Système cardiaque
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Le rôle d’un régime riche en graisses dans les cellules souches hématopoïétiques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
Irradiées onze minutes, ou en deux doses de 5 puis 4,5 grays à quelques heures d'intervalle, les souris receveuses reçoivent ensuite une greffe de cellules souches sanguines. 1 170 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour isoler ces cellules, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 576 d'entre elles et modéré pour 594. L'objectif déclaré est de vérifier si un régime riche en graisses accélère le vieillissement du système sanguin. Le reste du protocole tient en une phrase, des injections intraveineuses et des prélèvements sanguins "comme décrit dans nos procédures", sans que soient précisés leur nombre ni leur fréquence, et la douleur possible après une greffe qui échoue n'est pas davantage détaillée.
Objectifs
Le système hématopoïétique vieillit avec l'âge, ce qui entraîne de nombreuses maladies liées à l'âge, comme les leucémies et autres. On ne sait pas si les signaux de stress subis précocement dans la vie donnent lieu à des phénotypes de vieillissement du système hématopoïétique. Notre objectif est donc de vérifier si un régime alimentaire riche en graisses, en tant que stress, donne lieu à de tels phénotypes.
Bénéfices attendus
Dans ce projet, nous testerons si un régime riche en graisses entraîne le vieillissement du système hématopoïétique et nous découvrirons comment cela se produit au niveau moléculaire. Cela permettra d'identifier un mécanisme de vieillissement et pourrait donc offrir des moyens de lutter contre le vieillissement du système hématopoïétique et les maladies hématopoïétiques liées à l'âge.
Procédures
Les souris receveuses seront irradiées pendant 11 minutes dans un irradiateur X ou en utilisant 5 Gy le matin et une autre dose de 4,5 Gy après 4 à 6 heures. Les souris subiront des injections intraveineuses et des prélèvements sanguins comme décrit dans nos procédures.
Impact sur les animaux
La piqûre de l'aiguille pour le prélèvement de sang et l'injection i.v. chez les souris, au cours de la procédure 1, 2 ou 3, provoque une légère douleur de courte durée. Les souris ressentent une douleur lors de l'injection avec l'aiguille. Les souris peuvent également ressentir une douleur/blessure après l'irradiation en cas d'échec de la greffe. Faim/soif/malnutrition : sans objet, stress physique/thermique : sans objet, environnement inadapté (stabulation)/isolement : sans objet. Les souris seront surveillées et notées pour les aspects physiques tels que la perte de poids et l'apparence du site d'injection au moins deux fois par semaine, et les points limites de la grille d'observation seront respectés.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque procédure dans le but d’isoler et d’étudier les cellules souches hématopoïetiques.
Remplacement
Ce protocole étudie l'interaction entre différentes cellules, par exemple les cellules souches hématopoïétiques, et les cellules de leur microenvironnement, également connues sous le nom de cellules de niche.Cependant, il existe pas de système in vitro approprié pour étudier hématopoïèse qui soit comparable à un organisme de mammifères et qui permette d’établir une niche hématopoïétique dans laquelle les CSH peuvent rester quiescentes En réalité, les CSH en culture perdent progressivement leur phénotype quiescent. Seules certaines expériences peuvent être réalisées in vitro, telles que les essais de formation de colonies, et ce sont ces dernières qui seront utilisées. Par conséquent, les expériences in vivo sur des souris sont essentielles.
Réduction
Afin de réduire le nombre d'animaux utilisés, chaque groupe contiendra le nombre minimum nécessaire pour la quantité de matériel nécessaire à l'expérience et pour obtenir des résultats statistiquement pertinents. Nous effectuerons 3 répétitions pour vérifier si la variation est significative. Si les deux premières expériences donnent le même résultat, la troisième expérience sera annulée pour réduire le nombre d'animaux utilisés.
Raffinement
Les points limites de notre expérience seront définis sur la base de la grille d'observation mentionnée précédemment. Pour limiter la douleur résultant de la prise de sang, nous utiliserons un anesthésique. En ce qui concerne les transplantations, les souris irradiées feront l'objet d'une surveillance quotidienne pendant les deux premières semaines suivant l'irradiation, par la suite, la surveillance se fera deux fois par semaine. Nous administrons des antibiotiques aux souris.
Choix des espèces
La souris est le système idéal pour étudier l'hématopoïèse, car le système hématopoïétique est hautement conservé entre les souris et les humains. En outre, le vieillissement du système hématopoïétique est bien défini et l'approximation des âges pertinents entre l'homme et la souris est connue. Les animaux utilisés pour les experiences seront âgés de 2 à 4 mois males et females.
Rôle de PCSK9 dans le développement de la calcification valvulaire aortique via l’étude d’un modèle de souris
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Une heure de chirurgie pour resserrer l'aorte, quarante-cinq minutes d'IRM ou de PET-scan, trente minutes d'échocardiographie : 4 260 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour 2 550 d'entre elles et modéré pour 1 710. S'y ajoutent l'implantation de matériel sous la peau et l'injection d'un vecteur viral, dont le porteur indique qu'elle peut entraîner infection, perte de poids et baisse de mobilité. Le projet cherche à établir le rôle d'une protéine du métabolisme du cholestérol dans la calcification de la valve aortique. Le choix se porte sur une lignée dépourvue de cette protéine, utilisée entre 10 semaines et 18 mois, le porteur jugeant impossible de modéliser autrement les contraintes mécaniques que subit une valve à chaque battement du cœur.
Objectifs
Le rétrécissement aortique calcifié (RAC) est une pathologie valvulaire cardiaque fréquente, caractérisée par une calcification de la valve cardiaque aortique, et pour lequel aucun traitement médical n’est à ce jour disponible. Les patients présentant une atteinte sévère sont ainsi référés en chirurgie cardiaque de remplacement valvulaire. Ce remplacement se fait principalement via l’implantation d’une prothèse valvulaire biologique, qui elle-même peut dégénérer avec le temps. L'hypercholestérolémie est décrite comme un facteur primordial dans le développement de la pathologie sur valve native, mais aussi de la dégénérescence des bioprothèses. La proprotéine convertase subtilisine/kexine de type 9 (PCSK9) est un protéine centrale impliquée dans le métabolisme du cholestérol, et est particulièrement impliquée dans le développement de l’hypercholestérolémie. L’objectif principal de ce projet est donc de définir le rôle de PCSK9 dans le développement de la calcification de la valve aortique native et de la bioprothèse. Cette étude permettra de confirmer que PCSK9 est une cible thérapeutique de choix pour les patients présentant un RAC.
Bénéfices attendus
Ce projet permettra une meilleure compréhension des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le développement de la calcification de la valve aortique native et de la dégénérescence structurelle des bioprothèses, ainsi que l’identification de potentielles cibles thérapeutiques pour traiter les patients.
Procédures
Des approches d’imagerie (échocardiographie d’une durée de 30 min, IRM et PET-scan tous deux d’une durée de 45 min) sont réalisés. Ces approches non invasives sont réalisées sous anesthésie. Des chirurgies d’implantation de matériel en sous cutanées sont réalisées (durée 15 min). Une chirurgie de constriction aortique est réalisée (durée 1h). Une injection en intra péritonéal est réalisée, ainsi qu'un injection en intra veineux d'un AAV.
Impact sur les animaux
L’injection d’un AAV peut être associée à des effets indésirables de type infection, perte de poids, réduction de la mobilité ou changement de comportement des animaux, même si les données de la littérature et les précédentes expérimentations réalisées avec ce modèle et cet AAV sont rassurantes. Des chirurgies seront réalisées sur les animaux. Ces actes peuvent entrainer des effets indésirables en post chirurgie, tels que des problèmes au niveau des plaies, de la respiration, et/ou du comportement global de l’animal. Ces potentiels effets indésirables seront suivis quotidiennement en post chirurgie.
Devenir
Après chaque procédure, les animaux sont euthanasiés afin de réaliser différents approches expérimentales complémentaires
Remplacement
La modélisation in vitro ou in silico de la pathologie valvulaire cardiaque est limitée. En effet, les valves subissent à chaque cycle cardiaque des stress mécaniques multiples (tension, pression, flux) et répétitifs, qu’il est impossible de modéliser. De plus, le retentissement sur le myocarde de la pathologie, ne peut lui non plus être modélisé in vitro ou in silico. Une approche de physiologie et pathophysiologie intégrée est donc nécessaire pour répondre aux questions auxquelles nous faisons face. La culture primaire de cellules provenant d’animaux permet de s’affranchir des problématiques liées à la sous expression de protéines in vitro.
Réduction
Des analyses intermédiaires seront réalisées et permettront selon les résultats obtenus de réduire le nombre d’animaux par conditions. De plus, selon l’avancé des expérimentations in vitro et les premiers résultats obtenus en termes de quantité de cellules disponibles, nous pourrons réduire le nombre d’animaux traités chaque semaine, ainsi que le nombre de semaine d’expérimentation.
Raffinement
Les souris sont hébergées en cages ventilées (5 souris par cage), enrichies en frisottis et avec un tunnel, avec un accès à l’eau et la nourriture en continue. L’échocardiographie est une procédure d’imagerie non invasives permettant de suivre un même animal longitudinalement. Elle est réalisée sous anesthésies à l’isoflurane. Pour ce qui est des protocoles chirurgicaux, les souris recevront une analgésie appropriée à la chirurgie prévue, les animaux seront anesthésiés à l’isoflurane, la chirurgie sera réalisée sur tapis chauffant rétrocontrôlé. Après la chirurgie, les animaux seront placés dans une cage de réveil chauffé et surveillé jusqu’ai réveil complet. Une analgésie sera faite entre 4 et 6h post chirurgie. Un suivi régulier post chirurgie sera ensuite effectué afin de répertorier l’apparition de points limites. Cette approche permettra de modifier/raffiner le protocole expérimental.
Choix des espèces
L’étude du rôle de PCSK9 dans le développement de la calcification valvulaire implique de nombreux processus et systèmes biologiques intégrés qui sont par conséquent inter-régulés. Il est donc impossible de substituer ou modéliser par des approches in-vitro ou in-silico l’ensemble de ces processus et le recours au modèle animal est donc primordial. Le modèle murin sans PCSK9 est un modèle de choix pour l’étude des mécanismes physiopathologiques impliqués dans le développement de pathologie cardiovasculaire. De nombreux outils de biochimie et de biologie moléculaire sont disponibles sur ce type de modèle. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte (entre 10 semaines et 18 mois). A ce stade, les paramètres cardiovasculaires sont stables. Pour ce qui est de l’étude du développement de la pathologie valvulaire, qui est un phénomène au long court, un suivi à long terme est nécessaire.
Etude d’une voie de signalisation moléculaire impliquée dans le développement de la cardiomyopathie dilatée dans un modèle murin.
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
260 souris vont être utilisées, chacune passant onze échographies cardiaques sous anesthésie entre deux et sept mois, et 120 d'entre elles recevant en plus 75 gavages, un tous les deux jours pendant cinq mois. Les procédures impliquent un niveau de souffrance modéré et toutes les souris sont tuées à sept mois, le cœur prélevé lors d'une chirurgie terminale. La lignée utilisée développe à partir de quatre mois une cardiomyopathie dilatée qui évolue en insuffisance cardiaque, avec une cyphose, environ 20 % de perte de poids et une espérance de vie réduite. Le porteur écrit que la complémentation alimentaire testée "ne provoque aucune nuisance" et devrait plutôt être bénéfique, sur des animaux dont la maladie est justement ce qui les rend utiles.
Objectifs
Les objectifs de ce projet sont de comprendre la contribution d’une voie de signalisation moléculaire à la pathogenèse de la cardiomyopathie dilatée (CMD) et d’identifier de potentielles cibles thérapeutiques. La CMD se caractérise par une dilatation du ventricule gauche, une réduction de la fonction systolique possiblement associée des arythmies. Malgré l'efficacité des traitements classiques de l'insuffisance cardiaque, la CMD présente un taux élevé d'hospitalisations qui impose une charge financière aux systèmes de santé, liée à l’implantation de stimulateurs cardiaques et/ou des procédures de transplantation. Il est donc nécessaire de poursuivre l’étude des mécanismes physiopathologiques pour identifier des cibles thérapeutiques actionnables afin d’arrêter ou inverser le cours de cette maladie cardiaque. Plusieurs études ont montrées que la modulation la voie de signalisation moléculaire étudiée à l’aide de petites molécules présentent un intérêt croissant pour le traitement de la CMD. Si un nombre important de ces études expliquent les effets bénéfiques par l’activation de voies cellulaires connues, peu d'entre elles ont exploré l'impact de cette voie de signalisation dans la CMD. Des recherches complémentaires sont nécessaires pour comprendre dans quelle mesure cette voie de signalisation moléculaire étudiée joue joue un rôle dans le développement de la CMD. Nous proposons d’identifier l’ensemble des protéines impliquées dans cette voie de signalisation dans le cœur d’un model murin de CDM, d’identifier les protéines d’intérêt et d’étudier le rôle de ces protéines dans la CDM. Pour y parvenir, nous administrerons des molécules régulatrices de cette voie de signalisation par gavage ou injection intraveineuse. La fonction cardiaque des animaux sera évaluée en échographie. Apres traitement nous procèderons à l’analyse protéomique, biochimique et moléculaire des cœurs extrait des animaux traités.
Bénéfices attendus
Le bénéfice premier de cette étude est de mettre en évidence un nouveau mécanisme de signalisation moléculaire impliqué dans le développement de la cardiomyopathie dilatée. L’identification de ce nouveau mécanisme ouvrira la voix à de nouvelles perspectives thérapeutiques qui seront étudiées à la suite de ce projet. La cardiomyopathie dilatée à une incidence estimée supérieure à 1 pour 2500 individus, les principales causes de mortalité de la CMD proviennent d’insuffisance cardiaque (70 pourcent) et d’arythmies (30 pourcent). Le développement de nouvelles approches thérapeutiques est donc d’un intérêt majeur en matière de politique de santé publique.
Procédures
Evaluation de la fonction cardiaque en échographie. 260 animaux de l’âge de 2 à 7 mois tout les quinze jours sur animal anesthésié. Soit 11 échographies par animal. Chaque échographie dure environ 5 minutes. Traitement par gavage. 120 animaux de l’âge de 2 à 7 mois tous les deux jours sur animal vigil. Soit 75 gavages par animal. Chaque gavage dure environ 30 secondes. Injection intra péritonéales. 164 animaux à l’âge de 7 mois sur animal vigil. Soit une fois par animal. Une injection dure environ 30 secondes. Injection intraveineuse. 160 animaux, une fois à l’âge de 3-5 jours sur animal vigil. Soit une fois par animal. Une injection dure environ 30 secondes. Chirurgie terminale sous anesthésie et analgésie: 164 animaux à l’âge de 7 mois. Soit une fois par animal. Une chirugie dure environ 10 minutes.
Impact sur les animaux
Le modèle murin de cardiomyopathie à un phénotype dommageable qui débute à 4 mois avec l’apparition progressive d’une cardiomyopathie dilatée d’abord légère et qui évolue vers 7 mois en insuffisance cardiaque. Cette progression de l’atteinte cardiaque est corrélée à une atteinte progressive et moins sévère des muscles squelettique, l’apparition d’une cyphose légère et une perte de poids d’environ 20 pour cent par rapport au poids de l’animale à 4 mois. Ce phénotype réduit l’espérance de vie des animaux. Le régime alimentaire des animaux sera complémenté par un composé impliqué dans la voie de signalisation moléculaire d’intérêt. Cette complémentation ne provoque aucune nuisances ou d’effets indésirables sur les animaux à long terme et devrait plutôt avoir un effet bénéfique. Toutefois, la méthode de délivrance par gavage peut générer un stress et une légère irritation au niveau de l’œsophage. Les injections nécessaires à ce projet peuvent générées un stress et une légère douleur lors de l’injection intraveineuse et en post injection pendant quelques jours.
Devenir
L'ensemble des animaux (260) sera euthanasié pour prélèvements d'organes. Le prélèvement des organes et notamment le cœur est indispensable pour effectuer les analyses nécessaires pour répondre à la question scientifique abordée dans ce projet.
Remplacement
Les cardiomyocytes adultes ayant atteint un état de différenciation terminale ne se divise pas. Il est par conséquent impossible d’en dériver une lignée cellulaire stable. Les cardiomyocytes adultes se conservent en culture primaire que quelques jours et ne peuvent pas être transfecté par des agents de transfection non viraux. D'autre part, aucun modèle d'expression in vitro ne reproduit les conditions physiologiques spécifiques du cardiomyocyte (expression de protéines spécifiques dans des domaines cellulaires spécifiques). Bien qu’il existe des lignées cellulaires derivée de cellules souches, celles ci ne récapitulent la physiologie d’un cœur que partiellement. Elles seront toutefois utilisées pour tester certaine de nos hypothèses qui ne nécessitent pas de modèle animal.
Réduction
Dans le but de réduire le nombre d'animaux utilisés, nous utiliserons les contrôles les mieux adaptés et nous n'utiliserons que des préparations virales dont le titre aura été évalué afin d'utiliser la dose minimum efficace dans la transduction in vivo. Nous utiliserons les données acquises sur tous les animaux : mâles et femelles, sauvages et mutés. Les fonds génétiques des souris sauvages et transgéniques sont identiques. La lignée mutée produisant exclusivement des animaux homozygotes mutés, les animaux sauvages seront achetés auprès d’un fournisseur agréé. Le fait d'injecter les virus chez des souriceaux entre 3 et 5 jours de vie nous permettra d'exploiter toutes les naissances, quel que soit le jour de la semaine où elles surviennent du fait des accouplements continus (pas d'injection le week-end) et ne pas faire naître d'animaux non nécessaires au projet. Pour n’utiliser que le nombre d’animaux nécessaire à ce projet, nous avons recourt au service d’un biostatisticien pour nous épauler dans l’élaboration de notre plan expérimental. Au total nous utiliserons 260 animaux.
Raffinement
Les animaux seront observés tous les jours par les membres qualifiés de l'animalerie et tout comportement anormal sera directement communiqué à la personne responsable du projet. Les animaux sont stabulés en portoirs ventilés avec un système d'abreuvement automatique et un accès ad libitum à la nourriture. Les conditions de température et d'hygrométrie sont contrôlées et monitorées. Les animaux sont hébergés avec leurs congénères, 6 par cage maximum pour les cages après sevrage, jusqu'à 15 (souriceaux et reproducteur) pour les cages de reproduction. Les conditions d'élevage, d'hébergement, de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire au maximum toute douleur, souffrance ou angoisse que pourraient subir les animaux: enrichissement du milieu (lanières de papier Kraft, maisons en carton), acclimatation d'une semaine avant toute manipulation, hébergement en groupe, formation technique des utilisateurs. Les points limites seront évalués régulièrement. Si un animal dépasse ces points limites, il sera euthanasié. Afin de prévenir au maximum l’irritation liée au gavage, nous utilisons des sondes de gavage en plastique souple dont la longueur et le diamètre sont adaptés à la morphologie de l’animale. Afin de réduire au maximum la douleur chez les animaux utilisés, nous privilégierons les injecterons par voie systémique afin d’éviter une chirurgie cardiaque lourde. Dans le but de limiter au maximum le nombre de manipulations réalisées sur les souriceaux, leur stress ainsi que celui de leur mère pour favoriser leur survie, nous identifierons par tatouage les souriceaux injectés. Pendant tout le temps que durera l'injection d'une portée, les souriceaux seront séparés de leur mère et gardés ensemble dans un peu de litière provenant de leur cage, puis ils seront rendus ensemble à leur mère en les déposant hors du nid. Nous vérifierons qu'ils sont bien repris en charge par la mère et ramenés au nid. Les caractéristiques physiologiques cardiaques de la maladie seront évaluées par des méthodes non invasives. Un protocole d’anesthésie/analgésie est mis en place pour tous les animaux impliqués dans la procédure de chirurgie sans réveil.
Choix des espèces
La souris est l’animal choisi pour ce projet en raison des similitudes de son système cardiovasculaire avec celui des humains et de l’existence d’une lignée génétiquement modifiée portant la mutation d'intérêt responsable à l’état homozygote de cardiomyopathie dilatée chez l’humain. Cette mutation est aussi présente dans notre modèle cellulaire de cardiomyocyte dérivés de cellules souches, ce qui rend comparable les résultats obtenus dans les deux modèles d’études. De plus, la souris est le modèle animal le plus utilisé dans ce champ de recherche, permettant ainsi des comparaisons avec d’autres études ou d’utiliser les résultats d’autres études afin de limiter le nombre d’animaux utilisés. Nous utiliserons des souris à différents stade de la progression de la pathologie étudiée (3, 5, et 7 mois) afin d’avoir une analyse complète du phénomène. De plus nous utiliserons des souriceaux pour l’injection de molécules d’intérêts. Cela présente l’avantage de diffuser ces molécules à l’ensemble des organes de l’animal, de limiter la réponse immunitaire et d’éviter un acte chirurgical lourd dans le cas de l’utilisation d’animaux plus âgés.
Evaluation des effets délétères et compréhension des mécanismes physiopathologiques de l’hyperglycémie observée après arrêt cardiaque sur la fonction neurologique
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Soumis à un arrêt cardiaque provoqué de cinq ou dix minutes puis réanimés, 110 cochons juvéniles de 30 kg vont être utilisés, 30 sans reprise de conscience et 80 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur annonce pour ces derniers du stress physique ou thermique d'intensité pouvant être élevée, des lésions, une douleur sévère et un isolement, chacun pendant une durée maximale de dix-huit heures. L'objectif déclaré est de vérifier si l'hyperglycémie observée après un arrêt cardiaque aggrave les séquelles neurologiques, et si des corps cétoniques protégeraient mieux le cerveau. La réanimation est interrompue après trente minutes sans reprise de circulation, les cochons qui se réveillent en convulsant sont mis à mort, les autres vingt-quatre heures plus tard pour le prélèvement du cerveau.
Objectifs
La survenue brutale d’un arrêt cardiaque est à l’origine d’environ 40 000 décès chaque année en France. De nombreuses avancées ont été réalisées dans la prise en charge des patients victimes d’arrêt cardiaque au cours de ces dernières années. Cependant, la mortalité reste encore considérable et seulement 5 % des patients réanimés survivent avec une bonne récupération neurologique. Une hyperglycémie est très souvent observée lors de la réanimation après arrêt cardiaque. Elle serait responsable des séquelles neurologiques observées chez les patients. Cependant, ses causes sont aujourd’hui mal comprises. Faire diminuer la glycémie des patients lors de la réanimation permettrait de limiter l’apparition des séquelles neurologiques. L’objectif de ce projet est donc de confirmer le rôle néfaste d’une glycémie trop élevée pendant la réanimation des patients sur l’apparition de séquelles neurologiques. Nous souhaitons également mieux comprendre à quoi est due cette hyperglycémie afin de mieux pouvoir la réguler. Enfin, nous souhaitons évaluer l’intérêt de proposer au cerveau un autre substrat énergétique que le glucose : les corps cétoniques. Les corps cétoniques sont des éléments chimiques fabriqués par l’organisme dans certaines conditions. Ils permettent un meilleur apport énergétique au cerveau que le glucose dans des conditions où l’apport en oxygène est réduit (ce qui est le cas lors d’un arrêt cardiaque). Leur consommation génère également peu de stress oxydant, ce qui permet de préserver la fonction des cellules. Nous pensons ainsi que la consommation par le cerveau de corps cétoniques, au lieu du glucose, serait bénéfique pour les patients lors de la réanimation est permettrait de les protéger de certaines lésions neurologiques. Pour cela, nous utiliserons un modèle porcin, sur lequel nous évaluerons la glycémie et différents paramètres hormonaux impliqués dans la régulation de la glycémie au cours d’arrêt cardiaque de 5 ou 10 minutes. Ces manipulations seront conduites sur des animaux profondément anesthésiés et exposés à un antalgique puissant tout au long de la procédure. Nous procèderons à une évaluation neurologique des animaux pour confirmer l’effet néfaste d’une consommation de glucose trop élevée sur la récupération neurologique et à l’inverse celui bénéfique de la consommation de corps cétoniques. Ce travail se justifie par les applications envisagées chez l’Homme et le bénéfice possible chez les patients réanimés après un arrêt cardiaque.
Bénéfices attendus
Suite à ce projet, nous attendons une meilleure compréhension de l’association entre hyperglycémie et séquelles neurologiques en contexte d’arrêt cardiaque ainsi que des mécanismes physiopathologiques sous-jacents à l’hyperglycémie. L’un des bénéfices attendus est la confirmation de l’hyperglycémie comme cible thérapeutique actionnable dans la prise en charge du syndrome post-arrêt cardiaque. Par conséquent, nous attendons également une réduction des séquelles neurologiques par l’induction d’une consommation cérébrale de corps cétoniques au détriment de celle du glucose.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale et à un arrêt cardio-respiratoire. Des prélèvements sanguins à l'état anesthésié seront réalisés tout le long de la procédure. Les animaux seront mis à mort au terme des 24 heures de suivi après l’arrêt cardiaque.
Impact sur les animaux
Les nuisances ou effets indésirables attendus après arrêt cardiaque, réanimation et réveil des animaux seront les suivants : - du stress physique et/ou thermique, d'intensité pouvant être élevée, pendant une durée maximale de 18 heures. - des lésions et de la douleur sévère, pendant une durée maximale de 18 heures. - un isolement de l'animal, pendant une durée maximale de 18 heures.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort en fin de protocole. Les biopsies réalisées à l'issue du protocole (notamment cerveau) ne sont pas compatibles avec la survie de l'animal.
Remplacement
Notre projet est une étude complexe de physiopathologie intégrée ne pouvant être mimée in vitro (absence de Remplacement possible). L’utilisation des animaux dans le cadre de ce projet est donc nécessaire.
Réduction
Le critère de jugement principal utilisé pour cette étude sera le score neurologique évalué 24h après l’arrêt cardiaque. Afin de montrer une différence de 20 % du score de dysfonction neurologique entre les groupes (hyperglycémique versus « normoglycémique »), il faudra utiliser 14 animaux par groupe. Ce calcul permet d’utiliser le nombre d’animaux le plus faible possible pour conduire le projet présenté.
Raffinement
Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux bénéficieront d’une période de 7 jours d’acclimatation. Ils seront hébergés dans des boxes et bénéficieront d’un enrichissement adapté : copeaux de bois au sol, jouets en plastique… Les animaux seront maintenus sous anesthésie générale pendant toute la procédure d’arrêt cardiaque et de réanimation. Pour les procédures 1 et 3, les animaux seront réveillés et suivis pendant 24 heures après arrêt cardiaque. Une analgésie puissante avec des opiacées sera mise en place, que ce soit pour les procédures avec ou sans réveil. En cas de douleur pendant la procédure chirurgicale (tachycardie, élévation de la pression artérielle notamment), une nouvelle administration d'opiacées sera administrée. La réanimation cardiopulmonaire sera interrompue en cas d’absence de reprise de la circulation spontanée au bout de 30 min. Lors du réveil (le cas échéant), les animaux présentant des troubles de la vigilance avec des convulsions seront mis à mort (point limite). La mise à mort sera réalisée par une administration intraveineuse de pentobarbital après un délai de 24 h, afin d’évaluer les lésions cérébrales.
Choix des espèces
Le Porc est une espèce à haute valeur translationnelle en termes de physiopathologie cardiovasculaire, cérébrale et métabolique, permettant la transposabilité des résultats à l’Homme. Porcs juvéniles de 30 kg car ce poids facilite la manutention de l’animal pour les expérimentations du projet.
REMOD-COS-MCV : Remodelage cardiaque et molécules de co-signalisation dans les maladies cardiovasculaires
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
Opérées sous anesthésie pour un rétrécissement de l'aorte, les souris subissent ensuite trois prélèvements sanguins espacés de quinze jours, une IRM, trois à quatre échocardiographies et un test d'effort sur tapis de course. 240 souris femelles sont ainsi utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur indique qu'un œdème pulmonaire peut apparaître chez 10 à 20 % d'entre elles juste après l'opération, puis chez 20 à 30 % huit à douze semaines plus tard, à mesure que l'insuffisance cardiaque s'installe. Toutes sont tuées à la fin de la procédure, alors que les retombées annoncées, de nouvelles cibles pour prévenir l'insuffisance cardiaque, restent formulées au conditionnel.
Objectifs
Nous allons nous appuyer sur un modèle chirurgical de sténose aortique présentant une réponse morphophénotypique dépendante de la souche de souris. En effet, la souris C57BL6J femelle développe une cardiomyopathie hypertrophique concentrique tandis que la souris BALB/c développe une cardiomyopathie excentrique dilatée. En caractérisant la communication entre les cellules immunitaires infiltrant le cœur et les vaisseaux lymphatiques dans ce modèle, nous souhaitons identifier de nouvelles cibles thérapeutiques permettant de limiter l’inflammation et la dysfonction cardiaques. Ce modèle va permettre d’améliorer notre compréhension de la réponse immunitaire cardiaque lors de maladies cardiovasculaires.
Bénéfices attendus
Ce modèle permet d’étudier deux cardiomyopathies d’origine non-ischémique induits par surcharge de pression : l'hypertrophie cardiaque et la cardiomyopathie dilaté. Nos travaux de recherche nous permettront d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques permettant de moduler l’inflammation, l’œdème et la fibrose afin de restaurer/préserver la fonction cardiaque. A terme, nous espérons pouvoir proposer de nouvelles cibles thérapeutiques pour prévenir le développement d’une insuffisance cardiaque.
Procédures
Les animaux subiront, sous anesthésie et couverture analgésique, une procédure chirurgicale (duré de 10-20 minutes) en début d'étude, suivi des prélèvements sanguins (3 fois, espacé de 2 semaines minimum). Ils seront également soumis à des analyses non invasifs (IRM 1 fois, échocardiographie 3-4 fois, un test à l’effort par tapis de course 1 fois) pendant l'étude.
Impact sur les animaux
Ce modèle peut induire, chez 10-20% des individus, un œdème pulmonaire transitoire (maladie), liée à la surcharge de pression rapide induit par le rétrécissement aortique. Ceci pourrait influencer la respiration des souris (rythme de respiration accéléré, peu d’activité de locomotion). Généralement, sous 24h après l'opération, 80-90% des animaux récupérer. D’autre part, pendant les premiers jours après la chirurgie, les animaux pourront avoir des douleurs liées à la mini-thoracotomie. Un autre point de souffrance pendant l’étude pourrait être une infection sur les points de sutures (maladie). Finalement, vers 8-12 semaines post-opératoires un œdème pulmonaire peut apparaitre chez 20-30% des individus (maladie), qui pourrait altérer la respiration. Ceci est liée au développement de l’insuffisance cardiaque, la pathologie que nous étudions avec ce modèle.
Devenir
Tous les animaux seront mis à mort à la fin de la procédure.
Remplacement
Dans l’objectif de remplacer l’expérimentation animale, nous mettrons en place certaines expériences par des études in vitro (prolifération de cellules, interactions cellules-cellules). Cependant l’utilisation des animaux est rendue nécessaire car il n’existe pas, à ce jour de modèles de cardiomyopathies in vitro
Réduction
Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude nous réaliserons séquentiellement des mesures non-invasives de la fonction cardiaque (échographie, IRM, tolerance d'effort) puis des mesures invasives (hémodynamique).
Raffinement
Pour raffiner, les animaux sont hébergés aux normes requises et un enrichissement des cages est mis en place. Des points limites adaptés, une stratégie d’anesthésie et d'analgésie seront mise en place avec un suivi quotidien du bien-être animal. Nous allons dans ce projet utiliser des souris femelles, ce qui diminuera les variations dans les réponses immunitaires, et permettra une meilleure comparaison entre nos modèles.
Choix des espèces
Le choix de la souris se justifie par l’expérience du laboratoire avec des modèles de cardiomyopathies chez la souris. La souris a également l’avantage indéniable de permettre l’utilisation des outils biologiques, comme certains anticorps monoclonaux qui ne sont parfois pas accessibles pour le rat. De plus, dans notre laboratoire, nous avons depuis de nombreuses années une excellente expérience des évaluations fonctionnelles et structurelles cardiaques in vivo ainsi que ex vivo chez la souris Nous allons inclure uniquement des souris adultes de 20-24g pour ces études. La taille des souris à cet âge permet une réalisation facilitée des chirurgies et correspond à un âge habituel dans la littérature pour l’induction du modèle.
Evaluation de sondes ultrasonores pour la stimulation ultrasonore transcrânienne chez la souris et le rat mâle
- Recherche appliquée
- Troubles nerveux
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système nerveux
Rats : 320
Cinq séances hebdomadaires de neurostimulation par ultrasons, doublées d'une électromyographie, puis dix minutes d'échographie cérébrale avec agent de contraste et d'imagerie photoacoustique : 320 souris et 320 rats mâles vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tués après la cinquième semaine. Le projet compare des sondes ultrasonores pour trouver la configuration la plus efficace, l'espoir déclaré étant de stimuler le cerveau "sans générer de lésions". Le groupe témoin reçoit de la cocaïne, dont le porteur indique qu'elle peut provoquer des troubles locomoteurs, une modification de la prise alimentaire et une hausse de l'anxiété. La pose d'un cathéter et la suture de la peau du crâne apparaissent seulement dans la liste des douleurs attendues, sans figurer dans la description des procédures.
Objectifs
Dans le cadre de cette étude nous souhaitons évaluer différentes sondes ultrasonores pour réaliser une stimulation ultrasonore non-invasive, précise et efficace chez la souris et le rat.
Bénéfices attendus
Nous espérons trouver une configuration de sondes et paramètres ultrasonores donnant le plus d'efficacité de stimulation cérébrale, sans générer de lésions.
Procédures
Les animaux seront soumis à plusieurs interventions comme la neurostimulation ultrasonore, pour une durée de 5 minutes, répétee 5 fois à raison de 1 fois par semaine. L'electromyographie sera réalisée en parallèle de cette neurostimulation avec la même durée et fréquence. Une échographie cérébrale avec agents de contraste ainsi qu'une imagerie photoacoustique seront réalisées successivement après la neurostimulation pendant 10 minutes et en suivant la même fréquence de 1 fois par semaine pendant 5 semaines. Enfin, l'injection de puces d'identification sera effectuée une fois pour une durée de 2 minutes.
Impact sur les animaux
Parmi les nuisances ou effets indésirables, il est possible que l'animal ait des douleurs au réveil suite à la pose du cathéter. Une gêne peut aussi être ressentie après l'apposition de la sonde ultrasonore de stimulation. Il est aussi possible que la suture de la peau sur le crâne soit douloureuse. L'injection de cocaïne au groupe contrôle afin de vérifier la capacité de l'imagerie ultrasonore d'observer les modifications vasculaires peut induire des problèmes locomoteurs, une modification de la prise de nourriture et une augmentation de l'anxiété des animaux.
Devenir
Nous conservons les animaux en vie jusqu'à la 5ème semaine de traitement par neurostimulation ultrasonore. Après les dernières imageries échographique et photoacoustiques, les animaux seront euthanasiés.
Remplacement
Dans une première approche expérimentale, nous avons mis en place et validé un dispositif expérimental permettant la stimulation ultrasonore. Dans la continuité de ce projet, nous souhaitons évaluer différentes sondes ultrasonores pour réaliser une stimulation ultrasonore précise et efficace chez la souris et le rat. Par conséquent, à cette étape du projet, le modèle animal ne peut être substitué par un autre modèle d'étude in-vitro ou in-silico.
Réduction
Sur la base de nos études antérieures et en raison des variables mesurées, notre étude nécessite 320 souris et 320 rats. Les groupes contrôles et expérimentaux seront constitués de 8 animaux. Nous réaliserons une étude statistique pour déterminer si les effets de la neurostimulation induisent une modification significative des variables mesurées.
Raffinement
Les animaux seront hébergés par groupe de 8 pour les souris et par 2 pour les rats en présence d'un ou plusieurs objets d'enrichissement. L'ensemble des stimulations et imagerie sur animaux endormis seront faites sous anesthésie gazeuse pour réduire les douleurs des animaux. Des points limites adaptés à chaque intervention seront suivis au cours du temps.
Choix des espèces
Le choix de ces deux espèces se justifie pour l'analogie des zones cérébrales et de la neurobiologie entre le rongeur et l'humain. Certains aspects de la stimulation ultrasonore chez la souris et le rat ont également été validés dans la littérature. Des animaux de sexe mâle seront utilisées afin d’éviter toute altération des résultats par le cycle menstruel femelle. Les souris BALB/cByJRj et les rats Sprague-Dawley seront adultes (âgées de 9 semaines) à J0 de l'expérimentation afin de comparer les effets d’une stimulation ultrasonore chez des animaux dont le phénotype comportemental est stabilisé (période neuro-développementale terminée).
Évaluations de molécules à propriétés antithrombotiques ou anti inflammatoires dans des modèles précliniques murins.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système immunitaire
Canulées à la trachée et à la jugulaire sous anesthésie profonde, le muscle crémaster ouvert pour filmer la formation des caillots dans leurs vaisseaux, 138 souris vont être utilisées dans des procédures menées sans réveil. Chaque séance dure jusqu'à trois heures pour la thrombose et jusqu'à sept heures pour l'inflammation, à raison d'une procédure par animal. Toutes sont tuées par surdose d'anesthésique en fin d'expérience, le porteur écrivant qu'elles "ne seraient pas viables en l'état". L'activité relève de la prestation de service, le laboratoire annonçant être sollicité chaque année par une équipe académique et une entreprise pour tester leurs molécules, et revendiquant être le seul en France à maîtriser ces modèles.
Objectifs
Nous estimons être contacté par une équipe académique et une compagnie par an pour un des deux protocoles précliniques murins. Toutes prestations ou collaborations impliquant des animaux transgéniques fera l’objet d’une demande de projet specifique au comité d'ethique. Nous sommes en général amenés à tester des molécules dans des modèles précliniques murin que nous sommes les seuls à maitriser en France (evaluation de la thrombose ou de l'inflammation en temps réel).
Bénéfices attendus
Ce type d’expérimentation permet d’évaluer, dans un modèle complexe vertébré ne pouvant pas être reproduit in vitro, les capacités anti-thrombotiques et/ou anti-inflammatoires de molécules d’intérêt. Il permet notamment de mettre en évidence un élément clé pour la poursuite de l’étude de molécules : la stabilité du thrombus plaquettaire et donc sa capacité à emboliser. Ces embolisations sont critiques car elles sont à l’origine des embolies pulmonaires et des accidents vasculaires cérébraux. Ces expérimentations, en complément d’expérimentations in vitro, permettent de sélectionner les meilleurs candidats possibles pour poursuivre leurs évaluations selon la réglementation en vigueur.
Procédures
Les animaux sont canulés au niveau trachéal et veineux sous anesthésie profonde, avec exposition du muscle crémaster pour visualiser les veinules et les artérioles, afin d’étudier la thrombose et l’inflammation. Ces expérimentations sont sans réveil, les animaux restent sous anesthésie tout au long de l’expérience et sont euthanasiés par excès d’anesthésique. Il y a une seule procédure expérimentale par animal. Seule l’anesthésie intrapéritonéale et l'injection de d'analgesique en sous-cutanée pour le protocole d'inflammation sont réalisées sur un animal vigile. Les animaux seront euthanasiés par excès d'anesthésiques. La durée maximale d'une expérience de thrombose est de 3 heures et de 7 heures pour une expérience d'inflammation.
Impact sur les animaux
La totalité de la procédure dure maximum sept heures pour les expériences d’inflammation et trois heures pour celles de thrombose. Les deux procédures sont sans reveil, les animaux sont canulés en trachéal et au niveau de la jugulaire, le muscle cremaster est exposé pour visualiser les artérioles et le veinules. Les animaux sont maintenus sous anesthésie profonde grace à des injections d'anesthesique minutées en intraveineux et d'analgesiques préchirurgie en sous cutanée. Les animaux sont euthanasiés par exces d'anesthesique.
Devenir
Les animaux sont, sous anesthésie profonde, canulés aux niveaux trachéal et veineux, avec une exposition du muscle crémaster dans le but de visualiser les veinules et les artérioles afin d’étudier la thrombose et l’inflammation. Les animaux ne seraient pas viables en l’état, il est nécessaire de les euthanasier.
Remplacement
Les neutrophiles, les plaquettes et les cellules endothéliales sont des cellules clefs dans l’immunothrombose. A ce jour, Aucune lignée cellulaire immortalisée ne permet de produire dans des proportions satisfaisantes des neutrophiles et des plaquettes. D’autre part, Il n’est pas possible de reproduire à l’heure actuelle l’intégrité du vaisseau (incluant la contractibilité, la perméabilité, les cellules musculaires lisses) ni l’activation des cellules endothéliales in vitro.
Réduction
Dans un soucis d'utilisation d'un nombre minimal d'animaux, le nombre d'animaux anoncée a été calculé au plus juste à l'aide d'outils statistiques. Cependant si une différence significative est obtenue entre deux groupes expérimentaux avant la réalisation de la totalité du lot, nous ne réaliserons pas d'experimentations supplémentaires. Dans la mesure du possible dans les experimentations de thrombose plusieurs types cellulaire et/ou molécules seront visualisés dans les mêmes animaux. Cela nous permet de minimiser le nombre d’animaux par exemple au lieu de réaliser un lot pour l’accumulation de plaquettes et un autre pour l’accumulation de la fibrine. Nous pouvons quand les fluorochromes sont compatibles suivre les deux cinétiques dans le même animal. Pour éviter toute influence de l’expérimentateur sur les résultats les expériences sont réalisées en aveugle (anonymisation des échantillons par un autre expérimentateur).
Raffinement
Pour les deux types d'expérimentation, thrombose et inflammation, les animaux sont anesthésiés Les points limites dans les deux types d'expérimentations sont une perte sanguine excessive et un flux sanguin irrégulier au niveau du crémaster, ainsi qu'une décanulation de la jugulaire, entraînant dans tous ces cas l'euthanasie des animaux par excès d'anesthésiques. L'administration d'anesthesique est minutée et avec une posologie précise. Compte tenu de la durée prolongée des expérimentations anti-inflammatoires pouvant aller jusqu'à 7 heures, nous avons choisi de traiter les animaux avec un analgésique supplémentaire avant l'anesthésie par voie intrapéritonéale.
Choix des espèces
Le modèle murin est le modèle de choix pour l’étude préclinique de la thrombose et de l'inflammation. En effet la formation d’un thrombus et le dévelopement d'une inflammation dans le modèle murin est excessivement proche de celle de l’Homme, aussi bien au niveau des molécules que des cellules impliquées. Nous travaillons sur des animaux adultes de 5 à 12 semaines, nous avons besoin d'un système immunitaire et d'une production de plaquettes matures.
Evaluation de l’efficacité d’une stratégie de compression des membres sur l’efficacité du massage cardiaque dans un modèle de réanimation cardiopulmonaire chez le porc.
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
Les porcs qui présentent des convulsions au réveil sont tués, comme ceux dont la circulation sanguine n'a pas repris après trente minutes de réanimation. 27 porcs juvéniles de 30 kg vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, tous tués vingt-quatre heures après l'arrêt cardiaque pour examiner leurs lésions cérébrales. Un arrêt cardio-respiratoire leur est provoqué sous chirurgie, puis un massage cardiaque leur est appliqué avec compression des membres et ventilation par un mélange gazeux contenant de l'argon, les survivants étant réveillés et suivis une journée. Le bénéfice annoncé, une réduction des séquelles neurologiques chez les patients réanimés après un arrêt cardiaque, reste au conditionnel, tandis que le raffinement décrit se limite à des copeaux de bois, des jouets en plastique et des antalgiques.
Objectifs
Les états de chocs cardiovasculaires sont fréquents chez les patients réanimés après un arrêt cardiaque extrahospitalier. Le faible débit sanguin durant la réanimation cardiopulmonaire (RCP) aggrave les lésions neurologiques. Le cerveau peut aussi être lésé par la modification des échanges gazeux en oxygène et dioxyde de carbone pendant la réanimation. Dans ce contexte, nous proposons d'évaluer les effets bénéfiques potentiels d'un traitement combinant la compression des membres antérieurs et postérieurs, pour améliorer le flux sanguin dans les organes vitaux, et d’une ventilation avec un mélange gazeux protecteur contenant de l’argon (gaz neuroprotecteur), et des teneurs contrôlées en oxygène et en dioxyde de carbone. Ce mélange gazeux limiterait les conséquences potentielles d’une mauvaise ventilation. La prévention des troubles liées à une oxygénation excessive du sang ou à une trop forte diminution du dioxyde de carbone devrait accroitre l’effet bénéfique de la redistribution sanguine permise par la compression des membres. L'objectif de la présente étude est de renforcer les résultats antérieurs observés avec ce traitement qui a démontré des bénéfices sur la perfusion sanguine cérébrale notamment. Ainsi, nous évaluerons dans un modèle porcin d'arrêt cardiaque l'effet de ce traitement sur les séquelles neurologiques après un arrêt cardiaque par rapport à une réanimation cardiopulmonaire standard (oxygène pur au cours de la RCP puis mélange air/oxygène après la réanimation) et sans compression des membres.
Bénéfices attendus
Dans des travaux antérieurs, l’occlusion des membres antérieurs et postérieurs pendant le massage cardiaque a démontré une amélioration du flux sanguin cérébral et cardiaque pendant la réanimation cardio-pulmonaire. Le bénéfice attendu est donc une réduction des séquelles neurologiques par l’augmentation de la perfusion de ces organes.
Procédures
Tous les animaux seront soumis à une procédure chirurgicale et à un arrêt cardio-respiratoire. Des prélèvements sanguins à l'état anesthésié seront réalisés tout le long de la procédure. Les animaux seront mis à mort au terme des 24 heures de suivi après l’arrêt cardiaque.
Impact sur les animaux
Dans ce projet, les échecs de réanimation sont possibles chez les animaux, puisqu’ils sont soumis à un arrêt cardiaque. En cas d’absence de reprise de la circulation sanguine spontanée au bout de 30 min, la réanimation cardiopulmonaire sera interrompue. Dans le cas où la réanimation cardiopulmonaire a abouti à un succès (reprise de circulation sanguine), les animaux seront réveillés et suivi pendant 24 heures après l’arrêt cardiaque. Un traitement analgésique puissant sera mis en place. Lors du réveil, si un animal présente des signes aiguës d’encéphalopathie anoxique avec des convulsions, ils seront euthanasiés (point limite). Tous les animaux ayant survécu seront euthanasiés après 24 heures suivant l’arrêt cardiaque.
Devenir
Tous les animaux sont mis à mort en fin de protocole après 24heures de suivi afin d’évaluer les lésions cérébrales.
Remplacement
L’arrêt cardiaque induit une dysfonction de plusieurs organes après la réanimation. Cette affection impactant différents organes simultanément ne permet donc pas de la reproduire in vitro ou in silico (absence de Remplacement possible). L’étude de médicaments ou dispositif permettant de lutter contre ses séquelles doit se faire in vivo, en utilisant des animaux à des fins scientifiques.
Réduction
Nous envisageons d’inclure un total de 27 animaux. Ce calcul permet à partir de calculs statistiques d’utiliser le nombre d’animaux le plus faible possible pour conduire le projet présenté.
Raffinement
Dès leur arrivée à l’animalerie, les animaux seront hébergés dans des boxes avec des copeaux de bois au sol et enrichissement avec des jouets en plastique. Les animaux recevront des administrations d’antalgiques puissants, tout au long de la procédure
Choix des espèces
Notre choix s’est porté sur l’espèce porcine compte tenu de sa proximité avec l’homme au vu de sa masse corporelle, de son anatomie cardiaque et des valeurs usuelles des paramètres hémodynamiques systémiques et cérébraux. Porcs juvéniles de 30 kg car ce poids facilite la manutention de l’animal pour les expérimentations du projet.
Elevage de lignées murines necessaires à la compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires de l’immunothrombose
- Recherche fondamentale
- Oncologie
- Système cardiaque
Une biopsie d'oreille ou de queue de 2 mm au maximum, sur animal vigile, contention comprise en moins de cinq minutes : c'est l'unique acte que subissent les 440 souris de ce projet, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Deux des trois lignées élevées présentent un phénotype dommageable, avec des temps de saignement allongés, ce qui conduit le porteur à prélever à l'oreille plutôt qu'à la queue. Le projet consiste à entretenir ces lignées génétiquement modifiées pour des travaux ultérieurs sur la thrombose, 50 souris étant déclarées réutilisées dans d'autres projets. Pour les autres, le porteur écrit qu'elles servent à la "formation interne à l'équipe" ou sont "rétrocédées à d'autres équipes", sans dire combien ni à quelles fins.
Objectifs
L'objectif essentiel de cette demande de projet est d'assurer la préservation des souches de souris dans un environnement sans pathogènes, visant ainsi à garantir la reproductibilité de nos expériences tout en cherchant à minimiser le nombre d'animaux utilisés. L’utilisation de nos souches génétiquement modifiées nous permet d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires de la thrombose. La thrombose étant une réaction physiopathologique à un dérèglement ayant lieu dans un vaisseau sanguin, ce vaisseau provoque la formation d’un caillot qui est responsable d’une mauvaise irrigation des membres inférieurs ou d’organes tels que le cerveau, mettant en jeu la survie de l’individu. La compréhension de ces mécanismes dans des modèles précliniques in vivo est essentielle pour la découverte de molécules efficaces, présentant peu d’effets secondaires, pouvant traiter la thrombose.
Bénéfices attendus
Ce projet nous permettra d'exercer un contrôle sur la population animale, offrant ainsi la possibilité de restreindre leur nombre au strict minimum pour résoudre nos hypothèses sur la compréhension des mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués dans la thrombose et la thrombose associée au cancer. Notre production locale d’animaux est adaptée à nos besoins. Nos trois souches de souris genetiquement modifiées nous permettent d’évaluer différentes voies de propagation et initiation de la thrombose.
Procédures
Les animaux sont soumis à une seule biopsie d'oreille ou de queue (maximum 2 mm dans les deux cas) par animal. ce geste est effectué sur des animaux vigiles. La procedure dure moins de 5 minutes.
Impact sur les animaux
Les perturbations anticipées pour les animaux se résument à la possibilité de ressentir de la douleur, associée au prélèvement d'une biopsie de 2 mm maximum. Une seule biopsie est réalisée par animal, le geste est effectué par du personnel compétent et dure 2 à 5 minutes maximum, contention incluse. Le saignement pouvant découler du prélèvement est contrôlé grâce à l'utilisation de sites de prélèvement faiblement vascularisés.
Devenir
Les animaux ne présentant pas le génotype d’intérêt sont utilisés pour de la formation interne à l’équipe ou rétrocéder à d’autre équipes. Les animaux de génotype d’intérêt nous permettent d’évaluer différentes voies de propagation et initiation de la thrombose. L’étude de ces voies a fait l’objet d’une autre demande de projet.
Remplacement
L’utilisation de ces animaux est justifiée par l’impossibilité de les remplacer par un modèle in vitro. À ce jour, il est : 1) impossible de reproduire un vaisseau sanguin contractile et activable ; 2) impossible de mettre en contact le vaisseau avec la totalité des cellules figurées du sang dans des conditions natives 3) impossible de produire des lignées cellulaires sanguines stables in vitro avec les modifications génétiques qui nous intéressent.
Réduction
Nous veillons à produire un nombre suffisant d’animaux pour maintenir nos lignées dans un statut sanitaire sans pathogènes, en les amplifiant selon nos besoins expérimentaux futurs. Les différents lots d'animaux ont eté estimé en fonction des projets en cours et déjà validés par le ministère en incluant la composante maintient des lignées murines. Les animaux ne présentant pas le génotype d’intérêt sont utilisés pour de la formation interne à l’équipe ou rétrocéder à d’autre équipes avant euthanasie.
Raffinement
Les animaux sont hébergés par 5 maximum dans des cages de portoir ventilé avec de l’eau et de la nourriture ad libitum. Un cycle circadien est appliqué dans les locaux d'hébergement. Un enrichissement de type « Nestlets » qui correspond à des nids végétaux à base de fibres de coton est ajouté dans toutes les cages. Les animaux reproducteurs sont 3 par Cages (Un male pour deux femelles d’un âge supérieur à 7 semaines) pour les trois lignées. une lignée ne présente pas de phénotype dommageable et elle est utilisée en temps qu’hétérozygotes pour visualiser certain globules blancs. Deux autres lignées ont un phénotype dommageable car nous adaptons le site de prélèvements des biopsies pour réaliser le génotypage. Ces deux lignées présentent des temps de saignement modérément allongés par rapport à des animaux wild type mais ne mettent pas leur vie en danger. Nous prélevons donc au niveau des oreilles qui sont bien moins vascularisées que la queue de sorte à ce que le saignement soit le plus faible possible. Les points limites sont la présence de dermatites associées avec une perte de pilosité et une perte de fertilité. De manière générale les couples reproducteurs sont reformés tous les 6 à 8 mois pour deux souches. Concernant la derniere lignée: les males peuvent êtres stériles à partir de la 25 -ème semaine de vie, les couples sont donc renouvelés entre deux à trois fois par an.
Choix des espèces
Le modèle murin est le plus adapté pour notre thématique de recherche qui, est un modèle de choix pour l’étude préclinique de la thrombose. En effet, la formation d’un thrombus dans le modèle murin est excessivement proche de celle de l’Homme aussi bien au niveau moléculaire que cellulaire. Le genotypage est realisé en même temps que le sevrage et l'indentification des animaux pour 2 de nos souchesà la troisieme semaine de vie de l'animal. Pour lla troisieme seul les couples reproducteurs sont genotypés. Un accouplement pouvant etre mis en place entre la 7 eme et la 15 eme semaine de vie de l'animal, le genotypage sera realisé à ce moment.
Effet métabolique du lactate lors de l’ischémie reperfusion myocardique
- Recherche appliquée
- Troubles cardiaques
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
L'artère coronaire gauche est ligaturée pour provoquer un infarctus, après la pose d'un cathéter dans la veine jugulaire, sur des rats ensuite perfusés une à six heures. 447 rats mâles vont être utilisés, dont 432 dans des procédures classées sévères, tous tués à l'issue. Le porteur indique que cette chirurgie entraîne une mortalité d'environ 20 % même avec une maîtrise du geste, mortalité qu'il intègre au calcul de ses effectifs, tout en affirmant que les conditions de soins seront "les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur". Les cœurs sont prélevés après un cathétérisme intracardiaque mené sous anesthésie sans réveil, pour mesurer l'effet d'une perfusion de lactate de sodium sur l'inflammation.
Objectifs
L’objectif de ce projet est de mettre au point un modèle animal en vue de l'évaluation de l'impact métabolique d’une perfusion de lactate de sodium sur la fonction cardio-vasculaire, l’inflammation au cours de l’IR myocardique. L’Infarctus du myocarde représente un enjeu thérapeutique majeur puisqu’il touche environ 80 000 personnes et est responsable de 12 000 décès en France chaque année. Des travaux précédents ont montré qu’en situation de stress les corps cétoniques et le lactate constituent les principaux métabolites du myocarde. Ainsi, il a été montré chez des patients en insuffisance cardiaque qu’une perfusion d’hydroxybutyrate (corps cétonique) améliorait l’hémodynamique ; de plus, des travaux de notre laboratoire sur un modèle de sepsis ont mis en évidence les effets bénéfiques d’une perfusion de lactate de sodium sur la fonction cardiovasculaire, l’inflammation et la production de corps cétoniques. L’objectif de ce projet est donc d’effectuer une étude sur l’impact d’une perfusion curative de lactate de sodium sur un modèle d’ischémie-reperfusion par des approches in vivo et ex vivo.
Bénéfices attendus
Le traitement de l’infarctus du myocarde représente un enjeu thérapeutique majeur puisqu’il touche plus de 80 000 personnes et serait responsable de 12 000 décès en France chaque année, constituant la première cause de décès par cause cardiovasculaire. Ce projet permettra de fournir des résultats préliminaires pour une meilleure prise en charge thérapeutique des patients atteint d’un infarctus du myocarde grâce à la meilleure compréhension des mécanismes pathologiques afin de réduire l'incidence de l’insuffisance cardiaque chez des patients ayant fait un infarctus du myocarde.
Procédures
Les animaux des deux procédures subiront une procédure chirurgicale visant à un poser un cathéter jugulaire droit et à l’induction d’une ischémie reperfusion myocardique induite par ligature coronaire. Les animaux seront perfusés pendant 1 à 6h avec les différentes solutions d’intérêt. Les protocoles invasifs (cathétérisme intracardiaque, les prélèvements d’organes) seront réalisés sur des animaux anesthésiés et seront sans réveil.
Impact sur les animaux
Les deux procédures sont classées sévères. La chirurgie visant à induire une ischémie par ligature coronaire puis une reperfusion entraine un taux de mortalité d’environ 20%. Tous les animaux subiront deux anesthésie (gazeuse puis intrapéritonéale). Comme décrit dans la littérature la ligature coronaire est une chirurgie qui entraine un taux de mortalité important même avec une maitrise du geste.
Devenir
Pour les deux procédures les animaux seront mis à mort à l’issue de chaque série d’expérimentations, du fait des prélèvements d'organes et notamment du coeur.
Remplacement
Ce projet a pour but de caractériser un modèle d’ischémie reperfusion myocardique pour évaluer l’impact métabolique du lactate de sodium. Le modèle expérimental consiste en la ligature de l’artère coronaire gauche proximale chez des rats, dans des conditions de physiologie et de physiopathologie intégrées. L’utilisation de cellules ou de modèles expérimentaux ex vivo est par conséquent inadéquate pour répondre de façon pertinente aux questions posées dans le cadre de ce travail.
Réduction
Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude, nous avons constitué des procédures permettant autant que possible la réalisation séquentielle de mesures. En effet, les animaux subiront une échocardiographie, puis une de la courbe pression-volume du ventricule gauche et enfin un prélèvement du cœur à visée histologique. De plus, nous avons réalisé des tests statistiques appropriés pour calculer le nombre de rats nécessaires afin de détecter une différence de 10 %. Les groupes de N=8 sont nécessaires pour atteindre la significativité statistique au vu du taux de mortalité attendu lié à la procédure chirurgicale. Les groupes de N=5 pour la série 4 seront nécessaires car un taux de mortalité proche de 0 est attendu. De plus les données obtenues chez les animaux de cette série (Sham) seront réutilisés comme témoins dans la seconde procédure afin de limiter le nombre d’animaux.
Raffinement
Les animaux seront maintenus avec un environnement contrôlé et stabilisé. Afin de limiter le stress occasionné par le transport, une période d’acclimatation d’une semaine après réception des rats sera maintenue avant le début du protocole. Les conditions de soins et les méthodes utilisées seront les plus appropriées pour réduire le plus possible toute douleur, souffrance, angoisse ou dommages durables que pourraient ressentir les animaux. Ainsi, un suivi des animaux sera réalisé plusieurs fois par jour durant toute la durée du protocole expérimental, ce qui permettra de déceler un éventuel signe de souffrance. Les rats perdant plus de 15% de leur poids seront euthanasiés. Pendant la chirurgie, nous injectons une solution saline en sous- cutanée pour maintenir l'hydratation de nos animaux. Un traitement analgésique en préopératoire et en pré et post-opératoire, soit immédiatement après la chirurgie est réalisé suivi d'une injection toutes les 12h pendant toute la durée du protocole. Nous allons dans ce projet utiliser des rats mâles, ce qui diminuera les variations dans les réponses immunitaires, et permettra une meilleure comparaison entre nos modèles.
Choix des espèces
Les expériences in vivo, ne peuvent pas être remplacées par des études in-vitro à cause de la complexité de la pathogenèse des processus conduisant à l’ischémie-reperfusion, qui nécessite des études fonctionnelles et physiopathologiques sur un modèle intégré. Ainsi, les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Les rats mâles Wistar adultes (environ 400g) d’environ 10 semaines seront utilisés pour induire une ischémie myocardique par ligature de l’artère coronaire gauche proximale. Ce poids et cet âge sont justifiés par l’abondance de la littérature sur ce modèle.
Rôle d’EZH2 dans la dégénérescence de bioprothèse valvulaire aortique
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
225 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Deux cents d'entre elles reçoivent sous la peau un implant de tissu biologique, opération de dix minutes sous anesthésie, puis subissent une micro-incision de la queue pour un prélèvement de sang au moment où l'implant leur est retiré, avant d'être tuées. Les 25 restantes, écartées parce qu'elles n'ont pas le génotype recherché, sont laissées en vie et réutilisées dans d'autres protocoles en cours. Le projet cherche à savoir si le blocage d'une enzyme freine la calcification des bioprothèses valvulaires, et le porteur affirme devoir le vérifier "in vivo, dans un système biologique entier", après des résultats non publiés obtenus en culture cellulaire.
Objectifs
Le rétrécissement aortique calcifié (RAC) est la valvulopathie la plus fréquente dans les pays occidentaux et sa prévalence augmente avec l’âge. Il n’y a aujourd’hui pas de traitements pour traiter le développement du RAC. En plus du remplacement valvulaire aortique (RVA), les recommandations de prise en charge des patients ayant un RAC incluent aussi l’implantation d’une prothèse biologique dans la valve aortique par voie percutanée (TAVI). Concernant ces prothèses, il a été observé des cas de recalcification et peu d’étude existent sur la durabilité des prothèses au-delà de 5 ans. Nous avons précédemment identifié, en travaillant sur des modèles cellulaires, une cible thérapeutique appelée Ezh2 (Enhancer Zeste Homologue 2), qui agit sur les phénomènes inflammatoires et de calcification dans le RAC. Nous souhaitons au travers de cette étude démontrer son rôle dans les processus inflammatoires associés à la dégénérescence de bioprothèse valvulaire aortique.
Bénéfices attendus
Démontrer l'intérêt thérapeutique du ciblage de l'enzyme épigénétique EZH2 (Enhancer zest homolog 2) par une meilleure compréhension de son rôle dans les processus inflammatoire associés à la dégénerescence des bioprothèses valvulaire aortique.
Procédures
1. implantation de tissus biologiques en sous cutanée chez un modèle de souris sous une anesthésie gazeuse et sous couverture analgésique adaptée suivant le poids de la souris 40 minutes avant opération chirurgicale. Le temps nécessaire à l'implantation des tissus biologique en sous cutanée est de 10 minutes par souris 2. Chaque souris (n=200) subira un prélèvement sanguin par micro-incision de la queue au moment de l'extraction des implants. La couverture analgésique obtenue dure 6 heures et la durée d'injection de l’analgésique est de 2 à 3 secondes.
Impact sur les animaux
Les prélèvements sanguins (classe légère), les administrations d’analgésique (classe légère) et le traitement avec l'inhibiteur pharmacologique de Ezh2 (classe légère), pourront occasionner des effets secondaires. L’implantation de tissus biologiques en sous cutanée est une procédure de classe modérée pouvant occasionner une douleur modérée post-opératoire et une gêne au niveau des zones implantées.
Devenir
Tous les animaux inclus dans la procédure (n=200) seront mis à mort. Les implants seront prélevés pour les explorations ex vivo. Les 25 animaux n’ayant pas le génotype d’intérêt et n'ayant donc pas été inclus dans la procédure seront laissés en vie et réutilisés pour d’autres protocoles en cours.
Remplacement
Des résultats non publiés de notre laboratoire ont montré que le ciblage, in vitro, de l’enzyme épigénétique Ezh2 dans les cellules inflammatoires permettait une réduction des phénomènes inflammatoires participant au développement des calcifications de la valve aortique. Dans cette étude nous voulons évaluer, in vivo, dans un système biologique entier, l'effet du ciblage spécifique d'Ezh2 sur les processus inflammatoires associés à la dégénérescence de bioprothèse valvulaire aortique.
Réduction
Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires à cette étude nous avons mis en place une stratégie d’optimisation des prélèvements et des analyses ex vivo durant la procédure et au moment de la mise à mort. Le choix des inhibiteurs pharmacologiques de Ezh2 est issu d'expériences préalablement réalisées dans des modèles de RAC in vitro. A l'aide du logiciel G*power version 3.1.9.7 qui s'appuie sur la variabilité statistique des résultats obtenus le nombre d'animaux nécessaire est ajusté. Des animaux des deux sexes seront utilisés dans nos procédures afin de s'affranchir d'un effet du genre et d'utiliser l'intégralité des animaux OGM produits dans notre animalerie. Une stratégie de reproduction adaptée et associée à une analyse du génotype de chaque animal nous permettra de nous limiter à l'unique production d'animaux pour les procédures expérimentales. Afin d'éviter la production d'animaux servant au maintien de la lignée OGM dans notre animalerie, une stratégie de cryopréservation de sperme sera mise en place.
Raffinement
Pour raffiner, les animaux seront hébergés sur portoirs ventilés et dans des cages en plaques de cellulose vierge et maisons en carton. Nous avons déterminé des points limites adaptés grâce à notre grille de score qui s’appuie sur le comportement de l'animal, son apparence et des signes cliniques spécifiques. De plus, nous adopterons une stratégie de réhydratation par injection en sous-cutanée de sérum physiologique à 37°C, et en cas de besoin, une injection de glucose par voie intrapéritonéale. Un traitement analgésique en pré et postopératoire, sera administré, soit immédiatement après l'implantation ou une fois par jour sur les 48h qui suivent l’implantation. Si un des points limites est atteint ou si la somme des paramètres de suivi atteint un score entre 10 et 14, la méthode de mise à mort prévue est la dislocation cervicale. Un suivi quotidien du bien-être animal sera mis en place.
Choix des espèces
La souris a l’avantage indéniable de permettre l’utilisation des outils biologiques, l’utilisation d’animaux pour lesquels un gène est invalidé de manière spécifique dans différents types cellulaires comme cela est le cas dans cette demande concernant la délétion de Ezh2 dans les cellules myéloïdes, qui ne sont parfois pas accessibles pour le rat (modèle développé au sein de notre laboratoire). Ces modèles sont particulièrement intéressants pour mieux comprendre les mécanismes de la pathologie. Dans notre laboratoire nous avons, depuis de nombreuses années, une excellente expérience des évaluations fonctionnelles et structurelles cardiaques in vivo ainsi que ex vivo chez la souris. La souche de souris (C57Bl/6j) sera utilisée dans cette étude Nous allons inclure des animaux adultes de 12 semaines. La taille des souris à cet âge permet une implantation facilitée des prothèses .
Elevage de souris transgéniques utilisées pour l’étude de la maladie du foie gras chez la souris
- Recherche fondamentale
- Système cardiaque
- Système gastrointestinal
- Système immunitaire
2 400 souris vont être utilisées dans un élevage de lignées transgéniques, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Vers trois semaines, chacune subit une coupe de l'extrémité de la queue aux ciseaux et la pose d'une bague métallique à l'oreille sous contention, le porteur indiquant que l'incision peut provoquer une légère perte de sang. Le sort des souris dépend ensuite du génotypage : les reproductrices sont tuées par dislocation cervicale ou au dioxyde de carbone parce qu'elles ne peuvent plus être utilisées dans les expériences, d'autres sont tuées entre deux et six mois pour prélèvement, une partie passe vers deux mois dans des procédures expérimentales. Le bénéfice annoncé, des médicaments contre les atteintes cardiaques des patients atteints de foie gras, reste au conditionnel, quand le porteur affirme que le recours aux souris transgéniques est "obligatoire".
Objectifs
Le projet s’intéresse à la maladie du foie gras dont 127 millions d’individus sont atteints en Union Européenne, et à ses conséquences sur d’autres organes, notamment le cœur. Afin d’étudier l’action du foie malade sur le cœur, nous avons mis en place des modèles murins. Nous souhaitons étudier quel acteur de la maladie du foie gras impacte sur le coeur et sa réparation en cas d'infarctus. Pour cela, nous devons effectuer l'élevage de nos souris, leur identification et leur génotypage (détection des mutations de ADN) afin de déterminer si elle présente la mutation recherchée ou non. L’objectif de ce projet est d’identifier (bague à l'oreille) et de génotyper par une méthode invasive (biopsie de queue) des animaux génétiquement modifiés.
Bénéfices attendus
Ce projet va permettre la mise à disposition des lignées de souris transgéniques nécessaires pour comprendre les mécanismes impliqués dans la maladie du foie gras et son impact sur le cœur. À terme, les résultats de ce projet permettront de mieux comprendre comment les problèmes de foie affectent la régulation du cœur en difficulté. Ils pourraient permettre le développement de nouveaux médicaments ciblant les voies mises en causes, permettant ainsi de prévenir ou freiner le développement des atteintes cardiaques chez les patients souffrant de foie gras.
Procédures
Vers 3 semaines de vie, les souris auront un prélévement de queue à l'aide de ciseaux préalablement désinfectés pour savoir si les souris sont mutées ou non. En même temps, les souris seront brièvement maintenues en contention et baguées à l’oreille grâce à une pince dédiée et à un tag métallique numéroté (100 à 999).
Impact sur les animaux
L’incision de l’extrémité de la queue (moins de 5mm) peut conduire à une légère perte de sang. Les mutations des souris n’entrainent pas de nuisances ou d’effets indésirables chez la souris.
Devenir
A la fin de la procédure : - les souris mis en accoupplement seront euthanasiés par dislocation cervicale ou mis dans une enceinte avec augmentation progressive du niveau de CO2; car elles ne peuvent être utilisées pour des expérimentations - les souris qui serviront pour prélévement post-mortem seront euthanasiés par dislocation cervicale entre 2 et 6 mois de vie. - certaines souris de la procédure seront maintenus en vie et mis en procédures expérimentales vers l'age de 2 mois.
Remplacement
Nous commencerons pas des expériences avec des cellules en culture. Mais il n’est pas encore possible de se passer totalement des modèles animaux afin de voir un effet du foie total malade sur le coeur. A ce jour, l'utilisation de souris transgéniques reste obligatoire. Les interactions entre le foie et le coeur sont des phénomènes complexes que les cellules en cultures seules ne peuvent reproduire. Seuls ces modèles animaux nous permettront de comprendre l’impact d’atteinte hépatique sur le remodelage et la réparation tissulaire consécutifs à une affection cardiaque.
Réduction
Nous adapterons l'élevage au besoin des projets de recherche de l'équipe. Nous connaissons bien l'ensemble de ces lignées de souris transgéniques (nombre et taille des portées), ce qui permet de gérer les élevages de façon raisonnée. En effet, le nombre de couples en reproduction est définit au plus près afin de l’adapter en temps réel aux besoins expérimentaux. A cette fin, au moment du sevrage, nous determinerons si les souris sont mutées ou non, afin d'anticiper les besoins avant la naissance de la génération suivante et afin de grouper les animaux d’intérêts pour les autres procédures expérimentales.
Raffinement
Afin de réduire au minimum la douleur et la souffrance qui pourraient être ressenties par les souris, nous prévoyons la mise en place de différentes procédures. Tout d'abord, les souris sont hébergées en groupe. Les installations (ventilation, température et lumière) ainsi que les cages (nourriture, eau, enrichissement) sont vérifiées quotidiennement afin de réduire la détresse des animaux. De plus, un suivi quotidien (par les animaliers et/ou les expérimentateurs) des animaux est réalisé afin de vérifier leur bien-être. Les animaux sont euthanasiés par des procédures appropriées si leur état se dégrade soudainement. En ce qui concerne le prélévement d'un morceau de queue : nous utilisaterons des techniques de prélèvement minimisant la douleur (cprélèvement d'un petit segment de la queue (1-2 mm) chez les jeunes souris, ce qui réduit la douleur et le stress).
Choix des espèces
Le modèle murin a été choisi pour réaliser les expériences de ce projet. La souris mus musculus étant de mieux en mieux connue du point de vue génétique est un très bon modèle d’étude pour nos travaux. De plus, des modèles transgéniques pour nos molécules d’intérêt existant, l’utilisation du modèle murin est légitimée. Concernant les gènes étudiés ici, il y a plus de 90% de gènes similaires entre l’homme et la souris. Enfin, nous avons une bonne connaissance des signes de souffrance chez la souris et possibilité de les prendre en charge facilement. Les animaux seront utilisés après le sevrage soit à minimum 21 jours. Cela permet de rapidement déterminer le génotype des animaux afin de les regrouper et d’adapter le nombre de couples en reproduction au plus proche des besoins expérimentaux. Les souris seront mises en accouplement à l’âge adulte (au moins 8 semaines), stade qui correspond à leur maturité sexuelle, et au maximum 15 semaines au début de l’accouplement.