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Souris : 60
Souffrances
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Devenir
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Deux mois d'hébergement à 30 °C pour douze d'entre elles, afin de dérégler leur graisse brune : 60 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leurs tissus, leurs organes et leur plasma. Toutes subissent deux prises de sang à la queue et un régime liquide chargé de glucose marqué, et vingt-quatre une échographie de trente minutes sous anesthésie. Le projet met au point une méthode de traçage par l'alimentation qui éviterait la pose chirurgicale d'un cathéter, et le porteur en attend moins de souris tuées "dans de futurs projets". Les plus jeunes entrent dans l'étude à cinq semaines, pour avoir environ trois mois à la sortie de la chaleur, âge où leur graisse brune est assez développée pour, selon le porteur, y "induire un dysfonctionnement".

Objectifs

Avec le fait que les gens vivent de plus en plus longtemps, il devient très important de garder les personnes âgées en bonne santé, autonomes et avec une bonne qualité de vie. En vieillissant, le corps devient moins efficace pour faire face aux stress et pour maintenir un bon équilibre énergétique. Cet équilibre correspond au fait que ce que l’on mange (apports) et ce que le corps dépense restent en balance. Normalement, plusieurs organes travaillent ensemble pour maintenir cet équilibre et s’adapter aux changements. Mais avec l’âge, cette coopération fonctionne moins bien, ce qui peut favoriser des problèmes métaboliques (comme le diabète ou l’obésité). Parmi les organes importants, il y a les tissus adipeux (les graisses du corps) avec la graisse blanche (stockage d’énergie) et la graisse brune et beige (qui brûle l’énergie sous forme de chaleur). Avec le vieillissement, ces tissus (surtout les graisses brunes et beiges) fonctionnent moins bien. Cela peut perturber la manière dont le corps utilise et distribue l’énergie, ce qui impacte le fonctionnement global de l’organisme. Pour étudier comment l’énergie circule dans le corps, les chercheurs utilisent des approches spéciales : ils donnent à des souris des molécules “marquées” (repérables) pour suivre leur transformation dans le corps. Ces approches nécessitent souvent une chirurgie pour réaliser une perfusion intraveineuse via un cathéter. De plus, elles sont très compliquées et ne sont pas toujours adaptées pour étudier certains types de molécules comme les lipides (graisses). Ce projet a donc pour objectif de développer une méthode plus simple et plus efficace (avec l’utilisation d’un régime liquide spécial au lieu d’une chirurgie) pour suivre ces molécules dans le corps et de valider une technique d’analyse qui va permettre d'étudier tous les types de molécules en même temps (au lieu de l'utilisation de deux techniques auparavant). Une fois ces méthodes validées, elles permettront de mieux comprendre comment le métabolisme change quand certaines graisses (brunes et beiges) ne fonctionnent plus correctement au cours de l’âge. Ce projet sera réalisé sur deux établissements utilisateurs.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de continuer d'étudier comment certaines graisses du corps (les tissus adipeux) en particulier brunes et beiges influencent le métabolisme, en particulier la gestion des lipides (les graisses), lorsqu'elles ne fonctionnent plus correctement. Si cette perte d’activité observée au cours de l'âge joue un rôle dans les problèmes du métabolisme, alors ces tissus pourraient devenir des cibles importantes pour maintenir un bon équilibre énergétique, favoriser un vieillissement en meilleure santé et diminuer la dépendance des personnes âgées. Par ailleurs, ce projet permettra grâce à l'utilisation d'un régime liquide de diminuer la souffrance des animaux en évitant une chirurgie. De plus grâce à la validation de cette technique d'analyse qui permettra d'étudier tous les types de molécules en même temps (au lieu de l'utilisation de deux techniques) nous pourrons réaliser l'analyse sur une seule et même souris au lieu de deux. Ceci pourra optimiser et réduire le nombre d’animaux utilisé dans de futurs projets.

Procédures

Pour la totalité des souris, une prise de sang à la queue sera réalisée juste avant le changement de régime puis juste avant la mise à mort. Vingt-quatre animaux subiront une seule échographie, qui durera 30 minutes environ, sous anesthésie gazeuse pour mesurer leur debit sanguin. Douze animaux seront hébergés pendant deux mois à une température de 30°C (température dite de thermoneutralité). Toutes ces interventions seront réalisées dans un service de zootechnie.

Impact sur les animaux

Certaines nuisances ou effets indésirables sont attendus au cours de ce projet : - le stress des animaux au moment de leur réception, - le stress lié à l’individualisation des animaux en cas d’agressivité, - le stress lié aux prélèvements sanguins en raison de la contention nécessaire à la prise de sang, - le stress possible lié à la température d’hébergement de 30°C (30°C étant la température de thermoneutralité pour la souris c'est à dire température à laquelle la souris ne met pas en jeu le frisson et/ou l'augmentation du métabolisme énergétique pour réguler sa température corporelle)(par expérience cette température de 30°C n'engendre généralement pas de stress particulier), - le stress possible liè au changement de régime (toutefois ce régime liquide à été décrit comme sans stress).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort pour pouvoir prélever leurs tissus et organes ainsi que du plasma pour réaliser l'analyse des molécules du corps et étudier le devenir de ces molécules.

Remplacement

Notre projet consiste à mettre au point une méthode d'administration de molécules marqués et d'extraction de ces molécules afin d'étudier la distribution et le devenir de ces molécules dans l'organisme en entier dans un contexte d'inactivation des tissus adipeux. Il s'agit d'une étude intégrée à l'échelle de l'organisme impliquant des échanges de molécules entre différents tissus. Le recours à l’animal est donc indispensable pour ce projet de recherche. Les approches in vitro ne peuvant pas être envisagées car elles ne permettent pas d'avoir cet aspect intégré d'échanges de molécules. De même les approches in silico ne peuvent pas être utilisées car elles ne sont pas en capacité de modéliser la complexité du métabolisme de chacun des organes d'un idividu et les échanges de molécules qui ont lieu entre ces différents organes. Nous avons décidé de travailler sur la souris puisque cette espèce est un modèle bien établi pour l’analyse du métabolisme et dans lequel la biologie des tissus adipeux, en particulier les tissus adipeux bruns et beiges, a été bien étudiée.

Réduction

Compte tenu de la variabilité interindividuelle observée concernant le métabolisme, pour chacune des conditions, 8 souris seront utlisées (4 souris supplémentaires seront utilisées comme contrôles non marquées). Ce nombre d'animaux est necessaire pour avoir 90% de chance de voir une différence significative sur la quantité de molécules marquées. Pour déterminer ce nombre de souris le logiciel EDA a été utilisé (outil d'analyse permettant de déterminer le nombre d'animaux en se basant sur le plan expérimental et les statistiques). De plus grâce à la validation de cette technique d'analyse qui permettra d'étudier tous les types de molécules en même temps (au lieu de l'utilisation de deux techniques) nous pourrons réaliser l'analyse sur une seule et même souris au lieu de deux. Ceci pourra optimiser et réduire le nombre d’animaux utilisé dans de futurs projets.

Raffinement

Les procédures seront réalisées dans le respect du bien-être animal pour diminuer la souffrance, la douleur ou l’angoisse des animaux, en respectant les points limites préalablement définis. Les animaux seront placés en zone d’acclimatation lors de leur arrivée à la zootechnie. Ils seront pris en charge par le personnel compétent de la zootechnie qui vérifie leur état et place de l’enrichissement dans les cages pour diminuer le stress du transport et permettre aux animaux de faire un nid. Les animaux mâles issus de différents cartons de transport ne seront jamais mélangés lors de la répartition dans les cages d’hébergement. Le caractère grégaire des souris sera respecté puisqu’elles ne seront jamais seules en cage (sauf si un isolement est nécessaire pour cause d’agressivité et de bagarres). Pour le transport entre les deux bâtiments, les animaux seront tranportés, à pieds, dans leur cages d'origines (pour diminuer le stress) placées dans un système de transport de type sac isotherme opaque fermé. Dix minutes plus tard à l'arrivée au second bâtiment, les animaux seront directement placés soit sur un portoir ventilé identique au premier bâtiment pour les souris hébergées à 21°C, soit dans une armoire à thermoneutralité similaire au premier bâtiment pour les souris hébérgées à 30°C afin de diminuer le stress. Les souris seront surveillées quotidiennement par le personnel de la zootechnie pour repérer des problèmes éventuels (comportement anormal, blessure, maigreur, problème de dentition, …). Elles seront également surveillées et pesées (par une personne impliquée dans le projet) tous les 15 jours pendant les deux mois d'hébergement à 30°C, en début et fin d'acclimatation au régime liquide puis toutes les 24h pendant l'exposition au régime liquide supplémenté avec le glucose marqué. La vétérinaire référente et/ou le zootechnicien expérimenté seront contactés pour avis lorsque une souris présentera une perte de poids supérieure à 10% par rapport au poids initial et/ou sera prostrée, aura le poil hirsute, le dos rond, des signes de diarrhée (postérieur sale, souillé). Toute souris sera mis à mort quand elle présentera une perte de poids supérieure à 20% par rapport au poids initial et/ou après avis de la vétérinaire référente et/ou le zootechnicien expérimenté.

Choix des espèces

Nous avons décidé de travailler sur la souris puisque cette espèce est un modèle bien établi pour l’analyse du métabolisme et dans lequel la biologie des tissus adipeux, en particulier les graisses brunes et beiges, a été bien étudiée. Nous utiliserons des souris âgées de 3 à 4 mois et des souris âgées de 5 semaines afin que ces dernières aient environ 3 mois après les deux mois d'hébergement à 30°C. A cet âge les souris sont de jeunes adultes avec une graisse brune bien développée sur lequel nous pouvons induire un dysfonctionnement suite à l'hébergement à thermoneutralité (30°C).

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Souris : 230
Souffrances
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Devenir
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 230

Pour savoir si un cocktail de pesticides aux doses réglementaires, associé à un régime riche en graisses et en sucres, favorise le cancer du pancréas, 230 souris génétiquement modifiées vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour prélever leur sang et leurs organes. Gardées jusqu'à sept mois d'âge au plus, elles peuvent développer un diabète modéré et une fibro-stéatose du foie, et subissent trois prises de sang, deux échographies sous anesthésie et deux tests de tolérance au glucose après jeûne. Le gavage, absent de la liste des procédures, n'apparaît que parmi les effets néfastes, sans fréquence ni durée. Une grille d'évaluation fixe le seuil de souffrance "trop importante" qui déclenche la mise à mort d'une souris, sans que ses critères soient donnés.

Objectifs

Le cancer du pancréas PDAC (adénocarcinome canalaire pancréatique) est un cancer très mortel ; il est devenu la troisième cause de décès par cancer. La France fait partie des pays pour lesquels l’augmentation de l’incidence et de la mortalité par cancer du pancréas est la plus élevée, avec une augmentation constante depuis les années 1970. Comprendre les stades initiaux de ce cancer est essentiel pour prévenir l'augmentation de son incidence et de sa mortalité et pour développer des stratégies de prévention pour ce cancer létal. Les facteurs génétiques de ce cancer sont bien identifiés : environ 80 % des patients présentent une mutation sur le gène KRAS, un véritable "accélérateur" biologique qui, lorsqu'il est altéré, pousse les cellules à se multiplier de façon incontrôlée. De plus en plus d’études (épidémiologiques et/ou expérimentales) suggèrent que les facteurs environnementaux contribuent également au développement du cancer du pancréas. Parmi ceux-ci, certaines études montrent qu’un régime riche en graisses peut contribuer à ce cancer et l’obésité est l'un des facteurs décrits pour ce cancer. Certains contaminants alimentaires comme les pesticides sont considérés comme des facteurs de risques potentiels dans l’induction de cette pathologie, mais il n’y a pas à ce jour de données expérimentales pour émettre une conclusion définitive. Notre objectif principal est le suivant : La population humaine Française en général n'étant pas exposée à de fortes doses d'un seul pesticide, nous souhaitons évaluer si l'exposition chronique à un cocktail de pesticides, individuellement présents à des doses réglementaires, trouvés dans l'alimentation de la population française combinée à un régime alimentaire occidental (riche en graisse, riche en sucres) pourrait favoriser l'initiation du cancer du pancréas via des dérégulations du métabolisme. Nous testerons ces changements de régime alimentaire dans un modèle murin génétiquement modifié qui est susceptible de développer un cancer du pancréas en présence de stress.

Bénéfices attendus

La population générale étant exposée quotidiennement à des doses de pesticides ne dépassant pas les LMR (Limites Maximales de Résidus), ce projet vise à évaluer l'impact réel de ces substances sur la santé. Nous étudierons si une exposition prolongée à un mélange représentatif des pesticides retrouvés dans l'alimentation française, ou à un régime alimentaire de type occidental (riche en graisses et en sucres), peut favoriser le déclenchement du cancer du pancréas. Dans ce cadre, nous analyserons également les perturbations hormonales et métaboliques causées par ces régimes, notamment sur la régulation de la glycémie ou sur les signaux chimiques libérés par le foie et le tissu graisseux. Retombées et bénéfices attendus : Ce projet permettra de déterminer pour la première fois si des doses faibles mais répétées de pesticides jouent un rôle clé dans l'apparition du cancer du pancréas. À moyen terme, ces découvertes fourniront des preuves scientifiques solides pour guider les politiques de santé publique, établir de meilleures recommandations nutritionnelles et environnementales, et ainsi mieux prévenir et réduire le risque de développer ce cancer très agressif.

Procédures

Les souris feront l'objet de trois prises de sang, réalisées à plus d'un mois d'intervalle. Pour suivre l'état du pancréas, deux échographies de 15 minutes seront effectuées sur chaque animal, à plus d'un mois d'intervalle. Cet examen d'imagerie non invasif réalisé sous une anesthésie utilise des ultrasons pour visualiser les organes en direct et en profondeur sans douleur. Pour évaluer la fonction pancréatique, deux examens de suivi appelés tests de tolérance au glucose seront réalisés. Cet examen consiste à administrer aux souris une eau très sucrée après une période de jeûne, puis à mesurer l'évolution du taux de sucre dans le sang grâce à de courtes prises de sang régulières, afin de vérifier la capacité du corps à réguler le taux de sucre dans le sang.

Impact sur les animaux

Les animaux nourris avec le régime occidental hypercalorique vont progressivement prendre du poids associé à des perturbations métaboliques progressives telles que le développement d’un diabète d’intensité modérée et d’une fibro-stéatose (infiltration de graisse et rigidifié par du tissu cicatriciel) d'intensité légère du foie. Ces altérations s'installent de manière progressive sur plusieurs semaines et correspondent à une nuisance d'intensité modérée, sans altération brutale de l'état général des animaux. Les altérations génétiques n’entraînent pas au stade précancéreux de modifications du fonctionnement normal ni du pancréas ni des souris ; on dit que ces modifications sont asymptomatiques. La piqûre de la queue pour prélever la goutte de sang peut entraîner une douleur aigüe de faible intensité et de très courte durée (quelques secondes), sans effet persistant. Le prélèvement de sang terminal peut entraîner un stress de courte durée et d'intensité modérée lié à la contention préalable à l’anesthésie. Le gavage peut également entraîner un stress des animaux lié à la contention, d'intensité modérée et de courte durée (quelques minutes). Lorsqu'il est réalisé par du personnel expérimenté, ces gestes n'entraînent pas de douleur significative ni de complication.

Devenir

A la fin des procédures, tous les animaux seront euthanasiés afin de récolter le sang et différents organes pour effectuer les analyses permettant de répondre à la question scientifique.

Remplacement

Ce projet décrit l’utilisation de souris génétiquement modifiées dans le contexte d’une exposition alimentaire à un cocktail de pesticides. Ces souris seront utilisées pour le prélèvement d’organes. A ce jour, elles ne peuvent être substituées par un autre modèle : - Il n’existe pas d’organoïdes (assemblage de cellules cultivées en 3D qui reproduit en miniature la structure et le fonctionnement du pancréas) établis de lésions pancréatiques précancéreuses ; Les organoïdes ou des lignées de cellules de ne permettent pas d’étudier l’effet sur tous les types cellulaires du microenvironnement. - Nous étudions une exposition par la nutrition, les étapes de digestion et l’effet sur le dialogue entre les organes métaboliques sont nécessaires à la compréhension de notre problématique.

Réduction

Pratiques mises en œuvres pour réduire le nombre d’échantillons : Cette étude est basée sur une étude pilote réutilisant les échantillons de pancréas d’une expérience étudiant le foie. Elle nous a permis de valider le cocktail de pesticides utilisés, les doses, et d’exclure un bras de l’étude pour lequel les pesticides n’ont pas eu d’effet additifs avec le régime alimentaire occidental. Ceci nous évite des expériences de test de doses et a permis de réduire le nombre d’individus.

Raffinement

Les souris seront hébergées en petits groupes stables dans des cages thermo-régulées et ventilées, dans un environnement sanitaire très strict garanti sans microbes pathogènes. La température, l'humidité et le rythme jour/nuit (12 heures de chaque) sont réglés automatiquement. La nourriture et la litière sont systématiquement stérilisées. Pour leur bien-être et leur confort, les cages sont équipées de matériel d'enrichissement (maisonnettes dômes, de quoi fabriquer un nid). Une surveillance quotidienne est assurée par un personnel qualifié pour détecter tout signe d'inconfort ou de douleur. En cas de souffrance trop importante (définie par une grille d'évaluation), l'animal est immédiatement euthanasié sans douleur par du personnel agréé pour éviter tout mal-être prolongé. Enfin, le suivi de l'état du pancréas est réalisé en direct par imagerie médicale non invasive sous anesthésie gazeuse (isoflurane), permettant à la fois de suivre précisément l'évolution chez chaque individu et de limiter au maximum le stress et l'inconfort de l'animal.

Choix des espèces

Le modèle de la souris (Mus musculus) est le seul qui permette de reproduire fidèlement l'ensemble des étapes de formation du cancer, la diversité des cellules impliquées ainsi que la complexité des mécanismes biologiques clés. Les souris seront étudiées uniquement à l'âge adulte (à partir de 8 semaines), une fois le développement de leur pancréas totalement achevé, et jusqu'à l'âge de 7 mois maximum pour l'analyse de leurs organes.

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Souris : 380
Souffrances
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Devenir
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Nourries par voie orale du microbiote intestinal de patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, et pour une partie injectées dans la patte d'un produit inflammatoire, 380 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, toutes tuées à l'issue pour analyser leur cerveau et leur intestin. Chaque semaine, elles passent des tests de sensibilité au toucher par filaments de nylon et à la température, et des tests d'anxiété et de dépression que le résumé ne nomme pas, alors que l'hypersensibilité de la patte peut durer 20 à 25 jours. Le but est d'identifier des composés du microbiote contre la douleur chronique, avant d'éventuels essais chez les patients. Le porteur exclut tout antalgique, "aucun traitement antalgique ou analgésique systématique ne peut être appliqué", et affirme dans le même résumé vouloir "assurer le bien-être des animaux".

Objectifs

Chez les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde, 20 à 30 % continuent d’avoir des douleurs même si leur maladie est bien traitée. Leur corps réagit plus facilement à la douleur que celui de personnes non malades, et elles ont aussi souvent plus d’anxiété et de dépression. La flore intestinale, c'est-à-dire les bactéries présentes dans nos intestins, joue un rôle dans la maladie, et on sait qu'un lien important existe entre l’intestin et le cerveau. Nous pensons donc que les modifications de la flore intestinale des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde favorisent la douleur chronique et la dépression, notamment chez les patients qui ont des symptômes qui persistent après traitement. Pour mieux comprendre comment tout cela fonctionne, nous allons étudier l’impact de leur flore intestinale en la transférant à des souris. Ensuite, nous observerons ces souris avec différents tests permettant d’évaluer leur sensibilité au toucher ou au froid, mais aussi des tests qui permettent d’évaluer l’anxiété ou la dépression. Nous testerons l’effet des microbiotes dans deux situations : chez des souris saines pour évaluer les effets déclencheurs des microbiotes, et en conditions inflammatoires, chez des souris avec une inflammation à la patte pour évaluer cette fois les effets aggravateurs des microbiotes. Une fois le rôle du microbiote prouvé, nous identifierons quels éléments issus du microbiote intestinal sont responsables pour pouvoir les cibler et tenter de bloquer les mécanismes qui déclenchent ou aggravent la maladie. L’objectif final est d’identifier des composés du microbiote pouvant réduire la douleur ou les troubles anxio-dépressifs, afin d’ouvrir la voie à de nouvelles approches thérapeutiques pour les patients.

Bénéfices attendus

La douleur chronique et de la dépression restent difficiles à traiter chez certains patients, ce qui impacte fortement leur qualité de vie. Il est donc essentiel de comprendre l'origine de la douleur et de la dépression pour permettre de mieux les soigner. Une fois le rôle de la flore intestinale prouvé, nous analyserons et comparerons les différents microbiotes pour identifier quelles sont les bactéries ou quelles sont les molécules produites qui pourraient expliquer la douleur et la dépression. Ceci nous permettra ainsi de tester leur rôle protecteur chez les souris avant de les tester en clinique chez les patients. Ce projet permettra donc une véritable recherche translationnelle, du laboratoire au patient, avec pour objectif d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de douleurs chroniques ou de dépression.

Procédures

Nous réalisons des greffes de microbiote intestinal en donnant aux souris par voie orale des préparations de microbiote de patients une fois par semaine pendant 4 semaines. Suite à la greffe de microbiote, les souris seront suivies chaque semaine grâce à des tests comportementaux pour mesurer les seuils de sensibilité (réaction au toucher par filaments de Nylon ou réaction à la température) et caractériser les comportements anxieux ou dépressifs. Chaque test dure entre 5 et 20 min. Ces expériences sont menées chez des souris saines et dans un modèle d’inflammation locale de la patte, induite par l’injection de molécules inflammatoires dans la patte des souris, qui sera réalisée sous anesthésie légère par inhalation. Enfin, lorsque des molécules produites par le microbiote auront été identifiées, nous les ajouterons dans l’eau de boisson des souris pour tester leur effet bénéfique dans les modèles les plus pertinents.

Impact sur les animaux

La sensibilité tactile et thermale et les comportements anxio-dépressifs étant les paramètres étudiés dans nos procédures, aucun traitement antalgique ou analgésique systématique ne peut être appliqué car ils fausseraient nos résultats. Les principaux désagréments pour les animaux seront liés au modèle inflammatoire utilisé pour induire l’inflammation locale de la patte. L’injection d’un produit inflammatoire dans la patte provoque un gonflement et une rougeur de courte durée, visible surtout les premiers jours. La sensibilité de la patte au toucher peut durer plus longtemps (20 à 25 jours), ce qui permet d’étudier la douleur inflammatoire résiduelle. Les animaux sont surveillés et des mesures sont prises pour limiter leur inconfort. Les animaux subiront également des piqures d’aiguilles, un stress léger passager lié aux manipulations. Toutes les injections seront pratiquées sous anesthésie légère par inhalation, d’une durée d’environ 5 minutes, afin de réduire au maximum la douleur et l’inconfort.

Devenir

La douleur étant étudiée, et donc induite, chez certains animaux, le devenir de ceux-ci en fin de procédure expérimentale sera systématiquement l’euthanasie afin de ne pas générer de douleur inutile. De plus, L’euthanasie permet également de réaliser les analyses post-mortem nécessaires, notamment sur le cerveau et l’intestin, afin de compléter les données comportementales et d’approfondir la compréhension des mécanismes reliant microbiote, douleur et comportements anxio-dépressifs.

Remplacement

Ce projet vise à comprendre comment le microbiote intestinal influence la douleur et les comportements associés dans la polyarthrite rhumatoïde. A ce jour, il n'existe pas de modèle de substitution permettant d'étudier les interactions complexes entre microbiote, système immunitaire, système nerveux et comportement. Par ailleurs, la perception de la douleur, ainsi que les réponses anxieuses ou dépressives, sont des phénomènes appréhendés par l’organisme conscient. Nous considérons donc le recours à la souris comme guidé par des considérations scientifiques, techniques et éthiques.

Réduction

Tout sera mis en œuvre pour réduire la variabilité interindividuelle dans nos groupes et assurer qu’un nombre minimal de souris sera utilisé pour démontrer un effet (animaux du même âge, mâles et femelles, période d’habituation à l’environnement et à l’expérimentateur). Un grand soin est apporté aux animaux afin de limiter au maximum le stress qui pourrait entraîner des biais importants dans les tests comportementaux. Le nombre de souris par lot a été déterminé sur la base d’expérimentations antérieures, ce qui nous a permis de déterminer qu’un nombre de 20 souris par groupe (10 males et 10 femelles) est nécessaire pour observer une différence statistique et biologiquement pertinente. Ainsi nous utiliserons le minimum d’animaux requis pour observer des différences statistiques entre les groupes, afin que les tests effectués soient pertinents mais sans sur-utilisation d’animaux.

Raffinement

Notre objectif étant d’étudier l’hypersensibilité à la douleur, nous n’interviendrons pas tant que les niveaux de douleur observés restent dans les seuils attendus pour les modèles utilisés. En revanche, toutes les procédures sont conçues dans le respect de l’animal et avec pour objectif constant de réduire au maximum le stress et l’anxiété, afin de limiter l’inconfort à ce qui est strictement nécessaire au protocole et d’assurer le bien-être des animaux. Cela passe par une étape d’habituation progressives des animaux (1 semaine à l’arrivée pour les locaux, puis 1 semaine pour les pièces d’expérimentation) et une manipulation douce par du personnel formé, avec là aussi une période d’habituation quotidienne des animaux aux expérimentateurs. L’enrichissement fourni comprend les matériaux réglementaires de nidification, auxquels est ajouté un igloo rouge, contribuant à améliorer leur confort et leur sentiment de sécurité. Tout au long du projet, l’objectif reste de limiter l’angoisse et la souffrance. Les animaux feront donc l’objet d’un suivi clinique régulier, plusieurs fois par semaine (et chaque jour en période inflammatoire), pour identifier rapidement toute douleur excessive, perte de poids, difficulté locomotrice ou comportement anormal. Une grille d’évaluation clinique, accompagnée des actions à mettre en œuvre, permettra une prise en charge immédiate et adaptée, afin d’éviter toute douleur inutile. De plus, la durée des expériences est volontairement limitée.

Choix des espèces

Le projet utilise la souris car c’est le modèle mammifère de référence pour les expériences de greffe de microbiote chez l’animal. Elle permet d’évaluer les effets d’un microbiote donné sur le comportement, la douleur, l’inflammation et les interactions neuro-immunes de manière intégrée, ce qui n’est pas possible chez des espèces plus simples. Les souris utilisées seront adultes et auront entre 8 et 21 semaines afin que les animaux ne soient ni en croissance ni en phase de vieillissement.

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Souris : 2978
Souffrances
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Devenir
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2 978 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Jusqu'à 1 728 d'entre elles subissent dix jours de "défaite sociale" face à des mâles plus âgés, jusqu'à 2 628 une chirurgie du cerveau d'une heure trente à deux heures pour implanter une fibre optique ou injecter des vecteurs viraux, puis des tests d'hédonie, d'anxiété, de comportement social et de prise de risque que le résumé ne nomme pas. Le bénéfice annoncé, de nouveaux antidépresseurs, reste au conditionnel. Le porteur décrit ces séances comme des "interactions sociales courtes" au "stress léger et passager", et choisit les mâles dominants, d'anciens reproducteurs, pour leur "agressivité territoriale suffisante".

Objectifs

Notre cerveau réagit en permanence à de nombreux signaux de l’environnement. Parmi eux, le stress joue un rôle important: il peut être utile lorsqu’il est bien géré, mais, s’il devient chronique, il peut favoriser des troubles mentaux comme la dépression. Pour comprendre comment le stress peut conduire à la dépression, notre équipe étudie deux régions du cerveau: toutes deux impliquées dans la réaction au stress et le système de récompense. Le stress perturbe l’équilibre entre deux messagers chimiques, la dopamine et le glutamate, ainsi que leurs récepteurs. Nous avons découvert qu’un stress prolongé augmente la formation de complexes (appelés hétéromères) entre ces récepteurs dans une région cérébrale, probablement à cause de changements dans l’activité dans une autre région. Ces mêmes changements ont été observés dans des tissus cérébraux de patients dépressifs. Grâce à des outils pharmacologiques, nous avons pu empêcher la formation de ces complexes et avons constaté que cela corrigeait certains effets négatifs du stress sur le comportement et les cellules. Notre objectif est maintenant de mieux comprendre comment ces complexes se forment, comment ils affectent les cellules, et de développer de nouveaux traitements ciblant ces mécanismes.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à mieux comprendre comment certaines zones du cerveau réagissent au stress à l’âge adulte et comment des modifications dans la communication entre les cellules nerveuses peuvent influencer les émotions et le comportement. Il pourrait aussi ouvrir la voie à une nouvelle génération d’antidépresseurs agissant sur des récepteurs précis du cerveau. Ces nouveaux traitements offriraient une alternative aux antidépresseurs actuels, parfois peu efficaces ou responsables d’effets secondaires gênants.

Procédures

Les animaux (1728 max) seront soumis à des épisodes de stress social pour une durée maximale de 5 minutes par jour sur une période de 10 jours. Au maximum 2628 animaux subiront 1 injection de 5s pour anesthésie puis une chirurgie cérébrale avec implantation de fibre et/ou d’outils génétiques pour l’apport de molécule d’intérêt d’environ 1h30-2h. Les animaux (1728 max) subiront différents tests comportementaux permettant d’évaluer l’hédonie (recherche du plaisir), l’anxiété, les comportements sociaux, la prise de risque.

Impact sur les animaux

Les animaux seront exposés à des interactions sociales courtes, d’environ cinq minutes par jour pendant dix jours, pouvant provoquer un stress léger et passager. Dans certaines étapes, ils recevront une ou deux injections d’anesthésiques et d’antalgiques pour éviter toute douleur. Une partie d’entre eux subira une chirurgie pour injecter des vecteurs viraux ou implanter des fibres optiques. Après l’opération, une brève période de récupération est prévue, mais les animaux devraient retrouver un comportement normal rapidement. Une légère perte de poids (moins de 10%) peut survenir au cours des tests. Toutes les procédures sont conçues pour limiter au maximum la douleur, le stress et l’anxiété, et les effets secondaires attendus devraient rester temporaires et sans conséquences sur le long terme.

Devenir

A l'issue de chaque procédure les souris C57BL/6JRj seront mises à mort pour prélèvement de cerveau dans le but de réaliser des études post-mortem. Les CD1 sont mis à mort afin de prévenir toute souffrance inutile liée à la dégradation physiologique de l'animal liée à l'âge.

Remplacement

Le projet repose sur des approches de physiologie intégrée visant à comprendre les mécanismes de communication inter-organes et les dérégulations affectant le système de récompense, un système hautement conservé au cours de l’évolution. À l’heure actuelle, il n’existe pas de méthode substitutive in vitro ou in silico permettant de reproduire la complexité des interactions neuronales et comportementales impliquées dans ce système. Le recours à un modèle animal est donc indispensable pour répondre aux objectifs scientifiques du projet. La souris constitue le modèle le plus approprié, car elle présente une forte similarité avec l’humain en ce qui concerne les circuits neuronaux impliqués dans la motivation et la récompense. De plus, des tests comportementaux validés chez la souris permettent d’évaluer des altérations comparables à certains symptômes psychiatriques observés chez l’homme, renforçant ainsi la pertinence translationnelle du modèle.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe a été déterminé à l’aide du logiciel G*Power, permettant d’estimer de manière fiable les effectifs nécessaires pour garantir une puissance statistique suffisante tout en limitant le recours aux animaux au strict minimum requis. Notre plan expérimental est conçu de telle manière que les premières expériences réalisées permettront d’optimiser les conditions des expériences suivantes et de réduire, par conséquent, le nombre d’animaux nécessaires à leur mise en œuvre en utilisant des stratégies de Go-NoGo. Les stratégies de Go/No-Go consistent à définir, après chaque étape expérimentale, des critères prédéfinis de poursuite (“Go”) ou d’arrêt/modification (“No-Go”) du protocole en fonction des résultats obtenus. Chaque individu sera impliqué dans plusieurs procédures expérimentales compatibles entre elles, dès lors que cela n’induit pas d’interférence physiologique ou comportementale, afin de maximiser les données obtenues tout en minimisant le nombre d’animaux requis pour atteindre les objectifs scientifiques du projet.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en groupes sociaux (sauf cas de la procédure de défaite sociale) avec un enrichissement du milieu comprenant des dômes, des briques en bois à ronger et du matériel de nidification. Les animaux sont observés quotidiennement. Des signes potentiels de souffrance sont recherchés et des points limites adaptés aux différentes phases des procédures ont été fixés. Quatre phases vont être à distinguer : • Phase 1 : le suivi hebdomadaire avec recherche de signes de souffrance • Phase 2 : le suivi de trois jours selon une grille de score comprenant des points limites et les actions associées si certains signes de souffrance sont relevés pendant la phase 1 de suivi quotidien • Phase 3 : le suivi pendant les périodes de défaites sociales imposées pendant 10 jours consécutifs • Phase 4 : les périodes pré et post-opératoire de chirurgie stéréotaxique (chirurgie crânienne très ciblée via l’utilisation de coordonnées), elles-mêmes obligatoirement suivies de cinq jours de surveillance selon la même grille de score. La douleur générée par la chirurgie sera limitée grâce à des anesthésiques et anti-inflammatoires. L’administration d’un anti-inflammatoire non stéroïdien après la chirurgie permettra de prévenir/limiter la douleur de l’animal.

Choix des espèces

Nous avons une très bonne connaissance des caractéristiques biologiques des souris par les travaux scientifiques et techniques publiés. L'élevage selon les mêmes conditions assure la reproductibilité des expérimentations. La souris possède une proximité évolutive, un cycle de vie court. C’est un excellent modèle pour l’étude des conséquences du stress d’un point de vue physiologique, comportemental ou cellulaire. Les mécanismes moléculaires du stress ainsi que les propriétés neuronales de ces rongeurs au niveau des structures sous-corticales étudiées sont très proches de ceux du cerveau humain. Cela nous permettra de réaliser des études dont l’impact sera important pour la compréhension des effets du stress et ainsi de pouvoir mieux cibler les approches thérapeutiques. Les mâles dominants sont des anciens reproducteurs âgés de plus de six mois, cet âge leur permet d’avoir développé une agressivité territoriale suffisante pour la procédure de défaite sociale. Les souris utilisées seront âgées de 1 à 4 mois. Bien que l’adulte (2 mois) soit la tranche d’âge étudiée, certains outils moléculaires ont besoin d’un temps d’expression relativement long (3 à 6 semaines), c’est pourquoi certaines souris seront utilisées dès l’âge d’1 mois.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 1480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 320
▲ 1160
Devenir
 -
 -
 -
 1480

1 480 souris immunodéficientes vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Après une greffe de cellules tumorales sous la peau ou dans le foie, certaines reçoivent jusqu'à dix injections autour de la tumeur et vingt-cinq injections intrapéritonéales ou gavages en cinq semaines, d'autres jusqu'à douze séances d'imagerie sous anesthésie et trois prises de sang. Pour ces prises de sang, le porteur décrit un risque de lésion oculaire, une "nuisance légère à modérée et permanente", et pour le gavage un risque de fausse route avec détresse respiratoire, suivi d'une mise à mort immédiate. Les retombées pour les patients, de nouvelles cibles contre le cancer du foie, restent au conditionnel et au "moyen terme".

Objectifs

Le cancer du foie est la 4ème cause de mortalité par cancer dans le monde. L'immunothérapie a révolutionné la prise en charge thérapeutique des patients à un stade avancé. Toutefois, environ 2/3 des patients ne répondent pas au traitement et les rechutes restent inévitables. Nos données préliminaires suggèrent qu'une intéraction entre certaines cellules immunitaires du foie et les cellules cancéreuses favorise la progression tumorale en augmentant leurs propriétés agressives. L’objectif de ce projet est de mieux comprendre comment ces cellules immunitaires interagissent avec les cellules tumorales et d’identifier des stratégies permettant de bloquer ce dialogue afin d’améliorer l’efficacité des traitements. Le projet se décline en deux axes principaux : 1) Déterminer si une sous-population spécifique de cellules immunitaires, récemment caractérisée dans le cancer du foie chez l'homme, favorise l’initiation et la croissance tumorale. 2) Évaluer si le blocage de la communication entre cellulescancéreuses et cellules immunitaires, par des approches génétiques et pharmacologiques, permet de freiner l’initiation et la progression tumorale. À terme, ce projet pourrait améliorer la compréhension des mécanismes d’initiation et de progression du cancer du foie, d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de contribuer au développement de stratégies visant à améliorer la prise en charge des patients.

Bénéfices attendus

Bénéfices fondamentaux pour la santé humaine: Le cancer du foie est la 4ème cause de mortalité par cancer dans le monde. Ce projet permettra de : 1) Tester notre hypothèse selon laquelle l’interaction entre les cellules immunitaires et les cellules cancéreuses impacte la croissance tumorale (court terme). 2) Comprendre par quels mécanismes les cellules immunitaires promeuvent la tumorigénèse (moyen terme). Bénéfices translationnels: 3) Identifier de nouvelles cibles :Valider le potentiel thérapeutique du ciblage de cette communication par le biais de candidats identifiés lors de nos études préliminaires chez l'homme (moyen terme).

Procédures

Projet A) Les animaux recevront une seule injection de cellules tumorales par voie sous-cutanée sous anesthésie générale de moins de 3 minutes. La croissance tumorale sera suivie chez tous ces animaux à l'aide d'un pied à coulisse (21x au maximum au total). Ensuite, certains animaux recevront des injections péri-tumorales 1 à 2 fois par semaine sous anesthésie rapide (< 2 minutes) pendant 5 semaines (10x au maximum au total), et pourrons également être traitées par injection intra-péritonéale ou par gavage sur animaux vigiles 1 à 5 fois par semaine pendant 5 semaines (25x au maximum au total). Projet B) Les animaux recevront une seule injection de cellules tumorales dans le foie sous anesthésie locale et générale lors de procédures chirurgicales d'une durée moyenne de 5 minutes. Ces souris recevront ensuite des injections intra-péritonéales (sur animaux vigiles) 1 à 2 fois par semaine pendant 6 semaines (10x au maximun au total), avant de procéder à un suivi par imagerie sous anesthésie générale (moins de 20 minutes, 12x au maximum au total). Du sang pourra être prélevé sur les animaux, sous anesthésie rapide (< 2 minutes), toutes les 3 semaines (3x au maximum au total).

Impact sur les animaux

Les nuisances prévisibles sont liées à plusieurs facteurs : la greffe de cellules cancéreuses, les actes techniques (injections, prélèvements) et les effets potentiels des traitements. 1) Les injections répétées (à raison de 1 à 5 fois par semaine pendant 5 semaines maximun) peuvent induire une douleur légère et transitoire ainsi qu'une inflammation locale aux sites d’administration. 2) Les contentions régulières sont des sources de stress ponctuel et de courte durée pour l'animal. 3) Anesthésie : Pour et l'acte chirurgical et les phases de suivi de la croissance tumoral (2x semaines pendant 6 semaines) les souris subiront des anesthésies générales courtes. La nuisance est considérée comme légère avec un effet transitoire. 4) Complications procédurales : réouverture de plaie (post-chirurgie intra-hépatique) : nuisance modérée et persistante jusqu'à cicatrisation ; Irritation/œdème péritonéale (injections intra-péritonéales) : nuisance légère à modérée et transitoire (24-48 heures) ; Risque de fausse route (gavage) : nuisance sévère et immédiate (rare, détresse respiratoire) nécessitant une euthanasie immédiate ; Lésion oculaire (prélèvement sanguin toutes les 3 semaines) : Risque d'opacification ou de lésion nerveuse, constituant une nuisance légère à modérée et permanente. 5) Développement tumoral (6 semaines maximum) : la croissance de masse peut engendrer une gêne fonctionnelle, une altération de la fonction hépatique et une ulcération pour les injections s.c. 6) Les animaux immunodéficients peuvent présenter une fragilité accrue et un risque augmenté de développer des infections bactériennes, virales ou fongiques, pouvant se traduire par une altération de l’état général (perte de poids, apathie, troubles digestifs ou respiratoires).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour des analyses post mortem nécessaires à l'évaluation du projet

Remplacement

Le projet vise à étudier le potentiel pro-tumoral de cellules préalablement étudiées en co-culture, notamment leur capacité à favoriser l’initiation et la croissance tumorale, à modifier les vaisseaux sanguins et à remodeler le microenvironnement tumoral. Il s'appuie sur des études réalisées au préalable chez l'homme qui ont permis d'identifier des cibles spécifiques d'intérêt et des acteurs pro-tumoraux (les cellules immunitaires). Cependant, ce système in vitro ne permet pas de reproduire la complexité d'un organisme entier, avec une vascularisation fonctionnelle, des interactions systémiques et une dynamique tumorale tridimensionnelle à long terme. C'est pour cela que nous avons recours à l'animal.

Réduction

Le rythme des reproductions sera adapté aux besoins de l’étude afin d’éviter la naissance d’animaux surnuméraires. Le nombre d’animaux a été déterminé par des calculs de puissance statistique et limité au strict nécessaire. Plusieurs analyses seront réalisées sur les mêmes animaux afin d’optimiser l’utilisation des modèles.

Raffinement

1) Gestion de la douleur : Utilisation systématique d'anesthésie et de médicaments adaptés pour prévenir toute douleur. 2) Points limites : Arrêt anticipé de l’expérience dès l'atteinte de seuils précis, bien avant qu'une souffrance sévère n'apparaisse. 3) Hébergement et soins : Logement et manipulation des animaux dans des conditions sanitaires strictes.

Choix des espèces

La souris est choisie car son organisme fonctionne de manière très proche de celui de l'Homme, ce qui permet d'étudier le développement des tumeurs et leur environnement direct. Sa petite taille, sa reproduction rapide et les méthodes standardisées de suivi permettent de mener cette étude dans des conditions optimales et rigoureuses. Les souris immunodéficientes rendent la prise de greffe de cellules humaines très favorable. Cette souche est utilisée dans la recherche sur le cancer en raison de sa capacité à développer le processus étudié (cancer du foie), de sa forte reproductibilité expérimentale, et elle est recommandée pour l’étude des interactions entre cellules immunitaires et cellules tumorales humaines. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte et entre 6 et 8 semaines de vie. A cet âge, la taille de la souris facilite la manipulation expérimentale et l’inoculation de cellules.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 162
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 48
▲ 114
Devenir
 -
 -
 -
 162

Anesthésiées puis greffées de cellules cancéreuses dans le pancréas au cours d'une chirurgie de trente minutes, ou sous la peau par injection, les souris sont ensuite anesthésiées deux à trois fois par semaine pour des échographies, ou mesurées éveillées. Le projet modifié en déclare 162 dans ses gravités, modérée à sévère, alors que la rubrique réduction annonce "134 souris au total au maximum", et le porteur écrit que la greffe dans le pancréas induit "une maladie tumorale sévère". Une partie sont des souris NMRI immunodéficientes, fragiles face aux infections, et la tumeur peut dégrader leur état général ou, sous la peau, provoquer douleurs et lésions cutanées. En fin de procédure, toutes sont tuées sous anesthésie après une ponction de sang dans le cœur, pour prélever pancréas, rate, foie ou tumeur.

Objectifs

Le cancer du pancréas (ADK) est un cancer agressif avec un des plus mauvais pronostic suivant l’annonce. Moins de 10% des patients ont une survie de 5 ans après le diagnostic. Des chimiothérapies existent mais il est nécessaire de développer de nouvelles thérapies ciblées pour permettre une meilleure survie des patients. La médecine nucléaire offre une alternative en plein essor pour le diagnostic et le traitement du cancer. Des éléments radioactifs peuvent être couplés à une molécule thérapeutique capable de se lier spécifiquement à un marqueur tumoral et de tuer uniquement la cellule tumorale. En fonction du radioélément utilisé, il est possible de diagnostiquer par imagerie la tumeur chez le patient, ou de la détruire. Nous avons identifié la protéine X comme un marqueur précoce de l’ADK pancréatique pouvant servir de porte d’entrée du radioélement dans la cellule. Nous avons développé un anticorps capable de la reconnaître et ainsi de porter la radioactivité dans la cellule . Une demande de brevet en cours nécessite l'anonymisation en protéine X. Afin de développer cette thérapie nous devons évaluer l’effet de cette rotéine X sur le développement des tumeurs dans un modèle vivant : la souris et nous assurer que son expression à la membrane des cellules tumorales est bien homogène Nous utiliserons des lignées cancéreuses humaines, et murines dont nous décrirons les cinétiques de croissance en présence de la protéine X surexprimée ou non. Nous disposons aussi de lignées cancéreuses dérivées de greffes de cellules de patients chez la souris exprimant la protéine X dont nous décriront aussi la cinétique de croissance mais aussi inhiberons l’expression, de façon stable. Pour répondre à ces objectifs, un modèle de greffe dans le pancréas et sous-cutané, pour chacun des modèles cellulaires, seront nécessaires au développement d’une radiothérapie ciblée contre la protéine X. En début et fin de procédure, nous réaliserons un prélèvement sanguin pour déterminer si la protéine X circulante permettrait de développer un diagnostic sanguin. Ce projet vise à mettre en place un modèle murin adapté au développement d’un outil pour la médecine nucléaire qui permettra de diagnostiquer le cancer du pancréas, mais aussi de le traiter. Il amènera également des connaissances fondamentales sur le rôle de ce marqueur précoce dans Le cancer du pancréas.

Bénéfices attendus

Le cancer du pancréas est un des cancers avec le plus mauvais pronostic suivant l’annonce du diagnostic dont l’incidence augmente en France et en Europe. Les traitements disponibles ne permettent pas aux patients de survivre au-delà de quelques années. Il est primordial d’identifier de nouvelles cibles biologiques pour développer de nouveaux traitements. Ce projet présente un enjeu majeur car l’identification d’une nouvelle cible thérapeutique, la protéine X, permettrait de développer une alternative thérapeutique dans cette maladie. 20 publications seulement sont référencées dans la littérature concernant cette protéine X qui n’a jamais été décrite dans le cadre du cancer du pancréas. Cette découverte laisse penser que la protéine X pourrait être un nouveau marqueur du cancer pancréatique. La mise au point des modèles animaux de cancer pancréatique que nous voulons développer permettrons de caractériser la présence et l’expression membranaire de la protéine X dans les tumeurs pancréatiques. Nous comparerons la cinétique de croissance des tumeurs exprimant ou non la protéine X, nous pourrons ainsi déterminer son rôle dans la croissance tumorale. Cette étape sera indispensable pour les tests d’efficacité de l’anticorps, capable de reconnaître spécifiquement cette protéine X, que nous avons développé. En attachant un agent thérapeutique à cet anticorps, il serait possible de détruire spécifiquement les tumeurs tout en épargnant les tissus sains. Cette seconde phase ne fait pas l’objet de cette demande et sera réalisée par nos collaborateurs. Afin d’évaluer le potentiel de ce nouveau traitement, nous aurons besoin d’étudier son efficacité dans un modèle animal que nous nous proposons donc de mettre au point dans ce projet.

Procédures

Certains animaux subiront une procédure chirurgicale pour la greffe orthotopique de cellules cancéreuses au niveau du pancréas (durée 30 minutes) sous anesthésie générale gazeuse avec un prélèvement sanguin (30 secondes) au niveau de la veine caudale, des anesthésies gazeuses répétées pour des échographies abdominales (durée 15minutes) 2 à 3 fois par semaine. En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie gazeuse (15 minutes) pour procéder à prélèvement sanguin intracardiaque et prélever plusieurs organes (pancréas, rate et foie). D’autres animaux subiront une greffe sous-cutanée de cellules cancéreuses réalisée par injection sous-cutanée (1 minute) sous anesthésie générale gazeuse avec un prélèvement sanguin (30 secondes) au niveau de la veine caudale. En fin de procédure, les animaux seront euthanasiés sous anesthésie gazeuse (15 minutes) pour procéder à prélèvement sanguin intracardiaque et prélever plusieurs organes (pancréas, rate et foie).

Impact sur les animaux

Les souris NMRI que nous utilisons présente une immunodéficience qui induit une fragilité aux infections mais une tolérance aux greffes de cellules humaines. La greffe de cellules cancéreuses induit une maladie tumorale sévère surtout pour la voie orthotopique dans le pancréas. Le développement de la tumeur pourrait rendre l’organe dysfonctionnel pouvant s’accompagner d’une dégradation de l’état général (perte de poids et d’activité). La chirurgie viscérale dure 30 minutes avec une anesthésie durant 45 min, l’incision de la peau et du péritoine nécessite des sutures internes et cutanées pouvant créer une gêne ou une douleur chez l'animal. Les animaux seront manipulés pour pesées et évaluations du bien-être le jour de la chirurgie, pour le suivi échographique des pesées régulières et des anesthésie gazeuses de 30 minutes seront nécessaires 2 à 3 fois par semaine selon la vitesse de croissance de la tumeur. Dans le cas des injections sous-cutanées,la mesure des tumeurs nécessite la manipulation des animaux éveillés donc pouvant induire un stress pendant 5 à 10 minutes 2 à 3 fois par semaine. Le développement de tumeur sous-cutanée peut induire une gêne voire des douleurs mais aussi des lésions cutanées.

Devenir

Pour la procédure 1, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour le prélèvement du pancréas et d’organes supplémentaires (rate et foie). Un prélèvement sanguin intracardiaque est réalisé avant le prélèvement des organes. Pour la procédure 2, tous les animaux sont euthanasiés sous anesthésie gazeuse en fin de procédure pour prélever la tumeur sous-cutanée. Nous pourrons aussi prélever des organes (ex : pancréas).

Remplacement

Les modèles cellulaires de lignées cancéreuses ne reproduisent pas fidèlement le contexte tumoral pour étudier l’expression de marqueur membranaire comme la protéine X. Même s’il existe des modèles organoïdes de tumeurs pancréatiques, nous ne pouvons pas nous baser sur ce type de modèle dans le cadre de la mise au point de radiothérapie qui nécessite d’observer la réponse des tissus proches de la tumeur. Le modèle de greffe au niveau du pancréas de cellules cancéreuses pancréatiques permet de se rapprocher d’un contexte pathophysiologique proche de celui des patients en reproduisant la complexité tissulaire, cellulaire et du micro-environnement tumoral, ce qui est impossible in-vitro. Ce deuxième modèle de greffe, permettra de se placer dans les conditions les plus proches pour l’administration d’une radiothérapie curative. La greffe sous-cutanée présente l’avantage de reproduire le contexte tridimensionnel des tumeurs solides mais ne récapitule pas la spécificité de l’organe atteint. Le modèle sous-cutané permettra d’adapter les paramètres de la future radiothérapie qui nécessite un modèle vivant. Le modèle sera utilisé en cas de problème de croissances de nos cellules en implantation au niveau du pancréas. L’utilisation de cellules dérivées de tumeurs de patients, nous permettra de récapituler les caractéristiques des tumeurs pancréatiques humaines afin de reproduire plus fidèlement la pathologie observée chez les patients, notamment avec une expression sans doute plus faible de la protéine X. Les derniers modèles dans notre projet, nous permettrons d’étudier l’expression de la protéine X dans le contexte d’un système immunitaire fonctionnel comme chez les patients par rapport aux souris immunodéficientes.

Réduction

Nous envisageons une expérience pilote sur 6 souris pour calibrer la procédure chirurgicale, adapter le nombre de cellules tumorales à injecter et mettre au point l’imagerie par échographie au sein du laboratoire. Si nous observons la formation d’une tumeur à chaque implantation, et pas de mort des animaux due à la chirurgie du pancréas, nous pourrons envisager de diminuer le nombre d’individus prévus. Pour ce projet, nous utiliserons 134 souris au total au maximum. Ce nombre est évalué au plus près grâce à un outil statistique informatique EDA (Experimental Design Assistant) . Ils pourront être revus à la baisse. En effet suite à l’étude pilote d’injection orthotopiques de cellules humaines sur 6 souris, nous relancerons les calculs statistiques pour éventuellement réduire le nombre d’animaux nécessaires. Sur tous les animaux du projet, nous ne nous limiterons pas à prélever seulement la tumeur induite ou le pancréas mais aussi plusieurs organes (rate, foie, éventuellement poumons) qui peuvent être des sites de métastases. Aussi nous recueillerons le sang des animaux pour rechercher la présence circulante de notre cible la protéine X. Les coupes de tissus et tumeurs seront utilisés pour des immunomarquages et radiomarquages par nos collaborateurs. De plus, l’ensemble des prélèvements seront stockés pour étudier des partenaires de la protéines X inconnus à ce jour.

Raffinement

Nos animaux seront hébergés dans des salles dont les paramètres d’ambiance sont contrôlés (température : 20-22°C ; renouvellement d’air : 15 volumes/heure ; cycle jour/nuit : 12h/ 12h). Les conditions d’hébergement de notre animalerie respectent les besoins physiologiques et le bien-être des animaux avec accès à l’eau et à des croquettes à volonté. Les souris seront hébergées par groupes de 5 animaux par cages pour respecter leur instinct grégaire, les cages seront en portoir ventilé individuel. Nous mettrons des enrichissements à disposition des animaux pour éviter tout comportement de stress. Nos animaux présentant une déficience immunitaire, nécessitant de travailler en environnement aseptisé. Nous prévoyons de travailler avec des souris mâles qui nécessitent une vigilance sur une potentielle agressivité entre les animaux dans les cages. Nous envisagerons d’isoler certains individus si nous observons des comportements de domination. . Tous les animaux de ce projet seront suivis quotidiennement à partir de la procédure de greffe de cellules cancéreuses et dès le développement de la maladie pour les modèles orthotopiques. Pendant la chirurgie, les yeux des animaux seront protégés pour éviter le dessèchement. Les animaux, ayant subi une greffe orthotopique au niveau du pancréas, seront réchauffés et retrouveront leurs congénères après la chirurgie pour éviter le stress lié à l’isolement. Nous évaluerons le degré de douleur au cours de la procédure avec une grille de score établie au laboratoire. Nous réaliserons des mesures régulières de croissance de la tumeur soit au pied à coulisse ou par échographie abdominale, et déterminerons une taille limite maximale. Un suivi quotidien des animaux sera assuré par les personnes habilitées pour ce projet et le personnel de l’animalerie et pourrons se rapprocher du SBEA en cas de doute sur un animal ayant subi une des procédures du projet. En cas de signe d’inconfort ou souffrance nous agirons en fonction de la grille de score établie soit en administrant un analgésique ou bien par l’arrêt de la procédure si un des points limites établis est atteint.

Choix des espèces

La souris est un modèle classiquement utilisé pour étudier les processus de tumorigenèse. Le modèle murin présente une forte homologie génétique avec l’homme et permet de s’affranchir de la limitation d’accès à du matériel humain. Les tumeurs pancréatiques induites chez la souris montrent de nombreuses similarités avec ce qui peut être observé dans les tumeurs humaines, faisant de la souris un bon modèle d’étude. Les modèles de greffes ectopiques et orthotopique dans la souris sont rapides à obtenir, en quelques semaines, et reproductibles. Nous utiliserons des souris adultes pour tout le projet, elles seront âgées de 6 semaines au moment des procédures de greffes. Cet âge est choisi car nous étudions l’adénocarcinome canalaire pancréatique qui affecte les patients adultes. Les animaux doivent être âgés d’au moins 6 semaines pour s’assurer qu’ils supportent la procédure chirurgicale. Ces paramètres seront utilisés pour la deuxième phase de ce projet (non incluse dans cette demande et qui sera réalisée par nos collaborateurs) qui sera une radiothérapie interne vectorisée après le développement tumoral. Pour que les animaux tolèrent les radiations induites par le traitement ils doivent être âgés de 8 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 802
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 770
▲ 32
Devenir
 -
 -
 -
 802

Selon les groupes, 802 souris sont irradiées puis greffées de moelle osseuse, infectées par des bactéries jusqu'à 96 heures, opérées pour la ligature d'un vaisseau abdominal suivie de 48 heures de survie, ou maintenues sous anesthésie jusqu'à leur mise à mort pendant une thrombose induite au laser ou une inflammation provoquée. Elles sont utilisées dans ce volet d'un projet multisite, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré à sévère. Chaque effet décrit reste pourtant qualifié de léger ou de modéré, l'infection étant dite "légère à modérée" et le porteur écrivant que "L'irradiation ne procure aucune douleur". Toutes les souris sont tuées à l'issue, pour prélever les tissus et organes analysés ensuite.

Objectifs

Nous avons identifié que l’inhibition d'une protéine diminuait de façon significative la progression des lésions dans un contexte inflammatoire. Dans le but de mieux comprendre le mode d’action de cette protéine sur la progression de ces lésions, nous allons évaluer son impact sur l’inflammation et la fonction de l’endothélium (cellules qui tapissent l’intérieur d’un vaisseau sanguin) grâce à des modèles précliniques d’infection (sepsis), d’inflammation et de thrombose (activation de l’endothélium avec une cytokine inflammatoire ou un laser).

Bénéfices attendus

Ces expériences permettront d’évaluer, dans un organisme vivant, les effets potentiels de la protéine étudiée sur la formation de caillots sanguins et l’inflammation, ce qui ne peut pas être reproduit en laboratoire sur des cellules isolées. Elles aideront également à déterminer si cette protéine pourrait représenter une cible intéressante pour développer de nouvelles approches thérapeutiques visant à protéger les vaisseaux sanguins contre les dysfonctionnements liés à des processus inflammatoires ou thrombotiques.

Procédures

Trois types d’interventions seront réalisées sur des lots différents d’animaux : 1- Dans le premier ou deuxième établissements utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une irradiation suivie d’une greffe de moelle osseuse (injection des cellules par voie intraveineuse). 2- Dans un troisième établissement utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une infection bactérienne. Une seule prise de sang sera réalisée sur chaque lot à differents temps (au plus tard 96h apres le début de l’infection). Pour cela les souris seront sous anesthésie générale profonde (mélange de Tilétamine, Zolazépam et Xylazine), et seront ensuite euthanasiées. 3- Dans un quatrième établissement utilisateur, les animaux seront hébergés pendant 1 semaine pour acclimatation. 4- Dans le cinquième établissement utilisateur, les animaux seront soumis, sous anesthésie profonde, à un modèle de thrombose (activation des cellules du vaisseau par un laser) ou d’inflammation (activation des cellules du vaisseau par une molécule inflammatoire). Les animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasié à la fin des expérimentations qui durent respectivement 4 heures pour étudier la thrombose et 7 Heures pour étudier l’inflammation locale. Pour étudier la thrombose veineuse, des lots différents d’animaux seront exposés à une chirurgie sous anesthésie avec ligation d’un vaisseau sanguin abdominal (40 minutes). 48 heures après la chirurgie les animaux sont euthanasiés.

Impact sur les animaux

- Les animaux subiront une irradiation sans geste invasif suivi d’une reconstitution de leur moelle osseuse. Les effets indésirables possibles sont une légère baisse de l'alimentation avec légère perte de poids. Les animaux peuvent avoir un léger stress du fait de l'enfermement et du bruit, mais ce stress est de courte duréee. L'irradiation ne procure aucune douleur. - Après l’induction d’une infection (légère à modérée), les effets indésirables attendus dans ce modèle incluent une perte de poids, une diminution de l’activité et de la vitalité. Les souris seront ensuite euthanasiées au plus tard 96h apres le début de l’infection. D’autres expérimentations (modèles de thrombose et d’inflammation) sont conduites sans réveil des animaux. Les souris sont alors maintenues sous anesthésie générale pendant toute la durée des procédures expérimentales. À l’issue des expérimentations, les animaux sont euthanasiés sans reprise de conscience.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour collecter les tissus et organes qui seront ensuite analysés. Les animaux seront également euthanasiés si l'un des points limites était atteint.

Remplacement

Le recours au modèle murin est irremplaçable pour le déroulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexité des mécanismes mis en jeu dans un contexte physiopathologique intégré non modélisable par des approches in vitro et (ii) l'utilisation de souris exprimant la protéine d’interet inactive. Ainsi, l’utilisation d’animaux vivants constitue une étape nécessaire pour répondre aux objectifs du projet, aucun modèle de remplacement pertinent n’étant actuellement disponible.

Réduction

Dans un souci d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux annoncé a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Cependant si une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d'expérimentations supplémentaires. Dans les expérimentations de thrombose, plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes de cinq individus, dans des cages ventilées, avec un accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. Si une diminution de l’activité est observée, de l’aliment hydraté sera mis à disposition dans la cage afin de faciliter l’accès à la nourriture. Du papier sopalin et des cubes de bois seront également rajoutés comme enrichissement environnemental afin de permettre des comportements naturels de nidification et d’exploration, contribuant ainsi à réduire le stress et à améliorer le bien-être des animaux. Une période d’acclimatation de sept jours est respectée avant le début des expérimentations afin de limiter le stress lié à l’environnement. Les transferts entre deux établissements seront réalisés par un transporteur agréé. Les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation d’une semaine avant toute procédure expérimentale dans l’établissement d’accueil.

Choix des espèces

Ce projet vise à améliorer la compréhension des mécanismes impliquant une protéine kinase dans l’inflammation, la thrombose et la dysfonction endothéliale en contexte thrombo-inflammatoire. Ces processus reposent sur des interactions complexes entre la paroi des vaisseaux, les cellules sanguines et le système immunitaire, s’inscrivant dans une réponse physiopathologique intégrée qui ne peut être reproduite de manière pertinente par des approches in vitro ou ex vivo. Le recours à l’expérimentation animale constitue donc l’unique approche permettant d’étudier ces mécanismes dans leur globalité. Le modèle murin est largement reconnu comme le modèle de référence pour les études précliniques de la thrombose et de l’inflammation, en raison de fortes similitudes avec l’Homme, tant au niveau des cellules impliquées que des voies moléculaires mises en jeu. Par ailleurs, l’utilisation de souris génétiquement modifiées ciblant spécifiquement la protéine kinase, sans phénotype dommageable en conditions basales, permet une analyse mécanistique en contexte pathologique. Nous utiliserons des souris de 6 à 8 semaines pour les donneuses de moelle osseuse, et de 12 à 25 semaines pour les expérimentations (âge adulte, système cardiovasculaire mature).

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système respiratoire
Rats : 100
Souffrances
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 100

Une transplantation du poumon gauche, deux heures de chirurgie : 100 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, une partie d'entre eux étant opérée sous anesthésie et tuée avant tout réveil. Tous sont tués à l'issue, les poumons des rats receveurs étant prélevés. L'objet déclaré est de mettre au point cette greffe chez le rat pour étudier la fibrose du rejet chronique et deux protéines déjà repérées sur des cellules en culture et des prélèvements de patients. Pour les effets attendus, le résumé renvoie à une annexe, "Signes cliniques et gestion de la douleur", que le texte publié ne reproduit pas, et l'effectif de 100 rats est justifié par la seule "difficulté de la technique".

Objectifs

La transplantation pulmonaire est un traitement efficace pour des patients atteints d’insuffisance respiratoire terminale. Cependant, la survie à long terme reste faible et la principale cause de mortalité tardive est le rejet chronique caractérisé par une fibrose importante du poumon. Les causes du rejet chronique sont mal connues et il n’existe pas à ce jour de traitement efficace. Des études réalisées à partir de prélèvements de patients (prise de sang, biopsies réalisées dans la cadre de la surveillance habituelle de la greffe) mais aussi une étude sur un modèle d’analyse utilisant des cellules pulmonaires en culture, ont permis d’identifier deux protéines qui semblent avoir un rôle déterminant dans le rejet chronique. A ce stade, l’utilisation d’un modèle animal est indispensable pour pouvoir avancer, étant donné la complexité de la situation de greffe avec un poumon de donneur, un patient receveur et des traitements immunosuppresseurs mais aussi du fait que le nombre et le type de prélèvement sont limités chez les patients, notamment du fait de leur état de santé. L’objectif de ce projet est donc de développer un modèle animal de transplantation pulmonaire, très proche de ce qui est réalisé chez l’homme

Bénéfices attendus

Le modèle animal nous est indispensable à ce stade du fait de la complexité de la situation de greffe pulmonaire impliquant de multiples types cellulaires différents qui ne peut être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et les différents échanges inter-organes. La mise en place de ce modele nous permettra de confirmer les résultats préalablement obtenu et nous permettrons d’étudier les voies de régulation de la fibrose dans la DCG et d’explorer potentiellement de nouvelles voies thérapeutiques.

Procédures

Une seule intervention chirurgicale de transplantation pulmonaire. La durée prévue de l’intervention est de 2 heures

Impact sur les animaux

Les signes cliniques attendus sont décrits dans l'annexe "Signes cliniques et gestion de la douleur"

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux seront euthanasiés et les poumons prélevés pour les rats receveurs

Remplacement

Nous avons étudié les voies de régulation de la fibrose dans la DCG in vitro sur un modèle cellulaire ce qui nous a permis de déterminer le potentiel rôle des protéines TG2 et MMP9. Nous avons par ailleurs étudié aussi des échantillons humains (biopsies pulmonaires, sang périphériques) dans lesquels nous avons pu identifier, à un stade tardif de la maladie, le rôle de ces protéines. Le modèle animal nous est indispensable à ce stade du fait de la complexité de la situation de greffe pulmonaire impliquant de multiples types cellulaires différents qui ne peut être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers avec leur physiologie et les différents échanges inter- organes.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été défini comme le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de caractérisé les paramètres de fibrose dans ce modèle. Ainsi, il ressort, vu la difficulté de la technique, que 100 animaux seront nécessaires.

Raffinement

Afin de réduire l'angoisse et la douleur des animaux, toutes les injections et procédures se feront sous anesthésie gazeuse. Une anesthésie avec induction en boite (mélange isoflurane 4 à 5%/L d’air), puis maintien au masque (mélange isoflurane 1 à 2.5%/L d’air). Les rats sont placés sur un tapis chauffant pendant la chirurgie jusqu’au réveil total et le suivi clinique régulier des rats (surveillance du poids, aspect clinique général) nous permettra de palier à la douleur éventuelle selon les critères définis dans l'annexe "gestion de la douleur". Les rats seront hébergés par 3 dans des cages avec des nidifications à base de cartons et des tunnels ainsi que des frisottis de papier et de coton. Les rats ont accès libre à l’eau et à la nourriture et sont maintenues dans un cycle jour/nuit de 12h/12h. Le change sera effectué par les personnels qualifiés.

Choix des espèces

Le rat est l'espèce choisie car notre équipe a une longue expérience sur des modèles de transplantation cardiaque et rénale. La technique de transplantation pulmonaire est décrite depuis la fin des années 1990 avec des améliorations rapportées régulièrement depuis. Ce modèle est aujourd’hui toujours utilisé par plusieurs équipes dans le monde. Le principal couplage décrit est le rat Lewis comme receveur et le Brown Norway donneur. Les animaux utilisés seront des adultes de 8 semaines correspondant à des rats sevrés et à une maturité du système immunitaire.

Humanisation de souris immunodéficientes

(NTS-FR-450309v1 – 25/09/2026)
  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 30
Souffrances
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Devenir
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 30

Génétiquement modifiées pour être dépourvues de système immunitaire propre, 30 souris reçoivent des cellules de sang de cordon ombilical humain afin de développer un système immunitaire proche de celui d'un humain. Elles sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré : irradiées aux rayons X entre un et trois jours de vie, injectées le même jour dans le foie, puis soumises à deux prises de sang à la queue et, sous anesthésie, à une ponction de moelle osseuse au fémur. Toutes sont tuées à 25 semaines, pour vérifier comment les cellules humaines se sont réparties dans leurs organes. Le but est d'ajuster ce protocole d'humanisation, les souris ainsi obtenues devant ensuite servir à tester des thérapies cellulaires contre le cancer. L'effectif de 30 souris en six groupes de cinq n'est justifié que par le caractère "exploratoire" de l'étude.

Objectifs

Les souris immunodéficientes sont des souris de laboratoire génétiquement modifiées pour pouvoir accueillir des cellules sanguines humaines. Comme leur propre système immunitaire est très limité, elles peuvent développer un système immunitaire proche de celui de l’être humain. Ce modèle est très utile pour mieux comprendre le fonctionnement de l’immunité humaine et pour tester de nouveaux traitements contre le cancer. Pour obtenir ces souris dites « humanisées », nous leur injectons des cellules de sang de cordon ombilical humain capables de de se transformer dans l’animal en différentes cellules du sang et du système immunitaire humain. Une souris sera considérée comme correctement humanisée lorsque suffisamment de cellules humaines se développent dans son sang ou sa moelle osseuse. Afin de favoriser l’implantation de ces cellules humaines, l’objectif de cette étude est d’optimiser notre protocole en exposant au préalable les souriceaux nouveaux-nés aux rayons X : cette irradiation est couramment utilisée dans ce type d’étude, elle facilite l’installation des cellules humaines.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de créer un modèle expérimental chez l’animal qui servira à tester de nouveaux traitements contre le cancer. Il permettra notamment d’évaluer des cellules du système immunitaire, modifiées en laboratoire pour mieux reconnaître et détruire les cellules cancéreuses grâce à nos thérapies innovantes. À terme, il contribuera à accélérer le développement de thérapies plus efficaces et personnalisées, avant leur évaluation chez l’être humain.

Procédures

Les souriceaux seront irradiés entre 1 et 3 jours de vie à une faible dose puis recevront le même jour, une injection de cellules humaines dans le foie. L'irradiation sera réalisée en une seule séance d'une durée d'environ 40 secondes par carroussel et l'injection hépatique durera environ 1 minute par animal. A l’état adulte, les souris seront soumises à 1 prélèvement à l’âge de 8 semaines de vie, puis un 2° à l’âge de 12 semaines de vie, d'une à deux gouttes de sang à la veine de la queue. Chaque prélèvement aura une durée d'environ 1 minute. A l’âge de 8 semaines, elles seront également soumises à une ponction de moelle osseuse au fémur, sous anesthésie sur des souris endormies, d'une durée d'environ 1 minute par animal.

Impact sur les animaux

Stress de courte durée liée à deux séparations inférieures à 5 minutes chacune de la portée d’avec la mère Douleur légère de courte durée due à la piqûre d'aiguille lors de l'injection dans le foie, Douleur légère de courte durée due à la piqûre d'aiguille lors des prélèvements sanguins au niveau de la queue, Gêne légère due à la ponction de moelle osseuse mais effectuée sur des souris endormies

Devenir

Les souris à 25 semaines de vie seront mises à mort pour la fin de la procédure afin de vérifier la distribution des cellules humaines dans les différents organes.

Remplacement

Nous poursuivons nos expériences in vitro afin de valider la fonctionnalité des cellules humaines et de limiter le nombre d’expériences réalisées sur les animaux. Cependant, à ce jour, malgré nos efforts, nous n’avons pas réussi à établir un modèle reproduisant la moelle osseuse humaine en laboratoire. Pour démontrer l’effet thérapeutique des cellules médicaments que nous développons, il est nécessaire de mettre en place un modèle chez l’animal. Par ailleurs, tous les modèles in vitro disponibles pour l’étude du microenvironnement tumoral humain concernent les tumeurs solides et non les cancers liquides. A ce jour, aucun modèle in vitro (2 ou 3 dimensions) ni in silico (basé sur des simulations informatiques) ne permet de reproduire les interactions complexes entre les cellules de l’immunité humaine, enchâssées dans un système osseux et vascularisé au plus près de l’humain.

Réduction

Cette étude est une étude exploratoire et de validation. Nous utiliserons 30 souris réparties en 6 groupes de 5.

Raffinement

Les animaux sont hébergés dans un secteur spécifique pour les animaux immunodéprimés en animalerie spécifique. L’eau de boisson et la nourriture sont autoclavée ou irradiée pour éviter une contamination infectieuse chez les souris immunodéprimées. L’irradiation et l’injection sur souriceaux seront réalisées au plus proche de la mère et préservant au plus l’odeur de la litière afin d’éviter tout rejet maternel. Les prélèvements à la veine de la queue et dans l’os du fémur seront réalisés par des expérimentateurs entrainés, sur souris anesthésiées. Nous aurons recours à des anti-douleurs en cas d’observation de douleur. Nous avons mis en place des points limites stricts et spécifiques du projet.

Choix des espèces

La souris immunodéficiente permet l'élaboration d'un modèle humanisé avec développement de cellules sanguines, car cette souris dépourvue de système immunitaire exprime de nombreuses molécules permettant la prise de greffe de tout type de globules blancs. Ainsi ce modèle mimant le système immunitaire humain permettra d'étudier nos thérapies. Les souris sont expérimentées entre 0 et 12 semaines de vie. La procédure des souris dites « humanisées » se fait dès la naissance. Nous suivrons scrupuleusement les souris jusqu’à la 25ème semaine de vie sans procédure pour observer l’humanisation.

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1464
Souffrances
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▲ 1464
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Devenir
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 1464

Mères et petits sont tous tués à l'issue, pour prélever les moelles épinières et constituer une banque de tissus : 1 464 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles gestantes boivent une eau additionnée de nicotine du premier au quinzième jour de gestation, puis les souriceaux passent deux fois, nouveau-nés puis juvéniles, soit cinq minutes en chambre de pléthysmographie pour mesurer leur respiration, soit quinze minutes suspendus dans un harnais pour une marche dans l'air ou sur tapis roulant, avec une injection sous-cutanée. Le porteur affirme que les méthodes in vitro et in silico ne peuvent reproduire "la complexité d'un organisme entier". Pour choisir la souris, il retient notamment qu'elle est "un animal docile facile à manipuler, ayant une bonne qualité maternelle".

Objectifs

L’exposition à la nicotine pendant la grossesse, via les thérapies de substitution nicotinique ou les cigarettes électroniques, représente une préoccupation croissante de santé publique, car la nicotine traverse la barrière placentaire et interfère avec le développement neurologique du fœtus. Bien que plusieurs études indiquent que l’exposition prénatale à la nicotine (PNE) induit une hyperactivité locomotrice et perturbe la respiration, les conséquences de la PNE sur la maturation des réseaux de neurones localisés dans la moelle épinière (ME) et impliqués dans la locomotion (ex : marche, …) et la respiration n’ont jamais été étudiées. Une étude précédente de l’équipe montre qu’une exposition prénatale précoce perturbe l'activité et le développement du réseau neuronal dans les ME embryonnaires. Nous faisons l’hypothèse que la présence chronique de nicotine dans la ME des embryons pendant cette période précoce du développement, en activant de façon anormale les neurones de la ME, perturbe le développement des futurs réseaux moteurs. Nous faisons également l’hypothèse que ces perturbations développementales induites par la nicotine entraînent des modifications postnatales de l’activité des neurones altérant in fine les réseaux moteurs de la locomotion et de la respiration après la naissance. Pour répondre à cette question, le projet intègre des approches complémentaires d'enregistrement de l'activité des neurones et d'analyse du comportement afin de détecter les altérations neuronales et les activités locomotrices et respiratoires chez le nouveau-né et le juvénile. Dans ce projet, les souris gestantes et leurs portées seront exposées par l'eau de boisson, à des concentrations de nicotine permettant d’obtenir un niveau plasmatique de nicotine similaire à celui retrouvé dans le sang des femmes.

Bénéfices attendus

Les stratégies de remplacement à base de nicotine sous la forme de patchs ou de cigarettes électroniques sont considérées comme étant une bonne alternative pour la santé des anciens fumeurs. Cependant, chez les femmes enceintes, il est connu que la nicotine peut traverser la barrière placentaire. Nos travaux doivent permettre de mieux connaitre et mieux comprendre à moyen terme les effets délétères de la nicotine sur le développement spinal du foetus à l'origine des troubles locomoteurs et de la respiration observés chez les enfants et à terme de permettre une meilleure prise en charge de ces enfants exposés à la nicotine. Ainsi, ce projet fournira la première analyse des effets de l’exposition prénétale à la nicotine sur les circuits moteurs spinaux, générant des connaissances clés pour comprendre sur le long terme la neurotoxicité développementale de la nicotine et informer les politiques de santé publique. Les premiers résultats du projet seront accessibles dans 3 ans.

Procédures

Les animaux seront exposés à des faibles concentrations de nicotine durant leur développement du 1er au 15ème jour de gestation. Un premier groupe d'animaux sera ensuite placé dans une chambre d’enregistrement pendant 5 minutes pour l’analyse de l’activité respiratoire. Ces animaux seront soumis à cette intervention à deux reprises, une première fois au stade nouveau-né puis une deuxième fois au stade juvénile. Un deuxième groupe d'animaux effectuera un test locomoteur pendant 15 minutes pour l’analyse de l’activité locomotrice et recevront une injection sous-cutanée. Ces animaux seront soumis à cette intervention à deux reprises, une première fois au stade nouveau-né puis une deuxième fois au stade juvénile.

Impact sur les animaux

Durant les expériences de mesure de la respiration (durée de 5 minutes) les nouveau-nés subiront un stress léger du fait de la séparation maternelle. Durant les expériences de marche dans l’air (durée de 15 minutes), les nouveau-nés pourront subir un stress léger lié à une courte séparation maternelle ainsi qu’au fait d’être suspendu dans un harnais et une douleur légère et de courte durée liée à l’injection sous-cutanée. Durant les expériences de marche sur tapis roulant (durée de 15 minutes), les juvéniles pourront subir un stress léger lié au fait d’être suspendu dans un harnais et une douleur légère de courte durée liée à une injection sous-cutanée. Les femelles gestantes seront exposées à la nicotine dans l’eau de boisson qui apporte un goût amer qui sera masqué par l’ajout de saccharine.

Devenir

Les animaux impliqués dans le projet seront euthanasiés pour permettre le prélèvement des moelles épinières pour les enregistrements électrophysiologiques et la constitution d'une banque de tissu pour les analyses cellulaires complémentaires.

Remplacement

Il n’y a à ce jour aucunes méthodes alternatives nous permettant d’aborder notre projet sans passer par l’étude de modèles animaux, que ce soit les approches in vitro, ou in silico, qui ne peuvent pas reproduire ou modéliser la complexité d’un organisme entier et d'étudier l'effet de l’exposition prénatale des toxines sur le développement de l'embryon.

Réduction

Le nombre d’animaux requis a été déterminé à partir d’un calcul de puissance statistique, basé sur la détection d’une différence attendue de 10 % entre les groupes expérimentaux. Compte tenu de la variabilité anticipée des différents paramètres mesurés pour les analyses électrophysiologiques et comportementales, un effectif de 12 animaux par condition expérimentale (âge, sexe et concentration de nicotine) pour les expériences d’électrophysiologie et de comportement est nécessaire. Notre projet est basé sur des méthodes variées qui permettent d'utiliser au maximum tous les animaux d'une même portée. Cela permettra de réduire le nombre de femelles gestantes utilisées. En effet, l’ensemble des moelles épinières de tous les animaux de chaque portée seront prélevées pour constituer une banque de tissus afin de pouvoir mener ultérieurement des analyses complémentaires sans devoir sacrifier d'animaux supplémentaires. Dans le cadre d’une exposition gestationnelle, les animaux issus d’une même portée partagent la même mère et le même environnement intra-utérin et ne constituent donc pas des observations statistiquement indépendantes. La portée est ainsi considérée comme l’unité expérimentale pertinente. En conséquence, le projet privilégie l’augmentation du nombre de portées plutôt que du nombre d’animaux par portée, afin d’optimiser la robustesse statistique tout en respectant le principe de Réduction des 3R. Notre expérience des lignées transgéniques nous permet d’estimer au plus juste la taille des groupes d’individus pour mettre en avant des effets significatifs. Les schémas de reproduction sont planifiés afin d’optimiser la probabilité d’obtenir les génotypes nécessaires et de limiter la production d’animaux non utilisables. Les croisements sont ajustés en fonction des besoins expérimentaux.

Raffinement

Les animaux engagés dans les procédures de mesure de l’activité locomotrice et de l’activité respiratoire seront habitués aux dispositifs expérimentaux autant que possible. Durant ces 2 procédures, les animaux néonataux seront testés dans un environnement chauffé (lampe chauffante) pour prévenir les chutes de température et seront immédiatement remis à leur mère après l'expérimentation. Les procédures mises en place suivent également les normes en matière de raffinement des pratiques expérimentales, par exemple en utilisant une méthode volontaire per os de prise de nicotine par les femelles gestantes, celle-ci se substituant aux méthodes "classiques" d'injections pouvant, quand elles sont réalisées sur le long court entrainer stress ou mal-être chez l'animal. En outre, notre méthode de mesure de l'activité respiratoire in vivo par pléthysmographie corps entier en chambre est substituée aux méthodes classiques utilisant un masque, évitant ainsi une situation pouvant induire mal-être et stress chez l'animal. Toute anomalie ou souffrance évidente sera signalée à l'expérimentateur et aux responsables de projet qui décident de la conduite à tenir en fonction des points limites. L’ajout de saccharine à 1% dans l’eau de boisson permet de contrebalancer le goût de la nicotine. La saccharine est un édulcorant non-métabolisé par l’organisme et n’a donc aucun impact sur le bien-être des animaux. L’administration de saccharine seule constitue donc un groupe contrôle suffisant, permettant de ne pas générer des groupes contrôles supplémentaires.

Choix des espèces

Le choix d'un modèle murin a été motivé en raison de sa pertinence par rapport à la physiopathologie humaine et les méthodologies ont été sélectionnées en accord avec une pratique expérimentale respectueuse du bien-être des animaux. Il a également été motivé par la possibilité d'utiliser une lignée transgénique qui permet d’identifier et localiser les neurones dans la moelle épinière. Le choix de la souris comme modèle expérimental est également motivé par le fait que la souris est un animal docile facile à manipuler, ayant une bonne qualité maternelle, et résistant aux infections d'une façon générale, ce qui est un plus pour la réalisation de ce projet associé à un aspect développemental. En outre, nous disposons aujourd’hui d’un nombre conséquent de données sur ce modèle dans le cadre de nos travaux précédents, ce qui justifie la poursuite de nos travaux sur ce modèle animal. Ce projet vise à étudier les conséquences post-natales de l'administration de nicotine pendant le développement. Les animaux exposés (femelles gestantes) le seront du 1er au 15ème jour de gestation. Les animaux exposés seront étudiés au stade néonatal et au stade juvénile. Une fois les expérimentations terminées, la mère et les petits seront euthanasiés et les tissus prélevés pour analyses complémentaires.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 802
Souffrances
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Devenir
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 802

Pour comprendre comment une kinase agit sur l'inflammation et la coagulation dans les vaisseaux, 802 souris vont être utilisées dans ce volet d'un projet réparti sur plusieurs établissements, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Selon les groupes, elles sont irradiées puis greffées de moelle osseuse, infectées par des bactéries dans un protocole de sepsis puis tuées au plus tard 96 heures après, ou soumises sous anesthésie à une thrombose induite au laser, une inflammation provoquée ou la ligature d'un vaisseau abdominal suivie de 48 heures de survie. Une partie porte une version inactive de la kinase. Toutes sont tuées au terme de leur procédure pour prélever tissus et organes, et plus tôt si "l'un des points limites" est atteint, sans que le résumé dise lesquels.

Objectifs

Nous avons identifié que l’inhibition d'une protéine diminuait de façon significative la progression des lésions dans un contexte inflammatoire. Dans le but de mieux comprendre le mode d’action de cette protéine sur la progression de ces lésions, nous allons évaluer son impact sur l’inflammation et la fonction de l’endothélium (cellules qui tapissent l’intérieur d’un vaisseau sanguin) grâce à des modèles précliniques d’infection (sepsis), d’inflammation et de thrombose (activation de l’endothélium avec une cytokine inflammatoire ou un laser).

Bénéfices attendus

Ces expériences permettront d’évaluer, dans un organisme vivant, les effets potentiels de la protéine étudiée sur la formation de caillots sanguins et l’inflammation, ce qui ne peut pas être reproduit en laboratoire sur des cellules isolées. Elles aideront également à déterminer si cette protéine pourrait représenter une cible intéressante pour développer de nouvelles approches thérapeutiques visant à protéger les vaisseaux sanguins contre les dysfonctionnements liés à des processus inflammatoires ou thrombotiques.

Procédures

Trois types d’interventions seront réalisées sur des lots différents d’animaux : 1- Dans le premier ou deuxième établissements utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une irradiation suivie d’une greffe de moelle osseuse (injection des cellules par voie intraveineuse). 2- Dans un troisième établissement utilisateur, des lots d'animaux seront soumis à une infection bactérienne. Une seule prise de sang sera réalisée sur chaque lot à differents temps (au plus tard 96h apres le début de l’infection). Pour cela les souris seront sous anesthésie générale profonde (mélange de Tilétamine, Zolazépam et Xylazine), et seront ensuite euthanasiées. 3- Dans un quatrième établissement utilisateur, les animaux seront hébergés pendant 1 semaine pour acclimatation. 4- Dans le cinquième établissement utilisateur, les animaux seront soumis, sous anesthésie profonde, à un modèle de thrombose (activation des cellules du vaisseau par un laser) ou d’inflammation (activation des cellules du vaisseau par une molécule inflammatoire). Les animaux sont maintenus sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasié à la fin des expérimentations qui durent respectivement 4 heures pour étudier la thrombose et 7 Heures pour étudier l’inflammation locale. Pour étudier la thrombose veineuse, des lots différents d’animaux seront exposés à une chirurgie sous anesthésie avec ligation d’un vaisseau sanguin abdominal (40 minutes). 48 heures après la chirurgie les animaux sont euthanasiés.

Impact sur les animaux

- Les animaux subiront une irradiation sans geste invasif suivi d’une reconstitution de leur moelle osseuse. Les effets indésirables possibles sont une légère baisse de l'alimentation avec légère perte de poids. Les animaux peuvent avoir un léger stress du fait de l'enfermement et du bruit, mais ce stress est de courte duréee. L'irradiation ne procure aucune douleur. - Après l’induction d’une infection (légère à modérée), les effets indésirables attendus dans ce modèle incluent une perte de poids, une diminution de l’activité et de la vitalité. Les souris seront ensuite euthanasiées au plus tard 96h apres le début de l’infection. D’autres expérimentations (modèles de thrombose et d’inflammation) sont conduites sans réveil des animaux. Les souris sont alors maintenues sous anesthésie générale pendant toute la durée des procédures expérimentales. À l’issue des expérimentations, les animaux sont euthanasiés sans reprise de conscience.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure pour collecter les tissus et organes qui seront ensuite analysés. Les animaux seront également euthanasiés si l'un des points limites était atteint.

Remplacement

Le recours au modèle murin est irremplaçable pour le déroulement de ce projet pour deux raisons majeures : (i) la complexité des mécanismes mis en jeu dans un contexte physiopathologique intégré non modélisable par des approches in vitro et (ii) l'utilisation de souris exprimant la protéine d’interet inactive. Ainsi, l’utilisation d’animaux vivants constitue une étape nécessaire pour répondre aux objectifs du projet, aucun modèle de remplacement pertinent n’étant actuellement disponible.

Réduction

Dans un souci d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux annoncé a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Cependant si une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d'expérimentations supplémentaires. Dans les expérimentations de thrombose, plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux.

Raffinement

Les souris sont hébergées en groupes de cinq individus, dans des cages ventilées, avec un accès ad libitum à l’eau et à la nourriture. Si une diminution de l’activité est observée, de l’aliment hydraté sera mis à disposition dans la cage afin de faciliter l’accès à la nourriture. Du papier sopalin et des cubes de bois seront également rajoutés comme enrichissement environnemental afin de permettre des comportements naturels de nidification et d’exploration, contribuant ainsi à réduire le stress et à améliorer le bien-être des animaux. Une période d’acclimatation de sept jours est respectée avant le début des expérimentations afin de limiter le stress lié à l’environnement. Les transferts entre deux établissements seront réalisés par un transporteur agréé. Les animaux bénéficient d’une période d’acclimatation d’une semaine avant toute procédure expérimentale dans l’établissement d’accueil.

Choix des espèces

Ce projet vise à améliorer la compréhension des mécanismes impliquant une protéine kinase dans l’inflammation, la thrombose et la dysfonction endothéliale en contexte thrombo-inflammatoire. Ces processus reposent sur des interactions complexes entre la paroi des vaisseaux, les cellules sanguines et le système immunitaire, s’inscrivant dans une réponse physiopathologique intégrée qui ne peut être reproduite de manière pertinente par des approches in vitro ou ex vivo. Le recours à l’expérimentation animale constitue donc l’unique approche permettant d’étudier ces mécanismes dans leur globalité. Le modèle murin est largement reconnu comme le modèle de référence pour les études précliniques de la thrombose et de l’inflammation, en raison de fortes similitudes avec l’Homme, tant au niveau des cellules impliquées que des voies moléculaires mises en jeu. Par ailleurs, l’utilisation de souris génétiquement modifiées ciblant spécifiquement la protéine kinase, sans phénotype dommageable en conditions basales, permet une analyse mécanistique en contexte pathologique. Nous utiliserons des souris de 6 à 8 semaines pour les donneuses de moelle osseuse, et de 12 à 25 semaines pour les expérimentations (âge adulte, système cardiovasculaire mature).

  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 1264
Souffrances
▲ 144
▲ 800
▲ 320
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Devenir
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 1264

Injections intrapéritonéales de composés, chirurgie sous anesthésie générale pour une partie d'entre elles, tests d'attention : 1 264 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, une part d'entre elles étant opérée sous anesthésie et tuée avant tout réveil. Les lignées comprennent des souris présentées comme reproduisant des troubles du spectre autistique ou des déficits de l'attention, ou privées du récepteur au glutamate étudié, et le résumé ne dit ni quels tests comportementaux sont menés ni ce que vise la chirurgie. L'objet déclaré est d'établir si ce récepteur constitue une cible pour de futurs traitements des troubles de l'attention. Le porteur liste douleur postopératoire, perte de poids et "dégradation de l'apparence physique", puis ajoute que "les procédures sont bien supportées par les animaux".

Objectifs

Le glutamate est le transmetteur excitateur le plus abondant dans le cerveau, où il agit via de nombreux récepteurs exprimés sur la surface des neurones. Il existe de nombreux récepteurs différents capables de lier le glutamate. Ceci multiplie les possibilités en termes de réponse et, du point de vue thérapeutique, de ciblage pharmacologique. Nous étudions un des récepteurs du glutamate le plus répandu et conservé du système nerveux central. Ses mutations ou son absence chez les patients ont été impliquées dans divers troubles neurodéveloppementaux caractérisés par un retard cognitif, des crises d'épilepsie, des manifestations du spectre autistique et des déficits de l'attention. Il s’avère que ce récepteur est très fortement exprimé dans une partie du cerveau qui régule les états de vigilance tant chez l’Homme que chez l’animal, en libérant la noradrénaline. Cette région est très sensible aux changements environnementaux inattendus et aux stimuli sensoriels (visuels, auditifs, tactiles). Nous voulons savoir si ce récepteur au glutamate est impliqué dans le contexte des troubles de l’attention. Nous allons tester cette idée in vivo chez l'animal sain et dans des modèles de pathologies neurologiques. Il s’agit de modèles animaux récapitulant des troubles du spectre autistique et de déficits de l'attention, ou dans lesquels le récepteur au glutamate que nous étudions est modifié ou absent. Des nouveaux composés pharmacologiques seront utilisés sur ces modèles afin de moduler l’action du récepteur et tester leurs effets sur les comportements attentionnels et l’activité cérébrale. In fine, ce projet vise à proposer une nouvelle cible potentielle pour le traitement des troubles de l’attention.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à comprendre dans quelle mesure le récepteur au glutamate étudié est impliqué dans les processus attentionnels. A terme, cela devrait nous permettre d'établir s'il s'agît d'une cible potentielle et pertinente dans les troubles de l'attention en particulier, mais aussi pour d'autres pathologies présentant un déficit attentionnel (ex. troubles du spectre autistique, épilepsies infantiles, troubles dépressifs, troubles du sommeil, maladies neurodégénératives) et pour lesquels les traitements sont à ce jour limités ou accompagnés d'effets secondaires lourds.

Procédures

Les animaux participeront à des tests comportementaux qui évaluent leurs capacités d'attention. Une partie des animaux recevront des composés pharmacologiques par injection intra-péritonéale. Une partie des animaux sera soumis à une chirurgie sous anesthésie générale, dont la durée ne dépasse pas 1 heure.

Impact sur les animaux

Les procédures prévoient, selon les groupes, une chirurgie, des injections intrapéritonéales ainsi que des tests comportementaux. Ces actes pourraient induire une nuisance ou des effets indésirables sur les animaux (douleur post-opératoire, perte de poids, dégradation de l'apparence physique). Pour ces raisons les procédures sont classées « modérées ». Cependant, notre expérience montre que les procédures sont bien supportées par les animaux.

Devenir

A la fin des procédures d'analyses comportementales et physiologiques avec ou sans chirurgie, les animaux seront mis à mort afin de prélever les tissus pour analyses cellulaires et moléculaires.

Remplacement

La caractérisation pharmacologique des composés que nous allons utiliser dans le projet a été effectuée dans un premier temps de façon très complète sur des modèles in vitro afin de diminuer le nombre d’animaux utilisés. Par contre, à ce jour il n'existe d'alternative autre que les animaux pour évaluer avec précision le phénotype comportemental qui nous intéresse, notamment l’attention.

Réduction

Le nombre d'animaux nécessaire a été déterminé avec un logiciel pour les calculs statistiques, de manière à allier réduction du nombre d'animaux et validité statistique des expériences. Les animaux utilisés pour les analyses histologiques seront les mêmes que ceux utilisés dans d’autres groupes, ce qui permettra de réduire le nombre d'animaux nécessaires à la réalisation de l'étude. Seules les expériences strictement nécessaires seront réalisées.

Raffinement

Les animaux seront hébergés en groupe et l'environnement sera enrichi (copeaux, morceaux de coton, papier). Afin de diminuer le stress, les souris seront manipulées quotidiennement par les expérimentateurs avant chaque procédure expérimentale. Un suivi régulier sera appliqué dès le début de nos expérimentations. Les chirurgies seront effectuées en suivant les règles d’anesthésie et analgésie. L'état de santé des animaux sera surveillé tout au long de l'expérience. Une grille de score sera mise en place dès l’apparition de signes cliniques (détresse, souffrance, prostration, perte de poids supérieure à 15%, poil ébouriffé) afin d’intervenir immédiatement et de manière appropriée si besoin.

Choix des espèces

Les souris fournissent des excellents modèles de troubles neurologiques, au cœur de notre projet. Elles demeurent aussi un outil indispensable pour déchiffrer le rôle d’acteurs moléculaires, telle que les récepteurs comme dans le cas ci présent, grâce aux modèles génétiques déjà développés. Les autres espèces utilisables ne sont pas envisageables à ce stade de l'étude en vue des contraintes éthiques et/ou d'hébergement requises par ces espèces. De plus la physiologie générale de la souris nous permet de nous rapprocher suffisamment de l'homme pour obtenir des données pertinentes d’un point de vue médical. Les animaux seront utilisés à partir de 8 semaines, ce qui correspond à des animaux jeunes adultes. De plus, effectuer les mesures à partir de 8 semaines nous permettra une comparaison de nos résultats avec ceux de la littérature, car les tests comportementaux sont très majoritairement réalisés sur les animaux à cet âge.