Recherche appliquée

6850 contenus, page 570 sur 571
  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 60
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 60
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 60

60 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une injection de cellules tumorales puis de cellules CAR-T, avec suivi de la croissance de la tumeur par imagerie sous anesthésie et prélèvements sanguins, jusqu'à une ponction intracardiaque terminale. Le porteur reconnaît l'apparition de tumeurs et de possibles difficultés respiratoires liées à des métastases pulmonaires. Il présente ce modèle murin comme un "prérequis indispensable" avant un éventuel essai clinique, tout en reconnaissant qu'aucun modèle animal n'existe encore pour cette stratégie.

Objectifs

Une nouvelle approche thérapeutique pour traiter les patients atteints de cancer consiste à prélever leurs globules blancs en les modifiant pour leur permettre de reconnaitre et de cibler des protéines présentes à la surface des cellules tumorales. Après réinjection aux patients, ces cellules dites "CAR-T" sont ainsi capables de reconnaitre et de détruire spécifiquement les cellules cancéreuses. Les CAR-T cells représentent aujourd’hui un espoir dans le traitement de certains cancers du sang réfractaires ou en rechute et ont considérablement amélioré le résultat global des patients. Cependant plusieurs obstacles restent à résoudre dans ce domaine. Tout d'abord, malgré un taux élevé de patients montrant une réponse complète au traitement par la thérapie CAR-T cell, la rechute de la maladie reste un défi important avec des taux de survie sans progression inférieurs à 50 %. Après le traitement, la survie à 3 ans est de seulement 16,1 %. Plusieurs raisons expliquent cet échec à obtenir des rémissions durables. La perte précoce, la faible expansion et l'épuisement des cellules CAR-T, sont des facteurs d’échec importants. La reconstitution tardive des cellules immunitaires effectrices possédant une activité anti-tumorale après la thérapie CAR-T cell, représente un autre défi important. Cette immunodéficience augmente non seulement les risques de rechute, mais entraîne également un taux important d’infection post-greffe. Dans ce contexte, une stratégie d'implantation de cellules progénitrices des CAR-T pourrait contourner certains de ces principaux défis (disponibilité immédiate, expansion efficace et réponse antitumorale durable) en accélérant la reconstitution d'un thymus chez les patients. Avant administration des cellules progénitrices CAR-ProT et évaluation de l’effet thérapeutique, il est nécessaire de valider dans un premier temps le modèle animal pour le développement de tumeur de lymphome et la régression tumorale en injectant des cellules CAR-T matures, connues pour leur capacité d’élimination de tumeur in vivo. Si cette 1ère étude est concluante, une 2è étude sera réalisée avec les cellules progénitrices CAR-ProT et fera l’objet d’une 2è demande d’autorisation de projet.

Bénéfices attendus

Si le modèle animal, tel qu’il est décrit dans ce projet, permet de démontrer une réponse antitumorale avec une dose faible de cellules CAR-T classiques, nous pourrons ensuite continuer l’étude avec des cellules progénitrices CAR-ProTcell. Cette deuxième partie du projet fera l’objet d’une deuxième demande d’autorisation. A notre connaissance aucun modèle animal n’est établi à ce jour pour répondre aux besoins de nos études avec des cellules progénitrices humaines nécessitant de poursuivre leur différenciation in vivo en cellules effectrices. Le modèle doit être adapté à l’évaluation des fonctions anti-tumorales des progéniteurs des CAR-T génétiquement modifiés. Ce modèle murin représente par conséquent un prérequis indispensable afin de tester in vivo notre stratégie thérapeutique dans des conditions proches de celles utilisées chez les patients. Il s’agit d’une étape indispensable avant l’application éventuelle de notre stratégie thérapeutique innovante dans un essai clinique. Les résultats de ce projet permettront ainsi la validation du potentiel de notre plateforme et l’acquisition de données indispensables au développement clinique d’une thérapie innovante, à fort potentiel translationnel.

Procédures

Durant cette étude, nous procéderons à : - des injections par voie intraveineuse (1X à l'age de 8 semaines); - des injections par voie intrapéritonéale et des anesthésies sous isoflurane pour suivre laecroissance tumorale par imagerie (2X/semaine, sur une durée de 1 mois environ); - des prélèvements sanguins, toutes les 2 semaines (sur une durée de 1 mois environ, soit 3X maximum); - un prélèvement sanguin par ponction intracardiaque (1X, sous anesthésie profonde, sub-léthale).

Impact sur les animaux

Les cellules CAR-T matures pourraient occasionner au long cours une réaction des lymphocytes humains contre les tissus de souris. Cet effet peut être observé chez la souris immunodéficiente greffée depuis plus de six mois avec des cellules hématopoiétiques humaines. La durée de nos études ne dépassera pas six mois pour éviter cet effet indésirable. Par ailleurs, ce projet comprenant l’apparition de tumeurs, le bien-être des animaux sera surveillé de manière attentive. Le poids des animaux et la croissance tumorale suivie par imagerie seront ainsi enregistrés tout au long de l’étude. Par ailleurs, des difficultés respiratoires peuvent apparaitre, signe de présence de cellules tumorales au niveau des poumons, ou de métastases.

Devenir

les animaux seront euthanasiés à l'issue de la réalisation de l'ensemble des procédures afin de prélever le sang en vue d'analyses post-mortem

Remplacement

Toutes les étapes visant à améliorer la performance du produit de thérapie cellulaire ont été mises au point avec des expériences exclusivement in vitro et notamment des caractérisations phénotypiques et moléculaires du produit final par des méthodes de type séquençage d’ARN à l’échelle unicellulaire et par cytométrie de masse. Néanmoins il n’existe à l’heure actuelle aucun modèle in vitro permettant d’obtenir les cellules T matures du point de vue fonctionnel. La seule méthode existante consiste en un système de co-culture des cellules souches hématopietiques avec des cellules stromales. Bien que ce modèle permette d’obtenir des cellules T exprimant des marqueurs CD3 de différentiation, les cellules n’atteignent pas la maturité fonctionnelle. Seule l’injection dans un modèle de xénotransplantation, réceptif aux cellules hématopoïétiques humaines, permettra la maturation et la différenciation complète des progéniteurs lymphoides dans l’environnement thymique. Les expériences chez l’animal interviennent donc au terme d’un long processus et s’inscrivent dans le cadre d’une validation in vivo de l’effet thérapeutique de ces cellules avant un développement clinique.

Réduction

La première étape de ce projet consiste à utiliser des cellules CAR-T matures et à valider le modèle tumoral avec une décision de poursuivre ou non à l’issue de cette étape avec les cellules progénitrices des CAR-T. Le produit avec lequel nous envisageons d’effectuer les tests fonctionnels in vivo a été optimisé, augmentant ainsi la probabilité d’obtention de réponses favorables dès les premières séries d’expérimentations. Par ailleurs, le modèle animal de base choisi dans cette étude est un modèle murin immunodéficient, utilisé avec succès comme souris receveuses de greffe de cellules hématopoïétiques humaines, y compris pour la greffe des progéniteurs lymphoïdes. D’autre part, le rendement de la reconstitution hématopoïétique est supérieur chez les souris femelles. Nous utiliserons donc de préférence des souris femelles dans nos protocoles permettant d’obtenir des résultats homogènes et de réduire le nombre d’animaux par groupe expérimental en fonction de la différence relative attendue. En utilisant des tests statistiques non paramétriques de type Kruskal Wallis, Mann Whitney ou Wilcoxon, selon le design expérimental et le paramètre mesuré, nous réaliserons des études permettant de mettre en évidence des différences significatives entre les groupes expérimentaux si ces différences existent.

Raffinement

Afin d'améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum, cages propres, nids d'enrichissement, stabulation en groupe) permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance de l'animal. Une surveillance quotidienne de l'état de santé des animaux sera assurée, avec un suivi de leur poids et de la croissance tumorale. En cas de signe de souffrance, le personnel qualifié et le vétérinaire pourront décider de l'arrêt de l'expérimentation et de l'euthanasie de l'animal.

Choix des espèces

Les souris immunodéficientes NOD/SCID/gc- (NSG) sont utilisées avec succès comme souris receveuses de greffe de cellules humaines. Cette lignée ne présente pas de phénotype dommageable. Le profond déficit immunitaire des souris NSG permet la prise de greffe de cellules hématopoïétiques humaines, et offre la possibilité d’étudier l’effet d’immunothérapies avec des cellules humaines dans un hôte murin. Ce modèle est notamment très utilisé pour tester l’efficacité des cellules CAR-T. Le thymus des souris NSG, tout comme celui des patients atteints de déficits immunitaires ou conditionnés pour recevoir une allogreffe de cellules hématopoïétiques sont caractérisés par une atrophie majeure et une architecture altérée. L’étude de la thymopoïèse et de la régénération thymique humaine chez ces souris nous permettra ainsi d’évaluer les progéniteurs lymphoïdes greffés dans un environment similaire à celui des patients. Nous utiliserons des souris NSG adultes de 8 semaines, permettant une bonne prise de greffe des cellules tumorales et des CAR-T matures.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
    • Troubles sensoriels
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Souris : 2220
Rats : 2220
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 4440
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 4440

2 220 souris et 2 220 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Le diabète leur est provoqué par injection de streptozotocine, qui détruit le pancréas, pour reproduire une rétinopathie et une atteinte de la cornée, avec examens oculaires sous anesthésie et désépithélisation cornéenne. Le porteur décrit une soif et des urines accrues, une perte de tonus et un poids réduit, les rats malades ne pesant après un mois que 50 à 60 % du poids des rats témoins. L'objectif affiché est de mettre au point un "modèle expérimental" pour tester de futurs traitements, le recours à l'animal étant présenté comme "nécessaire" faute de pouvoir mimer la maladie autrement.

Objectifs

L’objectif du projet est la mise en place, au sein de l’établissement utilisateur, d’un modèle expérimental de rétinopathie diabétique et également d’un modèle de cicatrisation cornéenne chez le rat ou la souris afin de tester l'efficacité de traitements potentiels. La rétinopathie diabétique est une complication du diabète qui atteint l'oeil au niveau de la rétine et serait la première cause de cécité avant 65 ans. Le taux élevé de sucre dans le sang entraine une détérioration des capillaires sanguins de la rétine. Ils perdent leur étanchéité conduisant à des hémorragies et des exsudats, lésant la rétine. La maladie peut évoluer vers une rétinopathie proliférative avec production anormale de nouveaux vaisseaux peu fonctionnels, des décollements de la rétine et des saignements dans le vitré. Un oedème au niveau de la macula, zone de la rétine responsable de la bonne acuité visuelle, peut survenir à tout moment et entrainer la perte de la vision. Le diabète est également responsable d’une dégradation de la cornée, le tissu transparent en avant de l’oeil, il ralentit notamment la cicatrisation cornéenne en cas de blessure, causant l’apparition d’opacités qui altèrent la vision.

Bénéfices attendus

Le bénéfice attendu est de proposer un modèle expérimental pour évaluer l'efficacité de nouveaux traitements des complications du diabète au niveau de la rétine et de la cornée qui sont invalidantes pour les patients et peuvent aboutir à la cécité. La recherche de traitement est en constante évolution, pour intervenir à différents stades de la maladie et preserver au mieux la visions des patients.

Procédures

L’induction du diabète chez les rats et les souris se fait par injection intrapéritoneale de streptozotocine. Le taux de glycémie sera contrôlé sur bandelette une à deux fois dans l'étude par le prélèvement d'une goutte de sang à la queue de l'animal. Les examens ophtalmologiques qui nécessitent l’immobilisation complète de l'animal seront pratiqués sous anesthésie, ce type d'examen ne dure que quelques minutes. Pour la partie sur l'étude de la cicatrisation cornéenne, une désepithelisation cornéenne se fera sous anesthésie générale.

Impact sur les animaux

Les animaux sont rendus diabétiques par injection de streptozotocine. La streptozotocine détruit les cellules du pancréas qui ne produit plus d’insuline et ne peut plus controler la glycémie. L’hyperglycémie altère vaisseaux et nerfs avec une répercussion sur différents organes, comme la neuropathie, les troubles cardiovasculaires, la néphropathie, et la rétinopathie. Les animaux diabétiques ont un besoin de boire et des urines accrus, et perdent du poids. Ils perdent du tonus et prennent un aspect vouté au cours du temps. Les animaux n’ont plus ou peu de gain de poids malgré une consommation d’eau et de nourriture accrue. Au bout d’un mois de diabète, le poids des rats malades représente 50 à 60 % du poids des rats contrôles du même âge, la différence semble moins importante chez la souris serait plutôt autour de 80% du poids des souris contrôles non induites au bout d'un mois de diabète.

Devenir

L'euthanasie des animaux est réalisée en fin d'étude pour analyse des tissus.

Remplacement

Le recours à un modèle animal est nécessaire en raison de la physiologie particulière l'oeil composé de différents tissus (vasculaires, rétinien neuronal, vitréen) en interaction les uns avec les autres. Le développement de la rétinopathie ou de la kératopathie diabétique ne peut être mimé par un modèle alternatif.

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est limité pour cependant rester adapté à l'analyse des résultats par des tests statistiques afin de permettre de conclure sur l'efficacité ou non d'un traitement. Une analyse de puissance (placé à 0,8) avec un calcul de l’effectif sera réalisé ce qui permettra d’ajuster et de revoir à la baisse si possible le nombre d’animaux à inclure dans les procédures Des évaluations non invasives de la pathologie sont utilisées tout au long de l'étude pour éviter la mise à mort de l'animal.

Raffinement

Un suivi quotidien des animaux sera effectué afin de minimiser au maximum l’impact des procédures sur leur bien-être. Les animaux seront hébergés en groupe dans des cages d’hébergement contenant nourriture et boisson ad libitum, de l’enrichissement adapté (abri et morceaux de bois à ronger). En raison de la polydipsie et de la polyurie des animaux diabétiques, la litière sera changée plus fréquemment (1 fois par jour), et un biberon supplémentaire sera ajouté. Les examens non invasifs pour évaluer la pathologie sont semblables à ceux pratiqués chez l'homme en cabinet ophtalmologique ou en cabinet vétérinaire. Les examens de l'oeil qui requièrent un immobilisme de l'animal pourront être réalisés sous anesthésie pour son confort. Des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces permettent de limiter une éventuelle douleur à son minimum. Ce projet a été soumis pour évaluation à un comité d’éthique et sera suivi par la structure en charge du bien-être animal de l‘établissement.

Choix des espèces

Ce modèle est bien décrit sur ces espèces dans la littérature et l’apparition des signes cliniques recherchés de la rétinopathie est rapide selon les articles de la bibliographie. Bien que différentes souches de rat pigmenté ou albinos soient utilisées dans la littérature, les rats Brown Norway semblent avoir une sensibilité supérieure et plus durable dans le temps à la perméabilisation vasculaire rétinienne en réponse au diabète, et les souris C57bl6 semblent repondre le mieux à l'induction par la streptozotocine. Nous choisirons ces souches, mais n’excluons pas de modifier ce choix en fonction des résultats, des échanges avec collaborateurs extérieurs ou nouvelles données de la bibliographie, les rats Wistar, Sprague Dawley et long Evans sont également largement utilisés dans la bibliographie. De même pour l’étude de la cornée diabétique la souris pigmentée ou le rat albinos sont utilisés. Les animaux, rats et souris, seront de jeunes adultes à leur arrivée dans notre animalerie, âgés de 6 semaines minimum à l'induction du diabètes conformément aux publications de référence qui servent de base à ce modèle. Ils entrent en étude après une période d’acclimatation d'un minimum de 3 jours.

  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Maladies animales
Chiens : 1850
Souffrances
▲ -
▲ 1850
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 1850
 -

1850 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, tous rendus à leurs propriétaires à l'issue. Chaque chien, appartenant à un particulier, subit une prise de sang, une biopsie cutanée de l'oreille et une ponction de ganglion sur animal vigile, pour évaluer le portage du parasite de la leishmaniose dans les Cévennes. Le porteur indique une douleur d'intensité légère comparable à une piqûre d'aiguille, et prévoit une anesthésie locale pour la biopsie. Il décrit une étude de terrain pour laquelle "aucun modèle in vitro n'est possible".

Objectifs

La leishmaniose canine est une maladie en expansion, à partir du pourtour méditerranéen et pour laquelle un foyer dans les Cévennes a été identifié depuis plusieurs années. Elle est causée par un parasite, Leishmania infantum, qui est transmis, majoritairement, à la faveur d’une piqûre par un petit moucheron, appelé phlébotome. Le chien est le principal réservoir de ce parasite. La dernière étude évaluant la prévalence de la leishmaniose canine dans ce foyer date de 2003. Entre temps, des outils diagnostiques et préventifs ont été développés. Ainsi, il existe maintenant des répulsifs efficaces contre les phlébotomes ainsi qu'un vaccin canin. Les chiens atteints par cette maladie doivent suivre un traitement à vie, très coûteux et de nombreuses rechutes sont possibles. Il s'agit d'une maladie touchant aussi l’Homme, mais dans une moindre mesure. Les nouvelles mesures préventives et l'extension géographique des phlébotomes causée par le réchauffement climatique ont pu influencer le taux de chiens atteints. L’objectif de ce travail est de déterminer le portage du parasite, Leishmania infantum, dans un échantillon de la population canine vivant dans les Cévennes, ceci afin d’évaluer l’importance du réservoir canin annuellement. En effet, depuis le début des années 2000, l’utilisation de répulsifs (collier, spot-on) et la vaccination ont probablement modifié le nombre de chiens porteurs du parasite.

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer l’impact de l’utilisation des mesures préventives (répulsif et vaccination) sur le portage et la maladie chez les chiens. Ainsi, le risque pour l’Homme pourra être mieux défini.

Procédures

La procédure comprend 3 prélèvements (prise de sang, biopsie cutanée et ponction de ganglion) et aura lieu sur des animaux vigiles. L'ensemble de la procédure sera réalisée en moins de 10 minutes.

Impact sur les animaux

Les principales nuisances ou effets indésirables attendus sont du stress lié à la procédure d’immobilisation et aux prélèvements, mais cependant comparable à un bilan classique réalisé dans le cadre d'une consultation vétérinaire. Une douleur d’intensité légère, comparable à la piqûre d’une aiguille, pourra survenir.

Devenir

Tous les chiens, appartenant à des propriétaires privés, retourneront dans leur lieu de vie habituel.

Remplacement

Concernant la règle du remplacement, il s’agit d’une étude de terrain visant à étudier le portage chez l’animal réservoir du parasite. Donc aucun modèle in vitro n’est possible.

Réduction

Le nombre de chiens a été calculé selon une formule statistique présentée précédemment afin d’obtenir un échantillon représentatif de la population et permettant d’avoir des résultats significatifs.

Raffinement

Pour répondre aux exigences de raffinement, nous avons prévu une anesthésie locale pour la biopsie cutanée, afin de ne pas entrainer de souffrance inutile, bien que cet acte ne soit généralement pas très douloureux. De plus, nous avons choisi de ne pas réaliser d'anesthésie générale dans la mesure où la balance bénéfice/risque d'une anesthésie générale pour une biopsie cutanée de 3 mm sur l'oreille n'est pas favorable, d'autant plus sur des chiens où des bilans pré-anesthésiques n'ont pas été effectué. Les autres actes sont des procédures de routine et pour lesquels il n'est pas nécessaire de mettre en place une prise en charge anesthésique. Les prélèvements seront réalisés en présence des propriétaires, ce qui permet de réduire le stress de l’animal.

Choix des espèces

Les chiens sont le réservoir principal de Leishmania infantum. Ce seront des chiens âgés de plus de 6 mois, ayant passé au moins une saison entière durant la période de transmission. Ceci afin que les chiens aient été exposés au risque de piqûre de phlébotomes au moins pendant 5 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Souris : 280
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 280
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 280

280 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles subissent l'ablation chirurgicale des deux tiers du foie et des injections, pour étudier le contrôle de la division des hépatocytes en lien avec le cancer du foie. Le porteur indique que la laparotomie peut provoquer une gêne et une légère douleur, et prévoit une mise à mort anticipée en cas d'atteinte des points limites. Il affirme que le modèle murin est le "seul modèle préclinique" permettant d'invalider ou d'induire des gènes de façon tissu-spécifique.

Objectifs

Le foie est un organe vital qui intervient dans le stockage du glucose, la fabrication de la bile et la détoxification. L'incidence du cancer du foie (CHC) est en forte augmentation depuis 20 ans et ce cancer représente la 3ème cause de mort par cancer dans le monde. Ce cancer grave dispose de très peu de traitements efficaces et l’apport de nouvelles stratégies thérapeutiques représente donc un enjeu majeur dans la prise en charge de cette maladie. Bien que des progrès aient été accomplis dans le déchiffrage des mécanismes moléculaires du CHC, la dissection des événements précoces de la carcinogenèse hépatique, notamment comprendre la transformation tumorale des hépatocytes, cellules majoritaires du foie, est centrale pour mieux comprendre le développement de ce cancer. Des études récentes ont montré que le développement du CHC était intimement lié à un contexte d’altérations au niveau génétique, métabolique et inflammatoire, qui favorise un remaniement du cycle de division de l’hépatocyte. Dans ce cadre, nos travaux visent notamment à décrypter les mécanismes cellulaires et moléculaires régulant le cycle de division des hépatocytes, pour assurer ainsi le maintien de l’intégrité du tissu hépatique. Ce projet nécessitera 280 souris et sera mené pour une durée de 2 ans.

Bénéfices attendus

Les résultats de ce projet nous permettront de définir le rôle de RhoA, DNAM-1 et LECT2, dans le contrôle prolifératif des hépatocytes, mais aussi dans la compréhension des mécanismes sous-jacents assurant l'intégrité génomique dans le foie, mécanismes faisant défaut au cours de l'hépatocarcinogenèse humaine. Ces travaux devraient conduire à élaborer chez l’Homme de nouveaux outils diagnostic/pronostic et des stratégies thérapeutiques innovantes pour ce cancer grave sans traitement effectif.

Procédures

Dans le cadre de ce projet de recherche, une injection intra-péritonéale (une fois, à 6 semaines de vie) sera réalisée sur animal vigile (112 animaux). Par ailleurs, une hépatectomie partielle des 2/3 du foie (chirurgie) sera effectuée sur animal anesthésié (280 animaux). Enfin, une injection intra-péritonéale (une fois, à 8-10 semaines de vie) sera réalisée sur animal vigile (280 animaux).

Impact sur les animaux

Du fait de la laparotomie nécessaire à la chirurgie du foie, les animaux pourraient resssentir soit une gêne au niveau de la zone chirurgicale (présence de sutures/agrafes) ou bien une légère douleur de par l'acte chirurgical. Par ailleurs, l’injection intrapéritonéale pourrait entrainer un certain inconfort, limité dans le temps (passage de l’aiguille au travers de la peau et du péritoine).

Devenir

Des prélèvements et analyses sont nécessaires post-mortem et cela implique donc l’euthanasie (par une méthode réglemantaire) de l’ensemble des animaux (280).

Remplacement

Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants, en l’occurrence dans notre cas le modèle murin, est indispensable car il constitue le seul modèle préclinique qui permette d’invalider ou d’induire l’expression de gènes de manière tissu-spécifique pour caractériser l’implication de ces derniers dans les mécanismes moléculaires conduisant au CHC.

Réduction

Les groupes expérimentaux seront constitués du minimum d’animaux nécessaire et suffisant pour permettre une analyse statistique robuste des effets observés. Nous pourrons être amenés à manipuler moins de souris si l’effet observé s’avère significatif au cours des premières expériences. L’étude sera arrêtée si l’expérience initiale invalide l’hypothèse de travail. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Pour cette étude, nous estimons que 280 souris seront nécessaires.

Raffinement

Les animaux provenant de l’extérieur seront stabulés une semaine au sein de l’animalerie. Les animaux seront observés quotidiennement afin de respecter leur bien-être. Les souris seront placées dans des conditions optimales (température, hygrométrie, cycle jour nuit 12h/12h, enrichissement des cages, nourriture ad libitum). Les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux. Toute manipulation invasive (hépatectomie partielle) sera précédée d’une anesthésie générale et d'une prise d'antalgique pré/post opératoire. La mise en place d’une grille de suivi strict des points limites permettra d’éviter au maximum le stress et/ou la douleur au cours de l’expérimentation. Dans le cas où un point limite sera atteint avant la fin de l’expérimentation, la mise à mort anticipée de l’animal sera faite. Enfin une veille scientifique continue sera effectuée, évitant ainsi toute expérimentation déjà rapportée dans la littérature.

Choix des espèces

Pour la réalisation de ce projet, l'utilisation d'animaux vivants est indispensable pour déterminer les mécanismes moléculaires conduisant au CHC. Nous avons choisi la souris, car en plus de partager plus de 90% de gènes communs avec l’homme, il existe pour cette espèce des modèles génétiquement altérés pertinents pour l'étude. Les souris utilisées pour ce projet de recherche sont de jeunes adultes (6 à 10 semaines de vie) afin de disposer d'un foie largement engagé dans un état de différenciation avec un système immunitaire en fin de maturation. A ce stade, le tissu hépatique garde une capacité de prolifération en réponse à différents stimuli environnementaux.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
    • Troubles musculosquelettiques
Cochons : 14
Souffrances
▲ 8
▲ -
▲ -
▲ 6
Devenir
 -
 -
 -
 14

14 cochons vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère, huit d'entre eux étant opérés sous anesthésie sans réveil. Ils subissent une électrochimiothérapie de la colonne vertébrale d'une durée de trois heures, pour évaluer la toxicité du traitement sur la moelle épinière. Le porteur indique que six animaux sont réveillés après l'intervention et peuvent alors développer des lésions neurologiques, comme un déficit moteur des membres postérieurs. Il affirme qu'aucune méthode alternative, simulation ou modèle numérique, ne permet de modéliser cette toxicité.

Objectifs

Les patients souffrants de métastases osseuses vertébrales sont à risque de développer une compression médullaire lorsque les cellules tumorales envahissent le canal rachidien où se trouve la moelle épinière et les nerfs. On parle alors « d’épidurite métastatique ». C’est une complication grave puisqu’elle entraine d’importantes douleurs et un risque de handicap sévère et définitif : la paraplégie. La fréquence des compressions médullaires par épidurite métastatique est estimée à 5% des patients atteints de cancer. Elle est plus particulièrement fréquente chez les patients souffrants de cancer de la prostate, du sein ou du poumon.

Bénéfices attendus

La réalisation d’un traitement d’électrochimiothérapie en utilisant une chimiothérapie sans toxicité neurologique, telle que la bléomycine, permet d’espérer une destruction sélective des cellules tumorales sans séquelle neurologique. Le but du projet est donc de vérifier l’innocuité de l’électrochimiothérapie sur la moelle épinière en utilisant un modèle porcin. En l’absence de toxicité, ce traitement pourra être envisagé chez des patients souffrants d’épidurite métastatique pour évaluer l’efficacité anti-tumorale.

Procédures

L’ensemble des traitement d’électrochimiothérapie sera réalisé sous anesthésie générale. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Deux animaux seront utilisés en phase préliminaire pour valider la faisabilité de l'étude et 12 autres pour le projet à proprement parlé. Si les résultats des deux animaux préliminaires le permettent, ceux-ci seront inclus dans le groupe expérimentation (groupe 1 - N=6). Les animaux du groupe test et du groupe 1 (procédures aigus) seront sous anesthésie générale pendant la durée de la procédure (3 heures) avant d'être euthanasiés. Les animaux du groupe 2 (N=6) subiront la même procédure que ceux du groupe 1 mais seront réveillés et euthanasiés à J+3 (N=3) et J+28 (N=3).

Impact sur les animaux

L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Pour le groupe 3 (n=6) les animaux seront réveillés après le traitement d'électrochimiothérapie. Le risque, qui aura théoriquement été préalablement écarté lors des procédures du groupe 2 est l'apparition, après le réveil, de lésions neurologiques (déficit moteur des membres inférieurs ou sphincterien).

Devenir

L'ensemble des animaux seront euthanasiés afin de pouvoir réaliser l'étude anatomopatholgique des segments de moelles exposés à l’électrochimiothérapie.

Remplacement

Notre projet prévoit d’utiliser un modèle animal porcin car il n’existe actuellement pas de méthodes alternatives (simulation sur mannequin haute-fidélité́, simulation numérique) permettant de modéliser les éventuelles toxicités de l’électrochimiothérapie sur la moelle épinière : courant électrique et chimiothérapie.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux nécessaire, chaque animal sera son propre témoin.

Raffinement

L’ensemble des procédures expérimentales sera réalisé sous anesthésie générale balancée. A aucun moment l’animal ne sera conscient ni susceptible de ressentir la douleur. Les animaux du groupe 3 (N=6) seront évalués cliniquement, après leur reveil, à la recherche de signe de lésion neurologique (déficit moteur des membres inférieurs ou sphincterien) ou de tout autre signe de souffrance. Cette évaluation aura lieu deux fois par jours de J0 à J3 selon la grille d'évaluation (Annexe 1-2). Une attention particulière sera portée sur l'éventuelle altérration du comportement général (recherche de signe de passivité ou d'apathie) et de la locomotion (réticence à se déplacer, trouble de l'équilibre, paralysie...). L’atteinte d’un point limite est déterminée par un score basé sur des signes comportementaux, d’apparence générale permettant de quantifier la souffrance de l’animal (Annexe 1-2). En cas de doutes ou de constat d’un mal-être, l’information sera remontée au responsable du bien-être animal qui fera une contre-expertise du score. Selon le score obtenu, le responsable du bien-être animal prescrira des examens systématiques qui seront fait sous sédation et préviendra le vétérinaire désigné de la situation. La prise en charge de l’origine de la douleur devra entrainer la baisse du score. En cas de détérioration du score, le responsable du bien-être animal contactera le vétérinaire désigné pour effectuer des examens plus approfondis et définir la conduite à tenir. Pour améliorer le confort et le bien-être des animaux, les animaux seront hébergés en zone de réveil après l'intervention afin de s'assurer de leur parfaite récupération puis dès que cela sera possible, ils réintègreront la zone d'hébergement avec leurs congénères afin de réduire leur stress, à raison de deux par box. Du personnel animalier mettra quotidiennement à disposition un environnement stimulant (activité́ de fouissage, distributeur d’aliments, planche à gratter).

Choix des espèces

Le porc est l’animal le plus approprié pour notre étude à la fois du fait des caractéristiques physiologiques proches de l’homme, mais également en raison de son anatomie et la taille de ses vertèbre et de sa moelle épinière qui se prêtent aisément à la mise en place des aiguilles d’électrochimiothérapie.

  • Recherche appliquée
    • Troubles immunitaires
  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
Souris : 72
Souffrances
▲ -
▲ 54
▲ 18
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 72

72 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Porteuses d'une mutation induisant un lupus, elles sont gavées quotidiennement jusqu'à huit semaines et subissent des prélèvements sanguins réguliers, pour tester la rapamycine sur ce modèle auto-immun. Le porteur décrit un phénotype "dommageable" avec protéinurie et survie réduite à environ sept mois, et prévoit la mise à mort des animaux atteignant un score de souffrance défini. Il affirme que la complexité du système immunitaire rend son étude "impossible" par des tests in vitro.

Objectifs

Notre système immunitaire nous protège constamment vis à vis des agressions des agents pathogènes comme les virus ou les bactéries. Cependant dans certaines situations rares, le système immunitaire se dérègle et se retourne contre l’organisme, c’est ce qu’on appelle l’auto-immunité. L’hyperactivité du système immunitaire dans le lupus a vraisemblablement pour origine de multiples facteurs, même si les causes exactes restent inconnues. Toutefois, lorsqu’au sein d’une famille, plusieurs membres sont atteints, nous pouvons suspecter qu’il existe une cause génétique. Grace aux nouvelles techniques de génétiques, il est possible d'identifier des mutations dans des gènes qui codent pour des protéines, éléments essentiels au bon fonctionnement de nos cellules y compris celles du système immunitaire. Ainsi, en explorant plusieurs familles avec un lupus, une mutation prédite pathogénique a été identifiée. Mais comment savoir si c’est bien uniquement cette mutation qui est responsable du développement de la maladie et non d’autres facteurs ? Un modèle murin porteur uniquement de cette mutation a été généré et développe plusieurs symptômes d’auto-immunité. La mutation de ce gène est donc bien responsable du développement de la maladie. De plus, cette mutation altére spécifiquement un type de cellule immunitaire, les lymphocytes B. Actuellement,ce modèle murin est utilisé afin de démontrer le rôle essentiel de la protéine codée par le gène identifié dans les lymphocytes B et pour comprendre comment la mutation de ce gène peut induire le lupus. Cette étude permettra de mieux comprendre un des mécanismes qui maintient le bon fonctionnement de notre système immunitaire. L'élevage de ses animaux est necessaire afin de les conserver et pour continuer à les étudier. De plus, les lymphocytes B de notre modèle ont une activation anormalement élevée de la voie mTOR. Cette voie est primordiale pour contrôler le métabolisme cellulaire. En effet, l’inhibition de cette voie avec la rapamycine, inhibiteur de mTOR, permet de réduire la prolifération des lymphocytes B. Ce projet se propose donc de tester in vivo la rapamycine chez ces souris porteuses de la mutation identifiée développant un phénotype auto-immun et d’observer si le traitement améliore les symptômes de nos animaux.

Bénéfices attendus

Le lupus systémique est une maladie rare dont les causes sont encore mal comprises. Ce projet aidera à comprendre l’implication de variants de la voie du BCR identifiés chez des patients avec un lupus dans le développement de la maladie et leurs rôles dans la pathogénèse du lupus. Les mécanismes altérés pourront être recherchés chez d’autres patients et ciblés par des interventions pharmacologiques.

Procédures

Les animaux seront gavés quotidiennement sur une période maximale de 8 semaines. Un prélevement sanguin sera réalisé toutes les 2 semaines.

Impact sur les animaux

Les animaux présentent un phénotype auto-immun, défini comme dommageable. Entre 3-5 mois, les souris ne présentent pas de phénotype particulier malgré la détection de signes biologiques auto-immun (présence d’auto-anticorps, signature interféron). A partir de 6 mois, elles ont une protéinurie dans les urines traduisant une inflammation des reins. La survie des souris est réduite à environ 7 mois. Pour la procédure de traitement in vivo à la rapamycine, les animaux vont devoir être gavées tous les jours sur une période conséquente (maximum 8 semaines) pouvant engendrée un stress chez l'animal.

Devenir

Les animaux seront mise à mort à la fin de la procédure afin d'étudier plus précicésement d'autres symptomes liés à l'auto-immunité (rein, rate, ganglion). Nous réaliserons également une analyse précise des lymphocytes B de ces souris afin d'étudier leur niveau de prolifération, activation après le traitement.

Remplacement

Nous avons déjà évalué in vitro qu'un traitement à la rapamycine permettait de baisser le niveau d'activation de la voie mTOR sur les lymphocytes B porteurs de la mutation et permettait de réduire également leurs proliférations. Toutefois, le système immunitaire est biologiquement très complexe faisant intervenir de multiples types cellulaires et une organisation spatiale qui rend impossible son étude dans des tests in vitro. La principale problématique est que l’on ne connaît pas l’ensemble des paramètres de ce système. Il est donc nécessaire d'avoir recours à un modèle animal pour étudier l'efficacité d'un traitement sur le developpement d'une maladie.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisé a été choisi afin qu'ils soient le moins élevé possible mais pour que nous puissons toutefois avoir une force statistique suffisante afin de pouvoir répondre à notre hypothèse. . Considérant une variance hypothétique de 30%, un risque d’erreur de type I (alpha) de 0.05 ainsi qu’une puissance statistique (1- beta) de 0.9, le nombre minimal d'animaux nécessaire à l’observation d’une différence significative si elle existe est de 6 (calculé par epiR package version 0.9-030).

Raffinement

Pour ce projet, nous avons défini plusieurs points limites: - biologiques (présence d'autoanticorps, d'une signature interféron positive et d'une protéinurie sévère (supérieur à 300mg/dL)) - spécifique au modèle: Les souris présentent une survie réduite à partir de 6 mois. En conséquence, , les animaux n'iront pas jusqu'à cet âge durant ce projet. - Surveillance des animaux: Nous évaluerons l’état de bien-être ou de souffrance des animaux après chaque manipulation réalisée. Si les souris présentent ces signes (auto-anticorps, signature interféron et protéinurie élevé), les souris seront mises à mort. En parallèle, un scoring permettra d’évaluer l’état de bien-être de l’animal. Un score cumulé de 3 constitue un point limite et l’animal sera mis à mort si ce point est atteint. APPARENCE DE L'ANIMAL SCORE 0 = Normal SCORE 1 = Toilettage incomplet / Pelage terne / Dos arrondi SCORE 2 = Ecoulement nez/yeux / yeux mi-clos / Amaigrissement 20% par rapport au poids initial / Lésions sévères (automutilation...) COMPORTEMENT DE L'ANIMAL SCORE 0 = Normal SCORE 1 = Isolation du groupe / Vocalisation / Hyperactivité SCORE 2 = Prostration / Immobilité / Tremblements légers SCORE 3 = Tremblements/Dyspnée/Convulsions/Coma Si la souris est visiblement en souffrance (prostration, détresse respiratoire, perte de mobilité), elle sera mise à mort par dislocation cervicale. A la fin du protocole, l'ensemble des animaux sera mis à mort. Chaque protocole se terminera par la mise à mort des souris impliquées.

Choix des espèces

Le système immunitaire est biologiquement très complexe, faisant intervenir de multiples types cellulaires et une organisation spatiale qui rend impossible son étude par des tests in vitro exclusivement. La principale problématique étant que l'on ne connait pas l'ensemble des paramètres du système. De plus, l'ensemble de notre projet porte sur l'utilisation de souris transgéniques, ayant les mêmes mutations que celles rtrouvées chez les patients. Nous avons choisi d'utiliser comme modèle la souris car elle présente plusieurs avantages notamment en immunologie. Le developpement de nombreux outils de génétique (connaissance et exploitation des génomes, génération de mutants...) a permis de faciliter la génération de nouveaux modèles et offre la possibilité de travailler sur un modèle où les connaissances sur le système immunitaire sont déjà bien définies. Nous proposons de traiter les animaux à partir de 4 mois, lorsqu’ils présentent des signes biologiques relatif à l’auto-immunité (auto-anticorps, signature interféron) mais n’ont pas encore de protéinurie positive dans les urines (relatif à une dégradation des reins). Les souris présentant une survie réduite à partir de 6 mois, la procédure s'arretera à cet âge là.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
  • Recherche fondamentale
    • Système gastrointestinal
Rats : 1680
Souffrances
▲ -
▲ 960
▲ -
▲ 720
Devenir
 -
 -
 -
 1680

1680 rats vont être utilisés, tous tués à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à sévère, 720 relevant de la gravité sévère. Des rates Wistar subissent l'implantation chirurgicale d'électrodes, une distension colorectale douloureuse sous contention de 45 minutes et un stress d'immobilisation de deux heures, pour tester cinq souches probiotiques contre la douleur du syndrome de l'intestin irritable. Le porteur indique qu'un saignement anal peut survenir pendant la distension, auquel cas la procédure est arrêtée. Il affirme que la complexité du syndrome ne peut être reproduite sur des modèles in vitro.

Objectifs

Notre projet vise à évaluer l’efficacité de 5 souches probiotiques pour le traitement et/ou la prévention du syndrome de l’intestin irritable (SII). Nous évaluerons ainsi les effets d’un traitement de 5 ou 10 jours avec ces souches productrices d’un métabolite d’intérêt sur la douleur viscérale en condition de stress chez le rat et déterminerons la persistance de l’effet antidouleur de ces souches après un arrêt du traitement (période de « wash out ») de durée variable selon les souches testées. Nous comparerons les effets des souches à une souche non productrice ainsi qu’à un mutant de chacune de ces souches ne produisant plus le métabolite afin de démontrer l’importance de celui-ci et de comprendre les mécanismes mis en jeu dans la modulation de la douleur. De manière complémentaire, l’effet de l’ensemble de ces souches sera évalué après un seul jour de traitement. Outre l’évaluation de la sensibilité viscérale chez les animaux traités, des prélèvements seront effectués 5 jours ou 10 jours après gavage des animaux en conditions basales ou de stress aigu et avec ou non période de « wash out », afin d’identifier les molécules potentiellement actives et ainsi décrypter les mécanismes d’action mis en jeu

Bénéfices attendus

Ce projet permettra d’évaluer la durée de traitement nécessaire et suffisante ainsi que la persistance de l’effet antidouleur après arrêt du traitement des souches d’intérêt, apportant de nouvelles réponses sur les mécanismes impliqués dans les effets observés. A terme, ces explorations permettront de proposer de nouvelles pistes de traitement des symptômes douloureux des patients SII associés à un profil anxieux et/ou stressé développant des manifestations digestives douloureuses.

Procédures

Tous les animaux de ce projet reçoivent un traitement par gavage. Les animaux pour l’évaluation de la sensibilité viscérale sont soumis à une procédure chirurgicale durant 20 min sous anesthésie générale (implantation d’électrodes intramusculaires). Après une période de convalescence et de repos puis de traitement, les crampes abdominales vont être enregistrées pendant une phase de distension colorectale durant 20 minutes. Cet enregistrement se fait en condition basale puis le lendemain en condition de stress aigu (maintien des pattes avant le long du corps de l’animal pendant 2 heures). Pendant les phases d’enregistrement, les animaux sont placés dans des tunnels de contention (45 min ). Pour l’étude de l’effet « wash out », une période de repos/ arrêt du traitement est appliquée. Puis un deuxième enregistrement de crampes abdominales pendant la distension colorectale avant et après un stress aigu est réalisé. Pour l’étude des mécanismes d’action mis en jeu dans les effets anti-douleur des souches testées, une prise de sang est réalisée à la queue au milieu du traitement. Un stress de contrainte est réalisé à la fin du traitement et après la période de « wash out ». Les animaux sont ensuite anesthésiés et euthanasiés pour effectuer les prélèvements nécessaires.

Impact sur les animaux

La douleur liée au gavage est évitée en utilisant une sonde à bout arrondi adaptée à la taille de l’animal et en réalisant un geste rapide et bien maitrisé. Pour la mesure de viscérosensibilité, les douleurs liées à la chirurgie sont prises en charge (analgésie pré et post-opératoire /anesthésie). La déshydratation et l’hypothermie sont prévenue par une injection post opératoire de sérum physiologique à chaque animal et par un maintien au chaud pendant les phases chirurgicales, de réveil et de convalescence. Le stress lié à la manipulation des animaux est évité en prévoyant de phases d’habituation aux différentes manipulations et de repos. La douleur ressentie pendant les phases d’enregistrement des crampes abdominales (indice de douleur) due à la distension colorectale est progressive et dure 20 minutes. La douleur n’est plus ressentie après l’arrêt de la procédure car les enregistrements reviennent à un niveau équivalent à celui de départ. Il n’y a pas de dommages observés sur les animaux mais un effet indésirable possible pendant ou après la distension est un saignement au niveau anal. Dans ce cas la procédure est arrêtée immédiatement.

Devenir

Tous les animaux sont euthanasiés à la fin de chaque procédure. La procédure 1 étant une procédure sévère, les animaux ne peuvent pas être gardés en vie à la fin de la procédure ou participer à une autre étude. Les animaux de la procédure 2 sont euthanasiés pour effectuer des prélèvements

Remplacement

L’utilisation du modèle rat se justifie par le nombre important d’études bibliographiques et d’outils méthodologiques utilisant ce modèle pour étudier la pathologie du SII qui de par sa complexité ne peut être reproduite sur des modèles in vitro.

Réduction

Le nombre de souches bactériennes sélectionnées (5) a été fixé suite aux essais de criblage réalisés par les partenaires du projet sur un panel de 152 souches vis-à-vis de leur capacité de production de la molécule d’intérêt in vitro. Le nombre d’animaux utilisés dans chaque groupe expérimental a été optimisé en tenant compte de la variabilité interindividuelle en se basant sur les études précédentes utilisant le même modèle. Ces effectifs, n=12 pour les études de viscérosensibilité et n=8 pour les prélèvements de sang et d’organes, sont suffisants pour atteindre une validité statistique. La possibilité d’utiliser les mêmes animaux a été étudiée mais n’a pas été retenue. En effet, les deux procédures décrites ici doivent-être menées de façon distincte pour permettre d’obtenir des résultats pertinents et robustes.

Raffinement

Les animaux utilisés seront des animaux sains provenant d’un élevage agréé. Ils seront hébergés dans des conditions normalisées et suivis quotidiennement pour leur apporter tous les soins nécessaires et assurer leur bien-être. Leur milieu sera enrichi en buchettes de peuplier pour satisfaire leur besoin de ronger. Toutes les mesures ont été prises pour réduire l’inconfort (période d’adaptation, habituation, récupération) et prévenir toute douleur ou anxiété susceptible d’être subie par les animaux (anesthésie/ analgésie, soins post opératoire, détection de toute anomalie ou apparition de mal être). Si malgré les mesures prises, une souffrance était constatée la procédure serait arrêtée.

Choix des espèces

Le modèle de stress aigu chez le rat est largement validé par la communauté scientifique pour étudier la physiopathologie du SII. Ce modèle permet de reproduire les caractéristiques décrites chez les patients SII : douleur viscérale, augmentation de la perméabilité intestinale, micro-inflammation intestinale. Les animaux seront des rats Wistar femelles adultes de 200g à 220g. L’utilisation d’animaux adultes est nécessaire pour évaluer les effets des souches probiotiques sur une barrière intestinale parfaitement mature, sachant qu’en condition périnatale la barrière intestinale présente des caractéristiques biologiques complètement différentes de celles observés chez l’animal adulte.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
Souris : 360
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 360
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 360

360 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Génétiquement modifiées pour développer un cancer du foie, elles reçoivent des traitements par gavage cinq jours sur sept ou par injection pendant huit semaines, des échographies sous anesthésie, puis une ponction cardiaque terminale. Le porteur affirme n'attendre "aucun effet indésirable" des immunomodulateurs testés, alors que les souris portent une tumeur hépatique évolutive. Il conclut qu'aucun modèle ne reproduit ces interactions et parle d'un "passage obligatoire par le modèle animal".

Objectifs

Notre projet est d’évaluer l’intérêt de l’immunomodulation dans le CHC, et pour se faire il est nécessaire d’utiliser un modèle murin de CHC immunocompétent. Nous proposons d’utiliser un modèle de souris transgénique (ASVB) développant un carcinome hépatocellulaire évoluant en trois stades bien définis : dysplasie, nodulaire, et diffus (Dupuy, et al., 2003 ; Contreres, et al., 2006 ; Tijeras-Raballand, et al., poster AACR 2019, Atlanta). Ce modèle ASV-B est un modèle de souris transgénique mis au point sur des souris de fond génétique C57BL6. L’oncogène T du virus SV40 est monté sous le promoteur de la thrombine, permettant ainsi une expression exclusive dans les hépatocytes. De plus, le transgène est monté sur le chromosome Y, ainsi seuls les mâles sont malades, alors que les femelles sont saines. Dans ce modèle, la carcinogenèse et l’angiogenèse mime à la perfection celle observée chez l’homme (CHC sur foie sain) (Dupuy, et al., 2003 ; Tijeras-Raballand, et al., poster AACR 2019, Atlanta). De plus, des résultats préliminaires ont montré une augmentation de l’expression de PD-1 et PD-L1 au cours du développement du CHC (Tijeras-Raballand, et al., abstract accepté ILCA 2019). Toutes ces caractéristiques en font un excellent modèle d’étude pour ce projet.

Bénéfices attendus

Le carcinome hépatocellulaire (CHC= cancer du foie) est la troisième cause de mortalité par cancer dans le monde. La mortalité élevée du cancer du foie est principalement liée au manque de traitements curatifs pour les formes avancées. En effet¸ malgré les avancées technologiques dans le dépistage du cancer du foie, seul 30-40% des patients sont éligibles à un traitement curatif (résection chirurgicale, destruction percutanée, transplantation hépatique). Afin de proposer des traitements curatifs à une plus large proportion des patients, il est important d’identifier de nouvelles stratégies thérapeutiques. Notre projet consiste à étudier l’effet des anti-PD1 ou anti- PDL1 dans un modèle de souris génétiquement modifié, qui développe un cancer du foie similaire et comparable à celui de l’homme. Le projet a pour but de montrer l’efficacité de plusieurs anti-PD-1, anti-PD-L1 et combinaisons d’intérêt avec des anti-angiogéniques à tester pour le traitement du CHC, et ce dans un système intégré, nous entendons par là, dans un système où les cellules tumorales, les cellules immunitaires, les cellules endothéliales et tout le microenvironnement si typique d’une tumeur puissent interagir. Ce projet tend donc à proposer des méthodes combinatoires, permettant à la fois d’augmenter l’efficacité des thérapies proposées, ainsi que d’éviter l’apparition de résistance.

Procédures

Les animaux seront soumis à 1 type d'intervention en étant vigiles: L'administration du traitement soit par gavage 5 jours sur 7 soit en intrapéritonéale 3 fois par semaine pendant 8 semaines. Ils seront ensuite anesthésiés pour être soumis à un échodoppler qui n'est pas une précédure invasive, donc non douloureuse 3fois (à 8 12 et 16 semaines). Enfin, ils seront soumis à un prélèvement intracardiaque sous anesthésie générale où les animaus ne seront pas réveillés à 16semaines.

Impact sur les animaux

Il n'y a aucun effets indésirables attendus avec l'utilisation d'immunomodulateurs. Aussi, la dose sélectionnée de Sorafenib (traitement contrôle dont on connaît les effets) a été choisie pour ne pas induire d'effets indésirables.

Devenir

Tous les animaux seront mis à mort après l’échographie de la 16ème semaine par ponction cardiaque puis dislocation cervicale sous anesthésie générale. Ce sera un prélèvement total de sang pour des analyses post mortem.

Remplacement

Notre projet consiste à étudier l’effet des anti-PD1 ou anti-PD-L1 dans un modèle de souris génétiquement modifié, qui développe un cancer du foie similaire et comparable à celui de l’homme. Le projet a pour but de montrer l’efficacité de plusieurs anti-PD-1, anti-PD-L1 et combinaisons d’intérêt avec des anti-angiogéniques à tester pour le traitement du CHC, et ce dans un système intégré, nous entendons par là, dans un système où les cellules tumorales, les cellules immunitaires, les cellules endothéliales et tout le microenvironnement si typique d’une tumeur puissent interagir. A ce jour, aucun modèle ne permet de mimer ce type d’interaction, d’où un passage obligatoire par le modèle animal.

Réduction

Afin de réduire le nombre d’animaux, tout en étant statistiquement valide, le nombre d’animaux par groupe (10) a été déterminé grâce aux expérimentateurs (personnel en charge de l’échographie, anatomo-pathologistes, pharmacologues et chercheurs) qui participent à ce projet et qui ont de l’expérience avec ce modèle. De plus, dans la mesure du possible, plusieurs groupes de traitements seront testés en parallèle afin de ne pas multiplier le groupe contrôle (ou placebo), pour un total de 360 animaux sur 36 mois. Nous réaliserons des tests de Student et Anova en comparant le groupe CTRL avec les groupes de monothérapie et les groupes de monothérapie avec les combinaisons.

Raffinement

Le projet n’inclut pas d'interventions douloureuses et les animaux seront observés quotidiennement. Différents points limites seront particulièrement surveillés tels que la perte de poids (qui ne sera jamais pris en compte individuellement dans la mesure où l’accroissement du volume hépatique peut provoquer une légère prise de poids), le gonflement de l’abdomen (signe de développement tumoral trop important) et la survenue d’une gêne pour se déplacer (signe de douleur possible au niveau hépatique). Le comportement et l’apparence physique feront aussi l’objet d’observations. Les dispositions retenues pour stopper ou atténuer les problèmes liés à l’apparition de points limites seront prises dès constatation. Les souris seront hébergées en portoir ventilé avec alimentation standard classique Harlan 20.16) et eau stérile ad libitum. Cycle nycthéméral 12h jour/12h nuit Température : 22°C Aussi, les souris disposeront d’enrichissement tels que maison rouge, nids en papier kraft ou buchette de bois à ronger pour leur permettre d’exprimer tout le comportement social normal d’une souris et ainsi améliorer leurs conditions d’hébergements.

Choix des espèces

Nous utilisons un modèle de souris transgénique qui développe un carcinome hépatocellulaire (CHC). Ce modèle est un des rares modèles immuno-compétents de CHC, disponibles pour l’étude de nouvelles thérapies. Le modèle ASV-B est un modèle de souris transgénique mis au point sur des souris de fond génétique C57BL6. L’oncogène T du virus SV40 est monté sous le promoteur de la thrombine, permettant ainsi une expression exclusive dans les hépatocytes. De plus, le transgène est monté sur le chromosome Y, ainsi seuls les mâles sont malades, alors que les femelles sont saines. Dans ce modèle, la carcinogenèse mime à la perfection celle observée chez l’homme (CHC sur foie sain). Les anomalies vasculaires observées sont également les mêmes que celles observées chez l’homme et permettent d’analyser les effets anti-angiogéniques attendus des molécules, en plus de leurs effets antitumoraux. Enfin, ce modèle possède un stroma immun riche et complexe, à l’image de celui observer dans les tumeurs issues de patients. Le début de l’administration des médicaments aura lieu à l’âge de 8 semaines. En effet, dans ce modèle, 3 stades de carcinogenèse bien définis ont été mis en évidence. Une hyperplasie (8 semaines), stade nodulaire (12 semaines) et carcinome diffus (à partir de la semaine 16). En oncologie, les patients commençant à être traités une fois leur pathologie déclarée, cela explique pourquoi nous attendons également le début de la carcinogenèse dans les animaux.

  • Recherche appliquée
    • Bien-être animal
    • Maladies animales
Chiens : 28
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 28
▲ -
Devenir
 -
 -
 28
 -

28 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, gardés vivants puis réutilisés pour des travaux d'enseignement ou proposés à l'adoption. Une inflammation douloureuse est provoquée à la patte par injection de kaolin sous anesthésie, avec un pic de douleur autour de 24 heures, pour tester un candidat vaccin anti-NGF censé soulager les douleurs d'arthrose. Les chiens subissent aussi jusqu'à huit prélèvements sanguins et l'administration du vaccin ou d'un traitement de comparaison. Le porteur affirme que le modèle est "complètement réversible" au bout de huit semaines et justifie l'étude par la "nécessité" de tester la réponse de l'"organisme entier" chez l'espèce cible.

Objectifs

Le NGF (Nerve Growth Factor) est un polypeptide impliqué dans la croissance, la prolifération et la survie des neurones et d'autres cellules. Le NGF semble aussi jouer un rôle important dans la sensiblisation des nocicepteurs après une blessure tissulaire. Il a été montré que l'inhibition par un anticorps monoclonal de la signalisation cellulaire médiée par le NGF permet de soulager les douleurs ostéoarticulaires. Un nouvel anticorps monoclonal, le bedinvetmab, est récemment disponible en médecine vétérinaire pour soulager ces douleurs ostéoarticulaires chez le chien. Un nouveau candidat vaccin est également à l'étude pour sa capacité à favoriser la production d'anticorps anti-NGF endogènes. Les objectifs de notre projet sont: (1) de tester chez le chien, l'efficacité de ce nouveau candidat vaccin sur la réduction de la douleur dans un modèle de douleur inflammatoire au kaolin, (2) de comparer l'efficacité de ce nouveau candidat vaccin à celle du bedinvetmab (Librela®), (3) de quantifier les concentrations en anticorps monoclonaux aux cours du temps après administration du candidat vaccin, (4) de vérifier que l'inhibition de la signalisation cellulaire médiée par le NGF ne perdure pas quand une nouvelle douleur apparait à distance de la vaccination.

Bénéfices attendus

L'arthrose est un maladie dégénérative, incurable et douloureuse dont la prévalence chez le chien est supérieure à 20%. Ce chiffre est par ailleurs en constante augmentation du fait de l'allongement de la durée de vie des animaux et de facteurs aggravants comme l'obésité. Cette pathologie entraine une douleur et un handicap majeur avec perte de mobilité et état dépressif de l'animal. Les premiers résultats des thérapies impliquant des anticorps monoclonaux sont prometteurs quand à l'amélioration de la qualité de vie de nos animaux. Cependant, la nécessité de renouveller les administrations de bedinvetmab régulièrement (en général tous les mois) présente le risque d'une mauvaise observance par le propriétaire de l'animal. Il est intéressant de déterminer ici si la mise en place d'un vaccin permettant l'activation d'anticorps endogènes pourrait permettre de prolonger la durée d'efficacité du traitement et d'espacer les administrations.

Procédures

1) Administration du candidat vaccin ou du placebo à 14 animaux; 2 administrations; 1 minute maximum; 2) Administration du bedinvetmab ou de meloxicam à 14 animaux; 1 seule administration; 1 minute maximum; 3) Prélèvements sanguins pour sérologie; 3 prélèvements sur 14 animaux et 8 prélèvements sur les 14 autres animaux; 1 minute maximum; 4) Administration de kaolin en sous-cutanée sous anesthésie générale; 1 seule fois pour 14 animaux et 2 fois pour les 14 autres animaux; 30 minutes/animal; 5) Pesée hebdomadaire de tous les animaux; 5 à 10 minutes/animal; 6) Mesures des paramètres pharmacodynamiques; 1h/jour/animal au minimum pour chaque jour de mesure.

Impact sur les animaux

Vu les très bons résultats d'innocuité obtenus après administration d'anticorps monoclonaux exogènes, il y a très peu de risque de réaction au vaccin. La nuisance majeure va résider dans la création d'une inflammation à la patte par administration de kaolin en sous-cutanée. Cependant, ce modèle a déjà été utilisé par la passé et présente l'avantage d'induire une inflammation limitée dans le temps et totalement réversible, ce qui permet de replacer les chiens sans sequelles après ce type d'étude. En effet, le pic de douleur survient autour de 24h après l'administration de kaolin. Cette douleur plus aiguë disparaît ensuite rapidement (autour de 48-72h) même lors d'un traitement placebo. Des paramètres moins critiques comme une diminution d'oedème au niveau de la patte (altérant peu les déplacements du chien mais permettant tout de même de mesurer l'efficacité d'un anti-inflammatoire) perdurent ensuite jusqu'à 10-15 jours après l'administration de kaolin. Enfin, le modèle est complétement réversible au bout de 8 semaines sans séquelle pour les chiens. Il est à noter également que le candidat vaccin étant administré avant induction de l'inflammation, le pic de douleur devrait être plus faible pour ce groupe.

Devenir

Les animaux seront gardés en vie à l'issue de la procédure. Ils pourront être réutilisés pour des travaux d'enseignement (procédures légères) après accord du vétérinaire référent de l'Etablissement Utilisateur ou seront proposés à l'adoption. Le modèle étant complétement réversible au bout de 8 semaines sans séquelle pour les chiens, la réutilisation ou le placement des animaux pourra intervenir dès les 2 mois suivant la dernière inflammation au kaolin.

Remplacement

Le but de ce projet étant de tester la réponse de l'organisme entier à un vaccin (efficacité contre une douleur inflammatoire, cinétique d'anticorps, absence de réaction au vaccin), il n'est pas possible de se passer d'animaux pour ce projet. Cependant, les études sont menées sur l'espèce cible pour laquelle le vaccin souhaite être mis sur le marché.

Réduction

Nous souhaitons déterminer si le nouveau candidat vaccin est au moins aussi efficace que le bedinvetmab pour réduire une douleur d'origine inflammatoire chez le chien. Pour déterminer le nombre n d'animaux par groupe, un calcul de puissance a été donc effectué à partir de données de la littérature sur l'effet du bedinvetmab sur la réduction de la douleur chez des chiens atteints d'ostéoarthrose. Le calcul de puissance utilisé était le suivant: nA=2x(s2/Δ2)x(za/2-zpuis)2, avec nA le nombre de sujets par groupe, s2 la variance du paramètre à mesurer, Δ la différence minimale attendue pour ce paramètre, zα/2=1.96, zpuis=-0.842. De plus, la résistance à/la sensation de douleur étant un paramètre qui peut être influencé par le sexe, le nombre d'animaux par groupe a été doublé afin d'avoir n mâles et n femelles dans chaque groupe. Enfin, un animal par groupe a été ajouté au cas où un des animaux devrait être exclu de l'étude pour cause de traitement concomitant visant à réduire une douleur trop importante causée par l'administration de kaolin.

Raffinement

Les animaux seront acclimatés aux conditions du laboratoire puis entraînés aux manipulations pendant 25 jours avant l'administration du vaccin, et le seront aussi entre l'administration du vaccin et la réalisation de l'inflammation. Cela permettra de les habituer en douceur aux différents manipulateurs et d'obtenir des mesures de paramètres fiables tout au long du projet. De plus, les deux principaux expérimentateurs qui seront en charge des animaux tout au long du projet sont formés en éducation canine ainsi qu'aux différentes techniques de medical training. Les animaux seront hébergés en groupe dans des boxs comportant des jouets et auront accès quotidiennement à des courettes extérieures.

Choix des espèces

L'espèce animale choisie est l'espèce cible pour laquelle le vaccin souhaite être mis sur le marché. Les animaux seront âgés de 8 mois à leur arrivée, leur jeune âge facilitant leur capacité d'apprentissage et d'entrainement aux différentes mesures qui seront effectuées. Il ne faut pas d'animaux de moins de 6 mois car leur système immunitaire n'est pas encore totalement mature et différe trop de celui des chiens adultes voire plutôt âgés pour lesquels le vaccin souhaite être développé. L'étude sur des animaux âgés ou souffrant de problèmes ostéoarticulaires sera effectué par la suite en fonction des résultats obtenus au cours de ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Troubles musculosquelettiques
Souris : 1200
Souffrances
▲ -
▲ 1008
▲ 192
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1200

1200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Elles reçoivent des injections répétées par trois voies, jusqu'à 32 fois pour certains groupes, et un prélèvement sanguin rétro-orbital sous anesthésie, ainsi que des électromyogrammes, des tests d'agrippement et des mesures de contractilité musculaire, pour tester la protéine GDF5 contre la perte musculaire liée à l'âge. Le porteur indique que les souris âgées de 20 mois peuvent présenter une perte de poids massive ou développer des tumeurs. Les bénéfices annoncés pour l'humain, un futur traitement de la sarcopénie, sont renvoyés à des études précliniques et cliniques ultérieures, tandis que le porteur affirme que le recours à la souris est "indispensable".

Objectifs

Au cours du vieillissement, la masse et la fonction musculaires diminuent progressivement. Lorsque la perte musculaire est excessive, elle peut conduire à une pathologie : la sarcopénie. La sarcopénie est à l'origine d'une détérioration générale de la condition physique qui se traduit par un risque accru de chutes, un allongement de la durée d'hospitalisation, une perte d'autonomie et conduit inévitablement à une augmentation du taux de morbidité et de mortalité. Actuellement, il n'existe pas de traitement pharmacologique. La masse musculaire squelettique dépend de l'état d'innervation des muscles. Lorsque le nerf périphérique est endommagé, le muscle squelettique subit une atrophie. Pour contrecarrer la perte de masse et de fonction, un mécanisme compensatoire se met en place. Il s’agit de la voie GDF5 (Growth differentiation factor 5) qui joue un rôle très important dans le maintien de la masse musculaire. Pour ce projet, nous émettons donc l'hypothèse que la supplémentation en GDF5 pourrait avoir un bénéfice thérapeutique pour lutter contre la perte musculaire liée à l’âge. Pour ce projet, nous utiliserons au total 1200 animaux. 504 souris C57BL/6JRj jeunes (12 semaines) et 696 souris C57BL/6JRj âgées (20 mois) qui seront traitées avec la protéine recombinante rGDF5 ou avec le véhicule. Nous comparerons plusieurs voies d’administration (intra-péritonéale, sous-cutanée et intra-veineuse par injection rétro-orbitale. Les animaux feront aussi l’objet d’évaluations fonctionnelles telles que des mesures de composition corporelle, une exploration fonctionnelle du système nerveux périphérique et des mesures de force.

Bénéfices attendus

Nous émettons l’hypothèse que la protéine rGDF5 puisse représenter un outil thérapeutique pour limiter la perte de masse et de force musculaires chez des souris âgées. A court terme, chez le modèle murin, nous envisageons un maintien de la masse musculaire, une amélioration de la composition corporelle (masse grasse / masse maigre) et des performances (test d’agrippement, course sur tapis…) ainsi qu’une amélioration de la communication nerf-muscle rendant compte d’une amélioration de la force musculaire. S’agissant de bénéfices à long terme, nous envisageons la mise en place d'études précliniques et cliniques pour étudier les effets bénéfiques de l'administration de GDF5 chez des sujets âgés.

Procédures

Les animaux seront soumis à plusieurs types d'interventions: -Injection intra péritonéale (20 secondes),(400 animaux) (1 à 3 fois pour lots 1 à 6 / 32 fois pour lot 7), (sans anesthésie) -Injection sous-cutanée (20 secondes),(400 animaux) (1 à 3 fois pour lots 8 à 13 / 32 fois pour lot 14 ), (sans anesthésie) -Injection intra veineuse (20 secondes),(400 animaux) (1 à 3 fois pour lots 1à 6 / 32 fois pour lot 21 ), (avec anesthésie) -Prélèvements de sang en retro-orbital (20 secondes) (1200 animaux) (1 fois en fin de procédure pour chaque animal) (avec anesthésie) Les animaux seront soumis à des mesures fonctionnelles -Mesures de composition corporelle (2 minutes) (192 animaux) (lots 7, 14 et 21) (8 fois) (sans anesthésie) -Tests d'agrippement (5 minutes) (192 animaux) (lots 7, 14 et 21) (3 fois) (sans anesthésie) -Electromyogrammes (20 minutes) (192 animaux) (lots 7, 14 et 21) (3 fois) (avec anesthésie) -Mesures de contractilité musculaire (20 minutes) (192 animaux) (lots 7, 14 et 21) (1 fois) (avec anesthésie)

Impact sur les animaux

Nous utiliserons des souris âgées qui peuvent présenter une perte de poids massive ou développer des tumeurs. L’injection de protéine rGDF5 se fera 1 à 2 fois par semaine pendant 4 mois. Pour les injections en sous-cutané, cela pourrait engendrer l’apparition de durillons, nous alternerons donc les sites d’injection. Pour les injections en intrapéritonéal et intraveineux, le risque est surtout lié à une mauvaise injection. Nous serons donc très vigilants sur ce point.

Devenir

Des prélèvements et des analyses seront nécessaires post-mortem, les animaux inclus dans les procédures 1 et 2 seront donc euthanasiés en fin de procédure.

Remplacement

Le but de notre projet est l’identification d’une possible stratégie thérapeutique pour le maintien de la masse musculaire et de la force musculaire au cours du vieillissement. Pour cela, il est nécessaire d’étudier le rôle de notre protéine d’intérêt et les effets du traitement dans un modèle animal tel que la souris pour avoir accès à la masse et à la fonction musculaire. Pour réaliser cette étude, l’utilisation du modèle murin est donc indispensable. La finalité de cette étude est de développer des stratégies thérapeutiques, ce qui ne peut se faire que sur un modèle animal. Néanmoins, autant que possible et si la question posée peut être résolue ainsi, des expériences in vitro avec des lignées cellulaires seront réalisées pour limiter au maximum le recours à l'utilisation de souris.

Réduction

Les protocoles expérimentaux seront rigoureusement élaborés et réfléchis en avance pour que les expériences soient interprétables et pour éviter de les répéter. La taille des effectifs sera établie grâce à un calcul de puissance ce qui permettra d'utiliser un nombre de souris limité. Nous réaliserons des tests statistiques pour permettre une analyse et une interprétation fiables des résultats. De plus tous les muscles et une majorité des organes des souris seront prélevés. Au total, nous prévoyons d'utiliser 1200 animaux.

Raffinement

Les conditions d’hébergement et l’enrichissement du milieu sont gérés par l’animalerie. Elles consistent en un contrôle quotidien des cages, un changement régulier, un nombre réduit d’animaux par cage (5 maximum) et pas d’animaux isolés. Le changement des cages se fait sous hotte aspirante et les cages possèdent des filtres. L’enrichissement du milieu consiste en l’ajout de laine de bois afin que les souris puissent faire un nid ainsi que de lanières de papier Kraft et des tunnels en carton. Enfin, si nécessaire, la nourriture pourra être mise à disposition sur le plancher de la cage. Pour limiter la souffrance et l'angoisse, les procédures qui le nécessiteront seront réalisées sous anesthésie et sous analgésiques. Au cours des différentes procédures, la température des souris est maintenue constante à l’aide d’une plate-forme chauffante ou sous lampe radiante. Les animaux seront ensuite suivis quotidiennement afin de relever le moindre signe de souffrance. Nous mettrons en place des points limites adaptés, suffisamment prédictifs et précoces pour permettre de limiter la douleur à son minimum.

Choix des espèces

La souris est l’espèce de choix pour la caractérisation de l’homéostasie musculaire. Cette espèce permet de combiner les études moléculaires et fonctionnelles du muscle squelettique. Nous avons choisi d’utiliser la souris C57BL/6JRj. Des souris adultes jeunes (12 semaines) pour que la croissance du muscle soit terminée mais qu’il n’y ait pas de paramètres supplémentaires liés au vieillissement. Des souris vieillissantes (20 mois) pour évaluer l’effet du traitement sur la perte de masse et de fonction musculaires liée à l’âge Nous savons que la perte de masse musculaire liée à l’âge est visible à partir de 19-20 mois, toutefois, avant 24 mois les différences en terme de masse, d'innervation et de force musculaire risquent de pas être significatives entre les souris traitées au véhicule et les traitées au GDF5, car les signes majeurs de dénervation sont présents seulement à un âge très avancé (24 mois). Les souris seront donc traitées pendant 4 mois à partir de l'âge de 20 mois. Les animaux sont séparés selon leur âge. L'identification des animaux se fait avant le début des expérimentations par tatouage au niveau des doigts sous anesthésie (3% d’isoflurane en induction ; 1.5% en maintien) à l’aide d’une seringue insuline 29G et d’encre de chine diluée.

  • Recherche appliquée
    • Autres troubles humains
Souris : 222
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ -
▲ 222
Devenir
 -
 -
 -
 222

222 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Elles portent une mutation reproduisant la progéria, une maladie de vieillissement accéléré, et reçoivent des injections répétées d'une molécule candidate avant mise à mort par perfusion intracardiaque. Le porteur décrit un phénotype "dommageable", avec décrochage de poids et mortalité prématurée, qu'il ne cherche pas à soulager puisqu'il fait l'objet de l'étude. Il affirme que le modèle cellulaire ne permet pas d'explorer l'organisme entier et présente le passage in vivo comme une étape "indispensable" avant un essai chez l'humain.

Objectifs

Notre projet a pour objectif de tester l’efficacité in vivo d’une molécule sur un modèle murin de la Progéria (Hutchinson-Gilford Progeria Syndrome, HGPS), qui récapitule le tableau clinique de la pathologie humaine. Cette maladie génétique extrêmement rare se déclare dès l’enfance et conduit à l’apparition de signes cliniques assimilables à un vieillissement prématuré et à une mortalité précoce, vers l’âge de 13,5 ans, des suites d’infarctus du myocarde ou d’accidents vasculaires. Il existe donc un fort besoin médical pour ces patients. Cette pathologie est due à l’accumulation d’une protéine toxique dans le noyau des cellules. La quantité de cette protéine toxique présente chez les patients est directement corrélée avec la sévérité de la maladie. La réduction de la quantité de cette protéine toxique est donc une cible potentielle pour changer le cours de cette pathologie dévastatrice. Dans ce but, nous avons étudié in vitro, sur des cellules issues de patients HGPS, la toxicité ainsi que l’efficacité d’une famille de molécules innovantes ayant pour cibles des protéases cellulaires. Cette étude a permis d’identifier 11 molécules efficaces sur le critère sélectionné, à savoir la réduction significative de l’accumulation de la protéine toxique. La molécule ayant la meilleure efficacité thérapeutique sur le modèle d’étude a été sélectionnée pour poursuivre le développement. Elle a fait l’objet d’un développement de formulation compatible avec une exposition plasmatique satisfaisante et avec la voie d’administration envisagée par injection intrapéritonéale (la voie intraveineuse étant à proscrire chez ces souris ayant un arbre cardio-vasculaire fragilisé, comme chez les patients). Cette formulation a été testée chez la souris à différentes doses, avec une exposition plasmatique proportionnelle à la dose administrée, sans observer de signe clinique. Cette même formulation fait actuellement l’objet d’une étude de toxicité par injections unique ou répétées, à différentes doses, sur des souris du même fond génétique que celles utilisées dans ce projet, afin de déterminer le meilleur régime d’administration. L'étude d’efficacité sera ensuite réalisée en fonction des résultats de l'étude de toxicité, en appliquant le traitement optimal.

Bénéfices attendus

A court terme, ce projet nous permettra : - d’obtenir une preuve de concept in vivo que la nouvelle approche thérapeutique envisagée est efficace sur plusieurs signes cliniques prédictifs du cours de la pathologie humaine ; - d’établir une relation pharmacocinétique/pharmacodynamique de la molécule-candidate. A plus long terme, ce projet se poursuivra par un développement thérapeutique de cette molécule visant à obtenir la preuve clinique de son efficacité chez l’Homme, avec pour objectif final de proposer un traitement efficace pour les patients atteints de Progéria.

Procédures

maintien d’une lignée à phénotype sévère, injections intrapéritonéales (2X/semaine, sur une durée de 4 semaines pour l'un des groupes, 10 semaines pour le 2è groupe), mise à mort par perfusion intracardiaque

Impact sur les animaux

Plusieurs inhibiteurs de protéases ont été étudiés chez la souris. Certains effets secondaires observés avec ces molécules seront pris en compte dans l’établissement des points limites (signes gastro-intestinaux non spécifiques, rares troubles neurologiques telles que l’ataxie ou la parésie), en plus des points limites bien connus du modèle murin de Progéria utilisé. Par ailleurs, l’étude de toxicité simple dose et doses multiples en cours nous permettra de mieux définir les organes cibles pour lesquels une toxicité est observée avec la molécule étudiée. Il est important de noter que dans ce but, cette étude de toxicité est menée sur des souris du même fond génétique que les souris utilisées pour cette étude d’efficacité. Enfin, le phénotype du modèle animal utilisé est considéré comme dommageable. En effet, il présente de nombreux signes cliniques retrouvés dans la pathologie humaine. Les souris homozygotes pour la mutation présentent un décrochage dans les courbes de poids, avec des poids ne dépassant que très rarement 17g pour les males et 15g pour les femelles. La lignée est également caractérisée par une mortalité prématurée. En effet, la moyenne de survie basée sur l’ensemble des publications utilisant ce modèle et présentant ce type d’étude est de 16,5 semaines environ. Enfin, des anomalies squelettiques sont également à noter, comme une lordokyphose, ou des anomalies cutanées avec un pelage pouvant devenir épars. Enfin, des problèmes cardiaques importants sont souvent responsables de la mort prématurée de ces souris.

Devenir

les animaux seront euthanasiés à l'issue de la réalisation de l'ensemble des procédures afin de prélever les tissus en vue d'analyse post-mortem

Remplacement

Notre projet se fera dans la continuité d’une étude in vitro menée sur des cellules de patients HGPS. Cependant, ce modèle cellulaire ne permet pas d’explorer l’intégralité des mécanismes métaboliques qui peuvent avoir lieu dans un organisme. Le passage au modèle in vivo est donc une étape indispensable avant d’envisager un essai thérapeutique chez l’Homme.

Réduction

Le nombre d’animaux a été limité au minimum nécessaire pour obtenir des résultats d’efficacité et de pharmacocinétique interprétables. Dans ce sens la cohorte destinée à l’analyse du biomarqueur précoce comporte 7 animaux par groupe. L’estimation du nombre d’animaux par groupe nécessaire a été réalisée sur le critère principal suivant : comparaison du niveau moyen de progérine entre chaque groupe de traitement (comparaison de moyennes, test t, bilatéral). Nous avons comme hypothèse une diminution de 40% du niveau de progérine après traitement avec PGL217 par rapport au véhicule, avec un écart type de 30%. Avec un risque de première espèce alpha-0.05 et une puissance de 90%, le nombre d’animaux nécessaires par groupe est n=7 (estimation réalisée avec le logiciel R). Une seconde cohorte destinée à l’observation plus tardive d’un phénotype clinique mesurable comporte 10 animaux par groupe. Pour les deux cohortes, le nombre d’animaux utilisés a ainsi été optimisé pour permettre d’observer un effet du traitement.

Raffinement

Afin d’améliorer le bien-être animal au cours de notre étude, les besoins physiologiques des animaux seront respectés (nourriture ad libitum, cages propres, enrichissement, stabulation en groupe) permettant une réduction du stress et de limiter au maximum la souffrance de l'animal. Afin de maintenir un état nutritionnel correct, nous utiliserons, si nécessaire, une alimentation sous forme de gels, facile à ingérer par les souris. En cas de signe de souffrance, le personnel qualifié et le vétérinaire pourront décider de l'arrêt de l'expérimentation et de l'euthanasie de l'animal.

Choix des espèces

Le modèle murin est le seul modèle envisageable pour tester des approches thérapeutiques dans le cadre de la pathologie HGPS, puisqu’il s’agit d’une maladie génétique qui a été modélisée sur la souris. Le modèle que nous utilisons récapitule à la fois la mutation génétique de la maladie, ainsi que la majorité des caractéristiques cliniques et de l’évolution de la pathologie observée chez l’Homme. Une seule autre espèce génétiquement modifiée existe, il s’agit d’un modèle de porc. Cependant, le phénotype de ce second modèle est moins documenté dans la littérature et la mise en place d’une telle étude serait plus complexe. Le choix de l’espèce est donc le plus approprié à l’objectif de l’étude proposée. Les animaux seront traités à partir de l'age de 5 semaines, avant que la pathologie ne se développe. La 1ère cohorte sera traitée jusqu'à l'age de 9 semaines afin d'analyser les biomarqueurs, précoces, la 2ème jusqu'à 15 semaines pour l'étude de l'efficacité tardive.

  • Recherche appliquée
    • Cancers
  • Recherche fondamentale
    • Oncologie
Souris : 200
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 200
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 200

200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l'issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Des cellules souches humaines leur sont injectées dans les cuisses sous anesthésie pour y former des tératomes, tumeurs servant à vérifier la pluripotence de lignées cellulaires. Le porteur indique que la croissance de ces tumeurs peut gêner la mobilité de l'animal et retient des souris NSG "très immunodéprimées" pour éviter le rejet des cellules humaines. Il présente cette formation de tératomes comme "indispensable" pour démontrer la pluripotence, sans mentionner d'alternative in vitro validée.

Objectifs

Etude comparée des capacités de différenciations des lignées de cellules souches ES humaines et d’iPSC reprogrammées dans le cadre des pathologies leucémiques. Plusieurs lignées cellulaires seront à tester. Plusieurs facteurs plus ou moins aléatoires entrent en jeu : la capacité à obtenir des cellules différenciables en quantité suffisante, l'obtention d'échantillons des patients afin d’en déterminer les profils génétiques, profils qui peuvent comporter 1 ou plusieurs mutations, notre capacité à reproduire ces profil génétiques entièrement ou partiellement etc… Actuellement, nous pouvons établir cette liste non exhaustive des différentes lignées cellulaires à tester : - cellules hES transduites par les lentivirus vides ou codant pour différents shARN (TET2, RUNX1, EZH2, ANKRD26, RAD21, ASXL1..) ainsi que pour différents transgénèse cDNA (GATA1s, ANKRD26, CALRwt, CALRmut, JAK2mut, MPLmut..), - cellules iPSC donneur sain - cellules d’IPSC à partir des patients avec les néoplasmes myéloprolifératifs (mutations de JAK2, CALR, MPL) - cellules d’IPSC à partir des patients présentant des thrombopénies avec ou sans prédisposition aux leucémies (RUNX1, FLNA, ANKRD26, ETV6, NBEAL2) - cellules d’IPSC à partir des patients avec les leucémies myélomonocytaires (mutations dans des molécules de signalisation, des régulateurs épigénétiques, des facteurs d’épissage). - cellules d’IPSC génétiquement modifiées par la technologie CRISPR/CAS9 pour des molécules de signalisation, des régulateurs épigénétiques, des facteurs d’épissage.

Bénéfices attendus

Les cellules IPS et hES peuvent servir à reproduire les mécanismes impliqués dans une pathologie hématopoïétique notamment lorsqu’il est difficile d’obtenir des prélèvements de patients. Par exemple, cela permettrait d’étudier l’embryogénèse humaine. A terme, ces techniques pourraient permettre d’obtenir des cellules hématopoïétiques (globules rouges ou plaquettes) en nombres suffisants et immunitairement compatibles avec les patients. Ceci limiterait les risques de rejet (système HLA, rhésus, etc..), pallierait au manque de cellules sanguines pour les transfusions et limiterait les risques de transmission pathologique entre donneur et receveur (maladie du greffon contre l'hôte).

Procédures

Injection intra musculaire au niveau supérieur de la cuisse arrière (biceps cruraux gauche et droit) une fois, durée: 2 minutes incluant la préhension. - Les injections de tératomes se font sous anesthésie gazeuse (isoflurane 3% pendant l'induction et 2% pour le maintient sous anesthésie). Elles sont réalisées avec des seringues à insuline pour éviter tout problème lors de l'injection du matrigel (désolidarisation aiguille/seringue,...).

Impact sur les animaux

L'injection des cellules en intramusculaire peut éventuellement au maximum entrainer des problèmes modérés de mobilité pour l'animal.

Devenir

Les animaux sont mis à mort pour étude des cellules de tératome.

Remplacement

Les cellules induites in vitro seront caractérisées sur le plan moléculaire afin de vérifier qu’elles n’ont pas d’anomalies génétiques importantes comme duplication ou perte de chromosome, si les mutations qui conduisent aux maladies qu’on étudie sont présentes et si ces cellules ont toujours la capacité à se différencier en tous types cellulaires.Des marqueurs spécifiques qui correspondent à l’état de pluripotence avant toute utilisation chez l'animal seront recherchés par séquençage. La confirmation de l'état pluripotent chez l'animal est indispensable pour pouvoir considérer les cellules comme réellement pluripotentes.

Réduction

Afin de limiter l'utilisation d'animaux l'injection des 5 souris se fera en deux étapes décalées dans le temps : dans un premier temps 3 souris seront injectées. Si il y a obtention de 3 tératomes exploitables dans les 3 mois post-injection impartis, nous n'injecterons pas les 2 autres souris. Dans le cas contraire, nous ajouterons 2 souris au premier lot. Pour ramener un taux d'échec moyen par injection de 40% à 20% par souris (échec ou prise trop lente du greffon), nous injecterons les deux cuisses de chaque souris en même temps.

Raffinement

Les injections se font sous anesthésie gazeuse (isoflurane), dans les 2 biceps cruraux afin d'impacter le moins possible la mobilité de l'animal. Elles sont réalisées avec des seringues à insuline pour éviter tout problème lors de l'injection du matrigel (désolidarisation aiguille/seringue,...), limiter le volume mort dans la seringue et ainsi garantir l'injection de la bonne quantité de cellules. Ces seringues sont pré-montées avec des aiguilles très fines limitant ainsi le traumatisme pour l'animal. Des pooints limite très stricts ont été définis et seront appliqués conernant les éventuels impacts de la croissance des tératomes sur la mobilité.

Choix des espèces

L'induction de tératomes dans les souris immunodéficientes est considérée comme indispensable pour démontrer la pluripotence des lignées cellulaires obtenues in vitro. Ces essais ont été standardisés pour prouver la formation des 3 feuillets germinaux (endoderme, mesoderme et ectoderme) et donc la pluripotence des cellules souches. Chez la souris, cette induction intramusculaire, est pratique, aisée à réaliser, reproductible et quantifiable. Nous avons choisi les souris NSG car elles sont très immunodéprimées et dépourvues de lymphocytes B, T et NK murins, ce qui permet d’éviter le rejet de greffe des cellules humaines à greffer. En raison de leur déficit immunitaire combiné sévère, les souris NSG ont une capacité de rejet des greffes allogéniques ou de tissus xénogéniques réduites, et sont donc d'excellents hôtes pour les cellules et les tissus d’origine humaine. Animaux injectés entre 6 et 10 semaines, pour des raisons de système immunitaire faible.