Les questions parlementaires

Programme national pour les méthodes non animales

expérimentation animale

Question écrite n° 34272, Assemblée nationale, 24 février 2004

Le résumé de l'OXA

Le député demande à la ministre de l'industrie si un programme national de développement et de validation des méthodes non animales est envisagé.

1 demande : réponse partielle à 1.

  1. Si un programme national de développement et de validation des méthodes substitutives est envisagé.

    Réponse partielle La réponse type porte sur le recours ; sur le programme, elle dit seulement que les recherches dépassent le cadre national et que la Commission doit préciser ses moyens.

La fiche

Thèmes : méthodes sans animaux, cosmétiques, droit européen

Auteur
M. Dominique Paillé (Union pour un Mouvement Populaire, Deux-Sèvres (4e circonscription))
Ministère interrogé
industrie
Rubrique
Animaux
Question publiée
au Journal officiel du 24 février 2004
Réponse publiée
au Journal officiel du 8 juin 2004
Statut
Réponse publiée
Sources

La question

(Question écrite n° 34272 de M. Dominique Paillé, Assemblée nationale, JO du 24 février 2004)

M. Dominique Paillé attire l'attention de Mme la ministre déléguée à l'industrie sur la situation préoccupante concernant les tests sur animaux utilisés par l'industrie cosmétique française. Le ministère de l'industrie a déposé un recours à l'encontre de la Commission européenne à propos de la directive 2003/15/CE visant à interdire les tests et la vente des produits cosmétiques testés sur les animaux. Ce recours engagé par la France est compris comme une menace de régression en matière de protection animale et de sécurité du consommateur. Or, d'autres méthodes d'évaluation applicables à tous les tests cosmétiques existent déjà dans certains pays européens et qui utilisent 8 000 ingrédients sur le marché. Par conséquent, il lui demande si la mise en place d'un programme national de développement et de validation des méthodes substitutives est envisagée.

La réponse

(Réponse du ministère : industrie, JO du 8 juin 2004)

La directive communautaire 2003/15/CE du 27 février 2003 modifie la directive 76/768/CEE concernant le rapprochement des législations des États membres relatives aux produits cosmétiques. Entre autres, de façon schématique, cette directive interdit dans des délais fixés la mise sur le marché de produits cosmétiques contenant des ingrédients ayant fait l'objet d'une expérimentation animale. Le recours en annulation de cette directive déposé par la France devant la Cour de justice des Communautés européennes a pour but de lever l'insécurité juridique liée à l'application de cette interdiction. En effet, la directive n'est pas suffisamment explicite sur la possibilité ou non d'utiliser dans l'industrie cosmétique des informations et résultats obtenus par des expérimentations animales requises en application d'autres réglementations mises en place afin d'assurer la sécurité sanitaire du consommateur. Toute interprétation différente selon les États membres nuirait à l'objectif initial de rapprochement des législations. Ainsi, le considérant 12 de la directive 2003/15/CE fait explicitement référence à la directive 67/548/CEE portant sur la classification, l'emballage et l'étiquetage des substances dangereuses. Or, cette directive implique des essais sur animaux. De même, la décision de la Commission 96/335/CE du 8 mai 1996 porte établissement d'un inventaire et d'une nomenclature commune des ingrédients employés dans les produits cosmétiques. Cet inventaire, évolutif, comprend près de 8 000 ingrédients dont certains, matières premières parfumantes et aromatiques ainsi que substances chimiques, relèvent également de la directive 67/548/CEE citée ci-dessus. Le recours déposé a donc pour objectif de faire préciser l'articulation des différentes réglementations afin qu'elles soient appliquées de la même façon dans l'ensemble de l'Union européenne. Par ailleurs, la directive 2003/15/CE reconnaît la nécessité de disposer de délais pour l'application des interdictions des expérimentations animales. L'ampleur des recherches nécessaires au développement de méthodes alternatives validées nécessite des délais d'une part et dépasse le cadre national d'autre part. Compte tenu du calendrier imposé par la directive, ces efforts pour soutenir la recherche doivent effectivement être soutenus, et la Commission européenne doit préciser prochainement les moyens qu'elle entend mettre en oeuvre, par exemple au sein du 6e Programme cadre de recherche et développement (PCRD) et en termes de coordination des actions des différents États membres et acteurs économiques, comme le 9e considérant de la directive 2003/15/CE l'implique.

Les éléments concrets

Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.

  • La directive 2003/15/CE du 27 février 2003, qui modifie la directive 76/768/CEE, interdit dans des délais fixés la mise sur le marché de cosmétiques contenant des ingrédients testés sur animaux.
  • La France a déposé devant la Cour de justice des Communautés européennes un recours en annulation de la directive 2003/15/CE.
  • Le considérant 12 de la directive 2003/15/CE renvoie à la directive 67/548/CEE sur la classification, l'emballage et l'étiquetage des substances dangereuses, qui implique des essais sur animaux.
  • La décision 96/335/CE du 8 mai 1996 établit un inventaire des ingrédients employés dans les produits cosmétiques, qui en compte près de 8 000.

Le détail de l'analyse

Les questions liées

La même question, posée plusieurs fois

Les questions qui ont reçu la même réponse

Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.