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Souris : 2304
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2 304 souris vont être utilisées, chacune recevant une injection de cellules tumorales dans le crâne, puis deux injections par jour pendant trois jours, une irradiation de la tête de cinq minutes, deux injections par jour pendant cinq jours encore, une résection de tumeur de vingt minutes et un gavage cinq fois par semaine pendant trois semaines. Le niveau de souffrance déclaré est modéré. Le porteur indique que la croissance de la tumeur cérébrale finit par provoquer une perte de poids et une dégradation de l'état général, et que les gestes sur animal vigile causent du stress. Toutes sont tuées pour le prélèvement du cerveau, le bénéfice annoncé se limitant à "mieux comprendre" comment les cellules tumorales utilisent l'énergie environnante.

Objectifs

Chez l’Homme, le glioblastome est un cancer décelé tardivement et de ce fait nécessite une résection du centre de la tumeur solide, suivie d'une chimiothérapie couplée à de la radiothérapie. Cependant ces traitements induisent une résistance des cellules tumorales restantes, entrainant dans 90 pour cent des cas une récidive du cancer et la mort du patient. Nous cherchons à savoir quels sont les facteurs impliqués dans l’évolution de cette pathologie afin de développer de nouvelles thérapies qui vont prolonger la vie des patients. Pour celà, nous allons mettre en place une procédure expérimentale à partir des premières cibles identifiées dans nos précédentes études sur modèles cellulaires.

Bénéfices attendus

Ces études vont permettre de mieux comprendre les processus par lesquels les cellules tumorales utilisent l’énergie environnante pour proliférer et ainsi pouvoir agir sur ce levier afin d’inhiber la croissance de la tumeur.

Procédures

- Injection intra-craniale de cellules tumorales : 1 fois, environ 10 minutes. - Traitements par chimio- et radiothérapie : 2 injections par jour pendant 3 jours puis une irradiation de la tête (5 minutes) puis 2 injections par jour pendant 5 jours. - Résection de la tumeur : 1 fois, environ 20 minutes. - Prélèvements sanguins (2 à 3 fois au total) : 10 secondes sur animal endormi. - Gavage : 10 secondes, 5 fois par semaine pendant 3 semaines, -injection du substrat pour imagerie : 1 injection intra-péritonéale sur animal vigile, chaque semaine, 5 secondes.

Impact sur les animaux

Les actes de chirurgie et les prélèvements induisent du stress et de la douleur pour l’animal. La croissance de la tumeur induit à terme une perte de poids et une dégradation de l’état général de l’animal. Les traitements par gavage ou injection sur souris vigiles induisent du stress.

Devenir

Tous les animaux de l’étude seront mis à mort à l'issue de l'expérience, les cerveaux seront prélevés afin d’étudier les effets des traitements. L’analyse des tissus cérébraux est nécessaire pour étudier l’implication des potentielles cibles thérapeutiques identifiées pendant nos études.

Remplacement

Nos recherches sont basées sur des résultats validés sur modèles cellulaires mais les hypothèses doivent être vérifiées sur l’animal car le cerveau est un organe très complexe et aucun modèle non-animal n’est suffisamment représentatif pour être complet.

Réduction

Des analyses multiples sur les mêmes échantillons seront effectuées afin de réduire le nombre d'animaux. Plusieurs paramètres seront analysés sur le même animal. Le suivi longitudinal de la croissance tumorale sur l’ensemble des animaux permet également de réduire le nombre total utilisé. Le nombre d’animaux par groupe expérimental est calculé pour obtenir des résultats statistiquement significatifs. Nous utilisons un modèle de souris où les tumeurs se développent de manière très reproductible, gage d’utilisation de moins d’animaux pour nos expériences.

Raffinement

Les animaux seront logés dans des cages collectives avec enrichissement pour améliorer leur bien-être. Une anesthésie et des analgésiques adaptés seront utilisés pour minimiser la douleur (avant, pendant et après des procédures invasives). Les conditions d'hébergement seront vérifiées quotidiennement ; une grille de score et des points limites adaptés sont mis en place pour évaluer la douleur des animaux et les réponses à y apporter.

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris de 7 à 9 semaines (jeunes adultes) pour avoir une croissance tumorale optimale. En effet, les expériences peuvent s’étaler sur plusieurs mois, donc l’implantation dans de jeunes animaux permet de s’affranchir de l’affaiblissement d’individus plus âgés.

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Souris : 96
Souffrances
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Une souris qui perd 15 % de son poids ou présente des difficultés respiratoires après l'infection par le SARS-CoV-2 est mise à mort sans délai. 96 souris vont être utilisées, toutes tuées à la fin du protocole pour prélever poumons, cerveau et sang, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une puce sous la peau du dos, huit prises de sang hebdomadaires, de deux à dix doses de vaccin par le nez sans anesthésie et une inoculation du virus par voie nasale sous anesthésie générale. Le porteur indique qu'après l'infection, les souris perdent en moyenne 15 % de leur poids entre trois et cinq jours, puis montrent une léthargie et des difficultés respiratoires pouvant entraîner la mort au huitième jour. Il annonce étudier les symptômes du covid long, "y compris les atteintes cérébrales", et ne décrit aucun test neurologique ou comportemental pour les mesurer.

Objectifs

Le COVID-19, causé par le virus SARS-CoV-2, a affecté des millions de personnes dans le monde, entraînant non seulement des problèmes respiratoires mais aussi des symptômes neurologiques graves, y compris des atteintes cérébrales. Des recherches récentes ont montré que ces complications persistent chez certains patients, formant ce qu'on appelle le 'covid-long'. La vaccination a démontré son efficacité à la fois dans la prévention et le traitement du covid-long. Nous proposons d'évaluer le potentiel thérapeutique de notre vaccin dans un modèle murin, qui reproduisent les symptômes du covid-long, y compris les atteintes cérébrales. Ce modèle animal nous permettra d'étudier comment notre vaccin peut moduler les symptômes persistants du COVID-19, en particulier ceux affectant le système nerveux central. Ce vaccin, conçu pour cibler plusieurs variants du virus, pourrait offrir des perspectives prometteuses pour le traitement de ces formes graves de la maladie.

Bénéfices attendus

Les resultats de ce projet feraient l’objet d’une publication scientifique mais pourraient également servir de données preclinique à une demande d’essais clinique thérapeutique chez l’homme pour le traitement des symptomes liés au covid-long avec le candidat vaccin LVT-001 qui sera déjà évalué en clinque fin 2024 en prophylactique.

Procédures

Tous les animaux, soit 96 souris. Des puces d’identification dorsales en voie sous-cutanée (12 minutes par animal, 1 fois). Des prises de sang à la veine submandibulaire (5 minutes par animal, 8 fois soit une fois par semaine). Inoculation du vaccin par voie nasale sans anesthésie générale. (10 minutes par animal, entre 2 à 10 fois selon les lots). Challenge infectieux par voie nasale sous anesthésie générale (10 min par animal, 1 fois). Prélèvement d'urine (20 seconde maximum par animal, 1 fois).

Impact sur les animaux

Pour le challenge viral par voie nasale, une perte de poids moyen de 15% est observée en premier lieu entre 3 et 5 jours post infection et suivie très rapidement par une léthargie, des difficultés respiratoires pouvant entrainer la mort 8 jours post infection. Pour éviter toute souffrance aux animaux, une perte de poids moyen de 15% et/ou l’apparition de difficultés respiratoires entrainera la mise à mort sans délai. Une variabilité pouvant être liée à la souche virale, les points limites seront ajustés selon nos observations bi/quotidiennes pour éviter toute souffrance aux animaux. Les administrations en voie intra-péritonéale pour les anesthésies générales peuvent entrainer une légère douleur au niveau du site d’injection. Une légère douleur locale peut-être observée au site d’implantations de la puce télémétrique. Les prises de sang peuvent également entrainer une légère douleur au niveau du site de prélèvement et un éventuel hématome. Les différentes contentions effectuées peuvent engendrer du stress pour l’animal.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du protocole et les organes (poumons, cerveau, tête, sang) sont prélevés post mortem pour les analyses de charge virale, pur le recrutement cellulaire et sécrétion de médiateurs biochimiques.

Remplacement

Pour ce projet, il n’existe pas de méthode de substitution qui pourrait restituer fidèlement un modèle de régulation complexe permettant la validation de notre stratégie.

Réduction

Le nombre d’animaux est calculé au plus juste à l’aide d’outils statistiques en s’appuyant sur les données de la littérature et l’expérience des différents partenaires de ce projet. L’étude statistique sera faite sur la base d’un test non paramétrique, déjà éprouvé notamment pour l’étude de la réponse immunitaire humorale et cellulaire. Ce nombre d’animaux repose également sur notre experience precedente d’utilisation du même modèle animal dans le cadre d’essais de protection prophylactique avec le même candidat vaccin.

Raffinement

Les souris sont hébergées en accord avec les directives européennes et bénéficient d'un enrichissement social et physique (objets en cellulose pour faire un nid ou à ronger) dans la zone d'hébergement défini par la structure chargée du bien-être animal de l’établissement. Les souris sont hébergées, avant infection, en animalerie sur des portoirs ventilés puis en isolateur après infection expérimentale (environnement confiné). Un suivi quotidien de l’état de santé des animaux sera réalisé avec une surveillance systématique de points limites. Tout type de médication pouvant interférer avec la réponse immunitaire est proscrit. Des critères d’arrêt sont prévus dans le projet afin de prendre en compte d’éventuels effets inattendus. Les procédures sont réalisées par du personnel déjà formé aux sciences et techniques des animaux de laboratoire. Après chaque prise de sang et chaque instillation nasale sur animaux vigiles, une récompense positive alimentaire de type bouchée fruitée ou rondelle de banane séchée ou popcorn ou graines de tournesol sera réalisée.

Choix des espèces

Aucune méthode de substitution n’est envisageable au modèle animal qui est un système de régulation complexe permettant d’évaluer la réponse thérapeutique induite par la vaccination post-infection dans l’étude du covid long. Le modèle murin est à présent bien décrit dans la littérature et représente le modèle de référence pour l’étude des challenges infectieux Covid. Il a été récemment étendu à l’étude des symptômes et pathologies liées au Covid long avec notamment sa propension à reproduire l’infection du SNC par le virus. Ainsi ce modèle est le plus relevant pour l’étude de thérapie contre le covid long. Adulte et immunocompétent : afin d’être représentatif en préclinique de la cible clinique du protocole, le modèle le plus pertinent repose sur des adultes immunocompétents.

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    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 4600
Souffrances
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4 600 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des traitements plusieurs fois par semaine pendant une à douze semaines selon les groupes, avec des prélèvements de sang répétés, dans des modèles d'hépatite auto-immune. Les effets décrits incluent une perte de poids, un pelage très sale, une peau froide au toucher, des muqueuses pâles, des plaies suintantes, des lésions d'automutilation et des masses ulcérées, description qui s'accorde mal avec la souffrance seulement modérée déclarée. Le porteur ajoute que ce passage par la souris sert à réduire le nombre de formats d'anticorps, de doses et de voies d'injection qui seront ensuite testés sur des primates.

Objectifs

Les maladies auto-immunes dont les maladies inflammatoires n’ayant pas de traitements satisfaisants aujourd’hui, la recherche de nouvelles thérapies est nécessaire. Ce projet s’inscrit dans ce but afin de tester des nouvelles cibles thérapeutiques et d’en comprendre les mécanismes. La plupart des maladies auto-immunes sont caractérisées par une activation exacerbée des cellules T, des cellules B et des myeloïdes ainsi que la production d’anticorps auto-réactifs, donc d’anticorps dirigés contre le soi. Les traitements actuellement utilisés tels que les anti-inflammatoires stéroïdien ou non stéroïdien, ainsi que les anti-TNF induisent des effets secondaires. L’utilisation par exemple du rituximab qui est un anticorps anti-CD20 induit une élimination des cellules B de façon transitoire. Ce traitement ne cible pas les cellules plasmatiques sécréteurs d’auto-anticorps à l’origine en partie des maladies auto-immunes. L’objectif étant de développer une nouvelle thérapie qui ciblerait les cellules T/B et les myeloides impliquées la chronicité de l’inflammation. Le traitement habituel de l'hépatite auto-immune consiste à administrer des corticoïdes et des immunosuppresseurs. Mais cela entraine de nombreux effets secondaires d'ou la nécessité de trouver des alternatives.

Bénéfices attendus

Actuellement les traitements pour les patients atteints de maladies inflammatoires sont des corticoïdes, des immunosuppresseurs ou, depuis quelques années, de l’immunothérapie utilisant principalement les anti-TNFa. Les corticoïdes induisent néanmoins de nombreux effets secondaires surtout sur le long terme tels qu’une prise de poids, de l’hypertension, une intolérance aux sucres, des troubles endocrinien entre autres. Les immunosuppresseurs, eux, inhibent totalement le système immunitaire et rendent sensibles les patients à de nombreuses maladies virales ou autres. Pour finir, les immunothérapies sont utilisées lorsque les patients ne répondent pas/plus aux immunosuppresseurs ou corticoïdes. Elles utilisent principalement des anti-TNFa mais aussi des anti-intégrines et permettent de ralentir l’évolution de la pathologie. Néanmoins, environ 60% des patients échappent de façon primaire ou secondaire à ces traitements. Cela a aussi été observé chez l’animal avec environ 50% d’échappement primaire ou secondaire chez la souris. De plus, ils induisent eux aussi quelques effets secondaires puisqu’ils inhibent une partie du système immunitaire, rendant le sujet fragile aux maladies du quotidien. L’utilisation par exemple du rituximab qui est un anticorps anti-CD20 induit une élimination des cellules B de façon transitoire. Ce traitement ne cible pas les cellules plasmatiques sécréteurs d’auto-anticorps à l’origine en partie des maladies auto-immunes. L’objectif étant de développer une nouvelle thérapie qui ciblerait les B et/ou les cellules T pathogéniques. Chez l’animal nous espérons pouvoir observer un blocage, une élimination ou réduction des cellules pathogéniques. Si ces études in vivo sont bénéfiques pour l’animal nous envisageons de pouvoir débuter un essai clinique chez l’Homme afin de traiter les patients ayant des maladies auto-immunes ou inflammatoires et de leur proposer une nouvelle stratégie thérapeutique. Les nouvelles thérapies passent par le modèle animal avant d’envisager de tester la molécule dans un essai clinique.

Procédures

Les traitements administrés aux animaux durent quelques secondes et seront réalisés plusieurs fois par semaine durant plusieurs semaines. Des prélèvements sanguins seront réalisés durant plusieurs semaines et durent quelques secondes. Les traitements administrés aux animaux (X semaine) ainsi que les prélèvements sanguins (X semaine) seront variables en nombre de semaines (Procédure 1 : 3 semaines, Procédure 2: 5 semaines ; Procédure 3 ; 1 à 12 semaines) mais pas en durée (toujours quelques secondes) et dépendra de chaque groupe de souris et du succès du traitement.

Impact sur les animaux

Il va s’en suivre une perte de poids associée à un score clinique important c'est à dire une modification du comportement et de l'apparence physique. Lorsque le score clinique est elevée, il y a une apparence physique altérée (poils très sales, coloration anormale de la peau, froid au toucher, pâleur des muqueuses, plaie de l’œil, lésion sévère (automutilation, plaie suintante, masse ulcérée…) et un comportement modifié (agitation/torpeur, impossibilité de mouvement, dos cambré/voussure du dos).

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés une fois l'expérience terminée ou les points limites atteints. L'injection peut entrainer une perte de poids, un changement dans le comportement chez la souris. Cela va se produire dans les groupes contrôles et dans les groupes dont les molécules n'ont pas d'effets bénéfiques. Dans les groupes ou un effet bénéfique pourrait être observé, les souris seront quand même euthanasiées car cela n'est pas possible d'utiliser les mêmes souris pour un second protocole car l'âge de la souris ne sera plus adéquat.

Remplacement

Les nouvelles thérapies passent par le modèle animal avant d’envisager de tester la molécule dans un essai clinique. Vu la complexité du système immunitaire et des différences entre espèces, il est nécessaire d’étudier l’impact d’une molécule ainsi que ses effets thérapeutiques sur un modèle proche de l’Homme. Pour cette première nécessité le primate est souvent utilisé, ici, nous avons la possibilité d’éviter l’utilisation de primate, donc nous étudierons ces paramètres chez la souris. Avant l’utilisation chez l’animal, nous sélectionnerons préalablement nos molécules par différents tests in vitro notamment d’affinité et d’avidité pour les récepteurs mais aussi d’efficacité sur des cellules humaines. En effet, les molécules sont testées in vitro afin de déterminer si elles ont la capacité d'induire l'effet attendue c'est à dire, la sécrétion de cytokines anti-inflammatoires, le blocage de molécules activatrices sur différents types cellulaires, ou l'activation de molécules inhibitrices afin de réguler l'inhibition des cellules cibles. Les modèles d'hépatites qui reproduisent au mieux ce qui se produit chez l'homme ont été décrit chez la souris.

Réduction

Les tests statistiques qui seront réalisés seront des tests non paramétriques pour comparer chaque groupe en fonction du groupe contrôle. Il pourra également être réalisé des tests pour comparer tous les groupes les uns avec les autres ou tous les groupes en fonction du groupe contrôle. Nous avons réduit chaque groupe au minimum de 5 souris nécessaire à l’obtention d’une différence statistique. Le nombre d’animaux sera réduit autant que possible.

Raffinement

Si un animal se retrouve dominant et attaque ses congénères, il sera isolé dans une cage individuelle avec un dôme. Les animaux seront manipulés pour s’habituer aux expérimentateurs mais le protocole ne commencera qu’une semaine après l’arrivée. En amont de l’expérience le protocole sera entièrement planifié afin d’éviter du stress à l’animal et les points limites seront définis afin d’anticiper toute souffrance. Les animaux montrant des signes de douleurs lors de l’expérience recevront des molécules leur permettant d’atténuer la douleur et elles seront mélangés dans l’eau de biberon pour la nuit. Lorsque les points limites seront atteints, les animaux seront mis à mort par dislocation des cervicales après anesthésie. Les animaux ne seront pas maintenus au-delà des délais décrits pour chaque modèle, limitant leur utilisation si cela n’est pas nécessaire.

Choix des espèces

Des formats d’anticorps ont été validés in vitro. Les animaux sont indispensables car ils permettent de tester in vivo l’efficacité ou la non-efficacité de (des) format(s), ainsi que les effets secondaires possiblement liés avant de le tester en clinique chez l’Homme si celui (ceux)-ci est (sont) efficace (s). En outre, avant de passer aux travaux généralement réalisés chez le primate, il est impératif de valider au préalable l’efficacité de cette thérapie chez la souris afin de réduire au maximum le nombre de format d’anticorps, la dose ainsi que la voie d’injection qui pourrait être testés chez le primate. Les souris seront utilisées autour de 8 semaines.

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    • Troubles cardiaques
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    • Système cardiaque
Souris : 200
Souffrances
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Tuées sans reprise de conscience par le prélèvement lui-même, 200 souris vont être utilisées dans une procédure unique de quelques minutes, une ponction du cœur sous anesthésie. Le porteur explique qu'après cette ponction le volume sanguin restant ne permet pas à l'animal de survivre dans de bonnes conditions. Le sang recueilli est mis en commun pour tester la fixation d'une série d'anticorps sur les cellules sanguines de souris, première étape d'un programme visant un traitement des caillots accompagnés d'inflammation. Sur le remplacement, il écrit que des expériences de laboratoire seront faites "autant que possible", puis qu'il reste "nécessaire" de tester la fixation des anticorps sur des cellules sanguines de souris.

Objectifs

Le but du projet est de développer un traitement innovant visant à lutter contre les phénomènes de caillots sanguins avec inflammation. Nous travaillons plus particulièrement sur les mécanismes de l’agrégation entre les globules blancs et les plaquettes lors de la thrombose. L’objectif du programme de recherche vise à démontrer la preuve de concept préclinique en utilisant notre molécule. Le but de ce projet est de tester la fixation de nos molécules sur les cellules sanguines de souris.

Bénéfices attendus

Nous avons pour objectif à court terme de développer une molécule bloquant les interactions excessives et anormales entre les globules blancs et les plaquettes sans augmenter le risque de saignement. Cette approche est une stratégie thérapeutique particulièrement innovante et unique. Elle pourrait représenter un traitement possible pour certaines maladies cardiovasculaires et auto-immunes.

Procédures

Les souris seront anesthésiées, un prélèvement sanguin sera réalisé en ponction intracardiaque sous anesthésie . Il s'agit d'une procédure sans réveil. Une seule procédure par animal (occurence par animal de chaque intervention => 1 fois) pendant une durée de quelques minutes.

Impact sur les animaux

Une injection intrapéritonéale d'anesthésique (qui peut entrainer un stress et une douleur légère de courte durée).

Devenir

La ponction cardiaque nécessite la mise à mort de l’animal car le volume sanguin restant ne sera pas suffisant pour que l’animal survive dans de bonnes conditions.

Remplacement

Des expériences au laboratoire seront réalisées pour remplacer autant que possible les expériences pour lesquelles des souris doivent être utilisées. Il est cependant nécessaire de tester la fixation des anticorps sur des cellules sanguines de souris.

Réduction

Les molécules susceptibles d’être évaluées dans cette étude de fixation des anticorps aux cellules de sang de souris murines seront évaluées en amont afin d’en diminuer le nombre. En effet, les molécules n’ayant pas les propriétés requises seront écartées. L’étude sera arrêtée si les expérimentations initiales invalident l’hypothèse de travail. Un nombre minimal d’animaux par expérience est utilisé afin de pouvoir exploiter de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences. Le sang des animaux sera collecté et poolé afin de pouvoir tester la fixation d’une série d’anticorps. Le nombre d’animaux a été calculé de manière à obtenir une quantité suffisante de sang pour chaque expérience.

Raffinement

Nombre d’individus par cage : 5 souris par cage pour préserver leurs interactions sociales et limiter les phénomènes de stress engendrés par une surpopulation. Stratégies d’enrichissement pour assouvir leur besoin ludique (blocs de cotons) Quarantaine et acclimatation : après réception dans l’animalerie, les souris sont acclimatées pendant 6 jours avant la procédure expérimentale. Pendant cette période, le personnel de l’animalerie surveille leur bien-être quotidien.

Choix des espèces

Nous avons choisi la souris (Mus musculus) comme le modèle de choix, en raison de ces similarités génétiques et physiologiques proches de l'homme. Les animaux C57BL/6 seront des adultes âgés de 8 à 20 semaines. Il s’agira de mâles et de femelles. Cette tranche d’âge se justifie par les modèles de pathologie qui seront utilisés pour la suite du projet.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 1215
Souffrances
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 1215

Inoculées de cellules tumorales dans la glande mammaire, 1 215 souris immunodéficientes reçoivent jusqu'à quinze injections intraveineuses, jusqu'à quatre prélèvements de sang, jusqu'à trois séances d'imagerie nucléaire par semaine et, pour certaines, une ablation de tumeur. Pour 480 d'entre elles, le niveau de souffrance déclaré est sévère, les 735 autres relevant d'un niveau modéré. Le porteur ne décrit pourtant que des nuisances "légères", douleur locale à l'inoculation, gêne fonctionnelle liée à la tumeur, stress de quelques secondes aux injections, et affirme qu'aucune nuisance n'est attendue de l'imagerie ni des anesthésies. Toutes sont tuées à l'issue pour des analyses immunohistochimiques, l'objectif étant de tester une radiothérapie interne au lutétium-177, seule ou combinée à un inhibiteur de réparation de l'ADN.

Objectifs

L’identification et la validation de nouvelles cibles spécifiques du cancer du sein triple négatif (CSTN) constituent un enjeu important dans les approches thérapeutiques de plus en plus personnalisées. L’analyse des tumeurs du CSTN a révélé la présence de plusieurs cibles thérapeutiques potentielles. Parmi celles-ci, l’antigène membranaire spécifique de la prostate (PSMA). Depuis quelques années, la médecine nucléaire a ouvert de nouvelles opportunités pour le traitement des cancers métastatiques en développant les approches de Radiothérapie Interne Vectorisée (RIV). Elle repose sur l’utilisation combinée deux radionucléides différents : l'un pour l'imagerie (Gallium-68) pour visualiser la cible, et l'autre pour la thérapie (Lutetium-177). Les résultats encourageant du traitement RIV 177Lu-PSMA chez les patients atteints d'un cancer de la prostate nous permettent d'envisager d'utiliser cette thérapie pour les patientes atteinte de CSTN que nous combinerons à un traitement courant chez ces patientes, les inhibiteurs de réparation de l’ADN (PARPi). L’objectif principal de ce projet sera l’évaluation de l’efficacité de la RIV 177Lu-PSMA seule ou combiné avec des PARPi dans des modèles murins de CSTN. Pour cela, il sera nécessaire de caractériser l’expression de PSMA dans plusieurs modèles murins de CSTN puis d’évaluer la biodistribution du 177Lu-PSMA dans ces modèles. Enfin, nous évaluerons le potentiel de la thérapie 177Lu-PSMA seule ou combinée à des PARPi en vue d’une utilisation clinique.

Bénéfices attendus

La caractérisation de l’expression de PSMA dans les modèles de CSTN contribuera à élargir les connaissances scientifiques pour les futurs développements de thérapie ciblant le PSMA dans le CSTN. L’ensemble des résultats de ce projet permettra d’obtenir des données précliniques préliminaires indispensables pour le transfert clinique du 177Lu-PSMA chez des patientes atteintes de CSTN métastatiques en mono-thérapie ou en combinaison avec les PARPi.

Procédures

Les animaux sous anesthésie gazeuse seront soumis à une inoculation de cellules dans la glande mammaire (durée estimée de 1 à 5 min). Des prélèvements sanguins (veine latérale de la queue) pourront être réalisés sur (durée estimée 1-2min ; maximum 4 prélèvements espacés de minimum de 13 jours) et des injections intra-veineuses (veine caudale, durée estimée 1-2min ; maximum 15) pourront être réalisées sur des animaux vigiles. Les animaux sous anesthésie gazeuse seront soumis à des examens d'imageries nucléaires sur un équipement dédié au petit animal (durée moyenne d'un examen : 20 min ; maximum 3 imageries par semaine). Les animaux sous anesthésie gazeuse seront soumis à une ablation des tumeurs (durée maximale estimée de 15 min).

Impact sur les animaux

Les nuisances attendues sont : - Une douleur ou inflammation locale liée à l’inoculation des cellules (nuissance légère). - Une gêne fonctionnelle liée à la présence de la tumeur(nuissance légère). - Le stress modéré lors des injections (molécules radioactives ou PARPi), réduite à une dizaine de secondes car réalisée par un expérimentateur expert (nuissance légère). Aucune nuisance liée à l’imagerie in vivo ou aux anesthésies n’est attendue.

Devenir

A l'issue des procédures, les animaux seront mis à mort en vue de la réalisation d'analyses mécanistiques comme des études immunohistochimiques sur les tissus.

Remplacement

Plusieurs étapes de screening réalisées en amont des expériences demandés dans cette procédure seront effectuées afin de réduire le nombre de molécules à évaluer et donc le nombre d’animaux. En effet, l’ensemble des PARPi subiront un screening in vitro pour sélectionner celui qui montre les effets les plus importants. Concernant la RIV PSMA, des études ex vivo sur coupes histologiques de patientes atteintes de CSTN seront réalisés afin de montrer l’affinité du radiopharmaceutique pour sa cible. Ces approches alternatives ne permettent pas de prendre en compte l’organisme vivant dans sa totalité et ne peuvent, à l’heure actuelle, se substituer à l’utilisation de modèles animaux. En effet, les modèles animaux vivant sont, dans les derniers stades d’études, nécessaire pour explorer et évaluer l’effet antitumoral, que ce soit la dissémination de métastases dans la circulation sanguine, mais aussi l’impact du système immunitaire, par le biais d’imagerie.

Réduction

Ces travaux ont été précédés par des études in vitro permettant de sélectionner les doses les plus adaptées. Une forte expertise du laboratoire s’étendant sur plusieurs années d’expériences concernant les modèles animaux permet d’affiner le nombre d’animaux. De plus le nombre d’animaux de ce projet a été défini de façon à utiliser le minimum d’animaux tout en obtenant des données statistiquement suffisantes. Les modèles de tumeur inoculées en position orthotopique dans la glande mammaire (MFP) sont des modèles maitrisés par le laboratoire. Toutes les procédures seront réalisées sur des groupes randomisés avec un groupe témoins négatif (recevant du véhicule) L’ensemble des résultats, y compris négatifs, feront l’objet d’une publication afin d’éviter la reproduction d’expérience.

Raffinement

Pour le bien-être des animaux inclus dans ce projet, des méthodes de raffinements sont utilisées afin d'augmenter au maximum le bien-être des animaux. Pour cela nous mettons à disposition un enrichissement de milieu avec coton pour la nidification bâtonnet de bois pour ronger et cabane de cachette dans chacune des cages. L’hébergement en groupe est maintenu. Les conditions d'hébergement seront optimales (température, hygrométrie, luminosité). Le nombre d’animaux est adapté à la taille de la cage et en adéquation avec la règlementation. Une observation quotidienne des animaux sera réalisée par le personnel de l’animalerie qui est sensibilisé aux différents modèles. Après leur arrivée à l’animalerie, une période d’acclimatation de 7 jours est définie afin d’acclimater les animaux à leur nouvel environnement. Pour limiter l’anxiété des animaux, ils seront habitués à la contention et à l’appareillage de contention pour les injections intra-veineuses dès la fin de la période d’acclimatation.La surveillance quotidienne permettra de visualiser les points limites, basés sur l’observation de l'état général des animaux et la détermination du score clinique (grille de score en annexe) prenant en compte notamment l’apparence, le poids, le comportement naturel et provoqué, l’hydratation, la douleur et la taille de la tumeur (déterminé 3 fois par semaine).

Choix des espèces

Le modèle souris est adapté pour les études concernant le développement de traitements en cancérologie. De plus, les souris immunodéficientes porteuses de greffe de lignée tumorale humaine (xénogreffe) sont adaptées pour les études fondamentales et appliquées de développement de traitements des cancers humains. Les animaux utilisés seront des adultes femelles de 6-8 semaines pesant environ 20 grammes. L'inoculation des cellules tumorales doit être réalisée chez des souris pour lesquelles les organes génitaux sont arrivés à maturité, ce qui justifie l'utilisation d'animaux plus âgés (6 à 8 semaines). Les animaux seront réceptionnés à 6 semaines à l'animalerie, et auront 1 semaine d'acclimatation, pour avoir un âge d’environ 7-9 semaines au début des expérimentations. L’âge de 7-9 semaines est communément choisi pour ce type de projet.

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    • Troubles cardiaques
Souris : 40
Souffrances
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 40

Porteuses de la même mutation du récepteur alpha de l'hormone thyroïdienne qu'un enfant diagnostiqué en 2022, 40 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour l'analyse du foie, du cœur, du tissu adipeux et du cerveau. Les mesures in vivo se limitent à un électrocardiogramme sans pose d'électrode et à une prise de tension à la queue, vingt-cinq minutes par animal et par jour pendant trois jours, la contention se faisant dans l'obscurité à 30 degrés. Les études in vitro et in silico de cette mutation montrent un effet modéré, ce qui fait douter, de l'aveu du porteur, que les troubles du patient lui soient imputables, et il conclut pourtant que l'analyse in vivo est "irremplaçable". Quarante souris sont ainsi tuées pour éclairer le cas d'un seul patient, avec un bénéfice annoncé au conditionnel, orienter son traitement et anticiper d'éventuels troubles futurs.

Objectifs

Des cliniciens ont découvert en 2022, chez un enfant de sexe masculin montrant un fort retard de croissance, une mutation génétique altérant le récepteur alpha de l’hormone thyroïdienne. Il s’agit du cinquantième cas décrit pour cette maladie génétique rare encore mal connue. Etant donné son jeune âge, on peut anticiper la survenue future chez ce patient de troubles typiques des autres patients atteints de cette maladie : difficultés cognitives, troubles cardiovasculaires, désordres métaboliques, malformations du squelette. Toutefois, des études in silico et in vitro de cette mutation particulière montrent qu’elle a un effet modéré sur la réponse des cellules à l’hormone thyroïdienne. On peut donc douter du fait que les troubles pathologiques observés soient imputables à la mutation découverte chez ce patient. Ce projet vise à analyser les fonctions physiologiques d’une souche de souris porteuse de la même mutation génétique. L’objectif du projet est de définir en quoi les souris porteuses de la mutation diffèrent des souris témoins. En substituant à un seul patient un groupe de souris porteur de la même mutation, nous pourrons établir un lien de cause à effet entre la présence de la mutation génétique et les pathologies observées. Une grande partie de l’analyse sera effectuée post mortem et consistera à analyser l’expression des gènes dans les organes sensibles à la maladie génétique en question : foie, cœur, tissu adipeux, cerveau. Une partie de l’analyse sera consacrée à l’évaluation de possibles troubles du système cardiovasculaire chez les mêmes souris, qui ne peuvent être analysés qu’in vivo. Cette dernière partie fait l’objet de la présente demande.

Bénéfices attendus

- Si la présence de la mutation découverte chez le patient humain a des conséquences pathologiques chez la souris, on pourra en déduire que la mutation est bien à l’origine des symptomes observés chez le patient étudié. Cette information sera utile pour orienter le traitement de ce patient. - L’analyse des souris inclut une analyse post mortem approfondie des organes connus pour être sensibles à cette maladie génétique. Elle renseignera sur les mécanismes pathologiques impliqués, et permettra d’anticiper l’apparition future de troubles physiologiques chez le patient d’origine. Elle fournira éventuellement des données immédiatement transposables pour le traitement du patient, en particulier en cas d’apparition d’altérations du système cardiovasculaire. - Une fois validée en tant que modèle pertinent de la maladie génétique, la souche de souris porteuse de la mutation permettra de tester des approches thérapeutiques innovantes immédiatement transposables aux patients porteurs de mutations identiques ou similaires.

Procédures

Un électrocardiogramme non invasif (souris vigile se déplaçant librement, sans pose d'électrode) et une mesure de la tension artérielle de la queue seront effectuées à l’age adulte pendant 3 jours consécutifs (25 minutes/souris et par jour).

Impact sur les animaux

Les souris subiront un stress mineur lié à un environnement nouveau (nouvelle animalerie, placement dans le dispositif de mesure de l'électrocardiogramme). Elles subiront également un stress aigu temporaire lié à la contention, dans l'obscurité et à 30°C, nécessaire à la mesure de la tension artérielle.

Devenir

Les animaux seront tous utilisés pour des analyses post mortem, ciblées sur des organes connus pour être sensibles aux mutations du récepteur alpha de l'hormone thyroïdienne.

Remplacement

Les études in vitro déjà réalisées ne permettent pas de prédire les conséquences de la mutation sur le système cardiovasculaire, mais l’étude de la littérature sur le sujet laisse présager d’un effet modéré. D’une manière plus générale, la complexité du système cardiovasculaire n’est actuellement pas modélisée de manière satisfaisante dans des systèmes de culture cellulaire ou in silico. Par ailleurs, l’observation isolée des rares cas humains ne permet pas d'identifier la cause des symptômes observés. Pour ces raisons, l’analyse in vivo est donc irremplaçable.

Réduction

Le nombre d’animaux a été calculé par comparaison avec des études préalables, effectuées sur des modèles proches. Le nombre de 10 animaux par groupe permet d’effectuer une analyse statistique dont la puissance est compatible avec la détection d’un effet mineur de la mutation.

Raffinement

Les souris seront introduites dans l’animalerie trois semaines avant l’analyse, pour leur donner le temps de s’habituer à leur environnement et réduire leur stress. Elles seront également soumises à deux séances d’habituation aux dispositifs expérimentaux, afin de réduire le niveau de stress associé aux mesures. La méthode d’analyse des fonctions cardiovasculaires prévue est non invasive et ne nécessite pas d’anesthésie. Elle est la plus pertinente par rapport à la pratique clinique humaine.

Choix des espèces

La souris est la seule espèce de mammifères chez laquelle nous sommes capables de réaliser aisément des modifications génétiques. La pertinence des modèles non mammifères pour l’étude des mutations des récepteurs de l'hormone thyroïdienne est incertaine. L'étude sera réalisée sur des adultes âgés de 12-15 semaines. Le système cardiovasculaire évolue lentement au cours de la croissance post-natale. A l’âge choisi, les paramètres sont stabilisés. Les mesures publiées pour d’autres mutations du récepteur alpha de l'hormone thyroïdienne ont été effectuées à cet âge, ce qui favorisera les comparaisons.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Rats : 20
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 20
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 20

Opérés du fémur pendant une trentaine de minutes pour qu'un trou soit percé dans le condyle puis comblé par un matériau à tester, 20 rats passent ensuite au scanner sous anesthésie à trois, quinze, trente et soixante jours, dans un établissement différent de celui de la chirurgie. Le niveau de souffrance déclaré est modéré. Le porteur indique que l'opération provoque de la douleur et des difficultés à se déplacer pendant les premiers jours, avec un risque de rupture des sutures, et que les anesthésies répétées causent des désagréments. Au soixantième jour, tous sont tués pour que l'os régénéré et ses vaisseaux soient prélevés et analysés.

Objectifs

Les pertes d'os sont un problème en chirurgie dentaire et orthopédique. Souvent, on utilise des morceaux d'os du patient pour réparer ces pertes, mais cela nécessite une autre opération et peut causer des problèmes à l'endroit où on a pris l'os. C'est pourquoi il est important de développer de nouveaux matériaux (biomatériaux) pour aider à régénérer les os. Pour tester ces nouveaux matériaux, nous utilisons un modèle animal que nous maitrisons bien. On crée un petit trou dans l'os de la patte d'un rat pour voir si le matériau implanté peut aider l'os à se régénérer. Les animaux auront la chirurgie dans un premier établissement et le suivi de la régénération par imagerie sera fait dans un autre établissement.

Bénéfices attendus

Ce projet permettrait le développement de nouveaux dispositifs médicaux (matériaux de comblement pour la régénération osseuse) dans le domaine de l'ingénierie tissulaire osseuse au vu d'être utilisé en clinique.

Procédures

Les rats subiront une opération chirurgicale au niveau de l'os de la patte arrière (condyle fémoral), où nous créerons un petit trou et celui-ci sera comblé avec un nouveau matériau à tester. Chaque opération prend environ 30 minutes par rat (la chirurgie sera faite dans un premier établissement). Après l'opération, nous utiliserons un scanner pour suivre la régénération de l'os à différents moments : après 3, 15, 30, et 60 jours. Pendant les scanners, les rats seront anesthésiés, pour qu'ils restent endormis et immobiles. Chaque séance de scanner dure entre 20 et 30 minutes (les imageries scanner seront fait dans un deuxième établissement).

Impact sur les animaux

Les rats auront une opération sur un os de la patte (avec un petit trou) qui ne nécessitera pas de fixer l'os avec des outils internes. Cependant, cette opération causera de la douleur et les rats auront du mal à bouger pendant les premiers jours après l'opération. Il y a aussi un risque que les points de suture se rompent. De plus, les anesthésies répétées lors des scanners peuvent causer des désagréments.

Devenir

Les rats seront euthanasiés 60 jours après l'implantation pour qu'on puisse prélever et analyser leurs os régénéré. Cela nous permettra de vérifier la qualité de la régénération osseuse, notamment la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans l'os régénéré.

Remplacement

Les produits destinés à être implantés chez l'Homme doivent nécessairement être testés chez l'animal avant les essais cliniques. Il n'existe pas de méthode basée sur une approche en laboratoire (in vitro) permettant d'évaluer ces matériaux. Les matériaux doivent être d'abord testés chez le petit animal (modèle du rat). Si les résultats obtenus sont satisfaisants, ils devront être testés sur un plus gros animal, permettant de valider tous les aspects nécessaires à une future application chez l'Homme. Ces différentes phases ne peuvent être remplacées actuellement dans le processus de validation d'un nouveau dispositif médical.

Réduction

Pour réduire le nombre d'animaux utilisé, un suivi par imagerie scanner sera réalisé. L'intérêt est qu'il est ainsi possible d'obtenir des informations sur le processus de régénération osseuse, sans avoir à sacrifier des animaux à différents temps. Il est ainsi possible de s'assurer que le processus se déroule correctement, et de décider de sacrifier les animaux en fonction de ces observations. Le nombre d'animaux nécessaire a été determiné en utilisant un outils statistique.

Raffinement

Pour réduire l’angoisse : une période d’adaptation d’une semaine sera respectée avant le début des expérimentations. Une cage après l’autre sera amenée à la salle de chirurgie, séparée de la zone d’hébergement des animaux pour éviter toutes sources de stress des animaux opérés et des animaux à opérer. Avant la chirurgie, les animaux recevront une dose d'antalgique afin de prévenir toute douleur lors de l'opération. Ils seront ensuite endormis. Après la chirurgie, chaque rat se réveille sur un tapis chauffant, dans une cage à part pour éviter le contact avec des congénères non anesthésiés. Les animaux seront surveillés par l'expérimentateur le temps de leur réveil. Après le réveil complet, le rat reviendra dans sa cage d’origine. Les animaux seront ensuite observés sur 5 jours après opération pour surveiller les points limite (vérification de la démarche de l'animal, infection du site opératoire, comportement...). Un seul des points limites terminaux suivants entrainera un euthanasie de l'animal: L'animal ne se déplace pas, présence de rougeurs et de pus au niveau du site opéré ainsi qu'une réaction violente ou très faible réaction. Les expérimentateurs maîtrisent la manipulation et les injections nécessaires. Le personnel de l'animalerie est compétent pour assurer le bien-être et le suivi des rats au quotidien. Un raffinement est également mis en place lors de l'hébergement : les animaux sont avec leurs congénères, présence de la litière en copeaux de peupliers et des jouets, ainsi que des bâtons à ronger sont mis régulièrement dans les cages.

Choix des espèces

Le Rat est une espèce adaptée à la première étape de validation chez l'animal de matériaux destinés au traitement des pertes osseuses. De par sa taille, il permet de réaliser des lésions circulaires de diamètre suffisant au niveau du condyle fémoral. Le rat permet ainsi de valider la biocompatibilité, la stabilité dans le temps et l'efficacité thérapeutique du produit. Des rats adultes de 10 semaines et d'un poids d'environ 400 g seront utilisés. En effet les animaux utilisés doivent avoir achevé leur développement et leur croissance.

  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Rats : 3480
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 3480
▲ -
Devenir
 -
 -
 174
 3306

Une chirurgie de vingt minutes pour injecter un composé entre les méninges, puis jusqu'à six prélèvements de sang en vingt-quatre heures : 3 480 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, presque tous tués à l'issue pour prélever sang, liquide céphalorachidien et organes. L'objet réel est d'évaluer où se distribuent des nanoparticules lipidiques et des exosomes chargés de candidats médicaments neurologiques, dans le cadre de la recherche pharmaceutique. Seuls 174 rats, ceux qui n'auront finalement reçu aucun produit, pourront être réutilisés dans un autre projet. Le porteur retient le rat parce que la voie intrathécale employée en clinique humaine y est praticable et parce que les études réglementaires ultérieures utilisent la même espèce, et affirme qu'un modèle animal reste "nécessaire" pour juger l'interaction avec l'"organisme entier".

Objectifs

Il existe de nombreuses pathologies pour lesquelles les besoins thérapeutiques ne sont pas satisfaits. Une proportion très importante de ces pathologies atteint le système nerveux. Ces maladies neurologiques, souvent rares, sont très invalidantes voire mortelles et considérées comme la première cause de handicap dans le monde. En 2021, près de 3 milliards d’individus étaient atteints d’une maladie neurologique. L’objectif principal de la R&D Pharmaceutique est de développer de nouveaux candidats médicaments qui seront évalués durant des essais cliniques en vue de satisfaire les besoins médicaux grandissants et d’améliorer le traitement de ces maladies neurologiques. Il est nécessaire que les candidats médicaments atteignent les cellules du système nerveux en passant la barrière hématoencéphalique Ce passage étant critique, la plupart des candidats médicaments utilisés pour le traitement des maladies neurologiques est administrée au niveau des lombaires entre les méninges par injection dans l’espace intrathécal (IT) chez l’Homme. De nouvelles formulations utilisant des nanoparticules lipidiques (LNP) ou des exosomes (vésicules protéiques naturellement excrétées par les cellules qui constituent une voie de communication intercellulaire) ont été développées pour améliorer la biodistribution dans les structures cérébrales, l’activité et/ou la tolérabilité de ces candidats médicaments. A terme, il pourrait même être possible d’administrer les candidats médicaments dans ces formulations par d’autres voies d’administration (intraveineuse ou intranasale), moins contraignantes que la voie IT utilisée en clinique pour l’administration de candidats médicaments seuls. L’objectif de ce projet est d’évaluer la tolérabilité et la biodistribution de différents LNP et exosomes dans un premier temps seuls, puis chargés avec le candidat médicament, après administration intrathécale, intraveineuse ou intranasale chez le rat. En effet, le rat présente une forte homologie physiologique et anatomique avec l’Homme et ainsi une forte valeur translationnelle. De plus, la voie intrathécale utilisée en clinique humaine peut être réalisée chez cette espèce. Après sélection par screening in vitro des formulations et des candidats médicaments les plus prometteurs, l’utilisation du rat est nécessaire afin d’évaluer la distribution, l’activité et la tolérabilité du candidat médicament dans la formulation sur un organisme complet et des structures cérébrales plus faciles à discerner

Bénéfices attendus

Actuellement, une grande majorité des médicaments pour le traitement de maladies neurologiques et notamment neurodégénératives sont administrés par voie intrathécale, permettant de s’affranchir du passage de la barrière hémato-encéphalique et ainsi permettre l’action du médicament sur le cerveau. Cependant, la voie intrathécale est contraignante pour le patient notamment dans le cadre d’administrations répétées Le bénéfice apporté par ce projet est ainsi d’optimiser les formulations de ces candidats médicaments pour améliorer leur activité, leur distribution et de diminuer leur toxicité. Le fait de charger ces candidats médicaments dans des nanoparticules lipidiques ou des exosomes peut aussi permettre de protéger la molécule de la dégradation (permettant de réduire le nombre d’administrations et donc la contrainte à la fois pour l’animal mais aussi pour l’Homme) et d’évaluer l’utilisation de voies d’administration autres que la voie intrathécale (moins de contraintes pour l’animal et pour l’Homme dans les études ultérieures).

Procédures

- A l’administration (unique) sur tous les animaux de composés par voie parentérale nécessitant une contention courte ou le passage préalable dans une enceinte thermorégulée ou par abord chirurgical sous anesthésie et couverture analgésique ; - A l’administration sous cutanée d’analgésique en pré, péri et post opératoire ou lors de l’euthanasie - A des prélèvements de sang grâce à la technique du microsampling (faible volume de sang prélevé à la veine marginale de la patte) : 6 prélèvements maximum sur 24 heures, 1 fois maximum dans l’étude - A un prélèvement unique de sang réalisés sous anesthésie et analgésie avant l’euthanasie

Impact sur les animaux

Dans le cadre de ce projet, des nuisances ou douleurs peuvent survenir à savoir : - Conséquences directes des actes expérimentaux : • Administration intrathécale (unique dans l’étude) : la phase de chirurgie nécessaire à l’administration du composé testé (d’une durée d’environ 20 minutes) et du suivi post-opératoire peut générer du stress et de la douleur (Degré de sévérité modéré) • Administration intraveineuse : le passage dans une enceinte thermorégulée (nécessaire pour réaliser le geste dans de bonnes conditions) d’une durée maximale de 5min, la contention dans une boite adaptée à l’espèce utilisée (2min maximum) peuvent générer du stress et l’injection (moins de 10sec) de la douleur (degré de sévérité modéré) • Administrations des formulations ou d’analgésique par voie intranasale intrapéritonéale, intramusculaire, ou sous-cutanée : la contention d’une durée maximale de 15s peut générer du stress et l’injection (moins de 10s) de la douleur. (Degré de sévérité léger) • Prélèvements de sang à la veine marginale de la patte ou à la veine caudale : La contention d’une durée maximale de 2min ainsi que le prélèvement (moins de 30s) peuvent générer du stress et de la douleur (degré de sévérité modéré) - Conséquence indirecte des actes expérimentaux : La molécule administrée peut en elle-même induire des effets cliniques et peut provoquer une nuisance pour l’animal.

Devenir

L’ensemble des animaux ayant reçu l’administration d’un candidat médicament dans ce projet seront euthanasiés à l’issue de chaque procédure pour la collecte de sang/ liquide céphalorachidien pour analyse et d’organes pour lecture de distribution ou d’activité. Les seuls cas de réutilisation possible dans un autre projet concernent les rats pour lesquels au moins un premier geste invasif a été réalisé dans le cadre de la procédure (entrant dans la définition de la procédure expérimentale réglementaire ex : micro-sampling) et qui n’ont pas reçu de candidat traitement /véhicule : -du fait d’une décision anticipée d’arrêt de l’étude ou d’un groupe à la suite d’observation de signes cliniques sur un autre rat traité du groupe par exemple -ou s’il s’agissait d’animaux finalement non inclus.

Remplacement

Ce projet a pour but d’évaluer de nouvelles formulations innovantes pour l’administration de composés à visée neurologique. Si les modèles in vitro de passage de la barrière hémato-encéphalique sont de plus en plus prometteurs, ils restent incomplets pour juger de la distribution, de l’activité et de la tolérabilité des candidats médicaments ainsi que de l’interaction avec l’organisme entier, le système immunitaire ainsi qu’avec les éléments figurés du sang. L’utilisation d’un modèle animal reste donc nécessaire et le rat est l’espèce rongeur la plus adéquate pour répondre à l’ensemble des objectifs du projet (voie intrathécale possible chez cette espèce, processus physiologiques très semblables à l’Homme). L’ensemble des designs expérimentaux de ce projet est néanmoins optimisé afin de n’utiliser que le strict minimum d’animaux et de générer des données utilisables pour les études ultérieures. De plus des méthodes alternatives de screening vitro de passage de la barrière hémato-encéphalique sont utilisées pour caractériser et sélectionner les formulations à tester dans ces études ce qui permet de réduire fortement leur nombre.

Réduction

Une sélection des formulations les plus prometteuses est réalisée à l’aide de screening vitro et ou silico avant la mise en place des études incluses dans ce projet. Le nombre habituel d’animaux (2 à 5 individus/groupe selon la procédure) est déterminé pour être un compromis efficace afin d’atteindre les objectifs des différentes procédures tout en utilisant le nombre d’animaux le plus restreint. Ces études permettent d’évaluer l’activité et la distribution du candidat médicament dans ces formulations et ainsi d’affiner le schéma d’administration pour les études suivantes, diminuant ainsi le risque pour les animaux. Selon la procédure, un nombre important d’examens cliniques et paracliniques peuvent être réalisés par animal (observations cliniques, poids et température corporelle, prélèvement de sang pour pharmacocinétique ou biologie clinique, prélèvements d’organes…) réduisant aussi le nombre d’animaux nécessaire à chaque procédure de ce projet. Enfin, l’utilisation de la technique du microsampling pour prélèvement de sang (prélèvement d’un faible volume à la veine marginale de la patte 40µL minimum) peu invasive, rapide, permet de réaliser une cinétique complète sur un même individu, contribuant ainsi à la réduction du nombre d’animaux, tout en respectant les limites de volume sanguin (volémie) physiologiques et le bien-être animal.

Raffinement

Des observations cliniques sont réalisées chaque jour. Dès que des signes cliniques sont observés, une décision est prise en concertation entre le vétérinaire, le responsable scientifique, la SBEA et les équipes en charge des animaux. Selon la clinique observée, et si les animaux sont en phase d’étude ou pas, une prescription de soins, un arrêt de traitement, ou une euthanasie peut être mise en place, tout en tenant compte de l’objectif de l’étude. Cette décision se base si besoin sur le score d’une grille de points limites spécifique à l’espèce étudiée, mise en place avant l’apparition des points limites. L’injection par voie IT est réalisée dans des conditions d’asepsie optimales, sous anesthésie gazeuse avec tapis chauffant, analgésie et anesthésie locale pré, péri et post-opératoire. Le protocole d’analgésie sera adapté au cas par cas. L’ensemble des animaux est hébergé et manipulé dans un secteur à confinement spécifique avec des procédures d’accès, des conditions d’hébergement et de manipulations strictes appliquées par tout le personnel et intervenants. Les animaux sont manipulés et peuvent être entrainés si l’étude nécessite un geste technique particulier et l’ensemble du personnel technique formé pour générer le moins de stress possible lors des actes expérimentaux. Tous les animaux sont stabulés en groupes, sauf cas exceptionnel justifié scientifiquement (signes cliniques nécessitant l’isolement), avec de l’enrichissement adapté aux besoins du rat (matériel de nidification, matériel à ronger). Au cas par cas, on peut mettre en place des modifications des conditions d’hébergement pour raffinement (ex : chauffage en cas d’hypothermie transitoire). Pour les prélèvements de sang, la technique du microsampling (prélèvement d’un faible volume de sang à la veine marginale de la patte) est mise en place. Cette technique, rapide, peu invasive, permet de limiter l’impact d’une cinétique et de respecter les limites de volémie physiologiques du rat (recommandations SBEA disponibles en interne). Elle permet également d’éviter le placement préalable de l’animal dans une enceinte thermorégulée nécessaire à la bonne réalisation du geste Enfin, dès qu’un acte expérimental nécessite une incision, une analgésie est mise en place en plus de l’anesthésie gazeuse).

Choix des espèces

L’ensemble des procédures de ce projet est réalisé sur l’espèce rat car : - Le rat présente une forte homologie physiologique, comportementale et anatomique avec l’Homme et ainsi une forte valeur translationnelle - La voie intrathécale nécessaire à l’administration des formulations de ce projet peut être réalisée chez le rat. - Les structures cérébrales, dont certaines sont la cible des formulations et des futures candidats médicaments sont plus faciles à étudier chez cette espèce. - Les études réglementaires ultérieures et nécessaires au développement d’un candidat médicament utilisent ce modèle expérimental. S’ajoutent à cela les données historiques (internes et issues de la littérature) relatives au rat (âge, sexe) et nécessaires à l’évaluation et l’interprétation des effets ainsi que les données des études pharmacologiques réalisées en amont. Jeunes adultes et adultes, conformément aux requis réglementaires et correspondant à l’âge des animaux utilisés communément dans les protocoles de recherche de candidat médicament et dans les études ultérieures à ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles respiratoires
Souris : 338
Souffrances
▲ -
▲ 198
▲ 140
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 338

338 souris reçoivent une ou deux injections intrapéritonéales de chimiothérapie, puis une injection intradermique cinq jours par semaine pendant quatre semaines qui leur induit une sclérodermie systémique. Elles développent une fibrose de la peau au point d'injection et une fibrose pulmonaire que le porteur qualifie de modérée, accompagnées de démangeaisons et parfois d'irritations cutanées dans les minutes qui suivent chaque piqûre. Vient ensuite l'injection intraveineuse de cellules CAR-T anti-CD19 ou d'un anticorps de référence, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Toutes sont tuées pour le prélèvement du sang, des poumons, de la rate et de la peau.

Objectifs

La sclérodermie systémique (SSc) est une maladie auto-immune rare et hétérogène qui est caractérisée par le développement anormal d’une fibrose de la peau pouvant aussi atteindre les organes internes et d’anomalies vasculaires. C’est la maladie auto-immune avec la plus grande mortalité individuelle au sein des maladies systémiques et la première cause de mortalité associée à la SSc est l’atteinte pulmonaire. Les progrès thérapeutiques et de gestion des complications ont permis au cours des dernières décennies une amélioration de la survie liée à cette pathologie. Néanmoins, la mortalité reste trop élevée : 15% à 5 ans du diagnostic et 30 % à 10 ans. Le développement de nouvelles thérapeutiques est donc une nécessité. L’objectif du projet est d’évaluer la possibilité d’utiliser le traitement par immunothérapie dans la sclérodermie systémique. Ce traitement utilise des cellules immunitaires prélevées chez le patient et génétiquement modifiées pour les rendre plus efficaces pour reconnaitre et éliminer les cellules responsables de la maladie après leur réinjection chez le patient. Cette thérapie cellulaire déjà approuvée dans le traitement de certains cancers est en cours de développement dans le traitement des maladies auto-immunes. Nous évaluerons si cette thérapie est efficace pour contrer les troubles majeurs de la sclérodermie systémique que sont la fibrose cutanée et pulmonaire.

Bénéfices attendus

Nous espérons que ce projet montrera les effets bénéfiques du traitement par immunothérapie de la sclérodermie systémique tout en apportant de nouvelles connaissances sur les mécanismes d’actions de ce traitement.

Procédures

Les souris seront soumises à une ou deux injection(s) intrapéritonéale(s) de traitement de chimiothérapie ou à une injection intraveineuse d’un anticorps. Les souris pourront également être soumises à une injection intra-dermique (5 jours/semaine) pendant 4 semaines du traitement induisant la sclérodermie systémique. Enfin, elles pourront recevoir une injection intraveineuse de l’immunothérapie ou de l’anticorps de référence.

Impact sur les animaux

L'injection intra-dermique permettant d’induire la sclérodermie systémique peut entrainer une gêne (démangeaisons) dans les 2-3 minutes post-injection et aussi parfois des irritations cutanées, qui pourront être apaisées par l'application d'un spray anti-inflammatoire. Ces souris développent une fibrose cutanée au point d'injection et une fibrose pulmonaire modérée, limitée à la région sous-pleurale qui n'entraine pas de signes de difficulté ou de souffrance respiratoires. Les risques d’embolie pulmonaire et de forte réaction inflammatoire liées à l’injection de l’immunothérapie ne sont a priori pas attendues ici grâce au conditionnement des souris qui sera réalisé au préalable et au contexte non tumoral de cette étude.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés pour réaliser des prélèvements de tissus et d'organes (sang, poumons, rate et peau).

Remplacement

Il est important de voir les effets thérapeutiques du traitement CAR-T (traitement utilisant des lymphocytes T de souris contenant une molécule récepteur antigène chimérique leur permettant de reconnaître une cible plus efficacement) au niveau de l’animal entier portant une maladie surtout quand celle-ci touche plusieurs tissus ou organes et qu’elle est caractérisée par une auto-immunité (présence d’auto-anticorps dans la circulation sanguine), impossible à reproduire in vitro. La souris possède de nombreuses caractéristiques physiopathologiques communes avec l’homme, indispensables à l’extrapolation des résultats.

Réduction

Le choix des conditions expérimentales est fixé en lien avec les questions scientifiques du projet et les principes de réduction. Les procédures expérimentales sont rigoureusement planifiées afin de n’utiliser que le nombre d’animaux strictement nécessaire. Les expérimentations seront réalisées successivement afin de limiter au mieux le nombre d’animaux utilisés puisqu’en fonction des premiers résultats, les étapes suivantes seront réalisées ou non. L’expérience précédente que nous avons sur ce modèle nous a permis de dimensionner nos groupes d’animaux à 10 souris afin de garantir l’obtention de données exploitables et de réaliser toutes les analyses sur tissus qui permettront de caractériser l’effet thérapeutique obtenu et d’investiguer les mécanismes d’action du traitement testé. Ainsi, pour atteindre les objectifs scientifiques du projet, un nombre maximal de 338 souris sera utilisé.

Raffinement

La mise au point de procédures rigoureuses et la formation du personnel permettront de limiter le stress et la souffrance des animaux. Ils bénéficieront également d'un enrichissement constitué de coton et/ou « maisons » en carton afin de les stimuler, diminuer le stress et afin de se construire un «nid». Un suivi quotidien de l’état de santé des animaux (apparence physique, comportement) et un suivi bihebdomadaire des signes cliniques permettront d’avoir recours à des anti-douleurs adaptés si des signes de souffrance sont détectés chez les animaux, et à l’euthanasie dès que nécessaire.

Choix des espèces

Parmi les rongeurs, il n'existe pas d'autres modèles de sclérodermie systémique que le modèle murin. Par ailleurs, le modèle murin est indispensable pour suivre l'apparition des effets systémiques et en particulier l'autoimmunité caractérisée par la production d'autoanticorps.

  • Recherche appliquée
    • Troubles urogénitaux
Souris : 500
Rats : 500
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1000
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1000

Des molécules fournies par des clients, dont le porteur écrit ignorer la nature et les effets secondaires possibles, sont testées ici sur un modèle de règles douloureuses. 500 souris et 500 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue pour prélèvement de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils reçoivent des hormones pendant dix jours et jusqu'à vingt administrations de composés, puis une injection d'ocytocine qui provoque des crampes abdominales, avant d'être placés seuls en cage pendant une heure pour que ces crampes soient comptées. Le porteur indique qu'aucun test statistique n'a servi à fixer les dix animaux par groupe et s'en remet à son expérience du modèle.

Objectifs

L’objectif de ce projet est d’évaluer l’effet de nouveaux candidats médicaments sur des rongeurs dans un modèle de dysménorrhée primaire.

Bénéfices attendus

Le projet permettra de tester de nouveaux candidats médicaments pour trouver de nouvelles molécules plus efficaces et avec moins d’effets secondaires que les molécules utilisées actuellement pour traiter les patients atteints de dysménorrhée.

Procédures

Les animaux vont avoir des administrations d’hormones et de candidats médicaments pendant 10 jours maximum. Ces gestes sont très rapides (moins d’une minute, 10 administrations pour les hormones et jusqu’à 20 administrations pour les composés médicaments) et seront réalisés par du personnel qualifié pour diminuer le stress des animaux. Une administration d’ocytocine (30 sec, 1 fois) provoquera des crampes abdominales et les animaux seront observés dans des cages individuelles pendant 1 heure pour compter ces dernières et observer le comportement de l’animal.

Impact sur les animaux

Nous testons des molécules clients dont nous ne connaissons ni la nature ni les effets secondaires possibles, il nous est, pour cette raison, difficile d’anticiper les nuisances pour les animaux dues aux candidats médicaments. Toutefois, des manipulations, administrations répétées, prélèvements de sang, anesthésies sur les animaux peuvent provoquer du stress, une légère douleur (douleur de l’aiguille). De plus, les animaux vont ressentir les mêmes symptômes que la pathologie induite à savoir des crampes abdominales.

Devenir

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin du projet et des tissus seront prélevés.

Remplacement

Aujourd’hui il n’existe pas de thérapie pharmacologique efficace pour le traitement des dysménorrhées. Actuellement, aucun modèle in silico, in vitro ou ex vivo ne peuvent mimer la pathologie dans son ensemble et dans sa complexité. Ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale pour tester l’efficacité de nouveaux candidats médicaments.

Réduction

Aucun test statistique sera utilisé pour calculer le nombre d’animaux par groupe au début de l’expérimentation mais de par notre forte expérience en expérimentation animale et dans ce modèle, les publications scientifiques publiées, un nombre minimum e 10 animaux par groupe sera utilisé pour avoir des résultats statistiquement différents et fiables. A la fin de l’expérience, des tests statistiques seront réalisés pour évaluer la différence statistique entre les groupes.

Raffinement

Dès leur arrivée dans la zone d’exploration fonctionnelle, les animaux seront hébergés dans des conditions définies par la directive européenne 2010/63/UE et auront une phase d’acclimatation de 3-4 jours minimum avant d’être manipulés. Un enrichissement (type tunnel, igloo, aspen brick, nestlet…) sera introduit dans l’hébergement des animaux. L’état des animaux sera suivi quotidiennement par du personnel compétent afin de s’assurer de leur bien-être et de l’absence de point limite à savoir prostration, perte de poids, difficulté à se mouvoir, s’alimenter, boire, piloérection, présence de blessure…Pour les procédures sous anesthésie, l’animal sera placé sur des plaques chauffantes thermorégulées afin d’éviter toute hypothermie. Si un animal présentait un symptôme d’un point limite, il serait isolé dans un premier temps et hydraté et mis en présence de nourriture dans la litière si besoin. Si son état ne s’améliorait pas dans les 72h, les expérimentateurs compétents excluraient l’animal de l’étude et l’euthanasieraient.

Choix des espèces

Ce modèle est bien décrit dans la littérature chez le rat et la souris. Les animaux utilisés seront au moins âgés de 6 à 8 semaines afin d’avoir des animaux sexuellement matures permettant de mimer au mieux les conditions cliniques humaines.

  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Souris : 3600
Rats : 2400
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 6000
▲ -
Devenir
 -
 -
 500
 5500

Des administrations répétées, jusqu'à deux par jour pendant quatre semaines, précèdent des tests de douleur sur 3 600 souris et 2 400 rats. Ces 6 000 animaux subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, 5 500 sont tués et 500 pourront être réutilisés dans d'autres projets s'ils n'ont reçu que les traitements contrôles. Les voies d'administration vont de l'orale à l'intradermique, et chaque animal est isolé de ses congénères jusqu'à soixante minutes pour les phases de test, d'habituation ou de récupération. Le porteur annonce des modèles comportementaux censés reproduire chez le rongeur le symptôme de la douleur humaine, et des tests provoquant des douleurs de moins de trente secondes, sans nommer un seul de ces tests.

Objectifs

La douleur est une expérience complexe, sensorielle et émotionnelle, aigue ou chronique, mettant en jeu des récepteurs et nerfs présents dans tout l’organisme ainsi que des régions cérébrale spécifiques. Indépendamment de la cause, la douleur doit être prise en charge afin de soulager le patient avec des traitements qui reposent essentiellement sur les médicaments antalgiques (3 niveaux en fonction de l’intensité de la douleur incluant le paracétamol, la codéine, la morphine). D’autres substances peuvent aussi être utilisées telles que les anesthésiques locaux, des antispasmodiques, des antidépresseurs ou encore des relaxants musculaires. Mais ces traitements symptomatiques peuvent entrainer des effets indésirables selon les substances utilisées : nausées, somnolence, dépendance… Ce projet a pour objectif d’étudier les effets de nouvelles entités pharmacologiques synthétisées ou acquises au sein du laboratoire dans des modèles comportementaux chez le rongeur permettant de mimer le symptôme la douleur chez l’homme. Ce projet implique l’obtention de données comportementales chez l'animal nécessaires pour envisager la poursuite du développement de produits pharmacologiques chez l’humain.

Bénéfices attendus

A court terme, il s’agira de démontrer à l’aide de données chez l'animal l’efficacité potentielle de nouvelles entités pharmacologiques : les procédures mises en œuvre permettront de mesurer la capacité de nouvelles molécules à moduler les symptômes de la douleur chez le rongeur, de les comparer et ainsi de choisir la meilleure selon des critères de sélection pour l’application thérapeutique choisie. A long terme, ce projet permettra de générer des données scientifiques pré-cliniques robustes indispensables au processus de développement de nouveaux candidats médicaments, notamment avant le passage en phase de tests chez l'Homme.

Procédures

Au cours de ce projet, les animaux seront soumis à des administrations dont la voie (orale, intrapéritonéale, intra-veineuse, intra-musculaire, sous-cutanée ou intra dermique ) , la fréquence d’administration (aigüe ou chronique, dans ce cas pas plus de 2 administrations/jour) ainsi que la durée (période maximale de 4 semaines) seront adaptées en fonction des objectifs de recherches. Les délais d'administration avant les phase de test seront de 0 à 4h. Pour chaque administration, une courte contention (

Impact sur les animaux

Au cours de ce projet, les animaux recevront des administrations de composés/inducteurs avant les évaluations comportementales. Il est possible que la courte contention alors nécessaire (

Devenir

Les animaux traités avec des composés pharmacologiques qui risqueraient d’interagir avec d’autres expérimentations dans le but d’une réutilisation seront mis à mort. Certains animaux, les animaux contrôles de la procédure 1, pourront cependant être réutilisés pour d’autres projets en fonction des objectifs de recherche si la gravité réelle a été de contrainte légère ou modérée. La décision sera prise par le responsable projet (une personne compétente désignée par lui) ou le vétérinaire.

Remplacement

L’objectif de ce projet est d’évaluer les effets de nouvelles entités pharmacologiques sur le symptôme de la douleur dans le cadre du développement de nouveaux médicaments. Il n’existe à ce jour pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) suffisante pour répondre aux objectifs scientifiques de ce projet c’est pourquoi l’utilisation de modèles in vivo est indispensable avant toute administration à l’homme, la souris et le rat étant ici les espèces les plus adaptées.

Réduction

Un effectif minimum et suffisant de 12 animaux par groupe expérimental est prévu afin d’obtenir une robustesse satisfaisante des tests statistiques. En fin de procédure, les animaux (en particulier les contrôles) seront au maximum réutilisés dans d’autres projets comportementaux ou bien pour des analyses histologiques faisant l’objet d’autres projets.

Raffinement

Les animaux sont hébergés en animalerie centrale et restent 5 jours en acclimatation avant toute expérimentation. Tout au long des études, les animaux sont hébergés en groupe (nombre maximal défini par la règlementation en cours) dans des cages adaptées à l’espèce avec la présence d’enrichissement de milieu (tunnel, Sizzle pad pour nidification…) ou isolés de leurs congénères pour les tests lors de périodes les plus courtes possibles (moins de 60 min) selon les besoins de la procédure. Le change des cages se fait 1 à 2 fois par semaine. Les animaux sont observés chaque jour, et font l’objet d’un suivi par l’expérimentateur chaque semaine avec entrée des observations (et des éventuelles actions prises) dans une base de données. Les membres de la SBEA (Structure Bien-être Animal) effectuent une observation mensuelle de tous les animaux. En cas d’atteinte d’un des points limites définis plus loin, l’animal est écarté de l'étude pour subir les soins essentiels ou être euthanasié si nécessaire. Le raffinement sera aussi obtenu grâce au recours à des procédures les moins invasives possibles ainsi qu’à la familiarisation des animaux aux procédures expérimentales (période d’habituation aux pièces et dispositif expérimental, phase de familiarisation aux manipulations, administrations…).

Choix des espèces

Le rat et la souris sont déjà largement caractérisés d’un point de vue comportemental et neurochimique et ils ont un système nerveux suffisamment évolué pour envisager raisonnablement une extrapolation à l’homme de certains résultats. De nombreux parallèles existent en effet entre les caractéristiques comportementales étudiées chez le rat ou la souris et les caractéristiques du comportement humain. Ce sont les espèces animales les plus pertinentes et couramment utilisées pour évaluer les effets de substances sur la douleur. Les animaux sont utilisés au stade adulte chez la souris comme chez le rat. Ce projet n’a pas pour objectif d’étudier les effets de produits sur l’animal à d’autres stades de développement. De plus, les tests de douleur décrits dans ce projet sont classiquement réalisés dans la littérature sur des animaux adultes, avec un développement cérébral complet et des capacités motrices et cognitives fonctionnelles.  

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Souris : 3980
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 3980
Devenir
 -
 -
 -
 3980

3 980 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue pour prélèvement de tissus, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Une colite leur est induite, des électrodes sont implantées par une chirurgie de vingt minutes pour mesurer leur sensibilité viscérale, et elles sont tuées trois jours plus tard, après des injections intraveineuses et des prélèvements de sang à la veine caudale ou jugulaire. Le porteur écrit que chaque procédure induit de la douleur et qu'aucun antidouleur ne peut être administré, la médication risquant d'interférer avec l'inflammation recherchée et avec la molécule testée. Il conclut que ces limites rendent l'expérimentation animale "incontournable" et le recours à l'"organisme entier" "indispensable", pour évaluer des molécules dont l'apport annoncé reste de préparer un passage en clinique.

Objectifs

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, touchent chaque année des milliers de personnes en France, avec des phases inflammatoires suivies de rémissions. Les symptômes incluent diarrhée, fièvre, douleurs abdominales, fatigue et perte d’appétit, rendant leur traitement complexe. L'objectif thérapeutique évolue vers la recherche d'une "rémission physiologique". Malgré les avancées des thérapies biologiques, leur coût élevé et leur efficacité parfois limitée nécessitent le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Les effets polyvalents des molécules et les enjeux thérapeutiques sous-jaccents rendent indispensable l’utilisation de modèles in vivo. Nos modèles d’inflammation et de douleur intestinale sont indispensables pour étudier les effets d’une molécule sur un organisme entier et pour accélérer le passage en clinique chez l’homme. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques pour les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin chez la souris via 3 modèles inflammatoires. En ce qui concerne le choix d’un modèle aigu ou chronique, il dépendra d’une part du mécanisme d’action de la molécule à tester et d’autre part de la cible thérapeutique. De la même façon, la fréquence, la voie et le volume des administrations seront variables puisque dépendants des molécules.

Bénéfices attendus

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, touchent chaque année des milliers de personnes en France, avec des phases inflammatoires suivies de rémissions. Les symptômes incluent diarrhée, fièvre, douleurs abdominales, fatigue et perte d’appétit, rendant leur traitement complexe. L'objectif thérapeutique évolue vers la recherche d'une "rémission physiologique". Malgré les avancées des thérapies biologiques, leur coût élevé et leur efficacité parfois limitée nécessitent le développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité de nouvelles molécules thérapeutiques pour les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin chez la souris. La validation de molécule(s) analgésique(s) et/ou anti-inflammatoire(s) dans des modèles de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin murins serait un premier pas vers des tests chez l'humain et la possible commercialisation de molécules pouvant soulager ces millers de personnes en France attends de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Procédures

Lors des différentes procédures les animaux seront soumis à une chirurgie (sous anesthésie et analgésie) afin d'implanter les électrodes nécessaires pour mesurer la sensibilité viscérale des animaux. La chirurgie dure environ 20 minutes par animal et ces derniers sont observés quotidiennement puis sacrifiés après 3 jours. Les animaux seront également soumis à des injections en intra-veineuse d'une durée de 30 secondes des différentes molécules analgésiques à tester. Selon la molécule à tester, un prélèvement sanguin pourra être réalisé au cours ou à la fin de la procédure expérimentale. La fréquence et le volume dépendront de l'étude. Cependant, les prélèvements seront effectués en total respect de la réglementation internationale et européenne. Les volumes et fréquences des prélèvements seront déterminées selon la publication internationale. Le site de prélèvement sera soit la veine caudale soit la veine jugulaire (sous anesthésie et pour une durée de 5 minutes d'induction de l'anesthésie et 30 secondes de prélèvements). Un prélèvement tissulaire post-mortem, à la fin de l’expérience, sera réalisé. Pour l'une des inductions de la pathologie, les animaux auront une injection de cellules en intra-veineuse.

Impact sur les animaux

Les différentes procédures induisent chacune de la douleur chez l'animal de façon transitoire. Cependant, nous ne pouvons utiliser de médication puisque la pathologie que nous souhaitons mimer est une pathologie inflammatoire. De plus, l’utilisation de médication pourrait interférer avec l’effet de la molécule testée. Durant toute la période d’expérimentation l’état général des animaux sera observé quotidiennement (évaluation du poids, présence de sang dans les fèces, déshydratation…). Des effets secondaires liés à la colite pourront être observés comme de la perte de poids, de la diarrhée ou de la douleur. D'autres effets secondaires pourraient apparaitre suite à la chirurgie tels que l'infection, la douleur et la perte d'appétit/déshydratation. Lors du test de la sensibilité viscérale de l'animal, de la douleur pourra être ressentie ainsi que du stress du à la contention de l'animal.

Devenir

L'ensemble des animaux seront sacrifiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser des prélèvements tissulaires post-mortem.

Remplacement

Les méthodes alternatives, permettant une évaluation du statut douloureux de l'animal sont peu représentatives de la pathologie humaine. Ainsi, ces limitations rendent incontournables le recours à l’expérimentation animale afin de valider de nouvelles cibles thérapeutiques pour les douleurs viscérales. De plus, la douleur et l'inflammation sont des réactions intégrées de l'organisme entier impossible à reproduire in vitro dans leur intégralité.

Réduction

Une veille bibliographique est/sera effectuée pour éviter de refaire des expérimentations déjà réalisées par d'autres équipes. De plus, le nombre d'animaux (12 souris par groupe) a été consciencieusement établit avec le minimum nécessaire pour l'obtention de résultats statistiquement significatifs (en prenant en compte la variabilité interindividuelle). Tout au long des différentes procédures les animaux seront observés et pesés. La présence de sang dans les selles et le comportement/aspect général de l'animal seront également analysés. Cette méthode non-invasive permettra donc de suivre au cours du temps, sur un même animal, évolution de la pathologie. Nous avons déterminé le nombre d'animaux par lot grâce à l'utilisation d'un test statistique. Cela nous a permis de déterminer qu'un minimum de 12 animaux par lot est nécessaire pour détecter des différences significatives entre les groupes expérimentaux.

Raffinement

Afin de suivre la directive européenne 2010/63/UE, un enrichissement sera rajouté aux animaux. A savoir, des igloos et des carrés de coton pur ou du papier absorbant permettant aux animaux de faire une nidation. Une étude rétrospective sera effectuée à la fin de chaque expérience pour déterminer les possibilités de diminution du nombre d'animaux et/ou d'amélioration des procédures pour diminuer la souffrance animale. Durant toute la période d’expérimentation, l’état général des animaux sera observé au minimum une fois par jour. Pour chaque procédure des points limites ont été défini pour limiter la douleur, la souffrance ou l’angoisse de l’animal et l'animal sera euthanasié s’il présente un de ces points limites d’arrêt de la procédure. Les points limites seront : altérations des fonctions normales (impossibilité d'uriner, de s'alimenter, ...), vocalisation, tremblements, une perte de pôids élévée (mais

Choix des espèces

Nous utiliserons des souris âgées d’au moins 8 semaines car nous souhaitons utiliser des animaux adultes et matures. De plus, c'est l'âge utilisé classiquement dans la littérature pour ces modèles. Nous avons opté pour le modèle murin car les modèles de colite induite ont été largement décrits et validés dans cette espèce, offrant ainsi une base solide et bien documentée pour l'étude des mécanismes inflammatoires et des réponses immunitaires associés à la pathologie.