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    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Saumons : 480
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Pour compléter un dossier réglementaire européen visant à étendre aux salmonidés un additif déjà autorisé chez les volailles et les porcs, 480 truites arc-en-ciel vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles subissent un jeûne de vingt-quatre heures avant chaque pesée, des pesées collectives sous anesthésie aux jours 21, 42 et 63, et des pesées individuelles hors de l'eau au début et à la fin des quatre-vingt-quatre jours d'essai. Le porteur juge ces données "indispensables" à l'autorisation de mise sur le marché, et présente l'extension de l'additif comme un levier d'amélioration des performances de croissance en aquaculture. En fin d'essai, 176 truites sont tuées pour le prélèvement de leur carcasse, de leur foie et de leurs viscères, les 304 autres partant dans des bassins extérieurs de la pisciculture, hors du circuit expérimental et de la chaîne alimentaire.

Objectifs

Ce projet a pour objectif d’évaluer l’efficacité d’un additif alimentaire chez la truite arc-en-ciel. Cet additif est déjà autorisé en Europe pour les volailles et les porcs, classé dans la catégorie des additifs alimentaires. La société demandeuse souhaite étendre son utilisation aux salmonidés.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice attendu de ce projet est de générer des données expérimentales robustes et scientifiquement validées sur l’efficacité de l’additif alimentaire chez la truite arc-en-ciel. Ces données sont indispensables pour compléter le dossier réglementaire demandé par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), en vue d’une autorisation de mise sur le marché de l’additif pour les salmonidés. Cet additif est déjà autorisé en alimentation animale pour les monogastriques (volailles et porcs) en Europe, où il est classé dans la catégorie des acides aminés, leurs sels et analogues. Son extension à l’alimentation des poissons pourrait constituer un levier d’amélioration des performances de croissance et de l’efficacité alimentaire dans les systèmes aquacoles.

Procédures

Au début et à la fin de l’expérimentation, tous les poissons seront individuellement pesés et mesurés, après une période de jeûne de 24 heures visant à limiter le stress lié à la manipulation. La durée de manipulation hors de l’eau est estimée à moins d’une minute par poisson. Aux jours J21, J42 et J63, la biomasse de chaque bassin sera estimée par une pesée collective des poissons, réalisée sous anesthésie. Les 304 poissons restants seront anesthésiés pour une pesée individuelle comme mentionné précédemment, puis replacés dans les bassins extérieurs de la pisciculture, hors du circuit expérimental et de la chaîne alimentaire. La durée des pesées collectives de l’ensemble des poissons à chaque point de mesure sera d’environ une heure, tandis que les pesées individuelles réalisées en début et en fin d’essai sont estimées à trois heures.

Impact sur les animaux

Les nuisances potentielles liées à cette expérimentation restent limitées. Elles concernent principalement une tolérance individuelle éventuellement variable à l’additif testé, bien que celui-ci soit reconnu comme sûr aux doses administrées. Par ailleurs, les manipulations nécessaires (pesées toutes les trois semaines après 24 h de jeûne, prélèvements finaux) peuvent générer un stress transitoire, réduit au minimum par l’anesthésie et la réalisation des procédures par du personnel habilité.

Devenir

En fin d’essai (J84), 176 poissons seront euthanasiés pour permettre la réalisation de prélèvements post-mortem (carcasse, foie, viscères) et mesurer des paramètres qui ne peuvent pas être obtenus sur des animaux vivants (composition corporelle, indice somatique, rétention des nutriments). Les 304 poissons non prélevés ne seront pas remis dans le circuit d’élevage de recherche ou de la chaine alimentaire mais dans le circuit hors expérimentation (replacés dans les bassins extérieurs de la pisciculture).

Remplacement

La finalité de cette étude est de mesurer les effets d’un additif nutritionnel sur la croissance et l’efficacité alimentaire de la truite arc-en-ciel dans des conditions d’élevage aquacole standardisées. Ces paramètres dépendent d’interactions physiologiques complexes incluant la digestion, le métabolisme, le comportement alimentaire et la dynamique de croissance à l’échelle de l’organisme entier. Ce type d’évaluation ne peut pas être réalisé avec des modèles in vitro (cultures cellulaires) ou in silico (modélisation mathématique).

Réduction

La réduction du nombre d'animaux est un objectif central de ce protocole. Le nombre de poissons par bassin a été défini au minimum, en tenant compte à la fois de la variabilité biologique observée lors d’expériences antérieures et des exigences en matière de bien-être animal (prévention des comportements agressifs liés à des effectifs trop faibles). Des analyses de puissance statistique ont été réalisées pour justifier le nombre minimal de réplicats (bassins) et de poissons par traitement. Cette approche permet donc d’optimiser le nombre d’animaux tout en garantissant la robustesse des résultats scientifiques.

Raffinement

Des conditions d’élevage classiques et optimisées seront utilisées : photopériode naturelle, température stable à 17°C +/- 1°C, qualité d'eau optimale avec dégazage (afin d’éliminer l’azote dissous) et niveau d’oxygène dissous compris entre 8,5 et 9,5 ppm avec un débit adapté de 0,3 litre par seconde permettant un renouvellement de 5 à 7 fois par heure. La taille et le type de bassins seront adaptées à la taille des poissons (bassins extérieurs de 80 cm de diamètre et de 50 cm de haut à 220 L d’eau munis d’un couvercle et demi-couvercle occultant assurant la sécurité des poissons vis-à-vis des nuisibles (oiseaux) et permettant aux poissons de disposer d'une zone d'ombre et d’un espace pour se cacher, réduisant ainsi leur stress), la densité des truites sera optimale, et un nettoyage des bassins sera effectué régulièrement lors de chaque pesée toutes les 3 semaines. Les animaux seront nourris manuellement à satiété visuelle deux fois par jour. Un suivi quotidien du bien-être animal sera évalué à l’aide d’une fiche d’évaluation quantitative des points limites. Les critères évalués sont : la prostration et l’isolement prolongé de l’animal, la nage anormale, la prise alimentaire perturbée et la position inhabituelle dans la colonne d’eau. Le second critère physique évalue le changement de volume anormal, les lésions comportementales dues aux blessures ou maladies, l’apparition de malformations, ainsi que l’aspect général de la peau. En cas de détection de dépassement de points limites, l’animal sera euthanasié via les procédures réglementaires.

Choix des espèces

La truite arc-en-ciel est la première espèce piscicole produite en France et a donc un poids agronomique et commercial important, ce qui en fait un choix privilégié pour cet essai. Les poissons utilisés dans cette étude seront au stade juvénile au démarrage de l’essai, et élevés jusqu’à atteindre le stade portion (taille commerciale). Ce choix est justifié par les lignes directrices de l’EFSA concernant l’évaluation de l’efficacité des additifs pour l’alimentation des poissons. Pour que les résultats soient recevables, l’EFSA recommande une durée minimale d’essai de 84 jours, une taille finale des poissons comprise entre 200 et 300 g. Ces critères garantissent la représentativité des conditions d’élevage commercial et la pertinence des résultats pour l’évaluation réglementaire du produit.

  • Maintien des lignées génétiquement modifiées
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    • Troubles cardiaques
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    • Système cardiaque
Rats : 650
Souffrances
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 650

Tous les rats de cette lignée naissent homozygotes pour une mutation qui leur fait développer une polykystose rénale, avec des kystes dans les reins et parfois le foie, une hypertrophie rénale et une insuffisance rénale chronique. 650 rats vont naître de ces accouplements et être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, la seule intervention déclarée étant la mise en accouplement. Le porteur écrit que les élever sur place réduit les coûts d'acquisition et permet d'adapter la production à l'avancement de ses projets. Il annonce que 100 % des animaux seront replacés dans l'élevage ou utilisés dans d'autres projets du laboratoire, tout en indiquant qu'aucun ne sera gardé au-delà de six mois et qu'ils seront mis à mort à cet âge, avant que la maladie n'entre dans sa phase sévère.

Objectifs

La polykystose rénale (PCK) autosomique est la maladie héréditaire rénale la plus fréquente, et généralement liée à des mutations des gènes. La polykystose rénale autosomique se caractérise aussi par des atteintes cardiaques et vasculaires, lesquelles sont potentiellement impliquées dans la progression de la dysfonction rénale. Ce sont des animaux génétiquement altères (AGA) car Ils portent une mutation spontanée ou induite dans un gène impliqué dans la polykystose rénale autosomique récessive (ARPKD). Cette mutation est héréditaire et stable, transmise selon un mode autosomique récessif. Elle provoque la formation de kystes rénaux et parfois hépatiques, mimant la maladie humaine.

Bénéfices attendus

La polykystose rénale autosomique est la maladie héréditaire rénale la plus fréquente, caractérisée par un déclin lent et progressif de la fonction rénale. Malgré les traitements actuels, cette pathologie évolue inévitablement vers une insuffisance rénale terminale. L’élevage de ces rats directement au laboratoire présente plusieurs avantages. D’une part, cela permet de réduire les coûts d’acquisition ; d’autre part, disposer des animaux sur place nous offre la possibilité d’adapter la production en fonction des besoins spécifiques et de l’avancement de chaque projet. En outre, ces animaux étant généralement produits aux États-Unis, leur élevage local permet d’éviter le stress lié à un transport prolongé, contribuant ainsi à améliorer leur bien-être. Nous élevons des rats PCK homozygotes (génotype PCK/PCK), un modèle reposant sur une mutation autosomique récessive. De ce fait, tous les descendants expriment systématiquement le phénotype pathologique. Nous avons choisi d’utiliser cette lignée car elle développe spontanément une polykystose rénale autosomique récessive, la maladie que nous souhaitons étudier dans le cadre de nos deux projets scientifiques. Ce modèle présente l’avantage de développer rapidement une insuffisance rénale chronique, caractérisée par l’apparition de kystes corticaux et médullaires, ainsi qu’une hypertrophie rénale progressive. Cela nous permet de réduire le temps de maintien des animaux en animalerie et de les utiliser rapidement dans nos expérimentations.

Procédures

Mise en accouplement

Impact sur les animaux

Les animaux seront suivis quotidiennement. Dans le cas éventuel d’observation d’effets indésirables dus au génotype, nous utiliserons une grille d’évaluation du bien-être animal, sous forme d’un tableau. Le suivi clinique des rats révèle une progression caractéristique de la polykystose rénale au fil du temps. Jusqu’à l’âge de 4 à 5 mois, les animaux restent généralement asymptomatiques, bien que les kystes rénaux se développent progressivement de manière silencieuse.Les animaux seront mis à mort à l'âge de 6 mois avant que ne se déclarent des déficites sévères.

Devenir

Sur la totalité des animaux, 100% sont attendus pour avoir le bon génotype et seront replacés dans l’élevage ou utilisés pour d’autres projet du laboratoire. Nous élevons des rats PCK homozygotes (génotype PCK/PCK), ce modèle reposant sur une mutation autosomique récessive. Ainsi, tous les descendants expriment systématiquement le phénotype pathologique.

Remplacement

L’utilisation des animaux est obligatoire, car le développement de la dysfonction rénale et de la dysfonction cardiaque lors de la polykystose rénale autosomique est multifactoriel et aucune approche in silico, in-vitro ou ex vivo ne permet d'établir l'implication/interaction de tous les mécanismes impliques. Cependant dans l’objectif de limiter le nombre d'animaux utilisés dans ce projet, nous mettrons en place certaines expériences in-vitro (tests de prolifération de cellules, interactions cellules-cellules) pour étudier les mécanismes impliqués dans les effets observés..

Réduction

Pour réduire au maximum le nombre d’animaux nécessaires au maintien de la lignée les couples initiaux seront réceptionné, plus accouplé, et des animaux des deux sexes seront replacés dans d’autres projet du laboratoire, afin d’utiliser l’intégralité des animaux générés à l’animalerie. Afin d’éviter la surproduction d’animaux servant au maintien de la lignée OGM dans notre animalerie, une stratégie de cryopréservation de sperme sera mise en place.

Raffinement

Les conditions d’hébergement sont spécifiquement adaptées : litière douce, enrichissement de l’environnement (abris, objets à ronger), et accès illimité à l’eau. Les animaux ne sont pas maintenus au-delà de 6 mois, afin d’éviter l’apparition de la phase terminale de la maladie. Étant donné que l’état pathologique commence à se dégrader de manière significative à partir de 6 mois, aucune mesure spécifique supplémentaire ne sera mise en place, puisque les animaux issus de notre reproduction ne dépasseront pas cet âge. Nous resterons cependant très attentifs à tout signe de perte de poids ou de déshydratation. Une surveillance rigoureuse de la consommation d’eau sera assurée, et des précautions particulières seront prises pour garantir un bon suivi. Des pesées régulières seront effectuées afin d’adapter l’alimentation, notamment par l’ajout de nourriture enrichie dans les cages si nécessaire.

Choix des espèces

Les effets de l’anticorps neutralisant la vasopressine seront déterminés en utilisant la souche de rats. Cette souche a la particularité de développer spontanément un polykystose rénale comparable à la polykystose rénale humain. De plus seul l'utilisation des animaux vivants permettent pour comprendre les interactions entre les différents organes (rein, cœur, foie...) et les altérations neuro-humorales, immunitaires, métaboliques. Ainsi, les procédures expérimentales ne peuvent être remplacées par d'autres méthodes expérimentales n'impliquant pas l'utilisation d'animaux vivants et susceptibles d'apporter le même niveau d'information. Les rats mâles jeunes seront randomisés dès l'âge de 4 semaines renterrons dans le protocole scientifique à l’âge de 6 semaines. Les animaux ne seront pas maintenus au sien de notre animale au-delà de 6 mois. Nous effectuerons nous même au sein de notre animalerie les reproductions nécessaires pour obtenir les 400 pck/pck Les deux sexes seront utilisés. Il n’y aura pas de mise à mort précoce liée au sexe, puisque mâles et femelles seront intégralement inclus dans les deux projets scientifiques.

  • Recherche appliquée
    • Troubles endocriniens
Souris : 60
Souffrances
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60 souris rendues obèses par onze semaines d'un régime dont 60 % des calories viennent des graisses vont recevoir soixante-quatorze injections quotidiennes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles passent quinze pesées, deux mesures de composition corporelle et une session de soixante-douze heures en cage individuelle pour mesurer leurs dépenses énergétiques, isolement que le porteur reconnaît comme une nuisance pour une espèce sociale. Toutes sont tuées pour des prélèvements d'organes. Le projet teste le candidat médicament d'un client à un stade précoce de développement, et le porteur rappelle que plusieurs molécules anti-obésité autorisées ces vingt dernières années ont été retirées du marché pour effets secondaires graves.

Objectifs

L'obésité dans le monde a presque triplé depuis 1975, pour atteindre plus d'1 milliard de personnes en 2022, selon l'OMS. L'obésité est alors considérée comme un véritable fardeau de santé publique, pour lequel une variété de thérapeutiques, de procédures chirurgicales et de dispositifs médicaux sont actuellement à l'étude. Le présent projet est relatif à une étude menée à un stade précoce du développement d'un candidat médicament de notre client et vise à tester son efficacité anti-obésité chez la souris rendue obèse par une alimentation enrichie en graisse. Le projet devra permettre de montrer l'impact d'un traitement chronique du candidat médicament sur l'appétit, les dépenses énergétiques et, en conséquence, sur le poids corporel du modèle d'obésité.

Bénéfices attendus

Ce projet s'inscrit dans le cadre du développement d'un composé anti-obésité visant l'humain. Alors que plusieurs molécules anti-obésité ont été autorisées ces vingt dernières années, un grand nombre d'entre elles se sont vues retirées du marché en raison d'effets secondaires graves. Seules 3 spécialités sont actuellement approuvées en Europe pour des traitements de longue durée du surpoids et de l'obésité, mais leur efficacité s'avère néanmoins très limitée. L'obésité est donc une pathologie présentant un besoin médical important sur le plan thérapeutique. Si l'issue du projet s'avère favorable, le développement dans lequel s'engage notre client pourrait aboutir à la mise sur le marché d'une nouvelle molécule anti-obésité.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : 1) Manipulations par les expérimentateurs pour des mesures de poids corporel (15 mesures au cours de l'étude; durée de la mesure : 1 minute); 2) Injection quotidienne de traitements ou du composé de référence ou véhicule (74 administrations; durée de l'administration : 1 minute); 3) Analyse non invasive de composition corporelle (2 mesures; durée de la mesure: 2 minutes); 4) Mesure de dépenses énergétiques (1 session de mesures de 72h)

Impact sur les animaux

De par leur caractère social, l'hébergement en cage individuelle constituera une nuisance d’isolement sur les animaux. Les animaux garderont toutefois un contact visuel et olfactif avec leurs congénères. Les mesures de poids corporel et autres manipulations ainsi que les mesures de composition corporelle pourront être source de stress du fait d'une entrave aux mouvements de courte durée. Les injections de traitement ou véhicule seront source de douleurs légères de courte durée et de stress. Enfin, le caractère obèse des souris sera source d'inconfort en réduisant légèrement leur capacité de mouvement.

Devenir

L'ensemble des animaux seront euthanasiés à l'issue de l'étude pour prélèvements d'organes nécessaires à des dosages biochimiques.

Remplacement

L’utilisation d’animaux à des fins scientifiques se justifie ici car il n’existe aucune méthode de substitution n’utilisant pas l’animal de laboratoire et permettant l’étude de l’impact d’un composé sur le poids corporel, la composition corporelle, la prise alimentaire et les autres paramètres altérés dans le cadre des troubles métaboliques. Par ailleurs, bien que le composé testé ait fait l'objet de plusieurs études réalisées in vitro dans les premières phases de son développement, l'étude in vivo reste une étape règlementaire incontournable pour la constitution d'un dossier de demande de premières études sur l'homme (passage aux études cliniques).

Réduction

Le nombre d’animaux utilisés a été calculé et rationalisé à partir de l'expérience acquise par notre laboratoire sur l'analyse des paramètres d'intérêt mesurés sur le modèle de souris soumis à une alimentation enrichie en graisses. Ainsi, le nombre d'animaux par groupe a été adapté en fonction des paramètres d'intérêt de façon à être en mesure de mettre en évidence une différence statistiquement significative sur les paramètres étudiés. Les données seront analysées par un test statistique adapté.

Raffinement

Le protocole a été planifié de façon à limiter au maximum le stress et l’inconfort des animaux sans compromettre les objectifs de l’étude. Les traitements seront administrés par des expérimentateurs rodés à ce type de pratique. Les animaux seront hébergés en cages individuelles pour les besoins de l’étude mais les animaux conserveront des contacts olfactifs et visuels. Un enrichissement des cages sera assuré par l'ajout d'igloos, de matériels de nidification et de briquettes en bois spécialement conçues pour le rongeur. Enfin, un suivi journalier des animaux à l'aide d'une grille de score permettra une action rapide en cas d'atteinte des points limites établis. Ces actions incluent, entre autres, une surveillance renforcée et l'emploi d'analgésiques en cas de douleur avérée.

Choix des espèces

Le modèle de souris nourris avec une alimentation enrichie en graisses (60% de l'apport calorique provenant des graisses) est un des modèles de souris les plus classiquement utilisés et les mieux documenté dans le cadre d'études précliniques menées dans le contexte des troubles métaboliques. Les animaux seront utilisés au stade adulte âgés de 17 semaines (souris obèses) et de 18 semaines (souris non obèses). Le choix de ce stade de développement est guidé par la population humaine ciblée par les composés testés, à savoir une population adulte et tient compte d'une période de préconditionnement de 11 semaines de régime enrichi en graisse réalisée chez notre fournisseur.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
    • Cancers
    • Troubles immunitaires
Souris : 212
Souffrances
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 212

Immunisées à trois reprises avec un adjuvant qui peut former des abcès au point d'injection, puis greffées de cellules tumorales, 212 souris vont être utilisées, 112 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 100 un niveau léger. Pendant les quatre semaines de l'expérience, celles qui portent des tumeurs peuvent perdre du poids, cesser de bouger et s'isoler, et toutes sont tuées pour que leurs organes soient prélevés. Le projet cherche des fragments de protéines capables de déclencher une production d'anticorps, première étape avant des essais sur des modèles animaux de cancers, l'élargissement de l'offre thérapeutique aux patients venant au terme d'une longue chaîne d'étapes. Sur l'effectif, le porteur écrit seulement que "les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés", et annonce des points limites "stricts et spécifiques au projet" sans en nommer aucun.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'identifier des fragments de protéines dont l'expression est impliquée dans la progression de certains cancers. Nous espérons identifier des fragments de protéines induisant la production d'anticorps dans le but, par la suite, de tester leur efficacité dans des modèles animaux de cancers ce qui entrainerait à terme un élargissement de l'offre thérapeutique pour les patients.

Bénéfices attendus

Le but est d'identifier des fragments de protéines dont l'expression est impliquée dans la progression de certains cancers chez l'homme et à terme d'élargir l'arsenal thérapeutique pour les patients.

Procédures

Injection de produit : 3 fois, sur animaux vigiles ; durée du geste: 1-2 min. Injection de cellules: 1 fois, sur animaux vigiles ; durée du geste: 1-2 min. Injection de traitement sur souris vigiles : 4 injections (2 fois/semaine sur 15 jours); durée totale du geste 1-2 min. Prélèvement de sang: 1 fois/souris sur souris anesthésiées ; durée du geste : 1-2 min.

Impact sur les animaux

Les injections répétées peuvent induire une douleur légère et transitoire ou une irritation au niveau du site d’injection. L’utilisation de l’adjuvant peut entrainer la formation d’abcès au point d’injection. Afin de réaliser les prélèvements de sang, les animaux seront anesthésiés, ce qui pourra engendrer un stress et une douleur légère de courte durée. Sur la durée entière de l’expérience (soit environ 4 semaines), les souris avec les tumeurs peuvent perdre du poids ou présenter des troubles du comportement (immobilité, isolement...).

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de récupérer les organes en vue de l’analyse de la production d’anticorps et de la réponse immunitaire

Remplacement

La réponse immunitaire suite à une vaccination ainsi que les réponses anticorps impliquées dans la réponse immune antitumorale sont complexes. L’efficacité d’un vaccin ne peut être évaluée que dans des organismes entiers et les modèles in vitro ne permettent pas de mimer fidèlement les réponses immunitaires ni le microenvironnement tumoral. C’est pourquoi il est nécessaire d’avoir recours à des modèles animaux. Ces modèles sont fondamentaux pour étudier l’efficacité de nouveaux traitements thérapeutiques. Ils sont un prérequis nécessaire avant le lancement d’essais cliniques chez l’homme.

Réduction

Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

Raffinement

Les animaux sont maintenus dans des groupes de plusieurs individus dans un environnement enrichi. Des points limites stricts et spécifiques au projet ont été déterminés. Les prélèvements sanguins sont réalisés sous analgésie et anesthésie générale.

Choix des espèces

Afin de développer des vaccins thérapeutiques contre la progression du cancer chez l'homme, les traitements développés doivent préalablement être validés chez l'animal. La souris est un mammifère de choix classiquement utilisé dans la littérature pour les études de production d'anticorps. Il est nécessaire que l'animal soit adulte (âge supérieur à 8 semaines) afin que le système immunitaire soit mature.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
Souris : 683
Souffrances
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▲ 283
▲ 400
Devenir
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 683

683 souris vont être utilisées, 400 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et 283 un niveau modéré, toutes tuées pour l'analyse de leurs tissus. Une partie porte une mutation qui provoque une scoliose, une cyphose, une atrophie musculaire et une durée de vie raccourcie. Chaque semaine pendant neuf semaines, elles reçoivent une injection dans l'orbite de l'œil sous anesthésie, sont retournées sur le dos une minute pour le test de posture, et passent jusqu'à vingt-deux heures seules en cage pour la mesure de leur activité locomotrice, avant une mesure de force sous anesthésie profonde. Le porteur écrit qu'aucune méthode alternative n'évalue ces peptides sur "l'organisme entier" et que l'évaluation in vivo est un "prérequis indispensable" avant toute application clinique.

Objectifs

L'objectif de ce projet est d'évaluer la toxicité et l'efficacité de peptides thérapeutiques dans le traitement des myopathies centronucléaires et de la maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT). En effet, aucun traitement curatif n'est disponible sur le marché actuellement pour ces deux maladies qui sont fortement invalidantes. Les myopathies centronucléaires sont des maladies génétiques rares qui affectent notamment la fonction des muscles squelettiques qui se caractérise par une faiblesse musculaire généralisée. Selon les formes graves, les symptômes apparaissent dès la naissance, mais peuvent se développer à tout moment de la vie avec une espérance de vie drastiquement réduite. La CMT est une maladie génétique qui affecte les nerfs périphériques et qui se manifeste par une faiblesse musculaire progressive avec des premiers symptômes pouvant apparaitre au cours de l’enfance.

Bénéfices attendus

Nous espérons identifier un ou plusieurs peptides thérapeutiques efficaces et non toxiques dans nos modèles murins qui constituerai(en)t alors une piste thérapeutique pour les patients atteints de la maladie de Charcot-Marie-Tooth ou d'une myopathie centronucléaire.

Procédures

Une injection rétro-orbitale d’une durée maximale de 30 secondes sous anesthésie sera réalisée une fois par semaine pendant 9 semaines. Un anesthésique local sera déposée sur l'oeil, 2 minutes avant l'injection. Des prélèvements sanguins seront réalisés à 3 semaines d'âge, 8 semaines d'âge et avant la mise à mort. Les prélèvements sanguins seront compensés par une injection équivalente de sérum physiologique. Des tests de comportement peu invasifs qui permettront d’évaluer les performances et capacités motrices de l’animal (activité locomotrice, posture) seront réalisés une fois par semaine chez l’animal vivant à partir de 3 semaines jusqu’à l’âge de 17 semaines maximum. Le test de posture sera réalisé une fois par semaine, avec un temps de repos minimal de 10 minutes entre chaque essai, pour une durée maximale d’une minute par essai. L’activité locomotrice spontanée de l’animal sera acquise pendant 22h au maximum, période au cours de laquelle les animaux seront hébergés individuellement, sans toutefois subir un isolement sensoriel (pas d'isolement olfactif, ni auditif). Un à deux prélèvements de sang (sur animal vigile) seront réalisés sur 180 animaux. La production de force sera mesurée sur une durée maximale de 30 minutes et les souris recevront une anesthésie profonde et un anti-douleur dont l’administration ne durera pas plus de 5 secondes.

Impact sur les animaux

Une partie des animaux sont porteurs de la mutation qui entraine une perte de poids, une scoliose et une cyphose, une atrophie musculaire, une faiblesse musculaire et une durée de vie réduite par rapport à des animaux contrôles. Pour ces animaux, seuls les mâles sont affectés. L’injection rétro-orbitale et les prélèvements sanguins seront à l’origine d’une douleur légère au point de piqûre et la contention manuelle de l’animal génèrera un stress léger/inconfort. Le test d’activité locomotrice nécessite un isolement pendant 22 heures ce qui peut provoquer un stress chez l’animal, cependant il ne s'agit pas d'un isolement sensoriel (pas d'isolement olfactif, ni auditif). Le test de posture entraine un stress lors du retournement de l’animal pendant une minute maximum. Une anesthésie profonde d’un anesthésique et d’un anti-douleur sera à l’origine d’une douleur légère au point de piqûre et la contention manuelle de l’animal génèrera un stress léger/inconfort.

Devenir

Les animaux seront mis à mort afin de collecter les tissus pour réaliser des analyses moléculaires et histologiques.

Remplacement

Afin d’évaluer l’efficacité thérapeutique des peptides pour les myopathies centronucléaires et la maladie de Charcot-Marie-Tooth, le modèle murin est privilégié. L’efficacité ainsi que la toxicité des peptides candidats ont déjà été évaluées sur différents types de cellules. L’utilisation d’un modèle cellulaire permet d'avoir une première idée de l'efficacité mais ne permet pas d’évaluer les effets sur la contractilité du muscle, ni d’évaluer les effets sur l’ensemble de l’organisme. La nécessité de pouvoir réaliser des mesures de force repose sur l’importance d’évaluer la faiblesse musculaire, caractéristique clinique principale des myopathies centronucléaires et de la maladie de Charcot-Marie-Tooth. Ces mesures de force sont également impossibles à réaliser sur fibres musculaires de biopsies humaines compte tenu de la rareté de ces maladies et des limites liées à l’analyse des biopsies musculaires chez l’Homme. L’utilisation d’un modèle animal est donc primordiale. D’autre part, il n’existe pas de méthode alternative qui permette d’évaluer l’efficacité de ces peptides sur l’organisme entier et dans des conditions in vivo. Dans ce contexte, il convient de signaler que l’évaluation in vivo de potentielles thérapies est un prérequis indispensable avant toute application clinique.

Réduction

Uniquement les peptides démontrant une faible toxicité et une efficacité sur cellule seront testés sur modèles animaux. La toxicité sera ensuite déterminée sur un faible nombre de souris saines et uniquement les candidats faiblement ou non toxiques seront utilisés sur un plus grand nombre d’animaux pour une preuve d’efficacité. Cela limitera significativement le nombre d’animaux nécessaires à l’ensemble de l’étude. Les travaux antérieurs ont démontré qu’un échantillon de 15 animaux par groupe est requis pour garantir la fiabilité des tests statistiques, qui consisteront à comparer les différents groupes d’animaux et les différents traitements entre eux.

Raffinement

Les nouveau-nés seront hébergés avec leurs parents jusqu’au sevrage. L’analyse de la capacité à se retourner et à se mouvoir, la couleur de la peau, la présence d'une poche de lait seront évalués chez le nouveau-né tous les 2 à 3 jours. A partir du sevrage, les animaux seront hébergés en groupe. Le milieu sera enrichi avec des nids et des tunnels. Les animaux seront observés quotidiennement et pesés 2 à 3 fois par semaine. Dès lors qu’une perte de poids sera notée, les animaux seront pesés quotidiennement. Si des difficultés de locomotion apparaissent, de la nourriture gélifiée sera placé dans la cage. La plupart des expérimentations seront réalisées à l’aide de tests permettant une exploration peu invasive de la fonction musculaire dans des conditions physiologiques in vivo ce qui limite le développement de la douleur. Afin de diminuer le stress lié aux différents tests, une session de familiarisation sera effectuée pour chaque test avant le début du suivi. Pour les mesures de force in situ, l’animal sera anesthésié par injection intrapéritonéale d’un mélange de produits anesthésiants induisant une anesthésie profonde et analgésiants permettant d’éliminer le stress et la douleur liés à la procédure. L’animal sera placé sur une plaque chauffante tout au long de la procédure afin de maintenir la température corporelle à sa valeur basale. Un contrôle visuel de la respiration sera effectué.

Choix des espèces

Les modèles murins utilisés reproduisent les différentes formes de la pathologie humaine en termes de mutation, de gène muté et de sévérité clinique. Dans cette étude, deux modèles seront étudiés. Un modèle qui développe des symptômes sévères de myopathie à partir de 4 semaines après la naissance avec une étude de 3 à 9 semaines. Un deuxième modèle vers 8 semaines d’âge, avec des animaux qui présentent des symptômes légers et une étude de 8 à 17 semaines. Si le traitement améliore le phénotype, les animaux générés développeront moins ou pas de symptômes.

  • Recherche appliquée
    • Alimentation animale
Chats : 36
Chiens : 36
Souffrances
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Devenir
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Pour valider des recettes d'aliments industriels avant leur commercialisation, 36 chiens et 36 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Ils subissent des prises de sang jusqu'à une fois par semaine pendant trente-deux semaines, des écouvillonnages salivaires ou rectaux, des prélèvements de poils par tonte, et des séjours en box individuel de trois à cinq jours d'affilée, jusqu'à deux fois par mois, pour la collecte de leurs urines et de leurs selles. Le porteur reconnaît que cet isolement provoque du stress et que l'aliment testé peut déclencher un inconfort digestif ou une allergie, et affirme qu'aucun modèle ne prédit la digestion d'un aliment chez le chien et le chat. Aucun n'est tué à l'issue : ils restent sur le centre jusqu'à leur placement en famille d'accueil à partir de l'âge de huit ans, ou plus tôt s'ils développent un trouble de santé ou de comportement.

Objectifs

Ce projet a pour but le développement d'aliments équilibrés pour chiens et chats. L’objectif de ce protocole est de s’assurer de la bonne adéquation entre la disponibilité des nutriments (en quantité et qualité) et les besoins des chiens et des chats pour les maintenir en bonne santé, en particulier lorque l'aliment est innovant (nouveaux ingrédients, niveaux de nutriments atypiques, nouvelle technologie de fabrication). Pour être complets, ces tests doivent comprendre un suivi clinique, pondéral et alimentaire des animaux, l'évaluation de la tolérance digestive ainsi qu'un suivi de certains paramètres sanguins. En fonction du profil de l'aliment étudié, d'autres paramètres pourront être évalués nécessitant des prélèvements complémentaires (urine, poils, écouvillonnage salivaire/fécal).

Bénéfices attendus

Connaissance sur les besoins nutritionnels et le comportement alimentaire des chats et des chiens. Connaissance sur les effets de nouveaux ingrédients/nutriments sur la santé des chats et des chiens, et identification de nouvelles solutions nutritionnelles. Formulation de produits au plus près des besoins des chats et des chiens pour leur garantir une tolérance optimale.

Procédures

Prélèvements sanguins (a minima au début et à la fin de l'étude, et maximum 1 fois par semaine sur une durée maximum de 32 semaines). Les animaux étant habitués à ces gestes, la prise de sang ne dure que quelques secondes. Prélèvements salivaires ou fécaux (écouvillonnage, utilisation de tubes spécialement conçus pour la récolte, ou récolte après émission spontanée): durée de quleques secondes. maximum 1 fois par semaine Prélèvement de poils (tonte ou rasage sur une zone < 10 cm2): durée de quleques secondes. maximum 1 fois par semaine. Récolte de selles et d'urines nécessitant un hebergement individuel: non systématique, 3 à 5 jours consécutifs maximum, 2 fois par mois maximum.

Impact sur les animaux

Possible stress lors de la réalisation de prises de sang et douleur légère à la ponction de l'aiguille. Possible stress lors des contentions pour les prélèvements de poils, de salive ou de matière fécale. Possibilité d'intolérance au produit consommé (inconfort digestif, allergie...). Si une collecte individuelle de selles et/ou d'urines est nécessaire, les animaux devront être hébergés individuellement sur de courtes périodes (3 à 5 jours d'affilée au maximum), ce qui pourra entraîner du stress ou de l'énervement.

Devenir

Tous les animaux sont gardés en vie et recevront un suivi vétérinaire et des soins adaptés à leur état de santé. Les animaux seront gardés sur le centre jusqu’à leur replacement en famille d’accueil à partir de l’âge de 8 ans, ou plus tôt s'ils développent un trouble de santé ou de comportement.

Remplacement

Chaque espèce animale possède son propre métabolisme ainsi que ses propres performances digestives et urinaires pour un aliment donné. Il est donc important d’utiliser les espèces auxquelles les aliments sont destinés. A ce jour il n'existe pas de modèle qui puisse approcher la digestion, l’absorption et la métabolisation d’un aliment chez le chien et le chat. Il faut donc passer par des essais au cours desquels les chats et chiens reçoivent l’aliment à évaluer.

Réduction

Le nombre d’animaux (chiens ou chats) minimum requis pour évaluer de façon fiable la qualité de l’aliment évalué est de 8 (calculs de puissance effectués sur des données retrospectives de centres de recherche travaillant sur la digestibilité). Ce chiffre correspond également au minimum imposé par les autorités de certains pays pour valider l’enregistrement de produits. Compte tenue de la durée des essais, 10 animaux seront inclus pour garantir un minimum de 8 animaux en fin de procédure.

Raffinement

Les animaux bénéficient d'un plan de suivi vétérinaire (examens réguliers, vétérinaire sur site), sont examinés quotidiennement par les techniciens animaliers, et ont des sorties quotidiennes d'exercice et de socialisation. L'état de stress lors de réalisation de prises de sang et aux autres prélevements (poils, écouvillons salivaire/rectal) et examen nécessitant une contention est minimisé par un personnel qualifié et des animaux habitués à la contention. Lorsque les animaux sont placés en box individuels pour la collecte de selles et d'urines, ils maintiendront des contacts visuels et olfactifs avec leurs congénères, et seront sortis quotidiennement par petits groupes. Durant ces périodes, ils bénéficieront de davantage de contact humain par les soigneurs. L'état de stress qui pourrait être lié aux phases d'hebergement en box individuel est minimisé par une habituation progressive des animaux à cet environnement, et la présence d'un personnel qualifié auprès d'eux toute la journée. Une phase d'apprentissage des animaux de plusieurs mois avant leur inclusion dans les protocoles de récoltes permet de sélectionner les sujets non stressés. Enfin, pour minimiser les possibilités d'inconfort digestif liés à l'évaluation d'aliments aux matières premières innovantes, les formules à tester seront validés par des toxicologues, formulateurs et nutritionnistes. Des analyses nutritionnelles et bactériologiques seront réalisées après chaque fabrication pour s'assurer de la qualité et de la conformité des aliments distribués.

Choix des espèces

Les espèces cibles des aliments développés étant le chien et le chat, les formules doivent être validées sur les espèces auxquelles elles seront destinées. Il n’existe pas à ce jour de modèle qui puisse prédire la bonne consommation d’un aliment chez le chien et le chat, sa tolérance, et sa faculté à être correctement assimilé pour répondre aux besoins de maintenance du chat et du chien. Tous les animaux inclus seront agés au minimum d'un an pour évaluer l'adéquation de l'aliment testé avec les besoins nutritionnels en maintenance à l’âge adulte.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
  • Recherche fondamentale
    • Système cardiaque
    • Système musculosquelettique
    • Système nerveux
Souris : 2720
Souffrances
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▲ 2720
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Devenir
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 2720

Nées avec une mutation qui réduit leur poids dès le sevrage, des souris modèles d'une maladie mitochondriale deviennent apathiques entre un mois et un mois et demi, et certaines perdent brutalement du poids puis s'isolent entre quatre et sept mois. Une échographie cardiaque sous anesthésie générale, un test sur tapis roulant et cylindre rotatif, une IRM cérébrale de trente à soixante minutes, deux administrations orales par jour pendant deux mois et trois prélèvements de sang à la veine submandibulaire jalonnent le protocole appliqué à 2 720 animaux, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le porteur range en sévérité modérée les seules nuisances liées aux gestes expérimentaux et décrit à part la dégradation due à la mutation, tout animal isolé dans sa cage ou ayant perdu plus de 20 % de son poids étant mis à mort. Les reproducteurs sont gardés pendant leur phase reproductive, de deux à six mois, puis tués comme tous les autres.

Objectifs

Les mitochondries jouent le rôle essentiel de centrale énergétique dans nos cellules. Les maladies mitochondriales regroupent de nombreuses pathologies héréditaires qui résultent d'un dysfonctionnement du métabolisme énergétique mitochondrial. Ces pathologies ont été associées à de nombreux symptômes incluant désordres du mouvement, cécité, surdité, épilepsie, accidents vasculaires, atteintes cardiaques ou encore neurodégénérescence. Les maladies mitochondriales peuvent débuter à tout âge, de la naissance, dans l'enfance et chez l’adulte jeune. A ce jour il n’existe pas de traitement curatif pour ces maladies. De ce fait, la recherche dans ce domaine des thérapies pour ces maladies mitochondriales est capitale. Nous avons identifié des médicaments candidats pouvant améliorer le fonctionnement des mitochondries. Certaines de ces molécules prometteuses ont été ensuite testées sur des cellules de peau de patients de maladies mitochondriales. Afin de tester les effets bénéfiques de ces médicaments sur un modèle in vivo, nous avons généré des souris présentant une mutation retrouvée chez des patients humains. Notre objectif principal pour ce projet est donc de caractériser en profondeur la pathologie de ces souris et valider l'efficacité des médicaments candidats identifiés, qui pourront ensuite être testés chez l’homme.

Bénéfices attendus

Ce projet est justifié d'un point de vue scientifique, car il propose d'étudier les effets de médicaments candidats dans les maladies mitochondriales, maladies qui ne bénéficient pas actuellement de traitements curatifs. Le développement d’une médecine mitochondriale est fortement compromis par l’absence de thérapies efficaces avec un nombre limité d'essais cliniques à ce jour. Raison pour laquelle la recherche sur les pathologies mitochondriales humaines s’oriente aujourd'hui résolument vers la thérapeutique. La présence de mutations pathogènes mitochondriales est responsable de maladies mitochondriales sévères et souvent fatales. Ainsi, déterminer l’impact de plusieurs médicaments pourrait permettre de restaurer le fonctionnement mitochondrial, apparaissant comme un objectif important, qui pourrait déboucher sur des essais cliniques pour les patients souffrant de maladies mitochondriales.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes: Echographie cardiaque sous anesthésie générale (30 minutes, 1 fois); Test de la fonction motrice sur tapis roulant et cylindre rotatif (durée variable en fonction des performances des animaux); Imagerie par Résonance Magnétique du cerveau (sous anesthésie, durée 30 à 60 minutes, 1 fois); Administration par voie orale par pipette du médicament supplémenté d’une solution appétante ayant pour but que les souris viennent spontanément prendre le médicament (gavage si nécessaire à l'aide d'une sonde adaptée dans le cas où il serait difficile de délivrer le médicament par la technique d’administration orale par pipette ou si la solution appétante ne faciliterait pas le processus) (2 fois par jour pendant 2 mois) et un prélèvement sanguin au niveau de la veine faciale submandibulaire (5 minutes maximum) à 1.5 mois, 2.5 mois et 3.5 mois (1 fois à chaque temps).

Impact sur les animaux

Les souris des deux modèles, présentant une mutation que nous allons utiliser, sont de nouveaux modèles murins pour lesquels nous décrivons un phénotype pour la première fois. Les effets indésirables de cette mutation sur le modèle se traduit par un poids plus faible dès le sevrage et un comportement apathique qui apparaît entre 1 et 1,5 mois pour le modèle KI/KO et entre 2,5 et 4 mois pour le modèle KI/KI. Nous avons observé qu'entre l'âge de 4 mois et 7 mois, certains animaux présentent une perte de poids brutale et un isolement dans la cage. Les jeunes souris peuvent également parfois présenter une dépilation transitoire. Les nuisances/effets indésirables causés par les expérimentations (manipulations/gestes expérimentaux sur l'animal) sont classées de sévérité modéré. Les prélèvements sanguins au niveau de la veine faciale submandibulaire sur souris vivantes nécessitent une anesthésie mais n'induisent pas de conséquences sur le bien être de l'animal. Dans le cas où il serait difficile de délivrer le médicament par administration par voie orale par pipette, le gavage remplacera cette technique. Celle-ci, si utilisée régulièrement, pourrait entraîner un stress chez l'animal, lié au geste de contention et du geste de gavage, et une irritation de l’œsophage lié à la répétition de l'administration.

Devenir

Les reproducteurs seront utilisés pendant leur phase reproductive (2 à 6 mois) puis mis à mort. Pour toutes les autres expériences prévues, tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure.

Remplacement

Nous utilisons des modèles cellulaires humains tels que les fibroblastes de peau pour répondre à certaines questions scientifiques. Cependant ces méthodes alternatives restent incomplètes pour l’étude de phénomènes physiologiques aussi complexes que les mécanismes impliqués dans les maladies mitochondriales, puisqu'elles ne tiennent pas compte l’ensemble des interactions biologiques existantes au sein d’un organisme tout entier. L'utilisation du modèle animal est donc une nécessité pour compléter nos résultats in vitro mais également pour la suite du programme de recherche et pouvoir valider et passer aux essais cliniques chez l'homme.

Réduction

Aucune expérience inutile ne sera menée. Nous réduisons au maximum le nombre d'animaux à utiliser pour obtenir des résultats exploitables au niveau statistique. Ainsi, nos expériences solides des méthodes Omics nous impose d'utiliser au minimum 15 souris/groupe expérimental par sexe pour la métabolomique. Pour la biologie moléculaire et l'histologie, des groupes de 8 animaux/génotype sont prévus, ce qui permet de réduire au maximum le nombre d'animaux sans compromettre l'obtention de résultats statistiquement valides.

Raffinement

Nous raffinons nos conditions d'expérimentation et d'hébergement pour le bien-être de nos animaux. En concertation avec la Structure de Bien-Etre Animal, les animaux sont hébergés dans des cages aux normes (au minimum par 2 et au maximum par 5) suivant l’âge et le poids des animaux. De plus les cages sont enrichies par des jouets (maisons, copeaux, papier…). Les animaux sont surveillés quotidiennement par le personnel compétent, et seront pris en charge selon la grille de points limites suivante: Perte de poids 20% = 3 points Diminution de la mobilité: légère = 1 point; modérée = 2 points; sévère = 3 points Isolement: 3 points. A partir de 1 point, un signalement sur la cage avec le numéro de l’animal concerné sera apposé, de telle sorte à ce qu’il y ait une attention particulière lors du contrôle quotidien pour déceler rapidement toute évolution négative, 2 points, surveillance bi-quotidienne de l'animal concerné, 3 points, l’animal est mis à mort en point limite. Pour les procédures de traitements des animaux, nous utiliserons au maximum, à la place du gavage, la technique dite MDA (micropipette-drug administration) qui consiste à donner oralement par pipette le médicament supplémentée d’une solution appétant pour habituer les souris à venir boire spontanément d’elle-même le médicament. En utilisant cette technique, nous évitons le stress et les irritations possibles par le gavage au niveau œsophage.

Choix des espèces

La souris est un excellent modèle pour les maladies humaines, car l'organisation de son ADN et l'expression de ses gènes sont très similaires à celles de l'homme. De plus, la disponibilité de souris génétiquement modifiées permet d'étudier finement les mécanismes sous-tendant la pathogenèse de ces maladies mitochondriales. Dans le présent projet, la souris que nous utilisons est un modèle de maladie mitochondriale unique, le seul qui permette d'étudier l'impact des médicaments candidats sur les fonctions mitochondriales dans les tissus habituellement affectés dans ces pathologies, que sont le cerveau, les muscles squelettiques et les coeur. Les animaux utilisés pour la mise en place de l'élevage le seront dans leur phase reproductive (2 mois à 6 mois). Pour la caractérisation de la maladie, les animaux seront utilisés entre les âges de 2 mois et 12 mois. De plus, nous traiterons les souris avec des médicaments candidats de l'âge de 1.5 mois à 4 mois dans la phase d'expérimentation de traitements potentiels.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 400
Souffrances
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Devenir
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 400

Une nécrose, une ulcération de la tumeur ou une paralysie liée aux métastases comptent parmi les effets que le porteur juge possibles, et déclenchent la mise à mort. 400 souris, immunodéprimées ou immunocompétentes, vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l'issue. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales dans la mamelle, subissent l'exérèse chirurgicale de la tumeur en vingt minutes, jusqu'à quatre prélèvements de sang sous anesthésie et des micro-prélèvements pouvant aller à deux par jour. Le projet sert à caler les conditions de greffe et les fenêtres de traitement pour de futures études de composés, sans qu'aucun traitement y soit encore évalué, à raison de dix souris par groupe et jusqu'à dix études en un an.

Objectifs

Chaque année, le cancer affecte des millions de personnes et représente la deuxième cause de décès dans le monde. Les modèles murins jouent un rôle essentiel dans le domaine de l'oncologie, notamment, dans la compréhension de la physiopathologie du cancer, l’identification de nouvelles cibles et de nouveaux candidats médicaments ainsi que dans la compréhension des mécanismes de résistance. Les études menées dans le cadre de ce projet seront réalisées chez la souris. Les lignées murines utilisées pourront être immunodéprimée ou immunocompétente. L’objectif de ce projet préliminaire, situé en amont des études d’efficacité anti-tumorale de composés thérapeutiques, consiste à déterminer les conditions optimales de greffe de tumeur en intra-mammaire (dose cellulaire, souche de souris, utilisation de matrice de membrane basale, etc.), leurs caractéristiques de croissance tumorale ainsi que les fenêtres de début des traitements à mettre en œuvre pour chacune des lignées tumorales qui constitueront nos modèles d’études.

Bénéfices attendus

Le cancer est l’une des principales causes de mortalité dans le monde, avec 10 millions de décès en 2022. Malgré de nombreuses avancées dans les traitements proposés, le besoin médical en thérapies innovantes et efficaces est donc considérable. L’immunothérapie est aujourd’hui une nouvelle approche thérapeutique qui a permis une avancée majeure dans le traitement du cancer. Ce projet permettra de déterminer les conditions optimales de greffe de tumeur intra-mammaire et leurs caractéristiques de croissance tumorale afin de disposer de modèles fiables et robustes utilisables pour la sélection de composés thérapeutiques pour une éventuelle utilisation en clinique chez l’homme.

Procédures

• Sur animal vigile : Administration post-opératoire d’analgésique (2 à 3 fois, 15 s) ; Micro-prélèvement de sang (maximum 2 fois/jour, 15 s). • Sur animal anesthésié (anesthésie gazeuse) ; Greffe de cellules tumorales (1 injection, 15 s) ; Exérèse chirurgicale de la tumeur (1 fois, 20 min) ; Prélèvement de sang (maximum 4 fois, 30 s) ; Prélèvement de sang terminal (1 fois, 5 min).

Impact sur les animaux

Douleur légère ou modérée en post chirurgie mammaire. Stress et douleur légère lors des micro-prélèvements sanguins. Possibilité d’effets indésirables sévères liés à la greffe tumorale : Perte de poids, modification du comportement, nécrose, ulcération et/ou inflammation de la tumeur, paralysie (dans le cas de métastases).

Devenir

Mise à mort de tous les animaux lorsque l’une des conditions ci-après est remplie : Prélèvement d’organe ou de tumeur au cours ou en fin d’étude ; Atteinte d’un point limite justifiant la mise à mort.

Remplacement

Evaluer les effets pharmacologiques d’un composé thérapeutique visant à réactiver le système immunitaire implique d’être dans un système biologique complexe. En effet, son efficacité dépend de son métabolisme et de sa distribution dans l'organisme ainsi que des caractéristiques de son environnement (et de la tumeur), ce qui n’est, actuellement pas possible de reproduire in vitro. Pour pouvoir effectuer ces évaluations in vivo, il est indispensable d’utiliser en premier lieu un modèle tumoral maitrisé et bien caractérisé en recréant la pathologie par implantation de cellules tumorales chez la souris. L’animal porteur de tumeur devient ainsi un bon modèle expérimental pour évaluer les composés anti-cancéreux. Il est donc nécessaire d'utiliser des animaux dans le cadre de ce projet.

Réduction

En se basant sur les données de la littérature et notre expérience, 10 souris par groupe sont nécessaires pour obtenir des résultats, statistiquement interprétables, en tenant compte de la variabilité inter-individuelle et de celle du succès de l’induction et de la croissance tumorale. Ces études sont menées à l’aide de différents modèles statistiques. Les volumes de prélèvement de sang sont limités pour obtenir la quantité minimale strictement nécessaire pour la réalisation des analyses. Ceci permet de prélever plusieurs fois un même animal, dans la limite des règles d’éthique et limiter ainsi le nombre d’animaux par étude. Un maximum de 10 études sera mené sur 1 an. Au cours de l’étude, les organes et/ou tumeurs peuvent être prélevés pour mutualiser l’utilisation des animaux dans le but d’étudier différentes questions et paramètres au sein de la même étude et ainsi limiter le nombre d’animaux utilisés en évitant la multiplication des expériences.

Raffinement

Les souris seront hébergées en groupes sociaux, avec un minimum de 2 enrichissements de milieu. Dans le cas où une souris doit être maintenue seule, un enrichissement supplémentaire sera ajouté dans la cage. Les souris seront hébergées dans des « zones protégées » dont les conditions d’environnement et d’hygiène sont contrôlées (barrière aseptique) pour éviter toute contamination et assurer ainsi le maintien de leur statut sanitaire. Le volume et la fréquence des prélèvements de sang suivront strictement les recommandations émises par la Structure chargée du Bien Être des Animaux (SBEA). En fonction du site de prélèvement, ils seront réalisés sous anesthésie gazeuse associée à un analgésique local. Le prélèvement terminal sera réalisé sous anesthésie gazeuse en combinaison avec un analgésique opioïde. La chirurgie sera réalisée sous anesthésie gazeuse associée à un anti-inflammatoires non stéroïdiens et un analgésique opioïde. Les conditions d’asepsie en expérimentation animale seront respectées et la température des animaux régulée. Un traitement analgésique adapté sera dispensé jusqu’à 3 jours après l’intervention et une surveillance quotidienne des animaux sera réalisée pour s’assurer de la bonne tenue des sutures et de la bonne récupération des animaux. Au-delà de ces jours d’observation post opératoire et dans le cas d’absence de complications, ce suivi sera réalisé, au minimum deux fois/semaine. L’apparence/comportement de l’animal, l’aspect et le volume de la tumeur et la perte de poids seront suivis et évalués de manière précise grâce à un tableau de scoring. Ils pourront justifier la mise en place d’enrichissement supplémentaire, d’une surveillance accrue ou la mise à mort de l’animal. Le poids des animaux sera suivi au minimum deux fois/semaine. Dans ce cas, la fréquence des pesées sera augmentée et de la nourriture humidifiée ou gélifiée pourra être ajoutée dans la cage pour faciliter son accessibilité. Cette surveillance renforcée sera maintenue jusqu'à ce que leur poids ne diminue plus sur 2 pesées successives. Le volume des tumeurs sera suivi au minimum deux fois/semaine. L’aspect général de l’animal (apparence, comportement, aspect des tumeurs) sera suivi lors des mesures de poids ou du volume tumoral. Si un animal présente une lésion cutanée mineure, une pulvérisation de spray cicatrisant et antiseptique (jusqu’à 2 fois/jour jusqu’à guérison complète) pourra être réalisée.

Choix des espèces

Le choix de la souris comme modèle in vivo est guidé par le haut niveau de similarité de sa biologie par rapport à l’homme, les outils et les structures disponibles pour sa manipulation et des temps de gestation et de sevrage courts. De plus, l’analogie fonctionnelle des systèmes immunitaires murin et humain et l’existence de lignées immunodéprimées et/ou génétiquement altérées font de la souris un modèle pertinent pour analyser l’efficacité de nouvelles thérapies et la réponse immunitaire associée. Les souris utilisées auront un âge compris entre 7 et 30 semaines lors de leur entrée dans l’étude, âge auquel le système immunitaire de l’animal est décrit comme mature.

  • Recherche appliquée
    • Maladies infectieuses
  • Recherche fondamentale
    • Autre recherche fondamentale
    • Oncologie
    • Système gastrointestinal
    • Système respiratoire
Souris : 16984
Souffrances
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▲ 4272
▲ 12712
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Devenir
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 16984

Infectées par des bactéries pathogènes dans les poumons, l'intestin ou la vessie, puis soumises à des gavages et à des instillations intranasales et intratrachéales jusqu'à deux fois par jour, 16 984 souris vont être utilisées, 12 712 dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré et 4 272 un niveau léger. Certaines subissent des prélèvements fécaux deux à trois fois par semaine pendant soixante jours. Le porteur décrit des atteintes brèves, difficultés respiratoires pendant 24 heures au plus, diarrhée pendant 48 heures, "gêne limitée" pour les infections urinaires, tout en prévoyant la mise à mort de toute souris prostrée, ayant perdu plus de 20 % de son poids ou diarrhéique au-delà de deux jours. Aucune ne sort vivante du projet, le porteur indiquant qu'elles sont devenues porteuses potentielles de la bactérie et que la plupart doivent être tuées pour l'analyse de leurs organes vitaux.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de faire avancer les connaissances sur l’utilisation thérapeutique des bactériophages. Les bactériophages sont des virus qui infectent uniquement les bactéries et qui peuvent être utilisés pour traiter des patients infectés par des bactéries résistantes aux antibiotiques. De plus, les bactériophages font partie de la flore microbienne naturelle au même titre que les bactéries. Très abondants dans le tube digestif des animaux ils jouent un rôle important dans le maintien de la santé de l’appareil digestif. Leur utilisation (transplantation virale) pour rétablir une homéostasie intestinale est soutenue par des données cliniques préliminaires encourageantes. Ainsi, ce projet nous permettra d’étudier les interactions dynamiques entre les bactériophages et les bactéries dans trois organes cibles : les poumons, les intestins et la vessie. Les connaissances qui seront acquises permettront de mieux appréhender le potentiel thérapeutique des bactériophages dans le but de permettre leur utilisation plus large en clinique.

Bénéfices attendus

Les bénéfices de ce projet sont directement liés à l’utilisation thérapeutiques des bactériophages. Aujourd’hui le nombre de personnes en situation d’impasse thérapeutique et qui ont accès à titre compassionnel à la phagothérapie augmente faiblement car nous manquons de données expérimentales pour soutenir les meilleures conditions d’utilisation. Ce projet permettra à terme de fournir les éléments de compréhension sur les mécanismes impliqués dans l’efficacité de la phagothérapie. Nous apporterons aussi des informations relatives à la dose, la fréquence et la voie d’administration les plus appropriées. De même, nous appréhenderons le rôle du système immunitaire dans l’efficacité des traitements. A terme, le déploiement à plus grande échelle de la phagothérapie repose sur les données que nous pourrons obtenir au cours de ce projet.

Procédures

Les prélèvements sur animaux vigiles seront limités à un seul prélèvement sanguin (quelques secondes) au maximum d’une fois par semaine sur 25 jours, ou des prélèvements fécaux deux à trois fois par semaines pendant 60 jours au maximum avec parfois un suivi plus fréquent jusqu’à deux fois par jour pendant 5 jours (chaque animal est placé dans une boite pendant quelques minutes pour collecter les feces). Les administrations par gavage (quelques secondes) ainsi que les instillations intranasales et intratrachéales seront limitées à 2 par jour.

Impact sur les animaux

Les animaux qui seront infectés par des bactéries pathogènes subiront un stress en relation avec l’organe étudié. Lors d’infections pulmonaires les animaux présenteront des difficultés respiratoires pendant une durée maximale de 24h. Lors d’une infection intestinale, des signes de diarrhée peuvent persister pendant 48h au maximum. Ces situations peuvent provoquer un défaut d’alimentation induisant une baisse de la mobilité. Les infections urinaires seront quant à elles d’une courte durée (24h au plus) et induiront une gêne limitée.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de chaque procédure car ils ne peuvent être ni réutilisés, ni replacés, ni adoptés car ils auront été infectés par une bactérie pathogène. Cela implique que 1) leur défense immunitaire sera différente d’autres animaux non exposés à ce même pathogène et 2) ils sont potentiellement devenus porteurs asymptomatiques de cette bactérie pathogène et seraient donc susceptibles de la transmettre s’ils étaient réutilisés. De plus, la plupart d’entre eux seront sacrifiés pour analyser des organes vitaux.

Remplacement

L’évaluation des différents points évoqués dans le résumé du projet ne peut malheureusement pas s’envisager dans des systèmes in vitro, qui sont inappropriés pour reproduire la complexité d’un organisme entier et sa réponse à l’infection (système immunitaire). Par ailleurs, s’agissant de bactériophages, l’évaluation pharmacocinétique ne peut s’appuyer sur l’existence de modèles mathématiques. De même, l’étude in vitro des communautés microbiennes d’un tube digestif prenant en compte la structuration spatiale des organes n’est pas encore disponible.

Réduction

L’ensemble de ces études s’appuient sur des données préliminaires obtenus in vitro et dont les résultats permettent de réduire le nombre d’animaux utilisés puisque seuls les éléments les plus pertinents, au regard de la question scientifique posée, sont évalués chez l’animal. D’autre part, autant que possible, le nombre maximal de paramètres sera collecté pour chaque animal de façon à limiter le nombre total d’animaux utilisé. Un maximum de 6 souris par groupe sera utilisé afin d’assurer une représentativité statistique minimale. Au maximum 3 répétitions seront réalisées de façon indépendante pour valider les résultats expérimentaux et augmenter la puissance des analyses statistiques. Pour les données quantitatives, la distribution normale des variables sera vérifiée et les tests statistiques appropriés seront alors choisis. Pour les variables qualitatives d’autres tests seront effectués. Les éventuels effets confondants (sexe et cage par exemple) seront pris en compte au moment de l’analyse en utilisant des modèles linéaires à effets mixtes. L’imagerie sera utilisée pour évaluer l’évolution de l’infection in situ, pour suivre le même animal au cours du temps, limiter les variations inter-individuelles et ainsi diminuer le nombre d’animaux requis.

Raffinement

Les animaux infectés seront évalués 2 à 5 fois au cours du premier jour puis au moins une fois par 24h durant les 2 jours suivants puis ensuite une fois par période de 48h. Ils seront pesés au moins une fois par période de 48h dès le début du protocole. Une grille d’évaluation permettra de suivre l’état de santé de chaque animal. Le score de 1 attribué aux animaux présentant une perte de poids supérieure à 10% et ayant une mobilité réduite, déclenchera l’ajout d’un gel hydrique pour faciliter l’alimentation et l’hydratation. Le score 2 sera attribué aux animaux ne bougeant plus et ayant une posture prostrée, ou présentant une perte de poids supérieur à 20%, ou présentant de signes de diarrhée pendant plus de 48h. Tout animal présentant un score de 2 pour l’un des critères sera mis à mort. Au cours des expériences, toute modification des procédures visant à réduire la douleur des animaux (par exemple, réhydratation sous-cutanée, chauffage des cages) sera évaluée avec le SBEA avant d’être mise en place.

Choix des espèces

A ce stade expérimental du développement de la phagothérapie, la souris représente l’espèce la plus pertinente pour l’évaluation des paramètres pharmacocinétiques et l’innocuité du traitement. Il s’agit d’un mammifère dont le système immunitaire est bien connu et comporte de très grandes analogies avec celui de l’homme. L’utilisation d’autres animaux plus proches de l’homme (primates) ou de références en pharmacocinétique (porc Yucutan) ne peuvent représenter des animaux de première intention à ce stade de nos travaux. De même, la disponibilité d’élevages de souris gnotobiotiques est un outil de choix qui n’est pas encore disponible pour d’autres espèces. Enfin les données et les outils disponibles sur le système immunitaire murin sont aussi une raison justifiant le recours à ces animaux. Dans tous les cas, seuls des animaux adultes seront utilisés (>= à 7 semaines) car leur système immunitaire est arrivé à maturité au contraire d’animaux plus jeunes.

  • Recherche appliquée
    • Troubles sensoriels
Souris : 80
Rats : 80
Souffrances
▲ -
▲ 80
▲ -
▲ 80
Devenir
 -
 -
 -
 160

Le décès figure parmi les complications prévues du test. 80 souris et 80 rats vont être utilisés, la moitié dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, l'autre un niveau léger, tous tués après 72 heures de contact avec la substance. Une injection unique de moins de trente secondes dans la veine de la queue ou dans l'abdomen peut provoquer apnée, cyanose, convulsions, œdème, prostration ou tremblements, les animaux étant observés toutes les douze heures. Le projet porte sur la biocompatibilité d'un adhésif chirurgical, et le porteur écrit que ce test est "nécessaire" avant le passage chez l'humain, l'espèce comme l'effectif étant fixés par la norme ISO 10993-11, à raison de vingt animaux par formule testée.

Objectifs

Le projet étudie la biocompatibilité d’un adhésif chirurgical. Le test de toxicité systémique aigue a pour objectif de déterminer les effets toxiques potentiels de ce dispositif médical. Il s’agit de la norme ISO 10993-11

Bénéfices attendus

Le test de toxicité systémique aigue a pour objectif de déterminer les effets toxiques potentiels d’un adhésif chirurgical. Cet adhésif a pour objectif d’étanchéifier les sutures chirurgicales compliquées à risque de fuite qui sont à l’origine de complications majeures comme l’hémorragie et les fistules gastro-intestinales. Dans le but de pouvoir utiliser un nouvel adhésif chirurgical chez l’Homme, des tests réglementaires de toxicité chez le rat et la souris (ISO 10993 -11) sont nécessaires.

Procédures

Une unique injection intraveineuse ou intrapéritonéale de composés mis en solution. La durée de l’injection est inférieure à 30 secondes.

Impact sur les animaux

1 injection en IP ou en IV dans la veine caudale. Les effets indésirables pouvant être attendus sont les suivants : Respiratoire Dyspnée, apnée, cyanose Motricité Augmentation, réduction, somnolence, prostration, tremblements Convulsion Clonique, tonique, tonico-clonique Oculaire Exophtalmie, ptosis, iritis, conjonctivite Tonicité Hypotonie, hypertonie Gastro-intestinal Diarrhée, vomissement Peau Œdème, érythème Le décès de l’animal fait partie des potentielles complications du test.

Devenir

Tous les animaux de l’étude seront mis à mort après les 72h de contact avec la substance ou la solution contrôle.

Remplacement

Le test de toxicité systémique aigue est un test nécessaire à l’évaluation de la biocompatibilité des dispositifs médicaux avant le passage chez l’Homme.

Réduction

Cette étude utilise le nombre minimum d’animaux prévu par la norme ISO 10993-11Pour chaque formule test (4 testés) l’utilisation de 20 animaux (10 animaux tests, 10 animaux témoins) est nécessaire.

Raffinement

Pendant la période d’observation : Les animaux bénéficient de jouets et de morceaux bois à ronger dans leur environnement de vie. Du coton sera ajouté dans la cage pour permettre une régulation de la température. Ils seront observés toutes les 12h pendant 72h et pris en charge en fonction d’une grille de score adaptée. Mise à mort après 72h selon la réglementation en vigueur.

Choix des espèces

L’espèce animale est déterminée par la norme ISO 10993-11. La norme décrit l’utilisation de la souris et du rat de l’un ou l’autre sexe

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles gastrointestinaux
Cochons : 21
Souffrances
▲ 12
▲ -
▲ 9
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 21

Pour obtenir le marquage CE d'un dispositif de traction endoscopique, 21 porcs charcutiers de 30 à 50 kg vont être utilisés, douze opérés sous anesthésie et tués avant tout réveil, neuf dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Chacun subit une endoscopie de quatre à huit heures avec dissection de la paroi digestive, des perforations étant attendues dans 5 à 10 % des cas, puis est tué pour l'examen des sites traités. Le porteur indique qu'un premier prototype a déjà servi à cinquante dissections chez 49 patients, et que les autorités sanitaires imposent malgré tout des études sur animaux non-humains pour valider le design final. Le suivi repose sur une grille d'évaluation de la douleur et une vidéosurveillance continue, des points limites étant prévus pour "soustraire l'animal à la souffrance".

Objectifs

Le projet vise à évaluer la sécurité et la performance d’un nouveau dispositif utilisé en endoscopie, développé pour faciliter le traitement des tumeurs gastrointestinales peu accessibles, réduire le temps opératoire et les complications. Le présent projet se déroule en deux parties. Une première partie évaluera la sécurité et la performance du dispositif au cours de la phase opératoire. Il s’agit d’une étude réglementaire qui devrait être suffisante pour valider le dispositif. Cependant, si les instances réglementaires le jugent nécessaire, une seconde étude pourrait être menée pour évaluer les conséquences post-opératoires (4 semaines) de l’utilisation du dispositif, notamment en termes de cicatrisation des tissues traités.

Bénéfices attendus

En facilitant la dissection des tumeurs, les patients, notamment ceux qui ont des tumeurs difficiles d’accès, seront mieux traités. Ils verront les risques de récidive, liés à une résection partielle des tumeurs, et les risques de complications per-opératoires, réduits. De plus, le temps d’anesthésie serait réduit grâce à une réduction du temps opératoire.

Procédures

Endoscopie pour prélèvement de tissus sur animal anesthésie d’une durée de 4 à 8 heures.

Impact sur les animaux

Les nuisances pour les animaux sont liées à l’induction de l’anesthésie : stress à la contention, injection intramusculaire (douleur transitoire au niveau du site d’injection). Le réveil de l’anesthésie peut s’accompagner de nausées, désorientation, hypothermie, irritation trachéale.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort afin de pouvoir réaliser des prélèvements et examiner de façon macroscopique et/ou histologique les sites traités, pour corroborer les observations endoscopiques..

Remplacement

De premiers tests ont été effectuées sur des colons de vache et ont permis de définir un premier prototype du dispositif, fabriqué à l’aide de fils chirurgicaux marqués CE. Ce premier prototype a ensuite été testé chez 49 patients pour effectuer 50 ESD (Grimaldi et al., 2024). Cette étude multicentrique a permis de mettre en évidence la sécurité et la performance du dispositif prototype et de valider le design final, qui n’est pas composé de fils chirurgicaux marqués CE. Le sponsor a donc l’obligation réglementaire, émanant des autorités de contrôles sanitaire (ANSM, FDA) de réaliser des études non cliniques sur animaux pour prouver la sécurité du dispositif et obtenir le marquage CE, afin qu’il puisse être utilisé chez les patients.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux par procédure, le nombre de dissections a été déterminé de sortes à l’optimiser, en tenant compte de l’incidence des perforations attendues (entre 5 et 10%), de la taille des dissections (5cm de diamètre), des contraintes anatomiques de place (espacement entre chaque dissection) et physiologiques de l’animal, ainsi que de la durée générale de la procédure.

Raffinement

Les procédures se font sous anesthésie générale par voie endoscopique, avec couverture antalgique. L’endoscopie est une procédure mini-invasive qui consiste à utiliser les orifices naturels (bouche, anus) pour accéder au tractus gastrointestinal. Un gastroentérologue endoscopiste formé à la procédure et à l’utilisation du dispositif réalise les gestes spécifiques liés au déploiement et utilisation de celui-ci. Une grille d’évaluation de la douleur est établie avec la conduite à tenir en cas de complications. Une vidéosurveillance 24h/24 permet un suivi visuel des comportements en animalerie et une intervention rapide du vétérinaire en cas d’anomalie. Des points limites sont définis pour soustraire l'animal à la souffrance. Les porcs sont maintenus en groupe social dans un environnement contrôlé en température et hygrométrie. Ils reçoivent une alimentation adaptée à leurs besoins, de l’eau à volonté, des jouets et dispositifs favorisant leurs comportements naturels comme le fouissage et mâchouillement. Un temps d’acclimatation avec douche tiède, promenade et distribution de récompenses permet l’habituation des animaux à l’homme et aux manipulations. Une équipe compétente composée de zootechniciens, vétérinaire et médecins assure au quotidien l’entretien, la surveillance et les soins des animaux. La Structure en charge du bien-être animal accompagne la mise en œuvre des procédures. Avec le vétérinaire désigné, elle conseille les responsables du projet dans l’amélioration de leurs pratiques en faveur du bien-être des animaux et de l’application des 3R.

Choix des espèces

Parmi les différentes espèces animales, le porc est souvent l’espèce de choix pour les études impliquant de la chirurgie en raison de sa grande taille et de ses similitudes anatomiques et physiologiques avec l'homme. Pour ce projet, le porc, espèce monogastrique, est un bon modèle de l’anatomie viscérale. L’accès au tractus digestif haut ou bas se fait avec le même type d’endoscope que chez les patients. Cette espèce est de plus communément acceptée par les agences de régulation et la communauté scientifique pour les études sur les dispositifs médicaux. Un porc charcutier de 3 à 4 mois, qui pèse entre 30 et 50 Kg, nous permet d’avoir un modèle digestif pertinent pour réaliser des interventions endoscopiques dans les mêmes conditions que chez le patient (taille des instruments, volumes des segments digestifs, voies d’abord, ergonomie, orientation…).

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 2120
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 2120
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 2120

2 120 souris immunodéficientes vont être utilisées, chacune pouvant recevoir le traitement jusqu'à sept fois par semaine et passer deux séances d'imagerie hebdomadaires sous anesthésie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent une greffe de cellules cancéreuses humaines sous la peau ou dans la prostate, des mesures répétées de la tumeur au pied à coulisse, un prélèvement de sang par semaine à la veine mandibulaire, puis une chirurgie de retrait de la tumeur. Toutes sont tuées pour que les tumeurs et les organes voisins soient prélevés. Le porteur indique que ses molécules ont déjà montré leur efficacité et leur spécificité sur des cellules, et renvoie au conditionnel la stratégie thérapeutique qui serait un jour proposée aux patients, alors que les greffes et les gestes répétés sont, eux, programmés.

Objectifs

Le traitement du cancer par chimiothérapie cible avant tout les cellules à renouvellement rapide dont les cellules cancéreuses mais pas que. Cette absence de sélectivité engendre des effets secondaires importants avec une une toxicité adjacente pour les tissus sains. Les autres traitements tels que les rayons peuvent également toucher les tissus sains autour de la tumeur et l'immunothérapie est un traitement lourd avec des effets secondaires qui altère l'état général car il y a nécessité de stimuler le système immunitaire. Au sein de notre laboratoire, nous avons développé des molécules thérapeutiques anti-cancéreuses dont l’efficacité et la spécificité ont été démontrées. L’innocuité du traitement chez la souris a été vérifié. Nous planifions d’utiliser des modèles tumoraux tels que 1) le développement des tumeurs primaires localisées sous la peau des souris (modèle classique d’oncologie pré-clinique) 2) le développement des tumeurs primaires localisées en orthotopiques (c’est-à-dire l’organe duquel les cellules tumorales sont issues) comme la prostate. Ces modèles permettront d'évaluer l’efficacité de molécules présentant des propriétés anticancéreuses. 

Bénéfices attendus

Ces molécules thérapeutiques ont déjà montré leur efficacité et leur spécificité sur des cellules Pour valider ces résultats, nous avons besoin que les tumeurs évoluent dans leur environnement de prédilection, à savoir dans un environnement en 3 dimensions complexe et multicellulaire, idéalement dans leur organe d’origine. C’est pour cela que nous allons réaliser des greffes de cellules cancéreuses humaines qui nous permettent de positionner les cellules tumorales dans leurs organes d’origine. En validant ces résultats chez la souris, nous pourrons à terme proposer une stratégie thérapeutique anti-cancéreuse aux patients qui ciblera spécifiquement la tumeur et aboliera la formation de métastases.

Procédures

Les animaux sont anesthésiés pour les procédures suivantes : - une implantation de cellules tumorales sous-cutanée (

Impact sur les animaux

La répététion des gestes techniques peuvent creer des nuisances chez les animaux . Pour limiter ces effets nous regroupons au maximum ces gestes pendant les séances d'imagerie où les animaux sont sous anesthésie générale. Les animaux seront soumis à l’injection des cellule tumorales sous cutanée avec une aiguille de très faible diamètre. Cette injection dure très peu de temps et n’aura lieu qu’une fois et sur des animaux endormis évitant leur douleur et stress. Par la suite, les gestes techniques : acquisition d’image , mesure du volume de la tumeur avec un pied à coulisse , retrait de la tumeur, prélevement d’un petit volume de sang à la joue auront également lieu sur animaux endormi pour éviter du stress supplémentaire. Une injection de d'une molécule permettant de visualiser la bioluminescence sera réalisée par voie intra péritonéale avec une aiguille de très faible diamètre d’un petit volume adapté qui nécessite quelques secondes de contention indolore. Des nuisances plus importantes peuvent être attendues dans la procédure de la greffe prostatique telles que des difficultés pour les animaux à se redresser completement sur les pattes arrières ou une gène liée à la chirurgie les heures suivantes. Pour limiter et éviter toute douleur et stress liée à la chirugie ou le retrait de la tumeur, les animaux seront sous anti douleur et l’accès à l’eau et la nourriture sera facilitée les heures suivant l'opération. Les animaux peuvent se défaire un point de suture ou la plaie peut ne pas bien cicatriser auquel cas l’expérimentateur refera immédiatement le point et desinfectera la plaie sous anesthésie. Par la suite, le développement de la tumeur peut générer une gène ainsi qu'une baisse de l'état général qui sera au maximum anticipé par l'expérimentateur. L’évolution de la taille de la tumeur sera donc surveillée 2 fois par semaine, sur animaux endormis, par le système d’imagerie in vivo (IVIS) non invasif qui detecte la luminescence de la tumeur.

Devenir

A l'issue de chaque procédure, le développement des tumeurs sera suivi chez les animaux et les animaux seront mis à mort pour prélèvements. Les tumeurs ainsi qu'un grand nombre d'organes/de compartiments associés aux tumeurs seront prélevés juste après l'euthanasie.

Remplacement

Les molécules thérapeutiques ont été caractérisées in vitro avec la même lignée cellulaire utilisée chez la souris. Cependant le modèle d’étude doit nécessairement refléter la complexité multi cellulaire d’une tumeur avec son micro environnement multicellulaire complet. Les études réalisées in cellulo ne permettent pas de conserver et reconstituer le microenvironnement exhaustif des tumeurs et reproduire sa constitution globale, son évolution spatio-temporelle tels qu’ils ont lieu in vivo dans un organisme entier. En effet nous ne pouvons pas in vitro (ni dans les organoïdes, ni dans une flasque de culture) reconstituer tout le micro environnement sécrétoire, le stroma, le système immunitaire et l’endothélium autour des celles tumorales en 3 dimensions qui reflèterait la réalité d’une tumeur chez un patient.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux en expérimentation, nous avons réalisé une étude approfondie de la littérature actuelle concernant les modèles de greffe qu’on utilise pour ne pas reproduire des résultats d’expérience déjà réalisés. Grâce au système d’imagerie in vivo, il est possible de suivre longitudinalement et de manière non invasive les tumeurs bioluminescentes qui se développent au sein des animaux sans nécessiter d’euthanasie. Nous construisons également nos manips pour extraire un maximum d’informations par animal pour éviter l’utilisation d’animaux supplémentaires. Un projet pilote est également inclus pour calibrer le protocole et réduire le nombre des animaux nécessaire pour qualifier l’efficacité de la nouvelle molécule.

Raffinement

Les conditions d’hébergement se feront selon les recommandations de la directive 2010/63 EU. Du papier absorbant, du sizzle (lanières de papier kraft), des tunnels seront placés dans les cages afin d’améliorer le bien-être des animaux, de diminuer leur stress et de leur donner la possibilité de satisfaire leur instinct de nidification. Les animaux étant immunodéficients, le statut sanitaire sera strictement contrôlé, l’expérimentateur portera systématiques les EPI adaptés et les animaux seront manipulés sous un poste à sécurité microbiologique. Notre équipe à une expérience solide (>20 ans) dans l’expérimentation animale avec une formation continue des expérimentateurs pour être en cohérence avec les pratiques éthiques les plus récentes et approprié à nos modèles. Cela permet un suivi, une évaluation et une anticipationau plus juste de la souffrance animale. Les expérimentations ont été réfléchie de sorte que la majorité des gestes techniques qui peuvent générer du stress soient réalisées sur animaux endormis. La préhension se fera de cette façon : l’animal sera dirigé doucement sur notre main posée en coupelle dans la cage, avant de le poser sur une grille et d’effectuer la contention de l’animal. Les personnes qui réaliseront la chirurgie possède le diplôme de chirurgie et microchirurgie. Les chirurgies se feront en début de semaine afin de garantir le meilleur suivi des animaux les jours suivant l’opération. Les animaux sont posés sur un tapis chauffant pour éviter l’hypothermie et nous recouvrirons leurs yeux par du gel oculaire afin d’éviter le dessèchement. Les animaux sont sous anesthésie profonde surveillée par l’expérimentateur. De l’analgésique sera administré aux souris avant et après l’opération pour éviter toute douleur. En complément du tapis chauffant, les animaux seront délicatement déposés entre deux chaufferettes préalablement réglées à 37°C. Les animaux sont remis dans leur cage sur du coton afin d’améliorer leur confort. Des granulés alimentaires déposés dans la cage afin d’éviter le redressement. Une attention particulière sera portée à la récupération post-implantation des tumeurs. L’angoisse et la souffrance seront évaluées par des observations quotidiennes comportementales et physiologiques. Des points limites ont été définis pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal. Dès les 1ers signes anticipant l’apparition du point limite, la décision d’euthanasier l’animal sera prise pour éviter toute souffrance.

Choix des espèces

Les souris sont un excellent modèle d’étude selon plusieurs critères : -La littérature scientifique définit le modèle murin comme pertinent pour étudier le développement tumoral en particulier pour une greffe avec cette lignée cellulaire. -La souche utilisée est immunodeficiente pour limiter le rejet de la greffe. -Leur petite taille facilite la manipulation en particulier pour le suivi de croissance tumorale avec l’imagerie in vivo où plusieurs souris peuvent être placées en même temps dans l’appareil d’imagerie Les souris adultes peuvent être utilisées pour le projet . En effet nous nous intéressons à la pathologie du cancer de la prostate chez l’adulte humain. Les souris utilisées dans nos expériences devront avoir atteint un âge considéré comme adulte (après la maturité sexuelle à 6 semaines).