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    • Alimentation animale
Bovins : 6
Souffrances
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Gardées vivantes à l'issue de l'essai pour le renouvellement du troupeau et réutilisables dans d'autres essais, 6 vaches laitières Prim'Holstein vont être utilisées dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré. Elles passent douze semaines à l'attache, la mobilité restreinte pour permettre la collecte totale de l'urine et des fèces cinq jours d'affilée par période, avec trois prélèvements de sang à la veine de la queue. Le porteur écrit pourtant que les régimes testés ne sont pas de nature à entraîner une douleur ou une souffrance. L'objet est zootechnique, mesurer la digestibilité de mélanges d'ensilage de luzerne et de maïs, et il affirme qu'aucune autre approche ne peut remplacer la vache pour étudier ces flux de matière et d'azote.

Objectifs

L’élevage laitier se trouve de plus en plus confronté à la problématique du changement climatique, sous contraintes environnementales, avec le souci de réduire l’utilisation d’intrants et d’accroître l’efficience d’utilisation des ressources. Dans ce contexte en mutation, il est reconnu que la luzerne a une place de choix, comme fixatrice d’azote atmosphérique, et pour sa capacité à apporter des protéines produites de façon durable dans l’alimentation des ruminants. Une meilleure utilisation de la luzerne sous forme d’ensilage pourrait être une réponse adaptée au contexte changeant actuel, si les conditions de son utilisation sont mieux définies, notamment en termes de valorisation par l’animal. En effet, les conséquences d’associer l’ensilage de luzerne et celui de maïs sur les performances animales, la possibilité de réduire les intrants, la valorisation des fourrages et l’efficience d’utilisation de l’azote doivent être approfondies. Cet essai aura pour but d’évaluer la valorisation énergétique (digestibilité) et protéique (déjections) à l’échelle de la vache laitière lorsque celle-ci est nourrie avec des mélanges d’ensilage de luzerne et de maïs selon des proportions variables. Trois traitements expérimentaux seront comparés : 2 traitements diffèrent en termes de proportions des fourrages étudiées : 25%, ou 50% d’ensilage de luzerne pour respectivement 75% ou 50% d’ensilage de maïs et un troisième traitement avec 25% d’ensilage de luzerne et 75% d’ensilage de maïs, avec 200 g d’urée pour apporter plus d’azote dégradable pour les bactéries dans le rumen.

Bénéfices attendus

L’influence des régimes sur l’ingestion et la digestibilité des rations sera évaluée afin d’estimer l’efficience alimentaire, la valorisation de l’énergie et de l’azote ingérées, et les pertes d’azote vers l’environnement. Cela nous aidera à mieux valoriser ces fourrages pour nourrir les vaches laitières de façon plus durable en augmentant la diversité fourragère et l’autonomie protéique des élevages laitiers, et en réduisant les intrants de type tourteau de soja.

Procédures

Cet essai concerne des animaux vigiles qui seront hébergés en stabulation entravée, durant 12 semaines (3 semaines de mesures de référence, puis 3 périodes de 3 semaines chacune). Les vaches seront nourries à volonté et traites 2 fois par jour. Lors des mesures de bilan ingestion-excrétion d’azote, un prélèvement sanguin sera réalisé à la veine caudale, à raison de 1 par période et par vache (soit 3 au total), chaque prélèvement de sang durant 5 minutes maximum (nettoyage de la peau et prélèvement de sang). Des collectes totales d’urine et de fèces seront aussi réalisés pendant 5 jours consécutifs par période, en continu.

Impact sur les animaux

Le dispositif de collecte de l’urine et des fèces nécessite de restreindre la mobilité des animaux, ce qui contraint de les garder à l’attache le temps de l’expérimentation. Les vaches seront attachées par leur licol avec une longueur de chaîne suffisante pour qu’elles puissent tourner la tête librement en position debout ou couchée, comme cela est pratiqué dans certains élevages. Lors des mesures de bilan ingestion-excrétion d’azote, un prélèvement sanguin sera réalisé à la veine caudale, à raison de 1 par période et par vache (soit 3 au total), chaque prélèvement de sang durant 5 minutes maximum (nettoyage de la peau et prélèvement de sang).

Devenir

Les animaux n’ayant subi aucune intervention invasive, ni traitement susceptible d’avoir des effets importants sur leur santé et/ou survie, seront conservés afin de participer au renouvellement ultérieur du troupeau et pourront être réutilisés dans de nouveaux essais. Ceci se fera sous la responsabilité du responsable des installations expérimentales. Le suivi sanitaire régulier par le vétérinaire traitant permettra de garantir que ceci soit possible.

Remplacement

Il n’est pas possible de remplacer les animaux par une autre approche pour cet essai car le but est d’étudier les flux de matières, d’énergie et d'azote à l'échelle de la vache, incluant des mécanismes in vivo de recyclage/mobilisation/interactions digestives notamment au sein du rumen.

Réduction

Le schéma expérimental en carré latin ainsi que l'analyse statistique des données permettront de répondre aux objectifs scientifiques tout en limitant le nombre de vaches à 6 dans ce projet. L’utilisation d’un carré latin permet que chaque animal soit son propre témoin, pour ainsi réduire le plus possible le nombre de vaches tout en gardant une puissance statistique suffisante pour montrer les effets des traitements expérimentaux.

Raffinement

Les animaux seront élevés et suivis conformément aux règles d’élevage et de bonnes pratiques en place dans l’élevage. Un suivi régulier du comportement des animaux sera mis en place pour détecter le plus rapidement possible tout signe de souffrance ou de douleur. Les animaliers chargés du suivi ont tous une solide formation en élevage laitier et sont sensibilisés à la douleur animale. Le suivi régulier par le vétérinaire sanitaire assure également la bonne santé des animaux. En cas de problèmes détectés, les animaux seront soignés selon les prescriptions du vétérinaire. Les régimes testés, classiques, ne sont pas de nature à entraîner une douleur ou une souffrance.

Choix des espèces

La problématique de l’étude, spécifique aux vaches laitières, nécessite de travailler avec cette espèce. Les vaches seront de race Prim’Holstein. Il s’agit de la race de vache laitière la plus répandue en France et dans le monde. Les résultats de ce projet ont vocation à être diffusés au niveau international. Les vaches seront en milieu de lactation afin de déterminer les effets des traitements sur les performances zootechniques et la composition du lait.

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    • Troubles endocriniens
Cochons : 16
Souffrances
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16 porcs de 70 à 100 kilos vont être utilisés, tous tués à l'issue, six d'entre eux opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, les dix autres dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. L'opération dure deux heures : ouverture de l'abdomen, isolement temporaire d'un rein de la circulation générale, perfusion de ce rein avec un vecteur de thérapie génique. Ceux qui se réveillent passent 48 à 72 heures en soins intensifs, seuls en box pendant trois à cinq jours, puis trois semaines de suivi avec dix prélèvements de sang. Le porteur compte trois porcs de plus, qu'il appelle des animaux "de substitution", au cas où une chirurgie tourne mal, et précise qu'ils seront "épargnés" s'ils ne servent pas.

Objectifs

Les podocytopathies héréditaires sont des maladies rares du rein qui touchent des cellules essentielles à sa fonction de filtration, appelées podocytes. Ces maladies entraînent souvent une perte importante de protéines dans les urines et peuvent mener à une insuffisance rénale sévère dès l’enfance. À ce jour, aucun traitement spécifique n’existe. L’objectif de ce projet est de tester une nouvelle méthode pour délivrer localement un traitement génique directement dans le rein, en utilisant une machine de perfusion habituellement employée en transplantation. Cette méthode permettrait de mieux cibler les cellules malades, d’utiliser moins de produit, et de limiter les effets indésirables sur d’autres organes. À terme, cela pourrait ouvrir la voie à un traitement pour ces maladies actuellement incurables. La 1ère étape du projet consistera à mettre au point l'approche chirurgicale pour cibler localement l'injection du rein, isolé de façon transitoire de la circulation générale. La 2ème étape du projet consistera ensuite à valider l'efficacité de cette approche chirurgicale avec des vecteurs de thérapie génique transportant un gène "rapporteur" (gène capable de produire un composé fluorescent visible ensuite au niveau des tissus).

Bénéfices attendus

Ce projet vise à développer une méthode plus ciblée pour délivrer un traitement génique dans le rein, en particulier vers les cellules appelées podocytes, qui sont altérées dans certaines maladies rares. Grâce à une machine de perfusion, on espère améliorer l’efficacité du traitement tout en réduisant les doses nécessaires et en évitant les effets secondaires sur d’autres organes. À plus long terme, cette approche pourrait non seulement ouvrir la voie à une thérapie pour des maladies génétiques du rein actuellement incurables, mais aussi permettre d’agir sur des mécanismes généraux (comme l’inflammation ou la fibrose) impliqués dans de nombreuses maladies rénales chroniques.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : Une procédure chirurgicale unique sous anesthésie générale, comprenant une ouverture abdominale et une perfusion rénale, d'une durée de 2 heures, suivi soit d'une euthanasie immédiate (1ère étape de mise au point de l'approche chirurgicale), soit suivie d'une prise en charge en soins intensifs pour une observation post-opératoire de 48 à 72 heures, puis un suivi sur 3 semaines post-injection du (2ème étape d'évaluation de l'efficacité du vecteur de thérapie génique). Des prélèvements sanguins seront réalisés à différents moments, avant, pendant et après la procédure chirurgicale, selon les points suivants : 2 semaines avant l'intervention, au moment de l'incision, puis à 10 min, à 20 min, à 30 min, et à la fin de la chirurgie. Des prélèvements supplémentaires seront effectués pour les animaux suivis après injection (2ème partie du projet): jour 1, Jour 7, Jour 14 et Jour 21. Chaque prélèvement nécessite 5 minutes. Des traitements post-opératoires seront administrés sur des animaux vigiles (durée entre 5 et 10 minutes). Les animaux seront anesthésiés de manière générale avant l'euthanasie de fin de protocole.

Impact sur les animaux

Un stress lié à l’injection intramusculaire réalisée en pré-médication peut être généré (durée 2-3 minutes). Une douleur pourrait survenir si la couverture analgésique est insuffisante (durée de quelques minutes). Une douleur post-opératoire due au traumatisme chirurgical peut survenir (durée de quelques minutes). En cas de rupture de l'asepsie lors de l'intervention chirurgicale, malgré l'antibiothérapie préventive, une infection du site opératoire accompagnée d'hyperthermie, de perte d'appétit et de douleur légère peut être observée. Un stress lié à la manipulation de l’animal pour l’administration des traitements et des prises de sang sera généré (durée inférieure à 5 min). La stabulation individuelle de l'animal en phase post-opératoire immédiate sera obligatoire (pendant 3 à 5 jours).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à l’issue de ce projet. Des prélèvements de divers organes et tissus, y compris les reins seront effectués pour des analyses post-mortem.

Remplacement

Les podocytes, qui jouent un rôle clé dans la fonction rénale, présentent une grande complexité, ce qui les rend difficilement reproductibles de manière parfaite en dehors d’un organisme vivant. Malgré les progrès biotechnologiques, notamment le développement des organoïdes (structures cellulaires créées en laboratoires imitant les caractéristiques et les fonctions des organes), permettant de recréer des conditions tissulaires simplifiées, ceux-ci ne suffisent pas à eux seuls pour étudier la pathophysiologie et le transfert des gènes dans une étude globale. Si un maximum d’informations a été obtenu à partir d’organoïdes rénaux et de cultures cellulaires en laboratoires avant de passer à cette étude sur des êtres vivant, l’utilisation de modèles animaux reste indispensable pour développer ce mode d’administration sur un organisme entier avec un système vasculaire. En effet, compte tenu de la complexité du rein, tant structurelle que fonctionnelle, les paramètres issus de processus complexes qui doivent être contrôlés lors de la perfusion rénale ne peuvent pas être simulés par des modèles cellulaires ou d’organes isolés. D’autre part, l’étude de la transduction du rein par le vecteur de thérapie génique en comparaison avec la transduction d’autres organes non-ciblés permettant d’évaluer l’efficacité et la sécurité du futur produit thérapeutique ne peut être réalisée que sur un organisme entier, et donc sur animal vivant.

Réduction

Pour la 1ère étape du projet, le nombre d’animaux a été réduit au minimum sachant que le but est de valider le transfert d’une méthode chirurgicale d’une animalerie à une autre (formation des chirurgiens, validation de l’équipement utilisé et du suivi à spécifiquement mettre en place). Pour la 2ème étape du projet, le vecteur de thérapie génique testé dans ce projet a été validé au préalable, pour sa capacité à infecter des cellules rénales, dans des organoïdes rénaux et des cultures cellulaires. Par cette approche, nous avons réduit le nombre d'animaux à évaluer en perfusion rénale avec le vecteur de thérapie génique à 5 au maximum + maximum 2 animaux contrôles en perfusion rénale avec sérum physiologique + 3 animaux contrôles injectés par voie artérielle (systémique). Ce nombre a été déterminé en accord avec notre expérience antérieure, qui a montré qu'il était suffisant pour obtenir des résultats d'analyse fiables et interprétables, ainsi qu'une évaluation de la variabilité inter-animaux. Les reins étant très vascularisés, toute intervention chirurgicale, même peu invasive, reste délicate et entraine un risque accru pour l’animal. Il en résulte la possibilité d’une interruption prématurée de l’expérience et le risque de ne pas avoir assez d’animaux soumis à une perfusion rénale complète. Ainsi, nous avons compté 2 animaux « de subtitution » pour la partie perfusion rénale avec le vecteur de thérapie génique et 1 animal « de subtitution » pour la perfusion rénale avec sérum physiologique. En l’absence de nécessité, ces animaux « de subtitution » seront épargnés. Les résultats obtenus dans les différents groupes expérimentaux (notamment perfusion rénale avec le vecteur de thérapie génique versus voie artérielle avec le vecteur de thérapie génique) seront comparés à l’aide d’un test statistique non paramétrique.

Raffinement

La chirurgie sera réalisée par un vétérinaire assisté d’un chirurgien vasculaire, et l'anesthésie sera supervisée par un vétérinaire également. Toutes les interventions chirurgicales sur les animaux seront effectuées sous anesthésie générale, accompagnée d'une anesthésie locale renforcée si nécessaire, ainsi que de compléments analgésiques appropriés et d'un soutien hémodynamique tout au long de l'intervention, afin de minimiser la contrainte sur les animaux. Un soutien thermique (couverture chauffante) sera assuré durant toute la durée de l'anesthésie, et les fonctions vitales seront surveillées. La surveillance des paramètres métaboliques et biochimiques sera mise en place selon les besoins. Des critères d'arrêt seront appliqués pour permettre une intervention immédiate dès les premiers signes de souffrance ou de défaillance physiologique, afin d'administrer des traitements antalgiques et/ou de soutien hémodynamique appropriés, ou de décider de l'euthanasie si nécessaire. Les conditions d'hébergement sont conformes à la réglementation et les animaux disposent de nourriture et d'eau ad libitum. Pour leur bien-être, les animaux sont hébergés à deux par box dans un milieu enrichi comprenant des enrichissements alimentaires, physiques, sonores et visuels variés (box équipés de planche anti-démangeaisons, mise à disposition d’objets d’enrichissement en matériaux flexibles, destructibles et aisément manipulables (e.g. balles à secouer et faire rouler, Kong dental…)) et l’enrichissement sera renforcé quand un animal est hébergé seul.

Choix des espèces

Le porc est un modèle animal répandu dans la recherche médicale de par certaines caractéristiques physiologiques, anatomiques et génétiques proches de celles de l’être humain. C’est notamment le cas de ses fonctions cardiaques, pulmonaires et rénales. Le choix du porc est donc optimal pour le développement d'une méthode de perfusion rénale, qui est transférable à l'homme du fait de son anatomie, de sa taille et de la possibilité d’utiliser un matériel identique à celui utilisé chez l’homme et donc permettant de favoriser rapidement son utilisation thérapeutique potentielle chez le patient. Des animaux d’environ 4-5 mois d’âge (pesant 70 à 100 kg) seront choisis. Bien que leur poids élevé rende leur manipulation plus complexe par rapport à d'autres modèles porcins, nous avons opté pour des animaux dont la taille des reins et des vaisseaux, entre autres, présentent une taille comparable à celle des patients humains. Cette sélection vise à optimiser la transposition des techniques chirurgicales.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Souris : 50
Souffrances
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Devenir
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Pour comparer trois crèmes brevetées à un placebo et à une crème de pharmacie, 50 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Une plaie leur est ouverte sur le dos sous anesthésie et maintenue ouverte par un anneau de silicone posé autour, pour empêcher la peau de se contracter. Pendant trois semaines, chacune vit seule en cage, anesthésiée trois fois par semaine le temps d'être photographiée et traitée, jusqu'à cicatrisation complète. Un point limite atteint fait mettre l'animal à mort avant la fin de l'étude, sans que le porteur précise lequel.

Objectifs

Les plaies cutanées chroniques représentent un problème de santé publique important avec en France près de 50 000 patients atteints d’ulcère de jambe, 40 000 diabétiques avec une plaie du pied et 350 000 escarres. Leur prise en charge induit des coûts importants liés à la chronicité de ces plaies. Les soins sont prolongés, le matériel est parfois coûteux, le temps infirmier nécessaire est important, les arrêts de travail et les hospitalisations sont longues. De plus, ces plaies chroniques ont toujours un retentissement majeur sur la qualité de vie du patient. L’objectif de ce projet est d’évaluer in vivo chez la souris de nouveaux dispositifs médicaux sous forme de crèmes qui seront appliqués directement sur les plaies cutanées. Des études effectuées sur modèles cellulaires et modèles de peau reconstruite ont permis de démontrer des activités pro-cicatrisante et anti-inflammatoire des principes actifs sélectionnés qui composeront les 3 formulations de crème à évaluer. Ce projet constituera la toute première évaluation sur un modèle de plaie cutanée chez la souris de ces formulations sous forme de crème, en comparaison avec un placebo et une crème de référence disponible en pharmacie. Les traitements débuteront dès la fin d’induction des plaies cutanées et seront effectués jusqu’à cicatrisation complète de celles-ci. A l’issue de l’étude, des analyses biologiques seront effectuées sur le sang, la peau cicatrisée et des organes vitaux. Les résultats de ce projet permettront de sélectionner la ou les formulations de crème ayant la meilleure efficacité pour en poursuivre leur développement préclinique et envisager par la suite un développement clinique afin de proposer une nouvelle thérapie pour le traitement de plaies cutanées chroniques.

Bénéfices attendus

La cicatrisation des plaies cutanées est un phénomène naturel de reconstruction de la barrière cutanée mais si les plaies sont mal soignées, cela peut aboutir à des complications. La cicatrisation cutanée fait intervenir différentes phases qui entrainent la disparition de la lésion et le remplacement des cellules atteintes par des cellules saines. Les plaies chroniques qui ne cicatrisent pas, les plaies chirurgicales, les ulcères du pied chez le diabétique, les ulcères veineux… représentent un fardeau pour les patients, les professionnels de la santé et les systèmes de soins de santé, affectant plus de 40 millions de patients et induisant des coûts d’environ 50 milliards d’euros annuellement, et avec un taux de mortalité plus élevé que dans la population générale, pouvant atteindre jusqu’à 20% en fonction de la pathologie considérée. Il est donc très important de tester de nouvelles substances, de nouveaux pansements ou de développer de nouveaux dispositifs médicaux sur des modèles de plaies simples et chroniques représentatifs chez l’animal qui pourront être utilisés par la suite chez l’Homme et ainsi permettre d’améliorer la cicatrisation de ces plaies, surtout les plaies chroniques. Nous allons donc évaluer l’efficacité de nouveaux dispositifs médicaux expérimentaux brevetés se présentant sous forme de crème, tout d’abord sur un modèle de plaie simple, dans la perspective de réalisation par la suite d’études d’efficacité sur des modèles de plaies chroniques chez la souris saine et diabétique. Ces nouveaux dispositifs médicaux pourraient ainsi à terme, être utilisés chez l’Homme, pour le traitement de plaies cutanées chroniques qui ne cicatrisent pas ou très difficilement.

Procédures

Les 50 souris seront soumises à une procédure chirurgicale pour l’induction d’une plaie cutanée sur une région du dos et la pose d’un anneau en silicone pour éviter la contraction de la plaie cutanée, procédure effectuée sous anesthésie générale, en 15 minutes environ. Un traitement analgésique sera administré avant l’induction de la plaie cutanée puis réitéré après si nécessaire. Les plaies cutanées, protégées par un pansement de couverture, seront observées, photographiées et traitées 3 fois par semaine jusqu’à cicatrisation complète, sous anesthésie générale, en 10 minutes environ. Un maintien des souris en cage individuelle est nécessaire après induction des plaies cutanées et traitement de celles-ci, pendant 3 semaines, pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles l’anneau en silicone, le pansement de couverture et les sparadraps protégeant les plaies cutanées et permettant le maintien des traitements au contact de celles-ci, mais avec un enrichissement de leur milieu pour assurer leur bien-être. Des cages transparentes ouvertes seront utilisées pour maintenir un contact social visuel, olfactif et auditif entre les souris d’un même portoir. Un prélèvement de sang terminal sera effectué sous traitement analgésique et anesthésie générale profonde à la fin de l’étude et avant euthanasie des animaux, en 2 minutes environ.

Impact sur les animaux

L’induction d’une plaie cutanée et la pose d’un anneau en silicone, effectuées sous couverture analgésique et anesthésie générale en 10 minutes environ, peut induire une souffrance mais limitée dans le temps. L’hébergement en cage individuelle des souris est nécessaire après induction et traitement des plaies cutanées pour éviter qu’elles ne s’arrachent entre elles l’anneau en silicone, le pansement de couverture et les sparadraps protégeant les plaies cutanées et permettant le maintien des traitements au contact de celles-ci. Cet hébergement en cage individuelle des souris, pendant une durée de 3 semaines maximum, peut conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes.

Devenir

Procédure expérimentale 1 (seule procédure expérimentale) : les 50 souris nécessaires à la réalisation de ce projet seront euthanasiées et des prélèvements de peau, au large de la région d’induction de la plaie cutanée et des traitements, et d’un ensemble de tissu et d’organes, seront effectués pour réaliser des analyses biologiques.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant de réaliser des traitements et un suivi sur une durée prolongée, plusieurs semaines, du processus cicatriciel dépendant de mécanismes complexes entre différents types cellulaires qu’il est pour le moment impossible à reproduire in vitro ou ex vivo. L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet et permettant d’effectuer l’ensemble des analyses envisagées et d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé sur la base de résultats d’études in vitro sur cultures cellulaires et à partir des résultats d’études précédemment menées par notre laboratoire sur ce modèle de plaie cutanée chez la souris ayant montré des effets importants de traitements sur la cicatrisation (surface des plaies cutanées notamment). Des analyses statistiques des résultats obtenus seront réalisées à la fin de l’étude.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de l’induction des plaies cutanées (analgésie pré-opératoire, maintien des conditions d’asepsie, maintien de la température corporelle) puis après réalisation de celle-ci (analgésie post-opératoire), ainsi que lors de chaque traitement effectué. Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré 3 fois par semaine lors de chaque observation des plaies cutanées et lors de chaque traitement lorsqu’il aura lieu. En cas d'atteinte d'un point limite, ceux-ci seront euthanasiés dans des conditions éthiques. Les souris seront hébergées dans des cages de taille adaptée dans une animalerie maintenue en cycle de lumière inversé pour observer leur comportement pendant leur phase active et ainsi respecter leur horloge biologique (chronobiologie). Des petites briques de bois, des carrés de papier absorbant et une balançoire seront placés dans chaque cage de souris comme dispositifs d’enrichissement pour assurer leur bien-être, et seront remplacés lors de chaque change de litière (2 fois par semaine). L’utilisation de cages transparentes ouvertes permettra de maintenir un contact social visuel, olfactif et auditif entre les souris d’un même portoir.

Choix des espèces

La souris est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet, en raison de sa taille ne nécessitant pas l’utilisation d’un gros volume de formulation très coûteuse à produire, de sa facilité de manipulation, et du modèle de plaie cutanée validé dans cette espèce qui pourra être utilisé pour la poursuite de ce projet avec des études d’efficacité sur des modèles de plaies chroniques chez la souris saine puis diabétique. Les animaux seront de jeunes souris mâles et femelles âgées de 6 semaines et d’un poids de 18-20 g à l’arrivée au laboratoire et de 7 semaines et d’un poids de 20-22 g pour la réalisation des expérimentations. Cela correspond à l’âge et au poids de souris utilisées lors de précédentes études sur ce modèle de plaie cutanée ayant donné des résultats significatifs.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 96
Souffrances
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Devenir
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Les 96 souris de ce projet portent l'inactivation d'un gène qui les rend malades : dégénérescence du cerveau, parésie des membres postérieurs, dos voûté, difficultés à respirer, cécité, perte des compétences motrices. Le préjudice principal, le porteur le reconnaît, tient aux symptômes de cette maladie construite et non aux gestes expérimentaux, la procédure elle-même durant moins de cinq minutes sous anesthésie terminale. Elle est déclarée d'un niveau de souffrance léger. Les souris sont tuées entre cinq et six semaines, au moment où apparaissent les troubles locomoteurs et la perte de poids, pour prélever plusieurs tissus d'un coup.

Objectifs

L'objectif du projet est de comprendre comment et dans quelle mesure le bon fonctionnement des nucléotides (composant de notre ADN) est maintenue lorsque la production de l'énergie est défaillante dans les cellules des modèles murins de maladies mitochondriales humaines. L'objectif ultime est de comprendre les causes de la diversité des symptômes dans les maladies mitochondriales.

Bénéfices attendus

Ce projet aborde une question très fondamentale sur les maladies mitochondriales : comment les cellules et les organes affectés par les maladies mitochondriales font-ils face au dysfonctionnement de la production d'énergie dans les cellules pour maintenir le bon fonctionnement des nucléotides ? Comprendre les systèmes de régulation mis en place, ainsi que les réponses cellulaires sous-jacentes est essentiel pour comprendre les maladies mitochondriales et développer des thérapies. Ce projet apporte également de nouvelles connaissances sur la diversité des symptômes spécifiques des maladies mitochondriales en évaluant le fonctionnement des nucléotides de manière globale dans les tissus symptomatiques et asymptomatiques de plusieurs modèles de souris différents.

Procédures

Des échantillons de tissus seront collectés sur chacunes des souris expérimentales inconscientes sous anesthésie terminale. Chaque animal sera soumis à une seule procédure d'une durée de moins de 5 minutes.

Impact sur les animaux

Les souris dites Knock Out (KO) modélisent des maladies mitochondriales car leur ADN a été modifié pour inactiver un gène essentiel au bon fonctionnement des cellules. Le principal préjudice attendu pour ces animaux est lié aux symptomes de leur maladie. Ces symptomes sont les suivants : une dégénérescence du cerveau, des troubles locomoteurs, une parésie des membres postérieurs, un dos voûté, des difficultés à respirer et une perte de poids,une neuropathie légère, une intolérance à l’effort, un retard de croissance, une léthargie, une perte des compétences motrices et une cécité. Lors de l’anesthésie, l’isoflurane peut provoquer une irritation des voies respiratoires et un inconfort pendant quelques secondes avant la perte de conscience.

Devenir

Le projet nécessite une collecte terminale des échantillons. Pour cela, les 96 animaux utilisés dans le projet seront mis à mort.

Remplacement

De nombreuses manifestations des maladies mitochondriales ne sont pas reproduites dans les modèles cellulaires in vitro. De plus, la plupart des maladies mitochondriales affectent des cellules qui ne se divisent plus plutôt que des cellules en prolifération, ce qui rend les expériences in vitro significatives difficiles. Néanmoins, chaque fois que cela est justifié, nous utilisons des modèles non animaux pour les expériences.

Réduction

En collectant les échantillons à partir de souris sous anesthésie terminale, nous pouvons prélever plusieurs tissus sur le même animal tout en minimisant les altérations , ce qui réduit le nombre d'animaux nécessaires. Avec une collecte d’échantillons post-mortem standard, nous ne pourrions prélever qu’un seul tissu par souris, avec une qualité compromise pour la quantification des nucléotides. Dans la mesure du possible, nous utiliserons des tissus archivés issus d’études antérieures afin d’éviter le recours à de nouvelles souris expérimentales. Nous suivons des protocoles optimisés et standardisés pour les tests biochimiques afin de minimiser la variation technique et le nombre de souris nécessaires.

Raffinement

Nous suivrons les meilleures pratiques en matière de manipulation des animaux afin de minimiser le stress. Afin d'améliorer les conditions de vie des animaux, les cages sont agrémentées de cabanes, tunnels et de morceaux de bois à ronger. De plus pour les animaux à phénotype dommageable, la nourriture sera placée au sol et des tétines de biberons longues seront installées afin de leur en faciliter l'accès. Le suivi régulier des animaux mis en place et l'application d'un score interne au laboratoire pour déterminer les points limites permettra de réduire les souffrances des animaux.

Choix des espèces

Les modèles murins (= souris ou rat) appropriés existent déjà et reproduisent les maladies humaines étudiées. Les souris possèdent des organes similaires à ceux des humains, contrairement à d'autres organismes. Nos protocoles sont optimisés pour les échantillons de souris. Il n’existe aucune justification pour l’utilisation de modèles animaux plus grands. Des souris adultes jeunes seront utilisées pour les expériences. Toutes les souris seront euthanasiées à l’âge de 5-6 semaines , lorsqu'elles commencent à présenter des troubles locomoteurs et une perte de poids. L’objectif est de collecter des données pertinentes pour caractériser la maladie. L’évitement des stades plus avancés vise à minimiser les souffrances inutiles des souris malades.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
  • Recherche fondamentale
    • Système nerveux
Souris : 270
Souffrances
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Devenir
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270 souris génétiquement modifiées pour développer la maladie d'Alzheimer vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une chirurgie de 90 minutes leur implante des électrodes crâniennes, puis leur activité cérébrale est enregistrée en continu pendant 15 à 25 jours, seules en cage, sous antidépresseurs administrés dans l'eau de boisson ou par injection pendant 10 à 20 jours. Le porteur suspecte qu'une partie de ces molécules aggrave les crises d'épilepsie et indique qu'elles pourraient provoquer des crises sévères ainsi qu'une atteinte précoce des points limites. Il qualifie l'isolement prolongé d'"indispensable" à la conduite des enregistrements et écrit être dans l'"obligation" d'utiliser un modèle murin qui "ne peut donc être remplacé par aucun autre modèle".

Objectifs

Dans ce projet, nous utiliserons des souris génétiquement modifiées qui développent la maladie d’Alzheimer (MA) et des activités épileptiques. Nous étudierons les effets de 3 antidépresseurs sur les activités épileptiques présentes chez nos souris. Pour cela, nous utiliserons des techniques d’enregistrement continu de l’activité cérébrale par électroencéphalographie. Compte tenu des connaissances actuelles sur les mécanismes d’action des antidépresseurs et de nos travaux antérieurs, nous suspectons un effet aggravateur de certains anti-dépresseurs et un effet protecteur pour d’autres sur l’activité épileptique dans le cadre de la MA. Notre projet pourrait, à long terme, permettre de limiter la survenue de l’épilepsie chez les patients atteints de la MA en remplaçant les traitements antidépresseurs aggravateurs par d’autres traitements ayant des bénéfices au moins similaires mais non responsables de l’accélération du déclin cognitif.

Bénéfices attendus

Ce projet a pour objectif de déterminer si certains antidépresseurs exacerbent les activités épileptiques présentes chez les souris modèles de la maladie d’Alzheimer et si d'autres antidépresseurs ont un rôle protecteur vis-à-vis de ces mêmes activités. Ainsi, si notre hypothèse se vérifie, ce projet justifiera la mise en place d’études cliniques permettant de tester cette hypothèse chez les patients. A long terme, ce projet pourrait donc permettre de mieux adapter les traitements et ainsi apporter un bénéfice considérable aux patients atteints de la maladie d’Alzheimer (MA) en évitant de majorer leur épilepsie.

Procédures

Les animaux anesthésiés et analgésiés auront une chirurgie (d'une durée maximale de 90 minutes) pour la pose d’électrodes afin de réaliser des électro-encéphalogrammes. Les encéphalogrammes des animaux seront réalisés en continu pendant 15 à 25 jours. Les anti-dépresseurs seront administrés par voie orale en les mélangeant à l’eau de boisson ou injectés durant 10 à 20 jours.

Impact sur les animaux

La chirurgie est susceptible d’induire une douleur modérée au stade post opératoire durant 24-48 heures. L’isolement des animaux au cours des enregistrements électrophysiologiques durera 15 à 25 jours : ceci peut induire un stress modéré. Cet isolement est indispensable à la conduite des enregistrements. Habituellement, les évènements épileptiques des souris modèles de la MA sont essentiellement des pointes isolées qui surviennent pendant le sommeil et ne sont pas associées à une modification comportementale. Mais l’administration chronique de certains antidépresseurs pourraient exacerber ces activités épileptiques et provoquer des crises d'épilepsie sévères et ainsi provoquer une atteinte précoce des points limites. Les pesées peuvent entrainer un stress léger de quelques dizaines de secondes. Le génotypage des animaux pourra entrainer une douleur légère de courte durée.

Devenir

Les animaux seront mis à mort en vue d'analyses histologiques.

Remplacement

Le projet a pour objectif d’évaluer les effets des antidépresseurs couramment utilisés en clinique sur l’épilepsie dans la maladie d’Alzheimer (MA). L'épilepsie comme la dépression dépendent d'interactions qui se font entre différentes régions cérébrales au sein de larges réseaux, qui ne peuvent pas, à l'heure actuelle, être mimées dans de simples cultures cellulaires. Une approche par modélisation informatique des interactions entre maladie d'Alzheimer, épilepsie et antidépresseur ne pourra se faire que sur la base de données expérimentales qui ne sont que parcellaires pour le moment. Ainsi, nous sommes dans l’obligation d’utiliser un modèle murin de la MA qui ne peut donc être remplacé par aucun autre modèle.

Réduction

Le nombre d’animaux par groupe (n = 12 à 16) a été déterminé sur la base de nos études antérieures de l’activité épileptique des souris modèles de la MA, de sorte à avoir une puissance statistique suffisante pour les analyses nécessaires aux comparaisons intergroupes (4 différents traitements) et intragroupes (comparaisons entre chacun des 10 à 20 jours de traitement à la baseline).

Raffinement

Avant le début des enregistrements, les souris sont habituées à la présence de l’expérimentateur grâce à trois séances de manipulation de 10 minutes chacune. Si leur état semble se détériorer, une grille d’évaluation est utilisée pour décider de la conduite à tenir. Deux situations nécessitent une vigilance particulière : La chirurgie, qui peut entraîner douleur ou inconfort. Pour limiter cela, les animaux reçoivent un traitement analgésique avant l’opération, sont maintenus sous anesthésie générale pendant toute la durée de l'intervention, et un anti-inflammatoire est administré à la fin puis le lendemain de la chirurgie. Leur état est contrôlé chaque jour pendant les deux semaines suivant l’intervention. L’isolement lors des enregistrements EEG est nécessaire pour éviter que les souris ne rongent les câbles ou ne se perturbent entre elles. Comme un isolement prolongé peut nuire au bien-être, sa durée est réduite au maximum (15 à 25 jours, alors que la plupart des études sur le sujet imposent jusqu’à 5 semaines).

Choix des espèces

Dans ce projet, nous utiliserons des souris transgéniques modèles de la maladie d’Alzheimer. Cette lignée reproduit de nombreuses caractéristiques de la pathologie observées chez l’humain : plaques amyloïdes, déclin cognitif progressif et activités épileptiques, entre autres. Cette lignée constitue donc un modèle idéal pour l’étude des effets des antidépresseurs sur l’épilepsie dans la MA. Les animaux seront inclus dans le protocole à l’âge adulte, entre 3 et 5 mois. A cet âge, les souris modèles de la MA sont à un stade précoce de la maladie d’Alzheimer mais présentent déjà des activités épileptiques qui ne progressent pas avec l’âge.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
  • Recherche fondamentale
    • Organes sensoriels
Rats : 50
Souffrances
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▲ 50
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Devenir
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 50

Les rats qui présentent une cachexie, des vocalises ou des convulsions sont mis à mort avant la fin de l'étude. 50 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une plaie est ouverte chirurgicalement sur leur dos sous anesthésie, puis pansée, photographiée et traitée trois fois par semaine jusqu'à cicatrisation, chaque animal restant seul en cage trois à quatre semaines pour qu'il n'arrache pas le pansement. Le porteur teste sur ces plaies quatre formulations liquides brevetées, dispositifs médicaux qu'il destine à un développement préclinique puis clinique.

Objectifs

Les plaies cutanées chroniques représentent un problème de santé publique important avec en France près de 50 000 patients atteints d’ulcère de jambe, 40 000 diabétiques avec une plaie du pied et 350 000 escarres. Leur prise en charge induit des coûts importants liés à la chronicité de ces plaies. Les soins sont prolongés, le matériel est parfois coûteux, le temps infirmier nécessaire est important, les arrêts de travail et les hospitalisations sont longues. De plus, ces plaies chroniques ont toujours un retentissement majeur sur la qualité de vie du patient. L’objectif de ce projet est d’évaluer in vivo chez le rat de nouveaux dispositifs médicaux sous forme liquide qui seront appliqués directement sur les plaies cutanées. Des études effectuées sur modèles cellulaires et modèles de peau reconstruite ont permis de démontrer des activités pro-cicatrisante, antimicrobienne et anti-inflammatoire des principes actifs sélectionnés qui composeront les 4 formulations liquides à évaluer. Ce projet exploratoire constituera la toute première évaluation sur un modèle de plaie cutanée chez le rat de ces formulations liquides, en comparaison avec un placebo. Les traitements débuteront dès la fin d’induction des plaies cutanées et seront effectués jusqu’à cicatrisation complète de celles-ci. A l’issue de l’étude, des analyses biologiques seront effectuées sur le sang, la peau cicatrisée et des organes vitaux. Les résultats de ce projet permettront de sélectionner la ou les formulations liquides ayant la meilleure efficacité pour en poursuivre leur développement préclinique et envisager par la suite un développement clinique afin de proposer une nouvelle thérapie pour le traitement de plaies cutanées chroniques.

Bénéfices attendus

La cicatrisation des plaies cutanées est un phénomène naturel de reconstruction de la barrière cutanée mais si les plaies sont mal soignées, cela peut aboutir à des complications. La cicatrisation cutanée fait intervenir différentes phases qui entrainent la disparition de la lésion et le remplacement des cellules atteintes par des cellules saines. Les plaies chroniques qui ne cicatrisent pas, les plaies chirurgicales, les ulcères du pied chez le diabétique, les ulcères veineux… représentent un fardeau pour les patients, les professionnels de la santé et les systèmes de soins de santé, affectant plus de 40 millions de patients et induisant des coûts d’environ 50 milliards d’euros annuellement, et avec un taux de mortalité plus élevé que dans la population générale, pouvant atteindre jusqu’à 20% en fonction de la pathologie considérée. Il est donc très important de tester de nouvelles substances, de nouveaux pansements ou de développer de nouveaux dispositifs médicaux sur des modèles de plaies simples et chroniques représentatifs chez l’animal qui pourront être utilisés par la suite chez l’Homme et ainsi permettre d’améliorer la cicatrisation de ces plaies, surtout les plaies chroniques. Nous allons donc évaluer l’efficacité de nouveaux dispositifs médicaux expérimentaux brevetés se présentant sous forme liquide, tout d’abord sur un modèle de plaie simple, dans la perspective de réalisation par la suite d’études d’efficacité sur des modèles de plaies chroniques et infectées ou non chez le rat sain et diabétique. Ces nouveaux dispositifs médicaux pourraient ainsi à terme, être utilisés chez l’Homme, pour le traitement de plaies cutanées chroniques qui ne cicatrisent pas ou très difficilement.

Procédures

Les 50 rats seront soumis à une procédure chirurgicale pour l’induction d’une plaie cutanée sur une région du dos, procédure effectuée sous anesthésie générale, en 10 minutes environ. Un traitement analgésique sera administré avant l’induction de la plaie cutanée puis éventuellement 6 heures, 12 voire 24 heures après celle-ci si nécessaire, durée suffisante selon notre expérience sur ce modèle de plaie cutanée. Les plaies cutanées, protégées par un pansement de couverture, seront observées, photographiées et traitées 3 fois par semaine jusqu’à cicatrisation complète, sous anesthésie générale, en 10 minutes environ. Un maintien des rats en cage individuelle est nécessaire après induction des plaies cutanées et traitement de celles-ci, pendant 3 semaines, pour éviter qu’ils ne s’arrachent entre eux le pansement de couverture et les sparadraps protégeant les plaies cutanées et permettant le maintien des traitements au contact de celles-ci, mais avec un enrichissement de leur milieu pour assurer leur bien-être. Des cages transparentes ouvertes seront utilisées pour maintenir un contact social visuel, olfactif et auditif entre les rats d’un même portoir. Un prélèvement de sang terminal sera effectué sous traitement analgésique et anesthésie générale profonde à la fin de l’étude et avant euthanasie des animaux, en 2 minutes environ.

Impact sur les animaux

L’induction d’une plaie cutanée, effectuée sous couverture analgésique et anesthésie générale en 10 minutes environ, peut induire une souffrance mais limitée dans le temps. L’hébergement en cage individuelle des rats est nécessaire après induction et traitement des plaies cutanées pour éviter qu’ils ne s’arrachent entre eux le pansement de couverture et les sparadraps protégeant les plaies cutanées et permettant le maintien des traitements au contact de celles-ci. Cet hébergement en cage individuelle des rats, pendant une durée de 4 semaines maximum, peut conduire à un stress par la limitation des interactions sociales directes.

Devenir

Procédure expérimentale 1 (seule procédure expérimentale) : les 50 rats nécessaires à la réalisation de ce projet seront euthanasiés et des prélèvements de peau, au large de la région d’induction de la plaie cutanée et des traitements, et d’un ensemble d’organes, seront effectués pour réaliser des analyses biologiques.

Remplacement

Le remplacement des expérimentations animales par des méthodes alternatives n’est pas envisageable dans le contexte de ce projet. Il n’est en effet pas possible d’utiliser des modèles in vitro ou ex vivo permettant de réaliser des traitements et un suivi sur une durée prolongée, plusieurs semaines, du processus cicatriciel dépendant de mécanismes complexes entre différents types cellulaires qu’il est pour le moment impossible à reproduire in vitro ou ex vivo (influence du microenvironnement cutané, processus inflammatoire et immunitaire, formation de nouveaux vaisseaux sanguins fonctionnels…). L’ensemble de ces facteurs complexes ne peut être appréhendé qu’in vivo sur un modèle animal.

Réduction

Nous utiliserons le nombre minimum d’animaux nécessaire à la réalisation de ce projet et permettant d’effectuer l’ensemble des analyses envisagées et d’obtenir des résultats prédictifs et représentatifs. Ce nombre a été déterminé sur la base de résultats d’études in vitro sur cultures cellulaires et à partir des résultats d’études précédemment menées par notre laboratoire sur ce modèle de plaie cutanée chez le rat ayant montré des effets importants de traitements sur la cicatrisation (surface des plaies cutanées notamment). Des analyses statistiques des résultats obtenus seront réalisées à la fin de l’étude.

Raffinement

Une attention toute particulière sera portée aux animaux lors de l’induction des plaies cutanées (analgésie pré-opératoire, maintien des conditions d’asepsie, maintien de la température corporelle) puis après réalisation de celle-ci (analgésie post-opératoire), ainsi que lors de chaque traitement effectué. Les animaux seront observés quotidiennement tout au long de l’expérimentation, leur poids sera mesuré 3 fois par semaine lors de chaque observation des plaies cutanées et lors de chaque traitement lorsqu’il aura lieu. Si une perte de poids très importante est observée, ou si des signes d’infection ou d’ulcération de la plaie cutanée ou des modifications du comportement des animaux sont observés (cachexie, vocalises, convulsions…), ceux-ci seront euthanasiés dans des conditions éthiques. Les rats seront hébergés dans des cages de taille adaptée dans une animalerie maintenue en cycle de lumière inversé pour observer leur comportement pendant leur phase active et ainsi respecter leur horloge biologique (chronobiologie). Des dispositifs d’enrichissement seront placés dans chaque cage de rat pour assurer leur bien-être, et seront remplacés lors de chaque change de litière (2 fois par semaine). L’utilisation de cages transparentes ouvertes permettra de maintenir un contact social visuel, olfactif et auditif entre les rats d’un même portoir.

Choix des espèces

Le rat est l’espèce animale la plus adaptée pour réaliser ce projet, en raison de sa taille, de sa facilité de manipulation, et du modèle de plaie cutanée validé dans cette espèce qui pourra être utilisé pour la poursuite de ce projet avec des études d’efficacité sur des modèles de plaies chroniques chez le rat sain puis diabétique. Les animaux seront de jeunes rats mâles et femelles âgés de 8-10 semaines et d’un poids de 225-250 g à l’arrivée au laboratoire et de 9-11 semaines et d’un poids de 250-275 g pour la réalisation des expérimentations. Cela correspond à l’âge et au poids de rats utilisés lors de précédentes études sur ce modèle de plaie cutanée ayant donné des résultats significatifs.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Autres poissons : 440
Souffrances
▲ -
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▲ 440
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Devenir
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 440

Entassés une heure par jour pendant dix jours dans un bassin dont on abaisse le volume d'eau, 440 tilapias perdent du poids, refusent de s'alimenter et finissent par perdre une partie de leurs écailles au niveau des nageoires. Ils sont sortis de l'eau dix fois en trois mois pour être pesés et prélevés, subissent une prise de sang, puis sont tous tués, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le stress leur est infligé volontairement, pour mesurer si des taux de vitamines supérieurs aux recommandations aident les poissons d'élevage à mieux le supporter, au bénéfice des producteurs. Le porteur écrit que les prélèvements post mortem serviront à optimiser les rations alimentaires "pour leur bien-être", quand le protocole consiste à entasser et affamer les animaux avant de les tuer.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’évaluer des taux d’incorporation optimum de vitamines dans les rations alimentaires des poissons face à un stress. L’amélioration des conditions d’élevage participe au développement d’une aquaculture plus raisonnée. La nutrition vitaminique joue un rôle clé dans l'optimisation des performances de production et la résistance au stress. Cependant, les conditions d'élevage actuelles ont révélé que les niveaux de vitamines recommandés ne permettent plus d’optimiser la croissance et la résistance au stress et ainsi de promouvoir la santé des poissons d’eau chaude. En effet, la diminution de l’utilisation de la farine de poisson, au profit d’ingrédients d’origine végétale de plus en plus présents dans les rations alimentaires, ainsi que la pression exercée pour limiter l’usage des antibiotiques, rendent nécessaire une réévaluation régulière des apports en vitamines. Ces derniers doivent être adaptés aux différents stades de développement des poissons ainsi qu’aux divers facteurs de stress auxquels ils sont exposés. Malgré l’importance des fonctions des vitamines, peu d’études ont été réalisées pour déterminer les besoins vitaminiques des poissons d’eau chaude. De plus, ces études, réalisées dans des conditions de laboratoire contrôlées et optimales, se basaient uniquement sur la modification d’une seule vitamine dans la ration alimentaire, négligeant de ce fait les interactions de fonctions entre les vitamines et les autres nutriments. Ainsi, les recommandations précédemment établies pour les niveaux d'inclusion de vitamines alimentaires étaient probablement biaisées et sous-optimales pour des applications pratiques avec des formulations alimentaires modernes. Plusieurs études menées sur la truite et la crevette, dont une réalisée sur la truite arc-en-ciel dans le cadre d’un projet antérieur, ont mis en évidence les effets bénéfiques de l’incorporation de niveaux de vitamines supérieurs aux recommandations nutritionnelles. Ces apports renforcés ont notamment amélioré la croissance et la santé des poissons, en particulier lors d’épisodes de stress. Le concept de vitamine optimale s’avère une stratégie nutritionnelle bénéfique afin d’optimiser la physiologie du poisson et les fonctions du système immunitaire en réponse à des conditions de stress. L’objectif de ce projet est de montrer les effets bénéfiques de taux élevés de vitamines chez les poissons d’eau chaude en utilisant le tilapia comme modèle.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet permettront à court terme de mieux comprendre les effets de taux élevés de prémélange de vitamines sur la capacité des poissons d’eau chaude à faire face à des conditions de stress. La mise à disposition des résultats et leur interprétation permettra aux producteurs de poissons d’améliorer leurs conditions d’élevage et de participer à une pisciculture plus raisonnée. Les résultats de ce projet permettront ensuite de comprendre si la supplémentation du précurseur de la forme active de la vitamine D, seul ou en combinaison avec des taux élevés de vitamines, est bénéfique aux poissons d’eau chaude.

Procédures

Les animaux seront soumis à la procédure pour une durée de 17 jours, dont 10 jours de stress d'entassement et 7 jours de récupération. Au cours du stress, le volume de l'eau dans le bassin sera diminué une heure par jour pendant 10 jours Sortie hors de l’eau des poissons pour les pesées et les prélèvements (10 fois en trois mois ; moins de 30 secondes). Prélèvement de sang réalisé une fois par animal avec un temps de prélèvement qui ne dépassera pas une minute.

Impact sur les animaux

Durant la période de stress : Perte de poids, diminution de l'indice corporelle, refus de s’alimenter, dégradation de l’état corporel (pertes partielles des écailles au niveau de la nageoire pectorale et caudale en fin de période de stress). Douleur transitoire à l'endroit du prélèvement de sang réalisé une fois par animal.

Devenir

Les animaux entrant dans la procédure expérimentale seront mis à mort afin de réaliser des prélèvements biologiques. Ces prélèvements permettront de mieux appréhender l'effet de concentrations élevées en vitamines sur la résistance des poissons au stress d'élevage et d'optimiser de ce fait les rations alimentaires pour leur bien-être.

Remplacement

La procédure expérimentale est nécessaire et ne peut pas être remplacée par une autre stratégie n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants. En effet, l"apport en vitaminique sera évaluée au niveau des organes et dans la circulation sanguine. Or, il n'existe pas de modèle in vitro ou in silico intégrés capables de mettre en évidence ce type d’effet sur la stimulation du système immunitaire pour faire face aux stress d’élevage subis par les poissons. Enfin les paramètres zootechniques sont également d’importance pour cette évaluation car étroitement liés à la physiologie du poisson et nécessitent des animaux vivants.

Réduction

Des calculs statistiques détaillés ont été réalisés afin de déterminer le nombre d'animaux adéquat pour ce projet. Les calculs ont été faits sur la base de résultats significatifs obtenus dans d'autres études sur les paramètres du stress (réponse immune, expression de gènes…) chez la truite arc en ciel ayant subis un stress d'élevage. Le nombre d'animaux à utiliser permettra d'apporter de bonnes conditions d'élevage en favorisant une hiérarchie sociale essentielle au bien-être des animaux et d'obtenir des données scientifiquement robustes. Des analyses post-mortem seront réalisées sur les tissus de chaque animal afin de générer le maximum d'informations possibles par animal.

Raffinement

Avant toute manipulation, les tilapias seront anesthésiés. Le stress dû à la capture, à la sortie des bassins et aux les prises de sang seront réduits par une manipulation délicate des animaux par les applicateurs, un séchage modéré des poissons, le port de gants, l’utilisation d’un mousse humide pour poser l’animal sur le support de contention et d’un point de pression sur le site de prélèvement comme décrit dans la procédure qui définit le volume limite de sang et les périodes de récupération nécessaires. Pour protéger le bien-être des animaux, ils seront suivis au moyen de grilles d'évaluation du bien-être animal, et des points limites adaptés seront appliqués immédiatement si un animal semble éprouver des effets indésirables imprévus. Les conditions d’hébergement des animaux sont définies de telle sorte à ce que la densité des animaux par bassin, les paramètres environnementaux (température) ou encore la qualité d’eau procurent le maximum de confort aux animaux, et répondent à la législation en vigueur. Aucun animal ne reste isolé sans contact visuel ou tactile avec ses congénères, ceci afin de réduire au minimum l’angoisse et le stress des animaux.

Choix des espèces

Les concentrations de vitamines évaluées chez le tilapia sont destinées à être incorporées dans les aliments comme additif alimentaire pour les poissons d’eau chaude. Le tilapia est le deuxième plus important groupe de poissons élevé, il est peu exigeant et résistant aux conditions d'élevage. Au début de l’étude les tilapias pèseront 30 grammes. Ils seront élevés pendant 12 semaines, pour pouvoir effectuer les échantillonnages d’organes et les prélèvements de sang demandés par la procédure.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 1900
Souffrances
▲ 700
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▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
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 1900

Comprendre pourquoi les maladies cardiovasculaires frappent davantage les femmes âgées passe ici par l'ablation des ovaires de souris et le prélèvement de leur cœur. 1 900 souris sont concernées par ce premier volet, 700 opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, 1 200 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La chirurgie dure quinze minutes, s'y ajoutent deux prélèvements sanguins et une privation de nourriture, et le porteur reconnaît des risques d'hémorragie, d'adhérences internes, de sutures arrachées et de perte de poids supérieure à 10 %. Cette privation dure quinze heures trente, sans que le RNT explique pourquoi cette durée chez un animal nocturne, alors qu'il en attend une perte de poids rapide, de l'hyperactivité, des comportements d'auto-mutilation et un isolement social.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont la principale cause de décès en Europe, avec 4 millions de morts par an. Elles représentent plus de 50 % des cas et touche davantage les femmes âgées. Ces maladies sont associées à des facteurs comme l’obésité et le diabète de type 2, mais leur diagnostic reste complexe et aucun traitement spécifique n’existe. Cela est dû au manque de connaissances sur les mécanismes de relaxation du cœur. Des laboratoire de recherche ont récemment découvert une nouvelle phase de maturation du cœur après la naissance, caractérisée par l’apparition de structures appelées « crêtes » à la surface des cellules cardiaques. Ces crêtes hébergent des mitochondries spécifiques appelées mitochondries subsarcolemmales (SSM), qui jouent un rôle clé dans la fonction cardiaque. Nous avons, ainsi, développé une méthode spécifique de prélèvement du cœur chez la souris permettant de préserver ces crêtes et leurs mitochondries SSM. Grâce à cela, nous avons identifié les marqueurs moléculaires de la relaxation cardiaque et montré l’influence des œstrogènes et du métabolisme foie sur ces structures. De plus, nos travaux récents indiquent que le rythme circadien (cycle jour/nuit) pourrait également être impliquer dans la régulation de ces structures cardiaque. L’objectif de ce projet est d’explorer plus en détail l’impact des hormones sexuelles, du métabolisme foie et du rythme circadien sur ces crêtes/SSM et sur la fonction cardiaque, en utilisant différents modèles de souris. Nous étudierons aussi les différences entre mâles et femelles pour mieux comprendre pourquoi les MCV touche davantage les femmes âgées. Le projet se déroule dans deux Établissements Utilisateurs.

Bénéfices attendus

L’étude des oestrogènes et du métabolisme du foie en respectant le rythme circadien permettra de mieux comprendre les mécanismes moléculaires régulant la fonction cardiaque physiologique. Ceci apportera des informations indispensables pour mieux comprendre l’apparition des MCV en physiopathologie, et pour, à termes, permettre un diagnostic plus précoce et une meilleure prise en charge (médecine personnalisée homme/femme, moment de la journée le plus propice pour détecter les anomalies diastoliques) de ces patients.

Procédures

Dans le premier établissement utilisateur : chirurgie de 15min - 2 prélèvements sanguins de 10 sec - 1 mise à jeun de 15h30 - mise à mort terminale. Dans le second établissement utilisateur : la mise à mort terminale.

Impact sur les animaux

Pour l’ovariectomie : comme toutes chirurgies, les risques attendus sont majoritairement des complications postopératoires comme des infections, hémorragie, des adhérences internes et des problèmes de cicatrisation (fils cassés). De plus, même si la prise en charge de la douleur est totale lors de cette procédure, l’animal peut ressentir une gêne temporaire lors du réveil dont les signes sont : poils hérissés, isolement des congénères, perte de poids supérieure à 10%. Enfin, des fils de suture peuvent être arrachés les jours suivant l’opération. Un suivi attentif sera réalisé pour limiter ces risques et intervenir rapidement en cas de complication. Concernant la mise à jeun : Le jeun prolongé peut entraîner une perte poids rapide, une augmentation du stress et de la nervosité chez les animaux. Les signes de stress liés à la mise à jeun peuvent inclure une hyperactivité, des comportements d’auto-mutilation ou un isolement social accru. Un suivi strict sera effectué pour minimiser ces effets et garantir que les animaux ne subissent pas de déshydratation excessive ou de détresse importante.

Devenir

Le but à la fin de chaque procédure est d’étudier l’architecture cardiaque au niveau cellulaire et moléculaire. Par conséquent, tous les animaux seront donc euthanasiés à la suite du prélèvement cardiaque.

Remplacement

A ce jour, Il n’existe pas d'autres techniques pour étudier la fonction diastolique et sa dysfonction dans l’ICFEP chez la souris. En particulier, la régulation de la fonction diastolique par les œstrogènes et le métabolisme hépatique ne peuvent être investigués que dans un modèle animal vivant, car ces mécanismes nécessitent l’étude de l’organe en fonctionnement. Les modifications structurales et fonctionnelles causées par l’ICFEP ainsi que l’impact des facteurs environnementaux ne peuvent pas être étudiés que par le prélèvement du coeur permettant un accès direct au tissu cardiaque et à l’architecture en crêtes/SSM des cardiomyocytes mais également à son fonctionnement. En effet, grâce à des techniques d’imagerie confocale et des techniques biochimiques (western blot) sur biopsies cardiaques fraiches, nous pouvons obtenir des informations détaillées sur l’expression et la localisation spatiale de déterminants moléculaires clés des crêtes/SSM et de la fonction diastolique, tels que Ephrin-B1 et Claudine-5. Ces approches permettent une analyse quantitative en profondeur des structures et de leur régulation. De plus, grâce à ces approches d’imagerie spatiale dans le tissu cardiaque, nous pouvons suivre l’expression d'enzymes métaboliques spécifiques des SSM (CPT1b, BDH1, Hexokinase…). Enfin l’utilisation de la microscopie électronique à transmission combinée à la microscopie confocale à fluorescente sur le tissu cardiaque permet de visualiser directement l’architecture des cardiomyocytes à l’échelle cellulaire et au niveau ultrastructural. Ces analyses offrent un aperçu détaillé des processus biologiques à l'échelle tissulaire.

Réduction

L’équipe a mis au point une méthode innovante de prélèvement de biopsies cardiaques qui peuvent être analysées par plusieurs méthodes complémentaires pour étudier les crêtes/SSM. Cette approche permet d’optimiser l'utilisation des animaux, en obtenant plusieurs résultats à partir d’un seul individu. De plus, nos études antérieures ont montré que l’utilisation de 50 souris par groupe constitue le minimum nécessaire pour effectuer une analyse statistique robuste et une évaluation complète de l'architecture et du fonctionnement cardiaque en fonction des différents facteurs externes étudiés. Ce nombre permet de garantir la puissance statistique des résultats, tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Bien-être et suivi des animaux : Pour limiter le stress des souris et assurer leur bien-être, plusieurs mesures sont mises en place. Elles ont un accès permanent à la nourriture et à l’eau, évitant toute déshydratation. Leur environnement est enrichi avec du papier, du carton et des tunnels, favorisant la construction de nids, l’activité physique et les interactions sociales. Un suivi rigoureux est assuré via une grille d’évaluation élaborée avec les soignants, permettant de détecter rapidement tout signe de stress ou d’inconfort et d’adapter les conditions si nécessaire. Intervention chirurgicale (ovariectomie) : Comme toute opération, l’ovariectomie comporte des risques (infection, saignement, cicatrisation difficile). Bien que la douleur soit prise en charge, un inconfort temporaire peut survenir après le réveil. Un suivi quotidien est prévu pendant une semaine afin de s’assurer de la bonne récupération des animaux. En cas de signes de douleur ou de stress (poils hérissés, isolement, perte de poids), un traitement antidouleur sera administré en concertation avec le vétérinaire. Si l’état de l’animal ne s’améliore pas, il sera retiré de l’étude. En cas de rupture des points de suture, une nouvelle anesthésie sera réalisée pour leur remplacement sous surveillance stricte afin de limiter tout inconfort supplémentaire. Mise à jeun : Le jeûne peut provoquer une perte de poids rapide et un stress accru. Pour améliorer la tolérance à cette privation, les animaux seront surveillés et leur environnement enrichi (ajout de nids pour encourager le regroupement et réduire le stress social). De plus, comme les souris sont nocturnes, le jeûne commencera en fin de journée, période où leur métabolisme est plus lent et leurs besoins énergétiques moindres, réduisant ainsi l’impact de la privation alimentaire. Les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport).

Choix des espèces

Nous utilisons des souris car nous avons pu générer grâce à cette espèce de nombreux modèles transgéniques présentant une délétion dans un organe spécifique de protéine d’intérêt pour étudier la régulation de la fonction cardiaque à l’âge adulte chez le mâle et la femelle. Les animaux (les mâles et les femelles) sont tous utilisés au stade postnatal 60 jours (jeune adulte) quand le cœur a fini définitivement sa maturation ou au stade postnatal 20 jours quand le cœur va engager sa dernière phase de maturation cardiaque.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
Souris : 1900
Souffrances
▲ 700
▲ -
▲ 1200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1900

Tuées pour que leur cœur soit prélevé frais, seule façon selon le porteur de préserver les structures de surface qu'il étudie, 1 900 souris vont être utilisées dans ce volet du projet. 700 sont opérées sous anesthésie et tuées avant tout réveil, les 1 200 autres subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Une partie des femelles est ovariectomisée en quinze minutes, toutes passent par deux prélèvements sanguins et une privation de nourriture de quinze heures trente, avant la mise à mort dans le second établissement utilisateur. Le porteur annonce des informations "indispensables" pour un diagnostic plus précoce des maladies cardiovasculaires, quand le projet mesure d'abord l'effet des œstrogènes, du foie et du rythme jour/nuit sur l'architecture des cellules cardiaques.

Objectifs

Les maladies cardiovasculaires (MCV) sont la principale cause de décès en Europe, avec 4 millions de morts par an. Elles représentent plus de 50 % des cas et touche davantage les femmes âgées. Ces maladies sont associées à des facteurs comme l’obésité et le diabète de type 2, mais leur diagnostic reste complexe et aucun traitement spécifique n’existe. Cela est dû au manque de connaissances sur les mécanismes de relaxation du cœur. Des laboratoires de recherche ont récemment découvert une nouvelle phase de maturation du cœur après la naissance, caractérisée par l’apparition de structures appelées « crêtes » à la surface des cellules cardiaques. Ces crêtes hébergent des mitochondries spécifiques appelées mitochondries subsarcolemmales (SSM), qui jouent un rôle clé dans la fonction cardiaque. Nous avons, ainsi, développé une méthode spécifique de prélèvement du cœur chez la souris permettant de préserver ces crêtes et leurs mitochondries SSM. Grâce à cela, nous avons identifié les marqueurs moléculaires de la relaxation cardiaque et montré l’influence des œstrogènes et du métabolisme foie sur ces structures. De plus, nos travaux récents indiquent que le rythme circadien (cycle jour/nuit) pourrait également être impliquer dans la régulation de ces structures cardiaque. L’objectif de ce projet est d’explorer plus en détail l’impact des hormones sexuelles, du métabolisme foie et du rythme circadien sur ces crêtes/SSM et sur la fonction cardiaque, en utilisant différents modèles de souris. Nous étudierons aussi les différences entre mâles et femelles pour mieux comprendre pourquoi les MCV touche davantage les femmes âgées. Le projet se déroule dans deux Établissements Utilisateurs.

Bénéfices attendus

L’étude des oestrogènes et du métabolisme du foie en respectant le rythme circadien permettra de mieux comprendre les mécanismes moléculaires régulant la fonction cardiaque physiologique. Ceci apportera des informations indispensables pour mieux comprendre l’apparition des MCV en physiopathologie, et pour, à termes, permettre un diagnostic plus précoce et une meilleure prise en charge (médecine personnalisée homme/femme, moment de la journée le plus propice pour détecter les anomalies diastoliques) de ces patients.

Procédures

Dans le premier établissement utilisateur : chirurgie de 15min - 2 prélèvements sanguins de 10 sec - 1 mise à jeun de 15h30 - mise à mort terminale. Dans le second établissement utilisateur : la mise à mort terminale.

Impact sur les animaux

Pour l’ovariectomie : comme toutes chirurgies, les risques attendus sont majoritairement des complications postopératoires comme des infections, hémorragie, des adhérences internes et des problèmes de cicatrisation (fils cassés). De plus, même si la prise en charge de la douleur est totale lors de cette procédure, l’animal peut ressentir une gêne temporaire lors du réveil dont les signes sont : poils hérissés, isolement des congénères, perte de poids supérieure à 10%. Enfin, des fils de suture peuvent être arrachés les jours suivant l’opération. Un suivi attentif sera réalisé pour limiter ces risques et intervenir rapidement en cas de complication. Concernant la mise à jeun : Le jeun prolongé peut entraîner une perte poids rapide, une augmentation du stress et de la nervosité chez les animaux. Les signes de stress liés à la mise à jeun peuvent inclure une hyperactivité, des comportements d’auto-mutilation ou un isolement social accru. Un suivi strict sera effectué pour minimiser ces effets et garantir que les animaux ne subissent pas de déshydratation excessive ou de détresse importante.

Devenir

Le but à la fin de chaque procédure est d’étudier l’architecture cardiaque au niveau cellulaire et moléculaire. Par conséquent, tous les animaux seront donc euthanasiés à la suite du prélèvement cardiaque

Remplacement

À ce jour, il n’existe pas d’autre méthode permettant d’étudier le fonctionnement du cœur et ses dysfonctionnements dans les maladies cardiovasculaires chez la souris. En particulier, le rôle des œstrogènes et du métabolisme du foie dans la régulation du cœur ne peut être exploré que dans un organisme vivant, car ces mécanismes nécessitent d’observer le cœur en pleine activité. L’évolution des maladies cardiovasculaires et l’impact des facteurs extérieurs ne peuvent être étudiés qu’en prélevant le cœur. Cela nous permet d’accéder directement aux tissus cardiaques et à leurs structures spécifiques (crêtes/SSM), tout en analysant leur fonctionnement. Grâce à des techniques d’imagerie et d’analyse biochimique sur des échantillons frais, nous pouvons examiner en détail les éléments moléculaires essentiels au bon fonctionnement du cœur. Ces approches permettent aussi d’observer et de mesurer avec précision la structure et la régulation du tissu cardiaque. En combinant différentes méthodes d’imagerie, nous pouvons non seulement suivre l’expression d’enzymes spécifiques aux mitochondries des crêtes/SSM, mais aussi visualiser directement l’organisation des cellules du cœur. Ces analyses apportent ainsi une compréhension approfondie des processus biologiques en jeu à l’échelle du tissu cardiaque.

Réduction

L’équipe a mis au point une méthode innovante de prélèvement de biopsies cardiaques qui peuvent être analysées par plusieurs méthodes complémentaires pour étudier les crêtes/SSM. Cette approche permet d’optimiser l'utilisation des animaux, en obtenant plusieurs résultats à partir d’un seul individu. De plus, nos études antérieures ont montré que l’utilisation de 50 souris par groupe constitue le minimum nécessaire pour effectuer une analyse statistique robuste et une évaluation complète de l'architecture et du fonctionnement cardiaque en fonction des différents facteurs externes étudiés. Ce nombre permet de garantir la puissance statistique des résultats, tout en minimisant le nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Bien-être et suivi des animaux : Pour limiter le stress des souris et assurer leur bien-être, plusieurs mesures sont mises en place. Elles ont un accès permanent à la nourriture et à l’eau, évitant toute déshydratation. Leur environnement est enrichi avec du papier, du carton et des tunnels, favorisant la construction de nids, l’activité physique et les interactions sociales. Un suivi rigoureux est assuré via une grille d’évaluation élaborée avec les soignants, permettant de détecter rapidement tout signe de stress ou d’inconfort et d’adapter les conditions si nécessaire. Intervention chirurgicale (ovariectomie) : Comme toute opération, l’ovariectomie comporte des risques (infection, saignement, cicatrisation difficile). Bien que la douleur soit prise en charge, un inconfort temporaire peut survenir après le réveil. Un suivi quotidien est prévu pendant une semaine afin de s’assurer de la bonne récupération des animaux. En cas de signes de douleur ou de stress (poils hérissés, isolement, perte de poids), un traitement antidouleur sera administré en concertation avec le vétérinaire. Si l’état de l’animal ne s’améliore pas, il sera retiré de l’étude. En cas de rupture des points de suture, une nouvelle anesthésie sera réalisée pour leur remplacement sous surveillance stricte afin de limiter tout inconfort supplémentaire. Mise à jeun : Le jeûne peut provoquer une perte de poids rapide et un stress accru. Pour améliorer la tolérance à cette privation, les animaux seront surveillés et leur environnement enrichi (ajout de nids pour encourager le regroupement et réduire le stress social). De plus, comme les souris sont nocturnes, le jeûne commencera en fin de journée, période où leur métabolisme est plus lent et leurs besoins énergétiques moindres, réduisant ainsi l’impact de la privation alimentaire. Les animaux seront transportés entre les deux établissements suivant une procédure de transport déclarée lors de l’agrément de l’établissement (cheminement et conditions de transport validés par signature d’une charte de transport).

Choix des espèces

Nous utilisons des souris car nous avons pu générer grâce à cette espèce de nombreux modèles transgéniques présentant une délétion dans un organe spécifique de protéine d’intérêt pour étudier la régulation de la fonction cardiaque à l’âge adulte chez le mâle et la femelle. Les animaux (les mâles et les femelles) sont tous utilisés au stade postnatal 60 jours (jeune adulte) quand le coeur a fini définitivement sa maturation ou au stade postnatal 20 jours quand le coeur va engager sa dernière phase de maturation cardiaque.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 4500
Rats : 7500
Cochons d'Inde : 200
Souffrances
▲ -
▲ 5850
▲ 6350
▲ -
Devenir
 -
 -
 820
 11380

Soumis à des stimulations thermiques, tactiles ou chimiques poursuivies jusqu'à ce qu'ils retirent le membre stimulé, 7 500 rats, 4 500 souris et 200 cochons d'Inde vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Une partie subit en plus une chirurgie de trente à soixante minutes pour la pose d'un cathéter, ou une opération destinée à produire une douleur postopératoire mesurable. Il s'agit d'évaluer deux à huit candidats médicaments par an, le choix de l'espèce dépendant du produit testé. 300 souris, 500 rats et 20 cochons d'Inde seront gardés en vie pour être réutilisés, à condition de n'avoir reçu aucun traitement aux effets inconnus et de n'avoir subi aucun prélèvement de structures nerveuses.

Objectifs

La douleur aiguë est un signal d’alarme essentiel pour l’organisme, permettant de détecter et de répondre rapidement à des stimuli potentiellement nocifs. Ce processus repose sur la nociception, qui est définie comme la détection et la transmission des signaux liés à des stimuli nocifs par les récepteurs sensoriels périphériques (nocicepteurs) jusqu’au système nerveux central. Contrairement à la douleur, qui inclut une dimension sensorielle et émotionnelle subjective, la nociception correspond strictement au mécanisme physiologique de détection de ces stimuli. Les nocicepteurs peuvent répondre à 3 types de stimuli : tactiles, thermiques, ou chimiques. Dans le cadre du développement préclinique de nouveaux traitements, il est crucial d’évaluer les candidats médicaments pour leurs effets à la fois sur la douleur aiguë et sur les mécanismes de nociception. Les modèles animaux jouent un rôle fondamental dans cette démarche en offrant un cadre contrôlé pour étudier les réponses nociceptives, notamment chez des animaux naïfs (non exposés à des expériences douloureuses antérieures) afin de garantir une réponse non biaisée. Ces modèles permettent d'une part de réaliser l'évaluation préliminaire de substances à potentiel analgésique, et d'autre part d’examiner les effets anti-nociceptifs des composés, en explorant leur potentiel à moduler les voies physiologiques impliquées dans la transmission et la perception des signaux nocifs. Les objectifs de ce projet sont donc 1/ de définir les effets des candidats médicaments sur la nociception dans des modèles animaux de douleur aiguë, 2/ d'étudier la capacité des molécules à moduler les voies nociceptives centrales et périphériques, en mesurant des paramètres tels que la latence de réponse aux stimuli et 3/ d'identifier les candidats les plus prometteurs pour une évaluation dans des modèles de douleur plus translationnels, en amont d'une transition clinique.

Bénéfices attendus

L’évaluation des effets des candidats sur la nociception offre une opportunité d’approfondir les connaissances sur les voies centrales et périphériques impliquées dans la douleur aiguë. Ces informations peuvent orienter le développement de nouvelles cibles thérapeutiques ou aider à repositionner des molécules existantes. De plus, en identifiant les candidats médicaments ayant un fort potentiel anti-nociceptif, ce projet permettra sélectionner les molécules les plus prometteuses pour les essais précliniques et cliniques. Cela contribue à une meilleure allocation des ressources et à une progression plus rapide des projets de recherche et développement. Enfin, les douleurs aiguës sévères restent souvent mal prises en charge avec les thérapies actuelles, en raison de leur efficacité limitée ou de leurs effets secondaires importants. Ce projet vise à répondre à ces lacunes en identifiant des solutions thérapeutiques innovantes et adaptées aux patients dans ce cadre particulier. En fonction des espèces et des procédures, il est prévu d'étudier de 2 à 8 nouveaux traitements par an dans ce projet.

Procédures

Une phase d'administration (durée de l'ordre de la minute) sera réalisée. L'administration est majoritairement unique dans ce type de tests. Elle pourra être chronique dans certains cas précis (en général 1 fois par jour, pendant 1 à 2 semaines en fonction de la spécificité du traitement). En cas de nécessité d'implanter un cathéter, la chirurgie dure environ 30 à 60 minutes. Les tests de stimulation thermique ou tactile incluront l'injection du composé suivie de l'évaluation des animaux dans maximum deux tests de douleur évoquée à 4 temps (de l'ordre de quelques secondes à 5 minutes par test). Lorsqu'une chirurgie sera nécessaire pour l'injection d'un composé, les animaux seront évalués dans maximum deux tests à 2 temps. Dans le cas de la stimulation chimique, l'induction sera réalisée par administration d'un réactif (environ 1 minute, sous contention ou sous anesthésie). Les animaux seront évalués dans maximum deux tests de douleur évoquée à deux temps. Dans le cas du modèle de douleur post-opératoire, les animaux seront soumis à une courte phase de chirurgie (de l'ordre de 10 minutes, sous anesthésie). Les animaux seront évalués dans maximum trois tests de douleur évoquée à trois temps. Pour chacune des procédures, le comportement général des animaux sera évalué (observation avec ou sans manipulation, de l'ordre de 5 à 15 minutes). Des prélèvements sanguins (en général 1 par animal) pourront être réalisés (durée de l'ordre de la minute, sous anesthésie légère ou non).

Impact sur les animaux

Les manipulations réalisées au cours des procédures peuvent entraîner un stress le temps de l'administration de réactif, de substance, ou lors du test ou du prélèvement sanguin, notamment du fait de la contention. Les tests de douleur aigue entraînent de fait une douleur brève (le temps de la stimulation), localisée sur la zone stimulée ; la stimulation est arrêtée dès la réaction de retrait de l'animal et il est attendu que la douleur soit de courte durée. En cas de chirurgie, une douleur post-opératoire sera observée, sans impact significatif sur l'activité locomotrice (l'animal pourra continuer à se déplacer de manière à assouvir ses besoins fondamentaux).

Devenir

Les animaux témoins, sans lésion et ne présentant aucun signe de douleur, pourront être maintenus en vie pour réutilisation s'ils ont bien récupéré des tests (observation par un vétérinaire et par le personnel compétent), et s'ils n'ont pas été soumis à des prélèvements de tissus pour analyse de biomarqueurs notamment (par exemple, prélèvement de structures nerveuses, ce qui rendrait impossible leur maintien en vie). Les animaux ayant reçu l'administration d'un traitement en voie de développement dont les effets ne sont pas connus et pourraient être délétères seront euthanasiés.

Remplacement

Les cultures cellulaires et les organoïdes permettent d’étudier des processus spécifiques, tels que la signalisation nociceptive au niveau des neurones sensoriels. Cependant, ils ne reproduisent pas l’ensemble du contexte biologique d’un organisme, comme l’interaction entre les organes périphériques et le cerveau. En effet la nociception résulte d’interactions dynamiques entre le système nerveux périphérique, le système nerveux central, et de multiples médiateurs biochimiques, et la douleur plus particulièrement, réfère à un ressenti et une adaptation comportementale face à ce ressenti. Ces processus impliquent des boucles de régulation complexes (neurotransmission, neuroinflammation, modulation centrale, etc.) qui ne peuvent pas être reproduites de manière complète dans des modèles in vitro ou in silico. Bien que les candidats médicaments puissent donc être sélectionnés en amont pour leur potentiel à répondre via certaines voies spécifiques, il reste nécessaire d'évaluer les molécules sélectionnées dans des modèles animaux.

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés pour chaque test sera optimisé de façon à intégrer dans une même expérience la relation dose/effet ou la comparaison par rapport à une substance de référence. Un effectif acceptable sera défini afin d'obtenir une puissance statistique suffisante pour interpréter les résultats de façon correcte, évitant ainsi une répétition des tests. En fonction des paramètres étudiés, les tests paramétriques ou non paramétriques pertinents seront appliqués. Aussi, autant que cela sera possible sans affecter le bien-être des animaux, des prélèvements sanguins en cours d'étude seront envisagés, permettant ainsi de collecter des données biochimiques sur la molécule testée sans utiliser un plus grand nombre d'animaux.

Raffinement

Le raffinement des méthodes expérimentales pour réduire au maximum la souffrance animale est mis en oeuvre grâce à l'utilisation de points limites clairement établis, permettant d'euthanasier tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse dépassant le cadre de l'étude. En cas de doute sur l’état général de l’animal, une évaluation approfondie sera réalisée quotidiennement jusqu'au retour aux paramètres physiologiques normaux ou jusqu’à atteinte des points limites. Un formulaire interne spécifique à l’espèce sera alors complété. Il intègre l’aspect général, l’aspect du pelage, des yeux, la posture, les réactions de l’animal quand il est approché ou stimulé, la respiration, l’appétit, le poids, l’état d’hydratation, les tremblements ou les convulsions, la présence de plaie, de tumeurs ou autres évènements imprévisibles. Ce formulaire de suivi des points limites permet de prendre les bonnes décisions en évitant toute souffrance animale. Il est aussi mis en place un enrichissement complet dans l'hébergement des animaux (e.g. sous la forme de jouets, litière, objets de nidification, objets à ronger ou mastiquer, présence de congénères...). Pendant la phase chirurgicale (le cas échéant), les animaux sont anesthésiés et analgésiés, le programme d’anesthésie et d’analgésie étant défini par un vétérinaire, afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. De plus, la phase de chirurgie est raffinée au maximum, par la mise à disposition d’oxygène ou air ambiant à concentration ajustable, de tapis chauffants et/ou de lampes chauffantes et de soins post-opératoires complets.

Choix des espèces

Le rat, la souris et le cobaye sont des modèles très couramment utilisés en recherche préclinique dans le domaine de la nociception et douleur, car les circuits impliqués dans la nociception et la modulation de la douleur sont bien conservés entre ces différentes espèces et l'Homme. De plus, chez le rat et la souris, la disponibilité de lignées transgéniques permet d’explorer les mécanismes spécifiques de la douleur mais aussi des voies humanisées pour certains gènes. Le choix de l'espèce sera déterminé par les connaissances disponibles sur le produit testé. Après le sevrage (âge minimum 4 semaines), en général autour de 2-3 mois (jeunes adultes), afin d'étudier les traitements chez des animaux présentant un système nerveux mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
Souris : 384
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 384
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 384

384 souris porteuses d'une mutation qui détruit la cohésion des cellules du cœur vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. La thérapie génique leur est injectée entre le deuxième et le cinquième jour de vie, sur souriceau vigile, puis chaque animal passe quatre à six examens cardiaques, électrocardiogramme sans anesthésie ou échographie sous anesthésie légère. Le porteur indique qu'une mort subite peut survenir à partir de huit mois, comme chez les personnes atteintes, et que les souris reproductrices seront tuées à cet âge. Il décrit par ailleurs les tissus cardiaques humains qu'il fabrique en trois dimensions à partir de cellules souches comme très prometteurs, avant de conclure qu'un modèle animal "reste nécessaire".

Objectifs

La cardiomyopathie arythmogène du ventricule droit est une maladie génétique du cœur qui touche environ 1 personne sur 5000, soit plusieurs milliers de cas en France. Elle provoque une perte de cohésion entre les cellules du cœur, ce qui entraîne des troubles du rythme cardiaque et peut provoquer une mort subite chez de jeunes adultes. À ce jour, il n’existe aucun traitement curatif pour cette maladie. Les recherches se concentrent sur le muscle du cœur, pour mieux comprendre sa structure et son fonctionnement. Pour étudier la maladie de façon réaliste, il est nécessaire d’utiliser une lignée de souris qui reproduit fidèlement la maladie humaine. L’objectif est de tester chez ces souris une thérapie génique capable de prévenir l’apparition de la maladie ou, au minimum, d’en ralentir le développement.

Bénéfices attendus

Ce projet utilise un modèle de souris déjà existant, qui reproduit très fidèlement la maladie humaine appelée cardiomyopathie arythmogène du ventricule droit. Cette maladie génétique empêche les cellules du cœur de bien rester attachées entre elles, ce qui provoque des troubles du rythme cardiaque et peut conduire à une mort subite chez de jeunes adultes. Les résultats de ces recherches permettront de valider une stratégie de thérapie génique et pourront aussi aider à mieux comprendre d’autres formes de la maladie causées par d’autres gènes. À long terme, l’objectif est de mettre au point une thérapie génique capable de traiter tous les patients atteints de cette maladie, quelle que soit l’anomalie génétique en cause.

Procédures

Dans ce projet, la thérapie génique sera testée avec une seule injection, effectuée sur le souriceau vigile. L’injection ne dure que quelques secondes. Pour suivre l’évolution, chaque souris sera examinée minimum 4 fois au cours de sa vie (et 6 foix au maximum) grâce à des méthodes simples et indolores : un électrocardiogramme sur animal vigil pour contrôler le rythme du cœur, ou une échographie cardiaque sous légère anesthésie pour observer son fonctionnement. Ces examens sont rapides (environ 15 minutes au total) et réalisés de façon regroupée pour limiter le stress et les manipulations des animaux.

Impact sur les animaux

L’injection prévue peut provoquer une douleur légère et passagère chez le nouveau-né. Comme pour toute injection, il existe aussi un faible risque d’infection à l’endroit où elle est réalisée. La manipulation des animaux peut être une source de stress. Avant l’âge de 8 mois, certains animaux peuvent présenter une augmentation des troubles du rythme cardiaque, ce qui peut leur causer un inconfort. À partir de 8 mois, une mort subite peut survenir, comme cela est décrit dans cette maladie. Les examens cardiaques (électrocardiogramme et échographie)sont non invasifs et largement utilisés, sans effets secondaires connus. Pour l’échographie, une anesthésie légère est nécessaire : elle peut entraîner un refroidissement de l’animal, un ralentissement de la respiration et du rythme cardiaque, mais ces effets sont contrôlés et réversibles.

Devenir

Les animaux utilisés dans le cadre de ce projet seront euthanasiés en fin de procédure. Les animaux surnuméraires dans un groupe serviront pour compléter d'autres groupes. En fin d'inclusion, des euthanasies seront effectuées par une méthode règlementaire.

Remplacement

Depuis plusieurs années, nous essayons de développer des modèles de cœur humain en laboratoire, grâce à des cellules souches et à des techniques de bioingénierie en 3 dimensions. Ces approches permettent de créer des tissus cardiaques et de réduire l’utilisation d’animaux pour les recherches. Cependant, il n’est pas encore possible de reproduire en laboratoire toute la complexité d’un organisme vivant, avec l’ensemble des mécanismes qui régulent le cœur et expliquent l’apparition de maladies comme la cardiomyopathie arythmogène du ventricule droit. De plus, l’effet réel d’une thérapie génique ne peut pas encore être évalué uniquement avec ces méthodes de substitution, même si elles sont très prometteuses. C’est pourquoi un modèle animal reste nécessaire pour répondre à certaines questions essentielles, notamment pour vérifier et valider de nouvelles approches thérapeutiques.

Réduction

Pour ce projet, nous avons utilisé des simulations statistiques afin de déterminer le nombre minimal de souris nécessaires. L’objectif est d’obtenir des résultats fiables tout en réduisant au maximum le nombre d’animaux utilisés. Les calculs tiennent compte des différents groupes de comparaison (selon les gènes et les traitements) et de la mortalité attendue dans certains cas. De cette façon, nous nous assurons d’avoir 5 à 10 animaux par groupe en fin d’étude, ce qui est le strict minimum pour pouvoir tirer des conclusions solides. Les deux sexes sont utilisés et répartis de façon équilibrée. Les naissances sont ajustées au fur et à mesure pour éviter un excès d’animaux, et les souris surnuméraires sont intégrées uniquement si elles permettent de compléter un groupe manquant. Au total, le plan de recherche prévoit environ 384 souris sur 5 ans, auxquelles s’ajoutent une petite marge liée à la reproduction nécessaire pour maintenir la lignée. Ce chiffre correspond au nombre le plus réduit possible, tout en permettant de répondre aux questions scientifiques posées.

Raffinement

Les souris sont élevées dans de bonnes conditions de confort, en groupe avec leurs congénères, dans des locaux où la température, l’humidité et l’alternance jour/nuit sont soigneusement contrôlées. Elles ont en permanence accès à de la nourriture et de l’eau grâce à un système automatique. Leur environnement est maintenu parfaitement sain grâce à la stérilisation du matériel et à l’utilisation d’eau purifiée. Des objets d’enrichissement (papier, coton, bois, rouleaux en carton ou abris) sont également ajoutés pour stimuler leur comportement naturel. La santé des animaux est vérifiée chaque jour. Pour limiter le stress, les manipulations sont réduites au minimum, faites rapidement et avec douceur. Lors des injections, tout est prévu pour réduire au maximum l’inconfort : les souriceaux sont sortis de la cage pour une durée très courte, maintenus au chaud, manipulés avec précaution, puis replacés immédiatement dans leur nid, avec vérification qu’ils soient bien repris par leur mère. Pendant les examens cardiaques non-invasifs, des mesures spécifiques assurent leur bien-être : l’échographie est réalisée sous une anesthésie très légère pour stabiliser cœur et respiration, et un gel protecteur est appliqué sur les yeux si l’examen dure plus de dix minutes ; l’électrocardiogramme (ECG) est effectué sans anesthésie, afin d’éviter des manipulations supplémentaires. Les animaux sont suivis attentivement tout au long de leur vie. Une surveillance renforcée est mise en place dès l’âge d’un mois pour les animaux les plus fragiles. Si un problème de mobilité survient, de la nourriture hydratée est placée au sol pour qu’ils puissent s’alimenter facilement.

Choix des espèces

La souris est le modèle le plus utilisé et le mieux documenté pour étudier les maladies du cœur. La lignée sur laquelle nous travaillerons reproduit fidèlement la cardiomyopathie arythmogène du ventricule droit chez l’homme, une maladie grave pour laquelle il n’existe pas encore de traitement curatif. C’est le seul modèle connu qui permette de tester une thérapie génique et d’étudier les modifications au niveau des cellules, des molécules et du fonctionnement du cœur. L’objectif est de stabiliser les structures des cellules cardiaques affectées par la maladie. Le suivi du cœur se fera grâce à des examens non invasifs qui permettent de mesurer le rythme et la contraction cardiaque, et de vérifier l’efficacité de la thérapie. Les résultats obtenus chez la souris pourront ensuite servir à envisager un développement de cette thérapie chez l’homme. Comme la maladie se déclare tôt chez l’homme, les injections de thérapie génique seront réalisées sur des souris très jeunes (2 à 5 jours), et les animaux seront suivis jusqu’à l’âge de 6 mois. Les souris utilisées pour la reproduction seront employées jusqu’à 8 mois avant d’être euthanasiées, conformément aux règles de l’expérimentation animale.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 160
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 160
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 160

Une posture inhabituelle, un poil hérissé, un dos voûté, un retrait des congénères : ces signes déclenchent la mise à mort immédiate de l'animal. 160 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue pour analyse des tissus impliqués dans l'homéostasie calcique. Une maladie rénale chronique leur est induite par un changement d'alimentation qui provoque une perte de poids culminant au dixième jour, avec vingt et un gavages quotidiens et quatre prises de sang sous contention. Ce que le projet doit établir tient en une phrase du porteur, savoir si une molécule "dont l'utilisation a récemment été protégée par un brevet" prévient ou guérit la maladie.

Objectifs

Les maladies rénales chroniques (MRC) touchent environ 10% de la population mondiale et représentent une cause majeure de morbidité et de mortalité. Actuellement, les traitements disponibles ralentissent la progression mais ne permettent pas la régénération des tissus rénaux ni l’arrêt complet de la maladie. La compréhension fine des mécanismes de fibrose, d’inflammation et de perte néphronique est indispensable pour développer des thérapies innovantes. Le présent projet vise à déterminer si une molécule innovante dont l'utilisation a récemment été protégée par un brevet, prévient, ou traite les MRC.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra de déterminer si le traitement permettra de prevenir ou de guérir la MRC.

Procédures

Quatre prises de sang suivie d'une compensation hydrique sur animal vigile sous contention à une distance d'au moins 15 jours (30 secondes par prelevement). Vingt et une administration journalière par gavage (30 secondes par administration). Tous les 2 jours, un suivi du poids corporel (30 secondes par souris) est réalisé.

Impact sur les animaux

Comme la MRC, ce modèle est accompagné d'une perte de poids qui atteint son pic à jour 10 après changement de nourriture (modérée). Si les signes d’une souffrance ou d’une douleur sont manifestés (posture inhabituelle, poil hérissé, dos vouté, retrait et absence d’interaction avec les congénères, état défensif), l’animal sera mis à mort immédiatement (sévère). Aucun effet secondaire n'a été rapporté pour la molécule utilisée dans cette étude. Bien que ce risque soit quasiment nul, la répétition des gavages par une personne formée en utilisant des sondes adaptées à la taille de la souris pourrait conduire à une fausse route (modérée). Les prises de sang dont la contention pourrait produire un stress (léger).

Devenir

En cas de point limite atteint et à la fin de la procédure, tous les animaux seront mis à mort pour analyser les différents tissus impliqués dans l'homéostasie calcique.

Remplacement

La physiologie rénale murine présente une très forte analogie avec celle de l'Homme permettant une transposition pertinente des résultats. Les reins ont une structure complexe et des interactions cellulaires impossibles à reproduire intégralement in vitro. Les modèles animaux permettent d’étudier l’évolution de la maladie sur le long terme dans un organisme complet, de tester l’efficacité et la sécurité des molécules candidates avant le passage chez l’humain, et de comprendre les voies de signalisation impliquées.

Réduction

Afin de déterminer le potentiel thérapeutique de notre molécule, des analyses histologiques, de l'expression de gènes et de protéines, ainsi que de cytométrie devront être réalisées sur les animaux. Les souris ayant 2 reins, nous pourrons diminuer le nombre de souris par lot. Les deux reins d'un animal ne seront jamais analysés deux fois par la même technique. Des analyses de variances utilisant les différents lots de souris seront réalisées pour déterminer avec précision les effets thérapeutiques.

Raffinement

L'environnement sera enrichi pour l'ensemble des animaux. La surveillance sera visuelle, avec un suivi de l'aspect général de l'animal, sa posture et son comportement. Les animaux seront suivis tout au long de l'expérience, par observation de leur comportement général, ainsi que par mesure de leurs poids tous les 2 jours ouvrés. Après les prises de sang, une compensation hydrique sera réalisée ainsi qu'une surveillance de la zone de prélevement. Pour eviter un stress supplémentaire, les souris seront hebergées en groupe de 2-5 et tous les animaux auront de la nourriture liquide gélifiée dans la cage à partir de l'instant où un animal est amaigri. Une grille de scoring de la douleur sera utilisée pour l’évaluation de la douleur, et la mise à mort ne sera effective que si suffisamment de critères sont réunis d’après la dite grille. Un volume equivalent de NaCl tiédi sera administré pour respecter la compensation hydrique et une surveillance du site de prélevement sera réalisée dans les 24 heures suivantes. Après les gavages, la capacité des souris à se déplacer et s'alimenter sera surveillée.

Choix des espèces

La physiologie rénale murine présente une très forte analogie avec celle de l'Homme permettant une transposition pertinente des résultats. La MRC se declarant à l'age adulte, nous utiliserons des souris males et femelles agées de 8-10 semaines.