Recherche fondamentale

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Souris : 780
Souffrances
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Devenir
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780 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, 140 relevant de la gravité sévère. Elles subissent l'insertion d'une bille de verre dans le côlon, des gavages, des injections de toxine diphtérique et l'induction d'une colite par le DSS, pour étudier le rôle de certains mastocytes dans la motilité intestinale. Le porteur indique que la colite provoque un stress et prévoit la mise à mort des souris perdant plus de 20 % de leur poids ou présentant des saignements abondants. Il qualifie le modèle murin d'"élément clé et incontournable" pour cette étude.

Objectifs

Des travaux ont récemement montré que l'intéraction entre les mastocytes MRGPRB2 de la peau et les neurones responsables de la douleur, les nocicepteurs, est à l'origine du dévelopemment d'une maladie allergique de la peau, la dermatite atopique . Une cartographie précise et exaustive des différentes niches dans lesquelles résident les mastocytes MRGPRB2 a également permis de mettre en évidence que ces mastocytes MRGPRB2 se retrouvent au niveau des muscles lisses du tube digestif, en contact étroit avec les neurones du plexus myentérique. De plus, il a été montré que ces mastocytes régulent les contractions intestinales ex vivo. Les objectifs du projet seront donc : 1) De déterminer l'impact de ces mastocytes sur le transit intestinal in vivo dans des conditions physiologiques. 2) De déterminer les acteurs cellulaires et moléculaires du dialogue avec le système nerveux entérique et 3) D'étudier la dérégulation de ces intéractions dans le cadre d'inflammations intestinales.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à 1) déterminer le rôle précis des mastocytes MRGPRB2 dans le phénomène de transit intestinal, 2) déterminer les acteurs moléculaires et cellulaires (autres que les mastocytes) impliqués dans la régulation du transit par les mastocytes MRGPRB2, et 3) déterminer si cet axe est impliqué dans le développement de maladies inflammatoires de l'intestin, qui sont souvent caractérisées par des troubles du transit. Sur un plan fondamental, ce projet permettra donc d'identifier un nouveaux rôle de "niche" des mastocytes MRGPRB2 associé au tube digestif en condition physiologique et physiopathologique. Sur un plan translationnel, il permettra d'établir si ces mastocytes MRGPRB2 peuvent représenter des cibles pharmacologiques intéresssantes pour moduler le transit intestinal.

Procédures

Les animaux ne seront soumis à aucune procédure chirurgicale, ni prélèvement sur animal vigile. - Sous anesthésie, certains seront soumis à une injection intraveineuse (envrion 20s par animal) et à l'insertion d'une bille de verre dans le colon (environ 20s par animal) - Certains seront soumis à un gavage intragastrique necessitant une contention de l'animal classique qui sera effectuée par une personne ayant l'habitude de cette expérience (environ 10s par animal). -Certains seront soumis à des injections de toxine diphtériques par voie intraperitonéale qui seront effectuées par une personne ayant l'habitude de cette manipulation (environ 10s par animal). Ce projet regroupe donc 4 interventions différentes qui prendront chacune en moyenne 10 à 20s.

Impact sur les animaux

- Nous avons l'habitude de travailler avec les souris mutantes utilisées (MRGPRB2-cre; IDTR, MRGPRB2-cre; IDTA,Sash,TAC1 déficientes,MRGPRB2 mutantes,MRGPRB2 cre-TPH1 floxed) qui ne présentent pas de défaut de comportement, de déficiences immunitaire profondes ou de létalité à l'état basal. Nous pourrions révéler des défauts de motilité, mais c'est l'objet du présent projet. -L'injection des AAVs ne cause pas d'inflammation chez la souris. -Les protocoles utilisés pour évaluer les temps de transit sont peu invasifs (gavage ou introduction d'une bille de la taille d'un feces dans le colon) et seront conduits par des personnes expérimentées. La manipulation pouvant cependant générer un stress pour les souris, elles seront dès que possible anesthésiées à l'isoflurane pour minimiser leur stress pendant les procédures. -L'induction de l'inflammation par le DSS causera un stress chez l'animal. Celui ci sera cependant suivit quotidiennement pour évaluer son état général (mobilité, toilettage, sociabilité avec les autres animaux de la cage), son poids, ainsi que la consistance de ses féces et la présence de sang dans les selles. Si jamais un animal perd plus de 20% de son poids initial, présente un état général non satisfaisant (immobilité, abscence de toilettage, abscence d'intéractions), ou qu'il présente des saignements abondant dans les selles (nettement visible à l'oeil nu), il sera écarté de l'expérience et sacrifié pour minimiser ses souffrances.

Devenir

Les animaux seront sacrifiés à l'issue de chaque procédure pour analyser les intéractions entre les mastocytes et le système nerveux entérique. Une banque de tissus sera également constituée pour répondre aux questions scientifiques suivantes sans avoir à réutiliser des animaux, et sera mise à dispostion de la communauté scientifique sur demande aux porteurs du projet.

Remplacement

Ce projet vise à étudier l'effet des mastocytes MRGPRB2 situés dans le muscle le long du tube digestif sur la motilité intestinale en conditions physiologiques et physiopathologiques. Il n'existe pas à ce jour de modèle cellulaire satisfaisant qui puisse rendrent compte de la diversité des intéractions étudiées dans le contexte de ce projet. Devant la complexité de ces phénomènes, due notamment à l’implication de différents organes et types cellulaires, le recours aux modèles animaux est indispensable. De ce fait, les modèles de souris sont des éléments clés et incontournables pour étudier l'impact des mastocytes MRGPRB2 sur la motilité intestinale dans des condtions normales et dans le développement des maladies inflammatoires de l'intestin mimant les maladies humaines. Les expériences qui seront réalisées in vivo ont été conçues de façon à n’utiliser que le nombre strictement minimum de souris nécessaire à l’obtention de données validées statistiquement (nombres déterminés sur la base de la littérature et de l'expérience des porteurs du projet, pour des tests statistique de type Mann Whitney ou unpaired t-test pour la comparaison de deux moyennes, ou de type two-way ANOVA avec post test de type Bonferoni pour l'analyse de données à deux variables (suivi du poids au cours du temps pour le modèle de colite au DSS par exemple).

Réduction

Réduction du nombre d'animaux: L'expérience des porteurs du projet dans l'analyse de ces divers modèles et la présence des données préliminaires nous permet d'anticiper et d'optimiser le nombre d’animaux à analyser dans chaque modèle. Nous prévoyons d'utiliser 10 animaux contrôles versus 10 animaux malades . Ce nombre pourra éventuellement varier à la baisse en fonction des résultats expérimentaux obtenus avec chaque génotype analysé pour chacun des modèles étudiés. L'utilisation d'AAV nous permettra aussi de travailler sur des souris WT, et d'éviter la mise en place d'élevage de souris transgéniques ce qui réduira le nombre d'animaux produits. La première partie du projet nous permettra également de déterminer le test le plus robuste de transit intestinal dans nos conditions, et nous nous restreindrons à un seul test pour les deux parties suivantes du projet, ce qui diminuera le nombre d'animaux nécessaires. Enfin, le maximum de tissus d’intérêt sera récupéré sur chaque souris et stocké en vue de répondre à d’éventuelles questions scientifiques ultérieures, sans avoir à utiliser de nouvelles souris. De plus, une banque de tissus prélevés sur les différents modèles de souris utilisés au laboratoire sera constituée et mise à disposition de la communauté scientifique, dans le but d'éviter un emploi d'animaux redondant.

Raffinement

Lors de la mise en place des procédures expérimentales l’état clinique des animaux sera surveillé tous les jours. Nous analyserons les paramètres suivants : poids (prise du poids initial à l'arrivée des animaux puis suivi constant et régulier (au moins 2 fois par semaine) lors des pathologies, température (par thermomètre sonde rectale, à l'arrivée des souris et durant le développement des pathologies) , signes extérieurs de stress tels que le comportement, la prostration ou l’aspect du pelage (poils luisant ou bien collé et gras etc). Si lors d’une procédure expérimentale nous détectons une perte de poids équivalente à 20% du poids d’origine ou bien une perte de température corporelle de - 8°C (un critère courant de morbidité utilisé dans plusieurs modèles), les animaux seront euthanasiés.

Choix des espèces

La souris représente le modèle animal le plus utilisé pour étudier la physiopathologie des maladies humaines. En effet, l’élevage de souris est très productif (avec une variation possible en fonction des fonds génétiques étudiés) et nécessite peu de place. Les connaissances et avancées technologiques actuelles permettent de disposer de nombreux modèles sophistiqués. D’ailleurs, la majorité des animaux transgéniques nécessaires à la réalisation de ce projet sont uniquement disponible chez la souris et sous un fond C57BL/6 standardisé et bien contrôlé. Enfin, la physiologie des différents organes chez la souris présentent de nombreuses similarités avec celle des organes humains, ce qui permet l’induction de modèles pathologiques mimant les maladies humaines observées chez les patients. Pour la majorité des expériences, les animaux seront utilisés entre 8 et 16 semaines ce qui correspond à de jeunes adultes qui possèdent un système immunitaire bien développé et mature. Uniquement pour la procédure 1 (injection des AAV ), les animaux seront utilisés à 4 semaines, puis laissés au repos 4 autres semaines pour ensuite être utilisés dans les autres modèles expérimentaux entre 8 et 12 semaines.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 972
Souffrances
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Devenir
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 972

972 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, 216 relevant de la gravité sévère. Elles reçoivent des immunisations, des prélèvements sanguins répétés et, pour une partie, une irradiation aux rayons X avant greffe de moelle osseuse, pour étudier une molécule des lymphocytes B producteurs d'anticorps. Le porteur indique qu'aucune analgésie n'est prévue, au motif que les analgésiques créeraient un "biais expérimental" sur le système immunitaire. Il affirme qu'un "organisme vivant entier" est nécessaire pour reproduire les interactions de la réponse immunitaire.

Objectifs

Suite à une infection ou une vaccination, notre système immunitaire (ligne de défense de notre organisme contre les envahisseurs étrangers ou dangereux) met en place une réponse impliquant différentes cellules qui combattent l’infection et nous protègent contre une future exposition. Parmi ces acteurs cellulaires, les lymphocytes B jouent un rôle central dans cette réponse en reconnaissant les agents infectieux et en produisant des anticorps qui vont se fixer à ces agents et ainsi favoriser leur neutralisation et leur élimination. L’objectif de notre projet est d’étudier de façon précise le rôle d’une molécule particulière exprimée par les lymphocytes B à leur surface et décrite comme ayant un rôle dans la persistance de ces cellules productrices d’anticorps à longue terme.

Bénéfices attendus

L’objectif de ce projet est d’apporter de nouveaux éléments dans la compréhension de la biologie des lymphocytes B producteurs d’anticorps. Cette caractérisation fondamentale nous permettra à plus long terme de mieux comprendre les mécanismes de la réponse vaccinale afin de pouvoir l’améliorer chez les individus à risque (patients immunodéprimés ou atteints de cancer, population âgée, nourrissons).

Procédures

Afin de comprendre comment la molécule d’intérêt agit sur la qualité de la réponse immune (production d’anticorps, localisation et prolifération des lymphocytes B, producteurs d’anticorps), nous allons étudier la réponse vaccinale dans un modèle de souris génétiquement modifiées n’exprimant pas cette molécule. Les connaissances actuelles sur ce modèle murin ne montrent pas d’altération de leur bien-être. Toutes les souris seront soumises à un protocole d’immunisation. Cela consistera à injecter dans l’abdomen de souris éveillées une substance qui mimera l’effet d’une infection bactérienne. Cette injection non douloureuse sera soit unique soit répétée une fois à 28 jours d’intervalle. Afin de suivre la production d’anticorps, des prélèvements sanguins (au niveau de la joue, geste non douloureux réalisé sur souris éveillées) seront effectués au maximum cinq fois sur toute la durée (49 jours) de la procédure expérimentale. Le volume sanguin prélevé est faible et compatible avec une répétition espacée d’au moins 4 jours. La prolifération des lymphocytes B sera évaluée en administrant un produit permettant de quantifier ce phénomène (injection dans l’abdomen puis dans l’eau de boisson pendant 6 jours). Afin de déterminer si les défauts observés dans la réponse vaccinale sont dus à une anomalie des lymphocytes B producteurs d’anticorps, nous réaliserons des expériences consistant à créer des souris chimères. Pour cela des souris normales seront irradiées (étape non douloureuse permettant d’éliminer les cellules du système immunitaire réalisée par exposition à des rayonsX) avant de recevoir par injection intra-veineuse (injection sur souris éveillée dans la veine de la queue) des cellules obtenues à partir de la moelle osseuse de nos souris transgéniques. Les cellules injectées permettront de récréer un nouveau système immunitaire. La réponse vaccinale sera alors mesurée grâce à un protocole expérimental similaire à celui déjà décrit (injection intra-péritonéale suivi de prélèvements sanguins). La durée du protocole sera dans ce cas de 10 semaines (6 semaines pour la création des souris chimères et 4 semaines pour le protocole de vaccination). Enfin, nous injecterons par voie intra-veineuse (veine de la queue sur souris éveillée) des lymphocytes B producteurs d'anticorps, exprimant ou non la molécule d'intérêt afin de suivre leur devenir (prélèvement d'une goutte de sang 18, 36 et 48h après l'injection et dans les organes récupérés après l'euthanasie des animaux.

Impact sur les animaux

Dans le cas du protocole d’immunisation (injection dans l’abdomen de la souris), la douleur maximale ressentie sera le jour de l’immunisation et ne dépassera pas la douleur induite par la piqure. Dans le cas des procédures impliquant une irradiation des animaux préalablement à l’injection de cellules par voie intra-veineuse, un risque d’infection et de déshydratation pourraient apparaître. Cependant, les conditions d’hébergement des souris ainsi que leur suivi quotidien permettront de prévenir ce risque et d’agir dans un délai très court (compensation de la perte en eau par ajout d’une gelose hydratée notamment).

Devenir

Tous les animaux de ces procédures seront euthanasiés à l’issu de chaque procédure et les différents organes liés au système immunitaire seront prélevés pour analyse.

Remplacement

Les réponses du système immunitaire sont des processus complexes dépendants de nombreux types de cellules et de l’environnement dans lequel sont ces cellules. Aucune procédure de remplacement permettant d’éviter le recours à l’expérimentation animale n’est connue à ce jour. Il est donc nécessaire d’avoir un organisme vivant entier pour cette étude afin de reproduire in vivo toutes les interactions mises en place lors du processus de la réponse immunitaire suite à une infection.

Réduction

Grâce à une analyse statistique et à notre expertise sur ce type d’expériences, nous avons réduit le nombre de souris utilisés au minimum tout en s’assurant d’obtenir des résultats statistiquement significatifs. De plus, nous optimisons au maximum nos expériences pour réaliser le plus d'analyses possibles sur les cellules obtenues à partir d'un même animal (récupération dans une seule expérience d’un grand nombre d’organes du système immunitaire afin de réaliser le maximum d’analyse et de conserver des prélèvements pour des études ultérieures.)

Raffinement

Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes actions. Les souris seront hébergées dans un environnement enrichi (présence de papier kraft pour la création de nid et de buchette en bois à ronger). Un suivi quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux est réalisé. Chaque semaine nous réaliserons un suivi clinique des animaux à l'aide d'une grille de score permettant de déterminer des points limites précoces qui conduiront à l'euthanasie des animaux. L'analgésie des souris n’est pas prévue. En effet, ces animaux étant utilisés pour des procédures visant à étudier le système immunitaire, les analgésiques créeraient un biais expérimental rendant les résultats inexploitables, de ce fait notre table de score est stricte pour éviter toute souffrance animale.

Choix des espèces

La souris a été choisie pour réaliser les expériences de ce projet. Ce modèle animal est pertinent dans notre étude, car il existe un modèle transgénique, n’exprimant pas la molécule dont nous souhaitons étudier le rôle, parfaitement décrit. La molécule murine présente une ressemblance très forte avec celle exprimée chez l’Homme, permettant de transposer facilement les résultats à l’espèce humaine. De plus nous avons une bonne connaissance des signes de souffrance chez la souris et la possibilité de les prendre en charge facilement et rapidement. Les souris utilisées dans le cadre de ce projet seront des souris adultes avec un système immunitaire totalement développé et fonctionnel.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
    • Système urogénital
Souris : 270
Souffrances
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270 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Des mères sont exposées à un cocktail de bisphénol S, d'éthinylestradiol et de Round-Up pendant la gestation et la lactation, et une partie de leur descendance femelle subit une ovariectomie suivie de la pose d'implants d'œstradiol, pour mesurer l'effet de ces polluants sur le comportement et la reproduction. Le porteur indique que les chirurgies d'ovariectomie peuvent provoquer des douleurs viscérales, musculaires et cutanées. Il affirme que les études de neuroanatomie et de comportement ne sont "pas réalisables in vitro ni par modélisation".

Objectifs

Une partie de ce projet vise à identifier les impacts moléculaires, cellulaires et comportementaux de 3 polluants environnementaux : l'éthynilestradiol, le bisphénol S et le Round-Up. Si les analyses moléculaires et cellulaires sont possibles in vitro, l'évaluation de ces polluants sur la mise en place des réseaux neuroendocrines et le comportement implique nécessairement l'utilisation d'animaux. Il est décrit dans la littérature scientifique que certains polluants environnementaux peuvent avoir un impact sur les comportements sociaux et sexuels, sur la fertilité femelle et sur les réseaux neuro-gliaux associés. Nous souhaitons, dans le cadre de ce projet, évaluer l'impact de ces trois polluants (EE2, BPS, RU) en simple et triple exposition afin de mesurer l'effet cocktail suite à une exposition développementale, période de mise en place des réseaux neuro-gliaux contrôlant les comportements étudiés et la fertilité femelle.

Bénéfices attendus

Meilleure caractérisation des mécanismes d'action des perturbateurs endocriniens et de leur effet cocktail.

Procédures

Afin d'évaluer les effets developpementaux, les 30 mères seront exposées aux polluants environnementaux du milieu de la gestation jusqu'a J21 pendant la période de lactation (30 jours d'exposition). Un suivi des caractéristiques générales de la descendance (poids hebdomadaire), reproductives (ouverture vaginale entre J19 et J30) sera réalisé jusqu'à l'âge adulte. Une moitié des animaux sera utilisée pour tester leur comportement social et reproducteur. Les 60 femelles participant à ces tests (12 femelles pour 5 lots correspondant aux différentes conditions) qui necessite une ovariectomie suivie d'une pose d'implants d'oestradiol pour une durée d'un mois afin de palier aux variations des stéroïdes sexuels Différentes mesures des tractus reproducteurs seront réalisées sur l'ensemble des animaux qui seront euthanasiés par euthanasie gazeuse ou perfusion intra-cardiaque.

Impact sur les animaux

Les polluants environnementaux entrainent des perturbation de la fonction de reproduction et du comportement social. Les chirurgies pour les ovariectomies peuvent entrainer des douleurs viscérales, musculaires et cutanées.

Devenir

Après l'exposition aux polluants, tous les animaux seront utilisés pour un suivi des caractéristiques générales et reproductives. Une moitié des animaux (120) seront utilisés pour les tests de comportements qui necessitent une ovariectomie et une pose d'implants d'oestradiol pour les femelles y participant (60). Ces animaux subiront ensuite une euthanasie gazeuse. L'autre moitié des animaux (120) sera euthanasiée par perfusion intra-cardiaque pour des analyses de marqueurs par immunohistochimie au niveau cerebral. Les 30 femelles adultes reproducteurs seront euthanasiées en fin d'expérience. L'ensemble des animaux euthanasiés sera utilisé pour des mesures sur le tractus reproducteur.

Remplacement

Les études de neuroanatomie et de comportement ne sont pas réalisables in vitro ni par modélisation. Le projet a pour but d'explorer les réseaux neuro-gliaux, notamment en mesurant des paramètres cellulaires et les interactions entre neurones et cellules gliales, études uniquement réalisables sur animaux. Les comportements étudiés dans ce projet, comme tous comportements, ne s'expriment et se mesurent uniquement sur animal vigile. Il n'existe pas de système alternatif à ces études.

Réduction

Le nombre d'animaux a été réduit au maximum tout en permettant d'observer des effets statistiques éventuels sur la base de notre expérience préalable.

Raffinement

Les animaux seront élevés en groupes sociaux avec un nid cartonné et du matériel (carton) pour creuser. Un enrichissement acoustique est également disponible. Le poids des animaux sera suivi de façon hebdomadaire. En cas de perte de poids supérieure à 15%, de blessure, de prostration ou de repli social, le responsable du bien-être animal est informé directement afin de traiter l'animal (analgésiques et/ou antiseptiques en cas de plaie, ajout de nourriture appétente, isolement de temps de la récupération). Si le traitement ne fonctionne pas, l'euthanasie par dislocation cervicale ou par CO2 sera décidée par les responsables du projet pour éviter des souffrances inutiles.

Choix des espèces

La souris est un modèle expérimental largement admis pour les études de comportements. De plus, la neuroanatomie chez cette espèce est très bien connue. Enfin, ce projet concerne la toxicologie expérimentale, le modèle souris est privilégié dans les études de toxicologie. L'âge des animaux utilisés sera de 10 semaines. Ceci correspond à un âge dit adulte où les comportements sociaux et sexuels sont établis et le développement des réseaux neuro-gliaux est complet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 280
Souffrances
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 280

280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent l'ablation chirurgicale des deux tiers du foie et des injections, pour étudier le contrôle de la division des hépatocytes en lien avec le cancer du foie. Le porteur indique que la laparotomie peut provoquer une gêne et une légère douleur, et prévoit une mise à mort anticipée en cas d'atteinte des points limites. Il affirme que le modèle murin est le "seul modèle préclinique" permettant d'invalider ou d'induire des gènes de façon tissu-spécifique.

Objectifs

Le foie est un organe vital qui intervient dans le stockage du glucose, la fabrication de la bile et la détoxification. L'incidence du cancer du foie (CHC) est en forte augmentation depuis 20 ans et ce cancer représente la 3ème cause de mort par cancer dans le monde. Ce cancer grave dispose de très peu de traitements efficaces et l’apport de nouvelles stratégies thérapeutiques représente donc un enjeu majeur dans la prise en charge de cette maladie. Bien que des progrès aient été accomplis dans le déchiffrage des mécanismes moléculaires du CHC, la dissection des événements précoces de la carcinogenèse hépatique, notamment comprendre la transformation tumorale des hépatocytes, cellules majoritaires du foie, est centrale pour mieux comprendre le développement de ce cancer. Des études récentes ont montré que le développement du CHC était intimement lié à un contexte d’altérations au niveau génétique, métabolique et inflammatoire, qui favorise un remaniement du cycle de division de l’hépatocyte. Dans ce cadre, nos travaux visent notamment à décrypter les mécanismes cellulaires et moléculaires régulant le cycle de division des hépatocytes, pour assurer ainsi le maintien de l’intégrité du tissu hépatique. Ce projet nécessitera 280 souris et sera mené pour une durée de 2 ans.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet nous permettront de définir le rôle de RhoA, DNAM-1 et LECT2, dans le contrôle prolifératif des hépatocytes, mais aussi dans la compréhension des mécanismes sous-jacents assurant l'intégrité génomique dans le foie, mécanismes faisant défaut au cours de l'hépatocarcinogenèse humaine. Ces travaux devraient conduire à élaborer chez l’Homme de nouveaux outils diagnostic/pronostic et des stratégies thérapeutiques innovantes pour ce cancer grave sans traitement effectif.

Procédures

Dans le cadre de ce projet de recherche, une injection intra-péritonéale (une fois, à 6 semaines de vie) sera réalisée sur animal vigile (112 animaux). Par ailleurs, une hépatectomie partielle des 2/3 du foie (chirurgie) sera effectuée sur animal anesthésié (280 animaux). Enfin, une injection intra-péritonéale (une fois, à 8-10 semaines de vie) sera réalisée sur animal vigile (280 animaux).

Impact sur les animaux

Du fait de la laparotomie nécessaire à la chirurgie du foie, les animaux pourraient resssentir soit une gêne au niveau de la zone chirurgicale (présence de sutures/agrafes) ou bien une légère douleur de par l'acte chirurgical. Par ailleurs, l’injection intrapéritonéale pourrait entrainer un certain inconfort, limité dans le temps (passage de l’aiguille au travers de la peau et du péritoine).

Devenir

Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique donc l’euthanasie (par une méthode réglemantaire) de l’ensemble des animaux (280).

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants, en l’occurrence dans notre cas le modèle murin, est indispensable car il constitue le seul modèle préclinique qui permette d’invalider ou d’induire l’expression de gènes de manière tissu-spécifique pour caractériser l’implication de ces derniers dans les mécanismes moléculaires conduisant au CHC.

Réduction

Les groupes expérimentaux seront constitués du minimum d’animaux nécessaire et suffisant pour permettre une analyse statistique robuste des effets observés. Nous pourrons être amenés à manipuler moins de souris si l’effet observé s’avère significatif au cours des premières expériences. L’étude sera arrêtée si l’expérience initiale invalide l’hypothèse de travail. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Pour cette étude, nous estimons que 280 souris seront nécessaires.

Raffinement

Les animaux provenant de l’extérieur seront stabulés une semaine au sein de l’animalerie. Les animaux seront observés quotidiennement afin de respecter leur bien-être. Les souris seront placées dans des conditions optimales (température, hygrométrie, cycle jour nuit 12h/12h, enrichissement des cages, nourriture ad libitum). Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux. Toute manipulation invasive (hépatectomie partielle) sera précédée d’une anesthésie générale et d'une prise d'antalgique pré/post opératoire. La mise en place d’une grille de suivi strict des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Dans le cas où un point limite sera atteint avant la fin de l’expérimentation, la mise à mort anticipée de l’animal sera faite. Enfin une veille scientifique continue sera effectuée, évitant ainsi toute expérimentation déjà rapportée dans la littérature.

Choix des espèces

Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants est indispensable pour déterminer les mécanismes moléculaires conduisant au CHC. Nous avons choisi la souris, car en plus de partager plus de 90% de gènes communs avec l’homme, il existe pour cette espèce des modèles génétiquement altérés pertinents pour l'étude. Les souris utilisées pour ce projet de recherche sont de jeunes adultes (6 à 10 semaines de vie) afin de disposer d'un foie largement engagé dans un état de différenciation avec un système immunitaire en fin de maturation. A ce stade, le tissu hépatique garde une capacité de prolifération en réponse à différents stimuli environnementaux.

  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 100
Souffrances
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Devenir
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 100

100 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Souris immunodéprimées porteuses d'une tumeur humaine, elles reçoivent une chimiothérapie par gavage pendant quatorze jours puis de l'iode-131 radioactif, pour tester une combinaison anticancéreuse. Le porteur précise que l'étude est menée comme une "prestation de services" pour le compte d'une entreprise biopharmaceutique. Il affirme qu'une étude in vitro "ne peut représenter la complexité du vivant".

Objectifs

Cette étude est menée dans le cadre de prestations de services contractualisées pour le compte d’une entreprise biopharmaceutique spécialisée dans la recherche et le développement de nouveaux outils thérapeutiques et de diagnostic. Elle s’intéresse à l’évaluation in vivo d’une approche thérapeutique multimodale combinant des agents anti-cancéreux (chimiothérapie) avec de la thérapie interne par radio-isotopes dans le traitement du cancer.

Bénéfices attendus

Les bénéfices attendus sont de montrer l'intéret de la combinaison de la chimiothérapie avec une radiothérapie interne à l'iode-131 dans le traitement du cancer.

Procédures

Les animaux recevront une administration par gavage de chimiothérapie pendant 14j consécutifs. Ils recevront également une administration par gavage ou par injection intraveineuse d'iode-131 (1 seule fois ou 2 fois à une semaine d'intervalle)

Impact sur les animaux

Des effets indésirables de la chimiothérapie couplée ou non à l'administration d'iode-131 ne sont à pas exclure. La surveillance quotidienne des animaux permettre de réagir rapidement dès l'appartition de signes cliniques avec une prise en charge médicamenteuse ou une mise à mort de l'animal en cas d'atteinte des points limites définis.

Devenir

A l'issue du projet, tous les animaux seront mis à mort par surdosage d'anesthésie gazeuse puis dislocation cervicale en vue d'analyses ex vivo.

Remplacement

La validation de nouvelles thérapeutiques requiert la détermination de paramètres pharmacocinétiques des molécules candidates sur des modèles animaux adaptés. En effet, la physiologie globale de l’individu entre en jeu et une étude ex vivo ou in vitro ne peut représenter la complexité du vivant.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été rationalisé à partir de l'expérience du laboratoire sur l'analyse desparamètres d'intérêt. Ainsi, le nombre d'animaux nécessaire est réduit au maximum en sélectionnant uniquement les expérimentations essentielles. Le nombre d'animaux a été calculé afin de garantir une valeur statistique à l'étude menée.

Raffinement

Un enrichissement des cages d’hébergement sera assuré par l'ajout de briquettes de bois. Pour legavage des animaux, ceux-ci seront habitués à la contention par l'expérimentateur avant le début des procédures. Par ailleurs, les animaux seront suivis de façon quotidienne à l’aide de feuille de score de façon à détecter tout signe d’inconfort et de permettre une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis.

Choix des espèces

La validation de nouvelles cibles thérapeutiques requiert la détermination de paramètres pharmacocinétiques des molécules candidates sur des modèles animaux adaptés. En effet, la physiologie globale de l’individu entre en jeu et une étude ex vivo ou in vitro ne peut représenter la complexité du vivant. L'implantation d'une tumeur humaine chez l'animal est possible uniquement chez des individus immunodéprimés. Ainsi la souris immunodéprimée est préférée pour cette étude. Les souris utilisées sont des immunodéficientes adultes de 4-6 semaines d’environ 25 grammes qui sont adaptées à la croissance des tumeurs.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 72
Souffrances
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 72

72 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Porteuses d'une mutation induisant un lupus, elles sont gavées quotidiennement jusqu'à huit semaines et subissent des prélèvements sanguins réguliers, pour tester la rapamycine sur ce modèle auto-immun. Le porteur décrit un phénotype "dommageable" avec protéinurie et survie réduite à environ sept mois, et prévoit la mise à mort des animaux atteignant un score de souffrance défini. Il affirme que la complexité du système immunitaire rend son étude "impossible" par des tests in vitro.

Objectifs

Notre système immunitaire nous protège constamment vis à vis des agressions des agents pathogènes comme les virus ou les bactéries. Cependant dans certaines situations rares, le système immunitaire se dérègle et se retourne contre l’organisme, c’est ce qu’on appelle l’auto-immunité. L’hyperactivité du système immunitaire dans le lupus a vraisemblablement pour origine de multiples facteurs, même si les causes exactes restent inconnues. Toutefois, lorsqu’au sein d’une famille, plusieurs membres sont atteints, nous pouvons suspecter qu’il existe une cause génétique. Grace aux nouvelles techniques de génétiques, il est possible d'identifier des mutations dans des gènes qui codent pour des protéines, éléments essentiels au bon fonctionnement de nos cellules y compris celles du système immunitaire. Ainsi, en explorant plusieurs familles avec un lupus, une mutation prédite pathogénique a été identifiée. Mais comment savoir si c’est bien uniquement cette mutation qui est responsable du développement de la maladie et non d’autres facteurs ? Un modèle murin porteur uniquement de cette mutation a été généré et développe plusieurs symptômes d’auto-immunité. La mutation de ce gène est donc bien responsable du développement de la maladie. De plus, cette mutation altére spécifiquement un type de cellule immunitaire, les lymphocytes B. Actuellement,ce modèle murin est utilisé afin de démontrer le rôle essentiel de la protéine codée par le gène identifié dans les lymphocytes B et pour comprendre comment la mutation de ce gène peut induire le lupus. Cette étude permettra de mieux comprendre un des mécanismes qui maintient le bon fonctionnement de notre système immunitaire. L'élevage de ses animaux est necessaire afin de les conserver et pour continuer à les étudier. De plus, les lymphocytes B de notre modèle ont une activation anormalement élevée de la voie mTOR. Cette voie est primordiale pour contrôler le métabolisme cellulaire. En effet, l’inhibition de cette voie avec la rapamycine, inhibiteur de mTOR, permet de réduire la prolifération des lymphocytes B. Ce projet se propose donc de tester in vivo la rapamycine chez ces souris porteuses de la mutation identifiée développant un phénotype auto-immun et d’observer si le traitement améliore les symptômes de nos animaux.

Bénéfices attendus

Le lupus systémique est une maladie rare dont les causes sont encore mal comprises. Ce projet aidera à comprendre l’implication de variants de la voie du BCR identifiés chez des patients avec un lupus dans le développement de la maladie et leurs rôles dans la pathogénèse du lupus. Les mécanismes altérés pourront être recherchés chez d’autres patients et ciblés par des interventions pharmacologiques.

Procédures

Les animaux seront gavés quotidiennement sur une période maximale de 8 semaines. Un prélevement sanguin sera réalisé toutes les 2 semaines.

Impact sur les animaux

Les animaux présentent un phénotype auto-immun, défini comme dommageable. Entre 3-5 mois, les souris ne présentent pas de phénotype particulier malgré la détection de signes biologiques auto-immun (présence d’auto-anticorps, signature interféron). A partir de 6 mois, elles ont une protéinurie dans les urines traduisant une inflammation des reins. La survie des souris est réduite à environ 7 mois. Pour la procédure de traitement in vivo à la rapamycine, les animaux vont devoir être gavées tous les jours sur une période conséquente (maximum 8 semaines) pouvant engendrée un stress chez l'animal.

Devenir

Les animaux seront mise à mort à la fin de la procédure afin d'étudier plus précicésement d'autres symptomes liés à l'auto-immunité (rein, rate, ganglion). Nous réaliserons également une analyse précise des lymphocytes B de ces souris afin d'étudier leur niveau de prolifération, activation après le traitement.

Remplacement

Nous avons déjà évalué in vitro qu'un traitement à la rapamycine permettait de baisser le niveau d'activation de la voie mTOR sur les lymphocytes B porteurs de la mutation et permettait de réduire également leurs proliférations. Toutefois, le système immunitaire est biologiquement très complexe faisant intervenir de multiples types cellulaires et une organisation spatiale qui rend impossible son étude dans des tests in vitro. La principale problématique est que l’on ne connaît pas l’ensemble des paramètres de ce système. Il est donc nécessaire d'avoir recours à un modèle animal pour étudier l'efficacité d'un traitement sur le developpement d'une maladie.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé a été choisi afin qu'ils soient le moins élevé possible mais pour que nous puissons toutefois avoir une force statistique suffisante afin de pouvoir répondre à notre hypothèse. . Considérant une variance hypothétique de 30%, un risque d’erreur de type I (alpha) de 0.05 ainsi qu’une puissance statistique (1- beta) de 0.9, le nombre minimal d'animaux nécessaire à l’observation d’une différence significative si elle existe est de 6 (calculé par epiR package version 0.9-030).

Raffinement

Pour ce projet, nous avons défini plusieurs points limites: - biologiques (présence d'autoanticorps, d'une signature interféron positive et d'une protéinurie sévère (supérieur à 300mg/dL)) - spécifique au modèle: Les souris présentent une survie réduite à partir de 6 mois. En conséquence, , les animaux n'iront pas jusqu'à cet âge durant ce projet. - Surveillance des animaux: Nous évaluerons l’état de bien-être ou de souffrance des animaux après chaque manipulation réalisée. Si les souris présentent ces signes (auto-anticorps, signature interféron et protéinurie élevé), les souris seront mises à mort. En parallèle, un scoring permettra d’évaluer l’état de bien-être de l’animal. Un score cumulé de 3 constitue un point limite et l’animal sera mis à mort si ce point est atteint. APPARENCE DE L'ANIMAL SCORE 0 = Normal SCORE 1 = Toilettage incomplet / Pelage terne / Dos arrondi SCORE 2 = Ecoulement nez/yeux / yeux mi-clos / Amaigrissement 20% par rapport au poids initial / Lésions sévères (automutilation...) COMPORTEMENT DE L'ANIMAL SCORE 0 = Normal SCORE 1 = Isolation du groupe / Vocalisation / Hyperactivité SCORE 2 = Prostration / Immobilité / Tremblements légers SCORE 3 = Tremblements/Dyspnée/Convulsions/Coma Si la souris est visiblement en souffrance (prostration, détresse respiratoire, perte de mobilité), elle sera mise à mort par dislocation cervicale. A la fin du protocole, l'ensemble des animaux sera mis à mort. Chaque protocole se terminera par la mise à mort des souris impliquées.

Choix des espèces

Le système immunitaire est biologiquement très complexe, faisant intervenir de multiples types cellulaires et une organisation spatiale qui rend impossible son étude par des tests in vitro exclusivement. La principale problématique étant que l'on ne connait pas l'ensemble des paramètres du système. De plus, l'ensemble de notre projet porte sur l'utilisation de souris transgéniques, ayant les mêmes mutations que celles rtrouvées chez les patients. Nous avons choisi d'utiliser comme modèle la souris car elle présente plusieurs avantages notamment en immunologie. Le developpement de nombreux outils de génétique (connaissance et exploitation des génomes, génération de mutants...) a permis de faciliter la génération de nouveaux modèles et offre la possibilité de travailler sur un modèle où les connaissances sur le système immunitaire sont déjà bien définies. Nous proposons de traiter les animaux à partir de 4 mois, lorsqu’ils présentent des signes biologiques relatif à l’auto-immunité (auto-anticorps, signature interféron) mais n’ont pas encore de protéinurie positive dans les urines (relatif à une dégradation des reins). Les souris présentant une survie réduite à partir de 6 mois, la procédure s'arretera à cet âge là.

Etude in vivo de la fibrose musculaire

(NTS-FR-106372v1 – 08/02/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 195
Souffrances
▲ -
▲ 135
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 195

195 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Souris immunodéficientes, elles subissent une lésion musculaire par toxine ou par le froid, une greffe de cellules humaines et une mesure de contractilité sous anesthésie sans réveil, pour étudier la fibrose musculaire. Le porteur indique que l'expérimentation peut provoquer une infection cutanée et une douleur après la lésion du muscle. Il affirme que les cultures in vitro ne donnent qu'une "vision partielle" du comportement des cellules musculaires.

Objectifs

Nous nous intéressons aux dystrophies musculaires, un groupe hétérogène de maladies génétiques touchant le muscle squelettique. Elles sont caractérisées par une faiblesse musculaire, une dégénérescence progressives dans les muscles du corps. Dans certains types de dystrophies musculaires, comme par exemple la dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) ou la dystrophie musculaire oculo-pharyngée (OPMD), l’apparition de tissu cicatriciel (fibrose) dans les muscles est également observée. Le processus fibrotique représente une réponse progressive et dérégulée qui, suite à la production excessive de matrice extracellulaire remplaçant le tissu, principalement collagènes et fibronectine, abouti à une dysfonction de l’organe et à dans certains cas peut amener à la mort de l’individu. Malgré à ce jour, dans le muscle squelettique comme dans nombreux autres tissus, la fibrose reste un processus très peu connu, en particulier chez l’homme, une des cellules impliquée dans la fibrose semble être le fibroblaste.

Bénéfices attendus

Ce projet nous permettra 1) d’étudier le rôle des fibroblastes humains dans la mise en place de la fibrose dans le muscle squelettique et 2) de pouvoir développer des stratégies thérapeutique anti-fibrotiques ciblant ces cellules chez l’homme.

Procédures

Les animaux seront soumis à trois actes chirurgicaux: 1) L'injection d'une toxine muscualire ou le dommage avec le froid du muscle poru declancher une régénération musculaire. Le deux intérventions sont de courte durée (environ 1 minute l'injection de toxine; environ 10 minutes le dommage avec le froid); 2) L'injection de cellules en intramusculaire (durée environ 3 minutes); 3) la mesure in situ de la contractilité du muscle squelettique qui est une procédure sans réveil de la durée d'anviron 15 minutes.

Impact sur les animaux

Dans notre projet, nous injectons des cellules en intramusculaire chez la souris (après avoir effectué un dommage musculaire du muscle tibialis anterior). Les effets indésirables de notre expérimentation sur les animaux peuvent être les suivants: une infection de la peau au site d’injection et une douleur post-dommage du muscle.

Devenir

Tous les animaux de la procédure N°1, N°2 et N°3 sont euthanasiés à la fin des procédures. L’analyse des muscles injectés est indispensable pour ce projet. L’euthanasie de l’ensemble des animaux est donc requise.

Remplacement

Nous travaillons sur la fibrose musculaire chez l’homme, un processus dans lequel plusieurs types cellulaires participent. Or les études réalisées in vitro, en culture, ne donnent qu’une vision partielle du comportement des cellules musculaires et des fibroblastes humains lors de la mise en place de la fibrose musculaire.

Réduction

Chaque groupe sera constitué de 15 animaux (fait exception pour les groupes 13, 14 et 15 pour lesquels 5 souris par groupe devraient être suffisants pour obtenir une significativité) pour obtenir des résultats statistiques dans le respect de la règle des 3R. Un totale de 195 animaux seront utilisés et afin de réduire le nombre de souris utilisées les deux TA de chaque souris seront injectés (soit n=30 par groupe pour l’analyse).

Raffinement

Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées. Le cycle d'éclairage est de 12h par jour. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères et l'isolement est évité au maximum. Le milieu est enrichi avec au choix : lanières de papier Kraft, maisons ou tunnel en carton ou carré de coton compacté. Les animaux seront surveillés quotidiennement pendant toute la durée de l’expérience afin de déceler des signes de douleur. Pour les procédures opératoires, les souris sont anesthésiées. Un traitement analgésique est administré au moment de l’anesthésie afin de renforcer l’analgésie et en période post-opératoire. Les critères tels que l’activité générale, la prise de nourriture et d’eau, la perte de poids, des plaies au site d’injection, une croissance excessive des dents seront évalués régulièrement. Les animaux qui montrent un signe quelconque de détérioration de leur santé seront euthanasiés immédiatement

Choix des espèces

L’utilisation de souris immunodéficientes (Rag2-/- Il2rb-/-) nous permets d’évaluer la greffe de cellules humaines dans le muscle. L’immunodéficience est indispensable, puisque il nous permet de nous affranchir de la réponse immunitaire de la souris qui rejetterait les cellules humaines injectées. Nous utiliserons des souris entre 3 et 4 mois d'âge. A ce stade, les souris sont déjà adultes (et elles ont une taille facilitant l’injection dans le TA)

Crises épileptiques et neurodégénération

(NTS-FR-104531v1 – 08/02/2022)
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 318
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 318
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 318

318 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Un état de mal épileptique est induit par injection de kaïnate et un implant crânien est posé pour l'enregistrement EEG, pour étudier le lien entre crises épileptiques et neurodégénérescence. Le porteur indique que les décharges peuvent provoquer un arrêt cardiaque ou conduire l'animal à se blesser dans 10 % des cas, et prévoit la mise à mort des souris perdant plus de 15 % de leur poids. Il affirme qu'il n'existe "pas de modèle alternatif" pour observer les crises et le déclin cognitif.

Objectifs

L'association entre crise épileptique et neurodégénérescence a été observée en clinique. Malgré ça, à l’heure actuelle, aucune étude n’a intégré des modèles précliniques pour examiner systématiquement comment des crises épileptiques peuvent accélérer des processus de neurdégénérescences et en cours de vieillissement. Dans ce projet, nous allons tester les hypothèses suivantes : i) les crises épileptiques suffisent à déclencher les voies amyloïdes et l’hyper phosphorylation de tau dans le cerveau ; ii) ces effets sont plus sévères au cours du vieillissement. Cette exploration est importante, au vu de l’incidence croissante des épilepsies et des comorbidités neurologiques chez la personne âgée.

Bénéfices attendus

Pouvoir mettre en évidence une corrélation pathophysiologique entre une crise épileptique qui arriverait pendant le vieillissement et le développement de la maladie d'Alzheimer.

Procédures

- Entre 2 et 5 injections intra-péritonéales sur une durée de 2 heures - Une procédure chirurgicale d'une durée de 40 minutes.

Impact sur les animaux

L'induction d'un status epilepticus sur la souris engendre des décharges neuronales fortes. Celles-ci peuvent provoquer un arrêt cardiaque ou entrainer l'animal à se blesser dans la cage (morsure de la langues). Ces effets sont observés dans 10 % des cas. L'injection, si nécessaire, de diazépam entraine une somnolence de l'individu avec absence d'hydratation (comblée par une IP de solution saline stérile) et d'alimentation pendant plusieurs heures. La pose d'un implant crânien pour suivi électroencéphalographique peut entrainer un inconfort temporaire, signe de grattage plus intense au niveau de celui-ci.

Devenir

A la suite de la procédure 1, les animaux seront mise à mort par CO2 car leur utilisation est terminée. Les animaux de la procédure 2 seront mise a mort comme décrit dans la procédure pour prélèvement d'organes.

Remplacement

Il n'existe pas de modèle alternatif pour observer les crises épileptiques et le déclin cognitif (maladie d'alzheimer) dans leur globalité.

Réduction

Cette étude permettra de faire des analyses en longitudinales sur les animaux d'un an puisque le comportement sera effectué sur les méme animaux que le prélèvement d'organes. De plus, Nous avons prévu de créer une banque d'échantillons à partir des prélèvements qui seront effectués (organes et sang). Elle nous servira à la suite du projet ou encore pour des études préliminaires pour des nouveaux.

Raffinement

Le raffinement passe par le maintien de l'enrichissement dans les cages notamment en cas d'isolement des souris pour les besoins de l'expérience. La socialisation sera de nouveau rendue possible quand les contraintes expérimentales le permettront. Tous les animaux seront surveillés lors de la procédure 1 et un SE supérieur à 2 H entrainera l'injection IP de diazépam à 0.5mg/kg pour stopper les crises et éviter ainsi une surmortalité. Pour la procédure 2 avec chirurgie, une grille de score (ci-joint) sera établie et permettra par exemple de : -procéder à une désinfection en cas de palie ou de suture problématique sous isoflurane, -surveiller le poids de l'animal avec une mise à mort si perte > 15% et apport de nourriture appétente si perte entre 10 et 15%. Pour les enregistrement EEG, une habituation à la contention sera effectuée chaque jour pour minimiser les stress lors des enregistrements.

Choix des espèces

L'espèce souris a été choisi en fonction des modèles nécessaires à l'étude. Un modèle isomorphe est nécessaires. La mise en place d'un modèle épileptique artificiellement induit . La souris répond aux besoins scientifiques et aux règles des 3R. Le fond génétique C57Bl/6 est utilisé dans le modèle car il a pu montrer la meilleure réponse physiopathologique. Le modèle d'épilepsie utilisé ici, induit par injection de kainate est un modèle connu et robuste. Il permet l'étude de la physiopathologie de l'épilepsie. Les animaux utilisés sont des adultes mâles agés de 2 mois, 6 mois et 9 mois. Les souris seront gardées au long court pour les points de prélèvement à 6 mois, 9 mois et 1 an. Nous allons induire une crise épileptique a des stades différents de la vie pour évaluer les conséquences de celle-ci en fonction de l'âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 1680
Souffrances
▲ -
▲ 960
▲ -
▲ 720
Devenir
 -
 -
 -
 1680

1680 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, 720 relevant de la gravité sévère. Des rates Wistar subissent l'implantation chirurgicale d'électrodes, une distension colorectale douloureuse sous contention de 45 minutes et un stress d'immobilisation de deux heures, pour tester cinq souches probiotiques contre la douleur du syndrome de l'intestin irritable. Le porteur indique qu'un saignement anal peut survenir pendant la distension, auquel cas la procédure est arrêtée. Il affirme que la complexité du syndrome ne peut être reproduite sur des modèles in vitro.

Objectifs

Notre projet vise à évaluer l’efficacité de 5 souches probiotiques pour le traitement et/ou la prévention du syndrome de l’intestin irritable (SII). Nous évaluerons ainsi les effets d’un traitement de 5 ou 10 jours avec ces souches productrices d’un métabolite d’intérêt sur la douleur viscérale en condition de stress chez le rat et déterminerons la persistance de l’effet antidouleur de ces souches après un arrêt du traitement (période de « wash out ») de durée variable selon les souches testées. Nous comparerons les effets des souches à une souche non productrice ainsi qu’à un mutant de chacune de ces souches ne produisant plus le métabolite afin de démontrer l’importance de celui-ci et de comprendre les mécanismes mis en jeu dans la modulation de la douleur. De manière complémentaire, l’effet de l’ensemble de ces souches sera évalué après un seul jour de traitement. Outre l’évaluation de la sensibilité viscérale chez les animaux traités, des prélèvements seront effectués 5 jours ou 10 jours après gavage des animaux en conditions basales ou de stress aigu et avec ou non période de « wash out », afin d’identifier les molécules potentiellement actives et ainsi décrypter les mécanismes d’action mis en jeu

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer la durée de traitement nécessaire et suffisante ainsi que la persistance de l’effet antidouleur après arrêt du traitement des souches d’intérêt, apportant de nouvelles réponses sur les mécanismes impliqués dans les effets observés. A terme, ces explorations permettront de proposer de nouvelles pistes de traitement des symptômes douloureux des patients SII associés à un profil anxieux et/ou stressé développant des manifestations digestives douloureuses.

Procédures

Tous les animaux de ce projet reçoivent un traitement par gavage. Les animaux pour l’évaluation de la sensibilité viscérale sont soumis à une procédure chirurgicale durant 20 min sous anesthésie générale (implantation d’électrodes intramusculaires). Après une période de convalescence et de repos puis de traitement, les crampes abdominales vont être enregistrées pendant une phase de distension colorectale durant 20 minutes. Cet enregistrement se fait en condition basale puis le lendemain en condition de stress aigu (maintien des pattes avant le long du corps de l’animal pendant 2 heures). Pendant les phases d’enregistrement, les animaux sont placés dans des tunnels de contention (45 min ). Pour l’étude de l’effet « wash out », une période de repos/ arrêt du traitement est appliquée. Puis un deuxième enregistrement de crampes abdominales pendant la distension colorectale avant et après un stress aigu est réalisé. Pour l’étude des mécanismes d’action mis en jeu dans les effets anti-douleur des souches testées, une prise de sang est réalisée à la queue au milieu du traitement. Un stress de contrainte est réalisé à la fin du traitement et après la période de « wash out ». Les animaux sont ensuite anesthésiés et euthanasiés pour effectuer les prélèvements nécessaires.

Impact sur les animaux

La douleur liée au gavage est évitée en utilisant une sonde à bout arrondi adaptée à la taille de l’animal et en réalisant un geste rapide et bien maitrisé. Pour la mesure de viscérosensibilité, les douleurs liées à la chirurgie sont prises en charge (analgésie pré et post-opératoire /anesthésie). La déshydratation et l’hypothermie sont prévenue par une injection post opératoire de sérum physiologique à chaque animal et par un maintien au chaud pendant les phases chirurgicales, de réveil et de convalescence. Le stress lié à la manipulation des animaux est évité en prévoyant de phases d’habituation aux différentes manipulations et de repos. La douleur ressentie pendant les phases d’enregistrement des crampes abdominales (indice de douleur) due à la distension colorectale est progressive et dure 20 minutes. La douleur n’est plus ressentie après l’arrêt de la procédure car les enregistrements reviennent à un niveau équivalent à celui de départ. Il n’y a pas de dommages observés sur les animaux mais un effet indésirable possible pendant ou après la distension est un saignement au niveau anal. Dans ce cas la procédure est arrêtée immédiatement.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure. La procédure 1 étant une procédure sévère, les animaux ne peuvent pas être gardés en vie à la fin de la procédure ou participer à une autre étude. Les animaux de la procédure 2 sont euthanasiés pour effectuer des prélèvements

Remplacement

L’utilisation du modèle rat se justifie par le nombre important d’études bibliographiques et d’outils méthodologiques utilisant ce modèle pour étudier la pathologie du SII qui de par sa complexité ne peut être reproduite sur des modèles in vitro.

Réduction

Le nombre de souches bactériennes sélectionnées (5) a été fixé suite aux essais de criblage réalisés par les partenaires du projet sur un panel de 152 souches vis-à-vis de leur capacité de production de la molécule d’intérêt in vitro. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque groupe expérimental a été optimisé en tenant compte de la variabilité interindividuelle en se basant sur les études précédentes utilisant le même modèle. Ces effectifs, n=12 pour les études de viscérosensibilité et n=8 pour les prélèvements de sang et d’organes, sont suffisants pour atteindre une validité statistique. La possibilité d’utiliser les mêmes animaux a été étudiée mais n’a pas été retenue. En effet, les deux procédures décrites ici doivent-être menées de façon distincte pour permettre d’obtenir des résultats pertinents et robustes.

Raffinement

Les animaux utilisés seront des animaux sains provenant d’un élevage agréé. Ils seront hébergés dans des conditions normalisées et suivis quotidiennement pour leur apporter tous les soins nécessaires et assurer leur bien-être. Leur milieu sera enrichi en buchettes de peuplier pour satisfaire leur besoin de ronger. Toutes les mesures ont été prises pour réduire l’inconfort (période d’adaptation, habituation, récupération) et prévenir toute douleur ou anxiété susceptible d’être subie par les animaux (anesthésie/ analgésie, soins post opératoire, détection de toute anomalie ou apparition de mal être). Si malgré les mesures prises, une souffrance était constatée la procédure serait arrêtée.

Choix des espèces

Le modèle de stress aigu chez le rat est largement validé par la communauté scientifique pour étudier la physiopathologie du SII. Ce modèle permet de reproduire les caractéristiques décrites chez les patients SII : douleur viscérale, augmentation de la perméabilité intestinale, micro-inflammation intestinale. Les animaux seront des rats Wistar femelles adultes de 200g à 220g. L’utilisation d’animaux adultes est nécessaire pour évaluer les effets des souches probiotiques sur une barrière intestinale parfaitement mature, sachant qu’en condition périnatale la barrière intestinale présente des caractéristiques biologiques complètement différentes de celles observés chez l’animal adulte.

  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
Souris : 108
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 108
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 108

108 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de tamoxifène pendant quatre jours puis six séances d'électrostimulation du mollet sous anesthésie générale, pour étudier le rôle d'une protéine du métabolisme énergétique dans les cellules souches musculaires. Le porteur décrit un projet de recherche fondamentale et affirme que l'analyse détaillée du tissu musculaire ne peut se faire sur "animal entier vivant", ce qui justifie la mise à mort de toutes les souris. Il indique que l'électrostimulation ne peut être reproduite in vitro et conclut au caractère "indispensable" du modèle animal.

Objectifs

Le maintien de la quantité et de la qualité du tissu musculaire strié squelettique est crucial pour une bonne qualité de vie, et est facilité par la remarquable capacité de ce tissu à s’adapter soit à une augmentation de l’activité musculaire (exercice physique) soit à une diminution de l’activité musculaire (immobilisation, alitement prolongé). Les cellules souches musculaires (les cellules satellites) ont une contribution importante à cette capacité d’adaptation du tissu musculaire grâce à leur capacité de différenciation et de fusion avec les fibres musculaires, processus conduisant à une accumulation de noyaux au sein des fibres musculaires. Cette accumulation de noyaux au sein des fibres musculaires dépend des propriétés énérgétiques des cellules souches et de la fibre musculaire. Ainsi, des données obtenues sur des cultures cellulaires montrent qu’une protéine X régulant les processus énergétiques des cellules favorise l’accumulation de noyaux au sein des fibres musculaires. Il a également été démontré qu’un protocole d’exercice consistant à électrostimuler les muscles du mollet de souris saines se traduit par une augmentation du nombre de noyaux au sein des fibres musculaires. Nous avons donc pour objectif d’utiliser ce protocole d’exercice par électrostimulation afin d’étudier le rôle de la protéine X dans l’accumulation de noyaux générée par l’exercice. Ce projet permettra de mieux comprendre le rôle des cellules souches musculaires dans le maintien du bon fonctionnement du muscle strié squelettique et l’influence d’une protéine dont la fonction est de réguler les processus énergétiques cellulaires.

Bénéfices attendus

Ce projet de recherche fondamentale permet de mieux comprendre le rôle d’une protéine régulant les processus énergétiques des cellules souches dans le fonctionnement du tissu musculaire.

Procédures

Chaque animal recevra une injection par jour de tamoxifène ou d’huile en intra péritonéale pendant 4 jours. Chaque animal sera ensuite soumis à 6 séances d’exercice d’électrostimulation du mollet réparties sur une période de 7 jours (i.e., 3 séances consécutives, 1 jour de repos, 3 séances consécutives). Chaque séance d’exercice d’électrostimulation sera réalisée sous anesthésie générale et durera un maximum de 20 minutes. Afin d’évaluer la progression du cycle cellulaire des cellules souches musculaires, les animaux seront supplémentés à l’aide d’un analogue de la thymidine (0,5 mg/ml repris dans une solution glucosée à 1%) administré dans l’eau de biberon 24h avant la première séance et jusqu’à la fin de la procédure expérimentale (soit pendant 8 jours consécutifs).

Impact sur les animaux

Des nuisances et effets indésirables "modérés" sont attendus du fait d’un cumul d’actes (injections ip, électrostimulation, anesthésies). L’injection de tamoxifène dans les animaux adultes n’induit pas en soi de phénotype dommageable comme montré dans des études précédentes. Les données de la littérature ne rapportent pas d’effets indésirables de l’administration d’EdU dans l’eau de biberon. Il a été démontré que le protocole d’exercice par électrostimulation n’induit aucune altération de la fonction et de la structure musculaire ainsi qu’aucun changement de mobilité, d’activité et de comportement des animaux. Aussi, il a été démontré que les anesthésies répétées à l’isoflurane liées au protocole d’électrostimulation n’induisent pas de troubles anxieux ou de modifications du comportement, de l’activité et de la mobilité des animaux. Les animaux ne présentent aucun signe de prostration ou d’amaigrissement et sont en mesure de se mouvoir, de s’alimenter et de s’hydrater normalement dès leur réveil. Enfin, aucun animal n’a dû être mis à mort du fait de la procédure d’exercice par électrostimulation.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort car le projet nécessite une analyse détaillée du tissu musculaire qui ne peut pas être réalisée sur animal entier vivant.

Remplacement

Pour ce projet, les modèles animaux sont indispensables car la procédure implique un exercice d’électrostimulation qui est impossible à reproduire in vitro. Aussi, les études de physiologie nécessitent l'utilisation de modèles animaux car seule l'analyse du tissu, voire de l'organisme entier permet d'identifier le réel impact de ces interactions moléculaires et cellulaires sur la fonction de l'organe

Réduction

Nous utilisons un dispositif expérimental totalement non-invasif qui permet de réaliser des protocoles d’électrostimulation et de mesurer la force musculaire de manière concomitante sur les mêmes animaux rendant les préparations chirurgicales totalement obsolètes et réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. Nous proposons d’établir des banques biologiques informatisées issues des expérimentations qui pourront à terme limiter l'utilisation de nouveaux animaux. Des prélèvements multiples sont réalisés après euthanasie sur le même individu pour des tests parallèles. L'utilisation des animaux est strictement réduite au nombre nécessaire pour l'établissement des données expérimentales, à l'aide des analyses statistiques effectués précédemment pour ces procédures. Les analyses statistiques précédentes de l'équipe permettent d'ajuster le nombre d'animaux requis. La taille de l’échantillon (12 animaux par condition) a été déterminée en prévoyant, à l’aide de tests statistiques adaptés, une augmentation de 15% du nombre de noyaux par fibre à l’issue du protocole d’électrostimulation chez les animaux contrôles

Raffinement

Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. Les procédures expérimentales utilisées incluent un recours systématique à l'anesthésie générale profonde lors de l’exercice d’électrostimulation. Des mesures sont prises pour améliorer les conditions d'élevage afin d'enrichir l'environnement des souris. Aussi, un suivi quotidien des animaux permet d’éviter toute souffrance inutile et de prendre les mesures adéquates dans le cas d’un éventuel phénotype dommageable

Choix des espèces

Le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l'homme dans sa structure et son fonctionnement. Le modèle murin permet d’invalider la protéine X soit dans la fibre musculaire, soit dans la cellule souche afin d’évaluer les impacts fonctionnels, tissulaires et cellulaires sous-jacents. Les processus physiologiques impliqués dans l’homéostasie du muscle squelettique ont été largement décrits chez des animaux adultes. Les animaux seront utilisés entre 8 et 12 semaines d'âge.

  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 600
Souffrances
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Devenir
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 600

600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une bactériémie à staphylocoque doré résistant à la méticilline leur est provoquée par injection dans la veine de la queue, avec prélèvements sanguins quotidiens pendant dix jours, pour étudier le rôle protecteur de la protéine cavéoline-1. Le porteur indique que l'aggravation de l'infection conduit à prostration, cyanose et perte de poids, la mise à mort étant alors anticipée. Il reconnaît qu'une étude sur cellules a déjà établi le rôle de la cavéoline-1, mais affirme que la confirmation "doit" passer par un modèle in vivo.

Objectifs

La famille des exotoxines EDIN (A, B et C) de S. aureus compromet la perméabilité vasculaire par induction de tunnels transcellulaires. Des résultats non publiés montrent que cavéoline-1, une protéine fortement exprimée dans les cellules endothéliales, limite la formation et l’élargissement de ces tunnels transencellulaires. La perte d’expression de la cavéoline-1 entraine i) un doublement du nombre des tunnels transcellulaires provoqués par l’EDIN et ii) l’élargissement de ces tunnels. Des études antérieures sur modèle souris ont montré que l’EDIN est responsable d’une plus grande capacité des bactéries à induire une augmentation de la perméabilité vasculaire, associée à une plus forte dissémination de S. aureus dans les tissus par voie hématogène. Basé sur des résultats obtenus in vitro, l’objectif de notre étude est de démontrer que la perte d’expression de la cavéoline-1 chez l’animal est responsable d’une hyper-susceptibilité des animaux à la bactériémie induite par la souche LUG1799 du clone ST80-SARM-IV PVL+ et que ceci est directement lié à l’activité de la toxine EDIN-B. La souche LUG1799 est représentative des souches de S. aureus résistantes à la méticilline, problème majeur en Europe et en France. Nous nous baserons sur des études précédentes pour limiter le nombre d’animaux engagés dans cette étude et par une approche d’analyse statistique pour définir le nombre d’animaux par groupe.

Bénéfices attendus

Des travaux antérieurs ont permis de montrer un lien causal entre la formation des tunnels transendothéliaux induits par l’exotoxine EDIN de S. aureus et la survenue de dysfonctions vasculaires : œdème et hémorragie. De plus un exemple de formation transitoire de tunnels transcellulaires en physiologie est décrit lors de la transmigration des leucocytes à travers l’endothélium. Bien qu'elle ait été longtemps controversée, la première preuve de transcytose de leucocytes au travers des cellules endothéliales a été démontrée in vivo et/ou in vitro pour les monocytes, les neutrophiles, les lymphocytes, grâce à l’imagerie confocale à haute résolution. L'intégrité de la barrière endothéliale est maintenue lors de la diapédèse des leucocytes au travers des cellules endothéliales grâce à la formation d'un anneau d’actine-myosine qui est étroitement ajusté à la taille des leucocytes. Cet anneau stabilise le pore pendant le passage des leucocytes empêchant la fuite de plasma et la formation associée d'œdème. La formation de tunnels transcellulaires de taille régulée est aussi essentielle pour permettre l'écoulement de l'humeur aqueuse. Le dysfonctionnement de ces tunnels transcellulaires affecte la résistance à l'écoulement avec augmentation de la pression intraoculaire, provoquant le glaucome. Les protéines responsables de la régulation de ces tunnels transcellulaires sont largement inconnues. Nous avons identifié le rôle inhibiteur de la cavéoline-1 sur la formation et l’élargissement des tunnels transcellulaires induits par l’EDIN. Cette étude permettra de démontrer le rôle protecteur de la cavéoline-1 lors de la bactériémie induite par une souche clinique de S. aureus ST80-SARM-IV edinB+ et ouvrira à une meilleure compréhension de la régulation des tunnels transcelluaires dans les processus physiologiques et pathophysiologiques.

Procédures

Cette procédure consiste en l’administration de S. aureus par injection intravasculaire dans la veine de la queue avec suivi de la bactériémie par prélèvement sanguin quotidien de 20 microlitres (3 minutes par intervention) durant 10 jours. Cette procédure est néanmoins modérée car conduit à une mise à mort anticipée des animaux lors de l’apparition d’un phénotype caractéristique d’aggravation de la bactériémie.

Impact sur les animaux

Des expériences antérieures ont montré que des souris transgéniques invalidées pour le gène de la cavéoline-1 du même fond génétique que celle que nous élevons (C57BL/6, 12-14 semaines) une fois infectées par voie intravasculaire (veine de la queue) par 103 CFU de Salmonella typhimurium souche SB300 meurent en 7 jours (temps ½) alors que les souris sauvages meurent en 13 jours. Cet effet de susceptibilité à l’infection est à mettre en parallèle avec une translocation accrue des bactéries vers le foie avec formation de larges granulomes et translocation dans la rate, une forte augmentation de marqueurs de la réponse immunitaire (IFN-gamma, IL-6, TNF-alpha) dans le sang et la production de taux élevés de NO dans le sérum. Cette réponse péjorative de marqueurs immunitaires est récapitulée par l’injection de LPS de S. typhimurium. Les souris lors de l’infection meurent plus rapidement du fait d’une réaction immunitaire élevée et translocation de Salmonella plus forte dans les organes essentiels. Aucune étude à ce jour n’a permis de définir si des souris invalidées dans le gène de la cavéoline-1 sont plus susceptibles à des bactériémies induites par des bactéries à Gram-positif, S. aureus étant la plus fréquemment isolée dans la bactériémie à Gram-positif chez l’homme que l’infection soit d’origine nosocomiale ou communautaire. Un ensemble de résultats obtenus in vitro sur cellules primaires endothéliales humaines concordent pour indiquer que la perte d’expression de la cavéoline-1 entraine une augmentation du nombre et du diamètre des tunnels transendothéliaux provoqués par les exotoxines EDIN (A, B et C). Nous chercherons à prouver chez l’animal invalidé pour la cavéoline-1 que lors de la bactériémie à S. aureus produisant l’EDIN-B les animaux montrent des signes d’hyper-susceptibilité à l’infection du fait d’induction de fuites vasculaires. Nous suivrons l’évolution de la bactériémie provoquant un phénotype caractéristique de bactériémie aggravée conduisant à la prostration, immobilité, apathie, des animaux avec hérissement des poils, le tremblement, la cyanose, et perte de poids significative de plus de 20%. Ce suivi des animaux permettra une mise à mort anticipée des souris présentant un phénotype de bactériémie aggravée.

Devenir

Les animaux sont mis à mort à l’issue de chaque procédure.

Remplacement

Une étude de biologie cellulaire conduite sur cellules endothéliale en remplacement d’expériences sur l’animal nous permet d’affirmer que la cavéoline-1 est un gène de susceptibilité à la formation de tunnels transendothéliaux qu’induit l’EDIN. La formation de ces tunnels transendothéliaux corrèle avec l’apparition de fuites vasculaires. Cette approche de remplacement de type biologie cellulaire nous a permis de limiter le nombre de gènes de susceptibilité à l’EDIN à étudier pour ne sélectionner que la cavéoline-1. Le rôle protecteur de la cavéoline-1 dans l’infection bactériémique par une souche de S. aureus produisant l’exotoxine EDIN-B doit être confirmée par une approche in vivo.

Réduction

Pour limiter le nombre d’animaux engagés dans cette étude nous procèderons en étapes successives avec une seule procédure de « suivi d’aggravation de la bactériémie » et nous définirons le nombre d’animaux par groupe grâce à un calcul statistique de puissance. Pour l'étape 1 (établissement de la CFU50) les effectifs ont été calculés sur la base d'expériences précédentes sur d'autres modèles animaux. Pour les étapes 2, 3 et 4 les effectifs ont été calculés sur la base d'une analyse de puissance. Pour approximation, une analyse de puissance d'un test de comparaison de proportions a été réalisée, pour un risque 5%, une puissance de 80%, donnant des effectifs de 30 animaux par groupe. Ceci correspond à une différence entre les groupes variant de 0.13 à 0.35, suffisante pour répondre à la question biologique.

Raffinement

Une surveillance quotidienne des animaux selon la grille d’évaluation de la douleur du stress et inconfort du SBEA, nous permettra de détecter au plus tôt les points limites de souffrance de l’animal. Les points limites seront : des changements de comportement, tels que l'isolement dans le groupe, ainsi que prostration, immobilité, apathie, hérissement des poils, le tremblement, la cyanose, et une perte de poids significative (plus de 20%) seront mis à mort. Dans ces conditions, la mise à mort sera anticipée par dilacération cervicale pour abréger les souffrances de l’animal (technique validée 1A). Des cotons imbibés d’eau et de la nourriture « Dietgel » seront placés dans la cage dans le cas ou certaines souris auraient du mal à se déplacer.

Choix des espèces

Etude comparative de souris transgéniques invalidées dans le gène codant la cavéoline-1 de fond génétique C57BL/6 (B6.Cg-Cav1tm1Mls/J, Jackson via Charles River) versus souris sauvage « littermate ». Les souris C57BL/6 sont sensibles à l’infection intraveineuse par S. aureus (geste technique validé 18A). Nous savons d’expériences précédentes (n° dap160118) que l’injection de doses comprises entre 5x 106 et 5x 108 CFU suivant les souches de S. aureus conduit à un état de prostration, immobilité, apathie avec hérissement des poils, le tremblement, la cyanose, et une perte de poids significative de plus de 20% conduisant à une mise à mort anticipée de 50 % des animaux sur 10 jours. La valeur de CFU50 des souris C57BL/6 à l bactériémie LUG1799 sera déterminée dans l’étape n°1. La souris est l'espèce de choix pour l'étude de l'infection par S. aureus : espèce naturellement colonisée par S. aureus comme l'homme, pathogenèse infectieuse proche de celle de l'homme, espèce permissive à l'infection par S. aureus, littérature abondante. Notre étude portant sur l’infection de type bactériémie sera conduite sur des animaux de 8-16 semaines selon un protocole publié portant sur un modèle de souris invalidées dans le gène codant la cavéoline-1.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 1635
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 325
▲ 1310
Devenir
 -
 -
 -
 1635

1 635 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles subissent deux chirurgies cérébrales, injection stéréotaxique de virus et implantation de fibres optiques, puis un protocole de stress chronique de défaite sociale de dix jours provoquant anhédonie, anxiété et apathie, pour étudier la résilience au stress. Le porteur reconnaît que cette gêne "ne peut être soulagée" puisqu'elle est l'objet même de l'étude, et signale des blessures possibles liées aux agressions entre souris. Il affirme que ces troubles psychiatriques ne peuvent être étudiés sans animaux vivants.

Objectifs

La depression touche plus de 350 millions de personnes dans le monde et représente la première cause d'invalidité dans le monde. La depression est precipitee par des evenements stressants. Cependant, certains individus ne developpent pas de profil pathologique apres exposition au stress, une qualite definie comme la resilience. Une région du cerveau appelée « locus coeruleus » a un role majeur dans le circuit de la resilience. Comment ce systeme est controle lors de la reponse au stress reste a definir. Les neurones exprimant l’hormone CRF ont des connexions directes avec le LC et pourraient être impliqués dans cette réponse. Selon leur structure d’origine, ces neurones ont des caractéristiques neurochimiques differentes. L’objectif de ce projet est d’etudier i) la regulation fonctionnelle du locus coeruleus par ces differents sous-circuits CRF et ii) les roles de ceux-ci dans la resilience au stress chronique.

Bénéfices attendus

Environ 30% des patients dépressifs ne répondent pas aux traitements antidépresseurs conventionelle. Ce projet a un interêt majeur puisqu'il permettra d'ameliorer la comprehension de la neurobiologie de depression et de la resilience afin de concevoir de nouvelles approches therapeutiques plus efficaces pour ces patients.

Procédures

Les animaux seront soumis à 2 procédures chirurgicales (Injection stereotaxique de virus AAV et implantation de fibres optique). Chaque procédure aura lieu sous anesthésie pour une durée de 1 ou 2 heures chacune. Les animaux seront également soumis à une protocole de stress chronique de défaite sociale pendant 10 jours.

Impact sur les animaux

La nature de cette expérience aboutira à une gêne (anhédonie, anxiété et apathie) qui ne peut être soulagée étant donné que l’objectif de ce projet est d’étudier les effets du stress et de la dépression sur le cerveau. Des blessures ou lésions induites par les agressions physique lors de la procédure de stress par défaite sociale chronique peuvent être observées. Les souris CD1 agressives seront isolées à leur arrivé à l’animalerie pour éviter les combats entre elles.

Devenir

A l'issue de la procédure 1, les animaux seront mis à mort par décapitation ou par perfusion intracardique. A l'issue des procédures 2 et 3, les animaux seront mis à mort par perfusion intracardique.

Remplacement

L’objectif de ce projet de recherche étant d’étudier l’émergence de troubles psychiatriques en réponse au stress, les procédures expérimentales ne peuvent pas être remplacées par d'autres méthodes n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information.

Réduction

Notre projet necessite l’emploi de plusieurs techniques experimentales. Compte tenu de la litterature et de notre experience, nous utiliserons les tests statistiques [t-test, test ANOVA, sur mesures repetees ou non] pour analyser nos donnees. Ces tests necessitent d’avoir un nombre minimum d’animaux pour atteindre les seuils statistiques de significativite en fonction des experiences realisees.

Raffinement

La nature de certaines de nos expériences, en particulier celles dont le but est de déterminer les effets du stress et de la dépression sur le cerveau, aboutira à une gêne (anhédonie, anxiété et apathie) qui ne peut être soulagée. Par contre, si un animal est en souffrance, alors, il sera euthanasié. Pour limiter l’angoisse des animaux, ceux-ci seront habitues a l’experimentateur, au dispositif et a la piece d’experimentation pour eviter un stress supplementaire. Les procedures chirurgicales seront realisees sous anesthesie generale et des protocoles analgesiques seront mis en place pour limiter la douleur des animaux. Des points limites ont ete etablis pour chaque procedure.

Choix des espèces

La souris est le modèle standard pour l'étude de la fonction des circuits cérébraux dans le cerveau des mammifères : i) l’anatomie et la physiologie de la souris sont suffisamment complexes pour modéliser de nombreux aspects de la biologie humaine ; ii) L'anatomie, la morphologie cellulaire, la biochimie et l'électrophysiologie du cerveau de la souris sont bien caractérisées ; iii) Il existe une vaste littérature sur le comportement de la souris, l'apprentissage et la mémoire. Par ailleurs, il est possible d'utiliser une batterie de souris Génétiquement modifiées. La souris est donc le modèle le plus adapté étant donné également sa petite taille et sa reproduction rapide. Les études seront réalisées à l’âge adulte (8-12 semaines).