Les questions parlementaires
Animaux élevés puis tués sans avoir été utilisés
Expérimentation animale: élevage d’animaux en nombre excédentaire
Question écrite E-002719/2020, Parlement européen, 5 mai 2020
Le résumé de l'OXA
Des députés demandent à la Commission comment elle réduit le nombre d'animaux élevés à des fins scientifiques puis tués sans avoir été utilisés dans des procédures.
1 demande : réponse partielle à 1.
Comment la Commission procède pour réduire le nombre d'animaux élevés à des fins scientifiques et non utilisés.
Réponse partielle Discussions avec les États, documents d'orientation sur les programmes d'élevage et orientations à venir sur les animaux génétiquement modifiés, sans objectif chiffré ; la réponse justifie l'excédent par la demande scientifique.
La fiche
Thèmes : conditions et devenir des animaux, statistiques, élevages et provenance des animaux
- Auteurs
- Eleonora Evi (NI)
- Francisco Guerreiro (Verts/ALE)
- David Cormand (Verts/ALE)
- Sirpa Pietikäinen (PPE)
- Petras Auštrevičius (Renew)
- Tilly Metz (Verts/ALE)
- Anja Hazekamp (GUE/NGL)
- Pascal Durand (Renew)
- Destinataire
- Commission européenne
- Date de la question
- 5 mai 2020
- Date de la réponse
- 9 juillet 2020
- Statut
- Réponse publiée
- Sources
La question
(Question écrite E-002719/2020 de Eleonora Evi et 7 autres députés, Parlement européen, 5 mai 2020)
D’après le rapport de la Commission du 7 février 2020 sur la mise en œuvre, dans les États membres, de la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques, outre les 10,9 millions d’utilisations signalées d’animaux, 12 597 816 animaux ont été élevés et mis à mort sans être utilisés dans des procédures.
Cela signifie qu’en 2017, en tout, 23,5 millions d’animaux ont été mis à mort à des fins scientifiques dans l’ensemble de l’Union.
La Commission peut-elle expliquer comment elle procède pour réduire le nombre d’animaux élevés à des fins scientifiques qui ne sont pas utilisés dans des procédures?
La réponse
(Réponse donnée par M. Sinkevičius au nom de la Commission européenne, 9 juillet 2020)
La directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques[1] réglemente l’élevage d’animaux à des fins scientifiques et exige que le principe des «trois R»[2] soit appliqué à toutes les activités couvertes par son champ d’application. La directive a été transposée en droit national et les États membres sont responsables de son application.
Pour faire en sorte qu’un nombre suffisant d’animaux adéquats soit disponible pour répondre à la demande scientifique, le nombre d’animaux élevés est supérieur au nombre d'animaux utilisés. Même si la fluctuation de la demande a surtout une incidence sur le nombre d’animaux éliminés et non utilisés, le chiffre total couvre également les animaux mis à mort
- pour leurs organes/tissus;
- à la fin de leur cycle reproductif;
- pour des raisons liées au bien-être;
- pour protéger l'intégrité sanitaire/scientifique de la colonie; et
- parce qu'impropres à un usage scientifique envisagé.
Un contrôle approprié des programmes d'élevage et l’application systématique du principe des «trois R» sont essentiels pour limiter le nombre d'animaux excédentaires. La Commission discute régulièrement de cette question avec les États membres.
Au sein de chaque établissement, un organisme chargé du bien-être animal fournit des conseils sur l'application des «trois R», et un réexamen des programmes d'élevage devrait faire partie intégrante du système national d’inspection.
Les services de la Commission, en collaboration avec les experts des États membres et les principales organisations de parties prenantes, ont élaboré plusieurs documents d’orientation[3] mettant l'accent sur l'efficacité des programmes d'élevage, non seulement du point de vue des éleveurs, mais aussi de celui des personnes chargées du contrôle des travaux (vétérinaires désignés, inspecteurs). L’objectif est de permettre à toutes les parties concernées de veiller en continu et dans toute la mesure du possible à minimiser l’excédent potentiel.
Les services de la Commission élaborent actuellement des orientations relatives aux animaux génétiquement modifiés, qui fourniront des conseils supplémentaires sur la façon de limiter le nombre d'animaux excédentaires.
[1]JO L 276 du 20.10.2010, p. 33.
[2] Pour «remplacer, réduire et raffiner» l’utilisation des animaux à des fins scientifiques.
[3] https://ec.europa.eu/environment/chemicals/lab_animals/pubs_guidance_en.htm
Les éléments concrets
Ce que la réponse avance de vérifiable. Survoler un élément montre son passage.
- La directive 2010/63/UE réglemente l'élevage d'animaux à des fins scientifiques.
- Le nombre d'animaux élevés à des fins scientifiques est supérieur au nombre d'animaux utilisés.
- Le total des animaux élevés et non utilisés comprend des animaux tués pour leurs organes, en fin de cycle reproductif, pour des "raisons liées au bien-être", pour protéger la colonie ou jugés impropres.
- Dans chaque établissement, un "organisme chargé du bien-être animal" conseille sur l'application des "trois R".
- Documents d'orientation de la Commission sur l'efficacité des programmes d'élevage, en ligne.
Le détail de l'analyse
Les sources de la réponse
- Directive 2010/63/UE texte juridique
- https://ec.europa.eu/environment/chemicals/lab_animals/pubs_guidance_en.htm lien, copie archivée
Sur le site de l'OXA
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Recueil établi et publié par l'Observatoire de l'Expérimentation Animale. Les textes des questions et des réponses sont ceux que publient l'Assemblée nationale, le Sénat et le Parlement européen. Un texte que les sources ouvertes ne donnent qu'en anglais est publié dans une traduction de l'OXA, avec l'original.
Cette analyse a été produite par un modèle de langage appliquant la grille de l'OXA décrite dans la méthode du recueil, et contrôlée par des scripts. Elle n'a pas été relue question par question.
L'élevage d'animaux génétiquement modifiés pour répondre à des demandes ou à des problématiques spécifiques s'est largement développé depuis les années 1980 et génère chaque année un "surplus" d'animaux qui ne correspondent pas aux attentes et seront donc généralement tués sans être utilisés. La modification génétique peut être neutre du point de vue de l'animal, ou bien générer un "phénotype dommageable", c'est-à-dire provoquer des souffrances.