolongée de molécule. La pause de la capsule est estimée à 15 minutes. 180 femelles subiront une pose de pompe osmotique en plus de la capsule à libération prolongée ou une opération factice permettant de mimer les effets inflammatoires dus à l’opération elle-même.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront un très faible stress engendré par la contention. La piqure d’analgésique entrainera une très faible douleur due à la piqûre. Le modèle d’ovariectomie ainsi que la pose de la petite capsule de diffusion de molécules (pellets) ont pour effet attendu une douleur modérée liée aux effets de la chirurgie soulagée par des analgésiques et un stress modéré lié aux manipulations. Tous les animaux seront pesés avant la chirurgie, y compris ceux qui subiront une opération factice. Les animaux seront pesés quotidiennement jusqu’à récupération du poids initial. Le modèle d’hypertension artérielle a pour effet attendu une douleur modérée liée aux effets de la chirurgie soulagée par des analgésiques et un stress modéré lié aux manipulations. Il peut y avoir une atteinte des organes cibles que sont le cœur, les reins, les rétines et le cerveau. Toute manipulation sera réalisée dans un environnement calme, et par un manipulateur qualifié pour limiter la durée de chaque manipulation. La douleur ou l’inconfort de l’animal sera évalué régulièrement jusqu’à la mise à mort de l’animal.
Devenir
Il est nécessaire de mettre à mettre à mort tous les animaux afin de récupérer les tissus pour analyses.
Remplacement
L’ensemble des effets étudiés étant des effets physiologiques ou pathologiques, il n’y a pas d’autre alternative d’étude que l’utilisation d’animaux vivants. En général, les expériences de remplacement ne peuvent pas reproduire la complexité des mécanismes mis en jeu au cours des évènements pathologiques tels que le vieillissement, la menopause ou encore l’hypertension. Aucun système de culture cellulaire n'a pu reproduire les variations hormonales de la menopause. Il n’est donc pas possible de mettre en place des approches in vitro pour réaliser ce projet. C'est pourquoi nous aurons recours au modèle animal, en choisissant la souris comme modèle classique de mammifère, et comme modèle expérimental établi, avec de nombreux outils génétiques disponibles, un temps de génération court et des portées de grande taille.
Réduction
Réduction : le nombre d'animaux est calculé sur la base d’un plan expérimental stéréotypé permettant d’obtenir la puissance statistique nécessaire à l’obtention de conclusions biologiquement pertinentes (test statistique ANOVA à deux facteurs). Le logiciel G power nous a permi d'établir un nombre de 10 animaux par groupe. Si les conclusions sont pertinentes avec 8 animaux par groupe nous cloturerons le protocole. Nous prélevons un maximum d'organes d'intérêt par animal afin de réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour limiter au maximum les nuisances, attendues ou non, liées aux manipulations des animaux et procédures de l’étude. Pour limiter les nuisances et effets indésirables liées à l’ovariectomie, au traitement par pellets ainsi qu’à l’hypertension, nous reproduirons un protocole d’étude déjà réalisé et décrit dans plusieurs études concernant ces modèles chez des souris. Pour réduire le stress des animaux lié aux manipulations, une période d’acclimatation de 7 jours est prévue avant la première procédure. Toute manipulation sera réalisée dans un environnement calme, et par un manipulateur qualifié pour limiter la durée de chaque manipulation. Les animaux seront élevés en cages enrichies et surveillés au cours des procédures pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques pouvant indiquer une souffrance ou un mal-être. Les souris hypertendues urinent beaucoup. Pour cette raison, le nombre d'animaux par cage est limité à 3 et les cages sont changées plus fréquemment et dès que nécessaire. Un traitement antalgique sera administré à l’animal 10 minutes avant l’anesthésie et jusqu’à deux jours après l’opération, en fonction de la douleur observée. Les chirurgies seront préférentiellement réalisées le matin afin d’assurer le suivi tout au long de la journée de l’opération. La douleur ou l’inconfort de l’animal sera évalué 2 fois par jour, pendant les deux jours suivants les procédures opératoires. L’observation sera ensuite quotidienne, week-end compris, avec l’aide du personnel de l’animalerie. Par ailleurs, si des signes comportementaux indiquent une douleur modérée, un traitement antalgique sera administré à une dose plus ou moins importante selon les signes cliniques observés (protocole de gestion de la douleur détaillé en annexe). En cas de signe clinique indiquant une douleur sévère définissant un point limite, la souris sera mise à mort pour éviter toute prolongation de sa souffrance.
Choix des espèces
La souris est le seul modèle permettant à la fois de réaliser des expériences physiologiques et d’utiliser des méthodes de modifications génétiques permettant de comprendre les mécanismes impliqués. De plus, les modèles d’ovariectomie et d'hypertension artérielle utilisés au cours de ce projet ont été établi et validé par la communauté scientifique depuis plusieurs décennies. Des souris adultes âgées de 3, 12 et 22 mois seront utilisées afin d’étudier la perte éventuelle de réponse aux hormones avec l’âge. Des souris âgées de 12 mois sont idéales pour se placer en milieu de vie et mimer les effets de la ménopause.
Rôle des vésicules extracellulaires dans le développement du diabète
- Recherche appliquée
- Troubles endocriniens
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
- Système endocrinien
Deux injections intraveineuses à sept jours d'intervalle, huit mesures de pression artérielle de dix minutes, six gouttes de sang prélevées, un capteur de télémétrie implanté sous la peau en vingt minutes, une fibrillation atriale déclenchée, une analyse de composition corporelle, deux prélèvements de tissus sur animal vivant. 288 souris Swiss vont être utilisées dans ces procédures d'un niveau de souffrance modéré, 72 d'entre elles vivant seules en cage depuis l'implantation du capteur jusqu'à la fin de l'étude, soit vingt et un jours. Le porteur leur injecte des vésicules extracellulaires prélevées chez des patients diabétiques, pour voir si elles provoquent chez l'animal la résistance à l'insuline qu'elles provoquent en culture cellulaire. Toutes sont tuées pour prélever des tissus.
Objectifs
Les patients souffrant d’obésité sont confrontés à un risque plus accru de développer des maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. Ce risque est d’autant plus élevé que la majorité de ces patients développent une résistance à l’insuline, une hormone qui permet l’absorption et le stockage du glucose dans les organes tels que le foie, le tissu adipeux et le muscle squelettique. Outre le développement du diabète de type 2, la résistance à l’insuline est, à long terme, responsable de plusieurs complications métaboliques telles qu’une dyslipidémie, une athérosclérose ou une hypertension artérielle. La résistance à l’insuline étant un état pathologique silencieux, il devient nécessaire de développer de nouveaux outils de diagnostic de l’apparition de la résistance à l’insuline chez les patients obèses. Dans ce contexte, nous nous intéressons aux vésicules extracellulaires (VEs) libérées par les cellules de l’organisme. Ces VEs, impliquées dans la communication entre les cellules, sont considérées comme de nouveaux biomarqueurs de différentes maladies. Des travaux préalablement réalisés in vitro au sein de notre laboratoire ont démontré que les VEs circulantes de patients diabétiques induisent une résistance à l’insuline dans les cellules du foie et du tissu adipeux par des mécanismes bien distincts, ainsi qu’une accumulation de graisse. Ces effets ne sont pas observés avec les VEs circulantes de sujets sans diabète. La question posée ici est de vérifier si les VEs de patients diabétiques induisent également la résistance à l’insuline in vivo. L’objectif de ce projet est d’évaluer l‘implication des VEs de patients non diabétiques ou diabétiques, dans le développement in vivo du diabète chez la souris et les mécanismes mis en jeu.
Bénéfices attendus
Les résultats attendus permettront de mieux comprendre les mécanismes par lesquels les VEs participent aux altérations métaboliques associées au diabète. A long terme, ces résultats permettront de développer de nouveaux outils de diagnostic de l’apparition de la résistance à l’insuline chez les patients obèses et d’aborder de nouvelles stratégies thérapeutiques et préventives du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires associées.
Procédures
SEPT INTERVENTIONS : (i) Injections intraveineuses : 2 injections (une injection tous les 7 jours dans toutes les procédures), durée de chaque injection < 5 min. (ii) Mesure pression artérielle : 8 mesures (8 jours), durée : 10 min/mesure (iii) Prélèvement de sang : 6 prélèvements d’une goutte de sang par souris à la fin du régime, durée de chaque prélèvement < 1 min. (iv) Implantation sous-cutanée : 1 implantation/animal, durée 20 min (v) Induction d’une fibrillation atriale : une fois, durée 20 min/animal. (vi) Analyse composition corporelle : une fois, durée 20 min/animal. (vii) Prélèvement tissulaire sur animal vivant : deux fois, durée 10 min/animal.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les souris seront les suivants : 1) Stress associé aux manipulations (échographie, IRM, prise de la pression artérielle sur animal éveillé, prise de poids, prise de la température avec une caméra thermographique, et injection de vésicules extracellulaires). Concerne tous les animaux ; 2) Stress et douleur (prise en charge avec une analgésie) associés à la chirurgie après l’implantation du capteur pour la télémétrie (concerne 72 animaux) ; 3) Douleur (prise en charge avec une analgésie) associés au prélèvement des tissus concerne 72 souris ; 4) Stress associé à l’isolement des souris après l’implantation du capteur pour la télémétrie et jusqu’à la fin de la procédure (concerne 72 animaux).
Devenir
Tous les animaux utilisés seront euthanasiés pour prélever des tissues qui permettront compléter les objectives initiales de l’étude.
Remplacement
Il n’existe aucun moyen de remplacer de telles études qui englobent l’ensemble de l’organisme dans sa réponse physiopathologique, et seule l’expérimentation animale permet un suivi complet des altérations métaboliques et cardiovasculaires associées au diabète, comme la résistance à l'insuline.
Réduction
Nous avons réduit le nombre de souris à celui requis pour obtenir une validation statistique des résultats. Le nombre d’animaux à inclure dans chaque groupe expérimental a été déterminé pour chaque expérience en fonction des données de la littérature, de notre expérience avec ces modèles maitrisés au laboratoire depuis plusieurs années et à l’aide d'un logiciel statistique. Également, afin de réduire le nombre d’animaux, nous utiliserons un même animal pour plusieurs mesures.
Raffinement
Pour favoriser la sociabilisation des animaux, nous mettrons au maximum 4 animaux par cage. Les animaux concernés par l’analyse des paramètres cardiaques par télémétrie seront placés dans des cages individuelles à partir de l’implantation du capteur télémétrique et seront maintenues dans ces conditions nécessaires pour permettre l’analyse individuelle dans les plateformes d’enregistrement jusqu’à la fin de l'étude, c’est-à-dire 21 jours. Pendant cette période, l’isolement des animaux sera compensé par de l’enrichissement. Ainsi, dans la cage, les animaux auront à disposition des cabanes pour se cacher, grimper et faciliter leur accès à la nourriture. La mise en place de pointes limites adaptées aux différentes manipulations décrites dans chaque procédure permettra d’assurer que les animaux soient dans les meilleures conditions pendant la durée de l’étude.
Choix des espèces
L’espèce animale choisie pour cette étude est la souris Swiss. Comme en témoignent les résultats publiés par notre laboratoire, ces souris sont un bon modèle pour l’étude des maladies métaboliques et cardiovasculaires. Les souris seront utilisées à l’âge de 8 semaines, pour lequel les animaux sont considérés comme jeunes adultes. A partir des 8 semaines d’âge, les rongeurs montrent une fonction métabolique du glucose optimale pour évaluer une possible altération avec le traitement de l’étude. En effet, le déclin de la fonction métabolique est décrit à partir de 10 semaines d’âge chez la souris.
SALIVE Activités des protéines salivaires de triatomes
- Recherche fondamentale
- Système immunitaire
264 souris femelles vont être utilisées, chacune pour une seule injection de dix microlitres sous la peau et une survie de deux ou six heures. La moitié est tuée au bout de deux heures, l'autre au bout de six, pour prélever la peau et les ganglions lymphatiques, un carré de peau d'un centimètre carré ayant été rasé la veille. Le produit injecté contient des protéines de la salive du triatome, un insecte suceur de sang vecteur de la maladie de Chagas, dont le porteur veut mesurer les effets anti-inflammatoires et anticoagulants dans la peau. Il n'exclut pas une réaction proche d'une réaction allergique, et son raffinement se réduit à l'hébergement enrichi, à la surveillance quotidienne et à des points limites qu'il ne nomme pas.
Objectifs
Le projet a pour objectif d'évaluer les activités antiinflammatoires/immuno-régulatrices/anticoagulantes de protéines de la salive des triatomes dans la peau de souris.
Bénéfices attendus
Ce projet apportera une meilleure connaissance des activités pharmacologiques, anticoagulantes, antiinflammatoires et immunitaire de la salive de l'insecte hématophage (qui se nourrit de sang) Rhodnius sp. responsable de la transmission de Trypanosoma cruzi, agent de la maladie de Chagas. Ceci pourra contribuer à proposer de nouvelles cibles thérapeutiques pour limiter le passage de T. cruzi chez l'homme.
Procédures
Une injection de moins d'1 seconde sous cutanée unique de 10µl de sérum physiologique contenant des protéines salivaires de triatome, d’histamine ou de sérum physiologique sera réalisée sur souris vigile. La moitié des animaux sera euthanasiée après 2 heures, l’autre moitié après 6 heures pour prélèvement et analyse des tissus d’intérêt (peau et ganglions lymphatiques). Une surface de 1 cm2 de peau sera rasée 24h avant l’inoculation pour faciliter le prélèvement des tissus. Un total de 264 animaux sera utilisé.
Impact sur les animaux
Bien que nous nous attendions à avoir des activités fortement anti-inflammatoires, nous ne pouvons pas exclure une réaction inflammatoire précoce associée à des cellules immunitaires (comme des mastocytes et des éosinophiles) qui pourrait s'apparenter à une réaction allergique. Le suivi de l'expérience étant au maximum de 6h, une surveillance constante des animaux au cours de la procédure sera réalisée.
Devenir
Les animaux sont euthanasiés pour prélèvement histologique (peau et ganglion) et analyse cellulaire
Remplacement
Le recours aux animaux se justifie dans la mesure où il n'existe actuellement aucun autre modèle alternatif permettant d’étudier la réponse immunitaire de façon physiologique. Les études physiologiques portant sur des informations immunitaires complexes et interdépendantes ne peuvent être réalisées que chez des animaux vivants, dans un système intégré.
Réduction
Le nombre de souris (264) avec 12 animaux par sous-groupe est déterminé de façon à avoir une puissance statistique suffisante pour valider le résultat observé (6 groupes, 2 doses, 2 temps). 264 souris : (12 souris x 5 groupes test x 2 concentrations x 2 temps) + (12 souris x 1 groupe contrôle x 2 temps) Seules des souris femelles seront utilisées pour 1/ pour faciliter l'hébergement 2/ pour comparer aux données internes toutes produites sur femelles. Une analyse statistique multifactorielle ad hoc ser a réalisée
Raffinement
Les souris sont dans un environnement adapté à leurs besoins (dimensions de la cage, nourriture, enrichissement, température et cycle jour/nuit). Entre autres, elles seront hébergées dans un environnement enrichi, avec un substrat pour faire leur nid et des objets à ronger. Une surveillance journalière des animaux est réalisée par un personnel compétent qui connait bien cette espèce. Les points limites établis seront suivis
Choix des espèces
Le modèle biologique choisi est la souris (Mus musculus). La souris est l’espèce animale la plus étudiée en expérimentation animale. Les connaissances accumulées par la communauté scientifique ont ainsi permis d’identifier et de caractériser de nombreux mécanismes immunitaires. Tous les protocoles immunohistologiques utilisés dans ce projet de recherche ont été optimisés et validés pour la souris. Des souris femelles au stade adulte seront analysées, pour avoir un système immunitaire complètement fonctionnel.
Optimisation de traitements prometteurs pour la stéatose hépatique non alcoolique – Efficacité d’une approche thérapeutique par combinaison du traitement avec un anticorps.
- Recherche appliquée
- Troubles gastrointestinaux
Une fausse route lors du gavage, et la souris est observée quelques heures puis tuée si elle ne récupère pas : c'est l'un des points limites de ce projet. 260 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leur foie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Nourries en permanence au régime riche en graisse pour développer une fibrose du foie, elles reçoivent un anticorps injecté deux fois par semaine pendant huit semaines et un médicament administré chaque jour par la bouche ou par piqûre, avec des prises de sang avant, pendant et à la fin. Le porteur attend des ulcérations aux points d'injection et une irritation de l'œsophage qui gêne l'alimentation, quand le bénéfice annoncé se limite à savoir si son anticorps ajoute quelque chose à deux médicaments dont l'un est déjà sur le point d'être approuvé.
Objectifs
L'objectif du projet est d'étudier l'efficacité d’une combinaison associant des traitements prometteurs et prochainement approuvés pour la fibrose dans la stéatose hépatique non alcoolique (NASH) et un anticorps pour une meilleure prise en charge de la NASH. Cette dernière, également connue sous le nom de maladie du foie gras, est la conséquence d’une alimentation trop riche en sucre et en graisse. Ce type d’alimentation va entrainer le stockage et l’accumulation de graisses dans le foie, ce qui va conduire à une inflammation locale au sein de l’organe. Cette inflammation chronique va entraîner avec le temps le développement d’une fibrose dans 20% des cas. Au stade précoce, la NASH est souvent asymptomatique et est généralement diagnostiquée lorsque la fibrose hépatique se développe, pouvant évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie dans les cas les plus graves. Un premier médicament sera prochainement approuvé (résultat positive dans un essai clinique de phase III) pour le traitement de la fibrose dans la NASH. Cependant, il permet de retarder l’échéance en réduisant la fibrose dans seulement 24% des patients. Un second médicament très prometteur, le Sémaglutide montre une diminution de la fibrose hépatique mais seulement partielle. Il y a donc un besoin urgent d’optimiser ces traitements. Depuis une dizaine d’années nous avons développé un anticorps reconnaissant spécifiquement une protéine localisée sur la membrane des cellules et connue pour participer au développement de différents cancers, notamment celui du foie. Nous avons montré que notre anticorps conduisait à une inhibition partielle de la croissance du cancer du foie et du processus de fibrose hépatique. Cela suggère qu’une combinaison entre notre anticorps et ces traitements prometteurs pourrait améliorer l’efficacité du traitement des fibroses hépatiques. L’objectif de notre projet est d’évaluer l’efficacité de la combinaison entre des traitements prometteurs et prochainement approuvé et notre anticorps sur la progression de la fibrose hépatique dans la NASH.
Bénéfices attendus
Notre étude vise à étudier l’efficacité d’une combinaison thérapeutique associant, des traitements prometteurs et prochainement approuvé pour le traitement de la fibrose hépatique dans la NASH et un anticorps. Les résultats de ce projet permettront d’évaluer l’efficacité de cette combinaison afin d’envisager l’utilisation de cet anticorps en combinaison avec l’un de ces traitements prochainement approuvés. Cela permettra une meilleure optimisation thérapeutique chez les patients atteints de NASH et de fibrose hépatique et contribuera à améliorer la prise en charge des patients à l’avenir.
Procédures
Afin d’induire une fibrose hépatique les animaux suivront un régime riche en graisses tout au long de l’expérimentation. Les animaux recevront un traitement par un anticorps 2 fois par semaine pendant 8 semaines par injection. Cette injection est réalisée sur animaux vigiles et prend moins d’une minute à être réalisée. Les animaux recevront également un traitement oral ou par injection (en fonction du médicament administré) par un médicament, quotidiennement pendant 8 semaines. Les traitements sont réalisés sur animaux vigiles et prend moins d’une minute à être réalisé. Un prélèvement de sang sera réalisé avant et pendant le traitement afin d’évaluer l’évolution de la fibrose hépatique. Avant d’effectuer ces prélèvements de sang, les souris recevront un anesthésiant local puis ces dernières auront une anesthésie générale. Cette procédure est réalisée en 1 minute environ. Les animaux subiront également un prélèvement de sang terminal. Cette procédure est réalisée sur animaux anesthésiés et est réalisé en environ 1 minute. Lors de la 15ème semaine de régime riche en graisse, des prélèvements seront réalisés sur 5 souris. Ces prélèvements seront faits à 0, 6h, 24h, 72h et 7 jours après l’injection de l’anticorps. Cela permettra de mesurer la concentration de l’anticorps dans le plasma et de déterminer sa demi-vie plasmatique. Ces prélèvements seront réalisés sur animaux sous anesthésie locale. Cette procédure est réalisée en 1 minute environ.
Impact sur les animaux
Les injections répétées peuvent parfois engendrer une douleur ou très rarement une ulcération au niveau des sites d’injection. Le traitement oral peut entrainer principalement une irritation/inflammation de l’œsophage avec pour conséquence un inconfort de la souris pour se nourrir et donc une perte de poids.
Devenir
Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (foies) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.
Remplacement
Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires et ex vivo sur des tissus de patients afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.
Réduction
Les tailles d’effectifs ont été déterminées grâce à une précédente étude afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.
Raffinement
Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification, des briques de tremble à ronger, un tunnel pour se cacher, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Des méthodes anesthésiques, analgésiques et de confort seront appliquées lors des procédures le nécessitant. Les animaux sont observés quotidiennement. Avant les procédures le nécessitant, au cours de la période d’acclimatations de 7 jours, les souris seront laissées 2-3 jours sans manipulation puis habituées à la contention afin de diminuer le stress lié aux injections et au traitement oral. Il sera également prévu une habituation au traitement oral à l’aide d’une sonde trempée dans une solution de glucose. Des points limites spécifique au projet ont également été établis faisant référence aux injections : apparition d’une induration au niveau des sites d’injection du traitement et au traitement oral : fausse route, animal observé dans les heures qui suivent et sacrifié si état satisfaisant non recouvré.
Choix des espèces
Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques actuellement prescrites chez l’homme. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 semaines minimum. Ce choix se rapproche de l’âge chez l’humain lors du développement de fibrose hépatique (âge adulte).
Validation d’un protocole de thérapie génique et essai pré-clinique dans un modèle murin pour une neuropathie fatale chez l’Homme
- Recherche appliquée
- Troubles musculosquelettiques
- Troubles nerveux
Une injection intraveineuse sous anesthésie générale, jusqu'à cinq prises de sang à la veine mandibulaire réparties sur douze mois, et cinq séries de cinq tests moteurs et sensitifs : les souris de ce projet portent la mutation d'une neuropathie mortelle et sans traitement chez l'être humain. 1 200 animaux vont être utilisés, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour la plupart et modéré pour 180 d'entre eux. Le porteur affirme que le phénotype de la lignée ne diffère pas du modèle sauvage pendant les douze mois d'expérimentation, tout en indiquant ailleurs que les défauts moteurs et sensoriels apparaissent dès trois mois aux tests comportementaux, ces mêmes tests servant à mesurer l'efficacité de la thérapie génique. Les anciens reproducteurs et les animaux au génotype non voulu sont tués, ceux du protocole sont tués pour prélever leurs organes, et une partie de la production part vers les autres projets de l'équipe en utilisation continue.
Objectifs
Ce projet concerne l'élevage d’une lignée de souris modèles d’une maladie neuromusculaire fatale chez l’Homme et pour laquelle il n’existe aujourd’hui aucun traitement, et le développement d’une thérapie génique pouvant constituer un traitement curatif pour cette pathologie. Cette maladie est provoquée par des mutations d’un gène, et cela entraine des troubles moteurs et sensoriels chez les patients dès l’enfance. La thérapie génique consiste donc à compenser le gène défectueux en important une copie du gène fonctionnelle dans l’organisme. Précédemment, nos collaborateurs ont développé un modèle souris qui reproduit pour la première fois les troubles moteurs et sensoriels retrouvés chez les patients. Nous avons élaboré une méthodologie avec ce modèle pour développer notre thérapie. L’objectif de cette étude est d’élever les animaux nécessaires pour pouvoir évaluer les bénéfices de ce protocole de thérapie génique grâce à un essai pré-clinique dans notre modèle sur une durée de 12 mois. Nous évaluerons ses bénéfices en évaluant le comportement et l’effet sur l’organisme de ces souris.
Bénéfices attendus
La validation de notre protocole et l’évaluation des bénéfices de notre thérapie génique chez la souris constituerait un premier pas vers une thérapie adaptable à l’Homme dans le cadre d’une maladie génétique rare (50 familles identifiées dans le monde). De plus, lors des analyses sanguines, nous aimerions pouvoir mettre en évidence des marqueurs sanguins de cette maladie. Ces marqueurs pourraient être utilisés également dans le cadre du diagnostic d’autres maladies neurodégénératives
Procédures
Les animaux auront un prélèvement d’un petit fragment de queue pour connaitre leur patrimoine génétique (1min par animal, une seule fois). Une partie des souris recevront une injection intraveineuse (durée : 5mn) sous anesthésie générale. Une partie des souris auront 5 prélèvements sanguins maximum répartis sur 12 mois (durée : 5mn) au niveau de la veine sous mandibulaire sous anesthésie générale. Ces mêmes animaux réaliseront 5 fois une série de tests comportementaux moteurs et sensitifs (5 tests comportementaux répartis sur 5 jours, durée : entre 30s et 15mn par test) entre 1 mois et 12 mois. Ces tests permettront d’évaluer les capacités motrices et sensorielles des animaux permettant de rendre compte de l’efficacité de l’approche thérapeutique. Les animaux seront euthanasiés par une méthode règlementaire à la fin de la procédure.
Impact sur les animaux
L’injection intraveineuse, et les prises de sang par la veine sous mandibulaire pourront induire un stress faible chez les animaux et un léger inconfort au site d’injection ou de prélèvement respectivement. Un risque d’hypothermie et d’arrêt respiratoire lors des anesthésies reste possible mais très rare. Les tests comportementaux pourront induire un stress variable chez les animaux allant de faible à modéré. Un phénotype dommageable est développé par les souris à partir de 15 mois ce qui n’aura pas d’impact ici sachant que les souris sont maintenues jusqu’à 12 mois au maximum. Les animaux pourront ressentir une légère et brève douleur lors du prélèvement de queue pour connaitre leur patrimoine génétique.
Devenir
les anciens reproducteurs et les animaux porteurs de genotypes non souhaités seront euthanasiés. Les animaux utilisés pour évaluer les bénéfices de la thérapie devront être euthanasiés pour le prélèvement d’organes post mortem pour l’analyse. Une partie des animaux produit sera en utilisation continue dans nos autres projets de recherche.
Remplacement
Le projet a pour but de valider un premier essai pré-clinique de thérapie génique pour une maladie neuromusculaire fatale et incurable chez l’Homme. Les modèles in vitro (cellules immortelles et neurones en culture) ont permis de mettre en évidence des effets au niveau moléculaire etcellulaire de cette approche. Cette approche thérapeutique nécessite d’être validée dans un organisme modèle de mammifère. Le tissu nerveux ne pouvant être accessible chez l’Homme et les essais thérapeutiques ne pouvant être testés directement chez l’Homme, il est essentiel de prouver l’efficacité de notre approche dans une étude pré-clinique chez la souris.
Réduction
Les expériences seront réalisées avec la volonté de réduire au maximum le nombre d’animaux par condition expérimentale tout en conservant un nombre suffisant de souris par lot pour pouvoir analyser nos résultats de façon statistique et ne pas avoir besoin de reconduire ce type de projet. Les accouplements seront contrôlés afin de générer que les animaux nécessaires pour le projet. Un total de 1200 animaux est prévu pour le projet.
Raffinement
Nos animaux seront hébergés dans une animalerie agréée avec un accès à l’eau et à la nourriture à volonté. Ils bénéficieront d’un enrichissement règlementaire. Le phénotype de notre modèle murin ne diffère pas du modèle sauvage durant le temps de l’expérimentation (12 mois maximum) permettant un hébergement en cage collective pour respecter leurs besoins sociaux. L’injection intraveineuse de notre thérapie génique est réalisée sous anesthésie générale avec un réveil post-anesthésie dans une cage chauffée, du gel ophtalmique est appliqué post-injection et mise en place d’une analgésie si besoin. Les prises de sang sont effectuées sous anesthésie générale avec réveil post-anesthésie dans une cage chauffée. L’organisation des tests comportementaux seront précédés d’une phase d’entrainement et une période de récupération d’au moins une demi-journée voire 1 jour entier est prévue afin de limiter au maximum le stress des animaux. Chaque animal sera surveillé de façon individuelle et de façon quotidienne. A chaque étape du projet, des points limites ont été établis et seront respectés pour soustraire l’animal à la souffrance.
Choix des espèces
Avec 98 pourcents d’identité protéique avec l’Homme, la souris constitue un modèle idéal pour reproduire les pathologies humaines afin de les étudier dans un contexte physiologique mais également de pouvoir tester et valider des approches thérapeutiques. L’étude de caractérisation du modèle utilisé dans ce projet a montré qu’il reproduit pour la première fois les désordres moteurs et sensoriels retrouvés chez les patients atteints de neuropathies à axones géants, justifiant son utilisation pour valider notre approche de thérapie génique. Les souris seront prélevées pour connaitre leur patrimoine génétique à l’âge de 7 à 10 jours. Notre projet utilisera le stade juvénile (1 mois) pour l’injection. En effet, les premiers symptômes se développant chez l’Homme à 2 ans, il est nécessaire de débuter la stratégie le plus tôt possible afin d’être le plus en amont possible afin de limiter au mieux les symptômes (1 mois) et de la poursuivre jusqu’au stade adulte (12 mois) pour valider notre protocole et évaluer ses bénéfices au niveau comportemental et histologique. Notre modèle murin présente des défauts moteurs et sensoriels (visibles uniquement au moment de tests comportementaux à partir de 3 mois). Un phénotype dommageable est développé par les souris à partir de 15 mois ce qui n’aura pas d’impact dans notre projet sachant que nos animaux seront maintenus jusqu’à 12 mois au maximum.
Elevage d’une lignée murine modèle de cancer du tissu mammaire au phenotype dommageable
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système immunitaire
Vingt-quatre naissances par mois pendant cinq ans, soit 1 440 souris produites par quatre cages d'accouplement maintenues en continu : cet élevage transmet à la moitié des animaux, 720 individus, un transgène qui leur fait développer spontanément des tumeurs mammaires. Les procédures sont déclarées d'un niveau de souffrance léger, ce qui couvre la biopsie de queue avant quatorze jours et la goutte de sang prélevée par poinçon de joue à trente jours, sans couvrir le développement tumoral lui-même, que le porteur décrit comme pouvant provoquer douleurs, dégradation physique et mort. La tumeur est palpée puis mesurée une fois par semaine à partir de cinq mois, et l'animal est tué lorsqu'elle atteint un centimètre cube. Les animaux non tués rejoignent d'autres projets en utilisation continue, 144 environ étant tués parce que leur génotype ne convient à aucun protocole ou parce qu'ils ont fini de reproduire, et le porteur affirme que les souris transgéniques sont "l'unique moyen" de suivre les cellules qui l'intéressent dans un "organisme entier".
Objectifs
Le programme de travail repose sur l’observation fondamentale que les cellules myéloïdes, une population du système immunitaire, sont impliquées dans le développement tumoral et la résistance aux thérapies anti-cancéreuses. L'étude de l'impact des thérapies conventionnelles ainsi que les nouvelles immunothérapies sur ces populations de macrophages sont nécessaires pour comprendre comment ces populations interviennent dans les résistances à ces thérapies et donc à la rechute tumorale. La complexité des interactions cellulaires intervenant dans ces processus nécessite l'utilisation de modèles animaux developpant des cancers de manière relativement controlée mais le plus proche de ce que l'on peut observer chez l'homme.
Bénéfices attendus
Le cancer du sein touche plus de 2 millions de femmes dans le monde avec 670.000 décès recensés en 2022. Il touche les femmes sans distinction d'âge et représente donc un enjeu de santé publique majeur. Le besoin de recherche scientifique sur ce cancer est nécessaire. Comprendre le rôle des macrophages dans le developement des cancers et la resistance aux thérapie anti-cancéreuses (radiothérapie, chimiothérapie, immunothérapies) est capitale. Ces thérapies sont actuellement les seules armes que nous possédons pour traiter les patients et pourtant dans encore trop de cas ces thérapies ne font que prolonger la durée de vie et souffrent d'effet secondaires très lourds. Le modèle de souris utilisé est un modèle qui reproduit de façon relativement fidèle, les différents stades de cancer du sein que l'on peut observer chez l'homme. C'est donc un modèle très utile pour tester et developper de nouvelles approches thérapeutiques.
Procédures
En raison du developpement pontanée de tumeur de nos modèles transgéniques, nous réaliserons un suivi de croissance tumorale par palpation puis avec pied à coulisse sur animal vigile 1 fois par semaine à partir de 5 mois d'àge : 1min par animal pour mesure de la masse tumorale. Pour assurer l’identification génétique de nos animaux, les animaux subiront une biopsie au niveau de la queue avant 14 jours d'âge - 1 min par animal et un prelevement de sang 1 goutte par poinçon de joue à 30 jours d'âge - 2min par animal sur animal vigile.
Impact sur les animaux
Les animaux subiront une biopsie de l’extrémité de la queue et un prélèvement de sang (quelques gouttes) pour génotypage. Ces gestes peuvent engendrer des douleurs légères de courte durée et un stress chez l’animal. Les prélèvements sanguins peuvent également provoquer un hématome dans de rare cas. Les effets indésirables pouvant survenir chez les animaux sont majoritairement liés à l'apparition spontanée de tumeurs mammaires. Les animaux vont alors subir le développement d'une ou plusieurs tumeurs pouvant amener à la dégradation de la condition physique, du stress, des douleurs et un developpement tumoral pouvant provoquer la mort.
Devenir
Les animaux produit par cet elevage seront utilisés dans le cadre de projet en cours et futurs dans le cadre d'une utilisation continue. Dans quelques cas (animaux du mauvais génotype ne pouvant pas être inclus dans un autre projet de recherche et anciens reproducteurs), les animaux seront euthanasiés. Evalué à 10 pourcent soit 144 animaux
Remplacement
Le modèle animal de cancer du sein permet d'apprehender la complexité des interactions entre les macrophages et l'environnement tumoral en réponse aux thérapies. L'utilisation d'animaux est donc nécessaire. Cependant nous utilisons dans certains cas ce modèle pour des expériences de cocultures in vitro des cellules tumorales, permettant de tester plusieurs conditions à partir d'un seul animal.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux générés dans cet elevage, nous faisons particulièrement attention aux génotypes des parents afin qu'un maximum des descendants ait le bon genotype. Nous controlons le nombre de couple afin de ne pas générer d'excédent de stock. Les animaux dont le genotype ne correspond pas sont dans la plupart des cas utilisés dans le cadre d'autres projets déclarés afin de ne pas produire d'animaux inutilement. Cette utilisation rentre dans le cadre d'une utilisation continue. Dans l'ensemble 4 cages d'accouplement sont maintenues en continue. A raison d'une porté de 6 par mois, ceci represente au mieux 24 animaux par mois soit sur 5 ans un elevage de 1440 animaux. La présence du transgène chez la femelle induit un phénotype dommageable amplifié par la gestation et donc l’atteinte des points limites (taille de tumeur) ne permet pas d’aboutir jusqu’à la délivrance et sevrage de la descendance. Ainsi, les accouplements se feront uniquement avec des males heterozygote pour le transgène au phenotype dommageable, le genotype dommageable ne touchera que 720 animaux sur 5 ans.
Raffinement
Les animaux sont hébergés conformément à la réglementation avec température et hygrométrie contrôlée, cycle jour/nuit 12/12, avec au maximum 6 animaux par cages. Chaque cage contient au moins deux éléments d'enrichissement : nid en carton et bâton à ronger. La surveillance quotidienne du bien-être animal est prise en charge par un personnel dédié au soin et à l’expérimentation. Ce modèle tumoral est sans risque infectieux. Nous mettons en place un point limite et la surveillance de ces derniers dont les critères limite considérablement l'emergence de signe de souffrance liés au developement de la tumeur. En effet, un suivi de la charge tumorale 1 fois par semaine à partir de 5 mois d'âge est mis en place. Lorsque la tumeur atteint 1cm3 critère point limite, l'animal en elevage est euthanasié. Pour diminuer le stress, les conditions globales d'hébergement des animaux ne changent pas outre des conditions de raffinement supplémentaires si necessaire. Tout animal blessé ou montrant des situations d'inconfort indépendante du contexte tumoral sera euthanasié. Une surveillance accrue sera réalisée lors des prélèvements de tissu pour génotypage : une compression de la zone d'incision sera effectuée pour stopper les petits saignements, le regroupement et la prise en charge des souriceaux par la mère seront vérifiés
Choix des espèces
Nous étudions la mobilisation d'un grand nombre de cellules immunitaires à travers les tissus et l'impact de drogues anti-tumorales sur l'organisme entier. Les souris transgéniques utilisées sont l'unique moyen d'obtenir les outils permettant de tracker les cellules d'intérêts par des techniques d'imagerie dans le modèle de tumeur mammaire spontanné Les animaux sont utilisés entre 7 et 14 jours de vie pour le génotypage, 1 mois de vie pour le prélèvement sanguin puis dans ce modèle, les tumeurs deviennent palpable entre 6 et 12 mois d’âge.
Conséquences de la dysbiose intestinale liée à l’âge sur les défenses immunitaires contre les infections respiratoires
- Recherche fondamentale
- Système respiratoire
Pour vérifier si le microbiote intestinal de souris âgées transmet une sensibilité accrue aux infections respiratoires, 1 653 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées. Trois semaines d'antibiotiques dans l'eau de boisson, un gavage de matières fécales sur animal éveillé, puis une infection par le pneumocoque ou le virus grippal déposée dans le nez sous anesthésie générale. Le porteur prévoit la mise à mort vingt-quatre heures après le pneumocoque et quatre jours après la grippe, en indiquant que ce calendrier précède l'apparition des signes cliniques, tout en décrivant une perte de poids qui commence dès le deuxième ou le troisième jour. Au-delà de ces délais peuvent survenir prostration, tremblements, respiration laborieuse et hypothermie, et une perte de poids de 20 % déclenche la mise à mort.
Objectifs
Les personnes âgées sont sensibles aux infections respiratoires. Des travaux récents montrent que le microbiote intestinal intervient dans les mécanismes de défense contre les infections, dont les infections respiratoires. Le microbiote intestinal produit de nombreux métabolites qui diffusent dans le sang et activent le système immunitaire dans les poumons. La fonction du microbiote intestinal (dysbiose) chute avec l’âge. Nous proposons que la dysbiose liée à l’âge participe à la susceptibilité des personnes âgées aux infections respiratoires virales et bactériennes. A notre connaissance, cette hypothèse de travail n’a pas encore été étudiée. Afin de valider cette hypothèse, notre premier objectif sera de démontrer que le microbiote intestinal isolé de souris âgées transmet une susceptibilité accrue à l’infection chez des souris receveuses jeunes. Pour cela, des expériences de transfert de flore fécale seront réalisées. Brièvement, des souris dépourvues en flore intestinale ou préalablement traitées avec une large gamme d’antibiotiques (afin d’éliminer le microbiote résiduel) recevront du microbiote (fèces) de souris âgées ou de souris jeunes. Les souris colonisées seront ensuite infectées avec le pneumocoque (première cause de pneumonie bactérienne chez l’homme) ou le viral grippal. Nous déterminerons la charge bactérienne et virale dans les poumons. Nous nous attendons à ce que les souris ayant reçu le microbiote de souris âgées soient plus sensibles à l’infection par rapport aux souris ayant reçu le microbiote de souris jeunes. Nous déterminerons la composition du microbiote et quantifierons les métabolites microbiens (fèces et sang) des souris colonisées. Nous corrélerons ces données avec les paramètres infectieux. Cela nous permettra d’identifier des candidats potentiellement impliqués dans la défense contre l’infection. Les candidats identifiés seront ensuite testés dans nos modèles d’infection. La demande concerne la procédure de colonisation des souris, le suivi des souris colonisées, l’infection des souris avec le pneumocoque ou le virus grippal, la quantification de la charge infectieuse et l’analyse des mécanismes immunologiques sous-tendant la susceptibilité à l’infection. La demande concerne également des procédures expérimentales visant à valider les candidats à potentiel thérapeutique issus de nos recherches. Il pourra s'agir de métabolites dont la production chute massivement chez la souris/individu âgé(e).
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra de mieux comprendre pourquoi les personnes âgées sont sensibles aux infections respiratoires. Ce projet pourrait permettre d’identifier des métabolites microbiens (dérivés du microbiote intestinal) capables, à distance, d’activer certaines cellules du système immunitaire et de favoriser la défense contre les infections respiratoires. Outre l’intérêt fondamental, des retombées thérapeutiques sont attendues de ce projet.
Procédures
Le traitement aux antibiotiques (ajoutés dans l’eau de boisson) durera trois semaines. La colonisation des souris sera réalisée par gavage sur animaux vigiles. Les souris seront infectées deux à trois semaines après colonisation. L’infection sera réalisée par voie intra-nasale sous anesthésie générale. Les souris seront euthanasiées avant l’apparition des signes cliniques liés à l’infection (24 heures près l’infection par le pneumocoque et 4 jours après infection par le virus grippal). Ce choix maximise les données obtenues à partir de chaque animal, afin de limiter l'utilisation d'animaux supplémentaires, et ce, sans pour autant compromettre le bien-être animal. Pour le traitement, en fonction de la nature du ou des métabolites, ces derniers seront administrés par gavage ou dans l’eau de boisson. Les doses correspondront à des doses physiologiques. Outre les paramètres cliniques, des études de pharmacocinétique et de biodistribution seront menées par prélèvements de sang et dans différents organes.
Impact sur les animaux
Un stress momentané est possible suite à la colonisation (gavage sur animaux vigiles). Dans nos conditions expérimentales, les animaux infectés par le virus grippal commencent à perdre du poids à partir du 3ème jour. Le sacrifice a lieu 4 jours après l’infection, avant l’apparition des signes cliniques. Lors de l’infection par le pneumocoque, les animaux commencent à perdre du poids au 2ème jour. La mise à mort des animaux a lieu 1 jour après l’infection. Les conséquences de l’infection peuvent se traduire par des signes légers ou modérés tels que la diminution des soins et une consistance anormale des fèces. Des signes sévères de mal-être post-infection peuvent aussi survenir au-delà de 5 jours (virus grippal) et de 2 jours (pneumocoque) tels que la prostration, tremblement, poil piqué associé à une ligne dorsale marquée, respiration laborieuse (fréquence et type significativement modifiés), état général apathique, hypothermie, et perte de poids.
Devenir
Les animaux sont euthanisés selon la procédure en vigueur à l'issue de chaque procédure.
Remplacement
Les expériences ont été planifiées en tenant compte de la règle des 3 R. L’étude des effets physiopathologiques de l’infection par le pneumocoque ou le virus grippal et de l’efficacité des transferts de flore nécessitent l’utilisation d’organisme entier, et ne laissent pas la possibilité de remplacer les animaux utilisés par des systèmes cellulaires. Suite à l’infection respiratoire, le système immunitaire s’active et conduit à une inflammation. Celle-ci se traduit par le recrutement et l’activation de nombreux types cellulaires et par la production de facteurs solubles (cytokines, chimiokines etc). Cette réaction est sous la dépendance d'un réseau complexe de cellules et de facteurs solubles qui ne peut pas être reproduite in vitro. Par ailleurs, les effets des transferts de flore fécale ne peuvent être évalués qu’in vivo. Le modèle souris est pertinent pour ce type d’étude.
Réduction
Il n’existe pas de méthode de substitution pour étudier les effets physiopathologiques de l’infection par le virus grippal ou le pneumocoque et pour évaluer l’efficacité de médicaments lors de l’infection. Il en est de même pour l’étude du microbiote intestinal et de ces interactions avec les cellules immunitaires du poumon. Nos procédures expérimentales ont un caractère de stricte nécessité et ne peuvent pas être remplacées par d’autres modèles n’impliquant pas l’utilisation d’animaux vivants et susceptibles d’apporter le même niveau d’informations. Le modèle souris est particulièrement pertinent pour ce type d’étude.
Raffinement
Le raffinement est obtenu par (i) la mise au point de procédures rigoureuses, (ii) la formation du personnel, (iii) un suivi quotidien de l’état de santé des animaux (iv) le recours à des procédures non invasives et non douloureuses. Pour les procédures induisant une douleur, les animaux seront anesthésiés. Les animaux seront sous surveillance rapprochée pendant la durée de l’étude. Les conséquences de l’infection peuvent se traduire par des signes légers ou modérés tels que la diminution des soins et une consistance anormale des fèces. Tout signe éventuel de détresse (signes sévères) incluant prostration, changement du comportement de l’animal (diminution des soins, animal prostré), tremblement, poil piqué associé à une ligne dorsale marquée, consistance anormale des fèces associée à une distension de l’abdomen, respiration laborieuse (fréquence et type significativement modifiés), état général apathique, hypothermie fera l’objet d’une attention particulière. Si une perte de poids supérieure à 20% survenait, ou un signe évident de souffrance, les animaux concernés seront euthanasiés selon la procédure en vigueur. Les points limites sont définis selon les directives de l’OCDE (document ENV/JM/MONO(2000)7) et incluent notamment : perte de poids supérieure ou égale à 20% par rapport au poids initial, hypothermie, problèmes ambulatoires, accès à la nourriture et à l’eau, difficulté à respirer, automutilation, blessure ou plaie etc. Afin de réduire le stress, le milieu sera enrichi avec du matériel de nidification. Les procédures sont réalisées dans une zone calme différente de la pièce d’hébergement. Les animaux seront manipulés avec délicatesse (de préférence par le même expérimentateur). Outre le respect de la règle des R, ces précautions sont importantes pour éviter tout biais sur les résultats expérimentaux.
Choix des espèces
La souris représente un modèle de choix pour modéliser les infections respiratoires. Par ailleurs, même si la composition du microbiote varie entre une souris et un humain, il y a de nombreux points communs sur leur activité métabolique, notamment les produits issus de la fermentation. De nombreux métabolites communs sont retrouvés chez la souris et l’homme.
Étude du rôle d’un transporteur de lipides dans la progression du cancer du sein chez la souris (EU 1/2)
- Recherche fondamentale
- Oncologie
Injectées dans la glande mammaire ou dans la veine de la queue avec des cellules de cancer du sein humain, 320 souris Nude sont ensuite mesurées au pied à coulisse trois fois par semaine et transportées dans un autre établissement pour jusqu'à douze séances d'imagerie sous anesthésie. Toutes seront tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour prélever tumeurs et organes. Leur système immunitaire déficient, qui permet à la tumeur humaine de prendre, les rend aussi vulnérables aux infections, et la croissance tumorale peut entraîner nécrose des tissus, difficultés à se déplacer et perte de poids. Le porteur juge la nécrose "peu probable d'après notre expérience sur le modèle" tout en la citant parmi les cas les plus sérieux attendus, et affirme avoir "besoin d'un modèle qui mime ce qui se passe en clinique chez les patients traités".
Objectifs
Le cancer du sein est le premier cancer en termes d’incidence et en termes de mortalité chez les femmes. Dans le contexte du cancer du sein, le constituant majoritaire de l’environnement entourant la tumeur est le tissu adipeux, dont les adipocytes constituent une majeure partie. Le développement tumoral s’accompagne de besoins énergétiques important et les cellules tumorales disposent de plusieurs sources d’énergie, dont les lipides. Il a été montré une expression importante d’un transporteur d’acides gras par les cellules tumorales mammaires les plus agressives entraînant une captation élevée d’acides gras et augmentant leur agressivité. En exprimant ce transporteur, les cellules tumorales pourraient potentialiser leur capacité à former des métastases en favorisant leur captation d’acides gras apportant une source d’énergie importante permettant à ces cellules tumorales de migrer et survivre à distance de la tumeur mammaire. Cette participation au processus métastatique semble être une caractéristique commune à plusieurs types de cancers et, cliniquement, les chercheurs ont observé que la présence de cellules exprimant ce transporteur d’acides gras était corrélée avec des tumeurs très agressives et un mauvais pronostic. Ces résultats suggèrent donc que ce transporteur d’acides gras est une « signature » des cellules qui ont le potentiel de former des métastases. L’objectif de ce projet est de déterminer le rôle de cette protéine dans la progression du cancer du sein. Le projet se déroulera dans deux établissements en raison de l’indisponibilité de certains équipements d’imagerie dans l’établissement principale.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra d’identifier le rôle d’un transporteur d’acides gras dans la progression tumorale et métastatique mammaire. A travers la compréhension de son rôle et des conséquences de son inhibition sur le développement du cancer du sein nous pourrons mettre en évidence que cette protéine est une cible thérapeutique intéressante dans le cancer du sein, particulièrement dans les cancers les plus agressifs et notamment au stade métastatique. Cela ouvrira de nouvelles voies thérapeutiques dans le traitement du cancer du sein triple négatif. De plus, ce transporteur se retrouve surexprimé non seulement dans le cancer du sein mais dans d’autres cancers également, la compréhension de son rôle dans la progression cancéreuse et comme potentielle nouvelle cible thérapeutique est donc également intéressante et potentiellement applicable dans le cadre d’autres types de cancer.
Procédures
Le modèle animal utilisé dans le projet dispose d’un système immunitaire déficient réduisant sa capacité à lutter efficacement contre les microbes ce qui les rends plus sensible aux infections. Au cours de ce projet les animaux seront soumis à différents gestes techniques liés à la mise en place des modèles de cancers mammaires et à leurs traitements. Les différents gestes réalisés sur les souris incluront au maximum les étapes suivantes en fonction des questions scientifiques : i) Injections unique orthotopiques (15 seconde/animal) dans la glande mammaire après traitement hormonale dans l’eau de boisson (15 jours) ou ii) intraveineuse de cellules tumorales sur animal vigile (15 seconde/animal) iii) Suivi du poids et de la croissance tumorale mesure de la taille de la tumeur 3 fois par semaine sur animal vigile (2 minutes/animal) iv) Injection intrapéritonéale des traitements sur animal vigile (1x/semaine, 2min/animal pendant 28 jours soit 4 injections/animal) v) Transport vers un autre établissement et imagerie sur animal anesthésié (12 séance maximum, 30 min) vii) Euthanasie selon une méthode réglementaire à la fin de la procédure et prélèvements des tumeurs et des organes pour analyse.
Impact sur les animaux
Les principaux effets indésirables attendus dans ce projet sont : 1) L’immunodéficience du modèle animal réduisant sa capacité à lutter efficacement contre les microbes ce qui les rend plus sensibles aux infections. 2) Le stress de la nouveauté (néophobie) lors des changements de conditions (traitement dans l’eau de boisson, nouveau régime alimentaire, ou encore lors du transport vers un autre site pour l’imagerie) 3) Le stress et le risque de lésion au niveau de la queue ou de la glande mammaire suite aux injections des cellules tumorales. 4) Le risque d’une croissance tumorale importante pouvant entrainer dans les cas les plus sérieux : une nécrose des tissus (peu probable d’après notre expérience sur le modèle), des difficultés de mobilité, ou encore une perte de poids. 5) Les risques liés aux anesthésies (hypothermie, hypoventilation, arrêt cardio-respiratoire, etc.) durant l’imagerie.
Devenir
A la fin des différents actes et de la période de maintien prévu, l’ensemble des animaux (n=320) sont euthanasiés par une méthode réglementaire en vue de réaliser les différents prélèvements. Les tumeurs et les organes seront récupérés et analysés.
Remplacement
Les études in vitro déjà menées ont permis de sélectionner/affiner au mieux les conditions expérimentales du projet afin de réduire au maximum le nombre d’animaux impliqués dans cette étude. En effet, cette étude doit être conduite in vivo car celle-ci prend en considération la tumeur, son environnement ainsi que l’ensemble des interactions mises en jeu. Ainsi, il n’y a pas de modèles alternatifs au modèle animal permettant de recréer l’ensemble des acteurs impliqués dans le développement tumoral et l’action des traitements proposés. Nous avons besoin d’un modèle qui mime ce qui se passe en clinique chez les patients traités. Travailler sur des cultures cellulaires ne permet pas de répondre à ce que sera l’efficacité d’un médicament sur une tumeur en trois dimensions et avec son microenvironnement. C’est pourquoi, le modèle de xénogreffe ou d’injection en intraveineux chez la souris permet de créer un modèle d’étude qui se rapproche de celui observé chez les patients.
Réduction
Le projet impliquera un total de 320 animaux. Nous limitons au maximum le nombre d’animaux par groupe de façon à obtenir des résultats statistiquement fiables. A cause des variabilités inter-animales et intergroupes, un nombre trop restreint d’animaux engendrerait des résultats trop variables et non valides. Compte tenu des données de la littérature (variabilité attendue) et des effets espérés, un test de puissance statistique a été utilisé pour déterminer le nombre minimum d’animaux nécessaire pour cette étude. Notre procédure expérimentale a été affinée pour éviter l'utilisation inutile de souris. Chaque groupe de traitement comportera 10 souris au total. Par ailleurs, l'analyse statistique sera réalisée avec les tests adaptés. Pour ce faire, nous adapterons chaque test statistique en fonction du type de résultats et d’analyse à effectuer.
Raffinement
Dans la réalisation de ce projet, l’ensemble des procédures ont été mise au point afin de permettre une interprétation fiable dans le respect du bien-être animal, en limitant la douleur et le stress (anesthésie, formation, suivi, etc.). Les conditions d’hébergement sont conformes à la réglementation, les animaux disposent de nourriture et d’eau ad libitum. Le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification ou de maison de type igloo. Nous nous efforçons à chaque instant de raffiner nos procédures afin de garantir le bien-être des animaux en cours de procédure grâce à une surveillance attentive (point limite) et des soins adaptés (anesthésie, suivi, etc.).
Choix des espèces
Justification de l’espèce : La souris est un mammifère comme l’Homme, la souris Nude est l’un des rares modèles permettant de créer des xénogreffes de tumeurs humaines sans qu’il n’y ait de rejet du non-soi (modèle immunodéficient). La souris est le modèle le plus utilisé en première ligne et il permet d’acquérir un grand nombre d’information dans un temps relativement court. Description du ou des modèle(s) : Nous utiliserons des souris Nude qui présentent une mutation de leur système immunitaire. Les souris peuvent ainsi recevoir des cellules d’une autre espèce et les cellules injectées pourront proliférer sans être rejetées. Justification du stade de développement : Livraison des animaux âgés de 4 semaines. Début de l’expérimentation après deux semaines d’acclimatation soit à 6 semaines ; ce stade est couramment utilisé dans la littérature ce qui nous permettra de comparer nos résultats avec les données publiées.