Les questions parlementaires
Position sur le recours contre la directive 2003/15/CE
expérimentation animale
Question écrite n° 34997, Assemblée nationale, 2 mars 2004
Le résumé de l'OXA
La députée demande au ministre de l'industrie sa position sur le recours de la France contre la directive 2003/15/CE sur les tests cosmétiques.
1 demande : réponse à 1.
La position du ministre sur le recours contre la directive 2003/15/CE.
Réponse Le recours viserait à lever une insécurité juridique sur l'usage des données d'essais exigées par d'autres réglementations ; la réponse invoque aussi la nécessité de délais que reconnaîtrait la directive.
La fiche
Thèmes : cosmétiques, droit européen, méthodes sans animaux
- Auteur
- Mme Maryse Joissains-Masini (Union pour un Mouvement Populaire, Bouches-du-Rhône (14e circonscription))
- Ministère interrogé
- industrie
- Rubrique
- Animaux
- Question publiée
- au Journal officiel du 2 mars 2004
- Réponse publiée
- au Journal officiel du 26 octobre 2004
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite n° 34997 de Mme Maryse Joissains-Masini, Assemblée nationale, JO du 2 mars 2004)
Mme Maryse Joissains-Masini appelle l'attention de M. le ministre délégué à l'industrie sur la situation préoccupante concernant les tests sur les animaux utilisés par l'industrie cosmétique française. En effet, la France a engagé un recours à l'encontre de la Commission européenne à propos de la directive 2003/15/CE visant à interdire les tests et vente de produits cosmétiques testés sur animaux à partir de 2009. Ce recours représente une menace de régression en matière de protection animale, d'autant plus, que d'après certaines études, il est possible d'utiliser d'autres méthodes d'évaluation, et de mettre un terme aux tests cosmétiques sur les animaux. Elle lui demande de préciser sa position en la matière.
La réponse
(Réponse du ministère : industrie, JO du 26 octobre 2004)
La directive communautaire 2003/15/CE du 27 février 2003 modifie la directive 76/768/CEE concernant le rapprochement des législations des États membres relatives aux produits cosmétiques. Entre autres, de façon schématique, cette directive interdit dans des délais fixés la mise sur le marché de produits cosmétiques contenant des ingrédients ayant fait l'objet d'une expérimentation animale. Le recours en annulation de cette directive déposé par la France devant la Cour de justice des Communautés européennes a pour but de lever l'insécurité juridique liée à l'application de cette interdiction. En effet, la directive n'est pas suffisamment explicite sur la possibilité ou non d'utiliser dans l'industrie cosmétique des informations et résultats obtenus par des expérimentations animales requises en application d'autres réglementations mises en place afin d'assurer la sécurité sanitaire du consommateur. Toute interprétation différente selon les États membres nuirait à l'objectif initial de rapprochement des législations. Ainsi, le considérant 12 de la directive 2003/15/CE fait explicitement référence à la directive 67/548/CEE portant sur la classification, l'emballage et l'étiquetage des substances dangereuses. Or, cette directive implique des essais sur animaux. De même, la décision de la Commission 96/335/CE du 8 mai 1996 porte établissement d'un inventaire et d'une nomenclature commune des ingrédients employés dans les produits cosmétiques. Cet inventaire, évolutif, comprend près de 8 000 ingrédients dont certains, matières premières parfumantes et aromatiques ainsi que substances chimiques, relèvent également de la directive 67/548/CEE citée ci-dessus. Le recours déposé a donc pour objectif de faire préciser l'articulation des différentes réglementations afin qu'elles soient appliquées de la même façon dans l'ensemble de l'Union européenne. Par ailleurs, la directive 2003/15/CE reconnaît la nécessité de disposer de délais pour l'application des interdictions des expérimentations animales. L'ampleur des recherches nécessaires au développement de méthodes alternatives validées nécessite des délais d'une part et dépasse le cadre national d'autre part. Compte tenu du calendrier imposé par la directive, ces efforts pour soutenir la recherche doivent en effet être soutenus, et la Commission européenne doit préciser les moyens qu'elle entend mettre en oeuvre, par exemple au sein du 6e programme cadre de recherche et développement (PCRD) et en termes de coordination des actions des différents États membres et acteurs économiques, comme le neuvième considérant de la directive 2003/15/CE l'implique.
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La directive 2003/15/CE du 27 février 2003, qui modifie la directive 76/768/CEE, interdit dans des délais fixés la mise sur le marché de cosmétiques contenant des ingrédients testés sur animaux.
- La France a déposé devant la Cour de justice des Communautés européennes un recours en annulation de la directive 2003/15/CE.
- Le considérant 12 de la directive 2003/15/CE renvoie à la directive 67/548/CEE sur la classification, l'emballage et l'étiquetage des substances dangereuses, qui implique des essais sur animaux.
- La décision 96/335/CE du 8 mai 1996 établit un inventaire des ingrédients employés dans les produits cosmétiques, qui en compte près de 8 000.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 2003/15/CE du 27 février 2003, considérants 9 et 12 texte juridique
- Directive 76/768/CEE relative aux produits cosmétiques texte juridique
- Directive 67/548/CEE sur la classification, l'emballage et l'étiquetage des substances dangereuses texte juridique
- Décision de la Commission 96/335/CE du 8 mai 1996 texte juridique
- Sixième programme-cadre de recherche et développement (PCRD) texte juridique
Les organismes cités
Sur le site de l'OXA
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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.