Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

2280 souris génétiquement modifiées vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. On leur supprime une ou plusieurs protéines des lymphocytes T, par manipulation génétique ou par injection sur trois jours, avant de les mettre à mort pour prélever thymus, rate et ganglions, afin d’étudier la régulation des cellules T impliquées dans les maladies auto-immunes. Le porteur indique que l’absence de ces protéines peut provoquer un lymphome T et prévoit une mise à mort si le poids chute de 5 %. Il affirme qu’il est « impossible » de remplacer l’animal car les cellules T naïves doivent rester dans un environnement in vivo, les retombées thérapeutiques restant au stade des bases moléculaires.

NTS-FR-427559v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
Ikaros, Aiolos, Foxo1, lymphocytes T, système immunitaire
Souris : 2280

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Notre équipe travaille sur des protéines jouant un rôle crucial dans le développement et la fonction des cellules du système immunitaire. Ces protéines intéragissent avec d’autres protéines pour moduler la fonction des cellules T. Cependant, jusqu’ici, aucune étude n’a déterminé l’impact de l’absence cumulée de ces différentes protéines dans le devenir des cellules T. L’objectif de ce projet est de déterminer la coopération fonctionnelle entre différentes protéines dans les mécanismes qui contrôlent la génération et la maintenance des cellules T inflammatoires. Nous génèrerons différentes combinaisons de souris ne possédant plus ou partiellement ces protéines, soit de manière chronique dans les cellules T, soit de manière inductible après injection d’un composé spécifique. Après mise à mort, les organes lymphoïdes (thymus, rate, ganglions lymphatiques) seront récupérés et des expériences in vitro seront réalisées.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

L’utilisation de ces modèles murins nous permettra de comprendre comment un réseau de protéines peut contrôler la génération, la maintenance, l’activation des cellules T, qui sont des acteurs principaux dans différentes pathologies autoimmunes telles que la sclérose en plaque ou l’arthrite rhumatoïde. Comprendre les mécanismes sous-jacents permettra de poser les bases moléculaires pour le développement de nouveaux traitements pour ces pathologies.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les injections du produit permettant la suppression de nos protéines se font sur animaux vigiles. Après une contention de la souris, le produit sera injecté à raison d’une injection par jour, pendant 3 jours consécutifs. La procédure prend 20 secondes maximum à partir du moment où l’animal est pris en main.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’absence des protéines que nous étudions peut conduire à un développement d’un lymphome T. Nous effectuerons une étude pilote pour déterminer si ces souris sont susceptibles de développer un lymphome et à quel âge. Nous surveillerons les souris étroitement afin de veiller à ce qu’elles ne montrent aucun signe de souffrance comme par exemple le poil hérissé, le dos vouté, une prostration. L’injection du produit permettant l’élimination de nos protéines ne prendra que quelques secondes et le site d’injection sera surveillé chaque jour et désinfecté si besoin.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Mise à mort pour prélèvement d’organes

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Nous travaillons sur le devenir des cellules T naïves, qui ont la particularité de ne jamais avoir rencontré de pathogène. Jusqu’à ce jour, les lignées cellulaires disponibles ne récapitulent pas les caractéristiques des cellules T naïves. Dans l’état actuel de notre projet, les cellules T näives ne peuvent être remplacées par un autre modèle animal, une lignée cellulaire ou des expériences in vitro que nous avons déjà réalisées. Ces cellules doivent être maintenues dans un environnement in vivo pour maintenir leur caracéristiques spéciales. C’est pourquoi notre projet nécessite d’utiliser un modèle in vivo et qu’il est impossible de remplacer l’utilisation d’animaux dans ce projet. Cependant, au cours de notre expérimentation, nous nous réservons la possibilité d’employer des méthodes alternatives et des modèles in vitro, dès que cela est possible, afin de limiter au maximum l’utilisation d’animaux.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le but de ce projet sera de récupérer les organes lymphoïdes afin d’étudier le devenir des différentes populations des cellules T ex vivo et d’étudier la biologie des cellules T naïves in vitro. Nos prélèverons le maximum d’organes (ganglion, rate, thymus) pour chaque animal afin de collecter le plus d’informations au cours d’une procédure. Le nombre d’animaux utilisés dans le projet est réduit à son minimum sans compromettre les objectifs. Un test statistique sera effectué pour comparer les groupes.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Une étude pilote permettra de déterminer si les souris ne possédant plus ou partiellement les deux protéines étudiées sont susceptibles de développer un lymphome et à quel âge. Pour la suite de l’étude, les animaux seront utilsés avant apparition d’un phénotype dommageable. Les souris seront élevées dans une zone d’élevage spécifique, protégeant les souris de pathogènes spécifiques et établissant un statut sanitaire de souris en bonne santé. Les souris seront étroitement surveillées afin de veiller à ce qu’elles ne montrent aucun signe de souffrance comme par exemple le poil hérissé, le dos vouté, une prostration. Les animaux seront élevés en groupe dans des cages ventilées avec le matériel nécessaire pour qu’elles créent leur nid et leur permettre des conditions d’hébergement optimales. Si une diminution du poids corporel de 5% sur une semaine est observée, l’animal sera sorti du lot et mis à mort. Lors de l’injection du produit permettant la suppression des protéines d’intérêt, le risque d’infection dans la zone d’injection sera pris en considération.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris présentent l’avantage de pouvoir être modifiées génétiquement, ce qui permet de contrôler l’expression d’un ou plusieurs gènes soit dans un type de cellule spécifique, soit dans toutes les cellules. Le système immunitaire de la souris se rapproche de l’Homme et représente un modèle de référence pour l’étude des cellules T et de certaines pathologies comme les maladies auto-immunes associées à une dérégulation des cellules T, ce qui est l’objet de notre recherche. Nous étudions le devenir d’une population de cellules T très spécifiques qui a la particularité de ne pas avoir rencontré de pathogène. Cette population est plus abondante chez les souris jeunes. De ce fait, nous utiliserons les souris qui auront une suppression des protéines spécifiquement dans les lymphocytes T entre 4 et 8 semaines et celles qui auront une suppression des protéines aigüe entre 4 et 15 semaines.