Éthologie / comportement / biologie animale

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Souris : 325
Souffrances
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Devenir
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 325

Des femelles "réformées", déjà destinées à la mise à mort par l'animalerie, sont utilisées pour prélever les embryons qui servent à tester les stratégies d'édition génétique. 325 souris au total vont être utilisées, 125 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 200 un niveau modéré. Les donneuses reçoivent deux injections espacées de deux jours puis sont tuées pour qu'on prélève leurs embryons, et les porteuses subissent une chirurgie de réimplantation de dix minutes. Elles sont tuées après le sevrage de leurs petits, au motif qu'une femelle déjà opérée ne peut pas être réutilisée, tandis que les souriceaux génétiquement modifiés partent vers le projet du chercheur qui les a commandés.

Objectifs

Lorsque l’on veut étudier les mécanismes biologiques complexes qui régulent le développement et le fonctionnement des mammifères, la souris est un modèle privilégié, autant pour sa facilité d'élevage que pour sa proximité génétique avec l'homme. Les recherches scientifiques en biologie s'appuient depuis de nombreuses années sur les souris modifiées génétiquement. La technique que nous utilisons consiste à délivrer un ciseau moléculaire (CRISPR/Cas9) dans un embryon de souris au stade 1 cellule, ce qui va introduire une modification génétique spécifique dans le génome. Les souriceaux issus de la réimplantation dans une mère porteuse sont testés pour détecter la modification génétique. Les animaux porteur de la modification sont ensuite accouplés pour établir une lignée génétiquement modifiée. Par rapport aux techniques précédentes (transgénèse par cellules souches embryonnaires notamment), la technique de CRISPR/Cas9 permet de produire des modèles expérimentaux plus rapidement, en utilisant moins d’animaux. Notre Institut a mis en place un plateau commun pour développer ces modèles de souris transgéniques. La mise à disposition de ce plateau équipé et de personnels expérimentés permet d’augmenter de façon importante les taux de réussite et donc à la fois de réduire le nombre d’animaux utilisés et de raffiner la mise en œuvre des procédures.

Bénéfices attendus

La souris est un modèle privilégié pour la recherche fondamentale en biologie, notamment lorsqu'il faut étudier les mécanismes complexes du développement, de la neurogénèse, etc... Les modèles transgéniques murins que nous réalisons sont indispensables pour mieux comprendre ces mécanismes. Les bénéfices attendus de ce projet sont de maintenir un niveau de compétence élevé du plateau commun, tant sur le plan matériel qu’humain, grâce à la prise en charge régulière de projets d’obtention de lignées transgéniques.

Procédures

Les animaux seront soit soumis à 2 injections d’une durée de 10 secondes chacune (espacées de 46-48 heures), soit soumis à une unique chirurgie d’un maximum de 10 minutes.

Impact sur les animaux

La réimplantation est une procédure chirurgicale qui peut entrainer des douleurs, des infections et du stress. Les signes de douleurs ne sont plus normalement présents le lendemain de la chirurgie. Les souris recevront des injections qui provoqueront un stress léger lié à la contention et l’introduction de l’aiguille pendant moins de 10 secondes. Ces injections peuvent induire une certaine sensibilité locale. Ce désagrément ne dure que quelques minutes au maximum. Les animaux génétiquement modifiés peuvent éventuellement présenter un phénotype dommageable.

Devenir

Toutes les femelles donneuses seront mises à mort afin de pouvoir obtenir les embryons zygotes. Toutes les femelles porteuses seront mises à mort lorsque leurs petits auront été sevrés. En effet, nous ne pouvons pas réutiliser une femelle qui a déjà subi une chirurgie. Les animaux générés par le plateau technique seront transférés dans le projet du chercheur qui les utilisera.

Remplacement

Le modèle souris est un modèle d’étude indispensable pour les recherches qui sont menées dans notre institut, notamment pour les thématiques de biologie du développement. Même si des modèles in vitro de remplacement sont largement utilisés (modèles in silico, cultures cellulaires 2D, cultures de neurosphères, d’organoides), seuls les modèles animaux (la souris dans notre cas) permettent des études intégrées, reflétant la complexité d’un organisme entier. Les possibilités de remplacement seront aussi évaluées en amont par chaque responsable de projet accepté par la plateforme.

Réduction

La technique d’édition du génome CRISPR/Cas9 est très efficace. Grâce aux performants outils de bio-informatique disponible, il est possible d’optimiser les résultats, ce qui permet de réduire le nombre d’animaux nécessaires pour générer les souris fondatrices modifiées génétiquement. Par ailleurs, afin de limiter le nombre d’expériences nécessaires, nous avons mis en place une expérience test in vitro pour vérifier/comparer les stratégies d’édition et ainsi choisir les outils les plus performants. Pour cette expérience, nous utilisons des femelles donneuses d’embryons issus de notre animalerie et qui sont réformées (et donc normalement destinées à la mise à mort). En sélectionnant la meilleure stratégie d’édition, nous pouvons limiter le nombre de femelles à réimplanter.

Raffinement

Pour la réimplantation, les souris porteuses reçoivent une injection d’analgésique 30 min avant d’être anesthésié. En fin de chirurgie, les souris reçoivent une injection d’analgésique. Après la chirurgie, la surveillance renforcée permettra une vigilance accrue en cours d’expérimentation et la détection de l’atteinte des points limites.

Choix des espèces

L’espèce utilisée est la souris, modèle mammifère dans lequel il est possible d’introduire des mutations génétiques ciblées ou des transgènes rapporteurs de l’expression d’un gène d’intérêt. C’est aussi le modèle génétique le plus proche de l’Homme. Dans ce contexte, les résultats obtenus à la suite des expériences proposées pourront potentiellement trouver une application dans des études d’intérêt thérapeutique chez l’Homme. Les femelles donneuses seront utilisées entre 4 et 7 semaines car c’est à cet âge qu’on obtient le plus grand nombre d'embryons au stade 1 cellule. Les femelles porteuses réimplantées seront mises à mort après le sevrage de leurs petits (on ne peut pas réutiliser un animal ayant déjà subi une chirurgie).

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
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Poissons zèbres : 14400
Souffrances
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▲ 14400
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Devenir
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 14400

Sur les 14 400 poissons zèbres génotypés en cinq ans, 1 440 seront tués faute de génotype intéressant, 2 880 partiront vers d'autres projets, 1 440 deviendront géniteurs. Ces poissons sont utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun est pêché à l'épuisette, anesthésié, amputé d'un fragment de nageoire caudale d'un millimètre, puis isolé jusqu'à trois jours, ce que le porteur reconnaît comme une source de stress chez une espèce grégaire. Les 8 640 restants, plus de la moitié de l'effectif, sont annoncés comme "écartés à différentes étapes", entre vieillissement naturel et "gestion standard de la colonie".

Objectifs

Les animaux génétiquement modifiés sont utilisés pour étudier le rôle des gènes dans la santé humaine, animale et l’environnement. Ces animaux sont élevés dans des conditions spécifiques pour répondre aux besoins de la recherche scientifique. Ils sont sélectionnés pour des caractéristiques précises, comme leur fertilité et leur capacité à produire des portées, afin de fournir des groupes d’animaux adaptés aux objectifs des projets. Dans ce projet, les animaux sont étudiés pour mieux comprendre le rôle de certains éléments génétiques dans des maladies comme le cancer, le vieillissement et les troubles du comportement. Pour cela, des échantillons de nageoires sont prélevés sur les poissons pour analyser leur génétique et déterminer la présence de mutations ou de gènes modifiés. Les recherches portent sur trois grands axes : comprendre l'impact de certains gènes sur le cancer de la peau (mélanome), étudier leur rôle dans le vieillissement, et explorer comment des changements génétiques influencent la santé intestinale et le comportement des poissons. Ces études aideront à faire avancer nos connaissances dans des domaines comme la lutte contre le cancer, le vieillissement et l’étude des interactions entre gènes et microbiome intestinal.

Bénéfices attendus

Ce projet de prélèvement de tissus pour identification permet de sélectionner les poissons génétiquement modifiés et ainsi d'optimiser la gestion et l’élevage des animaux destinés aux expérimentations futures. Le prélèvement de nageoires pour l'identification est une méthode simple, fiable et minimise les risques de contamination entre les échantillons. Lorsqu'elle est scientifiquement justifiée, cette approche constitue un bon compromis, respectant les principes de réduction et de raffinement dans la recherche.

Procédures

Les animaux seront d'abord soumis à une anesthésie, d'une durée estimée à 1 à 2 minutes. Ensuite, un prélèvement de tissus sera effectué, à savoir un échantillon d'environ 1 mm de diamètre à l'extrémité de la queue, et cette procédure prendra moins de 5 minutes. Après le prélèvement, les animaux seront temporairement isolés pour garantir leur sécurité et leur bien-être, avec une durée maximale d'isolement de 3 jours. Cette période permet également de déterminer leur génotype tout en réduisant au minimum le stress pour les animaux.

Impact sur les animaux

Les manipulations réalisées pour pêcher le poisson, telles que l'utilisation d'une épuisette et le transfert dans un nouveau bac, induisent un stress léger. Le prélèvement d'un fragment de nageoire caudale (environ 1 mm de diamètre) entraîne une douleur légère. L'isolement des poissons pendant un maximum de trois jours pour la procédure de génotypage provoque un stress ou une angoisse légère chez cette espèce grégaire.

Devenir

Dans ce projet, nous maintiendrons 48 lignées de poissons zèbres génétiquement modifiés. Chaque année, des prélèvements de nageoires seront réalisés sur 60 poissons par lignée, soit 2 880 poissons génotypés par an (48 × 60), et 14 400 poissons génotypés sur 5 ans. À l’issue du génotypage, les poissons seront répartis de la manière suivante : 576 poissons par an (soit 2 880 sur 5 ans) seront gardés en vie pour être utilisés dans des procédures expérimentales relevant d'autres demandes d'autorisation. 288 poissons par an (soit 1 440 sur 5 ans) seront gardés en vie pour devenir géniteurs, afin de maintenir les lignées. 288 poissons par an (soit 1 440 sur 5 ans) seront mis à mort, en raison d’un génotype sans intérêt scientifique ou pour la gestion de l’élevage, avec ou sans prélèvements post-mortem. Ainsi, au total, 5 760 poissons sur 5 ans seront directement affectés (utilisés expérimentalement, conservés pour la reproduction, ou euthanasiés). Le reste des poissons génotypés (soit 8 640 poissons sur 5 ans) correspond aux animaux écartés à différentes étapes (non sélectionnés pour la reproduction ou les expériences, vieillissement naturel, gestion standard de la colonie).

Remplacement

Ce projet est nécessaire pour la production et la mise à disposition pour des projets scientifiques d’animaux modèles génétiquement modifiés. Le remplacement ne se situe donc pas directement à ce niveau mais en amont lors du choix du modèle par les chercheurs. Nous privilégions le génotypage des larves de moins de 5 jours, car elles ne sont pas considérées comme des animaux au sens réglementaire. Cela permet d’éviter le recours aux animaux adultes et constitue une stratégie de remplacement en soi. Toutefois, lorsque des analyses génétiques plus complexes nécessitent une quantité d’ADN plus importante, nous procédons à un prélèvement de nageoires sur les adultes. Afin de limiter l’impact sur ces derniers, ces prélèvements sont réalisés de manière ciblée et optimisée : nous ne prélevons que le nombre strictement nécessaire d’adultes et effectuons un seul prélèvement par individu. Bien que l’utilisation des larves représente une alternative intéressante, elle n’est pas toujours applicable à toutes les expérimentations. En effet, les prélèvements sur ces jeunes stades peuvent présenter des risques de contamination, des résultats moins reproductibles ou affecter leur survie. C’est pourquoi, dans les cas où la fiabilité des analyses l’exige, le prélèvement sur adultes reste nécessaire mais est strictement encadré afin de minimiser son impact.

Réduction

La nomenclature est harmonisée pour éviter les redondances et la duplication de lignées proches ou identiques. Le chiffre de 2 880 poissons par an (soit 60 poissons par lignée), estimé au minimum, permet de maintenir un effectif suffisant pour garantir la diversité génétique tout en limitant la production d’animaux au strict nécessaire pour les projets scientifiques et le maintien des lignées.

Raffinement

Dans ce projet, les éléments de raffinement mis en œuvre visent à limiter le stress et la douleur des animaux. Les biopsies sont réalisées individuellement, et la méthodologie pour le prélèvement de nageoire a été améliorée en réduisant la taille de l'échantillon prélevé (environ 1 mm de diamètre) par rapport aux méthodes habituelles. Les conditions d'isolement ont également été adaptées pour permettre aux animaux de maintenir des échanges visuels avec leurs congénères. Enfin, les procédures sont réalisées par des personnes formées et sensibilisées à l'évaluation de la souffrance animale.

Choix des espèces

Sa petite taille permet des manipulations aisées comparé à d’autres espèces de poissons. Ces dernières années, un nombre croissant de lignées de poissons zèbres génétiquement modifiés ont été développées, s’avérant être des outils pertinents et efficaces pour l’étude du vieillissement. Bien que le poisson-zèbre puisse vivre jusqu'à 5 ans, notre modèle tert ne dépasse pas les 20 mois. Les animaux seront utilisés aux stades larvaires et adultes. La taille du prélèvement de nageoire (environ 1 mm de diamètre) sera moins dommageable, en termes de surface prélevée et douleur, chez des adultes que chez des stades juvéniles, qui sont de plus, plus difficiles à manipuler. Cependant, l’utilisation des larves de moins de 5 jours prend en compte l’une des règles des 3R (remplacement).

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    • Oncologie
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 3072
Souffrances
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▲ 768
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Devenir
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 3072

3 072 souris vont être utilisées, 2 304 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 768 un niveau léger, toutes tuées pour prélèvement de tissus. Porteuses des mutations SOD1, FUS ou TDP43, elles subissent un prélèvement de tissu avant dix jours de vie pour le génotypage, un régime spécial pouvant durer soixante jours, une chirurgie de trente minutes, puis deux semaines seules en cage pour mesurer leur métabolisme et leur sommeil. Le porteur présente le régime hypercalorique comme prolongeant le bien-être des souris malades, alors qu'il sert d'abord à décrire les voies moléculaires de la maladie qui leur a été donnée. Il attend chez les SOD1 une paralysie qui gagne les pattes arrière puis avant et une perte de poids jusqu'à 20 %, et annonce un suivi quotidien des capacités motrices à partir de quatre-vingt-dix jours, sans dire à quel stade elles sont tuées.

Objectifs

La sclérose latérale amyotrophique représente la maladie neurodégénérative la plus répandue du système moteur chez l'adulte. Actuellement, elle demeure incurable et invariablement mortelle, généralement dans un délai de 2 à 5 ans après l'apparition des premiers symptômes, principalement en raison de l'insuffisance respiratoire. La sclérose latérale amyotrophique se manifeste sous des formes sporadiques et familiales, avec des modifications de gènes identifiés. Notre objectif est de comprendre les mécanismes génétiques et cellulaires observés dans la maladie lors de la phase avant l’apparition des symptômes moteurs. Lors de cette phase on observe des troubles du sommeil ainsi qu’une perte de poids. Pour atteindre l'objectif de l'étude, nous utiliserons des modèles souris qui présentent les différentes mutations identifiées à savoir SOD1, FUS et TDP43 couvrant la majorité des formes de sclérose latérale amyotrophique.

Bénéfices attendus

A l’heure actuelle, seul un traitement est proposé aux patients atteints de SLA, lorsque le diagnostic de la maladie est clairement établi, un processus qui peut prendre plusieurs mois. L’efficacité est très faible puisqu’il ne permet d’augmenter la durée de vie des patients que de quelques mois. Le régime hypercalorique a montré son efficacité sur les patients avec un progression rapide, cependant les patients le tolère très mal psychologiquement. De plus, nous n’avons pas de mécanisme cellulaire, moléculaire ou génétique l’expliquant cet effet dans les patients. Étudier le régime hypercalorique dans les modèles préclinique murin permettra de décrire ces voies et de mettre en place des traitements. Ceux-ci cibleront spécifiquement des voies cellulaires de façon pharmacologique sans passer par un régime que les patients n’arrivent pas à suivre. Ce projet permettra de mettre en évidence de nouveaux cible thérapeutiques spécifiquement pour retarder des symptômes chez les patients atteints de SLA.

Procédures

Les animaux auront en totalité un régime spécial depuis l’âge de 35-40 jours jusqu’à environ vers 100 jours de vie chez les SOD1 (variations interindividuelles). Pour les FUS et TDP43 un traitemant par régime sera proposé vers 4 mois ou vers 10-12 mois pour une durée maximale de 60 jours. Une chirurgie de 30 minutes sur animal anesthésie et suivi d'un isolement de 2 semaines pour les mesures du métabolisme et du sommeil (une semaine de calibration et une semaine de mesure). Un prélevement de tissue sera réalisé avant l'âge de 10 jours sur les nouveaux-nés vigils afin de les caractériser génétiquement.

Impact sur les animaux

La SLA n’est pas décrite comme douloureuse dans les modèles et chez les patients. La chirurgie peut entraîner une perte de poids, une inflammation et du stress. L’évolution de la pathologie sera établie en fonction d’une échelle définie au laboratoire (scoring). Un développement d’atteintes motrices et une mort précoce typiques de la SLA est attendu chez les souris SOD1. Une perte de poids qui commence aux alentours de 75 jours et peut atteindre 20% au cours du temps, et des symptômes moteurs qui apparaissent aux alentours de 90 jours par des problèmes d’extension des pattes arrières, suivis d’une paralysie progressive qui touche d’abord les pattes arrières puis les pattes avants. Un régime hypercalorique ne génère aucune douleur ni souffrance, mais au contraire prolonge le bien-être des animaux malades en limitant la perte de poids. Ce régime est bénéfique chez les animaux malades et peut développer une légère obésité sans autres problème métabolique chez les animaux sauvages. Le prélevement nécéssaire à la caractérisation génétique des nouveaux-nés peut induire une douleur et un stress de courte durée.

Devenir

Mise à mort pour prélèvement de tissus.

Remplacement

La SLA est une maladie neurodégénérative complexe qui affecte différents types de neurones le long de l’axe moteur, et implique la participation de divers types cellulaires neuronaux et non-neuronaux, telles les cellules gliales et les muscles striés. Notre projet va étudier les mécanismes neuronaux de l’hypothalamus impliqués dans la perte de poids chez les modèles expérimentaux de SLA ainsi que leur traitement par le régime riche. Cette approche n’est donc réalisable qu’in vivo, sur l’organisme entier.

Réduction

Le nombre d’animaux qui sera utilisé est basé sur des observations faites dans le laboratoire par des études préliminaires ce qui a permis de calculer la puissance statistique, d’éviter les biais de taille d’effet (nombre suffisant permettant l’exploitation statistique). Ce qui nous a permis de calculer le nombre minimum nécessaire par groupe. Secondairement lorsque les données seront récoltées nous affinerons pour analyser les résultats. De plus pour réduire le nombre d'animaux nécéssaires nous utiliserons les génotypes non conformes générés. Ces expériences seront conduites en aveugle pour l’expérimentateur, permettant d’éliminer tout biais.

Raffinement

Un enrichissement de l’environnement des animaux sera renforcé (bâtonnets à ronger, coton compressé pour faire des nids, maisons de carton, tunnel), le maintien des interactions sociales et la surveillance quotidienne des animaux permettront d’assurer de leur bien-être et de détecter rapidement tout changement de comportement associé ou non à la pathologie étudiée afin qu’il puisse être pris en charge. Des points limites permettant de soustraire l’animal à la souffrance ont été établis. Précisément, les animaux présentant un phénotype moteur plus important seront suivis quotidiennement, à partir de 90 jours selon un système d’évaluation des capacités motrices des animaux. De la nourriture en gel sera donnée en fonction de l'état de santé de la souris. Pour la procèdure chirurgicale une anesthésie générale et analgésie sera mis en place ainsi qu’un tapis chauffant pour lutter contre l’hypothermie, et du gel ophtalmique pour protéger les yeux, et les barres d'oreilles seront placés de façon atraumatique aux niveaux des zygomatiques. Une acclimatation et habituation au dispositif de calorimétrie indirect est prévu.

Choix des espèces

Parmi les modèles de SLA, les souris sont les plus appropriées à notre étude car: 1) elles présentent le niveau de complexité du cerveau et de la moelle épinière adéquat, 2) leur développement pré- et post-natal mime celui de l’homme, 3) il existe plusieurs lignées de souris adaptées exprimant la SLA qui reproduisent parfaitement les symptômes de la maladie et sont donc adaptées à l’évaluation préclinique de traitements médicamenteux. L'âge du début de l'expérience sera compris entre 30 et 45 jours pour la lignée SOD1. Et à partir de 4 mois ou vers 10-12 mois pour les lignées FUS et TDP43. Et ces âges seront respectés pour les souris témoins pour chacune des lignées.

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Cochons : 14
Souffrances
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Devenir
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Quatorze truies gestantes reçoivent un cathéter posé chirurgicalement dans la veine maxillaire sept à dix jours avant d'être opérées, puis subissent une hystérectomie aseptique dont elles ne se réveillent pas. Elles sont les seules comptées dans ce projet, classé sans réveil, alors que l'opération sert à extraire 168 porcelets destinés à peupler des élevages au statut sanitaire garanti. Le porteur explique que l'ablation de l'utérus interdit toute réutilisation et que le statut sanitaire de ces truies est de toute façon incompatible avec les troupeaux visés. Quarante-huit porcelets iront en isolateurs stériles et quatre-vingt-dix seront élevés par des truies nourrices, le devenir des trente restants n'étant pas précisé.

Objectifs

Certaines études expérimentales chez le porc, comme celles relatives aux pathogènes spécifiés de l’espèce, le contrôle de vaccins ou la production de sérums ou d’organes, sont réalisées sur des animaux Exempts d'organismes pathogènes spécifiés de l'espèce (EOPS). Ces porcs peuvent naître par voie naturelle d’une truie elle-même EOPS ou à la suite d’une césarienne. Dans ce dernier cas, la technique mise en oeuvre pour produire ces animaux implique des interventions chirurgicales réalisées sur des truies gravides. Cette particularité est une source de stress pour les animaux. Ce projet concerne 14 truies opérées par césarienne. Ces animaux produiront 168 porcelets EOPS. Une partie des porcelets (48) sera destinée à la constitution d’élevages de haut statut sanitaire. Ils seront alors élevés dans des isolateurs stériles puis dans des animaleries confinées avant de servir au repeuplement d’élevages EOPS. Une autre partie des porcelets (90) sera élevée par 10 truies EOPS de notre troupeau et sera destinée à son renouvellement génétique pour prévenir les risques de consanguinité. Tous les animaux sont élevés dans des conditions de confort maximaliste et sont en interaction positive avec les techniciens animaliers. Les animaux peuvent être transférés dès 35 jours d’âge dans un élevage. Ils sont mis à la reproduction à partir de 6 mois d'âge pour les mâles et 7 mois pour les femelles.

Bénéfices attendus

Cette technique permet la production d’animaux Exempts d’organismes pathogènes spécifiés (EOPS) des porcs utilisés dans le cadre d’opérations de peuplement d’élevages ou de renouvellement d’animaux de troupeaux de statut sanitaire très satisfaisant. Il n'existe aucune autre technique permettant la production d’animaux répondant au statut sanitaire recherché.

Procédures

Les porcelets sont issus de truies « donneuses » provenant d’un élevage sous filtration d’air et d’un statut sanitaire très satisfaisant. Elles sont équipées d’un cathéter installé chirurgicalement au niveau de la veine maxillaire 7 à 10 jours avant d’être opérées par hystérectomie aseptique. Elles sont mises à mort à l'issue des opérations d'hystérectomie. Dans les 3 à 6 heures qui suivent ces opérations, les porcelets sont soit affectés à un isolateur d’élevage de 12 places où ils séjourneront pendant 14 jours, soit adoptés par une truie « nourrice » elle-même EOPS. Enfin, un suivi clinique reposant sur une grille de points limites est appliqué aux animaux tout au long de cette procédure.

Impact sur les animaux

Les truies opérées par hystérectomie sont équipées, en amont de cette opération, d’un cathéter au niveau de la veine maxillaire. Les zones d'incision peuvent présenter des signes d’inflammation post-opératoires. Ces truies font ainsi l’objet, avant d'être opérés par hystérectomie aseptiques, d’un accompagnement thérapeutique et les plaies de soins. Il n'est pas attendu d'autres symptômes cliniques lors de ce projet.

Devenir

L'ablation du tractus utérin des truies « donneuses » ne permet pas leur réutilisation. De plus, ces dernières sont d'un statut sanitaire incompatible avec celui des troupeaux Exempts l'organismes pathogènes spécifiés de l'espèce. Elles sont mises à mort à l’issue de cette procédure classée « sans réveil ». Les porcelets EOPS issus de ces truies seront élevés soit dans des isolateurs stériles, soit par des truies « nourrices » elles-mêmes EOPS.

Remplacement

Il n’existe à ce jour aucune autre technique permettant la constitution de troupeaux d’animaux de statut sanitaire irréprochable vis-à-vis des contaminants spécifiés des porcs. Notre équipe maîtrise parfaitement cette technique de production. Les mortalités chez les jeunes porcelets nouveau-nés sont rares et très largement inférieures aux taux de pertes sur nés vivants communément enregistrés en élevage (13 % par portée). Aucune des truies "donneuses" n'est morte avant opération au cours des 12 précédentes procédures.

Réduction

Cette demande d’autorisation de projet concerne 14 truies opérées par hystérectomie aseptique. Ces animaux produiront 168 porcelets EOPS (Annexe 1). Une partie des porcelets (48) sera destinée à la constitution d’élevages de haut statut sanitaire. Ils seront alors élevés dans des isolateurs stériles puis dans des animaleries confinées. Une autre partie des porcelets (90) sera élevée par 10 truies EOPS de notre troupeau et sera destinée à son renouvellement génétique. A la suite des opérations, l’écart entre le nombre d’animaux initialement choisis et finalement utilisés s’explique par le travail de sélection mis en œuvre pour prévenir certains aléas pouvant affecter les animaux au cours de leur phase de croissance et avant leur introduction dans le troupeau (problèmes d'aplomb, troubles de la reproduction et du comportement, etc.).

Raffinement

Les animaux sont élevés dans des conditions optimisées en matière de bien-être : sols pleins continus, lampes chauffantes offrant des conditions thermiques très satisfaisantes, objets manipulables dont litière sous la forme de copeaux de bois, accès à de l’eau fraîche à discrétion, etc. Outre les conditions de logement irréprochables, les truies gravides seront mises en confiance : personnel animalier familier, absence de bruits et de cris, absence de manipulation traumatisante tout particulièrement dans les jours précédents les opérations et la mise bas, promenade de la reconnaissance des locaux, etc.

Choix des espèces

L’espèce porcine, seule espèce adaptée aux objectifs et aux conditions de projet expérimental. Truies « donneuses » : fin de gestation. Porcelets nouveau-nés issus des truies opérées par hystérectomie aseptique.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 879
Souffrances
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▲ 879
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Devenir
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 879

Les souris de ce projet voient leur accès à l'eau restreint pour les contraindre à apprendre des règles, une puce ayant d'abord été implantée sous leur peau sous anesthésie. 879 souris porteuses de mutations liées à l'autisme vont être utilisées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Le porteur revendique un "intérêt majeur au niveau éthique" pour son dispositif, qui éviterait le stress de l'isolement et de la restriction alimentaire, tout en décrivant des souris retirées de l'expérience quand elles ne boivent plus pendant vingt-quatre heures et un modèle qui se blesse la peau à force de se toiletter. Toutes sont tuées à la fin, pour prélèvement et analyse post-mortem.

Objectifs

Ce projet a pour but d’évaluer le comportement et les capacités cognitives des souris modèles d'autisme avec une approche plus éthologique, en plaçant des groupes sociaux dans une grande cage d’élevage dans laquelle les animaux peuvent apprendre différentes tâches pendant plusieurs semaines, à différents moments du cycle circadien, et sans intervention d’un expérimentateur car les tâches sont programmées et la quantification des performances est automatisée.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à redéfinir le rôle du cervelet et à élargir les perspectives de la recherche sur l'autisme pour mieux répondre aux besoins de la société. Longtemps considéré comme une structure dédiée au contrôle des mouvements, le cervelet apparaît aujourd’hui comme un centre clé de l’intégration des informations sensorielles et des fonctions cognitives complexes, remettant en question les idées reçues en neurosciences. En étudiant l'impact de certaines modifications génétiques liées à l'autisme sur des circuits spécifiques du cervelet, ce projet explore des mécanismes encore méconnus qui pourraient expliquer les troubles sensoriels et cognitifs associés à l'autisme. Il apporte ainsi un éclairage novateur sur les bases neurobiologiques de ce trouble. L’évaluation automatique des comportements et des capacités cognitives dans notre dispositif permettra d a aussi un intérêt majeur au niveau éthique, car il permet de tester les souris dans leur lieu d’hébergement familier, enrichi par le contexte social et par une activité naturelle de recherche de boisson dans des zones différentes de la cage, en évitant tout stress lié à l’isolement, à la restriction en aliment, à l’anxiété induite par un environnement nouveau, ou à la manipulation par l’expérimentateur. Ce dispositif permet aussi l’obtention rapide de résultats sur des cohortes conséquentes de souris dans des conditions expérimentales stables, à la fois pendant les périodes diurnes et nocturnes.

Procédures

Une implantation sous-cutanée de transpondeurs (puce éléctronique) sera réalisée pour chaque souris au moyen d'une anesthésie gazeuse (durée inférieure à 2 minute par souris). Des groupes de 8 à 16 souris agées de 2 mois à 5 mois maximum seront hebergées pendant 2 à 4 semaines dans une grande cage automatisée permettant de mesurer differents comportements spontanés et différents apprentissages Les animaux seront testés pour leur capacité d’apprentissage et de mémoire (mémoire de travail, mémoire spatiale et mémoire associative) et auront pour cela accès à des récompenses (eau sucrée) ou des contraintes limitant de manière temporaire leur accès à l’eau de boisson.

Impact sur les animaux

Une légere gène pourrait être ressentie suite à l'implantation sous-cutanée de la puce nécessaire au suivi des animaux dans le dispositif. Certaines souris pourraient avoir des difficultés d’accès à la boisson du fait de la pression sociale susceptible de s’instaurer dans un grand groupe, ou dans certains protocoles impliquant une compétition sociale ou quand la règle à apprendre pour accéder à la boisson s’avère trop compliquée pour certaines souris modèles présentant un sévère déficit cognitif. L’un de nos modèles de souris peut parfois développer des plaies cutanées dues à un comportement exacerbé d’auto-toilettage. Par ailleurs, un autre modèle présente une sensibilité́ accrue aux bruits

Devenir

Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem : cela implique donc l’euthanasie de l’ensemble des animaux.

Remplacement

Aucun modèle mathématique ou in vitro n'existe actuellement pour décrire le lien entre des mutations génétiques de gènes liés à l'autisme et les troubles comportementeaux qui en découlent. Ainsi, l'utilisation d'animaux éveillés s'avère indispensable pour comprendre ces liens au travers différentes observations comportementale. Pour ce faire, l'emploi d'un modèle animal mammifère est essentiel afin d'obtenir des résultats pouvant être extrapolés à la compréhension du processus d’apprentissage humain. La souris représente un choix privilégié en raison de la similitude entre le fonctionnement de son cerveau et les tests comportementaux employés, par rapport à ceux observés chez l'Humain.

Réduction

En se basant sur plusieurs articles utilisant des tests comportementaux réalisés en en milieu semi-naturalisé et des analyses statistiques similaires, nous estimons le nombre nécessaire de souris par groupe à 16 souris. Des tests statistiques seront réalisés afin d'avoir une interprétation stable des résultats. Au total, nous estimons donc que pour réaliser l’ensemble du projet, 879 souris seront nécessaires.

Raffinement

Une semaine avant le début de l’étude, une courte anesthésie (moins de 2 minutes) permet d’injecter sous la peau une petite puce. Une analégsie sera réalisée avant l'injection de la puce. Cette puce sert à suivre l’activité de chaque souris. L’intervention est réalisée par du personnel qualifié et formé à cette procédure. Ensuite, les souris évoluent dans un dispositif expérimental qui leur sert aussi d’habitat. Cet environnement est conçu pour limiter leur stress : elles y vivent en groupe, sans être isolées ni manipulées, et y recherchent leur boisson de manière naturelle, dans différentes zones de la cage. La lumière et la température sont contrôlées pour rester identiques aux conditions habituelles de l’animalerie. Le dispositif comprend quatre abris où les souris peuvent se reposer ou se regrouper. Elles y sont progressivement familiarisées en y vivant en continu pendant plusieurs semaines. Un logiciel surveille leur accès à l’eau et alerte en cas de problème. La quantité de boisson consommée par chaque souris est contrôlée chaque jour pour s’assurer qu’elle boit suffisamment (au minimum 2 à 3 ml par jour pour les protocoles les plus stricts). Si une souris ne boit pas pendant 24 heures, elle est immédiatement retirée de l’expérience pour être hydratée. Si cela arrive pendant la phase de familiarisation, elle peut être réintroduite après une heure si elle ne montre aucun signe de souffrance et a bien bu. En revanche, si elle ne boit toujours pas dans les 12 heures suivantes, elle est retirée définitivement et euthanasiée. Le bien-être des souris est suivi attentivement après l’anesthésie et en cas de retrait du dispositif, grâce à des grilles d’observation spécifiques.

Choix des espèces

La souris représente un choix privilégié pour étudier les alterations comportementales liés à l'autisme en raison de la similitude entre le fonctionnement de son cerveau et les tests comportementaux employés, par rapport à ceux observés chez l'Humain. Il s’agira de souris adultes âgées de 2 à 6 mois nous permettant d’étudier le comportement sur un cerveau stable d'un point de vue développemental (2 mois). Nous arrêtons les tests avant l'effet du vieillissement cérébral (6 mois)

  • Protection de l’environnement
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 6300
Souffrances
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Devenir
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 6300
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6 300 poissons sauvages de dix espèces vont être capturés, anesthésiés et incisés sur le ventre pour recevoir une puce électronique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chaque individu reste entre trente secondes et une minute hors de l'eau, le temps des mesures et de l'implantation du transpondeur. Tous sont ensuite remis à l'eau vivants, l'étude cherchant à savoir quelles espèces et quelles tailles franchissent un siphon de 190 mètres qui coupe une zone humide en deux. Le porteur écrit qu'il est "indispensable" de réaliser ce suivi pour "justifier de la nécessité" d'actions de restauration à proximité de l'ouvrage.

Objectifs

L’objectif principal est d’évaluer la franchissabilité par les poissons d’un siphon (tuyau de 190 m de long) présent dans une annexe alluviale d’un grand fleuve, et qui scinde cette vaste zone humide en deux. Cette annexe fait l’objet d’un projet global de restauration hydrologique au regard de son fort enjeu pour la biodiversité aquatique. Des observations locales tendent à montrer que ce siphon est ponctuellement franchissable par certains poissons mais de nombreuses questions concernent la diversité des espèces et des classes de taille capables de franchir cet aménagement, et les conditions de débit requises. Pour répondre à ces interrogations, et justifier les futurs programme de restauration écologique, une étude par marquage est envisagée. La méthodologie proposée implique l’implantation de puces électroniques, ci-après nommées « PIT tags », dans 10 espèces de poissons sauvage, regroupées en 4 groupes selon leur écologie. Des dispositifs de détection des puces seront installés à l’entrée et à la sortie du siphon. L’étude impliquera la réalisation de 3 campagnes de marquages pour un suivi qui s’étalera au maximum sur 5 ans, pour prendre en compte la variabilité des conditions environnementales. Si le quota d’animaux marqué dans chaque groupe d’espèces n’est pas atteint, le projet prévoit le report des marquages l’année suivante.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de mettre en lumière l’effet bloquant du siphon au passage de certaines espèces / classes de tailles de poissons. Il est indispensable de réaliser ce type de suivi biologique en milieu naturel pour justifier de la nécessité de mettre en œuvre des actions de restauration à proximité de ce siphon.

Procédures

Après anesthésie générale pendant 3 à 5 minutes, les animaux seront mesurés puis pesés, puis une incision ventrale de 3 à 5 mm sera réalisée et un transpondeur PIT tag sera implanté manuellement sur 6300 poissons. Ces interventions nécessiteront de maintenir les poissons entre 30 secondes et une minute hors d’eau.

Impact sur les animaux

La capture, la transport, la stabulation et le marquage sont autant d’étapes nécessaires à l’étude et susceptibles d’induire un stress sur les animaux.

Devenir

Tous les individus capturés puis marqués seront remis à l’eau vivants pour l'étude de leur comportement in situ.

Remplacement

Le modèle biologique ne peut être remplacé pour cette étude comportementale qui implique de travailler nécessairement sur des individus vivants dans leur milieu naturel. L'évaluation du franchissement d’un aménagement (ici siphon) doit obligatoirement être réalisée in situ en étudiant le comportement migratoire des espèces considérées.

Réduction

Le projet est prévu sur une durée de 5 ans, avec captures et marquages les trois premières années (maximum 5 ans si reports des marquages en cas de conditions environnementales défavorables). L’effectif prévu est un minimum (règle des 3 R : réduction) pour pouvoir décrire des tendances comportementales, et évaluer la franchissabilité et la sélectivité de l’ouvrage aménagé. Il est adapté au gabarit du milieu (annexe hydraulique d’un grand fleuve) et à la diversité spécifique et la densité de population. L’effectif tient compte de plusieurs facteurs, pour garantir un certain nombre de détections : - L’implantation des PIT tags ne génère en principe pas ou très peu de mortalité post-opératoire en respectant les préconisations de tailles minimales. Toutefois, certains individus peuvent perdre leur PIT tag dans les semaines suivant l'implantation. - Certaines femelles peuvent également expulser le PIT tag lors de la fraie. Il n'est pas prévu d'analyses statistiques dans le cadre de cette étude comportementale menée en milieu naturel, en-dehors des statistiques descriptives (taux de franchissement, durée moyenne de franchissement).

Raffinement

Le raffinement des procédures sera pris en compte de la capture des animaux jusqu’au relâcher dans leur milieu naturel. Le maintien des conditions thermiques et d’oxygénation optimales sera assuré. Les animaux capturés seront soit stockés dans un vivier placé dans la rivière, soit dans un bac oxygéné et refroidi. Ainsi, la teneur en oxygène et la température seront constantes. La solution d'anesthésie sera renouvelée régulièrement, pour éviter que la température du bain n’augmente et soit toujours suffisamment fraiche pour éviter le stress des poissons et l’altération de l’efficacité de l’anesthésiant. En outre, l’accent sera mis sur la rapidité d’exécution des mesures biométriques et du marquage pour réduire le temps d’anesthésie, sachant que les poissons seront maintenus hors d’eau pendant toute la durée de la prise des mesures biométriques et marquages. La taille des puces sera adaptée à la taille de l’animal. Un chiffon humide sera placé au niveau de la tête de l’animal et la règle de biométrie sera humidifiée en permanence pour éviter d’ôter le mucus. Seuls les individus jugés visuellement en bonne santé seront marqués, les autres seront relâchés sans marquage, après stabulation. Aucun antibiotique ne sera utilisé, par contre une pommade iodée antiseptique sera appliquée au niveau de l’incision. Le réveil sera contrôlé dans un vivier placé dans la rivière.

Choix des espèces

10 espèces cibles de poissons, présentes dans le milieu naturel et caractéristiques du milieu étudié, seront réparties en 4 groupes ayant une écologie similaire: - Anguille : espèce considérée à part état donné son écologie et son statut de protection - Cyprinidés d’eau courante : barbeau fluviatile, hotu, chevaine, goujon - Cyprinidés d’eau calme : brèmes, gardon, carpes - Carnassiers : Brochet, silure. 2 stades de développement sont retenus : juvéniles et subadultes-adultes. Au total, les juvéniles représentent environ 18% de l’effectif marqué (1110 individus sur 6300), le reste étant des subadultes et adultes, qui sont les stades préférentiellement ciblés. Les plus petits individus seront relâchés sans être marqués.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Souris : 280
Souffrances
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Devenir
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 280

Les mères receveuses sont opérées une heure chacune, puis hébergées seules avant la mise bas. 280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le projet est aussi déposé au titre du bien-être animal et annonce chercher des marqueurs "objectifs et non invasifs" du bien-être des rongeurs, l'isolement et la chirurgie des mères étant rangés parmi les nuisances légères. Les descendants passent des tests comportementaux que le porteur ne nomme pas, et tous les animaux finissent mis à mort pour le prélèvement des ovaires et des cerveaux.

Objectifs

Les souris sont désormais élevées en groupes sociaux dans un environnement enrichi, favorisant leur sociabilité et leur bien-être. Récemment, nous avons montré que l’isolement social motivait les souris à interagir avec leurs congénères, contrairement aux études des années 80 utilisant des générations d’animaux élevés en hébergement individuel, soulignant l’existence d’une transmission de ce stress social sur plusieurs générations. On sait que le stress des souris mâles impacte le développement du cerveau et le comportement des descendants. Après avoir déterminé le nombre de descendants par femelle chez les souris contrôles et un modèle murin ayant des difficultés à s’adapter aux larges groupes sociaux, notre étude vise à évaluer la transmission des comportements sociaux des mâles à leur descendance dans les deux lignées.

Bénéfices attendus

Les bénéfices du projet sont de faire progresser l'état des connaissances quant à la transmission des comportements sociaux des souris à leur descendance. En outre, nous espérons identifier des marqueurs objectifs et non invasifs du bien-être animal chez les rongeurs.

Procédures

Deux administrations (1 min/jour) à deux jours d’intervalle seront réalisées. Les animaux recevront une dose d'anesthésique (1 min/injection) avant leur mise à mort. Les mères receveuses seront soumises à des procédures chirurgicales (une fois, une heure/animal). Les descendants de ces mères effectueront des tests de comportement avec des souris contrôles quatre fois sur une à deux semaines (de 5 à maximum 45 min/jour/animal) pour mesurer les comportements sociaux.

Impact sur les animaux

Le modèle murin utilisé a des légères difficultés à vivre en larges groupes sociaux, n’induisant qu’un léger inconfort en présence de nombreux congénères. Les injections peuvent engendrer une légère douleur. Les différentes contentions ainsi que les tests comportementaux, incluant l’hébergement individuel des mères avant la mise-bas peuvent entrainer un léger stress pour l’animal. Les mères receveuses seront soumises à des procédures chirurgicales pouvant entraîner une diminution transitoire de leur bien-être et rarement des infections.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés et les organes prélevés pour l’étude directement (ovaires) mais aussi pour des études ultérieures (cerveau).

Remplacement

L’évaluation de l’effet comportemental de la transmission des capacités sociales chez les descendants nécessite l’utilisation de l’animal afin de considérer un organisme entier et de mettre en évidence la complexité des mécanismes mis en jeux dans les processus de sociabilité et de reproduction. A ce jour aucun test in vitro ou modèle informatique ne permet de prédire et rendre compte de l’ensemble des phénomènes impliqués dans la transmission intergénérationnelle des comportements sociaux.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés sera réduit pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement valides, tout en prenant en compte les contraintes expérimentales ainsi que la variabilité comportementale exprimée par chaque animal. De plus, si le nombre de descendants nés par femelle est suffisant, le nombre de femelles sera réduit de 30-50%. Nous utiliserons des tests de comparaison entre chaque groupe.

Raffinement

Le milieu sera enrichi avec, entre autres, une cabane en carton et des frisotis en papier kraft pour optimiser le maintien de leur chaleur corporel et de leur bien-être. Pour la mise-bas, les mères auront en plus deux carrés de ouate afin de pouvoir faire leur nid. Les tests de comportements seront réalisés dans des pièces dédiées, auxquels les animaux seront habitués au préalable. Ces tests seront les plus brefs possibles et réalisés dans le calme et sous des éclairages faibles afin de minimiser l’inconfort et l’anxiété des animaux. Les animaux seront suivis et manipulé tout au long des procédures afin de les habituer au contact des expérimentateurs et pour vérifier leur état de santé. Les femelles soumises aux procédures chirurgicales seront traitées avec des antidouleurs jusqu’à leur rétablissement pour limiter leur douleur et, comme pour tout changement chez un animal, seront suivies avec une surveillance renforcée. Des points limites adaptés pour chaque procédure ont été mis en place et seront appliqués.

Choix des espèces

Les souris sont des petits animaux sociaux qui se reproduisent bien et vite et dont les comportements sociaux sont mesurables. Cette espèce est donc un très bon modèle pour étudier les effets de la transmission des capacités sociales entre générations, comme précédemment montré pour le stress. Les animaux pubères seront utilisés afin d’obtenir des ovocytes de qualité et en grand nombre. Pour les descendants, leurs comportements seront mesurés entre 5 et 10 jours après la naissance afin d’identifier des effets précoces et entre 7 et 9 semaines afin de garantir un cerveau mature pour étudier les comportements sociaux.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système nerveux
Rats : 408
Souffrances
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▲ 72
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Devenir
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 408

408 rats vont être utilisés, chacun soumis à des sessions de tâche comportementale de vingt minutes à une heure quinze par jour pendant quatre mois, sous un rationnement alimentaire qui maintient leur poids à 90 ou 95 % du poids initial pendant trois mois. Une partie d'entre eux subit une chirurgie cérébrale d'une heure et demie, avec injection de composés et implantation à demeure d'une fibre de verre. Tous seront tués pour vérification histologique, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit la faim ainsi entretenue comme une "légère sensation" garantissant la motivation, et renvoie les retombées pour les pathologies mentales à une "perspective translationnelle".

Objectifs

La prise de décision est un processus essentiel du comportement humain. Ce processus complexe nécessite d’apprendre de son environnement afin d’emmagasiner des connaissances mais également de s’adapter aux changements. Une prise de décision adaptée nécessite ainsi un équilibre entre les comportements d’exploitation (utilisation des connaissances acquises) et d’exploration (recherche d’options plus favorables) qui peuvent être fidèlement modélisés chez le rat afin d’en établir les bases neurales. Le projet vise à étudier les circuits cérébraux qui permettent une prise de décision adaptée dans un environnement changeant chez le rat. Nous souhaitons dans ce projet étudier la connectivité de voies connues pour être impliquées dans la prise de décision mais dont le rôle précis n’est pas encore décrit. Dans un premier temps nous réaliserons une étude descriptive de la connectivité entre les différentes régions, puis nous testerons leur implication fonctionnelle en procédant à des déconnexions réversibles, afin de déterminer leur rôle précis.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de préciser la connectivité des voies impliquées dans la prise de décision ainsi que de préciser le rôle d’une population neurone de cette voie. Une hypothèse majeure actuelle est que la prise de décision mal adaptive qui caractérise un grand nombre de pathologies mentales (par exemple la schizophrénie) est associée à un syndrome de dysconnectivité de ces régions, ce projet fondamental a donc une claire perspective translationnelle.

Procédures

Tous les animaux seront soumis à une tâche comportementale dont les sessions durent entre 20mn et 1h15 par jour pour une durée maximale de 4 mois. Ils seront soumis également à un rationnement alimentaire léger (permettant de conserver 90-95% de leur poids initial) qui durera maximum 3 mois. Les animaux de la procédure 2 subiront une chirurgie d’injection intra cérébrale de composés et d’implantation à demeure d'une fibre de verre très fine d’une durée maximale d’une heure et demie.

Impact sur les animaux

Les chirurgies du cerveau présentent un risque de diminution du bien-être animal dans les moments/jours qui suivent la chirurgie (inconfort, fatigue et parfois douleur). Afin de garantir la motivation des animaux pour la tâche comportementale ils seront mis en régime alimentaire spécifique (90 à 95% de maintien du poids), ce qui impacte très peu leur bien-être (légère sensation de faim garantissant la motivation des animaux à obtenir une récompense alimentaire). Certains animaux recevront des injections d’un produit ne provoquant pas de douleur. L’animal subit ainsi une restriction de mouvements ainsi que l’introduction d’une aiguille, l'ensemble peut provoquer un léger stress ainsi qu'une légère douleur.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure afin de procéder aux vérifications histologiques et à l'étude de marqueurs neuronaux

Remplacement

Etudier le fonctionnement du cerveau, et dans notre cas la prise de décision ne peut, par définition, s’étudier que chez des organismes entiers. L’approche expérimentale chez l’homme n’autorise pas la manipulation fine des circuits neuronaux qui est nécessaire à la compréhension de leur fonctionnement. De même, les approches alternatives faisant appel à la modélisation sont utiles mais restent complémentaires des approches expérimentales sur les animaux qui permettent de valider ces modèles.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés par groupe a été calculé comme étant le nombre minimum nécessaire pour être en mesure de mettre en évidence une différence statistique significative sur les paramètres étudiés grâce à l’utilisation de tests robustes. Ainsi, 12 animaux par groupe seront nécessaires. Cependant le nombre de groupes pourra être réduit en cours de projet : si une des voies étudiées ne montre pas de résultats significatifs sur les premiers lots elle ne sera pas étudiée sur les lots suivants.

Raffinement

Le bien-être animal étant essentiel pour garantir des données comportementales exploitables, toute souffrance sera évitée. Les animaux bénéficieront d’un enrichissement adapté (matériel de nidification, tunnel et barre à ronger) et seront hébergés en cage collective, même après les chirurgies. Les protocoles de chirurgie ont été optimisés afin de garantir des conditions optimales (analgésie centrale, locale, gel oculaire, tapis chauffant, scoring post-opératoire). Des points limites généraux et spécifiques ont été identifiés et des mesures conservatoires mises en place afin de permettre une prise en charge optimale de la douleur et de l’inconfort.

Choix des espèces

D’une façon générale les rongeurs sont un bon modèle d’étude du système nerveux. Les principes fonctionnels à l’œuvre dans ces circuits sont transposables à l'homme. De plus, de nombreuses épreuves comportementales spécifiques permettent de modéliser chez le rat des aptitudes cognitives complexes. Les animaux utilisés pour ce projet seront des jeunes adultes âgés d’environ 3 mois au début des expériences afin de limiter la variabilité de taille entre individus.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 480
Souffrances
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▲ 480
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Devenir
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 480
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Pour vérifier si une barrière lumineuse détourne les anguilles des turbines d'une usine hydroélectrique de la Garonne, 480 anguilles argentées de plus de 50 cm vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Capturées à l'épuisette par des pêcheurs professionnels, elles reçoivent sous anesthésie un émetteur radio glissé dans la cavité abdominale par une incision ventrale de 1,5 à 2 cm, restent hors de l'eau une trentaine de secondes à trois minutes le temps du marquage et de la biométrie, puis sont toutes relâchées vivantes dans le milieu naturel après réveil. La stabulation avant marquage reste sous les dix heures, le porteur indiquant qu'un séjour plus long favorise le stress et l'apparition de pathologies externes. L'espèce est classée en danger critique d'extinction, et le porteur indique que l'effectif de 160 individus par an sur trois ans repose sur le retour d'expérience d'autres études, "non nécessairement lié à un modèle statistique précis".

Objectifs

L’anguille européenne (Anguilla anguilla) est un poisson migrateur amphihalin (passage eau salé eau douce) classé en danger critique d’extinction. Pour sa sauvegarde, un plan de gestion national a été validé en 2010 à la suite de la mise en place d'un règlement européen du conseil du 18 septembre 2007 instituant des mesures de reconstitution du stock d'anguilles européennes. L’objectif du Plan de gestion est de répondre au règlement européen en mettant en œuvre des mesures de gestion augmentant l’échappement en anguilles argentées des bassins versants. Sur celui de la Garonne, de nombreuses actions sont menées pour la protection de cette espèce. En effet, ce fleuve et ses affluents constituent un axe privilégié pour la colonisation de l'anguille qui est une espèce catadrome, c’est-à-dire une espèce qui vit et grandit en eau douce et se reproduit en mer. Elle effectue donc sa migration de dévalaison au stade adulte. Dans un premier temps l’impact des ouvrages hydroélectriques sur la mortalité des anguilles lors de la dévalaison a été évalué, afin de proposer des mesures de gestion adaptées. En effet, ces ouvrages ont un impact majeur sur la mortalité des populations d’anguilles lié au passage d’individus dans les turbines. Le projet vise à étudier le comportement de cette espèce lors de sa migration au droit d’un barrage hydroélectrique équipée d’une barrière lumineuse et de tester son efficacité pour dévier les individus se dirigeant vers les turbines vers le déversoir du barrage. Pour ce faire, nous suivrons le comportement des anguilles dans leur phase argentée, c’est-à-dire lorsqu’elles sont prêtes à retourner dans l’océan pour effectuer leur migration de reproduction.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’apporter des connaissances sur le comportement des anguilles au droit de cette usine hydroélectrique lors de sa phase de dévalaison et tester l’efficacité d’une barrière lumineuse pour augmenter le taux d’échappement des individus aux turbines qui équipent le site. Ce système peut potentiellement s’avérer efficace sur cet ouvrage et, le cas échéant, permettre d’éviter d’autres solutions techniques (grilles fines) qui, tout en étant possible, seraient beaucoup plus difficile à mettre en place.

Procédures

480 anguilles seront capturées par des pêcheurs professionnels. Elles seront pêchées par épuisette dans les bassins d’hébergement (la capture dure moins de 30 secondes) puis marquées avec un émetteur radio (maximum 3 minutes) adapté à la taille des individus, sous anesthésie et analgésie. Les anguilles seront ensuite placées dans des bassins de réveil (le réveil se fera en quelques minutes) puis relâchées dans le milieu naturel à l’issue d’une dernière pêche par épuisette (la pêche va durer moins de 30 secondes).

Impact sur les animaux

L’insertion des émetteurs radio et la réalisation des biométries induira une douleur modérée par l’acte chirurgical. Les poissons subiront également un stress engendré par la pêche dans les bassins de stabulation, l’anesthésie et un temps d'émersion d’environ 3 minutes pendant l’ensemble de ces opérations : marquage et biométrie. La somme des nuisances attendues lors de cette procédure est classée modérée.

Devenir

Tous les poissons marqués seront conservés vivants et relâchés dans le milieu naturel.

Remplacement

L’objectif étant de tester le comportement des anguilles dévalantes au droit de l’usine hydroélectrique et l’efficacité de la barrière lumineuse vis-à-vis de cette espèce, il n’est pas possible d’appliquer la règle du remplacement. Il est donc indispensable de recourir à des individus des espèces et du stade visé (anguilles jaunes de plus de 50 cm et argentées) afin d’obtenir des données pertinentes.

Réduction

L'objectif du projet est d’enrichir les connaissances scientifiques sur le comportement de la migration de dévalaison des anguilles argentées. L’objectif de marquer 160 anguilles par an (480 au total sur les 3 années) pour rendre compte des variabilités intraspécifique et les paramètres environnementaux impliqués dans la phase de migration (saisonnalité, débit, température, blocages…). Ce nombre a été défini en fonction du retour d’expérience sur d’autres expérimentations, et non nécessairement lié à un modèle statistique précis.

Raffinement

Les anguilles sont transportées sur le site d’expérimentation par des pêcheurs professionnels après capture. Les camions, équipés de cuves remplies d’eau de rivière et alimentées en oxygène sont adaptés au transport d’animaux vivants, et le personnel formé au transport. Le contrôle de l’état des poissons et du taux d’oxygène se faire tout au long du transport. Un couvercle sera disposé sur les bacs pour limiter le stress des anguilles. L’anguille, étant une espèce qui se déplace surtout la nuit, est facilement stressée par la lumière du jour. L’observation des anguilles pendant la phase de réveil ou de stabulation se fait en soulevant le couvercle des bacs. La stabulation des individus a lieu pendant un temps réduit (moins de 10h) afin de réduire le stress et le développement de pathologie externe, qui peuvent intervenir dans des conditions de stress trop importantes. Des lots de 10 anguilles maximum sont ensuite prélevées à l’aide d’épuisette nylon de maille 1,5 mm pour ne pas abimer les anguilles, pour être placées dans un bac noir avec couvercle contenant l'anesthésiant. L’eau est claire et une vérification des différentes phases de l’anesthésie des individus est effectuée. Le stade d’anesthésie recherché est l’immobilisation. Une fois anesthésiée, les marques seront introduites dans la cavité abdominale par une incision, de 1.5 à 2 cm, réalisée sur la face ventrale de l’anguille, au niveau de la partie postérieure de l'intestin. L'antenne est ressortie à l'aide d'un trocart de petite taille (aiguille à insuline), introduite dans l'animal à quelques mm de l'incision. La plaie sera suturée par 2-3 points simples. Une injection d'un analgésique sera effectuée pour réduire la douleur post opératoire au droit de l'incision. Ensuite les individus seront placés dans une cage de réveil placée dans l'eau, ils seront observés par observation visuelle directement depuis la surface. Les anguilles sont surveillées en vérifiant la ventilation et le retour rapide à un comportement normal et une reprise d’équilibre. La grille de suivi des signes cliniques est utilisée afin de noter toute observation sur les individus. Le marquage prend au maximum 3 mn par individu. Une vigilance des opérateurs sera apportée au raffinement dans toutes les étapes de la procédure : du marquage au réveil et lâcher aprés acclimatation.

Choix des espèces

L’objectif étant l’apport de connaissances sur les comportements migratoires et la cinétique de dévalaison des anguilles au droit d’un obstacle, il est indispensable de recourir à des individus des espèces et du stade visé (anguilles argentées). Nous utiliserons les anguilles argentées de plus de 50 cm afin d’analyser les cinétiques de migration de dévalaison et le comportement au droit d’un obstacle hydrauélectrique équipé d’une barrière lumineuse dont le but est d’éviter le passage dans les turbines des individus lors de la dévalaison.

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Autres poissons : 50
Souffrances
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Devenir
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Capturées au début de leur migration en eau douce, anesthésiées puis opérées moins de cinq minutes pour recevoir un émetteur radio dans la cavité générale, des lamproies marines adultes restent en vivier jusqu'à retrouver équilibre, respiration régulière et nage active. 50 lamproies, des poissons d'une espèce classée en danger en France, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, pour savoir où elles se reproduisent et ce qui peut les bloquer en chemin. Le porteur table sur un taux de prédation de 80 % par le silure, d'après la littérature, si bien qu'une dizaine seulement pourraient atteindre les frayères. Toutes sont relâchées dans la rivière, et les émetteurs sont récupérés après leur mort, au plus tard à la mi-juillet 2025, l'espèce mourant après sa reproduction.

Objectifs

La lamproie marine est une espèce menacée en déclin en Europe et en particulier en France. Le manque de connaissance sur leur écologie limite les actions de gestion. On n’observe généralement plus (ou moins) de frayères en amont des bassins versants malgré la présence d’individus à l’aval, observés par comptages au niveau de stations de contrôle. Le premier objectif de ce projet est de déterminer s’il existe des sites de reproduction sur des sites inconnus, potentiellement en eau profonde où les prospections classiques à pied ou en embarcation ne sont pas possibles. Le second objectif est de vérifier si les individus dénombrés aux stations de contrôle parviennent sur des sites de reproduction et quels sont les points bloquants si des difficultés sont rencontrées.

Bénéfices attendus

Les populations de lamproie marine connaissent un fort déclin actuellement et les informations sur leur cycle de vie manquent pour prendre des mesures de conservation adaptées. Un des principaux bénéfices du projet est de connaître le devenir des individus en amont d’un bassin versant. A l’heure actuelle, les sites de reproduction des individus franchissant le barrage demeurent incertains, car on ne les observe plus ou très rarement sur les frayères historiques. Selon une première hypothèse, les individus pourraient se reproduire en milieu plus profond, en aval du bassin versant (secteurs impossible à prospecter à l’œil nu). Une autre hypothèse émise est que les individus ne parviennent plus aux sites de frai et meurent sans s’être reproduits. Des points de blocages pourraient ainsi être identifiés. La prédation par le silure a récemment été montrée. L’espèce étant largement présente sur le bassin étudié, il est vraisemblable que les lamproies soient également prédatées sur ce bassin. Mieux connaître la migration et les sites de reproduction permettra d’adapter au mieux les mesures de gestion de l’espèce.

Procédures

Les animaux seront soumis à une seule opération chirurgicale visant à l'introduction dans la cavité générale de matériel scientifique (radioémetteur). Cette opération durera moins de 5 minutes.

Impact sur les animaux

L’étude implique l’insertion par chirurgie de l’émetteur radio réalisée sous anesthésie. Les nuisances potentielles (douleurs, saignements, infection) sont limitées par l'utilisation de mesures prophylactiques et des traitements médicamenteux (antibiotique et antalgique) adaptés et définis avec la collaboration d'un vétérinaire spécialisé. Cette intervention est considérée comme "modérée". Les individus choisis auront un poids qui leur permettra de supporter l'insertion du matériel scientifique. Ce dernier ne dépassera pas 2% du poids de l'animal comme recommandé dans la littérature.

Devenir

L'observation s'effectue dans le milieu naturel : a l'issue de la procédure expérimentale (insertion d'un radioémetteur), les animaux sont relâchés dans le cours d'eau. Les lamproies meurent naturellement à l’issue de la reproduction (espèce sémelpare), soit au maximum à la mi-juillet 2025 pour les individus marqués. Les émetteurs seront récupérés après la mort.

Remplacement

L’objectif de l’étude est de connaître le comportement de migration et de reproduction de la lamproie marine en milieu naturel. Il n’est donc pas possible de remplacer l’espèce par un autre modèle d’étude ou par des alternatives non animales.

Réduction

L’effectif prévu est de 50 individus. Ce nombre est l’effectif minimal d’individus pour obtenir une vision représentative des différents comportements individuels sur les sites de reproduction et du taux de prédation par le silure sans toutefois impliquer une fraction importante de la population si l’on se base sur les effectifs comptés ces 3 dernières années. En tablant sur un taux de prédation de 80% sur les individus marqués, comme documenté dans la littérature, une dizaine d’individus pourraient atteindre les sites de reproduction. Une expérience sur un autre cours d’eau mettant en œuvre un protocole de marquage identique a montré que la mortalité liée au marquage est limitée. Les émetteurs seront récupérés après la mort des individus, pour récupérer les données enregistrées.

Raffinement

Les principales mesures de raffinement concernent la limitation des nuisances (angoisse et douleur) lors de la manipulation des animaux avant, pendant et après la chirurgie et la limitation des risques d'infection post-opératoire. La combinaison d'utilisation de produits anesthésiques de concentration adaptée (1- concentration pour l'anesthésie pré-opératoire et 2- pour le maintien de l'anesthésie pendant l'opération) et d'antalgiques limitent directement l'angoisse et la douleur pendant et après l'opération, et l'administration d'antibiotiques limite les risques d'infections liés à l'opération. Les mesures prophylactiques classiques (désinfection du matériel) limitent également les sources d'infection pouvant induire des nuisances post-opératoires. Les opérations de chirurgie seront effectuées par du personnel habilité et spécifiquement formé par un vétérinaire. Le protocole opératoire est co-construit avec un vétérinaire. Les conditions environnementales d'importance première pour les poissons (température et oxygénation de l'eau) seront contrôlées avant, pendant et après la capture et l'opération. Les individus seront placés dans un vivier et, après une période d’observation jusqu’à la reprise d’équilibre, d’un rythme de ventilation régulier et de nage active, ils seront relâchés dans la rivière.

Choix des espèces

L’espèce ciblée, la lamproie marine, est une espèce en classée en danger (EN) par l’UICN en France et dont les effectifs sont en constante diminution ces dernières années. Il est donc nécessaire d’acquérir des connaissances sur son comportement de reproduction et sur les menaces/contraintes que l’espèce est susceptible de rencontrer au cours de sa migration et de sa reproduction. Ces informations sont cruciales pour prendre les mesures de gestion et de conservation appropriées. Les individus utilisés seront des adultes capturés juste avant leur maturité (caractères sexuels secondaires encore non visibles), en début de période de migration en eau douce. C’est à ce stade que la migration de montaison a lieu, et durant laquelle les individus sont exposés à de multiples pressions qu’il est nécessaire de mieux caractériser (obstacles et prédation notamment).

  • Recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
    • Système endocrinien
Loups de mer : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 100
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 100

Pêchés à l'épuisette sans anesthésie, transportés dans un seau opaque, isolés vingt-quatre heures dans un bassin où la température de l'eau descend à 7 °C puis monte jusqu'à 32 °C, 100 bars juvéniles subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'opération se répète jusqu'à cinq fois par poisson, et chaque individu est pesé sous anesthésie toutes les six semaines, jusqu'à douze fois. Le porteur qualifie de "légère" la nuisance aux températures intermédiaires et de "modérée" celle des températures extrêmes chaudes, maintenues moins de deux heures. Après sept jours de retour dans leur bac d'origine, tous les bars sont tués pour prélever leur cœur, leur foie, leur cerveau et leur muscle rouge.

Objectifs

Dans ce projet, nous évaluerons l’impact d’un réchauffement de l’environnement sur la capacité du bar européen à tolérer ou fuir une augmentation de la température de l’eau de son milieu naturel. L’objectif du projet est de déterminer à quelle température il préfère résider ; ainsi qu’à partir de quelle température il fuit, et si ces températures préférées de l’animal sont corrélées aux températures optimales de la centrale énergétique de leur cellule. Le modèle bar est choisi car au stade juvénile, le bar réside dans les estuaires, qui sont extrêmement sujets aux variations thermiques spatiales et temporelles. L’efficacité de la centrale énergétique de la cellule à convertir l’énergie des nutriments en énergie utilisable par les cellules sera aussi mesurée à différentes températures. La corrélation entre la température optimale d’efficacité de la centrale énergétique de la cellule et la température préférée de l’animal sera évaluée. Nous prédisons que la préférence thermique des bars juvéniles s’explique par l’optimum thermique du fonctionnement de leur centrale énergétique cellulaire. Les individus qui passent plus de temps dans une eau relativement chaude ont des centrales énergétiques cellulaires qui ont une efficacité maximale à des températures plus élevées que les individus qui préfèrent les eaux moins chaudes. Les données de ce projet nous fourniront des prédictions quant au comportement et à la physiologie des bars juvéniles dans les nourriceries lors d’évènements de chaleur aigus.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’acquérir des connaissances fondamentales sur le comportement et la physiologie du bar sauvage face aux variations temporelles et spatiales de son environnement thermique. A court terme, ce projet nous permettra de mesurer la préférence thermique du poisson sans le contraindre à rester dans un environnement qu’il aurait naturellement fui. Ce projet permettra de savoir si la température préférée de l’animal est corrélée à la température optimale du fonctionnement des centrales énergétiques cellulaires. Ce projet permettra aussi d’évaluer l’effet du conditionnement thermique (15°C et 20°C) sur la température préférée de l’animal et l’optimum thermique des centrales énergétiques cellulaires. A long terme, la réalisation de ce projet nous aidera à mieux mettre en place la surveillance des poissons in situ dans le but d’évaluer leur utilisation de l’espace en fonction de leur environnement thermique. Des connaissances manquent sur les réponses des poissons face aux vagues de chaud. On ne sait pas où se déplacent les animaux dans la journée, en fonction des changements de température réguliers et extrêmes. L’étude de la préférence thermique des poissons nous aidera à prédire leur déplacement sur la côte. Les données de ce projet nous fourniront aussi des prédictions quant à la mise en place des récepteurs dans les nourriceries de bars afin d’évaluer les déplacements des poissons marqués.

Procédures

Chaque poisson aura au maximum 5 pêches et transferts sans anesthésie (4 aller-retours du bac d’élevage au dispositif de mesure de la préférence thermique et l’aller pour la mise à mort) de moins de 3 minutes par transfert. Chaque poisson sera isolé pendant 24h avec une variation de température (par rapport à la température de conditionnement : refroidissement de 8°C et réchauffement de 12°C) qu’il pourra fuir pour retourner à une température préférée. Cette étape sera répétée au maximum 2 fois. Une seule pesée sans anesthésie dans une bassine avec de l’eau sera réalisée suite à la mesure de la préférence thermique, avant le retour vers le bac d’origine. Au préalable de la mesure de la préférence thermique, les poissons seront pesés toutes les 6 semaines sous anesthésie, et au minimum 3 semaines avant la mise à mort pour mesurer le fonctionnement des centrales énergétiques. Cette procédure sera répétée au maximum 12 fois.

Impact sur les animaux

Pour transférer les poissons de leur bac d’origine aux bacs de test et inversement, chaque poisson sera pêché individuellement sans anesthésiant avec une épuisette pour être déposé dans un seau de transport à couvercle opaque. L’animal sera transporté dans le seau sur une courte durée du bac d’élevage au bassin expérimental (3 min, < 100m). L’animal sera ensuite maintenu individuellement dans le bassin expérimental pendant 24h. Après 12h d’habituation dans le bassin expérimental, la température de l’eau d’une des 2 piscines va être diminuée puis augmentée par tranche de 2h (1h de transition + 1h de pallier). Pour les poissons conditionnés à 15°C, la température sera diminuée à 7°C et 11°C, puis augmentée à 19°C, 23°C et 27°C. Pour les poissons conditionnés à 20°C, la température sera diminuée à 12°C et 16°C, puis augmentée à 24°C, 28°C et 32°C. La nuisance générée est estimée légère pour les températures intermédiaires (

Devenir

Les animaux retourneront dans leur bac d’origine pour 7 jours. Puis leur mise à mort sera nécessaire pour prélever les tissus (cœur, foie, cerveau et muscle rouge) pour mesurer les performances mitochondriales.

Remplacement

A ce jour, seule l’expérimentation animale permet de réaliser une étude qui englobe l’ensemble de l’organisme et ses réponses physiologiques. Cela permet notamment de caractériser le résultat d’interactions complexes entre différents tissus et fonctions cellulaires, offrant ainsi la possibilité d’avoir un suivi complet des réponses des centrales énergétiques cellulaires face à l’environnement de l’animal.

Réduction

Le nombre de poissons a été réduit au minimum et basé sur nos études précédentes qui montrent une relation statistique significative entre les performances animales et le fonctionnement des centrales énergétiques cellulaires à partir de n = 40 par conditions expérimentales.

Raffinement

- Le transfert de chaque poisson entre les bacs d’origine et le bac de test (< 100 m) se fera dans un seau avec un couvercle opaque afin de limiter l’émersion du poisson et diminuer le stress généré par cette manipulation. - Une fois le poisson déposé dans le dispositif expérimental, il sera surveillé (via une caméra) par un expérimentateur pendant 10 minutes. Si le poisson est toujours extrêmement agité, au bout de 10 min, il retournera à son bac d’origine. - Le poisson s’acclimatera dans le dispositif expérimental pendant 14h (une nuit) sans subir de changement de température. - Lors de la mesure de la préférence thermique, l’animal choisira toujours sa température préférée, sans contrainte. - Il sera transféré du dispositif expérimental à son bac d’origine (et inversement) sans changement de température afin qu’il ne soit exposé à aucun choc thermique. Tout au long du déroulement des expériences, une observation quotidienne de l’état des poissons sera réalisée. Des points limites suffisamment stricts et spécifiques au projet seront appliqués.

Choix des espèces

Le bar européen est une espèce largement distribuée en Europe et une ressource économique et nutritive pour de nombreux pays. Il est donc important de prédire les réponses du bar face au réchauffement climatique. Juvénile – entre 0 et 1 an, car au stade juvénile, le bar réside dans les estuaires, qui sont extrêmement sujets aux variations thermiques spatiales et temporelles. En novembre 2024, les animaux avaient un poids de 28 g et une longueur totale de leur corps de 13.4 cm.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Éthologie / comportement / biologie animale
    • Oncologie
Lapins : 44
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 44
▲ -
Devenir
 22
 -
 -
 22

Jusqu'à 40 ml de sang prélevés chaque mois sur animal conscient, ou une heure de contention sous des cages de moustiques qui se gorgent directement sur leurs oreilles, jusqu'à trois fois par semaine : 44 lapins vont être utilisés ainsi, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Leur sang entretient des élevages de moustiques, de phlébotomes et de tiques, et alimente les tests d'insecticides et de répulsifs menés en santé publique. Le porteur indique que la contention peut mettre les lapins en état de stress, avec yeux exorbités, râle et souffle court, et que des lésions aux oreilles apparaissent quand les tentatives de prélèvement échouent. Ceux qui atteignent quatre ans sont proposés à l'adoption, soit la moitié de l'effectif, les autres restant en vie pour la reconduction du même projet. L'espèce a été retenue notamment parce que les lapins cessent vite de réagir aux piqûres de moustiques, à la différence de l'être humain.

Objectifs

Nos travaux portent sur les insectes et arachnides responsables de la transmission de maladies infectieuses. De ce fait, nous avons des élevages de moustiques, de phlébotomes et de tiques. Nous avons besoin d'avoir accès à une source de sang pour maintenir ces élevages car cela permet à ces animaux de produire leurs œufs ou de croître. De plus, les moustiques, phlébotomes et tiques sont également utilisés sur des projets de recherche dans divers domaines. Ainsi, les prélèvements sanguins peuvent également servir pour infecter ces insectes et archnides avec des virus ou des parasites et ainsi simuler la transmission de maladies. Egalement, dans le cadre des évaluations d’insecticides et/ou répulsifs utilisés en santé publique, l'efficacité de ces produits peut être démontré parce qu’ils empêchent la piqûre ou permettent de contrôler la population de vecteurs. L’objectif global de ce projet est le gorgement des moustiques, pblébotomes, tiques : - à des fins de production - à des fins d’expérimentations

Bénéfices attendus

La reproduction des insectes et archnides effectuée en laboratoire permet de maintenir les souches et ainsi de les utiliser dans les différents projets. Les élevages sont utilisés sur des projets de recherche dans divers domaines : 1. évaluation des insecticides utilisés en santé publique dans le cadre d’expertise ou de recherche. 2. évaluation de nouvelles formules d’insecticides pouvant donner lieu à des dépôts de brevets 3. recherche sur les maladies infectieuses transmises par ces insectes et arachnides 4. études sur le comportement de ces insectes et arachnides 5. autre objectif : fournir d'autres laboratoires et instituts pour des expérimentations et/ou des modules d'enseignement. Ces axes de recherche sont des voies importantes pour mettre en œuvre des moyens de protection efficaces contre les maladies transmissibles via ces insectes et archnides, tel le paludisme, transmis par les moustiques, qui fait chaque année de 1 à 3 millions de morts.

Procédures

Un prélèvement sanguin régulier sur animal conscient sera effectué sur une partie des lapins. Ils seront prélevés entre 1 à 2 fois par mois selon les demandes. Généralement, les lapins seront prélèvés mensuellement de maximum 40 ml de sang puis mis en repos pour 4 semaines. La durée du prélèvement en lui-même est d’une dizaine de minutes. L’autre partie des lapins sera mis régulièrement en contention pendant 60 min maximum afin que les moustiques (disposés en cages) puissent se gorger directement sur les oreilles des lapins. La fréquence sera entre 0 et 1 fois/semaine pour les gorgements simples (annuel) et entre 1 à 3 fois/semaine pour les gorgements liés aux évaluations insecticides utilisés en santé publique (entre 3 à 6 mois d’évaluation/an maximum). Il n’y a pas de gorgement direct pour les phlébotomes et tiques.

Impact sur les animaux

Pour les procédures de gorgement direct sur lapin, celui-ci peut être en situation de stress (yeux exorbités, râle, souffle court…). De plus, la piqûre par des moustiques en direct représente également une nuisance, même sans effet visible d’inflammation ou de grattage. Les lapins prélevés, quant à eux, peuvent présenter des lésions au niveau des oreilles si les tentatives de prélèvements sont infructueuses.

Devenir

les animaux ayant atteint environ 4 ans seront mis à la retraite et proposés à l’adoption soit la moitié de l'effectif prévu. Les animaux ayant moins de 4 ans seront maintenue en vie en vue d'un nouveau dépôt du même projet scientifique (utilisation continue).

Remplacement

Les élevages de moustiques, phlébotomes et tiques nécessitent du sang pour produire des œufs ou leur croissance. À ce jour, il n’existe pas d’alternative totalement sans sang ou utilisant un sang artificiel, bien que des projets soient en cours pour explorer d’autres options, notamment pour les moustiques. Gorgement sur lapin : Les signaux émis par un animal permettent de reproduire les conditions naturelles et d’assurer un gorgement efficace. Les systèmes de gorgement artificiel (sang prélevé) ne conviennent pas toujours, notamment pour des études comportementales ou des tests de répulsifs/insecticides, car ils ne reproduisent pas tous les facteurs naturels nécessaires (comme le CO₂ ou l’acide lactique). Gorgement artificiel : Le sang acheté auprès de fournisseurs externes comporte un faible risque de contamination par des pathogènes ou des molécules (médicaments, vermifuges), ce qui peut nuire aux élevages. En revanche, le sang prélevé sur des lapins dans l’animalerie est contrôlé, exempt de pathogènes et sécurisé. Lors de traitements, les lapins concernés sont temporairement exclus. De plus, le sang prélevé destiné aux infections expérimentales doit être prélevé dans les 24 heures avant l’expérimentation.

Réduction

Pour les gorgements direct de moustiques avec lapin en contention, nous avons optimisé l'utilisation des lapins en limitant à deux lots de trois lapins, chaque lot utilisé une seule fois par semaine (lundi et vendredi). Nous n'utilisons qu'un lapin par insectarium (souches sensibles et résistantes), soit deux lapins, avec un troisième en réserve en cas d'agitation. Cela minimise le nombre de lapins. Nous avons également adopté des pratiques pour réduire le nombre de prélèvements. Pour les moustiques sains, le sang est réutilisé une seconde fois, diminuant les prélèvements. Bien que cela ne soit pas applicable aux repas infectieux, cela réduit la fréquence d’utilisation des lapins. Nous privilégions le gorgement artificiel sur membrane lorsque possible, réduisant ainsi le besoin de lapins en contention chaque semaine. Nous jugeons que le stress hebdomadaire de la contention est plus important que celui d’un prélèvement mensuel, d’où notre effort de réduction. Trois lapins par semaine suffisent pour obtenir 120 ml de sang, avec un roulement de 12 lapins pour leur repos et un lapin en cas de prélèvement infructueux, soit un lot total de 13 lapins. Pour l’évaluation des insecticides sur moustiques, trois lapins sont utilisés par lot : un pour les moustiques témoins, un pour les moustiques traités, et un troisième en réserve. Chaque lapin peut être utilisé une à trois fois par semaine, réduisant ainsi la nécessité d'en introduire de nouveaux. De plus, après deux jours, la majorité des résidus absorbés est excrétée, permettant de réutiliser les mêmes lapins sans risque de contamination. Enfin, l'expérience montre que les lapins peuvent être utilisés pour les prélèvements et les piqûres de moustiques jusqu'à un âge avancé (mais nous procéderons à une mise à la retraite aux alentours des 4 ans). Cela prolonge leur utilisation et évite le renouvellement fréquent des lots, participant ainsi à la réduction globale du nombre de lapins utilisés pour nos élevages et études.

Raffinement

Cliquez ou appuyez ici pour entrer du texte. Bien-être des lapines en animalerie : Des enrichissements comme des rondins de bois et blocs de sel (moins appréciés) ont été introduits pour permettre aux lapines de jouer ou ronger. Deux parcs ont été installés, offrant à chaque lapine une sortie hebdomadaire d'une demi-journée en rotation. Les lapines, hébergées par deux, sont regroupées dès leur arrivée, mais en cas d’agressivité, elles sont logées individuellement tout en pouvant se voir et se sentir à travers des parois en plexiglas. Dans ce cas, des enrichissements variés et des sorties fréquentes au parc favorisent leur sociabilisation. Gorgement direct : Les lapines destinées au gorgement direct sont installées dans une pièce calme, éloignée des bruits et du passage du personnel. Des panneaux signalent leur présence pour limiter les perturbations. Les gorgements se déroulent dans une pièce sombre afin de maintenir leur calme, et des friandises leur sont offertes après la contention. Prélèvements sanguins : Les prélèvements se font sur des animaux conscients, évitant l'anesthésie générale. Un délai de récupération de 2 à 4 semaines est respecté entre chaque prélèvement, selon la quantité de sang prélevée. Une crème anesthésiante (lidocaïne) est appliquée sur leurs oreilles 15 à 30 minutes avant le prélèvement. Après l’intervention, les oreilles sont nettoyées avec un antiseptique, puis une crème cicatrisante est appliquée avant de replacer les lapins dans leur hébergement. Retraite et adoption : Une mesure de raffinement envisagée est de fixer une mise à la retraite des lapines à l’âge de 4 ans, avec une proposition pour leur adoption

Choix des espèces

Cette espèce a été choisie pour sa taille et facilité de manipulation. Les lapins sont suffisamment gros pour supporter la prise de sang par les femelles moustiques contrairement aux petits rongeurs et sont plus faciles à manipuler et élever que des gros mammifères. De plus, ils permettent des prélèvements sanguins d'un volume plus important par rapport aux rongeurs. Leur facilité de mise en contention évite également le recours à l'anesthésie. Il est également à noter que les lapins ne présentent rapidement plus de réaction inflammatoire suite aux piqûres de moustiques (désensibilisation rapide), contrairement à l'Homme. Les lapins arrivent généralement à l'animalerie lorsqu’ils sont agés de 19 semaines. Ils ne sont utilisés que lorsqu'ils atteignent le poids de 3,5kg.